banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Affaires et Finances (3294)

Mamadou Racine Sy, président du syndicat national des hôteliers du Sénégal qui participait, mercredi, au forum sectoriel des métiers de l’hôtellerie pour la formation professionnelle duale, a déclaré que la relance du tourisme est entamée au Sénégal après une période difficile.  «Il y’a un frémissement certain dans la relance du tourisme. Ces dernières années étaient extrêmement dures. Mais il ne faut pas que nous dormions sur nos lauriers ;  la reprise est timide mais nous avons espoir», s’est réjoui M. Sy. Le président du syndicat national des hôteliers du Sénégal soutient que l’hôtellerie d’affaires se porte mieux que l’hôtellerie de loisir qui «souffre plus de facteurs exogènes». «Quand vous allez à la station Saly où à l’intérieur du pays, il y a une relance certaine qui se fait. Il faut mettre l’accent sur une destination comme la Casamance qui a besoin de moyens importants parce que c’est une région qui a souffert d’un certain nombre de facteurs qui font qu’il faut un traitement spécial. Le président de la République en est conscient et il avait pris des engagements qu’il a respectés. Maintenant, il ne faut pas penser qu’en posant des actes, le résultat se voit au bout de quelques jours. Il faut un horizon de deux à trois ans pour que les premiers effets se fassent sentir. La patience est importante en matière d’hôtellerie et de tourisme», a déclaré Mamadou Racine Sy. Il a salué la mise en place du crédit hôtelier qui a vu son plafond augmenter de manière conséquente. «Cela permettra de soutenir les investissements qui sont très lourds en matière d’hôtellerie. Ce crédit hôtelier vient à son heure. Dès lors que cela ne va pas, nous le disons, s’il y a des choses positives aussi, il faut le dire», a ajouté M. Sy.

Oumar KANDE

 

Les nouveaux tarifs de l’autoroute à péage seront annoncés par le chef de l’Etat, Macky Sall, d’ici à la fin juillet, a déclaré, hier, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Abdoulaye Daouda Diallo s’exprimait à l’issue de la visite des travaux de la deuxième section de la Voie de dégagement nord (Vdn). « Le chef de l’Etat va annoncer les nouveaux prix d’ici à la fin du mois de juillet », a-t-il dit. Il a indiqué que ses services sont en train d’étudier, sur instruction du président de la République, la baisse du prix sur l’autoroute à péage.  « Les tarifs sont élevés, le chef de l’Etat l’a constaté et il a décidé de la baisser. Nous sommes en train de travailler avec le concessionnaire pour trouver le juste milieu, c’est-à-dire des tarifs acceptables qui permettent la rentabilité du projet et aux Sénégalais de payer un prix raisonnable », a-t-il assuré. En mai, le président de la République, Macky Sall, avait demandé à son gouvernement de « hâter le pas » sur la révision de la concession de l’autoroute à péage et la "nécessité" d’une révision des tarifs.

S. Diam SY

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a tenu, hier, une réunion d’information avec les pêcheurs de Guet Ndar. La rencontre avait pour but de les sensibiliser sur l’accord de pêche signé lundi et à effet immédiat entre les autorités sénégalaises et mauritaniennes.

Oumar Guèye a expliqué, en présence du maire de Saint-Louis, Mansour Faye,  des différents responsables de la pêche de la Langue de Barbarie et des autorités administratives, les termes de l’accord de pêche signé entre le Sénégal et la Mauritanie. Pour cet accord, 400 licences pour 200 sennes tournantes ont été  accordées.  Du point de vue tonnage, les autorités mauritaniennes ont octroyés 50.000 tonnes par an aux pêcheurs de Guet Ndar.

Oumar Guèye est revenu sur les péripéties de la signature de cet accord et l’engagement du président Macky Sall et de son homologue Abdoul Aziz de Mauritanie pour la réussite des pourparlers. Il a rappelé que depuis 2016, les licences de pêche n’ont pas été renouvelées. «Mais, nous avons toujours appelé au respect des lois et règlements de ce pays frère », a déclaré le ministre, soulignant qu’en dépit des points de blocage, les deux parties ont poursuivi les discussions.

Concernant la question du débarquement des prises, le ministre a indiqué que la Mauritanie est intransigeante sur ce point. Toute embarcation doit décharger sa prise dans ce pays mais il a accepté que le site soit rapproché. Le site de Boyo à 2,5 km de Saint-Louis est finalement retenu par les deux pays en lieu et place de Ndiago (7 kilomètres), initialement retenu. Le ministre a précisé que 6 % des prises, soit  24 barques seront destinées à l’approvisionnement du marché mauritanien.

Pour faciliter le transport des produits, Oumar Guèye a annoncé la construction de la route allant de Boyo à la frontière par la Mauritanie et de la frontière à Saint-Louis par le Sénégal. Le gouvernement sénégalais a mis également à la disposition des mareyeurs des camions frigorifiques.  

Plus de 164 millions supportés par l’Etat
En attendant la fin des travaux, le port de Saint-Louis pourra, pour une période transitoire d’une année, accueillir les embarcations sous la supervision de responsables mauritaniens et sénégalais pour le respect du tonnage dans le cadre d’un contrôle contradictoire. Oumar Guèye a aussi annoncé que le basculement entre les deux lieux de débarquement se fera avec un accompagnement pour éviter des incompréhensions. Les licences de pêche vont coûter 15 euros la tonne. La nouveauté réside dans le fait que l’Etat va supporter, en totalité, le coût, soit plus de 164 millions de FCfa.  Le ministre estime qu’à travers ce geste, l’Etat montre, encore une fois, sa bonne disposition à aider les pêcheurs.

Il a profité de la rencontre pour sensibiliser les pécheurs sur le respect des lois de la Mauritanie et du fait que la ressource n’est pas inépuisable. En ce qui concerne la procuration des licences, les méthodes ne changent pas. Les différents responsables ont accueilli, avec soulagement, la nouvelle. Ils ont loué l’implication personnelle du chef de l’Etat, Macky Sall, et son soutien aux pâcheurs, particulièrement ceux de la Langue de Barbarie.

Amadou Maguette NDAW


xxx

La réception de la deuxième section de la Voie de dégagement nord (Vdn) est prévue en novembre prochain. L’ouvrage sera inauguré un mois plus tard, a indiqué le ministre des Infrastructures, des transports et du désenclavement. Abdoulaye Daouda Diallo. Il visitait l’ouvrage pour s’imprégner de l’état d’avancement des travaux.

Dans cinq mois, la deuxième section de la Voie de dégagement nord (Vdn) sera fonctionnelle. Le ministre des Transports, des Infrastructures et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, s’y est rendu, hier, accompagné d’une forte délégation dont le préfet de Dakar, le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye, les responsables de la société Houar SA Sintram, etc., pour constater l’état d’avancement des travaux. Sur place, ouvriers et ingénieurs sont à pied d’œuvre pour livrer l’infrastructure à date échue. La deuxième section de la Vdn s’étend sur un linéaire de 9,7 km partant du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices) au Golf club de Guédiawaye. La particularité de cette infrastructure, a précisé le chargé de projet à Ageroute, Serge Diatta, est qu’il s’agit d’une voie urbaine avec deux ouvrages d’art exceptionnels : le viaduc de Diamalaye (1km) et le bowstring de Cambérène (grand pont) avec 3,5 km de longueur. Le niveau d’exécution des travaux est de 77 %, a précisé le technicien.

Le ministère des Infrastructures s’est félicité de la reprise des travaux du bowstring de Cambérène (grand pont). Les populations locales avaient bloqué les travaux pour protester contre l’érection d’un mur les empêchant l’accès à la mer. Pour cette deuxième section, il a indiqué que « c’est un ouvrage particulièrement impressionnant qui va totalement désenclaver cette zone (Cambérène, Hlm Grand Médine, Yoff, Diamalaye, etc.) ». « De part et d’autre de cet ouvrage, il y a des routes de raccordement qui permettront une meilleure circulation », a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo. « Nous avons visité le grand pont (Bowstring). Les travaux ont repris et se déroulent très bien. Les délais contractuels seront maintenus », a assuré le ministre. « L’entreprise contractante, la société marocaine Houar SA Sintram, nous a assuré que les chantiers seront livrés en novembre et le président de la République Macky Sall va l’inaugurer en décembre », a-t-il fait savoir.

Financée à hauteur de 50 milliards de FCfa par la Banque islamique de développement (Bid), la deuxième section de la Vdn a été réalisée pour fluidifier le transport urbain entre Dakar et sa banlieue. Le ministre a précisé que l’Etat a pris en charge le paiement des impasses, l’assainissement, entre autres dépenses liées à cette modification, pour un montant de plus de 10 milliards de FCfa. Abdoulaye Daouda Diallo a précisé que les partenaires ne financent que les travaux réels. « Nous avons débloqué plus d’une dizaine de milliards de FCfa et nous continuerons à faire des efforts pour prendre non seulement en compte les modifications et les réalités que nous vivons », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo.  

 Souleymane Diam SY

RÉALISATION DU BOWSTRING : LE MUR SERA DÉTRUIT, SELON LE MINISTRE
Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a annoncé, hier, que le mur qui a été érigé entre la mer et Cambérène pour la réalisation du bowstring (grand pont) à hauteur du mausolée de Seydina Limamou Laye, sera démoli. Selon lui, le chef de l’Etat a donné des instructions dans ce sens. « Je l’avais rappelé à une délégation des populations de Cambérène qui était venue me rendre visite. Aujourd’hui, mes services sont venus voir comment cela pourra être fait et surtout travailler à ce que les délais soient respectés », a dit M. Diallo.  « Il n’est pas question d’obstruer la mer aux populations. Nous sommes en train de faire de l’aménagement du territoire. Nous ferons des routes, des aménagements, de l’éclairage public, de l’assainissement, etc. », a expliqué le ministre des Infrastructures.

Souleymane Diam SY

 

Le tourisme mondial a connu une forte croissance les quatre premiers mois de cette année. L’Organisation mondiale du tourisme (Omt), annonce une augmentation de 6% au cours de cette période.

Une forte croissance a été enregistrée ces quatre premiers mois pour le tourisme mondial. C’est ce que révèle le « Baromètre Organisation mondiale du tourisme (Omt) du tourisme mondial », publié fin juin. Selon l’Omt, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 6 % au cours des quatre premiers mois de l’année 2018 par rapport à la même période l’an dernier. L’Omt renseigne que  ces chiffres, qui prolongent la tendance vigoureuse observée en 2017 (+ 7%), dépassent même les prévisions de l’Omt pour 2018 (+4 % à +5 %). Elle souligne que la croissance a été tirée par l’Asie-Pacifique (+8 %) et l’Europe (+7 %). L’Afrique (+6 %), le Moyen-Orient (+4 %) et les Amériques (+3 %) ont également affiché des résultats solides. « Le tourisme international reste en forte croissance à travers le monde, ce qui se traduit par des créations d’emplois dans de nombreuses économies. Cet essor nous rappelle la nécessité de renforcer nos moyens de développer et de gérer le tourisme sur un mode durable, en construisant des destinations intelligentes et en tirant le meilleur parti de la technologie et de l’innovation », a déclaré le Secrétaire général de l’Omt, Zurab Pololikashvili.

«De janvier à avril 2018, les arrivées internationales ont augmenté dans toutes régions confondues. C’est l’Asie-Pacifique (+8 %) qui a pris la tête de la croissance, portée par les résultats de l’Asie du Sud-est (+10 %) et de l’Asie du Sud (+9 %) », lit-on dans le communiqué. L’Europe, première région touristique au monde, précise-t-on, a également enregistré des résultats solides au cours de ces quatre mois (+7 %), grâce au dynamisme des destinations de l’Europe méridionale et méditerranéenne et de l’Europe occidentale (+8 % dans les deux cas).

La croissance dans les Amériques est estimée à 3 %, l’Amérique du Sud (+8 %) affichant la meilleure performance. L’Omt informe que les Caraïbes (-9 %) sont la seule sous-région à connaître une baisse des arrivées au cours de la période, certaines destinations subissant toujours les effets du passage des ouragans d’août et de septembre 2017. «Les informations limitées en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient laissent entrevoir une croissance de 6 % et de 4 %, respectivement, venant confirmer le rebond des destinations du Moyen-Orient et la consolidation de la croissance en Afrique », explique l’Omt.

Aliou KANDE

Constatant un accroissement rapide du taux d’endettement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Conseil des ministres, lors de sa deuxième session ordinaire de 2018, tenue vendredi à Dakar, exhorte les pays membres à mobiliser davantage les recettes fiscales. Ce qui devrait permettre de poursuivre les investissements.

Les importants besoins de financement notés depuis plusieurs années ont causé un accroissement rapide du taux d’endettement de l’Uemoa, qui s’établit à 44,1 % en 2017, soit une hausse de 12 points en cinq ans, constate le communiqué du Conseil des ministres, qui s’est réuni vendredi dernier à Dakar. L’instance préconise de poursuivre les investissements indispensables au développement, notamment dans les infrastructures. Mais, poursuit-elle, cela devrait passer par « une mobilisation accrue des recettes fiscales, afin de préserver la soutenabilité des finances publiques ».

Le Conseil a adopté, à la suite de sa réunion de vendredi dernier à Dakar,  une recommandation relative aux orientations politiques pour les Etats membres au titre de l’année 2019, avec comme objectif de minimiser les risques liés au Partenariat public-privé (Ppp). Dans son communiqué final, l’instance communautaire explique que la recommandation en question  « vise la prise en compte, par les Etats membres de l’Union, de ces financements dans les analyses de viabilité de la dette publique ». Les ministres ont recommandé aussi une amélioration de l’efficience des dépenses publiques au sein de l’Union « pour conforter l’effort de consolidation budgétaire vers la norme communautaire de 3,0 % du Pib en 20193.

Le Conseil a exhorté les Etats à mettre en œuvre des stratégies d’accélération de la croissance économique et à améliorer la gestion des finances publiques pour réaliser la consolidation budgétaire en 2019, comme prévu par le Pacte de convergence. L’exécution des budgets des pays de l’Uemoa devrait dégager un solde déficitaire de 3,8 % du Pib cette année, après 4,2 % en 2017.

Une croissance fragile
Par ailleurs, le Conseil s’est réjoui de la poursuite de la bonne tendance de l’activité économique, l’Uemoa ayant enregistré un taux de croissance du Pib réel de 6,5 %, en glissement annuel, au premier trimestre 2018, contre 6,4 % le trimestre précédent. En 2017, l’Union a fait progresser son Pib de 6,6 %, mieux que les 6,5 % en 2016. Selon le communiqué, « cette évolution est principalement soutenue par la bonne tenue des activités commerciales et des services de transport et télécommunication ». Cependant, met-on en garde, cette croissance reste fragile du fait de la persistance du niveau élevé du déficit budgétaire qui a atteint 4,2 % du Pib en 2017. La croissance en 2018 est attendue à 6,8 %. Ces performances ont été obtenues alors que le niveau général des prix a baissé modérément au premier trimestre de 2018, en dépit des tensions notées sur les marchés céréaliers dans certains Etats membres de l’Union. Le taux d’inflation annuel moyen s’inscrit à 0,8 % en 2017 contre 0,3 % en 2016.

Concernant la convergence, trois membres ont respecté l’ensemble des critères de convergence de premier rang alors qu’en 2016, aucun Etat n’avait rempli le critère clé relatif au solde budgétaire global. Entre autres points, les ministres ont donné le feu vert à la Commission de l’Uemoa  pour l’élaboration, en vue d’une adoption, d’un Code communautaire des investissements de l’Union sous forme d’une directive communautaire.

Malick CISS

La première édition du « Africa Ceo forum Women in business » ou le rendez-vous annuel des dirigeantes africaines, organisée par le groupe Jeune Afrique, s’est ouverte, hier, à Paris, en présences de plusieurs chefs d’entreprises du continent pour plancher sur les voies et moyens à mettre en place afin de permettre à la gente féminine d’être mieux représentée dans les instances de décisions des affaires.

Les femmes africaines, chefs d’entreprises, ne comptent pas laisser le champ libre aux hommes concernant les instances de décisions. Elles se montrent déterminées à prendre leur destin en main pour inverser la tendance. Réunies à l’occasion de la première édition du « Africa Ceo forum Women in business », organisée par le groupe Jeune Afrique, ces dirigeantes africaines ont plaidé pour une meilleure implication des femmes dans les postes de responsabilités. Dans son intervention, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, reconnaît certes que les femmes s’imposent dans tous les secteurs et dans toutes les filières de la vie. Que ce soit dans l’innovation, la création ou dans l’entrepreneuriat, elles sont incontournables. « Se priver d’elles, c’est un déficit », avertit l’ancienne gouverneur. 

Toutefois, elle estime qu’il faut une plus grande prise de conscience de leur apport dans la vie économique. C’est dans cette optique, dit-elle, qu’a été créée une plateforme de réseautage pour les femmes entrepreneurs de la francophonie en vue de les promouvoir dans les postes de responsabilité dans les entreprises et les administrations. Sur ce point, elle soutient que les femmes africaines se positionnent bien, car cela leur donne des opportunités de partenariat et de réseautage. Mme Jean pense également qu’il faut convaincre les décideurs, à la fois dans les entreprises, y comprises les Pme que dans les administrations. « Sans l’implication des femmes, on se prive d’une opportunité d’énergie de participation, de créativité et d’innovation. Les femmes, pour le moment, prennent leur place. Elles le font avec détermination et assurance. Elles sont aussi conscientes qu’elles peuvent faire bouger les lignes et faire la différence », soutient la Secrétaire générale de la Francophonie. L’ancienne gouverneure générale et commandante en chef du Canada invite ses collègues femmes à être conscientes de leurs forces, à la fois de propositions et d’actions. « Tous les pays du continent peuvent se projeter vers l’émergence, le développement social et économique. Mais sans une inclusion des femmes, ils n’y arriveront pas », prévient-elle.  A son avis, les femmes ont tellement pâti d’être exclues, qu’elles refusent le vase clos. Elle souhaite que ces rendez-vous des dirigeantes en Afrique soient l’occasion de mettre à l’honneur ces dizaines de millions de femmes qui mobilisent, qui impulsent, qui avancent pour le bénéfice de tous.

De son côté, Minafou Fanta Coulibaly-Kone, directeur général du Fonds africain de garantie et coopération économique (Fagace), première femme à avoir occupé ce poste depuis l’existence de cette structure en 1978, estime que la faible représentativité de la gent féminine dans les postes de responsabilité dans le secteur privé et public est liée, entre autres, aux facteurs historique, culturel et éducationnel. «Mon poste de directeur général du Fagace me responsabilise davantage ; car je n’ai pas droit à l’erreur », a-t-elle confié. Pour Mme Viviane de Beaufort, professeur à Essec Business School, quelques pays du continent tels que l’Afrique du Sud et le Rwanda ont mené des politiques volontaristes en promotion des femmes dans les instances de décisions. Mme de Beaufort explique que dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, des initiatives sont entreprises, mais le rythme reste, toutefois, timide. « Il n’y a pas mal de femmes entrepreneurs, mais elles n’ont pas toute leur place soit dans les conseils d’administrations ou dans les institutions publiques », constate-t-elle. Pour elle, des actions doivent être faites sur ces questions de représentativité en formant davantage les femmes en fonction de leurs besoins.   

De notre envoyé spécial à Paris, Abdou DIAW

S’INSPIRER DE LA LOI ZIMMERMANN
Kadi Fadika Coulibaly, directrice générale de la Société de gestion et d'intermédiation (Sgi) Hudson, basée à Abidjan, appelle les Etats africains à s’inspirer de la Loi Copé-Zimmermann pour une meilleure implication des femmes dans les instances de décisions. En effet, cette loi votée en 2011 en France impose aux entreprises au moins 500 salariés réalisant au moins 50 millions d'euros de chiffre d'affaires ou un total de bilan supérieur à 50 millions d'euros, de compter au moins 40% de femmes dans leurs conseils d'administration ou de surveillance. L’ancienne présidente de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Apsgi-Uemoa) soutient également que les pouvoirs publics sont bien conscients de l’apport des femmes. Pour elle, il faut passer par des lois, des quotas et par l’accompagnement pour aider les femmes à accéder davantage aux postes de responsabilité.

Abdou DIAW

SUR 307 ENTREPRISES IMPORTANTES DU CONTINENT, SEULS 12,7% DES ADMINISTRATEURS SONT DES FEMMES
Pour améliorer durablement la place des femmes dans le secteur privé africain, les organisateurs de ce forum, dédié aux femmes dirigeantes, ont choisi de privilégier deux axes de travail : la féminisation des conseils d’administrations et le développement de réseau d’influence. Pour Amir Ben Yahmed,  DC du groupe Jeune Afrique, les conseils d’administration doivent jouer un rôle moteur dans la meilleure prise en compte des questions de genre au sein des élites économiques du continent. Citant une étude de la Bad, il explique sur 307 entreprises les plus importantes du continent, seuls 12,7% des administrateurs sont des femmes. Le second axe mènera à la création d’un réseau regroupant les femmes d’affaires africaines par régions. « Véritable cénacle d’échanges et de partage d’expériences dans un climat de confiance, ce réseau permettra aux dirigeantes de faire progresser le leadership féminin à travers le continent et de développer leur entreprise par l’identification de nouvelles opportunités d’affaires », a soutenu M. Yahmed.

A. DIAW



 

« La croissance a été robuste à 7,2% en 2017 et devrait rester forte à moyen terme, tandis que l'inflation est faible ». C’est le constat issu du Conseil d'administration du Fmi qui a achevé son 6ème  examen de l'Instrument d'appui aux politiques économiques (Ispe) pour le Sénégal.

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (Fmi) a achevé la 6ème revue de la performance économique du Sénégal dans le programme soutenu par l'Instrument d'appui aux politiques économiques (Ispe). Le programme vise à soutenir la mise en œuvre de politiques économiques et de réformes structurelles pour atteindre les objectifs macroéconomiques du Plan Sénégal émergent (Pse) et à répondre aux critères fiscaux régionaux de l'Uemoa. Au terme du Conseil d'administration du Fmi, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim de cette institution, a fait hier lundi, la déclaration suivante: «Les efforts de réforme du Sénégal, tels qu'ils ont été présentés dans le Pse et aidés par l'Instrument d'appui à la politique économique (Ispe), ont contribué à augmenter la croissance, tout en maintenant la stabilité économique. La croissance a atteint 7,2%  en 2017, alors que l'inflation restait faible et le déficit budgétaire limité à 3% du Pib ».

« Les autorités restent attachées aux objectifs budgétaires de l'Ispe. À moyen terme, l'augmentation des recettes grâce à l'amélioration de l'administration et à la réduction des dépenses fiscales, l'amélioration de l'efficacité des investissements publics et la réforme des prix de l'énergie créeraient un espace pour financer durablement les besoins de développement du Sénégal », a-t-il ajouté. "Les autorités ont réalisé des progrès substantiels dans la réduction des faiblesses dans les opérations de trésorerie et dans la maîtrise des besoins de financement supplémentaires, mais un plan dans le temps pour répondre aux obligations accumulées du secteur de l'énergie est nécessaire. Avec l'amélioration de la gestion de la dette et de sa couverture, cela soutiendra la viabilité budgétaire.

Cependant, des « risques gérables » ont été signalés
Cependant, le directeur général adjoint du Fmi et, par ailleurs, président par intérim de cette institution, a noté que les finances publiques se sont détériorées, principalement en raison des prix inchangés des produits énergétiques domestiques face à la hausse des prix mondiaux de l'énergie. Mais heureusement, souligne-t-il, cette détérioration a été quelque peu compensée par de nouvelles mesures fiscales, avec une révision à la hausse du déficit budgétaire de 2018 à 3,5%.

"Les risques pour l'économie sénégalaise ont augmenté, mais restent gérables. Sur le plan national, l'absence de progrès sur les questions budgétaires structurelles telles que la mobilisation des recettes, les subventions à l'énergie et les réformes visant à réduire davantage les besoins de financement supplémentaires du Trésor pourrait compromettre la viabilité budgétaire. Du côté de l'extérieur, les risques de sécurité dans la région pourraient avoir un effet négatif sur l'investissement et la croissance.

Fara Michel DIEYE

DES RECOMMANDATIONS FORMULÉES
« La forte croissance du Sénégal au cours des premières années du Pse doit maintenant être consolidée en poursuivant la mise en œuvre de réformes structurelles et en attirant l'investissement privé pour générer une croissance forte et continue, avec des opportunités pour tous. Cela nécessite de s'attaquer aux obstacles à l'accès au crédit, au coût de l'énergie et à la fiscalité, tout en améliorant l'environnement des affaires, y compris le développement de zones économiques spéciales, dont trois sont maintenant opérationnelles. Le rebasement récent du Pib a augmenté les niveaux nominaux d'environ 30% », a-t-il noté. Le programme vise à mettre en œuvre les politiques économiques et les réformes structurelles nécessaires pour soutenir une croissance forte et un assainissement budgétaire continu afin de répondre aux critères fiscaux régionaux. En complétant l'examen, le Conseil a également approuvé la demande des autorités de « déroger à l'inobservation et de modifier les critères d'évaluation ». Pour rappel, l'Ispe pour le Sénégal a été approuvé le 24 juin 2015.

Fara Michel DIEYE

Le directeur de la concurrence de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Ado Alivier Paterne Angaman, dans cet entretien, donne les grandes lignes des conclusions du séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence tenue à Dakar du 18 au 22 juin 2018. Il est fait aussi l’état des lieux de la concurrence dans l’Union depuis le traité de 1994.

Pourquoi  un séminaire régional sur la législation communautaire de la concurrence ?
Le séminaire porte sur la législation communautaire de la concurrence. La Commission de l’Uemoa, après son traité de 1994, a une obligation de veiller sur le marché communautaire en matière de concurrence. Il était important que cette législation qui existe depuis 1994 soit régulièrement diffusée auprès des principaux acteurs. Les acteurs sont nombreux mais les plus importants sont d’abord les cadres de l’administration et des tribunaux qui sont chargés de mettre en œuvre la législation de la concurrence. Il y a évidemment, le secteur privé et la société civile. Ce séminaire est donc dédié aux cadres chargés de la mise en œuvre des règles de concurrence à savoir les autorités de régulation générale de la concurrence. Il s’agit des directions de commerce, les commissions nationales de concurrence mais également les autorités de régulation sectorielle. Au Sénégal, il y a l’autorité de régulation des marchés publics, des télécommunications. En fin, on avait des magistrats. C’était un séminaire de haut niveau pour partager sur la législation communautaire de la concurrence mais surtout faire le bilan : Qu’est-ce qui a marché ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Comment faire en sorte que l’ensemble des autorités que je viens de citer puissent travailler en synergie pour avoir une meilleure surveillance du marché et faire en sorte qu’on puisse développer notre économie dans le marché communautaire de l’Uemoa ?

Aujourd’hui, quel est l’état des lieux de la concurrence dans l’espace Uemoa ?
Le bilan est que, du point de vue des règles, l’Uemoa a des règles de concurrence conformes aux standards internationaux. Les procédures pour constater les pratiques existent. On a fait également le bilan du nombre d’affaires qui ont été traitées depuis plus d’une quinzaine d’années. On chiffre globalement une quarantaine d’affaires pour lesquelles la Commission avance bien. On a également fait le bilan de ce qui reste à faire parce qu’il y a des lacunes, les populations ne sont pas suffisamment informées de l’existence de ces droits, le secteur privé, lui-même, n’est pas suffisamment imprégné du droit communautaire de la concurrence. Les autorités, elles-mêmes, n’ont pas suffisamment d’informations sur la législation communautaire de la concurrence. Toutes les principales conclusions sont donc de faire en sorte que l’ensemble des structures de régulation, qu’elles soient sectorielles, générales, puissent contribuer à l’édification du droit de la concurrence en sensibilisant, en publiant, en informant et en faisant en sorte que la société civile, les organisations de consommateurs soient imprégnées des règles de concurrence.

Sur ce point, qu’est-ce qu’il faut améliorer ?
Ce qu’il faut améliorer, c’est d’abord la sensibilisation. Le séminaire a recommandé qu’il y ait des actions spécifiques vis-à-vis de chaque couche de la société. Des séminaires seront organisées pour les associations de consommateurs, le secteur privé, les parlementaires mais également et surtout pour les journalistes qui sont supposés relayer les informations sur la législation communautaire de la concurrence auprès de la population.

Vous avez parlé d’une quarantaine d’affaires sur lesquelles la Commission travaille. Elles portent principalement sur quoi ?
La concurrence est un sujet qui est transversal. Lorsqu’on a fait le bilan, on s’est rendu compte que la Commission, avec l’appui des autorités nationales de concurrence, a pu intervenir sur plusieurs secteurs d’activités. Je peux en citer quelques uns : les télécommunications. Il y a eu beaucoup de dossiers sur les télécommunications. Nous avons également des dossiers sur les produits de grande distribution notamment le sucre, la farine de blé, l’huile. On a beaucoup d’affaires sur la cimenterie et les emballages dans le secteur de la cimenterie. Mieux, on a des sujets pas très connus dans la région. Vraiment des sujets transversaux sont abordés à la Commission et cela montre la dynamique qu’il y a sur le marché communautaire de l’Union, le fait d’avoir des affaires sur plusieurs secteurs d’activités.

Aujourd’hui, on parle de la Zone de libre échange continentale (Zlec). Est-ce que l’Uemoa est prête à y adhérer ?
On n’a pas le choix. L’Uemoa, à travers nos chefs d’Etat, participe aux discussions. Le plus important pour l’Uemoa est, en liaison avec la Cedeao, de faire en sorte qu’en nous ouvrant à un monde beaucoup plus grand, qu’on puisse préserver notre tissu industriel, qu’on assure une meilleure protection à nos populations. C’est dans cette logique que les principaux responsables des deux commissions que sont l’Uemoa et la Cedeao travaillent en synergie pour mieux traiter cette question de mise en place d’une Zone de libre échange continentale.

Et en matière de concurrence, y a-t-il une crainte ?
Evidemment, plus le marché est ouvert, plus la concurrence va être plus rude. Ce qu’on fait généralement, c’est de trouver des passerelles entre notre droit communautaire et le droit communautaire Cedeao et faire en sorte qu’ils aient des passerelles avec les droits des autres Etats qui feront partie de cette Zone de libre échange continentale.

Qu’est-ce qu’un environnement concurrentiel mieux rationnalisé pourrait apporter aux pays membres de l’Uemoa ?
L’exemple qu’on aime donner, c’est dans le secteur de la communication. Il y a 20 ans de cela, avoir un téléphone était un luxe. Pouvoir communiquer était un luxe. Aujourd’hui, il y a eu un boom parce que simplement le marché a été plus ou moins ouvert. On est passé d’un seul acteur à trois voire quatre dans un pays. C’est un exemple palpable de ce que la concurrence peut apporter. Ensuite, la concurrence encourage l’innovation. Les entreprises cherchent à produire, à améliorer chaque fois qu’il y a concurrence pour avoir des parts de marchés. Celui qui n’innove pas ne peut pas avoir des clients.  C’est donc un élément majeur. Globalement, c’est un instrument important de développement économique et un instrument de préservation des intérêts des consommateurs.

Est-ce qu’aujourd’hui les pays membres de l’Uemoa disposent d’institutions de régulation de la concurrence fortes et indépendantes ?
C’est un processus. Dans certains Etats, on a déjà des commissions nationales qui sont constituées sous la forme d’une autorité administrative indépendante avec lesquelles les choses avancent. Par contre, dans d’autres Etats, la question de la concurrence est toujours gérée par les directions nationales logées souvent au ministère du Commerce. La réforme vise donc à faire en sorte, qu’à travers une directive, qu’on puisse amener les Etats à mettre en place une autorité administrative indépendante chargée de la gestion de la question de la concurrence.

 Propos recueillis par Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop, qui présidait un diner-débat de l’Amicale des contrôleurs du Trésor du Sénégal, a indiqué que cette structure est à un tournant historique de son évolution. Il soutient qu’avec la nouvelle plateforme de paiement Sica-Star de la Bceao, les réformes de l’administration du Trésor sont inévitables.

Lors d’un diner-débat de l’Amicale des contrôleurs du Trésor du Sénégal (Acts), tenu ce samedi, sur leur contribution au processus de réforme du Trésor, le directeur général de la comptabilité publique et du trésor, Cheikh Tidiane Diop, a indiqué que les réformes sont devenues indispensables. Il a partagé, avec les contrôleurs du trésor, quelques axes de la réforme des structures du trésor, des métiers du trésor et de l’organisation de la structure. Pour lui, l’administration du trésor «est à un tournant historique de son évolution». «Au regard de l’évolution de l’environnement juridique, de l’environnement technique, administratif dans lequel nous évoluons, il faut la réforme. Cet environnement a été impacté par l’adoption et la mise en œuvre de la première phase du Pse, de l’Acte 3 de la décentralisation ; parce que la phase institutionnel de l’Acte 3 est derrière nous, mais la deuxième phase qui est la phase financière qui implique fondamentalement les services du trésor, notamment le réseau des receveurs municipaux, qui ont la charge de la gestion comptable et financière des collectivités territoriales, implique notre administration», explique Cheikh Tidiane Diop. Poursuivant,  M. Diop soutient que l’avènement et la mise en application prochaine des nouvelles directives de l’Uemoa de 2009, l’adhésion de l’administration du trésor à la plateforme de paiement Uemoa, Sica-strar, qui est opérée par la banque centrale, «ont induit, aujourd’hui, des réformes inévitables au sein de nos procédures et de notre organisation».

Un groupe de travail sur ces réformes mis en place

Pour l’opérationnalisation de ces réformes, Cheikh Tidiane Diop révèle qu’il a commis un groupe de travail au sein duquel l’Amicale des contrôleurs du Trésor a été représentée. Le rapport de ce groupe de travail devra faire prochainement l’objet d’un atelier national à l’échelle de l’ensemble des services du trésor pour validation avant la proposition pour adoption au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qui «soutient et appuie cette réforme».
Au-delà de la présidence protocolaire de cette soirée, M.Diop a délivré un message aux collègues qui sont déjà au sein de l’administration du Trésor, mais aussi à la nouvelle promotion de contrôleurs du Trésor qui fait son entrée dans cette structure. «Les valeurs fondamentales qui fondent notre administration du trésor sont des valeurs d’engagement, de compétence, d’intégrité et de discrétion professionnelle. J’ai tenu à rappeler comme les ainés, de toujours avoir en bandoulière comme sacerdoce de servir l’Etat et non de se servir de l’Etat».

Le conférencier qui a fait une présentation sur la contribution du contrôleur du Trésor dans le processus de réforme, a confirmé qu’avec le nouveau système Sica-Star, il faut une adaptation des agents du Trésor. Selon Samba Laobé Dieng, contrôleur du trésor et agent comptable, dans la même logique, avec la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses de l’Uemoa qui fait que le ministre des Financesne sera plus l’ordonnateur principal du budget (certains ministères et responsables d’institution pourront également l’être), l’administration du trésor devra s’adapter.

Le président de l’Acts, Bacary Dansokho, allant dans le même sens, soutient qu’ils ont jugé utile de réfléchir, sur cette réforme, avec les membres afin d’avoir plus de contributions et d’éléments à fournir à la direction générale. Cette activité entre dans la première édition de la journée du contrôleur du trésor pour faire de l’amicale un cadre de partage et de consolidation des liens. Cette journée a permis aussi d’intégrer la nouvelle promotion des contrôleurs du trésor sortis de l’Ena.

Oumar KANDE
 

 

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) désapprouve la Contribution spéciale du secteur des télécommunications (Cst). Selon cette organisation, cette nouvelle taxe  accroît la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications.

Le passage de la loi des finances rectificative 2018 a accru la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications avec la Contribution spéciale des télécommunications  (Cst), selon un communiqué du Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (Restic) reçu hier. Cette organisation invite l’Etat à une réflexion stratégique et surtout à l’actualisation de la lettre de politique sectorielle Tic au regard de la fiscalité lourde et pesante qui affecte le secteur des télécommunications.

En effet, souligne le Restic, le passage de la Loi des finances rectificative 2018 a accru la pression fiscale et parafiscale dans le secteur des télécommunications avec la contribution spéciale des télécommunications. « Notre pays, le Sénégal, a des atouts majeurs dans les télécommunications et l’économie numérique ; l’un s’adossant sur l’autre ; formant un écosystème pourvoyeur d’innovations et de potentiel riche en  valeur ajoutée pour les usagers », note cette organisation qui précise que « la mise en place d’une économie numérique induit des investissements énormes et massifs pour le secteur des telecoms qui est le « backbone » du secteur  plus large des technologies de l’information et de la communication ».

Le Restic estime que pour supporter une croissance moyenne de l’ordre de 7 % dans le secteur,  450 milliards de FCfa seront nécessaires en investissements et équipements  pour les réseaux primaires sur  10 ans.                                                                                                                  

Mamadou SY

 

La Sénégalaise, Fatou Fall, a été nommée Chargée de liaison de la Banque mondiale / représentante résidente au Cap-Vert. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, Mme Fall a rejoint la Banque en 2006, dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). Au cours de ses dix années dans la région Mena, renseigne le document, elle a accumulé une solide expérience opérationnelle en mesures de sauvegardes sociales et de développement social, y compris dans le développement communautaire participatif, l'engagement citoyen, le genre, l'inclusion sociale durable. En plus de son rôle de membre de l'équipe, Fatou Fall a dirigé le dialogue politique, plusieurs initiatives analytiques et un projet financé par un fonds fiduciaire au Maroc et à Djibouti. Depuis qu'elle a rejoint la Région Afrique en 2016, elle a coordonné l'équipe en charge des mesures de sauvegardes sociales des pays couverts par le bureau de Dakar (Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau).

Le premier représentant résident de la Banque mondiale au Cap-Vert est titulaire d'une maîtrise en genre et développement de l'Université de Sussex en Angleterre et d'un diplôme de troisième cycle en développement social de l'Université de Paris Sorbonne. Sa nomination entre en vigueur le 1er  juillet 2018.

Aliou KANDE

Le programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar), mis en harmonie avec le Plan Sénégal émergent (Pse), a été présenté, mercredi, au cours d’un comité régional de développement (Crd), aux acteurs de la région de Kolda, a constaté l’Aps.

Le coût total du Pnasar est estimé à 2.423,390 milliards de FCfa pour la première phase quinquennale, 2018-2022. Le programme a pris en compte les 212 projets et programmes en cours de mise en œuvre au sein des ministères sectoriels, financés à hauteur de 1.783,615 milliards de FCfa soit 73,6% du montant total.

Le solde de financement recherché est estimé à 639,774 milliards soit 26,4% du montant total.  "Le Pnasar a pour but de contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi qu’au renforcement de leurs capacités de résilience, d’ici à 2022" a indiqué son coordonnateur, Jean-Pierre Senghor. Il se veut en totale conformité avec les engagements pris par le gouvernement du Sénégal quant aux politiques et stratégies de sécurité alimentaire, tant sur le plan sous régional qu’international (Uemoa, Cilss, Cedeao) de même que vis-à-vis des partenaires techniques et financiers notamment le Canada, l’Ue, le Japon etc.), lit-on dans un document remis.  Pour ce faire, le Pnasar met en œuvre cinq sous programmes que sont l’amélioration de la disponibilité d’aliments diversifiés et nutritifs ; le renforcement de l’accessibilité physique et économique des populations vulnérables à une alimentation diversifiée saine et nutritive et les nouveaux terroirs Résilients, rempart contre l’insécurité alimentaire, rapporte le texte qui ajoute le renforcement institutionnel et gouvernance de la sécurité alimentaire, larésilience et, enfin, l’amélioration du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires.

APS

Le groupe bancaire panafricain United Bank of Africa (Uba) a lancé, samedi dernier, Léo, un banquier virtuel qui offre de l’instantanéité et la disponibilité 24h/24 ; une révolution digitale, assurent les responsables.

Dans le document remis aux journalistes, il est précisé que cette révolution permet à la clientèle d’utiliser leurs comptes sur les réseaux sociaux et d’effectuer des transactions bancaires cruciales.  En effet, pour la première fois en Afrique, une institution financière propose une telle solution pour simplifier des transactions faites par les clients. Un besoin vital dans le monde trépidant d’aujourd’hui où les clients exigent une rapidité croissante dans la satisfaction de leurs demandes.

Avec le lancement de Léo, les clients pourront ouvrir de nouveaux comptes, recevoir instantanément des notifications de transactions, vérifier leurs soldes à souhait, transférer des fonds et rechercher leurs comptes. Ils pourront également confirmer les chèques, payer les factures, geler les comptes, demander des mini-relevés, entres autres.

Selon la directrice régionale de Uba zone 2 Afrique de l’Ouest, Mme Amie Ndiaye Sow, « la banque traditionnelle est confrontée à plusieurs dilemmes : nous avons en face les sociétés de télécommunications,  Google, Amazone, Facebook qui sont en train de proposer des services financiers et disposent de bases de données incroyables. La banque traditionnelle a donc de la concurrence ».
Prenant la parole, Ndèye Ndack Diawara, directrice commerciale de la banque digitale de Uba Sénégal a déclaré qu’il fallait choisir un nom facile à retenir (Léo) au Sénégal et dans la sous-région. Elle a révélé que la conceptualisation était un travail d’équipe technique et de fond.

« Nous avons beaucoup travaillé sur la sécurité et le respect des règlements de chaque zone de couverture pour un service de qualité », a dit Mme Diawara qui confie que Léo cible toutes les couches de la population. Aussi, -a-t-elle rassuré que ce banquier virtuel ne peut menacer le personnel.  Pour sa part, Bola Atta, la directrice marketing du Groupe Uba a laissé entendre que cette initiative est « une manière de révolutionner la banque numérique en assistant les clients lors des transactions bancaires via une plateforme développée notamment avec Facebook ou Messenger».  

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Les nouvelles variétés de manioc et de patates douces introduites dans la vallée du fleuve Sénégal par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) dans le transfert régional de technologies sont en train de révolutionner la production de tubercules au Sénégal. Aujourd’hui, les rendements sont passés de 12 tonnes à près de 60 tonnes à l’hectare, selon les producteurs avec des taux de réduction des pertes post-récoltes estimés à environ 65%.

Venus partager les résultats des projets de diffusion des nouvelles variétés de manioc, de patates douces importées du Ghana et  introduites dans la vallée du fleuve et dans une bonne partie de la zone centre du Sénégal, en 2016, les acteurs de la filière manioc se sont réjouis de cette initiative entreprise par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp). Ils estiment que ce Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao/Waapp) rendra beaucoup sevice aux populations bénéficiaires. Il s’agit de six variétés de manioc (Duade kpakpa, Ampong, Sika Mankye, Broni Bankeye, Bankye Hema et Otuhia) importées toutes du Ghana, dans le cadre du transfert régional des technologies agricoles développées par la recherche dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao).  Comme l’a souligné le président de l’interprofessionnel manioc du Sénégal, Assane Ndiaye, ces variétés exotiques ont contribué à booster, aujourd’hui, les rendements à l’hectare de la production de tubercules au Sénégal.

Dans la vallée du fleuve Sénégal et dans une bonne partie de la région centre comme à Tivaouane et Thiès, les productions de manioc sont passées de 12 tonnes à 45 voire même 60 tonnes à l’hectare. Cette année, note-t-il, la production nationale a atteint 747.000 tonnes, soit 119 % par rapport aux cinq dernières années. « On a presque multiplié par 6 les rendements sur le terrain », a indiqué Assane Ndiaye. Le président de l’Interprofessionnel manioc a été également séduit par les caractéristiques organoleptiques de ces nouvelles variétés de manioc.

Renforcer les moyens
Il en est de même en ce qui concerne la patate douce avec les variétés Otoo, Ligri Caromex entre autres. « Ce sont non seulement des variétés à haut rendement mais résistent également aux maladies en sus des caractéristiques organoleptiques très appréciables pour l’alimentation », a déclaré M. Ndiaye. Il n’a pas manqué de saluer l’engagement du Fndasp dans l’exécution du projet et invite l’Etat à renforcer les moyens de la structure pour contribuer à la création de filières fortes au Sénégal et à la préservation des boutures importées pour créer un véritable parc de semences de manioc au Sénégal. Le transfert de ces nouvelles technologies a pris également en charge une des préoccupations majeures de l’horticulture sénégalaise à savoir l’étalement de la production et la conservation. Après avoir ainsi prêté une oreille attentive aux producteurs d’oignon, le Fndasp a profité du projet pour envoyer des producteurs au Niger afin qu’ils puissent s’inspirer des outils et méthodes de conservations utilisés sur place. Cette initiative a abouti à l’introduction et à la diffusion de modèles de magasins de stockage d’oignon de type « ruudu » du Niger. 12 sites en ont bénéficié, selon le directeur exécutif du Fndasp, Jean Charles Faye. Ces infrastructures conçues au Niger et améliorées au Burkina Faso sont aussi indiquées pour notre environnement. Elles peuvent conserver l’oignon malgré des températures très élevées, a déclaré Saïd Coly, techniciens au Fndasp.

En outre, les magasins ont contribué à réduire les pertes post-récoltes sur le terrain avec des taux estimés par endroit à environ 65%, selon le technicien. L’introduction des nouveaux magasins de stockage a été également couplée à une série de formations dédiées aux producteurs, selon l’approche champ-école sur les bonnes pratiques de production d’oignon dans la vallée du fleuve. 900 producteurs au décompte final, selon M. Coly. « Aujourd’hui, grâce au transfert de technologies, les rendements pour l’oignon sont passés de 9.244 kg/ha à 18.000 kg/ha, a déclaré  Ibrahima Racine Sall, président de l’Interprofessionnel oignon du Sénégal. A l’image de ses collègues producteurs, M. Sall a plaidé pour la pérennisation des acquis.

Seydou Prosper SADIO.

 

La Banque africaine de développement (Bad) se classe au quatrième rang des meilleures entreprises pour lesquelles travailler sur le continent est une vraie opportunité. C’est ce que révèle l’enquête 2018 Careers in Africa employer of choice survey (des employeurs de choix pour une carrière en Afrique,). Selon un communiqué reçu à notre rédaction, sur les 100 premières entreprises citées au palmarès, les quatre premiers rangs sont occupés par le Groupe de la Banque mondiale, Chevron, Exxon Mobil et la Bad. Le document renseigne que plus de 20 mille professionnels africains ont répondu aux questions de l’enquête portant sur la motivation des employés et les conditions de travail. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences, la qualité des prestations offertes en matière de soins de santé, la dimension de leadership et les perspectives d’évolution apparaissent comme des indicateurs clés des meilleurs employeurs. «L’importance d’avoir un impact positif se ressent très fortement dans les réponses au questionnaire, explique Alex Mugan, directeur général de Global career company et co-auteur de l’étude avec la firme britannique Willis Towers Watson.  ». La confiance dans la haute direction – surtout en des dirigeants qui savent écouter –, les employeurs qui donnent l’exemple sur le plan éthique et ceux qui respectent les valeurs de l’entreprise apparaissent également comme les trois facteurs les plus importants pour choisir un employeur en Afrique. « Ce classement conforte les efforts du conseil d’administration de la Banque et de son management pour accélérer le changement institutionnel nécessaire et les efforts pour attirer les meilleurs et les plus brillants, afin de mettre en œuvre le programme des High 5 de la Banque que sont Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », a déclaré le président de la Bad, Akinwumi Adesina.

Aliou KANDE

 

L’agence  Wara a attribué à la société de gestion et d’intermédiation (Sgi) Cgf Bourse la notation en qualité de gestion «Qsg-1» avec perspective « stable », jeudi dernier,  à l’issue de sa mission d’évaluation.

« Qsg-1 » obtenue par Cgf Bourse est la notation maximale pour une Sgi en Afrique de l’Ouest, elle équivaut à « cinq étoiles » sur l’échelle régionale de Wara, explique l’agence dans un communiqué de presse. La notation est accompagnée de la perspective « stable ». Une Sgi est un intermédiaire entre les offreurs et les demandeurs de capitaux sur le marché financier. Précision : le « Qsg-1 » n’est pas une notation de crédit mais une mesure de la qualité de la gestion.  Pour le cas de Cgf Bourse en l’occurrence, l’agence estime que « la stratégie de développement de la Sgi, adossée à une différenciation par la qualité et l’internationalisation de l’offre, est claire, cohérente et accessible. L’architecture opérationnelle et l’exécution technique sont exemplaires. C’est là un facteur positif et essentiel de notation ». Selon Wara, la doyenne des Sgi de l’Uemoa créée en 1998 maîtrise parfaitement le processus de collecte de l’épargne et son allocation sur les marchés de capitaux sous-régionaux, avec un degré élevé de proximité avec la clientèle. Wara trouve aussi « bonne » la capacité d’innovation de la Sgi en matière de produits de même qu’en termes de canaux de distribution. Cgf Bourse propose toutes les classes d’actifs disponibles dans la sous-région aux clients particuliers et institutionnels, grâce à divers canaux de distribution, y compris le digital. « La tarification de la Sgi est claire, transparente et compétitive », estime l’agence Wara. Autre atout qui a pesé sur la balance, c’est la « très claire » séparation entre les prérogatives du conseil d’administration et celles de l’équipe de management.

Cependant, fait savoir Wara, Cgf Bourse est encore faiblement diversifiée sur le plan géographique, en ce qui concerne la clientèle des particuliers en conservation de titres. Aussi, la Sgi historique est encore vue comme trop « sénégalaise », malgré des efforts d’internationalisation jugés bons. L’agence note aussi que le reporting destiné à la clientèle reste relativement limité par rapport aux standards internationaux, mais est comparable aux standards régionaux. « Cgf Bourse ne distribue que les fonds qu’elle fabrique et n’offre pas de solutions d’épargne manufacturées par des tiers : les clients de Cgf Bourse n’ont accès qu’aux fonds ‘’maison’’ », comme d’ailleurs les autres Sgi de la sous-région, constate l’agence de notation.

Pour que Cgf Bourse conserve sa notation à son niveau maximal actuel, conseille Wara, elle devra maintenir ses exigences de qualité de service, selon sa certification Iso 9001 et aussi préserver le succès de sa stratégie de renforcement digital. Entre autres conseils, il y a le maintien de la croissance du volume des actifs sous gestion, qui dépend du succès de la stratégie commerciale de Cgf Bourse. Une détérioration de la notation pourrait découler d’un affaiblissement de la qualité des ressources humaines (personnel d’encadrement), une perte significative et durable de parts de marché, donc de revenus ou des difficultés significatives dans l’implémentation de sa stratégie de diversification, d’innovation et de digitalisation.

M. CISS

 

Depuis hier et durant cinq jours, les coordonnateurs de l’ensemble des maisons de l’outil du Sénégal sont à Thiès pour se doter de compétences liées aux techniques du coaching pour accompagner de jeunes entrepreneurs. Une initiative de l’Agence nationale de la maison des outils (Anamo)  en partenariat avec une organisation non gouvernementale américaine dénommée Winrock.

Selon Mawdo Malick Mbaye, directeur général de l’Anamo, outre la question de l’offre d’un cadre d’exercice d’un métier, l’amélioration du profilage technique et l’accompagnement pour l’acquisition d’un équipement au top : « La finalité de tout cela vise à lutter contre le sous-emploi et le chômage ; c’est pourquoi, nous pensons qu’il faut une autre corde ajoutée à l’arc de nos pensionnaires en leur donnant les rudiments nécessaires pour aider à  entreprendre, développer leurs activités pour être dans la posture d’offrir des emplois », lance-t-il. Car, pour lui, dire que l’Etat n’est pas en mesure de donner de l’emploi à l’ensemble des jeunes du pays est une lapalissade.  Ainsi, cette initiative vise à  bien outiller les formateurs des maisons de l’outil du Sénégal aux techniques du coaching pour les jeunes entrepreneurs. «  Ce choix montre qu’à la maison de l’outil, nous avons compris que tout ce que nous faisons doit directement bénéficier aux populations cibles », martèle-t-il. Au-delà des modules sur le management, les éléments d’approche dans le processus de l’entrepreneuriat qui mettent l’accent sur les compétences requises dans le développement de l’esprit d’entreprise, cet atelier va également permettre aux coordonnateurs des différentes maisons de l’outil du pays d’échanger leurs expériences et de s’enrichir mutuellement.

Mbaye BA

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

La réunion restreinte du dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest organisée dans par Cilss a démarré, hier, à Dakar. Une occasion, pour les experts du Sahel et des pays ouest africains et leurs partenaires techniques et financiers, de renforcer le dispositif de veille informationnelle sur le déroulement de la campagne agro-pastorale 2018-2019 et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La réunion qui a démarré hier et ce, pour deux jours, marque le début des activités de la campagne agro-pastorale 2018-2019. Pour le Secrétaire exécutif adjoint du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), Ibrahim Lumumba Idi-Issa, cette rencontre intervient à un moment où les populations traversent une situation alimentaire difficile et une soudure pastorale qui pourrait se prolonger et détériorer davantage les moyens d’existence de celles-ci, au fur et à mesure que l’installation de la saison pluvieuse tarde à se mettre en place. Lors de son discours introductif à l’atelier technique des experts, Ibrahim Lumumba Idi-Issa a précisé que la rencontre devra permettre de mettre à jour les informations sur la situation alimentaire et nutritionnelle des populations à l’entrée de la période de soudure agricole en cours, ainsi que les dispositions à prendre eu égard aux prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques élaborées en mai 2018 à Bingerville par le Cilss et ses partenaires.

Evoquant la situation que traverse le fonctionnement du dispositif de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, il a souligné l’importance de la sauvegarde de cet outil harmonisé d’analyse de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle devenu l’instrument utilisé dans les 17 pays de l’espace Cilss, Cedeao et Uemoa. Il a invité les parties prenantes à la rencontre de Dakar à s’investir davantage dans la collecte des données de qualité et à prendre activement part aux analyses tant sur le plan national qu’à celui des autres instances de validation et de publication des résultats.

Rappelons que les résultats des forums de prévisions agro-hydro-climatiques saisonnières pour la zone sahélienne de l’espace Cilss/Cedeao et dans les pays du Golfe de Guinée, livrés et diffusés, recommandent à plus de vigilance sur les risques de chocs que peuvent provoquer certains phénomènes agro-hydro-climatiques pendant cette période de soudure. Les conclusions qui sortiront de cette rencontre de deux jours à Dakar, donneront un avis sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Babacar Bachir SANE

Les compagnies de pétrole doivent être assurées, selon Ibrahima Bachir Dramé, qui demande à nos  sociétés d’assurance d’être unies pour mieux capter les marchés.

Eu égard à la « crédibilité » et la « performance », les sociétés d’assurance devraient être ensemble, comme l’a préconisé, en préambule, Ibrahima Bachir Dramé, expert pétrolier, qui faisait une présentation sur « Pétrole et gaz au Sénégal : Etat des lieux ». Il intervenait lors des deux journées de réflexion organisées par l'Association des assureurs du Sénégal (Aas), les 28 et 29 juin à Dakar, autour du thème "les enjeux stratégiques et économiques de l'assurance et de la réassurance des risques pétroliers ». Selon lui, le pétrole est un ensemble de risque sur toute la chaîne de valeur. « Les compagnies d’assurance doivent être en poule et suivre l’évolution des choses. Les sociétés d’assurance au Sénégal sont spécialisées ; certaines sont dans la distribution pétrolières », a-t-il dit.  M.  Dramé a ajouté qu’à cette phase où nous sommes, ces dernières ne sont pas encore présentes. « Il faut trouver des stratégies pour capter ces marchés, car le monde du pétrole bouge très vite. En n’étant pas présentes sur certains segments, elles agissent de manière tardive », a affirmé le formateur aux métiers du pétrole et du gaz.

Durant les débats, Adama Ndiaye, président de la Fédération des sociétés d'assurances de droit national africaines (Fanaf), a révélé que 14 puits ont été forés dans notre pays sans que les sociétés d’assurance ne soient informées, ni impliquées. « La source de l’information est fondamentale. Vous devez être protégés par votre réassureur», a déclaré l’expert pétrolier, Ibrahima Bachir Dramé.  Quant au président de l’Association des assureurs du Sénégal (Aas), Mouhamadou Moustapha Noba, il a noté que l’annonce de la découverte d’importants gisements d’hydrocarbures, il y a plus d’un an, a justement interpellé le secteur des assurances. D’où le choix du thème de cette rencontre de deux jours d'échanges et de réflexion.  

« Ces deux journées nous permettront de décliner notre stratégie de conquête globale et commune devant apporter les réponses appropriées à ces enjeux majeurs », ajoute M. Noba.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Fin, avant-hier, des travaux de la conférence de haut niveau sur le commerce illicite en zone Cedeao. Cette rencontre de deux jours sur initiative de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a été sanctionnée par une recommandation forte portant sur la mise en place d’une coalition régionale pour faire face à ce fléau.

La conférence de haut niveau de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) ouverte  mardi et portant sur «Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives», a pris fin hier, avec comme recommandation, la mise en place d’une coalition régionale. Cette rencontre de deux jours a réuni près de 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’ivoire, du Burkina, du Mali et du Nigéria. Il y avait  parmi eux des représentants de la haute administration (fonctionnaires des ministères des Finances (douanes notamment), du Commerce, de l’Intérieur,) sans oublier des opérateurs économiques, des représentants des communautés régionales Uemoa et Cedeao. « Les échanges ont été riches. En organisant cette conférence, nous avons voulu une meilleure prise en compte de ce fléau qui constitue une menace pour nos entreprises, les recettes des Etats et la sécurité », a déclaré Mor Talla Kane, le directeur exécutif de la Cnes. « Défendre nos entreprises, ce n’est pas défendre les chefs d’entreprise. Mettre en mal les entreprises, c’est jeter l’incertitude sur l’avenir de nos Etats », a martelé M. Kane.

Face à la presse, il affirme qu’aucune coalition n’est de trop pour venir à bout de cette menace. « Il faut une coalition entre secteurs privés mais également avec les douanes, les forces de défense », a ajouté M. Kane. Il est d’avis qu’il faut une coalition forte pour des économies fortes et que si nous voulons faire appel aux investisseurs, nous devons lutter contre le commerce illicite. La Cnes a décidé de maintenir la dynamique et de porter le message partout.

Du côté de la Cedeao, les responsables ont décidé de jouer leur partition. Selon Moustapha Gnankambary, conseiller sénior Cedeao-Usaid en facilitation des échanges, un texte sur la traçabilité des produits notamment le tabac est en cours.  M. Gnankambary a souligné que la Cedeao va s’inspirer de l’exemple du Burkina Faso pour ce système de traçabilité des produits. Il a précisé que ce texte sera soumis à la tutelle à la prochaine réunion du conseil des ministres de la Cedeao. Il a promis qu’il y aura des concertations avec le secteur privé pour la mise en œuvre des textes de la Cedeao. Il s’est félicité du renforcement des pouvoirs du parlement de la Cedeao. Prenant part à cette rencontre, Sami Ouattara, conseiller technique au ministère burkinabé du Commerce a rappelé que depuis 2015, son pays est en train d’implémenter un système de suivi et de traçabilité des produits. Un texte encadre ce système sur une période de 18 mois.  

Aliou KANDE

 

Le Bureau de mise à niveau a organisé, hier, une cérémonie de signature de conventions avec les neuf entreprises bénéficiaires du Programme de mise à niveau spécifique national. Le montant  total des  primes octroyées s’élève à 349,55 millions de FCfa.

Une somme de 349,55 millions de FCfa a  été octroyée sous forme de primes à neuf Pme sénégalaises. L’appui vient du Bureau de mise à niveau (Bmn). Il entre dans le Programme de mise à niveau spécifique national. Les neuf dossiers de cette mise à niveau spécifique représentent un montant total de 760,7 millions d’investissements approuvés. La cérémonie de signature des conventions s’est déroulée, hier, dans les locaux du Bmn.  Les neuf dossiers ont été approuvés par le Comité de pilotage restreint du Bmn, lors de sa session du 13 juin dernier. Selon Ibrahima Diouf, directeur général du Bmn, les neuf entreprises viennent de  secteurs comme  la santé, la fabrication de chaussures en plastique Pvc, la transformation et commercialisation de produits locaux, l’hébergement et la restauration, le développement de plateformes informatiques  et les Btp.

Au total, explique M. Diouf,  86 emplois permanents dont 30 pour les femmes, ont été créés contre 57 emplois temporaires, dont 22 pour les femmes. Ibrahima Diouf souligne que l’impact attendu à la fin du Programme de mise à niveau spécifique national, est la création de 52 nouveaux emplois permanents, soit une augmentation de 60%. Pour les principaux impacts attendus de la mise à niveau de ces entreprises, le directeur général du Bmn mentionne, entre autres, une augmentation du chiffre d’affaires variant entre 10 et 60%,  une meilleure gestion des coûts de rentabilité, une amélioration des compétences du personnel et de l’organisation, une augmentation de la production grâce à la modernisation des équipements. Comme autres impacts du programme, il y a l’amélioration de la qualité des produits et services, mais aussi des conditions d’hygiène.

Ibrahima Diouf a expliqué que si le Bmn a tenu à convoquer tous les bénéficiaires pour organiser une cérémonie commune de signature de convention, c’est aussi pour leur permettre de se connaître, tisser des relations. Dans le passé, fait-il remarquer, chaque entreprise bénéficiaire du programme venait signer  individuellement sans connaître les autres. « Nous faisons ainsi une mise en relation des entreprises que nous accompagnons », a-t-il dit.

Les bénéficiaires ont apprécié cet appui du Bmn. « Cet accompagnement arrive à son heure. Il permettra au cabinet médical de se mettre aux normes », a salué Dr Coura Sèye, gérante d’une clinique ophtalmologique. « Le Bmn a permis à notre entreprise de se structurer, d’accroître sa compétitivité. Nous allons ainsi nous engager dans la diversification de nos produits et l’amélioration de la qualité », a ajouté Latyr Niang, dont l’entreprise intervient dans la fabrication de plastique. Le Bmn apporte un ensemble d’appui technique et financier aux entreprises qu’il finance dans un processus d’amélioration de leur compétitivité.

Aliou KANDE

 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.