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Ppp, fonds souverains, Private private equity... Des instruments de financement à exploiter pour développer la coopération Chine-Afrique

02 Déc 2017
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La seconde journée du forum China-Africa Investment, ouverte lundi dernier, à Marrakech, a été marquée par des réflexions sur les instruments de financement à mettre en place par l’Afrique et la Chine en vue de développer leurs relations économiques et commerciales et financer les entreprises. Financiers, banquiers et responsables de fonds d’investissement ont préconisé, entre autres solutions, les partenariats publics et privés.

Lors de la seconde journée du forum China-Africa Investment, les participants se sont penchés sur le thème : « Quels acteurs et outils financiers au service de la Chine-Afrirque ? ». Il s’agissait, pour ces experts venus des secteurs de la banque, des fonds d’investissement, du secteur financier, de se pencher sur les stratégies de financement à mettre à profit afin de développer la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique, et d’appuyer leurs entreprises souvent confrontées à l’accès aux crédits. Un certain nombre de mécanismes de financement ont été préconisés même s’ils sont déjà mis en œuvre dans certains pays. Parmi eux, on note les fonds souverains, le «private equity» (capital d’investissement), les partenariats public-privé (Ppp), les banques publiques et privées… Tous ces instruments devaient permettre aux entreprises chinoises et africaines de mieux conduire leurs investissements et aux Etats africains de répondre à leurs besoins de financement. « Ce que nous devons faire, c’est de nous positionner dans des projets qui contribuent à l’intensification du commerce extérieur entre les pays africains mais qui puissent aussi développer les liens d’investissement entre la Chine et l’Afrique », a préconisé Brahim Benjelloun Touimi, directeur général exécutif du Groupe Bmce Bank of Africa du Maroc. Selon lui, dans le domaine des infrastructures, les partenariats public-privé sont un instrument fondamental dans la mobilisation de fonds même s’il reste un outil faiblement utilisé à travers le continent africain alors qu’il est un moyen privilégié pour attirer les finances chinoises en Afrique. Il a ajouté que la finance africaine, pour pouvoir accompagner le développement du continent, doit être basée non seulement sur la finance réelle et l’investissement physique, mais aussi sur les infrastructures immatérielles (les services financiers, la formation…).

Développer le marché des capitaux et le «private equity»
Zhao Lei dirige un fonds chinois « Lion fund management qui est spécialisé dans la gestion des actifs. Avec un actif total de 350 milliards de yuan, son établissement compte apporter son concours. « La plupart de nos investissements se font en Chine. Nous avions commencé à investir dans les pays développés mais aujourd’hui, notre souhait est d’explorer les marchés africains et ceux en voie de développement », a indiqué M. Lei. Il a suggéré de développer le marché des capitaux pour qu’il soit profitable à l’économie et au bien-être des populations. Il note qu’au-delà des budgets que les Etats mettent à disposition pour développer, par exemple, les infrastructures, il faut aussi nouer des partenariats public-privé. M. Lei a prôné également la cotation des entreprises chinoises dans les bourses africaines. Ce qui leur permettra, dit-il, de pouvoir lever des fonds.

Brahim El Jaï, partenaire associé au fonds d’investissement AfricInvest, vante les opportunités du «private equity» qui, selon lui, offre des potentialités énormes au continent. « Ce que je vois avec l’intérêt grandissant de la Chine et du continent asiatique en général pour l’Afrique, c’est le recours aux partenariats public-privé, une formule qui fonctionne bien », fait remarquer M. El Jaï. A son avis, les investisseurs en provenance de Chine s’orientent beaucoup plus vers le secteur public. Il serait bien aussi, selon lui, qu’ils aillent vers le secteur privé et pour promouvoir davantage le «private equality».

Le Fagace, une opportunité pour les investisseurs chinois
La directrice générale du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), Minafou Fanta Coulibaly Koné, compte sur la mobilisation des fonds chinois au profit de l’Afrique. « Nous n’arrivons pas encore à mobiliser des ressources que nous souhaiterions avoir. La Chine dispose d’assez de capitaux. Et pour en disposer, il faut booster nos institutions à travers des prises de participations », a soutenu Mme Kone. Elle souligne que le Fagace offre des opportunités aux Chinois en ce qu’il leur permet d’investir et d’accroître leur présence régionale en Afrique. D’après elle, à travers la simple vitrine du Fagace, c’est un accès à 4 zones monétaires et 14 Etats africains qui pourraient tisser des partenariats stratégiques et stimuler les capacités dudit fonds. Le capital de ce fonds est ouvert aux Etats africains et non africains, aux institutions financières et de développement et aux pays émergents. Il opère dans les zones économiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), de l’Uemoa, en Mauritanie et au Rwanda. D’après Mme Koné, les interventions du Fonds ont permis de mobiliser plus de 1 500 milliards de FCfa au profit des différentes économies grâce à la garantie des prêts bancaires et à diverses autres formes d’interventions.

De notre envoyé spécial à Marrakech, Abdou DIAW

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