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Systèmes financiers décentralisés : 363 milliards de FCfa mobilisés en 2017

07 Juil 2018
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Les systèmes financiers décentralisés (Sfd) contribuent à hauteur de 10% au crédit de l’économie nationale. Une performance magnifiée, hier, par le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, à l’ouverture de la rencontre de concertation entre la direction de la Réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés (Drs-Sfd) et l’association des professionnels des Sfd.

En 2017, les dépôts des systèmes financiers décentralisés (Sdf) ont atteint 307 milliards de FCfa et l’encours de crédits 363 milliards de FCfa, soit 10% du crédit à l’économie. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, indique que ces résultats sont rendus possibles grâce à une bonne présence des Sfd sur le territoire national avec 897 points de service. Il a présidé, hier, la rencontre entre la direction de la réglementation et de la supervision des Sfd et l’association des professionnels de ces structures. Le ministre a salué la contribution importante des Sfd dans l’inclusion financière et surtout dans l’économie nationale. Le président de l’Ap/Sfd, Mamadou Lamine Guèye, s’est réjoui des avancées notoires enregistrées dans le secteur en termes d’accès au financement et de lutte contre la pauvreté. Toutefois, malgré ces performances, les professionnels du secteur sont toujours confrontés à des difficultés, a déploré M. Guèye.

Celles-ci sont liées, entre autres, au dispositif prudentiel de la réglementation, à un manque de visibilité (fiscale), à un problème d’accès aux ressources financières. A ses yeux, ces contraintes ont une incidence négative sur la viabilité financière et le développement institutionnel et organisationnel des Sfd. A cet égard, il a plaidé pour la levée des contraintes fiscales, l’encadrement des interventions directes de l’Etat, la mutualisation des ressources des différents fonds étatiques à travers la mise en place d’un fonds national pour l’inclusion financière, etc.

Politique de redistribution
Pour le ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, cette journée de concertation constitue un « espace d’échanges sur les défis et enjeux de la micro finance », avant de solliciter un appui pour la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution des programmes de son département comme le Programme de promotion de la micro finance islamique (Promise) d’un montant de 47 milliards de FCfa, la Plateforme d'appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise (Plasepri II), le Programme national d’éducation financière et le mobile banking. Le secteur de la micro finance est à la croisée des chemins, a rappelé son collègue de l’Economie. Dans cette perspective, Amadou Bâ a assuré que son département compte accompagner les Sfd pour « engager les réflexions sur les problématiques liées notamment à la fiscalité et au financement ainsi qu’à la mise en place d’un cadre réglementaire propice à la consolidation et à l’émergence d’un secteur de la micro finance plus inclusif et porteur de changements notoires pour l’économie et pour les populations ».

La conseillère technique du directeur national de l’Agence de la Bceao, Astou Lô Ndiaye, a rappelé que son institution a érigé l’inclusion financière au rang de ses priorités car permettant, à son avis, d’atteindre « une croissance inclusive et une économie sociale ». L’année sociale décrétée par le Sénégal ne pourra se faire sans une inclusion financière, ajoute-t-elle. Le délégué général à l’Entrepreneuriat rapide (Der), Pape Amadou Sarr, a indiqué que les Sfd apparaissent comme un « partenaire incontournable dans la mise en œuvre des stratégies et des objectifs de la Der.

Seulement, il a déploré « le taux d’intérêt appliqué par les institutions de micro finance qui frise l’usure ». Dans cette optique, souligne-t-il, la Der souhaite travailler « avec les personnes qui ne sont pas bancables ou qui n’ont pas accès au service financier en leur accordant des ressources à un taux d’intérêt de 6, 7 ou 8% ; et leur permettant d’être de potentiels clients pour les Sfd. « La Der se veut un système catalyseur », explique-t-il, tout en militant pour une « meilleure politique de redistribution des ressources ».

Souleymane Diam SY

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