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Importations alimentaires : Une facture qui engloutit 28% des recettes d’exportation des pays pauvres

16 Juil 2018
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Les pays les plus pauvres du monde risquent d’être davantage vulnérabilisés par la facture des importations alimentaires. Selon la Fao, cette facture engloutit, à elle seule, 28% des recettes d’exportation de marchandises des Pays les moins avancés (Pma), soit presque le double de celle de 2005.

Les importations alimentaires pèsent de plus en plus lourd sur les pays les plus pauvres du monde, alerte l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), dans son dernier rapport sur « Les perspectives de l’alimentation mondiale », publié le 10 juillet dernier. Depuis 2000, la facture mondiale des importations alimentaires a triplé, atteignant 1,43 milliard de dollars, en 2017. Les pays les plus vulnérables aux pénuries alimentaires se retrouvent, eux, avec une facture multipliée par cinq. Ce qui constitue un fardeau pour ces pays. Les importations ont augmenté à un taux annuel moyen global de 8 % depuis 2000, mais l’on note une hausse à deux chiffres pour les pays les plus pauvres. Ainsi, la facture des importations engloutit, à elle seule, 28 % des recettes d’exportation de marchandises des Pays les moins avancés (Pma), soit presque le double de celle de 2005. Alors que les pays développés, avec leur Pib par habitant plus élevé, dépensent seulement 10 % de leurs recettes d’exportations pour acheter à l’extérieur de quoi manger. Selon la Fao, le coût des importations alimentaires devrait augmenter de près de 3% en 2018 du fait de l’accroissement du commerce international de poisson, notamment des pays développés, mais aussi des céréales qui constituent la denrée de base pour la plupart des pays à faible revenu et à déficit vivrier. Si la tendance se poursuit, met en garde l’organisation onusienne, les pays pourraient « payer plus cher pour moins de nourriture », même si la production mondiale et les conditions commerciales ont été favorables ces dernières années. Les échanges concernant les céréales devraient rester solides en 2018/2019 du fait de la forte demande d’importations pour presque toutes les principales céréales. Les prix des produits de mer devraient être « élevés et même records » au 2ème trimestre de 2018.

Cette année, la production mondiale de sucre est attendue en hausse de 11,1%, soit un niveau record de 187,6 millions de tonnes, dépassant largement la consommation mondiale. Cependant, estime la Fao, « malgré le plus grand excédent de sucre jamais enregistré dans l'histoire, un prix plancher pour les prix internationaux du sucre sera probablement fixé suite à la hausse des cours mondiaux du pétrole brut, car davantage de sucre sera utilisé pour fabriquer de l'éthanol ».

Malick Ciss

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