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Affaires et Finances (3294)

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a affiché son optimisme quant à l’imminence de la signature de l’accord entre le Sénégal et la Mauritanie. Il a annoncé, hier, à l’issue de la rencontre avec l’équipe des négociateurs et des acteurs de la pêche de la ville de Saint-Louis, que le ministre mauritanien en charge de ce département sera au Sénégal dans la première semaine du mois d’avril pour parapher l’accord.

S’achemine-t-on vers un dénouement heureux dans les négociations entre le Sénégal et la Mauritanie sur l’accord de pêche ? Tout porte à le croire. Hier, au sortir d’une rencontre avec l’équipe des négociateurs dirigée par Mamadou Goudiaby et les acteurs de la pêche de Saint-Louis, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a affiché son optimisme. Il a déclaré que le processus de négociation d’un protocole d’accord avec la Mauritanie est en « bonne voie ». « C’est en très bonne voie et la signature s’effectuera dans la première semaine du mois d’avril », a assuré le ministre.

Les négociateurs sénégalais ont séjourné, en Mauritanie, du 21 au 25 mars 2018. Un séjour décisif puisqu’il a permis aux deux parties de s’entendre sur l’essentiel. Oumar Guèye a annoncé que son homologue mauritanien est attendu dans la première semaine d’avril, à Dakar, pour parapher l’accord. Il a souligné que la signature de l’accord devait intervenir le 31 mars 2018, conformément aux instructions des présidents Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz, mais à cause d’un problème d’agenda de son homologue mauritanien, la cérémonie a été décalée. «La signature devait se faire le 31 mars prochain comme prévue mais le ministre mauritanien a un problème d’agenda. Il sera à Dakar, dans la première semaine d’avril, pour la finalisation du protocole », a expliqué Oumar Guèye.

L’équipe des négociateurs était composée des directeurs des pêches maritimes, de la surveillance et de la protection des pêches et des industries de pêche. Outre ces officiels, la délégation comprenait également des représentants de chaque segment des acteurs de la pêche de la région de Saint-Louis : les senneurs qui sont des pêcheurs disposant de grandes pirogues pratiquant la pêche par senne tournante ; des pêcheurs disposant de petites pirogues appelés « félé-félé en wolof »,  des affréteurs qui pêchent pour le compte des Mauritaniens et des mareyeurs. « Ils ont tous participé au processus de négociation. C’est à leur retour que je les ai convoqués pour un débriefing, qui augure d’une solution au problème », s’est félicité le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime.  Les négociations sur l’accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie ont duré à cause des points de divergence surtout celui lié aux débarquements des prises à Ndiago (Mauritanie) conformément au code mauritanien de la pêche. Mais la visite, en février, du président Macky Sall, en Mauritanie, a été décisive. Les deux chefs d’État avaient donné des instructions aux ministres en charge de la Pêche de signer l’accord au plus tard le 31 mars 2018.

Mamadou GUEYE

 

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a affiché son optimisme quant à l’imminence de la signature de l’accord entre le Sénégal et la Mauritanie. Il a annoncé, hier, à l’issue de la rencontre avec l’équipe des négociateurs et des acteurs de la pêche de la ville de Saint-Louis, que le ministre mauritanien en charge de ce département sera au Sénégal dans la première semaine du mois d’avril pour parapher l’accord.

S’achemine-t-on vers un dénouement heureux dans les négociations entre le Sénégal et la Mauritanie sur l’accord de pêche ? Tout porte à le croire. Hier, au sortir d’une rencontre avec l’équipe des négociateurs dirigée par Mamadou Goudiaby et les acteurs de la pêche de Saint-Louis, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a affiché son optimisme. Il a déclaré que le processus de négociation d’un protocole d’accord avec la Mauritanie est en « bonne voie ». « C’est en très bonne voie et la signature s’effectuera dans la première semaine du mois d’avril », a assuré le ministre.

Les négociateurs sénégalais ont séjourné, en Mauritanie, du 21 au 25 mars 2018. Un séjour décisif puisqu’il a permis aux deux parties de s’entendre sur l’essentiel. Oumar Guèye a annoncé que son homologue mauritanien est attendu dans la première semaine d’avril, à Dakar, pour parapher l’accord. Il a souligné que la signature de l’accord devait intervenir le 31 mars 2018, conformément aux instructions des présidents Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz, mais à cause d’un problème d’agenda de son homologue mauritanien, la cérémonie a été décalée. «La signature devait se faire le 31 mars prochain comme prévue mais le ministre mauritanien a un problème d’agenda. Il sera à Dakar, dans la première semaine d’avril, pour la finalisation du protocole », a expliqué Oumar Guèye.

L’équipe des négociateurs était composée des directeurs des pêches maritimes, de la surveillance et de la protection des pêches et des industries de pêche. Outre ces officiels, la délégation comprenait également des représentants de chaque segment des acteurs de la pêche de la région de Saint-Louis : les senneurs qui sont des pêcheurs disposant de grandes pirogues pratiquant la pêche par senne tournante ; des pêcheurs disposant de petites pirogues appelés « félé-félé en wolof », des affréteurs qui pêchent pour le compte des Mauritaniens et des mareyeurs. « Ils ont tous participé au processus de négociation. C’est à leur retour que je les ai convoqués pour un débriefing, qui augure d’une solution au problème », s’est félicité le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. Les négociations sur l’accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie ont duré à cause des points de divergence surtout celui lié aux débarquements des prises à Ndiago (Mauritanie) conformément au code mauritanien de la pêche. Mais la visite, en février, du président Macky Sall, en Mauritanie, a été décisive. Les deux chefs d’État avaient donné des instructions aux ministres en charge de la Pêche de signer l’accord au plus tard le 31 mars 2018.

Mamadou GUEYE

Récemment désigné président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa a profité de l’ouverture de la 6ème édition du Africa Ceo forum pour vanter les opportunités d’investissement dans son pays. « Aujourd’hui, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre aux investisseurs car nous envisageons de mettre en place des conditions d’investissement propices. Nous réitérons notre engagement et volonté politique à placer notre pays dans le peloton des pays attractifs », a soutenu le successeur de Robert Mugabé. D’après lui, son pays a connu, pendant plusieurs décennies, d’énormes difficultés économiques dues au président déchu. « Longtemps, ajoute-t-il, le Zimbabwe a été isolé, sur les plans économique et financier, par la communauté internationale avec une panoplie de sanctions. Le moment est venu de donner une nouvelle image à notre pays. Nous avons l’ambition de mettre en place des politiques publiques visant à améliorer le climat des affaires pour permettre au secteur privé international de participer au développement socioéconomique du Zimbabwe », a insisté M. Mnangagwa.                

A. DIAW

Le chef d’État du Ghana, connu pour ses positions tranchées, a réitéré son appel à impulser une rupture dans les stratégies africaines de développement. « Il faut que nous croyions en nos potentialités économiques et capacités à apporter de la prospérité aux populations africaines. Le moment est venu de tourner le dos à l’aide étrangère car l’Afrique regorge de ressources minières et un capital humain de qualité pour se développer. En agissant ensemble, nous pourrons relever les défis de développement et de croissance économiques auxquels fait face notre continent », a indiqué le président ghanéen qui a eu droit à des applaudissements nourris. Il cite l’exemple de la Zone de libre échange continentale (Zlec) qu’une quarantaine de pays ont signé, la semaine dernière, à Kigali, en attendant sa ratification. Pour lui, les opportunités existent pour apporter la prospérité aux populations africaines. « Au cours des 14 mois que j’ai passés à la tête du Ghana, nous avons essayé de mettre en place une économie résiliente et solide pour que le Ghana ne dépende plus de la charité ou de l’aide extérieure », a dit M. Addo. Il a invité les acteurs du privé africain à s’impliquer davantage dans la création de richesse et d’emplois. « Je veux profiter de cette tribune (6ème édition du Afc) pour inviter le secteur privé à venir investir au Ghana dans des secteurs porteurs de croissance tels que l’agriculture, les mines, l’économie numérique… », a lancé le président du Ghana.

A. DIAW

 

La sixième édition du Africa Ceo forum organisée par le groupe Jeune Afrique en partenariat avec Sfi, s’est ouverte, hier, à Abidjan, en présence des chefs d’État de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Zimbabwe, des acteurs de la finance, des banques et autres décideurs économiques. Ces derniers ont saisi l’occasion pour inviter les acteurs du secteur privé africain à jouer un rôle de catalyseur dans la transformation digitale du continent.

L’ouverture de la 6e édition du Africa Ceo forum, à Abidjan, a été l’occasion, pour les dirigeants politiques et économique du continent, de se pencher sur les opportunités liées au numérique et sur la contribution des acteurs du privé dans la transformation digitale de l’Afrique. Les organisateurs de ce forum (Sfi, groupe jeune Afrique et Rainbow) sont partis d’un constat : la robotisation, l’intelligence artificielle, la digitalisation, perturbent les politiques d’industrialisation, en réduisant les impacts sur l’emploi, en modifiant, en profondeur, les modèles d’affaires de nombreux secteurs notamment dans les services.

Face à cette situation peu rassurante, il apparaît nécessaire, selon eux, d’impliquer les acteurs du secteur privé pour tirer profit des avantages du digital. « Le retour de la croissance et les évolutions technologiques en cours donnent l’occasion, si ce n’est l’obligation, de changer la donne », a déclaré Amir Ben Yahmed, président du Africa Ceo forum. Dans le même sillage, le président de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara soutient que le secteur privé doit être le moteur de la croissance en Afrique. Selon lui, pour offrir plus d’opportunités à la jeunesse et aux entreprises du continent, des actions doivent être menées à la fois par les gouvernements africains et par le secteur privé qui, selon le chef d’État ivoirien, devrait améliorer sa productivité et ses performances pour tirer le meilleur parti des opportunités en Afrique. Il doit également mettre l’accent sur l’innovation technologique comme dans les autres économies émergentes notamment celles d’Asie et travailler avec les gouvernements pour trouver des solutions aux facteurs qui entravent sa capacité à produire et exporter des biens. Le président ivoirien ajoute que l’économie numérique deviendra « indéniablement » l’un des moteurs de la croissance de la Côte d’Ivoire et de l’amélioration de la gouvernance. Pour lui, la Côte d’Ivoire ne fait pas exception avec 17 millions d’abonnés à Internet en 2017 (contre environ 200.000 en 2011) et un processus de dématérialisation des procédures dans l’administration publique.

L’Afrique à l’épreuve de « l’industrie 4.0 »
Sur le thème du panel d’ouverture : « Révolutions digitales : transformer les menaces en opportunités », l’ingénieur marocain, Amine Tazi-Riffi, diplômé de l’École polytechnique de Lausanne et du Massachussetts institute of technology (Mit), souligne que presqu’aucun secteur d’activité n’est à l’abri du numérique. Il note que l’industrie demeure l’un des secteurs les plus affectés par la révolution numérique. « Actuellement, nous assistons à ce qu’on pourrait appeler l’industrie 4.0 », a-t-il dit en mettant en exergue l’évolution de l’utilisation du numérique dans les activités industrielles. D’après lui, la plupart des innovations liées au digital ont permis la mise en place de nouveaux services tels que le Big data, les systèmes d’information. Cet ex-pensionnaire de MIT constate qu’il y a une redistribution des cartes quant à la chaîne mondiale de production et de distribution dans le secteur de l’industrie avec une prise en compte de la dimension numérique. « Aujourd’hui, l’Afrique n’a pas le choix pour ce qui est de son insertion dans le paysage digital mondial. Elle doit impérativement s’impliquer pour ne pas rater le coche de la révolution numérique », prévient M. Riffi. Pour ce faire, il est important, préconise-t-il, pour les États de revoir leurs politiques publiques en intégrant les Tic et de s’ouvrir davantage aux capitaux privés qui pourront investir dans le digital. L’industriel nigérian, Al Hadji Abdulsamad Rubin, Pdg de Bua Group, a fait part de son expérience. L’homme d’affaire nigérian dit avoir mis en place un système d’automatisation de l’assemblage des sacs de ciment dans son usine. Une solution technologique qui lui permet de mettre sous conservation le ciment en un temps record.

Le défi de la connectivité à Internet
Évoquant la question de l’accès aux services de l’Internet, Stéphanie Von Friedeberg, chef du bureau d’exploitation à la Sfi, rappelle qu’il y a 20 ans, peu d’Africains avaient accès à la téléphonie fixe. Pour elle, depuis cette période, le fossé numérique ne cesse de se creuser. C’est pourquoi, prône Mme Friedeberg, il faut d’abord régler la question de la connectivité à Internet. A l’en croire, 60% des pays africains ne parviennent toujours pas à offrir de l’Internet convenablement à leurs populations. De son côté, Akinwumi Adésina, président de la Bad, nuance. Il estime que la quatrième révolution du numérique se passe déjà en Afrique. La vérité, dit-il, est que le continent est en retard comparé aux autres pays de l’occident.
Pour lui, il est impératif de résoudre les questions liées aux infrastructures numériques, à la connectivité et l’accès à l’électricité. « D’ici à 2025, l’Afrique aura le marché de consommateurs numériques le plus intéressant dans le monde. Dans ce cas, nos pays doivent être innovants et créatifs », ajoute M. Adesina. A son avis, il faut aussi mettre l’accent sur la qualité du capital humain au risque de ne pas s’adapter au nouvel environnement du numérique.

De notre envoyé spécial Abdou DIAW

 

Avec une filière en croissance, les acteurs réfléchissent sur les pistes d’amélioration pour inscrire, dans la durée, les performances. Ainsi, ils pourront contribuer à l’autosuffisance en viande du pays.

Les efforts consentis par les acteurs de la filière avicole du Sénégal sont bien appréciés par les pouvoirs publics. En ouvrant l’atelier d’amélioration des performances de la filière, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a souligné que le « gouvernement enregistre, avec beaucoup de satisfaction, toutes les performances tangibles mais également l’engagement des acteurs qui, en investissant dans ce domaine, ont pris des risques importants face aux menaces extérieures pour la satisfaction des besoins de la Nation et l’autonomie du pays en produits avicoles ». Malgré ces progrès, l’aviculture est confrontée à des contraintes qui ont pour noms « persistance, apparition ou recrudescence de certaines maladies et non-respect des normes de biosécurité », « cherté de l’aliment de volaille et problème de la qualité des intrants », « faible transformation des produits avicoles », « compétition foncière dans les zones favorables », « insuffisance du financement de la filière », « faible professionnalisation des acteurs », entre autres.

Pour plus d’efficacité, les acteurs ont, conformément à la Loi d’orientation agro-sylvopastorale, mis en place l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas) en 2013. Une entité qui fédère les actions des éleveurs au Sénégal, magnifiée par le ministre qui a recommandé « l’extension de ses organes à l’ensemble du pays et à une meilleure prise en charge de l’aviculture traditionnelle et familiale ». Le ministre de l’Élevage a souligné que les politiques des États en la matière sont fortement appuyées par la Commission de l’Uemoa qui a financé le présent atelier, comme elle l’a fait pour les autres membres de l’Union. Une initiative qui, selon Aminata Mbengue Ndiaye, entre dans la mise en œuvre de la Politique agricole de l’Union (Pau) et en particulier, du Plan directeur des filières agricoles prioritaires, conduit par la Commission.

Des performances encourageantes dans le secteur

Depuis 2005, le Sénégal a pris la résolution d’arrêter l’importation de poulets et de matériels avicoles usagers à la survenue de la grippe aviaire en Europe. Une mesure de protection décidée par les autorités sénégalaises et maintenue. Elle a permis à la filière de connaître une progression sans cesse croissante. « Cette décision a été renforcée en 2012 par Macky Sall qui, à plusieurs reprises dans les instances internationales, a exprimé, sans équivoque, sa volonté de maintenir le statu quo afin de donner le temps nécessaire à notre filière avicole pour qu’elle s’organise, se renforce et soit à terme, en mesure de faire face à la rude concurrence du marché international », a dit Aminata Mbengue Ndiaye.

En 2016, la production de viande de volaille a représenté 36% de la production nationale de viande (toutes espèces confondues) qui était de 242.641 tonnes avec une progression annuelle en moyenne de 15 %. S’agissant des œufs de consommation, la production est chiffrée à 615 millions d’unités. Ce qui représente un chiffre d’affaires annuel de l’aviculture sénégalaise de plus de 160 milliards de FCfa en 2016 ». Des résultats tangibles qui, à ses yeux, ont été possibles grâce à l’important tissu industriel et d’entreprises mis en place autour de l’aviculture, notamment dans le domaine de l’alimentation, de la production de poussins, de la santé et de la transformation.

Ousseynou POUYE

 

La vache étant un animal herbivore, elle a surtout besoin, selon l’expert Alain Hoguet, de la bonne herbe à suffisance.

L’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (Anipl) dont les membres produisent 16,5 millions de litres de lait par an, soit 8 % de la production nationale, travaille à augmenter la rentabilité des exploitations de ses membres par la formation et l’accompagnement. Ils ont suivi, pendant cinq jours, une formation axée sur la maîtrise de l’alimentation de la vache laitière et la conduite d’élevage. Durant ces cinq jours, les participants ont étudié les aliments, leurs constituants avec les matières brutes, sèches, minérales, organiques et leurs apports dans l’organisme de la vache laitière, les différents fourrages, les racines, les tubercules et leurs sous produits ainsi que les concentrés. S’agissant des concentrés, le président de l’Anipl a déclaré que des analyses sur un échantillon de l’aliment livré par un minotier s’est « avéré de loin non conforme à la fiche technique ». « Au-delà de la qualité douteuse, nous avons vu les conséquences désastreuses que peuvent provoquer une quantité excessive  de concentré sur la santé de la vache à haut potentiel laitier », a dit Mamadou Bâ, en faisant référence au cas d’acidose notés dans plusieurs fermes.

« Doubler nos besoins en surface cultivable »

Le formateur Alain Hoguet a insisté sur l’importance de l’alimentation dans le rendement des vaches.  Les animaux nourris selon un programme alimentaire adapté seront en meilleure santé (plus résistants), plus productifs (performances, kilogrammes, lait), plus longtemps dans le troupeau, a-t-il déclaré. La vache étant un animal herbivore, il a conseillé à ces fermiers de lui donner de la bonne herbe à suffisance ; « le reste ne sera qu’un complément », a dit M. Hoguet, en suggérant aux membres de l’Anipl de s’adonner à la culture du fourrage ; le meilleur moyen, à son avis, d’avoir du fourrage de qualité. Un autre défi de taille si l’on sait qu’avec l’urbanisation, les assiettes foncières se réduisent, particulièrement celles destinées à l’agriculture et à l’élevage. Et le problème est plus prégnant dans les villes où les terres en friche font l’objet de convoitises.    Consciente de ses difficultés, l’Anipl a réitéré sa demande de terres. «La problématique d’une bonne alimentation de nos vaches à haut potentiel est bien cernée et la solution vite trouvée. M. Hoguet nous recommande fortement de pratiquer des cultures fourragères. Il faut des terres et je ne doute point que notre ministre de tutelle, toujours engagé à nos côtés ne manquera pas de nous aider à résoudre cette équation foncière », a dit le général Seck au nom des participants devant le ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye. «Nous emblavons, chaque année, environ 700 hectares de fourrage de maïs et de sorgho. Avec l’aide de l’État, nous pensons doubler nos besoins en surface cultivable et avons un projet de créer, dans la région du fleuve, une ferme d’élevage de veaux sevrés dans le but de réduire nos charges d’exploitation », a renchéri Mamadou Bâ.  

Selon le président de l’Anipl, l’option d’importer des vaches à haut potentiel laitier, de former ses membres et de cultiver du fourrage a l’avantage d’inscrire la filière dans une dynamique de professionnalisation et de performance. Mamadou Bâ a demandé au ministre de les aider à obtenir de la mélasse de la Compagnie sucrière sénégalaise et des tourteaux de la Sonacos. « Ces sous produits sont indispensables dans la composition de la ration type nécessaire à l’intensification de la production laitière », a-t-il dit.

Professionnalisme
Le ministre de l’Élevage et des Productions animales a salué l’organisation de cette session de formation, jugeant même courte la durée de la formation. « Cette activité devra s’inscrire dans la durée avec des thématiques plus variées concernant, par exemple, l’habitat, l’hygiène, la santé, la reproduction, la transformation et la commercialisation », a estimé Aminata Mbengue Ndiaye. « Un des soucis constants que nous devons avoir est de former des ouvriers et des fermiers compétents dont les exploitations seront des modèles d’entreprises qui feront entrer l’élevage laitier dans une nouvelle ère en contribuant à résorber notre gap de production », a-t-elle ajouté, soutenant que le professionnalisme doit être le mot d’ordre. « Il est le garant certain de la réussite durable », a insisté Aminata Mbengue Ndiaye.

Mamadou GUEYE

 

La présidente de la Fédération nationale des femmes du monde rural, forte de 302.000 membres, Ndiouck Mbaye, salue le déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide. Selon elle, beaucoup de paysans ont déjà vendu leurs graines d’arachide. Dans cet entretien, elle félicite le ministère de l’Agriculture qui donne des semences et de l’engrais subventionnés aux membres de sa fédération. Toutefois, elle demande la tenue des assises du foncier et de l’agriculture pour permettre aux femmes rurales d’avoir accès à la terre.

Les opérateurs privés stockeurs et les artisans huiliers ont pris l’engagement, devant le ministre de l’Agriculture, d’acheter tous les stocks d’arachide en souffrance. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?
C’est une bonne nouvelle que la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal accueille avec satisfaction. Au Sénégal, on dit qu’il y a beaucoup de graines d’arachide qui sont restées invendues. C’est vrai mais il y a beaucoup de graines qui sont aussi vendues. Le gouvernement avait tablé sur 150.000 tonnes d’arachide mais aujourd’hui, on est à plus de 300.000 tonnes. Si les opérateurs privés veulent tout acheter et le transformer en huile, c’est une décision que nous saluons.

Cette décision va-t-elle régler définitivement le problème de la commercialisation de l’arachide pour cette présente campagne ?
Oui. A la Fédération, il y a des femmes qui transforment leurs graines d’arachide en huile. Si les opérateurs de Touba veulent aider le gouvernement à acheter toutes les graines invendues et les transformer en huile, c’est une bonne chose. Ça va régler une partie de la commercialisation. On dit que les graines restent dans la brousse, dans les maisons. A l’heure où je vous parle, il y a beaucoup de paysans et de paysannes qui ont déjà vendu leurs graines d’arachide. Dans notre fédération, il ne reste aucune graine d’arachide. Nous avons toutes vendu nos graines.

Pourtant, beaucoup disent que la campagne de commercialisation de l’arachide de cette année constitue un échec ?
Je ne le crois pas. Il y a certains qui disent que les paysans vendent leurs graines d’arachide à 100 FCfa le kilogramme. C’est une farce. Nous qui sommes des femmes du monde rural, nos maris, nos enfants, ne vendons jamais nos graines d’arachide à 100 FCfa le kilogramme. Nous avons toujours vendu nos graines aux opérateurs à 210 FCfa le kilogramme. Même si nous allons dans les marchés, nous revendons à 190 FCfa le kilo. Nous n’avons jamais vendu nos graines à 100F. Le dire c’est nous insulter. Dire que les paysans bazardent leurs graines d’arachide à 100 FCfa le kilo, c’est de la politique politicienne. C’est de la désinformation. Chaque jour, je suis dans la brousse jusqu’à 1 heure du matin, rien que pour superviser et voir celles qui bazardent leurs graines d’arachide. Mais il n’y aucune femme de la Fédération nationale des femmes rurales qui a bazardé ses graines.

Quelle appréciation faites-vous de la campagne agricole particulièrement celle de la commercialisation de l’arachide ?
Ce n’est pas mal. Seulement, il y a des lenteurs par rapport aux financements. Nous de la Fédération, c’est l’État qui nous donne des semences en les subventionnant à 100 FCfa le kilogramme de graines non décortiquées. Aujourd’hui, non seulement l’État nous a subventionné les semences et l’engrais, mais en plus, il l’achète à 210 FCfa le kilogramme. C’est quelque chose de très important. Ceux qui critiquent l’État ne sont pas les vrais paysans. Nous n’allons plus dans les banques demander des financements pour acheter des semences ni de l’engrais.

Bientôt le mois d’avril et on parle toujours de campagne de commercialisation de l’arachide. Est-ce qu’il n’est pas temps de préparer la prochaine campagne agricole ?
On est en train de préparer cette campagne. Cette année, la quantité que nous avons produite est largement supérieure à celle des années passées. Nous avons une production record de 1.411.000 tonnes d’arachide. C’est la raison pour laquelle la commercialisation est lente mais cela n’a pas empêché l’État de préparer la prochaine campagne. Le ministère de l’Agriculture organise régulièrement des réunions. La commercialisation ne nous empêche donc pas de préparer la prochaine campagne agricole.

Parlez-nous de la Fédération nationale des femmes rurales du Sénégal…
Nous avons 302.000 membres et le nombre a encore augmenté après le 8 mars dernier. Les femmes rurales ont vu que le président de la République, Macky Sall, a décoré leur présidente nationale. Nous remercions beaucoup le ministre de la Femme, Ndèye Sally Diop Dieng qui nous a proposé. Nous remercions également le ministère de l’Agriculture. Il nous a mis en rapport avec un opérateur économique, Moussa Samba. Je le félicite et le remercie parce qu’à chaque hivernage, cet opérateur nous donne de la bonne graine. Si vous allez dans la région de Kaolack, vous entendez les paysans dirent : « ça ce sont les graines de Mme Diop Mbaye ». Nous félicitons le ministre de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck qui est notre porte-bonheur. Depuis qu’il est à la tête de ce département, nous faisons des productions record. Il nous a donné des tracteurs, du matériel agricole, des semences, de l’engrais, du niébé.

Quels sont les problèmes auxquels sont confrontées les femmes du monde rural ?
Nous sommes confrontées à un problème de moulins. Nous voulons que l’État nous aide encore avec le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire). Jusqu’au moment où je vous parle, il y a des villages qui n’ont pas bénéficié de moulins. Leurs habitants parcourent des kilomètres pour faire moudre le mil. C’est difficile. Si le président de la République pouvait nous aider encore en nous octroyant des moulins à mil, nous lui en serons très reconnaissantes. Il y a les bourses familiales, la couverture maladie universelle et les femmes rurales en ont bénéficié. Nous ne pouvons donc que remercier le président de la République et nous ne pouvons que le soutenir.

Les femmes sont incontournables dans l’agriculture mais elles font face à un problème : l’accès à la terre. Est-ce que les membres de votre fédération sont confrontés à ce même problème ?
J’ai évoqué ce problème lors de la célébration du 08 mars. Parfois, dans la brousse, on nous dit que les femmes ne peuvent pas accéder à la terre. J’ai répondu pourquoi ? On me dit que si la femme quitte le domicile de son père, si ce dernier meurt, elle n’hérite pas de la terre. Une fois chez son mari, quand ce dernier meurt, elle n’hérite pas de la terre. Une telle raison aboutit à l’exclusion des femmes de la terre cultivable. C’est une mauvaise idée. J’ai proposé au président de la République, par le biais du ministère de l’Agriculture, d’organiser les assises de l’agriculture et du foncier. On ne peut pas parler d’agriculture sans parler du foncier. Si nous organisions ces assises, cela nous permettra, une fois pour toute, de régler le problème de l’agriculture et du foncier. Si l’on convoque les paysans récalcitrants, l’administration territoriale, les femmes du monde rural, je pense que ce problème allait se régler définitivement. En milieu rural, on loue les terres à 50.000 FCfa l’hectare. C’est difficile, c’est très dur. Nous demandons au président de la République d’organiser ces assises.

Vous êtes pour une réforme du foncier au Sénégal ?
Il y a une commission de réforme foncière mais je n’ai pas vu une femme du monde rural siéger dans cette instance. On dit qu’il y a des juristes mais si vous voulez régler un problème, il faut intégrer les intéressés dans la commission pour savoir quels sont leurs problèmes. On dit que la commission a fait le tour du Sénégal mais notre Fédération n’a jamais été convoquée à une quelconque rencontre. Si l’on pouvait faire intégrer les femmes du monde rural au sein de cette commission, ce serait une bonne chose. Peut-être que cette commission peut régler ce problème mais je n’y crois pas. Il y a des chefs de village qui sont réticents à l’idée de donner la terre aux femmes surtout la bonne terre. C’est inadmissible.

Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

Une table de concertation déconcentrée sur les perspectives d’amélioration des pratiques de subventions agricoles, a réuni, mercredi, les principaux acteurs du secteur primaire à Kaolack. La rencontre organisée par le Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile visait à rendre plus performant le système en place au Sénégal.

Les performances enregistrées par le l’agriculture sénégalaise sont en partie tributaires des subventions publiques octroyées à ce secteur stratégique par l’État. Une constante reconnue à l’unanimité par les acteurs du secteur. Dans le bassin arachidier, cette question prend une ampleur particulière avec les efforts consentis par les pouvoirs publics pour cette chaine de valeurs. C’est ce que confirme une étude de l’Initiative prospective agricole rurale (Ipar) de 2015 qui a servi de base à une table de concertation déconcentrée sur les perspectives d’amélioration des pratiques de subventions agricoles organisée par le Programme d’accompagnement des initiatives de la société civile (Paisc), mercredi à Kaolack. «Cette rencontre cherche à promouvoir le dialogue multi-acteur et à renforcer l’implication de la société publique dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques notamment agricole, ici, au cœur du bassin arachidier. L’objectif est de proposer des pistes d’amélioration pour la pérennisation de la filière arachidière pour laquelle personne ne conteste son rôle central dans le développement économique et social au Sénégal», a déclaré le coordonnateur du Paisc, Cheikh Tidiane Ly, à l’ouverture des travaux.

Il a rappelé les efforts consentis par l’État en amont et en aval de la production agricole et a justifié cette rencontre par la nécessité d’une plus grande efficacité dans l’utilisation de ces fonds publics qui devraient, selon lui, bénéficier en priorité aux producteurs agricoles. Dans ce contexte, le Dr Athié de l’Ipar a indiqué que pour la prochaine campagne arachidière, le gouvernement du Sénégal a financé à hauteur de 11,5 milliards de FCfa la collecte de semences pour la production de la graine oléagineuse réparties en semences certifiées et écrémées et qui vont faire l’objet de cession à des prix subventionnés pour les producteurs arachidiers. «Les subventions aux semences et à l’engrais ont contribué en partie à améliorer la productivité au Sénégal, même si cette performance est encore limitée pour diverses raisons que l’étude initiée par l’Ipar a permis d’identifier de manière spécifique», a soutenu Cheikh Omar Bâ, le directeur exécutif de ladite structure.

Un diagnostic qui a pointé du doigt une certaine disproportion notée entre gros et petits producteurs, absence de transparence dans le système de distribution et la qualité médiocre des semences et engrais. Les participants ont formulé un certain nombre de recommandations dont l’arrêt des subventions sur les semences «tout venant», l’analyse des performances des bénéficiaires de subventions, rendre les procédures d’agrément des opérateurs plus lisibles, entre autres.

L’objectif de ce programme Paisc, financé par l’Union européenne est de contribuer à accompagner les mutations de la société civile dans l’approfondissement démocratique au Sénégal.

Elimane Fall

Les transactions à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) ont doublées durant la semaine du 19 au 23 mars 2018, comparées à la semaine précédente. La valeur totale des transactions enregistrées sur la semaine s’est établie à 8,113 milliards de FCfa pour 3.730.682 titres échangés contre 4,237 milliards de FCfa pour 1.636.026 titres échangés durant la semaine précédente. Au titre de la plus forte hausse de la semaine, la Société Setao Côte d’Ivoire a terminé la semaine à 490 FCfa en progression de 40 %. La plus forte baisse de la semaine est enregistrée par le titre Saph avec un repli de 8,88 % à 4.000 FCfa. Concernant les ratios du marché des actions de la Bourse, le ratio moyen de satisfaction (titres échangés sur le volume des ordres d’achat) a évolué à 44,45 % durant la semaine sous revue contre 39,55 % durant la semaine précédente. Il en est de même du ratio moyen de liquidité (rapport des titres échangés sur le volume des ordres de vente) qui s’élève à 40,11 % contre 30,62 % précédemment. La même tendance haussière est notée concernant le ratio moyen de couverture (rapport entre le volume des ordres de vente sur celui des ordres d’achat). Il s’est établi à 208,14 % contre 150,42 %. La capitalisation boursière du marché des actions s’est établie à 6.786,80 milliards de FCfa contre 6.776,87 milliards de FCfa une semaine plus tôt. Celle du marché obligataire se situe à 2.938,04 milliards de FCfa contre 2.951,50 milliards de FCfa précédemment. Du côté des indices, on note une remontée par rapport à la semaine passée. L’indice Brvm 10 s’est établi à 218,55 points en hausse de 1,02 %. L’indice Brvm Composite a progressé de 0,15 % à 241,30 points.

(APA)

Notre pays est autosuffisant en poulet, avec une production de 50 millions, depuis près de 4 ans, selon Ahmedou Moukhtar Mbodj, président de l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas).

A l’ouverture de la 4ème édition du week-end de poulet, vendredi, à la Maison de la culture Douta Seck, Ahmedou Moukhtar Mbodj, président de l’Interprofession avicole du Sénégal (Ipas), a déclaré que la filière se porte bien. «Nous tournons autour de 50 millions de poulets par an alors qu’en 2005, on était à 5 millions. Il y a donc un grand bond en avant. Le Sénégal est autosuffisant en poulets de chair depuis près de 4 ans », a révélé M. Mbodj. Des résultats qui ont permis d’arrêter les importations. «A l’époque, les gens pensaient qu’on n’en était pas capable et le résultat est là», s’est-il félicité. Malgré ces bons résultats des efforts sont à faire pour une consommation plus grande de gallinacés. En effet, la consommation par tête d’habitant au Sénégal est de 5 kilogrammes par an alors qu’au Maroc, elle est de 18 kilogrammes et 26 kilogrammes en France. Serge Sadio, Secrétaire général de la Fédération des acteurs de la filière avicole (Fafa) plaide pour que chaque Sénégalais consomme annuellement, 14 kilogrammes de viande de poulet. «Nous voulons plus de visibilité. A part le poisson et la viande, la protéine animale qu’on mange le plus au Sénégal, c’est la volaille», a indiqué Serge Sadio.

Toutefois, la filière connait des difficultés. Selon Ahmedou Moukhtar Mbodj, les acteurs sont confrontés à la cherté de l’aliment et à l’accès au foncier. «Le maïs est importé. Nous devons faire de telle sorte qu’on en cultive assez au Sénégal. Présentement, on est à 2 tonnes à l’hectare alors qu’avec les semences hybrides, on peut aller jusqu’à 8 tonnes à l’hectare. Il faut que les agriculteurs travaillent avec les aviculteurs. Si l’on règle le problème du maïs qui est l’intrant principal, on va s’en sortir», a dit le président de l’Ipas. Autre défi, selon Serge Sadio, c’est la réduction de la mortalité qui pèse sur la rentabilité des exploitations avicoles.

Le Secrétaire général de la Fédération des acteurs de la filière avicole demande également la sécurisation de l’assiette foncière des Niayes pour leur permettre de s’adonner à leur activité. «Nous devons diminuer la pression foncière sur les Niayes car cette zone est plus adaptée pour élever de la volaille», a-t-il lancé.

Serge Sadio a rappelé que le week-end du poulet se tient tous les deux ans même si le ministère de tutelle veut qu’il se tienne chaque année. Cette édition, les organisateurs de l’évènement ont décidé de discuter du thème : «Place de la filière avicole dans l’autonomisation des femmes et des jeunes ». En effet, ce secteur emploie beaucoup de jeunes et de femmes et contribue à la fois à la lutte contre la pauvreté et le chômage.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président de la République, Macky Sall, de retour de Kigali, où il a assisté au lancement de l’accord global consacrant la Zone de libre-échange continentale (Zlec), a décliné les points saillants de l’Accord et les réserves du Sénégal, un des 44 pays africains signataires. Selon lui, parce que les pays n’ayant pas le même niveau de développement, le paraphe du Sénégal, en ce qui concerne les secteurs sensibles comme le transport aérien, l’industrie et la production, est renvoyé à plus tard, le temps de les mettre à niveau.

Le Chef de l’État, Macky Sall, a d’abord tenu à rappeler «l’importance de l’acte» qui a été pris à Kigali le 21 mars dernier qu’il a considéré comme «un adjuvant essentiel pour la marche de l’Afrique vers son unité». «Après la création de l’Organisation de l’unité africaine (Oua) en 1963 et celle de l’Union africaine (Ua) en 1999, nous venons de signer, à Kigali, un acte majeur, la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec)», a-t-il ajouté. Considérant que «le commerce intra-africain est resté très faible et représente environ 11% des échanges avec le reste du monde», il a soutenu qu’«avec cette perspective de zone de libre échange d’une union douanière, nous pourrons booster le niveau des échanges commerciaux au sein de l’Afrique à plus de 52% ».

Cela, fait-il remarquer, «en levant les barrières douanières, en facilitant les échanges, en développant aussi les infrastructures entre les pays et surtout, en évitant des barrières non douanières qui sont des facteurs de protection indue». Ainsi, ayant la claire conscience que «tous les pays africains n’ont pas bien entendu le même niveau de développement», il a estimé que «cet accord est progressif, inclusif et il permet à chaque pays de protéger un certain nombre de secteurs sensibles et cela est échelonné».

Dans cette optique, «le Sénégal n’a pas voulu signer l’accord sur le transport aérien puisqu’aujourd’hui, nous avons, en Afrique, trois à quatre pays (Ndlr : South African Airways, Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal air Maroc) qui dominent ce marché», a-t-il fait savoir. Et parce que «nous venons de relancer notre compagnie aérienne nationale, nous avons besoin d’une mise à niveau qui nous prendra peut-être cinq ans pour nous permettre vraiment de rentrer dans cette compétition du trafic aérien africain», a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne l’industrie et les productions, le Chef de l’État a précisé qu’« il y a des situations qui vont se poser et le ministère du Commerce, dans le cadre des négociations qui vont suivre cet accord, verra l’intégration d’un certain nombre d’annexes qui en font partie intégrante et c’est là où tous ces détails seront faits». Mais pour le président Macky Sall, «le plus important, c’est que l’Afrique prenne en main son destin et travaille véritablement pour son unité telle que souhaitée par les pères fondateurs et théorisée par des Africains émérites comme Cheikh Anta Diop pour arriver vers les États-Unis d’Afrique». Même s’il reconnaît que «c’est un long processus», n’empêche que pour lui, «la zone de libre-échange continentale sera un adjuvant essentiel pour cette marche de l’Afrique vers son unité». Quid du géant Nigéria qui n’a pas signé l’accord de Kigali ? Sur cette question, le Chef de l’État s’est voulu positif et optimiste : «Je ne peux pas critiquer le Nigéria mais je suis convaincu qu’il prendra le train en marche», a-t-il affirmé.

Mamadou Lamine DIEYE

Depuis la nomination d’un nouveau directeur, le Marché central au poisson de Pikine a retrouvé de l’éclat. L’insalubrité repoussante d’alors est, aujourd’hui, un mauvais souvenir que les différents acteurs espèrent ne plus revivre.

A l’image du voile de poussière qui enveloppe le ciel dakarois, en ce vendredi 23 mars, le Marché central au poisson de Pikine, a vécu, pendant longtemps, des jours sans soleil. Mais depuis quelques mois, l’horizon semble se dégager pour ce haut lieu de commerce, poumon économique de la banlieue, mis en service en 1992. Les lieux ont changé. Radicalement. Et en bien. Une véritable cure de jouvence. Ce changement de décor en a surpris plus d’un surtout ceux qui ont l’habitude de le fréquenter. La puanteur qui empestait le hangar, les eaux dégoulinantes qui charriaient pelures et écailles de poissons, les déchets et autres ordures qui jonchaient les coins et recoins, les étals sauvages qui encombraient les entrées et les sorties donnaient à ce marché l’image d’une porcherie. La nomination à la tête de ce marché, fruit de la coopération sénégalo-nippone, de Mahamadou Abdoulaye Mbaye, au mois de novembre 2017, a tout changé.

Les premiers signes de ce renouveau se voient avant même d’y pénétrer. Les hauts murs sont repeints en bleu et blanc, les abords pavés et tous les vendeurs à la sauvette et autres petits commerces qui encombraient les alentours déguerpis. Sur la façade, on peut lire, bien mis en évidence, ces deux messages : «Nouvelle vision, nouvelle démarche» et «Liguey ngir ëlëk ». Ils traduisent, à suffisance, la dynamique dans laquelle s’est inscrite la nouvelle direction de ce marché.

A l’intérieur, les camions frigorifiques qui se garaient en face de la Direction générale ont changé d’emplacement. Sur place, un parking est aménagé. Pas un filet d’eau usée ne vient enlaidir le coin. Des bacs à ordure sont placés un peu partout. Sur le sol, pas un mouchoir qui traine. Des femmes passent et repassent leur balaie pour maintenir les lieux propres. Des espaces verts fleurissent un peu partout. Ici, les acteurs eux-mêmes sont les premiers surpris par ce changement de décor. A force de patauger durant des années dans la saleté, ils avaient fini par se réfugier dans la fatalité. «Personne n’aurait cru ce changement possible car le cadre était très dégradé. Mais le nouveau Directeur nous a démontré qu’avec un peu de volonté, il n’y a pas de problèmes insolubles», témoigne Modou Guèye, agent de sécurité qui en a vu des Directeurs passer. «J’ai travaillé sous trois directeurs, mais il faut reconnaître que Mahamadou Abdoulaye Mbaye a déjà réussi là où ses prédécesseurs avaient échoué», ajoute-t-il.

A l’arrière du bâtiment de la Direction générale, la halle du marché avec son plafond en arche où pendent des lampes à la lumière tamisée, grouille de monde. Autour des étals alignés en une succession de tables basses, ça interpelle, ça s’égosille dans un fourmillement indescriptible. Sous les pieds de ce monde bigarré constitué en majorité de femmes, un sol mouillé jonché par endroit de poissons écrabouillés que des agents de nettoiement s’évertuent à évacuer. Il n’est plus question de laisser ces déchets s’amonceler et donner une odeur tenace de frelaté. A la coupée des camions frigorifiques débarquent des cargaisons de poisson. Le bruit des caissons de poisson lâchés violemment sur le sol par des portefaix se joint au bruit des âpres marchandages plongeant ces lieux dans une ambiance frénétique.

Adama Diaw et Mariétou Camara, deux vendeuses de poissons qui fréquentent ce marché depuis une dizaine d’année, sont témoins du changement de décor qui s’est opéré. En chœur, elles s’en félicitent. « Nous étions dans une atmosphère sale. Le sol était mouillé en permanence et les gens glissaient», se rappelle Adama. Mariétou renchérit : «chaque jour, il me fallait arroser ma table d’eau de javel pour chasser les mauvaises odeurs et les vers. Tout cela est, aujourd’hui, derrière nous ». Même sentiment de satisfaction chez les mareyeurs. Pour leur président, Thierno Mbengue, l’actuel Directeur du marché est la personne qu’il leur fallait. «Nous avions besoin d’une personne jeune, engagée, dynamique et volontaire. En quatre mois, il a réussi à ramener l’éclairage et la sécurité dans le marché, il a amélioré le réseau d’assainissement et le réseau routier», liste-t-il. Serigne Ndiaye, coordonnateur du Mouvement des mareyeurs et pêcheurs républicains fait chorus tout en invitant le Directeur à continuer dans sa dynamique notamment la révision complète du système d’assainissement devenu vétuste.

Reportage : Elhadji Ibrahima THIAM

MAHAMADOU ABDOULAYE MBAYE, DIRECTEUR : « ON A ARRÊTÉ LA SAIGNÉE, NOUS COMPTONS CICATRISER LA PLAIE »
M A Mbaye Marche PikineAyant hérité d’une situation difficile, le directeur du marché au poisson de Pikine a réussi, en trois mois, à changer le visage de ce marché. Il se donne un an pour faire de ce lieu «une fierté pour le Sénégal».

Comment vous vous y êtes pris pour changer, en quatre mois, le visage du Marché central au poisson ?
A ma nomination, j’ai trouvé le marché dans une situation difficile et compliquée. Je n’ai pas perdu du temps à chercher ce qui était à l’origine de cette situation. Je me suis tout de suite focalisé sur les solutions à mettre en place afin d’être efficace dans le travail et changer au plus vite le visage du marché. J’avais dit au ministre que si je n’y arrivais pas au bout de 100 jours, que j’allais démissionner. Finalement, avec mon équipe, nous avons pu relever ce défi. Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les recettes du marché. Car, il faut le souligner, avec les recettes qu’il génère, le marché a la possibilité de prendre certaines dépenses en charge. Le problème, c’est que ces recettes s’évaporaient dangereusement. J’ai pris des mesures en constituant une nouvelle équipe et en changeant le circuit de la collecte des recettes. Tout est informatisé maintenant. Avec ces changements, nous avons pu ainsi maîtriser le circuit de la collecte et fermer les niches d’évaporation. C’est avec cet argent que nous avons pu réfectionner le marché.

Qu’est-ce qui expliquait l’état de saleté du marché ?
L’assainissement était l’un des principaux problèmes de ce marché. Les lieux étaient très sales, l’eau stagnait partout, surtout aux abords du secteur appelé « marché Diola ». Nous avons pris à bras le corps ce problème. L’assainissement ne se fait pas par des surhommes, c’est une mission à hauteur d’homme. Nous l’avons démontré car, aujourd’hui, il n’y a plus d’eaux stagnantes, les déchets ne traînent plus, c’est un marché zéro déchet. On a ramené l’éclairage et les gens n’utilisent plus des lampes torches à l’aube. Nous y sommes allés avec notre volonté et notre vision sur la base de la feuille de route que nous a tracée le ministre de la Pêche. Même le personnel qui avait du mal à être payé à la fin du mois est maintenant payé à temps. C’est juste une question de volonté.

Néanmoins, il y a encore des défis à relever…
Tout à fait. Nous avons réussi à arrêter la saignée mais la plaie est toujours là. Nous allons tout faire pour la cicatriser. Nous comptons changer totalement le réseau d’assainissement, réhabiliter nos complexes frigorifiques pour avoir une chaîne de froid assez performant et efficace pour renforcer les recettes. Nous allons aussi refaire la route qui ceinture la halle du marché, changer les étals. Ce sont des projets que nous allons prendre en charge dans l’immédiat. Cela sera d’autant plus facile qu’il y a une adhésion des acteurs. Dans un an, ce marché redeviendra une fierté pour le Sénégal.

Propos recueillis par : Elh. I. THIAM

Le Conseil des ministres de l’Uemoa a tenu, hier, sa première session ordinaire de l’année. La rencontre a été présidée par son président Amadou Bâ. La situation économique et monétaire est au menu. L’instance a condamné les attaques terroristes perpétrées, récemment, à Ouagadougou (Burkina Faso) et à Goubé (Niger).

La première session ordinaire de l’année du Conseil des ministres de l’Uemoa s’est tenue, hier. La rencontre a été présidée par Amadou Bâ, président du Conseil. Au cours de cette session, plusieurs points étaient à l’ordre du jour. Selon M. Bâ, le Conseil avait à examiner, au titre de la Bceao, le rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Uemoa au 31 décembre 2017.

Comme d’habitude, explique le ministre de l’Économie, ce document servira de base aux discussions sur l’analyse de l’état des lieux et des perspectives économiques et financières de l’Union, en vue de décider des mesures appropriées pour conforter durablement la croissance dans la zone. Les autres points portaient, entre autres, sur l’approbation des comptes de la Bceao pour l’exercice 2017, la désignation du président du Conseil pour la période allant du 1er avril au 31 mars 2020, les décisions de la réunion du Comité de politique monétaire tenue le 7 mars dernier.

Lors de cette rencontre tenue au siège de la Bceao, les attaques terroristes perpétrées, ces derniers jours, au Burkina Faso et au Niger, ont été condamnées. «Notre session intervient dans un contexte d’insécurité persistante dans notre sous-région, caractérisée par les attaques multiformes perpétrées à dix jours d’intervalle, à Ouagadougou, le 2 mars 2018, et à Goubé, près de Niamey, le 12 mars», a rappelé M. Bâ qui a condamné ces actes. «Ces attaques qui ont occasionné la mort de plusieurs soldats et civils et fait des blessés et dégâts matériels considérables, constituent des actes terroristes ignobles et lâches que nous condamnons de la manière la plus ferme», a-t-il dit.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan sénégalais a également rappelé le crash d’un hélicoptère militaire ralliant Ziguinchor à Dakar le 14 mars dernier ayant entrainé la mort de huit personnes et fait également de nombreux blessés. Il a, au nom du Conseil, présenté ses condoléances aux familles éplorées et transmis aux peuples frères du Burkina Faso et du Niger sa compassion et sa solidarité.

Aliou KANDE

La compagnie de textile chinoise « C&H Garments », implantée au Parc industriel de Diamniadio, à Dakar, va démarrer sa production de tenues vestimentaires en juin prochain avec, dans sa première phase, quelque 1.500 employés, a appris l’envoyé spécial de l’Aps.

«Les machines de confection qui sont actuellement au Port autonome de Dakar vont être installées au Parc industriel de Diamniadio en mai, la formation d’un premier lot de 1.500 employés faite et la confection démarrera en juin au plus tard», a indiqué Helen Hai, la directrice de la filiale rwandaise. Elle conduisait la visite guidée du président de la République, Macky Sall, dans ses installations dans la zone industrielle de Kigali, au Rwanda. Cette visite était la dernière étape du séjour du chef de l’État à Kigali, où il a participé au sommet extraordinaire de l’Union africaine (Ua) ayant abouti à la signature par 44 États africains de l’accord-cadre sur la zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). «Au départ, nous allons former et recruter 1.500 personnes, avant de porter nos recrues à au moins 3.000 pour la confection des mêmes types de produits, c’est-à-dire des uniformes, des maillots, diverses autres tenues vestimentaires destinés au marché international», a-t-elle noté.

La compagnie qui a investi quelque 25 millions de dollars pour la construction de sa filiale de Dakar, implantée dans le Parc industriel de Diamniadio, espère ainsi tirer profit de la proximité du Sénégal avec les principaux importateurs de produits textiles dont les pays de l’Union européenne et les États-Unis. Le Sénégal est le premier pays de l’Afrique francophone à accueillir cette compagnie chinoise qui a des filiales en Éthiopie, au Kenya et au Rwanda.

(APS)

Une délégation du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm) avait effectué, en mars 2017, une mission au Canada dans le cadre de la Rse. Mercredi dernier, au cours d’un atelier de restitution, les deux membres de ce réseau recommandent le lancement d’une étude sur l’impact de la Rse dans les zones minières du Sénégal.

Une délégation du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales qui avait séjourné, en mars 2017, au Canada, a recommandé, avant-hier, une étude sur l’impact de la Responsabilité sociétale d’entreprise dans les zones minières du Sénégal. C’est au cours de l’atelier de restitution des travaux de cette mission. Hélène Tine et Cheikhou Oumar Sy, des députés de la 12e législature, faisaient partie de la délégation. Cette mission, a précisé M. Sy, avait pour objectif de renforcer les capacités des parlementaires et de bénéficier de l’expertise canadienne dans le domaine de la responsabilité sociétale d’entreprise. Durant leur séjour, les deux membres dudit réseau ont eu des rencontres avec les autorités canadiennes, visité des sites miniers et participé au salon. Ils ont eu également une séance de travail avec la direction de Iamgold Corporation qui intervient dans la région de Kédougou. Selon Cheikhou Oumar Sy, la délégation avait également visité la ville minière de Sudbury, des universités et écoles de formation. «Au terme de notre visite, nous avions recommandé le lancement, par le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales, d’une étude sur l’impact de la Rse dans les zones minières du Sénégal», a confié l’ex député. «Le Canada a une grande expérience dans le domaine de la Responsabilité sociétale d’entreprise. C’est pourquoi, comme principale recommandation, nous avons pensé qu’il serait nécessaire de lancer une étude sur l’impact de la Rse dans les zones minières de notre pays», a renchéri Hélène Tine. Elle affirme qu’un état des lieux sur la Rse doit se faire, soulignant qu’au Canada, grâce à un bon dispositif juridique, l’exploitation minière a impacté positivement les localités où il y a exploitation minière. «Nous avons beaucoup à apprendre sur le Canada en exploitation minière, de politique de Rse. C’est pourquoi, cette mission était nécessaire», a déclaré Alé Lô, vice-président de l’Assemblée nationale. Le président du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales, Mamadou Lamine Diallo, a salué l’organisation de cette mission qui a permis un renforcement de capacité des parlementaires. «A travers cette mission, le Canada marque son attachement à la gestion responsable des ressources extractives», a indiqué Lise Filiatrault, ambassadeur du Canada au Sénégal.

Les autres recommandations portent sur la tenue d’une rencontre sous régionale sur la Rse, le partage des bonnes pratiques sur la ville minière de Sudbury notamment sur la restauration de l’environnement et le jumelage entre cette localité et Tivaouane. Le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales a recommandé également la mise en place d’une fondation Sudbury. «Le Sénégal peut devenir un hub minier. Cette fondation peut aider les jeunes dans la formation par l’octroi de bourses mais aussi développer la Rse», a dit Cheikhou Oumar Sy.

Aliou KANDE

Le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie a présidé, hier, la Revue annuelle conjointe (Rac) du secteur. Moustapha Diop a saisi cette opportunité pour réaffirmer son engagement à une bonne conduite des projets en cours, évoquant notamment le parc industriel de Diamniadio, les agropoles, les hôtels d’industrie.

Les acteurs du secteur de l’industrie se sont retrouvés, hier, lors de la Revue annuelle conjointe (Rac). La rencontre a été présidée par Moustapha Diop, ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie. Il souhaite une bonne exécution des projets comme le parc industriel de Diamniadio, les agropoles, les hôtels d’industrie. « Je ne ménagerai aucun effort pour que 2018 soit une année charnière pour le secteur avec une bonne conduite des projets en cours, notamment, l’opérationnalisation de la première phase du parc industriel de Diamniadio et l’exécution de la deuxième phase, la mise en œuvre de l’ambitieux projet des agropoles Nord, Centre et Sud qui commencent déjà à mobiliser des partenaires techniques et financiers car étant convaincus de sa pertinence », a déclaré M. Diop. Il a ajouté qu’il en sera de même pour le projet d’hôtels d’industrie qu’il envisage d’équiper et de rendre fonctionnels, ceux déjà existants et d’en construire de nouveaux notamment dans les communes de Louga, Nioro du Rip et Tivaouane.

Évoquant la  Revue annuelle conjointe, il explique qu’elle est une manifestation de l’engagement du chef de l’État de promouvoir la démarche de gestion axée sur les résultats. Elle permet d’identifier les contraintes et de formuler des recommandations en vue d’une meilleure efficacité dans la réalisation des activités du ministère. Elle marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre des politiques publiques. M. Diop a souligné que la Revue annuelle conjointe est un cadre de dialogue, de partage et d’échanges d’informations sur l’état de mise en œuvre des projets structurants et des réformes inscrites dans le Plan Sénégal émergent et qui concernent le secteur. Elle devra aussi, poursuit-il, permettre de mieux se préparer à la gestion axée sur les résultats et les budgets programmes dans le cadre de la réforme des finances publiques initiée par l’Uemoa qui doit entrer en vigueur en 2020. Moustapha Diop affirme que la Revue annuelle conjointe de cette année, revêt une importance capitale car elle intervient un an après l’adoption de la Lettre de politique sectorielle de développement de l’industrie qui est un cadre d’opérationnalisation sur la période 2017-2023. Il a rappelé que dans le Pse, l’industrie fait partie des secteurs prioritaires retenus et compte parmi les 27 projets phares, porteurs de croissance, d’emplois et d’investissements étrangers. Il s’agit, selon lui, des plateformes industrielles intégrées ; des agropoles intégrés et compétitifs ; les paris industriels et le hub minier régional. «En dehors de ces quatre projets phares du Pse, d’autres projets et programmes non moins importants ont été déroulés par le département en 2017. Ainsi, cette rencontre devra permettre de discuter de leur état d’avancement, des difficultés du secteur, des résultats obtenus et des perspectives pour 2018 », a précisé le ministre de l’Industrie. Il a souligné l’importance d’avoir des indicateurs pertinents, mesurables, faciles à renseigner et qui permettent d’apprécier convenablement les performances réalisées.

L’Onudi, par la voix de son représentant, Victor Djemba, a exprimé sa volonté de voir les programmes et projets conçus par le Sénégal atteindre les objectifs recherchés. Pour cela, il a ajouté que l’Onudi ne ménagera aucun effort.

Aliou KANDE

Les ministres Cheikh Kanté et Mame Mbaye Niang en charge du Suivi du Pse et du Tourisme étaient, hier, sur le site du projet de la Sapco à Pointe Sarène. Une visite de travail dans l’un des projets touristiques phares du Plan Sénégal émergent qui a été l’occasion, pour ces autorités, de s’enquérir de l’avancement des travaux.

Après une première visite en décembre, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était, hier, à Pointe Sarène, sur le site de la Société d’aménagement et de promotion des Côte et zone touristiques du Sénégal (Sapco). Il était accompagné de son collègue en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent pour s’enquérir de l’avancement du projet qui prend forme. Sur place, les ouvriers sont à l’œuvre pour réaliser la première phase du projet. Il s’agit de l’aménagement, des travaux qui concernent la voirie, le réseau d’assainissement, l’adduction d’eau et l’électrification, entre autres. « Des engagements ont été pris et nous faisons tout pour les réaliser et les concrétiser », a dit M. Niang au détour d’une longue tournée dans les différents compartiments de l’espace prévu pour accueillir le projet. Il a indiqué qu’un coup de fouet sera donné à l’exécution des travaux pour accélérer la mise en œuvre. Mame Mbaye Niang renseigne que le projet de Pointe Sarène « est réalisé actuellement avec le Budget consolidé d’investissement avec quelques lenteurs. Avec le Conseil d’administration de la Sapco et les instructions du président, nous sommes en train d’envisager d’autres procédures plus efficaces. Il nous faut innover, apprendre de nos erreurs et améliorer nos procédures ».

Cheikh Kanté a rappelé que le secteur du tourisme est l’un des moteurs de la croissance du pays et sa redynamisation passe par des investissements comme celui de Pointe Sarène. Il a invité les entrepreneurs nationaux à investir dans le secteur qui génère quelque « 450 milliards de FCfa, soit 6,5 % du Pib national » et dont 67 %  amenés par les étrangers. Mame Mbaye Niang a indiqué que les Sénégalais qui sont déjà sur le site seront encouragés et confortés. « Dans un premier temps, les gens ont cru que nous voulions chasser des Sénégalais de leurs terres, ce qui n’a jamais été le cas. On ne peut pas  développer le tourisme sans les acteurs nationaux. Et ceux qui avaient  fait des investissements vont intégrer le projet. Leurs intérêts seront sauvegardés et l’on verra  comment créer les conditions de financement avec des partenaires qui ont commencé à se manifester », a dit le ministre.

Le site de Pointe Sarène concerne un projet de cinq parcelles hôtelières de surfaces variant de 5 à 10 hectares ayant chacune une façade minimale sur mer de 250 mètres avec une capacité de 1.600 chambres. Il y a aussi un développement de 120 villas haut de gamme alignées et offrant une vue panoramique sur la mer sans oublier une plazza commerciale avec boutiques, restaurants et services touristiques. L’autre aspect du projet concerne des corridors d’accès publics à la plage caractérisés par l’aménagement des jardins type de l’écologie littorale et régionale avec des sentiers piétonniers.  Une aire de plage de 2 kilomètres de long constituant le domaine public maritime. Pour sa réalisation, il est prévu, selon la description, des infrastructures (voies de circulation, électricité, éclairage, télécommunication et traitements des eaux) d’une valeur de 11 milliards de FCfa ainsi qu’un ensemble hôtelier (réceptifs hôteliers, espaces administratifs et commerciaux) d’un coût de 130 milliards de FCfa.

Ousseynou POUYE

 

Le ministère de l’Élevage et des Productions animales et les acteurs du secteur ont procédé, hier, à l’évaluation de l’opération Tabaski de l’année dernière. Si le marché a été bien approvisionné avec des prix plus ou moins abordables, les statistiques révèlent, toutefois, que le Sénégal importe encore 50 % de ses besoins. D’où la décision du gouvernement de lancer le Programme national d’autosuffisance en mouton (Pronam) en cours de mise en œuvre.

La fête de la Tabaski est prévue dans cinq mois, mais le ministère de l’Élevage et des Productions animales, ainsi que les différents acteurs de l’élevage, sont d’ores et déjà plongés dans les préparatifs pour un bon approvisionnement du marché en moutons. Pour ce faire, l’expérience de l’année dernière peut constituer une bonne base de travail pour eux. En effet, il ressort de l’évaluation de celle-ci que l’organisation a été « parfaite » et « couronnée de succès ». Il a été noté un niveau d’approvisionnement largement au-dessus des besoins du marché. « Au total, 917.785 têtes de moutons ont été présentées dans les 155 points de vente à travers le territoire national dont 284.640 sujets rien que pour la région de Dakar. Soit un excédent de 155.912 têtes de moutons par rapport aux prévisions », a détaillé le ministre Aminata Mbengue Ndiaye.

Toutefois, il est ressorti de ce bilan que la couverture des besoins du marché sénégalais reste encore tributaire des importations du Mali et de la Mauritanie. En effet, près de 50 % des moutons (457.643) viennent de ces deux pays. Cependant, souligne le ministre, l’offre locale est en hausse de plus de 108.743 têtes de moutons. Cette augmentation traduit, selon elle, « l’engouement grandissant des opérateurs économiques pour la Tabaski avec une forte présence de jeunes ».

Du coup, il y a eu beaucoup d’invendus. Ils se chiffrent à 155.912 têtes de moutons dont 68.862 sujets rien que pour la région de Dakar et 46.970 moutons pour la région de Thiès. A titre de comparaison, en 2016, il n’y a eu que 43.435 moutons restants. Face à cette situation, le ministre a indiqué qu’un appui a été apporté aux opérateurs afin de les aider à retourner leurs moutons. Cette opération a concerné 3.204 têtes de moutons et a nécessité la mobilisation de 21 camions.

Certes l’offre nationale est en hausse, mais le Sénégal reste encore confronté à un déficit structurel en moutons. C’est ce qui explique sa dépendance des pays voisins comme le Mali et la Mauritanie. Pour résorber progressivement ce gap, l’État a lancé le Programme national d’autosuffisance en moutons (Pronam). En cours de mise en œuvre, ce programme a pour ambition, à termes, d’assurer la couverture totale des besoins des consommateurs sénégalais. « Une enveloppe de 500 millions de FCfa est prévue dans le budget de 2018 pour le démarrage de ce programme.

A côté, l’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons, en partenariat avec l’Ong Heifer international, a démarré avec plus de 100 communes déjà engagées pour accompagner cette initiative à travers le placement des brebis et géniteurs ladoum. Sans compter toutes les activités d’appui à l’autosuffisance en moutons de Tabaski développées par tous les projets de développement de l’élevage », a fait savoir Aminata Mbengue Ndiaye. Sur la base de tout ce qui précède, le ministre assure qu’il n’y aura pas de pénurie pour 2018. Le président de la Maison des éleveurs du Sénégal, Ismaëla Sow, a donné les mêmes garanties. Il a assuré que les éleveurs vont tout faire pour relever le défi d’un bon approvisionnement du marché en moutons.   

Cependant, tout n’est pas rose dans l’organisation de la Tabaski 2017. Un certain nombre de difficultés ont été constatées. Il s’agit notamment des lenteurs et de la faible implication des collectivités locales dans l’aménagement de certains points de vente, du non-respect des points de vente autorisés et de l’absence de foirails permanents dans la région de Fatick, du coût du transport jugé encore élevé et lié surtout à l’insuffisance de véhicules, du retard dans le décaissement des financements. sur ce point, le rapport d’évaluation provisoire relève que le crédit consenti par les différentes institutions financières aux éleveurs dans l’opération Tabaski 2017 s’élève à 4,02 milliards de FCfa.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Les rumeurs persistantes servies par une certaine presse sur les problèmes de trésorerie que rencontrerait, à l’heure actuelle, l’État du Sénégal, ne sont qu’une « vue de l’esprit de leurs auteurs ». C’est la conviction du Directeur des services fiscaux des régions, à la Direction générale des impôts et domaines (Dgid), El Hadj Mamadou Diao dit Mame Boye Diao, selon qui, ceux qui avancent la vacuité des caisses de l’État ont tout faux, pour la bonne et simple raison que la collecte fiscale et le fonctionnement de la comptabilité publique et du trésor obéissent à des procédures particulières que les non initiés peuvent ne pas maîtriser. L’inspecteur des impôts et domaines a déclaré, sur les ondes de la radio futur média, que « dans la pratique administrative, très souvent, il y a toujours beaucoup de lenteurs entre les mois de septembre et de janvier ».

Ces lenteurs découlent, pour la période précédant le mois de décembre, « de la fin des écritures comptables  du trésor qui fait qu’on ferme les applications pour liquider (Ndr : paiement des fournisseurs) et pour être à jour du point de vue des objectifs que nous avons dans la gestion publique », a-t-il expliqué. «Nous avons une bonne maîtrise de ce système qui est une innovation et qui fait que nous avons maintenant nos lois de programmation budgétaire », a-t-il poursuivi.

Ainsi, Mame Boye Diao est d’avis que « même si l’on vote le budget en fin d’année, un système, un mécanisme est mis en place entre janvier et février avec la nomination des administrateurs de crédits en charge de toutes les procédures de passation des marchés et la mise en place des crédits budgétaires ». « C’est pourquoi, chaque fois que nous sommes en ces périodes, les gens pensent qu’il y a une tension de recettes ou un problème de liquidité alors que c’est tout simplement dû au fait qu’elles coïncident très souvent avec la fin d’un exercice budgétaire qui voit la fermeture des applications pour honorer les engagements envers les fournisseurs et la mise en place du budget à venir». Considérant que « les salaires sont souvent payés bien avant l’échéance », il en déduit qu’« il n’y a pas de problèmes de trésorerie ».

Mamadou Lamine DIEYE

 

Enekio-Sénégal compte apporter son soutien à l’État du Sénégal dans ses efforts d’électrification du monde rural. Cette entreprise ambitionne de doter, au moins, 243 villages des régions de Sédhiou, Thiès, Tambacounda, Matam, Kolda, Kédougou et Kaolack de l’énergie propre. Des propositions concrètes ont été faites et une convention cadre a été signée avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale(Aser).  Il reste la signature de conventions spécifiques pour démarrer les activités. Les responsables de cette entreprise ont  tenu, hier, une rencontre de partage, à Thiès, pour informer leurs partenaires que sont les collectivités locales, les opérateurs économiques, les entreprises évoluant dans le secteur, de l’état d’avancement du projet. « Notre contribution portera sur le transfert de technologies qui permettra aux villages ciblés d’avoir de l’énergie à suffisance et de développer des activités génératrices de revenus. Nous voulons soutenir la création de richesses en zone rurale », a dit Babacar Ndiaye, administrateur délégué d’Enekio Sénégal. Il s’agira, selon lui, d’aider à mettre fin à la discrimination énergétique dont souffrent les populations rurales très enclavées. « Après plusieurs stratégies politiques mises en œuvre pour accélérer la pénétration de l’électricité dans les zones où les populations sont caractérisées par des revenus faibles et des habitats dispersés, nous avons compris que l’accès à l’électricité dans le milieu rural est devenu une priorité pour le gouvernement du Sénégal », a indiqué M. Ndiaye.

Dans la perspective de consacrer des investissements dans le secteur de l’énergie, Enekio-Sénégal a déployé des ressources humaines, financières et logistiques dans ces 243 villages ciblés afin de se doter d’une banque de données socioéconomique et énergétique. Au cours des débats de traitement des données, le bureau composé de techniciens en animation de développement et en énergie a accordé une attention particulière aux résultats obtenus après priorisation et qui avaient pour nom : absence totale d’infrastructures énergétiques, manque d’activités génératrices de revenus, enclavement numérique, insécurité, etc.

A cela s’ajoute le désarroi des communautés en attente de réponses efficaces porteuses d’effets immédiats. « Le milieu rural présente une potentialité solaire sans équivoque. C’est pourquoi, l’énergie solaire photovoltaïque est la forme d’énergie la plus appropriée car elle est une source intarissable, une source verte qui respecte l’environnement mais et surtout accessible pour tous les usages », a encore dit Babacar Ndiaye.

Le maire de Ndieyène Sirakh dont certains villages de la commune sont ciblés estime qu’au-delà de la dotation en énergie, Enekio permettra à ces hameaux d’avoir accès à Internet à l’ère des technologies de l’information de la communication. « Nous espérons que ces projets vont contribuer à la réalisation de l’objectif fixé par le président de la République qui est de ramener le taux d’électrification rurale à 60 %. Ils auront un impact économique et social considérable », a estimé Serigne Fallou Fall.

Ndiol Maka SECK

 

Bonne nouvelle pour les producteurs d’arachide qui ont des stocks en souffrance. Les opérateurs privés stockeurs et les artisans huiliers de Touba ont pris l’engagement d’acheter les stocks en souffrance.

Les opérateurs privés stockeurs (Ops) et les artisans huiliers de Touba étaient souriants au sortir, hier, de leur rencontre avec le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, en présence du directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Papa Dieng, du directeur de l’Agriculture Omar Sané. Ils ont fait part de leur volonté d’acheter le stock d’arachide en souffrance. « Nous avons pris l’engagement d’acheter les stocks de graine », a déclaré Ousmane Diakhaté, Secrétaire général du Regroupement des artisans du secteur industriel agro-alimentaire de Touba. « C’est une vrai révolution qui s’opère avec les mesures prises par le gouvernement pour régler le problème de commercialisation de l’arachide sur la chaine de valeur. La solution, c’est la transformation de l’arachide », a ajouté M. Diakhaté. Il a précisé que sur demande du ministre de l’Agriculture, les opérateurs privés stockeurs regroupés au sein de  l’Association des opérateurs pour le développement économique de Touba (Adope/T) vont commencer la collecte des graines d’arachide au Sud du pays où l’hivernage s’installe plus tôt.

10 points d’accord
Le  5 mars 2018, le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme avait réuni les industriels huiliers et le Regroupement des acteurs du secteur de l’industrie et l’agroalimentaire de Touba (Rasiat) composé principalement par les transformateurs d’huile brute d’arachide. Cette rencontre qui entrait dans les concertations en vue de la commercialisation de la production d’arachide avait permis de conclure sur un certain nombre de mesures à mettre en œuvre pour résoudre le problème de commercialisation sur la chaine de valeur arachide. Les parties s’étaient accordées sur 10 points : l’engagement des industriels et producteurs d’huile brute d’arachide à transformer 197.000 tonnes d’huile par an, soit 600.000 tonnes d’arachide ; l’engagement des producteurs d’huile brute réunis autour du Rasiat à transformer 700 tonnes d’arachide décortiqué par jour, soit 1.000 tonnes d’arachide en coque ce qui représente un volume équivalent à 360.000 tonnes par an ; l’obligation faite aux industriels de transformer l’arachide produite au Sénégal selon les critères de part de marché et de capacité productive opérationnelle ; l’adossement des importations d’huile à la transformation et à la commercialisation de l’huile d’arachide produite au Sénégal ; l’application des mesures de sauvegarde prévues par l’Organisation mondiale du commerce concernant les huiles d’origine hors Cedeao ; l’organisation par le ministère du Commerce de tout le processus de commercialisation, dans les différents segments de la chaine de valeur huile d’arachide et la fixation des prix pour les artisans, industriels et commerçants, consommateurs ; l’application de la norme huile à tous les acteurs de la chaine de valeur ; démarrage d’une campagne de communication et de promotion de l’huile d’arachide conforme aux normes de qualité demandées par les consommateurs ; l’accompagnement par l’État des industriels dans l’exportation de l’huile d’arachide produite au Sénégal ; l’accompagnement des artisans producteurs d’huile brute vers une industrialisation réussie et dans le respect des normes de qualité. Lors de la réunion du 14 mars, les parties avaient fixé le prix de cession de l’huile brute à 650 FCfa le litre.

650 FCfa le litre d’huile brute
Autre motif de satisfaction, le ministre de l’Agriculture a décidé de les associer à toutes les activités du département susceptibles de les intéresser. Ainsi, il a été acté que des membres de l’Association des opérateurs pour le développement économique de Touba (Adope/T) et du Regroupement des acteurs du secteur de l’industrie et l’agroalimentaire de Touba feront désormais partie de la délégation qui prend part, chaque année, au Salon international de l’agriculture de Paris, a indiqué Papa Dieng, le directeur général de la Sonacos qui faisait la synthèse des discussions. Ces deux organisations sont également membre du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia). M. Dieng a annoncé que le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement a pris la décision de se rendre à Touba pour visiter les unités de production de l’huile brute communément appelée « Seggal ». « Sur l’essentiel des problèmes posés, le ministre a donné des réponses satisfaisantes », a dit le directeur général de la Sonacos sous le regard approbateur de Sokhna Mame Khary Mbacké, présidente du Rasiat qui conduisait la délégation.

Mamadou GUEYE

 

Le Centre intégré de développement économique et social (Cides) envisage d’ouvrir prochainement, à Kaolack, une société anonyme de micro finance destinée à faciliter l’accès des femmes et des jeunes à des financements nécessaires au développement de leurs activités, a annoncé, jeudi, son directeur Moussa Sarr. « Nous pensons mettre en place une société anonyme de micro finance pour aider les femmes et les jeunes en particulier à mieux accéder au financement et à développer leurs activités », a-t-il déclaré. Le directeur du Cides de Kaolack s’entretenait avec des journalistes, en marge d’un atelier de restitution du plan stratégique de cette structure au profit de cette région centre du pays dans les cinq prochaines années. Ce plan quinquennal repose, entre autres, sur la poursuite de l’accompagnement des populations cibles notamment les femmes et les jeunes, l’appui à la mise en place de plans communaux de développement au profit d’une vingtaine de collectivités locales de la région.

M. Sarr a aussi cité la mise à niveau de ces collectivités dans l’évaluation des projets en cours d’exécution. La mission du Cides est de mettre en œuvre progressivement un pool intégré de services capables de dynamiser l’économie locale et de répondre aux besoins spécifiques des acteurs locaux, lit-on dans un document de présentation.
(APS)

 

Le gouvernement nippon a financé la construction de deux quais de pêche à Mbour et Joal d’un coût de 1,327 milliard de yens, soit environ 6,635 milliards de FCfa.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori ont procédé, hier, à la signature de l’échange de note portant sur le financement du projet d’aménagement des deux quais de pêche dans le département de Mbour. Ce projet, selon le ministre de l’Économie, Amadou Bâ, va permettre « d’assurer la distribution stable des produits halieutiques à haute valeur ajoutée ». En effet, le Sénégal, depuis quelques années, met en avant la notion de durabilité dans ses politiques et programmes de pêche. La réalisation de ces deux infrastructures va aussi permettre d’améliorer la qualité des produits de pêche, a déclaré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye. « La qualité des produits joue un rôle important. Le label made in Sénégal est en train de voir le jour pour que ce que nous exportons ou ce que nous consommons soit en adéquation avec les normes les plus élevées en termes de salubrité, d’hygiène », a ajouté le ministre.

L’ambassadeur du Japon au Sénégal a réitéré au ministre de l’Économie l’engagement de son pays à accompagner le Sénégal dans la promotion d’une pêche durable.
D’après Shigeru Omori, le Sénégal et le Japon ont en commun le « goût pour le poisson qui tient une place privilégiée dans notre alimentation quotidienne ». « La pratique de la pêche est une chose que nous partageons en raison de la proximité de la mer. La coopération pour la promotion de la pêche est donc importante, non seulement pour la sécurité alimentaire mais également pour l’appui à l’emploi », ajoute-t-il. Le diplomate a souligné que le Japon a une longue expérience dans « l’art de conserver la fraîcheur du poisson et  de perfectionner les techniques de transformation des produits de la mer ».

Cette technologie et ce savoir-faire japonais, dit-il, sont transférés au Sénégal. « Ce don permettra de doter le département de Mbour d’un site de débarquement qui contribuera à améliorer grandement la qualité des produits maritimes. Nous espérons qu’une fois construit, le quai facilitera la vente des produits fraîchement pêchés et permettra de diminuer les pertes dans le processus de distribution après capture », a déclaré l’ambassadeur. Avec ces deux quais de pêche, les pêcheurs qui s’activent entre Mbour et Joal pourront désormais « améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité dans les installations aménagées » et de « séparer les zones de débarquement des produits halieutiques destinés à la consommation à l’intérieur du pays et ceux destinés à l’exportation », informe le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Un atelier sur la formulation d’une stratégie de développement des équidés au Sénégal s’est ouvert, hier.  L’objectif est de tracer de nouvelles perspectives de développement, tout en boostant  la chaine de valeur des équidés.

L’atelier  qui s’est ouvert  hier  a pour but de formuler une stratégie de développement des filières équine et asine autour d’un cadre institutionnel harmonisé et d’un modèle de financement durable. A l’issue des travaux, les participants veulent proposer  la mise en place d’une industrie hippique, pourvoyeuse d’emplois et de richesse. En ce qui concerne le cheptel, la situation des effectifs renseigne sur l’importance du potentiel des équidés au Sénégal.  Avec des effectifs estimés à 544.000 chevaux et 462.000 ânes en 2015, ces animaux constituent un gisement d’emplois et de richesse dans l’économie rurale à travers la tractation équine et asine (agriculture, transports de personnes et de marchandises).

A cela s’ajoute le développement croissant des courses hippiques, des sports et loisirs équestres. Le ministre de l’Élevage, Aminata Mbengue Ndiaye, venue prendre part à la rencontre, a salué les «avancées salutaires enregistrées dans le domaine des courses hippiques avec la formulation d’une nouvelle classification des chevaux, le diagnostic du système d’identification des acteurs mais également dans le domaine de la lutte contre la maltraitance des équidés, portant réglementation du transport des véhicules à traction animale». Le ministre invite les participants à mettre l’accent sur les «aspects qui contribuent au financement de la filière, au bien-être des animaux et à l’épanouissement des utilisateurs». Aminata Mbengue Ndiaye a réitéré la disponibilité de son département à  fixer, avec les acteurs du secteur,  une base de développement durable. Au sortir des échanges, les participants promettent de formuler une stratégie de développement axée sur le cadre institutionnel, la structuration, la sécurisation et l’amélioration des acquis du secteur des équidés.

Oumar BA

 


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