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53ème Assemblées annuelles de la Bad : Quatre jeunes entrepreneurs et innovateurs partagent leurs expériences

22 Mai 2018
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Les 53ème Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) ont démarré hier à Busan en Corée du Sud. Pour cette session inaugurale, le focus a été mis sur les jeunes. Au cours d’un thème sur « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », quatre jeunes ont partagé leurs expériences.

Ouverture hier, à Busan en Corée du Sud, des 53ème Assemblées annuelles de la Bad. Les rencontres qui vont durer cinq jours (21 au 25 mai), se déroulent au Centre des conventions et d’expositions de Busan (Bexco) et portent sur l’industrialisation de l’Afrique. Hier, s’est tenue une session sur « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis du continent ». Une occasion pour permettre à quatre jeunes entrepreneurs africains de partager leurs expériences. Selon la Bad, les objectifs de cette séance, « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis du continent », sont doubles. Il s’agit d’une part, de montrer comment les jeunes transforment certains des problèmes de l’Afrique en entreprises rentables. D’autre part, elle permettra de dégager des idées sur la façon de mettre la jeunesse du continent à contribution afin d’accélérer la prospérité économique grâce à l’industrialisation. Ainsi, la séance s’est articulée autour de quatre présentations succinctes de jeunes innovateurs et entrepreneurs du Libéria, de la Zambie, du Kenya et du Maroc.

La première présentatrice, est Abigail Urey, une Libérienne, Pdg et copropriétaire d’Edgail. Elle a une entreprise de ferraille qui s’est convertie dans le recyclage. Elle s’active dans la transformation des déchets en produits manufacturés en vue de leur exportation. Lors de la session, elle est revenue sur son parcours notamment son retour en 2007 au Libéria après la guerre pour créer et exploiter la première usine de recyclage d’huiles lubrifiantes de la sous-région. Depuis quelques années, elle transforme les déchets en matières premières pour les exporter vers des marchés tels que le Royaume-Uni, l’Inde, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis et la Chine. Abigail Urey parle ouvertement des opportunités et des défis liés à la création et à l’expansion d’une entreprise dans le secteur industriel naissant au Libéria, tout en contribuant au développement économique, à la durabilité environnementale et à la création d’emplois, en particulier pour les jeunes ex-combattants. « Le recyclage, est un processus nécessaire pour l’industrialisation (…). En tant que jeunes, nous sommes confrontés à toutes sortes de défis. Mais cela doit encourager les autres », a-t-elle dit.

Quant à Lorna Rutto, elle est fondatrice et Pdg d’EcoPost, une entreprise sociale kenyane qui a créé des milliers d’emplois durables pour les personnes vivant dans des communautés marginalisées, tout en préservant l’environnement. Selon elle, chaque année, ce sont près d’un million de jeunes qui sont sur le marché de l’emploi. « Avec ce nombre de jeunes à la recherche du travail, il faut faire quelque chose. C’est dans ce cadre que nous avons créé cette entreprise », a expliqué la jeune entrepreneure. Dans sa présentation, Lorna décrit comment son entreprise, EcoPost, recycle le plastique et les déchets agricoles pour fabriquer du bois d’œuvre en plastique pour diverses utilisations telles que les clôtures, les panneaux de signalisation routière et les matériaux de construction, qui sont très en demande au Kenya, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au Botswana. Jusqu’à présent, EcoPost a retiré plus de trois millions de kilogrammes de déchets plastiques de l’environnement naturel. L’entreprise a fabriqué et vendu des milliers de bois d’œuvre en plastique. Lorna Rutto, affirme que les défis aujourd’hui, c’est d’avoir un environnement propice et l’accès au financement. « Nous avons besoin de l’assistance pour développer le potentiel de l’Afrique. Aidez-nous à obtenir des financements », a-t-elle lancé à l’endroit des dirigeants présents à Busan.

Accès au financement
Une autre expérience qui a été partagée lors de cette session, c’est celle de Mutoba Ngoma, Pdg de Tapera industries limited en Zambie. Une entreprise que l’ingénieur aéronautique a fondée en 2009. Basée à Lusaka, elle produit du savon naturel et transforme des biocarburants. Il a expliqué le processus de création de l’entreprise pour transformer l’huile de jatropha et l’huile de cuisson en biodiesel pour les voitures et les moteurs diesel, ainsi qu’en savon naturel pour le corps et la lessive. Avec la collaboration de plus de 1 800 petits exploitants agricoles, Tapera produit du savon destiné à la consommation sur le marché local zambien et exporte de l’huile de jatropha vers l’Afrique du Sud.

La dernière présentation est celle du Marocain Badr Idrissi, Pdg et cofondateur d’Atlan Space®. Fort de plus de 12 ans d’expérience internationale, l’entrepreneur marocain Badr Idrissi a occupé des fonctions commerciales, marketing et techniques au sein d’entreprises mondiales de pointe dans le domaine des Tic telles que Microsoft et Nokia.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

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