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Zone de libre échange continentale africaine : Les textes juridiques peaufinés à Dakar

26 Mai 2018
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Le Forum de négociation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) s’est ouvert, hier, à Dakar. Réunissant les négociateurs en chef des différents pays signataires et les experts juridiques, cette rencontre se penche sur la finalisation des textes juridiques et des annexes de l’accord portant création de ce futur marché commun.

Petit à petit, les éléments devant conduire à la mise en place d’un futur marché commun africain sont en train de se constituer. Ainsi, après la signature le 21 mars dernier à Kigali de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) par 44 pays sur les 55 que compte l’Union africaine, Dakar accueille, depuis hier, un forum relatif à la finalisation des textes juridiques et des annexes de cet accord qui devront être présentés aux chefs d’Etat et chefs de gouvernement, lors du prochain Sommet de l’Union africaine au mois de juillet.

Cette rencontre de quatre jours, qui réunit les négociateurs en chef des différents pays membres ainsi que les experts juridiques, donne le ton d’une série de rencontres qui se dérouleront toutes à Dakar jusqu’au 4 juin. Il s’agit notamment de la 11ème réunion du Forum des Négociateurs de la Zlecaf du 29 au 31 mai 2018 ; la 6ème réunion des hauts fonctionnaires en charge du Commerce, les 1er  et 2 juin 2018 et la 6ème réunion des ministres des Etats membres de l’Union africaine en charge du Commerce, les 03 et 04 juin 2018.

Ces rencontres de Dakar marquent une étape décisive dans le processus de création de la plus grande zone de libre-échange du monde en termes de nombre de pays avec des marchés communs de 1,2 milliard d’habitants et un produit intérieur brut total de 2,5 milliards de dollars. « Nous espérons finaliser, à Dakar, tous les annexes de l’accord. C’est la phase la plus importante parce que sans texte, la Zlecaf ne pourra pas se concrétiser. Or, elle est une étape cruciale vers l’intégration des économies africaines. Sans la Zlecaf et l’intégration économique de l’Afrique, le rêve d’une Afrique unie, forte et prospère ne sera que vain », a martelé Prudence Sebahizi, Chef de l’unité chargé des négociations sur la Zlecaf à l’Union africaine.

C’est à Dakar donc que se prépare la deuxième phase des négociations. La première lancée en 2015 a permis d’aboutir à la signature de l’accord en mars dernier et d’élaborer plusieurs textes portant essentiellement sur le commerce des marchandises, le commerce des services et le règlement des différends. La deuxième étape des négociations sera consacrée aux investissements, aux services, à la propriété intellectuelle et à la concurrence. « C’est une phase qui requiert autant d’attention, de compétence, d’expertise et d’engagement pour réussir cette magnifique aventure qui est de construire ce marché commun africain.

L’Afrique bat souvent de tristes et mauvais records mais en la matière, il s’agit d’un beau record : créer le plus grand marché au monde », a indiqué Fallou Samb, conseiller en commerce du président de la République. Cependant, a-t-il ajouté, il faudra d’abord relever un certain nombre de défis. Par exemple, faire en sorte que le maximum de pays ratifie l’accord. Pour l’instant, sur les 44 signataires, il n’y a que quatre pays qui l’ont fait : le Ghana, le Rwanda, le Kenya et le Niger. Le Sénégal ne devrait pas tarder à rejoindre ce cercle, selon le secrétaire général du ministère du Commerce, Makhtar Lah, qui assure que toutes les dispositions sont déjà prises pour que le Sénégal ratifie l’accord de la Zlecaf dans les meilleurs délais.

Si en termes numérique la Zlecaf sera la plus grande expérience d’intégration économique, le défi sera  de le transformer en expérience d’intégration économique la plus importante  en termes de volume et de flux d’échanges. C’est la conviction de Makhtar Lah. « Nos échanges intracommunautaires ne dépassent guère 15 %, alors que dans les autres zones d’intégration, la moyenne se situe entre 50 et 70 %. Au-delà du nombre, le défi qui nous interpelle est de tout mettre en œuvre pour que cette importance numérique se traduise en importance de volume. La mise en place de la Zlecaf est un message fort que nous envoyons au reste du monde pour lui dire que nous comptons désormais jouer pleinement notre rôle dans l’économie mondiale », a-t-il soutenu.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

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