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Aéroport international Blaise Diagne de Diass : Plus de 1 000 mouvements d’avion enregistrés

12 Jan 2018
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L’Aéroport international Blase Diagne est bien lancé et, tous les jours, les responsables s’évertuent à maintenir le cap pour une montée en puissance de ce précieux outil de développement de la destination Sénégal.

Après un mois d’activités, l’Aéroport international Blaise Diagne a enregistré 1.000 mouvements d’avions, soit 163.000 passagers transportés en réussissant à déménager de l’aéroport de Dakar Yoff sans annulation ni interruption du trafic.

« Nous pouvons être fiers de la parfaite coordination du travail des uns et des autres », a déclaré, hier, le directeur général, de Limak-Aibd- Summa au cours d’une visite guidée pour la presse de Thiès.

A pas feutrés, le directeur général Xavier Mary a promené les journalistes dans les différents compartiments de l’aéroport de la salle d’arrivée des passagers où quatre tapis bagages sont installés aux côtés de deux zones de contrôle du passeport dont l’une va recevoir bientôt un système destiné aux détenteurs de passeports biométriques. A partir des couloirs des arrivées, six passerelles télescopiques à même de servir pour tous les types d’avions sont positionnées et débouchent dans la zone de transit pour un contrôle de sûreté. « Ils pourront, après une escale, remonter à la salle d’embarquement pour reprendre un autre avion ; ce qui nous positionne comme un hub pivot », a indiqué Xavier Mary.

Il assure que le dispositif est huilé pour permettre aux passagers de pouvoir quitter rapidement l’aéroport. « Si je prends ma propre expérience entre l’instant où l’avion s’est posé sur le tarmac et le bouclage de tous les contrôles, cela m’a pris 36 minutes », a-t-il confié. Outre ces atouts, les responsables de l’Aibd n’ont négligé aucun aspect pour mettre les passagers et même leurs accompagnants dans de bonnes conditions.

Les banques disposent d’un espace qui leur est dédié pour permettre à toute personne d’effectuer des opérations de retrait ou de change. Pour les voyageurs en attente d’embarquement, ils peuvent se restaurer à souhait avec les nombreux restaurants-bars. Concernant l’accessibilité de l’aéroport, Xavier Mary s’est réjoui de l’offre diversifiée de transport et de l’accompagnement de l’Etat. Des taxis jaunes, des taxis aérocab, des limousines, des bus classiques et express sont affrétés par les sociétés de transports pour desservir l’Aéroport international Blaise Diagne avec des tarifs bien étudiés pour satisfaire tous les usagers. « Tout ceci va aider à lutter contre le commerce à la sauvette et les activités clandestines ; un élément important pour l’attractivité de l’aéroport. De plus, le nouvel environnement respecte les normes internationales de l’aviation civile », a ajouté Xavier Mary. Pour le fret, les réglages ont été faits. « Chaque jour, c’est un travail d’amélioration du service qui s’opère ; passerelles, espace pour les clients mais aussi pour les travailleurs, entres autres offres de services », a soutenu le directeur général de Las, Xavier Mary.

Mbaye BA

XAVIER MARY, DIRECTEUR GENERAL DE LIMAK-AIBD-SUMMA : « LES SÉNÉGALAIS PEUVENT ÊTRE FIERS DE LEUR AÉROPORT »
Xavier Mary LasLe 7 janvier dernier, l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a bouclé un mois de fonctionnement ponctué par des hauts et des bas. Dans cet entretien, le directeur général de la société en charge de la gestion de cette plateforme, Limak-Aibd-Summa (Las), Xavier Mary fait le point.

Après un mois d’exploitation, pouvez vous nous faire le point sur la gestion de l’Aibd ?
C’est un premier mois d’exploitation qui est passé très vite avec différentes phases. D’abord l’ouverture s’est bien passée avec quelques ajustements. Nous avons connu de petits désagréments que nous avons dû corriger. Nous avons ouvert l’aéroport sans aucun retard et aucune annulation de vol. Le Sénégal peut être fier de cet événement parce que c’est assez rare dans le monde aéroportuaire de voir des aéroports qui transfèrent leurs activités sans désagréments sur les services offerts aux compagnies aériennes. Ensuite, nous avons subi un événement malheureux : la grève des contrôleurs aériens. Cela a causé d’énormes perturbations qui ont été dommageables pour les compagnies aériennes mais surtout pour les passagers qui ont beaucoup souffert. Ils sont restés dans l’aérogare sans nouvelles ; nous-mêmes nous n’en avions pas. Avec l’aide de nos équipes, nous avons essayé tant bien que mal de subvenir aux besoins et aux attentes des passagers en leur offrant des sandwichs et des boissons. Les conséquences de cette grève nous ont impactés pendant quelques jours comme les retards des bagages. Nous avons dû procéder à quelques ajustements de manière à régler ce qui n’allait pas afin de pouvoir offrir une bonne qualité de service.

Quels sont les ajustements que vous avez dû faire ?
Ces ajustements ont consisté en l’amélioration des procédures. Nous sommes passés des habitudes de Dakar Yoff à un nouvel environnement, car c’est toujours difficile pour les gens de se repérer, de maîtriser tout le fonctionnement. Par exemple, nous n’avions pas des passerelles à Dakar-Yoff, les toilettes ne sont pas aux mêmes endroits, de même que les bureaux des uns et des autres.

De plus, nous nous sommes aperçus que nous n’avions pas assez de chariots pour les deux étages. Nous avons vite comblé le manque en nous approvisionnant en chariots d’occasion dans un premier temps et très rapidement en chariots neufs. Aujourd’hui, nous avons un parc de plus de 1.000 chariots. Nous allons remplacer les chariots d’occasion par des chariots neufs. Ce sont de petits ajustements qui n’empêchent pas un avion de décoller et d’atterrir. Nous avons eu aussi quelques retards sur les cuves parce que Smcady n’avait pas son réseau hydrant (Ndr : système de canaux sous-terrain reliant les cuves aux avions) à temps. Cependant, l’approvisionnement en kérosène se faisait par camion. Cela ne pose aucun problème, il y a des aéroports où il n’y a que des camions pour approvisionner les avions. Cet aspect des choses a un peu retardé les vols parce que les débits avec les camions sont inférieurs, mais dès que le réseau hydrant est entré en service, tout est rentré dans l’ordre. Nous avons retrouvé des conditions d’exploitation normale.

Comment vous avez vécu de critiques sur les réseaux sociaux relatives aux désagréments ? Cela vous a-t-il surpris?
Je n’ai pas mal pris ces critiques, mais j’ai été surpris. A Chaque pays, à chaque région, ses habitudes. J’essaie de m’adapter à l’environnement dans lequel j’évolue. En revanche, je regrette que l’énergie dépensée à critiquer n’ait pas été dépensée à promouvoir. Les gens n’arrêtaient pas de dire que l’aéroport ne serait pas prêt, mais avec nos équipes, nous n’avons pas voulu écouter ces critiques, nous étions là pour ouvrir le 7 décembre et c’est ce que nous avons fait et cela s’est bien passé. Je regrette simplement que certaines catégories de Sénégalais ne soient pas fières de leur aéroport. Je pense que c’est important pour un pays d’avoir un aéroport de cette qualité et les Sénégalais peuvent en être fiers. Sur ce point, cela me fait penser que les Sénégalais et les Français sont similaires parce que les Français ont l’habitude de critiquer la France mais, quand ils sont à l’extérieur, ils disent que c’est le plus beau pays du monde.

Entre le 7 et le 31 décembre, Aibd a enregistré 25.000 passagers de plus par rapport à l’Aéroport de Yoff à la même période en 2016. Cela est dû à quoi ?
D’une part, cela est dû à l’augmentation du trafic. En effet, le trafic a augmenté au cours de l’année 2017 notamment au cours du mois de décembre. D’autre part, deux compagnies aériennes, Camair Co et Rwandair ont ouvert des lignes. Avoir deux nouvelles compagnies qui desservent Dakar, cela apporte forcément du trafic supplémentaire. On pourra bien se rendre compte, après une année d’exploitation, de l’impact l’aéroport international Blaise Diagne sur le trafic aérien. Mais pour le moment, c’est trop tôt. A notre niveau, il faut que nous arrivions à bien organiser nos mesures de passagers et de mouvements. Mais toujours est-il que la tendance est bonne.

Un mois après l’ouverture de l’aéroport, quels sont les échos que vous avez et des passagers et des compagnies aériennes ?
Les passagers nous renvoient une image positive. Ils sont heureux d’utiliser cet aéroport. Il y a plus de confort, plus de lumière, plus de services, c’est plus propre et il y a une offre de qualité bien supérieure que celle de l’ancien aéroport de Dakar. Les gens sont ravis. Ils le sont de plus en plus car notre offre de services s’élargit. Au départ, nous n’avions qu’un seul restaurant, nous allons en ouvrir un quatrième et les gens trouvent ce qu’ils veulent. Pour les lounges, c’est pareil. Nous avons commencé avec un seul, aujourd’hui nous en avons trois. En quelques jours, malgré la grève et les fêtes de fin d’année, nous avons réussi à compléter tout ce qui manquait et qui était attendu par tout le monde. De ce côté, les gens sont ravis. J’ai entendu des témoignages très sympathiques de passagers qui me disent qu’on se croirait dans un aéroport européen et que c’est bien mieux qu’à Yoff. Les compagnies aériennes, elles aussi, nous expriment des témoignages de satisfaction parce que leurs passagers sont mieux accueillis, elles-mêmes disposent de plus de place pour leurs opérations ; elles disposent aussi de moyens modernes comme les passerelles télescopiques, le courant pour les avions. Nous avons également des bâtiments neufs, climatisés et lumineux. Pour les compagnies aériennes, c’est quelque chose de satisfaisant. Le seul reproche que j’ai entendu, c’est l’éloignement de la ville de Dakar par rapport à l’aéroport, mais ce n’est pas une surprise pour personne parce que la construction de l’aéroport a commencé il y a dix ans. Donc, nul n’ignorait qu’il y avait cette distance entre Dakar et le nouvel aéroport. Mais fort heureusement, nous avons l’autoroute à péage pour relier l’aéroport.

Il y a combien de compagnies qui desservent Dakar et quel est le rythme du trafic journalier ?
Actuellement, nous avons 34 compagnies qui desservent Dakar. Le rythme du trafic dépend des jours. Par exemple, le flux est plus important les vendredis et les samedis. Le jeudi, le rythme n’est pas soutenu. Cependant, toutes les grandes compagnies atterrissent, le plus souvent, le soir ou la nuit.

Comme tout début, il y a assurément des choses à améliorer. En ce qui concerne Aibd, qu’est-ce qu’il faudra améliorer dans le fonctionnement?
L’amélioration est permanente. Aujourd’hui, nous sommes à un niveau de qualité de service honorable. Peut-être, nous devons faire évoluer l’offre commerciale avec plus de magasins qui offrent des produits innovants, locaux, de l’art. Il faudra aussi développer des projets de développement de l’aéroport de manière générale comme le projet de ferme solaire. Un aéroport est une infrastructure en perpétuelle évolution même parfois en perpétuel chantier. Aujourd’hui, il ne nous manque pas grand chose comparativement à ce qui se pratique dans les aéroports à standards internationaux.

Entretien réalisé par Mamadou GUEYE et Elhadji Ibrahima THIAM

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