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Journée internationale des gens de mer : Les difficultés du secteur exposées par les acteurs

26 Jui 2018
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La journée internationale des gens de mer a été célébrée, hier, au Sénégal, lors d’une grande rencontre organisée par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Elle a permis de mener une réflexion sur le thème, «bien-être des gens de mer : enjeux de la ratification de la Mlc 2006». Lors de cette rencontre, les acteurs ont listé leurs difficultés devant le ministre qui a rappelé les réalisations de l’Etat dans ce secteur.

C’est dans une salle archi-comble du Grand théâtre, que les gens de mer se sont retrouvés pour célébrer leur journée internationale, autour du thème, «bien-être des gens de mer : enjeux de la ratification de la Maritime Labour convention (Mlc) 2006». La Maritime Labour convention (Mlc) ou Convention du travail maritime (Ctm) 2006 étant un dispositif pour améliorer les conditions de travail des gens de mer, les acteurs ont exposé leurs difficultés. Mamadou Diop Thioune, représentant des marins artisans, félicitant le ministre de la Pêche pour le dialogue continu avec les acteurs, a, au nom de ses mandataires, exposé les difficultés de prises en charge des marins artisanaux à leur retraite, de même qu’un déficit de prise en charge médicale, de sécurité sociale de ces derniers et de leurs familles. Ils ont sollicité aussi un appui à la formation, un renforcement de capacités, un appui pour le financement des acteurs de la pêche etc. Dans le même ordre d’idées, Yoro Kane, représentant des marins industriels du Sénégal a soulevé quelques préoccupations de ses membres. Pour lui, le Sénégal n’est pas loin des normes internationales, mais le problème se situe entre la formalisation des textes, leur application sur le terrain, les contrôles et les sanctions qui doivent encadrer cette réglementation. Il demande ainsi à mettre les marins dans de bonnes conditions, gage de la performance. Il constate, pour le regretter, que le marin sénégalais est sous payé par rapport aux autres africains sur un même navire. «Il faut améliorer la formation car le marin sénégalais est en train de perdre son statut de leader en Afrique», affirme le représentant des marins industriels qui propose d’anticiper sur l’exploitation du pétrole et du gaz polarisant plus de 500 métiers dont 80% sont en corrélation avec les marins. Ce dernier plaide aussi pour la modernisation de la pêche artisanale pour une bonne sécurité en mer. M. Kane dit avoir un espoir, toutefois, avec le ministre qui a pris l’engagement de rencontrer les acteurs de manière périodique.

Le parrain de la journée, le président directeur général de Maritalia, Alioune Ndiaye, a rendu, à son tour, «un hommage aux valeureux marins» pour leur rôle important à bord des navires. Pour lui, se rappeler leur bien-être est une noble mission.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles, en charge des relations avec les institutions, Samba Sy, participant à la rencontre, estime que le thème du bien-être des gens de mer est d’une brûlante actualité. Le ministre du Travail relève, avec beaucoup de satisfaction, l’intérêt et l’engagement du Sénégal qui est allé vers la ratification de la Convention du travail maritime (Ctm). Cet instrument formalise l’interdiction du travail forcé en mer, la reconnaissance du droit syndical, la lutte contre le travail des enfants etc. Ainsi, soutient le ministre du Travail, en ratifiant cette convention, le Sénégal s’engage à promouvoir les droits des gens de mer.

Oumar KANDE

OUMAR GUEYE, MINISTRE DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE MARITIME : « BEAUCOUP DE RÉALISATIONS ONT ÉTÉ FAITES… »
Répondant aux interpellations des gens de mer pour l’amélioration de leur bien-être, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a rappelé les nombreuses réalisations du chef de l’Etat dans le secteur. Pour lui, le président a beaucoup fait avec le nouveau Code de la pêche qui protège davantage les ressources halieutiques. Il rappelle, entre autres, la promotion du port du gilet chez les pêcheurs avec 20.000 unités cédées aux pêcheurs par an à 2.500 FCfa. Le gouvernement accorde aussi une subvention de 8 milliards de FCfa sur le carburant des pêcheurs. Toujours dans ce sens, le président a mis 20 milliards de FCfa pour subventionner l’achat des pirogues à hauteur d’un million par pirogue. Il rappelle que le président de la République a mis en place une politique de modernisation des quais de pêche, notamment à Soumbédioune, Yoff, Pointe Sarène, Ngaparou, Potou etc. Le ministre se souvient que les femmes transformatrices travaillaient dans des conditions «pénibles» et que le chef de l’Etat a lancé le projet des aires de transformation modernes. Après les 700 millions de FCfa accordés aux femmes du secteur par le président de la République, le ministre révèle que le chef de l’Etat, dans la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der), va bientôt remettre un financement de 2 milliards de FCfa au gens de mer. Il s’agit d’un milliard de FCfa pour les femmes du secteur de la pêche et d’un autre milliard pour les pêcheurs.

O. KANDE

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