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Opérateurs financiers et usagers : L’Observatoire de la qualité des services financiers veut améliorer les relations

29 Déc 2017
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L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (Oqsf) a organisé, hier, son Conseil d’orientation, rencontre au cours de laquelle il a fait le bilan de ses activités de 2017 et dégagé son plan d’action pour l’année 2018.

C’est connu. Au Sénégal, les relations entre les usagers des services financiers et les opérateurs financiers (banques, assurances) ne sont pas des plus cordiales. C’est la raison pour laquelle, très souvent, l’Association des clients et sociétaires des institutions (Acsif) monte au créneau pour dénoncer certaines pratiques des institutions bancaires. Interface entre ces deux parties, l’Observatoire de la qualité des services bancaires (Oqsf) essaie de jouer les bons offices en tentant de diligenter certaines réclamations des clients. Ainsi, en 2016, selon le Secrétaire exécutif de cette entité dépendant du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, plus de 94 % des réclamations relatives à des questions d’assurance ont été satisfaits tandis qu’en ce qui concerne les banques le taux est de 89 %.

Habib Ndao a avancé ces chiffres hier, en marge du Conseil d’orientation de l’Observatoire de la qualité des services bancaires. Une rencontre qui a permis à cet organe de faire l’examen de son budget, de présenter aux administrateurs le rapport d’activités et financier de l’année 2017 et de décliner les nouvelles orientations de ses missions en 2018 afin d’aller vers une plus grande inclusion financière. Cet objectif étant l’une de ses principales missions, a rappelé M. Ndao. « Nous avons pour mission de faire en sorte que le maximum de Sénégalais utilisent les services financiers que sont les assurances, les banques, les  microfinances, les finances digitales, les transferts d’argent. Pour qu’on atteigne l’inclusion sociale, il faut d’abord l’inclusion financière. Ainsi, l’Observatoire de la qualité des services bancaires essaie de se positionner comme l’épicentre de l’inclusion financière », a-t-il insisté. Et, selon lui, les avantages de l’inclusion financière sont nombreuses et profitent aussi bien aux usagers, aux opérateurs financiers qu’à l’Etat. « Elle permet aux opérateurs financiers de relever leurs portefeuilles financiers. Ce qui va les inciter à injecter plus de crédits dans l’économie du pays. Ils contribuent ainsi au relèvement du taux de financement de l’économie. De leur côté, les usagers vont avoir un accès plus facile au crédit. Et quant à l’Etat, il va avoir des retombées fiscales car des ressources jusque-là non fiscalisées vont l’être. Par ailleurs, avec la traçabilité des flux financiers, la lutte contre les activités criminelles à caractère financier va être plus facile », a soutenu le Secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services bancaires.

Insatisfaction des clients
Ayant pour rôle de former, d’informer et d’accompagner les usagers des services financiers et de conseiller les opérateurs financiers, l’Observatoire de la qualité des services bancaires a organisé, au cours de l’année 2017, plusieurs rencontres publiques d’information. Cela a permis, selon M. Ndao, d’augmenter le taux d’éducation financière des masses et de diminuer le niveau de la mauvaise perception que les clients ont des institutions financières. « Nous voulons montrer que les banques et les assurances ne sont pas des truands ni des voleurs et que tout Sénégalais qui dispose d’un minimum de revenus doit être financièrement inclus. Nous voulons réduire la circulation fiduciaire, du cash et promouvoir la circulation scripturale. Tous les jours, nous expliquons aux populations la nécessité d’intégrer le système bancaire, d’avoir une police d’assurance, d’avoir un compte dans les Systèmes financiers décentralisés. Tout cela participe au renforcement du taux de financement de l’économie », a ajouté Habib Ndao.

Il reconnaît que les Sénégalais, dans leur majorité, ne sont pas satisfaits des services financiers qu’on leur propose mais qu’à l’Observatoire, tout est mis en œuvre pour que des solutions soient trouvées à certaines préoccupations liées, par exemple, à la mobilité bancaire, au surendettement, au Bureau d’information sur le crédit, à la nécessité d’harmoniser un modèle de convention de comptes. Il n’a pas manqué de saluer les efforts des institutions financières dans l’octroi de crédits. « A la date du 31 décembre 2016, les banques ont distribué 4.446 milliards de FCfa de crédits, les Systèmes financiers décentralisés ont distribué 305 milliards de FCfa de crédits et le marché de l’assurance a mobilisé près 140 milliards de FCfa. Et pour 2017, les perspectives sont bonnes. Nous avons beaucoup plus de banques et c’est le signe de la bonne santé de l’économie sénégalaise », a-t-il déclaré, avant de d’ajouter qu’en 2018, le grand chantier de l’Oqsf va concerner la digitalisation des relations entre les usagers des services financiers et les opérateurs financiers.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Last modified on vendredi, 29 décembre 2017 12:41
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