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Projet autoroute cotière Dakar-Saint-Louis : Le Gouvernement engage des discussions avec les bailleurs de fonds

11 Mai 2018
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Pour la réalisation de l’autoroute côtière Dakar-Saint-Louis longue, de 190 km, le gouvernement a engagé des discussions avec des bailleurs de fonds afin d’arrêter les modalités de financement et un calendrier consensuel de mise en œuvre de ce projet dont le coût de la première phase entre Tivaoune Peulh et Lompoul est estimé à 240 milliards de FCfa.

Le gouvernement du Sénégal envisage de réaliser, le long de la grande côte, une autoroute qui va relier Dakar et Saint-Louis. Appelée la « Côtière », cette route longue de 190 km sera le prolongement de la Voie de dégagement nord (Vdn) qui s’arrête actuellement à Tivaoune Peulh. Au regard de la taille du projet, l’option arrêtée est de le réaliser en deux phases : une première phase de Tivaoune Peulh à Lompoul sur un linéaire de 114 km et une deuxième phase allant de Lompoul à Saint-Louis, sur une distance de 81 km. Le coût de la première phase est estimé à 480 millions de dollars, soit 240 milliards de FCfa.

Pour mobiliser les ressources financières nécessaires à ce projet, le gouvernement a soumis des requêtes à quelques-uns de ses partenaires techniques et financiers en particulier le Fonds saoudien de développement (Fsd), le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (Fkdea), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid), le Fonds d’Abu Dhabi (Fadd) et la Banque islamique de développement (Bid). Dans l’optique d’en arrêter les modalités de financement et d’un calendrier consensuel de mise en œuvre, le gouvernement et ces bailleurs de fonds ont tenu, mercredi, une table ronde. Celle-ci fait suite aux deux premières rencontres qui ont déjà eu lieu aux mois de décembre 2017 et février 2018 et qui avaient permis au gouvernement du Sénégal de leur proposer un plan de financement pour leur contribution aux travaux de la première phase.

Cette troisième rencontre a permis d’échanger, en profondeur, sur le contenu ainsi que sur le schéma de mise en œuvre, le plus approprié, de ce projet qui constitue un véritable levier économique en perspective notamment de l’exploitation des gisements gaziers et pétroliers dans la zone de Saint-Louis et de Kayar. « En termes de potentialités, l’axe Dakar-Saint-Louis offre de réelles opportunités aux plans économique et social en raison, notamment, de l’exploitation imminente des ressources pétrolières et gazières découvertes au large de Kayar et de la frontières sénégalo-mauritanienne. A cela s’ajoute la mise en place des pôles territoriaux émergents de Lac Rose et de Lompoul, ainsi que le développement des activités économiques, en particulier la pêche, le tourisme, l’industrie et le commerce », a souligné Lat Diop, directeur de la coopération et des financements extérieurs au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

En plus d’interconnecter les grandes villes du littoral nord, cette côtière se positionne comme un maillon essentiel du corridor Alger-Tanger-Nouakchott-Conakry-Abidjan-Lagos. Au regard de tels enjeux, la réalisation de ce projet est une nécessité absolue, aux yeux du directeur des Routes Alassane Camara. « Son intérêt évident pour le développement de notre pays justifie le choix concerté entre le ministère des Finances et celui des Infrastructures pour réunir l’ensemble des partenaires avec l’espoir qu’au terme de nos échanges, nous conviendrons des modalités de financement et d’un calendrier de mise en œuvre consensuel », a-t-il déclaré.

Projet pertinent

Quant aux bailleurs de fonds, ils ont réaffirmé leur volonté de participer au financement de cette autoroute. Le représentant du Fonds Koweitien, Thamer Al-Failakawi, de même que celui du Fonds saoudien, Ibrahim Al-Turki, ont insisté sur la pertinence de ce projet et rappelé les partenariats fructueux que leurs institutions respectives ont toujours entretenus avec le Sénégal. Mounad Bouaouia de l’Ofid a abondé dans le même sens, soulignant, toutefois, la nécessité d’avoir une idée claire et précise sur les scenarii et les stratégies afin de se positionner dans le financement. Déjà impliquée dans le financement du deuxième et troisième tronçon de la Vdn, la Bid, par la voix de Nourou-Dine Imam du Bureau régional de Dakar, a manifesté tout son intérêt à appuyer le gouvernement du Sénégal à concrétiser le projet de la « Côtière ». Le démarrage des travaux étant prévu avant la fin de l’année 2018, le gouvernement a proposé à ses partenaires techniques et financiers d’évaluer ce projet au plus tard au mois de juillet prochain afin que les accords de financements soient signés dans les meilleurs délais.
 

L’Etat va contribuer à hauteur de 87 milliards de FCfa

La contribution de l’État du Sénégal à ce projet est estimée à 175 millions de dollars, soit 87 milliards de FCfa. Cependant, ce montant ne prend en compte que les droits de douanes, la taxe sur la valeur ajoutée, les imprévus liés aux modifications et à la révision des prix ainsi que le paiement des indemnités d’expropriation aux personnes affectées par le projet. En ce qui concerne le plan de financement proposé par le Sénégal aux bailleurs de fonds, il se décline ainsi qu’il suit : 50 milliards de FCfa soumis au Fonds saoudien, 45 milliards de FCfa au Fonds Koweitien, 15 milliards de FCfa à la Badea, 15 milliards de FCfa à l’Ofid, 15 milliards de FCfa pour le Fonds d’Abu Dhabi et 100 milliards de FCfa à la Bid.

 

La Bad et la Bei sollicitée pour la 2ème phase

Pour la réalisation de la deuxième phase du projet long de 81 km, le gouvernement a sollicité une contribution de la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque européenne d’investissement (Bei). D’ailleurs, ces deux institutions bancaires étaient représentées à cette table ronde. Le représentant de la Bei, Philippe Brown, a insisté sur l’impact considérable que cette infrastructure aura sur l’amélioration de la mobilité au Sénégal et dans la sous-région. Ce qui peut laisser augurer d’une probable implication de la Bei à sa concrétisation. Cependant, le gouvernement n’écarte pas l’option du partenariat public-privé pour la réalisation du deuxième tronçon de la « Côtière ». Celle-ci est à l’étude compte tenu des opportunités offertes par la loi 2014-09 relative aux contrats de partenariats.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

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