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Comité sénégalais pour la chimie : Les troisièmes journées annuelles au service d’une agriculture durable

20 Jui 2018
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Pour une agriculture durable, productive et de qualité, la chimie reste une science incontournable. C’est la conviction du Comité sénégalais pour la chimie (Csc) qui a axé, cette année, ses troisièmes journées annuelles sur l’agriculture.

Comment développer l’agriculture sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment léguer une terre en bonne santé aux générations futures ? C’est autour de ces questions que le Comité sénégalais pour la chimie (Csc) a porté cette année sa réflexion à l’occasion de ses troisièmes Journées annuelles (Jacs 2018) sur la chimie au service de l’agriculture durable. Pour le président du comité d’organisation de ces journées, le Pr Matar Seck, la réponse à ces questions passe par la conception d’une nouvelle agriculture qui prend en compte les besoins alimentaires et les contraintes environnementales au seuil du 21e siècle. Pour lui, la chimie en tant que science et industrie est un « acteur essentiel de l’agronomie scientifique » parce qu’elle intervient dans divers secteurs de l’agriculture. Le Pr Seck est d’avis qu’une agriculture durable devra prendre en compte toutes ces préoccupations par des innovations technologiques.

C’est ce qui fait dire au président du Comité sénégalais pour la chimie, le Pr Serigne Amadou Ndiaye, qu’« il est extrêmement difficile de séparer chimie et agriculture » D’autant que l’agriculture est prioritaire dans toutes politiques de développement de notre pays comme le Plan Sénégal émergent (Pse) et surtout que 60 à 75 % mènent des activités qui gravitent autour de l’agriculture, dit-il. « Les attentes des producteurs, des consommateurs et des décideurs tendent à opposer agronomie et chimie de par l’utilisation croissante et non raisonnée des engrais et des pesticides entraînant la destruction de la biodiversité, la pollution des eaux ayant une conséquence sur la santé des populations », a-t-il relevé.

Le juste équilibre
Ce qui fait qu’aujourd’hui, de l’avis du président du Csc, la chimie est pointée du doigt à tort ou à raison », tout en relevant la lourde responsabilité à laquelle font face agronomes et chimistes « pour répondre aux enjeux du développement durable par la conception d’une agriculture qui prend en charge les besoins alimentaires d’une population sans cesse croissante et les contraintes environnementales ». « Une préoccupation au cœur de laquelle se trouve depuis longtemps la chimie, un acteur important de l’agronomie scientifique », a laissé entendre le président du Csc pour qui « le défi à relever face aux attentes fortes et nombreuses et parfois contradictoires est énorme mais pas insurmontable ». Il s’agira, à son avis, « de répondre à un certain nombre de question à savoir comment faire pour produire plus, polluer moins et préserver l’environnement ».

A ces questions, le chercheur estime qu’il faut repenser les pratiques agricoles, rationaliser l’utilisation des engrais et des pesticides, augmenter le rendement et optimiser les revenus des agriculteurs mais aussi renforcer la résistance aux maladies et aux ravageurs pour une nouvelle approche dans la lutte anti-acridienne.  La chimie, de l’avis du président du Csc, demeure une source de progrès considérable dans notre vie de tous les jours ». « Dans cette perspective de développement durable, il s’agit de trouver le juste équilibre d’une agriculture raisonnée par une utilisation respectueuse d’engrais chimie en appliquant le bon dosage », soutient le président du Csc.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Dogo Seck, le thème de ces journées est en parfaite cohérence avec la vision et les objectifs du secteur de l’agriculture notamment du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) dont l’objectif c’est d’avoir « une agriculture productive, compétitive et durable dans un contexte de changement climatique ».  Pour cela, précise Dr Seck, « il faut sécuriser la base productive, l’environnement de la production et la qualité des produits ».

S. D. SY

 

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