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Concertations régionales sur l’agriculture : Des paysans discutent de l’immatriculation des terres

04 Jan 2016
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Dans le but de rester une force de propositions et de défense des intérêts de l’agriculture familiale, le Comité national de concertation des ruraux a bouclé l’année 2015 par une série de rencontres avec les paysans à la base dans toutes les régions du Sénégal. Les discussions ont porté sur l’immatriculation des terres, la mise en place des chambres d’agriculture.

A Thiès, le mode d’immatriculation des terres, une question posée à la Commission nationale de la réforme foncière, a été largement partagée par les animateurs de la rencontre et longuement débattue par les participants. Sur ce point, même si les paysans ne sont pas encore accordés sur une approche, ils ont nettement rejeté l’immatriculation  généralisée des terres du domaine national au nom de l’Etat. «Au vu de la tendance qui se dégage, les décideurs privilégient un discours favorable à l’agro-business au détriment de l’agriculture familiale. Nous pensons qu’il est plus rassurant d’explorer d’autres voies consensuelle pour engager l’immatriculation des terres », a soutenu Fallou Diagne, leur porte-parole du jour.
Outre la question sur la réforme foncière, les paysans de Thiès ont aussi discuté de la mise en place des chambres d’agriculture. Ils ont exprimé leur désir qu’elles soient une plateforme où agriculteurs, pasteurs et pêcheurs puissent trouver un cadre d’organisation, de développement de leurs activités en toute cohérence. «  Nous avons visité des chambres d’agriculture au Mali où le patron est un fonctionnaire de l’Etat ; mais au vu du développement du mouvement associatif dans notre pays, il faut échanger sur la meilleure formule en adéquation avec nos réalités pour être efficace », a indiqué Fallou Diagne.
Concernant la campagne agricole, les paysans ont déploré le retard accusé dans la mise en place des ressources financières devant permettre aux tenants des points de collecte d’acheter les graines au prix fixé par le gouvernement, c’est-à-dire 200 FCfa le kilogramme d’arachide. «Ce décalage entre le démarrage de la campagne de commercialisation et la mise en place des financements a poussé des paysans à vendre aux opérateurs privés les meilleures graines entre 250 et 300 FCfa le kilogramme », déclaré Fatou Kiné Ndiaye, une paysanne. Selon elle, ce retard dans la mise en place des fonds risque d’affecter le renouvellement du capital semencier du pays pour l’arachide. D’où l’urgence, pour les pouvoirs publics, de prendre une décision rapide et efficace en vue d’arrêter cette fuite des meilleures graines hors du pays.

Mbaye BA


Last modified on samedi, 26 mars 2016 20:43
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