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Rendement agricole d’ici à 2050 : Le changement climatique aura un impact positif sur la production

01 Mar 2017
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Le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro du Rip dans 4 des 5 cas simulés, selon Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar.

L'Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a tenu, hier, un atelier de partage des résultats du projet « Agricultural model intercomparison and improvement project» (Agmip) qui regroupe des chercheurs de plusieurs institutions africaines, américaines et asiatiques dont des chercheurs de la Nasa. Cette étude d’une durée de 4 ans s’est déroulée en deux phases, permettant de travailler sur des sites en Afrique de l’Ouest : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger et Ghana. Selon Dr Ibrahima Hathie, directeur de la recherche à l’Ipar, le changement climatique aurait un impact positif sur les moyens de subsistance des agriculteurs de Nioro dans 4 des 5 cas simulés. D’après lui, il est attendu du climat, une hausse des températures.

« Certains modèles prédisent une augmentation de 1,5°, 1,75° d’ici à 2050 et une baisse de la pluviométrie de 20 à 30%. Un autre modèle prédit une augmentation de la pluviométrie de 7% », a affirmé le chercheur. « Pour le maïs et parfois le mil, les rendements vont baisser », a-t-il affirmé, et concernant l’arachide, les rendements vont augmenter. M. Hathie a précisé que 4 producteurs sur 5 se retrouvent avec des résultats positifs. Il a souligné que l'arachide, telle que cultivée aujourd'hui, n'est pas vulnérable aux changements climatiques et en tirerait presque toujours profit. Concernant le maïs, aujourd’hui, sa culture est très vulnérable aux changements climatiques et en souffrirait gravement. 

Pour le mil, cette variété est modérément vulnérable au changement climatique et pourrait soit en bénéficier soit en souffrir.
D’après Dr Hathie, 50% de nos revenus agricoles viennent de l’arachide, qui joue un rôle important dans nos rendements agricoles. « Nous n’avons pas choisi les variétés ; nous avons essayé de voir à Nioro le système de production mis en place, composé de spéculation du maïs, du mil et de l’arachide, combiné avec l’élevage », a-t-il justifié. De son côté, le directeur exécutif de l’Ipar, Dr Cheikh Oumar Ba, a laissé entendre qu’avec les moyens mis par l’Etat, les choses s’améliorent. Mais, il se demande si l’argent a été injecté là où il fallait.

M. Ba est formel : l’enjeu d’arriver à l’autosuffisance en riz en 2017 n’est pas réalisable, mais des progrès ont été faits. Cet atelier était un moment de partage de l’étude intitulée «Évaluation de l’impact du changement climatique sur l’agriculture : cas de Nioro du Rip».

Serigne Mansour Sy CISSE

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