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Arnaud Comolet, coordonnateur du programme Go- Wamer : « Le Programme a enregistré quelques beaux succès »

19 Jui 2017
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En dépit des difficultés notées au début du programme « Go- Wamer », les résultats sont au rendez-vous, estime Arnud Comolet, son coordonnateur. Il cite notamment les progrès en lutte contre la pêche illégale, les appuis aux communautés de pêcheurs, la protection des aires marines protégées. De plus, le programme «Go-Wamer» a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des ressources marines et à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Le programme « Go-Wamer » tire à sa fin. Dans quel contexte a-t-il été conçu et mis en œuvre ?
Le programme Go-Wamer s’inscrit dans la continuité de plusieurs programmes et actions engagés dès les années 2000, visant à favoriser la gestion durable des ressources marines et côtières (Rmc) dans la sous-région Wamer (Ouest Afrique) ; la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Il met l’accent sur l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc (le «go» de Go-Wamer). C’est un programme sous-régional financé par l’Union européenne (10 M€) et mis en œuvre par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) qui associe six pays de l’espace Go-Wamer et intervient à l’échelle régionale, nationale et locale pour le soutien d’actions allant de l’appui aux politiques et institutions, jusqu’au financement de petits équipements et interventions de terrain.

Quels étaient ses objectifs et ont-ils été atteints ?
Le Programme vise l’amélioration de la gouvernance de la gestion des Rmc, car c’est une composante centrale de la gestion durable de ces ressources. Le Programme a connu des difficultés et des retards d’exécution, mais la constitution d’une nouvelle équipe de coordination et de mise en œuvre a permis un redémarrage des activités qui a commencé à porter ses fruits dès la fin 2016. Le Programme enregistre quelques beaux succès notamment en lutte contre la pêche illégale, de mesure et de suivi de la gouvernance des Rmc, d’appui aux communautés de pêcheurs, de protection des Aires marines protégées ou encore en sensibilisation des parlementaires et journalistes sur les problématiques associées à la gestion durable des Rmc.

Y a-t-il une articulation entre les actions de ce programme avec celles des gouvernements respectifs ?
Bien sûr. Les actions prévues dans le Programme national sont identifiées par les États bénéficiaires eux-mêmes, en fonction de leurs besoins et priorités, à travers un processus participatif.

Quels sont les enseignements à tirer de ce programme ?
L’objet du Programme, la gouvernance et la gestion durable des Rmc, est une question centrale du devenir socioéconomique des pays de la sous-région Wamer, compte tenu du rôle qu’y jouent les Rmc, notamment les ressources halieutiques. Les besoins sont immenses et les attentes des populations nombreuses. Le programme Go-Wamer a permis d’initier ou de soutenir de nombreux projets et actions qui concourent à l’objectif d’amélioration de la gouvernance des Rmc et, ainsi, à la satisfaction des besoins des populations et communautés côtières.

Quels sont les facteurs limitants recensés ?
Le programme a dû faire face aux difficultés inhérentes à tout programme sous-régional à savoir la multiplicité et la diversité des acteurs à mobiliser, des montages plus compliqués à mettre en œuvre, une grande variabilité des problèmes à traiter, des contextes politiques, institutionnels, culturels et environnementaux différents, une réactivité et des délais d’exécution plus longs.

Travaillez-vous sur les opportunités de financements pour la pérennisation des activités dudit programme ?
Oui, c’est un des axes forts du travail engagé actuellement pour tenter de déterminer les conditions de la poursuite et de la continuité des actions conduites dans le cadre de Go-Wamer. Quelles sources de financement nationales et internationales peut-on mobiliser pour assurer cette continuité ? Ce travail commence tout juste et les conclusions devront être rendues à la fin du Programme en décembre 2017.

Quel est l’après « Go-Wamer » ?
Nous y travaillons. Cependant, il est encore trop tôt pour se prononcer. La réflexion engagée porte sur les types d’actions à mettre en œuvre, leur articulation, les partenariats à bâtir et les sources de financement à mobiliser.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Guinée-Bissau

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