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Riziculture : Des chercheurs africains formés à de nouvelles technologies

28 Sep 2016
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Les productions rizicoles nationales sont loin de couvrir les besoins nationaux en riz à cause de l’urbanisation, la croissance démographique et l’insuffisance de la pluviométrie  qui font que l’équilibre entre besoins et productions  est assez fragile. D’où la nécessité d’améliorer la productivité  des différents systèmes rizicoles, selon Dr Koffi Bimpong, au nom du directeur de la station régionale du Sahel d’Africa Rice, Dr Kabirou Ndiaye. M. Bimpong s’exprimait lors de l’ouverture d’un atelier de 15 jours sur la gestion intégrée de la riziculture, organisé par Africa Rice, à Ngallèle.

Dr Koffi Bimpong s’est adressé à 15 participants sénégalais, béninois, malgaches, nigériens et ivoiriens qui sont des ingénieurs agronomes, des techniciens supérieurs de l’agriculture pour leur expliquer la nécessité de renforcer leurs capacités dans le domaine de la riziculture. Le Directeur régional du développement rural, Sada Ly, s’est appesanti sur l’urgence, pour les pays africains, de renverser la tendance en améliorant, de manière significative, la production rizicole et en envisageant d’exporter du riz de meilleure qualité vers d’autres pays.

Selon Sada Ly, le Sénégal est en passe de gagner la bataille du riz. « Le riz est devenu une denrée stratégique et la première céréale consommée au Sénégal », a-t-il rappelé, indiquant que le Sénégal et d’autres pays africains ne veulent plus importer des pays asiatiques, de grandes quantités de riz. « Nous devons travailler en synergie pour booster la production rizicole en Afrique et exporter du riz vers l’Asie, d’autant plus que nos partenaires asiatiques, du fait des conséquences désastreuses des changements climatiques sont de plus en plus confrontés à d’énormes difficultés pour mettre en valeur des milliers d’hectares. Ils ont des problèmes pour produire la quantité de riz dont ils ont besoin pour leur consommation », a déclaré Sada Ly.

Il a ajouté que les autorités sénégalaise ont compris cette situation pénible en lançant le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Programme national d’accélération de la cadence de l’agriculture (Pracas) et autres projets de développement agricole, de grande envergure. Sada Ly a félicité les chercheurs d’Africa Rice pour les efforts constants et louables qu’ils déploient en vue de former de nombreux cadres supérieurs africains aux techniques modernes de développement et de gestion intégrée de la riziculture. Pendant 15 jours, les participants, encadrés par le Dr Karim Traoré et l’assistant de recherches Mansor Diop étudieront la morphologie, les différentes phases de la croissance du riz et du développement végétatif de la plante.

Au cours de cette session de formation des formateurs, organisée par AfricaRice, avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), les participants étudieront les itinéraires techniques, les travaux de préparation et de fertilisation du sol, les différentes techniques de lutte contre la salinité, de semis, d’implantation de la culture, les travaux d’entretien, de traitement et de protection phytosanitaire de la plante.

Selon Karim Traoré, chercheur à AfricaRice, les participants seront édifiés sur les différentes techniques de gestion de l’eau, d’irrigation des parcelles rizicoles, de production et de certification de semences de qualité, sur les phases de la récolte notamment sur les travaux de conditionnement portant essentiellement sur les techniques de battage, de vannage et de séchage du paddy bord-champ.

De l’avis de M. Traoré, le premier intrant agricole demeure la semence. « Avec une très bonne semence, les producteurs pourront, à coup sûr, enregistrer, à l’issue de la campagne agricole, de très bons rendements », a-t-il dit.

Dr Abdou Mbodj de la Saed et Dr Biram Ndiaye de l’Isra ont mis en exergue l’importance de cet atelier international axé sur la gestion intégrée de la riziculture et qui permettra aux participants d’aider leurs pays respectifs à contribuer à l’autosuffisance en riz en Afrique. Ils ont insisté sur la nécessité de pérenniser le partenariat entre la Saed, AfricaRice, l’Isra qui ont toujours travaillé en synergie pour développer la riziculture dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal et dans les pays de la sous-région.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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