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Affaires et Finances (3294)

Le préfet du département de Dagana, Moustapha Ndiaye, a invité l’ensemble des éleveurs des 11 collectivités locales à se mobiliser davantage pour tirer largement profit du cadre de concertation des acteurs du sous-secteur de l’élevage bovin laitier de Dagana.

Ce cadre de concertation mis en place par le projet Asstel, avec l’appui du Gret et du Gic de Dagana, doit être, de l’avis du préfet Moustapha Ndiaye, considéré par les éleveurs comme une structure qui leur appartient et qui leur permet de discuter et d’échanger leurs expériences en élevage, de trouver ensemble les solutions les plus adéquates à l’ensemble de leurs problèmes quotidiens.
Au cours de la cérémonie de clôture de l’atelier de capitalisation et de vulgarisation de ce cadre de concertation, le chef de l’exécutif départemental de Dagana, n’a pas manqué de rappeler que le président Macky Sall accorde une grande importance à l’agriculture et à l’élevage, qui constituent le moteur du Plan Sénégal émergent (Pse).
C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, les autorités administratives de notre pays n’hésiteront pas à soutenir le développement de ces deux secteurs de l’économie nationale. Il a invité l’ensemble des éleveurs à poursuivre leur collaboration avec les responsables du projet Asstel, Guillaume Bastard, Sidaty Sow, ceux du cadre de concertation notamment le président Abou Idy Sow, ses proches collaborateurs, Sidy Bâ et Mayram Diallo, pour relever, avec l’appui du Gic de Dagana, tous les défis qui interpellent les acteurs de l’élevage bovin laitier.
Auparavant, la présidente du Gic de Dagana, Anta Diop Niang, a rappelé que le projet d’accès aux services et à la structuration des éleveurs laitiers de Dagana (Asstel), l’Ong « Le Gret-Groupe de recherches et d’échanges technologiques », en collaboration avec les responsables du Groupement d’intérêt communautaire (Gic) de Dagana, avait réalisé un diagnostic des organisations du secteur de l’élevage dans le département de Dagana. Il en était ressorti le constat d’une désorganisation, voire d’un manque de structuration dans le secteur de l’élevage avec une foultitude d’organisations paysannes aux missions peu claires et avec des orientations et dimensions non maîtrisées.

Partant de ce constat, a précisé Vieux Ablaye Ndoye, Point Focal du Gic, le projet Asstel dont l’objectif est d’améliorer les revenus des éleveurs du département de Dagana par l’accroissement de la production laitière et la commercialisation du lait frais et des produits laitiers, a compris que l’atteinte de cet objectif passe immanquablement par l’assise d’une plus grande structuration des organisations professionnelles évoluant dans le secteur. Cela permettra de renforcer leur légitimité, leur représentativité, leur rôle, etc.
Pour y arriver, a-t-il enfin souligné, le Gret a décidé de développer un volet concertation dans la mise en œuvre d’Asstel. Ainsi, en collaboration avec le Gic de Dagana, un cadre de concertation multi acteurs du sous-secteur de l’élevage bovin laitier, a été mis en place depuis l’année dernière.
 

Mbagnick Kharachi Diagne


L’association  « Fedde Endam Fulaabe », c’est-à-dire « unité et solidarité » qui regroupe le sous-groupe  peul du département de Tambacounda envisage  de construire un centre de formation à la transformation laitière à 10 kilomètres de la commune de Tambacounda. Cela en partenariat avec l’Aiccam (association pour l’intégration des cultures des communautés africaines des Mureaux–France).
Le projet de construction du centre de formation en transformation laitière coûtera 42 millions de francs Cfa. Pour cette année, à la place d’une réunion rituelle, les dirigeants ont innové en organisant une assemblée générale thématique axée sur les préoccupations du moment notamment les principales difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs.
L’association « Fedde Endam Fulaabe » créée en 2009 prône l’union, l’entente, la solidarité entre ses membres. Elle travaille pour le développement économique, social et culturel, la promotion de l’alphabétisation et l’éducation d’une manière générale, souligne son président Djibril Diallo. Il a expliqué l’accent particulier mis sur la communication rurale, la sensibilisation à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Les activités liées au développement de l’agriculture et de l’élevage sont les principales activités des membres de l’association.
Pour atteindre ses objectifs, l’association entend nouer des partenariats féconds avec les services officiels, les programmes et projets, les Ong, les collectivités locales, la coopération décentralisée et les associations d’immigrés…
Des sujets sur le vol du bétail, les feux de brousse et la santé animale ont été développés par les techniciens de l’élevage. Ibrahima Seydou Dia a rappelé que le ministre de la Justice Sidiki Kaba, lors du lancement de l’initiative des femmes de l’Union nationale des organisations d’éleveurs (Unoes), avait assuré que la loi contre le vol de bétail, sera appliquée "sévèrement", pour décourager le phénomène.
Alassane Bâ, secrétaire général de « Fedde Endam Fulaabe » a mis l’accent sur les activités, les voyages en vue, la participation à des réunions au niveau national sur les activités de l’association nationale « Tabital Pulaagu Sénégal », et aussi le suivi de la préparation de la mise en place du projet « Institut Keddam de Djinkoré Fulbe». De l’avis du secrétaire général de "Fedde Endam", c’est l’abattage clandestin qui encourage le vol de bétail puisque les malfaiteurs s’empressent de tuer la bête volée pour en vendre la viande. La plupart des éleveurs a fait l’autocritique, non sans dénoncer aussi la «négligence des autorités administratives, dans certains cas de vol de bétail et de feux de brousse… ».

Pape Demba SIDIBE


L’Agence d’investissement des Nations Unies (Uncdf) a procédé, hier, à la mise en place d’un Groupe de travail sur la finance digitale. L'objectif de ce groupe est de créer un cadre de dialogue et d’échanges entre les différentes parties  du secteur  pour ainsi lever les barrières au développement de la finance digitale au Sénégal.
La finance digitale est largement dominée par les services de transfert d’argent, d’achat de crédit téléphonique et de paiement de factures. Ces services sont proposés par Wari, Joni-Joni, Orange Money, Tigo Cash ou MicroCred. Cependant, les études sur le marché local indiquent qu’il existe une forte demande de produits et services de crédit et d'épargne. Mais  l’offre de services financiers adaptés et accessibles aux populations les plus démunies est encore insuffisante. Fort de ce constat, l’Agence d’investissement des Nations Unies (Uncdf) a initié, en  2012, le programme « mobile Money for the poor(Mm4p). Lancé au Sénégal en avril 2015, en partenariat avec  la Fondation Mastercard pour une période de 5ans(2015-2019), le programme  a pour mission d’aider  les ménages  à bas revenus  à améliorer  leur sécurité  financière  via l’offre  de services  financiers  digitaux  sécurisés. Pour  sa  mise en  œuvre, l’Uncdf a jugé nécessaire de mettre en place un groupe de travail  dont l’objectif  est de créer une plateforme de concertation à travers laquelle  les parties prenantes( gouvernement, fournisseurs de services, autorité de régulation, bailleurs de fonds pourront se rencontrer régulièrement dans le but  de promouvoir  la finance  digitale  pour favoriser l’inclusion financière au Sénégal. Selon le coordinateur  du bureau  régional de l’Uncdf, Mathieu Soglonou, à travers le programme Mm4p, l’objectif est de contribuer à opérationnaliser la lettre de politique sectorielle  en lien avec le Plan Sénégal émergent et en réponse au gouvernement sénégalais de son contrat social vis à vis de la population. « Quand vous analysez le Plan Sénégal émergent, vous vous rendez compte qu’il y a des priorités exprimées  sur lesquelles l’inclusion financière peut avoir une valeur ajoutée, à savoir le développement agricole, la création d’emploi, la protection sociale etc. », dit-il. Selon Mathieu Soglonou, ce programme ira jusqu’en 2019 et l’Uncdf accompagnera le gouvernement dans le domaine de l’inclusion financière à travers des projets  et services financiers adaptés au financement de l’économie urbaine et locale, au besoin de  la population surtout les jeunes et les femmes en milieu rurale. Ceci, dit-il, pour contribuer à l’autonomisation des  cibles,  à l’amélioration de l’offre et des  canaux de distribution aux services financiers, au renforcement de l’espace et outils techniques financiers. Aussi,  le programme vise à améliorer le cadre règlementaire, législatif et politique  pour que les services financiers se développent au Sénégal dans un environnement plus propice.
Présidant la cérémonie de mise en place de ce groupe de travail, le Conseiller technique du ministère des Finances et du Plan, Mamadou Ndiaye, indique que ce programme vise à  porter de 7 à 20 %  la proportion d’adultes utilisant au Sénégal les services  financiers  via les technologies digitales.  « Le Mm4p est un programme  en étroite ligne avec l’ambition du gouvernement sénégalais à approfondir le secteur financier par  le renforcement de l’inclusion financière  et sociale à travers la diversification et l’adaptation de l’offre de services financiers », a indiqué M. Ndiaye. A son avis, la finance digitale revêt un intérêt pour les autorités soucieuses de relever le taux de bancarisation. « Elle constitue une réponse aux écueils tels que l’inaccessibilité géographique, le coût élevé des transactions ou les procédures administratives contraignantes », a-t-il ajouté.  
D’après le conseiller technique, la mise en place de cette plateforme de concertation permettra d’accélérer le développement  de la finance digitale  au Sénégal. « Avec ce programme, d’importantes opportunités s’offrent au gouvernement puisque le paiement des pensions de retraite, les bourses des étudiants, les bourses familiales sont des chantiers qui peuvent être renforcés à travers la finance digitale », a indiqué Mamadou Ndiaye.  
Pour l’année 2016, M. Ndiaye appelle l’Uncdf à réfléchir  sur le projet pilote de digitalisation de paiement de 30000 fonctionnaires -pensionnaire du fonds national de retraite-,  et à diagnostiquer les flux de paiement gouvernementaux et à renforcer les capacités des services du ministère.
 

Maguette Guèye DIEDHIOU


L’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) vient de bénéficier d’un projet d’adaptation et de transfert de technologie de production en masse d’alevins mâles de tilapia grâce à un financement du Fnraa, dans le Ppaao. D’une durée de 2 ans, il vise à améliorer l’offre de poisson dans la vallée du fleuve Sénégal.
Les chercheurs ont procédé, hier, à l’Institut sénégalais de recherches agricoles, au lancement officiel d’un important projet de développement de l’aquaculture au Sénégal. Dénommé « Projet d’adaptation, de transfert et d’adoption de technologies de production mâles de tilapia, scientifiquement appelé  (oreochromis niloticus), le nouveau projet, d’une durée de deux ans (2016-2017) vise à améliorer la fourniture d’alevins de tilapia dans les écloseries de la vallée du fleuve Sénégal, a déclaré El Hadji Traoré, directeur scientifique de l’Isra. Présidant la cérémonie de lancement, le Dr Traoré est revenu sur les raisons qui ont poussé le Fonds national de recherches agronomiques et agroalimentaires (Fnraa) à mobiliser près de 300 millions de FCfa pour financer ce projet dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp). De la rareté des ressources halieutiques dans les pêcheries sénégalaises au déficit en protéine animale de la population sans oublier le gap qu’accuse le Sénégal en production aquacole (1500 tonnes par an sur un objectif de 159.000 tonnes), rien n’a été omis par le directeur scientifique de l’Isra pour souligner la pertinence du projet. Il s’agit, à travers celui-ci, de mettre à la disposition des bassins aquacoles et des écloseries de la vallée du fleuve des alevins à croissance rapide afin de renforcer leur capacité de production en tilapia. « Une initiative qui vient apporter une réponse à un des problèmes de l’aquaculture au Sénégal : la disponibilité d’alevins mâles de tilapia », a souligné le Dr Traoré. Revenant sur le choix porté sur cette espèce, le coordonnateur du projet, le Dr Ameth Diagne du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye, estime que le tilapia est très facile à élever et dispose d’une fertilité importante qui permet de booster les rendements dans les bassins et écloseries. Grâce à ce projet, les chercheurs vont s’atteler à accompagner davantage les producteurs dans la sélection des géniteurs, les aider aussi à éviter la surpopulation dans les écloseries et maîtriser les technologies pour améliorer l’offre d’alevins dans la pisciculture. Le nouveau projet implique plusieurs acteurs parmi lesquels l’Agence nationale d’aquaculture (Ana), la direction de la pêche continentale (Dpc) et l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida).

Seydou Prosper SADIO


Les  compagnies d’assurances sont préoccupées par le déficit de communication qui affecte leur secteur.  Ils l’ont dit lors d’une rencontre au complexe « Kheweul » sis à Pikine Icotaf.  Elles en ont profité pour sensibiliser les usagers ainsi que les mandataires sur leur rôle.
Aujourd’hui, beaucoup de compagnies d’assurances reconnaissent que leur secteur est traversé par un certain nombre de difficultés faisant qu’il n’a pas bonne presse auprès de l’opinion. Pour y remédier, une rencontre s’est tenue à Pikine à l’initiative d’Askia Assurances. Une occasion qui a permis aux organisateurs d’exposer les incompréhensions notées de part et d’autres dans le secteur. Ils ont fait part de la nécessité de mener une campagne pour sensibiliser les usagers. Chef du département technique d’Askia Assurances, Abdoulaye Aw a évoqué la propension des usagers à ne s’intéresser qu’à l’assurance qui fait l’objet de vérification par les forces de l’ordre et de sécurité.
C’est pourquoi,  il s’est beaucoup appesanti  sur la nécessité de mettre suffisamment d’informations sur les assurances à la disposition de la population afin de renverser cette tendance. « Les gens n’ont pas une culture d’assurances  donc c’est aux assureurs de communiquer pour permettre à la population d’avoir cette culture d’assurance», a-t-il indiqué.  Dans son exposé, il s’est aussi livré à un exercice de définition du contrat d’assurance avant de s’employer à sensibiliser les mandataires sur les dangers auxquels ils s’exposent en accusant un retard dans le versement des primes d’assurances en faisant une fausse déclaration dans le but de verser moins. Le directeur du département technique d’Askia Assurances pense que l’Etat peut jouer un rôle important en rappelant aussi bien aux assureurs qu’aux usagers leur rôle.
 

Abdou DIOP


Le Sénégal veut améliorer la production et la diffusion de statistiques fiables dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. A cet effet, le gouvernement prévoit un recensement national à partir de juillet 2016. Le projet sera conduit sur une durée de trois ans et il coûtera 6 milliards de FCFA.
Après le recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (Rgphae) entre 2008-2013, le Sénégal veut amorcer un nouveau virage afin de mieux analyser les différents types d’exploitation agricoles. Avec l’assistance de la Fao, à travers son Programme de coopération technique, le Sénégal a décidé de préparer et de réaliser, en 2016, le recensement national de l’agriculture et de l’élevage. Dans cette perspective, la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa) et Initiative prospective agricole rurale (Ipar) ont organisé un atelier conjoint de trois jours sur le « recensement national de l’agriculture et de l’élevage » et la « caractérisation des différents types d’exploitations agricoles au Sénégal». Cette rencontre a regroupé l’ensemble des parties prenantes de ces deux projets en vue d’asseoir les bases d’une concertation durable entre utilisateurs et producteurs de statistiques du secteur agricole et rural, mais aussi de construire un consensus sur la façon d’élaborer un plan d’actions.
Selon le docteur Massata Niang, conseiller technique au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le secteur agricole souffre d’un déficit notoire d’informations fiables susceptibles de promouvoir la prise de décisions ainsi que la programmation, le suivi et l’évaluation des actions qui en découlent. «Le Plan stratégique de développement des statistiques agricoles et rurales, fruit d’une évaluation approfondie du système national des statistiques agricoles au courant de l’année 2015 décline une vision optimiste d’améliorer la production et la diffusion statistique à l’horizon 2035. La réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage en est une action prépondérante. Des actions sont déjà prises  pour son démarrage dès juillet 2016 », a-t-il déclaré. Ce projet, selon M. Niang, sera conduit sur trois ans pour un coût estimé à 6 milliards de FCfa. Il a ainsi assuré que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour le financement de ce projet.
En outre, a fait savoir M. Niang, le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural met en œuvre le Pracas qui s’inscrit dans les projets structurants du Pse. « Pour son programme prioritaire 2014-2017, les efforts seront concentrés sur les produits qui concourent au renforcement de la sécurité alimentaire et au rééquilibrage de la balance commerciale dégradées par les importations », a-t-il indiqué, en relevant les avancées enregistrées dans la production du riz, de l’oignon, de l’arachide et les fruits et légumes de contre-saison. « Ces performances de productions sont assujetties à une promotion de l’exploitation agricole familiale par une intensification, une meilleure mise en marché des produits et une meilleure gestion de la qualité », a-t-il affirmé. De l’avis du docteur Massata Niang, les transformations induites par le Pracas au sein des exploitations agricoles doivent être documentées pour contribuer à son évaluation et à la formulation du second plan d’actions. Il a invité les différentes parties à considérer, dans la collecte et l’analyse, des données ces préoccupations.
Le représentant de la Fao, chargé de programmes au Sénégal a félicité la Dapsa et l’Ipar qui ont eu l’idée de jumeler les deux ateliers relatifs à ces deux projets de coopération technique. Cheikh Guèye a renouvelé l’intérêt de la Fao dans la perspective d’améliorer la production et la diffusion de statistiques fiables et de renforcer les capacités d’analyse de la diversité et des transformations des exploitations agricoles. Il a salué la complémentarité de ces deux projets. « L’un, en amont, va pourvoir des données sur le secteur agricole par les producteurs de statistiques agricoles par le Rnae, l’autre, en aval, va traduire les données en information sur les transformations au sein des exploitations agricoles par l’initiative de l’observatoire des agricultures du monde pour mieux orienter les programmes de politiques de développement rural ». Il a souligné que l’observatoire des agricultures du monde rural a, en plus de la Fao, bénéficié du soutien du Fond international de développement agricole (Fida), mais aussi de la France et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). « Ce soutien et cette synergie d’actions ont permis de couvrir une diversité de pays répartis entre l’Europe (France), l’Amérique latine (Nicaragua), l’Asie (Viêt-Nam) et l’Afrique (Madagascar, Malawi, Tunisie et Sénégal) », a indiqué M. Guèye.
Selon le représentant de la Fao, « les travaux réalisés dans chacun de ses pays permettront d’établir une classification des exploitations agricoles sur une base comparative de la typologie de leurs exploitations agricoles au niveau national et international à partir des  résultats statistiques agricoles ».

Samba Oumar FALL

RENOUVELLEMENT DU PARC DES GROS PORTEURS : La phase pilote prévoit 1600 véhicules d’ici à 2018
La Coopérative  nationale d’entreprises  de transport de marchandises du Sénégal a bénéficié d’un projet  d’acquisition  de 3000 gros porteurs grâce au soutien de l’Etat du Sénégal pour un montant de 250 milliards de FCfa.  La phase pilote de ce projet, a annoncé, hier, face à la presse, Thierno Diouf, Secrétaire général de la coopérative, permettra l’acquisition de 1600 véhicules pour la période 2016-2018. Le coût de cette première phase est estimé à 120 milliards de FCfa.  Pour la seconde phase allant de 2018 à 2020, 1400 véhicules sont prévus pour un montant  de 107 milliards de FCfa. Ce programme, a expliqué M. Diouf, sera aussi l’occasion d’installer une usine de montage de camion, la mise en place de huit points de service après vente qui seront renforcés par des unités mobiles équipées en matériel et outillage pour des opérations hors zone.  « Dans ce projet, nous avons prévu un renforcement des capacités par la formation des acteurs transporteurs, conducteurs, ouvriers et des différents segments des métiers de l’automobile », a soutenu Thierno Diouf.  Selon lui, il sera également question de mesures d’accompagnement comme le bureau de gestion de fret routier avec  « établissement de la lettre de voiture ».
A terme, le projet de renouvellement du parc des gros porteurs sera également une opportunité de lutter contre la pollution de l’air, la nuisance sonore, les accidents de la route. « La fréquence des pannes peut occasionner des stationnements dangereux. Ce programme a une dimension sécuritaire qui nous permettra d’avoir des véhicules en bon état », a souligné le secrétaire général. Le président de la République Macky Sall présidera la cérémonie  de remise des clés des premiers lots de camions gros porteurs ce samedi au Grand Théâtre national.

Ibrahima BA


En vingt ans, le cabinet de conseil dirigé par Victor Ndiaye a fait du chemin, en faisant « éclore une offre de conseil aux standard internationaux ». Pour mieux satisfaire ses clients, son président directeur général a annoncé, lundi, à Dakar, l’ouverture d’autres bureaux en Afrique de l’ouest.   
Victor G. Ndiaye, président directeur général de Performances Group a annoncé, lundi dernier, l’ouverture de nouveaux bureaux, en Afrique francophone. « Le cabinet Performances group, à force de volonté, de rigueur, de professionnalisme, d’engagement a réussi non seulement à survivre mais à se développer pendant 20 ans, surmontant tous les écueils de la vie tourmentée d’une entreprise », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous allons consolider notre présence et notre action dans notre premier environnement naturel, l’Afrique francophone, avec l’ouverture de nouveaux bureaux », a-t-il ajouté.  
Créé en 1995, Performances Group a fait du chemin, en faisant « éclore une offre de conseil aux standard internationaux », selon Victor Ndiaye, alors que le pari n’était pas gagné d’avance. « A sa création en 1995, il était souvent considéré qu’il n’y avait pas de marché local de conseil en Afrique subsaharienne en dehors des études financées par les bailleurs de fonds », a rappelé Victor Ndiaye. Vingt ans après, le bilan est plus que positif. « 20 ans après, Performances Group a réalisé plus de 500 missions dont les 2/3 ont été financés directement par les clients africains. En cela, le cabinet a joué un rôle pionnier pour développer le marché africain du conseil », s’est félicité M. Ndiaye. Aujourd’hui, ce cabinet travaille avec un portefeuille de plus de 100 clients. Parmi ceux-ci, il y a des Etats (Sénégal, Gabon, etc.), des institutions sous régionale (Uemoa), continentale (Union africaine), nationale (Agence nationale de la statistique et de la démographie) et de grandes entreprises comme Sonatel, Sedima, etc.  Outre le conseil, Performances Group  a diversifié son offre. Il a investi des secteurs comme les technologies et la finance (avec Performances Technologie, Performances Finances).  
Performances group ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il compte aussi investir d’autres marchés. « Aller apporter  notre savoir-faire dans le reste du continent qu’il s’agisse de l’Afrique anglophone, arabophone ou lusophone. Cela nous prendra peut-être dix, vingt nouvelles années », a-t-il indiqué. Mieux, Performances Group veut  devenir une référence mondiale « bâtie sur l’expérience particulière de l’Afrique ».

Mamadou GUEYE   


En raison des bonnes performances constatées dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire, l’activité économique interne, selon la dernière note de conjoncture économique de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), a enregistré une augmentation de 18,3% en décembre 2015.

Au mois de décembre 2015, l’activité économique interne a connu une croissance de 18,3% en variation mensuelle, note le dernier point mensuel de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Elle explique cette performance par une bonne évolution d’ensemble des secteurs primaire (+25,2%), secondaire (+8,6%) et tertiaire (+15,1%). Sur une base annuelle, une croissance de 8,9 % de l’activité a été notée, en décembre 2015 à la faveur des bons résultats du tertiaire (+7,3%) et du secondaire (+7,3%). Le secteur primaire a également enregistré une croissance de 3,5 % sur la période.

En effet, en décembre 2015, le secteur primaire a enregistré une progression de 25,2% en variation mensuelle. Cette situation traduit les performances simultanées des sous-secteurs de l’élevage (+18,0%) et de la pêche (+75,9%). La bonne tenue de ce dernier sous-secteur est principalement portée par la pêche artisanale (+63,8%) notamment dans la région de Thiès. La pêche industrielle a également enregistré une forte progression de 128,2% sur la période. Sur une base annuelle, l’activité du secteur primaire s’est améliorée de 3,5% en décembre 2015 du fait des performances enregistrées dans le sous-secteur de la pêche (+18,1%) et dans celui de l’élevage (+0,9%).  

 

activité éco Sénégal décembre 2015


Concernant le secteur secondaire, il a enregistré une croissance mensuelle de 8,6 % en décembre 2015. Cette situation, d’après la Dpee, est essentiellement liée aux bons résultats notés dans les industries extractives (+45,1%), la construction (+10,5%), les conserveries de viande et poissons (+34,7%), la production de matériaux de construction (+7,5%) et les industries chimiques (+22%). Toutefois, la progression de l’activité en rythme mensuel, a été, particulièrement, amoindrie par la production d’énergie (-4,8%) et la fabrication de cuir et d’articles en cuir (-29,3%). Sur l’année, le secteur secondaire a progressé de 7,3% tiré par la fabrication de produits chimiques (+98,4%), la construction (+7,2%), les industries extractives (+15,6%), la fabrication de produits céréaliers (+8,7%) et les conserveries de viande et poissons (+22,4%). Ces performances ont été, cependant, atténuées par les faibles résultats notées dans la production de sucre (-82,4%), le travail de bois (-27,4%), la fabrication de cuir (-34,4%) et les corps gras alimentaires (-100%). L’évolution de ces derniers découle d’un manque de matières de fonctionnement pour la trituration.

Enfin, le secteur tertiaire a progressé de 15,5% au mois de décembre 2015. Ce résultat, indique la Dpee, est expliqué par les performances respectives du commerce (+19,6%), des services financiers (+70,9%) et du transport (+36,5%). Sur une base annuelle, la croissance de l’activité dans le secteur tertiaire est ressortie à 7,3 % au mois de décembre 2015 portée par le commerce (+11,7%), le transport (43,5%) et les postes et télécommunications (+10,5%). Par contre, les activités de santé et d’action sociale ainsi que les services immobiliers se sont repliés au mois de décembre 2015.

Abdou DIAW


Dans une étude sur l’évolution des cours des matières premières, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) indique que sur le marché local, le prix moyen du kilogramme de riz parfumé a baissé de 2,2%, en variation mensuelle, s’établissant à 361 FCfa. La même source fait également la situation des autres produits de consommation.
Le prix moyen du kilogramme de riz parfumé sur le marché local  a enregistré un repli de 2,2 % en variation mensuelle. Il se situe ainsi à 361 FCfa alors que le cours du kilogramme de riz brisé ordinaire a progressé de 0,6 % en décembre 2015, indique la Dpee, dans sa note qui fait la situation des produits de denrées de première nécessité.
A l’échelle mondiale, les prévisions du Département américain de l’agriculture (Daa) en janvier 2016 tablent sur une offre mondiale de riz de 574 millions de tonnes pour la campagne 2015-2016, soit une progression de 0,2 % par rapport aux prévisions du mois de décembre contre une baisse de 2 % comparativement aux estimations de la campagne 2014-2015. S’agissant des prévisions de la demande mondiale de riz, elles ont reculé de 0,1% par rapport à celles de décembre 2015.
Par contre, note le document de la Dpee, relativement aux estimations de la campagne 2014-2015, une progression de 0,5 % serait constatée. En décembre 2015, les cours des variétés de riz indien et thaïlandais (25% brisure) ont présenté des évolutions contrastées. Sur un mois, le cours du riz indien a progressé de 5,2 % contre une diminution de 0,8 % du riz thaïlandais. En 2015, les prix des riz indien et thaïlandais (25% brisure) ont connu une réduction respectivement de 10,4 % et 2,4 % comparés à 2014.

Hausse de 0,7% du prix de la farine de blé
Pour ce qui concerne le prix du kilogramme de farine de blé, il a augmenté de 0,7 % au Sénégal, en variation mensuelle, s’établissant à 431 FCfa en décembre 2015. En effet, les dernières prévisions (janvier 2016) du Daa estiment l’offre mondiale de blé à 948,2 millions de tonnes pour la campagne 2015-2016, en hausse respective de 0,1% et 3,1% par rapport aux prévisions de décembre 2015 et aux estimations de la campagne 2014-2015. Concernant les prévisions de janvier 2016 de la demande mondiale de blé, elles ont reculé de 0,1 % par rapport à celles du mois précédent. Cependant, relève l’étude, comparativement aux estimations de la campagne 2014-2015, une croissance de 1,3 % de la demande mondiale de blé est attendue. En décembre 2015, le cours du blé tendre a reculé pour le deuxième mois consécutif. Sur un mois, il a enregistré une baisse de 3,2 % en liaison avec les perspectives d’une offre mondiale abondante pour la campagne 2015-2016. Sur l’année 2015, le cours du blé tendre français a reculé de 21,5 % comparé à 2014.

Le prix du maïs en progression de 1,4%
En décembre 2015, sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché a connu une hausse de 1,4 % en variation mensuelle s’échangeant à 272 FCfa. Sur l’international, le Département américain de l’agriculture a évalué la production mondiale de maïs à 968 millions de tonnes, en baisses respectives de 0,6 % et 4 % par rapport aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2014-2015. Pour ce qui est de la demande mondiale de maïs, elle reculerait de 0,4 % et 1 % respectivement comparée aux prévisions de décembre 2015 et aux estimations de la campagne 2014-2015. Après trois mois de hausse consécutive, le cours du maïs argentin a légèrement reculé de 0,33 % entre novembre et décembre 2015 du fait de la concurrence entre pays exportateurs et de la baisse de la demande mondiale. Durant l’année 2015, le cours du maïs argentin a baissé de 15,2% par rapport à 2014.

Stabilité des cours du sucre et de l’huile végétale
Sur le marché local en décembre 2015, le prix du kilogramme de sucre raffiné est resté stable à son niveau de juin 2015 (588 FCfa), selon la Dpee. Citant le département américain de l’agriculture, elle évalue la production mondiale de sucre à 181,7 millions de tonnes pour la campagne 2015-2016, soit une progression de 2,1% relativement à la précédente prévision. En comparaison aux estimations de la campagne 2014-2015, la production mondiale de sucre reculerait de 0,5 %. S’agissant des prévisions de la consommation mondiale de sucre, elles ont baissé de 1,4 % par rapport à celles de décembre 2015.
Au regard des estimations de la campagne 2014-2015, une stabilité de la consommation mondiale serait notée (179,1 millions de tonnes). En décembre 2015, souligne la Dpee, le cours du sucre blanc poursuit sa progression amorcée depuis le mois de septembre 2015. Dans cette même étude, la Fao indique que les craintes liées au retard des récoltes dans les régions de production au Brésil et les perspectives de production moins abondantes dans d’autres pays producteurs, en particulier l’Inde, la Thaïlande et l’Afrique du sud expliquent la hausse des cours internationaux du sucre.
Cette même tendance de stabilité est aussi constatée pour le prix du litre d’huile végétale qui est à son niveau de novembre (1400 FCfa). En janvier 2016, les prévisions du Daa projettent sur une offre mondiale d’huile végétale de 198,2 millions de tonnes, en hausse respective de 0,5 % et 1,3 % comparativement aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2014-2015. Pour ce qui concerne les prévisions de la demande mondiale d’huile végétale, elles ont progressé respectivement de 0,1 % et 3,6 % par rapport aux prévisions de décembre 2015 et aux estimations de la campagne 2014-2015. En décembre 2015, le cours de l’huile de soja a atteint son niveau le plus haut depuis 6 mois en raison des inquiétudes liées aux récoltes de soja au Brésil. En variation mensuelle, il a augmenté de 4,8 %. Le cours de l’huile de palme a progressé de 1,3 % sur la même période alors que celui de l’huile d’arachide a enregistré une baisse mensuelle de 1,4%.

Abdou DIAW

Promouvoir les liens entre le secteur privé luxembourgeois et sénégalais afin de diversifier et de consolider le partenariat entre les deux pays. C’est tout le sens de la première mission économique luxembourgeoise qui séjourne dans notre pays depuis hier.
La première mission économique de coopération luxembourgeoise séjourne, depuis hier, au Sénégal. Elle fait suite à la dernière session de la Commission de partenariat, tenue les 2 et 3 septembre 2015 à Luxembourg. « Cette mission économique marque le début de la diversification des relations entre le Sénégal et le Luxembourg », a déclaré Martine Schommer, ambassadeur du Grand-duché de Luxembourg au Sénégal lors de la cérémonie de lancement des travaux. Magnifiant l’excellence des relations entre nos deux pays, elle a indiqué que cette mission constitue une nouvelle étape dans les relations bilatérales entre le Sénégal et le Luxembourg appelées « à s’approfondir et à se diversifier ». De pays partenaire privilégié en 1993 à la mise sur pied d’une ambassade en 2007, en passant par l’ouverture de la Maison de la coopération luxembourgeoise à Dakar, en 2001, le partenariat s’est renforcé au fil des années, s’est félicitée Martine Schommer. Aujourd’hui, les deux pays sont à leur troisième programme multi-annuel de coopération doté d’une enveloppe de 45 milliards de FCfa. Ce programme, à son avis, couvre des domaines clés du Plan Sénégal émergent (Pse).
Aussi, poursuit Mme l’ambassadeur, le Luxembourg est l’un des très rares pays qui consacre plus de 1 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement, soit plus de l’objectif international fixé à 0, 7 %. Pour encourager ses entreprises à intervenir davantage dans ses pays partenaires, la coopération luxembourgeoise mettra sur pied, en avril prochain, un instrument qui disposera d’un budget d’un million d’euros par an.  « Il est important de diversifier nos relations d’Etat à Etat en impliquant bien plus encore le secteur privé », a indiqué Martine Schommer. Pour le directeur des Affaires internationales de la Chambre de commerce de Luxembourg, Jeannot Erpelding, cette visite des opérateurs luxembourgeois montre l’intérêt de ses compatriotes pour le Sénégal et relève, dit-il, d’une « nouvelle approche du marché africain ». « La Chambre de commerce de Luxembourg a identifié le Sénégal comme un marché à fort potentiel en Afrique de l’ouest pour les entreprises luxembourgeoises », a-t-il expliqué. Selon lui, « même si quelques entreprises luxembourgeoises sont présentes sur le marché sénégalais, les échanges entre les deux pays sont restés très faibles alors qu’il existe un  potentiel considérable de part et d’autre ».

Convention de non double imposition
Le ministre du Budget, Birima Mangara, s’est réjoui de la visite des entrepreneurs luxembourgeois permettant de « sortir du cadre de partenaire économique, social et politique des pays pour aller vers un paradigme qui va booster les investissements ». « Cette mission intervient, a-t-il souligné, au moment où nos deux parties viennent de boucler, avec succès, le deuxième round des négociations ayant abouti à un projet de Convention de non double imposition ». Et la signature va intervenir dans les prochains jours, a indiqué Birima Mangara.
Selon le ministre, le Sénégal a pu réaliser de multiples activités au cours de ces dernières années grâce au soutien multiforme du Luxembourg. L’élaboration du Pse obéit, rappelle-t-il, à cette volonté politique d’inscrire le Sénégal sur la voie du développement. Au-delà des aspects juridiques, fiscaux et commerciaux, relève le ministre, le Sénégal dispose de nombreux atouts ayant trait à la stabilité des institutions démocratiques, à l’assainissement du cadre macro-économique et à ses ressources humaines de bonne qualité ainsi que sa position géographique qui en fait un pont entre l’Afrique, l’Amérique et l’Europe. Les deux pays, précise le ministre, recèlent aussi d’atouts culturels, touristiques, voire financiers.

Souleymane Diam SY

La commune de Ngayokhème a dégagé une enveloppe de 47 millions pour résoudre les problèmes d’eau par la réalisation d’infrastructures hydrauliques, a déclaré le maire Mbagnick Ndiaye. « Globalement, le coût des infrastructures hydrauliques en cours de réalisation dans la commune de Ngayokhème est évalué à 47 millions de francs CFA », a-t-il dit samedi au terme d’une visite de chantiers dans divers villages de la commune. La commune a mis 18 millions dans les travaux, déjà achevés, d’installation de bornes fontaines dans les gros villages comme Sas, a indiqué M. Ndiaye, par ailleurs ministre de la Culture et de la Communication. Les travaux, pour le raccordement du château d’eau du village de Datel, sont finis. De même, des puits et forages ont été réalisés par l’Ong Zakat house qui est un partenaire de la commune, a-t-il indiqué. A cela s’ajoute le forage multi-villages qui est en train d’être fait par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), a dit Mbagnick Ndiaye, expliquant comment sa commune a été intégrée dans ce volet du programme. « Au départ, la commune de Ngayokhème n’avait pas été retenue. Mais le plaidoyer fait sur l’état de pauvreté et les besoins de la commune assise dans une zone un peu salée a fait que le Pudc était attentif et nous a octroyé un château d’eau », a-t-il expliqué. « Je souhaite que cela soit un parmi les trois ou quatre ouvrages que nous avons sollicités pour résoudre le problème d’eau. Je crois que, sous peu, avant la fin de mon mandat, les problèmes d’eau dans la commune seront résolus », a indiqué le ministre de la Culture.

(APS)

La Banque mondiale (Bm) a dégagé une enveloppe de 15 milliards de francs CFA pour financer le Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps) étalé sur une période de six ans, a indiqué, lundi à Kaffrine, Ibrahima Niang, coordonnateur régional dudit projet. « L’Etat du Sénégal viendra en appui pour 1 milliard 200 mille de francs CFA », a précisé M. Niang lors d’un Comité régional de développement (Crd) tenu dans la salle polyvalente de Kaffrine. Lequel Crd vise, selon M. Niang, à partager le contenu du projet avec l’ensemble des acteurs des zones d’intervention que sont Koungheul (Kaffrine) de Koumpentoum et de Bakel (Tambacounda). « Il s’agit de partager les activités, les objectifs et surtout de réfléchir sur les stratégies de mise en place notamment des infrastructures d’ordre pastoral tels que les postes à vaccination, les forages, les foirails, les abattoirs entre autres », a-t-il ajouté. Il a expliqué que le Praps est un projet à caractère régional mis en place suite au forum de Nouakchott (Mauritanie) à l’issue duquel un grand plaidoyer a été fait par l’ensemble des participants en faveur du pastoralisme. Outre la région de Kaffrine, le Praps va intervenir dans les régions de Tambacounda, de Saint-Louis, de Matam et de Louga. Le projet va durer six ans et touchera directement 100 000 familles.

(APS)

Cedeao drapeauxLa Cedeao est sur le bon chemin dans son processus de mise sur pied d’une monnaie unique. Elle est d’ailleurs sur la dernière ligne droite. C’est la conviction des intervenants au cours de l’atelier de réflexion sur la monnaie unique dans l’espace Cedeao : enjeux et perspectives », organisé, samedi dernier, par l’association nationale des jeunes économistes du Sénégal (Anjes).

L’Association des jeunes économistes du Sénégal (Anjes) a organisé, samedi dernier, un atelier de réflexion sur « la monnaie unique dans l’espace Cedeao : enjeux et perspectives ». Après avoir félicité l’Anjes pour cette initiative, Mme Sarr, représentante  du Coordonnateur de la Cellule de suivi de l’intégration, a rappelé que la Cedeao est sur la dernière ligne droite de ce processus, entamé il y a 15 ans. « Nous avons franchi des étapes très importantes. Les autorités se sont engagées à y aller d’ici à 2020 », a-t-elle précisé. Le Coordonnateur de la Cellule nationale de la Cedeao, Antoine Diouf, a salué la pertinence et l’actualité du thème. « La monnaie unique est, a-t-il rappelé, l’une des problématiques complexes dans le processus d’intégration en Afrique de l’ouest. » Pour lui, la floraison de monnaies (ndr : 8 en Afrique de l’ouest) constitue un handicap majeur, avant d’indiquer que « l’ambition est très grande, mais il y a des obstacles sur le chemin ». Selon Antoine Diouf, la volonté politique est fondamentale, « si ce n’est pas le premier critère ». Toutefois, a-t-il fait observer, « les derniers jalons posés dernièrement par les chefs d’Etat de la région nous fondent à croire que nous sommes sur le bon chemin ». Le Coordonnateur de la Cellule nationale de la Cedeao reste d’avis que la monnaie unique va contribuer « à améliorer le climat des affaires de la région voire la développer ».

Mouhamadou Moustapha Cissé, doctorant à la Faseg de l’Ucad, a fait un exposé sur le thème. Etayant son argumentaire par des thèses tirées de la doctrine et de la jurisprudence de l’Union européenne (Ue) avec l’euro, il a indiqué que la monnaie unique, dans l’espace Cedeao, constitue un défi à relever à plus d’un titre. Celle-ci va, selon lui, contribuer à « l’indépendance d’esprit des chefs d’Etats de la zone, à renforcer les flux des échanges qui ont un impact positif sur l’économie de la région et surtout d’avoir une conviction partagée d’un destin commun ». Cependant, a-t-il averti, cette monnaie unique doit être arrimée à une gamme de monnaies étrangères pour « disposer de plus de marge de manœuvre dans la politique macroéconomique de la zone ». Mme Sarr de la Cellule de suivi de l’intégration estime qu’il faut régler un certain nombre de préalables. Il s’agit, entre autres, de l’harmonisation des statistiques, du règlement des critères de convergence comme l’inflation, le taux de change qui ne doit pas dépasser  10 %. « Les autorités ont décidé de revoir ces critères et les rationaliser », a-t-elle souligné. Antoine Diouf précise que la monnaie unique n’est pas une « utopie » et a demandé aux populations d’être « patientes » et « indulgentes ». « Si nous ne prenons pas ce processus par le bon bout, dit-il, nous risquons de subir des répercussions socioéconomiques fâcheuses ».

Auparavant, la présidente de l’Anjes, Aminata Konaté Ndiaye est revenue sur les objectifs de leur association qui, selon elle, vise à promouvoir l’économie et son application dans tous les domaines d’activités. Sa conviction est qu’« il faut beaucoup de travail pour arriver à une monnaie unique eu égard aux nombreux obstacles qui pourraient freiner le processus ». « Une monnaie unique, dit-elle, peut favoriser la création d’un marché commun intra-régional, la libre circulation des personnes et des biens, etc. Ne serait-ce que pour cela, les chefs d’Etats de la Cedeao doivent aller dans ce sens car la monnaie unique est un gage de souveraineté et de développement ».

Souleymane Diam SY


Papa A Seck MinLes points de vente officiels de la campagne de commercialisation de l’arachide ont favorisé des marchés avec des prix de vente élevés, s’est félicité le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck.

« Nous pouvons dire et nous en réjouir : pour la première fois de l’histoire de notre pays, il n'y a pas de marchés parallèles forts avec des prix extrêmement bas par rapport aux points de vente officiels, mais plutôt des marchés avec des prix de vente élevés », s’est félicité le ministre. Les producteurs locaux peuvent compter sur de multiples opportunités de vente de leur arachide, avec l’ouverture de ce marché par l’Etat, a-t-il ajouté, vendredi, à Kahone, une commune de la région de Kaolack (centre).

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural effectuait, dans cette zone, une tournée d’évaluation de la campagne de commercialisation de l’arachide. Selon Papa Abdoulaye Seck, grâce à l’action de l’Etat, « nous sommes passé d’un marché très étroit à un marché qui offre plusieurs opportunités de vente ».

« Cette situation rend compte d’une dynamique de filière, c’est cela qui témoigne d’une filière qui progresse », a-t-il ajouté, entouré de techniciens de son ministère, de producteurs et d’autorités locales. « Avec ces nombreuses opportunités de vente qui s’offrent aux producteurs, les paysans ne seront plus contraints de brader leurs productions et c’est cela qui va permettre aux paysans de tirer réellement profit de leur travail avec une bonne rémunération de la force de leur travail », a poursuivi le ministre. « Nous sommes en face de producteurs conscients de la nécessité d’attendre de bonnes opportunités sur le marché avant de procéder à un déstockage de leurs récoltes, des producteurs qui sont en face d’une pluralité d’opportunités de vente et choisissent les meilleures », a encore souligné le ministre.

Après Ndiaffate, Taïba Niassène et Kahone, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural se rendra dans la région de Kaffrine, au deuxième jour de sa tournée pour la poursuite de sa visite d’évaluation de la campagne de commercialisation de l’arachide.

APS


Jim Yong Kim BMDans sa dernière édition d'une étude sur les cours des matières premières, la Banque mondiale abaisse sa prévision pour le prix du pétrole brut à 37 dollars le baril en 2016, contre une projection de 51 dollars établie au mois d’octobre dernier. L’institution financière explique que cette révision à la baisse reflète plusieurs facteurs liés à l’offre et à la demande.

Dans sa dernière publication trimestrielle, la Banque mondiale table sur un repli du prix du baril du pétrole fixé à 37 dollars en 2016. D’après le rapport que l’institution financière consacre, chaque trimestre, aux perspectives des marchés des matières premières, cette révision à la baisse reflète plusieurs facteurs liés à l’offre et à la demande. Du côté de l’offre, il est noté une reprise plus rapide que prévue des exportations pétrolières iraniennes et une meilleure tenue de la production américaine grâce à des réductions de coût et des gains d’efficacité. S’agissant de la demande, la Banque mondiale relève un hiver « particulièrement doux » dans l’hémisphère Nord et de faibles projections de croissance dans les grandes économies émergentes. En effet, après un plongeon de 47% en 2015, les cours de l’or noir devraient encore reculer de 27% en moyenne en 2016. Cependant, la Banque mondiale anticipe une remontée progressive des prix au cours de l’année, en se fondant sur trois éléments. Premièrement, la forte chute des cours pétroliers enregistrée au début de l’année 2016 ne semble pas relever totalement des ressorts fondamentaux de l’offre et de la demande.

L’institution financière en déduit que cette tendance s’inversera probablement en partie. Deuxièmement, note la banque mondiale, les producteurs de pétrole qui affichent des coûts de production élevés devraient subir des pertes persistantes et procéder à des réductions de leur production qui viendront probablement compenser l’arrivée d’une offre supplémentaire sur le marché. Et troisièmement, la Banque mondiale table sur un léger renforcement de la demande lié à une reprise modeste de la croissance mondiale. Toutefois, précise l’étude, ce rebond des prix pétroliers devrait être plus faible que ceux observés à la suite de fortes baisses de 2008, 1998 et 1986 et leurs perspectives restent exposées à des risques de dégradation considérables. C’est pourquoi, avertit John Baffes, économiste senior à la Banque mondiale et principal auteur du rapport, on peut s’attendre à ce que la faiblesse des prix du pétrole et des autres matières premières dure encore un certain temps. Même si l’on voit des signes de remontée légère des prix des matières premières au cours des deux prochaines années, les risques de dégradation restent importants.

Outre les marchés pétroliers, la Banque mondiale prévoit, pour 2016, une baisse générale des prix des principaux produits de base qui s’explique par une offre toujours abondante et, dans le cas particulier des matières premières industrielles, par le ralentissement de la demande dans les économies émergentes. Sur les 46 produits de base examinés, la Banque mondiale a revu à la baisse les prix de 36 matières premières. Alors que, depuis 2000, la demande de matières premières provient principalement des pays émergents, la détérioration des perspectives de croissance dans ces économies pèse sur les prix des produits de base. D’après l’institution financière, « un ralentissement ultérieur dans les grands marchés émergents provoquerait une baisse de la croissance de leurs partenaires commerciaux et un recul de la demande mondiale de matières premières ».

Pour Ayhan Kose, directeur du Groupe des perspectives du développement de la Banque mondiale, la baisse des prix des produits de base est un phénomène à double tranchant : elle profite aux consommateurs des pays importateurs tandis qu’elle nuit aux producteurs dans les pays exportateurs nets. A son avis, il faut du temps avant que les bienfaits de la baisse des prix des matières premières ne se traduisent par une croissance économique plus soutenue dans les pays importateurs tandis que pour les pays exportateurs les préjudices sont immédiats. Pour ce qui concerne les matières premières non énergétiques, le rapport prévoit un recul global de 3,7% en 2016. Après une chute de 21% en 2015, les cours des métaux devraient baisser, cette année, de 10%, sous l’effet d’une demande plus modérée dans les économies émergentes et d’une augmentation des capacités de production. Les prix des produits agricoles devraient fléchir de 1,4% globalement et diminuer pour les principaux d’entre eux, en raison de bonnes perspectives de production, de stocks suffisants, de la diminution des coûts énergétiques et de la stabilisation de la demande de biocarburants.

Abdou DIAW


Finacement FemmesDes femmes du réseau Amidef étaient, samedi dernier, aux Parcelles assainies dans un « forum sur la micro finance et leur autonomisation ». D’après la présidente Ndèye Fatou Sylla Bâ, l’Etat doit augmenter les financements.

Dans ses activités annuelles, le réseau Alliance des masses intègres pour le développement de l’entreprenariat féminin (Amidef) et les femmes républicaines des Parcelles assainies ont organisé, samedi dernier, un «Forum sur la micro finance et l’autonomisation de la femme» au terrain Acapes de l’unité 20 des Parcelles assainies.

Ndèye Fatou Sylla Bâ, la présidente de l’Amidef a regretté l’insuffisance des financements octroyés aux femmes. « Nous avons reçu 10 millions de financement du ministre Moustapha Diop pour toutes les femmes des Parcelles  assainies. Nous faisons des activités génératrices de revenus (transformation de jus de fruits, micro jardinage transformation de céréales locales et graines d’arachides…) pour assurer notre développement », a dit la présidente du réseau Amidef, qui informe que les femmes du réseau ont exploité 10 hectares de terre dans le village de Ndour Ndour, situé dans le bassin arachidier (Kaolack).

Ndèye Fatou Sylla Bâ demande à l’Etat de revoir à la hausse les financements alloués aux femmes.  « Si nous avions 1 milliard de FCfa, cela aurait été une  bonne chose parce que nous fonctionnons sur fonds propres », a-t-elle dit. Le parrain, Mamadou Al Hadj Ly, membre du collège de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (Artp) a indiqué que les établissements et mutuelles de crédit devraient être une alternative aux banques classiques pour les femmes par la mise en place de lignes de financement adaptées avec des taux de remboursement soutenables. M. Ly a invité les autorités à augmenter les financements dédiés aux femmes pour assurer leur autonomie. Les intervenants ont soutenu que les femmes ont besoin de  mécanismes de financement souples pour développer leurs activités.

Le réseau Alliance des masses intègres pour le développement de l’entreprenariat féminin revendique 10.000 membres répartis dans 250 groupements présents sur l’ensemble des régions du Sénégal. Il a été créé en octobre 2012.

Serigne Mansour Sy CISSE


Aly Ngouille Ndiaye MinLe ministre des Mines et de l’Industrie, Aly Ngouille Ndiaye,  accompagné d’une forte délégation, a lancé les travaux du nouveau forage de Barkédji. En sus de cela, il a offert 1.800.000 de FCfa au comité de gestion pour assurer l’approvisionnement en eau du village pendant un mois. Des actions appréciées par les populations.

Les populations de Barkédji peuvent enfin pousser un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier de 1.800.000 de FCfa. Cette enveloppe leur permettra d’assure l’approvisionnement en eau potable gratuite  dans cette localité et un nouveau  forage. La nappe phréatique du forage de Barkédji  a tari depuis  le 7 janvier 2016.  Une situation qui a plongé  certaines  populations  dans une  vie difficile. Pour avoir le liquide précieux, les familles payent 100 francs pour avoir le  bidon de 20 litres.  Pour soulager les populations, les ressortissants de Barkédji résidant  à Dakar et dans la diaspora avaient offert 1.200.000 de FCfa au comité de gestion du forage. Informé de la situation qui sévit à Barkédji, une commune située à 30 kilomètres de Linguère, le ministre de l’Industrie et des Mines, par ailleurs, maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, est venu au secours des populations de ce village pour la  prise  en charge totale des besoins en eau  dans cette localité  pendant un mois.

Autre bonne nouvelle, le ministre des Mines et de l’Industrie, Aly Ngouille Ndiaye, accompagné d’une forte délégation, dans laquelle il y avait le préfet Amadou Bamba Koné, le sous-préfet Albert Sarr, le maire Houssel Sow et les élus locaux, a présidé la cérémonie de lancement des travaux du nouveau forage. Les populations ont salué les actions du maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, qui a  donné une manne financière importante  pour assurer l’approvisionnement en eau de Barkédji.

Selon le maire, Houssel Sow, « le ministre des Mines et de l’Industrie a étanché  la soif des populations de Barkédji car il a mis à la disposition du comité de gestion,  une somme importante ».

« Barkédji est dans la zone silvo-pastorale où l’élevage est la principale activité. Si donc le forage ne fonctionne plus, vous imaginez l’inquiétude des  éleveurs qui peinent  pour  la survie de leur  bétail.

Si des bonnes volontés et l’Etat du Sénégal  nous viennent en appoint, nous ne pouvons que nous en réjouir », a déclaré le chef de village,  Mansour Thane.

Aly Ngouille Ndiaye se réjouit de la réaction du ministre de l’Hydraulique qui, en quelques jours, a décidé l’implantation d’un nouveau forage. « Nous saluons cette réactivité du ministre de l’Hydraulique et pensons que dans une vingtaine de jours, qu’ils (les techniciens) auront fini pour qu’on puisse brancher sur le château d’eau et continuer l’alimentation des populations », a dit le ministre qui a salué l’initiative des fils de Barkédji qui, d’une manière spontanée, ont décidé  de contribuer pour permettre que les  populations puissent avoir de l’eau. « Barkédji, dans le département, c’est la troisième communauté après Dahra et Linguère, ce serait très difficile, pendant longtemps, comme en 2008, qu’on alimente le forage par des citernes », a ajouté le ministre. Il a rassuré les populations que le forage sera fonctionnel  sous peu et que l’Etat du Sénégal va travailler d’arrache-pied pour l’émergence de la commune de Barkédji.

Masse NDIAYE


Senelec vandalesDes équipes de la société nationale d’électricité (Senelec), en opération de maintenance aux Parcelles assainies, ont surpris un individu au Poste 10, samedi dernier vers 14 heures 30 mn, indique un communiqué. Selon cette source, cet individu avait fini de démonter tout le matériel en cuivre audit Poste et cela a occasionné une perturbation dans la fourniture en électricité dans les zones des Parcelles assainies de l’Unité 20 à 25. Pris en flagrant délit, l’individu a été appréhendé et acheminé au commissariat de police des Parcelles assainies. Au-delà des perturbations causées par cet acte de vandalisme, regrette la Senelec dans ce communiqué, « cet individu a tout simplement frôlé la mort ».

Jusque tard dans la soirée du samedi, ajoute le document, les techniciens de Senelec et ceux de ses partenaires s’attelaient à réparer les dégâts causés par cet acte de vandalisme pour le retour à la normale de l’alimentation en électricité dans les zones concernées. Cet acte, selon la Senelec, est loin d’être une première puisqu’il y a quelques mois de cela, 38 de ses postes ont été vandalisés et du matériel emporté causant d’énormes préjudices à l’entreprise et aux populations. Pour tirer cette affaire au clair, la Senelec avait, à cet effet, déposé une plainte contre X, aussi bien à la Section de Recherches de la gendarmerie qu’à la Division des investigations criminelles (Dic). Depuis lors, informe le communiqué, trois individus dont deux Sénégalais et un étranger ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt.

« Pour ne pas gêner l’enquête, poursuit la même source, la Senelec avait pris l’option de ne pas communiquer sur ces différents développements ». Aujourd’hui, avec cette nouvelle affaire suivie de l’arrestation d’un quatrième individu, elle laisse penser à l’existence d’un réseau de malfaiteurs ciblant ses postes. Après avoir présenté ses excuses aux populations affectées, Senelec promet que tous les moyens seront mis en œuvre pour que tous les auteurs de ces actes de vandalisme soient appréhendés et sanctionnés.

S. Diam SY


Pirogues st LouisSous l’égide du Comité local pour la pêche artisanale (Clpa) et de l’Usaid/Comfish, un atelier de restitution et de validation du plan local d’adaptation aux changements climatiques du Clpa de Saint-Louis s’est tenu. L’objectif est de mettre sur pied un document de référence.

Les changements climatiques impactent sur l’habitat de l’homme de même que sur ses activités génératrices de revenus.  C’est dans ce sens que s’est tenu un atelier avec pour objectif de pousser les acteurs à travailler pour une gestion concertée pour une pêche durable au Sénégal. A travers ce plan local d’adaptation, explique Dieynaba Seck du Centre de suivi écologique, un processus d’échanges avec les communautés à la base a été initié et qui a permis de lister un certain nombre d’écueils.

Ces derniers se résument à l’érosion côtière, à la houle, l’envasement et l’ensablement du littoral qui entrainent des dégâts au niveau du matériel des pêcheurs et, à la longue, une extinction de l’activité. En plus de ces difficultés, les problèmes climatiques viennent davantage assombrir le tableau. Pour des lendemains meilleurs, Mme Seck pense qu’il faut des opérations urgentes avec ce plan d’action sur 5 ans. Ainsi, les questions de reboisement, de construction d’ouvrages pour lutter contre l’érosion, de création de récifs, mais également de sensibilisation des pêcheurs sur l’importance des données météorologiques seront abordées.

Fatou Thiam, biologiste environnementaliste au sein de la structure Usaid/Comfish, est revenue sur l’importante de cet atelier. Il s’agira, selon elle, de montrer que les changements climatiques peuvent être à l’origine de problèmes socio-économiques. Les avis des experts ont poussé l’Usaid/Comfish à « mettre sur pied ce plan quinquennal qui permet d’outiller les pêcheurs, afin de rendre pérenne leurs activités », a-t-elle expliqué.

Dans sa démarche, le projet Usaid/Comfish a appuyé les conseils locaux de pêches artisanales dans l’élaboration de plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques dans le secteur de la pêche artisanale en vue de les doter de nouveaux outils de planification pour une meilleure prise en charge des questions relatives aux changements climatiques.

Amadou Maguette NDAW


SN LUXLe ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, préside, aujourd’hui, le lancement d’une mission économique multisectorielle dans la mise en œuvre du programme de coopération Sénégal-Luxembourg, indique un communiqué. Prévue à partir de 9h 30, cette rencontre se tiendra au Radisson Blue, précise la même source. 

L’ambassadrice, Martine Shommer, directrice générale de la coopération luxembourgeoise, est attendue à cette rencontre de même que Jeannot Erpelding, le directeur des Affaires internationales de la Chambre de commerce du Grand-Duché de Luxembourg.

M. G.


Accord Ansd CnecLe directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), Ababcar Sédikh Bèye et la directrice du Centre national d’état civil, Dieh Mandiaye Ba, ont signé, hier, un accord de partenariat en vue d’assurer une meilleure production de données de qualité dans les centres d’état-civil du pays.

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) s’engage à accompagner la direction du Centre national d’état-civil du Sénégal dans sa politique d’amélioration de gestion des enregistrements des naissances, des mariages et des décès. « La signature de ce contrat s’inscrit dans les cinq axes prioritaires de nos activités pour cette années », a indiqué Ababacar Sédikh Bèye, directeur de l’Ansd. Il soutient qu’il est essentiel, pour l’Etat, de disposer des données qui aideront à la prise de décision dans le contexte de mise en œuvre des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). « Le rôle de l’Ansd, dit-il, est de produire des chiffres, des situations de référence, ce qui permet de mieux suivre les différentes politiques publiques définies par l’Etat ».

Selon lui, il ne s’agit pas seulement de s’intéresser au suivi des agrégats économiques comme le Pib, l’inflation ; il est aussi nécessaire de mesurer les conditions de vie des populations. Et l’un des instruments à utiliser en ce sens, c’est l’état-civil. « Notre système de statistique a quelques faiblesses que nous essayons de corriger. Nous avons commencé à produire des données sur l’emploi. Ce qui n’existait pas. C’était un maillon faible du système. Dans d’autres secteurs comme l’état-civil, il n’y a pas un suivi régulier », reconnaît M. Bèye. Il estime que même si le dernier recensement de la population a permis d’avoir des indications, il reste beaucoup à améliorer. D’où l’intérêt de ce partenariat que l’Ansd a signé avec le Cnec.

Le directeur général de l’Ansd souligne que les données du dernier recensement ont indiqué que pour la collecte des données sur l’état-civil, l’objectif est loin d’être atteint. Il indique que 17% des Sénégalais n’ont pas de pièces d’état-civil et 72% des mariages ne sont pas déclarés. Le constat reste le même pour les décès.

17% des Sénégalais privés d’état-civil
Face à cette situation, l’Ansd a décidé de relever ce défi en travaillant avec le Centre national de l’état-civil. « Nous viendrons en appui sur les questions méthodologiques, la collecte des données, l’informatisation. Et pour bientôt, nous allons commencer à faire une cartographie des centres d’état-civil », a promis le directeur de l’Ansd.  Dieh Mandiaye Bâ, directrice du Centre national de l’état-civil (Cnec), est revenue sur la mise en œuvre de la politique d’état-civil avec l’appui de l’Union européenne avant de se féliciter de la signature de ce partenariat avec l’Ansd. « Pendant longtemps, nous avons travaillé, de manière informelle, avec des structures de l’Etat. C’était important de formaliser ce partenariat à travers cet accord. Ce qui permettra de voir les mécanismes et la méthodologie à mettre en place pour une meilleure gestion de l’état-civil », a déclaré Mme Bâ. Elle a rappelé que depuis 1972, la loi a régi l’organisation et le fonctionnement de l’état-civil. La production et la transmission de manière trimestrielle des relevés étaient une obligation.

La directrice du Cnec estime que la formalisation de cette collaboration permettra d’appliquer une disposition du code de la famille qui avait connu un retard dans son exécution. D’après elle, avant l’analyse et l’exploitation des données qui seront recueillies auprès des centres d’état-civil, il serait important d’abord d’insister sur la collecte. Dieh Mandiaye Bâ assure que le Cnec est en train de s’organiser au niveau national pour la production de ces statistiques. Il travaille aussi sur l’indexation des archives d’état-civil et sur leur autonomisation. Cela permettra de générer directement des statistiques à travers l’outil de collecte qui a été élaboré de concert avec l’Ansd, c’est-à-dire le « relevé trimestriel » des naissances, des mariages et des décès. « Nous allons essayer d’améliorer le taux d’enregistrement des naissances, des mariages et des décès », a promis la directrice du Cnec. Pour cela, le gouvernement a mis en place, avec le soutien de l’Union européenne, le projet d’appui à la modernisation de l’état-civil, qui prend en charge l’amélioration de la gouvernance des centres. Un programme d’informatisation sera lancé et 60 centres tests ont été choisis.

Abdou DIAW


Fida LogoLe Fonds international de développement agricole (Fida) vient de porter, sur les fonts baptismaux, un nouveau projet de trois ans, au Sénégal, pour aider 4.000 petits producteurs à accéder au marché agricole. Entreprise de concert avec l’Organisation néerlandaise de développement (Snv), cette initiative vise à fouetter le développement rural sur la base des chaînes de valeur agricoles.

L’approche chaîne de valeur agricole reste encore peu développée dans des pays comme le nôtre. Depuis quelques temps, le Sénégal s’évertue, en collaboration avec des partenaires au développement, à impulser cette dynamique à travers la mutualisation des efforts dans un partenariat-public-privé-producteurs dénommé 4 P. Convaincu que seule cette démarche peut booster le développement rural et contribuer, dans la foulée, à la lutte contre la pauvreté en milieu rural, le Fonds international de développement agricole (Fida) est en train de multiplier les initiatives pour accompagner notre pays dans cette voie.

Le dernier acte en date a été posé, hier, à Dakar, à travers le lancement officiel d’un nouveau projet de trois ans, en partenariat avec l’Organisation néerlandaise de développement (Snv). Il s’agit, comme l’a indiqué le Représentant du Fida au Sénégal, Luyaku Loko Nsimpasi, de promouvoir les partenariats publics-privés avec les producteurs, dans une approche chaîne de valeurs agricoles afin de relever le niveau d’entreprenariat des différents acteurs du monde rural. « L’objectif est de fournir une assistance technique aux petits producteurs en leur donnant les outils et les connaissances nécessaires pour développer des relations d’affaires dans le souci d’accroître leurs revenus et faciliter l’accès aux services de base de qualité », a expliqué Elodie Koundouno, conseillère locale de l’Organisation néerlandaise de développement (Snv).

Le Sénégal partage ce projet avec des pays comme l’Ouganda, le Mozambique, le Vietnam et le Salvador. Dans notre pays, les initiateurs comptent s’inspirer de l’expérience du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) dans la mise en œuvre. A terme, comme l’a indiqué Laurent Stravato, directeur régional de Snv, il s’agit surtout d’apporter une expertise pour mettre en relation d’affaires environ 4.000 petits producteurs dans le marché agricole. Ces derniers bénéficieront de plans d’affaires pour faciliter les contractualisations. « Aider les producteurs et productrices de l’agriculture familiale ainsi que les transformatrices à répondre aux signaux du marché reste le principal défi de ce projet », a indiqué M. Nsimpasi.

Venu présider le lancement du projet aux côtés de l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, le Conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Modou Mboup, a profité de l’occasion pour inviter les acteurs à comprendre que l’agriculture est devenue un véritable business. « L’approche filière doit être soutenue pour changer l’image que l’on fait de l’agriculture », a déclaré M. Mboup. Un avis qu’il partage avec l’ambassadeur des Pays-Bas, Théo Peters. Ce dernier demeure convaincu qu’une « amélioration des affaires dans l’agriculture, à travers une approche chaînes de valeur, est la voie la plus indiquée pour créer de la valeur ajoutée en milieu rural ». Les Pays-Bas  comptent accompagner le Fida et la Snv dans la réalisation de ce projet au Sénégal, a déclaré M. Peters.

Seydou Prosper SADIO


Air RCI Q400Le parc d’avions de la compagnie aérienne Air Côte d’Ivoire s’est enrichi d’un nouvel avion Bombardier Q400. Ce troisième avion vient s’ajouter aux six autres acquis par cette compagnie. A l’horizon 2020, Air Côte d’Ivoire ambitionne de porter sa flotte à 30 avions en vue de gagner son pari.

La compagnie aérienne de la Côte d’Ivoire vient de réceptionner son 3e avion neuf Bombardier Q400, portant ainsi son parc de gros porteurs à 7 avions.  «Si nous sommes devenus une des compagnies aériennes leaders dans la sous-région, cela est dû aux efforts de nos actionnaires et de nos employés qui, jour après jour, donnent le meilleur pour un service dépassant celui de nos concurrents», a déclaré le directeur général de Air Côte d’Ivoire, René Decurey.

Il estime que les trois Bombardier Q400 permettront à la compagnie de relier les villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire mais aussi d’ouvrir des liaisons dans la sous-région. Il a également annoncé l’acquisition du 4è avion Bombardier Q400  et du 5è Airbus A320 cette année. « Nous avons voulu célébrer une avancée nouvelle dans le voyage de notre compagnie Air Côte d’Ivoire, un voyage qui part à la découverte des pays voisins et de notre cher pays », a déclaré le président du conseil d’administration de Air Côte d’Ivoire, le général Abdoulaye Coulibaly. «Nous nous attaquions ensemble, il y a trois ans, déterminés à relever les nouveaux défis : avoir une véritable compagnie nationale aérienne à la dimension de l’émergence voulue par le président Alassane Ouattara, positionner Air Côte d’Ivoire comme un véritable outil d’intégration et faire d’Abidjan un hub des transports aériens », a-t-il poursuivi.

Aujourd’hui, souligne-t-il, « Air Côte d’Ivoire dessert 22 capitales dans la sous-région et entend aller de défi en défi pour se positionner comme une référence en terme de sécurité, de confort et d’efficacité ».

En 2016, la compagnie compte atteindre la taille critique par le bouclage de son plan de flotte à 9 avions et la maturation de son réseau à 23 destinations sous régionales et 5 destinations domestiques, a-t-il noté. Il annonce également que les autorités ivoiriennes vont acquérir 25 à 30 avions à l’horizon 2020. «Nous voulons avoir une véritable compagnie aérienne à la dimension de l’émergence voulue par le président Alassane Ouattara et positionner la compagnie comme un véritable outil d’intégration et redonner à la Côte d’Ivoire sa position de locomotive de l’économie sous-régionale», a-t-il lancé. Selon le ministre des Transports, Gaousssou Touré, l’Etat ivoirien prévoit de renflouer les caisses de la compagnie ivoirienne.  Ainsi, en rapport avec son plan d’affaires, Air Côte d’Ivoire envisage de porter son capital à plus de 100 milliards de FCfa en 2016.

De notre envoyé spécial à Abidjan
Mamadou SY


Riz localLa rizerie de Kédougou qui avait fermé, il y a presque 20 ans, sera bientôt relancée, a annoncé le président du Conseil d’administration de la Sodefitex. Il visitait, en compagnie du directeur général, cette infrastructure.

Faire de la région de Kédougou un pôle de développement agricoindustriel, c’est l’objectif de la Sodefitex dont le directeur général, Ameth Bachir Diop, et le président du Conseil d’Administrationn Assane Dia, ont effectué une tournée pour annoncer aux producteurs de riz notamment les groupements de femmes qui sont les plus impliqués, l’ouverture de la rizerie. Le Directeur général a demandé aux producteurs de se lancer  dans l’agriculture car la Sodefitex va les accompagner en matériels agricoles et en intrants pour atteindre les objectifs de l’autosuffisance en riz. « Je suis venu avec le Pca Assane Dia pour qu’il puisse voir les productions en riz et échanger avec nos partenaires du Papil et du Padaer. Nous attendons 2.000 tonnes de riz pour faire fonctionner l’usine de Kédougou», a  déclaré M. Diop.

Il a ajouté que la Sodefitex a fait un bond en avant dans la production cotonnière grâce au partenariat avec la société minière Teranga Gold Opérations qui a injecté près de 100 millions pour la relance de cette spéculation dans la région de Kédougou. « Nous sommes optimistes quant à la relance du riz avec les 1.000 tonnes que nous allons acheter à Kédougou et les 1.000 autres tonnes dans la région de Tambacounda pour que l’usine puisse bien fonctionner d’ici à 2017 », a dit le directeur général de la Sodefitex qui a félicité les femmes particulièrement Adja Aissatou Aya Ndiaye, conseillère au Conseil économique, social et environnemental et Adjia Ndèye Ndao qui ont su, « depuis des années, manager les autres femmes dans les rizières malgré les difficultés ».

Le président du Conseil d’administration de la Sodefitex Assane Dia, s’est félicité de la production de riz dans cette partie du pays. «Je suis venu avec le directeur général Bachir Diop et ses collaborateurs pour m’enquérir de l’état d’avancement de la production du riz dans la région. Ce que j’ai vu ici me rassure bien car j’ai trouvé que des camions sont en train d’être déchargés et j’ai rencontré des femmes qui sont les plus grandes productrices de riz à Kédougou ». Il a rassuré que le Conseil d’administration a déjà voté 86 millions de FCfa pour le démarrage, avant 2017, de la rizerie de Kédougou fermée depuis près de deux décennies. « Je rendrai compte, affirme-t-il, au plus haut niveau, de ce que j’ai vu à Kédougou pour un soutien en matériel aux femmes qui font presque 07 kilomètres pour arriver aux rizières. Nous quittons Kédougou très satisfaits et l’usine qui a fermé, il y a presque 20 ans, sera bientôt relancée, a-t-il assuré. »

Pape Demba SIDIBE


PME PMILe ministère de l’Industrie et des Mines a lancé un programme d’implantation de 570 petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation agroalimentaire à travers le Sénégal d’ici à 2018. Selon Amadou  Sall Dial de la division des petites et moyennes industries audit  ministère, 18 unités seront implantées dans la région de Thiès en 2016.

Hier, une rencontre d’échange sur le programme d’implantation de petites et moyennes industries et le développement d’unités de transformation agro-alimentaires a eu lieu dans la salle de réunion de la gouvernance de Thiès. A l’issue des discussions entre les chefs des différents services régionaux concernés, le directeur de la petite et moyenne industrie, un service logé au ministère des Mines et de l’Industrie, Amadou  Sall Dial a déclaré que sur les 59 unités prévues dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat pour la région de Thiès, 18 vont démarrer leurs activités au cours de l’année 2016. « Dans ce programme, 2,5 milliards de FCfa sont disponibles et le financement peut aller jusqu’à 100 millions de francs. L’entrepreneur apporte 10% du montant de son projet et supporte 1% de la garantie assurée par le Fond national des investissements prioritaires (Fongip) », a-t-il expliqué. Et avec l’accompagnement de la Banque nationale de développement économique (Bnde)  le taux de crédit est de 6,5% remboursable sur 5 ans. «  Un taux très intéressant par rapport à la tendance dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) », a-t-il soutenu.

Un point sur lequel, les chefs de service régionaux du commerce et de la planification de Thiès ont souhaité voir le gouvernement travailler à davantage baisser, si possible, ce taux de 6,5%. Ceci au vu des secteurs ciblés où l’accès à la matière première est aléatoire au Sénégal qu’il s’agisse de l’agriculture, de la pêche ou de l’élevage. Les participants ont recommandé aussi que la note d’opportunités  régionales produite  par les services déconcentrés de l’Etat axée sur l’agriculture, l’élevage et surtout la pêche, les carrières et mines, l’artisanat, soit davantage prise en compte sur le choix des cibles locomotives de cet important programme. Oumou Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre  d’harmonisation des actions du programme à l’échelle régionale dans le but de lui donner tout l’ancrage social dont il a besoin pour éviter de tomber dans les travers qui ont jusqu’ici annihilé d’énormes efforts consentis dans le secteur des petites et moyennes industries au Sénégal. C’est là  toute la pertinence du partenariat attendu entre les collectivités locales, le secteur privé et le ministère des mines et de l’industrie pour garantir le succès à ce programme, a-t-elle ajouté.

La création de zones industrielles adéquates dans toutes les régions du pays s’est aussi invitée dans les échanges.

Mbaye BA



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