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Lutte contre les mouches et autres maladies de la mangue : Un projet de mise à l’échelle de technologies lancé

09 Juil 2018
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Le Projet de mise à l’échelle de technologie de lutte contre les mouches et autres maladies ravageurs de la mangue a été lancé, hier, à Thiès, en présence de la directrice générale de l’Ancar, de l’adjointe au gouverneur et de plusieurs responsables de la filière.

Financé par l’Etat du Sénégal à travers le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), pour un montant de 300 millions de FCfa, le Projet de mise à l’échelle de technologie de lutte contre les mouches et autres maladies ravageurs de la mangue va durer trois ans. « Ce projet fait suite à un autre qui a été financé dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waapp) et qui avait produit des résultats importants en termes de réduction de pertes. Ses résultats devaient être mis à l’échelle, c’est-à-dire que nous devons faire en sorte qu’il y ait un taux de pénétration plus important dans les différents bassins de production de la mangue au Sénégal mais aussi prendre en compte les autres chaînes de valeur de la production », a déclaré la directrice de Ancar/zone des Niayes, Binta Mbengue Dièye.

Selon elle, en plus de la mouche de mangue, il y a l’apparition de nouvelles maladies aussi problématique pour la valorisation, la transformation. Seulement 2 % des productions de mangue sont transformées. « Il y a également l’équation de la faible production due au fait que les vergers ne sont pas bien entretenus. Ce sont toutes ces problématiques que ce nouveau projet veut prendre en charge à travers des renforcements de capacité pour la meilleure gestion des maladies et ravageurs dans leur globalité mais également l’accompagnement des femmes transformatrices dans la formation et l’amélioration de leurs conditions de travail. Le volet recherche est bien pris en compte avec l’Isra et l’Université Gaston Berger (Ugb) qui vont aider dans l’identification des variétés produites au Sénégal », a souligné Mme Dièye.

Le directeur du Fnraa estime que le financement de ce projet résulte d’une volonté affichée par les plus hautes autorités de ce pays particulièrement le Premier ministre qui leur a instruit, sur la base d’une cinquantaine de projets qu’ils avaient proposés, de financer celui-ci sur fonds propres. « L’idée est de faire en sorte que les résultats et les acquis du premier projet soient consolidés et amplifiés. C’est la raison pour laquelle, après des critères discriminants très sélectifs, ce projet a été retenu pour prendre en charge les préoccupations de ce secteur en relation avec la politique agricole du pays. Il y a des réussites dans la première phase, mais ce qui nous intéresse le plus, c’est ce qui reste à faire », a fait savoir le Dr Pape Sall. Il a noté que l’environnement concurrentiel incite à s’inscrire dans une dynamique de qualité. Et pour cela, de gros efforts sont à faire pour accompagner les producteurs et les transformateurs pour qu’ils puissent répondre aux normes de qualité imposées par les pays importateurs. « C’est-à-dire qu’à chaque segment, on arrive à apporter un plus. Non seulement il y a les bonnes pratiques qu’il faut consolider et renforcer, mais aussi sur le plan de la présentation, il y a tout un dispositif qui a été mis en place pour répondre à ces normes. Les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants parce qu’il y a des problèmes de santé publique qui se posent à tous les niveaux », a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

16% DES EXPORTATIONS EN FRUITS ET LÉGUMES EN 2017
La filière mangue est l’une des chaines de valeurs du secteur agricole disposant d’un potentiel intéressant. Selon un document de l’Ancar, en termes de quantité, la mangue représente 50,7 % sur une production totale en fruits de 253.000 tonnes. Elle mobilise 23.600 acteurs dont 44 % de femmes. Le volume des exportations en 2017 est de 17.168 tonnes sur un total d’exportation de légumes estimé à 106.000 tonnes, soit 16%.Toutefois, tout le potentiel d’exportation estimé à 50.000 tonnes n’est toujours pas exploité.

Nd. M. SECK

LES ACTEURS DE L’HORTICULTURE : « LE SÉNÉGAL EST DANS LE LOT DES PAYS MIS EN DEMEURE PAR L’UE »
La mangue est leader en termes de volumes des produits exportés par le Sénégal. Il est aussi le premier fruit produit au Sénégal. Cependant, la filière risque de perdre ce leadership. Avec plus de 20 interceptions en 2017, notre pays a rejoint le groupe des pays mis en demeure par l’Union européenne pour la mauvaise qualité de ses mangues atteintes par la mouche dénommée « mouche de quarantaine ». Selon Cheikh Ngane, producteur-exportateur, président de la Coopérative fédératrice des acteurs de l’horticulture et président du Comité national de lutte contre la mouche de fruit sur la mangue, « depuis 2005, nous avons eu la mouche de fruit qui est entrée dans la zone Cedeao ». « C’est vrai que nous n’avons pas démarré l’exportation en même temps que la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Burkina Faso qui ont commencé bien avant nous. Mais nous avons eu la chance de les rejoindre et de nous placer juste après la Côte d’Ivoire en termes de volume. Mais avec la mouche, les pays qui reçoivent nos mangues deviennent de plus en plus réticents », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Europe, le principal marché, a durci les conditions. « Par exemple, un conteneur, c’est 20 tonnes et si l’inspecteur voit qu’une seule mangue est piquée, vous perdez la cargaison.

C’est ce qu’on appelle interception, c’est-à-dire que ça ne rentre pas dans le pays et la marchandise est détruite. En plus de cela, vous êtes surveillés. C’est ce qui fait que ces dernières années, les autres pays ont reçu des lettres de mise en demeure. Il n’y avait pas encore trop d’interception chez nous. Mais depuis l’année dernière, nous avons rejoint le peloton dans les dégâts », a fait savoir M. Ngane. A l’en croire, cette année, au Sénégal, les exportateurs se sont dits que s’il y a six interceptions, ils arrêtent. « Mais aujourd’hui, nous avons à peine démarré et nous avons eu deux interceptions. Cela veut dire que nous sommes sur une liste rouge », a regretté l’exportateur.

Nd. M. SECK

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