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Affaires et Finances (840)

Les membres de la première promotion d’agents de crédit ont reçu, hier, leur diplôme après près de deux mois de formation.

Pour favoriser le professionnalisme des agents de crédit des institutions de microfinance du Sénégal, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd), en partenariat avec le Centre de formation de la profession bancaire de Paris (Cfpb), a initié une formation au profit des agents de crédit. Ceux-ci ont reçu, hier, leur diplôme professionnel d’agent de crédit en micro finance, un parchemin reconnu dans tous les pays partenaires du Cfpb. Sur 56 participants, 31 ont reçu leur parchemin.

Présidant la rencontre, le directeur de cabinet du ministre délégué chargé de la Microfinance et de l’Economie solidaire a salué l’initiative de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés qui entre, selon lui, dans le cadre du renforcement des capacités techniques des agents de crédit des institutions de micro finance. Yatma Mody Ndiaye a rappelé que le rôle de l’Etat est de créer les conditions d’un environnement propice. Il a souligné que l’Etat compte jouer un rôle de premier ordre dans le développement du capital humain comme le veut le président de la République.

Il exhorte l’Apsfd à continuer dans cette voie en vue de la professionnalisation des institutions de microfinance. Ousmane Thiongane, vice-président de l’Apsfd, soutient que cette rencontre marque un évènement majeur car elle symbolise l’engagement particulier de cette organisation au développement du capital humain. Saluant le partenariat avec le Cfpb de Paris, M. Thiongane a déclaré que l’Apsfd veut contribuer au renforcement des capacités des dirigeants des institutions de micro finance. Parrain de la promotion, Mayoro Loum a rappelé le rôle primordial que jouent les agents de crédit dans le développement des institutions de micro finance. Selon lui, la complexité du métier et les risques qui y sont liés, justifient la mise en place de cette formation.

Porte-parole des récipiendaires, Mame Diarro Bousso soutient qu’ils sont désormais suffisamment outillés pour mieux exercer leur métier d’agents de crédit au service de la micro finance. A la fin de la cérémonie, la seconde session de formation du diplôme professionnel en microfinance, option agent de crédit, a été lancée.

Aliou KANDE

Julio Ricardo Loayza de la Banque mondiale a invité le gouvernement et les acteurs de la pêche à promouvoir la gestion communautaire. « Le gouvernement du Sénégal et toutes les parties prenantes devraient s’engager à continuer à promouvoir la gestion communautaire de la pêche comme un outil efficace pour contrôler et gérer l'accès à la pêche artisanale et de réduire la pêche illégale dans les zones de cogestion riches en ressources », a-t-il lancé, lors de l’atelier bilan de six années d’activités du Projet régional des pêches en Afrique de l’Ouest. « Les pêcheurs savent que cela fonctionne et sont prêts à l’adopter. Ngaparou, un village côtier sénégalais à 64 kilomètres au sud de Dakar, est un témoignage clair de l'impact positif de la cogestion sur les ressources marines et les conditions de vie des communautés.

C’est un modèle qui intéresse aussi des pays voisins », a-t-il ajouté. Toutefois, pour une véritable émergence de la gestion communautaire, M. Loayza a suggéré « une décentralisation accrue et une véritable délégation des pouvoirs aux communautés qui sont prêtes à les assumer ». Il a réaffirmé la volonté de la Banque mondiale « de continuer à travailler avec le gouvernement du Sénégal et avec toutes les parties prenantes pour parvenir à une utilisation durable des ressources marines ». Le Projet régional des pêches en Afrique de l’Ouest sera clôturé le 15 septembre prochain.

A. KANDE 

Présidant la 16e session des Assises du Mouvement des entreprises du Sénégal, le Premier ministre a invité le secteur privé à s’investir dans l’économie du numérique afin que notre pays puisse transformer « la promesse technologique en progrès économique et social pour réduire davantage la pauvreté et les inégalités à travers la création d’emplois et de valeur ajoutée ».  

Loin de leurs bureaux, les membres du Mouvement des entreprises du Sénégal se sont réunis, hier, pour se pencher sur les évolutions qui traversent le monde économique. Ils ont estimé que le Sénégal doit prendre des mesures pour assurer « la transition numérique » afin de profiter de ce secteur pleines de promesses.

Présidant ces assises, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, s’est félicité du choix du thème, affirmant que les Tic constituent une opportunité de moderniser l’économie sénégalaise. Il a indiqué que le Sénégal, dans sa marche vers l’émergence, ambitionne de se positionner parmi les cinq premiers pays en technologie dans le continent. Pour atteindre cet objectif, le Sénégal à besoin de son secteur privé, a affirmé le Premier ministre. 

« Il nous faut un effet de levier venant du secteur privé », a-t-il insisté, soulignant qu’il y a des opportunités dans le numérique pour le secteur privé. Dans la stratégie Sénégal numérique 2016-2025, le Sénégal compte mettre en œuvre des mesures pour améliorer davantage l’environnement des affaires dans le secteur du numérique et renforcer les Pme afin d’impulser la transformation numérique de l’économie sénégalaise. « Il faut transformer la promesse technologique en progrès économique et social pour réduire davantage la pauvreté et les inégalités à travers la création d’emplois de valeur ajoutée », a déclaré le Premier ministre.

Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal, Mbagnick Diop, a affirmé que la rencontre a pour but d’étudier tous les mécanismes et stratégies d’implication du secteur privé aux projets de mutations structurelles envisagées par l’Etat.  Il a noté que cette nouvelle économie engendre, « de façon inexorable, une modification des paramètres de la croissance par un dynamisme de la productivité et une réduction du chômage ».

En 2015, la contribution de ce secteur au Produit intérieur brut a été évaluée à 567 milliards de FCfa. Il a généré 19 000 emplois. L’automatisation et la dématérialisation des procédures administratives avec la plateforme Teledac, la construction d’un centre technologique et d’un bâtiment intelligent pré-câblé avec de la fibre à Diamniadio sont, d’après le chef du gouvernement, autant de jalons posés qui témoignent de l’attention que l’Etat porte à ce secteur.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Sénégal numérique : Le Meds veut un cadre législatif et réglementaire propice
Mbagnick Diop considère que le numérique est un facteur incontournable de la production de biens et de la compétitive des entreprises. Il a appelé l’Etat à relever les défis de mise en place d’un cadre législatif et réglementaire propice pour le développement de l’économie numérique. M. Diop a déclaré que les conclusions de ces assises seront transmises au chef de l’Etat. Le Mouvement des entreprises du Sénégal tenait, hier, la 16e session de ses assises économiques annuelles. Ces acteurs du secteur privé national ont échangé sur le thème : « Nouvelle économie : quelles mutations structurelles pour le Sénégal ? ».

M. DIAGNE

La Cncas a mobilisé un financement global de près de 5 milliards de FCfa pour permettre aux producteurs du Delta et de la Vallée du fleuve Sénégal, d'emblaver 15.600 hectares, dans la présente campagne agricole 2016-2017.

La campagne agricole a démarré dans de bonnes conditions dans le Delta et la Vallée du Fleuve Sénégal, a déclaré, hier, Baboye Sada Ly, directeur régional du développement rural de Saint-Louis. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, M. Ly a précisé que le matériel agricole, pour les cultures pluviales, n’est pas encore en place dans la région Nord. Cependant, a-t-il souligné, pour les cultures, les producteurs sont actuellement à la phase des opérations culturales qui vont de la protection (clôtures) des parcelles de culture, aux premiers sarclages. Concernant l’arachide, a-t-il poursuivi, cette spéculation se situe au stade de floraison et de la formation des 1ere gousses. A la date du 2 septembre dernier, les premiers semis de mil et de sorgho étaient au stade de tallage et de début de montaison. En scarifiage, le niébé commence à ramper et à fleurir. Le béref est au stade de semis et de sarclage.

Pour la récolte de la contre saison-chaude 2016, les producteurs de la vallée, sont à 99 % dans le Dagana, soit 33.709 hectares récoltés, et à 83 % dans le département de Podor, soit 6055 hectares en valeur réel. Les engrais commencent à être disponibles dans la région. On note, cependant, un problème de stockage et de conservation car les magasins de stockage disponibles ne peuvent pas contenir toute la production de paddy de la contre-saison chaude.

Il est difficile de trouver actuellement un endroit où garder cette importante quantité d’engrais. Du fait de l’état défectueux des pistes de production, il est également difficile de transporter cet engrais. Les mises en place de semence ont pris fin avec un taux d’exécution très satisfaisante. Parlant de la situation phytosanitaire, le directeur régional du développement rural de Saint-Louis a précisé qu’avec la reprise des pluies, l’état de développement végétatif des cultures est satisfaisant.

 Pour ce qui est du financement de cette campagne agricole, Sada Ly a rappelé que la Cncas, à l’issue de la première réunion de son comité de crédit, a mis en place un financement global de près de 5 milliards de FCfa pour emblaver 15.615 hectares sur un besoin de financement de 6 milliards 126 millions de FCfa pour la mise en valeur de 17.337 hectares dans la région Nord.

 Concernant la situation pluviométrique, M. Ly a souligné que les postes pluviométriques du département de Dagana et de Saint-Louis sont déficitaires. Par contre, les postes situés dans le département de Podor sont excédentaires, à l’exception de celui de la commune de Podor. La situation déficitaire de ces postes pluviométriques n’a aucun effet négatif sur les cultures parce que les pluies sont très bien réparties dans le temps. Aucune inondation n’est encore signalée dans les parcelles.  Il a aussi évoqué la situation hydrologique du fleuve Sénégal, rappelant que dans le département de Podor, le plan d’eau était à la côte de 4m 51 le 1er sept  2016 à 8 heures du matin, à  4m, 53, le lendemain à 8 heures, contre  4m, 39 en 2015 à 8 heures. La tendance est à la montée de 2 cm. Il faut préciser que la côte d’alerte à la station de Podor est de 5m. A Richard-Toll, le plan d’eau était à la côte de 3m 05 le 1er sept 2016 à 8 heures 00,  à 3m, 06, le lendemain à 8 heures contre 2m, 99 en 2015 à 8 heures. La tendance est à la montée de 1 cm. Il faut noter que la côte d’alerte à la station de Richard Toll est de 3m, 35. Le niveau du fleuve Sénégal à Diama (Amont Barrage) était à 1m, 83 IGN, le 02 sept 2016 à  8 h 00. A la même période de l’année dernière, le niveau du fleuve était à la  côte 1m, 97 IGN. Le débit lâché est égal à 1447 m3 /s contre 1468 m3 /s en 2015.

Selon Sada Ly, le niveau amont a été revu à la baisse pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint-Louis. Ce qui permet aussi de moduler les eaux fluviales vers Saint Louis et l’embouchure.  Le niveau du fleuve Sénégal à Saint-Louis est à la côte de 1m, 04 à l’échelle, le 02 sept  2016 à  8 h 00,  contre 0 m, 75 en 2015 à 08 h 00. Il faut rappeler que la côte d’alerte à la station de Saint-Louis, est de 1m, 75.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En juillet 2016, le prix du kilogramme de farine de blé a reculé de 0,4 %, en variation mensuelle, pour s’établir à 430 FCfa, selon la note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques du ministère de l’Economie, des Finance et du Plan. Au mois de juin de la même année, ce prix s’établissait à 431 FCfa, soit une baisse de 1 FCfa en valeur absolue.

Le prix du kilogramme de la farine de blé a connu, au niveau local, une baisse de 0,4 % au mois de juillet 2016, en variation mensuelle, pour s’établir à 430 FCfa, contre 431 F Cfa en juin de la même année. Une telle baisse est en partie liée à l’abondance des stocks mondiaux. Sur le plan international, le prix du blé tendre américain a baissé, en juillet 2016, de 11,0 % en rythme mensuel du fait de l’abondance des stocks mondiaux et des disponibilités exportables attendues dans la région de la Mer noire notamment en Russie et en Ukraine.

Au mois d’août 2016, les prévisions du Département américain de l’agriculture (Usda) tablaient sur une offre mondiale de blé de 985,3 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, soit des hausses respectives de 0,8 % et 1,3 % comparativement à celles du mois passé et aux estimations de la campagne 2015-2016.En glissement annuel, le cours du blé tendre américain a reculé de 12,5 % sur les sept premiers mois de l’année. Les prévisions du mois d’août de la demande mondiale de blé se sont également raffermies avec des augmentations respectives de 0,4 % et 3,3 % par rapport celles de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016.

Au mois d’août 2016, les prévisions du Département américain de l’agriculture (Usda) tablent sur une offre mondiale de céréales de 3145,2 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, en hausses respectives de 0,9 % et 3,8 % par rapport aux prévisions de juillet 2016 et aux estimations de 2015-2016. Aussi, les prévisions de la demande mondiale de céréales estimées à 2523,1 millions de tonnes se sont respectivement renforcées de 0,4 % et 3,8 % par rapport aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2015-2016.

Quant aux prix du sucre blanc, des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25 % brisure) au mois d’août 2016, ils ont progressé, en rythme mensuel. Par contre, les cours du blé tendre américain, du maïs argentin, des huiles végétales et du pétrole Brent se sont repliés sur la même période de l’année.

Mamadou SY

Brooke, une Ong présente au Sénégal depuis 2011 et qui vise le bien-être des équidés, a organisé, hier, un atelier sur le guide de bonne utilisation des antibiotiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains). Près d’une vingtaine de vétérinaires, ont pris part, à cette rencontre.

L’Ong Brook Afrique de l’Ouest qui œuvre pour le bien-être des équidés, a élaboré et mis en œuvre une stratégie vétérinaire au profit des prestataires de service. Cette stratégie vise l’amélioration de la qualité des services offerts par les partenaires et les prestataires. L’atteinte de ces objectifs passe par un renforcement des capacités techniques et des connaissances scientifiques de ces agents. D’où l’importance de cet atelier portant sur «le guide de bonne utilisation des antibiotiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains) qui s’est tenu, hier, au ministère de l’Elevage et des Productions animales. Cet atelier regroupant près d’une vingtaine d’agents vétérinaires, servira de cadre pour discuter des dernières actualités sur l’utilisation des (Ains) chez les équidés.

Présidant l’ouverture des travaux, Mamadou Ousseynou Sakho, Secrétaire général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, a invité les vétérinaires à œuvrer à la diffusion des bonnes pratiques d’utilisation des antibiotiques destinés aux équidés.

«Les vétérinaires devront faire en sorte que les bonnes pratiques d’utilisation d’antibiotiques soient diffusées pour garantir la santé des équidés », a déclaré M. Sakho. Le cheval, soutient-il, est un animal extrêmement sensible, et au-delà de l’utilisation d’antibiotiques, il y a des questions d’antiseptiques qu’il faut réunir pour ne pas perdre l’animal. Selon lui, il s’agit de faire en sorte que l’usage des médicaments soit fait à bon escient en vue de garantir la santé de l’animal. Il a rappelé que, depuis deux ans, les agents du ministère de l’Elevage travaillent en étroite collaboration avec les services de la Douane pour assainir le marché des médicaments vétérinaires, compte tenu de leur importance pour la santé humaine et animalière. Dr Sakho est d’avis qu’il faut sensibiliser les gens sur l’aspect nocif de ces médicaments et de lutter également contre leur utilisation abusive. « Nous menons des interventions en matière de santé des équidés à travers une stratégie. Il s’agit de renforcer la capacité des prestataires. Cet atelier sur les antibiotiques entre dans la stratégie globale de Brooke», a indiqué Elizabeth Caotes, représentante régionale de Brooke.

«Les équidés sont des animaux qui jouent un rôle important dans le développement économique dans notre pays. Ils servent de moyens de transport pour les personnes et les biens. Ils sont utilisés également dans les travaux champêtres. Ce sont des espèces nécessaires au développement agricole. Ce rôle nous pousse à les respecter davantage par leur prise en charge et leur protection», a renchéri Dr Isma Ndiaye, président de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal.

Aliou KANDE

Sur le marché local, les prix moyens respectifs du kilogramme de riz parfumé et de riz brisé ordinaire ont baissé de 1 % et 0,6 %, en variation mensuelle, pour s’établir à 373 FCfa et 274 FCfa, en juillet 2016, selon la Direction générale de la planification et des études économiques. Au mois de juin de cette année, ils avaient progressé de 0,1 % et 0,4 %, en variation mensuelle, pour s’établir à 377 FCfa et 276 FCfa, soit une baisse respective en valeur absolue de 4 FCfa et de 2 FCfa.

Au Sénégal, les prix moyens respectifs du kilogramme de riz parfumé et de riz brisé ordinaire ont baissé de 1 % et 0,6 %, en variation mensuelle pour s’établir à 373 FCfa et 274 FCfa, en juillet 2016, selon la Dpee. En juin 2016, ils avaient progressé de 0,1 % et 0,4 %, en variation mensuelle, pour s’établir à 377 FCfa et 276 FCfa, soit une baisse respective en valeur absolue de 4 FCfa et de 2 FCfa. En juillet 2016, les cours internationaux des variétés de riz indienne et thaïlandaise (25 % brisure) sont restés fermes. En rythme mensuel, ils se sont raffermis respectivement de 0,3 % et 0,2 %, en liaison principale avec la diminution de l’offre d’exportation. Sur le plan international, les prévisions du Département américain de l’agriculture au mois d’août 2016, tablaient sur une offre mondiale de riz de 592,6 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, en hausse respectives de 0,8 % et 1,3 % par rapport à celles de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016. Les prévisions du mois d’août 2016 de la demande mondiale de riz, estimées à 478,8 millions de tonnes ont baissé de 0,4 % par rapport à celles de juillet 2016 contre une croissance de 1,1 % en comparaison aux estimations de 2015-2016, indique la Dpee. Sur les sept premiers mois de 2016, le cours du riz indien a reculé de 3,3 % alors que celui du riz thaïlandais s’est conforté de 2,5 % par rapport à la même période de 2015.

M. SY

maisLe prix du kilogramme du maïs séché, au niveau local, est en hausse de 0,6 % en variation mensuelle. Il s’échangeait ainsi à 269 FCfa le kilogramme en juillet dernier, contre 267 FCfa le mois précédent. Après trois mois de hausses consécutives, le cours du maïs argentin a enregistré une baisse mensuelle de 8,9 % au mois de juillet 2016. Les conditions météorologiques plus favorables que prévues aux Etats-Unis ont affaibli les cours du maïs en juillet 2016. Sur les sept premiers mois de 2016, le cours du maïs argentin a accru de 0,5 % comparativement à la même période de 2015. Au mois d’août 2016, le département américain de l’agriculture a estimé la production mondiale de maïs à 1028,4 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, soit des hausses respectives de 1,7 % et 1,5 % par rapport aux prévisions de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016. Les prévisions du mois d’août 2016 de la consommation mondiale de maïs établies à 1016,9 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, ont progressé respectivement de 0,8 % et 3,7 % comparativement à celles de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016.

M. SY

Huiles végétales : Le prix du litre en repli de 0,6 %
Sur le marché sénégalais, en juillet 2016, le prix du litre d’huiles végétales s’est replié de 0,6 %, en variation mensuelle, pour s’échanger à 1408 FCfa.

Le prix du litre d’huile végétale passe ainsi de 1417 FCfa en juin 2016 à 1408 FCfa en juillet 2016, soit une baisse de 0,6 %, en variation mensuelle. Une telle baisse serait liée à la contraction respective de 1,6 % et 1,1 % en juillet dernier, en variation mensuelle, après quatre mois de hausses consécutives des cours des huiles de soja et d’arachide, indique la Dpee. Le prix de l’huile de palme s’est également replié (- 4,7%) de nouveau sur la période. Cependant, sur les sept premiers mois de 2016, les cours des huiles de soja et d’arachide se sont renforcés respectivement de 0,4 % et 6,9 % alors que celui de l’huile de palme a, au contraire, reculé de 0,5 %.

Le Département américain a évalué, au mois d’août 2016, l’offre mondiale d’huiles végétales à 206,5 millions de tonnes, soit des hausses respectives de 0,3 % et 3,1 % par rapport aux prévisions de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016. Les prévisions du mois d’août 2016 de la demande mondiale d’huiles végétales, établies à 184,4 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, ont également progressé de 0,1 % et 3,4 % respectivement par rapport à celles de juillet 2016 et aux estimations de la campagne 2015-2016, selon la Dpee.

M. SY

sucre
Sur le marché local, en juillet 2016, le prix du kilogramme de sucre raffiné en poudre est resté stable à son niveau de juin 2016 (596 FCfa). Au mois de juillet 2016, le cours du sucre blanc au niveau mondial a enregistré une progression mensuelle de 2,4 %.

Selon la Fao, cette remontée est liée à l’appréciation de la monnaie brésilienne (le réal) par rapport au dollar entre juin et juillet 2016. En effet, une dépréciation du dollar face au réal soutiendrait les cours internationaux du sucre. En glissement annuel, le cours du sucre blanc s’est consolidé de 25 % sur les sept premiers mois de 2016. Dans ses dernières estimations, le Département américain de l’agriculture a évalué l’offre mondiale de sucre à 262,7 millions de tonnes pour la campagne 2016-2017, soit un recul de 0,9 % comparativement à la campagne 2015-2016. En revanche, les prévisions de la demande mondiale de sucre, situées à 174,2 millions de tonnes, ont augmenté de 1 %.

M. SY

Les éprouvantes périodes de soudure qui hantaient naguère le sommeil des paysans de Kolda appartiennent désormais au passé. La région est devenue autosuffisante en riz. La production rizicole est passée de 20 191 tonnes de paddy en 2014 à 162 964 tonnes en 2015 soit une augmentation de plus de 8%.

La région de Kolda est désormais autosuffisante en riz. La production rizicole est passée de 20 191 tonnes de paddy en 2014 à 162 964 tonnes en 2015, soit une augmentation de plus de 8 %. La mise en place, à temps, d’importants quotas de semences certifiées de riz a permis d’augmenter les superficies emblavées, d’accroître les rendements à l’hectare et de booster la production rizicole. Les quantités de semences de riz certifiées sont passées de 981 tonnes à 3035 tonnes entre 2014 et 2016. Ces résultats témoignent, selon Mamadou Badiane, Directeur régional du développement rural (Drdr), des efforts de l’Etat en termes de mesures d’accompagnement et autres investissements pour atteindre l’autosuffisance en riz par l’augmentation de la contribution du riz pluvial à hauteur de 40 %. Il cite, entre autres, les mesures prises en matière de fertilisation minérale, de protection des cultures, de mécanisation, de maîtrise de l’eau, de conseil agricole et rural, de formation et d’exonération des taxes.  La couverture des besoins en céréales de la population de Kolda entre 2015 et 2016 est largement assurée. Sur une production de céréales brutes de 257 440 tonnes avec 30 % de pertes/prélèvements, soit 76 332 tonnes, les disponibilités en céréales ont atteint la barre de 178 108 tonnes. Les besoins céréaliers des populations sont estimés à 122 554 tonnes avec un excédent de 55 554 tonnes. La production de riz paddy a atteint 162 964 tonnes avec 30 % de pertes/prélèvements. Les disponibilités en riz s’élèvent à 114 075 tonnes pour 68 445 tonnes de riz décortiqué alors que les besoins de la population sont de 52 996 tonnes, soit un excédent de 15 449 tonnes.

L’objectif du Pracas pour la campagne agricole 2015-2016 pour la région de Kolda était de 136 000 tonnes de riz paddy pour une superficie emblavée de 46 000 hectares. Les prévisions pour 2016-2017 s’élèvent à 50 000 hectares pour une production de 149 000 tonnes. Le retard dans la mise en place de l’Urée dans les départements de Kolda et de Vélingara est lié au non respect des cahiers de charges par la Semac, le manque de moyens logistiques et de connexion internet des services départementaux de développement rural (Sddr) de Médina Yoro Foulah et de Vélingara et les dégâts causés dans les parcelles de coton, d’arachide et de maïs des producteurs du Pôle Sapa Fouladou de la Sodefitex risquent de contrarier ces prévisions. Pour le directeur régional du développement rural de Kolda, « la Semac doit être remplacée, au plus vite, par un fournisseur plus crédible et capable de mettre en place les quotas d’Urée prévus dans les départements de Kolda et Vélingara, compte tenu surtout du stade phénologique du mil et du maïs ».

Mamadou Aliou DIALLO

Délaissée par nombre de jeunes au profit de l’orpaillage dans la région de Kédougou, l’agriculture est en train de retrouver un souffle nouveau dans cette partie orientale du Sénégal où un regain d’attention à fini d’envahir les terres arables. Les producteurs qui s’en réjouissent estiment que cette nouvelle donne est le résultat des efforts entrepris par l’Etat grâce aux interventions de proximités soutenues par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

A la simple évocation de Kédougou, les esprits s’orientent vers cette région orientale du Sénégal où l’activité reste dominée par l’orpaillage et l’exploitation industrielle de l’or. Cette donne qui a fini d’inquiéter nombre d’acteurs du développement rural pourrait devenir un vieil souvenir grâce à la ruée notée, de plus en plus, vers les terres agricoles de la zone. L’Etat, comme l’a rappelé le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, veut que cette région retrouve sa vocation agricole, à l’instar des zones agro-écologiques du Sénégal. Cette volonté déclinée dans le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) bénéficie, désormais, d’un écho favorable auprès des populations de Kédougou. Les échanges que le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a eu avec les agriculteurs de la région lors de la tournée qu’il vient de boucler sur le terrain, dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2016, ont été plus que révélateurs. Pour cette campagne agricole, les producteurs de Kédougou affirment que les terres arables ont été l’objet d’une véritable convoitise.

De Salémata à Saraya, en passant par Kédougou commune et Bandafassi, les bas fonds aménagés n’ont pas pu contenir la demande exprimée par les producteurs pour les emblavures, indique Samba Diallo, président de l’organisation faitière. « Les gens se trompent, aujourd’hui, en croyant que Kédougou, c’est seulement l’or qui attire les populations locales », a déclaré le producteur. Il reste convaincu que l’agriculture est en train de prendre le dessus sur la quête artisanale de l’or dans cette partie du Sénégal.

Des milliers d’hectares consacrés à l’agriculture
L’exemple des superficies consacrées à la production de riz par le Gie Afia dans les bas fonds et les champs de maïs, dans la zone de Bandafassi et de Salémata en est une preuve, selon les producteurs. Cette année, ce sont des milliers d’hectares qui ont été emblavés en ce qui concerne les céréales. Dans le Bandafassi, seulement, plus de 335 hectares sont consacrés à la riziculture grâce à la poursuite des efforts entrepris par le Papil dans la zone. La vingtaine de tonne de semences améliorées fournie par le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer) durant cette campagne dans ladite localité ont été entièrement semées, selon les déclarations du coordonnateur du programme, Ngagne Mbao. Pour le maïs, environ plus de 1000 hectares ont été emblavés. Dans cet élan, les populations ont bénéficié d’un appui de la Sodefitex qui, à travers sa filiale Bamtaaré, a fourni des semences et acheté la totalité de la production de céréale de l’année dernière.

Le Padaer, selon son coordonnateur, compte poursuivre les efforts en termes de matériels agricoles et d’aménagements afin que Kédougou puisse maintenir cette cadence et retrouver sa vocation naturelle de zone de prédilection du maïs au Sénégal. « La zone fait partie des priorités de l’Etat pour l’agriculture car, c’est une zone à haut potentiel agricole », a soutenu Younoussa Mballo, coordonnateur du P2RS.

Trois unions de producteurs ont été créées dans la région, selon Samba Diallo. Il indique que cela traduit l’engouement que suscite, désormais, l’agriculture dans la région. Selon M. Diallo, tout cela est dû aux efforts de l’Etat et de l’intérêt accordé au secteur de l’agriculture dans le Plan Sénégal émergent et traduit, sur le terrain, par le Pracas. Les producteurs de Kédougou souhaitent plus d’accompagnement. Ils peuvent compter sur la tutelle qui, comme l’a indiqué le ministre, est en train de tout mettre en œuvre pour traduire, en réalité, la volonté du chef de l’Etat, à savoir, « faire en sorte que les zones qui sont au-dessus des 800 millimètres de pluie puissent assurer leur approvisionnement sur une base endogène ».

De notre envoyé spécial, Seydou Prosper SADIO

La Chambre d’agriculture du Sénégal (Case) est toujours à l’état de projet, deux ans après son lancement. Le président de la Convention nationale pour le développement rural (Cndr), Oumar Sakho, invite le gouvernement à accélérer le processus. En visite, mercredi, au quotidien national Le « Soleil », il estimait que cette structure constitue une « forte aspiration » des producteurs agricoles.

Le projet de mise en place de la Chambre d’agriculture du Sénégal a été lancé, il y a de cela deux ans. Depuis lors, le processus semble au ralenti. Le président de la Convention nationale pour le développement rural, Oumar Sakho, en visite au quotidien nationale « Le Soleil », a rappelé que le processus a été lancé suite aux difficultés auxquelles les paysans : semences de mauvaise qualité, l’arrivée tardive des engrais, mauvaise répartition du matériel agricole, la non implication des producteurs dans le processus. Selon lui, l’Etat met 30 à 40 milliards de FCfa par an pour subventionner les producteurs, représentant 12 % des besoins de l’agriculture au Sénégal. « Cette subvention n’arrive jamais à destination parce qu’elle est captée par des affairistes, des hommes d’affaires au détriment du monde rural », a déploré Oumar Sakho, par ailleurs, superviseur national du Programme maïs.

Pour pallier ces manquements, rappelle-t-il, la Convention nationale pour le développement rural avait évoqué l’idée de la création d’une Centrale d’achats et de services (Case). « Lorsque nous avons saisi le Premier ministre lors de sa déclaration de Politique générale, il nous a suggéré d’écrire. C’est ce que nous avons fait », a rappelé M. Sakho, soulignant que c’est par la suite que le président de la République, Macky Sall, a confié le dossier au Secrétaire d’Etat chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes. Un cabinet a été sélectionné pour appuyer le processus de création de la nouvelle institution, ses missions, sa nature juridique, son fonctionnement, le mode de désignation de ses membres, etc. « Il existe certes la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture mais force est de reconnaître que la section agricole a toujours été le parent pauvre de l’institution », a indiqué Oumar Sakho. Au début, la seule objection de l’autorité était d’articuler cette institution avec la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. « Cela fait deux ans que les choses ne bougent pas », déplore Oumar Sakho, malgré les nombreux voyages d’études et d’imprégnation en France, au Mali et en Côte d’Ivoire, pour s’inspirer de leurs pratiques dans la conduite des Chambres d’agriculture. La Chambre d’agriculture du Sénégal tarde toujours à prendre son envol. Le président de la Convention nationale pour le développement rural pense que ce blocage est lié au fait que des plateformes ne souhaitent pas que cette institution soit conçue par et pour les producteurs, regrettant le fait que « nous assistons à une guerre sans merci entre le patronat et les dirigeants actuels pour le contrôle de la chambres consulaire de Dakar ».

Sa conviction est que le processus de création de la Chambre d’agriculture du Sénégal est irréversible. « Il s’agit d’une forte aspiration des acteurs ruraux qui souhaitent être impliqués dans la gestion », a réaffirmé M. Sakho. « Nous ne sommes ni pour le Patronat encore moins pour les Chambres consulaires. Nous voulons notre indépendance », a-t-il ajouté, invitant les pouvoirs publics à adopter une « démarche scientifique » en impliquant notamment l’université Gaston Berger de Saint-Louis qui a une expertise en la matière. « Si nous ne le faisons pas, les investissements que l’Etat affecte au monde rural seront nuls et sans impacts sur le vécu des producteurs », a averti Oumar Sakho. Il estime que le secteur agricole a besoin d’organisation et de structuration d’autant qu’il y a beaucoup de jeunes diplômés qui s’y intéressent.

Souleymane Diam SY

Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, est venu à la conférence avec un exemplaire du contrat qui lie l’Etat du Sénégal à Tender Oil. Il a expliqué son geste par le souci de transparence. « Le contrat a été rédigé relativement à la loi 98-05 du 8 janvier 1998 portant code pétrolier », a déclaré Thierno Alassane Sall. Il a révélé que tender Oil avait des obligations de travaux pour deux blocs pétrolier : Onshores Saloum et Sénégal Onshore Sud. Le montant s’élève à 21 milliards de FCfa. Le ministre de l’Energie et du développement des énergies renouvelables est aussi revenu sur la participation de Kosmos energy dans la recherche à Saint-Louis offshore et Cayar offshore.

« La société Timis a signé l’accord avec l’Etat du Sénégal en janvier 2012. Pour l’appuyer dans ces obligations de recherche de forage, il a fait appel Kosmos energy en 2014. Timis a cédé 60 % de ses parts à Kosmos energy qui mène, depuis, les travaux nécessaires pour la découverte », a confié le ministre.

Mamadou DIAGNE (Stagiaire)

Le Groupe Agronomix a annoncé, samedi, à Abidjan la construction de trois usines en Côte d’Ivoire dont deux à Yamoussoukro (Centre) et l’autre à Abengourou dans l’Est du pays pour un coût total d’un peu plus de 16 milliards de FCFA. Selon le Directeur général adjoint de cette entreprise ivoirienne, Joël Amani qui s’exprimait dans un entretien avec la presse à Yopougon (Ouest d’Abidjan) en marge de l’ouverture de la cave « vinophile » appartenant au Groupe Agronomix, ces trois usines sont financées à hauteurs de 25 millions d’euros, soit un peu plus de 16 milliards de FCfa. « Il y a une usine de transformation de cacao qui sera implantée à Abengourou (Est), il y a une usine de transformation de tomate prévue à Koriakro (Yamoussoukro), et il y a une usine de conditionnement de légumes et fruits divers qui sera également à Yamoussoukro », a expliqué M. Amani, précisant que les usines de transformation de la tomate et de conditionnement des légumes et fruits seront construites à Koriakro dans la sous-préfecture de Lolobo, à une vingtaine de kilomètres au Nord de Yamoussoukro. « L’usine de conditionnement nous permettra de conserver les légumes et fruits plus longtemps », a-t-il poursuivi, soulignant que le matériel est en train d’être fabriqué en Italie où le président directeur général du Groupe, Christophe Honoré Yapi ira bientôt pour voir l’avancement des travaux. « On a déjà lancé les études de l’impact environnemental. D’ici à la fin de l’année, le matériel va arriver à Abidjan et on va commencer la construction véritable des usines » dont « l’opérationnalité est prévue l’année prochaine ».

Par ailleurs, M. Amani a insisté sur la volonté de son groupe d’offrir de l’emploi aux jeunes du pays. C’est pourquoi, Agronomix prévoit de recruter, sur place à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays, notamment à l’Institut national polytechnique, Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) des étudiants après leurs études. « C’est une entreprise qui aura besoin d’ingénieurs, des statisticiens, des chimistes qui vont venir de l’INP-HB. Ces usines vont créer 600 emplois directs et 400 emplois indirects, donc 1000 emplois potentiels en Côte d’Ivoire », a ajouté Joël Amani, sollicitant l’accompagnement du gouvernement ivoirien. « C’est un gros projet qui nous tient à cœur parce que le développement de la Côte d’Ivoire est certes basé sur l’agriculture, mais aussi l’emploi des jeunes. Il faut que le gouvernement nous accompagne. Nous croyons et nous savons où nous voulons aller », a encore insisté M. Amani qui croit que l’émergence doit passer par les opérateurs économiques ivoiriens. C’est pourquoi, a-t-il conclu, « il faut que nos dirigeants sachent que derrière, il faut aider les opérateurs économiques ivoiriens ». Le Groupe Agronomix SA est présent dans l’hévéaculture, la cacaoculture, la culture du palmier à huile, les cultures maraîchères, les cultures vivrières de même que dans l’exportation de fruits et légumes, la conception et la distribution d’engrais bio.

Son modèle économique est basé sur l’intégration de l’agriculture et du commerce. Le Groupe opère, de façon transversale, dans la chaine du secteur agro-économique en partenariat avec plusieurs sociétés nationales, sous régionales et internationales.

(APA)

Le premier président de la Cour suprême ne figure pas ès qualités sur la liste des autorités assujetties à la déclaration de patrimoine en vertu de l'article 2 de la loi n° 2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine. C’est donc en qualité d’ordonnateur du budget de la Cour suprême que l’Ofnac lui exige le dépôt de sa déclaration de patrimoine.[1] En effet,

-  l’article 7 du décret n° 2009-1323 du 30 novembre 2009 portant régime financier de la Cour suprême stipule que « le Premier président de la Cour suprême est l’ordonnateur des recettes et des dépenses inscrites au budget de la Cour »,
- l’article 17 du décret n° 2011-1880 du 24 novembre 2011 portant Règlement général sur la Comptabilité publique dispose que « les présidents des institutions constitutionnelles sont ordonnateurs principaux …des dotations … de leur institution »,
- et l'article 67 de la loi organique n° 2011-15 du 8 juillet 2011 relative aux lois de finances énonce que « les présidents des institutions constitutionnelles sont ordonnateurs principaux des crédits …de leur institution ».
 Sans entrer dans tous les détails nécessaires, arrêtons-nous sur les dispositions des alinéas 3 et 4 de l’article 67 de la loi organique du 8 juillet 2011 qui ont, inconditionnellement, une autorité supérieure à celles des deux décrets cités ci-dessus et posons-nous la question suivante : le premier président de la Cour suprême est-il bien l’ordonnateur principal du budget de la Cour suprême voté par l’Assemblée nationale ?
Le troisième alinéa de l'article 67 de la loi organique de 2011 précitée indique que « pendant une période maximum de cinq (5) ans à compter du 01 janvier 2012, le ministre chargé des finances reste l'ordonnateur principal unique du budget général… ».
Quant au quatrième alinéa du même article 67, il précise que « pendant cette période de cinq (5) ans, le ministre chargé des finances peut proposer la délégation de son pouvoir … d’ordonnancement … aux présidents des institutions constitutionnelles... ». (Cf. à ce sujet, les commentaires à la page 71 du Guide didactique de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 portant lois des finances au sein de l’UEMOA).
À notre connaissance, le ministre chargé des Finances n'a pas, à ce jour, proposé une délégation de pouvoir d'ordonnancement au premier président de la Cour suprême. Pour corroborer ce qui précède, il suffit de constater que le premier président de la Cour suprême ne signe pas les mandats qui permettent le versement de la dotation budgétaire sur le compte de dépôt de fonds de la Cour ouvert dans les écritures du Trésor public.
 En l’absence d’une délégation de pouvoir d’ordonnancement, le ministre chargé des Finances reste l’ordonnateur principal du budget général de l’État jusqu’au 1er janvier 2017 ; par conséquent, le premier président de la Cour suprême n’est présentement pas concerné par l’article 2 de la loi du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine exigée des ordonnateurs qui gèrent des dotations budgétaires dont le montant dépasse un milliard de franc CFA.
[1] La catégorie des administrateurs de crédits n’existe plus dans le droit budgétaire en vigueur : la définition donnée à l’article 2 du décret n° 2014-1463 du 12 novembre 2014 portant application de la loi n° 2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine est celle du décret du 13 mars 2003 portant Règlement général sur la comptabilité publique, dont les dispositions sont abrogées et remplacées depuis le 1er janvier 2012 par le décret n° 2011-1880 du 24 novembre 2011. C’est dire que le droit existant ne reconnaît plus les administrateurs de crédits comme personnels chargés de l’exécution du budget de l’État. Le législateur n’aurait pas dû mentionner les administrateurs de crédits sur la liste des assujettis à la déclaration de patrimoine.

* Le surtitre et le titre sont de la rédaction

Par  Mamadou Abdoulaye SOW

Inspecteur principal du Trésor à la retraite,
         Ancien Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor,
            Ancien ministre.

Grâce aux premiers semis déjà arrivés en maturité dans les champs de case, le maïs est présent sur le marché à Kédougou. Une performance que les techniciens de la direction régionale de développement rural justifient par la qualité des semences fournies, cette année, et la bonne pluviométrie.

Les premières récoltes de maïs sont déjà sur le marché, dans la région de Kédougou. De Bandafassi à Saraya, en passant par Salémata et Kédougou, les champs de case que les producteurs consacrent à la consommation locale ont fourni leur résultat. Une moisson que les techniciens du développement rural de Kédougou justifient par le concours de plusieurs facteurs. Selon le chef du service départemental du développement rural de Salamata, Guy Valentin Médang, la présence du maïs, en cette période, sur le marché local, est due, entre autres, à la qualité des semences et la pluviométrie abondante et régulière enregistrée dans cette partie orientale du Sénégal. « Ces récoltes de champs de case, les producteurs de la région les doivent à la qualité des semences hâtives parvenues grâce aux efforts de l’Etat dans la zone, à la disponibilité de l’engrais et aux pluies abondantes », a déclaré le technicien. Il mentionne que la région de Kédougou a reçu plus de 1000 millimètres de pluie durant cette campagne. « La plupart des postes ont déjà dépassé, au mois d’août, les 1000 millimètres de pluie », a noté M. Médang. C’est dans une pluie battante que le cortège du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, en visite dans la zone, dans le suivi de la campagne agricole, a effectué le détour sous les collines de Bandafassi pour aller au contact des producteurs. Samba Diallo, porte-parole de ces derniers, a profité de l’occasion pour solliciter plus d’aménagements pour les champs de maïs à l’instar des efforts en cours dans les vallées rizicoles.
1000 hectares emblavés
Il estime que Kédougou reste encore une zone de prédilection du maïs et il souhaite que l’Etat, à travers les projets et programmes agricoles, poursuive les efforts entrepris. Le manque d’équipements agricoles et d’infrastructures de stockage et de conditionnement des récoltes reste une préoccupation dans le Kédougou, selon le producteur. Le ministre de l’Agriculture a exhorté les porteurs des projets et programmes intervenant dans la zone comme le Padaer et le P2rs, à accélérer la cadence afin de mieux doter les zones agricoles en matériels lourds. Selon le gouverneur de région, Wiliame Manel, la région de Kédougou souffre encore de manque de tracteurs et de matériels post récoltes. Une requête que le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a promis de traiter avec diligence. Papa Abdoulaye Seck a pris l’engagement de veiller au traitement des besoins des producteurs de la région. En ce qui concerne les aménagements, le coordonnateur du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer), Ngagne Mbao affirme que les études ont été  effectuées et que le programme n’attend que les ressources additionnelles pour poursuivre les efforts. Pour cette présente campagne, les producteurs de Kédougou ont pu emblaver 1000 hectares pour le maïs.

De notre Envoyé spécial, Seydou Prosper SADIO

Les inondations et violents vents, la faible productivité des périmètres bananiers (les rendements sont en moyenne 20 tonnes/ha pour un potentiel de 60 tonnes/ha), l’importance des pertes post-récoltes (entre 20% et 30% de la production) sont, entre autres, les contraintes qui bloquent la banane du pays pour satisfaire les besoins nationaux et prétendre à s’exporter.

Le Collectif régional des producteurs de bananes de Tambacounda (Corprobat) est une organisation faitière qui a été mise en place depuis 2003, suite aux inondations qui avait endommagé plus de la moitié des plantations de banane. A l’époque, les producteurs s’étaient regrouper au sein du Collectif des sinistrés des producteurs de la vallée du Fleuve Gambie qui regroupe toutes les organisations de producteurs de la région de Tambacounda et en particulier toutes les plantations (Gies)  usagers du cours d’eau du fleuve Gambie (rives gauche et droite). Ces producteurs exploitent  plus de 1250 hectares, le long de la vallée du fleuve Gambie. Il compte 5618 membres dont les 35 % sont des femmes. Adama Ndao, son Secrétaire générale, estime que l’absence de subvention sur le gasoil grève le compte d’exploitation des producteurs. Chaque année, 920 000 litres sont nécessaires pour un montant de 547 400 000F. Le désenclavement de certaines zones de production et les infrastructures post-récoltes comme les stations de conditionnement, magasins de conservation et de mûrisserie ainsi que l’accès au financement constituent aussi un handicap.  

En 2016,  la production est estimée à 24750 tonnes et la prévision pour 2017 tablent sur 30 000 tonnes, indique Mamadou Omar Sall du Corprobat dont la structure œuvre pour le développement de la filière banane par l’organisation des producteurs en grands ensembles, la maîtrise des techniques modernes de production, l’amélioration de la qualité de la production avec des infrastructures de conditionnement, d’approvisionnement en intrants, de transport et  un système de commercialisation qui rémunère, à sa juste valeur, l’effort des producteurs. M. Sall pense que si ces préalables sont assurés, l’autosuffisance en banane peut être atteinte d’ici à 10 ans.  

P. D. SIDIBE

En visite dans les bananeraies de Laboya Adiaf Sankane et de Gouloumbo, le ministre de l’agriculture a estimé que dans deux ans, l’autosuffisance en bananes devrait être  atteinte. Pour cela, il a préconisé un atelier national pour que l’Etat, les producteurs et les partenaires puissent discuter. D’ici à 2018, si toutes les dispositions sont prises, le Sénégal pourrait produire sa consommation estimée à 90 000 tonnes et même exporter la banane biologique. Cela augmentera les revenus des acteurs.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, s’est dit émerveillé après avoir visité des champs de bananes à Tambacounda. Ces bananeraies sont  des exploitations familiales bien structurées  et en quête de productivité et de compétitivité. Pour le ministre de l’Agriculture, l’exploitation familiale ne rime pas avec pauvreté et celle-ci doit se conjuguer avec les innovations  technologiques. « A Tambacounda, précisément à Laboya, c’est un exemple concret avec Mamadou Sall, conseiller du président de la République qui reste un grand exploitant agricole. Il a une exploitation familiale de type moderne parce qu’utilisant les innovations technologiques », a déclaré Papa Abdoulaye Seck. Ce grand producteur s’est engagé résolument vers l’émergence en portant les idéaux de ce plan Sénégal émergent.  

Pour la banane du Sénégal, le potentiel est important. Mais l’optimisation de la filière passe par le règlement de certains préalables.  Dans la région, la production à l’hectare tourne autour de 20 tonne alors que le potentiel est de 60  tonne à l’hectare. En utilisant des moyens adéquats, en augmentant les investissements, les rendements pourraient être multipliés par trois.   
Il s’agit aussi de réfléchir sur les pertes après récoltes qui sont significatives (environ 30 %). Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer le dispositif post-récolte pour minimiser ces pertes. « Il faut aussi renforcer la dimension biologique pour la culture de bananes. C’est pourquoi, de commun accord avec les producteurs, les organisations professionnelles, nous avons décidé d’organiser,  dans les prochains jours, un atelier national qui regroupera l’ensemble des acteurs », a déclaré Papa Abdoulaye Seck. Cet atelier national réfléchira sur les mécanismes à mettre en place pour atteindre l’autosuffisance en banane du Sénégal.   Ainsi, grâce à ce dispositif, le Sénégal pourrait produire suffisamment de bananes pour satisfaire sa consommation et même exporter de sa production. Cela renforcera les revenus des acteurs. « C’est avec beaucoup d’espoir que je quitte cette région en disant que tout est possible avec la banane du Sénégal. Il suffit de mieux nous organiser pour changer la physionomie de la banane au Sénégal. C’est possible », a dit le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Pape Demba SIDIBE

La Place Omvs a servi de cadre, avant-hier, au lancement de la caravane de sensibilisation du Concours national de business academy. Cette initiative de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) vise à accélérer la création d’emplois.

Le directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a lancé, hier, la caravane de sensibilisation du Concours national de business academy. La cérémonie s’est déroulée au Rond point de la Place Omvs. «Nous voulons encourager les jeunes à innover. Nous leur demandons de produire des idées. Sur l’ensemble des idées enregistrées, 700 seront retenues pour une compétition de business plans. Les 150 meilleurs projets seront intégralement financés à hauteur de 25 millions de FCfa», a expliqué Mabousso Thiam.  Il a souligné que depuis son lancement, près de 2 millions de personnes suivent cette initiative à travers les réseaux sociaux et que 1400 personnes sont déjà inscrites. M. Thiam précise que ce concours est ouvert à tout Sénégalais âgé de 18 à 50 ans. « Ce concours, a-t-il poursuivi, est organisé en vue d’accélérer la croissance inclusive et la création d’emplois. » Il cible les dirigeants d’entreprises et les porteurs de projets vivants au Sénégal et dans la diaspora en vue de renforcer, en eux, l’innovation, la créativité et ainsi proposer des solutions à impact immédiat et durable.
Pour cette première édition qui se tient du 12 août au 12 septembre, l’Adepme souhaite toucher, par la communication, de potentiels entrepreneurs, identifier des milliers d’idées de projets, former des centaines de candidats en entreprenariat pour transformer leurs idées en entreprises rentables et enfin récompenser les meilleurs business-plans. Les lauréats seront accompagnés par une centaine de mentors et parrains pour la concrétisation de leur projet. L’un des axes prioritaires de ce concours est la mise en place d’une plateforme web et d’un observatoire pour la création d’entreprises. Les personnes intéressées sont invitées à s’inscrire sur les sites : www.adepme.sn et www.businessacademy.sn. « C’est une bonne initiative de lancer une caravane de sensibilisation sur ce concours que je trouve pertinent. Mais les responsables de l’Adepme doivent sillonner les quartiers et aller jusqu’en banlieue et même dans les régions pour toucher un public plus large », recommande Matar, un jeune diplômé intéressé par le projet.  

Aliou KANDE

Les Petites et moyennes entreprises (Pme) n’ont pas souvent accès à l’information économique leur permettant de booster leurs activités. Le Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes), une jeune organisation patronale, a organisé, avant-hier, un atelier de sensibilisation de ses membres sur certains mécanismes d’échanges intra-communautaires notamment sur le Schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao.

Beaucoup d’opportunités d’affaires existent dans l’espace Cedeao qui compte près de 350 millions de consommateurs. Malheureusement, par manque d’informations, ce potentiel reste inexploité. Pour y remédier, le Conseil des entreprises du Sénégal (Cdes) a organisé, avant-hier, un atelier pour sensibiliser ses membres sur « le Schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao ». « Avec la direction du Nepad, la direction nationale de la Cedeao, le ministère de l’Industrie et des Mines et la douane, nous avons organisé cet atelier pour expliquer aux petites et moyennes entreprises (Pme), membres du Cdes les opportunités d’affaires, le schéma de libéralisation et les procédures à suivre pour obtenir un agrément afin d’exporter ou d’importer, à moindre coûts », a expliqué Babacar Diagne. Le président du Cdes a regretté le faible volume commerce intra-communautaire comparé au commerce intra-européen qui est de 70 %. Le Conseil des entreprises du Sénégal veut faciliter l’accès à l’information pour faciliter la création de richesses des entreprises membres de cette organisation. « Nous sommes dans une région où l’information économique ne circule pas bien. Nous voulons faire profiter le maximum de personnes des opportunités d’affaires qui existent. Il y en a beaucoup, malheureusement, les opérateurs n’ont pas toujours accès à l’information », a rappelé M. Diagne. Le directeur de l’Intégration régionale au ministère du Commerce, Jean Antoine Diouf, a indiqué que le Schéma de libéralisation des échanges est l’outil principal de promotion des échanges intra-communautaires. « Ce commerce est très faible en Afrique même si nous n’avons pas les statistiques exactes », a soutenu M. Diouf. L’outil, a-t-il mentionné, offre de nombreux avantages. Il permet d’exporter vers les 14 autres pays de la Cedeao sans droits de douane, de mesurer le degré d’industrialisation d’un Etat, d’offrir aux consommateurs des produits de qualité et à bon marché, de favoriser la production intercommunautaire, etc., a-t-il expliqué. Baba Ndiaye de la direction du Redéploiement industriel au ministère de l’Industrie et des Mines, qui a fait un exposé sur « Les règles d’origine communautaire », a fait noter que des produits  sont considérés comme entièrement obtenus au sein de la Cedeao si 60 % de l’ensemble de leurs matières premières sont originaires de l’espace. La rencontre a enregistré une trentaine de participants.

Ndiol Maka SECK

La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) prévoit une croissance de 7,1 % en 2016 dans l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), contre 7, 0 %, en 2015. Cette prévision a été rendue publique, hier, à l’issue des travaux de la 3e session ordinaire pour l’année 2016 du Comité de politique monétaire de l’institution financière.

En 2016, le taux de croissance de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est projeté à 7,1 % contre 7, 0 % en 2015, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest. Cette prévision a été rendue publique à l’issue des travaux de la 3e session ordinaire pour l'année 2016 du Comité de politique monétaire présidée par le Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Bceao par ailleurs président dudit comité.

Lors de la réunion, le comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur la stabilité des prix et la croissance économique de l’Uemoa.

Examinant la situation interne de l’Union, le Comité, dans le communiqué final lu par Issa Djibo, directeur de la Conjoncture économique et des analyses monétaires de la Bceao, a relevé que l’évolution de l’activité économique s’est maintenue à un rythme soutenu. Par contre, le taux de croissance du produit intérieur brut (Pib) de l’Union, en glissement annuel, s’est situé à 7, 2 % contre 7, 5 % le trimestre précédent.

Sur le plan international, le Comité a noté que la reprise de l’activité économique mondiale s’est poursuivie à un rythme modéré au cours du deuxième trimestre 2016, avec une croissance moins forte que prévue dans la plupart des pays industrialisés et une légère amélioration dans certains pays émergents. « Les cours mondiaux des principales matières premières notamment celles exportées par les pays de l’Uemoa se sont raffermis. Les hausses trimestrielles les plus importantes ont concerné les prix du baril de pétrole brut, du caoutchouc, de l’huile de palme, du café et de la noix de cajou », renseigne le document.

Le Comité a aussi noté que l’exécution des budgets des Etats membres de l’Uemoa, au cours des six premiers mois de l’année 2016, est marquée par un déficit global, base engagements, dons compris, de 678, 1 milliards, soit 2, 3 % du Pib contre 879, 8 milliards de FCfa ou 3, 4 % du Pib, un an plus tôt. Selon le comité, cette atténuation du déficit budgétaire résulte d’un accroissement des recettes qui sont plus importantes que les dépenses. Cependant, l’institution financière estime que les efforts de mobilisation des recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques devraient être poursuivis afin d’imprimer au déficit budgétaire une orientation lui permettant de s’inscrire dans le respect de la norme communautaire de 3, 0 % du Pib à l’horizon 2019. S’agissant des conditions monétaires, le comité a noté un léger resserrement dans l’Union au cours du deuxième trimestre 2016. « Sur le compartiment à une semaine du marché interbancaire, le taux moyen pondéré s’est établi à 4, 08 % contre 3, 82 % le trimestre précédent », précise le communiqué. Alors que le taux moyen pondéré des opérations hebdomadaires d’injection de liquidités est ressorti à 3, 46 % contre 3, 13 % un trimestre plus tôt, ajoute le document.

Ainsi, le Comité a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal, respectivement à 2, 50 % et 3, 50 %, niveaux en vigueur depuis le 16 septembre 2013. Le coefficient de réserves obligatoires applicables aux banques de l’Union demeure fixé à 5, 0 % depuis le 16 mars 2012.

Souleymane Diam SY

Le taux d’inflation projeté à 1,6 % d’ici deux ans
Sur l’évolution des prix dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Comité de politique monétaire a constaté que l’inflation, dans cet espace, en glissement annuel, a décéléré pour se situer à 0, 5 % à fin juin 2016 contre 0, 8 % à fin mars 2016. Cette performance économique est liée à la baisse des prix à la pompe des carburants et au repli des prix des denrées alimentaires. A l’horizon de 24 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1, 6 % en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale, selon le Comité.

S. D. SY

Le non renouvellement des licences de pêche a plongé des milliers de pêcheurs de Saint-Louis dans une oisiveté forcée. Ils prient pour que le Sénégal et la Mauritanie trouvent rapidement un accord leur autorisant à reprendre leur activité.

Du fait du non renouvellement des licences de pêche octroyées, chaque année, par les autorités mauritaniennes aux pêcheurs sénégalais, plus de 8000 professionnels de la pêche de la Langue de Barbarie sont dans le désarroi. Ils attendent toujours 400 licences de pêches pour opérer, en toute quiétude, dans la zone maritime mauritanienne. Selon Baye Condy Teuw, Saliou Gaye et autres pêcheurs domiciliés à Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie, avec ces 400 licences de pêche, ils ont la possibilité de faire travailler, au moins, 40 pêcheurs à bord de deux embarcations, dans la mesure où il est souvent nécessaire d’utiliser une pirogue pour transporter les pêcheurs, suivie d’une autre pour convoyer le reste de l’équipage et le matériel de pêche.

« Actuellement, nous sommes obligés d’éviter d’aller en haute mer. Nous ne voulons pas avoir des problèmes avec les garde-côtes mauritaniens qui peuvent, à tout moment, arraisonner nos pirogues », ont-ils affirmé. De cette situation pénible, les populations des communes de Saint-Louis, Gandon, Ndiébéne Gandiole, Fass-Ngom et Mpal, sont confrontées à d’énormes difficultés pour trouver du poisson dans les marchés et les grands centres commerciaux du département. Nos interlocuteurs ont rappelé que l’année dernière, en pareille période, les étals étaient achalandés de sardinelles et autres espèces pélagiques que les pêcheurs de Saint-Louis ont l’habitude de capturer dans la zone maritime mauritanienne.

Actuellement, ont-ils souligné, en cette veille de Tabaski, les vendeurs de moutons ne trouvent pas d’acheteurs dans ces milieux habités principalement par les pêcheurs.

Au foirail de Darou Marmyal, Babou Ould Boylil, un intermédiaire maure, originaire de Sély Baby, soutient que si les pêcheurs de la Langue de Barbarie ne se présentent pas pour acheter les béliers qui coûtent entre 200 et 300.000 FCfa, les éleveurs sénégalais, maliens et mauritaniens, ne réaliseront pas de bons chiffres d’affaires. Au grand marché « Tendjiguène » du faubourg de Sor, situé à quelques encablures de l’entrée du pont Faidherbe, les ménagères sont très nombreuses à faire le pied de grue devant les étals de poisson, dans l’espoir de voir débarquer d’importantes quantités de sardinelles (espèces pélagiques communément appelées yabooye en Ouolof) qu’elles ont l’habitude d’acheter à bas prix. Ndèye Coumba Mbaye et Seynabou Boye, âgées d’une quarantaine d’années et domiciliées à Médina Darou disent avoir l’habitude d’acheter un cageot de sardinelles à 4000 FCfa, quand les captures sont importantes. Avec le non renouvellement des licences de pêche, ces ménagères ne trouvent plus du poisson fumé et séché etc., pour préparer le repas de midi. Les mareyeurs et les femmes transformatrices de produits halieutiques ne trouvent plus la matière première dont ils ont besoin pour travailler.
                                     
30.000 tonnes de poisson pêchées par an
Lors de sa dernière visite à Saint-Louis, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, avait évoqué quelques difficultés pour renouveler les licences de pêche. Le point d’achoppement des négociations avec leurs homologues mauritaniens, porte essentiellement sur l’application d’un nouveau code mauritanien de la pêche qui stipule que les pêcheurs sénégalais qui opèrent dans la zone maritime mauritanienne sont obligés de débarquer leurs prises en Mauritanie. Malgré tout, il avait assuré que les négociations se poursuivaient et permettront d’apporter les solutions les plus adéquates à ce problème de renouvellement des licences de pêche, rappelant que le Sénégal et la Mauritanie demeurent des pays amis et frères, liés par des liens de sang et la géographie,  condamnés à vivre ensemble et à collaborer étroitement, sur tous les plans et à tous les niveaux.

En effet, les milliers de pirogues amarrées à la plage de la Langue de Barbarie permettaient de débarquer 30.000 tonnes de poissons, chaque année. Selon certains experts de l’Agence « Sahel découvertes », Guet Ndar est très peuplé (une des plus fortes concentrations humaines au monde) et très vivant. Dans ces quartiers de la Langue de barbarie, le quotidien est rythmé par l’unique ressource : le poisson. La population masculine est presque exclusivement constituée de pêcheurs qui partent souvent plusieurs jours de suite pour pêcher dans la zone maritime mauritanienne. La ressource halieutique de proximité a considérablement baissé pendant ces vingt dernières années, pour cause de surpêche par les chalutiers européens et asiatiques.

Beaucoup de femmes se consacrent aussi à la vente du poisson ainsi qu’à d’autres activités dérivées de la pêche : le séchage, le salage.

Par Mb. K. diagne et A. M. Ndaw

Les producteurs de riz pluvial dans le bassin de l’Anambé ont réussi à emblaver, cette campagne, près de 4.000 hectares. Une performance due aux efforts fournis par l’Etat et les partenaires en termes de mécanisation et d’aménagement des terres, selon le directeur général de la Sodagri.

La visite effectuée par le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, dans l’Anambé, dans le suivi de la campagne agricole 2016, a permis de mesurer l’engagement des producteurs de riz dans cette zone. Les performances enregistrées l’année dernière, en production de riz pluvial, dans le bassin, pourraient se confirmer durant cette présente campagne, au regard des emblavures dans les différents secteurs du bassin. Environ 4.000 hectares ont pu être emblavés par les riziculteurs qui s’activent dans la production de riz pluvial, a déclaré le président de la Fédération des producteurs de la contrée (Feproba). « Ce résultats est le fruit des interventions de l’Etat qui, par le biais de la Société de développement agricole et industriel de l’Anambé (Sodagri) est en train de révolutionner la production de riz pluvial dans la zone avec l’acquisition de tracteurs et autres matériels agricole», a indiqué El Hadj Aly Gano. Devant le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, M. Gano a salué les efforts de l’Etat dans la mécanisation de l’agriculture dans la zone et dans la fourniture de matériels post-récoltes mis à la disposition des producteurs. « Cela a suscité un engouement réel autour du bassin durant cette campagne », a assuré Moussa Baldé, directeur général de la Sodagri. Dans le secteur 5, par exemple, sur 1.300 hectares aménagés, les producteurs ont réussi à emblaver 1.250 hectares durant cette campagne. Pour soutenir la dynamique, la Sodagri a également misé sur la fourniture de semences de qualité dans la zone. Cette société a décidé aussi d’élargir son champ d’actions en amplifiant les interventions dans toute la région de Kolda. « Cette année, nous avons doublé les quantités de semences de riz en passant de 800 tonnes en 2015 à 1.600 tonnes dans la région de Kolda », a indiqué M. Baldé. Le directeur général de la Sodagri a rappelé les efforts en cours dans la région de Kolda et dans le Sédhiou pour booster la production de riz pluvial au Sénégal avec l’introduction des technologies nouvelles et le renforcement du matériel de culture et de récolte comme les 80 nouveaux tracteurs mis en service durant cette campagne agricole dans les régions de Sédhiou et Kolda grâce aux subventions du gouvernement. « Avec ces efforts, nous sommes convaincus que la zone atteindra, d’ici à 2017, les objectifs du Pnar », a-t-il soutenu.

Les producteurs de l’Anambé qui se sont réjouis des efforts de l’Etat, souhaitent que la zone soit dotée davantage d’infrastructures de stockage, de conditionnement et de transformation afin de permettre aux bassins rizicoles de Kolda d’apporter leur concours dans l’autosuffisance en riz au Sénégal.

De notre envoyé Seydou Prosper SADIO

Sur l’évolution des prix dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Comité de politique monétaire a constaté que l’inflation, dans cet espace, en glissement annuel, a décéléré pour se situer à 0, 5 % à fin juin 2016 contre 0, 8 % à fin mars 2016. Cette performance économique est liée à la baisse des prix à la pompe des carburants et au repli des prix des denrées alimentaires. A l’horizon de 24 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1, 6 % en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale, selon le Comité.

S. D. SY

En marge de la rencontre tripartite qui a regroupé le Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire, le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestre et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel Sagna qui a présidé la rencontre, s’est exprimé sur la grève des transporteurs. Il a invité les transporteurs et conducteurs à une rencontre sur la plateforme de 27 points. Il les incite à chercher des solutions « structurantes et constructives » pour un transport moderne et de qualité au Sénégal.

Toutefois, Aubin Jules Marcel Sagna appelle les transporteurs à faire preuve de responsabilité. « Parmi les 27 points, il y a des points sur lesquels on peut discuter, mais sur d’autres, les transporteurs doivent faire preuve de raison. On ne peut pas demander à l’Etat de libérer des voitures saisies par la douanes », a-t-il déclaré. Aujourd’hui, les parties doivent se rencontrer pour discuter des points inscrits sur la plateforme revendicative.

Mamadou DIAGNE (Stagiaire)

Le Projet d’appui au secteur de l’électricité du Sénégal (Pase) vient de bénéficier d’un appui financier de 70 millions de dollars de la Banque mondiale (Bm). L’institution financière a également accordé 30 millions de dollars à notre pays sur une enveloppe globale de 110 millions de dollars du Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest (Redisse).

Le Sénégal et le Groupe de la Banque mondiale (Bm) ont signé, mercredi, à Washington, deux accords de financement, annonce une communiqué de l’institution financière. Le premier concerne le Projet d’appui au secteur de l’électricité du Sénégal (Pase) et le second le Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest. La signature s’est déroulée au siège de la Banque mondiale, à Washington DC. Les documents ont été paraphés par l’ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Babacar Diagne et la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord. Pour le premier projet, il s’agit d’un financement additionnel de 70 millions de dollars, approuvé le 28 juillet dernier et il porte à 155 millions de dollars l’appui de la Banque mondiale en cours dans ce secteur. « Si l’on y ajoute la contribution du budget national, le Pase aura un fonds global de 256,5 millions de dollars pour atteindre ses objectifs », a déclaré Louise Cord. La directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal s’est réjouie de l’élaboration du Plan d'actions prioritaire 2016-2018 de la Senelec de 170 millions de dollars qui permettra, selon elle, d’identifier les investissements nécessaires pour améliorer, de façon significative, la qualité de ses prestations. Elle a salué la célérité du gouvernement sénégalais qui a décidé de consacrer 20 milliards de FCfa à ce plan, dès sa première année d’exécution, tout en l’exhortant à davantage soutenir la Senelec pour la mise en œuvre des réformes nécessaires.

S’agissant du Projet régional d'amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l'ouest, il s’agit d’un financement global de 110 millions de dollars dont 30 millions de dollars en faveur du Sénégal, approuvé le 28 juin 2016. Ce projet concerne également des pays comme la République de Guinée et la Sierra Leone, qui sont « extrêmement vulnérables et qui ont été fortement touchés par la crise Ebola ». La Banque mondiale entend l’étendre à l'ensemble des 15 pays membres de la Cedeao.

Compte tenu de l’importance de renforcer la coordination régionale pour la surveillance des maladies, l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) recevra aussi un financement de 24 millions de dollars, soit 20 millions de dollars de l’Ida et 4 millions de dollars du Canada, « afin d’améliorer les infrastructures de veille sanitaire, le partage d’informations et la collaboration internationale dans les pays de la Cedeao ». La directrice des Opérations de la Bm a magnifié l’engagement du Sénégal d’assurer un leadership sous-régional dans la surveillance épidémiologique et la gestion des risques sanitaires. L'ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Babacar Diagne, a salué la coopération entre la Banque mondiale et le Sénégal, avant de revenir sur le rôle primordial joué par notre pays dans la crise Ebola en partenariat avec les Etats-Unis.  Il s’est aussi réjoui de l'accompagnement de l’institution financière dans le processus de réforme du secteur de l’énergie.

Souleymane Diam SY

En vue de créer les conditions d’une mise en œuvre réussie, des représentants de l’assemblée nationale, du Conseil économique, social et environnemental (Cese), des ministères de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement, de la Pêche, de l’Economie et des Finances, d’institutions de recherche, d’organisations de producteurs et de la société civile de l’Union des association des élus locaux (Uael), de la Commission nationale de réforme foncière (Cnrf), ainsi que des partenaires techniques et financiers, participent à un atelier d’échanges sur la loi agro-sylvo-pastorale (Loasp), promulguée depuis 2004.

« Promulguée depuis 2004, plusieurs décrets d’application de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) n’ont pas été élaborés. Or, sa mise en œuvre dépend inéluctablement desdits décrets », a déclaré, avant-hier, le directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), Cheikh Oumar Ba, à l’ouverture de l’atelier d’échanges sur l’état de mise en œuvre de cette loi, organisé par l’Ipar et la Commission du développement et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, en collaboration avec le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes). Il a estimé que sans ces décrets, cette loi perdrait sa vocation initiale surtout dans un contexte marqué par les nouvelles orientations politiques du Sénégal, dont la mise en œuvre du Pse, avec le Pracas et la réforme foncière. « Cette loi a tracé les conditions d’une agriculture performante, diversifiée et durable. De la reconnaissance formelle des métiers de l’agriculture à la réforme foncière, en passant par la concertation et le financement du développement rural, cette loi a ratissé large », a indiqué le directeur exécutif de l’Ipar, qui a noté que ce dispositif agro-sylvo-pastoral fait l’objet d’un large consensus entre toutes les catégories d’acteurs du monde rural.

La loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, a-t-il précisé, constitue une des lois les plus importantes pour le secteur agricole dont les sous secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement. Selon lui, ces deux jours d’échanges devront permettre aux différents acteurs du monde rural de passer en revue les acquis engrangés en termes d’institutionnalisation de la concertation, d’installation de jeunes dans des projets agricoles dont Anida et Prodac, de développement des filières, des marchés et des interprofessions mais également d’identifier les principales limites dans la mise en œuvre de cette loi et les articulations à trouver parallèlement au travail en cours avec la Commission nationale de la réforme foncière (Cnrf). Il s’agit, selon lui, de trouver des voies et moyens d’animer et d’articuler la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale au Pse, à travers le Pracas. Autant de défis que devront relever les représentants de l’Assemblée nationale, du Cese, des organisations faîtières et des élus locaux et de la société civile.

Cette rencontre est un moment important pour toute la société civile, a noté la présidente du conseil d’administration d’Enda, par ailleurs, représentante de la société civile, Mme Mariam Sow. Elle devra permettre « d’examiner et d’évaluer une loi qui a été votée, il y a de cela 12 ans et dont la mise en œuvre n’est pas entièrement effective ». Ces échanges sur l’état de la mise en œuvre de cette loi sont importants dans la mesure où le Sénégal est engagé dans un processus de réformes foncières, a-telle poursuivi. Ils sont également importants au moment où des défis majeurs doivent être relevés tels que la question de l’emploi des jeunes, l’émigration, les effets néfastes des changements climatiques et l’exploitation des ressources naturelles du continent, entre autres. « Ces échanges sont importants aussi par rapport aux questions liées à notre réforme foncière qui doit statuer sur une vision politique très claire en matière de réforme », a-t-elle ajouté. Cette rencontre de deux jours vise à faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale (Loasp) pour identifier les améliorations à apporter, susciter une réflexion partagée sur les enjeux et les conditions de mise en œuvre de cette loi et à déterminer un cadre réglementaire propice à sa mise en œuvre.   Elle devra également élaborer un plan d’actions de suivi et d’évaluation du processus de mise en œuvre de la loi.

Mamadou SY


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