banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Normes prudentielles de Bâle II et Bâle III : Passage réussi pour les banques sénégalaises

06 Juil 2018
1249 times
Ahmadou Al Aminou Lô, directeur national de la Bceao pour le Sénégal. Ahmadou Al Aminou Lô, directeur national de la Bceao pour le Sénégal. Photo d'archives

Effectif depuis janvier 2018, le basculement des banques sénégalaises aux normes prudentielles Bâle II et Bâle III a été un succès. Quelques banques ne respectent pas encore les nouvelles normes.

Les banques sénégalaises ont réussi le basculement aux normes prudentielles Bâle II et Bâle III, effectué depuis janvier 2018, a fait savoir Ahmadou Al Aminou Lô, directeur national de la Bceao pour le Sénégal. « Je suis heureux de vous dire aujourd’hui que nous avons pu effectuer le basculement avec satisfaction », a-t-il déclaré hier à Dakar, au cours d’une conférence de presse, à l’issue de la réunion trimestrielle entre le directeur national pour le Sénégal et les directeurs généraux des établissements de crédit, sur les échanges relatifs à la situation du système bancaire.

« Globalement, il n’y a pas eu de modifications dans le sens d’infractions par rapport à la situation d’avant, puisque le système bancaire a pu préparer et absorber avec satisfaction le nouveau dispositif prudentiel », poursuit-il. Selon un document de la Bceao, à l’issue de l’examen des Formulaires de déclaration prudentielle (Fodep) sur la base des situations comptables arrêtées au 31 décembre 2017, il ressort une situation prudentielle du secteur bancaire sénégalais « proche de celle établie sous l’ancien dispositif appliqué de 2000 à 2017 ». La Bceao note aussi des impacts positifs pour la plupart des banques, puisque les renforcements de fonds propres réalisés sont compris entre 30 millions et 15 milliards de FCfa.

Les premiers résultats montrent que, avec ce nouveau dispositif, certaines banques se sont retrouvées avec des fonds propres en hausse même si d’autres ont connu une baisse. « Le minimum de fonds propres demandé pour couvrir les activités de risques est respecté par l’essentiel des banques. Il y a juste quelques banques qui ne les respectent pas, mais pour des considérations relatives aux nouvelles règles et surtout en ce qui concerne la réalisation de garanties immobilières notamment les hypothèques », a fait savoir Ahmadou Al Aminou Lô. Les nouveaux textes disposent que les banques doivent vendre les immeubles en hypothèque au plus tard au bout de deux ans. Toute hypothèque qui n’est pas liquidée sera déduite des fonds propres de la banque concernée, explique le directeur national de la Bceao pour le Sénégal.

Sur ce point, M. Lô note pour le condamner le dilatoire de certains clients dans l’application des décisions de justice concernant une hypothèque. Le dispositif prudentiel vise principalement la sauvegarde des dépôts de la clientèle, à faire de sorte que si la banque subit des pertes sur son activité de crédit, que cela soit constaté à temps, explique M. Lô. « Donc, poursuit-il, on ne pourra pas dissimuler une perte. » Mieux, le capital des fonds propres de la banque doit pouvoir couvrir les éventuelles pertes. L’absence de ces normes prudentielles avait conduit à la crise bancaire des années 2007-2008 et dans les pays de l’Uemoa dans les années 1990, rappelle le patron de la Bceao pour le Sénégal.

Au cours du premier trimestre 2018, les banques ont effectué, pour le compte de la réforme comptable, la déclaration de leurs situations comptables mensuelle conformément au Plan comptable bancaire (Pcb) révisé de l’Uemoa. La Bceao juge la qualité de ces remises « satisfaisante », au regard des délais moyens de transmission à la banque centrale. Il y a eu peu de rejets, affirme le directeur national de la Bceao pour le Sénégal.

Malick CISS

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.