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Lancement d’un Fonds d’investissement en énergie en Afrique : La Corée du Sud va débloquer près de 335 milliards de FCfa

25 Mai 2018
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Le gouvernement de la Corée et la Bad ont signé une lettre d’intention en vue du lancement du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique (Fie) devant fournir un appui significatif au New Deal pour l’énergie en Afrique. La Corée consent à mettre à la disposition de ce fonds un montant de près de 335 milliards de FCfa pendant une période de 5 ans, sous forme de financements concessionnels et non concessionnels. C’était lors des 53ème assemblées annuelles de la Bad qui se tiennent à Busan en Corée du Sud, depuis le 21 mai.

La Banque africaine de développement (Bad) et la Corée renforcent leur coopération. Hier, à Busan, les deux parties ont signé une lettre d’intention en vue du lancement du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique (Fie). Ce qui devait permettre de fournir un appui significatif au New deal pour l’énergie en Afrique dont l’objectif est d’assurer l’accès universel à l’énergie sur le continent. La signature du document a eu lieu hier au cours de la réunion de la Coopération économique Corée-Afrique (Koafec), en marge des à Busan. Selon la Bad, c’est lors de la Conférence ministérielle du Koafec de 2016 qu’il a été reconnu qu’un meilleur accès à l’énergie est un facteur stratégique dans la modernisation et la transformation des économies africaines. Le Fonds contribuera aux efforts déployés par l’Afrique pour parvenir à l’accès universel à l’énergie et pour transformer ses systèmes énergétiques.

Dans cette Facilité, la Banque prendra la direction de l’élaboration de projets de développement en étroite consultation avec les pays membres régionaux. La Corée se tient prête à mettre à disposition un montant de 600 millions de dollars Eu, soit près de 335 milliards de FCfa, pendant une période de 5 ans, sous forme de financements concessionnels et non concessionnels pour diverses opérations énergétiques, notamment la fourniture d’électricité aux foyers, aux écoles, aux hôpitaux, à l’agriculture et aux industries. Par ailleurs, le fonds appuiera l’intégralité des activités y relatives – préparation, construction et opérations – grâce à un mix financement-assistance technique.

La Corée a également signé un protocole d’entente avec Power Africa au cours de la même rencontre, soulignant ainsi son intention d’appuyer le secteur de l’énergie africaine, notamment les infrastructures pour les lignes de transport d’électricité.

La Bad est un partenaire fondateur de l’initiative Power Africa, dirigée par les États-Unis, et elle a l’intention de travailler en étroite collaboration avec la Corée et cette initiative.

Akinwumi Adesina, le président de la Bad a remercié le gouvernement coréen pour son soutien de longue date à son institution et au continent africain, et il a salué l’appui de la Corée au par le biais du Fonds qui, a-t-il déclaré, représentera « une contribution importante à l’accès universel à l’énergie en Afrique ».

Dong Yeon Kim, le vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des Finances de la Corée, a souligné que « l’Afrique est en train de faire face au manque d’électricité, raison pour laquelle son pays appuie fermement le High 5 «Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie » de la Bad, notamment par l’intermédiaire du Fonds d’investissement en énergie Corée-Afrique ».

La Banque et le gouvernement de la Corée travailleront sur les modalités détaillées de sa mise en œuvre au cours des prochaines semaines, afin de soutenir efficacement les projets avant la fin de l’année en cours.

De notre envoyé spécial à Busan (Corée du Sud) : Aliou KANDE

AGRICULTURE, ENERGIE, INFRASTRUCTURES, TIC : 5 MILLIARDS DE DOLLARS POUR L’AFRIQUE POUR 2019 ET 2020
Pour les années 2019 et 2020, la Corée du Sud s’est engagée à mobiliser 5 milliards de dollars américains, soit 2.790 milliards de FCfa, en faveur de projets en Afrique notamment dans l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, le partage de connaissance. L’annonce a été faite hier, par Kim Dong-Yeon, Vice-Premier ministre, ministre de la Stratégie et des Finances. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse, en présence du président de la Bad, Akinwumi Adesina, à la suite de la réunion interministérielle de la Koafec.

Il a précisé qu’au moins un cinquième de ce montant, soit un milliard de dollars, sera destiné au financement des infrastructures de transmission électrique. La Corée du Sud entend apporter ce soutien aux pays africains dans le Power Africa, une initiative des Etats-Unis. « Là où nous pouvons apporter notre expertise au profit de l’Afrique, nous le ferons. Nous voulons au-delà du partenariat, la coprospérité », a-t-il dit non sans ajouter que la coopération avec la Bad sera renforcée.

A. KANDE

GESTION DES RESSOURCES PUBLIQUES : L’ÉMIR DE KANO INVITE LES DIRIGEANTS AFRICAINS À PLUS DE TRANSPARENCE
Sanussi II LamidoPlus de transparence dans la gestion des deniers publics en Afrique, c’est ce que recommande l’émir de Kano, Sanussi II Lamido. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria intervenait lors d’un panel à l’occasion des assemblées annuelles de la Bad à Busan en Corée du Sud.

L’émir de Kano, Sanussi II Lamido, ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, a exhorté, hier, à Busan, en Corée, les États africains à faire plus de transparence dans la gestion de leur économie, estimant que la corruption est un véritable frein au développement du continent. Il intervenait lors d’un panel de haut niveau co-animé avec plusieurs ministres africains, en présence du président de la Bad. « Les perceptions comptent beaucoup. Il est donc urgent d’améliorer la transparence dans nos États, car celle-ci est clairement liée à la bonne gouvernance », a-t-il affirmé. Selon la meilleure manière de lutter contre la corruption en Afrique, c’est de commencer par reconnaître qu’elle existe. « Nous devons accepter que nous avons un problème de transparence puis commencer à le résoudre. Nous devons nous attaquer à la corruption, bloquer les fuites de capitaux et créer des opportunités de créer de nouveaux emplois », a assuré l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Nigeria. Il a également plaidé pour que les États africains s’abstiennent des mesures qui affaiblissent la gestion transparente des affaires publiques et encouragent la contrebande transfrontalière et la perte de revenus. Au cours de ce panel, plusieurs autres orateurs ont abondé dans le sens de l’émir de Kano, en évoquant les expériences vécues dans leurs pays et en soulignant les retombées positives de la transparence dans la gestion des affaires publiques. « L’Algérie est, aujourd’hui, une économie stable à croissance rapide, autrefois en proie au terrorisme », a affirmé le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya également gouverneur de la Bad.

Pour sa part, le ministre érythréen des Finances, Berhane Habtemariam, également gouverneur de la Bad, a réitéré l’adhésion totale de son pays à la lutte contre la corruption et les efforts d’assainissement de l’économie engagée par son gouvernement, en dépit du contexte marqué par près de 20 ans de guerre. « L’Angola a négligé l’économie non pétrolière pendant de nombreuses années ; cela est en train de changer. La transparence a toujours été un problème, un défi majeur pour nous en Angola. Mais, le gouvernement s’efforce maintenant de changer la perception d’un Angola corrompu », a argumenté la Secrétaire d’État angolaise au Budget, Aia-Eza Nacilla Gomes Da Silva.

A. KANDE

SECTEUR DES TIC EN AFRIQUE : LES START-UP PEUVENT AIDER À RELEVER LES DÉFIS
L'entrepreneur marocain, Pdg et cofondateur d’Atlan Space® en 2016, Badr Idrissi, l’un des quatre jeunes à partager leurs expériences au public, a déclaré au cours de l’atelier sur thème : « Allier l’innovation à l’industrie : la jeunesse africaine relève les défis », que son entreprise est une start-up qui a pour mission de développer l'intelligence artificielle pour guider et coordonner les réseaux de drones afin de permettre aux gouvernements de surveiller des zones géographiques très vastes, de détecter les menaces et intrusions, et de neutraliser les risques. Il révèle comment les nouvelles technologies de l'information permettent aux entrepreneurs africains de lancer facilement des start-ups pour résoudre les défis auxquels le continent fait face. En particulier, il a démontré comment sa société franchit les limites de l'aéronautique sans pilote, de sorte que les réseaux de drones peuvent fonctionner de manière autonome et sans interaction humaine, permettant ainsi aux institutions africaines de lutter contre la pêche et l'exploitation minière illégales, la déforestation et le braconnage. Enfin, il a souligné les compétences (techniques et autres) que les jeunes africains doivent d'ores et déjà perfectionner pour matérialiser la quatrième révolution industrielle sur le continent.

A. KANDE

Last modified on vendredi, 25 mai 2018 07:07
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