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Affaires et Finances (840)

Un rapport Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), qui reste une exigence de la norme, voudrait qu’elle soit compréhensible et accessible pour mieux susciter le débat au tour des revenus tirés de l’exploitation des ressources minières, gazières et pétrolières. Sous ce rapport, et avec le concours d’Oxfam, l’Ong « La Lumière » a commis des experts pour traduire le résumé du rapport Itie 2013 en langues nationales. Cela a été présenté aux journalistes 

Face aux membre de la presse, le Secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière », Ibrahima Sory Diallo, s’est d’abord essayé à un exercice préliminaire, celui consistant à éclairer leur lanterne sur l’entité « Publiez Ce Que Vous Payez » et la norme Itie pour dire que toutes les deux s’intéressent au même sujet, la transparence, la redevabilité et la responsabilité dans la gestion des ressources minérales. « Publiez Ce Que Vous Payez » étant une constellation d’organisations de la société civile et l’Itie quant à elle, est mise en œuvre par les Etats qui y adhèrent de façon volontaire, avec comme organe de mise en œuvre un groupe multipartite composé de représentants de l’Etat, des entreprises minières, gazières et pétrolières tout comme de la société civile.

Le secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière » et, par ailleurs, coordonnateur national de « Publiez Ce Que Vous Payez Sénégal », Ibrahima Sory Diallo, passera en revue les exigences de la norme Itie, au nombre de sept, en mettant un accent tout particulier sur ce que la norme appelle « un bon rapport Itie», c’est-à-dire un rapport accessible et compréhensible.

Celui dont il est question ici, le rapport 2013, a été résumé par les membres du comité national et c’est ce condensé qui a été travaillé par des consultants commis à cet effet pour sortir un livret sous forme de bande dessinée et traduit en langues nationales wolof, pular et malinké.
« C’est pour permettre aux communautés, surtout celles vivant dans les zones d’opérations minières, gazières et pétrolières de mieux comprendre les grandes lignes du rapport comme les données contextuelles, les entreprises soumises à l’exercice, les paiements effectués par celles-ci, les paiements déclarés être reçus par les organismes collecteurs tout comme les recommandations principales du réconciliateur », a expliqué Ibrahima Sory Diallo. Le secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière » dira que « cet exercice est d’autant plus pertinent que le Sénégal attend un important rapport Itie en octobre 2016, et le feedback que nous recevrons des communautés nous permettra de mieux orienter notre prochaine activité de dissémination avec comme objectif principal d’amener les communautés à s’approprier la norme Itie à laquelle nous avons invité l’Etat à adhérer ».

Ce livret traduit en langues nationales aidera, à coup sûr, les communautés à appréhender le cadre institutionnel, le régime juridique et fiscal des industries extractives au Sénégal, les principales entreprises ayant effectué des paiements et leurs types de titres, les montants totaux déclarés être perçus par l’Etat en 2013. M. Diallo s’est vivement félicité du concours d’Oxfam qui a permis à son organisation d’effectuer un tel travail qu’il espère rééditer avec le rapport 2014 et les autres qui vont suivre.

Pape Demba SIDIBE

L’Alliance pour la révolution verte en Afrique ( Agra) a décerné le premier Prix de l’alimentation en Afrique au président du Fida, Dr. Kanayo F. Nwanze, pour ses innovations et son engagement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. La cérémonie de remise de prix a eu lieu à Nairobi au Kenya lors du Forum sur la révolution verte en Afrique.

Le Prix de l’alimentation en Afrique a été décerné au Dr. Kanayo F. Nwanze, président du Forum sur la révolution verte en Afrique, tenu à Nairobi, au Kenya. Le comité du Prix de l’alimentation en Afrique est présidé par Olusegun Obasanjo, ancien président nigérian. Le choix de Dr Nwanze est justifié par son leadership exceptionnel et son engagement à « placer les petits exploitants agricoles africains au centre du programme agricole mondiale ».

« Le Dr Nwanze montre comment un vrai leader peut faire la différence dans la vie des gens sur le terrain, qu’il soit à la tête d’une institution internationale, chef d’État ou en charge d’une petite organisation », affirme Olusegun Obasanjo.

« Les réalisations du Dr Nwanze en faveur des agriculteurs africains sont un rappel de ce qu’il est possible de faire quand la passion s’allie aux bonnes idées, à l’engagement, au travail et au dévouement », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction.

En plus de son inlassable engagement, ajoutent les rédacteurs du communiqué, Dr Nwanze est aussi connu pour avoir réorienté l’action du Fida dans le but de faire de l’agriculture à petite échelle une entreprise viable, mais aussi pour avoir élargi la présence du Fida dans les pays en développement afin d’améliorer l’efficacité de l’organisation.

« Je voudrais dédier ce prix aux millions d’Africaines qui peinent silencieusement pour nourrir leurs familles », a déclaré le Dr Nwanze qui a affirmé qu’aucun pays n’a pu se transformer sans donner aux femmes les mêmes droits et opportunités qu’aux hommes.

« Notre espoir pour les futures générations repose sur les Africaines qui portent et élèvent les jeunes qui façonneront le continent africain dans les années à venir. », poursuit-il. Pour sa part, la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique ( Agra), Dr Agnes Kalibata, a donné les rasions de l’organisation de ce prix qui vise à encourager les acteurs à introduire les innovations dans le but d’accélérer l’atteinte des résultats de la lutte contre l’insécurité alimentaire.

« Le récompenser, c’est mettre sous le feu des projecteurs des initiatives audacieuses et des innovations techniques susceptibles d'être reproduites à travers le continent et donc de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains », a indiqué Dr Agnes Kalibata.

Au-delà de la personnalité de Kanayo Nwanze, ce sont les efforts du Fida qui sont récompensés.

Selon les témoignages, Dr Nwanze a réussi à augmenter les ressources globales mises à la disposition du Fida et a obtenu, auprès des Etats membres, des hausses significatives de leur contribution. «  Grâce à cette augmentation globale du niveau du portefeuille de prêts et de subventions du Fida, les investissements du Fonds actuels en Afrique ont plus que doublé ; ils sont passés de 1,3 milliard dollars américains à la prise de fonctions de Kanayo Nwanze, à 2,7 milliards de dollars américains en 2015, et leur impact a bénéficié à plus de 75 millions d’habitants du monde rural », soulignent les rédacteurs du communiqué.

Idrissa SANE

La Chine et la Banque mondiale ont annoncé, le 12 septembre, le lancement officiel d’une nouvelle institution de financement des projets d'infrastructures en Afrique dotée d’un capital initial de 500 millions de dollars.

Baptisée  China Overseas Infrastructure Development and Investment Corporation Ltd (Coidic), la nouvelle structure devrait soutenir des projets d’infrastructures de la phase de conception à la prise de participation au moment de l’exploitation commerciale, en passant par la réalisation des études de faisabilité et la mobilisation des financements, selon un communiqué publié par le gouvernement chinois.

L’actionnariat de la Coidic comprend plusieurs banques et entreprises chinoises, dont la China Development Bank (Cdb), le Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund) et le China Gezhouba Group Overseas Investment. «A travers cette nouvelle structure, nous cherchons à montrer que les Chinois et des institutions occidentales peuvent faire équipe pour soutenir des projets d’infrastructures dans les pays en développement», a déclaré le directeur général adjoint de la Coidic, Nicholas Mitsos. «Une fois ces projets achevés, les investisseurs et les prêteurs peuvent obtenir des rendements élevés en cédant leurs participations à des fonds de pension, des compagnies d’assurances et d’autres investisseurs institutionnels à la recherche d’actifs plus rentables que les obligations souveraines», a-t-il ajouté, indiquant qua la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB) et la New Development Bank (Ndb), la banque de développement lancée par les pays membres du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine Afrique du Sud), seront appelées à contribuer au financement des projets.

Agence Ecofin

Des milliers de passagers ont été bloqués après que Arik Air, la compagnie aérienne la plus importante du Nigeria a annoncé mardi avoir suspendu « temporairement » tous ses vols, cette interruption pouvant durer « plusieurs jours ».

« Arik Air, la plus grande compagnie aérienne d'Afrique centrale et de l'Ouest informe ses passagers d'une suspension temporaire de son activité, dans l'attente de l'approbation du renouvellement des documents d'assurance (...) retardée par le week-end férié », précise Adebanji Ola, porte-parole d'Arik Air. C'est la troisième compagnie privée du pays, l'un des plus vastes d'Afrique, à interrompre son trafic aérien depuis le début du mois, après ses concurrents Aero et First Nation. Des milliers de passagers, bloqués au Nigeria et sur le reste du continent, ne peuvent embarquer après un week-end de quatre jours, fériés en raison des célébrations de l'Aïd. 

Les compagnies aériennes privées nigérianes, dont l'économie est très fragile, n'arrivent plus à faire face à la pénurie de dollars qui plombe l'économie du géant de l'Afrique de l'Ouest ni à rembourser leurs dettes. « Le transport aérien demande un fort capital. Aucun opérateur ne peut survivre sans emprunter aux banques », a déclaré dans une tribune, lundi, Allen Onyema, directeur général d'Air Peace. « Cela signifie que les banques doivent nous soutenir. Mais la réputation de l'aviation est mauvaise dans notre pays, les compagnies ne remboursent pas leurs dettes et plus personne, au Nigeria ou à l'étranger, ne veut nous accorder de prêts », a-t-il dénoncé. 

Le pays qui tire 70% de ses revenus de sa production pétrolière, traverse une grave crise économique avec la chute du prix du baril et souffre de la présence de groupes armés qui font régulièrement exploser les infrastructures d'hydrocarbures dans la région du Delta. Les banques n'ont plus assez de liquidités et le pays a dû réduire drastiquement ses importations, notamment de carburant. Il est devenu également difficile pour les compagnies internationales de s'approvisionner depuis le Nigeria. Emirates, la compagnie du Golfe, a réduit son trafic aérien de 2 à 1 voyage par jour entre Dubai et Abuja/Lagos. Air France-KLM utilise régulièrement des avions plus petits pour le Nigeria. Le Nigeria a perdu sa place de première économie et de premier exportateur de pétrole du continent africain et est entré en récession au deuxième trimestre.

AFP

Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, a remis, le week-end dernier, des subventions aux différents mouvements de jeunes de sa collectivité locale. Cet appui financier, estimé à 10 millions de FCfa, permettra à ces derniers de mener leurs activités. Le geste de l’édile a été salué à sa juste valeur par le représentant des jeunes.

La salle de conférence de la mairie de Yoff a été prise d’assaut, samedi dernier, par des mouvements de jeunes de la commune. Les représentants des jeunes sont venus de différents quartiers pour répondre à l’appel du maire Abdoulaye Diouf Sarr. L’autorité locale a choisi la veille de la Tabaski pour remettre aux jeunes de sa collectivité locale des subventions estimées à 10 millions de FCfa. Après avoir remis symboliquement quelques enveloppes, le maire de Yoff a déclaré que la jeunesse représente la partie la plus dynamique de la gestion de proximité. Elle permet à l’équipe municipale de mettre en œuvre sa politique sur le terrain. « Nous avons réuni, ce samedi 10 septembre, les jeunes de Yoff pour leur remettre des appuis financiers sous forme de subventions », a précisé Abdoulaye Diouf Sarr, par ailleurs ministre des Collectivités locales, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Les appuis financiers concernent l’ensemble des associations sportives et culturelles (Asc) et la petite enfance.

Les étudiants et les clubs d’arts martiaux de Yoff ont aussi reçu leur part. Abdoulaye Diouf Sarr a également primé la troupe théâtrale de la commune de Yoff qui s’est distinguée récemment à la phase nationale des navétanes à Ziguinchor. « Nous comptons énormément sur notre jeunesse pour le développement de notre commune. Yoff est devenue une commune émergente qui bouge beaucoup, et la jeunesse y joue un rôle important. C’est pour cette raison que nous avons décidé de les accompagner à travers ces soutiens financiers », a souligné le maire, promettant de doter la commune d’infrastructures pour permettre aux jeunes de s’épanouir. Il a rappelé que le stade de Yoff, qui est en construction, permettra aussi aux jeunes de pratiquer un meilleur football. Le représentant des jeunes, Abdou Naar Mbengue, a remercié le maire pour cet appui. Selon lui, l’édile de Yoff, en plus des subventions, est en train de construire des infrastructures. M. Mbengue a appelé les jeunes à soutenir davantage leur maire. Il a, par ailleurs, invité Abdoulaye Diouf Sarr à continuer à appuyer sa jeunesse.

Eugen KALY

Le directeur national de l’artisanat Mactar Diakhaté a assisté au vote du budget de la Chambre des métiers de Kaolack (Cmk). Lequel est arrêté pour l’exercice 2016-2017 à 59 millions de francs Cfa en dépenses et recettes. Ce montant va participer à la mise en place d’un centre de services et garantir, entre autres, l’autonomie financière de l’institution régionale.

Le budget de la Chambre des métiers de Kaolack a été voté la semaine dernière. Il s’élève à près de 59 millions de francs Cfa en dépenses et en recettes. Il sera consacré à l’investissement, à la mise en place d’un centre de services pour assurer des revenus additionnels à l’institution et lui garantir davantage d’autonomie financière. La Chambre des métiers de Kaolack (Cmk) a initié un important projet de centre de formation artisanale porté par le Conseil départemental avec un financement de près de 300 millions de FCfa du Programme national de développement local (Pndl). Le vote du budget de la Cmk a été l’occasion pour le directeur national de l’Artisanat de rendre un vibrant hommage au patron des artisans de Kaolack, El Hadj Seyni Seck. Il est en poste depuis la création de l’organisation faîtière au début des années 1980. Il a gagné les dernières élections consulaires car bénéficiant d’un nouveau plébiscite de la part de ses pairs de la région. Une longévité et une constance synonyme de confiance renouvelée de la part des artisans du Saloum.

« En vous renouvelant à chaque fois leur confiance, vos pairs ont voulu réaffirmer à votre endroit leur confiance et marquer à chaque fois leur foi en votre leadership avéré », a souligné M. Diakhaté qui avait à ses côtés le gouverneur de la région et le préfet du département de Kaolack. Le représentant du ministre de l’Enseignement technique et professionnel et de l’Artisanat a salué la cohésion au sein de l’institution. « Qu’il n’y ait jamais eu plus d’une liste lors des élections consulaires à Kaolack, consacre une remarquable cohésion à votre sein et une unité d’action en faveur des intérêts du secteur artisanal qui vous honorent au-delà du président Seyni Seck qui jouit de la même confiance au niveau de l’Union nationale des chambres de métiers », a-t-il ajouté. Des élus consulaires qui vont travailler au sein de 11 comités techniques dont les membres ont été désignés par le gouverneur de région se chargeront de gérer des questions spécifiques qui se posent à leur corporation.

Elimane FALL

La première promotion du programme LeAD Campus a été certifiée à l’occasion du gala de clôture organisé par SciencesPo, à Paris, le samedi dernier. Le programme de formation supérieure ambitionne de développer les compétences entrepreneuriales et managériales de cadres des secteurs privé et public issus du continent africain pour faire émerger les leaders économiques de demain.

La première promotion est composée de 23 profils de haut niveau dont 7 femmes (créateurs d’entreprises, responsables de programmes économiques, cadres de multinationales, dirigeants d’institutions de micro finance ou d’entreprises sociales…) et reflète la diversité socioprofessionnelle et géographique du continent.

Initié par la fondation AfricaFrance, avec le soutien de l’Agence française de développement (Afd), le programme est mis en place par un consortium composé de SciencesPo (France), l’Institut supérieur de management (Sénégal) et l’Université du Cap (Afrique du Sud).
Trois prix d’excellence d’une valeur de 5000 euros ont été remis à cette occasion.

Il s’agit du prix Afd pour le projet Rse, remis à Djiby Diagne par le directeur général délégué de cette institution française, Jérémie Pellet, du prix Fondation AfricaFrance pour l’entreprenariat féminin, remis à Khadidiatou Diop Nakoulima par Jean-Michel Debrat, directeur général de cette fondation et du prix Proparco du meilleur entrepreneur remis à Hagasata Rakotoson par Amaury Mulliez, directeur général délégué en charge des opérations de Proparco.

Après Le Cap et Dakar, c’est à Paris que s’est déroulé le séminaire « My Society » du 5 au 10 septembre. Le module parisien, axé sur le rôle que les entreprises peuvent jouer pour renforcer l’innovation et la croissance tout en préservant les équilibres sociaux et environnementaux, a été accompagné par des experts de haut-niveau, dont Adrien Aumont, co-fondateur de KissKissBankBank, Emmanuel Faber, directeur général de Danone, Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Afd et actuel président d’Investisseurs&Partenaires ou encore Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président d’AfricaFrance.

« Tous les contenus proposés lors de la formation doivent viser à renforcer la capacité d'actions, l'impact des actions futures et stimuler l'envie d'agir. In fine, c’est cette volonté qui sera le facteur clé pour la mise en œuvre d’un changement à grande échelle », explique Gaël Giraud, Chef économiste de l’Afd.

« Nos objectifs sont de permettre à nos participants, cadres dirigeants africains, d’apprécier la complexité des dilemmes managériaux, humains, éthiques, stratégiques, financiers et Rse et de développer l'ambition d'agir pour l'Afrique de demain », affirme Serge Bésanger, directeur académique du LeAD Campus.

Pour Lionel Zinsou, président d’AfricaFrance, « former les cadres dirigeants africains aux réalités complexes du développement du continent est une nécessité et une priorité. Cela implique de concevoir une formation spécifique qui ne pouvait l’être qu’avec des partenaires académiques africains ».

La prochaine promotion du programme Lead Campus débutera en avril 2017
Le programme LeAD Campus - Leaders pour l’Afrique de Demain est conçu pour identifier, développer les compétences et faire se rencontrer l’élite économique de l’Afrique.

L’objectif est de faire émerger des managers capables d’intégrer les enjeux de la croissance et du développement durable du continent africain dans les pratiques de leurs entreprises ou organisations.

Agence Ecofin

Des femmes de Saint-Louis, regroupées dans le Réseau des « linguère » républicaines, ont mis en place une mutuelle d’épargne et de crédit en vue de leur permettre de s’autofinancer et de mener des activités génératrices de revenus.

Afin de leur permettre de s’autofinancer et de mener des activités génératrices de revenus, des femmes républicaines, regroupées dans une structure dénommée Réseau des  « linguère » républicaines (femmes leaders républicaines de Saint-Louis), ont mis en place une mutuelle d’épargne et de crédit, qui permettra à ses membres de s’autofinancer en vue de mener des activités génératrices de revenus.

Cette mutuelle d’épargne et de crédit, a été mise en place à l’issue d’une assemblée générale de ce réseau, dirigé par Mme Aminta Gueye, député à l’Assemblée nationale et, par ailleurs, responsable de l’Apr dans la commune de Saint-Louis.
Selon Mme Guèye, il s’agit d’une caisse de solidarité qui permettra une autonomisation des femmes du département de Saint-Louis, appelées à partir de leur propre créativité pour prendre en charge leur propre développement. 

« Il est grand temps, a-t-elle précisé, que ces dernières apprennent à ériger en règles, l’altruisme, l’entraide et la solidarité agissante entre elles ». Elle s’est réjouie d’ores et déjà des opportunités offertes par cette mutuelle d’épargne et de crédit, pour célébrer, dans de bonnes conditions, la fête de la Tabaski.
  Désormais, a-t-elle souligné, les membres de ce réseau se réuniront le 9 de chaque mois pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de financer leurs différentes activités et de préparer les grands événements qui marquent chaque année l’agenda culturel de Saint-Louis.

A son avis, il n’est plus question, pour les femmes de Saint-Louis, de faire la manche pour obtenir, auprès des hommes, ce dont elles ont besoin pour mettre en œuvre de petits projets générateurs de revenus. Autrement dit, ces dernières ne doivent plus accepter d’être ravalées au rang de simples ménagères. Mme Sène Fatou Diouf, qui parlait au nom des membres du réseau, l’a vivement remerciée pour avoir eu le réflexe de mettre en place cette mutuelle d’épargne et de crédit qui milite en faveur des actions quotidiennes de développement économique et social, initiées par le président Macky Sall.

A noter que pour démarrer les activités de cette mutuelle, les membres de ce réseau ont bénéficié d’un appui de la Première Dame, Mme Marième Faye Sall, qui leur a remis une enveloppe de deux millions de FCfa. Pour emboiter le pas à cette dernière, la présidente dudit réseau a, pour sa part, décaissé un million de FCfa.

Mbagnick Kharachi Diagne

 

La région de Matam s’est incontestablement transformée depuis l’avènement de Son Excellence le Président Macky Sall au pouvoir. Le Conseil des Ministres décentralisé pour la région de Matam du 21 mars 2013, a validé  un programme d’investissements de 126,767 milliards de francs CFA pour la période 2013-2015, à travers le Programme Triennal d’Investissements (PTI). Le taux d’engagement suite à ce conseil des ministres décentralisé est de 141%. A la date du 1er aout 2015, 178.209 Milliards de FCFA ont été engagés pour la région de Matam dans divers secteurs économiques et sociaux. L’engagement étant bien entendu un investissement dont la réalisation et le paiement peuvent être échelonnés sur plusieurs exercices.

Pour être plus concret et faire taire certains contestataires de ces chiffres, il importe de rappeler certaines grandes réalisations dans la région de Matam depuis l’avenant du Président Macky Sall.

INFRASTRUCTURES
Les routes Ourossogui - Matam, les ponts de Ganguel Soulé et de Wendou Bosséabé ont été finalisés. Le financement est entièrement acquis et l’appel d’offres lancé pour la réhabilitation complète de la route de Ndioum - Ourossogui-Bakel et les cinq ponts sur les bras du Fleuve Sénégal. Ce dernier projet d’envergure va permettre notamment la réfection, l’aménagement et le bitumage de 337 km de route dégradées, le désenclavement de l’Ile à Morphil et la construction de 12 km de voies urbaines à Matam et Ourossogui. Les travaux de réfection et d’agrandissement de l’aérodrome d’Ourossogui vont démarrer incessamment. De même grâce au PUDC, 258 km de pistes rurales ont été réalisés permettant le désenclavement d’une centaine de localités et l’accès à plus de 5000 hectares de terres cultivables. La ville de Matam fait partie de la première vague des villes concernées par le programme national PROMOVILLES. A cela, il faudra rajouter le renforcement de l’accès aux télécommunications grâce au PUMA qui va impacter toute la région.

AGRICULTURE
En deux années de mise en œuvre du PSE, le PIB du secteur primaire dans notre pays est passé de 1.8% en 2013 à 18.2% en 2015. Dans cette évolution, il est évident que les investissements réalisés dans l’une des principales régions agricoles du Sénégal ont été essentiels dans ces performances.
Les différents projets en cours pour faire de la région le grenier du Sénégal en se basant sur son énorme potentiel de plus de 55000ha aménageables représentent un engagement de près de 44 Milliards de Francs CFA. Depuis 2013, grâce aux différents programmes et projets inscrits au Plan d’actions Prioritaires (PAP) de nombreuses réalisations ont été notées. Aujourd’hui les projets agricoles de Waoundé sur 700 ha (Waoundé) de Doumga Ouro Alpha sur 1000 ha (Bokidiawé) de Diafane-Sorokoum, de Koundel (Nabadji Civol), de Sylla (Dabia), de Sinthiou Boumack (Agnam Civol) de Garly (Ogo) la réhabilitation de la marre de Tiguéré Yéne, de Honi (Bokidiawé), la consolidation et l’aménagement des SIPA de Diowol (Bokidiawé), de Ogo (Ogo) de Ndouloumadji Dembé (Nabadji Civol), les 7 châteaux d’eau construits rien qu’en 2015 et la construction de trois rizeries sont autant de preuves de la nouvelle offensive agricole dans la région de Matam.
Il faudra y rajouter les programmes réalisés par le PRODAM et la SAEF et concernant la construction de 6 km de digues de protection, la création de 9 nouvelles SIPA, l’aménagement de 27 périmètres irrigués villageois et la réhabilitation de 30 autres, l’aménagement de 30 ha de micro périmètres pour les groupement de jeunes et femmes, l’appui aux producteurs pour les semences certifiés sur 10 ha en riz, 10 ha en maïs, 2 ha en mil et 3 ha de sorgho.
Le DAC (Domaine Agricole Communautaire) de Matam est en cours de réalisation pour un coût de 8 Milliards de Francs CFA. Il va permettre la création de 20000 emplois directs et indirects. A côté l’ANIDA réalise dans la région plusieurs fermes Naatangué. Tandis que le PUDC  a construit une vingtaine de forages, réalisé 85 km de pistes permettant le désenclavement de plus de 80 localités et l’accès à des terres agricoles et l’électrification de 87 localités.

HYDRAULIQUE ET ASSAINISSEMENT
En moins de deux ans, le PEPAM et le PUDC ont construit ou réhabilités 69 ouvrages hydrauliques portant le nombre de localités desservis en eau courante à 334 et 42 km de réseaux d’adduction cumulés. Le taux d’assainissement qui était en 2014 de 5% est passé à 17% d’après les chiffres officiels.

ELECTRIFICATION
Grâce aux efforts du gouvernement, la région de Matam est actuellement la quatrième sur les 14 régions du Sénégal en termes de taux de couverture électrique avec ses 37 %. Le taux de couverture électrique est de  44% pour le département de Matam, 34% pour le département de Kanel  et 4% pour le département de Ranérou. La concession Matam-Bakel-Kanel-Ranérou qui fait partie des 10 que notre pays a mis en place pour accélérer l’accès à l’électricité pour tous  est en cours de finalisation. Nous avons dans le cadre des ERILs (Electrification Rurale d'Initiative Locale) le projet OUWENS MATAM_SEDHIOU_ZIGUINCHOR avec l'opérateur Coseer Matam qui a engagé les travaux d’électrification de plusieurs localités dans les communs de Dabia, Ogo et Agnam Civol en mini réseau.  La région de Matam est largement bénéficiaire aussi des programmes d’électrification du PUDC, du Projet Autrichien Phase 2 et du Programme national d’urgence d’électrification rurale (PNUER et Myna). A la fin de ses programmes, au plus tard en 2018, le taux d’électrification de la région de Matam sera porté à 56% avec 57% pour le département de Matam, 55% pour celui de Kanel et 52% pour Ranérou.

SANTE
La région dispose actuellement de deux hôpitaux dont les capacités d’accueil, la qualité des soins ainsi qu’une meilleure disponibilité du personnel soignant ont été améliorées grâce à la spécialisation initiée par le Gouvernement du Président Macky Sall.
La mise en place du Centre de Dialyse de Matam doté de 12 générateurs constitue une révolution de haute portée, fortement appréciée par les populations cat elle permet à des dizaines de ressortissants de la région de se faire soigner sur place et leur évite des parcours de plus de 1200 km par semaine pour se rendre à Dakar. Depuis quelques semaines des ambulances de dernière génération, entièrement équipées, avec l’appui de la Fondation Servir le Sénégal, sont mises à la disposition des structures de santé de la région de Matam pour faciliter l’évacuation des patients dans les hôpitaux de Matam et d’Ourossogui dans de meilleures conditions.

EDUCATION NATIONALE ET FORMATION PROFESSIONNELLE
Au titre de l’éducation nationale, depuis 2013, 7 collèges ont été construits et quatre lycées sont en chantier dans la région de Matam. La construction de l’Institut supérieur de formation professionnelle (ISEP Matam) va bientôt démarrer sur un espace de 59 ha, pour un investissement en constructions de 600 millions  de Francs CFA. L’ISEP va developper des formations innovantes et orienter les centaines de bacheliers de la région dans les filières professionnelles scientifiques et techniques de courtes durées leur permettant d’embrasser les métiers de leurs choix et de trouver un travail. L’ambition est de fixer les étudiants dans le terroir et de leur éviter certaines conditions difficiles à Dakar et Saint-Louis. Cette nouvelle donne va encourager des opérateurs économiques à investir dans la région convaincus de trouver de la main d’œuvre hautement qualifiés sur place. Pour les deux dernières années, la région de Matam a enregistré le meilleur taux de réussite au BAC au niveau national avec 86,30% en 2016 pour un taux national de 49.62%. C’est dire que le potentiel est là.
En définitive, il est incontestable que la région de Matam reflète les effets visibles des projets retenus lors de son conseil des ministres décentralisé. Ces réalisations sont la matérialisation  de la Vision globale à travers le PSE que le Président Macky Sall a pour le Sénégal et de la place que doit y occuper et jouer la région de Matam dans l’optique de la transformation des conditions de vie des populations et le développement des terroirs.
Certes beaucoup d’autres défis restent à être relevés.
Matam a besoin d’un relèvement sensible de son plateau médical avec le renforcement en équipements des deux hôpitaux, l’affectation de médecins spécialisés, l’amélioration des conditions d’accueil ainsi qu’une meilleure couverture spatiale afin de rompre avec les déserts médicaux. L’emploi des jeunes est un défi national mais est plus tenace dans la région. Il est toutefois à espérer que le déploiement rapide du DAC et des fermes de l’ANIDA et le développement de filières industrielles dans l’agribusiness vont favoriser la création de milliers d’emploi et permettront de lutter contre l’exode vers les centres urbains. D’autres défis sont aussi à relever comme le financement des femmes, l’organisation de la pêche artisanale en eaux douces, la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’accélération des programmes dans le sous-secteur de l’élevage, la protection de l’environnement etc…
L’espoir est permis qu’avec le Président Macky Sall nous arriverons au bout de ces nombreux défis tant nous avons confiance à sa vision claire et manifeste, à son leadership affirmé et à son engagement ferme de mener le combat contre les inégalités afin de favoriser un développement inclusif.
Les populations de Matam n’ont jamais douté de l’engagement du président Macky Sall de faire du Sénégal un pays émergent et de la région de Matam l’un des moteurs de cette émergence. Elles l’ont démontré lors du dernier référendum avec une victoire du OUI à près de 90% et l’un des meilleurs taux de participation du pays et lors de l’élection des Hauts Conseillers avec une victoire nette et sans appel à 93%. Elles seront au rendez-vous en 2017 et en 2019 pour respectivement donner une majorité confortable à l’APR à l’Assemblée Nationale et réélire Son Excellence le Président Macky Sall, dès le premier tour, à la magistrature suprême. Ce sera leur manière de le remercier pour les moyens déployés pour faire de la région le pivot de l’émergence du Sénégal.

Par  Par Me El Ousseyni KANE
Directeur de cabinet Ministre auprès du Président de la République chargé du suivi du PSE
Responsable Politique APR –Matam

La hantise sur une éventuelle pénurie de moutons s’est aussitôt substituée à celle de la cherté des moutons qui inquiète les familles aux portefeuilles mal garnis. Il faut débourser au minimum 70.000 FCfa pour avoir un mouton.

Des points de vente qui s’alignent à perte de vue. Entassés dans de petits enclos ponctuels et démontables, les plus belliqueux se donnent des coups de cornes. Une version, tout mouton prie pour être sacrifié le jour de la Tabaski au risque d’être transformé en poussière le jour du jugement dernier.  
Sur la route de Yarakh aux embouteillages monstrueux à hauteur de la Seras, les vendeurs viennent de Podor, Vélingara, Matam, etc.,. Le trajet a été long pour ces Peuls venus de l’intérieur du pays pour satisfaire la demande des Dakarois en moutons. Des bâtons en mains, ils montent la garde devant des policiers qui s’efforcent de réguler la circulation bloquée par un conteneur de sacs d’oignons tombé d’un camion. Une main sur le mouton, il trace des arabesques avec son bâton qu’il traine un peu partout sur le sol. Venu de Podor, Ousmane Sow a écoulé une grande partie de ses moutons. « On avait amené 1.000 moutons. Il en reste une cinquantaine. Et on a l’espoir de les écouler d’ici demain », confie-t-il. Ousmane Sow précise que les prix des moutons varient entre 50.000 et 200.000 FCfa. Mais, les moutons vendus à 50.000 sont presque des agneaux. A quelques encablures, deux messieurs s’adressent à un vendeur qui se lève. Avec son bâton qu’il ne cesse de frapper sur les cornes des bêtes, qui, impuissamment, font bouger leurs pattes, il échange quelques mots avec ces derniers. De ces gestes, un petit mouvement des bêtes pour permettre aux clients de les apprécier et faire leur choix. Quelques minutes de marchandage, ils s’accordent sur un prix. Sous son boubou en bazin, il plonge sa main dans la poche de son pantalon pour sortir une liasse de billets de 10.000 FCfa. Un petit comptage et le compte y est.  95.000 FCfa en échange d’un mouton blanc qui, sous l’effet de la poussière et de la saleté, tire au beige. « Au croisement de Ngoudiagne, j’aurai pu avoir ce mouton au maximum à 75.000 FCfa. Je me demande à quoi a servi la levée des taxes », s’interroge ce père de famille  qui s’indigne de la cherté des moutons dans la capitale. Les vendeurs soutiennent que la suppression des taxes n’a pas beaucoup d’effet sur les prix à cause de la cherté du transport. Un travailleur de la Seras affirme qu’il faut au minimum 350.000 FCfa pour transporter une centaine de moutons. Au Terminus Liberté 5. On rompt avec le décor habituel. Ce grand espace qui servait de garage pour certaines lignes Tata et de commerce, est devenu une Seras bis. A quatre jours de la Tabaski, il est le point de ralliement de pères et mères de familles qui veulent s’acquitter du sacrifice d’Abraham. Les moutons d’élevage domestique sont plus nombreux dans ce point de vente, à l’exception de  quelques vendeurs venus de l’intérieur du pays. Conséquence, il faut débourser  au minimum 150.000 pour avoir un bon mouton.  Dans le capot de son véhicule, trois moutons ligotés achetés à 155.000 FCfa l’unité. Pourtant, l’acquéreur trouve le prix abordable.  

A côté de ces moutons réservés aux acheteurs nantis, ceux de la grande masse, moins grands et moins jolis n’en sont pas moins chers. Pour en avoir, il faut débourser au minimum 70.000 FCfa. « Je cède  mon mouton à 350.000 FCfa seulement », hèle un vendeur à deux vieux qui se sont arrêtés après avoir fait presque le tour des enclos. Les mains autour des reins, il tourne à gauche et à droite donnant l’impression de chercher quelque chose. M. Sané, un ancien fonctionnaire du ministère des Finances à la retraite, préfère les moutons élevés. « Ils sont plus chers certes, mais plus tendre et moins âgés », soutient ce Djola qui estime que la cherté des moutons est indéniable. « Je cherche un mouton de 150.000 FCfa, mais ce qu’on me propose ne vaut pas le prix », soutient-il. Son ami compte acheter son mouton avant le jour de la fête. « Attendre la veille est risqué. Je vais continuer à chercher. Peut-être, on trouvera », dit-il.  Contrairement à la rumeur sur une éventuelle pénurie, le flux des moutons débarqués continue dans les sites dédiés.    
Marame Coumba SECK
… Idem à Linguère
A moins de trois jours de la fête de la  Tabaski, le foirail de Linguère est bien approvisionné  en moutons de tabaski. Les populations de  Linguère qui veulent acheter des moutons  vont devoir casser leur tirelire. Les prix ont connu une forte hausse.  
Au marché hebdomadaire de Linguère qui se tient chaque vendredi, les moutons s’entassent à perte de vue. Des milliers et des milliers de moutons sont parqués un peu partout et attendent d’être convoyés vers Dakar et d'autres régions  du pays. Le seul hic, c’est le prix que les acheteurs trouvent exorbitant. « Les choses ont totalement changé à Linguère », peste Masse Bousso, soulignant que le prix du mouton de Tabaski a doublé. « Jadis, nous achetions le mouton à moins de 50.000 FCfa, contrairement à maintenant où le prix varie entre 70.000 et 100.000 FCFA », confie Masse Bousso. Il affirme que ces prix ont obligé certains pères de famille d’attendre la veille pour se procurer d’un mouton, en espérant une baisse des prix. Un vendeur de moutons juge abordable le  prix  du mouton de Tabaski. « Les prix  sont abordables cette année. Ils varient entre  70.000 et 150.000 FCfa. Nous ne pouvons pas acheter un mouton à 35.000 FCfa, l'engraisser durant  7 à 8 mois et le revendre à bas prix », se défend Samba Sow. Le chef du service départemental de l'Elevage de Linguère, Moustapha Cissé,  a révélé que 76 922 moutons ont été acheminés du département de Linguère vers Dakar et les autres régions du  pays. Selon toujours lui, il n'y aura pas de pénurie de moutons. « Pour  éviter  les lourdes charges (aliment de bétail, prise en charge des bergers), les éleveurs  préfèrent rester en zone rurale. Aujourd'hui,  les foirails du département de Linguère sont bien ravitaillés en  moutons », explique-t-il. Moustapha Cissé  assure que la mesure de suppression des taxes est respectée. Cependant, il se désole de l’absence d’effet de cette mesure sur le prix  des moutons. Les forces de l'ordre veillent au gain sur les  différents points de vente  afin de  permettre aux éleveurs d’écouler leurs produits en toute sérénité. Un chauffeur de camion qui  achemine des moutons à Ngoudiane se frotte les mains. « A chaque veille de Tabaski, nous venons à Linguère pour transporter des moutons vers les autres régions. Pour 200.000 de FCfa, nous transportons plus de 100 têtes à chaque voyage », a indiqué Babou Ndoye.

Masse NDIAYE

Au Sénégal, la Tabaski est plus qu'un événement religieux. Elle est l'occasion, pour certains chefs de famille, de faire plaisir à leur progéniture, en leur offrant un bélier digne de ce nom. Quel qu’en soit le prix. Ce qui fait l’affaire des éleveurs du dimanche qui trouvent en cette fête un bon filon.  

 Sicap Mbao un quartier de la lointaine banlieue de Dakar. En ce mercredi matin, une maison  s’offre à la vue des visiteurs. Elle est habitée par des moutons, transformant la demeure en un vaste enclos. Une dizaine, au total, avec une trentaine de moutons. Des béliers pour l’essentiel mais pas n’importe lesquels. En effet, ceux-ci sont de race très prisée : le «Ladoum», un mouton de « luxe». Cette race a une forte valeur marchande pouvant aller jusqu'à des millions.  Le ladoum accroche par son élégance, l’harmonie de sa forme, une queue presque à terre. «Le ladoum est une race améliorée obtenue grâce à un croisement entre l’azawad et le toulabir  (espèce locale) », explique  Sidate, ingénieur des bâtiments mais cela ne l’empêche pas de s’adonner à sa passion. Depuis une dizaine d’années, il élève des moutons.    «La tête incurvée avec un chanfrein, le fanon à la gorge, la queue autour de 50 cm, sans  oublier la hauteur au garrot de l’animal », décrit-il de son animal favori. L’aura du « ladoum »  est aujourd’hui tel que se développe autour de ce mouton un business lucratif. «C’est un investissement », reconnait Sidate, surtout à l’occasion de la Tabaski. La clientèle particulière, ce sont des gens d’un certain standing, c’est-à-dire des autorités et des hommes nantis aux revenus conséquents. «Il faut débourser au minimum 600.000 FCfa pour s’offrir un ladoum », indique Sidate, soulignant que certains sont prêts à casquer des millions. 17 heures au Rond-Point de Liberté 5. Polo vert, jean  bleu, téléphone à écran tactile en main, Sadibouh Diagne vient de terminer sa journée de travail. Avant de rentrer chez lui, il fait un détour par son « écurie » urbaine pour vérifier que tout se passe bien. En effet, à l’occasion de la Tabaski, il a aménagé un enclos à Liberté 5, constitué de gros moutons. Cela fait des années qu’il s’adonne à cette activité. «Mon travail ne me permet pas d’être présent sur les lieux. Je fais appel au service de jeunes qui se chargent  de vendre les moutons et je les paye», dit Sadibouh Diagne. Il assure avoir  obtenu ses moutons  grâce à de savants croisements. «Ils bénéficient d’un accompagnement vétérinaire, ne consomment que des aliments sains, sont choyés 24 heures sur 24 par un personnel dédié », confie-t-il.

Des enseignants investissent ce créneau  
Cela explique les prix qui sont hors de portée pour la majorité des Sénégalais. Sadibouh vend ses moutons entre 250.000 à 600.000 FCfa. Il en sourit parce que son business marche bien. Il assure avoir écoulé la moitié de son bétail à des clients abonnés qui préfèrent attendre le dernier jour pour récupérer leur mouton. L’élevage de moutons est une activité qui peut rapporter gros. Nombre de particuliers ont tenté l’expérience et récupéré leur mise de départ. Les plus chanceux ont  réalisé des profits conséquents. C’est le cas de Seyni Sané. Cet enseignant vend ses moutons à Yarakh, juste après la Serras. Cela fait des années qu’il s’adonne à des « opérations Tabaski ». « Avec des amis, nous nous cotisons, chaque année, après  la Tabaski. J’achète les moutons à Louga où je sers. Quand la Tabaski arrive, nous les vendons », indique cet enseignant.  «Le business est juteux. Il suffit de maîtriser les ficelles du métier et de veiller au bon fonctionnement de l’affaire pour réaliser des gains importants », ajoute-t-il.  Selon lui, ce business présente plusieurs avantages notamment la simplicité du fonctionnement et des marges bénéficiaires importantes. Cette activité constitue, pour certains,  un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu urbain. Qu’est-ce qui poussent ces Sénégalais à acheter des moutons chers ? Abdoulaye Wone a son explication. «C’est dans le tréfonds du Sénégalais que d’avoir un gros béliers avec de grandes cornes », déclare Abdoulaye Wone qui se dit homme d’affaires. En ce mercredi, il était venu prospecter le marché des petits ruminants de Rufisque. L’homme d’affaires ne lésine pas sur les moyens.  Il dit être prêt  à  casquer le prix fort pour s’offrir, un « bélier honorable ». En réalité, s’il se permet cette « folie », c’est pour impressionner son voisinage, confesse-t-il. Lamine Niang,  un acheteur, n’est pas dans cette logique. Cadre dans une société, il va sacrifier à la tradition sans verser dans le voyeurisme. Il compte s’offrir un mouton dont le prix ne dépassera pas 100.000 FCfa.

Oumar BA

L’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Gambie (Omvg) et le bureau Aecom ont signé, hier, un contrat pour la prestation de mission d’ingénieur-conseil chargé de la supervision de l’aménagement hydro-électrique de Sambangalou et de la réalisation de ligne d’interconnexion électrique. Cet accord est l’une des dernières étapes avant le démarrage des travaux prévus en fin d’année.

Entouré d’experts et de partenaires, le Haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Gambie (Omvg), El Hadj Lansana Fofana affiche sa satisfaction. Après 38 ans d’existence, l’organisation sous régionale est en passe d’entamer son plus grand projet. « Cette signature marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre du projet énergie de l’Omvg », a déclaré El Hadj Lansana Fofana. Le bureau canadien Aecom avec qui l’Omvg a signé le contrat, sera chargé de contrôler les travaux de toutes les entreprises impliquées dans le projet. « Les prestations de l’ingénieur conseil ‘’Aecom’’ ont pour objectif d’assurer le bon déroulement des travaux permettant la réalisation des ouvrages dans le respect des règles de l’art, des délais et des coûts déterminés dans les divers marchés d’exécution ainsi qu’à une mise en service effective des ouvrages et installations du projet Energie », a expliqué le Haut commissaire de l’Omvg. Le projet énergie de l'Omvg est composé de deux grands travaux :

l’aménagement hydro-électrique de Sambangalou sur le fleuve Gambie, au Sénégal dont la construction est prévu pour une durée de 50 mois et la réalisation d’une ligne d’interconnexion électrique. El Hadj Lassana Fofana s'est félicité de l'engagement des chefs d'états des pays membres de l'Omvg qui ont permis la relance de ce projet. Le coordonnateur de la cellule Omvs-Omvg au ministre de l’Hydraulique du Sénégal, Youssou Camara, s'est réjoui de la signature de ce contrat qui marque, selon lui, l'un des derniers jalons dans la mise en œuvre du projet. Il a réaffirmé la volonté de l'Etat du Sénégal d'appuyer l'organisme sous régional. La signature de ce contrat pour la prestation d’ingénieur-conseil est la dernière étape avant le démarrage des travaux.

En effet, les accords de financement avec les partenaires techniques et financiers ont été signés, l'assistance technique mobilisée, les appels d'offres de l'interconnexion lancés et les structures d'appui du projet ont été créées et le recrutement du personnel de l'unité de gestion du projet est en cours. 

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Deux navires industriels chinois pris en flagrant délit de pêche illégale au large de la Guinée ont été condamnés à une amende totale de trois millions d'euros, a indiqué, jeudi, à l'Afp, le ministre guinéen de la Pêche, André Loua. Ces deux navires appartenant à la même société, selon le ministre, font partie des 14 bateaux de pêche contrôlés en infraction de la réglementation lors d'une opération conjointe du 28 août au 1er septembre dans les eaux gambiennes, sénégalaises, guinéennes et bissau-guinéennes, selon des communiqués officiels. L'opération a été conduite par la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) dont ces quatre pays sont membres. Menée avec le soutien de l'Union européenne (Ue) et de la Banque mondiale, elle a permis de contrôler plus de 80 bateaux de pêche, ont souligné la Csrp et l'Ue dans des communiqués distincts.

Elle a couvert la totalité de "la zone maritime de la frontière nord de la Gambie à la frontière sud de la Guinée, englobant ainsi les zones économiques exclusives (Zee) de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée et la partie Sud de la Zee du Sénégal", a précisé la Csrp. Les deux navires chinois ont été surpris dans la Zee de la Guinée par le patrouilleur sénégalais Kédougou, intervenant en appui de vedettes guinéennes, mais seul l'un d'entre eux a pu être arraisonné, selon la même source. « Le navire chinois Chang Yuan Yu 6, qui a été identifié, a été escorté jusqu'au port de Conakry et mis en état d'arrestation », a indiqué le ministre guinéen. Compte tenu de la gravité de l'infraction, à savoir la pêche non autorisée dans notre zone économique, sans licence préalable, la commission d'arraisonnement a condamné le bateau au "maximum de la pénalité" de 500.000 à un million d'euros d'amende, a ajouté M. Loua. « Nous avons déjà signifié à l'armateur qu'il doit payer un million d'euros non négociables », a-t-il dit, précisant que l'équipage avait été remis en liberté. En outre, les engins de pêche et les captures du navire ont été saisis.

Quant au second navire, en fuite, mais identifié comme le Lu Jiao Nan Yuan Yu 102, il a été frappé de la même amende, doublée en raison de la circonstance aggravante de défaut de présentation, soit deux millions d'euros, a souligné le ministre guinéen. La société de pêche propriétaire « travaille avec une licence de la Guinée-Bissau, nous avons donc écrit au gouvernement de ce pays frère, qui est en train de prendre des dispositions pour arraisonner le second bateau et l'acheminer vers le port de Conakry », a poursuivi M. Loua. Selon le commissaire européen à la Pêche, Karmenu Vella, cité dans le communiqué de l'Ue, "la coopération régionale est essentielle pour lutter contre les réseaux sophistiqués qui se cachent derrière la pêche INN" (illicite, non déclarée et non réglementée). 

 (AFP)

La direction du Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama) a expliqué, hier, au cours d’une conférence de presse, l’immobilisation des navires « Aguene » et « Diambogne » pour des raisons de sécurité à la suite d’une avarie mécanique. Elle a assuré que ces deux navires reprendront les rotations dans un « délai raisonnable ».

Les navires « Aguène » et « Diambogne » qui assurent la liaison maritime Dakar Ziguinchor sont à l’arrêt depuis le 21 août pour le premier et le 3 avril pour le second. Lors d’un point de presse tenu, hier, le directeur général du Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama), Matar Fall, a rappelé que lors de la réception de ces deux navires, le 19 février 2015, à Ziguinchor, le chef de l’Etat avait demandé à la direction de « veiller rigoureusement au respect des normes régissant la capacité des navires, la sécurité et la sureté à bord ». «Ainsi, pour des raisons de sécurité, le navire Diambogne a été immobilisé le 3 avril dernier, à la suite d’une avarie mécanique », indique M. Fall. « Les navires étant toujours sous garantie, le constructeur a été sommé de procéder au remplacement intégral de l’équipement endommagé pour préserver les intérêts de notre pays. Ce à quoi la société coréenne s’est attelée en procédant à la commande du réducteur du moteur tribord. La livraison de cet équipement est attendue dans les plus brefs délais », a ajouté le directeur général du Consortium sénégalais d’activités maritimes. Matar Fall a expliqué que c’est cette posture de veille et de surveillance du fonctionnement des navires qui a amené, le 21 août, l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), sur les instructions du ministre de la Pêche, à demander l’arrêt du navire « Aguene », à la suite d’une panne. Le directeur général de Cosama renseigne que les diligences nécessaires ont été faites pour assurer le transport par voie terrestre des passagers au voyage du 21 août dernier, jour de la détection de la panne.

Il a ajouté que les rotations du navire « Aline Sitoé Diatta ont été renforcées, passant de deux à trois par semaine, « en toute sécurité, sans surcharge de travail pour l’équipage ». «A ce jour, la capacité d’emport cumulée offerte par semaine, par le seul navire en service, présente un gain hebdomadaire de 200 passagers. Il faut le rappeler que la troisième rotation du navire Aline Sitoé Diatta permet d’acheminer 1.000 passagers de plus par semaine ( 2 fois 500), là où, avec «Aguene » et «Diambogne », en service d’une capacité de 200 places chacun, transportaient au total 800 passagers, aller et retour», a expliqué M. Fall.

Regrettant cette situation, le directeur général de Cosama demande l’indulgence des populations affectées et porte à la connaissance de l’opinion que les travaux de réparation et d’entretien se feront, conformément aux prescriptions de l’autorité maritime. Il annoncé le retour de ce navires dans « un délai raisonnable ». « Des techniciens coréens, allemands et sénégalais sont sur pied d’œuvre pour détecter la cause profonde de cette panne. Je ne peux pas donner une date précise pour le retour des deux navires. Mais je peux dire que dans un délai raisonnable, le problème sera résolu», a-t-il assuré.

Aliou KANDE

Plus de 410.000 tonnes de poissons ont été capturées en 2015 au Sénégal par les pêches artisanale, industrielle et l’aquaculture, a affirmé, jeudi à Dakar, Sidya Diouf, Directeur adjoint des pêches maritimes. «En 2015, la pêche industrielle a débarqué 49 565 tonnes ; la pêche artisanale 361 377 tonnes. Et la production aquacole est estimée à 1215 tonnes», a dit Sidya Diouf, soulignant que le pays comptait 92 bateaux et 116 établissements à terre, en 2015. Il faisait une présentation sur l’état de la pêche au Sénégal dans un atelier sur les subventions à la pêche, organisé par la Direction du commerce extérieur.Selon M. Diouf, parmi ces captures, la valeur commerciale est estimée à 189 149 tonnes. « Au cours de la même année, les différents types de pêche ont payé des amendes qui s’élèvent à 2,570 milliards de FCFA. Au total, 2335 navires ont été inspectés, dont 646 en mer et 159 suivis par Vms», a-t-il poursuivi.

Il a souligné que 8318 pirogues ont été contrôlées et 13 navires dont 9 sénégalais ont été arraisonnés. «Nous avons également identifié 19 009 embarcations, soit un taux d’immatriculation de 85,35%. Le taux de permis de pêche est de 40%», a-t-il fait savoir.

(APA)

Guillaume Pepin, directeur Afrique de l'Ouest et du Centre de Jumia Travel ex Jovago affirme que les agences de voyage en ligne constituent des partenaires importants pour le développement de l’industrie hôtelière.

«L’économie hôtelière en Afrique à l’heure des agences de voyage en ligne». C’est le thème du déjeuner-débat organisé, hier, par la société Jumia travel (ex Jovago), une plateforme de commerce en ligne.

Le thème a été introduit par Guillaume Pépin, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de ladite plateforme. Les agences de voyage en ligne (Online travel agence Ota), a expliqué Kamal Diaïté, responsable marketing de Jumia, sont des sites qui permettent de réserver une chambre d’hôtel, d’acheter un billet d’avion. Il a précisé que c’est une industrie qui contribue aujourd’hui au chiffre d’affaires généré par l’e-commerce.

Il a indiqué que plus de trois mille sites à travers le monde existent. « Le voyageur visite en moyenne huit sites et passe plus de deux heures de temps sur les sites spécialisés avant de faire une réservation », a soutenu M. Diaïté.

Il a ajouté que près de 56 % des réservations hôtelières proviennent des engins de recherche, Google principalement. Pour le directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de Jumia Travel, les agences de voyage en ligne représentent une révolution, une nouveauté dans l’industrie hôtelière. Avec ces agences, il dit avoir identifié des changements majeurs dans ce secteur en proie à la raréfaction des touristes. Avec les agences de voyage en ligne, il y a une optimisation des taux de remplissage dans les hôtels avec un trafic supplémentaire, a confié Guillaume Pépin, ajoutant que ces agences améliorent le taux de remplissage des hôtels et permettent également aux hôteliers d’optimiser leurs revenus.

« Une agences de voyage en ligne permet une autonomie de travail. Il assure la connectivité avec les autres, la mobilité et la traçabilité. C’est un outil de travail très important. Sans cette Ota, c’est la gestion manuelle des réservations. Il n’y a pas de traçabilité, pas de synergie. Il y a une contrainte sédentaire et un taux d’erreur important», a affirmé M. Pépin. Le directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de Jumia Travel est convaincu que agences de voyage en ligne constituent les meilleurs partenaires des réceptifs hôteliers, des acteurs de confiance. «Les Ota peuvent être une solution aux problèmes de l’industrie hôtelière notamment la raréfaction des clients en Afrique », a-t-il déclaré. «Si tout le monde comprend les enjeux liés aux Ota, l’industrie hôtelière ne se portera que mieux », a renchéri Ismaïl Cabral Kambell, responsable des relations publiques de Jumia Travel, soulignant que certains réceptifs hôteliers sénégalais, bien structurés et bien au fait des enjeux, ont intégré les Ota dans leurs stratégies.

Aliou KANDE

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a reçu, hier, des mains de l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, le rapport de l’étude de faisabilité pour la mise en place de la liaison maritime entre Dakar et Praia. Oumar Guèye a annoncé la mise en place d’un comité de pilotage bilatéral.

La volonté politique des chefs d’Etat sénégalais et cap-verdien de renforcer les relations entre les deux pays par la création d’une liaison maritime Dakar-Praia prend forme. Hier, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a reçu le rapport de l’étude de faisabilité de ce projet, en présence des ambassadeurs du Cap-Vert et des Pays-Bas. L’étude réalisée par un cabinet néerlandais et dont le contenu n’a pas été dévoilé à la presse, a été remis par l’ambassadeur Theo Peters à Oumar Guèye. Selon ce dernier, la réception du rapport de l’étude de faisabilité de la liaison maritime entre Dakar et Praia est une étape majeure dans la mise en œuvre des politiques définies dans le domaine maritime par les présidents Jorge Carlos Fonseca et Macky Sall. Il a rappelé que lors de la visite officielle du président sénégalais au Cap-Vert, en août 2014, les deux chefs d’Etat avaient décidé de la mise sur pied d’un comité technique pour l’établissement d’une liaison maritime directe entre le Cap-Vert et le Sénégal. Dans le communiqué final marquant la fin de la visite, figurait, en bonne place, cette décision d’établir une liaison maritime. Cette volonté politique l’a amené, en mars 2015, à effectuer une visite de travail au Cap-Vert pour, entre autres, donner corps à ce projet avec la validation des termes de référence élaborés conjointement par les deux parties.

Faciliter l’intégration économique, politique et sociale
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime soutient que les transports maritimes sont devenus, aujourd’hui, par le fait de la massification et du coût du fret, ainsi que de la protection de l’environnement marin, un élément essentiel dans le commerce international. Au delà du rapprochement des peuples, M. Guèye est convaincu que cette dimension a inspiré nos plus hautes autorités à aller vers la création de cette liaison maritime afin de booster le développement économique et social des deux pays. «Si le statut insulaire du Cap-Vert favorise ce mode de transport, faut-il le rappeler également, le commerce extérieur du Sénégal passe, à plus de 95%, par voie maritime », a souligné Oumar Guèye. Il a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre, rapidement, les orientations et recommandations auxquelles l’étude a abouti en vue du démarrage effectif de la liaison maritime Dakar-Praia. Et en relation avec le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, il affirme qu’il engagera les diligences nécessaires à la mise en place d’un comité national dans la perspective d’un comité de pilotage bilatéral.

Le ministre a invité l’ambassadeur du Cap-Vert au Sénégal à travailler dans ce sens auprès des autorités de son pays. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a «salué le concours inestimable » de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, qui a accordé le financement de l’étude de faisabilité. Il a félicité également le cabinet Royal Haskoning DHV pour le travail accompli à la suite d’une démarche rigoureuse, ponctuée de rencontres des parties prenantes dans les deux pays. « Ce projet de liaison maritime va faciliter l’intégration économique, politique et sociale entre nos deux pays. Avec la remise du rapport, les conditions sont réunies pour bien travailler », a déclaré César Monteiro, ambassadeur du Cap-Vert au Sénégal. « L’établissement d’une liaison maritime entre Dakar et Praia est importante pour l’intégration régionale », a noté Theo Peters, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas.

Aliou KANDE

Il n’y a pas de risque de pénurie de moutons pour la tabaski, à Kolda, rassure Amadou Tidiane Baldé, président du plus grand foirail de la ville. Les prix varient, selon lui, entre 25 000 et 200 000 FCfa.

Le foirail de Bouna Kane qui abrite le principal foiral de la commune de Kolda est bien approvisionné en moutons pour la fête de la Tabaski, assure Amadou Tidiane Baldé, président dudit foirail. Il estime qu’il n’y a aucun risque de pénurie de moutons à Kolda. « Nous avons reçu beaucoup plus de moutons par rapport à nos prévisions. Je pense qu’ils seront largement suffisants pour la Tabaski car nous attendons de nouvelles arrivées en provenance du marché hebdomadaire de Diaobé. Nous avons déjà reçu 10 camions en provenance de Sinthiou Malem, dans la région de Tambacounda, sans compter les minicars et les sept places qui sont également utilisés par certains éleveurs et revendeurs pour acheminer du bétail à Kolda », a déclaré M. Baldé. Il a demandé à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter les gros moutons venus de Tambacounda de se rabattre sur le mouton local communément appelé race « ndama » ou la chèvre notamment le bouc. Les prix varient, selon lui, entre 25 000 et 200 000 FCfa, reprochant à certains pères de famille de vouloir acheter des moutons dont le prix dépasse largement leur budget.

Au foiral de Sikilo-nord, les marchandages vont également bon train. Pour les revendeurs, il y a suffisamment de moutons mais les acheteurs se font encore désirés. Les clients rencontrés dans ces deux foirails soutiennent le contraire. Ils estiment qu’il n’y a pas suffisamment de moutons, cette année, par rapport à l’année dernière, à la même période. Ils déplorent également la cherté des moutons dont les prix sont hors de portée pour la majorité des Koldois. «Nous sommes à quelques jours de la Tabaski et si nous faisons la comparaison avec la situation de l’année dernière, à la même période, nous constatons qu’il y a beaucoup moins de moutons, cette année. C’est ce déficit qui fait que les prix sont exorbitants et intouchables. Il faut débourser au minimum 60 000 FCfa pour avoir un petit mouton et payer entre 100 000 et 160 000 FCfa pour acheter un mouton digne de ce nom,», se désole Saloum Sonko, enseignant domicilié au quartier Bouna Kane. Il demande à l’Etat d’intervenir pour approvisionner la commune de Kolda en moutons pour permettre aux fidèles musulmans de passer la fête de la Tabaski en toute sérénité.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Institut Brésil Afrique organise, les 3 et 4 novembre prochains, la 4ème édition de son Forum annuel portant sur l’agriculture, dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. 300 personnes sont attendues à cette rencontre. 100 entreprises ont confirmé leur participation.

La ville brésilienne de Foz do Iguaçu abritera, les 3 et 4 novembre prochain, la quatrième édition du Forum Brésil-Afrique. L’annonce a été faite fin août, à Dakar, par Joao Bosco Monte, président de l’Institut Brésil Afrique. Il était venu au Sénégal pour faire la promotion de cette rencontre de haut niveau et échanger avec les autorités sénégalaises. « Je suis venu au Sénégal pour faire la promotion du forum Brésil-Afrique qui se tient dans notre pays au mois de novembre. J’ai rencontré le directeur de l’agriculture. C’est un important évènement organisé chaque année par notre institut », a confié M. Monte. Cette année, explique ce professeur des Relations internationales à l’université de Fortaleza, porte sur l’agriculture, un secteur important pour le Brésil mais également pour le Sénégal. « Stratégies pour le développement de l’agriculture au Brésil et en Afrique » est le thème retenu pour cette édition.

Des ministres, diplomates, hommes d’affaires, chercheurs, représentants d’organisations internationales sont attendus à cette quatrième édition. Le forum se veut un cadre d’échanges entre le Brésil et l’Afrique. «Le forum sera une opportunité de rencontre entre décideurs brésiliens, africains, des responsables d’institutions internationales pour discuter business, coopération et partenariat. 300 personnes sont attendues à cette rencontre. 100 entreprises ont confirmé leur participation. Nous voulons, à travers ce forum, que les secteurs privés brésilien et africain puissent nouer des partenariats », a ajouté le président de l’Institut Brésil-Afrique.

Rappelant l’importance de l’agriculture, Joao Bosco Monte a indiqué que la Fao a décidé d’y prendre part. «Sans le développement de l’agriculture, on ne peut pas éradiquer la faim dans le monde. C’est pourquoi, nous avons tenu à ce que tous ceux qui interviennent dans ce secteur prennent par au forum», soutient Joao Bosco Monte. Pendant ces deux jours, différents thèmes comme les biotechnologies, le financement, la sécurité alimentaire, l’irrigation, la nutrition seront abordés. Créé en 1992, l’Institut Brésil Afrique dont le siège se trouve à Fortaleza, intervient dans divers domaines comme l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, le développement économique. L’Institut, renseigne son président, vise à aider les pays d’Afrique et le Brésil dans ces différents domaines. «Nous travaillons en vue de changer la situation du Brésil et de l’Afrique, promouvoir la coopération et le partenariat», a précisé Joao Bosco Monte.

Aliou KANDE

Le nombre total de passagers enregistré à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar, durant le premier semestre 2016, a connu une hausse de 2,2% comparé à la même période de l’année 2015, indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Sur la base des données de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), la Dpee note que le cumul de ces passagers s’est élevé à 995.626 contre 974.118 au premier semestre 2015, soit une augmentation de 21.508 en valeur absolue. 

La hausse des passagers est due à la fois au nombre d’arrivées et de départs. Le premier a cru de 8,1% à 441.732 contre 408.470 en 2015. Quant au nombre de passagers au départ, il a progressé de 5,3 % à 487.485 contre 462.981 en 2015. En revanche, les passagers en transit ont fortement baissé de 35,3 % passant de 102.667 au premier semestre 2015 à 66.409 un an plus tard. Concernant le nombre d’aéronefs ayant touché le tarmac de l’aéroport LSS de Dakar, il est en baisse de 3,8 % avec 16.889 avions contre 17.560 au premier semestre 2015. Quant au total de fret transporté, les données de la Dpee indiquent qu’il a progressé de 12 %, passant de 19.284 tonnes en 2015 à 21.591 tonnes en 2016.

(APA)

Le dispositif médical de l’Aéroport international, Léopold Sédar Senghor, est amélioré par un renforcement du matériel d’urgence dont des défibrillateurs utilisés en cas d’arrêt cardiaque, indique un communiqué de cette structure. Des sessions de formation sont entamées depuis le début de cette semaine pour l’utilisation dudit matériel, précise la même source. La formation concerne tout le personnel de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) qui est en contact avec le public comme les hôtesses et surveillants d’aérogare. Le personnel du Pôle médical des Ads appuyé par des urgentistes va inculquer aux bénéficiaires les gestes d’urgence à faire face à un cas d’arrêt cardiaque notamment sur comment utiliser les défibrillateurs et faire un massage cardiaque. Les sessions de formation vont être élargies aux agents des autres structures de la plateforme aéroportuaire. Pour le pèlerinage à la Mecque, ce sont des équipes composées de médecins urgentistes et d’infirmiers qui assurent une couverture médicale 24 heures sur 24, aussi bien à l’aérogare des pèlerins qu’à l’aérogare principale. Pour la phase « Aller », le document renseigne que seuls 2 cas préoccupants ont été pris en charge dont l’un a bénéficié de soins sur place et a pu prendre son vol. L’autre pèlerin a dû différer son voyage de quelques jours pour un meilleur suivi.

Aliou KANDE

La campane agricole 2016-2017 est marquée, dans la région de Thiès, par un bon comportement des cultures ainsi qu’une bonne répartition de la pluie dans le temps et dans l’espace, a indiqué mercredi, le directeur régional du développement rural (Drdr), Abdoulaye Sidibé. « A ce jour, il faut noter un bon déroulement de la campagne agricole 2016-2017 dans la région de Thiès tant à travers la répartition spatio-temporelle de la pluviométrie qu’à travers le comportement des cultures », a-t-il dit.  M. Sidibé dit avoir constaté « un bon comportement végétatif » des différentes spéculations dans les départements de Mbour, Tivaouane et Thiès. Les semis d’arachide, de mil, de sorgho, de maïs, de niébé, de manioc et de la pastèque suivent leurs cours normales, a ajouté le directeur régional du développement rural. 

Dans le même temps, le technicien de l’agriculture a fait part d’une bonne levée des semis du riz dans les trois départements. Au total, 5570 hectares de manioc ont été emblavés dans la région au mois d’août, soit 1410 hectares pour Thiès, contre 700 hectares pour Mbour et 3460 hectares pour Tivaouane, a-t-il dit. Concernant la situation phytosanitaire, Abdoulaye Sidibé souligne que les fortes pluies de ces dernières semaines ont fortement atténué les infestations de chenilles poilues. Pendant ce temps, on assiste à l’apparition de quelques foyers de sauteriaux dans les trois départements de la région de Thiès. A propos de la situation pluviométrique, M. Sidibé a confié que sur les 17 postes suivis à l’échelle de la région, 14 sont déficitaires comparé à la même date de l’année précédente. Le technicien de l’agriculture a rassuré que ce déficit pluviométrique n’a aucune incidence sur le comportement des cultures, relevant « une bonne répartition spatio-temporelles des précipitations ».

(APS)

Le Groupe bancaire Oragroup a lancé une émission de billets de trésorerie pour un montant total de 35 milliards de francs CFA (53,3 millions d’euros) par appel public à l’épargne sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). « Une première tranche d’un mois, jusqu’au 31 septembre 2016, vise à lever 20 milliards de francs CFA, la seconde tranche de 15 milliards de francs CFA se déroulera début 2017 », précise le communiqué. La durée de l’emprunt sur 18 mois est rémunérée à hauteur de 5,75 % brut par an. Oragroup est présent dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo et dans quatre zones monétaires (Uemoa, Cemac, Guinée Conakry, Mauritanie). Selon sa directrice générale, Binta Touré Ndoye, cette sollicitation du marché va aider Oragroup à "amplifier" son développement. « Notre ambition est de créer un groupe bancaire panafricain de référence et nous sommes convaincus que le marché régional saura nous accompagner. […] », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a salué, hier, les importants résultats obtenus par le Projet régional des pêches en Afrique de l’Ouest (Prao-Sénégal) dont la première phase sera clôturée le 15 septembre prochain. Il a sollicité encore la Banque mondiale pour l’obtention d’une deuxième phase en vue de pérenniser les acquis.

Lancé en 2010, le Projet régional des pêches en Afrique de l’Ouest sera clôturé le 15 septembre prochain. Hier, un atelier a réuni les acteurs pour tirer le bilan de six années d’activités. Prao-Sénégal, d’un coût global de 7.200.000.000 de FCfa (dont 6,750 milliards de la Banque mondiale) a été initié pour accompagner la volonté politique exprimée par le Sénégal, de faire de la pêche un secteur plus porteur et plus durable avec comme finalité, l’optimisation de sa contribution à l’émergence économique et sociale du pays. Cette ambition a été essentiellement centrée autour de trois leviers : la gestion durable des pêcheries, la lutte contre la pêche illégale et la valorisation des produits halieutiques. Tirant le bilan, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a salué les importants acquis de ce projet dans ces trois domaines.

Selon Oumar Guèye, la mise en œuvre du Prao-Sénégal a également offert l’opportunité d’impulser des réformes essentielles pour le secteur comme la définition d’un nouveau permis de pêche artisanale basé sur les espèces, l’implication et la responsabilisation des acteurs dans la gestion des ressources halieutiques. Autres réalisations du projet ; la contribution à l’actualisation du Code de la pêche maritime permettant la mise en cohérence avec les exigences de l’approche de cogestion locale des pêcheries ; la mise en œuvre d’une stratégie de maîtrise durable de l’immatriculation des pirogues ; l’élaboration d’un Plan d’actions national de lutte contre la pêche illégale.

Il y a également la mise en place d’une zone de pêche protégée sur la Petite côte, des zones d’immersion de récifs artificiels à Bargny et à Yenne. La mise en œuvre des initiatives locales de cogestion des pêcheries artisanales dans douze sites répartis entre la presqu’île du Cap-Vert, la Petite côte et le delta du Saloum, figure également dans le bilan du Prao-Sénégal. Il y a, en plus, l’adoption de deux plans d’aménagement des pêcheries dont la mise en œuvre permettra d’amplifier les retombées de la pêche dans les économies locales et dans l’industrie halieutique. «Au regard de ces résultats, il est possible d’affirmer, sans risque de se tromper, que c’est dans la gestion durable des ressources halieutiques et la réhabilitation des écosystèmes marins côtiers que le Prao-Sénégal s’est le mieux illustré », a ajouté le ministre de la Pêche.

Il n’a pas manqué de rappeler la mise en place, en partenariat avec le Crédit mutuel du Sénégal, d’un fonds de microcrédits de cinq cent millions de FCfa pour financer des microprojets d’entreprenariat féminin et de reconversion des pêcheurs dans des secteurs alternatifs à la pêche. Dans la même dynamique, le Prao-Sénégal a également financé, pour plus de six cent millions de FCfa, des activités génératrices de revenus en faveur des Comités locaux de pêcheurs des sites d’intervention.

Oumar Guèye soutient que la nécessité de préserver les importants résultats enregistrés dans la mise en œuvre du projet, justifie amplement le besoin de pérennisation des acquis ainsi que l’appropriation de ces résultats par les acteurs bénéficiaires. Il a sollicité, de la Banque mondiale, une deuxième phase justifiée par les besoins de consolidation des acquis et de mise en œuvre d’autres programmes et projets. Le représentant de la Banque mondiale a réaffirmé la volonté de l’institution de travailler avec le gouvernement et toutes les parties prenantes pour une gestion durable des ressources.

Aliou KANDE

Mbagnick Diop considère que le numérique est un facteur incontournable de la production de biens et de la compétitive des entreprises. Il a appelé l’Etat à relever les défis de mise en place d’un cadre législatif et réglementaire propice pour le développement de l’économie numérique. M. Diop a déclaré que les conclusions de ces assises seront transmises au chef de l’Etat. Le Mouvement des entreprises du Sénégal tenait, hier, la 16e session de ses assises économiques annuelles. Ces acteurs du secteur privé national ont échangé sur le thème : « Nouvelle économie : quelles mutations structurelles pour le Sénégal ? ».

M. DIAGNE


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