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Affaires et Finances (3294)

Pour asseoir une fiscalité efficace et adaptée à notre économie, l’inspecteur des Impôts et Domaines, Abdoulaye Gningue, préconise le renforcement du rôle des centres de gestion agréés (Cga), en mettant l’accent sur  l’incitation au civisme fiscal. Il faisait, hier, une présentation du thème : « Fiscalité  et développement du secteur privé », lors de la 4ème édition du Grand Débat économique », organisé par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar.
L’inspecteur des impôts et domaines, Abdoulaye Gningue qui faisait la présentation sur le thème : « Fiscalité et développement du secteur privé », lors de la 4ème édition du Grand Débat économique », organisé par la  Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar a  préconisé le renforcement du rôle des centres de gestion agréés (Cga) et l’incitation au civisme fiscal, entre autres mesures,  pour asseoir une fiscalité efficace et adaptée à notre économie.  Selon lui, depuis l’application de la Contribution globale unique (Cgu) en 2004 jusqu’en 2012, la contribution fiscale est en baisse. Elle est passée de 1.766.825.032 de FCfa en 2004  à  716.807.750 de FCfa en 2012.  Mais, souligne-t-il, avec le démarrage de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), des dispositions ont été prises pour mettre en place une fiscalité plus efficace pour aider le secteur informel à migrer vers le formel. Abdoulaye Gningue soutient que les autorités sont parties du constat qu’aucun pays ne s’est développé avec le secteur informel.

Aider le secteur informel à migrer vers le formel
 Au nombre des mesures mises en place, il a cité le dispositif fiscal pour la promotion des Pme, dont l’objectif est de favoriser le civisme fiscal et de permettre la formalisation de l’économie informelle, en réduisant le coût de gestion de l’impôt et en améliorant l’efficacité administrative. Selon lui, ce nouveau régime fiscal a également l’avantage d’élargir l’assiette de l’impôt pour améliorer les ressources des collectivités locales et encourager la croissance des assujettis à la Contribution globale unique et leur migration vers le régime réel. Cette Contribution globale unique permet aussi aux contribuables éligibles à ce dispositif de s’acquitter, en une seule fois, de toutes leurs obligations fiscales.
Parmi les mesures prises en faveur de l’entreprise, figurent l’allégement du coût fiscal de la création d’entreprise (baisse du droit de constitution et baisse des coûts de restructuration), l’amélioration du cadre fiscal des affaires dont la promotion de l’investissement, l’amélioration de la compétitivité, l’allégement des charges fiscales et le renforcement de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva).
Le représentant du directeur général des Impôts et Domaines, Mor Diarra Diop, a déclaré que les portes de la direction des impôts et domaines sont largement ouvertes à tous et « que des instructions ont été données pour trouver des solutions aux difficultés des uns et des autres ».
Pour le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Ibrahima Lô qui présidait cette 4e édition, cette rencontre s’inscrit dans les « Grands débats économiques » initiés par son institution depuis quatre ans. Pour lui, cette rencontre avait, entre autres objectifs, de  permettre à l’administration centrale notamment fiscale et au secteur privé de trouver ensemble des « solutions viables, consensuelles et inclusives aux questions liées à la fiscalité des entreprises ». Elle visait également  à  diagnostiquer les problèmes du secteur privé national liés à la réforme fiscale, informer et sensibiliser le secteur privé sur la corrélation entre la fiscalité et la compétitivité des entreprises et à évaluer la pertinence de la contribution globale unique  en vue de  « trouver une esquisse de politique fiscale adaptée à la structuration de notre économie au besoin ».
La plupart des participants à cette rencontre a mis l’accent sur la nécessité d’accompagner davantage le secteur informel afin qu’il puisse migrer vers le formel et d’aider les entreprises en difficulté.
 

Mamadou SY


Un atelier de partage et de validation de l’accord-cadre devant régir les relations entre les collectivités locales, les investisseurs et les populations quant à l’accès à la terre, a été homologué, jeudi à Saint-Louis. Cette rencontre s’est déroulée en présence du gouverneur Alioune Aïdara Niang.
Le document final de l’accord-cadre devant régir les relations entre les collectivités locales, les investisseurs et les populations, dans la mise en œuvre du Projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness (Pdidas), a été adopté à l’issue d’un atelier national, jeudi, à Saint-Louis.
Cette rencontre a enregistré la participation des agences spécialisées de l’Etat et des autorités des 9 communes cibles. Dans son approche, le Pdidas, à travers ce cadre, propose un schéma de mise en œuvre de l’investissement dans la production agricole, qui permettra de réussir la difficile conciliation des intérêts des populations, des collectivités locales, de l’Etat et des investisseurs. « A travers ce schéma, les collectivités locales gardent le contrôle sur la gestion de leur zone, tout en respectant le dispositif réglementaire et légal. Les communes sont également dotées d’un cadre et d’outils qui leur procurent des ressources financières additionnelles, pour assurer leur développement», a expliqué Ndeye Coura Mbaye Diop, coordonnatrice du Pdidas.
Avec cet accord, les populations qui craignent de voir leurs terres spoliées par les investisseurs seront rassurées. «L’Etat va jouer, dans ce dispositif, le rôle d’arbitre, d’encadreur, de régulateur en veillant à l’intérêt de tous », a indiqué Mme Diop. Le foncier est le nœud gordien des collectivités locales. D’un côté, les populations sont réticentes à l’idée de céder leurs terres, de l’autre des élus locaux souhaitent les rentabiliser grâce à des investisseurs désireux d’avoir des garanties pour mener à bien leurs actions.
L’accord-cadre définit les relations entre les parties, notamment les facilités accordées par l’Etat et les communes à l’investisseur et aux populations, en vue de son implantation, la promotion des exportations et du développement de l’agriculture familiale. On note aussi l’engagement des collectivités locales et de l’Etat auprès des investisseurs et des populations relativement à la forme et aux conditions auxquelles seront effectués le transfert de droit sur les terres, la réalisation d’aménagements et l’accompagnement.
Les investisseurs verseront une caution suivant le niveau et les types d’investissements. Aïda Djigo Wane, directrice général adjoint de l’Apix est revenue sur l’importance de cet accord qui comporte des documents codifiés. Ces accords comportent un sous bail de la commune.   Alioune Sarr,  le maire de Fass Ngom a salué cette démarche qui a été inclusive et qui va déboucher sur un accord cadre et un cahier de charge.
Cette batterie de mesures est importante pour Michael Laurent de la société de culture légumière qui s’active dans l’agrobusiness. Selon lui, cette approche permet de sécuriser les investisseurs qui ont envie de s’implanter au Sénégal. « Nous sommes intéressés car le foncier pose toujours problème. Il nous faut un droit réel pour plus de garantie de nos investissements. La terre doit être cessible pour que les populations puissent y trouver leur compte », a-t-il confié.
L’accord-cadre entre en vigueur après sa signature par les parties concernées et son approbation par l’autorité administrative compétente. Il sera valable pour une durée de quarante ans à compter de sa date d’approbation par les gouverneurs des régions d’intervention du Pdidas, c’est-à-dire Louga et Saint-Louis.  

A. M. NDAW


Sous l’égide du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, l’équipe du projet « Apprentissage pour le développement des territoires ruraux-Adeter » a organisé, hier, à Saint-Louis, un atelier de cadrage de la capitalisation de ce projet. Il a été ouvert par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, dans les locaux du centre régional de l’enseignement technique féminin (Cretef).
En présence de Cheikhou Touré, responsable de l’animation institutionnelle de ce projet, Samba Fall, directeur national de l’apprentissage, Mamadou Niang, directeur des examens et des concours professionnels, d’une cinquantaine de participants issus des services régionaux de l’administration déconcentrée, des structures artisanales et de formation professionnelle, le coordonnateur de ce projet, Mamadou Moustapha Fall, a rappelé qu’Adeter est une initiative des Ong française «Le Gret-Groupe de recherches et d'échanges technologiques» et sénégalaise «Enda Graf Sahel» avec le concours financier de l’Agence française de développement (Afd).
Adeter, a-t-il précisé, est un projet de trois ans (2014/2017) qui intervient dans les départements de Saint-Louis et de Dagana, qui regorgent un fort potentiel en agriculture. L’exploitation rationnelle et optimale de ce potentiel repose, entre autres, sur la disponibilité de ressources humaines qualifiées et compétentes dans les divers maillons de la chaine de valeur agricole. Le projet expérimental Adeter, a-t-il poursuivi, joue ainsi sa partition, en facilitant la concertation « pluri-acteur », en formant et en accompagnant, depuis une vingtaine de mois, des acteurs intervenant dans des métiers para-agricoles tels que la fabrication d’outillages et de matériels agricoles, la maintenance des engins agricoles, des moteurs hors-bord, l’installation et la maintenance de systèmes d’irrigation et de systèmes photovoltaïques. Selon Mamadou Moustapha Fall, Adeter a sélectionné 94 jeunes dans 5 métiers para-agricoles, 20 Gie de femmes transformatrices de produits agroalimentaires et, est en train de renforcer les capacités de 55 maîtres artisans.
Trois centres-ressources sont sélectionnés et reçoivent les apprentis et les maîtres artisans, cinq programmes complets de formation par apprentissage de type dual sont élaborés et mis en œuvre. Moustapha Fall a précisé que ce projet vient en appui au secteur de l’agriculture avec une logique d’intervention globale qui comporte deux entrées majeures. Il s’agit d’innover et de développer une offre nouvelle de formation professionnelle par apprentissage de type dual dans les métiers para-agricoles d’une part et appuyer la professionnalisation des femmes dans les Gie transformateurs de produits agroalimentaires d’autre part, faciliter l’engagement et la concertation pluri-acteurs aux niveaux central, déconcentré et décentralisé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Coup dur pour l’entrepreneuriat en Casamance naturelle; l’avion de la compagnie privée Transair qui devait transporter,  il y’a quelques jours, les responsables du bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) et leurs partenaires de Dakar à Ziguinchor, a été cloué au sol pour des difficultés techniques et de navigabilité.
Un énorme manque à gagner pour l’économie locale meurtrie par 35 ans d’un conflit irrédentiste. Le Directeur du Bmn, Ibrahima Diouf, a saisi l’occasion pour  suggérer  aux pouvoirs publics  de veiller à l’ouverture du ciel sénégalais en général et casamançais en particulier pour une compétitivité de l’économie nationale.
 Prévue dans la capitale du sud sous la présidence du ministre du Commerce, Alioune Sarr, la cérémonie de signature de conventions de financement d’une dizaine de Pme locales a été reportée à une date ultérieure  pour cause de dysfonctionnements du transport aérien entre Dakar et Ziguinchor. Dix dossiers d’entreprises devaient être approuvés en présence de partenaires comme l’Ue, la Banque mondiale, la Bnde, le Fongip…
Cela représente près de 500 millions de FCfa d’investissements et 300 millions de primes. Le Directeur du Bureau de mise à niveau, Ibrahima Diouf, a informé qu’en réalité, le commandant de bord de la compagnie Transair a avancé des raisons techniques et des difficultés de navigabilité. Il s’agit pourtant d’un aéronef de type Jet que la compagnie privée venait à peine d’acquérir. Saisissant la balle au rebond, le patron du bureau de mise à niveau des entreprises a rappelé à la puissance publique l’urgence d’ouvrir le ciel casamançais dans la stratégie dite « Open Sky » avec à la clé des appareils sûrs et fiables à même de desservir Ziguinchor, Cap-Skirring et Kolda. Pour Ibrahima Diouf, cette mesure est d’autant plus urgente que la région naturelle de Casamance regorge de potentialités économiques énormes dans les domaines du tourisme, de la pêche, de l’agriculture, des ressources forestières, etc. Si l’Etat parvient à prendre une telle décision, les Tours opérateurs(To) pourraient ainsi affréter des avions  et participer grandement à la relance d’une économie locale paralysée par 35 ans de conflit irrédentiste. Cet épisode malheureux de l’avion de Transair cloué au sol dakarois après deux tentatives de décollage met à nu les énormes difficultés que rencontrent au quotidien les opérateurs économiques de la Casamance naturelle.
La desserte aérienne est davantage rendue problématique par la situation désastreuse du pavillon national, Sénégal Airlines qui loue les appareils de la compagnie privée pour assurer ses liaisons quotidiennes. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Transair qui semble relativement mieux lotie, ne dispose actuellement que de deux appareils qui assurent difficilement la desserte nationale et des capitales des pays limitrophes, Praia et Bissau en l’occurrence.
Interpellé sur la question, le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, Pascal Ehemba a abondé dans le même sens que le Directeur du Bmn en demandant aux plus hautes autorités du pays d’enclencher un mouvement  afin de permettre aux opérateurs privés nationaux  d’établir des partenariats avec de puissants groupes étrangers pour désenclaver la région dans le domaine aérien. M. Ehemba salue, par ailleurs, la vision du chef de l’Etat, Macky Sall qui a déjà pris des mesures  économiques incitatives  comme l’amnistie fiscale pendant dix ans au profit des promoteurs touristiques locaux et la mise en service de trois navires qui assurent la liaison maritime Dakar-Ziguinchor.
 

Mamadou Lamine DIATTA


Une cérémonie de présentation de la nouvelle société sénégalaise Trabesen, spécialisée dans la production de traverses en béton armé, s'est déroulée, hier, à Dakar. Son usine sera implantée à Rufisque et permettra la création de 70 emplois.

Dans la perspective de la construction de la nouvelle ligne du Train Express Régional (Ter) et de la relance de l'exploitation de Transrail, la société belge Tradetech s'est associée à des investisseurs locaux pour la création de sa filiale sénégalaise Trabesen qui produira des traverses en béton armé. Celle-ci a été présentée, hier, en présence du Secrétaire d'État au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall. L'usine sera implantée à Rufisque, avec une capacité de 200.000 unités par an et l'emploi d'environ 70 personnes. Elle produira des traverses spécialement étudiées pour répondre aux spécifications techniques du Ter et de Transrail. Une usine mobile sera également mise en place et aura pour objectif de suivre les différents chantiers de pose.
Pour la société Transrail, la vitesse du futur Ter (160 km/h) et la large capacité attendue sur la ligne ferroviaire internationale entre Dakar et Bamako justifient le choix de la traverse en béton. Ce produit a été retenu en raison de nombreux avantages techniques tels que la stabilité de la voie, la facilité de pose ou encore l'économie de matériaux.
Selon le Secrétaire d'État au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, « la réputation de Tradetech n'est plus à démontrée. C'est une société centenaire et elle est présente dans quatre continents. Les traverses qu'elle produit sont performantes, fiables, économiques et parfaitement adaptées à notre réseau de voie ferrée. Les diverses techniques qu'elle a développées avec le temps, assurent sa fiabilité (…). « Elle assure également, partout où elle est installée, des valeurs éthiques de formation et un encadrement du personnel local. » a-t-il ajouté.
Selon les représentants de la société belge, cet investissement a des avantages « multiples et partagés » avec la fourniture de produits de qualité aux normes européennes, un coût du transport réduit grâce à la proximité de la production et la formation d'ouvriers sénégalais aux techniques modernes de production et de contrôle des produits préfabriqués. Ils se félicitent également d'inscrire cette initiative dans une démarche d'industrialisation inclusive et d'offrir, grâce aux investisseurs privés, une alternative locale à l'importation de produits industriels.
La traverse est la pièce qui supporte le rail et assure l'écartement de la voie. Elle détermine la vitesse et la charge des trains. Historiquement en bois, elle est aujourd'hui en béton. Les lignes à grande vitesse et les nouvelles voies minières en sont équipées.

Benjamin NDIAYE (stagiaire)


Le service régional du commerce de Fatick a déclaré avoir saisi, lundi dernier, des sachets plastiques pesant 15 kilogrammes, dans des marchés et boutiques de la commune chef-lieu de région. Selon le chef de ce service, Babacar Diouf, les sachets ont été saisis sur la base de la loi interdisant la production, l’importation, la vente et la distribution de sachets plastiques à faible micronnage qui est entrée en vigueur depuis le 4 janvier dernier. Le service régional du commerce de Fatick a entamé, lundi, une campagne d’information sur l’interdiction des sachets plastiques, a indiqué M. Diouf. « La loi est respectée par certains. D’autres, en revanche, nous posent des questions relatives à son application », a-t-il indiqué, suggérant aux commerçants et aux usagers de se servir des « sachets en papier, qui sont déjà en vente sur le marché ». « Pour le moment, a poursuivi Babacar Diouf, le contrôle de l’application de la nouvelle loi est limité à la commune de Fatick. A partir de ce jeudi, nous irons dans les autres localités de la région, pour faire le contrôle ».

(APS)


Des professionnels des transports routiers du Sénégal qui étaient en conférence de presse, hier, veulent une baisse conséquente des prix à la pompe du carburant. Ils réclament leur représentation dans certaines institutions telles que le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres).

La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal (Cptrs) a demandé, hier, au cours d’une conférence de presse, une baisse conséquente du prix du carburant à la pompe. « Nous voulons que le carburant se vende à 550 FCfa le litre. Nous ne voulons pas d’une petite baisse qui tourne autour de 100 francs. Cela est insuffisant », a déclaré Mor Sourang, membre du Cptrs.
Outre la baisse du prix à la pompe du carburant, ces transporteurs ont évoqué de nombreux problèmes liés au transport. Les difficultés rencontrées dans le renouvellement du parc automobile, les problèmes sociaux des travailleurs, la mise à niveau de la loi d’orientation sur le transport, la non implication des professionnels dans le projet du permis à point, la corruption et les tracasseries des forces de l’ordre sur les routes, les chauffeurs injustement arrêtés, la concurrence déloyale des divers modes de transport, etc.
La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal réclame sa représentation dans certaines institutions telles que le Conseil sénégalais des chargeurs ( Cosec), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Pour défendre les intérêts de ses membres, ces professionnels ont invité le gouvernement à ouvrir des négociations. « Nous allons faire une proposition de loi au gouvernement pour la création d’un Conseil sénégalais des transporteurs routiers qui devra être impliqué dans toutes les décisions concernant le secteur du transport », a indiqué Mor Sourang. Cette structure, a-t-il précisé, portera les revendications de tous les transporteurs puisqu’elle a l’ambition d’unir toutes les organisations et acteurs qui évoluent dans le secteur du transport. Alassane Ndoye, le responsable du Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal a insisté sur l’unité pour mieux défendre les « intérêts » des acteurs.  
Mercredi dernier, à la fin du conseil des ministres, Thierno Alassane Sall, le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a annoncé la baisse du prix du carburant à partir de demain, sans plus de détails. En décembre 2014, le Comité national des hydrocarbures avait procédé à une baisse sensible des prix du gasoil (792 à 690 FCfa), du super carburant (889 à 795), de l’essence de pirogue (687 à 587 FCfa) et de la bouteille de gaz butane de six kg (3.700 à 3.200 FCfa). Entre temps, les cours du baril de pétrole n’ont pas cessé de plonger, mais les prix à la pompe au Sénégal n’ont pas suivi de façon systématique cette baisse. Ce qui n’est pas du goût du Syndicat des transports routiers affilié à la Cnts/Fc qui est allé même jusqu’à déposer un préavis de grève pour début février prochain, du fait de la non application de la chute des cours du pétrole aux prix à la pompe.
La coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal revendique plus d’une soixantaine de structures syndicales du secteur du transport routier.

M. GUEYE 


Lors de la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf) du Groupe 50, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a précisé qu’il n’existe aucune divergence entre le Sénégal et le Fmi par rapport au taux de croissance. Il a aussi annoncé que les départements ministériels devront, dans les prochains jours, organiser leur revue annuelle sectorielle avant celle globale.

Les débats autour du taux de croissance avancé par le Fmi (5,1% en 2015) et par l’Etat (6,4%) est loin de connaître son épilogue. Interrogé sur cette question en marge de la rencontre avec les Ptf, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Bâ, rasure qu’il n’existe « aucune divergence entre le Fmi et l’Etat du Sénégal ». Et pour preuve, il indique le dossier du Sénégal a été approuvé par cette institution financière internationale sans qu’elle ait besoin d’une réunion formelle de son Conseil d’administration. « Nos relations avec nos partenaires sont excellentes. Les chiffres qui ont été annoncés et démontrés par nos services sont confirmés par le gouvernement. C’est à ce dernier de donner les chiffres », a indiqué le ministre, soulignant qu’il est de la responsabilité du gouvernement d’annoncer et de justifier ses chiffres sur le taux de croissance. « Nous avions fait une projection de 6 % pour 2016, aujourd’hui, nous avons fait un taux de 6,4 %. Il y a des mécanismes à mettre en œuvre pour réviser cette croissance », explique Amadou Bâ. Selon lui, le Sénégal a des capacités à faire plus de 6 %.

SUIVI ET EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES : Vers des revues sectorielles des ministères

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a présidé, hier, la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf). Le Sénégal s’est engagé à renforcer le cadre de dialogue avec l’ensemble des acteurs notamment les partenaires techniques et financiers pour favoriser un meilleur alignement de leurs interventions sur les priorités du Plan Sénégal émergent (Pse) et une harmonisation de leurs procédures. Amadou Bâ a annoncé qu’une lettre circulaire du Premier ministre marquera officiellement, dans les prochains jours, le lancement du processus de la revue 2016 de la politique économique et sociale du Sénégal.
A cet égard, les départements ministériels seront invités à organiser leurs revues sectorielles qui devront précéder la revue globale prévue au mois de juin 2016, conformément aux orientations du Cadre harmonisé de suivi-évaluation, selon le ministre. Les régions devront également jouer leur partition dans ce processus, à travers les conférences d’harmonisation. Il se dit « convaincu » que les revues annuelles conjointes constituent des moments forts dans le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques. Elles permettent, selon lui, d’évaluer, de manière systématique et continue, les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets, des programmes, des réformes en direction des objectifs globaux et sectoriels déclinés dans le Pse.
Le ministre a rappelé que le chef de l’Etat a mis en place un cadre harmonisé de suivi-évaluation chargé d’assurer la coordination du suivi des objectifs sectoriels et l’évaluation des projets et programmes répondant aux priorités dégagées dans le Pse. Le dispositif s’appuie sur un Comité de préparation des revues. Selon Amadou Bâ, l’opérationnalisation de ce dispositif global de suivi-évaluation facilitera le renforcement du dialogue entre le gouvernement et les différentes catégories d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Les Ptf souhaitent une régularité des revues sectorielles
Fatou Bintou Djibo, la coordonnatrice du Système des Nations unies au Sénégal se dit « attentive » quant au suivi de la mise en œuvre des recommandations sur la revue annuelle conjointe. « Les Ptf encouragent le Sénégal à rester dans cet élan d’organiser régulièrement les revues sectorielles à temps et en amont de la revue globale », déclare-t-elle.  Mme Djibo invite le Sénégal à veiller à une participation au « plus haut niveau » des premières décisions notamment sur les réformes aussi bien dans les revues sectorielles que celle globale. Elle plaide pour que l’ensemble des parties prenantes participent activement à ces revues en particulier la société civile et le secteur privé afin de permettre la prise en compte des perspectives et d’enrichir ces exercices annuels.

Les conventions de financements s’élèvent à 3.885 milliards de FCfa

Amadou Moustapha Ba, directeur général des Finances a indiqué que le montant des conventions de financements conclues, du 2 avril 2012 à aujourd’hui, entre le Sénégal et les partenaires techniques et financiers, s’élèvent à 3.855,129 milliards de FCfa. Ces partenaires sont au nombre de 36 pour 203 conventions de financement dont 187 sont entrées en vigueur. « Les partenaires techniques et financiers ont véritablement accompagné le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de ses politiques publiques », s’est-il félicité. Faisant le bilan de la loi de finances de l’année dernière, il estime que le taux d’exécution global du budget est à 96 %.
Dans le budget de fonctionnement, le Sénégal est à 99 %, sur l’investissement à 91 %. Amadou Moustapha Bâ souligne que ce taux d’exécution global de 96 % n’a pas été atteint pendant les cinq dernières années.

Par Abdou DIAW


Le pétrole sous la barre des 30 dollars ! Hier, les cours de l’or noir ont encore chuté à la séance de New York, s’inscrivant dans la tendance baissière qui a atteint, en 2015, plus de 30 % et près de 20 % depuis le début de l’année. Le pire est à craindre, selon les prévisions, la banque d’investissement Morgan Stanley qui s’attend à un baril entre 20 et 25 dollars du fait d’une appréciation du dollar. Qui l’eût cru, il y a quelques années. Un coup d’œil dans le rétroviseur laisse voir que cette chute vertigineuse a été enclenchée à partir de 2015, puisque le prix du baril était, à Londres, en moyenne annuelle à 79,44 dollars en 2010, avant de monter à 111,22 dollars en 2011 pour reculer faiblement à 108,63 dollars l’année suivante avant d’atteindre 99,02 dollars en 2014 (source Reuters/Dgec). En 2015, c’est le grand plongeon dans l’inconnu, avec une moyenne annuelle de 52,36 dollars le baril. L’année dernière, le prix du pétrole est entré dans une spirale de chute incontrôlée pour plusieurs raisons. D’abord, le marché a été et continue d’être inondé de pétrole alors que la demande ne suit pas, mettant sous pression les cours du baril. D’habitude, les pays exportateurs de pétrole réunis au sein de l’Opep jouaient sur la production pour contrôler les prix, souvent en leur faveur. Mais cette fois, le cartel a décidé de ne rien faire contre la surabondance de l’offre. Et ceci pour des raisons inavouées.
Le ministre de l’Energie des Emirats Arabes Unis, Suhaïl Mazroui, déclarait l’année dernière que l’Opep ne peut plus « protéger » le prix du baril, indexant la production de pétrole de schiste, le plus sérieux concurrent. Il s’agit, en fait, d’une guerre des pétroles qui ne dit pas son nom ; les poids lourds du cartel, Arabie Saoudite en tête, refusant de baisser leur production pour maintenir les cours du baril le plus bas possible, afin de bouter hors du marché les producteurs de pétrole de schiste, principalement les Etats-Unis. Le coût d’exploitation du pétrole de schiste étant plus élevé, des prix très bas sur le marché signifieraient que ceux qui s’aventureraient à exploiter le pétrole de schiste le feraient à leur perte.
En d’autres temps, une tension au Proche et Moyen-Orient entraînait une flambée des cours. Mais alors, pourquoi cette fois-ci la crise entre l’Iran d’une part et l’Arabie Saoudite et ses alliés d’autre part, suite à l’exécution, le 2 janvier dernier, d’un cheikh chiite saoudien par Riyad, n’a pas eu d’effet sur les prix ? Selon Téhéran, de retour sur le marché suite à la levée de l’embargo pétrolier imposé par les Occidentaux, à la faveur de l’accord sur le nucléaire, les Saoudiens inondent le marché pour tirer plus vers le bas les cours dans le seul but de réduire leurs recettes pétrolières vitales. « Un complot », crie le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, ourdi par les Saoudiens et leurs alliés. Une autre cause de la chute des cours du baril, c’est la mauvaise passe que traverse l’économie chinoise, ce qui se traduit négativement sur le marché.
En tout cas, certains pays dépendants des recettes pétrolières comme le Nigéria commencent à souffrir sérieusement de cette situation. Le Ghana, rapporte l’agence Ecofin, pourrait perdre jusqu’à 200 millions de dollars en recettes pétrolières prévues pour cette année, selon un analyste, Accra ayant tablé sur une estimation du brut à 53 dollars le baril. Et ce n’est pas pour rien que le ministre nigérian des Ressources pétrolières a appelé à une réunion extraordinaire de l’Opep en début mars. Une proposition rejetée aussitôt par son homologue des Emirats Arabes Unis. « L'appel nigérian à une réunion anticipée de l'Opep serait quelque chose de constructif si cela aboutissait vraiment à un sommet et à un changement de politique, mais rien ne dit que l'Arabie saoudite et ses plus proches alliés, comme les Emirats Arabes Unis, acceptent même d'en discuter », a confié à l’Afp Tim Evans, de Citi. Le Sénégal qui espère exploiter son or noir bientôt, espère une météo des prix beaucoup plus clémente.

Par Malick CISS


L'Agence nationale de l'aquaculture (Ana) et l'Office du Lac de Guiers (Olag) ont signé, hier, à Dakar, un protocole de partenariat dans la mise en œuvre de la politique aquacole au Sénégal et de la valorisation des eaux du lac de Guiers. Ce partenariat doit permettre la réalisation de trois fermes aquacoles et de neuf étangs artificiels.
Suite à l'accord de prêt conclu entre le gouvernement du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), l'Agence nationale de l'aquaculture (Ana) et l'Office du Lac de Guiers (Olag) ont signé, hier, un protocole de partenariat pour mieux assurer la mise en œuvre du Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Ce projet a pour objectif de restaurer les conditions hydrologiques et les écosystèmes du lac afin de contribuer à une croissance inclusive dans les régions de Saint-Louis et de Louga. Ce partenariat doit permettre la réalisation de trois fermes aquacoles et de neuf étangs artificiels. L'Ana s'engage à fournir l’assistance technique nécessaire pour la sélection des sites favorables à l'implantation des trois fermes, à élaborer les plans et devis pour la réalisation des infrastructures d'élevage, à assurer la supervision technique des travaux d'infrastructure, à prendre en charge la formation des bénéficiaires et, enfin, à soutenir l'encadrement technique des fermes. L'Olag s'engage, quant à lui, à assurer le financement de la réalisation des trois fermes aquacoles, à prendre en charge des frais de prestations de l'Ana et mettre à disposition tous les documents disponibles concernant les diverses activités dans la zone.
Pour Magatte Bâ, directeur général de l'Ana, « l'aquaculture est un sous-secteur  stratégique. Il est l'un des six premiers sous-secteurs porteurs de croissance et d'inclusion sociale inscrits dans le Plan Sénégal émergent (Pse) concernant l'agriculture en général (…)». « Pour des raisons socioculturelles, on ne peut pas se permettre de laisser stagner ce secteur dans la mesure où chaque Sénégalais consomme, en moyenne, 26 kg de poisson par an, contre 16 kg pour le reste du monde», a-t-il ajouté. Le Prefelag devrait permettre d'améliorer les conditions de vie des populations locales et de gérer, de manière durable, l'aire protégée et les écosystèmes productifs de la zone, a indiqué Amadou Bocoum, le directeur général de l'Olag.
L'Office du Lac de Guiers a été  créé le 20 janvier 2010. Il est chargé de la gestion de ce Lac et est sous la tutelle du ministère de l’Hydraulique et de l'Assainissement. Ses missions principales sont la planification et la gestion des eaux du Lac, le suivi qualitatif et quantitatif de ses ressources ainsi que la programmation des investissements sur le plan d'eau.

Benjamin NDIAYE (stagiaire)


300 participants prennent part au Salon de l’élevage qui a démarré depuis samedi. C’est une initiative de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races.
Le Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (Cices) abrite, depuis samedi, la dixième édition du salon de l’élevage, une initiative de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races (Adam). Selon son président Abou Kane, cette rencontre qui réunit 300 participants dont 250 fermes et bergeries est une opportunité pour exposer les nombreuses potentialités du secteur. Ces professionnels de l’élevage viennent principalement des régions de l’intérieur du pays et de la sous-région. « En organisant ce salon, nous avons voulu créer un rendez-vous des grands éleveurs, des fermes et bergeries afin qu’il puisse y avoir des échanges entre ces acteurs sur leurs activités. C’est aussi une tribune qui permettra aussi aux éleveurs de discuter avec des professionnels de la santé animale et les autorités », explique M. Kane. Il ajoute que le salon de l’élevage est aussi une tribune pour les éleveurs de faire découvrir les activités de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races en création de richesses du secteur d’élevage. Selon le président de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races, le secteur de l’élevage se porte « mieux » comparé aux années passées grâce aux efforts consentis par le gouvernement à travers le ministère de l’Elevage. « Des avancées significatives ont été notées sur le plan génétique avec la mise en place de programmes d’insémination artificielle. Cela a permis d’augmenter la production laitières et de viandes dans notre pays », se réjouit-il. S’agissant des contraintes, il relève la cherté des aliments du bétail. Selon lui, l’élevage intensif est plus rentable.
Toutefois, il souligne que c’est un élevage coûteux. « Il faut penser, dans ce cas, à une hausse de la consommation en eau, de l’utilisation de l’électricité, aux ouvriers spécialisés, aux vétérinaires, à une alimentation de qualité. Tout cela suppose des moyens conséquents pour faire un élevage intensif », dit-il. Abou Kane indique que les banques hésitent à accompagner les éleveurs.           

Abdou DIAW


Les étudiantes sénégalaises en fin de formation ou diplômées depuis moins de trois ans peuvent postuler au concours sur l'entrepreneuriat dans le secteur du tourisme durable lancé. La lauréate se verra, entre autres, attribuer un voyage d'étude au Pays-Bas, une facilitation pour la création de l'entreprise.
L'ambassade des Pays-Bas et l'Initiative Rse Sénégal ont lancé, hier, à Dakar, un concours sur l'entrepreneuriat dans le secteur du tourisme durable. Ce concours est exclusivement réservé aux étudiantes sénégalaises en fin de formation ou diplômées depuis moins de trois ans.  

Les candidates doivent présenter un projet dans le domaine du tourisme durable et particulièrement dans celui des services touristiques. Les projets pourront porter, par exemple, sur la gestion des déchets autour des sites touristiques, la création d'excursions innovantes et originales, la valorisation des produits locaux naturels, la valorisation de données sur la faune et la flore pour un usage touristique, la création de signalétiques dédiées aux sites touristiques, ou encore la conversion et l'intégration des faux guides sur des métiers en lien avec le secteur. L'innovation et la créativité seront des critères déterminants dans le choix des membres du jury, selon Philippe Barry de Rse Sénégal.
Pour participer à ce concours, les candidates sont invitées à remplir un formulaire d'inscription accessible à partir de la page internet : www.forumrsesn.org. Après le dépôt de leur formulaire, au plus tard le 29 janvier prochain, une première sélection de dix projets sera effectuée au début du mois de février sur la base des grandes lignes des formulaires déposés. Ensuite, une seconde sélection de cinq projets se fera suite à un entretien qui jugera la qualité du projet et l'esprit d'entreprise de chaque candidate. De mars à mai, les cinq porteurs de projet sélectionnés bénéficieront d'un accompagnement personnalisé pour la finalisation de leurs plans d'affaire.

Au mois de juin, se déroulera la phase de sélection du projet vainqueur. La candidate (ou l'équipe projet) distinguée se verra attribuer un voyage d'étude au Pays-Bas, une facilitation pour la création de l'entreprise au Sénégal grâce à la Rse, la garantie de la promotion des services touristiques de l'entreprise auprès d'opérateurs économiques, la poursuite d'un accompagnement personnalisé de l'entreprise et, enfin, une facilitation de contacts auprès d'établissements financiers. Pour la Chargée d'affaire de l'ambassade des Pays-Bas, Josephine Frantzen, ce concours est important dans la mesure où « il permet d'intégrer les femmes dans la vie économique et cela est une nécessité pour le développement structuré d'un pays. Par ailleurs, soutenir le tourisme au Sénégal est important du point de vue de sa richesse culturelle et des sources de revenus importantes qu'il dégage (...). ». L«'organisation de ce type de concours s'inscrit dans la tradition de coopération entre les Pays-Bas et le Sénégal qui s'est concentrée, ces dernières années, sur la protection environnementale », a-t-elle ajouté.
Le lancement de concours fait suite au dernier Forum sur la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) au Sénégal sur le genre, en novembre 2015.

Benjamin Ndiaye (stagiaire)


International commercial bank (Icb/ Sénégal) change de nom et devient First bank of Nigeria Sarl, filiale de la Fbn Holding Plc.  
Icb/Sénégal devient FbnBank, indique un document signé Folake Ani-Mumuney, chef du groupe marketing et communication de cette institution financière. Cette dernière rassure son réseau clientèle en soulignant que les comptes existants, l’ensemble des transactions en cours et les relations commerciales sont toujours valables. Le communiqué précise que ce changement ne nécessite pas la divulgation de leurs informations personnelles et de sécurité comme par exemple leur mot de passe, leur relevé d’identité bancaire (Rib), leur code bancaire ou encore la mise à jour de leurs informations sur un quelconque site internet.
Ce lancement, indique le communiqué, « consolide davantage » la position de leader de First Bank en tant qu'institution proposant des services bancaires aux particuliers et aux entreprises en Afrique sub-saharienne (l'Afrique du Sud exclue), avec une présence en Rd Congo, au Ghana, en Guinée, en Gambie, en Sierra Leone et au Sénégal. La banque est également présente au Royaume-Uni et dispose de Bureaux de représentation à Johannesburg, à Abu Dhabi et à Pékin. Cette expansion représente l’objectif « stratégique » de First bank  de maintenir  une part de marché, d’élargir son empreinte panafricaine et de diversifier ses recettes, tout en offrant de la valeur aux actionnaires. Parlant de cette évolution, le directeur général du groupe FirstBank, Adesola Adedunta s’est engagé à développer un modèle d’affaires multi-local qui élargit la base de revenus géographiques tout en offrant des prestations de services à la clientèle.

Abdou DIAW


Grâce à la magie des technologies de l’information et de la communication, l’Adepme a mis en place une plateforme qui a permis à des entreprises de financer des porteurs de projet souvent exclus du système classique de financement.
Ils étaient tout heureux de recevoir des financements pour développer leurs activités. Quinze porteurs de projet ont été financés grâce à la plateforme « Sama projet » mise en place par l’Adepme pour trouver des financements aux porteurs de projet souvent exclus du système classique. Ils ont reçu des contributions entre 250.000 et 1.500.000 de FCfa. Les bénéficiaires évoluent dans divers secteurs tels que les Tic, la transformation, le maraîchage.
Selon Mabousso Thiam, le directeur général de l’Adepme, cette plateforme «  a pour but de promouvoir la créativité, de créer une communauté pour le financement alternatif et de faciliter la mise en relation pour la levée de contributions financières. Il a insisté sur les critères de diffusion des   projets que sont : l’innovation, l’environnement, l’impact social et la qualité de rédactions.

Le directeur général de l’Adepme souhaite que ces remises de chèque soient suivies d’autres en suscitant « l’émulation auprès des entrepreneurs et des contributeurs et recueillir davantage de subventions pour la concrétisation de projets porteurs ». «La cérémonie fête les précurseurs en espérant qu’il va se construire autour de la plateforme un formidable mouvement de promotion de l’entreprenariat avec beaucoup plus de contributions en provenance des entreprises, des associations, des institutions de financement et des Sénégalais à titre privé », a-t-il déclaré. « Sama projet se veut d’être une vitrine de présentation des idées de projets au Sénégal et une interface pour la facilitation de l’accès au financement », a expliqué Mabousso Thiam, soulignant qu’une trentaine de projets sont promus dans le site. Les entreprises et institutions qui ont apporté leur contribution sont le Fongip, Orange Business services, la Sgbs, la Sonac, la Sénégalaise de l’automobile et l’Adepme.

Mamadou GUEYE 


Les cours du pétrole sont brièvement tombés hier à moins de 30 dollars le baril en séance à New York, ce qu'ils n'avaient plus fait depuis décembre 2003, dans un marché toujours accablé par la surabondance et les incertitudes sur la demande.
Vers 19H15 Gmt, le prix du baril de "light sweet crude" (Wti) pour livraison en février perdait 1,18 dollar à 30,23 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être tombé jusqu'à 29,93 dollars, soit un niveau auquel il n'avait pas baissé en cours d'échanges depuis plus de douze ans. Les cours, en baisse de plus de 30% en 2015 et de près de 20% supplémentaires depuis le début de l'année, ont tenté un rebond en début de séance, mais ils ont vite replongé à New York comme à Londres, où le baril de Brent s'échange aussi à peine plus de 30 dollars.
"Le marché reste sous pression, à cause des implications du retour imminent de l'Iran" avec la levée imminente de sanctions contre Téhéran, "et du fait que l'on n'attend aucune mesure de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Dominée par l'Arabie saoudite, suivie par les autres monarchies du Golfe, l'Opep avait donné fin 2015 un coup au marché en s'abstenant de se fixer des objectifs chiffrés de production.
Signe que cette stratégie provoque des tensions au sein même du cartel, le ministre nigérian des Ressources pétrolières, qui en assurait la présidence jusqu'au 31 décembre, s'est prononcé pour la tenue d'une réunion extraordinaire début mars. "Mais, immédiatement après, un ministre des Emirats arabes unis (Eau) a rejeté l'idée", a expliqué M. Lipow. Le Ministre de l'Energie, Suhail al-Mazrouei, a dit s'attendre à une reprise du marché pétrolier avant la fin de l'année, en dépit de la dégringolade actuelle des prix. "L'appel nigérian à une réunion anticipée de l'Opep serait quelque chose de constructif si cela aboutissait vraiment à un sommet et à un changement de politique, mais rien ne dit que l'Arabie saoudite et ses plus proches alliés, comme les Eau, acceptent même d'en discuter", a renchéri Tim Evans, de Citi.
Désormais, "pour que le marché se stabilise, il faut que la production continue à baisser aux Etats-Unis et que les investissements continuent à diminuer", comme le montre l'annonce hier par le groupe britannique BP de 4.000 suppressions de postes, mais aussi "que la demande mondiale augmente", a prévenu M. Lipow. "Or, le marché s'inquiète désormais d'un ralentissement en Chine". Première importatrice mondiale de pétrole, la Chine suscite depuis le début de l'année l'inquiétude des marchés mondiaux face à un effondrement de la Bourse de Shanghaï, malgré une accalmie mardi, dans un contexte d'indicateurs décevants et de méfiance sur la capacité des autorités à gérer la situation.

(AFP)


Une convention de garantie d’un montant de 2 milliards de FCfa a été signée, hier, par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère du Commerce, des Pme et du Secteur informel. Ces fonds sont destinés à  accompagner les marchands ambulants, les femmes transformatrices et d’autres acteurs du secteur informel.  

Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et le ministère du Commerce, des Pme et du secteur informel ont signé, hier, une convention de 2 milliards de FCfa pour accompagner le secteur informel notamment les marchands ambulants, les femmes transformatrices de produits alimentaires et les Pme qui s’activent dans la transformation des produits locaux. Selon l’administrateur du Fongip, ce partenariat  « vise à favoriser un accès durable à une offre de financement au profit des groupes cibles visés par le ministère en charge du commerce, des Pme et du secteur informel ». « Cette convention souligne, après celles conclues avec 5 départements ou agences de l’Etat, la synergie dont nous faisons montre suivants les instructions du chef de l’Etat  afin d’être au service de la politique et des priorités du gouvernement au rang desquels figure le secteur informel », a déclaré Doudou Kâ, l’Administrateur du Fongip.

La convention est une étape supplémentaire dans les outils et les moyens que le Fongip met à la disposition du secteur informel pour développer les activités des acteurs. Selon Doudou Kâ,   15 milliards de FCfa seront injectés dans le secteur informel par le Fongip pour accompagner la volonté du chef de l’Etat.
Alioune Sarr, le ministre du Commerce, des Pme et du secteur informel s’est réjoui du partenariat scellé entre son département et le Fongip. La convention permettra de mettre en place une plateforme intégrée de coopération permettant au secteur informel de bénéficier du dispositif d’appui aux Pme mis en place par l’Etat. « Elle va contribuer à renforcer la compétitivité des Pme », a dit le ministre du Commerce. Selon lui, ce partenariat aidera à mettre en place une ligne de garantie individuelle, une ligne de garantie partielle de portefeuille et une ligne de préfinancement à travers un dispositif de prêt aux Sfd.

Babacar DIONE


Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan qui faisait une présentation sur « le Financement de l’économie », a affirmé que le Sénégal n’a jamais eu des agrégats macroéconomiques aussi sains. Sous le régime de Macky Sall, a assuré Amadou Bâ, le Sénégal va battre des records et dépasser le montant du budget de 2016 qui est arrêté à 3.022,390 milliards de FCfa.
La leçon du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a été accueillie avec satisfaction par les cadres républicains qui ont été satisfaits par les bonds réalisés en moins de trois ans par le président Macky Sall et son gouvernement. Avec forces détails et chiffres à l’appui, Amadou Bâ a démontré que le Sénégal est en marche, et à son avis, personne ne peut attester le contraire. « Aujourd’hui, on peut affirmer qu’on a rarement eu, dans notre histoire, des agrégats macroéconomiques aussi sains », a affirmé le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.
« Le montant du budget de 2016 est de 3.022,390 milliards de FCfa. Je vous demande de l’oublier car vous en verrez de plus grands bientôt », a promis Amadou Bâ, en soutenant que le Sénégal battra des records dans les années à venir, avec des performances qui seront de plus en plus élevées. « Ces 3.022 milliards de FCfa vont paraître petits par rapport à tout ce que le président Macky Sall va réaliser sous son magistère », a-t-il déclaré.
Selon le ministre Amadou Bâ, le Sénégal est, en termes de performance de croissance, la deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest après la Côte d’Ivoire qui a, aujourd’hui, une croissance de 9,5 %. « Ce que le Sénégal  est en train de faire est extraordinaire. Quand on analyse la croissance, le pays maintient une croissance soutenue au moins sur les trois dernières années et l’on a des projections qui traduisent les performances de l’économie », a-t-il indiqué, en rappelant que 2015 marque la première année de mise en œuvre du Pse, après son lancement en 2014. « Les indicateurs que nous avions en 2014 laissaient présager, pour les analystes, les résultats de 2016. Le Pib du Sénégal a évolué sur ces dix dernières années surtout depuis 2012 où l’on avait 4,4 % de croissance. Nous avions fait une projection de 5,4 % et nous voilà aujourd’hui au moins à 6,4% », s’est-il félicité, en se réjouissant que cette croissance ne soit pas accompagnée d’une inflation.
« Cela veut dire qu’en termes de richesse, il y a l’accroissement de la richesse réelle. Le déficit, aujourd’hui, c’est l’endettement. Il avait atteint 6,7 % en 2011 et depuis lors on le réduit. Les prix sont stables, avec un déficit qui se réduit », a-t-il dit. « Ces données, personne ne les conteste. Sur les tendances générales, on doit être fier de la vision de Macky Sall », a-t-il relevé. « Nous participons à la création de richesses. Cette année, on est à 1283 milliards de FCfa. Si l’on fait un travail d’audit et qu’on puise sur les dépenses publiques et les orienter vers les dépense productives et qu’on dépense dans l’économie 1.283 milliards, cela explique la croissance. Si l’on a pu le faire, c’est grâce à une meilleure maîtrise des dépenses de personnel qui ont augmenté mais qui sont mieux maîtrisées », a expliqué Amadou Bâ.

1.595 milliards de FCfa d’investissement
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a annoncé qu’il y aurait, en 2016, 1.595 milliards de FCfa d’opportunités d’affaires à saisir par le secteur privé national ou de la zone Uemoa. Ce montant, selon Amadou Bâ, correspond à 52 % du budget de 2016.
« Avec 1.595 milliards de FCfa à dépenser, on ne peut pas ne pas faire de la croissance ». C’est la conviction du ministre Amadou Bâ, soulignant que personne n’ose, aujourd’hui, sous Macky Sall, faire un projet qui n’est pas « solide et bancable ». Amadou Bâ a, en outre, prévenu des risques surtout avec certains secteurs comme l’alimentation qui connaissent des difficultés et des risques de retard sur la mise à disposition de ressources suffisantes. « Quand on parle de financement de l’économie, on a d’autres instruments. Nous avons nos ressources propres. Sur les investissements, on est à 611 milliards de FCfa. On a aussi le soutien de la communauté internationale. On a 3.950 milliards de FCfa qui sont signés et qui engagent l’Etat, nous avons d’autres instruments que sont les banques », a dit le ministre.
Selon Amadou Bâ, les données provisoires montrent que la masse monétaire a augmenté de 919 milliards de FCfa. Il en est de même du taux de liquidité qui a augmenté de 48% nonobstant la hausse du Pib. Les crédits à l’économie ont aussi connu une hausse de 646 milliards de FCfa. Idem pour les crédits au secteur privé qui sont passés de 28 % en 2011 à 34 % en 2014. « Les chiffres de 2015 sont encore beaucoup plus satisfaisants », a assuré le ministre en listant les autres instruments créés par l’Etat, à savoir la Bnde, le Fonsis, le Fongip, le pôle de Diamniadio qui permettent de gérer le patrimoine de l’Etat de manière plus optimale.

Par Samba Oumar FALL


Les grands axes de la politique industrielle du Sénégal ont été déclinés par Aly Ngouille Ndiaye qui animait le panel sur l’Industrie. Selon lui, le secteur, avec ses projets d’envergure, apportera la contribution significative attendue pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035.

Le ministre de l’Industrie et des Mine a exposé, samedi, les axes prioritaires de la nouvelle politique industrielle déclinée à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). Aly Ngouille Ndiaye a annoncé une accélération du rythme du développement industriel à travers la création de deux à trois parcs industriels de taille significative avec des écosystèmes composés et d’incitation fiscale et financière. « À l’horizon 2023, la contribution des 27 projets du Pse est estimée 3.592 milliardsde FCfa, 587.000 emplois, et 3.412 milliards de FCfa d’exportation. Dans ce total, les parcs industriels intégrés représenteraient, à eux seuls, respectivement 6%, 8% et 15,5 % », a-t-il déclaré.
Il a relevé que le premier projet de plateforme est implanté sur le site de Diamniadio sur une superficie de 53 hectares pour un coût global de 80 milliards de FCfa. Ce chantier mis en place par l’Etat a démarré en mai 2015 et il sera  réceptionné, selon le ministre, en fin février 2016. Selon le ministre, la première partie de ce projet a été intégralement financé sur fond public pour une enveloppe de 20 milliards de FCfa et une allocation de 5 milliards de FCfa est même inscrite dans le budget de 2016.
Il a révélé qu’une première entreprise de textile prévoit de s’y installer en fin février 2016, avec un effectif initial de 1.000 emplois pour des premiers bateaux exports, en fin juillet de la même année.  En outre, a indiqué le ministre, des études seront menées pour déterminer les lieux d’implantation des deux autres plateformes industrielles.
S’agissant des agropoles, il s’agira, selon   Aly Ngouille Ndiaye, de promouvoir l’implantation de trois pôles de développement agroindustriel pour créer un réseau de l’ensemble des acteurs des chaines en vue de les pousser à réaliser des objectifs communs. « Le diagnostic des chaines de valeur avec l’assistance de l’Onudi permet d’implanter trois agropoles au nord, au centre et au sud. Les études de faisabilité seront lancées prochainement », a indiqué le ministre qui a également annoncé la création d’un pôle manufacturier à haute valeur ajoutée, mais aussi la relance de la filière arachide-huilerie avec un objectif de production de 2 millions de tonnes d’arachide. « Le dossier de reprise de la Suneor montre que le gouvernement est résolument engagé dans cette voie », a indiqué le ministre.

Un projet de 500 unités de transformation de produits locaux sera lancé cette année
Aly Ngouille Ndiaye a indiqué que la nouvelle politique industrielle déclinée à travers le Pse accorde une place centrale au secteur privé qui devra jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des projets créateurs de richesses. « Un accent particulier sera mis sur l’accompagnement de la Pme qui constitue un socle pour le développement de qualité », a-t-il soutenu.
Entre autres projets, le ministre a cité le développement d’une industrie locale du bâtiment, la restructuration des entreprises en difficulté, la relance des activités de la Snts et des Ics. « Un nouvel accord a été signé le 20 août 2014 avec un repreneur qui s’est engagé à réhabiliter complète les installations des Ics, à travers un programme d’investissement de 225 millions de dollars dont 100 millions ont déjà fait l’objet de versement à titre de capital », a-t-il expliqué. « Outre la réhabilitation complète des installations, y compris la ligne des chemins de fer et des wagons, des investissements majeurs sont prévus, de même que la construction de la centrale de 20 mégawatts couvrant largement les besoins de la société qui sont de 12 mégawatts et la construction d’une nouvelle unité d’engrais de 250.000 tonnes».
S’agissant de la relance de Senchim, le ministre a déclaré qu’après des pertes cumulées de 50 milliards de FCfa, les perspectives s’annoncent favorables avec de bons résultats attendus. « Avec la mise en service de la centrale électrique, l’année 2016 devrait consacrer le retour de la société sur le chantier de la rentabilité durable », a-t-il assuré. Il ajoute que le processus de privatisation de la Sotexka sera bientôt finalisé, tout comme la reprise en main de Suneor. Sur un autre registre, le ministre a indiqué que le gouvernement, dans le la politique de promotion et de transformation des produits locaux, lancera, dès le premier trimestre 2016, un vaste programme d’implantation et de développement de 500 unités de transformation sur  l’étendue du territoire, reparties, selon les atouts de chaque région.

Le Sénégal est sur la bonne voie
« L’Onudi, marquant sa bonne appréciation, a choisi notre pays pour l’organisation du prochain forum de développement industriel inclusif et durable, à Dakar, en juillet 2016 », a dit le ministre qui est d’avis qu’avec les orientations de la politique industrielle, le secteur apportera la contribution significative attendue, pour un Sénégal émergent à l’horizon 2035.

Par Samba Oumar FALL


Les émissions de méthane entérique lié à la pauvreté des fourrages et de la ration alimentaire des ruminants font l’objet d’une rencontre internationale, à Dakar. Une vingtaine de chercheurs venus du Bénin, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sont en train d’échanger, avec leurs collègues du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de France, sur un projet piloté par l’Organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) avec l’appui d’une coalition internationale pour le climat (Ccac) pour réduire l’effet de serre lié à l’émission de méthane dans l’élevage.
Comme l’a indiqué Alexandre Ickowicz, chercheur vétérinaire au Cirad, il s’agit, par cette initiative, d’identifier les voies d’intensification en élevage de ruminants pour améliorer non seulement la sécurité alimentaire et la production laitière mais également veiller à la réduction des émissions de méthane entérique dans les deux systèmes agropastoraux et pastoraux. Un projet de trois ans a été ainsi mis en place au bénéfice des cinq pays sus mentionnés dans la zone ouest africaine grâce à l’appui de la Fao en collaboration avec l’initiative « Climate Clean Air Coalition » (Ccac) sur des fonds néozélandais. Outre les cinq pays retenus dans la phase pilote en Afrique occidentale, ce projet international sera également mis en œuvre en Asie du sud, en Amérique latine ainsi qu’en Afrique de l’Est, a déclaré M. Ickowicz. « Une première phase de 9 mois doit permettre d’évaluer les gains possibles en productivité et en réduction d’émissions en attendant la mise en œuvre d’une seconde phase du projet sur 18 mois et qui permettra de tester et d’évaluer les options lors des séances d’expérimentations et de tests en milieu réel dans les pays concernés pour une diffusion plus large », selon le chercheur.
En initiant ce projet de réduction de méthane entérique dans la nature, les chercheurs veulent démontrer à la face du monde que les ruminants sont souvent accusés à tort pour être les responsables de beaucoup d’impacts négatifs en effets serre dans l’environnement. « Nous visons, par cette initiative, à montrer que les systèmes développés dans l’élevage sont aussi capables de produire davantage, d’augmenter les gains et de réduire l’impact naturel des déchets sur l’environnement », a souligné Alexandre Ickowicz. Selon lui, il a été démontré qu’en améliorant l’alimentation du cheptel, on réduit, du coup, les émissions de méthane. Interpellé sur l’impact du méthane en Afrique de l’ouest, le chercheur rappelle qu’il est loin d’être préoccupant.

Seydou Prosper SADIO


Depuis une semaine, plus précisément, le 7 janvier 2016, les populations du village de Barkédji, distant de 30 kilomètres de Linguère,  vivent un calvaire. Le forage est tombé en panne et les habitants ainsi que le bétail sont confrontés à une pénurie d’eau. «C’est la deuxième fois  que ce forage se retrouve dans le même problème. Le premier  date de 2008, période pendant laquelle beaucoup d’animaux étaient décimés », souligne le maire Houssel Sow.
Selon le chef de village, Mansour Thiane, c’est la nappe qui ne répond plus. «La nappe phréatique ne donne plus une seule goutte d’eau. Chaque fois qu’on met en marche le moteur du forage, c’est le sable qui sort», affirme-t-il. Il a indiqué que des techniciens de Dakar et de Louga ont, à maintes reprises, essayé de décanter la situation chaotique, mais toutes leurs tentatives sont restées vaines. Selon lui, il faut un second forage qui permettra de satisfaire la forte demande en eau  des populations et du cheptel de Barkédji, situé dans la zone sylvo-pastorale. « Nous avons un problème de forage à Barkédji. La nappe a considérablement baissé. Cette   baisse  est due au sable qui a bouché le crépins  à l’intérieur du forage. La subdivision hydraulique de Louga envisage de faire  une opération», a dit le chef du service départemental de l’hydraulique de Linguère, Mamadou Samb.Selon le président du comité de gestion du forage, Moussa Samba Sow, Lansana Gani Sakho, directeur de l’Office des forages ruraux) prête une oreille attentive à ce problème.
5.000 âmes vivent difficilement ce manque d’eau. Elles vont dans les villages environnants (Diabale et  Moghré), distants de plus de 10 kilomètres, pour se procurer le liquide précieux. Pour venir en aide aux populations démunies qui n’ont pas de moyens de transport, le comité de gestion vend des bidons de 20 litres à 50 FCfa.

Masse NDIAYE


La Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) va continuer à accompagner le gouvernement dans sa politique de construction de logements sociaux. C’est dans ce cadre qu’elle a lancé hier le « Pack BHS 35 ». Un produit qui facilite à tout Sénégalais l’acquisition de logement de moins de 35 millions de FCfa. La cérémonie de lancement a été présidée par le Ministre délégué chargé du budget, Birima Mangara, en présence du délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose, Seydou Sy Sall.  Plusieurs partenaires de la BHS dont le Regroupement des Promoteurs Immobiliers Privés, le Groupement des Compagnies d’Assurances,  des membres de l’Ordre des Architectes et de l’Union Nationale des Coopératives d’Habitat ont participé à la rencontre.
Ainsi, le Directeur générale de la BHS, Bocar Sy, a expliqué que le « Pack 35 » facilite à tout Sénégalais l’acquisition de logement de moins de 35 millions de FCfa à des conditions de financement exceptionnelles. Il s’agit d’un montant de 35 millions de FCfa sans apport personnel, au taux exceptionnel de 6 % et sur une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans. Ce pack cible prioritairement les fonctionnaires, les sortants des écoles de formation et les corps émergents.
Cette initiative de la BHS s’intègre dans la politique de l’Etat du Sénégal qui a lancé un vaste programme de logements sociaux à travers la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose (Dgpu) et le ministère de l’Urbanisme peut compter sur la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs). L’objectif affiché étant la production de 50.000 logements dans les cinq
prochaines années. Soit une moyenne de 10.000 par an.
Avec cette innovation dans le financement du logement que constitue le « Pack 35 », la BHS entend jouer son rôle dans la politique publique de logement et répondre à sa vocation. C’est donc une réelle volonté qui est affichée par cette institution financière pour accompagner les développeurs et promoteurs des pôles urbains, avec des financements mobilisés à ce jour de 10 milliards de FCfa et un portefeuille de projets à l’étude de 30 milliards. Ces financements mobilisés vont permettre aux promoteurs privés de mieux jouer finaliser leurs projets,  afin de faciliter l’acquisition de logements sociaux pour nos compatriotes, grâce au Pack 35  lancé hier.
Ce dispositif sera complété par l’accord en préparation entre la Bhs et le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) destiné à soutenir les Sénégalais à revenus irréguliers et faibles. Bocar Sy a ajouté que la Bhs travaille avec la Dgpu sur un programme d’accompagnement d’une vingtaine d’opérateurs locaux en mutualisant les efforts d’aménagement.
Il est d’avis que si cette expertise locale est accompagnée, elle peut valoir des satisfactions au gouvernement. Il a cependant plaidé pour la réduction des redevances que paient les promoteurs en vue de faciliter l’accès au logement. « Le Pack 35 constitue un mode de financement innovant pour réaliser des logements sociaux », a noté Seydou Sy Sall, délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac rose. Il a salué l’appui de la Bhs qui a été la première institution bancaire à s’engager pour la réalisation des projets immobiliers du pôle de Diamniadio. «Le pôle urbain de Diamniadio est devenu une réalité et le Pack 35 va accélérer le rythme », a-t-il déclaré.

Le Ministre du Budget Birima Mangara a salué le rôle pionnier de la banque de l’habitat
Présidant la cérémonie de lancement du Pack 35, le ministre délégué en charge du Budget a réaffirmé l’engagement du gouvernement à continuer à rechercher le voies et moyens pour faciliter l’accès au logement social. Il a saisi cette occasion pour rappeler l’importance du secteur de l’habitat qui est un des moteurs du Pse en participant à la création de richesse, de croissance et d’emplois. Il a salué la mise en place du Pack 35 qui va permettre à la Bhs à continuer de jouer son rôle de pionnier dans le financement du secteur de l’habitat. «La Bhs a mis en place le Pack 35 à la disposition de tous les Sénégalais. Les conditions de financement sont exceptionnelles. Grâce à ce produit révolutionnaire, elle continue de jouer son rôle de pionnier dans ce secteur », s’est félicité le ministre du Budget. Ce Pack, soutient M. Mangara, est une incitation pour les promoteurs immobiliers à produire des logements sociaux de qualité et à moindre  coût.
Dans la politique de promotion de l’habitat social, il a souligné qu’il faut mettre l’accent sur la disponibilité des réserves foncières et les équipements. C’est dans ce cadre, rappelle-t-il, que le gouvernement a créé la Société de gestion du patrimoine du Pôle urbain de Diamniadio. Selon lui, il convient de mettre davantage l’accent sur le dispositif réglementaire pour rendre plus souples les conditions de financement.                               

Aliou KANDE

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L’exécution budgétaire a fait ressortir un déficit budgétaire provisoire de 325,9 milliards contre 357,3 milliards un an auparavant, soit une diminution de 31,4 milliards. Cette évolution résulte de la hausse 12,1% des ressources budgétaires, dans un contexte de progression moindre de 8,2% des dépenses totales et prêts nets.
La Dpee, dans sa dernière note de conjoncture économique, constate un repli de 31,4 milliards de FCfa, en novembre 2015. Cette situation reflète l’accroissement de 12,1 % des ressources budgétaires, au moment où on note une progression de 8,2 % des dépenses. S’agissant des ressources mobilisées, elles sont constituées de recettes budgétaires évaluées à 1485,9 milliards, de ressources Mittal pour 28,3 milliards, des dons estimés à 203,3 milliards et de ressources au titre du Fonds de soutien à l'énergie évaluées à 37,3 milliards. Pour les recettes budgétaires, elles ont progressé de 7,2 %, soit une hausse de 100,5 milliards, comparativement à fin novembre 2014 avec le renforcement des recettes fiscales (+6,9%) et non fiscales (+14,7%).
L’accroissement des recettes fiscales est, d’une part, tiré par les impôts directs notamment l’impôt sur le revenu (236 milliards) et l’impôt sur les sociétés (143,6 milliards) qui sont en hausses respectives de 12,4% et 12,7% et par les impôts indirects (+29,2 milliards), les droits d’enregistrement et de timbre (+8,7 milliards) et le Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp) (+7,9 milliards), d’autre part.
Pour les impôts indirects, les taxes intérieures sur biens et services et la Tva à l’importation ont affiché des hausses respectives de 20,2 milliards (+5,7%) et 10,2 milliards (+3,6%). Le recouvrement des droits de douane est en légère hausse de 0,6 %, en raison de l’augmentation de 2,7 % enregistrée dans les droits de porte hors pétrole. Ces performances ont été atténuées par le fléchissement de 24,3 % (-5,8 milliards) des droits de porte sur le pétrole. S’agissant des recettes non fiscales, les recouvrements ont progressé de 10,3 milliards portés principalement par la bonne tenue des recettes issues des dividendes et produits financiers qui ont progressé de 5,9 milliards (+13,4%).
Concernant les dépenses totales et prêts nets, ils sont estimés provisoirement à 2080,7 milliards à fin novembre 2015, soit un accroissement de 8,2% (+158,6 milliards) sur l’année. Cette situation est liée à la hausse marquée des dépenses d’investissement, les dépenses courantes ayant progressé dans une moindre mesure. En effet, estimées à 833,5 milliards, les dépenses d’investissement se sont confortées à la faveur des dépenses en capital financées sur ressources extérieures qui ont progressé de 95,7 milliards. Les investissements sur ressources intérieures se sont renforcés de 11,3 milliards (+2,5%). La hausse modérée des dépenses courantes s’explique par le repli des dépenses de fonctionnement (-3,8%), dans un contexte de mise en œuvre de la politique de rationalisation des dépenses de consommation de l’Etat au profit des investissements. Toutefois, la masse salariale et les charges d’intérêts sur la dette publique ont progressé.
En effet, la masse salariale a augmenté de 43,7 milliards (+9,8%) pour s’établir à 487,5 milliards, soit 34,7 % des recettes fiscales (soit en deçà du seuil communautaire de 35%). Quant aux charges d’intérêt sur la dette publique, elles se sont établies à 146,3 milliards, soit un accroissement de 23,6 % sur un an sous l’effet principalement des intérêts extérieurs qui ont cru de 24,4 milliards (+43,2%). Les charges relatives aux intérêts sur la dette intérieure se sont, pour leur part, confortées de 3,6 milliards (+5,8%).

A.  DIAW


C'est face à un parterre de journalistes et dans un climat tendu que le Collège des délégués du personnel de la compagnie Sénégal Airlines a tenu, hier, à Dakar, une conférence de presse pour fustiger la gestion « calamiteuse » de la Direction générale de l'entreprise au cours de ces cinq dernières années. Les représentants du personnel ont également dénoncé la reconduction de six mois, jusqu'à juin 2016, de la mise en chômage technique pour la majeure partie des salariés.
À cause d'un manque de vision et de stratégie à long terme, la compagnie aérienne a accusé un déficit de 68 milliards de FCfa en fin 2014, accusent les représentants du personnel. Contrainte de prendre des mesures drastiques, la Direction générale avait d'abord initié un programme de départ volontaire mais celui-ci s'est avéré inefficace, indiquent-ils. « Elle a ensuite décidé, en juin 2015, de la mise en chômage technique d'une partie de son personnel pour une durée de deux mois, avant de la prolonger jusqu'en décembre 2015 », pestent-ils.
Pour justifier cette mise en chômage technique, la Direction générale avait invoqué « des difficultés économiques conjoncturelles de plusieurs ordres ». Une explication que digèrent mal les représentants du personnel, soulignant qu'au cours de cette période d'inactivité de six mois, la Direction générale a « procédé à des recrutements de nouveaux salariés aux postes libérés par le personnel en chômage technique, a conservé des prestataires parfois retraités, a octroyé des primes et des avantages aux membres du Top management allant de 1,6 à 7 millions de FCfa et, enfin, a décidé d'octroyer une prime de véhicule de 500.000 FCfa mensuelle à ses directeurs à partir de ce mois de janvier ». Les salariés de Sénégal Airlines craignent que la « gabegie » met définitivement fin à leurs activités. Une situation qui leur paraît paradoxale dans la mesure où le transport aérien et le tourisme ont une place prépondérante dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Le délégué du personnel, Moustapha Diakhaté, s'interroge sur la volonté réelle de l'État à vouloir mettre en place une compagnie aérienne nationale de référence. « Nous ne comprenons pas l'attitude de l'État. Lorsque l'on nous tympanise avec le Pse et qu'on laisse une compagnie aérienne dans le coma depuis près de trois ans, on ne peut plus parler d'émergence », fulmine-t-il.
Pour remettre sur pied l'entreprise qui est passée d'un chiffre d'affaires de 11,5 milliards de FCfa en 2011 à moins de 100 millions de FCfa en 2015, les membres du personnel en appelle à l'État afin qu'il prenne des « mesures fortes et des dispositions concrètes ». Ils ont fait plusieurs recommandations telles que l'implication du personnel dans le processus de reprise de la compagnie, le renouvellement immédiat de la Direction générale, la recherche de partenaires stratégiques, l'arrêt immédiat de tous les contrats des prestataires de services et, enfin, la suppression de tous les avantages des directeurs durant cette phase transitoire.

Benjamin Ndiaye (stagiaire)


L’actualité économique récente au Sénégal a été marquée par la polémique sur la croissance économique. Cet entretien que le Soleil  réalisé avec Pierre Ndiaye, Directeur de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE) du Ministère de l’Economie et des Finances, permet de mieux comprendre et apprécier des notions aussi variées que le PIB, la croissance économique, les prévisions ainsi que le statut des chiffres produits par les différents acteurs qui interviennent dans ce domaine. Il explique que la croissance de 6,4% enregistrée au Sénégal pour 2015 résulte des performances dans l’agriculture et dans certains secteurs.

Dans le débat courant au Sénégal, on évoque souvent le taux de croissance et ses variations. Comment définissez-vous le PIB ou Produit intérieur brut ?
Pour comprendre, un prenons un exemple simple et faisons un détour chez un boulanger. Pour faire du pain, un boulanger a notamment besoin de farine et d’électricité. Ce sont les consommations intermédiaires (CI), utilisées pour la production (P) du pain. La production du boulanger, c’est le pain. Pour déterminer la richesse créée, appelée valeur ajoutée (VA), il faut soustraire du prix du pain le montant des consommations intermédiaires, la farine et l’électricité. La valeur ajoutée se calcule en FCFA. Pour une baguette à 150 FCFA, la valeur ajoutée du boulanger est donc égale au prix de production (150 FCFA) moins les prix des consommations intermédiaires (45 FCFA de farine et 22 FCFA d’électricité dans notre exemple). Elle est ici de 83 FCFA.

Pour un pays, c’est le même principe. Pour tout producteur de biens ou de services (boulanger, paysan, chauffeur routier, coiffeur,…), on calcule sa valeur ajoutée de la même façon : Valeur ajoutée = Production  - Consommation Intermédiaire. Le produit intérieur brut d’un pays est égal à la somme des valeurs ajoutées des producteurs résidant sur son territoire. Le PIB, c’est la richesse créée par les activités de production.

La croissance est l’évolution du PIB sans tenir compte de la variation des prix. Si on a produit 100 l’année dernière et 110 cette année, ce peut-être parce qu’on a produit 10 % en plus ou parce que les prix ont augmenté de 10 %. En réalité, c’est en général  un peu des deux ! Les quantités produites ont augmenté et les prix aussi. La croissance (plus précisément la croissance en termes réels) correspond à la seule évolution des quantités produites. Elle est exprimée en pourcentage (%).

Sur le plan purement technique,  comment les économistes mesure-t-ils la croissance ?
On mesure la croissance par l’évolution du PIB déduction faite de l’évolution des prix. Parce qu’il est difficile de mesurer directement l’évolution des quantités produites, la croissance est calculée par différence entre l’évolution du PIB en valeur et l’évolution des prix (d’une année sur l’autre). C’est ce que les économistes appellent l’évolution du PIB en volume, exprimée en %. Par exemple, si la production a augmenté de 4%, alors même que les prix ont augmenté de 3%, la croissance a été de 1% : 4% de production moins 3% de hausse des prix. Le PIB en volume est égal au PIB en valeur diminué de l’impact de l’évolution des prix sur la période considérée.

La mesure du PIB et de la croissance obéit à des règles internationales. La définition et les méthodes de calcul du PIB sont établies par l’Organisation des nations unies (ONU) : elles sont les mêmes pour tous les pays.

Il existe de nombreuses méthodes, plus ou moins rigoureuses et scientifiques, pour tenter de prédire la croissance, d’où les écarts fréquents entre les prévisions des différents organismes qui s’essayent à l’exercice.

Au niveau de vos services, vous faites beaucoup de projections économiques pour traduire des situations à venir. Qu’est-ce, selon vous techniciens, une prévision économique ?
La prévision économique est l'estimation, généralement par des méthodes économétriques, des valeurs actuelles ou futures de grandeurs économiques. Elle est utilisée par exemple pour estimer l'évolution du PIB ou de l’inflation, et orienter les comportements d’investissements des entreprises ou la politique économique du gouvernement et la politique monétaire de la banque centrale.

La prévision économique est toujours incertaine. L'incertitude sur les décisions politiques, les chocs économiques (et les réactions en chaîne qui en découlent) et l'ampleur des cycles économiques rendent l'exercice de prévision périlleux.

Malgré les incertitudes, la prévision reste un exercice important. Plusieurs décisions de politique économique, notamment en matière de gestion des finances publiques (prévisions des recettes fiscales) ou de politique monétaire (prévision d’inflation et prévision de la croissance) reposent sur des projections de l’activité économique dans le futur.

Quels sont les services habilités à établir les prévisions économiques et comment si prennent-ils ?
Au Sénégal, la direction de la prévision et des études économiques (DPEE) de la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan réalise, pour le gouvernement, des prévisions macroéconomiques à court et moyen terme, sur lesquelles s’appuie une prévision des finances publiques.

Pour mener à bien cet exercice, la DPEE s’appuie sur un suivi de la conjoncture économique interne et externe et sur des modèles développés en interne ou avec l’appui des partenaires techniques et financiers. La DPEE est dotée de ressources humaines de qualité avec plus d’une vingtaine d’ingénieurs et d’économistes bien formés.

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) réalise également des prévisions macroéconomiques pour les besoins de la mise en œuvre de la politique monétaire.

Les prévisions économiques sont établies par des équipes d'économistes et de statisticiens qui utilisent différentes méthodes et se basent sur divers indicateurs conjoncturels fiables et des modèles parfois sophistiqués. Les prévisions économiques sont établies avec un horizon allant de 3 mois (prévisions court terme) à deux ans (prévisions long terme). Elles sont régulièrement mises à jour pour tenir compte des grands événements économiques et politiques intervenus sur la période.

Les prévisions résultent d'une démarche qui peut se résumer en trois étapes. Une première étape consiste à observer et à comprendre la situation économique passée. Elle permet de formuler, en deuxième étape, des représentations plus ou moins simplifiées des relations qui lient les variables économiques entre elles. La prévision est enfin obtenue, en troisième étape, en utilisant ces représentations pour extrapoler les dernières évolutions constatées selon différents scénarios.

Pourquoi, souvent, les chiffres publiés changent régulièrement et sont sources de polémiques ?
C’est la question du statut du chiffre publié. Pour rappel, l'incertitude sur les décisions politiques, les chocs économiques (et les réactions en chaîne qui en découlent) et l'ampleur des cycles économiques rendent l'exercice de prévision périlleux.

Au Sénégal, la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques, à travers la DPEE publie chaque mois un point de conjoncture qui donne une analyse sommaire de l’évolution de l’activité économique dans les différents secteurs de l’économie, à l’exception de l’agriculture dont les données ne sont disponibles que dans le courant du dernier trimestre de l’année. Une note de conjoncture plus fouillée est produite tous les trimestres.

A tout moment de l’année, l’évolution de l’activité sur les mois précédents peut être calculée mais  les prévisions ne sont publiées que deux fois par an. Chaque année, à la fin du mois de février, voire au mois de mars, la DPEE publie les premières estimations complètes de la croissance de l’année écoulée.

L’ANSD publie chaque trimestre un PIB trimestriel, et au cours du deuxième semestre de chaque année les estimations provisoires basées sur une exploitation plus large des états financiers des entreprises. Les données semi-définitives sont publiées par l’ANSD au cours de l’année n+2 et les données définitives au cours de l’année n+3. Les deux structures (DPEE et ANSD) analysent régulièrement les écarts entre leurs chiffrent, ce qui permet d’améliorer l’exercice de prévision.

Je dois encore préciser que le Sénégal dispose de l’un des systèmes statistiques les plus solides et les plus crédibles de la région. C’est le résultat des efforts consentis par le gouvernement depuis 2003 en termes de renforcement des capacités et des moyens des structures opérant dans ce domaine. Il convient également de rappeler que les agents de la DPEE et de l’ANSD ont prêté serment.

Alors qu’est qui justifie l’écart souligné par certains entre vos chiffres et ceux du FMI par exemple ?
Ce n’est que la question du statut du chiffre. A titre de rappel, lors des négociations avec le FMI sur le programme  économique et financier 2015-2017, soutenu par l’ISPE en avril 2015, les cibles de taux de croissance étaient arrêtés comme suit : 5,1% pour le FMI et 5,4% pour le MEFP en 2015 ; 6,4% en 2016 et 7% en 2017.

En septembre-octobre 2015, au cours de la première revue du programme, il a été noté la consolidation de l’activité économique au cours du premier semestre 2015, avec une croissance du PIB de 4,6% au premier trimestre et de 5,2% au deuxième trimestre. Cette évolution favorable est imputable notamment à la bonne tenue des industries chimiques, de la fabrication de sucre, du raffinage, des cimenteries, de la construction et de l’énergie.

Par ailleurs, au cours des échanges, les Services du MEFP ont soutenu que la campagne agricole s’est très bien déroulée et que les résultats seraient nettement meilleurs aux prévisions. Toutefois, n’ayant pas d’informations statistiques sur les productions à cette période, le FMI et le MEFP ont adopté la démarche prudente en restant respectivement sur les taux initiaux de 5,1% et 5,4%, en attendant la publication des données de l’agriculture.

Au terme de la saison hivernale, les résultats provisoires produits en novembre 2015 par le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural laissent apparaître une situation significativement plus favorable que prévue.

En appliquant la méthodologie des comptes nationaux, le secteur agricole ressort en hausse de 35,8% en 2015, contre une progression moyenne de 7,4% par an sur la période 2012-2014, marquée par un pic de 17,1% en 2012, après les mauvais résultats de 2011 (-27,8%).

La croissance du PIB de 6,4% pour l’année 2015, annoncée par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan résulte de la mise à jour des données de l’agriculture et de la prise en compte des indicateurs conjoncturels à fin novembre 2015.

Après la publication des indicateurs conjoncturels de décembre 2015, les premières estimations complètes de la croissance de 2015 seront annoncées à la fin du mois de février ou au début du mois de mars 2016. Mais ce qui reste constant et encourageant à ce stade, c’est que la croissance du PIB sera certainement au-dessus de 6,4% en 2015.

Pour terminer, je voudrais préciser que ni le FMI, ni la Banque mondiale ou tout autre partenaire technique et financier ne produit des données concernant le cadre macroéconomique du Sénégal (croissance, inflation, balance des paiements ou situation monétaire). Toutes les données publiées par ces institutions proviennent du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ou de la BCEAO. Les rares fois où il y a une différence en prévision, les écarts sont bien analysés et maîtrisés. Il arrive simplement que les utilisateurs travaillent sur des chiffres non mis à jour, ce qui renvoie à la question du statut des données.

J’en profite pour inviter les chercheurs et les autres utilisateurs à visiter régulièrement les sites www.dpee.sn et www.ansd.sn . Ils y trouveront des mines d’informations qui sont les mêmes que celles figurant sur les sites du FMI ou de la Banque Mondiale.

Propos recueillis par Cheikh THIAM


A lire aussi sur le même sujet : « La prochaine mission du FMI réajustera à la hausse ses projections initiales sur le taux de croissance de 2015 », selon Boileau Loko, représentant résident du Fmi au Sénégal


Le vol de la compagnie Sénégalair, toujours disparu, est sorti de sa ligne pour trouver l’avion de la compagnie Ceiba sur son niveau de vol. Cela pourrait être à l’origine de l’accident, selon le rapport de l’enquête préliminaire du Bureau d’enquête et d’analyse (Bea), qui a été présenté, hier, à la presse.

L’accident  survenu entre le vol de Sénégalair et l’avion de la compagnie Ceiba commence à révéler ses premiers secrets. Selon le directeur du Bureau d’enquête et d’analyse (Bea), mis sur pied au lendemain de cet accident,  l’avion de Sénégalair n’a pas respecté son niveau  de vol. « Le  HS 125 de Sénégalair, explique Amadou Lamine Traoré,  était autorisé à voler à 3.40, c'est-à-dire à 34 000 pieds ou 10 300 mètres ».  Selon lui, l’appareil de la compagnie Sénégal air est sorti de la ligne qui lui a était tracé.

« L’enregistreur de conversation n’enregistre que  les deux dernières heures de vol. Après l’abordage avec le  HS 125, l’avion de Ceiba a effectué plus de 3 heures de vol pour rejoindre sa destination finale qui était Malabo. Il n’a pas fait escale à Cotonou », précise le directeur du Bea. « Nous pouvons confirmer aujourd’hui qu’il y a eu abordage entre les deux avions. L’appareil de Ceiba s’est même retrouvé avec une partie arrachée. Après l’abordage, le  vol HS 125 de Sénégal air n’a plus communiqué jusqu’à son arrivée sur la balise de Dakar avant de s’éloigner sans déviation jusqu’à 111 kilomètres de la capitale sénégalaise pour disparaître des écrans radars », a indiqué Amadou Lamine Traoré. Selon lui, le Bureau d’enquête et d’analyse n’a pas pour rôle de situer les responsabilités, mais de déterminer les causes  de l’accident et de formuler des recommandations afin que des incidents similaires ne se reproduisent pas.  « Nous continuons les investigations techniques afin de déterminer les raisons pour lesquelles l’avion de Sénégal air n’a pas respecté le niveau de vol qui lui a été assigné et les facteurs contributifs qui ont amené cet accident », déclare-t-il.

Un  rapport d’étape ou un rapport final sera présenté. Cette enquête se déroule de manière indépendante, parallèlement à l’enquête judiciaire. L’avion de la compagnie Ceiba 737/800 devait faire Dakar-Cotonou-Malabo et le HS 125 de la compagnie Sénégalair devait passer par Ouagadougou avant de rejoindre Dakar. Ces deux avions devaient emprunter entre Bamako et Dakar la même route avec des niveaux de vol différents.

L’avion HS 125, qui effectuait un vol d’évacuation sanitaire Ouagadougou (Burkina Faso) - Dakar, a disparu depuis le 5 septembre à 111 KM au large de Dakar. Il avait à son bord deux Algériens et un Congolais, qui constituaient son équipage, en plus d’une patiente française, d’un médecin et de deux infirmiers de nationalité sénégalaise.

Ndiol Maka SECK



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