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Affaires et Finances (3294)

SN ChineUne délégation économique et commerciale du gouvernement chinois conduite par le vice-ministre du Commerce, Qian Keming, séjourne, depuis hier, à Dakar.  La délégation chinoise aura des séances de travail, à partir de lundi, avec les ministres sénégalais du Commerce Alioune Sarr, de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye et de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, indique un communiqué.

Des rencontres avec les ministres de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, et de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Bâ et avec des acteurs économiques sénégalais sont prévus dans l’agenda de la délégation chinoise. Dans l’après-midi, le vice-ministre du Commerce chinois, se rend à Diamniadio pour visiter la zone industrielle. Il sera accompagné par le Ministre de l’Industrie et des Mines. Mardi, il sera reçu par le président Macky Sall.

M. G.


Attijariwafa Bank, 7e groupe bancaire du continent a lancé, hier, à Dakar, le club Afrique développement, un réseau interafricain de décideurs et d’opérateurs économiques générateur d’opportunités de croissance. Cette plateforme de services à forte  valeur ajoutée permettra aux entreprises d’accéder à des informations exclusives leur permettant de développer leur activité à l’international.

Les entreprises installées en Afrique souhaitant développer leurs activités à l’international, à travers un réseau dense de partenaires (importateurs, exportateurs, investisseurs), peuvent désormais débourser 900 euros (450 000 FCfa) comme frais d’adhésion pour faire partie du Club Afrique développement. Cette plateforme numérique innovante de mise en réseau a été lancée, hier, à Dakar, à l’initiative du  groupe bancaire Attijariwafa Bank. Elle sera  opérationnelle sur tout le continent dès le 25 janvier 2016. Pour le Directeur général du groupe, Boubker Jai, il s’agit d’une nouvelle étape  dans la mission de la banque de développer la coopération sud-sud conformément à la vision éclairée de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le club Afrique développement est l’émanation du forum du même nom dont la 4ème édition est prévue les 23 et 24 février prochains à Casablanca. Au delà de sa vocation d’être une plateforme de services à valeur ajoutée, le club sera un initiateur de débats et de rencontres d’affaires au service des dirigeants d’entreprises et décideurs africains. Il sera aussi une force de propositions pour une meilleure intégration africaine et un bon environnement des affaires en Afrique. Boubker Jai a indiqué que le club a l’ambition de créer une communauté africaine des affaires ouverte dont l’objet est de construire en priorité un réseau interafricain de décideurs et d’opérateurs économiques, générateur d’opportunités de développement et de réflexions sur les échanges et les investissements dans le continent. Ce  nouvel espace d’échanges va aussi générer des opportunités de rencontres d’affaires entre porteurs de projets et investisseurs à  l’occasion d’évènements organisé par le groupe bancaire, ses filiales en Afrique et ses partenaires stratégiques. Il va aussi donner un libre accès à des informations à forte valeur ajoutée et exclusives permettant aux adhérents de développer leurs activités à l’international.  

Boubker Jai est convaincu que l’Afrique demeure un continent attractif avec des projections de croissance de 5 % en moyenne dans les dix prochaines années. Avec 1 milliard d’habitants et 200 millions de jeunes âgés de 15 à 20 ans, le continent connaît aussi une forte croissance démographique urbaine. Dans 15 ans, un Africain sur deux sera citadin, selon le directeur du Groupe Attijariwafa Bank. Il n’a pas manqué de relever les faiblesses du continent dans le domaine énergétique car plus de 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Ce qui représente un chiffre non négligeable de 60 % de la population du continent.

Mamadou Lamine DIATTA


Le Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes) a invité, hier, la Société nationale des télécommunications (Sonatel) à accompagner davantage les Petites et moyennes entreprises (Pme) nationales dans leur croissance. Les deux entités comptent formaliser cette invite par une convention dans les prochains jours.
Travailler sur les axes de croissance de l’économie nationale et aider les petites et moyennes entreprises nationales dans leur croissance. Telle est la volonté exprimée, hier, par le Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes) lors d’une rencontre tenue avec des responsables de l’opérateur historique de téléphonie, la Sonatel.
En effet, dans leur souci de participer, de manière efficace, à la création de richesses au Sénégal, les entreprises réunies au sein du Cdes estiment que la Sonatel est aujourd’hui la société la mieux indiquée pour les accompagner dans leur développement. Plusieurs questions ont été  abordées dans le souci de matérialiser cette volonté. Si certains estiment que la Sonatel doit leur faciliter l’accès à ses marchés, le président de la Cdes, Babacar Diagne, invite, pour sa part, cette dernière à aller au-delà des demandes d’agréments en développant une discrimination positive à l’endroit des petites et moyennes entreprises nationales et en leur facilitant les procédures d’octroi de marchés.
M. Diagne estime que les deux entités doivent travailler à la mise en place d’un réseau sur les axes de croissance du développement économique du Sénégal à travers une convention. « Nous comptons sur l’accompagnement de la Sonatel pour capter davantage la commande publique et former les petites entreprises du Sénégal », a déclaré le président du Cdes. La Cdes qui compte aujourd’hui environ 115 entités œuvre à la promotion de l’auto-entreprenariat et à la mise en place d’une société financière dont le but sera de soutenir le financement de la micro-entreprise, a ajouté M. Diagne.
Ce regroupement d’entreprises locales veut également être le chantre de la formalisation de l’informelle au Sénégal. Il peut compter, dans cet élan, sur la Sonatel, selon les déclarations de Abdou Karim Mbengue, le directeur chargé des relations extérieures et de la communication de Sonatel. Ce dernier qui n’a pas manqué de réitérer la volonté de la Sonatel à accompagner les initiatives privées dans l’économie nationale invite les entreprises à miser sur la qualité et les prix pour mieux accéder aux offres de la société de téléphonie. « C’est un défi à relever au niveau des entreprises », a déclaré Abdou Karim Mbengue. Il révèle qu’en 2014, la Sonatel a injecté près de 100 milliards de FCfa dans les entreprises nationales pour ses achats.

Seydou Prosper SADIO


Paiement electonikHormis les moyens de paiement traditionnel, les compagnies d’assurance peuvent également compter sur la monnaie électronique en vue d’assurer un meilleur recouvrement des primes, d’après Mamadou Faye, ingénieur - statisticien, patron de Sen Assurance Vie. Il s’exprimait, hier, lors de la 1ère édition du forum « Jours de banques », organisée par l’Association des professionnels de banques et établissements financiers.

Initié par l’Association des professionnels de banques et établissements financiers, la première édition du forum « jours de banques » a servi de cadre aux acteurs du système bancaires et des assurances pour réfléchir sur les enjeux, opportunités et risques liés à la monnaie électronique. Ce nouvel instrument de paiement, selon Mamadou Faye, directeur de « Sen Assurance vie », ne peut pas être occulté par les assureurs en raison de ses opportunités. « Les compagnies d’assurance rencontrent, aujourd’hui, beaucoup de difficultés dans le recouvrement des primes. Et la monnaie électronique offre des avantages qui pourront booster le secteur des assurances et améliorer le taux de pénétration qui est encore très faible », a indiqué Mamadou Faye.

Selon lui, les mécanismes de recouvrement en cours, c’est-à-dire  les paiements cash, chèque, banque n’ont pas atteint les objectifs fixés.  Ils ont valu au secteur des impayés plus de 200 milliards de FCfa dans la zone Cima (Conférence interafricaine des marchés d'Assurances). C’est pourquoi,  le législateur a voulu contraindre les compagnies d’assurance à mettre plus de sérieux dans le recouvrement des primes, a-t-il expliqué.

Mamadou Faye souligne que l’article 13 qui organisait le paiement des primes a été reformulé. « Aujourd’hui, on ne peut plus vendre l’assurance sans en avoir payé ses primes au préalable », confie-t-il. Pour le patron de Sen assurance, l’innovation dans le système de paiement a permis aux assureurs de régler des primes d’assurance, d’améliorer la qualité du service, d’explorer de nouvelles niches.

« Faire évoluer la culture professionnelle dans le secteur des assurances »
Il souligne que le téléphone mobile et les évolutions technologiques et informatiques ont offert aux assureurs de nouvelles perspectives pour le règlement de primes. Il donne l’exemple de certains pays africains qui connaissent une réussite dans le secteur des assurances grâce aux modes de paiement électroniques. Mamadou Faye donne l’exemple du Kenya, du Ghana, de l’Afrique du Sud où la souscription aux services d’assurance et le paiement de primes se font, pour la plupart du temps, par téléphone.

S’agissant du Sénégal, il estime que les compagnies d’assurances ont connu des expériences assez timides avec des opérateurs comme Tigo et Orange. « Certaines compagnies nationales d’assurance ont essayé, mais ces tentatives ne sont pas encore bien maîtrisées si l’on fait une comparaison avec les autres pays africains », a-t-il affirmé. Pour mieux tirer profit des opportunités de la monnaie électronique, il est essentiel de mettre en place un certain nombre de mesures, selon Mamadou Faye. Pour lui, il faut un dispositif d’encadrement et de contrôle pour sécuriser les paiements. Il ajoute que les garanties doivent être simplifiées en sus de la mise en place d’un dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, l’encadrement des relations entre les différents partenaires –assureurs, opérateurs de téléphonie– et la répartition des responsabilités dans la commercialisation et l’exécution du service.

Amadou Diouf de la compagnie d’assurance Allianz soutient que les compagnies suivent le mouvement de l’utilisation de la monnaie électronique au Sénégal. « Les expériences en matière d’utilisation de la monnaie électronique dans le secteur des assurance sont à  saluer, même s’il reste des efforts à faire. Notre obligation est de tirer des leçons de ces expériences pour avancer », a déclaré M. Diouf.

Le professeur Abdallah Cissé, agrégé en droit, soutient que les textes existants sur l’usage de la monnaie électronique sont certes corrects, mais leur application dans des secteurs spécifiques requiert des précisions supplémentaires. Modérant la communication sur la monnaie électronique dans les assurances, il a insisté sur la nécessité de faire évoluer la culture professionnelle dans le secteur des assurances. « Lorsqu’on a de nouveaux mécanismes de paiement – la monnaie électronique – les assurances doivent opérer des changements structurels par rapport à la manière de la compagnie de penser le paiement », a dit le Pr. Cissé.

A. DIAW


Mareyeurs pikineL’association nationale des mareyeurs du Sénégal réclame une meilleure prise en compte de ses préoccupations dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). En conférence de presse dans les locaux de la ville de Pikine, les responsables de cette structure ont invité le chef de l’Etat à inclure davantage les aspirations des membres de l’association dans la mise en œuvre du Pse.

Les mareyeurs du Sénégal estiment qu’ils n’ont pas encore la part qu’ils méritent dans le Pse. Ils considèrent que l’autorité suprême du pays doit davantage les soutenir dans la promotion des activités qu’ils mènent. Président de l’Association nationale des mareyeurs du Sénégal, Thierno Mbengue a révélé que l’association a financé 105  groupements de femmes pour un montant de 150 millions de FCfa grâce à des prêts contractés auprès des banques. Cependant, il a estimé que ce montant est inférieur aux besoins de financement qui se posent au marché central au poisson de Pikine. C’est pourquoi, il a invité le chef de l’Etat à octroyer  aux mareyeurs du marché central au poisson. «Nous achetons et revendons des produits halieutiques en vue de réaliser des bénéfices et cela nécessite des financements pour notre activité», a-t-il soutenu. « C’est pourquoi, nous sollicitons vivement des financements pour appuyer le travail des mareyeurs », a-t-il ajouté.

Ils ont appelé le gouvernement à améliorer les conditions de travail des mareyeurs du marché central  au poisson, en renouvelant les installations internes. «Il est vrai que certaines installations ont été refaites mais il reste encore bien d’autres qui nécessitent d’être renouvelées», a estimé Thierno Mbengue. Les mareyeurs du Sénégal  ont décidé également de se mobiliser à l’occasion de la venue prochaine du chef de l’Etat dans la banlieue pour lui réserver un accueil populaire. Toutefois, Thierno Mbengue a salué les efforts du gouvernement pour fouetter ce secteur notamment la limitation des licences de pêche accordées aux bateaux étrangers qui pillent les ressources halieutiques de notre pays et la politique de modernisation du secteur.

Abdou DIOP


AlimentsL’Amélioration des systèmes de surveillance d’alerte pour la sécurité sanitaire des aliments fera l’objet d’un séminaire régional à Dakar du 25 au 28 janvier 2016. Placé sous l’égide de la Fao, cette rencontre qui verra la participation des pays de l’Uemoa servira de cadre pour discuter des stratégies nationales et régionales d’alerte sur les maladies d’origine alimentaire ainsi que les événements ayant une incidence sur la sécurité sanitaire des aliments dans la chaîne alimentaire, indique un communiqué.

Les maladies d’origine alimentaire et les événements ayant une incidence sur la sécurité sanitaire des aliments de tout le long de la chaîne alimentaire feront l’objet d’une rencontre régionale, à Dakar, du 25 au 28 janvier 2016, sous l’égide de l’Organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) en partenariat avec le ministère sénégalais de la Santé.

Pendant trois jours, des représentants des institutions gouvernementales venant des 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et des experts de la sécurité sanitaire des aliments au Sénégal, des secteurs de l’agriculture, de la pêche, du commerce et des services d’inspection des aliments ainsi que des représentants de laboratoires vont échanger sur la thématique de « l’amélioration de la capacité de surveillance et d’alerte rapide en sécurité sanitaire des aliments », indique la Fao.

Il s’agira, durant cette rencontre, de poser le débat et de partager des informations sur les capacités nationales et régionales de surveillance et d’alerte rapide dans les pays de l’Uemoa en ce qui concerne la sécurité sanitaire des aliments. L’atelier sera également mis à profit pour préparer les pays de cet espace communautaire ouest africain à gérer des urgences de sécurité sanitaire des aliments à travers un projet mis en œuvre au Sénégal et financé par la direction de la coopération au développement et à l’action humanitaire du ministère des Affaires étrangères du Grand Duché de Luxembourg.

Revenant sur la thématique, la Fao souligne que les systèmes d’alerte précoce ainsi que les réseaux d’alerte rapide sont des outils qui permettent aux pays et régions de prévenir, de détecter et de contrôler en temps opportun des menaces et urgences liées à la sécurité sanitaire des aliments à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. « Les maladies d’origine alimentaire ainsi que les événements ayant une incidence sur la sécurité sanitaire des aliments tout le long de la chaîne alimentaire demeurent une des causes importantes de morbidité et de mortalité dans le monde, surtout dans un contexte de globalisation et de croissance du commerce international des denrées alimentaires destinées à la consommation humaine et animale », lit-on dans le document.

Ces maladies, précise-t-on, constituent une menace pour les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire, car elles peuvent avoir des conséquences alarmantes sur la santé des populations et sur l’économie d’un pays ou d’une région. « Leur  prévention efficace et durable est donc essentielle pour améliorer la santé publique, la sécurité alimentaire et les résultats commerciaux agroalimentaires », selon la Fao.

Seydou Prosper SADIO


KoldaLe gouvernement a un ambitieux programme d’implantation de 570 unités industrielles en fonction des potentialités de chaque région. 30 unités sont prévues dans la région de Kolda.

Le Programme d’implantation des Petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation des productions de l’agriculture, de l’Elevage et de la Pêche prévoit de financer 30 unités de transformation dans la région de Kolda. L’annonce a été faite par Ibrahima Sonko de la Direction des petites et moyennes industries du ministère de l’Industrie et des mines lors d’un Comité régional de développement, mercredi dernier, à Kolda. Ce programme concerne les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Le montant total du financement pour les 14 régions du Sénégal  est de 2, 5 milliards de FCfa, logés à la Banque nationale de développement économique (Bnde). La contribution du ministère de l’Industrie et des Mines est de 500 millions de FCfa. Il est de même pour le Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires) qui apporte le même montant. Le montant maximal de financement par projet est de 100 millions de FCfa. La durée de remboursement va de 3 à 5 ans avec un différé de 3 à 6 mois. L’apport personnel est de 10 %. Pour la région de Kolda, un seul projet sera financé pour la phase expérimentale et la date de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 22 février prochain. Les promoteurs peuvent déposer leur dossier à la Direction des petites et moyennes industries ou auprès du représentant régional du Fongip, à Kolda.

Pour la plupart des intervenants,  le taux d’intérêt et l’apport personnel sont très élevés.  Ils estiment que le différé est trop court pour permettre à un promoteur de rembourser son prêt. « Dans ce projet, on a mis un dispositif permettant aux demandeurs d’accéder à des crédits à un taux d’intérêt de 6,5 %. Nous demandons aux porteurs de projet de respecter les canevas que nous allons mettre à leur disposition pour l’élaboration de leur dossier. Ils peuvent bénéficier d’un appui de nos partenaires de la Bnde dans l’élaboration du dossier de financement. Nous les invitons également à faire de leur mieux pour rembourser leur financement», a déclaré Ibrahima Sonko.

Mamadou Aliou DIALLO


SoretulPour une meilleure commercialisation des produits locaux transformés par les femmes sénégalaises, le groupe Sonatel apporte son soutien à la plateforme Web et mobile « Sooretul » qui évolue dans ce secteur. Un accord de partenariat a été signé, hier, entre les deux structures.

Le groupe Sonatel s’engage aux côtés de « Sooretoul », une plateforme Web et mobile de vente de produits locaux.  Les deux structures ont matérialisé cette collaboration, hier, à travers un accord de partenariat. « Ce soutien entre dans notre stratégie de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) et plus précisément dans la stratégie Mwoman dont l’objectif est de se positionner sur le segment des femmes, en proposant des services avec un double impact économique et sociétal », a déclaré le directeur de la Communication institutionnelle et des relations extérieures de Sonatel, Abdou Karim Mbengue. Il précise que « Sooretul » est un marché numérique des produits locaux transformés, une innovation technologique qui répond à l’engagement citoyen de Sonatel. « Cette plateforme va offrir une plus grande visibilité aux produits locaux et indexera de nouveau types de clients aux Gie (Groupement d’intérêts économiques) évoluant dans la transformation des produits locaux. Sonatel, à travers ce projet, soutient l’Etat du Sénégal dans sa volonté d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a confié M. Mbengue.

« Sooretul » se fixe comme objectifs de valoriser et de donner une visibilité aux produits transformés, en assurant une distribution à grande échelle ; de fédérer les acteurs intervenant dans la chaîne de transformation des produits ; et de participer à la promotion de la femme dans l’agro-business et l’entreprenariat. « C’est bien de proposer des services sur internet mais à travers cette plateforme et ce partenariat avec Sonatel, nous voulons toucher le maximum de Sénégalais à travers le mobile. Dans la plateforme, nous avons un service client qui permet de faire une commande via son téléphone. Il y a aussi des possibilités de faire des commandes de paniers de fruits,  de légumes etc. », a expliqué  l’initiatrice  du projet, Awa Kaba. Elle souligne que les utilisateurs peuvent aussi faire des recherches de données.

Le succès de ce projet aura des effets socioéconomiques déterminants dans la vie des populations avec l’autonomisation financière des femmes, la réduction du gap numérique et l’impulsion de l’économie numérique autour de l’agrobusiness. Pour Abdou Karim Mbengue, le triptyque Femme-Agriculture-Consommer Sénégalais est au cœur de la stratégie de Sonatel avec « Sooretul ».

Ndiol Maka SECK


Thiès SNDimanche prochain, les 2.400 artisans inscrits à la chambre des métiers de la région de Thiès iront aux urnes pour choisir les 27 délégués titulaires et leurs suppléants qui constitueront les membres de l’assemblée générale. Cette instance se réunira pour élire le président et les membres du bureau.

Dans cette course à la présidence de la chambre des métiers, Il y a Adja Maïmouna Samb, une femme connue dans le milieu depuis plus de vingt ans. A  travers son groupement d’intérêt économique dénommé « Thiakhane Fakhé », elle a formé de nombreuses couturières professionnelles. Adja Maïmouna Samb est la première femme dans  l’histoire de la chambre des métiers de  Thiès à briguer le poste de président.  Elle conduit la liste « And Suxali artisanat ak Maïmouna Samb ». « Aujourd’hui, chacun peut se lever et réclamer son statut d’artisan mais nous sommes des hommes et des femmes de métiers et non des commerçants tout simplement », a-t-elle déclaré. Maïmouna Samb a fustigé ce qu’elle appelle un « parasitage » du fichier électoral. « Nous saluons l’identification obligatoire des électeurs même si nous dénonçons l’érection d’un bureau à Taïba Ndiaye, fief du président sortant », a-t-elle déclaré. Une fois élue, elle promet une refonte totale des textes qui régissent la chambre des métiers pour l’adapter à l’évolution démocratique et économique du Sénégal. Adja Maïmouna Samb est en compétition avec le président sortant, Amadou Moctar  Sèye, tête de liste du « réseau des artisans pour l’émergence » et  Bada Ndiéguène qui dirige le « cadre unitaire des artisans ».

Face à ses challengers, Amadou Moctar Sèye  soutient que l’artisanat est   bien positionné dans le cadre macro-économique de la politique du gouvernement du Sénégal.  Il a indiqué que tout artisan détenteur de la carte d’artisan délivrée par la chambre des métiers peut voter. « Par conséquent, si cette carte est en cours de validité, son détenteur est sur le fichier électoral et donc peut voter dans l’un des cinq lieux de vote qui se trouvent à Thiès, Mbour, Tivaouane, Mékhé, Taïba Ndiaye », a-t-il affirmé.  Amadou Moctar Sèye s’engage, s’il rempile à la présidence de la chambre des métiers de Thiès, à renforcer la dynamique de valorisation des ressources locales, en développant les compétences des acteurs de l’artisanat. Le nombre de délégués est réparti entre les secteurs de la production, de l’artisanat d’art et des services.

Mbaye BA


Developpement durableLe processus d’élaboration de la stratégie nationale de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) démarre aujourd’hui. La cérémonie est co-présidée par Amadou Bâ, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et de Fatou Bintou Djibo, Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), coordonnateur du Système des Nations Unies au Sénégal, indique un communiqué.

La même source précise qu’en marge de cette activité, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Mamadou Lamine Ndongo, représentant résident de la Banque africaine de développement (Bad) vont signer un accord de financement du Projet de réhabilitation de la route nationale 2 et de désenclavement de l’île à Morphil, d’un montant de 79.246.000.000 de FCfa.

M. G.


CroissanceLe gouvernement ivoirien prévoit un taux de croissance de 9,8% en 2016 contre 9,5 % en 2015, a annoncé, jeudi, le ministre auprès du Premier ministre chargé du budget et du portefeuille de l’Etat, Abdourahmane Cissé.

« Nous voyons le taux de croissance à 9,8% en 2016 contre un taux de 9,5% en 2015 », a dit le ministre Abdourahmane Cissé aux «Rendez-vous du Gouvernement», une plateforme d'échanges sur l'action gouvernementale pour faire connaître, comprendre les actes et décisions du gouvernement aux populations et susciter leur adhésion.

Pour ce premier rendez-vous de l'année 2016 avec pour thème, «budget 2016 : consolider la dynamique de la croissance économique», le ministre du budget et du portefeuille de l'Etat a expliqué les enjeux du budget 2016 de l'Etat qui s'équilibre en recettes et en dépenses à près 5.813 milliards de FCfa. « Le budget est en constante progression. Cette évolution s'élève à 85,2 %. Cette hausse continue depuis les cinq dernières années, reflète la bonne santé de l'économie ivoirienne », s'est félicité M. Cissé.

Sur le budget 2016, a-t-il annoncé, 83 milliards de FCfa sont prévus pour le recrutement des fonctionnaires. Faisant le bilan de l'année dernière, le ministre Cissé a rappelé que le budget 2015 était marqué par une orientation des dépenses vers la promotion des investissements publics qui sont passés de 14,8 % du budget en 2010 à 30 % en 2015. Un accent particulier a été mis sur les dépenses pro-pauvres qui sont passées de 885,1 milliards de FCfa en 2010 à 1.716,4 milliards de FCfa en 2015, soit une progression d'environ 94%.

(APA)


Riz cultureLe Directeur général de la Saed, Samba Kanté, a annoncé, hier, aux producteurs du département de Dagana que l’Etat a pris toutes les dispositions nécessaires à la mise en œuvre de la campagne de production rizicole de contre saison chaude 2016 dans le département de Dagana. La Cncas, à l’issue de la première réunion du comité de crédit, a accepté de mettre en place un financement global de près de 6 milliards de FCfa.

Au cours de l’atelier de lancement de la campagne agricole 2016 de contre saison, hier, dans les locaux de la délégation de la Saed de Dagana, le  Directeur général Samba Kanté, le directeur de l’Agence régionale de la Cncas, Cheikh Ndiaye et l’ingénieur délégué de la Saed de Dagana, Alassane Bâ, ont annoncé qu’un financement de 5, 800 milliards de FCfa a été mis en place par la Cncas, à l’issue de la première réunion du comité de crédit et est destiné aux producteurs de riz de la vallée. Une deuxième réunion du comité de crédit permettra d’étudier, avec les responsables de la Saed, d’autres demandes de crédit formulées par les producteurs de riz du delta et de la vallée du fleuve Sénégal.

Samba Kanté a déclaré que toutes les contraintes liées à cette campagne rizicole de contre-saison chaude ont été levées par l’Etat. Il a exhorté les responsables des organisations paysannes et autres producteurs du département de Dagana, à travailler dans l’unité pour relever le défi de la production. 35.000 hectares seront emblavés dans le  département de Dagana.

Concernant les mesures d’accompagnement, Samba Kanté a indiqué que 1.500 hectares dans le département de Dagana ont été réhabilités et 2.000 hectares supplémentaires (nouvelles créations) ont été aménagés dans cette même zone. Les travaux d’entretien et de réfection ont porté sur 2.300 hectares.

Pour ce qui est de l’équipement en matériel agricole et d’irrigation, Samba Kanté a précisé que 72 tracteurs dont 21 déjà disponibles et 15 moissonneuses batteuses dont 6 déjà disponibles, 140 Groupes motopompes seront mobilisés dans cette campagne de contre-saison chaude rizicole 2016 dans le département de Dagana.

L’Etat, a-t-il poursuivi, par l’entremise de la Saed, a également pris d’autres dispositions qui ont permis de construire 23 magasins de stockage des produits agricoles dans ce département et de mettre en place un fonds de commercialisation de 5 milliards de FCfa. Le directeur général de la Saed s’est réjoui des efforts déployés par les producteurs du département de Dagana pour produire, l’année dernière, une grande quantité de paddy sur une superficie de 30.009 hectares emblavés. Il a surtout mis en exergue l’intérêt particulier que le président Macky Sall accorde à l’autosuffisance en riz d’ici à 2017.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Amadou Ba CroissanceLe Sénégal va émettre, le 26 janvier, des bons de trésor d’un montant de 45 milliards de FCfa (74,58 millions de dollars) à un coupon de 5,5 %, rapporte l’agence Ecofin, citant un communiqué de l'agence régionale ouest-africaine de planification de la dette Umoa-Titres. Cette émission aura une échéance de 3 ans, précise la même source. Les bons de trésor seront proposés aux investisseurs dans la zone de la monnaie FCfa en unités de 10.000 FCfa par l'intermédiaire d’une adjudication organisée par la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Créée par la Bceao en mars 2013, l’agence Umoa-Titres a pour objectif d’assister les pays émetteurs sur les questions relatives aux marchés financiers et d’organiser le dialogue entre eux et les investisseurs.

Les émissions de bons du Trésor du Sénégal avaient atteint, au premier semestre de 2015, 114,2 milliards de FCfa au taux moyen de 4,9 %, augmentant ainsi de 46,2 milliards comparativement à la même période en 2014.

M. GUEYE
(Source Agence Ecofin)


PME PMILe gouvernement a un ambitieux programme d’implantation de 570 unités industrielles en fonction des potentialités de chaque région. 2,5 milliards de FCfa sont logés à la Banque nationale de développement économique. A travers ce programme, l’Etat veut promouvoir l’entreprenariat local et la création de valeur ajoutée par la transformation et la valorisation des produits locaux particulièrement ceux de l’agriculture, l’élevage et de la pêche.

L’Etat va créer 39 unités industrielles dans la région  d’ici à 2018. L’annonce a été faite, hier, à la gouvernance de Louga par Amadou Sall Dial, directeur des Petites et moyennes industries (Pmi). «Le gouvernement, à travers le Programme d’implantation de petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation des productions de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, va installer 570 unités industrielles à l’échelle nationale. Et dans ce lot, il est prévu 39 unités pour la région de Louga », a indiqué Amadou Sall Dial au cours du Comité régional de développement spécial consacré à ce programme.

Cette rencontre d’échanges et d’information a permis aux acteurs de la région de mieux comprendre le programme (2016-2018) et ses opportunités. Ses objectifs, sa pertinence et les mécanismes de son financement ont fait l’objet de riches débats. Les participants ont reconnu que le programme est innovant. Le constat est que les pertes post-récoltes sont énormes au Sénégal.  Et pour mettre un terme à ce gâchis, le président de la République avait donné des instructions, en décembre 2013, pour la mise en place de ce programme. Un groupe de travail dirigé par le ministre de l’Industrie et des Mines a été mis en place. Il regroupe tous les ministères concernés. Ce groupe de travail épousant une approche territoriale a recommandé l’installation de ces 570 unités industrielles en fonction des potentialités de chaque région. « Les appels à programme sont lancés. La phase pilote concerne 30 unités industrielles. Et d’ici à la fin 2016, 176 autres unités seront installées », a expliqué le directeur des Petites et moyennes industries. Il a rappelé que ce programme a été mis en place avec le concours du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et la Banque nationale de développement économique (Bnde). « Nous avons aujourd’hui 2,5 milliards de FCfa à la Bnde mobilisables immédiatement pour le financement de ce programme », a assuré Amadou Sall Dial. Les secteurs tels que l’élevage, l’agro-industrie, la foresterie, le pastoralisme sont particulièrement privilégiés. Les conditions de financement sont souples. Un apport de 10 % est demandé au bénéficiaire avec un taux d’intérêt de 6 %. L’objectif réaffirmé de l’Etat est clair : « promouvoir l’entreprenariat local et la création de valeur ajoutée par la transformation et la valorisation des produits locaux particulièrement ceux de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ».

Abdoulaye Diallo

Tambacounda…Et 31 unités à Tambacounda
Dans le programme d’implantation de petites et moyennes industrie et de développement d’unités de transformation agro-agroalimentaire, 31 unités seront installées pour transformer le karité,  le maïs, les fruits et le coton. L’Etat, à travers le plan Sénégal émergent, entend réussir le développement endogène par une décentralisation industrielle et un rééquilibrage des territoires. Une enveloppe de plus de 2.5 milliards est prévue pour l’acquisition de plus de 575 unités industrielles réparties sur le territoire national.

Depuis les indépendances, la région de Tambacounda dispose d’une seule unité industrielle : la Société de développement et de fibres textiles (Sodefitex) malgré ses immenses potentialités dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, indique Ass Kassé, le  vice-président de la chambre de commerce de Tambacounda. M. Kassé a salué la pertinence des choix de développement  du président Macky Sall qui a décidé d’installer des unités industrielles dans chaque département  afin de booster l’économie locale. Il souligne que la chambre de commerce de Tambacounda commence à enregistrer des projets.

Serigne Babacar Ndiaye, expert en gestion des projets au ministère de l’Industrie et des mines, soutient que la campagne d’information sur le programme d’implantation de petites et moyennes industries et de développement d’unités de transformation agroalimentaire est bien amorcée. Il souligne que celle-ci est menée de concert avec le Fongip. Selon Serigne Babacar Ndiaye, le gouvernement du Sénégal a mis en place un financement grâce au concours du Fongip, du Fonsis et la Banque nationale pour le développement. 2,5 milliards de FCfa sont prévus pour financer les petites et moyennes industries sur toute l’étendue du territoire.

Un important dispositif est mis en place pour accompagner les promoteurs, souligne M. Ndiaye. Il était accompagné par Thierno Sakho, chef de département au Fongip. Il a annoncé que deux unités industrielles seront installées dans le premier trimestre de 2016 sur les 31 unités prévues dans la région de Tambacounda. Serigne Babacar Ndiaye a insisté sur la valeur ajoutée de ces unités industrielles qui, selon lui, contribueront à fouetter l’économie de la région. De plus, elles vont participer à la création d’emplois. Les produits ciblés dans la région de Tambacounda sont, entre autres, le karité, le maïs, les produits forestiers, le  coton.

Pape Demba SIDIBE


Etude MarcheLa 19ème édition de l’étude annuelle mondiale « Global Ceo Survey » du cabinet d’audit Pwc, qui sonde l’opinion de 1.400 dirigeants dans 83 pays, indique que la préoccupation en pénurie de talents concerne 86% des patrons africains.

Cette année, l’enquête du cabinet d’audit Pwc s’est intéressée aux opinions des dirigeants dans le monde, en général, et en particulier en Afrique. Face à la montée des incertitudes géopolitiques, la confiance des dirigeants d’entreprise dans la croissance économique mondiale a chuté. Cette confiance a chuté de 10 points entre 2015 et 2016.  Dans cette étude, l’excès de réglementation reste la première préoccupation des dirigeants d’entreprise. Les incertitudes géopolitiques arrivent en deuxième position des menaces qui préoccupent plus les dirigeants (74%) – alors qu’elles occupaient la 4e position en 2015. La volatilité des taux de change occupe la 3e place (73%) tandis que la préoccupation concernant la pénurie de talents recule même si elle inquiète toujours de nombreux dirigeants (72%).  Le cabinet Pwc explique que la préoccupation en matière de pénurie de talents est plus forte en  Afrique (86%), en Asie-Pacifique (81%), au Moyen-Orient (83%) tandis qu’elle se ressent moins fortement en Europe de l’Ouest (59 %). La cyber-menace inquiète 61% des dirigeants au niveau mondial en 2015 contre seulement 48% en 2014. Les cyber-attaques constituent une menace double portant à la fois sur les Etats et sur les entreprises. Cette préoccupation est plus forte chez les dirigeants anglo-saxons (Etats-Unis, Australie et Royaume-Uni) et au sein des secteurs de la technologie, de la banque et de l’assurance.

De l’avis de Bernard Gainnier, président de PWC France & Afrique francophone, les menaces auxquelles sont confrontées les entreprises, quelle que soit leur taille, deviennent plus complexes, dépassant les contours géopolitiques, réglementaires et sociaux. Il constate que depuis quelques années, la nature des risques va bien au-delà des enjeux nationaux et commerciaux.Il soutient que les dirigeants d’entreprise n’identifient pas de nouvelles plateformes de croissance au-delà des puissances économiques classiques que sont les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Le rééquilibrage économique de la Chine, la chute des prix du baril de pétrole ainsi que les interrogations relatives à la sécurité géopolitique dans le monde ont un impact tangible sur les incertitudes des dirigeants quant aux perspectives de croissance de l’économie mondiale. A l’échelle mondiale, seul un quart des dirigeants (27%) estime que le taux de croissance économique mondiale devrait augmenter en 2016 contre 37% en 2015 ; la moitié  d’entre eux (49%) anticipe une croissance stable. En revanche, de plus en plus de dirigeants craignent un ralentissement de la croissance économique mondiale au cours des 12 prochains mois. Ils sont 23% en 2016 contre seulement 17% en 2015. Les dirigeants d’Europe de l’Ouest sont avec les dirigeants du Moyen-Orient les plus « optimistes », selon le cabinet Pwc. Ils sont 33% à s’attendre à une hausse du taux de croissance économique mondiale, soit deux fois plus que leurs homologues d’Amérique du Nord (16%). Aux Etats-Unis, ce chiffre tombe jusqu’à 12 %. En Chine, près d’un tiers des dirigeants (32%) considère que la croissance de l’économie mondiale va ralentir en 2016 contre seulement 24% en 2015.

Les dirigeants d’entreprise sont moins confiants quant aux perspectives de croissance de leur chiffre d’affaires pour 2016 par rapport à 2015, selon l’étude du cabinet d’audit Pwc. Dans le mondial, 35% d’entre eux sont « très confiants » pour l’année à venir contre 39% l’année dernière. Cette tendance se reflète aussi à travers les dirigeants d’entreprise des principales économies mondiales. 24% des chefs d’entreprise chinois se disent très confiants 36% en 2015. Aux Etats-Unis, ils sont 33% contre 46% en 2015. Au Royaume-Uni, ils sont 33 % contre 39 % en 2015, 28% en Allemagne contre 35% en 2015. Cependant, l’Inde fait exception. En 2016, 64% de ses dirigeants sont très confiants quant aux perspectives de croissance contre 62% en 2015. Pour ces dirigeants, les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne et le Royaume-Uni restent les 4 premiers pays les plus importants pour soutenir la croissance économique mondiale.

Abdou DIAW


Abel Shilubane AfsudL’ambassade de l’Afrique du Sud au Sénégal, en partenariat avec la compagnie aérienne South African Airways, a organisé, mardi, un cocktail dinatoire au profit des hommes d’affaires sénégalais. Une occasion, pour l’ambassadeur, d’exposer les opportunités d’investissements et de commerce de son pays. Pour Abel Mxolisi Shilubane, le Sénégal et l’Afrique du Sud qui entretiennent des rapports depuis fort longtemps, sont appelés à renforcer leur coopération.

L’ambassadeur a cité l’exemple de la ferme Waf qui est un modèle de coopération sud-sud réussi. Sa conviction est que le Sénégal et son pays peuvent faire ensemble beaucoup de choses. « Le peu que nous faisons ensemble peut être démultiplié. Nos deux pays ont une grande histoire à inscrire ensemble et à raconter. Nous partageons la même histoire d’espoir et d’opportunités depuis les indépendances et bien avant », a déclaré Abel Mxolisi Shilubane.

Mounirou Samb, un des responsables de la ferme Waf, a partagé l’expérience de ce projet agricole situé dans le Lac de Guiers. Pour lui, la ferme West Africa Farms qui intervient dans l’horticulture et des radis dans le Lac du Guiers s’inscrit en droite ligne du Plan Sénégal émergent (Pse). « C’est un projet tourné vers le social. Elle constitue une bonne composante de l’agriculture sénégalaise, du Pse et du Programme de relance et d'accélération de la cadence de l'agriculture sénégalaise (Pracas) », a indiqué M. Samb. Sur une distance de 7, 5 km, la ferme Waf a creusé un canal qui permet aux populations de cultiver en toute saison, a précisé Mounirou Samb.  « Cela a créé une soupape sociale, une émergence d’une économie locale. Les populations se prennent en charge elles-mêmes », a-t-il salué. Sa conviction est que les agro-industriels peuvent s’inspirer de ce modèle de réussite visant « à aider les populations à se prendre en charge  ». La ferme Waf a connu un succès grâce au partenaire sud-africain, un pays qui capitalise beaucoup d’expériences dans le domaine de l’agriculture et grâce aux relations exemplaires et durables entre nos deux pays. Pour M. Samb, seule la coopération sud-sud peut hisser nos pays au rang des nations émergentes.

Le conseiller économique de l’ambassade de l’Afrique du Sud, Frédéric Hassanick a abordé les opportunités économiques de son pays. Selon lui, l’Afrique du Sud est la deuxième économie du continent, soulignant que son pays offre une combinaison d’infrastructures de haut niveau. L’Afrique du Sud fait partie des 26 nations les plus industrialisées du monde et occupe la 27e plus grande économie du monde, souligne-t-il. « C’est la porte d’entrée du continent africain », a poursuivi le conseiller chargé des affaires économiques, précisant qu’en 2014, l’Afrique du Sud a occupé la 41e place sur 189 pays en matière de facilitation des affaires dans le monde. Lamine Guèye, homme d’affaires sénégalais établi en Afrique du Sud, a partagé son expérience couronnée de succès.

Souleymane Diam SY


Alioune Ndiaye SonatelL’opérateur historique de télécoms au Sénégal qui n’a pas soumissionné à l’appel à candidatures pour la 4G explique sa décision par « des conditions qui ne permettent pas de créer de la valeur pour l'entreprise et l'ensemble des parties prenantes au vu du benchmark effectué ».

Vingt-quatre heures après la conférence de presse du directeur de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes dénonçant la non soumission des opérateurs nationaux à la licence 4G, la Sonatel a réagi.

L’opérateur historique explique n’avoir pas  répondu à l’appel public à candidatures pour l’attribution de fréquences 4G parce que les conditions d’attribution ne permettent pas de créer de la valeur ajoutée à l’entreprise et aux parties prenantes.  « La Sonatel a décidé de ne pas déposer d’offres compte tenu des conditions qui ne permettent pas de créer de la valeur pour l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes au vu du benchmark effectué », indique un communiqué de la société de télécoms.

Donnant l’exemple du Maroc, la Sonatal souligne que 2 des 3 opérateurs ont payé l’équivalent de 30 milliards de FCfa alors que ce pays est 2,5 fois plus peuplé que le Sénégal et 3,5 fois plus riche. « Sous ce rapport, le prix total des licences 4G au Sénégal serait évalué autour de  14,5 milliards de FCfa », estime l’opérateur de téléphonie. « En Guinée-Bissau, le groupe Sonatel, par le biais de sa filiale Orange Bissau, a pu acquérir les licences 3G et 4G pour un montant de  2 milliards de FCfa au mois de décembre dernier », indique la Sonatel.

L’opérateur historique qui réaffirme son fort intérêt pour la technologie 4G et sa volonté de la développer au plus vite au Sénégal, rappelle qu’elle a pu dérouler, avec succès sur le plan technique, une phase pilote de 14 mois  qui s’est terminée le 31 mars 2015, suite à l’autorisation que l’Artp avait bien voulu lui donner en 2013. Sonatel réaffirme son engagement « aux côtés de l’Etat pour l’émergence numérique du Sénégal ».

L’Artp avait lancé, le 16 novembre 2015, un appel à candidatures pour l’attribution des licences et des fréquences de la 4 G. Jusqu’au 18 janvier 2016, date limite de dépôt, aucun opérateur présent au Sénégal n’avait soumissionné. Une décision que le directeur de l’Artp a dénoncé, précisant avoir reçu, le 17 décembre 2015, une lettre signée des trois opérateurs « pour signaler leur préoccupation sur le prix de réserve de la licence ».  Une démarche que l’Artp qualifie «  d’entente illicite qui constitue un manquement grave à la procédure et vise à forcer l’Etat à revoir sa position ». Lors de la conférence de presse, Abdou Karim Sall a annoncé l’exclusion des trois opérateurs présents au Sénégal de l’appel à candidature qui sera à nouveau lancé.

Le prix de réserve de la licence a été fixé à 30 milliards de FCfa pour 20 ans. Et le directeur de l’Artp a expliqué que ce prix a été élaboré à partir d’un benchmark de plus de 20 pays. Il a soutenu que ce prix tient compte de la qualité et de la quantité des bandes de fréquence proposées (bandes 800Mhz, 700Mhz et 1.800Mhz), de la population, des revenus du marché des télécoms au Sénégal et des obligations de la licence en matière de couverture 4 G. « Le marché des télécoms représente plus de 1.000 milliards de FCfa par an, des taux de rentabilité  (Editda) des opérateurs de 20 à 50% », a expliqué M. Sall.

M. GUEYE


BTP« Le pôle urbain de Diamniadio a fini de prendre une dimension internationale ; après la récente visite d’investisseurs Turcs, les Polonais sont venus nous voir avant l’accueil dans les prochaines semaines de développeurs Anglais», a affirmé, hier, Pape Sow, responsable de la communication de la Délégation générale du pôle urbain de Diamniadio(Dgpu).

La forte délégation polonaise qui a été séduite par les chantiers du pôle a annoncé l’édification prochaine d’une grande école des métiers du Btp. Elle sera  destinée à la formation des personnels intermédiaires du secteur notamment les maçons, les électriciens ou les plombiers. Les Polonais sont convaincus qu’il y a une très forte demande en formation dans ces catégories socioprofessionnelles malgré des ressources humaines de qualité identifiées dans le top management au Sénégal.

Selon la présidente de la chambre de commerce polonaise de France, Hanna Stypulkowska Gouttière, ce cluster (groupement d’intérêt économique) d’entreprises polonaises  est composé d’exportateurs du secteur de la construction. Des sociétés qui se sont regroupées afin d’identifier des marchés en Afrique avec le Sénégal comme porte d’entrée. Le choix du Sénégal s’explique par sa stabilité sociopolitique légendaire a expliqué Mme Gouttière. Les Polonais  vont, en outre, apporter leur savoir-faire dans un transfert de technologies. Pour eux, Diamniadio représente un laboratoire de choix.

Parmi les sociétés polonaises intéressées par le pôle de Diamniadio, figurent la Sn Strukton, une entreprise générale spécialisée dans le bâtiment, la Fbi Tasbud, la Seen Technologies, une entreprise qui évolue dans l’assainissement, le traitement des eaux, des déchets et la Fbi Tasbud. Pour le chef du bureau économique de l’ambassade du Sénégal en France, Abdoulaye Mbodj, ce cluster de 15 grandes entreprises polonaises travaille dans l’export et fera du transfert de technologies son crédo. Le partage d’expériences sera, à coup sûr, bénéfique aux Sénégalais. Les Polonais veulent travailler dans la durée,  a renchéri  M. Mbodj, en précisant qu’il s’agit de la première visite du Cluster en terre africaine.

Edifié sur une superficie globale de 1.644 hectares, le pôle urbain de Diamniadio a démarré ses activités après la cérémonie de lancement, le 24 mai 2014 en présence du chef de l’Etat, Macky Sall. Plusieurs ouvrages comme la deuxième université de Dakar, des logements sociaux ou le parc industriel, sont en train de sortir de terre, faisant du site une valeureuse excroissance  de la capitale sénégalaise.

Mamadou Lamine DIATTA


RAM confLa compagnie aérienne marocaine a lancé, lundi, à Dakar, sa stratégie. «On évolue pour vous » qui a vulgarisé les améliorations apportées à la qualité des services de la Royal Air Maroc.

Avant-hier, au cours d’une rencontre, Yassine Tazi, Directeur régional-Sénégal et Bachir Thiam, responsable des relations publiques, ont levé un coin du voile sur la nouvelle offre de la Royal Air Maroc pour mieux satisfaire la clientèle. La compagnie marocaine a introduit de nombreuses innovations dans sa stratégie «On évolue pour vous». Celle-ci vulgarise les améliorations de la qualité des services de la Royal Air Maroc.

Cette stratégie répertorie les améliorations apportées au parcours client, c'est-à-dire à partir des points de contact de l'agence de voyage de la Ram en passant par l'enregistrement, le processus d'embarquement, le service à bord et la réception des bagages. « On a balisé tout le parcours client dans la perspective de faciliter le voyage des clients sur les 90 destinations de la Ram dans le monde », a indiqué Yassine Tazi, en insistant sur l’attention particulière accordée à la clientèle au départ et à destination du continent africain. Pour l’enregistrement par exemple, un service en ligne est désormais accessible vers de nombreuses destinations. Cela a l’avantage d’éviter l’attente au guichet, a expliqué Yassine Tazi.

Parmi les innovations, il y a également le confort des passagers. 5 cm d’espace en plus ont été ajoutés entre les rangées de sièges. « Nous avons réaménagé tous nos avions pour vous offrir plus de détente à bord. Plusieurs rangées de sièges ont été retirées pour vous offrir 5 cm d’espace en plus. Ainsi, vous voyagez plus confortablement, quelle que soit votre place à bord », s’est félicité Bachir Thiam. Le responsable des Relations publiques a mis l’accent sur la restauration à bord des avions de la Ram, soulignant que le menu a été enrichi avec des plats sénégalais au départ de Dakar et ivoiriens au départ d’Abidjan. « Les recettes ont été revisitées par de grands chefs », insiste-t-il.  De nouvelles prestations de divertissement sont offertes à bord des avions surtout pour les enfants avec des jouets diversifiés durant le vol. Malgré ses améliorations, Bachir Thiam a dit que la Ram est à l'écoute des usagers et professionnels de la presse et des agences de voyage pour améliorer en permanence ses produits.

La Ram avait lancé, en décembre 2015, sur sa ligne Casablanca-Dakar, un 3e vol quotidien, faisant de la capitale sénégalaise la 2e plus importante desserte, après Paris.

Mamadou GUEYE


Productions animalesPasser en revue, avec les participants, les biotechnologies de la première génération et harmoniser les protocoles sur la collecte, le contrôle de la qualité, l’étiquetage et la distribution du matériel génétique en provenance des pays membres de la banque régionale de gênes. Tels sont les objectifs de l’atelier de formation des représentants des pays africains sur la manipulation du matériel génétique animal qui a démarré, hier, à Dakar.

Pour le représentant du Bureau interafricain pour les ressources animales de l’Union africaine (Ua-Bira), Simplice Nouala, les races animales, malgré leur adaptation, leur rusticité et leur aptitude à développer des productions animales, sont menacées à  travers le monde en général et en Afrique en particulier, par des politiques d’amélioration de l’élevage caractérisées par l’introduction de races exotiques.

Pour faire face à une telle situation, le Bureau interafricain pour les ressources animales a développé un projet génétique pour la préservation de ces races locales.  Ce projet  mis en place par l’Ua-Bira, dénommé "Renforcement de la capacité des pays africains à la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques des animaux d'Afrique", vise à mettre en place des banques régionales de gènes appliquant certaines biotechnologies, actuellement maîtrisées que sont la récolte des semences animales et d’embryons, selon M. Nouala. De telles biotechnologies sont basées sur la congélation du sperme et des embryons  et permettent de préserver les espèces. A travers cet atelier organisé par l’Ua-Bira, il s’agit de « se pencher sur les procédures d’installation et de fonctionnement de ces banques régionales de gènes en rapport avec leurs missions assignées de réception, de stockage et de distribution de semences et d’embryons ; et des conditions sanitaires et zootechniques à respecter par les pays qui ont accepté de participer à ces banques régionales de gènes ».   L’Ua-Bira doit, souligne-t-il, œuvrer à la formation des experts des pays membres à la manipulation du matériel génétique pour se libérer de la dépendance de nos pays à l’importation des semences animales et pour développer le sous-secteur de l’élevage en Afrique.

Le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Mamadou Ousseynou Sakho, qui représentait le ministre Aminata Mbengue Ndiaye, a indiqué que le Sénégal a entrepris beaucoup d’initiatives pour le développement du sous-secteur de l’élevage dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Dans le domaine de la recherche, des résultats probants ont été obtenus grâce à l’appui de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) et du Centre national d’amélioration génétique (Cnag) pour l'amélioration des ressources de qualité.

M. SY


Quai PecheLe volume global des mises à terres de la pêche artisanale au Sénégal est estimé à 372.548 tonnes, en 2014, pour une valeur commerciale d’environ 93,5 milliards de FCfa, a déclaré hier le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Moustapha Ly, à l’ouverture de la réunion de réflexion sur la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale africaine.

Au Sénégal, la pêche artisanale assure près de 95 % des mises à terres de la pêche maritime. En 2014, le volume global des mises à terres était estimé à 372.548 tonnes pour une valeur commerciale d’environ 93,5 milliards de FCfa, a déclaré, hier, le Secrétaire général du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Moustapha Ly, à l’ouverture de la réunion de réflexion sur la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale africaine et sa contribution aux objectifs du Programme de transformation agricole accélérée de l’Afrique.

En Afrique, a-t-il souligné, les pêches continentales et maritimes contribuent significativement à la sécurité alimentaire et aux revenus d’une bonne partie des populations disséminées le long des plans d’eau du continent. Compte tenu de l’importance de ce secteur, a-t-il relevé, le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime a entrepris, dans une démarche responsable et inclusive, des réformes importantes du secteur visant à impliquer davantage les acteurs dans la réhabilitation des écosystèmes marins et côtiers et dans la gestion des ressources halieutiques pour le bien-être des populations ».

Selon lui, le secteur fait face à de nombreuses difficultés. « Face à la surexploitation des ressources halieutiques et aux limites d’une centralisation excessive pratiquée depuis plusieurs décennies, l’Etat du Sénégal, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a expérimenté et adopté l’approche cogestion, participant ainsi, de manière considérable, à l’amélioration de la prise de conscience par les acteurs de leur rôle et responsabilité dans la gestion durable de ces ressources », a-t-il affirmé. Après s’être félicité de l’initiative de l’Ua-Bira qui met prioritairement en œuvre les recommandations du 23ème Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements à Malabo en Guinée équatoriale, en juin 2014, il a déclaré que celle-ci permettra de partager les expériences afin d’élaborer de nouvelles stratégies et plans d’actions pour la bonne gouvernance des ressources halieutiques.

Pour le représentant de l’Ua-Bira, Simplice Nouala, l’objectif de cette réunion de réflexion, initiée par son organisme est de partager les expériences, leçons apprises et les interventions en cours dans le sous-secteur et élaborer des stratégies et plans d’actions pour améliorer la gouvernance et la gestion de la pêche artisanale dans la Déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation accélérée de l’agriculture (incluant pêches et aquaculture) pour la prospérité partagée et des moyens de subsistance améliorés.

Mamadou SY


Papa Abd SeckVenu présider la cérémonie de dédicace du livre sur les mémoires de Baba Dioum : « Dans l’antichambre du pouvoir » des éditions Harmattan Sénégal, le Dr Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a profité de l’occasion pour revenir sur la logique du marché dans les politiques agricoles. Il estime que seul le marché peut tirer durablement la production.

Dans une sémantique soutenue par des incursions philosophiques renvoyant par moment aux pensées de Socrates, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a partagé, à l’occasion de la publication des mémoires du doyen Baba Dioum, ancien directeur national des Eaux et forêts du Sénégal, le concept d’une agriculture durable, dans des pays comme le Sénégal. Selon le ministre, « l’évolution du monde recommande, aujourd’hui, une sécurité alimentaire ».

Devant un parterre d’anciens dignitaires du régime socialiste parmi lesquels Cheikh Abdoul Khadre Cossikho, ancien ministre du développement rural et des proches de Baba Dioum, le ministre de l’agriculture et de l’Equipement rural a insisté sur la volonté des autorités à accorder au secteur de l’agriculture une attention particulière. « Au-delà du terrain, c’est une conviction forte exprimée par le chef de l’Etat », a soutenu M. Seck. A l’image de l’auteur de l’ouvrage, le Dr Seck estime que « seul le marché peut tirer durablement la production ».

Dans ce combat, il rejoint la conviction du doyen Baba Dioum, pour inviter le Sénégal à accorder une attention particulière sur la logique du marché pour booster la productivité dans le secteur agricole à l’image de certaines expériences vécues en Centrafrique avec les tubercules et au Mali avec le bétail. « J’estime que les options du président Macky Sall sont en phase avec le contenu des mémoires de Baba Dioum en développement rural  et de l’agriculture orientée sur la marché », a dit le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Papa Abdoulaye Seck, tout comme le doyen Baba Dioum, est convaincu que cette logique du marché repose sur une volonté soutenue d’accompagner la recherche dans toutes les composantes du secteur agricole.

Seydou Prosper SADIO


B Sene EcoLa souveraineté monétaire peut permettre à un pays de pouvoir manipuler sa politique monétaire en toute autonomie pour faire face aux chocs économiques, selon l’économiste Babacar Sène, agrégé des Universités. Il animait, samedi dernier, une conférence sur le thème « Souveraineté monétaire de l’Afrique et le Franc Cfa » à l’occasion des « Rendez-vous de l’Afrique consciente », organisés par Hulo Guillabert.

Introduisant le thème de sa communication, l’économiste Babacar Sène note que la souveraineté monétaire de l’Afrique a fait l’objet, ces dernières années, de  nombreux débats. Si certains ont préféré abandonner leur monnaie pour intégrer une union monétaire, d’autres ont décidé de garder leur propre monnaie et disposer d’une certaine autonomie. Il a donné l’exemple du Nigeria qui a décidé de suspendre la convertibilité du Naira en dollar. D’après le conférencier, la souveraineté monétaire peut être gage d’optimalité. Il explique que le choix d’adhérer à une zone monétaire ou bien de choisir un régime de change dépend des politiques.

L’économiste note que la souveraineté monétaire permet à un pays de contrecarrer les chocs exogènes ou endogènes. Autrement dit, un pays souverain sur le plan monétaire peut manipuler, à tout moment, sa monnaie pour faire face à des chocs économiques comme un repli du prix du baril de pétrole, la fluctuation du taux directeur du dollar. Alors que cela n’est pas possible pour un pays membre d’une zone monétaire.  C’est le cas dans la zone Euro avec l’Allemagne qui a des problèmes économiques différents de ceux de la Grèce. Pour Babacar Sène, dans une souveraineté monétaire, un pays, à travers sa banque centrale, peut utiliser l’arme monétaire pour faire face à des problèmes d’ordre économique comme l’emploi, la croissance, l’inflation. « Pourquoi l’Afrique devrait-elle être souveraine sur le plan monétaire ? », se demande l’économiste.  Il avance les avantages liés à la souveraineté monétaire comme réponse. Le professeur Sène souligne que les débats sur cette question s’inscrivent dans la littérature liée au choix d’un régime de change (fixe ou flottant). Les pays qui disposent de leur propre monnaie peuvent laisser celle-ci flotter sur le marché de change.  Et leur banque centrale aura beaucoup plus de marges de  manœuvre pour faire face à un certain nombre de difficultés économiques. Contrairement à un régime de change fixe où le pays membre est tenu de respecter la parité en vigueur. En sus de cela, souligne l’économiste, que dans une souveraineté monétaire, les taux de change peuvent jouer un rôle de stabilisateur économique. Les pays avec un régime de change flottant, peuvent déprécier leur monnaie et retrouver une certaine compétitivité internationale.

Comme autres avantages, il y a  l’autonomie de sa politique monétaire. La banque centrale peut intervenir à tout moment sur le marché financier. Et elle n’est pas contrainte d’intervenir sur le marché de change pour défendre sa parité fixe. La politique monétaire peut également être utilisée pour atteindre d’autres objectifs économiques internes et externes. En d’autres termes, dans certains pays, la banque centrale se fixe seulement pour objectif de lutter contre l’inflation alors que d’autres mettent l’accent sur la croissance. Selon M. Sène, les institutions financières d’émission doivent aussi s’occuper de la croissance, comme c’est le cas aux Etats unis où lorsque l’économie américaine souffre des problèmes de croissance, la Fed (banque centrale américaine) intervient.  « Pour mettre en place des politiques de développement d’émergence, il est fondamental qu’on aille vers des règles qui tiennent compte de la croissance dans la politique monétaire. L’autonomie de la politique monétaire veut dire aussi qu’aucun pays n’est obligé d’importer de l’inflation », insiste l’économiste.

Abdou DIAW

NÉCESSITÉ D’UNE AUTORITÉ MONÉTAIRE QUI S’AFFIRME
Selon Babacar Sène, quatre éléments sont essentiels pour définir la souveraineté monétaire d’un Etat : la présence d’une autorité qui s’affirme en matière monétaire dans un espace bien déterminé ; la définition, par cette autorité, d’une unité de compte ; la possibilité de prélèvement par cette autorité d’un revenu de souveraineté et l’établissement et la définition de symboles monétaires.

A cela s’ajoutent d’autres éléments importants comme la capacité de l’Etat à imposer des instruments monétaires dans les pratiques internes de comptes et de paiement, la capacité de l’Etat à maîtriser les pratiques de conversion entre monnaie nationale et étrangère comme vient de le faire le Nigeria pour faire face au repli du prix du baril. Cela permet à la banque centrale nigériane de disposer d’assez de resserves pour faire face à des chocs exogènes voire endogènes. L’Etat doit avoir aussi la capacité de mener une politique monétaire. Selon l’économiste, les pays doivent aussi être en mesure de mener une politique de change fixe ou flottant. Il a donné l’exemple de la Chine qui, à tout moment, peut sous-évaluer ou surévaluer la valeur du yuan sur le marché financier sans pour autant que les autres puissent faire autre chose.

Le professeur Sène soutient que le choix d’un régime monétaire dépend d’un ensemble de critères sur le plan économique qu’il faut pondérer, selon les périodes et les régions du monde. Certains pays peuvent décider d’avoir une certaine souveraineté monétaire. En Afrique, on peut citer le cas de l’Afrique du Sud avec son rand, le Nigeria avec son Naira. D’autres peuvent aussi choisir des solutions plus souples en rejoignant une union monétaire comme les pays de la zone franc (Uemoa et Cemac).

A. DIAW

MINIMISER LES RISQUES D’INSTABILITÉ
L’économiste estime que l’abandon de sa souveraineté monétaire et l’adhésion à une union peut être source d’instabilité. Car, explique-t-il, il est difficile de construire une zone monétaire optimale où le fédéralisme budgétaire (mettre en commun les budgets des Etats d’une union) doit être respecté. « En Afrique, lorsqu’on veut aller vers  une souveraineté monétaire, on peut le faire en restant toujours ensemble mais en ayant une monnaie qui flotte sur le marché international, une monnaie indépendante des autres monnaies à l’image de celle de la Chine », indique le professeur Babacar Sène. Dans le monde, de grands pays comme la France, l’Allemagne, l’Espagne ont abandonné leur monnaie nationale au profit de l’euro. Par contre, si l’on prend l’exemple de la Grande Bretagne, elle a toujours gardé sa propre monnaie, la livre sterling. Selon l’économiste, la notion de souveraineté monétaire reste un sujet d’envergure mondiale du point de vue philosophique, politique et économique.

A. DIAW


Abel M ShilubaneAbel Mxolisi Shilubane, ambassadeur d’Afrique du sud à Dakar, accompagné d’une délégation composée d’universitaires agronomes de Thiès et de diplomates sénégalais,  a visité la ferme du West African Farms (Waf), à Yamane, dans le département de Dagana. L’objectif est de montrer les réalisations réussies de cette ferme gérée par des Sud-africains.

Après la visite, les membres de la délégation se sont dits émerveillés par cet exemple de partenariat sud-sud, avec le Sénégal qui bénéficie de l’expérience sud-africaine, un pays aux connaissances très poussées dans le domaine de l’agriculture. En effet, à Yamane, sur une surface évolutive, qui devra aller de 200 à 500 hectares, la société Waf qui détient des capitaux britanniques, cultive l’oignon vert et le radis, avec un tonnage qui tourne entre 2.000 et 2.500 tonnes exportées à Londres. Ces chiffres seront doublés à l’horizon 2017-2025.

L’ambassadeur sud-africain, Abel Mxolisi Shilubane, souligne que les directives du président Zouma sont respectées à travers ce partenariat. En effet, lors de sa visite au Sénégal, le président sud-africain, Jacob Zouma, avait paraphé, avec le président Macky Sall, un protocole qui porte sur la densification des échanges surtout dans le domaine de l’agriculture.  L’ambassadeur a annoncé un forum des affaires entre des investisseurs Sud-africains et Sénégalais, à Dakar, à partir du 19 janvier. L’agriculture, a-t-il souligné, sera le point central des discussions avec la participation d’une trentaine d’hommes d’affaires.

Dans sa politique, le Waf a inclus le transfert de technologie, avec pour finalité, souligne Mounirou Samb, manager adjoint de la structure, « d’accueillir les étudiants pour des stages pratiques, afin de compléter leur formation théoriques ». A terme, affirme M. Samb, cela aidera Waf à ne plus faire appel à des compétences étrangères.  Dans cette logique, le Pr Samba Arona Ndiaye de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) s’est dit  impressionné par les différentes installations.  Pour l’universitaire, la convention qui va être signée entre le Waf et l’université de Thiès sera bénéfique pour les étudiants. Car,  l’objectif du Sénégal, c’est faire de l’agriculture le moteur du développement économique et social. Il a indiqué que si cette expérience est démultipliée, elle peut permettre l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

Pour Mounirou Samb, l’approche du Waf qui a creusé un canal d’irrigation pour les riverains en collaboration avec les populations, permettra une semi-industrialisation des exploitations familiales, afin de booster l’économie des ménages.  A son avis, c’est une collaboration gagnant-gagnant pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Par ailleurs, à travers ses exportations, Waf rééquilibre la balance commerciale.

Dans les projets, cette ferme moderne compte exploiter 500 hectares et, du coup, atteindre 4.000 à 5.000 tonnes de production à l’horizon 2017-2025. Aussi, il s’agira de faire tourner Waf pendant toute l’année avec d’autres types de produits proposés.

Pour sa part,  Mariame Sy, directrice Afrique et Union africaine au ministère des Affaires étrangères, a salué l’implication des populations dans ce projet.

A. M. NDAW


Le nouveau directeur de la promotion touristique du ministère du Tourisme et des Transports aériens est un homme du sérail. Amdy Sène mise sur la concertation pour repositionner le Sénégal comme une destination majeure.  
Amdy Sène est le nouveau directeur de la promotion touristique. Le choix porté sur sa personne n’est pas gratuit. Ce quinquagénaire, ingénieur en aménagement du territoire, est titulaire d’un Master en Tourisme et est expert de la Cedeao pour le classement des hôtels. Il est un pur produit du ministère du Tourisme et des Transports aériens qu’il a intégré en 1990. C’est donc un homme du sérail à la carrière bien riche qui a été promu à ce poste stratégique.
Amdy Sène est né, à Dakar, en 1962. Il a fait ses études primaires à l’école Paille d’arachide de la Gueule Tapée. Le certificat d’étude primaire élémentaire en poche, il intègre le Centre d’enseignement moyen général de Cerf-volant où il décroche son Bfem en 1980. Il fait ses études secondaires au lycée Charles De Gaulle de Saint-Louis, après un passage au lycée Limamoulaye de Guédiawaye. En 1986, M. Sène décroche son baccalauréat série C, l’équivalent de la série S1.
Il poursuit ses études à l’Ecole nationale d’économie appliquée (Enea) actuelle Esea où il obtient un Brevet, option  Aménagement du Territoire et Gestion de Projets délivré par l’université de Texas Tech. Chez Amdy Sène, le désir de se perfectionner est permanent. Comme l’atteste son riche Cv. Il a un diplôme en Management touristique à Salzbourg en Autriche et un certificat en gestion des petites et moyennes entreprises touristiques du Collège de Galilée en Israël, un Master en Tourisme à l’Ecole internationale des Sciences touristiques de Rome. Il prépare actuellement un Dess en communication à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication (Issic).
Dans ses nouveaux habits, Amdy Sène dévoile sa feuille de route : « repositionner le Sénégal comme une destination majeure ». Tâche énorme dans un secteur en chute libre depuis de nombreuses années. Mais M. Sène a son idée. Il mise sur la concertation pour faire du tourisme un levier de croissance et un secteur pourvoyeur d’emploi. Il compte également promouvoir le tourisme intérieur en misant sur les potentialités culturelles des terroirs.   
Avant sa nouvelle fonction, Amdy Sène a occupé de nombreux postes. En 1990, il a été chef du Bureau des aménagements à la division des investissements. Trois ans plus tard, il devient chef de Service régional du Tourisme de Saint-Louis et Louga. Dix ans plus tard, en 2002, il est promu Conseiller technique chargé du Marketing, l’année suivante, il est  Conseiller technique, chef du service de la communication puis Directeur de la Réglementation et de l’Encadrement du Tourisme en 2004. A ce poste, Amdy Sène a été président de la commission nationale de classement des établissements d’hébergement touristiques, Président de la commission nationale  de délivrance des licences d’agences de voyages, de tourisme et de transports touristique, président de la commission de délivrance des cartes de guide de tourisme, membre du conseil d’orientation de l’ex Anpt. Et de 2013 jusqu’à sa nomination à la Direction des Investissements et de la Promotion touristique, Amdy Sène était Directeur de l’Ecole nationale de formation hôtelière et touristique. A côté de ses activités professionnelles, M. Faye enseigne dans certains instituts de formation.

El hadji Ibrahima THIAM et Mamadou GUEYE



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