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Affaires et Finances (3294)

Mamadou Faye PetrosenLa gestion du gisement de gaz naturel découvert à la frontière sénégalo-mauritanienne dont les réserves sont estimées à plus de 450 milliards de m3, fait l’objet de « négociations très avancées » entre les deux pays, a indiqué, hier, Mamadou Faye, directeur général de Petrosen, la Société des pétroles du Sénégal.

A« Effectivement, les négociations sont déjà très avancées entre les hautes autorités qui travaillent ensemble dans cette logique », a-t-il dit, dans un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (Aps). La société d’hydrocarbures américaine Kosmos Energy a annoncé avoir découvert un important gisement de gaz dans son puits d’exploration Geumbeul 1, situé dans la partie nord de la zone de licence Saint-Louis Offshore Profond au Sénégal. Cette annonce intervient après la découverte de gaz de Tortue-1 (renommé Ahmeyim), au large de la Mauritanie, rapporte Kosmos Energy. « Il y a des accords que les deux pays doivent signer pour gérer en commun cette découverte. C’est la prochaine étape et nous y allons actuellement », a déclaré le directeur général de la Petrosen. Mamadou Faye a confirmé que  Petrosen avait déjà signé des contrats avec la partie mauritanienne, avec l’ambition de « travailler dans un esprit serein et de confiance ». Cette découverte de gaz n’est « juste qu’une étape dans l’histoire des deux pays, eu égard à leurs liens fraternels », a indiqué M. Faye. « Il y a une tradition entre les deux pays qui fait que les choses vont aller beaucoup plus vite que les gens ne l’espèrent », a-t-il ajouté.

Kosmos a signé, début 2016, un Protocole d’entente (Pe) avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier, les compagnies nationales des hydrocarbures du Sénégal et de la Mauritanie. La signature de ce protocole consacre une coopération intergouvernementale pour le développement du complexe Greater Tortue qui couvre 1.200 kilomètres carrés près de la frontière sénégalo-mauritanienne.

Les retombées de l’exploitation pétrolière devraient influer sur la croissance économique du Sénégal compte tenu de la facture pétrolière du pays estimée à plus de 500 milliards de FCfa, a indiqué le directeur général de Petrosen. « Nous avons une facture pétrolière qui est estimée à plus de 500 milliards de FCfa. Nous espérons qu’avec les estimations sur les opérations en cours, nous allons satisfaire le marché national », a expliqué Mamadou Faye. Il est longuement revenu sur les enjeux des découvertes de pétrole annoncées récemment au Sénégal et les opérations d’exploitation en cours.

APS


Ue MacL’Union européenne (Ue) appuie la coopération territoriale entre les Archipels de Madère, des Açores et des Canaries et trois pays situés dans la zone atlantique dont le Sénégal. L’enveloppe s’élève à plus de 72 milliards de FCfa. L’appel à projet a été lancé hier au Sénégal.

Le premier appel à projet du Programme de coopération territoriale de l’Union européenne Madère-Açores-Canaries dénommé Mac 2014-2020 a été lancé, hier, au Sénégal. Ce programme a pour objectif de renforcer la coopération entre les archipels de Madère, des Açores et des Canaries et le Sénégal, le Cap-Vert et la Mauritanie. Il entre dans le Fonds européen de développement régional (Feder). Le financement s’élève à plus de 72 milliards de FCfa pour la période 2014-2020.

Selon le chef de la coopération de la délégation de l’Ue au Sénégal, Marc Boucey, la situation géographique proche entre ces îles et les trois pays bénéficiaires de ce projet favorise le développement des possibilités de coopération. « Ces territoires européens sont des partenaires privilégiés pour favoriser un espace de stabilité et de prospérité dans la région », a-t-il déclaré. Il a souligné que le Sénégal a déjà bénéficié du précédent programme de coopération Mac dans le domaine la recherche agricole. Il s’agit maintenant d’intensifier la coopération et de multiplier les projets de coopération Sénégal-Mac. « Le Mac est complémentaire à l’appui octroyé par l’Union européenne  au Sénégal à travers le 11eme Fonds européen de développement(Fed) qui s’élève à 227,6 milliards de FCfa pour la période 2014-2020 », a soutenu Marc Boucey.

Le Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, a précisé que ce programme destiné aux régions ultrapériphériques situées dans l’espace atlantique euro-africain. « Notre pays a déjà bénéficié d’importants financements au titre du 10eme Fed. Il est surtout heureux de voir les parties concernées s’engager à consolider les acquis notamment à travers un mécanisme de concertation renforcée et placé autour d’une autorité conjointe de gestion », s’est félicité M. Diop.

Grand voisinage
Pour lui, ce partenariat entre en droite ligne avec les objectifs du Plan Sénégal émergent(Pse). Notamment  à travers les domaines liés à la promotion de la recherche ; le développement technologique et l’innovation ; la recherche technologique et l’amélioration de la compétitivité des Pme, pour engager des processus d’innovation sur les marchés régionaux et internationaux ; la protection de l’environnement et l’efficacité énergétique, etc.

Il a indiqué que la rencontre devrait également servir de cadre de concertation pour consolider les bases d’une coopération économique et commerciale plus poussée, en identifiant les opportunités qui existent entre les pays formant le « Grand voisinage » dans l’espace transatlantique euro-africain. « La richesse de ce programme de coopération réside dans le fait qu’il permet d’utiliser concomitamment le Fed et le Feder pour financer des projets de partenariat bénéficiant aussi bien aux régions ultrapériphériques qu’aux pays tiers se situant dans le voisinage atlantique », a estimé Cheikh Tidiane Diop.

La grande nouveauté de ce Mac 2014-2020, a précisé   le vice ministre régional de l’Economie et des Affaires économiques avec l’Union européenne du gouvernement de l’Iles Canaries, IIdefonso Socorro,  c’est que la participation de ces trois pays se fait en tant que partenaires et parties prenantes de ce programme aussi bien dans la préparation que dans l’exécution et la gestion du programme.

Ndiol Maka SECK


Elevage bovinUn grand pas vient d’être franchi dans l’amélioration de la race locale par la mise en place de deux centres d’insémination à Kolda et à Tambacounda.

Amadou Diallo, le président régional et national  des Gies d’élevage est aux anges. Il a qualifié cette réalisation « d’importante » pour moderniser l’élevage et pour faire des éleveurs de véritables operateurs économiques mieux armés pour participer à l’émergence du Sénégal. Une émergence qui reste le cheval de bataille des plus hautes autorités. Amadou Diallo est  choisi par ses pairs pour diriger le centre d’insémination artificielle, un nouvel outil qui va révolutionner l’élevage dans cette zone. Il a indiqué que l’une de ses missions consistera à faire adhérer tous les éleveurs à cette politique d’amélioration des races locales, soulignant qu’ils ont un éventail de choix même si le Guzerat brésilien est le plus apprécié par les éleveurs locaux. Le coût planifié sera de 12.000 FCfa pour l’ensemble des intrants. Un prix très compétitif par rapport aux 45.000 FCfa que l’éleveur était obligé de payer pour bénéficier de ce service. Toutefois, il souligne que le service du prestataire  sera négocié.

Le Dr Alioune Touré, directeur du projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental et en Casamance (Pdesoc) s’est donné comme objectif, la mise en place d’un service d’insémination artificielle de proximité dans sa zone d’intervention. Pour ce faire, il a formé plus d’une trentaine d’agents de l’élevage des régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda dans la maîtrise de l’insémination artificielle bovine et il les a équipés en matériel d’insémination artificielle.  En outre, le projet, en  mettant en place des  centres secondaires d’amélioration génétique (Csag), consacre Kolda et à Tambacounda comme des dépôts régionaux de semences animales et autres intrants. Ces centres seront placés sous la supervision de l’inspection régionale de l’élevage qui les abrite dans ses locaux.

Le Dr Alioune Touré a précisé que les équipements et les intrants d’insémination artificielle de ces centres d’insémination artificielle ont coûté 100 millions de FCfa. Pour une gestion efficace et durable de cet outil, il est  mis en place un comité de gestion incluant tous les acteurs concernés (inséminateurs, éleveurs, services techniques….). Cette structure définira un mode de gestion consensuel.

Pour le Dr Mame Balla Lô, directeur du centre d’insémination de Daara  qui a représenté le directeur de l’élevage au cours de la cérémonie de réception du matériel et de la mise en place du comité de gestion, ces deux centres constituent une aubaine pour les éleveurs qui ont besoin d’améliorer la race de leurs bêtes dans de bonnes conditions. Il a salué la constitution d’une équipe de techniciens pour aider à la mise en place de cette politique hardie de l’Etat. « Le programme d’insémination est une priorité de l’Etat du Sénégal pour résorber la facture laitière de l’ordre de 30 milliards de FCfa.

L’installation de centres secondaires qui s’ajoutent à la subvention appréciable pour permettre l’accès à l’insémination dans les régions », a indiqué le Dr Mame Balla Lô.

Ces deux centres sont les premiers jalons pour contribuer à mettre en place une insémination artificielle de proximité et continue dans la zone d’intervention du projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental et en Casamance (Pdesoc). Cette politique entre en droite ligne du Plan Sénégal émergent  qui prône  l’amélioration du potentiel génétique de nos races. Et surtout,  les orientations stratégiques définies par l’Etat en vue d’atteindre les objectifs d’autosuffisance du pays en lait et en viande.

Pape Demba SIDIBE


Tourisme Plage SalyUne étude sur l’industrie touristique au Sénégal indique que le secteur se porte bien avec un apport de 300 milliards de FCfa. Et les perspectives semblent prometteuses en 2016, avec une projection de création de nouveaux emplois de 5.000 et une contribution au produit intérieur de l’ordre de 6 à 7%.

Le tourisme au Sénégal se porte bien, a déclaré, hier,  Guillaume Pépin, le directeur général de la plateforme hôtelière Jovago pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Il présentait, avec Ismael Cabral Kambell, responsable relations publiques Afrique de l’ouest, les résultats du rapport de cette plateforme hôtelière dont les données datent de février 2015 et constituent, selon Guillaume Pépin, « une photographie » de l’industrie touristique au Sénégal. « Cette étude fait un portrait positif du tourisme du Sénégal, qui figure dans le top des pays de l’Afrique de l’Ouest sur la base de ses données », a indiqué Guillaume Pépin. « Le Sénégal n’est pas le moins nanti parce qu’il est parmi les rares pays en Afrique au Sud du Sahara a dépassé le cap du million de touristes en dehors du Cap-Vert », a renchéri Ismael Cabral Kambell. Et les perspectives pour 2016 semblent prometteuses. Guillaume Pépin a annoncé que l’industrie touristique devrait générer 50.000 emplois au Sénégal, en 2016 et le secteur devrait contribuer entre 6 et 7% au produit intérieur brut. Les projections tablent sur 1,5 million de touristes. Selon M. Pépin, le secteur du tourisme représente actuellement un chiffre d’affaires de 300 milliards de FCfa. Et un touriste dépense en moyenne au Sénégal 300.000 FCfa hors les frais d’hôtel.

Ces chiffres tranchent avec le discours ambiant faisant état d’un secteur traversé par d’énormes difficultés.

Selon les auteurs de cette étude, sur la période 2013-2014, le Sénégal a eu un taux d’occupation hôtelière de 35% en moyenne sur l’ensemble du pays contre 20% dans les autres pays africains au Sud du Sahara.  Dakar concentre 51% de la capacité d’hébergement contre 20% pour la Petite-Côte et le Sine Saloum, 14% pour la Casamance et 15% pour les autres zones du pays. Ils expliquent l’attrait touristique de Dakar par le fait que la capitale sénégalaise est à la « croisée du tourisme d’affaires et celui de loisirs avec notamment plusieurs rencontres et colloques régionaux et internationaux et aussi ses plages et lieux historiques ».

Ces défis à relever
Toutefois, pour attirer davantage de touristes, les auteurs du rapport estiment que certains défis doivent être relevés. Parmi ces défis, il y a le manque de main d’œuvre qualifiée en hôtellerie et tourisme, le manque de promotion sur la destination Sénégal illustré par la méconnaissance de la plupart des Sénégalais des sites touristiques, le coût très élevé des billets d’avion, des infrastructures limitées surtout à l’intérieur du Sénégal.

Les responsables de Jovago invitent les acteurs à mettre l’accent sur les énormes potentialités touristiques du Sénégal peu exploitées notamment sur les sites sénégalais inscrits dans le patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour davantage promouvoir le tourisme au Sénégal. Il s’agit des cercles mégalithiques de la Sénégambie (Kaolack), le parc national du delta du Saloum, l’île de Gorée, le pays Bassari avec sa diversité culturelle, le Parc national des oiseaux du Djoudj et le Parc national du Niokolo-Koba. Il en est de même de la région naturelle de Casamance avec ses paysages féeriques qui pourrait apporter plus à l’économie sénégalaise, si la zone était bien équipée en termes d’infrastructures notamment sanitaires. Ils ont également appelé à un changement de culture et à ne plus regarder l’hôtel « comme un luxe, un lieu de débauche mais plutôt comme un lieu de repos, une opportunité d’affaires ». « L’hôtellerie, c’est une vitrine de la culture sénégalaise. C’est la chance offerte de développer des opportunités d’affaires », a déclaré Guillaume Pépin.

Les auteurs de l’étude affirment que le Sénégal peut aussi compter sur le e-tourisme puisque 7 500 000 personnes ont accès à Internet et plus de 50% des hôtels sont connectés. Les villes les plus recherchées sur les moteurs de recherche sont Dakar (49%), Saly (31%), Kaolack (7%), Saint-Louis (6%) et Ziguinchor (3%), selon l’étude. Guillaume Pépin et Ismael Cabral Kambell ont expliqué que l’objectif de ce rapport est de mettre à la disposition des journalistes et des professionnels du tourisme et de l’hôtellerie des données « fiables et utiles ».

Mamadou GUEYE


Port Autonome DakarUne mise en cohérence des stratégies de la politique industrielle permettrait à notre pays de gagner plus d’efficacité dans ce secteur. Ce plaidoyer est de l’ingénieur-statisticien, Diabel Diop, qui présentait, hier, une communication  sur la place de l’industrie dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, lors d’une rencontre organisée par la Dpee.

La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le Bureau de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi) et le ministère de l’Industrie et des Mines ont organisé, hier, une rencontre d’échanges sur la place du secteur industriel dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Le secteur industriel occupe une place centrale dans le Pse en tant que moteur de développement, de création d’emploi et facteur d’insertion réussie dans les échanges mondiaux. La connaissance approfondie des options stratégiques du gouvernement en matière industrielle, le suivi rapproché de l’évolution du secteur en termes de projets et programmes ainsi que l’accompagnement des partenaires techniques et financiers seront déterminants dans la réussite du volet industriel du Pse.

Dans cette optique, Diabel Diop, ingénieur-statisticien  à la Dpee, préconise plus de cohérence dans la définition des stratégies. « Il y a une multiplicité de stratégies qui sont menées dans le secteur industriel. Mais elles ne sont pas efficaces en raison d’une absence de concordance », a-t-il affirmé. Toutefois, Diabel Diop soutient que les perspectives et les politiques en cours semblent prometteuses pour le secteur industriel. Selon lui, une meilleure mise en œuvre de ces dernières devrait permettre d’améliorer, de manière substantielle, la contribution du secteur industriel dans le Produit intérieur brut, de participer aussi à la dynamique du marché du travail en termes de création d’emplois et l’utilisation de la main d’œuvre non qualifiée dans le développement du textile.  M. Diop souligne qu’un certain nombre d’obstacles devrait être surmontés. Il s’agit de la cherté des coûts et de la disponibilité des facteurs de production, de la sous utilisation des capacités de production, l’étroitesse du marché, l’absence d’une politique industrielle claire et cohérente avec des étapes identifiées sur lesquelles les acteurs pourraient s’appuyer pour rendre ce secteur dynamique. Il a rappelé qu’à travers l’axe 1 du Pse - qui vise la transformation structurelle de l’économie - une nouvelle dynamique de développement du secteur industriel est déclinée avec une place prépondérante des Partenariats publics privés (Ppp).

Faisant la cartographie industrielle,  l’ingénieur-statisticien relève que le Sénégal dispose d’un parc industriel d’environ 1271 unités suivi au Centre unique de collecte de l’information. L’industrie est composée, en majorité, du sous-secteur alimentaire et manufacturier qui englobe les 80% des entreprises, suivi des industries chimiques, des énergies et des extractives qui se partagent le reste (20%).

Concernant la dynamique du secteur industriel, il estime que son évolution est « erratique » depuis 2000, en faisant ressortir deux périodes de crise : de 2001 à 2006 et de 2011 à 2014. La première période est surtout marquée par la crise énergétique où les prix du baril ont été jugés très élevés. Ce qui n’a pas favorisé la production à la Société africaine de raffinage (Sar). De plus, vers les années 2005 et 2006, les industries chimiques du Sénégal ont été dans une situation difficile. La deuxième période a été marquée par la recrudescence des difficultés sus évoquées aggravées par la nouvelle crise énergétique. « Cela avait poussé l’Etat du Sénégal à sortir des moyens pour investir dans l’énergie à travers le ‘’Plan Takkal’’ », a-t-il rappelé.  De 1980 à aujourd’hui, le secteur est fortement dominé par les industries alimentaires. Cela montre l’importance des industries alimentaires dans le tissu industriel. En 2015, ces industries ont contribué de 4.3% à la croissance du secteur. Cette configuration a connu un changement en 2005 où il a été noté un nouvel élan des industries manufacturières.

Abdou DIAW


Caisse dépotLa Caisse des dépôts et des consignations va construire des logements sociaux à Bambilor, une centrale solaire à Dagana, une cité résidentielle mixte avec des logements économiques, des logements économiques améliorés et des villas de standing moyens, un complexe sanitaire, un club med et une unité pharmaceutique spécialisée dans la production et la commercialisation de solutés de perfusion.

5.000 logements sociaux à Bambilor
Le Directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations qui a convié la presse à un déjeuner, a été prolixe en annonces d’investissements. Thierno Seydou Niane a affirmé que 5.000 logements sociaux seront réalisés à Bambilor sur 5 ans. « Ce programme qui sera réalisé en plusieurs phases sur une réserve foncière de 154 hectares acquise, est destinées à appuyer la politique de l’Etat en habitat social, un des axes prioritaires du Plan Sénégal émergent », a expliqué M. Niane. Il a indiqué qu’une société joint-venture a été mise en place pour l’exécution du projet.

Le Directeur général de la Caisse des dépôts et des consignations a annoncé avoir terminé la construction d’un premier lot de 1.607 logements sociaux. « Nous tenons à vous informer que la Cdc vient de construire 1.607 logements sociaux sur les 5.000 prévus pour le projet Bambilor », a indiqué Thierno Seydou Niane. « Ces réalisations ont été effectuées sur fonds propres de la Cdc qui s’est engagée, sur la base d’un nouveau plan, dans une politique de redynamisation de ses comptes et de mise en œuvre de projets structurants », a-t-il ajouté. Selon lui, ces nouvelles orientations marquent une rupture dans la gestion de la Cdc, en termes de stratégies d’investissements qui privilégiaient les acquisitions foncières et les placements passifs de la trésorerie en dépôt.

Le directeur général a expliqué le retard noté dans le démarrage des constructions par l’occupation du site par des populations, assurant que celles-ci ont libéré les emprises sans être indemnisées.

Outre la construction de logements sociaux à Bamabilor, la Caisse des dépôts et des consignations est en train aussi de construire une cité résidentielle aux Mamelles. La première phase concerne la construction d’un bloc d’immeubles de dix étages et des villas sur un site de 5 hectares, a précisé M. Niane.  « Tous nos projets sont compétitifs en termes de qualité-prix », a assuré  Thierno Seydou Niane, soulignant que tout a été bien pensé pour favoriser « l’aspect de la vie commune dans ces projets pour une meilleure convivialité entre les habitants ».

Une centrale solaire photovoltaïque de 20MW à Dagana
Outre ces projets immobiliers, la Caisse des dépôts et des consignations s’est engagée dans la construction d’une première centrale solaire photovoltaïque de 20MW à Dagana. Et les  travaux seront lancés dans les tous prochains jours, a indiqué son directeur général. « Le coût global de ce projet est estimé autour de 17 milliards de FCfa », a déclaré Thierno Seydou Niane. « La Cdc participe à ce projet aux côtés d’investisseurs privés internationaux souhaitant tirer profit du potentiel du marché africain dans le secteur de l’énergie », a précisé M. Niane.

La Caisse des dépôts et des consignations compte également réaliser un complexe sanitaire d’un coût également de 17 milliards de FCfa dans un partenariat avec des médecins et investisseurs institutionnels. « Les travaux de construction de la clinique sont en phase terminale », a indiqué le directeur général.

Un club Med d’un coût de 41,3 milliards de FCfa
D’autres investissements sont également annoncés comme la réalisation d’un club Med d’un coût de 41,3 milliards de FCfa devant, selon M. Niane, contribuer à la relance du tourisme. Ce projet portera sur la construction d’un village de vacances sur un terrain de 30 hectares dans la Petite côte. « Il sera réalisé dans un partenariat entre la Cdc et le Club Med, le Fonsis, Vacap », a indiqué Thierno Seydou Niane. Il est aussi prévu la construction d’une unité pharmaceutique spécialisée dans la production et la commercialisation de solutés de perfusion au Sénégal et dans la sous-région. Ce projet coûtera 4,3 milliards de FCFa et le financement est bouclé, a assuré le directeur général de la Cdc, soulignant que la réalisation des ces différents projets a permis de créer un effet de levier financier. « Pour 1 milliard de FCfa de capital investi par la Cdc, le projet a pu lever jusqu’à 20 milliards de FCfa », a-t-il dit.

Thierno Seydou Niane a révélé que la Caisse des dépôts et des consignations participe aux appels publics à l’épargne avec un niveau de financement de 6,5 milliards de FCfa et rachète des créances publiques pour un cumul de 20 milliards de FCfa. « La Cdc a ainsi permis à des entreprises sénégalaises de faire face à leurs besoins de trésorerie et de poursuivre leurs activités », s’est targué le directeur général.

Par Mamadou GUEYE


NiombatoLe Domaine agricole communautaire (Dac) du Niombato coûtera 5,5 milliards de FCfa et pourra recevoir près de 10.000 jeunes. L’annonce a été faite par Jean Pierre Senghor, coordonnateur national du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). C’était lors d’un forum marquant le démarrage de ce projet dans la commune de Saloum Diané (Département de Foundiougne) samedi dernier.

Lors de ce forum auquel ont participé les autorités administratives, locales et politiques, des centaines de jeunes, le coordonnateur national du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Jean Pierre Senghor a rappelé les trois objectifs stratégiques de ce programme. Selon lui, il s’agit de créer des pôles de compétitivité économique favorisant la création de richesses en milieu rural par le développement de véritables entreprises agricoles rentables. Il a déclaré que le programme va faciliter l’insertion des jeunes dans les métiers de l’agriculture pour lutter contre le sous-emploi et la précarité en milieu rural. « Avec le Dac, a-t-il déclaré, il s’agit d’accroître le rythme et la qualité des aménagements pour une production qui satisfait la demande alimentaire locale. » Le coordonnateur du Prodac a indiqué que  durant l’année 2016, quatre autres domaines agricoles communautaires seront créés dont celui du Niombato, signalant que ce sera l’année de consolidation des travaux.

De plus, il a révélé que sur le foncier, les collectivités locales ont déjà délibéré pour les 1.000 hectares devant accueillir ce domaine agricole communautaire du Niombato. « Pour l’identification des filières dans cette zone, a-t-il dit, des études seront menées par ses équipes  pour voir les filières les plus porteuses ». Selon lui, le Dac du Niombato qui sera dans la commune de Saloum Diané est l’un des plus prometteurs compte tenu de ses potentialités notamment l’eau. M. Mané a affirmé que les populations pourront travailler toute l’année, soulignant qu’il y’aura une approche chaîne de valeur. Il a annoncé que le Dac du Niombato va coûter 5,5 milliards de FCfa et il pourra accueillir 10.000 jeunes.

Au nom des populations du département de Foundiougne, Abdou Latif Coulibaly, Secrétaire général du gouvernement, a  remercié le président de la République, Macky Sall,  le Premier ministre et le ministre de tutelle d’avoir pensé au Niombato. Selon lui, le choix du Niombato est pertinent compte tenu de ses immenses potentialités dans tous les domaines. Le maire de la commune de Saloum Diané, Abdou Seck, a mis l'accent sur l'importance de ce domaine agricole communautaire dans le Niombato avant de remercier le chef de l’Etat. Présidant ce forum, l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Ndèye Nguénar Mbodj a demandé à la jeunesse de s’approprier de ce programme. Elle a rappelé que c’est un programme de l’Etat qui vise à améliorer les conditions de vie des populations notamment la jeunesse. De plus, elle a insisté sur la sensibilisation et l’information pour une meilleure connaissance de ce programme.

Oumar Ngatty BA


CEDEAOLes responsables de services publics de l’emploi des pays de la Cedeao sont réunis, depuis hier, à Dakar, afin d’échanger sur les voies et moyens de renforcer les services de placement et l’usage efficace de l’outil de base de données « Accueil/Emploi ».

Depuis quelques années, cinq pays membres de la Cedeao : le Bénin, le Cap-Vert, le Ghana, le Mali, le Sénégal en plus de la Mauritanie, expérimentent, dans la promotion de l’emploi et de l’amélioration de la situation du marché du travail, la base de données de l’emploi dénommée « Accueil/Emploi » conçue et développée par le Bureau international du Travail (Bit). Afin de capitaliser ces expériences, le Bit a conduit une étude de faisabilité dans le projet « Soutien à la libre circulation des personnes et la Migration en Afrique de l’ouest » pour évaluer les résultats de la mise en œuvre de cet outil dans ces différents pays et identifier comment il pourrait servir pour encourager la mobilité professionnelle et renforcer davantage le rôle des services publics d’emploi dans la région. C’est tout le sens de l’atelier technique sur le renforcement des services publics de l’emploi qui s’est ouvert, hier, à Dakar. Pendant deux jours, les participants, venus de différents pays de la Cedeao et de la Mauritanie sont invités à échanger sur les stratégies et les outils qui permettent de développer des services de placement efficaces et produire des informations fiables sur le marché du travail.

Lors de l’ouverture de cet atelier, le représentant de la Bit, François Murangira, a félicité le Sénégal pour avoir été le premier pays à expérimenter « Accueil/Emploi » qui permet une meilleure gestion des acteurs du marché du travail. C’est la raison pour laquelle cet atelier s’est tenu à Dakar. Ainsi, les participants auront l’occasion d’effectuer une visite de travail à l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes afin de mieux appréhender le fonctionnement de cet outil dans la pratique au sein d’un service de placement. Sur un autre registre, M. Murangira a indiqué que la transformation de l’Afrique passera par la promotion du travail décent surtout pour les jeunes. A travers l’outil « Accueil/Emploi », il est d’avis que la Cedeao dispose d’un socle sur lequel elle peut construire un programme de promotion d’emplois décents notamment pour les jeunes, les femmes et les handicapés.

Pour la Commissaire aux Affaires sociale et au Genre de la Cedeao, Fatima Dia Sow, la validation de l’étude sur la faisabilité en vue de l’extension de la base de données « Accueil/Emploi » et la création d’un réseau de services publics d’emploi combinées avec le système d’information sur le marché du travail et la migration de la Cedeao constitueront des atouts importants dans le dispositif de l’institution sous-régionale pour lutter contre le chômage des jeunes. Selon elle, des services publics d’emploi efficaces dans notre région peuvent jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la mobilité de la main d’œuvre et améliorer des résultats du marché du travail en général. En outre, Mme Sow a tenu à magnifier l’expérience du Sénégal en gestion du service public de l’emploi avec notamment les points « Accueil/Emploi » et la mise en place de plusieurs programmes et agences consacrés à la question de l’emploi des jeunes.

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne estime, pour sa part, que la base de données « Accueil/Emploi » constitue la vitrine des activités inhérentes à la mission des services publics d’emploi. Mame Mbaye Niang pense que le choix ne pouvait être plus pertinent que de faire, à travers cet atelier, le diagnostic de cet outil, repenser son modèle de fonctionnement et, au besoin, l’harmoniser dans l’espace Cedeao. « Dans la pratique, il y a encore du chemin à faire pour que les bases de données puissent retrouver les standard de qualité requis », a dit le ministre. « Une gestion correcte des données liées à l’emploi est gage de progrès et de stabilité dans le développement économique d’une nation », a ajouté Mame Mbaye Niang. Au regard de ces enjeux, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne invite à relever les défis de la transparence, de la fiabilité et de la mise à disposition régulière des données statistiques au grand public.

Elhadji Ibrahima THIAM


Isesco LogoPour aider des populations économiquement marginalisées, l’Isesco et la Badea ont mis en œuvre, à partir de  2013, un vaste programme de formation en vue de lutter contre la pauvreté en Afrique. Vingt femmes ont reçu, hier, un appui conséquent de ces deux institutions pour se lancer dans des activités génératrices de revenus.

Une vingtaine de femmes va bientôt mettre sur pied des micro entreprises grâce à un appui de l’Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco), en partenariat avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Chacune a reçu, hier, à Pikine, une machine de couture et de broderie de dernière génération et ses accessoires ainsi qu’une enveloppe de plus de 300.000 FCfa. Cet appui entre dans le programme d’assistance technique et matérielle aux femmes mis en œuvre pour combattre la pauvreté féminine. Il s’agit, en réalité, du second axe d’intervention de ces deux institutions et qui consiste à apporter une assistance technique et matérielle aux bénéficiaires dans les domaines de la couture et de la broderie. Cette assistance se matérialise, d’une part, par une formation technique et professionnelle dans le secteur de la couture et de la broderie, et d’autre part, par un appui en matériels et accessoires de couture et de broderie, leur permettant ainsi d’ouvrir leur micro entreprise. L’appui technique devrait permettre d’initier les femmes aux techniques d’utilisation des machines à coudre ainsi qu’aux techniques et styles de couture et de broderie en rapport étroit avec les demandes des marchés dans lesquels elles vendent leurs produits.

Elles seront ainsi formées pendant deux semaines dans ces deux domaines. Représentant du directeur général de l’Isesco, Seydou Cissé a rappelé que dans un souci constant de tisser un lien étroit entre les programmes d’éducation et les activités de développement économique des Etats et en vue de contribuer à une meilleure insertion des populations économiquement marginalisées que constituent les femmes, l’Isesco et la Badea ont décidé de mettre en œuvre, à partir de  2013, un vaste programme de formation en vue de lutter contre la pauvreté des femmes en Afrique.

Le premier axe de cette formation a porté sur le renforcement des capacités des femmes dans le domaine de la gestion des petits projets générateurs de revenus.  Plusieurs femmes des Etats membres africains ont bénéficié d’une formation sur l’importance des petits projets dans la lutte contre pauvreté. Mais aussi, sur le renforcement des connaissances et des capacités des stagiaires en gestion des petits projets générateurs de revenus, la promotion des opportunités d’emploi au profit des femmes défavorisées, les activités génératrices de revenus et leurs rôles dans la lutte contre la pauvreté, les stratégies éducatives pour favoriser l’insertion socioéconomique des femmes défavorisées. Abdoulaye Thimbo et Guedj Diouf, respectivement maire et préfet de Pikine ont salué et encouragé cette action.

Abdou DIOP


KoldaLe Sénégal peut devenir un grand producteur de noix de cajou s’il met les moyens pour aider les producteurs. C’est pourquoi ceux de la région de Kolda demandent l’instauration d’une taxe pour soutenir la filière.

L’Etat du Sénégal doit imposer une taxe à l’exportation de la noix de cajou pour subventionner l’achat des semences de qualité et le matériel de transformation de l’acajou  sur place. C’est l’avis de Mamadou Camara, planteur et transformateur de noix de cajou et membre de la Coopérative des producteurs de cajou de la Casamance, domicilié à Sanankoro, un village situé dans la commune de Bignarabé, département de Médina Yoro Foulah. Cela permettrait, selon lui, de moderniser la filière anacarde, de créer des emplois et de booster la croissance économique au lieu d’exporter les noix à l’état brut. Il estime que la filière doit bénéficier de l’appui de l’Etat à l’instar de celles de l’arachide et du coton.

Il déplore la divagation des animaux domestique qui viennent, chaque année, brouter les noix de cajou tombés sur le sol, privant ainsi les planteurs d’une bonne partie de leurs récoltes. « Malgré les énormes potentialités dont dispose la région de Kolda, la production de noix de cajou est encore faible. Cela est dû au manque d’encadrement des producteurs et des semences de qualité. Ce qui constitue un sérieux handicap pour ceux qui désirent exporter leur production à l’étranger. Personnellement, je ne vends pas les noix de cajou à l’état brut. Je les transforme pour les vendre à Dakar, Kolda et Kédougou », déclare Mamadou Camara qui est considéré comme un pionnier dans le domaine de la production et de la transformation de la noix de cajou dans la région de Kolda.

Il dispose actuellement de 12 hectares d’anacardes dont un verger de 7 hectares de jeunes plants et une plantation de 5  autres hectares qu’il exploite depuis déjà quelques années. Grâce à son sérieux et à son dynamisme, il a mis en  place une unité de transformation de la noix de cajou avec l’appui des projets de l’Etat comme l’ancien Frk, le Promer et le Padec (Programme d’appui au développement économique de la Casamance), entre autres, dans la modernisation des filières locales. Il se félicite également de l’appui du service des Eaux et forêts et de l’Ird qui fournissent des semences de qualité et du matériel de transformation de noix de cajou aux planteurs. Le Kg de noix de cajou est vendu actuellement à 6.000 FCfa aux grossistes et 7.000 voire 8.000 FCfa aux détaillants.

Mamadou Aliou DIALLO


Agriculture NgomeneA l'occasion de la dixième édition du salon international de l'élevage, l'Association pour le développement et l'amélioration des races (Adam) a réussi à mobiliser beaucoup d'entreprises mais aussi des laboratoires et des centrales de distribution après une sélection rigoureuses qui a abouti à la mobilisation des meilleures structures et produits de l'élevage.

La présence d'autorités étatiques telles que le Premier ministre Mouhamad Boun Abadallah Dionne, le ministre de l'Elevage Aminata Mbengue Ndiaye et le ministre de l'Agriculture Abdoulaye Seck ont également participé à sa réussite. Cerises sur le gâteau, la participation massive du public qui a contribué à donner un cachet populaire au salon. Vingt mille visiteurs ont été enregistrés, soit le triple de la précédente édition. De quoi fouetter les ambitions de l'Adam qui projette d'organiser un salon plus grand avec la ferme conviction de pouvoir le réussir. Déjà, l'Adam a commencé à investir le marché sous-régional où elle expose ses meilleurs produits afin de gagner une meilleure visibilité à l'extérieur.

Président de l'Adam, Abou Kane se dit optimiste, soulignant que l’Etat du Sénégal fait montre de considération dans ses rapports avec l’Adam notamment en acceptant ses propositions sur cette question et en la consultant dans le cadre de ses initiatives majeures. L’Adam a profité de cette rencontre pour distinguer les partenaires et autres structures qui ont contribué à la réussite du salon.

Abdou DIOP


Amadou Ba CroissanceLe Programme de coopération territoriale de l’Union européenne 2014-2020 Madère-Açores-Canaries, consacré aux appels à propositions de projets sera lancé aujourd’hui à partir de 9 heures 30 au Radisson Blu, indique un communiqué.

La rencontre sera coprésidée par Amadou Bâ et Joaquin Gonzalez-Ducay, ambassadeur, chef de Délégation de l'Union européenne au Sénégal.

M.G


RTS LogoLe Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a été plébiscité, lors du gala de l'innovation organisé, samedi dernier, par la Rts grâce au vote des sénégalais, parmi les meilleures initiatives ayant apporté une valeur ajoutée à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, indique un communiqué. Une distinction a été décernée au Directeur national du Pudc, Cheikh Diop, rapporte la même source.

« Ce prix témoigne de l'appropriation, par les Sénégalais, de l'initiative du président de la République Macky Sall de mettre en place un programme d'envergure nationale, destiné exclusivement au monde rural pour son développement économique. Il coïncide aussi avec le démarrage, au Togo, d'un programme similaire, inspiré du modèle Sénégalais, souligne-t-on. Le texte ajoute que d'autres pays tels que le Ghana et le Madagascar réfléchissent à mettre en place leur programme calqué sur celui du Pudc. « Cette reconnaissance consacre ainsi les efforts de toute une équipe dévouée à la mise en œuvre de ce programme d’urgence qui, par son approche multisectorielle, est, à bien des égards, un véritable outil d’innovation. En effet, le Programme d’urgence de développement communautaire participe à l’accomplissement de l’axe 2 du Plan Sénégal émergent  (Pse - 2014-2018), qui met un accent particulier sur la satisfaction des besoins sociaux comme facteur essentiel à la promotion du développement humain durable, explique-t-on.

M.G


Cheikh Anta DiopEn marge de la célébration du 30ème anniversaire du décès du professeur Cheikh Anta Diop, deux économistes, Makhtar Diouf et Felwine Sarr ont replongé, samedi 6 février 2016, un large et nombreux public, dans la pensée économique de l’historien sénégalais. Pour M. Sarr, la vision économique du l’éminent professeur est « indissociable » du cadre fédéral de l’Afrique.

A l’occasion du 30ème anniversaire de la disparition du professeur Cheikh Anta Diop, Arcad et la Fondation Rosa Luxemburg ont organisé une conférence consacrée à la pensée économique  de cet illustre savant. Une tribune pour deux économistes, Makhtar Diouf et Felwine Sarr de revisiter les idées phares de Cheikh Anta Diop sur le développement de l’Afrique telles que les fondements économiques de l’unité du continent, l’exploitation de ses sources d’énergie, son industrialisation, etc. Ils se sont surtout appuyés sur son célèbre ouvrage « les fondements économiques et culturels d'un Etat fédéral d'Afrique noire» pour passer au crible la vision économique de cet historien. Un livre dans lequel il insiste sur la nécessité, pour l’Afrique, de prendre en main son destin, en pensant par elle-même et en définissant sa propre voie vers son émancipation économique, politique et culturelle. Dans plusieurs de ses ouvrages, il avait abordé des questions politiques majeures comme l’unité de l’Afrique et les grands défis de développement auxquels le continent noir était confronté.

Le professeur Cheikh Anta Diop a fourni des analyses pénétrantes sur les fondements économiques et culturels de l’État fédéral africain et offert des pistes sur l’utilisation des ressources naturelles du continent en vue de son industrialisation. « Au moment où la construction de l’État fédéral refait surface, où l’intégration économique et l’industrialisation du continent sont au centre des débats, on se rend compte à quel point le professeur Cheikh Anta Diop était en avance sur son temps », selon l’économiste, Felwine Sarr. Il rappelle que Cheikh Anta Diop avait soutenu que l'Afrique noire recèle une part importante des réserves hydroélectrique du monde. S’y ajoute le potentiel solaire avec un milliard de kilowatts/heure par jour et l'énergie atomique à travers l'uranium. « Avec cet immense potentiel énergétique, indique M. Sarr, l’égyptologue estimait qu'il était possible de bâtir l'industrialisation de l'Afrique en s’appuyant sur huit zones économiques ».

D’après le professeur d’économie à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, la réflexion économique de Cheikh Anta avait comme point de repère l’unité géographique, ajoutant que la vision économique de l’égyptologue est indissociable du cadre fédéral de l’Afrique. « Un cadre indispensable pour une industrialisation du continent qui recèle des potentialités économiques énormes dans presque tous les domaines d’activités », souligne Felwine Sarr. Citant Cheikh Anta Diop, il déclare que les ressources hydroélectriques sont des sources d’énergie qui peuvent aider l’Afrique à faire face à ses difficultés en ce secteur. L’économiste rappelle que l’historien invitait les pays africains à échanger l’excédent de leurs matières premières non stratégiques, qui ne sont pas utiles pour les entreprises, à refuser l’aide publique au développement soumise à certaines conditions. L’éminent professeur d’économie Makhtar Diouf a axé sa communication sur les enjeux liés à l’intégration africaine tant souhaitée par Cheikh Anta Diop à travers le fédéralisme des Etats. Sur ce point, l’économiste se montre plutôt pessimiste. « On m’a demandé de parler de l’intégration africaine alors qu’elle n’existe pas encore », regrette-t-il. Selon lui, il y a certains préalables qu’il faut respecter pour aller vers une intégration. Il est nécessaire, à son avis, de mettre en place les infrastructures comme les routes entre Etats, les voies ferroviaires, maritimes, avant de se pencher sur des mesures telles que le Tarif extérieur commun (Tec), les tarifs douaniers. D’après Makhtar Diouf, même si l’on supprime les droits de douane entre les différents pays membres de la Cedeao, les échanges ne sont pas encore très développés entre les pays car les infrastructures qui devaient permettre d'écouler les marchandises ne sont pas disponibles. Il a déploré l’entrée en vigueur de quelques mesures telles que le Tarif extérieur commun qui, d’après lui, entraine des moins values budgétaires pour les Etats et une hausse des dépenses nationales.

Il a aussi dénoncé le fait qu’une taxe sur la valeur ajoutée soit appliquée sur tous les produits. Ce taux qui était de 10 % à l’époque, a été revu à la hausse en passant à 18%. « C’est aberrant d’avoir un taux unique sur tous les produits au sein de l’Uemoa alors que dans l’Union européenne, il existe une quarantaine de taux appliqués sur divers produits », estime M. Diouf.

Abdou DIAW


WaziupLa plateforme Waziup, fruit d’un partenariat entre quatre pays africains et cinq européens a été lancé, jeudi dernier, à Dakar. La directrice générale de Ctic Dakar, Régina Mbodji dont la structure est membre de ce consortium, a indiqué que « c’est le monde rural qui va bénéficier des solutions proposées par cette plateforme mais aussi des entrepreneurs qui veulent développer des solutions à but commercial ».

Le projet Waziup a été lancé, jeudi dernier, à Dakar. Appelé également « Open innovation Platform for lot-Big Data in Sub-Saharan Africa », cette plateforme est issue d’une collaboration entre quatre pays africains et cinq pays de l’Union européenne (Ue). Il regroupe des experts du monde de la technologie, des hubs, des développeurs ainsi que des compagnies africaines évoluant dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et de l’agriculture.

Dans un document remis à la presse, les quatre pays africains partenaires sont le Sénégal, le Togo, le Burkina et le Ghana. Dans cette plateforme, on dénombre des business développeurs, des experts en technologie de l’information et de la communication, des entreprises africaines évoluant dans les secteurs de l’agriculture, explique-t-on dans le document. L’intérêt des objets représente l’extension de Internet à des choses et à des lieux du monde physique. Il s’agit de contribuer à l’amélioration des conditions de l’écosystème rural en Afrique subsaharienne.  Waziup entend atteindre cet objectif en impliquant les agriculteurs et éleveurs dans le but de développer la plateforme de façon qu’elle réponde au mieux à leurs besoins et attentes. Il s’agira « donc de valider le contenu de la plateforme grâce à des études de cas et une série d’évènements regroupant les développeurs et autres parties prenantes ».

Selon la directrice général de Ctic Dakar, Régina Mbodji, le programme Waziup permet de créer un « pont entre le monde rural ainsi que ses secteurs d’activités clés et le monde des technologies de l’information et de la communication (Tic) ». « Les Tic mises au service du monde rural vont permettre de développer, dans les pays concernés par le programme, de nouveaux outils et de partager de meilleures pratiques, tout en encourageant l’entrepreneuriat et la naissance de startups », explique-t-elle. « L’une des préoccupations du projet Waziup, c’est de résoudre les problématiques des zones rurales en utilisant l’internet des objets ou les objets connectés », indique Régina Mbodji. « Par exemple, comment, avec les objets connectés, on peut régler le vol de bétail, véritable problème au Sénégal », ajoute-t-elle.   « Comment utiliser les objets connectés pour tracer le bétail ? Comment utiliser ces objets pour les connecter et assurer le suivi ? », poursuit la directrice générale de Ctic Dakar. Selon elle, « l’idée est de voir comment utiliser ces objets pour aider les agriculteurs à optimiser leurs cultures et à les rentabiliser ». Régina Mbodji assure qu’il y aura un réel impact dans la mise en œuvre de ce programme. Carine Vavasseur, chargée de communication à Ctic Dakar a affirmé qu’il reste un travail de « dissémination » et d’« appropriation » de la plateforme. « L’objectif, précise-t-elle, c’est de créer une communauté autour de celle-ci. Et, il va falloir de grosses actions de communication événementielle ».

Souleymane Diam SY


Anam DGLa directeur générale de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam),  Yérim Thioub, a assuré, hier,  au cours d’une conférence de presse, que tout le port de pêche de Dakar est accessible à tous les marins et qu’aucune autre redevance liée à la visite médicale n’est perçue à son agence.

Le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), Yérim Thioub, a déclaré, hier, au cours d’une conférence de presse, que  l’accès au port de pêche de Dakar est « une doléance dépassée, car déjà résolue ».  « Aucune autre redevance liée à la visite médicale n’est perçue», a-t-il assuré. Quant aux autres informations distillées dans la presse au sujet des conditions d’accès à la visite médicale des marins, le directeur général de l’Anam a précisé que celles-ci  « ne reposent sur aucun fondement ». En effet, a-t-il souligné, cette visite médicale annuelle est fixée par l’article 40 du décret du 15 novembre 2006, fixant les missions et les règles d’organisations et de fonctionnement des services de médecine du travail, dont l’application à tout travailleur est obligatoire.

Il a également tenu à  préciser qu’à ce sujet, la redevance attachée à la visite médicale d’aptitude à l’exercice de la profession de marin, fixée par le décret du 16 juin 2011, abrogeant et remplaçant le décret du 31 mars 2010 et fixant le taux des ressources financières de l’Anam est de 5000 FCfa pour la visite annuelle et 2500 FCfa pour la visite exceptionnelle (c’est-à-dire pour le marin qui n’a pas embarqué depuis plus d’un an). A cela,  s’ajoute l’obligation de présenter une radiographie pulmonaire et les résultats d’analyse d’urine payés respectivement à 5000 FCfa et 1000FCfa dans les établissements extérieurs à l’Anam. M. Thioub a insisté sur le fait qu’aucune autre redevance liée à la visite médicale n’est perçue à son agence.

Il y a trois jours, la Fédération nationale des travailleurs portuaires, maritimes et fluviaux du Sénégal (Fntpmfs) accusait l’Anam de percevoir une redevance liée à la visite médicale. « Tout le port de pêche de Dakar  est accessible à tous les marins », a-t-il noté, précisant que  l’Anam, en qualité d’Autorité nationale de la sureté portuaire (Ansp), en relation avec la société nationale du port autonome de Dakar (Snpad), avait pris des mesures de sécurité sur les conditions d’accès au port de pêche de Dakar, conformément au décret du 21 janvier 2015, réglementant la sûreté des navires et des installations portuaires, transposant, dans le corpus réglementaire, le Code « International Ship and Port Security » (Isps) qui signifie, en français, « Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires ».  « Ce dispositif concerne l’installation portuaire (protégée) du port de pêche qui ne représente qu’une infime partie dudit port dont le reste n’a jamais été fermé aux marins détenteurs d’un titre professionnel maritime en cours de validité », a-t-il précisé.

357 navires battant pavillon sénégalais
Yérim Thioub a répété que l’ensemble des marins détenteurs d’une attestation d’embarquement, d’une carte d’identité de marin (la carte B) ou d’un livret professionnel (fascicule), ont accès à l’intégralité du port de pêche le jour, y compris dans l’installation auparavant protégée, et la nuit, tout marin détenteur d’un livret professionnel maritime a accès à l’installation protégée. Il a souligné que cette mesure sera testée pendant trois mois, avant l’évaluation qui sera faite en vue de la rendre définitive.

Le directeur général de l’Anam a déclaré, lors de son face-à-face avec les journalistes, qu’il y a 357 navires battant pavillon sénégalais dont 272 navires de pêche, 10 navires de commerce, 38 navires de servitude et 37 navires de plaisance et de pêche sportive.  Dans les navires de pêche, il y a 3800 marins sénégalais embarqués sur des navires sénégalais et 800 marins sénégalais embarqués sur des navires étrangers. Sur les navires de commerce, il y a 250 marins sénégalais sur les navires sénégalais et 200 autres sur des navires de pêche étrangers. Au total, on dénombre environ 5050 marins sénégalais embarqués au Sénégal et environ 700 marins sénégalais embarqués à l’étranger à bord de navires battant pavillons étrangers.

Mamadou SY


Ampi PresiTiemoko Meyliet Koné, le président sortant de l’initiative africaine sur les politiques de services financiers via la téléphonie mobile (Ampi) a déclaré hier qu’une « étape décisive » vient d’être franchie, à l’issue de la 4e table ronde des dirigeants de cette institution.  Il est remplacé par Ernesto Gouveia Gove, gouverneur de la Banque du Mozambique.

La 4e table ronde des leaders de l’initiative africaine sur les politiques de services financiers via la téléphonie mobile (Ampi) a pris fin, hier, à Dakar. Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Tiemoko Meyliet Koné a déclaré qu’une « étape décisive » vient d’être franchie pour le renforcement de l’efficacité des actions de l’initiative et « une meilleure coordination de ses activités » sur le continent. Il a salué la pertinence des conclusions de la 4e table ronde qui visent « à relever les défis pour le développement de services financiers basés sur la téléphonie mobile plus inclusifs et plus sûrs ». « Les recommandations formulées, a-t-il dit, nous offrent des balises pour affiner nos politiques visant à faire reculer les frontières de l’exclusion financière et (…) contribuer à la lutte contre la pauvreté dans nos Etats ». La 4e table ronde a retenu d’inscrire l’Ampi dans un cadre institutionnel formalisé et d’assurer sa présence physique en Afrique. Tiemoko Meyliet Koné a salué l’engagement des partenaires de l’Ampi notamment la Banque africaine de développement (Bad) pour son appui dans le processus d’institutionnalisation de la structure et la mise en œuvre du Plan stratégique.

Le gouverneur de la Bceao a énuméré un certain nombre de chantiers qu’il a conduits durant ses deux années à la tête de l’Ampi. Il s’agit, entre autres, de la réunion de Washington, tenue en avril 2014, au cours de laquelle le Plan stratégique de l’Ampi (2016-2018) a été adopté, les séminaires de Yamoussoukro en juillet 2015 sur le genre, les propositions du « Help Desk » ainsi que les sessions de renforcement de capacité des membres du réseau, organisées à l’Île Maurice, en Ouganda en 2014 puis à Dakar en 2016.  Des actions de sensibilisation ont été menées à l’endroit des ministres en charge des Finances des Etats membres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest (Uemoa) mais également à l’attention des Banques centrales d’Algérie, de Tunisie, d’Île Maurice, de Mauritanie et de l’Afrique Centrale. Pour l’Uemoa, il a précisé que cinq des huit Etats membres ont adhéré au réseau de l’Alliance pour l’inclusion financière (Afi), alors que les trois autres participent régulièrement, depuis deux ans, aux rencontres de l’Ampi.

A l’issue des travaux, le gouverneur de la Banque du Mozambique, Ernesto Gouveia Gove a été porté à la tête de l’Ampi. Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Loncény Nabe est son vice-président.     « Nous voulons que la majorité des populations adhèrent à cette initiative porteuse de richesses et de croissance », a déclaré Ernesto Gouveia Gove. « Nous voulons que tous les pays du continent soient impliqués dans ce processus de création de richesses car même ceux qui ne sont pas représentés font face à des difficultés liées à l’absence d’inclusion des services financiers digitaux. Nous ne serons pas satisfaits si un seul pays n’est pas impliqué », a-t-il ajouté. Ernesto Gouveia Gove a salué le travail accompli par le président sortant de l’Ampi.

Souleymane Diam SY


SN TurquieL’Association sénégalo-turque « Le monde des affaires », en partenariat avec la Confédération des industriels et hommes d’affaires turcs (Tuskon), organise, mercredi prochain, un salon commercial dans le but de faciliter les échanges entre hommes d’affaires sénégalais et turcs.

Il y a dix ans, la Turquie ne figurait même pas dans le classement des 20 premiers pays partenaires commerciaux du Sénégal. Aujourd’hui, elle occupe la 8ème place et cela témoigne du dynamisme des relations commerciales entre les deux pays. A titre d’exemple, entre 2010 et 2012, le volume commercial entre le Sénégal et la Turquie est passé de 85 millions de dollars à 140 millions de dollars. Le salon commercial que l’Association sénégalo-turque « Le monde des affaires » va organiser le 10 février prochain, à Dakar, en partenariat avec la Confédération des industriels et hommes d’affaires turcs (Tuskon) s’inscrit dans le sillage du renforcement de cette coopération.  Une vingtaine de firmes turques sont attendues à cette rencontre, a déclaré le Secrétaire général Sami Karasin, hier, lors d’une conférence de presse. Il est également le représentant, au Sénégal, de Tuskon, une structure qui regroupe plus 50.000 membres, 7 fédérations, 211 associations de jeunes entrepreneurs, plus de 120.000 entreprises et possède 4 bureaux de représentation à Washington DC, Bruxelles, Moscou, Pékin et Addis-Ababa.

« La rencontre du 10 février s’inscrit dans le célèbre événement « Pont de Commerce Turquie-Monde » que Tuskon organise chaque année depuis 2006 », a expliqué M. Karasin. Cette rencontre sera l’occasion, pour les 150 hommes d’affaires sénégalais attendus, de trouver des opportunités d’affaires auprès de leurs homologues turcs et vice-versa. Les secteurs ciblés sont l’alimentation, l’agriculture, la construction et le Btp, le textile, les produits cosmétiques, les produits d’hygiène, le prêt à porter et l’industrie. Selon M. Karasin, son association organise ce genre de salon un peu partout dans le monde, à petite ou à grande échelle. Ainsi, elle joue un rôle d’intermédiaire, grâce au dense réseau de son partenaire Tuskon non seulement entre les hommes d’affaires sénégalais et turcs mais aussi entre les Sénégalais et ceux d’autres pays comme la Chine, les Etats-Unis etc.

M. Karasin s’est félicité que l’organisation régulière de ce type de rencontre au Sénégal ait pu contribuer à redynamiser les relations commerciales entre le Sénégal et la Turquie.  « A travers nos salons, les gens ont commencé à découvrir la Turquie et les opportunités d’affaires qu’elle offre. Aujourd’hui, 20 entreprises turques sont établies au Sénégal dans les domaines de l’éducation, de l’industrie médical et commercial. Au même moment, des entreprises sénégalaises exportent en Turquie. C’est vous dire que c’est un échange dans les deux sens », a-t-il affirmé.

Depuis sa mise en place, l’Association sénégalo-turque « Le monde des Affaires » dirigée par Moustapha Mbacké Sèye, Directeur général de Diprom ne cesse de promouvoir les relations économiques entre le Sénégal et la Turquie, en mettant à contribution ses 15 ans d’expérience dans le domaine du commerce international et son portefeuille de dizaines de milliers de partenaires répartis à travers le monde.

Elhadji Ibrahima THIAM


HausseLes ressources financières estimées à 1985,8 milliards de FCfa à la fin du mois de décembre 2015 ont progressé sur un an de 58,8 milliards (+3,1%). Les dépenses totales et prêts nets évalués provisoirement à 2372,6 milliards, ont enregistré une progression de 53,9 milliards (+2,3%) sous l’effet des efforts de rationalisation consentis notamment des dépenses de fonctionnement. S’agissant du déficit budgétaire, en 2015, il s’est amélioré de 2,8 milliards.

L’exécution budgétaire en 2015 fait ressortir provisoirement un déficit global estimé à 386,8 milliards de FCfa contre 384 milliards en 2014, soit un léger relèvement de 2,8 milliards. Cette situation, justifie la Dpee, traduit la mobilisation satisfaisante des ressources conjuguées à l’augmentation modérée des dépenses publiques. En effet, les ressources sont réparties en recettes budgétaires pour 1701,1 milliards (dont 1599,1 milliards de recettes fiscales), en ressources Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour 57 milliards, en ressources Mittal à hauteur de 28,3 milliards et en dons pour un montant de 199,4 milliards. Les recettes budgétaires « hors Fse et Mittal» ont crû de 126,4 milliards (+8%), à la faveur principalement des recettes fiscales en hausse de 116,7 milliards (+7,9%).

Les recettes non fiscales se sont confortées de 9,8 milliards (+10,6%), en liaison essentiellement avec les revenus des domaines (+17,1 milliards) et les recettes exceptionnelles perçues au titre de la prime d’assurance « risque climat » pour un montant de 9 milliards de FCfa. Ces hausses ont permis de compenser la baisse relevée sur les commissions de transfert qui sont passées de 16,6 milliards à 7,7 milliards entre 2014 et 2015.

Les recettes fiscales ont bénéficié conjointement de l’accroissement des impôts directs (+41,5 milliards) et des impôts indirects (+75,2 milliards) qui se sont établis respectivement à 456,9 milliards et 1142,2 milliards. Au titre des impôts directs, les impôts sur le revenu et ceux sur les sociétés ont été mobilisés à hauteur respectivement de 261,1 milliards et 147,3 milliards, soit une hausse de 11,3% et 10,1%.  Concernant les impôts indirects, les taxes intérieures sur biens et services sont passées de 402,5 milliards à 427,1 milliards entre 2014 et 2015, soit un accroissement de 24,6 milliards (+6,1%).

Les recettes douanières sont chiffrées à 578 milliards de FCfa, soit une hausse de 32,4 milliards (+5,9%) comparativement à l’année précédente. Cette situation s’explique par la progression des recouvrements de la Tva à l’importation (+27,9 milliards) et des droits de porte hors pétrole (+10,1 milliards) qui se situent respectivement à 352,3 milliards et 203 milliards. Cette bonne tendance a été atténuée par le fléchissement de 5,6 milliards des droits de porte sur le pétrole. Quant aux dons estimés provisoirement à 199,4 milliards à la fin du mois décembre 2015 contre 253,5 milliards un an auparavant, ils ont marqué un repli de 54,1 milliards en glissement annuel en raison aussi bien des dons budgétaires (-8,9 milliards) que des dons en capital (-45,2 milliards).

Pour les dépenses totales et prêts nets, ils se sont en hausse de 53,9 milliards (+2,3%) à la faveur de l’accroissement des dépenses d’investissement (+4,7%). Les dépenses courantes ont enregistré une légère baisse. Les dépenses en capital, évalués à 941,8 milliards ont significativement augmenté comparativement à 2014 avec une progression de 42,7 milliards (+4,7%). Elles ont été financées en partie sur ressources internes à hauteur de 555,2 milliards, soit 59 % des dépenses d’investissement globales et 34,7 % des recettes fiscales contre 508,3 milliards en 2014, soit une augmentation de 47 milliards (+9,2%).

Pour ce qui est des investissements financés sur ressources externes, ils sont estimés à 386,6 milliards et s’inscrivent en repli de 1,1%. Au titre des dépenses courantes, la masse salariale (526,8 milliards), les charges d’intérêt au titre de la dette publique (159,8 milliards) et les transferts et subventions (351,7 milliards) ont enregistré respectivement des hausses de 41,4 milliards (+8,5%), 28,8 milliards (+22%) et 1,8 milliard (+0,5%) sur les douze mois de 2015. En revanche, les dépenses de fonctionnement se sont repliées de 60,5 milliards, passant de 443 milliards à 382,5 milliards entre 2014 et 2015. Cette contraction est le résultat des mesures de rationalisation des dépenses entreprises par l’Etat.

A. DIAW


BaisseA la fin du mois de décembre 2015, le déficit commercial a baissé de 20,7 milliards sur une base mensuelle, s’établissant à 119,3 milliards contre 140 milliards le mois précédent. Cette situation reflète la hausse des exportations de biens (+40,6 milliards) par rapport à celle des importations (+22,6 milliards) en variation mensuelle.

Le déficit commercial a diminué de 20,7 milliards de FCfa sur une base mensuelle, en se situant à 119,3 milliards contre 140 milliards en novembre 2015. La Dpee explique cette situation par augmentation plus importante des exportations de biens (+40,6 milliards) comparée à celle des importations (+22,6 milliards). Concernant les exportations de biens, elles sont estimées à 145,5 milliards au mois de décembre 2015 contre 104,8 milliards le mois précédent, soit une hausse de 38,8 % (+40,6 milliards). Cette hausse est liée à la progression des principaux produits exportés notamment l’acide phosphorique (+10,3 milliards), les produits alimentaires (+9,6 milliards), l’or brut (+5,6 milliards), les produits pétroliers (+2,9 milliards), le ciment (2,8 milliards) et les engrais minéraux et chimiques (+0,8 milliard). Pour les produits alimentaires, la hausse enregistrée est liée à l’augmentation des ventes à l’étranger de produits arachidiers (+7,8 milliards) et de légumes frais (3,2 milliards) atténuée légèrement par le repli des exportations de produits halieutiques (-1,4 milliard).

Sur un an, les exportations de biens ont affiché une hausse de 13,7 % (+17,5 milliards), sous l’effet de l’augmentation des ventes à l’étranger de produits alimentaires (+9,9 milliards), d’acide phosphorique (+7,6 milliards) et de ciment (+2,5 milliards). Cependant, relève la Dpee, cette performance a été amoindrie par le repli des ventes à l’étranger de produits pétroliers (-9,9 milliards), d’or brut (-2,9 milliards) et d’engrais minéraux et chimiques (-1,8 milliards).

Sur les douze mois de l’année 2015, la valeur des exportations de biens s’est améliorée de 103,6 milliards, s’établissant à 1370,7 milliards contre 1267,1 milliards un an auparavant. Ce renforcement s’explique par la hausse des exportations de produits alimentaires (+85,2 milliards), d’acide phosphorique (+42,7 milliards) et de ciment (+13,2 milliards). En revanche, les exportations de produits pétroliers, d’or brut et d’engrais minéraux et chimiques se sont respectivement repliées de 94,7 milliards (-41,6%), de 17,6 milliards (-10,5%) et de 7,1 milliards (-53,2%) par rapport à la même période de l’année précédente.

Les exportations vers l’Uemoa estimées à 30,1 milliards
Les exportations du Sénégal vers l’Uemoa, sont évaluées à 30,1 milliards de FCfa au mois de décembre 2015 contre 24,9 milliards le mois précédent, soit une hausse de 20,6 % (+5,1 milliards). Elles ont représenté 20,7 % de la valeur totale des exportations de marchandises au mois de décembre 2015 contre 23,8%  un mois auparavant, soit une baisse de 3,1 %. La part des produits acheminés vers le Mali principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union est passée de 55,5 % à 51,6 % sur la période, reculant de 3,9 %. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 51,5 % en décembre 2015 contre 39 % le mois précédent.

A. DIAW


BRVM ImmeubleLa Bourse d'Abidjan, sixième place financière d'Afrique qui a atteint 7.500 milliards de FCFa de capitalisation (11,4 milliards d'euros) en 2015, est au premier rang des « bourses africaines en termes de performance des indices », a annoncé, hier, l'établissement.

« La Brvm (la Bourse régionale des valeurs mobilières) est devenue, en 2015, la bourse la plus performante en Afrique, toutes monnaies confondues, avec 17,77% de progression de son indice », s'est félicité Edoh Kossi Amenouvé, directeur de l'établissement, soulignant que la place a « terminé l'année 2015 avec tous ses indicateurs au vert ». La capitalisation a atteint 7.500 milliards de FCfa au 31 décembre 2015, soit une progression de 18,67 % par rapport à 2014, selon les chiffres rendus publics. Cela consolide ainsi sa sixième place sur le continent après les places financières de Johannesburg, Le Caire, Lagos, Casablanca et Nairobi. La Bvrm côte 37 entreprises. La valeur des transactions s'est établie en 2015 à 337 milliards de FCfa (514 millions d'euros), soit une augmentation de 47,9 % par rapport à 2014. Outre la Côte d'Ivoire qui connait, ces dernières années, une croissance moyenne de 8 à 9 %, les autres pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa, organe de gestion du franc CFA) enregistrent une embellie économique doublée d'une stabilité monétaire et affichent une certaine résilience aux chocs exogènes.

Par contre, les autres marchés africains ont subi de plein fouet les effets de la baisse des prix des matières premières et du baril de pétrole, le relèvement du dollar américain et du ralentissement de l'activité économique des pays émergents, ont expliqué des experts de la Brvm. L'Uemoa regroupe sept pays francophones d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et la Guinée Bissau (lusophone), pour un bassin de population de 90 millions d'habitants.

AFP


Monnaie electro beceaoTiemoko Meyliet Koné, le gouverneur de la Bceao, s’est réjoui des avancées significatives enregistrées dans le développement des services financiers via la téléphonie mobile.

La 4e table ronde des leaders de l’initiative africaine sur les politiques de services financiers via la téléphonie mobile (Ampi) se tient depuis, hier, à Dakar. Cette rencontre de deux jours qui intervient huit mois après celle de Yamoussoukro vise, selon le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), par ailleurs président de l’Ampi, « à apporter des réponses pour relever les défis du développement des paiements via la téléphonie mobile en Afrique en vue du renforcement de l’inclusion financière ».

Il s’agit, a précisé Tiemoko Meyliet Koné, de l’intégration plus poussée des services financiers digitaux dans le secteur de la finance de proximité, de la coopération entre les régulateurs dans le domaine des opérations transfrontalières et des transferts des migrants. A cela s’ajoutent l’organisation optimale des réseaux de distribution de la monnaie électronique, l’interopérabilité des services financiers par téléphonie mobile.

A Yamoussoukro,  rappelle-t-il, un certain nombre de décisions a été pris. Celles-ci ont trait à la révision du Plan stratégique 2014-2016, en vue de prendre en compte la dimension genre et la micro finance dans la promotion de l’usage des services financiers via la téléphonie mobile, au renforcement de la base opérationnelle de l’Ampi à travers notamment la désignation de points focaux dans les pays membres pour appuyer le « Help Desk ». L’autre décision qui a été prise était liée à la mise en place d’un dispositif permettant de mesurer les résultats enregistrés dans l’exécution des actions inscrites sur le Plan stratégique, a expliqué le gouverneur.  Ces décisions, a-t-il rappelé, ont été complétées par les délibérations à Maputo en septembre 2015.

A l’issue de cette rencontre, a poursuivi Tiemoko Meyliet Koné, il a été retenu la mise en place d’une commission chargée de formuler des propositions sur le cadre institutionnel de l’Ampi, l’évaluation des besoins pour l’accès des femmes aux services financiers numériques, l’organisation d’un atelier de sensibilisation à l’attention des institutions de micro finance en Afrique. Le gouverneur s’est également réjoui des avancées enregistrées par plusieurs de ces problématiques, avant d’inviter les membres du « Help Desk » (centre d’assistance) à « poursuivre les travaux en vue de soumettre des propositions concrètes ».

Le vice-président par intérim de la Banque africaine de développement (Bad), Stefan Nalletamby est d’avis que « les services financiers digitaux se placent aujourd’hui au cœur des conditions primordiales au développement économique de l’Afrique ». Depuis 2007, a-t-il fait observer, les déploiements et initiatives dans ce domaine connaissent une avancée significative en Afrique qui recèle plus de 50 % des offres dans le monde. La technologie numérique s’est muée en fer de lance de la majorité des secteurs de développement.

C’est dans ce contexte, poursuit Stefan  Nalletamby, que  la Bad a décliné sa nouvelle vision qui est celle de « nourrir, électrifier l’Afrique, intégrer l’Afrique et industrialiser l’Afrique et assurer le bien-être des populations africaines ».

Pour réaliser cette vision, a-t-il dit, « la Bad a notamment l’ambition de permettre la création d’un système financier dynamique, innovant, résilient et compétitif pour l’Afrique ». A ce titre, a-t-il indiqué, elle s’est focalisée, ces dernières années, sur la promotion des politiques inclusives en appuyant les Etats et régions économiques dans l’offre de services financiers de base accessibles aux personnes peu servies par le secteur bancaire. Pour la banque africaine, a-t-il insisté, « l’atteinte d’un état d’inclusion financière universel dans les pays membres passe nécessairement par les solutions technologiques novatrices ».

Par Souleymane Diam SY

INCLUSION FINANCIERE : BIENTÔT UN FONDS AFRICAIN DE 30 MILLIONS DE DOLLARS POUR LA FINANCE DIGITALE
Le vice-président par intérim de la banque africaine de développement (Bad) a annoncé que son institution mettra en place prochainement un fonds africain pour la finance digitale. Son rôle, précise Stefan Nalletamby, sera de soutenir les innovations permettant de promouvoir l’inclusion financière en Afrique. Ce fonds avoisinant 30 millions de dollars américains sera majoritairement financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. A la suite de la Conférence de Dakar sur l’Agriculture, a-t-il rappelé, la Bad a mis en place un fonds africain pour l’agriculture. Ce fonds, à son avis, permettra de transformer ce secteur « fort promoteur ». Dans cette perspective, ajoute Stefan Nalletamby, la banque a, en cours, le financement du déploiement de plateformes permettant l’identification digitale et à grande échelle des paysans, pouvant aboutir à l’accès à une gamme variée de produits financiers. « Les paysans africains pourront désormais tirer un meilleur profit des chaines de valeurs agricoles », a-t-il déclaré, rappelant les récentes initiatives de l’institution qui ont permis de produire un indice d’égalité du genre qui mesure la situation des femmes en opportunités économiques, développement social et participation aux lois et institutions.

SERVICES FINANCIERS DIGITAUX : PRÈS DE 20 MILLIONS D’UTILISATEURS EN 2015
Le nombre d’utilisateurs des services financiers digitaux est passé de 10 à 18 millions entre 2013 et 2014 et, à près de 20 millions en 2015. Une « forte avancée » saluée par le vice-président par intérim de la Bad. Selon Stefan Nalletamby, plus de 30 initiatives d’offres de services financiers via la téléphonie mobile impliquant banques, opérateurs et institutions de micro fiance animent le secteur financier de l’Uemoa. Environ 100 000 points de distribution y sont comptabilisés, précise-t-il. Le vice-président de la Bad qui s’exprimait lors de la 4e table ronde des leaders de l’Ampi, a indiqué que cette plateforme constitue, aujourd’hui, un « outil important sur lequel la Bad compte s’appuyer pour la réalisation de sa stratégie de développement de l’accès aux services financiers ». Il a salué la clairvoyance des dirigeants de l’Ampi. Les objectifs qu’ils se sont fixés, se félicite-t-il, adhèrent aux problématiques auxquelles sont confrontés les pays africains dans leur quête d’une inclusion variée de services financiers à moindre coûts. « La Bad, souligne Stefan Nalletamby, s’est aujourd’hui positionnée comme un partenaire de choix dans le domaine de l’inclusion financière par voie digitale ».

S. D. SY

VALORISATION DE LA MONNAIE ELECTRONIQUE : LES RÉGULATEURS INTERPELLÉS
Le gouverneur de la Bceao, Tiemoko Meyliet Koné a interpellé les régulateurs sur un double enjeu. Il s’agit, explique-t-il, d’une part, « de mettre en œuvre des politiques qui valorisent le potentiel inclusif de ces nouveaux modes de paiement et, d’autre part, de définir des cadres appropriés pour une surveillance efficace des risques émergents ». Dans une telle perspective, a-t-il dit, le renforcement des capacités des banques centrales membres du réseau dans les domaines précités ainsi que le développement de partenariats avec les secteurs public et privé, sont des axes importants de notre programme d’activités. « C’est dans le sillage du séminaire de Yamoussoukro que s’inscrit, dit-il, la formation sur la supervision et la surveillance de la monnaie électronique à Dakar, au siège de la Bceao, il y a de cela deux jours.  Ces actions de renforcement continu des capacités me paraissent importantes à poursuivre dans un contexte où les canaux digitaux de paiement connaissent une croissance fulgurante en Afrique avec des modèles d’offres multiformes proposés aux populations », a-t-il ajouté.

S. D. SY


Souleymane Soumare ApbefL’incursion du secteur des télécommunications dans le marché de la monnaie électronique ne semble guère constituer une crainte pour les acteurs du système bancaire. Selon le directeur général de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef), Souleymane Soumaré, les opérateurs de téléphonie ainsi que ceux évoluant dans la monnaie électronique sont leurs partenaires.

Vous avez organisé récemment la première édition du forum « Jour de banques », qu’est-ce qui est à l’origine de cette initiative ?
Les banques ont système de communication et de marketing performant, mais des soucis se posent sur leurs relations avec la clientèle. Il faut se demander si la banque communique avec ses usagers. Nous avons estimé que si la banque communique, elle ne le fait pas de façon intensive. C’est la raison pour laquelle, au sein du comité exécutif de l’assemblée générale de l’Apbef, nous avons retenu de mettre en place un plan de communication qui puisse mieux faire connaître notre association, ses misions, son rôle, et les perspectives qui s’annoncent dans le milieu bancaire. D’où la tenue du « Forum jour de banque » qui a permis à tous les acteurs du secteur de se rencontrer, d’échanger et de partager leurs expériences et bonnes pratiques. C’était aussi une occasion pour discuter des grandes questions qui touchent notre secteur.

Comme thématique, vous avez mis l’accent sur la monnaie électronique, qu’est-ce qui explique ce choix ?
Durant cette rencontre, nous avions décidé de parler des enjeux et opportunités de la monnaie électronique à travers des communications faites par des professionnels du milieu des banques et des établissements financiers mais aussi des services de l’Etat. Nous avons connu la monétique avec les cartes gab, les Tpe et dab. Puis, la monnaie électronique s’est beaucoup développée avec l’essor du mobile banking et Internet. Aujourd’hui, la monnaie électronique contribue à la promotion  de l’inclusion financière ; car on arrive à élargir ce produit à un nombre plus important de la population. Ce que le système bancarisation arrive difficilement à faire. Seuls 15% de la population ont un compte bancaire. Nous comptons sur cette innovation de la monnaie électronique qui, faut-il le préciser, ne conduit pas automatiquement à la bancarisation. Mais nous estimons, qu’un consommateur en tant que utilisateur de la monnaie électronique lorsqu’il arrive à verser de l’argent sur son compte, à faire des transferts et des règlements avec ce moyen de paiement, cela peut conduire ce client vers un compte bancaire.

Quel bilan vous tirez de la première édition de ce forum ?
Nous sommes satisfaits du bilan du forum, car c’était la première fois que l’Apbef organisait une rencontre de ce genre. D’abord, il y a eu l’affluence, l’autre satisfaction que nous avons tirée de ce forum, c’est la participation de la Banque centrale qui est le régulateur de l’activité bancaire et financière de l’Umoa. Il faut distinguer la monnaie et l’électronique qui fait intervenir deux acteurs. Pour la monnaie, il y a la Bceao et l’électronique, c’est l’Artp. Nous sommes parvenus au cours de ce forum, à les réunir. Les contacts ont commencé à être noués, ce qui n’était pas le cas dans le passé. Il est normal qu’elles se parlent pour échanger sur la question de la monnaie électronique dont chacune des deux parties a un rôle à jouer.

En termes de recommandations, qu’est-ce que les participants ont émis comme conseils à la fin du forum ?
Pour ce qui concerne les recommandations, l’accent a été mis sur le contrôle dans le milieu bancaire. Le contrôle est indispensable, mais il ne faut pas que celui-ci arrive à un point où il va tuer le développement du business. En assurance, il faudrait que les compagnies sénégalaises s’ouvrent à la modernité en créant de nouveaux produits basés sur la monnaie électronique. Aussi bien les sociétés que leurs clients, tout le monde y gagne. S’agissant des recommandations sur l’inclusion financière, il faut développer davantage la monnaie électronique. Sur le plan fiscal, la recommandation forte est de se rapprocher de la direction des impôts et domaines pour arriver à asseoir un cadre fiscal adapté et spécifique à la monnaie électronique  
     
Outre les banques, il y a aussi les opérateurs de téléphonie et autres acteurs qui s’intéressent aux services de la monnaie électronique à travers notamment les transferts d’argent. Cela ne constitue pas une menace pour le système bancaire classique ?
Le transfert d’argent a commencé avec les banques à travers Western union qui est entrée au Sénégal en 1995 par la Cbao. A l’époque, nous gérions ce service. J’ai aussi fait venir Moneygram via la banque sénégalo-tunisienne. Il y a eu une démocratisation du marché de transfert d’argent. Parce que le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, à travers la Direction de la monnaie et du crédit a fait des efforts importants pour arriver à réguler et à réglementer le secteur. Ainsi, le transfert d’argent a connu une évolution importante dans le temps. Lorsque nous avons commencé en 1995, on recevait les éléments par fax, ensuite les informations nous parvenaient par un circuit bancaire classique, puis par un système télématique, monétique. Aujourd’hui, on est dans le système électronique.

Nous n’avons aucune crainte du fait que les télécommunications se soient installées dans la monnaie électronique. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer : les télécoms sont un partenaire privilégié du système bancaire. Il y a une relation étroite entre les deux, les uns collectent de l’argent qu’ils vont déposer dans le secteur bancaire et les banques à leur tour sécurisent ces dépôts et les rémunèrent.  Quand ces sociétés ont besoin de renforcer leurs investissements, le système bancaire leur prête de l’argent pour financer leurs investissements. Qu’ils s’agissent d’investissements nationaux ou régionaux. Des banques ont financé des sociétés de télécommunication dans leur expansion sous-régionale.

Qu’en est-il de la réglementation régissant l’ouverture de ces établissements financiers évoluant dans les services de la monnaie électroniques ?
Toute structure autre que la banque qui veut créer un établissement de monnaie électronique est tenue de constituer un dossier en bonne et due forme. Dans le dispositif réglementaire, il y a un passage qui veut que cet établissement financier ouvre des comptes bancaires spécialement dédiés à recueillir la monnaie réelle, qu’il puisse aussi tenir compte du volume de la monnaie virtuelle émise. La valeur de la monnaie virtuelle ne doit être supérieure à celle de la monnaie réelle dans le compte bancaire. Il doit avoir une parité entre elles. Toutefois, cela n’est pas facile à gérer car un établissement de monnaie électronique peut avoir plusieurs comptes bancaires. Cette réglementation qui s’applique aux établissements qui évoluent dans la monnaie électronique ne concerne pas les banques qui ne sont pas tenues à faire cette demande. Car la banque centrale les a déjà agréées sous le couvert du ministère de l’Economie et des Finances. Il faut préciser que ce n’est pas la Bceao qui donne un agrément à une banque mais c’est le ministère des finances qui donne l’agrément après avis conforme et technique de la banque centrale. Aucune structure n’est habilitée à faire du transfert d’argent sans être soumise à la disposition de la réglementation. L’agrément n’est donné qu’aux banques, aux établissements financiers et aux Système financier décentralisé (Sfd). En dehors de ces structures, aucune autre ne peut le faire que lorsqu’elle est sous agréée par un établissement déjà agréé.

Propos recueillis par Abdou DIAW


Amadou Ba CroissanceDe Paris où il séjourne, Amadou Bâ a signé une Convention multilatérale concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale. Le Sénégal est le 11e pays africain à signer la Convention et la 93e juridiction à la rejoindre. Il prend des mesures visant à améliorer la transparence fiscale.

Le ministre l'Economie, des Finances et du Plan du Sénégal, Amadou Bâ a signé, à Paris, la Convention multilatérale concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale, en présence du Secrétaire général de l'Ocde Angel Gurría, indique un communiqué dudit ministère. La Convention prévoit toutes formes d'assistance administrative en matière fiscale: échange d'informations sur demande, spontané, automatique, contrôles fiscaux à l'étranger, contrôles fiscaux simultanés et assistance en recouvrement des créances fiscales tout en prévoyant d’importantes garanties pour la protection des droits des contribuables, précise la même source.

Selon le communiqué, le Sénégal a franchi, en signant cette convention,  une nouvelle étape dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, après avoir rejoint le Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements en 2012.

« Simultanément à la signature de la Convention, le Sénégal est aujourd’hui également devenu le 32e signataire de l’Accord multilatéral entre autorités compétentes pour l'échange automatique des déclarations pays par pays (Cbc Mcaa), qui est basé sur l'article 6 de la Convention et met en place le cadre pour ce type d’échange comme le prévoit l'action 13 du projet Beps », explique-t-on dans le document.

Dans le « Cbc Mcaa », les administrations fiscales où une entreprise exerce ses activités obtiendront des informations annuellement, en commençant par les comptes de 2016, relatives à la répartition mondiale des bénéfices et des impôts payés, ainsi que d'autres indicateurs de la localisation de l'activité économique au sein des entreprises multinationales, souligne-t-on. « Il couvrira également des informations sur les entités qui exercent des activités dans un pays donné et la nature de ces activités », selon le communiqué.

La Convention a été élaborée conjointement par l'Ocde et le Conseil de l'Europe en 1988 et modifiée en 2010 pour répondre à l'appel lancé par le G20 de l'aligner sur la norme internationale sur l'échange d'informations et de l'ouvrir à tous les pays, assurant ainsi que les pays en développement pourraient bénéficier du nouvel environnement plus transparent.

Depuis lors, la Convention est devenue un instrument véritablement mondial. Elle est considérée comme l'instrument idéal pour la mise en œuvre rapide de la nouvelle norme pour l'échange automatique en matière fiscale d'informations sur les compte financiers élaboré par les pays de l'Ocde et du G20 ainsi que pour l'échange automatique des déclarations pays par pays dans le projet Ocde/G20 de lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (Beps). Elle est également un outil puissant pour lutter contre les flux financiers illicites.

Mamadou GUEYE


L’Agence de l’informatique de l’Etat(Adie) a procédé, hier, au lancement du catalogue  de services pour l’année 2016. Destiné à l’administration sénégalaise, ce catalogue sert à systématiser les rapports de l’administration avec l’Adie.
L’Agence de l’informatique de l’Etat vient de mettre à la disposition de l’administration centrale sénégalaise et des collectivités locales, un catalogue de services. Il est composé, pour l’essentiel, de six familles de services. Il s’agit des services infrastructure et équipement, de l’e-citoyen, de l’ingénierie, du volet hébergement, de la formation  et de la solidarité numérique.
Selon le Directeur général de l’Aide, Cheikh Bakhoum,  ce catalogue  de services permettra, au courant de l’année 2016, d’inter- agir de manière plus systémique et efficace  avec l’administration sénégalaise. A l’en croire, le catalogue  résume  6 familles de services qu’offre l’agence  de l’informatique de l’Etat à l’ensemble de l’administration. «Nous avons la  famille de services de l’infrastructure  de télécommunication qui a été déployée par l’Etat du Sénégal et  pour les usagers de l’administration et qui doit être utilisée par celle-ci. Le service de l’hébergement  permet à notre administration de stocker, de manière sécurisé, et d’avoir une souveraineté dans la gestion de nos données », explique le directeur de l’agence  de l’informatique de l’Etat. Quant au service de la formation, M. Bakhoum indique qu’il permet d’accompagner  l’ensemble des usagers dans des technologies de l’information et de la communication pour qu’ils puissent prendre en charge tout ce qui est technologie  afin de les injecter dans leurs métiers respectifs.  Comme autres service du catalogue,  il  y a  le volet e-citoyen  qui concerne tout Sénégalais. « Ce service permettra,  à ce dernier, là où il se trouve, d’accéder à l’administration d’une manière simple et  rapide. Car, l’information est disponible sur Internet  et les citoyens seront capables de l’avoir et d’inter-agir avec l’administration sénégalaise », a indique le directeur de l’Adie. Pour le service sur la réduction de la fracture numérique, il permet de  recycler les déchets électroniques mais aussi de renforcer les capacités des couches vulnérables. D’après M. Cheikh Bakhoum,  ce catalogue de services  permettra à  l’administration de s’adresser correctement  à  l’Adie.
Présidant la cérémonie de lancement de ce catalogue, le ministre de la Promotion des investissements, Khoudia Mbaye, a appelé l’administration à bien s’approprier cet outil. «Ce catalogue va contribuer à améliorer significativement la visibilité et la qualité des services rendus par l’Adie. D’où l’intérêt de bien s’approprier cet outil que l’Adie vient de mettre à votre disposition », dit-elle. Elle a ajouté que l’administration ne doit pas aller seule. Elle doit travailler avec le secteur  privé. « Nous devons inter agir ensemble pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent», a affirmé Khoudia Mbaye.

Maguette Guèye DIEDHIOU



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