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Harmonisation de la législation semencière régionale : Les propositions des organisations paysannes

12 Juil 2018
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Mise en œuvre des droits des agriculteurs, élargissement de l’assurance qualité et financement de l’investissement en faveur du développent des systèmes semenciers paysans, sont les trois propositions faites par le Comité ouest africain des semences paysannes (Coasp) et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) en vue de l’harmonisation de la législation semencière régionale.

Le Comité ouest africain des semences paysannes (Coasp) et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) ont fait trois propositions pour l’harmonisation de la législation semencière régionale. La proposition de ces deux organisations fait suite à la rencontre qui se tient à Dakar (9 au 11 juillet), du Comité régional des semences et des plants d’Afrique de l’Ouest (Cedeao-Cilss-Uemoa). «Le manque de transparence et d’inclusivité nous laisse fortement croire que c’est un complot qui est en train d’être monté contre les paysans et la souveraineté alimentaire », s’indignent, dans un communiqué, ces deux organisations. Dénonçant les semences chimiques qu’on veut imposer aux paysans, elles plaident pour le renforcement de ce qui marche déjà : les semences paysannes. «Jusqu’à ce jour, l’utilisation des semences produites, sélectionnées et échangées entre paysans, reste très majoritaire. Ces semences, d’une grande diversité, offrent une série de variétés que les paysans maîtrisent très bien dans diverses zones agro écologiques, pour la production alimentaire, la nutrition et même des expressions culturelles, dans des conditions naturelles qui renforcent la santé des sols, des êtres vivants, y compris l’homme et la biodiversité », estiment les responsables de ces organisations. « Mais au fil des ans, un arsenal juridique, imposé par l’industrie agroalimentaire, est mis en place pour obliger les agriculteurs à utiliser des semences non diversifiées. Inconvénient : ces semences nouvelles nécessitent l’utilisation massive d’engrais et de pesticides chimiques de synthèse, en plus des énergies fossiles associées pour les opérations culturales mécanisées dans de grandes étendues de monoculture », dénoncent-ils.

Ces deux organisations ont, dans la foulée, fait trois propositions qu’elles estiment être meilleures pour l’humanité. Il s’agit de la mise en œuvre des droits des agriculteurs. Sur cette question, le Coasp et la Copagen soulignent que l’article 9 du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation (Tirpaa), ratifié par la plupart de nos Etats, donne aux agriculteurs et paysans la possibilité de préserver leur autonomie à travers leurs dynamiques de productions/échanges de semences paysannes. La seconde proposition consiste à élargir l’assurance de qualité en soutenant la systématisation des modèles paysans. «En fonction des spéculations, des conditions environnementales et des groupes communautaires, des systèmes de contrôle et de maintien de la qualité ont toujours existé. La recherche et le législateur devraient s’approcher des dépositaires de ce savoir pour les renforcer plutôt que de vouloir mettre en place un système d’assurance unique et favorable exclusivement aux semences chimico-industrielles », soulignent le Coasp et la Copagen. La dernière proposition a trait au financement et à l’amélioration de l’investissement en faveur du développent des systèmes semenciers paysans.

Aliou KANDE

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