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Ressources minières en Afrique : Dr Abbas Sharaki déplore la gestion non rationnelle des innombrables richesses

30 Mai 2018
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Dotée de ressources minières représentant le 1/3 du potentiel mondial, l’Afrique n’en bénéficie pas, selon le professeur-assistant en géologie au département des ressources naturelles à l’Université du Caire, Dr Abbas Sharaki. Il faisait une présentation sur « les investissements des ressources minières en Afrique », tout récemment au Caire en Egypte.

Comment peut-on avoir le 1/3 des ressources minérales du monde et être pauvre ? Selon Dr Abbas Sharaki, professeur-assistant en géologie au département des ressources naturelles de l’Université du Caire, en 2012, seuls 20 milliards de dollars ont été investis pour l’exploitation de ressources minières dans le monde. Ce montant est revu à la baisse jusqu’à 8 milliards de dollars. Et l’Afrique n’a gagné que près 14% de cette somme a assuré M. Sharaki qui faisait une présentation sur « les investissements des ressources minières en Afrique », il y a quelques semaines au Caire, en Egypte, dans d’une session organisée à l’intention des journalistes africains autour du thème « la zone franche commerciale en Afrique : les exigences d’une réussite ».

Pour lui, ce montant est dérisoire. D’ailleurs, ces ressources naturelles (métalliques et non métalliques) ne profitent pas aux peuples du continent. Dans sa présentation, il dit que le cobalt existe en République démocratique du Congo (Rdc), le fer reste disponible au Libéria, la bauxite en Guinée, le cuivre en Zambie et en Rdc, le pétrole au Nigéria, l’or au Ghana et en Afrique du Sud qui produit, à elle seule, 90% de la platine du monde et le Zimbabwe les 10%, etc. «On attise le feu pour bénéficier de nos ressources. Les 35 pays les plus pauvres du monde se trouvent en Afrique.

Il y a une mauvaise politique de nos ressources pour attirer les compagnies minières en Afrique », a-t-il déploré. Le professeur Sharaki a tenu à signaler l’absence de connaissance africaine adéquate pour découvrir, explorer et exploiter ces ressources naturelles.

Pour cela, il invite nos dirigeants à mieux investir dans l’éducation et la formation des jeunes. « Si la science nécessaire à ces découvertes de ressources naturelles était disponible, on pourrait bénéficier de 50% des richesses du monde. Nous avons une fortune dont nous ne pouvons pas profiter», a dit Dr Abbas. Il a déploré que certains pays pétroliers africains arrivent difficilement à avoir de l’essence dans leurs véhicules. Abordant les ceintures de lacs, cours d’eau qui existent en Afrique, le professeur-assistant en géologie au département des ressources naturelles à l’Université du Caire déclare que cette énorme quantité d’eau pouvait être transformée pour la consommation de l’électricité.

Dr Abbas se désole qu’Israël, qui n’a pas de diamant bénéficie mieux de cette pierre précieuse. D’après lui, les entreprises qui exploitent nos ressources minières ne payent pas de taxes, mais plutôt peu d’argent pour une minorité.

Serigne Mansour Sy CISSE (envoyé spécial Caire)

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