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Zone de libre échange économique : Une continuité de la vision des pères fondateurs, selon Alioune Sarr

25 Jui 2018
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A la faveur de la 3ème édition de la conférence internationale d’Africa convergence organisée à Dakar, la problématique de l’intégration en Afrique a été débattue par les hommes d’affaires et ceux évoluant sur d’autres sphères du continent. A ce titre, le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, a souligné que la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec) en mars dernier à Kigali est une belle opportunité à saisir.

Le 21 mars 2018 à Kigali, une majorité des chefs d’Etat africains sont parvenus à signer la création de la Zone de libre-échange économique continentale (Zlec). Ceci, grâce à une initiative de l’Union africaine. C’est donc un acte majeur relevé par le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, qui y voit «la continuation » de la vision des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (Oua). « Ces pères fondateurs avaient pour objectif de faire de l’Afrique une unité politique et ils ont réussi, maintenant, c’est la zone de libre-échange économique continentale qui est la traduction économique et commerciale de cette vision politique de 1963 », a rappelé Alioune Sarr, à l’occasion de la 3ème  édition de la Conférence internationale Africa convergence, organisée les 21 et 22 juin à Dakar. Sur les 55 pays que compte le continent, les 44 ont paraphé l’accord permettant ainsi la création d’un marché plus grand et une intégration plus réussie des africains. « Quand vous avez un bloc puissant et fort, vous avez la capacité de résister aux chocs exogènes et de faire face à la compétition. Avec cette zone de libre-échange, nous aurons un marché de 1,2 milliard d’habitants, un pic de près 2.500 milliards de dollars », renseigne le ministre Alioune Sarr.

Seulement, la création de cette entité économique n’est pas une fin en soi. Il reste encore des défis à relever.  Pour Alioune Sarr, ces défis sont surtout constitués des « barrières tarifaires et non tarifaires ». Pour lui, il faut tout simplement «détruire» ces obstacles et permettre aux entreprises africaines de profiter de cette zone de libre-échange économique nouvellement créée.

Pascal de Izaguirre, le Pdg de Corsair est revenu les obstacles qui empêchent  à l’Afrique de prendre son envol dans un secteur comme l’aviation. Il relève tout d’abord « l’insuffisance des compagnies aériennes » sur le continent. Et celles qui sont déjà créées sont des compagnies étatiques. « Ce n’est pas mal, mais les compagnies ne doivent pas être une exclusivité des Etats, car les Etats ne sont pas toujours les meilleurs actionnaires », renseigne le Pdg de Corsair. A cela s’ajoute l’absence d’infrastructures de qualité pouvant accompagner le trafic. « Globalement, il est très difficile de circuler en Afrique. Pour aller d’un Etat à un autre, c’est plus simple parfois de passer par Paris ou Bruxelles », regrette M. de Izaguirre. Hicham Boudraa, le directeur général par intérim de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (Amdie) pense que l’intégration de l’Afrique ne doit pas se faire forcément à travers les relations bilatérales. Mais plutôt par les communautés.

Réduire le nombre de communautés
Or, regrette-t-il «Aujourd’hui, on a 16 communautés en Afrique, c’est énorme. En moyenne, c’est trois voire quatre ou six au maximum. On doit réduire ces îlots qui se mettent parfois en concurrence entre elles ». Toujours, selon M. Boudraa, il faut mettre un système de solidarité et même de complémentarité entre pays africains. « Le rôle des Etats, c’est de se rapprocher et  de construire une offre Afrique et aller de l’avant sur ce qui est une demande constante et importante des autres continents », a expliqué Hicham Boudraa. Dans sa communication lors de ce panel sur « les défis d’exécution stratégique », Samira Khamlichi, Pdg de Wafacash, est revenu sur l’avantage du « mobile money ». Car, selon elle, c’est une technologie fortement ancrée en Afrique avec près de 60% du taux d’échange réalisés en Afrique. « Il permet de brûler les étapes de l’intégration et d’accélérer la mobilité. On n’a pas besoin de visa pour envoyer de l’argent », fait remarquer Mme Khamlichi.  C'est dire que la technologie participe désormais à l'intégration des peuples.

Maguette NDONG

 

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