banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Sixième édition du Hub Africa : La diaspora africaine à l’honneur

04 Mai 2018
1842 times

La sixième édition du Hub Africa, qui se tient du 2 au 3 mai à Casablanca, met le focus, cette année, sur l’apport de la diaspora africaine au service du développement du continent.

La diaspora africaine a un rôle essentiel à jouer dans le développement du continent. Mais, souvent, elle « ne sait pas vers qui se tourner pour être utile au continent », a déclaré Zakaria Fahim, président du Hub Africa, une plateforme au service de l’entrepreneuriat en Afrique. En décidant d’axer cette 6e édition sur le thème : « La diaspora africaine au service du développement du continent », les organisateurs du Hub Africa ont voulu répondre à « un besoin d’interconnectivité urgente » entre le continent et sa diaspora. En effet, un tiers de la capacité intellectuelle de l’Afrique se trouve à l’étranger. Un pays comme l’Éthiopie a perdu 75 % de sa main-d’œuvre qualifiée. Même s’il y a un mouvement de retour dans certains pays comme le Maroc, grâce à une bonne politique en faveur des Marocains qui résident à l’étranger.

Pourtant, l’expertise de la diaspora serait utile à l’Afrique pour négocier de meilleurs « contrats ou partenariats » face à certains investisseurs souvent dépourvus d’éthique. Mais l’Afrique est d’abord et avant tout, « une terre d’opportunités » pour la diaspora, a indiqué Seynabou Dia, directeur général du cabinet Global Mind Consulting basé au Gabon. Les transferts des migrants ont atteint 65 milliards de dollars en 2017, soit deux fois l’aide publique au développement. Des flux qui pourraient bien servir à contribuer à la création d’emplois, s’il y avait des réceptacles pour les capter et les mettre dans les bons projets.

L’enjeu est donc de passer d’une « solidarité affective » (l’essentiel des transferts des migrants étant destiné aux dépenses de consommation des familles) à une solidarité pour le développement. Pour ce faire, il faut lever les obstacles à l’investissement de la diaspora dont le manque d’information. « Avant d’investir, la diaspora a besoin d’informations élémentaires (comment créer une entreprise, les procédures douanières, la fiscalité, etc.) », a affirmé Adama Diarra, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports du Mali. Même s’il y a des structures officielles dédiées à cette mission (comme l’Apix au Sénégal), les migrants ont besoin d’avoir « un relai » pour les mettre en confiance, dit-il. Il faut aussi inventer les outils financiers adéquats – par exemple des obligations adossées à ces flux – pour les canaliser dans le circuit financier, a préconisé Amadou Ly, directeur exécutif d’Oragroup.

Adhesion a la Cedeao

Le Maroc continue son opération de charme

Après avoir officiellement déposé sa candidature pour intégrer la Cedeao, le Maroc continue son offensive de charme envers les leaders d’opinion pour convaincre des bienfaits de cette éventuelle adhésion. Pour porter le plaidoyer, les organisateurs du Hub Africa ont invité l’ancien Premier ministre de la République de Guinée et non moins ancien Secrétaire général de la Cedeao, Lansana Kouyaté. Cet ancien haut fonctionnaire qui connaît bien l’organisation sous-régionale de l’intérieur, dit avoir l’intime conviction que le Maroc apportera beaucoup à la Cedeao, en termes d’investissement, de transfert de technologie. En retour, le royaume chérifien aura accès à un marché de 300 millions de consommateurs. « Le Maroc a une chance en intégrant la Cedeao et celle-ci a une chance avec le Maroc », dit-il, invitant à ne pas tomber dans le « fétichisme juridique ». Mais son souhait d’aller « vite » vers cette adhésion se heurte à quelques réticences. C’est le cas notamment au Sénégal où le secteur privé exprime de sérieuses inquiétudes sur l’impact de cette adhésion sur le tissu économique local. Des inquiétudes que tentent de dissiper les officiels marocains. « Le Maroc veut faire un mix entre l’investissement et le commerce. Nous voulons aussi être des importateurs de produits africains », a déclaré Aziz Rebbah, le ministre marocain de l’Énergie, des Mines et du Développement durable. Abdou Diop, le président de la commission Sud-Sud de la Confédération générale des entreprises marocaines (Cgem), préconise d’explorer des domaines comme l’automobile où il y aura une « vraie complémentarité ».

Marseille va accueillir le prochain Hub Africa

Dans le souci de rester fidèle à sa vocation d’être un pont entre les investisseurs, le Hub Africa va s’internationaliser. Et c’est Marseille, la plus africaine des villes françaises, qui va prochainement accueillir cette rencontre pour la première fois sur le sol européen. En compagnie d’une forte délégation (des élus et une quinzaine de chefs d’entreprises), Jean-Luc Chauvin, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Marseille Provence, est venu vanter les atouts de sa ville comme « lien » entre l’Europe et le Maroc et par ricochet le reste de l’Afrique. « Marseille a un point commun avec Casablanca dans la mesure où ces deux villes sont des hubs pour faire le lien entre les entrepreneurs africains et européens », a-t-il lancé. Adjoint au maire de Marseille et chargé des relations internationales et de la coopération euro-méditerranéenne, Jean Roatta, rêve déjà d’une « Ema » (Europe-Méditerranée-Afrique). « En tant que ville la plus africaine de France, Marseille peut être un facilitateur pour aider les entreprises marocaines et africaines », dit-il. C’est le sens du Emerging Valley (un rendez-vous des startups), mais aussi et surtout d’Africalink, un réseau de 85 entreprises en France et en Afrique francophone pour créer un lien entre des entrepreneurs pour qu’à partir de ce réseau, ils s’entraident afin de faire du business.                                

De notre envoyé spécial à Casablanca,
Seydou KA

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.