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Affaires et Finances (840)

Le système informatique de gestion automatisée des informations douanières et des échanges, dit Gaïndé intégral, est une plateforme stratégique pour la collecte de recettes de l’Etat, la lutte contre la fraude et le soutien à l’entreprise et à l’économie sénégalaise. Cette nouvelle version du système Gaïndé a pour objectifs de parachever le processus de dématérialisation, d’améliorer la maîtrise de l’assiette fiscale, de faciliter le travail des acteurs portuaires et aéroportuaires, d’offrir aux utilisateurs du système informatique douanier un service fiable et d’améliorer la collaboration entre la Douane et les autres acteurs du dédouanement. Il entend également réduire sensiblement les délais de traitement des opérations douanières, renforcer la sécurité du système informatique douanier, permettre une meilleure planification des contrôles douaniers et augmenter le volume des recettes pour l’Etat. S’agissant du Ticket libératoire, c’est la solution informatique qui vise à regrouper tous les paiements effectués au niveau des unités des Douanes en dehors des droits et taxes. Le Ticket libératoire regroupe trois types de frais que sont : le travail supplémentaire commercial (Tsc), la prestation informatique douanière (Pid) et les frais d’escorte.

M. SY

Dans le cadre de la simplification et de la facilitation des échanges commerciaux internationaux, l’administration des Douanes sénégalaises a organisé, hier, un séminaire de sensibilisation et de partage sur les plateformes informatiques, en vue de parachever le processus de dématérialisation intégrale des procédures et formalités du commerce extérieur.

L’administration des Douanes sénégalaises a organisé, hier, un séminaire de sensibilisation et de partage sur les plateformes informatiques, en vue de parachever le processus de dématérialisation intégrale des procédures et formalités du commerce extérieur. Ce processus de dématérialisation intégrale desdites procédures et formalités visent à soutenir l’entreprise et à améliorer le climat des affaires au Sénégal. Le directeur général des Douanes, Pape Ousmane Guèye, a indiqué que cette rencontre de sensibilisation et de partage permet d’appréhender la pertinence des solutions proposées et de donner la possibilité à l’administration des Douanes de partager et de recueillir les recommandations ou suggestions des acteurs et des utilisateurs du système Gaïndé.

« Depuis l’ouverture du chantier de la dématérialisation, la direction générale des Douanes n’a ménagé aucun effort afin de favoriser les échanges et le partage sur les différentes innovations applicatives apportées par le système Gaïndé », a-t-il déclaré. Il a invité les agents des Douanes sénégalaises à saisir l’opportunité de cette rencontre de sensibilisation et de partage sur les plateformes informatiques afin d’atteindre les objectifs de recettes de leur institution. Tout en reconnaissant que cette démarche participative est certes difficile et parfois ou même périlleuse, il s’est dit convaincu qu’avec l’engagement de toutes les parties prenantes, les Douanes sénégalaises parviendront à relever les défis majeurs dans leur « marche résolue vers la performance ».

« L’identification de l’environnement des affaires comme préalable à l’émergence conforte la priorité que constitue l’édification d’un cadre attractif comme facteur de succès du Pse », a dit le directeur du Projet d’appui à la promotion du secteur privé (Paps), Mamadou Makhtar Dione, ajoutant que les efforts entrepris et consentis par le Sénégal lui ont permis d’avoir un bon classement en termes d’indicateur du commerce transfrontalier. « Les innovations apportées sur Gaïndé intégral et le projet de Ticket libératoire induisent, entre autres, des avantages suivants : avantages concurrentiels pour les entreprises dans la réduction du coût et du temps, une meilleure intégration des Pme aux efforts commerciaux leur permettant de saisir les opportunités de faire parties de réseaux de production internationaux et un gain pour l’Etat à la progression des recettes douanières », a-t-il affirmé. Le Gaïndé intégral, a noté le directeur des Systèmes informatiques douaniers, le lieutenant-colonel Alioune Dione, c’est l’application autour de laquelle l’ensemble des secteurs d’activités des Douanes sont regroupés. Ce système a l’avantage de faciliter le travail des agents des Douanes et intéresse l’ensemble des 2.365 utilisateurs, a-t-il souligné. De janvier 2004 à juillet 2016, le système Gaïndé a pu collecter plus de 6.082 milliards de FCfa, a-t-il ajouté.

Mamadou SY

Par sa position géographique, le Sénégal a toutes les chances de faire de l’Aibd un aéroport de référence. Toutefois, des alliances sont nécessaires ainsi qu’une mise à niveau du personnel pour faire face au flux.

Ibrahima Sylla, ingénieur polytechnicien et expert en management aéroportuaire diplômé de l’Ecole nationale de l’aviation civile de Toulouse, qui a introduit le thème « Enjeux, défis aéroportuaires et le Plan Sénégal émergent », a estimé que l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), par sa position géographique, doit se positionner comme un aéroport régional faisant de Dakar un pôle.

 La spécificité du hub régional, c’est de permettre une plateforme d’éclatement qui privilégie le point à point. Mais pour en faire un aéroport de référence, les stratégies doivent être développées en faisant un diagnostic précis de la situation, c'est-à-dire une évaluation des menaces et des opportunités du transport aérien », a-t-il indiqué. « En effet, selon M. Sylla, la libéralisation du transport aérien et la globalisation ont sensiblement modifié le partenariat. De ce point de vue, le Sénégal a toutes les chances de faire de l’Aibd un aéroport de référence qui va amener des alliances stratégiques avec des opérateurs économiques et la Douane ». 

Vu l’importance de cet aéroport et de sa vision, il a invité à rechercher des compagnies pour alimenter le hub de l'Aibd et au personnel à se mettre à niveau. « Compte tenu du flux de trafic et de l’importance de l’aéroport, les techniciens, eux aussi, doivent faire face à l’accroissement des trafics et à l’arrivée de nouveaux avions », complétera-t-il.

Sur le plan économique, il a fait comprendre que l’Aibd apportera une forte contribution aux recettes publiques par le biais d’impôts locaux, la Tva, les impôts personnels et sur les sociétés. En termes d’emplois, selon l’évaluation d’Ibrahima Sylla, un aéroport qui traite un trafic annuel d’un million de passagers doit pouvoir générer 1.000 emplois directs et 1.000 indirects. « Ces différents enjeux et défis ainsi relevés supposent une bonne maîtrise de la gestion des ressources que générera l’Aibd », a affirmé le conférencier.

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, par ailleurs coordinateur de l’Alliance nationale des cadres pour le progrès  (Ancp), a expliqué que ces échanges se veulent « constructifs », soulignant que le développement d’un pays passe par une transformation structurelle de son économie.  « Il est impératif de disposer d’infrastructures répondant aux standards internationaux. Et l’aéroport international Blaise Diagne qui est au cœur de nos discussions ainsi que les infrastructures connexes offrent une excellente opportunité  à une réponse adéquate face à ces défis. L’Ancp s’inscrit ainsi dans une dynamique de débat et d’échanges constructifs et fructueux » a renchéri M. Sarr.

Amadou DIOP

La floraison de sites dédiés au « e-services » donne aux internautes la possibilité de choisir. Cependant, certains peinent à s’y retrouver. Conscient des enjeux du secteur, comparez.sn a regroupé non seulement les sites de commerce électronique mais aussi des banques, des assureurs et des services de transferts d’argent pour comparer leurs tarifs et permettre aux clients de pouvoir faire leur choix.

Malgré la fatigue qui peut se lire sur son visage, Abdou Dieng tient à rester debout. Devant une dizaine de journalistes, dans une pièce située au boulevard du président Habib Bourguiba, l’ancien agent d’Africa internet group (Aig) a lancé, lundi, comparez.sn, un portail en ligne. Après avoir passé 36 heures à s’atteler aux derniers réglages avant le lancement du site, M. Dieng peine à cacher son émotion. « C’est une grande joie, on a passé la nuit ici, rien que pour être fin prêt », confie-t-il, sous le regard approbateur des employés, majoritairement constitués de jeunes. Comparez.sn permet aux internautes de confronter les prix entre différents sites de commerce électronique et de faire leur choix. Sur la plateforme, il suffit de saisir l’article désiré pour voir les différentes offres s’afficher. Tout achat se fait sur le site du prestataire et non sur celui de comparez.sn ; la plateforme se veut objective, explique Amadou Dieng. Comparez.sn ne se limite pas seulement au commerce électronique. La plateforme permet aussi de comparer des tarifs bancaires, les assurances autos, les transferts d’argent et les billets d’avion.

Pour ce faire, le site regroupe plusieurs prestataires de service : 21 banques, 6 assureurs et 12 services de transfert d’argent. D’après M. Dieng,  la création de ce site relève d’une nécessité avec l’expansion du secteur. « Beaucoup de géants mondiaux du secteur de l'e-commerce sont, aujourd’hui, dans le marché africain. Il y a aussi des acteurs locaux. Nous avons décidé de donner une chance à chacun en les regroupant sur une plateforme. Qui n’est pas compétitif n’y aura pas sa place », explique l’ancien directeur de Carmudi.sn et assurancefacile.sn. Grâce à comparez.sn, l’internaute n’aura plus à naviguer entre différents sites de « e-services » pour comparer les tarifs. Au-delà de l’aspect commercial, comparez.sn permet aussi à ses usagers de partager leurs expériences et donner leur avis sur la qualité de service. Ces informations seront ensuite remontées à la structure concernée.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

La compagnie aérienne internationale Emirates a annoncé la nomination de Christophe Leloup au poste de directeur régional pour le Sénégal. Il était précédemment en Côte d’Ivoire.

Christophe Leloup remplace Ernest Dikoum au poste de directeur régional pour le Sénégal de la compagnie aérienne Emirates. M. Leloup sera également chargé de superviser les opérations commerciales d’Emirates sur les marchés environnants de la République de Guinée, de la Guinée-Bissau, du Cap-Vert et du Mali. Le nouveau directeur, précise un communiqué de la compagnie, possède une expérience et des connaissances avérées de l'industrie du transport aérien. Il a travaillé en France et en Afrique. Il a débuté sa carrière, en 1995, à American Airlines, au poste de directeur régional à Strasbourg et à Lyon, avant de rejoindre le siège à Paris, en qualité de directeur des ventes. En 2003, Christophe Leloup intègre Singapore Airlines en tant que directeur commercial pour la France. En 2006, il atterrit à Corsair international, précisément au Comité exécutif de la compagnie aérienne et du groupe de tourisme Tui Travel France où il fut ensuite nommé directeur général du réseau des agences de voyages Nouvelles frontières. Titulaire d'un Mba-I en Management international, le nouveau directeur d’Emirates pour le Sénégal a, en 2010, contribué à la création de la compagnie aérienne Sénégal Airlines en tant que de directeur commercial. Il a débuté à Emirates en 2012 en tant que directeur régional pour la Côte d'Ivoire. « Je suis très honoré par la nouvelle opportunité qui m’est offerte au Sénégal et je suis impatient de travailler avec l'équipe afin de continuer à développer nos activités sur le marché pour consolider notre statut de compagnie aérienne de choix pour la population de la sous-région. Avec l’introduction prochaine du Boeing 777-300ER, doté d’une plus grande capacité et qui va renforcer le confort à bord, nous sommes en meilleure posture pour offrir à nos clients les meilleurs services aussi bien dans les airs qu’au sol », a réagi M. Leloup.

Au Sénégal, Emirates exploite actuellement quatre vols hebdomadaires à destination de Dakar, reliant les voyageurs aux destinations du Moyen-Orient, d’Asie de l'Ouest, de la région d’Asie-Pacifique et des Etats-Unis via son hub de Dubaï.

Ibrahima BA

La Banque mondiale a approuvé, le 28 juillet dernier, un financement additionnel de 70 millions de dollars pour le Projet d’appui au secteur de l’électricité du Sénégal (Pase), indique un communiqué de l’institution financière. Ce montant porte l’appui de l’institution financière à 155 millions de dollars puisque le premier financement du Pase se chiffrait à 85 millions de dollars. Le budget du Pase est de 256,5 millions de dollars, environ 153 milliards 600 millions de FCfa. Il se répartit comme suit : le gouvernement du Sénégal doit apporter 12,5 millions de dollars, la Banque européenne d’investissement 94 millions de dollars et la Banque mondiale 155 millions de dollars.

Les principaux objectifs de développement du Projet d’appui au secteur de l’électricité sont la réduction des pertes techniques et commerciales de la Société nationale d’électricité (Senelec), l'amélioration de la fiabilité des services d'électricité dans les régions sélectionnées avec un accent particulier sur Grand Dakar. Ce projet comporte quatre composantes. La première porte sur la modernisation et la remise en état du réseau de transport et de distribution. Cette composante inclut la remise en état, la réhabilitation ou le remplacement des lignes et postes existants dans le réseau d’interconnexion sur le territoire du client, la mise à niveau du réseau de distribution de 6,6 kV à 30 kV d’au moins de deux postes de Grand-Dakar ; l'installation d'au moins 15 postes de distribution moyenne tension/basse tension commandés à distance à Grand-Dakar ; l'extension et la densification du réseau de distribution de Grand-Dakar ; et l'extension du réseau d'interconnexion pour atteindre les centres de consommation secondaires isolés sur le territoire du client.

La deuxième composante du projet ambitionne d’améliorer la performance commerciale de Senelec en réduisant le coût de la facturation, en augmentant le recouvrement des factures et en réduisant les pertes non techniques par la réduction de la fraude. Cette composante inclut  l'installation d'environ 150.000 compteurs prépayés sur le territoire du client ; l'installation d'environ 10.000 compteurs électroniques intelligents et d'un système de relevé des compteurs à distance sur le territoire du client ; et l'installation d'un nouveau système de gestion des clients des services d'électricité pour Senelec. La troisième composante du projet porte sur les perspectives stratégiques à long terme.

Cette composante vise à réaliser des études destinées à aider le client à développer une stratégie à long terme pour son secteur énergétique, concernant la diversification de l'énergie ; la participation du secteur privé dans le secteur de l'énergie ; le renforcement de la gouvernance, de l'efficacité, de la transparence et de la responsabilisation du secteur de l'énergie ; et la restructuration financière de Senelec et la révision des tarifs de l'électricité. La quatrième composante du projet porte sur la mise en œuvre et sur son suivi et son évaluation. Cette composante permettra de financer la coordination, la supervision, la gestion financière, la communication et l'information, la passation de marchés, la supervision de la mise en œuvre des instruments de sauvegarde, le suivi et l'évaluation du projet, y compris la fourniture d'une assistance technique et de formation, de matériels et de services d'audit.

Mamadou GUEYE

Dr Kanayo Félix Nwanze, président du Fonds international pour le développement agricole (Fida), en visite dans le bassin arachidier, a fait part de sa satisfaction de l’impact des investissements du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) sur le vécu des bénéficiaires. « Il est rare de voir des programmes arriver à des résultats positifs comme ceux du Pafa », a-t-il déclaré.

A l’issue de la visite qui l’a conduit à Ndiendieng (département de Kaolack) et à Sokone, accompagné du ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le président du Fonds international pour le développement agricole (Fida), Dr Kanayo Félix Nwanze, a salué les résultats obtenus par le Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa), en partenariat avec les organisations des producteurs de ces zones. Pour soutenir les efforts du gouvernement sénégalais en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, du développement rural et du renforcement de la résilience, le Fida a financé, depuis 1979, 16 programmes et projets, dont le Pafa, pour un investissement total de 435 millions de dollars, avec 216 millions provenant des ressources du Fida.

Ces investissements ont bénéficié à 455.943 ménages ruraux sénégalais.

« L’agriculture est à la base du développement d’un peuple et de la transformation structurelle du monde rural », a affirmé Dr Nwanze au cours d’une conférence de presse tenue à la fin de la visite. Il a magnifié l’engagement des femmes rurales dans la transformation des céréales locales. « Ces résultats du Pafa montrent aussi que le développement exige des investissements à long terme qui doivent se focaliser sur le peuple », a-t-il confié, saluant l’accompagnement de ce projet par l’Etat du Sénégal. Le président du Fida a également estimé qu’il est rare de voir des programmes enregistrés de tels résultats positifs comme ceux du Pafa. Le succès dudit programme est lié, selon lui, à son appropriation par les producteurs. « C’est un projet qui appartient aux bénéficiaires et soutenu par le leadership du gouvernement sénégalais dont le ministère de l’Agriculture », s’est-il félicité.

Transformer l’agriculture
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a indiqué que l’objectif du Sénégal, « c’est de transformer son agriculture », soulignant que cette transformation doit passer par l’augmentation de la productivité agricole, l’amélioration de la qualité des produits, la gestion optimale des ressources naturelles, une réelle diversification de la production agricole et une production dans le temps et dans l’espace. Selon lui, le Pafa et le Padaer sont deux projets majeurs du Fida « en phase avec les préoccupations du Sénégal pour la transformation de son agriculture ».

Les paysans encadrés par le Pafa ont vu leur productivité multipliée par cinq dans certaines zones. Dr Papa Abdoulaye Seck a rappelé que le Pafa a réalisé des pistes permettant de désenclaver des villages. Compte tenu de ces efforts consentis par les partenaires comme le Pafa, le ministre a affirmé que grâce à la diversification, le bassin arachidier est en train de « changer de physionomie et tend à devenir un bassin agricole ». Les bénéficiaires ont eu des ressources additionnelles.

Pour le riz, il est de l’ordre de 874 millions de FCfa et de 4 milliards de FCfa concernant le sésame. S’agissant du maraîchage, il tourne autour de 3 milliards de FCfa. « Nous sommes convaincus qu’en continuant à travailler dans cette direction, on arrivera à un moment où la région de Kaolack pourra nourrir toute la région en riz, idem pour la région de Fatick, et dégager un surplus qui permettra d’avoir du numéraire, en vue de faire face à certaines dépenses », a ajouté Dr Seck. L’objectif du gouvernement, a-t-il insisté, « c’est de transformer positivement et durablement l’agriculture sénégalaise au grand bonheur des producteurs et du peuple ». « On transforme une agriculture avec des moyens, des connaissances et des technologies. Nous sommes en train de mettre en place tous ces facteurs, pour que l’agriculture sénégalaise change réellement », a assuré le ministre.

Par nos envoyés spéciaux Souleymane Diam SY (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Dr Kanayo Felix Nwanze, président du Fida  : « Le Sénégal est en bonne voie pour atteindre l’autosuffisance en riz »     KANAYO NWANZELe président du Fonds international pour le développement agricole (Fida), Dr Kanayo Félix Nwanze, a indiqué, hier, que le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de la déclaration de Maputo qui est d’allouer à l’agriculture au moins 10 % du budget national. Selon lui, notre pays, en consacrant plus de 15 % de son budget national à l’agriculture, se classe ainsi parmi les rares Etats ayant atteint l’objectif de la déclaration de Maputo. « Si le gouvernement continue d’accroître l’investissement dans l’agriculture et dans les secteurs d’appui à l’agriculture, le Sénégal atteindra, sans doute, son émergence en 2035 et pourquoi pas avant », a-t-il déclaré. Autant d’actes qui font dire au Dr Nwanze que le Sénégal est aussi en bonne voie pour atteindre l’autosuffisance en riz à travers le Pracas. 


Le Fida a offert 76 millions de dollars Us au Pse
Dans le cadre de la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), le Fida a offert 76 millions de dollars Us à notre pays pour financer ses projets d’ici à 2021, a annoncé le président du Fida au cours de la visite qu’il a effectuée dans les régions de Kaolack et Fatick. Ces financements sont étalés en trois phases. Toutefois, il a précisé que le gouvernement doit proposer ses priorités d’investissements. Le président du Fida a aussi relevé que le développement est un processus qui requiert un investissement à long terme. A ce titre, il a ainsi salué le Pse. « C’est une volonté et un engagement politique du gouvernement sénégalais que le Fida accompagnera sans faille dans son volet agricole-le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise- », a indiqué Dr Nwanze.

Par nos envoyés spéciaux Souleymane Diam SY (textes) 
et Ndèye Seyni SAMB (photos)

1.000 hectares sont réservés pour le Domaine agricole communautaire (Dac) de Sangalkam qui sera implanté dans trois sites différents. En effectuant, hier, une visite sur le site, le coordonnateur du Prodac, Jean Pierre Senghor, a indiqué que 7.000 emplois y seront créés.

Quelques semaines après la décision du chef de l’Etat, Macky Sall, en Conseil des ministres délocalisé de Dakar, d’implanter un Domaine agricole communautaire (Dac) à Sangalkam, ce programme se concrétise. Le coordonnateur dudit programme, Jean Pierre Senghor, a effectué, hier, une descente sur le terrain à Sangalkam. Accompagné du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, également maire de la commune de Sangalkam, M. Senghor s’est rendu sur le site de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) où sera implanté le Dac. Dans ce site, plus de 400 hectares sont réservés pour ce programme. Les deux autres sites sont Deni Youssouf et Beuth Sénégal. Le maire de Sangalkam a confié que 1.000 hectares peuvent être réservés pour le Dac de la localité. « Nous sommes prêts à accueillir ce Dac parce que ce ne sera qu’un bénéfice pour les populations qui pourront y développer des activités génératrices de revenus et participer à l’émergence du Sénégal », s’est réjoui Oumar Guèye à l’issue d’une rencontre d’information avec le conseil municipal et les organisations de femmes et de jeunes de la commune. Il a estimé que ce Dac impulsera la zone de Sangalkam. Le secrétaire général du Foyer des jeunes de Sangalkam, Alpha Diallo, a affirmé que ce programme vient à son heure et accompagnera les efforts des jeunes, comme lui, qui sont déjà dans la production.

Pour Jean Pierre Senghor, ce Dac de Sangalkam sera un poumon vert dans la capitale. A l’en croire, il va également servir de vitrine pour l’ensemble des Dac du Sénégal. Il est attendu, avec ce nouveau projet, la création de 7.000 emplois, a précisé M. Senghor. Déjà, une enveloppe de 6,5 milliards de FCfa est dégagée par le gouvernement pour sortir de terre l’ensemble des installations de ce Dac.

Unités agricoles d’exploitation
Pôle d’incubation d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, le Dac mettra l’accent sur la formation des jeunes. « Nous mettons beaucoup l’accent sur la formation, car il est illusoire de développer une agriculture moderne, une pisciculture moderne et une production animale moderne, si vous n’avez pas de professionnels », a expliqué le coordonnateur du Prodac. Cette visite à Sangalkam a été l’occasion pour Jean Pierre Senghor de rassurer les personnes qui sont déjà installées sur le site de l’Isra et qui mènent des activités agricoles. « Ces personnes seront les premiers servis », a-t-il promis. Pour chaque hectare, il est prévu un tuteur (pas forcément jeune) et trois jeunes qui doivent y travailler. 

Mais l’originalité des Dac, c’est la création de plusieurs Unités agricoles d’exploitation (Uae). Celles-ci seront grandes d’au minimum 15 hectares.  Ces unités seront dirigées par des groupements d’entrepreneurs agricoles. Le Dac de Sangalkam suscite, aujourd’hui, « un grand espoir » avec la qualité de son sol. Le coordonnateur du Prodac souhaite y implanter le siège de ce programme national.

Maguette NDONG

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a lancé, hier, à Guédiawaye, la caravane des Pme qui sillonnera les régions, départements et communes qui sont appelés à jouer pleinement leur rôle d'incubateur d'actions à même de contribuer au développement d’un secteur privé local. Mais aussi de cultiver l’esprit d’entreprise, en vue de favoriser l’émergence d’une génération de jeunes et femmes entrepreneurs.

Alioune Sarr a lancé l'édition 2016 de la caravane des Pme qui rentre dans le cadre du rapprochement et de la vulgarisation du dispositif d’appui aux Pme auprès des entrepreneurs et porteurs de projet. Le ministre a souligné que cette activité est le premier événement économique d’envergure après le Conseil des ministres délocalisé dans la banlieue. « Elle est une réponse aux instructions du président de la République consistant notamment à déployer un dispositif spécifique, souple et innovant de création d’entreprises, de formation professionnelle, d’encadrement et de financement des jeunes et des femmes issus des banlieues, par le biais de projets crédibles d’insertion socioéconomiques dans les sous-secteurs porteurs de l’artisanat, de l’horticulture, de la petite industrie, de la culture, du commerce, etc. », a expliqué M. Sarr. Il a souligné que la caravane des Pme a la particularité, cette année, d’être axée sur le Programme d’appui au secteur informel (Pasi) inspiré du Plan Sénégal émergent (Pse). « Elle constitue également une vitrine nous permettant de communiquer sur l'ensemble du  dispositif d'appui tant financier que non financier mis en place par l'Etat du Sénégal au profit des  Pme », a-t-il ajouté.

Le ministre a révélé que le secteur informel injecte 600 milliards de salaires par an et emploie 2.216.000 personnes. Soit la moitié de la population active. A l’en croire, il est aussi à l’origine de plus de 90 % de la création d’emplois au Sénégal. « Avec un accompagnement pour un accès plus facile aux services bancaires et d’encadrement, le secteur informel contribuera à stimuler davantage notre croissance, pourvoir des emplois décents et lutter contre le chômage, l’exode rural et l’émigration clandestine, tout en renforçant la compétitivité de notre économie », a-t-il.

Poursuivant, il a précisé que « nous ne parviendrons à transformer la structure de notre économie que si nous réussissons à faire jouer pleinement à chaque acteur le rôle que lui confère son statut et sa position dans le tissu économique national ». Alioune Sarr s'est également félicité de cet espace d’échanges entre acteurs économiques, autorités locales et structures techniques d’appui aux Pme qui, a-t-il expliqué, engagera une nouvelle dynamique de promotion de l'entrepreneuriat au niveau local, en tenant compte des avantages comparatifs de chaque localité du Sénégal. Le lancement de la caravane a été marqué par la visite de la délégation au niveau de quelques structures dépendant dudit département ministériel.

Abdou DIOP

Le chef de l’Etat a offert, samedi, un tracteur et une batteuse à mil d’un coût de plus de 60 millions de FCfa aux populations de Ndiaye-Ndiaye (commune de Fatick). Le président Macky Sall était représenté par Aly Koto Ndiaye,  président du Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut), en présence de Fada Diène, conseiller spécial de la Première dame, qui a été le porteur de la doléance de ces populations.

Les populations du quartier Ndiaye-Ndiaye, dans la commune de Fatick, s’investissent de fort belle manière dans le domaine de l’agriculture.

Mais elles sont confrontées à de réelles difficultés liées à l’absence d’équipements agricoles. Selon l’ancien ministre Aly Koto Ndiaye, président du Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut), cette situation est un mauvais souvenir avec le tracteur et la batteuse que le chef de l’Etat, Macky Sall, leur a offerts. Aly Koto Ndiaye a remercié le président Sall « pour avoir  compté ce quartier  parmi les bénéficiaires de la mécanisation de l’agriculture ». « Si le président met à disposition ce tracteur et cette batteuse aux populations de Ndiaye-Ndiaye et de Fatick, nous ne pouvons que le remercier du fond du cœur », a-t-il dit. M. Ndiaye a précisé que ces équipements ont coûté plus de 60 millions de FCfa et seront d’un très grand secours « puisque la fin des récoltes a toujours constitué un moment d’angoisse et de stress pour les agriculteurs ».

Aussi, il a rappelé que pour disposer d’une batteuse, il fallait patienter, parce que l’engin venait de Kaolack ou Gandiaye. Le président Fdsut a souligné que ce geste est en parfaite concordance avec le Plan Sénégal émergent (Pse)  et peut être également compté dans les actifs du Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc). Il a rappelé que le Pse peut se résumer à l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais. Aly Koto Ndiaye a annoncé qu’un comité de gestion sera mis en place, ajoutant que ces équipements peuvent être utilisés par d’autres. Les populations ont demandé la construction d’un magasin de stockage des produits agricoles. Sur ce, M. Ndiaye a promis que cette demande sera étudiée et les démarches nécessaires seront faites pour sa réalisation. Le président de l’association Genève de Ndiaye-Ndiaye, Lamine Ndiaye, qui a formulé la requête avec son staff, a remercié le président de la République pour sa prompte réaction par rapport à leurs doléances. Il a indiqué que ces équipements leur permettront de booster le secteur agricole.

Après avoir promis qu’une gestion rigoureuse de ce matériel agricole sera faite, il a remercié le conseiller spécial de la Première dame pour sa disponibilité. La représentante des femmes, Fatou Sarr, et celui des jeunes, Mamadou Sarr, ont magnifié cette action du chef de l’Etat. Selon Mamadou Sarr, le tracteur va générer 5 emplois directs. « Ces équipements agricoles qui sont distribués un peu partout vont inciter les jeunes à cultiver la terre », a-t-il dit.

Magnifiant les actions de l’association Genève de Ndiaye-Ndiaye qui œuvre dans le domaine agricole, Fada Diène  a promis d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Oumar  Ngatty  BA

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Ccia) est en deuil. Le président Amadou Lamine Niang qui a passé 26 ans à la tête de cette institution est décédé, hier, en France, des suites d’une longue maladie. Les témoignages recueillis le dépeignent comme un « homme exceptionnel » qui a œuvré toute sa vie pour le rayonnement du secteur privé sénégalais et de notre pays.

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Ccia), Amadou Lamine Niang, est décédé, hier matin, en France, des suites d'une longue maladie. Une lourde perte pour l’institution consulaire. « Je ne suis pas un révolutionnaire, je suis un homme de compromis ».

Ainsi se définissait Amadou Lamine Niang, après son élection à la tête de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, en 1991, alors qu’il était âgé de 46 ans. Il était persuadé que la « Chambre consulaire d’une capitale, où se déroule plus de 70 % de l’activité industrielle et commerciale du pays, devrait être un intermédiaire dynamique entre nos ressortissants et les pouvoirs publics ». Lamine Niang comme ses amis l’appelaient affectueusement a eu un riche parcours professionnel. Après des études en Sciences économiques, il suit une formation à l’Institut supérieur des affaires de Grenoble. Il revient à Dakar, en 1973, pour occuper, pendant trois ans, le poste de secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar, une fonction qu’il cumule avec celle de secrétaire permanent de l’Union des Chambres de commerce francophones.

« Un patriote émérite »
Il a eu à diriger plusieurs sociétés dont Dicopa (industrie de cosmétique et de parfumerie) et la Société sénégalaise pour le développement de l’automobile (en 1978). De même, il a été aux commandes du groupe Scoa pour l’Afrique de 1985 à 1988. Il fut également le directeur général d’Equipe-Plus et le président du conseil d’administration de Renault-Sénégal.

De nombreux témoignages le décrivent comme un homme généreux. Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine, Maodo Sarr, par ailleurs conseiller économique, social et environnemental (Cese), le dépeint comme un « homme affable, qui était soucieux du développement des Chambres de commerce du pays. « Lors de mon installation en qualité de président de la Chambre de commerce de Kaffrine, en 2011, il a effectué le déplacement de Dakar jusqu’à Kaffrine, accompagné du ministre du Commerce d’alors, Amadou Niang, et d’autres collègues des Chambres de commerce du pays », rappelle M. Sarr. Il ajoute que le défunt président l’associait dans l’organisation de toutes les activités initiées par la Chambre de commerce de Dakar. « C’est un homme de défi, un homme généreux, qui aimait les Chambres de commerce, son travail et notre pays », témoigne-t-il.

Le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baïdy Agne, retient du président Lamine Niang un « homme exceptionnel, d’une grande générosité, un patriote émérite qui mérite tous les honneurs de la République ». « Pendant toute sa vie, dit-il, il a œuvré pour l’intérêt général et pour un Sénégal rayonnant au niveau national, régional, continental et international, et pour la promotion du secteur privé ». M. Agne reste convaincu que le secteur privé qu’il représente et le Sénégal ont perdu un « grand homme ».

D’autres témoignages rappellent que le défunt président du Ccia ne cessait d’appeler les uns et les autres à travailler en partenariat, dans le dialogue et le consensus, pour le développement du secteur privé et de l’économie sénégalaise. Réélu en 2010, après une élection qui a connu des rebondissements, Amadou Lamine Niang avait demandé, selon son entourage, à partir.

Souleymane Diam SY

 

Afin de les aider à s’imprégner des réalités du monde des affaires, la Fondation Friedrich Naumann a organisé, hier, à l’intention d’une quinzaine de jeunes entrepreneurs, une session d’échanges et de partage sur le Doing Business.

Ils sont une quinzaine de jeunes entrepreneurs issus de nationalités différentes (Nigériens, Djiboutiens, Sénégalais…), mais qui ont en commun le statut d’entrepreneurs déjà actifs. Afin de les aider à s’imprégner des réalités du monde des affaires, la Fondation Friedrich Naumann a organisé, hier, à leur bénéfice, une session de formation et de renforcement de capacités sur le Doing Business. Le choix sur le Doing Business est parti d’un constat confirmé par une étude menée par cette organisation que la plupart des jeunes entrepreneurs ne connaissent pas ce classement de la Banque mondiale ou ne se sentent pas concernés. « D’où l’intérêt de cette rencontre d’échanges et de partage », a déclaré Antonin Omar Gning, chargé de programmes. « Le Doing Business est mal connu au Sénégal par les entrepreneurs surtout les plus jeunes. La faute à qui ? Peut-être que les gens communiquent très peu par rapport à cela et les gens ne se sentent pas concernés.

D’où l’importance d’organiser une telle rencontre pour échanger et discuter, pour voir dans la mesure du possible le slogan qu’il faut utiliser afin de pouvoir atteindre certaines cibles », a-t-il expliqué. M. Gning a ajouté que le Doing Business ne doit pas être perçu comme élitiste, concernant seulement les grosses entreprises. « Tout entrepreneur doit se sentir concerné, car pour être performant, on ne peut pas se mettre en marge des critères de ce classement », a-t-il dit.

Cette formation d’une journée s’inscrit dans un projet plus vaste que déroule la Fondation Friedrich Naumann et qui vise la promotion de l’entreprise privée et l’esprit d’entreprise, l’amélioration de l’environnement réglementaire facilitant les affaires et la recherche de solution pour faire avancer le Sénégal dans le classement du Doing Business. Dans le classement 2016 du Doing Business, le pays a gagné trois places par rapport à 2015, passant de la 156ème à la 153èmeplace sur 189 économies. Mieux, le Sénégal fait partie des dix économies ayant le plus amélioré son climat des affaires et ses performances par rapport aux indicateurs de la Banque mondiale.

« Notre projet cherche, à travers l’approche du brainstorming, à promouvoir et à faire progresser l'esprit d'entreprise et l'activité des entreprises privées au Sénégal, contribuant ainsi à la création et à la prospérité. Cela, en accroissant la sensibilisation et la compréhension de la réglementation des affaires et leur influence sur le classement du Doing Business, en proposant des solutions logicielles destinées à faire progresser le Sénégal dans ce classement et en créant une plateforme d'experts juridiques, des développeurs de logiciels et des responsables gouvernementaux qui s’engagent  à faire progresser le Sénégal en matière d’affaires », a précisé le chargé de programmes de la Fondation Friedrich Naumann.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, qui présidait, samedi, à Mbour, un forum, a annoncé que des comités d’apprentissage seront installés  dans chaque région pour former des artisans d’un type nouveau.

Ce forum placé sous le thème de « L’artisanat et émergence économique au Sénégal », organisé par le parti « Euleuk » dirigé par Papa Hamady Ndao, président du conseil d’administration de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat, a été rehaussé par la présence du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Mamadou Talla qui s’est réjoui d’une telle initiative a annoncé que, dans chaque région, un comité régional d’apprentissage sera installé pour former des artisans « de type nouveau ».

Il a indiqué que des financements sont disponibles tout en précisant que des artisans sont en formation dans les lycées et les centres.

« Le  secteur de l’artisanat peut développer l’économie et créer des emplois et des petites et moyennes entreprises », a assuré le ministre.

Ce forum a permis aux artisans, venus des différentes régions, d’échanger avec les techniciens du ministère de la Formation professionnelle. Pour Papa Hamady Ndao, l’artisanat est un secteur dynamique et porteur de plus-value à même de booster la croissance économique de notre pays. Pour y arriver, a-t-il soutenu, l’accent devra être mis sur le renforcement de capacités des artisans pour leur permettre de vivre de leur art, mais aussi d’apporter leur pierre au développement et à l’émergence du Sénégal.

« Il est heureux que le président Macky Sall ait donné le ton depuis le début de son mandat, en confiant une partie de la commande publique aux artisans », a-t-il dit.

Amath Sigui NDIAYE

Annoncé en assemblée générale en juin 2015, le bureau de représentation de la Standard bank à Abidjan va migrer en filiale. La décision a été prise, le 21 juillet 2016, par les autorités ivoiriennes, en accord avec la Commission bancaire de l’Uemoa, selon des sources qui se sont confiées au journal Financial Afrik.

Le bureau d’Abidjan, ouvert en 2013 pour accompagner environ 150 clients de la banque actifs dans la zone FCfa, avait été perçu comme une stratégie visant la zone francophone de la région ouest africaine. « Cette région possède tous les atouts pour bénéficier du prochain boom mondial dans les mines et les infrastructures », avait commenté, l’année dernière, un responsable du groupe.

Basée en Afrique du Sud, avec une présence en Amérique, en Europe et en Asie, la Standard bank était, jusque-là, implantée dans la partie australe du continent. La Côte d’Ivoire se présente comme le chaînon pour couvrir la zone FCfa allant de Dakar à Brazzaville.

Aucune information n’a encore filtré sur les nouvelles orientations de la 20e filiale du groupe, encore moins la date effective de déploiement de ses activités bancaires. Avec 24 établissements, la place d’Abidjan représentait, fin 2015, un peu plus de 22 % des banques implantées dans la zone Uemoa et 27,7 % des actifs bancaires, selon les données de l’agence Bloomfield investment corporation.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Pape Abdoulaye Seck, a annoncé, hier, à l’issue d’une tournée qu’il a effectuée dans les champs de production de semences de l’Isra, situés dans la zone de Rao, que le Sénégal disposera, en 2017, de 10 nouvelles variétés homologuées de semences d’arachide.
En visite dans les champs de production de semences de l’Isra, à Rao, le ministre de l’Agriculture a salué le travail des chercheurs de cet organisme devant permettre à notre pays d’homologuer 7 nouvelles variétés de semences d’arachide. Il a annoncé que le Sénégal disposera, d’ici à 2017, de 10 nouvelles variétés homologuées de semences d’arachide, tout en rappelant que la recherche agricole doit être en harmonie avec les besoins et préoccupations des utilisateurs « de la turbulence » de l’environnement.
Ces 7 nouvelles variétés de semences d’arachide homologuées au Sénégal, grâce aux chercheurs de l’Isra de Saint-Louis, concernent les différentes zones agro-écologiques du Sénégal, a précisé le ministre. « Dans la zone centre, a-t-il ajouté, 5 nouvelles variétés de cycle de 90 jours pourront valablement remplacer la variété 55 ; une autre nouvelle variété homologuée d’un cycle de 105 jours devrait pouvoir remplacer valablement, dans cette même zone agro-écologique du centre de notre pays, la variété 73. Dans la zone agro-écologique de la Casamance, la nouvelle variété homologuée de 120 jours remplacera, à coup sûr, la variété 69 ».
Selon le Dr Seck, le Sénégal est dans une dynamique de changement de sa carte variétale qui lui permettra de tenir compte des changements climatiques pour fouetter la production arachidière. Il s’est réjoui du fort potentiel de rendement de ces 7 nouvelles variétés homologuées de semences d’arachide qui permet d’obtenir le double du rendement des anciennes variétés. « Si nous arrivons à reconstituer notre capital semencier avec ces 7 nouvelles variétés homologuées de semences, le Sénégal parviendra à améliorer, de manière significative, sa production arachidière, qui est encore faible », a soutenu le ministre. Il a aussi insisté sur la nécessité de s’inspirer de la Chine qui produit 14 millions de tonnes d’arachide avec des rendements de 3.500 kg à l’hectare au moment où le rendement moyen mondial est à 1.600 kg/ha. Malgré les progrès notés dans la production -1.200 kg d’arachide à l’hectare-, les rendements sont encore faibles au Sénégal, a indiqué Papa Abdoulaye Seck.
Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après Soumbédioune, Yoff, Pointe Sarène, Ngaparou et Potou, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a procédé, samedi, à la pose de la première pierre du projet de réalisation du quai de pêche moderne de Bargny. D’un montant de plus de 300 millions de FCfa, l’infrastructure sera livrée dans un délai de six mois.

C’est sous une pluie battante que le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a procédé à la pose de la première pierre du quai de pêche moderne de Bargny. Les gouttes d’eau n’ont pas entamé l’élan des populations, sorties massivement pour prendre part à la cérémonie. Ce quai de pêche sera réalisé sur l’esplanade située au bord de la mer, à l’entrée de la ville. Les femmes ont donné un cachet particulier à l’événement avec la participation du tambour major. A leurs côtés, des pêcheurs, emmitouflés d’habits aux couleurs du Sénégal, se sont livrés à des démonstrations de régates en terre ferme. 

Depuis les indépendances, Bargny a toujours rêvé de disposer d’un quai de pêche moderne. Le maire de la ville, Abou Seck, a rappelé que les présidents qui se sont succédé au pouvoir ainsi qu’une dizaine de ministres de la Pêche avaient promis la réalisation d’une telle infrastructure. Et avec la pose de la première pierre, ce rêve va bientôt se concrétiser. « Il s’agit d’un acte majeur dans l’économie de Bargny et du département », a confié le maire. Outre le quai de pêche, Bargny disposera d’un complexe frigorifique d’une valeur de plus de 500 millions de FCfa, d’une maison des pêcheurs et d’une quincaillerie maritime. Cette dynamique sera soutenue par l’érection d’un marché dédié aux produits halieutiques.

Le ministre Oumar Guèye a rappelé que l’évènement matérialise l’engagement du président de la République, lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2015, de réaliser un ambitieux programme d’infrastructures de pêche, notamment des quais de débarquement et des sites de conservation des produits halieutiques. D’un montant de plus de 300 millions de FCfa, l’ouvrage comprend un bloc administratif polyvalent, un débarcadère, un laboratoire de contrôle sensoriel, un parking pour les camions frigorifiques, un forage pour les eaux de nettoyage, etc.

Il sera aussi alimenté par un système solaire. Au-delà du renforcement de la qualité hygiénique et sanitaire des produits, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, cette infrastructure qui sera réalisée dans un délai de six mois va améliorer les conditions de travail des acteurs et augmenter la valeur commerciale des produits qui y sortiront. Il a annoncé le démarrage du projet de modernisation de la chaîne de froid avec 19 complexes frigorifiques d’un montant de 10 milliards de FCfa. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de labellisation des produits halieutiques qui vise à les rendre plus compétitifs en Afrique, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.

Souleymane Diam SY

Le ministère de la Pêche et de l’économie maritime a annoncé l’arraisonnement, à sa demande, d’un navire pirate en Espagne qui a refusé « d’obtempérer à un ordre de stopper, donné par un patrouilleur de surveillance et pour pêche sans autorisation dans les eaux sous juridiction sénégalaise ». « Au cours de la patrouille maritime de surveillance des pêches du 25 février 2016, le navire Gotland Imo 8325353, battant pavillon Saint Vincent et Grenadines et détenteur d’une licence de pêche pélagique en Mauritanie, a été surpris, à 21h 07 mn Gmt, en activité de pêche illégale dans les eaux sénégalaises, par un patrouilleur de la Marine nationale, à quinze nautiques au sud de la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie », indique le communiqué. Les autorités sénégalaises ont infligé une amende de 1.030.000.000 de FCfa notifiée à l’armateur du navire basé en Belgique.

La même source précise que le navire qui a refusé d’obtempérer aux ordres du patrouilleur de stopper pour une éventuelle visite d’inspection, à la suite du constat d’infraction, s’est dirigé vers la Zone économique exclusive (Zee) mauritanienne, avant de franchir la frontière maritime. Le navire Gotland mouille actuellement au port de Las Palmas. Selon le document, le ministère de la Pêche, en relation avec la Marine nationale, a envoyé une délégation en Espagne, du 21 au 23 juillet 2016, pour que ces derniers participent à l’analyse des preuves des infractions retenues et discuter des modalités d’application de la sanction retenue contre le navire Gotland et de toute autre mesure envisageable. « Actuellement, l’État du Sénégal, l’Union européenne et le secrétariat général d’Interpol sont à pied d’œuvre sur l’affaire pour permettre aux autorités sénégalaises de recouvrer l’amende infligée à ce navire délinquant », lit-on dans le document.

Mamadou GUEYE

D’un coût estimatif de 200 milliards de FCfa, le projet de Bus rapide par voie réservée (Brt), dont les travaux seront entamés en 2017 pour être livrés en 2019, suscite espoir et appréhension par son envergure. Le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) a entrepris de partager, avec les populations, les enjeux d’un tel projet. La commune de Grand-Yoff a accueilli, samedi dernier, le directeur Alioune Thiam et son équipe, pour une séance d’explication interactive qui a dissipé les inquiétudes.

C’est dans une ambiance conviviale, à la mesure de la pertinence des interventions, que le directeur du Cetud, Alioune Thiam, et son équipe ont fourni des réponses et levé quelques équivoques entourant le projet de Bus rapide par voie réservée. Aussi bien les exposants que les habitants de la commune, tous ont insisté sur l’urgence de procéder à une reconfiguration du paysage urbain de Dakar. Cette initiative s’y inscrit largement. D’où la nécessité d’engager ensemble la réflexion et d’informer les populations sur les implications d’un projet d’une telle envergure. « Il y aura nécessairement quelques désagréments que nous nous emploierons à minorer. Mais, c’est ensemble que nous franchirons les obstacles et relèverons les défis face aux urgences de l’heure », a déclaré Alioune Thiam. Les réactions de ses interlocuteurs montrent à suffisance que les enjeux ont été compris. « Je crois à la capacité du peuple sénégalais à adopter de nouvelles pratiques pour une meilleure prise en charge de ses préoccupations », a-t-il renchéri, en faisant ainsi référence à certains comportements des usagers soulignés par l’assistance.

Le premier adjoint au maire a dit sa fierté de voir « son pays entreprendre de telles initiatives qui font renaître l’espoir ». Cette forme de sensibilisation de proximité participe à modifier les comportements. Il y va également de l’appropriation, par les futurs usagers, de cet outil moderne qui répond aux insuffisances du système de transport à Dakar où se trouve 60 % de la richesse nationale.

Sans « une révolution des transports », pour ainsi reprendre Abdoulaye Sy, chef de projet au Cetud, c’est le Pib qui s’en verrait impacter. « Après réflexion, nous nous sommes rendus compte que le Brt est mieux adapté que le Tramway à la réalité économique de notre pays en sus de son temps de réalisation plus court tout en assurant le confort », a-t-il ajouté, tout en insistant sur la valorisation foncière, l’assainissement et la productivité comme conséquences positives de ce projet après que les populations l’ont interpellé sur ces questions. L’assainissement concernera, en plus des couloirs Brt, les quartiers jouxtant le tracé, a indiqué M. Sy. Il a rappelé que ce projet est une proposition du Sénégal lors de la Cop 21, car les bus étant moins polluants. Le président Macky Sall a invité les techniciens à engager la réflexion sur l’utilisation du gaz.

L’idée est de faire en sorte que le transport en commun ne soit plus un recours par défaut et d’apporter des réponses adaptées à l’environnement socio-économique et aux personnes handicapées. Ainsi, l’occasion a été offerte aux autorités d’aller au-delà de la mise en place d’infrastructures routières et de transport. Il s’agit aussi de procéder à un aménagement paysager tenant compte des moyens de déplacement utilisés. A Dakar, 70 % des déplacements se font à pied. Le Brt est, en outre, un projet anticipatoire. Les difficultés à rallier le centre-ville vont s’accentuer d’ici quelques années et les frais de stationnement seront de plus en plus exorbitants. Le Brt, grâce à son parc-relais, offre la possibilité aux voitures particulières de rallier le centre-ville avec la même commodité. Toutes les 15 communes touchées par le projet recevront une visite du Cetud pour une communication de proximité.

Alassane Aliou MBAYE

Après un processus de sélection très rigoureux, c’est finalement Ismaëla Dieng, jeune cadre sénégalais actuellement en poste au Fmi, qui a été choisi pour diriger le pôle de communication de la Banque africaine de développement (Bad). Selon le site du journal Financial Afrik, le jeune cadre sénégalais prendra fonction le 1er septembre 2016 en remplacement de John Phillips qui assurait l’intérim depuis le départ de l’ougandais Joël Kibazo, remercié quelques mois après la prise de fonction du président Akinwimi Adesina, en septembre 2015. Fortement pressenti pour occuper ce poste, l’actuel « Senior communications officer » du Fmi s’est montré supérieur à ses concurrents lors du processus de recrutement aussi bien à l’écrit comme à l’oral, en français comme en anglais, selon toujours la même source.

Ancien du Prytanée militaire de Saint-Louis et de l’Université de Dakar, diplômé de la prestigieuse Columbia university, fort d’une expérience Worldwide, et ancien bénéficiaire des programmes « Reuters Fellow », M. Dieng a exercé comme journaliste, puis comme communicant. Il a le profil idéal pour faire oublier ses prestigieux devanciers que sont le camerounais  Eric Chinje, le nigérian  Richard Uku ou encore le sénégalais  Magatte Wade, « lesquels ont tous eu à collaborer, chacun dans son style, mais  de la meilleure des manières,  avec  une presse panafricaine avide d’informations », souligne Financial Afrik.

Elhadji Ibrahima THIAM

La célébration de la Tabaski se prépare activement à Sédhiou. Un Comité régional de développement (Crd) vient d’être consacré à l’évènement. L’inspecteur régional de l’élevage, le Dr Soulèye Gaye, a tiré un bilan satisfaisant de la dernière Tabaski. Pour cette année, le même dispositif a été reconduit. Les besoins sont estimés à quelque 20.000 moutons, dont une bonne partie viendra de la zone sylvo-pastorale, en traversant la Gambie. Pour cette raison, la diplomatie de notre pays sera mise en branle pour que les camions convoyant des moutons puissent traverser ce pays frère sans trop de difficultés. D’importantes mesures ont été prises au cours de ce Crd. Les moutons seront gardés dans des sites bien aménagés -eau et électricité- choisis par les maires. Aucun éleveur ne pourra emprunter  les principales artères de la ville à la tête de ses moutons pour les vendre. La sécurité sera assurée par les agents de sécurité de proximité. Le prix du mouton doit être à la portée de toutes les bourses en raison des exonérations décidées par l’Etat. Les forces de sécurité sont chargées du contrôle des convois et trois personnes sont autorisées à bord de chaque camion.

Malamine  KAMARA

De 2008 à 2013, l’Etat a renoncé à des recettes fiscales de l’ordre de 1.436 milliards de FCfa. Ces dérogations fiscales, qui ont des fondements économiques et sociaux, ont essentiellement bénéficié aux entreprises et aux ménages, selon un rapport de la Direction des Impôts et Domaines (Dgid) présenté, vendredi, lors d’un séminaire avec les journalistes du Cojes.

En cinq ans, (2008-2013), les exonérations fiscales accordées par l’Etat du Sénégal s’élèvent à 1436 milliards de FCfa. Les principaux bénéficiaires de ces mesures sont les entreprises et les ménages. Dans le lot, on trouve les Ong disposant de programmes d’investissements agréés, les collectivités publiques, les ambassades et organisations internationales. C’est ce qui ressort d’un rapport portant sur l’impact de ces dérogations sur les recettes budgétaires que la Direction générale des Impôts et des Domaines (Dgid) a partagé avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes), vendredi, lors d’un séminaire à Saly. Ce document répond à la directive du 27 mars 2009 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’Uemoa. « Les mesures fiscales dérogatoires renvoient aux dispositions qui permettent d’atténuer ou de neutraliser, voire de simplement reporter, l’imposition d’une opération ou d’un revenu qui, sans elles, serait soumis à l’impôt. Elles se matérialisent par une renonciation de l’Etat à des recettes potentielles. En cela, elles sont considérées comme des dépenses fiscales, par opposition aux dépenses budgétaires », a expliqué Mor Fall, inspecteur des Impôts et Domaines, également chef du bureau de la législation à la Dgid, lors de sa présentation portant sur les régimes fiscaux dérogatoires.

En 2008, ces recettes fiscales dérogatoires avaient atteint 377 milliards de FCfa. En 2009, elles étaient de l’ordre de 300 milliards. En 2010, elles avaient fortement baissé, passant à 219 milliards de FCfa. A partir de 2011, elles sont reparties à la hausse, atteignant 257 milliards de FCfa, puis 279 milliards de FCfa en 2012 et 534 milliards de FCfa en 2013.

Ces dérogations fiscales ne relèvent pas d’une générosité des autorités, elles ont des fondements économiques ou sociaux, a souligné M. Fall. Sur le plan économique, elles peuvent avoir comme objectifs la promotion de l’investissement, le soutien à des secteurs clés de l’économie (ressources extractives, tourisme, agriculture), la promotion des exportations, la stabilisation des prix de certains produits, le soutien à l’industrie, etc. Sur le plan social, la mise en œuvre de régimes fiscaux dérogatoires permet à l’Etat d’intervenir dans les prix de certains biens ou services (tranches sociales d’eau et d’électricité, exonération de Tva du gaz butane…) et à faciliter l’accès des populations aux services sociaux de base (secteurs de l’éducation et de santé…). Enfin, elles peuvent aussi encourager la création d’emplois. Et cela contribue à la répartition des richesses.

Si l’exonération fiscale est la plus connue, il existe d’autres mesures dérogatoires, a expliqué l’inspecteur des Impôts et Domaines. Il s’agit notamment des réductions de base ou de taux ou le crédit impôt.

Les performances de la Dgid n’en souffrent pas, selon Cheikh Ahmed Tidiane Bâ
Ces remises fiscales gracieuses ne remettent pas en cause les performances de la direction générale des Impôts et Domaines, a assuré Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, soulignant que c’est un moyen d’attirer les investisseurs dans un monde de plus en plus concurrentiel. « Aujourd’hui, on assiste, au niveau mondial, à la course du moins disant fiscal. C’est un moyen d’attirer les investisseurs », a-t-il soutenu. Par ailleurs, pour renforcer son système d’information des usagers, la Dgid va lancer très prochainement un centre d’appel et de support, en plus d’un dispositif de communication par sms. « L’objectif visé à travers ces plateformes est de faire en sorte que tous les contribuables soient informés de leurs obligations fiscales et ainsi contribuer au renforcement de l’équité et de l’égalité devant l’impôt », a-t-il ajouté.
Le secteur informel, « une fiscalisation pas aisée »

Introduisant le thème sur la fiscalité du secteur informel, l’inspecteur des Impôts et Domaines Abdoulaye Gningue, chef de section de la fiscalité indirecte, a reconnu la difficulté à formaliser ce secteur. « La fiscalité du secteur informel n’est pas aisée », a-t-il déclaré. Cela s’explique, selon lui, par le fait que la définition même du secteur informel pose problème dans ses fondements. « Il n’y a pas un seul secteur informel, il y en a plusieurs. A côté de l’informel de subsistance, il y a le grand informel qui évolue dans le marché gris et qui se soustrait frauduleusement à ses obligations déclaratives. Aujourd’hui, le combat de l’administration fiscale, c’est de faire en sorte que ce secteur informel se formalise dans les plus brefs délais », a-t-il soutenu.

Et depuis 2004, la Dgid essaie de formaliser la fiscalité dans le secteur informel, mais sans grands succès. « On a mis en place une infrastructure institutionnelle et des dispositifs opératoires, tels que la Contribution globale unique (Cgu) qui est un impôt synthétique pour réduire les coûts liés à la formalisation. Elle était payée annuellement une seule fois depuis 2004. Malheureusement, à l’épreuve de la pratique et après évaluation, on s’est rendu compte qu’elle n’a pas été opérante. Certains contribuables s’y sont engouffrés de manière opportuniste et y sont restés », a-t-il expliqué. Depuis, la Dgid a développé d’autres stratégies à la faveur du nouveau Code général des Impôts en aménageant notamment un dispositif tampon : le régime du réel simplifié qui va permettre de migrer définitivement vers le régime réel normal.

Toutes ces stratégies visent à faire en sorte que le secteur informel contribue, de manière optimale, à la mobilisation des recettes fiscales. Si la contribution de ce secteur à la formation du Pib est évalué à 47 %, sa contribution aux recettes fiscales intérieures reste très faible, car ne dépassant pas 3 milliards de FCfa, selon la Dgid. « C’est alarmant comme constat. Alors que les potentialités sont énormes dans ce secteur. Des efforts doivent être faits de part et d’autres », a ajouté M. Gningue.

La Dgid a réalisé une plus-value de 50 milliards de FCfa au premier trimestre
Au premier trimestre de l’année 2016, la direction générale des Impôts et Domaines est en avance sur les prévisions de recettes à mobiliser et chiffrées à 1.200 milliards de FCfa. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, les services fiscaux ont déjà réalisé une plus-value de plus de 50 milliards de FCfa. « Le taux de production a dépassé deux fois le taux de croissance à la fin du premier trimestre de 2016 », s’est-il félicité. Avec les nombreuses niches qui restent à exploiter, M. Bâ est persuadé que la Dgid peut faire plus en termes de mobilisation de recettes.

Elhadji Ibrahima THIAM

Ces 500 mégawatts supplémentaires, en deux tranches de 250 mégawatts, sont attendus de nouvelles centrales électriques mises en service, a précisé Thierno Alassane Sall au cours d’une tournée dans ce village de Ngainthekaye, une commune du département de Nioro. « Dans un premier temps, il s’agira d’injecter dans le réseau de Senelec 250 mégawatts d’ici à décembre 2016, et les autres 250 mégawatts en 2017, soit au total 500 mégawats en deux ans », a-t-il expliqué. « Ces 500 mégawatts supplémentaires apportés au réseau de Senelec en deux ans valent les 500 mégawatts en puissance installée qu’on a trouvés dans le pays en 2012 », a-t-il précisé lors de cette tournée de mise en service du réseau de la Senelec dans des villages des départements de Nioro et de Kaolack. De cette manière, en deux ans, on va rattraper ce qui a été fait en matière de production d’électricité dans notre pays de 1960 à 2012 », a soutenu Thierno Alassane Sall. Selon lui, les efforts consentis par l’Etat, à partir de 2012, ont permis à Senelec d’augmenter ses capacités de production au point d’avoir en réserve 90 à 100 mégawatts. L’adjoint au gouverneur de Kaolack chargé des affaires administratives, Abdoul Aziz Diagne, le maire de Ngainthekaye, Mouhamed Ndao, ainsi que des populations locales ont pris part à cette tournée. 

…60 milliards de FCfa pour corriger les disparités
Un financement de 60 milliards de FCfa est prévu dans le Programme national d’électrification rurale pour corriger les disparités en matière d’électrification rurale, a annoncé le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall. Ces disparités sur le taux d’électrification rurale dans les régions varient de 15 %, 30 % ou 3 %, ou à un taux plus important pour certains départements, a-t-il souligné. M. Sall s’exprimait, jeudi, au cours d’une tournée de mise en service du réseau de la Société nationale d’électrification du Sénégal (Senelec) dans des villages des départements de Nioro et Kaolack. Thierno Alassane Sall a indiqué que le programme va accorder une discrimination positive pour les régions qui ont les plus faibles taux d’électrification rurale. « C’est le cas, a-t-il cité, des régions de Kédougou, Kolda et Sédhiou où, dans certains départements, le taux d’électrification rurale est de 4 ou 3 % ». « Ce faible taux d’électrification rurale fait que, prochainement, avant la fin du mois d’août 2016, nous allons procéder au lancement de ce programme prioritaire », a-t-il annoncé. Le but est de corriger ces inégalités pour qu’au moins, d’ici quelques années, tous les départements aient un taux d’électrification rurale de 30 % ou supérieur. « Nous allons nous rendre dans ces localités pour lancer ces importants travaux dans le cadre de ces 60 milliards de FCfa », a-t-il encore déclaré, précisant qu’au-delà de ces régions, d’autres régions comme Thiès ou encore Kaolack vont bénéficier de ce programme.

« Mais, a avancé le ministre, ce qui est clair, les départements qui, depuis notre indépendance à nos jours, ont sur 100 villages, seulement 4 électrifiés, sont prioritaires. Les populations de ces localités ont les mêmes droits que les autres ». Les 60 milliards du Programme spécial proviennent des 110 milliards du Programme national d’électrification rural 2014-2017.

(APS)

En visite, hier, à la station de l’Institut sénégalais de recherches agricoles de Sangalkam, les ministres sénégalais et français de l’Agriculture ont magnifié l’approche participative et les dynamiques interdisciplinaire et interinstitutionnelle du programme de gestion durable des sols. Cette initiative, selon le Dr Papa Abdoulaye Seck et Stéphane Le Foll, a permis d’améliorer les revenus des producteurs du bassin arachidier.

A Notto Diobass, Sanghé et environs, les populations ont retrouvé le sourire. Il y a 10, voire 20 ans, les terres de ces localités étaient dégradées et non arables. Grâce au programme de gestion durable des sols, qui réunit l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Institut national de pédologie (Inp), l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), etc., les producteurs de la zone ont commencé à exploiter et à valoriser leurs terres.  Stéphane Le Foll, ministre français de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a visité ce site de recherche-développement sur la fertilité des déchets organiques de Sangalkam.

La délégation ministérielle a visité le Laboratoire mixte international pour l’intensification écologique des sols cultivés en Afrique de l’Ouest. C’est une plateforme de recherche et de formation en science du sol pour une augmentation de la production agricole et la préservation de l’environnement. Selon les experts de l’Isra et de l’Ufr Svt de l’Université de Ouagadougou, l’objectif, c’est de contrôler la qualité des sols à travers des indicateurs comme la biodiversité, les bilans et stocks de carbone et les polluants métalliques et organiques.
Ndèye Fatou Ndiaye, présidente de l’Organisation des producteurs de Notto Diobass, a confié que ce programme, entamé en 2011, a permis un rechargement de la nappe. « L’impact de ce programme est réel », a-t-elle affirmé. Dans ces localités, on a recommencé à cultiver le riz, à s’adonner à nouveau à l’horticulture et à pratiquer l’aquaculture et l’élevage intensif.

Les villages de Notto Diobass, Sanghé et environs étaient confrontés à trois problèmes : l’érosion hydrique, l’érosion éolienne et la baisse de la fertilisation. Les populations, pour reconstituer la couche arable, avaient divisé la commune en quatre sous-zones pour lutter contre ces types d’érosion. Ce, avec les technologies de gestion durable des sols. Enthousiaste, Ndèye Fatou Ndiaye a magnifié cette initiative qui a favorisé, selon elle, la création d’emplois, l’élevage intensif et la mise en place d’unités de transformation laitière.  Mme Ndiaye a informé que Notto Diobass bénéficiera bientôt d’un Domaine agricole communautaire (Dac). Au début, huit communes étaient concernées par ce programme qui est élargi à 30 collectivités locales dans le bassin arachidier.   
 
« Il faut créer des systèmes »
Magnifiant la visite de son homologue français, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, a indiqué qu’il ne peut y avoir de gestion durable des ressources « sans une approche participative ». « Ce qui se passe à Diobass est un exemple concret montrant que sans l’implication effective des populations, il est difficile de réussir dans ce domaine extrêmement difficile », a-t-il soutenu, saluant les dynamiques interdisciplinaire et interinstitutionnelle. « C’est en créant ces masses critiques qu’on arrivera à prendre à bras-le-corps les véritables problèmes et à aller de l’avant », a-t-il ajouté, estimant que la gestion durable des sols doit être menée à travers le triptyque atténuation-adaptation-croissance. Selon M. Seck, l’exemple de Diobass prouve que « les populations ont réussi à faire mieux en adoptant des techniques agroécologiques ». « Aujourd’hui, s’est-il réjoui, le riz est devenu à Diobass un système de production grâce à la gestion durable des sols ».  

Lui emboîtant le pas, le ministre français de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a déclaré que tout doit être construit dans un « système et non plus comme un cloisonnement ». « Il faut créer des systèmes qui bouclent et qui se bouclent eux-mêmes », a conseillé Stéphane Le Foll. Techniquement, le porte-parole du gouvernement français a souligné que cela nécessite « du savoir, de l’organisation interprofessionnelle, territoriale et locale et l’implication de tous ».  

Retour des jeunes a l’agriculture a notto diobass  : Stéphane Le Foll magnifie une « victoire idéologique »
Suivant les explications de la présidente de l’Organisation des producteurs de Diobass avec le retour des jeunes de la zone à l’agriculture, le ministre français de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a qualifié cette initiative de « victoire idéologique ». Il a indiqué qu’aucun discours politique n’est arrivé à réussir une telle prouesse. « Quand on est capable de redonner un sens à ce que l’on fait de manière collective, on finit par intéresser des jeunes qui étaient détournés des activités agricoles. C’est une victoire idéologique. C’est un message très fort », a déclaré Stéphane Le Foll. Il a affirmé que le pari du développement ne peut être réussi au sud du Sahara sans avoir au préalable offert aux jeunes « des modèles qui leur donnent à nouveau de l’intérêt ». De même, il a estimé que chacun doit participer à la lutte contre le réchauffement climatique pour toute la planète. « C’est un message magnifique. C’est une manière de dire à l’ensemble de la planète, vous y avez tous intérêt », a commenté M. Le Foll.  
 
Lutte contre le rechauffement climatique : Le Sénégal dispose de 1.600 biodigesteurs

Abdou Karim Kane du Programme national du biodigesteur (Pnb) a indiqué que le Sénégal en dispose 1.600 à l’échelle nationale. Il a donné cette information, hier, au cours de la visite du ministre français de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt à la station d’Isra de Sangalkam. Stéphane Le Foll a salué le travail réalisé par ce programme. « C’est une maîtrise technique et du temps à économiser. Au lieu d’aller chercher de l’énergie ailleurs, ici, nous la stockons. En plus, nous avons des déchets pour fertiliser des sols. Ce sont des process et des systèmes extrêmement importants », a-t-il dit. De l’avis du Dr Pape Abdoulaye Seck, le Programme national du biodigesteur prouve qu’il est possible de satisfaire les besoins des populations en matière de gaz, de renforcer le dispositif d’exploitation agricole et d’aller de l’avant.
Auparavant, Stephane Le Foll a rappelé que si on laisse la température continuer à monter, la planète sera confrontée à d’énormes problèmes. « Les grands principes de la Cop 21, à savoir, atténuation-adaptation, doivent s’accompagner de la croissance pour chacun », a-t-il dit.  

Par Souleymane Diam SY

Le ministre sénégalais de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, et Stéphane Le Foll, ministre français de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ont signé, hier, une convention sur les clusters horticoles. « Cet accord s’inscrit dans cette volonté de renforcer notre coopération. L’accord porte sur l’horticulture et pourra être étendu à d’autres domaines », a indiqué M. Le Foll, ajoutant qu’une mission conjointe sera diligentée dès le mois de septembre sur la mise en place des chambres d’agriculture professionnelle.  

Mamadou Talla qui s’est félicité de cet accord a souligné qu’en termes d’offres de compétences dans ce secteur, le Sénégal était à 1 %. « Nous attendons dans ce projet un accompagnement complémentaire par rapport à ce qui se fait et par rapport aux objectifs du Pse, en mettant à la disposition du secteur privé sénégalais toutes les compétences dont il aura besoin », a-t-il commenté. M. Talla a précisé que cette convention entre dans le cadre d’un grand programme accompagné par l’Agence française de développement et la Banque mondiale et dénommé « Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité ». « En termes de moyens, nous avons identifié, depuis l’année dernière, les filières, les niveaux de qualification, de formation et les lieux d’implantation des centres d’excellence et des centres pilotes », a-t-il déclaré. Le ministre de la formation professionnel a aussi souligné qu’un financement existe déjà dans le cadre de ce projet Fpec même s’il a estimé que cela n’est pas suffisant pour faire face aux problèmes de la formation professionnelle.    

Mamadou GUEYE

L’Union européenne a accordé à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie une subvention de 459 millions de FCfa.  Cet appui a pour objectif d’accompagner le Sénégal dans l’élaboration d’une nouvelle année de base des comptes nationaux.

De nouvelles enquêtes statistiques par une méthodologie adaptée permettent d’obtenir des données indispensables à l’élaboration de politiques de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales. L’Union européenne a décidé d’accompagner l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans ce travail, en mettant à sa disposition une subvention de 459 millions de FCfa pour la révision des comptes nationaux. Cet appui est consenti  pour accompagner le Sénégal dans l’élaboration d’une nouvelle année de base de ses comptes nationaux qui seront alignés sur les meilleurs standards internationaux. 1999 est actuellement l’année de base des comptes nationaux et celle-ci est dépassée, parce qu’elle ne  reflète plus la taille et la structure réelle de l’économie sénégalaise. En effet, depuis quelques années, il y a un accroissement  des services financiers et des services orientés dans le secteur des technologies et de l’information, de même que l’émergence de nouvelles activités dans le secteur primaire dont la production ne cesse d’accroitre. Ces nouveautés impliquent l’insertion d’une démarche nouvelle.

Marc Boucey, chef de la coopération de l’Union européenne au Sénégal, a dit sa joie d’ « accompagner ce projet d’envergure qui va moderniser  la production de la statistique nationale » surtout dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, de la gestion axée sur les résultats et de la volonté de notre pays d’adhérer à la norme  spéciale de diffusion des données. M. Boucey est persuadé que le système national des indicateurs du Sénégal sera « davantage exhaustif et fiable ». Selon lui, toutes ces raisons ont fait que l’Union européenne n’a pas hésité à répondre à l’appel du Sénégal pour ce projet d’envergure.   

« L’avenir peut être abordé avec sérénité, car l’Ansd dispose de documents stratégiques clés et de plan stratégique de développement pour la période 2015-2019 », a déclaré Ababacar Sadikh Bèye, directeur général de cette Agence. Il a souligné que « l’Ansd a opéré un tournant décisif ces dernières années qui s’est révélé être un « véritable challenge ». Aussi, M. Bèye a insisté sur la nécessité d’avoir des données fiables et actualisées qui pourront aider à la prise de décision des gouvernants. Il a invité les particuliers « à communiquer des chiffres fiables » qui permettront de « reproduire la vraie image et la vraie structure de l’économie ». « Il devient nécessaire de faire des investigations poussées dans l’ensemble des secteurs économiques. Les faits sont confortés par les chiffres », a affirmé le directeur général de l’Ansd.   

Oumar BA


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