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Affaires et Finances (3278)

L’agence  Wara a attribué à la société de gestion et d’intermédiation (Sgi) Cgf Bourse la notation en qualité de gestion «Qsg-1» avec perspective « stable », jeudi dernier,  à l’issue de sa mission d’évaluation.

« Qsg-1 » obtenue par Cgf Bourse est la notation maximale pour une Sgi en Afrique de l’Ouest, elle équivaut à « cinq étoiles » sur l’échelle régionale de Wara, explique l’agence dans un communiqué de presse. La notation est accompagnée de la perspective « stable ». Une Sgi est un intermédiaire entre les offreurs et les demandeurs de capitaux sur le marché financier. Précision : le « Qsg-1 » n’est pas une notation de crédit mais une mesure de la qualité de la gestion.  Pour le cas de Cgf Bourse en l’occurrence, l’agence estime que « la stratégie de développement de la Sgi, adossée à une différenciation par la qualité et l’internationalisation de l’offre, est claire, cohérente et accessible. L’architecture opérationnelle et l’exécution technique sont exemplaires. C’est là un facteur positif et essentiel de notation ». Selon Wara, la doyenne des Sgi de l’Uemoa créée en 1998 maîtrise parfaitement le processus de collecte de l’épargne et son allocation sur les marchés de capitaux sous-régionaux, avec un degré élevé de proximité avec la clientèle. Wara trouve aussi « bonne » la capacité d’innovation de la Sgi en matière de produits de même qu’en termes de canaux de distribution. Cgf Bourse propose toutes les classes d’actifs disponibles dans la sous-région aux clients particuliers et institutionnels, grâce à divers canaux de distribution, y compris le digital. « La tarification de la Sgi est claire, transparente et compétitive », estime l’agence Wara. Autre atout qui a pesé sur la balance, c’est la « très claire » séparation entre les prérogatives du conseil d’administration et celles de l’équipe de management.

Cependant, fait savoir Wara, Cgf Bourse est encore faiblement diversifiée sur le plan géographique, en ce qui concerne la clientèle des particuliers en conservation de titres. Aussi, la Sgi historique est encore vue comme trop « sénégalaise », malgré des efforts d’internationalisation jugés bons. L’agence note aussi que le reporting destiné à la clientèle reste relativement limité par rapport aux standards internationaux, mais est comparable aux standards régionaux. « Cgf Bourse ne distribue que les fonds qu’elle fabrique et n’offre pas de solutions d’épargne manufacturées par des tiers : les clients de Cgf Bourse n’ont accès qu’aux fonds ‘’maison’’ », comme d’ailleurs les autres Sgi de la sous-région, constate l’agence de notation.

Pour que Cgf Bourse conserve sa notation à son niveau maximal actuel, conseille Wara, elle devra maintenir ses exigences de qualité de service, selon sa certification Iso 9001 et aussi préserver le succès de sa stratégie de renforcement digital. Entre autres conseils, il y a le maintien de la croissance du volume des actifs sous gestion, qui dépend du succès de la stratégie commerciale de Cgf Bourse. Une détérioration de la notation pourrait découler d’un affaiblissement de la qualité des ressources humaines (personnel d’encadrement), une perte significative et durable de parts de marché, donc de revenus ou des difficultés significatives dans l’implémentation de sa stratégie de diversification, d’innovation et de digitalisation.

M. CISS

 

Depuis hier et durant cinq jours, les coordonnateurs de l’ensemble des maisons de l’outil du Sénégal sont à Thiès pour se doter de compétences liées aux techniques du coaching pour accompagner de jeunes entrepreneurs. Une initiative de l’Agence nationale de la maison des outils (Anamo)  en partenariat avec une organisation non gouvernementale américaine dénommée Winrock.

Selon Mawdo Malick Mbaye, directeur général de l’Anamo, outre la question de l’offre d’un cadre d’exercice d’un métier, l’amélioration du profilage technique et l’accompagnement pour l’acquisition d’un équipement au top : « La finalité de tout cela vise à lutter contre le sous-emploi et le chômage ; c’est pourquoi, nous pensons qu’il faut une autre corde ajoutée à l’arc de nos pensionnaires en leur donnant les rudiments nécessaires pour aider à  entreprendre, développer leurs activités pour être dans la posture d’offrir des emplois », lance-t-il. Car, pour lui, dire que l’Etat n’est pas en mesure de donner de l’emploi à l’ensemble des jeunes du pays est une lapalissade.  Ainsi, cette initiative vise à  bien outiller les formateurs des maisons de l’outil du Sénégal aux techniques du coaching pour les jeunes entrepreneurs. «  Ce choix montre qu’à la maison de l’outil, nous avons compris que tout ce que nous faisons doit directement bénéficier aux populations cibles », martèle-t-il. Au-delà des modules sur le management, les éléments d’approche dans le processus de l’entrepreneuriat qui mettent l’accent sur les compétences requises dans le développement de l’esprit d’entreprise, cet atelier va également permettre aux coordonnateurs des différentes maisons de l’outil du pays d’échanger leurs expériences et de s’enrichir mutuellement.

Mbaye BA

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar a abrité, hier, la session ordinaire du Conseil des ministres statutaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa). Occasion pour le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, de rappeler, dans son discours introductif, pour s’en réjouir, les performances économiques réalisées par l’Union en 2017. En effet, l’Uemoa a atteint un taux de croissance de 6,7 % contre 6,5 % en 2016, soit mieux que celui de l’Afrique subsaharienne, qui est de 2,8 %, a déclaré Amadou Bâ. « Le dynamisme économique observé depuis 2012 au sein de l’Uemoa s’est donc maintenu au cours de l’année 2017, à la faveur de l’amélioration progressive de la conjoncture internationale. Dans l’ensemble, tous les Etats ont enregistré de bonnes performances, nonobstant les menaces terroristes, notamment au Burkina Faso, au Niger et au Mali », a poursuivi le ministre de l’Econome, des Finances et du Plan, qui a présidé la rencontre. Au menu de la session, figure l’examen du rapport sur la situation économique et monétaire dans l’Union au 31 mars. Ce document sert de base aux discussions sur l’état des lieux et les perspectives économiques et financières de l’Uemoa, « en vue de prendre, le cas échéant, les décisions nécessaires à une croissance inclusive dans la zone », a déclaré M. Bâ. L’ordre du jour comporte aussi la désignation des représentants des Etats au Conseil d’administration du Fonds de garantie des dépôts dans l’Umoa, l’état d’avancement du projet de promotion des Bureaux d’information sur le crédit (Bic). Mais aussi les réalisations à mi-parcours des prévisions financières de l’exercice 2018, etc.

Malick CISS

 

La réunion restreinte du dispositif régional de Prévention et de gestion des crises alimentaires (Pregec) au Sahel et en Afrique de l’Ouest organisée dans par Cilss a démarré, hier, à Dakar. Une occasion, pour les experts du Sahel et des pays ouest africains et leurs partenaires techniques et financiers, de renforcer le dispositif de veille informationnelle sur le déroulement de la campagne agro-pastorale 2018-2019 et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

La réunion qui a démarré hier et ce, pour deux jours, marque le début des activités de la campagne agro-pastorale 2018-2019. Pour le Secrétaire exécutif adjoint du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss), Ibrahim Lumumba Idi-Issa, cette rencontre intervient à un moment où les populations traversent une situation alimentaire difficile et une soudure pastorale qui pourrait se prolonger et détériorer davantage les moyens d’existence de celles-ci, au fur et à mesure que l’installation de la saison pluvieuse tarde à se mettre en place. Lors de son discours introductif à l’atelier technique des experts, Ibrahim Lumumba Idi-Issa a précisé que la rencontre devra permettre de mettre à jour les informations sur la situation alimentaire et nutritionnelle des populations à l’entrée de la période de soudure agricole en cours, ainsi que les dispositions à prendre eu égard aux prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques élaborées en mai 2018 à Bingerville par le Cilss et ses partenaires.

Evoquant la situation que traverse le fonctionnement du dispositif de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, il a souligné l’importance de la sauvegarde de cet outil harmonisé d’analyse de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle devenu l’instrument utilisé dans les 17 pays de l’espace Cilss, Cedeao et Uemoa. Il a invité les parties prenantes à la rencontre de Dakar à s’investir davantage dans la collecte des données de qualité et à prendre activement part aux analyses tant sur le plan national qu’à celui des autres instances de validation et de publication des résultats.

Rappelons que les résultats des forums de prévisions agro-hydro-climatiques saisonnières pour la zone sahélienne de l’espace Cilss/Cedeao et dans les pays du Golfe de Guinée, livrés et diffusés, recommandent à plus de vigilance sur les risques de chocs que peuvent provoquer certains phénomènes agro-hydro-climatiques pendant cette période de soudure. Les conclusions qui sortiront de cette rencontre de deux jours à Dakar, donneront un avis sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

Babacar Bachir SANE

Les compagnies de pétrole doivent être assurées, selon Ibrahima Bachir Dramé, qui demande à nos  sociétés d’assurance d’être unies pour mieux capter les marchés.

Eu égard à la « crédibilité » et la « performance », les sociétés d’assurance devraient être ensemble, comme l’a préconisé, en préambule, Ibrahima Bachir Dramé, expert pétrolier, qui faisait une présentation sur « Pétrole et gaz au Sénégal : Etat des lieux ». Il intervenait lors des deux journées de réflexion organisées par l'Association des assureurs du Sénégal (Aas), les 28 et 29 juin à Dakar, autour du thème "les enjeux stratégiques et économiques de l'assurance et de la réassurance des risques pétroliers ». Selon lui, le pétrole est un ensemble de risque sur toute la chaîne de valeur. « Les compagnies d’assurance doivent être en poule et suivre l’évolution des choses. Les sociétés d’assurance au Sénégal sont spécialisées ; certaines sont dans la distribution pétrolières », a-t-il dit.  M.  Dramé a ajouté qu’à cette phase où nous sommes, ces dernières ne sont pas encore présentes. « Il faut trouver des stratégies pour capter ces marchés, car le monde du pétrole bouge très vite. En n’étant pas présentes sur certains segments, elles agissent de manière tardive », a affirmé le formateur aux métiers du pétrole et du gaz.

Durant les débats, Adama Ndiaye, président de la Fédération des sociétés d'assurances de droit national africaines (Fanaf), a révélé que 14 puits ont été forés dans notre pays sans que les sociétés d’assurance ne soient informées, ni impliquées. « La source de l’information est fondamentale. Vous devez être protégés par votre réassureur», a déclaré l’expert pétrolier, Ibrahima Bachir Dramé.  Quant au président de l’Association des assureurs du Sénégal (Aas), Mouhamadou Moustapha Noba, il a noté que l’annonce de la découverte d’importants gisements d’hydrocarbures, il y a plus d’un an, a justement interpellé le secteur des assurances. D’où le choix du thème de cette rencontre de deux jours d'échanges et de réflexion.  

« Ces deux journées nous permettront de décliner notre stratégie de conquête globale et commune devant apporter les réponses appropriées à ces enjeux majeurs », ajoute M. Noba.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Fin, avant-hier, des travaux de la conférence de haut niveau sur le commerce illicite en zone Cedeao. Cette rencontre de deux jours sur initiative de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a été sanctionnée par une recommandation forte portant sur la mise en place d’une coalition régionale pour faire face à ce fléau.

La conférence de haut niveau de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) ouverte  mardi et portant sur «Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives», a pris fin hier, avec comme recommandation, la mise en place d’une coalition régionale. Cette rencontre de deux jours a réuni près de 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’ivoire, du Burkina, du Mali et du Nigéria. Il y avait  parmi eux des représentants de la haute administration (fonctionnaires des ministères des Finances (douanes notamment), du Commerce, de l’Intérieur,) sans oublier des opérateurs économiques, des représentants des communautés régionales Uemoa et Cedeao. « Les échanges ont été riches. En organisant cette conférence, nous avons voulu une meilleure prise en compte de ce fléau qui constitue une menace pour nos entreprises, les recettes des Etats et la sécurité », a déclaré Mor Talla Kane, le directeur exécutif de la Cnes. « Défendre nos entreprises, ce n’est pas défendre les chefs d’entreprise. Mettre en mal les entreprises, c’est jeter l’incertitude sur l’avenir de nos Etats », a martelé M. Kane.

Face à la presse, il affirme qu’aucune coalition n’est de trop pour venir à bout de cette menace. « Il faut une coalition entre secteurs privés mais également avec les douanes, les forces de défense », a ajouté M. Kane. Il est d’avis qu’il faut une coalition forte pour des économies fortes et que si nous voulons faire appel aux investisseurs, nous devons lutter contre le commerce illicite. La Cnes a décidé de maintenir la dynamique et de porter le message partout.

Du côté de la Cedeao, les responsables ont décidé de jouer leur partition. Selon Moustapha Gnankambary, conseiller sénior Cedeao-Usaid en facilitation des échanges, un texte sur la traçabilité des produits notamment le tabac est en cours.  M. Gnankambary a souligné que la Cedeao va s’inspirer de l’exemple du Burkina Faso pour ce système de traçabilité des produits. Il a précisé que ce texte sera soumis à la tutelle à la prochaine réunion du conseil des ministres de la Cedeao. Il a promis qu’il y aura des concertations avec le secteur privé pour la mise en œuvre des textes de la Cedeao. Il s’est félicité du renforcement des pouvoirs du parlement de la Cedeao. Prenant part à cette rencontre, Sami Ouattara, conseiller technique au ministère burkinabé du Commerce a rappelé que depuis 2015, son pays est en train d’implémenter un système de suivi et de traçabilité des produits. Un texte encadre ce système sur une période de 18 mois.  

Aliou KANDE

 

Le Bureau de mise à niveau a organisé, hier, une cérémonie de signature de conventions avec les neuf entreprises bénéficiaires du Programme de mise à niveau spécifique national. Le montant  total des  primes octroyées s’élève à 349,55 millions de FCfa.

Une somme de 349,55 millions de FCfa a  été octroyée sous forme de primes à neuf Pme sénégalaises. L’appui vient du Bureau de mise à niveau (Bmn). Il entre dans le Programme de mise à niveau spécifique national. Les neuf dossiers de cette mise à niveau spécifique représentent un montant total de 760,7 millions d’investissements approuvés. La cérémonie de signature des conventions s’est déroulée, hier, dans les locaux du Bmn.  Les neuf dossiers ont été approuvés par le Comité de pilotage restreint du Bmn, lors de sa session du 13 juin dernier. Selon Ibrahima Diouf, directeur général du Bmn, les neuf entreprises viennent de  secteurs comme  la santé, la fabrication de chaussures en plastique Pvc, la transformation et commercialisation de produits locaux, l’hébergement et la restauration, le développement de plateformes informatiques  et les Btp.

Au total, explique M. Diouf,  86 emplois permanents dont 30 pour les femmes, ont été créés contre 57 emplois temporaires, dont 22 pour les femmes. Ibrahima Diouf souligne que l’impact attendu à la fin du Programme de mise à niveau spécifique national, est la création de 52 nouveaux emplois permanents, soit une augmentation de 60%. Pour les principaux impacts attendus de la mise à niveau de ces entreprises, le directeur général du Bmn mentionne, entre autres, une augmentation du chiffre d’affaires variant entre 10 et 60%,  une meilleure gestion des coûts de rentabilité, une amélioration des compétences du personnel et de l’organisation, une augmentation de la production grâce à la modernisation des équipements. Comme autres impacts du programme, il y a l’amélioration de la qualité des produits et services, mais aussi des conditions d’hygiène.

Ibrahima Diouf a expliqué que si le Bmn a tenu à convoquer tous les bénéficiaires pour organiser une cérémonie commune de signature de convention, c’est aussi pour leur permettre de se connaître, tisser des relations. Dans le passé, fait-il remarquer, chaque entreprise bénéficiaire du programme venait signer  individuellement sans connaître les autres. « Nous faisons ainsi une mise en relation des entreprises que nous accompagnons », a-t-il dit.

Les bénéficiaires ont apprécié cet appui du Bmn. « Cet accompagnement arrive à son heure. Il permettra au cabinet médical de se mettre aux normes », a salué Dr Coura Sèye, gérante d’une clinique ophtalmologique. « Le Bmn a permis à notre entreprise de se structurer, d’accroître sa compétitivité. Nous allons ainsi nous engager dans la diversification de nos produits et l’amélioration de la qualité », a ajouté Latyr Niang, dont l’entreprise intervient dans la fabrication de plastique. Le Bmn apporte un ensemble d’appui technique et financier aux entreprises qu’il finance dans un processus d’amélioration de leur compétitivité.

Aliou KANDE

 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW

 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a annoncé que les requêtes de financement de la relance du chemin de fer Dakar-Bamako vont partir dès la semaine prochaine. Il présidait, hier, le lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023 du Port autonome de Dakar (Pad).

Le projet de relance du chemin de fer Dakar-Bamako devrait franchir une nouvelle étape, dans les jours à venir, si l’on se fie au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ qui présidait la cérémonie de lancement de la nouvelle vision stratégique 2019-2023, du Port autonome de Dakar (Pad). Sur une préoccupation émise par le Dg du Port, Ababacar Sedikh Bèye, relative au démarrage des travaux du train Dakar-Bamako, le ministre donne des assurances : « Le chef de l’Etat a instruit, de manière ferme, que ce projet du chemin de fer soit engagé au plus vite. Je puis dire, aujourd’hui, que la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) sont disposés à financer ces projets et les requêtes de financement partiront dès cette semaine », a révélé Amadou Bâ.

Il faut, selon lui, veiller à un traitement direct des contraintes liées au risque de congestion, faciliter davantage un accès sécurisé, interconnecter les infrastructures et surveiller les coûts, l’efficacité et la fiabilité de la logistique du fret. En effet, cette assurance du ministre sur le financement du chemin de fer fait suite à une interpellation du Dg du port de Dakar. M. Bèye estime que l’axe ferroviaire Dakar-Bamako devrait se faire très rapidement.

Une nouvelle vision axée sur la performance
A ce titre, il rassure que le port de Dakar est disposé et prêt à s’y engager. « Dans les 12 prochains mois, si nous avons le feu vert, nous pourrons faire siffler le train Dakar-Bamako », a déclaré Ababacar Sedikh Bèye. D’après lui, le trafic du Mali représente 17 à 18% du volume de trafic du port de Dakar. Il y a 5 ans, rappelle-t-il, 75% de ce trafic partait par le train. « Aujourd’hui, c’est 0% ; l’essentiel se passe sur la route. Ce train est un élément de compétitivité vital. Dans un an, si l’on ne fait pas siffler le train, le Pad pourrait perdre à jamais ses 70% de trafic qu’il a sur le Mali », prévient le Dg du Pad.

L’année 2017 s’est achevée avec un chiffre d’affaires de plus de 49 milliards de FCfa pour un trafic de 18,248 millions de tonnes, selon le Pad. Considérant ces éléments, une nouvelle vision pour l’horizon 2019-2023, axée sur la performance et l’innovation devait être définie. En ce sens, est enclenché un processus inclusif s’appuyant sur une démarche « participative » à l’endroit des opérateurs évoluant au sein de la plateforme portuaire de Dakar. « Le changement de paradigme qui va s’opérer avec l’érection prochaine de nouveaux ports, ceux de Bargny-Sendou et de Ndayane, nous dicte une nouvelle approche basée sur l’inclusion, la concertation et la confiance », a soutenu le Dg du Pad.

Abdou DIAW

Un crédit de la Banque mondiale d’un montant de 70,5 milliards de FCfa devrait permettre à 1,5 million de Sénégalais du bassin arachidier de mieux accéder à l’eau et à l’assainissement.

L’Association internationale de développement (Ida), une institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres, a approuvé, le 22 juin, un crédit de 70,5 milliards de FCfa (130 millions de dollars) en faveur du Sénégal pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement de 1,5 million de Sénégalais. Selon un communiqué de l’institution, ce projet d’approvisionnement en eau et assainissement en milieu rural sera exécuté dans la zone du bassin arachidier (Centre et Ouest) où vit un tiers de la population rurale du pays. Cette zone souffre d’un très faible accès à l’assainissement et est confrontée à un taux de pauvreté élevé. D’où l’importance des installations sanitaires améliorées. « Les bénéficiaires auront accès à l'eau courante grâce aux branchements domiciliaires et aux bornes fontaines, en plus des latrines familiales, des raccordements des ménages aux réseaux d'assainissement collectif et des toilettes dans les écoles, les centres de santé et les marchés », a déclaré, dans le communiqué, Oumar Diallo, chargé du programme à la Banque mondiale.

Il est attendu, à travers ce projet, un impact positif sur les entreprises privées impliquées directement dans les activités de construction d’infrastructures hydrauliques ou d’assainissement et de prestations de services. Le programme devrait également contribuer au renforcement de la gestion intégrée des ressources en eau en améliorant les connaissances, la planification et le cadre institutionnel. Ce qui renforcera la résilience au changement climatique dans la zone du projet, espère la Banque mondiale. Celle-ci rappelle l’importance de l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement dans la baisse de la pauvreté, notamment par une réduction des maladies hydriques générant l’absentéisme en milieu professionnel ou scolaire, de même que les coûts associés aux dépenses médicales et à la perte de revenus.

« Notre engagement continu nous donnera l'occasion de tirer les leçons de notre partenariat, long et fructueux, avec le gouvernement du Sénégal, dans le développement du secteur de l'eau et de l'assainissement et de veiller à ce que l'eau et l'assainissement soient accessibles aux groupes vulnérables», a affirmé Mme Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. Fondée en 1960, l’Ida accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes visant à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des démunis.

Malick CISS

La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) organise, depuis hier et ce, jusqu’à aujourd’hui (26 et 27 juin), une rencontre de haut niveau sur le thème : «Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives». L’ouverture a été présidée par Birima Mangara, ministre délégué en charge du Budget.

« Commerce illicite dans la zone Cedeao : enjeux et perspectives ». C’est autour de ce thème que la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a convié pour deux jours (26 et 27 juin) près de 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’ivoire, du Burkina, du Mali et du Nigéria.

Il y a parmi eux des représentants de la haute administration (fonctionnaires des ministères des Finances, du Commerce, de l’Intérieur, des douanes…). Des opérateurs économiques sont également conviés à la rencontre, mais aussi des représentants des communautés régionales Uemoa et Cedeao. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Birima Mangara, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, en charge du Budget. Selon M. Mangara, le thème de ce séminaire est en droite ligne des préoccupations de l’heure de notre région et de la communauté sous-régionale. Il affirme que le Sénégal, dans la mise en œuvre des politiques publiques axées sur le Pse, prête une attention remarquable aux modus operandi du commerce illicite. M. Mangara soutient que le commerce illicite constitue un fléau réel dans notre région et mérite une attention particulière des autorités étatiques, des instances d’intégration régionales, mais aussi des différents secteurs industriels touchés. « Outre ses effets déstabilisation des économies, le commerce illicite a été identifié comme une source majeure de financement du terrorisme. Il fragilise la sécurité des Etats, le tissu industriel et entrave la croissance économique », a relevé le ministre du Budget.

Aujourd’hui, poursuit-il, il résulte des conclusions du rapport de « Global initiative », rédigé avec le soutien de l’Ocde, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (Bad), que le manque à gagner pour l’Afrique de l’Ouest dû au commerce illicite, dépasserait 50 milliards de dollars Us, soit plus du montant de l’aide au développement octroyée aux quinze pays de la région. C’est pourquoi, il martèle qu’il n’est pas admis de laisser prospérer des activités criminelles qui présentent un grand potentiel de déstabilisation de nos Etats. Il a indiqué que l’Etat du Sénégal va cultiver, avec tous les acteurs économiques, cet esprit de concertation et de dialogue dans la recherche de toutes les solutions permettant aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé garantie par la puissance publique.

Vice-président de la Cnes, Ababacar Sédikh Sy note que de plus en plus, des entreprises sont menacées avec la déstabilisation des circuits de distribution. Ces réseaux, explique-t-il, s’attaquent aux produits sensibles, pourvoyeurs de recettes aux budgets des Etats. Il s’agit, selon M. Sy, de produits comme le tabac, l’alcool, les médicaments. C’est pourquoi, il juge nécessaire la mise en place d’une alliance objective pour protéger le secteur privé et les recettes des Etats. « Le commerce illicite occasionne un manque à gagner énorme pour les entreprises et les Etats. C’est pourquoi, nous avons jugé utile d’attirer l’attention et provoquer une large coalition pour faire face », a ajouté Mor Talla Kane, directeur exécutif de la Cnes. « C’est le moment d’agir car nous avons une population jeune qui, faute d’emploi, décide d’émigrer. Nous devons dire non au commerce illicite », a noté, à son tour Joseph Emoleke, directeur adjoint de l’Association de l’industrie manufacturière du Nigeria.

Aliou KANDE

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, a rencontré hier, les chefs de projet de la Vdn, 2ème section et les membres du Comité pour la défense de l’environnement de Cambérène. Suite à cette rencontre, Abdoulaye Daouda Diallo a ordonné la démolition du «mur de la discorde».

« Le mur de la discorde », qui a entrainé le blocage des travaux de réalisation de la deuxième section de la Vdn sera démoli. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, sur instruction du président de la République, Macky Sall, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a ordonné la démolition du «mur de la discorde» dans la réalisation de la Voie de dégagement nord (Vdn) deuxième section. Le document renseigne qu’hier, le ministre en charge des Infrastructures a reçu les chefs de projet de la Vdn 2ème section et les membres du Comité pour la défense de l’environnement de Camberène, composé de riverains impactés par la Vdn 2. «Lors de la rencontre, la genèse de ce mur a été faite par les responsables de l’Ageroute. Ils ont expliqué que le mur ne faisait pas partie du projet. Mais c’est suite à la décision d’enjamber l’esplanade du mausolée de Seydina Issa Laye, que le pont, sous forme de Bow-string, a été réalisé, ainsi que cette rampe de lancement du pont avec ce mur », lit-on dans le communiqué.  Mais depuis lors, explique-t-on, la question du mur a entrainé le blocage des travaux de la Vdn, 2ème section, parce que les populations ne veulent pas entendre parler du mur. «Ageroute Sénégal a cherché à trouver des solutions en les invitant autour de la table de négociation avec des propositions de réaliser des ouvertures sur ce mur pour faciliter l’accès à la mer. Mais ces concertations n’ont pas porté leurs fruits parce que les populations de Camberène ont été catégoriques à propos du mur », informe le document. «Le seul problème avec ce projet, c’est le mur. Nous n’avons pas de problème avec le président de la République encore moins avec la construction de cette route par l’Ageroute. Ce que nous ne voulons pas, c’est ce mur qui nous empêche de continuer de vivre en harmonie avec la mer», déclare Libasse Seck, le porte-parole du comité. «Après une heure trente minutes de discussions, Abdoulaye Daouda Diallo a tranché le débat en informant les membres du comité que sur instruction du président de la République, Macky Sall, le mur sera détruit. Ageroute prendra toutes les dispositions pour l’exécution de cette décision dans les plus brefs délais », précise la cellule de communication du ministère des Infrastructures. Très satisfaits de cette décision du président de la République, les membres du comité ont promis d’accompagner le projet jusqu’à son terme. Et pour remercier le président de la République, ils l’invitent à venir inaugurer le palais que l’Etat du Sénégal a construit, dans le projet de modernisation des sites religieux.

A. KANDE

Le Bureau opérationnel de suivi du Pse, en collaboration avec la Delivery unit de Malaisie (Pemandu), a lancé, hier, les travaux du processus de mise en place du premier agropole dans la zone sud. La mangue et l’Anacarde ont été ciblés comme premières filières qui devront faire l’objet d’une transformation industrielle.

Dans le projet phare "Création d’agropoles intégrés" du Pse, le Bureau opérationnel de suivi du Pse, en collaboration avec la Delivery unit de Malaisie (Pemandu), a lancé les travaux du processus de mise en place du premier agropole dans la zone de Casamance. L’objectif de cette rencontre, présidée par Cheikh Kanté, ministre en charge du Pse, était de définir les modalités d’exécution techniques du projet, les objectifs chiffrés escomptés ainsi que les concours financiers attendus de l’État et des partenaires privés engagés. Deux produits ont été ciblés à savoir la mangue et l’anacarde qui devront faire l’objet d’une transformation industrielle. Cet agropole sera réalisée dans la zone Sud en s’inspirant de l’expérience malaisienne appelé "Big fast résult" (Bfr) (grand résultats rapides).

Pour le ministre Cheikh Kanté, ce modèle Bfr va être une réponse appropriée au processus d’industrialisation souhaité dans le Pse. Ce qui est important à souligner dans ce processus de structuration, dit-il, c’est le secteur privé qui est mis en avant. Car, rappelle le ministre, l’Etat n’a pas la vocation à se substituer du secteur privé qui doit être mis dans des conditions de bonnes respirations économiques à travers des financements appropriés à un coût abordable. A ce titre, Valérie Quenum Ndiaye, représentante du secteur privé, a soutenu que l’implication des acteurs de l’entreprise dans le processus de formulation de ce projet à forte portée économique et social est une preuve de la qualité du dialogue que le secteur privé entretient avec le pouvoir public. Elle explique que le projet de création de l’agropole intégré est une occasion d’œuvrer, entre acteurs nationaux, pour renforcer ce partenariat et valoriser l’immense potentialité agro-forestière de la Casamance. Cet exercice permettra, à son avis, de créer de meilleures synergies pour assurer la rentabilité économiques et financières de leurs investissements.

Elle estime que le développement de cette région (Casamance) ne se fera qu’avec la mise en place d’unités industrielles de valorisation des principales productions locales comme la mangue ou l’anacarde. Elle ajoute  qu’avec les chaînes de valeur de ces deux spéculations, la zone Sud renforce les avantages comparatifs du Sénégal pour le développement des possibilités de pénétration des marchés régionaux et internationaux avec des produits hautement valorisés. Toutefois, elle a appelé à mettre en place un modèle de gouvernance adapté où le privé aura une place de choix afin de faire valoir ses intérêts et d’assurer la pérennité de ses investissements. De son côté, Priya Gajraj, Coordonnateur résident du Système des nations unies au Sénégal, par ailleurs représentante résidente du Pnud au Sénégal, rappelle que l’approche Bfr, axée sur une démarche participative et itérative permettra au Sénégal d’accélérer le rythme de la mise en œuvre des projets du Pse. Elle indique que l’intégration de cette méthodologie dans le champ conceptuel de l’analyse économique et de la formulation de projets innovants facilitera une plus grande implication du secteur privé et l’appropriation des projets par les différentes parties prenantes.

Abdou DIAW

Le Pr Marc Pasquet, spécialiste en monétique et transaction sécurisées, a rappelé que la base de la monnaie, c’est la confiance. Voilà comment il explique l’essor fulgurant des monnaies virtuelles comme le bitcoin à travers le monde. Il animait, vendredi dernier, une conférence à Sup de Co sur les « blockchains et les crypto-monnaies ».

Les crypto-monnaies appelées monnaies virtuelles connaissent un essor fulgurant à travers le monde. Le bitcoin, mère des crypto-monnaies, est fondée par le Japonais Satoshi Nakamoto en 2008.

Spécialiste en monétique et transaction sécurisées, Pr Marc Pasquet a indiqué que cette monnaie virtuelle a été imaginée « pour répondre à certaine limite du système financier, et réaliser des paiements sur Internet sans passer par un tiers de confiance ». Il animait, vendredi dernier, une conférence à Sup de Co sur le thème : « blockchains et les crypto-monnaies ». « Le blockchains est un registre de faits répliqués sur les ordinateurs connectés en réseau », a-t-il indiqué. Il s’agit, selon lui, de l’association de trois concepts : « une base de données dupliquée sur tous les nœuds, un stockage de l’historique des faits depuis l’orignal et une confiance basée sur le consensus ». Pour le conférencier, le principe de ce système de paiement est de tenir à jour sur tous les nœuds du réseau un registre. Marc Pasquet a fait savoir que les bitcoins peuvent être réutilisés par le titulaire dans des transactions dont il est émetteur à condition qu’il puisse justifier de son identité au moyen de sa signature. Le spécialiste estime que tout le monde peut consulter les transactions au sein de ce grand registre à travers les adresses cryptographiques des utilisateurs. « La chaine de blocs est un grand livre comptable de la monétique. Les portefeuilles bitcoin peuvent calculer leurs soldes, et il est possible de vérifier que les nouvelles transactions, les dépensent des bitcoins appartiennent effectivement à l’émetteur du paiement », a-t-il expliqué.

Différence monnaie électronique et monnaie virtuelle (bitcoin) ? Sur le format, a fait savoir le conférencier, il s’agit du digital. « Si l’unité de compte pour la monnaie électronique est traditionnelle avec un statut légal, a-t-il souligné, tel n’est pas le cas pour la monnaie virtuelle inventée et sans statut légal ».

De l’avis du professeur Pasquet, « si la monnaie électronique est garantie, valide au sein d’une communauté spécifique, celle virtuelle souffre de l’absence du sceau de l’authenticité ». « Si la valeur de la monnaie électronique est fixée (par les Etats) avec une possibilité de récupérer ses fonds, tel n’est pas le cas pour la monnaie virtuelle qui n’est pas garantie », a-t-il fait comprendre.

Pour la sécurité, il a indiqué que ces règles empêchent la modification d’un bloc antérieur car cela invaliderait tous les blocs suivants. De cette façon, a-t-il noté, « aucun individu ne peut contrôler ce qui est inclus dans la chaîne de blocs ni en remplacer des parties pour annuler ses propres dépenses ». Le spécialiste a aussi relevé que « le bitcoin a prouvé qu’il était sécurisé au fil des années et permet à ses utilisateurs d’échapper aux décisions arbitraires des Etats ou des banques centrales sur leur monnaie ».

Souleymane Diam SY

Grâce au Plan national de développement de l’aquaculture (Pnda), le Sénégal vise une production de poissons de 40 000 tonnes à l’horizon 2023, a informé le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture, Dr Magatte Ba.

Un atelier de formation sur la conduite de l’aquaculture comme une activité commerciale, organisé par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a regroupé, avant-hier, à Dakar, des pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Mali, le Nigéria, le Niger, le Togo et le Sénégal. Le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture, le Dr Maguatte Ba, qui a présidé la cérémonie de cet atelier sous-régional au nom du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, a partagé, avec les différents acteurs, les résultats probants enregistrés par le Sénégal. D’après lui, le Sénégal a consenti beaucoup d’efforts pour développer le sous-secteur de l’aquaculture. Le premier acte fort posé dans ce sens, rappelle-t-il, est la mise sur pied de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana). Cette structure est habilitée à mettre en œuvre la politique d’aquaculture du gouvernement du Sénégal. Mieux, dit-il, le Sénégal a inscrit l’aquaculture parmi les projets phares du Plan Sénégal émergent (Pse). Ces différents actes posés dans le sens de développer l’aquaculture font que le Sénégal, vise, à l’horizon 2023, de créer 20.000 emplois dans le secteur et 10% du volume de pêche de capture produit par l’aquaculture. « Cet engagement a été conforté par la lettre de politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture qui ambitionne de contribuer à l’atteinte de cet objectif du Pse avec une production visée de 40.000 tonnes, à l’horizon 2023 », informe le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture.

Il indique que la ferme volonté du gouvernement matérialisée dans le Pse est de « faire du Sénégal un pays aquacole à l’image des pays  forts  dans ce domaine ». «Seule l’aquaculture commerciale est durable. Ainsi la maîtrise des outils et des principes fondamentaux d’une aquaculture durable constituent un facteur important de réussite technique et économique », souligne M. Ba selon qui, l’atelier organisé par la Fao est venu à son heure et permettra de mieux orienter les différents pays dans leurs stratégies et leurs pratiques.

Le représentant de la Fao au Sénégal, Reda Lebtahi, a rappelé que l’aquaculture joue un rôle important dans l’alimentation des populations. Sur le plan mondial, cette activité contribue à « plus de 50 % de l'offre en poissons ». « Cette tendance est croissante tandis que celle des pêches de capture est stagnante. Cet élan, de tendance mondiale dans certaines régions du monde, permet, de manière substantielle, l’accès à la protéine animale », explique-t-il. Même si la production est en hausse dans le monde, le représentant de la Fao au Sénégal informe qu’elle n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Cependant, indique-t-il, la production pourrait s’améliorer en Afrique grâce au potentiel déjà existant avec des pays comme le Nigéria, l’Ouganda et le Ghana qui ont connu d’importantes productions aquacoles.

Le Sénégal, dit-il, est aussi dans cette dynamique avec un objectif visé de 40 000 tonnes de production à l’horizon 2023. « Ainsi, la Fao appuie l’Etat du Sénégal dans ses efforts de création d’emplois et de développement de l’aquaculture, conformément au Plan national de développement de l’aquaculture (Pnda), en mettant l’accent sur les systèmes aquacoles durables, afin d’améliorer le niveau de la production nationale de poisson pour soutenir les moyens d’existence basés sur la pêche », informe le représentant de la Fao au Sénégal.

Aliou Ngamby NDIAYE

La journée internationale des gens de mer a été célébrée, hier, au Sénégal, lors d’une grande rencontre organisée par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Elle a permis de mener une réflexion sur le thème, «bien-être des gens de mer : enjeux de la ratification de la Mlc 2006». Lors de cette rencontre, les acteurs ont listé leurs difficultés devant le ministre qui a rappelé les réalisations de l’Etat dans ce secteur.

C’est dans une salle archi-comble du Grand théâtre, que les gens de mer se sont retrouvés pour célébrer leur journée internationale, autour du thème, «bien-être des gens de mer : enjeux de la ratification de la Maritime Labour convention (Mlc) 2006». La Maritime Labour convention (Mlc) ou Convention du travail maritime (Ctm) 2006 étant un dispositif pour améliorer les conditions de travail des gens de mer, les acteurs ont exposé leurs difficultés. Mamadou Diop Thioune, représentant des marins artisans, félicitant le ministre de la Pêche pour le dialogue continu avec les acteurs, a, au nom de ses mandataires, exposé les difficultés de prises en charge des marins artisanaux à leur retraite, de même qu’un déficit de prise en charge médicale, de sécurité sociale de ces derniers et de leurs familles. Ils ont sollicité aussi un appui à la formation, un renforcement de capacités, un appui pour le financement des acteurs de la pêche etc. Dans le même ordre d’idées, Yoro Kane, représentant des marins industriels du Sénégal a soulevé quelques préoccupations de ses membres. Pour lui, le Sénégal n’est pas loin des normes internationales, mais le problème se situe entre la formalisation des textes, leur application sur le terrain, les contrôles et les sanctions qui doivent encadrer cette réglementation. Il demande ainsi à mettre les marins dans de bonnes conditions, gage de la performance. Il constate, pour le regretter, que le marin sénégalais est sous payé par rapport aux autres africains sur un même navire. «Il faut améliorer la formation car le marin sénégalais est en train de perdre son statut de leader en Afrique», affirme le représentant des marins industriels qui propose d’anticiper sur l’exploitation du pétrole et du gaz polarisant plus de 500 métiers dont 80% sont en corrélation avec les marins. Ce dernier plaide aussi pour la modernisation de la pêche artisanale pour une bonne sécurité en mer. M. Kane dit avoir un espoir, toutefois, avec le ministre qui a pris l’engagement de rencontrer les acteurs de manière périodique.

Le parrain de la journée, le président directeur général de Maritalia, Alioune Ndiaye, a rendu, à son tour, «un hommage aux valeureux marins» pour leur rôle important à bord des navires. Pour lui, se rappeler leur bien-être est une noble mission.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles, en charge des relations avec les institutions, Samba Sy, participant à la rencontre, estime que le thème du bien-être des gens de mer est d’une brûlante actualité. Le ministre du Travail relève, avec beaucoup de satisfaction, l’intérêt et l’engagement du Sénégal qui est allé vers la ratification de la Convention du travail maritime (Ctm). Cet instrument formalise l’interdiction du travail forcé en mer, la reconnaissance du droit syndical, la lutte contre le travail des enfants etc. Ainsi, soutient le ministre du Travail, en ratifiant cette convention, le Sénégal s’engage à promouvoir les droits des gens de mer.

Oumar KANDE

OUMAR GUEYE, MINISTRE DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE MARITIME : « BEAUCOUP DE RÉALISATIONS ONT ÉTÉ FAITES… »
Répondant aux interpellations des gens de mer pour l’amélioration de leur bien-être, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a rappelé les nombreuses réalisations du chef de l’Etat dans le secteur. Pour lui, le président a beaucoup fait avec le nouveau Code de la pêche qui protège davantage les ressources halieutiques. Il rappelle, entre autres, la promotion du port du gilet chez les pêcheurs avec 20.000 unités cédées aux pêcheurs par an à 2.500 FCfa. Le gouvernement accorde aussi une subvention de 8 milliards de FCfa sur le carburant des pêcheurs. Toujours dans ce sens, le président a mis 20 milliards de FCfa pour subventionner l’achat des pirogues à hauteur d’un million par pirogue. Il rappelle que le président de la République a mis en place une politique de modernisation des quais de pêche, notamment à Soumbédioune, Yoff, Pointe Sarène, Ngaparou, Potou etc. Le ministre se souvient que les femmes transformatrices travaillaient dans des conditions «pénibles» et que le chef de l’Etat a lancé le projet des aires de transformation modernes. Après les 700 millions de FCfa accordés aux femmes du secteur par le président de la République, le ministre révèle que le chef de l’Etat, dans la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der), va bientôt remettre un financement de 2 milliards de FCfa au gens de mer. Il s’agit d’un milliard de FCfa pour les femmes du secteur de la pêche et d’un autre milliard pour les pêcheurs.

O. KANDE

Répondant aux interpellations des gens de mer pour l’amélioration de leur bien-être, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a rappelé les nombreuses réalisations du chef de l’Etat dans le secteur. Pour lui, le président a beaucoup fait avec le nouveau Code de la pêche qui protège davantage les ressources halieutiques. Il rappelle, entre autres, la promotion du port du gilet chez les pêcheurs avec 20.000 unités cédées aux pêcheurs par an à 2.500 FCfa. Le gouvernement accorde aussi une subvention de 8 milliards de FCfa sur le carburant des pêcheurs.

Toujours dans ce sens, le président a mis 20 milliards de FCfa pour subventionner l’achat des pirogues à hauteur d’un million par pirogue. Il rappelle que le président de la République a mis en place une politique de modernisation des quais de pêche, notamment à Soumbédioune, Yoff, Pointe Sarène, Ngaparou, Potou etc. Le ministre se souvient que les femmes transformatrices travaillaient dans des conditions «pénibles» et que le chef de l’Etat a lancé le projet des aires de transformation modernes. Après les 700 millions de FCfa accordés aux femmes du secteur par le président de la République, le ministre révèle que le chef de l’Etat, dans la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der), va bientôt remettre un financement de 2 milliards de FCfa au gens de mer. Il s’agit d’un milliard de FCfa pour les femmes du secteur de la pêche et d’un autre milliard pour les pêcheurs.

O. KANDE

L’industrie d’assurance doit faire face aux enjeux liés aux mutations digitales. S’adapter ou périr. C’est tout le sens du thème de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (Fiac) portant sur « le courtage d’assurance face aux mutations », pour sa 12è assemblée générale annuelle ouverte, hier, à Dakar.

L’adaptation à la révolution digitale est au centre des préoccupations du secteur des assurances. Pour améliorer le service client, mais aussi accroître le taux de pénétration des assurances, il est impératif de prendre en compte les mutations technologiques. La Fédération interafricaine des assureurs conseils (Fiac) l’a si bien compris, en consacrant le thème de sa 12è assemblée générale annuelle sur « le courtage d’assurance face aux mutations ». La Fiac regroupe des associations nationales de courtiers en assurances des 14 pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d'assurances (Cima). Venu présider l’ouverture de cette rencontre qui se tient à Dakar du 25 au 27 juin, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a rappelé que « l’essence même de l’assurance est d’apporter des réponses adaptées à toutes les transformations ou mutations imprévues, qui affecteraient le sort des assurés et bénéficiaires des contrats d’assurance ».

« Ce besoin d’adaptation et d’innovation s’impose davantage, selon lui, aux assureurs conseils, en tant qu’interface entre les clients et les compagnies d’assurance ». Le président de la Fiac, Jean Claude Jeanson, pense que les compagnies d’assurance et les cabinets de courtage doivent intégrer les mutations digitales, au risque de disparaître. Face à la concurrence transfrontalière, il reste convaincu que « ceux qui n’intégreront pas le digital seront des illettrés d’aujourd’hui ».

La présidente de l’Association sénégalaise des assureurs conseils (Asac), Racky Wane, a, auparavant, souligné que Dakar, après les assises de Douala et de Kigali, devrait constituer l’étape de consolidation et de concrétisation des recommandations issues de ces rencontres. « Les mutations qui s’opèrent ; loin d’être des contraintes, sont plutôt à intégrer pour faire des opportunités pour se développer », a-t-elle déclaré. Désormais, a-t-elle ajouté, « il faut passer du modèle traditionnel à celui de service ». Pour ce faire, a-t-elle souligné, « nous devons faire preuve d’innovations dans la pratique de notre métier, en simplifiant les contrats d’assurance, évitant l’assurance compliquée et en adoptant plus de fluidité ». Racky Wane est aussi d’avis que ces mutations appellent également une « adaptation de la réglementation et l’assainissement de nos marchés ». Face à ces enjeux, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a invité les acteurs « à davantage travailler l’offre d’assurance sur le continent de façon à la rendre plus inclusive ; et améliorer en conséquence le taux de pénétration de l’assurance en Afrique (à peine 1%) ». Birima Mangara a affirmé que « les mutations induites par la transformation digitale doivent être perçues essentiellement comme une opportunité de promouvoir une assurance inclusive ». Quant à la présidente de l’Asac, Racky Wane, elle a insisté sur l’impérieuse nécessité d’une concertation en permanence entre assureurs, courtiers et autorités de tutelle « pour l’équilibre de nos marchés ».

Souleymane Diam SY

Air Sénégal Sa sera dans un premier temps sur Abidjan, Cotonou, Conakry, Bamako, Ouagadougou, Niamey et entend prendre sa place naturelle sur ce marché de l’intercontinental. C’est ce que nous a confié le directeur général de cette compagnie aérienne sénégalaise, Philippe Bohn qui a bien accepté de se prêter à nos questions.
Un mois après le démarrage des activités commerciales d’Air Sénégal, quelles sont vos impressions ?
J’ai d’excellentes impressions. Nous avons décidé de commencer les opérations en douceur, dans la sérénité, de façon certaine. Nous avons commencé avec la ligne Dakar-Ziguinchor. Pour l’instant, nous avons de bons retours clients sur les vols, et nous sommes tout à fait heureux de voir la compagnie démarrer de façon sereine.

Quelles sont les destinations que vous comptez desservir d’ici à 2019 ?
Dans un premier temps, si l’on prend le segment des avions Atr, on va à Ziguinchor aujourd’hui ; Banjul, Praia, Bissau et Nouakchott sont dans le programme à venir. Sur le segment des Airbus A319, les « narrow bodies » (avions à fuselage étroit) comme on dit, nous serons dans un premier temps sur Abidjan, Cotonou, Conakry, Bamako, Ouagadougou, Niamey. Nous attendons les A330 au premier trimestre 2019. Et là, nous entrons dans l’intercontinental avec, évidemment, Dakar-Paris. Le continent américain (nord et sud) est l’un de nos objectifs aussi, de même que l’Europe.

Comment comptez-vous grignoter des parts de marché dans un ciel intercontinental de plus en plus saturé, où la concurrence est très rude ?
L’intercontinental est précisément emblématique pour nous, parce que plus rentable en termes de marges et de taux de remplissage. Aujourd’hui, des compagnies comme Air France ou Corsair doivent être à près de 90 % de taux de remplissage avec des marges considérables entre 20 et 40 %. Ce qui est énorme. Si vous prenez la ligne Dakar-Paris, 50 % des droits sont pour les Français et les 50 % restants sont pour nous. La compagnie nationale prendra ses droits de trafic pour opérer haut. Nous allons reprendre naturellement des parts de marché qui existent. Nous n’allons pas ajouter des sièges à ceux qui existent. Aujourd’hui, la route Dakar-Paris, c’est plus de 355.000 taxes par an, avec une croissance continue. Nous allons prendre notre place naturelle sur ce marché. L’entrée en service devrait être facile.

Quels types de partenariat stratégique désirez-vous nouer avec d’autres compagnies ?
Philippe Bohn Air Sn 2Nous discutons avec beaucoup de compagnies, mais je ne peux pas vous donner les noms de celles avec lesquelles nous discutons. Nous avons des projets. Nous avons des relations très étroites et très constructives avec nos amis d’Air Côte d’Ivoire. C’est un marché très concurrentiel, surtout le sous-régional, alors si nous nous faisons la guerre, personne ne va survivre. Il faut donc trouver des partenariats stratégiques, nous travaillons sur cette question. On est toujours plus fort et plus intelligent à plusieurs. Les discussions sont en cours.

Quelle est votre plus grande crainte face aux grandes compagnies aériennes sur le marché intercontinental ?
La plus grande crainte, c’est le total Open sky, pour des petites compagnies, des start-up airlines comme nous, dans un pays émergent, qui a un fort dynamisme économique. C’est pour cela que cette aventure industrielle est passionnante. Nos avons un gouvernement et le chef de l’Etat qui font preuve d’une volonté de faire, d’un travail incroyable et d’un dynamisme économique porteur d’avenir. Ce qu’il faut éviter, c’est ouvrir trop le marché de façon totalement dé-corrélée de la réalité et des rapports de force. Nous devons préserver nos intérêts vitaux. Air Sénégal peut trouver toute sa place parce que nous avons une stratégie d’acquisition d’actifs rentables qui donne confiance aux investisseurs qui viendraient nous voir. Mais il faut prendre garde, en cette période de démarrage, à ne pas laisser les gros qui sont déjà là manger les tout-petits qui sont en train de naître et qui veulent se développer.

En quoi craignez-vous l’Open sky ? Quelle est votre position par rapport au Marché unique du transport aérien africain (Mutaa), ce projet de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ?
Moi, je suis un libéral. Sur le principe, il est bien d’avoir de la concurrence. Le monde est un équilibre. En toute chose, il faut toujours trouver un point d’équilibre. Si vous mettez dans la cour de récréation un tout-petit et un grand très fort, c’est toujours ce dernier qui va lui piquer son goûter. Nous sommes une start-up airline, dans un pays qui est sur une voie d’émergence économique dynamique. Il appartient aux gouvernements de trouver des points d’équilibre. Oui, le ciel doit être ouvert, mais pas n’importe comment. Il faut de la régulation qui permette aux pays qui sont en voie d’émergence comme le Sénégal d’assumer et de faire leur parcours.

Quels sont vos objectifs en termes financiers et de nombre de passagers pour votre première année d’exercice ?
J’ai envie de vous parler de l’année 2019 qui sera à flotte stabilisée, 2018 étant une année partielle, parce que nous venons de commencer. L’objectif en 2019, sur six avions (Airbus A330, deux 3-19 et deux Atr) c’est de réaliser 70 milliards de FCfa de chiffre d’affaires. Nous sommes aujourd’hui sur cette tendance. Cela voudrait dire globalement 500.000 passagers par an sur notre réseau. C’est l’objectif que nous nous sommes fixé et sur lequel nous travaillons dans le processus d’acquisition et de location (d’avions) que nous voulons mettre en œuvre en 2019.

Comptez-vous ouvrir au privé le capital d’Air Sénégal SA détenu à 100 % par l’Etat du Sénégal, à travers la Caisse des dépôts et consignation (Cdc) ?
Bien évidemment, c’est la feuille de route qu’a donnée le gouvernement. Ce qui est une sage stratégie. La seule stratégie possible, on ne peut pas survivre tout seul dans son coin. Nous sommes dans un monde et une industrie très concurrentiels. Une fois encore, le gouvernement démontre son engagement fort par la mise à disposition des moyens pour l’acquisition (d’avions). Et cela donne confiance au marché, cela va nous permettre d’ouvrir notre capital avec une règle : nous souhaitons conserver notre destin stratégique. Nous ne laisserons pas entrer un investisseur unique qui aurait la majorité du capital. Il y a des intérêts privés sénégalais qui pourraient être tentés de rejoindre cette émergence industrielle que représente Air Sénégal. Je l’appelle de mes vœux. Certains ont été un peu échaudés par des expériences passées mais nous sommes sur un business model qui est beaucoup plus solide. Oui, nous allons ouvrir le capital ! Oui, nous serons ouverts au privé. Oui à l’international parce qu’une fois encore, nous sommes sur un marché concurrentiel.

A quel taux comptez-vous ouvrir le capital ?
Je n’ai pas de chiffres à l’instant. La seule chose que je peux dire, c’est que nous ne laisserons pas entrer un investisseur qui priverait l’entreprise nationale de la maîtrise de son destin stratégique ?

Quelle sera la contribution de votre compagnie pour relancer le secteur du tourisme ?
Pour nous, le tourisme est un marché important. Mais personnellement, et c’est ce que je trouve passionnant dans le Pse, les gens doivent comprendre la puissance de ce Pse. Le chef de l’Etat veut faire émerger ce pays, il y a du gaz qui arrive ; tout est un ensemble. On ne va pas développer une compagnie aérienne uniquement sur le marché du tourisme. Cela va bien au-delà. Aujourd’hui, des businessmen de grandes entreprises viennent au Sénégal pour investir parce qu’ils croient en ce pays, à ce que le gouvernement est en train de mettre en place. Le tourisme en est un élément important, mais il n’est pas le seul. Nous souhaitons voir revenir l’âge d’or du tourisme sénégalais. Il y a peut-être eu après quelques abandons sur la rigueur pour tenir la beauté et l’entretien des sites, la rénovation des aérodromes. C’est en route, heureusement. Les moyens de communication sont aussi importants comme cette autoroute qui est un élément important pour faire circuler les biens et les personnes. Le tourisme, c’est aussi cela. Nous sommes un moyen de communication et de transport qui accompagne l’essor touristique.

Avez-vous intégré, dans votre stratégie de croissance, le pèlerinage à la Mecque qui est un gros marché ?
Bien sûr. Ce sera très important pour nous dès que notre flotte pourra y répondre. C’est un marché traditionnel auquel nous tenons, nous y serons présents. Cette année, c’est un peu court, mais ce marché fait partie de nos priorités.

Comment envisagez-vous de rendre Air Sénégal compétitive et profitable ?
Les marchés domestiques sont structurellement déficitaires en général. Ce qui est rentable, c’est l’intercontinental pour des raisons que j’ai évoquées. Si vous êtes sur la ligne Dakar-Paris, vous êtes à 335.000 taxes par an avec une tendance en croissance, avec une offre de sièges qui fait que les avions sont pleins et les billets très chers. Par définition, c’est donc plus rentable. Nous allons asseoir la rentabilité de l’entreprise au fil des années à venir sur l’axe intercontinental qui est le plus rentable.

Quel peut être l’apport du hub naturel que constitue Dakar dans votre stratégie ?
Un hub aujourd’hui, ce n’est pas une donnée pérenne. Un hub se construit. Il faut rendre hommage à l’action qui a été menée par le chef de l’Etat pour l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Je me rappelle la détermination de madame le ministre des Transports aériens (Maïmouna Ndoye Seck, ndlr) pour l’ouverture de ce magnifique aéroport. C’est un élément très important. Quand vous arrivez ou quittez Dakar, à partir de cet aéroport, tout le monde est impressionné par la qualité de l’infrastructure et du service. C’est incroyable, je suis très impressionné par ce qu’on a mis en place. C’est un élément d’attractivité pour les investisseurs, les entreprises, les pays qui veulent coopérer avec le Sénégal. Moi, je suis un homme heureux à l’Aibd.

Propos recueillis par Malick CISS

La régulation et la réglementation de l’électricité en Afrique sont cruciales, pour s’assurer notamment de la qualité de prestation de services fournis aux usagers. C’est ce que révèle la Banque africaine de développement (Bad) dans son indice sur l’électricité publié hier en Ile Maurice.

La Bad a mis au point le tout premier Indice de réglementation du secteur de l’électricité en Afrique. Il a été dévoilé hier, en marge du Forum africain de l'énergie, qui se déroule du 17 au 22 juin en île Maurice. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, cet indice se veut un outil d'analyse comparative qui suit les progrès des pays africains en matière de réglementation du secteur de l’énergie, au regard des normes internationales et des meilleures pratiques dans le domaine. Il  permet de mesurer l’impact de la réglementation du secteur de l’électricité sur la performance de la prestation de services dans les pays visés par l’étude, et identifie ce qu’il faut améliorer en priorité. Cette première publication de l’indice  couvre 15 pays d’Afrique : Cameroun, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Malawi, Namibie, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda et Zimbabwe. La Bad estime que l'évaluation périodique des instances de régulation du secteur de l’électricité, à laquelle procèdent de nombreux pays développés, est importante en ce qu’elle permet une identification précoce des problèmes et donc d’y remédier au plus vite.

« L’indice de réglementation de l’électricité a surtout pour objectif d'inciter les acteurs du secteur africain de l'électricité à s’attaquer à la performance de la réglementation et aux lacunes identifiées dans le rapport », a souligné Amadou Hott, vice-président de la Bad en charge de l’électricité, l’énergie, le changement climatique et la croissance verte. Selon la Bad, ces deux dernières décennies ont été marquées par la transformation du secteur en Afrique, avec une ouverture progressive des marchés nationaux de l’électricité, leur libéralisation et de nombreuses réformes engagées.

«Dans pareil contexte, la régulation et la réglementation sont cruciales, pour s’assurer notamment de la qualité de prestation de services fournis aux usagers, d’une part ; mais aussi de l’attractivité du secteur auprès des investisseurs privés d’autre part, désireux d’obtenir des gages de transparence, de prévisibilité et de bonne gouvernance avant de s’engager », lit-on dans le communiqué. Le Forum africain pour la réglementation des services publics (Afur en anglais) a salué l’initiative de la Banque. « L’Afur se félicite du lancement de l'indice de réglementation du secteur de l'électricité, qui est un outil précieux pour améliorer la réglementation du secteur de l'électricité, selon nous, a indiqué Debbie Roets, sa secrétaire exécutive.  

Aliou KANDE

Les travaux de balisage de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack vont démarrer ce mois de juillet, a déclaré à Fatick, Mouhamadou Moustapha Dème, le chef dudit projet, lors de la réunion du Comité régional spécial (Crd) tenu tout récemment à Fatick.

Les travaux de balisage de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack vont démarrer ce mois de juillet, selon le chef dudit projet, Mouhamadou Moustapha Déme.  Cette phase, estime M. Déme, « est cruciale puisque qu’elle va délimiter le tracé de l’autoroute Mbour-Kaolack, prolongement de celle qui relie Diamniadio à Mbour jusqu’au village de Keur Balla Lô. Et c’est de ce village, à la sortie de Mbour, vers Fatick, que partira l’autoroute jusqu’à Kahone, derrière la commune de Kaolack ». Une vingtaine de villages polarisés par quatre communes du département de Fatick seront impactés par les travaux de l’autoroute à péage, a indiqué Déme. Il s’agit de Tatatguine Sérrere, Keur Martin, Senghor,  Doudam, Parar, Sangharé, Mbane, Nguess,  Pouj-kham, Poukham Tok, Nguidine Sérrere, Nguidine Peul,  Sibdar, Thiaméne, Mbellangout et Khondiogne, Mbotile Kop et Thiaba. C’est pourquoi, le chef du projet a saisi l’occasion pour d’ores et déjà sensibiliser les populations de ces localités à s’approprier le projet et sécuriser les balises qui seront installées et qui seront suivies des enquêtes parcellaires et la libération des emprises de l’autoroute. Les différents intervenants ont tous accueillis l’initiative qui  va favoriser les échanges aussi bien à  l’intérieur du pays que dans la sous-région. Selon le chef dudit projet, « l’infrastructure autoroutière va également permettre un rééquilibrage de l’aménagement du territoire et le développement de nouveaux pôles économiques ». Elle va également, selon lui, désengorger Dakar, stimuler les investissements privés et favoriser le développement de l’activité touristique ». Mouhamadou Moustapha Dème assure que « ce sont 100 km d’autoroute en 2x2 voies extensibles à 2x3 voies y compris des voies de connexion qui sont prévues dans ce projet qui comprendra 4 échangeurs aux niveaux de Thiadiaye, Fatick, Gandiaye et Kaolack ». Il y aura également, selon lui,  trois grands ponts d’une longueur totale de 290 mètres,  ainsi que 16 passages supérieurs, 50 passages inférieures et 210 ouvrages hydrauliques ». Il est prévu aussi, ajoute M. Dème, « la construction d’une gare de péage pleine-voie, de trois gares de péage sur bretelles et d’une aire de service intégrant l’espace d’entretien et d’un centre de commande et d’équipements de vidéosurveillance et même temps que la mise en place d’une clôture adaptée le long de l’autoroute des deux côtés et l’éclairage des échangeurs ».

Mohamadou Sagne

 

A la faveur de la 3ème édition de la conférence internationale d’Africa convergence organisée à Dakar, la problématique de l’intégration en Afrique a été débattue par les hommes d’affaires et ceux évoluant sur d’autres sphères du continent. A ce titre, le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, a souligné que la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec) en mars dernier à Kigali est une belle opportunité à saisir.

Le 21 mars 2018 à Kigali, une majorité des chefs d’Etat africains sont parvenus à signer la création de la Zone de libre-échange économique continentale (Zlec). Ceci, grâce à une initiative de l’Union africaine. C’est donc un acte majeur relevé par le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, qui y voit «la continuation » de la vision des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (Oua). « Ces pères fondateurs avaient pour objectif de faire de l’Afrique une unité politique et ils ont réussi, maintenant, c’est la zone de libre-échange économique continentale qui est la traduction économique et commerciale de cette vision politique de 1963 », a rappelé Alioune Sarr, à l’occasion de la 3ème  édition de la Conférence internationale Africa convergence, organisée les 21 et 22 juin à Dakar. Sur les 55 pays que compte le continent, les 44 ont paraphé l’accord permettant ainsi la création d’un marché plus grand et une intégration plus réussie des africains. « Quand vous avez un bloc puissant et fort, vous avez la capacité de résister aux chocs exogènes et de faire face à la compétition. Avec cette zone de libre-échange, nous aurons un marché de 1,2 milliard d’habitants, un pic de près 2.500 milliards de dollars », renseigne le ministre Alioune Sarr.

Seulement, la création de cette entité économique n’est pas une fin en soi. Il reste encore des défis à relever.  Pour Alioune Sarr, ces défis sont surtout constitués des « barrières tarifaires et non tarifaires ». Pour lui, il faut tout simplement «détruire» ces obstacles et permettre aux entreprises africaines de profiter de cette zone de libre-échange économique nouvellement créée.

Pascal de Izaguirre, le Pdg de Corsair est revenu les obstacles qui empêchent  à l’Afrique de prendre son envol dans un secteur comme l’aviation. Il relève tout d’abord « l’insuffisance des compagnies aériennes » sur le continent. Et celles qui sont déjà créées sont des compagnies étatiques. « Ce n’est pas mal, mais les compagnies ne doivent pas être une exclusivité des Etats, car les Etats ne sont pas toujours les meilleurs actionnaires », renseigne le Pdg de Corsair. A cela s’ajoute l’absence d’infrastructures de qualité pouvant accompagner le trafic. « Globalement, il est très difficile de circuler en Afrique. Pour aller d’un Etat à un autre, c’est plus simple parfois de passer par Paris ou Bruxelles », regrette M. de Izaguirre. Hicham Boudraa, le directeur général par intérim de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (Amdie) pense que l’intégration de l’Afrique ne doit pas se faire forcément à travers les relations bilatérales. Mais plutôt par les communautés.

Réduire le nombre de communautés
Or, regrette-t-il «Aujourd’hui, on a 16 communautés en Afrique, c’est énorme. En moyenne, c’est trois voire quatre ou six au maximum. On doit réduire ces îlots qui se mettent parfois en concurrence entre elles ». Toujours, selon M. Boudraa, il faut mettre un système de solidarité et même de complémentarité entre pays africains. « Le rôle des Etats, c’est de se rapprocher et  de construire une offre Afrique et aller de l’avant sur ce qui est une demande constante et importante des autres continents », a expliqué Hicham Boudraa. Dans sa communication lors de ce panel sur « les défis d’exécution stratégique », Samira Khamlichi, Pdg de Wafacash, est revenu sur l’avantage du « mobile money ». Car, selon elle, c’est une technologie fortement ancrée en Afrique avec près de 60% du taux d’échange réalisés en Afrique. « Il permet de brûler les étapes de l’intégration et d’accélérer la mobilité. On n’a pas besoin de visa pour envoyer de l’argent », fait remarquer Mme Khamlichi.  C'est dire que la technologie participe désormais à l'intégration des peuples.

Maguette NDONG

 

La commune de Kolda a abrité, ce week-end, la première journée de l’artisanat du Fouladou. Plus de 300 professionnels venus de toute la région ont pris part à cette manifestation.

La Chambre des métiers de Kolda a organisé, samedi, en partenariat avec l’Office national de la formation professionnelle (Onfp), la journée de l’artisanat du Fouladou. Plus de 300 professionnels venus des départements de Kolda, Médina Yoro Foulah et Vélingara ont pris part à cette rencontre. La Chambre des métiers de Kolda cherche, à travers cette manifestation, à promouvoir la créativité des artisans du Fouladou qui, malgré leur talent et la qualité de leurs œuvres, peinent encore à se faire connaître sur le plan national. Elle a mis à profit cette journée pour procéder à l’inauguration du village artisanal de Kolda, entièrement rénové grâce à l’appui du ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Cette démarche s’inscrit dans la redynamisation des chambres des métiers du Sénégal, initiée par ledit ministère pour donner aux villages artisanaux une image digne de leur nom. Ce joyau qui fait, aujourd’hui, la fierté des Koldois, porte désormais, le nom de l’ancien président de la Chambre des métiers de Kolda, El Hadji Bassirou Diallo, qui avait entamé les travaux de restauration avant d’être arraché à l’affection de ses proches.  En visitant les stands, la délégation officielle conduite par l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Ciprien Antoine Balo, a été émerveillée par les potentialités artisanales du Fouladou. « L’Onfp est honoré d’avoir été associé à cette première journée qui coïncide avec l’inauguration du village artisanal de Kolda baptisé El Hadj Bassirou Diallo. Maintenant, les artisans disposent de cantines pour vendre leurs œuvres d’art comme ceux de nos couturiers et de nos menuisiers. Ça va être l’emblème de notre potentiel artistique », déclare Sanoussi Diakité, le directeur général de l’Onfp. M. Diakité, qui animait un panel sur le thème : « Place de l’artisanat dans le développement socioéconomique de la région de Kolda », s’est longuement appesanti sur les potentialités artisanales du Fouladou, une région carrefour où cohabite des groupes ethniques venus des différentes régions du Sénégal et des pays limitrophes. Cette journée de l’artisanat a été clôturée par un diner de gala transformé en veillée artisanale au cours de laquelle les artisans ont fait étalage de leur savoir-faire.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Dans son budget annuel, le Fonds d’entretien routier (Fera) a dégagé une enveloppe de 3 milliards de FCfa au profit de 11 communes, situées en zones urbaines et rurales pour les appuyer en entretien routier et en désensablement. Parmi les bénéficiaire, les municipalités de Médina Cherif et de Mampatim qui ont reçu, la semaine dernière, une visite de chantier du Conseil d’administration du Fera. Par ce partenariat, le fonds a réussi à désenclaver ces localités grâce à la réhabilitation et à l’entretien de pistes latérites. 

Au cours de sa visite de chantier, qui l’a mené à Fatick, Kaolack, Kaffrine, Koungheul et Tambacounda, la semaine dernière, le Conseil d’administration du Fera a fait un détour dans les localités de Vélingara, de Médina Cherif et de Mampatim pour s’enquérir de l’état des lieux des travaux d’entretien des pistes de production et de désensablement en cours dans ces localités. En effet, ces trois localités font partie des 11 communes qui ont été choisies par le Fera pour bénéficier d’un appui financier qui s’inscrit dans une convention que le Fond a signée avec ces municipalités et portant sur une enveloppe globale de 3 milliards de FCfa. A Médina Cherif, perdues au fin fond de la région de Kolda, les populations, mines très joviales, conduites par leur maire, Mamadou Gano, sont massivement sorties accueillir la délégation du Fera. Après quelques minutes d’échanges avec l’édile de la localité, la délégation a fait cap sur la piste de production, longue de 14,4 km reliant Médina Cherif à Nani Demba. Elle a pu être réfectionnée grâce au Fera. Cette piste, selon le maire, désenclave plus d’une dizaine de villages environnants.

Il a salué le financement estimé à 244,8 millions de FCfa accordé par le Fera pour les travaux d’entretien de la piste qui va contribuer à faciliter les évacuations sanitaires et l’acheminement des produits agricoles vers les marchés hebdomadaires comme celui de Diaobé. « Cette initiative traduit la vision des autorités à travers l’acte 3 de la décentralisation », a soutenu M. Gano. Il a exhorté les responsables du Fera à élargir ce partenariat aux autres communes du pays. Le maire de Médina Cherif a, par ailleurs, invité le Fera à être leur portevoix auprès du Puma, du Pudc et de l’Ageroute pour davantage  désenclaver leur localité en construisant d’autres pistes et routes. Ce qui, selon lui, permettra aux populations de cette collectivité territoriale de mieux écouler leurs productions.

Après l’étape de Médina Cherif, la délégation du Fera s’est dirigée vers Mampatim, une autre commune située à près de 70 km de la ville de Kolda qui a également bénéficié d’une enveloppe de 300 millions de FCfa. Ce concours financier du Fera a permis de réhabiliter la piste latérite distante de 21,8 km et qui relie Mampatim à la localité de Badion. « Cette piste a été construite en 1988 par la Sodefitex. Depuis cette date, elle n’a pas connu de travaux d’entretien malgré nos nombreuses sollicitations auprès des autorités », rappelle Boubacar Mané, maire de la commune de Mampatim.
 
Des communes pilotes pour tester le partenariat
Il a fallu attendre trois décennies pour voir cet axe réhabilité grâce à un financement du Fera. M. Mané explique que cette piste étant très sollicitée, sa réhabilitation est une aubaine pour les populations des villages environnants qui rencontraient des difficultés pour évacuer leurs productions.

Interpelé sur cette convention, l’Administrateur général du Fera, Papa Modou Ndiaye, explique que Médina Cherif, Mampatim et Vélingara sont les communes pilotes avec lesquelles le Fera a commencé à travailler sur ces programmes d’entretien et de réhabilitation. Il soutient que dans le passé, le Fonds finançait le réseau non classé avec l’Ageroute qui signait des conventions avec ces communes. Mais depuis 2017, le Conseil d’administration a autorisé le Fonds à travailler directement avec les municipalités pour les appuyer en désensablement et en entretien. Ce dernier ajoute que ce programme permet de désenclaver tous les villages traversés par les pistes pour évacuer les productions agricoles. « Nous nous réjouissons de cette visite car nous avons vu que les communes sont en mesure, si on les accompagne, d’exécuter leur programme convenablement ; notamment en matière de désenclavement », a dit M. Ndiaye.

Les travaux de désensablement créent des dizaines d’emplois
Si les communes de Médina Cherif et de Mampatim ont consacré leurs ressources à l’entretien et à la réhabilitation de pistes, Vélingara, de son côté, a pris l’option d’injecter l’argent dans le désensablement, l’achat de matériels (camions) et de l’équipement. Sur les différents axes routiers qui convergent vers le centre-ville, de jeunes hommes et femmes, pelles et râteaux à la main, assainissent la chaussée. Aboubacary Diallo, diplôme de comptabilité et de gestion en poche, a pu trouver un emploi dans ce projet qui lui permet, aujourd’hui, de gagner un revenu mensuel de 65.000 FCfa. Vêtu d’un gilet fluorescent, casquette bien visée à la tête, râteau à la main, ce trentenaire travaille entre 7h et 13 du lundi au vendredi. « Les ressources que je gagne dans cette activité me permettent de subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », confie-t-il. Se montrant plus ambitieux, il utilise même une partie de son revenu pour épargner afin de trouver d’autres activités génératrices de revenus. Toutefois, il sollicite plus de moyens matériel et d’équipement pour mieux faire son travail. Mamadou Bâ, Secrétaire général de la Commune de Vélingara, a indiqué que l’entretien de leurs infrastructures routières était un défi pour leur commune. «L’ensablement a porté un préjudice aux infrastructures routières. Il contribue à favoriser les inondations d’autant qu’il empêche le fonctionnement normal du système de canalisation », souligne M. Bâ. D’après lui, certains jeunes de Vélingara sont partis de ce métier pour trouver leur propre emploi. Pour la première année de ce partenariat, ce sont 69 jeunes qui ont été recrutés avec un forfait mensuel de 65.000 F Cfa.

Vers un élargissement de la convention
du Fera aux autres communes

Selon le président du Conseil d’administration du Fera, El Hadji Seck Ndiaye Wade, depuis 2017, un budget de 3 milliards de FCfa a été réservé aux collectivités territoriales afin de les aider dans l’entretien de leurs routes. C’est dans ce cadre que des communes pilotes telles que Vélingara, Medina Cherif, Mampatim, Yoff… ont été choisies. A l’en croire, le projet est en train d’être étendu à d’autres collectivités. « Il y a une vingtaine de communes qui ont émis l’idée de vouloir bénéficier de cet apport pour l’entretien de leurs routes et de leur piste », confie-t-il. A son avis, cette convention s’inscrit dans la vision de l’Etat, en termes de décentralisation, consistant à appuyer les collectivités territoriales à être autonomes. «  L’argent dont nous disposons pour faire ce travail provient des taxes des usagers de la route et du Budget consolidé d’investissement (Bci). Dans notre stratégies, pour être plus autonomes par apport à la mobilisation des ressources, nous sommes en train de travailler à chercher des financements innovants pour satisfaire ces demandes », indique-t-il.

Abdou DIAW

 


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