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Epis de protection, informatique, énergie : Ces infrastructures financées par l’Uemoa qui donnent plus de vie à Cotonou

07 Jan 2016
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Ce sont des infrastructures sans commune mesure que la délégation de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) a visité, hier, à Cotonou. Financées par l’institution communautaire, elles donnent plus de vie à la capitale béninoise qui accueille, vendredi, le sommet de l’organisation sous-régionale.

En prélude au sommet de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) qui se tient demain, à Cotonou, la Commission a organisé, hier, une visite des chantiers financés par l’institution communautaire. La délégation dirigée par le représentant-résident Yaovi Kounhude s’est rendue à l’Epi (piège à sable bloquant le transit en amont) de Siafato sur le littoral de la capitale béninoise. Cet ouvrage fait partie d’un lot de huit érigé entre le PK3 et le PK11, soit 8 kilomètres ayant permis de freiner considérablement l’avancée de la mer à Cotonou. Selon le coordonnateur du Projet de protection de la côte à l’est de Cotonou, Philippe Régistre M. Zoumenou, l’ensemble des ouvrages constitués de huit épis et d’un mur de protection faits de granites et de blocs de béton vise à maîtriser l’érosion côtière et la reconstitution des plages. Le Bénin paie un lourd tribut à cause de l’avancée de la mer. Selon Monsieur Zoumenou, cinq complexes hôteliers, des habitations et plusieurs autres investissements ont été engloutis.  
Avant ces ouvrages, la mer avançait annuellement entre 10 à 15 mètres. A cet endroit, l’avancée annuelle moyenne était de 20 mètres. Les ouvrages ont permis de récupérer plusieurs mètres de plage notamment à Siafatou, selon M. Zoumenou. La seconde phase du projet consistera à injecter 400 000 m3 de sable au niveau des endroits récupérés. Il souligne que le financement de cette phase est bouclé.  
Les travaux de cette première phase ont démarré en 2012. Ils sont exécutés par une entreprise batave et supervisés par une société d’études canadienne. Ils sont divisés en deux lots dont le premier est achevé. Le second lot sera réceptionné en juillet 2016. Le coût de l’ensemble des ouvrages est de 46 milliards de FCfa. Ils sont financés par l’Etat du Bénin, la Bid, la Badea, le Fonds saoudien ainsi que l’Uemoa qui a supporté la bonification du prêt de la Bid à hauteur de 2,1 milliards de FCfa.
Le représentant-résident de la Commission, Yaovi Kounhude, s’est dit « impressionné ». « C’est un projet d’envergure qui a contribué à ralentir l’effet des vagues. L’Uemoa se préoccupe des questions de développement. Elle est très heureuse de participer à la réalisation de ce projet », a-t-il dit.

Formation des ressources humaines
Après l’étape du littoral, la délégation de la Commission est allée à l’université d’Abomey Calavi pour voir la salle informatique équipée par l’Uemoa et l’amphithéâtre financé par l’institution communautaire. Le directeur de l’Ufr « Institut de formation et de recherche en informatique (Ifri) », Ezin C. Eugène, et le vice-recteur, Maxime Da Cruz, ont souligné l’importance de cette infrastructure doté d’une centaine d’ordinateurs ayant permis la formation d’étudiants et d’enseignants. Cette année, 2.000 étudiants issus des principales facultés de cette grande université pourront y suivre des cours.
Tout comme le représentant des étudiants Dossouvi Pascal, le représentant-résident de l’Uemoa à Cotonou a salué cette initiative de l’Uemoa consistant à mettre l’accent sur la formation des ressources humaines. Une initiative également bien saluée par le recteur de l’université, le Professeur Brice Sinsin. « Les universités doivent servir de ponts pour nous unir », a-t-il soutenu, en soulignant le rôle crucial de la presse qui doit « donner la bonne et juste information » afin de permettre aux politiques de prendre les bonnes décisions.

De notre envoyé spécial à Cotonou Aly DIOUF


Last modified on samedi, 26 mars 2016 20:58
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