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Mise en œuvre de l’accord sur la Zlec : Le Premier ministre exhorte les ministres africains à réaliser la volonté de leurs chefs d’Etat

04 Jui 2018
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Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdalah Dionne, présidant, ce dimanche, la réunion des ministres du Commerce en charge des négociations relatives à la Zone de libre échange (Zlec), a engagé ces derniers à mettre en œuvre cette détermination des chefs d’Etat africains. 24 ministres en charge du Commerce et des représentants des autres pays de l’Union africaine (Ua) sont à Dakar, ces 03 et 04 juin, pour finaliser les annexes du protocole sur la Zlec à soumettre aux chefs d’Etats africains en juillet prochain.

Dans la réunion des instances de négociation de la zone de libre échange continentale (Zlec) africaine qui se tient à Dakar du 25 mai au 09 juin, les ministres du Commerce en charge des négociations de la Zlec tiennent leur 6ème réunion, dont l’objectif est de finaliser les annexes du protocole sur le commerce des marchandises, sur les règles et procédures de règlement des différends et d’élaborer la liste des secteurs prioritaires sur le commerce de services. Présidant la cérémonie officielle de cette réunion, à laquelle 24 ministre en charge du Commerce et des représentants d’autres pays prennent part, le Premier du Sénégal, Mahammed Boun Abdalah Dionne, a exhorté les négociateurs de tout mettre en œuvre pour la réalisation de la volonté des chefs d’Etat. Le Premier ministre a rappelé que l’ambition des pères fondateurs de l’intégration africaine, qui a conduit, en 1963, à la création de l’Oua, a été la construction d’une Afrique unie, prospère et solidaire. Cette ambition a été renouvelée dans le traité d’Abuja de 1991, avec comme objectif d’arriver, dans une période de 34 ans, à la Communauté économique africaine.

Cependant, il n’y a pas eu de grandes avancées depuis. «Aujourd’hui, notre continent reste relativement en retard sur le niveau de réalisations des objectifs fixés dans le processus d’intégration africaine. En 2018, l’Afrique devrait normalement être à mis chemin dans la réalisation du marché commun après l’harmonisation des systèmes tarifaires et non tarifaires entre les communautés économiques régionales et la création d’une union douanière continentale», reconnaît le Premier ministre. Il soutient que c’est dans ce cadre qu’il faut saluer l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont su atteindre, le 21 mars 2018 à Kigali, un objectif qui paraissait irréalisable avec l’accord sur la Zlec.

S’adressant aux ministres du Commerce présents à Dakar, il lance : «Nous n’avons pas le droit de ne pas être à la hauteur de la détermination de nos chefs d’Etat». «Au cours du sommet extraordinaire du 21 mars 2018, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Ua avaient demandé de finaliser et de soumettre, pour adoption, à la prochaine conférence prévue en juillet 2018, à Nouakchott, les annexes du protocole sur le commerce des marchandises, les annexes du protocole sur les règles et procédures de règlement des différends et la listes des secteurs prioritaires sur le commerce de services», rappelle-t-il. Conscient de cette demande des plus hautes autorités africaines, le chef du gouvernement sénégalais a engagé fortement les ministres du Commerce de l’Ua à prendre toutes les dispositions nécessaires pour terminer ce travail. Cet objectif, à son avis, ne pourra être réalisé qu’à travers une action concertée découlant d’un marché commun fort mais cohérent et profitable à tous, bâti progressivement sur une seule union douanière et des règles communes de politiques commerciales.

Booster le commerce intra africain
Pour M. Dionne, la signature de l’accord instituant la Zlec par 44 pays sur 55 de l’Ua marque un tournant décisif dans le processus d’intégration africaine et constitue le début «d’une prise de conscience lancée à l’endroit de nos concitoyens et à la face du monde que l’Afrique ne devrait compter que sur ses propres forces» pour son développement.

Chiffres à l’appui, le Premier ministre constate que l’Afrique ne pèse qu’autour de 5% du Pib mondial en dépit de sa population estimée à 1,3 milliard d’habitants soit 17% de la population mondiale, concentre moins de 2% des investissements directs étrangers et moins de 2% du commerce mondial. Le niveau des échanges intra-africain reste encore faible et estimé à moins de 16% pendant que dans les autres continents ce niveau dépasse la barre des 60%. Compte tenu de ces données qui doivent être améliorées pour le continent africain, le Premier ministre pense que l’ouverture commerciale et économique au sein de l’espace africain peut être une des solutions à nos nombreuses préoccupations de développement économique et social. «En facilitant la libre circulation des biens et services, des personnes et des capitaux, nous donnons plus de possibilités au secteur privé africain pour valoriser les échanges et les immenses opportunités d’affaires pour créer davantage de Pme et de Pmi nécessaires à la transformation structurelle de nos économies et à la création d’emplois», explique-t-il.

M. Dionne est d’avis que l’obtention de ce nombre important de signatures au moins de trois ans de négociations témoigne de l’importance que les pays africains accordent au processus de la Zlec. Il réitère que dans le processus de négociation, la participation du secteur privé africain et de la société civile africaine est importante pour l’atteinte des objectifs.

Le Commissaire en charge du commerce et de l’Industrie de l’Ua, Albert Muchanga, remerciant le Sénégal pour les facilités accordées pour l’organisation de cette réunion, estime que l’enjeu de la Zlec est important. Avec un grand marché, dit-il, la Zlec permettra le développement du commerce et la création d’emplois, notamment pour les jeunes qui constituent l’essentiel de la population africaine. Il déclare qu’après la réunion des ministres en charge du Commerce, ce sera autour des ministres en charge de la Justice de recevoir les annexes avant la conférence des chefs d’Etat de Nouakchott en juillet prochain qui va marquer un grand tournant pour la Zlec.

Oumar KANDE

SOULEYMANE DIARASSOUBA, MINISTRE DU COMMERCE DE LA CÔTE D’IVOIRE : « SI NOUS MAINTENONS LE CAP, LE NIVEAU DU COMMERCE INTRA-AFRICAIN VA AUGMENTER DE PLUS DE 52% »
Le ministre Ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des Pme de la Côte D’Ivoire, a soutenu que l’accord sur la Zone de libre échange continentale (Zlec) pourra améliorer le niveau commerce intra-africain. Pour Souleymane Diarassouba, d’après les projections, en 2022, «si nous maintenons le cap, le niveau du commerce intra-africain va augmenter de plus de 52%, ce qui est une opportunité pour l’ensemble des opérateurs économiques du continent et pour même les investisseurs étrangers».

Il souligne que l’accord cadre, signé en mars dernier à Kigali, porte sur la libéralisation de 90% de nos lignes tarifaires. Souleymane Diarassouba affirme que l’objectif est de supprimer tout ce qui est barrière tarifaire et non tarifaire entre les pays membres de la Zlec, ce qui permettra d’avoir un niveau d’échanges à la hauteur des attentes et des ambitions des populations.

Selon les projections de la Commission économique africaine, affirme-t-il, nous aurons, au cours des prochaines années, plus 600 millions d’Africains de classe moyenne, ce qui fait que l’Afrique sera en plus d’un continent exportateur de matières premières, un continent de consommation et il faut profiter de ce potentiel en mettant en œuvre une politique d’industrialisation de l’Afrique.

«L’objectif de ce système multilatéral de commerce est de baisser ou de supprimer la fiscalité de porte, c'est-à-dire les droits de douane, pour avoir une fiscalité intérieure plus dynamique permettant la fluidité de la circulation des différents produits», confirme M. Diarassouba.

O. KANDE

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