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Balance de paiement du Sénégal : Amélioration de plus de 50 milliards de FCfa du compte courant en 2016

04 Mai 2018
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La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) révèle que la balance de paiement du Sénégal s’est améliorée en 2016. Le solde global a affiché un excédent de 50,2 milliards de FCfa. Cependant, la forte dépendance aux importations de produits pétroliers et alimentaires a accentué le déficit en 2017.

La dixième journée de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal a été tenue, hier, par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui a présenté la balance de paiement et la position extérieure globale du Sénégal (donnée définitives 2016 et semi-définitives 2017). Selon la Bceao, le solde des comptes courants et de capital s’est traduit par un besoin de financement de 257,7 milliards de FCfa qui a été couvert par des capitaux nets au titre des investissements directs étrangers, des investissements de portefeuille et des autres investissements. En 2016-2017, il y a eu une hausse de 12,4 % des investissements directs étrangers au Sénégal destinés aux industries minières et manufacturières. En 2016, le solde du compte courant s’est amélioré. Selon la Bceao, l’incidence des transactions extérieures sur les avoirs extérieurs nets du système monétaire a été positive, le solde global affichant un excédent de 50,2 milliards de FCfa. Toujours au titre de l’exercice 2016, le solde des transactions courantes s’est amélioré ressortissant à -4,1 % du Pib contre -5,3 % un an plus tôt.

Cette amélioration du déficit du compte courant s’explique par la hausse des exportations de biens. Ces dernières sont évaluées à 1.703,5 milliards en 2016, soit une hausse de 34,3 milliards par rapport à 2015 en liaison avec la progression des ventes d’or non monétaire, d’acide phosphorique. Ces évolutions ont été, toutefois, contrebalancées par un repli de 0,9 % des expéditions de marchandises générales à la suite d’une diminution des ventes des principaux produits d’exportation du Sénégal. Il s’agit des produits pétroliers, des arachides, du phosphate et du sel marin. Les exportations restent orientées vers l’Afrique principalement vers les pays de la sous région.

1.703,5 milliards d’exportation contre 3.222 milliards d’importation

En 2016, les importations ont baissé de 3,4 % pour ressortir à 3.222 milliards  sous l’effet d’une baisse significative de la facture pétrolière en lien avec l’évolution des cours mondiaux de pétrole brut. Pour 2017, les données sont semi-définitives. Elles montrent que le compte courant s’est aggravé de 3,1 points à -7,2 % du Pib à cause de la détérioration de la balance commerciale résultant d’une hausse de 20,5 % des importations comparativement à la baisse de 2,6 % une année auparavant.

Le directeur national de la Bceao au Sénégal, Amadou Al Aminou Lô, a salué la tenue régulière de cette activité. Il a  rappelé que c’est sous la supervision du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan que le Sénégal a adhéré, en fin 2017, aux normes spéciales de diffusion de données du Fmi. Cela témoigne, selon lui, que le pays a satisfait au test de suivi des statistiques dans les domaines de la couverture, de la périodicité, du degré d’actualité et d’accès public à ces données. M. Lô note que le Sénégal est ainsi le quatrième pays en Afrique subsaharienne à adhérer au plan spécial de diffusion des données après l’Afrique du Sud, l’île Maurice et les Seychelles.  

Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a confié que le cadre macroéconomique a été renforcé au Sénégal en dépit des influences négatives du contexte international, à la faveur d’efforts d’ajustement interne conjugués au soutien constant et renouvelé des partenaires techniques et financiers. «Avec un taux de croissance du Pib réel de 7.2 % en 2017, le Sénégal se positionne désormais comme l’une des économies les plus diversifiées et performantes de l’Uemoa. A cet égard, il me plaît de rappeler les performances enregistrées dans l’assainissement des finances publiques et dans l’amélioration de l’environnement des affaires avec la classification du Sénégal, en 2017, dans le top 5 des meilleurs pays réformateurs de la Cedeao», a déclaré Amadou Bâ. Ce qui fait, selon lui, que le Sénégal continue d’attirer les investisseurs et cela est illustré par les succès enregistrés lors des émissions des deux derniers eurobonds (mai 2017 et mars 2018) et qui témoignent de la confiance dont bénéficie le pays sur la scène internationale.  

La facture pétrolière passe de 708 milliards en 2010 à 856
milliards de FCfa en 2017

Pour cette 10ème édition de la journée de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal, le thème a porté sur «la facture pétrolière dans les pays membres de l’Uemoa». «Ce thème a été choisi en considération de la dépendance du Sénégal des importations d’hydrocarbures. Ce qui est une contrainte majeure pour l’équilibre de la balance commerciale des pays membres de l’Uemoa», a expliqué le directeur national de la Bceao, Amadou Al Aminou Lô. Ce dernier a indiqué que les paiements en devises pour supporter les dépenses d’approvisionnement en énergie représentent un poids considérable sur les économies des pays membres de l’Union.

A titre d’illustration, il a indiqué que la facture pétrolière du Sénégal est passée de 708 milliards de FCfa en 2010 à 856 milliards de FCfa en 2017, soit une hausse de près de 150 milliards en 7 ans. C’est l’équivalent de 60 % des revenus des exportations du Sénégal qui est utilisé pour honorer ces dépenses.  «Les enjeux pour la réduction de la dépendance pétrolière conséquemment de son impact négatif sur la balance de paiement appellent, sur les plans national et régional, des stratégies qui visent à renforcer les sources alternatives d’approvisionnement en énergie, notamment des énergies renouvelables», a déclaré Amadou Al Aminou Lô.

Cependant, il reconnaît que des efforts ont été accomplis par l’État du Sénégal, en créant les conditions nécessaires pour le développement des énergies renouvelables. Et l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières constituera un tournent majeur pour le Sénégal, selon le directeur national de la Bceao.

 1.100 milliards de FCfa transférés par les Sénégalais de la diaspora

Les envois des Sénégalais de la diaspora sont également en hausse depuis 2012. En 2016, ils ont été évalués à 1.100 milliards de FCfa, soit du 10 % du Pib. Les envois des émigrés au Sénégal sont supérieurs à l’aide publique au développement et aux investissements directs étrangers. Cependant, ces transferts sont destinés à la consommation des ménages et selon le directeur de la Bceao, le Sénégal gagnerait à réorienter cette manne financière vers l’investissement.

Oumar KANDE

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