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Les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ont pris part ce mercredi 21 février à Accra aux travaux de la 5ème Réunion de la « Task Force présidentielle » sur le programme de la monnaie unique dans l’espace communautaire. Ils ont adopté une nouvelle feuille de route qui donne un coup d’accélérateur au projet commun de création d’une monnaie unique. Objectif annoncé : atteindre, au plus vite, la « Cedeao des peuples » avec un espace économique plus viable. L’une des grandes décisions contenues dans la nouvelle feuille de route, est la création, dès cette année 2018, d’une institution monétaire de la Cedeao. Elle sera chargée de « fédérer et de rationaliser les multiples institutions existantes et de réduire les critères de convergence de onze (11) points à six ». Faure Gnassingbé, président en exercice de la Cedeao s’est félicité « des importantes décisions prises à Accra, qui traduisent les idéaux des pères fondateurs de l’organisation communautaire ». Il a, comme ses pairs, réaffirmé son engagement à œuvrer à l’avènement d’une monnaie unique en 2020.

(Agence Ecofin)

Pour une meilleure sensibilisation des populations sur les réalisations du Programme d’urgence de développement communautaire, le réseau des communicateurs traditionnels et le ministre en charge du Suivi dudit programme ont signé une convention de partenariat.

Même s’ils ont longtemps travaillé ensemble pour la promotion du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le ministre en charge du Suivi de ce programme a décidé de sceller l’accord avec le réseau des communicateurs traditionnels. La signature de la convention de partenariat entre les deux structures s’est déroulée, le 20 février dernier. Selon Souleymane Jules Diop, ministre en charge du Suivi du Pudc, la collaboration avec le réseau des communicateurs traditionnels date de 2016 et un séminaire de mise à niveau a été organisé pour ses membres. Pour M. Diop, cette convention paraphée sous la bénédiction du président de la République, Macky Sall et d’El hadji Mansour Mbaye, se justifie car le réseau des communicateurs traditionnels est d’utilité publique et que ces derniers jouent un important rôle pour la stabilité du pays par leur plaidoyer pour la paix, tout en facilitant le dialogue entre les différents acteurs de la Nation. «Je les remercie. Ils ont accepté cet appel de l’État. J’ai pensé à eux depuis le début car ils sont importants pour la sensibilisation du monde rural à qui le Pudc et ses réalisations sont destinés. Ils communiquent dans la langue que comprend la majorité de la population du pays. Cette convention est pour le bien être des populations», a déclaré Souleymane Jules Diop qui estime que Bécaye Mbaye et ses camarades sont des « ambassadeurs » du Pudc depuis longtemps. En outre, le ministre a remercié le Directeur national du Pudc et son équipe pour leur travail qui a permis la réussite de ce programme exécuté avec l’appui du Pnud.

Le réseau des communicateurs traditionnel s’est félicité de cet accord et s’est engagé à poursuivre la vulgarisation des réalisations du Pudc. Le porte-parole, Abdoul Aziz Mbaye, rappelle que contrairement à ce qu’on pense, le réseau des communicateurs traditionnels n’est pas une entité informelle, mais elle a été créée par les structures onusiennes qui avaient constaté que la communication classique ne permettait plus de faire passer les messages de sensibilisation auprès des populations. Ainsi, dit-il, ils s’étaient engagés avec le programme élargi de vaccination, dans la lutte contre l’excision, les violences basées sur le genre, etc. «Le réseau épouse les contours socioprofessionnels de notre pays. Loin de nous, l’idée d’être des laudateurs mais nous allons accompagner le Pudc dans sa promotion en sensibilisant les populations. Cette convention n’est pas pour se partager de l’argent mais pour informer sur les réalisations du président car seul le communicateur traditionnel peut faire comprendre à certaines populations les réalisations de l’autorité qui ne parle pas souvent leur langue», a confié Abdoul Aziz Mbaye. Il précise que le réseau «est apolitique mais républicain». Il va travailler pour la République et les populations. Il promet qu’ils iront à l’intérieur du pays à travers leurs cellules départementales pour conscientiser les populations sur l’importance du suivi et de l’entretien des infrastructures du Pudc.

Oumar KANDE

Le taux d’inflation, en 2017, au Sénégal, s’est établi à 1,3 %, en deçà de la norme de 3,0 % édictée au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), a-t-on appris auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Selon cette structure, les prix à la consommation n’ont pas connu de variations sensibles. « La flambée des prix des biens et services de loisirs et culture et des restaurants et hôtels est compensée par le repli des prix des services de communication, des produits alimentaires et boissons non alcoolisées et de logements, eaux, électricité, gaz et autres combustibles», avance l’Ansd. En variation trimestrielle, le niveau général des prix à la consommation est quasi stable au quatrième trimestre 2017. L’Ansd note que les hausses modérées des prix des services de l’enseignement, des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants et de santé sont compensées par le fléchissement de ceux des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, ainsi que des biens et services de « communication ».

(APA)

Reconnaissant les efforts déployés par les membres de ce groupement, plusieurs fois primés, sur le plan national, la Fondation Sococim a accompagné le Gie « Bokk Xalaat » de Rufisque par un montant de 2,3 millions de FCfa.

Le savoir-faire des membres du Gie « Bokk Xalaat » de Arafat 2, un quartier de Rufisque, est reconnu sur le plan national. Lauréat à trois reprises du grand prix du chef de l’État pour la valorisation des produits locaux, ce groupement d’une douzaine de femmes a également été plusieurs fois primé notamment au concours culinaire à la foire de l’agriculture et la consommation des produits agricoles. En tenant compte des efforts longtemps déployés par ces braves femmes, la Fondation Sococim est venue les accompagner par un financement de 2,300 millions de FCfa. La cérémonie sobre s’est déroulée, en début de semaine, au siège du Gie. « Non seulement elles travaillent en transformant des céréales, fruits et légumes mais elles vont également jusqu’à promouvoir des plats qui sont cuisinés avec ces produits de transformation », a expliqué Patricia Diagne, l’administratrice de la Fondation Sococim, faisant de ce groupement créé en 1999, un exemple abouti de la « capacité des femmes à travailler même si les conditions sont difficiles ».

Pour elle, cet appui leur permettra d’accroître leurs capacités de transformation des céréales locales. « C’est à partir de nos produits locaux que nous pouvons constituer, à Rufisque, un grenier qui puisse permettre à tout le monde de se nourrir et de contrer ainsi les produits extérieurs qui envahissent le marché », a dit la présidente du Gie, Louise Mbodj Kane, rappelant que lors de leur dernière consécration par le chef de l’État que sa structure avait bénéficié d’une ensacheuse de 20 millions de FCfa. « Pour les précédents, c’étaient des machines à moudre et des ordinateurs.

Mais pour les sachets pour l’ensacheuse, il fallait payer six millions ; un coût financier qui plombait notre activité. C’est pourquoi, nous avions écrit à la fondation pour bénéficier d’un accompagnement », a souligné Mme Kane. Ce financement de la Fondation Sococim sous forme de fonds de roulement constitue ainsi une bouffée d’oxygène pour le Gie « Bokk Xalaat ».

Maguette NDONG

La consommation d’électricité du Sénégal a connu une hausse de 9,2% au terme de l’année 2017, comparée à celle de l’année 2016, selon les données établies par la Société nationale d’électricité (Senelec). Cette consommation s’est établie à 3.147.900 millions de kwh contre 2.881.800 millions de kwh en 2016, soit une augmentation de 266.100 kwh. Cette hausse est occasionnée, à la fois, par la moyenne et la basse tension. La première a enregistré 11,8% de progression à 951.500 kwh contre 850.900 Kwh en 2016. Quant à la basse tension, elle connait une hausse de 10,4% à 2,040 millions de Kwh contre 1,848 million de Kwh en 2016. De son côté, la haute tension se retrouve avec une baisse de 14,6% à 155.600 kwh alors que le niveau de consommation se situait à 182.100 kwh au terme de l’année 2016.

(APA)

Le Sénégal vient de se doter d’un tribunal de commerce hors classe. Ses membres ont été installés, hier, par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, le Pr Ismaïla Madior Fall. Il a comme président, le magistrat Alioune Ndiaye.

Dans le souci d’améliorer l’environnement des affaires au Sénégal, le chef de l’État a pensé mettre sur pied un tribunal du commerce hors classe de Dakar. Son fonctionnement est constitué d’un conseil de supervision composé de six membres dont deux magistrats, un avocat, deux membres de la chambre nationale de commerce. Il est présidé par Alioune Ndiaye. Avec la mise en place de cette juridiction, le jugement d’un différend commercial sera rendu désormais dans un délai impératif de 3 mois.

Selon le Pr Ismaïla Madior Fall, l’installation d’une telle juridiction est une première dans notre pays et est le fruit d’une longue maturation. « Elle consacre la réalisation des idées nourries par la noblesse de l’engagement de Macky Sall qui, en sa qualité de chef d’État, a compris que la compétitivité d’un pays résulte de sa capacité à s’adapter aux situations qui se présentent à lui et à y appliquer de meilleures solutions », a-t-il affirmé.

Selon le ministre de la Justice, le deuxième classement du Doing business a crédité de précieuses places et l’ambition du gouvernement est de progresser encore dans ce classement à travers la loi relative à la création des tribunaux de commerce et de chambres commerciales. Il a ajouté que la justice commerciale va jouer un rôle majeur au Sénégal dans un contexte de mondialisation des affaires. A son avis, la mise en place d’une justice commerciale favorise un environnement « juridique sain et rassure les investisseurs et opérateurs économiques ». « C’est un impératif », a-t-il affirmé, en rappelant que « le chemin parcouru pour y parvenir a été long mais sera encore plus long, celui qui reste à parcourir ». Selon Ismaïla Madior Fall, le département de la justice ne ménagera aucun effort pour le bon déroulement du tribunal de commerce. Le processus de création d’un tribunal de commerce a démarré en 2011 avec l’institution des chambres de commerce au sein du tribunal hors classe et de la Cour d’appel de Dakar. Une dynamique qui a constitué un jalon important vers la spécialisation des magistrats dans le domaine économique et financier contribuant ainsi à une meilleure distribution de la justice dans ces matières. Pour le ministre de la Justice, cette réforme a été suivie par d’autres. « Raisonnablement, ces réformes de taille ambitionnent désormais de désengorger les juridictions et de réduire les délais, les coûts et de faciliter une exécution plus efficace des contrats», a dit le ministre de la Justice.

L’originalité du tribunal du commerce hors classe de Dakar se manifeste sur plusieurs points. Le ressort d’un tel tribunal ne correspond pas à une circonscription administrative. Il est prévu le déploiement progressif des tribunaux de commerce dans les régions. Le tribunal de commerce connait de tout litige ou demande qui n’excède pas 25 millions de FCfa.

Cheikh Malick COLY

JOAQUIN GONZALEZ-DUCAY, DE L’UNION EUROPEENNE : « UN GRAND PAS DANS L’AMÉLIORATION DE L’ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES »
Le représentant de l’Union européenne se dit heureux du grand pas franchi par le Sénégal dans l’amélioration de son environnement des affaires. Joaquim Gonzalez-Ducay a affirmé que le président Macky Sall voudrait que le Sénégal fasse partie des cent pays en termes d’attractivité dans le classement du Doing business. Pour ce faire, il faut se doter d’une justice commerciale « juste et rapide, efficace et abordable en coût ». « C’est un classement qui est bien suivi et qui fait que les investisseurs consultent le classement avant d’aller dans un pays pour investir », a déclaré l’ambassadeur de l’Ue à Dakar. Si l’on en croit M. Gonzalez-Ducay, l’environnement des affaires s’améliore, rappelant que le Sénégal a fait un bond important dans le dernier classement Doing Business. Il a souligné que l’Ue travaille en synergie avec les investisseurs au Sénégal et avec les autorités pour améliorer l’environnement des affaires. «Aujourd’hui, le Sénégal a un potentiel énorme avec un secteur privé qui a une capacité financière énorme et nous travaillons à renforcer et à consolider son émergence », a dit le diplomate.

C. M. COLY

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a abrité, hier, la réunion ordinaire du bureau de l’Association des banques centrales africaines. Au cours de cette rencontre, les participants vont examiner les actions engagées par ladite association et la Commission de l’Union africaine dans le projet de création de la Banque centrale africaine.

Le processus de création de la Banque centrale africaine suit son cours. Ce point figure en bonne place dans l’ordre du jour de la réunion du bureau de l’Association des banques centrales africaines (Abca). Selon un document remis à la presse, ladite association et la Commission de l’Union africaine vont mettre en œuvre, à partir de 2018, des actions visant la création de la Banque centrale africaine. La Commission de l’Union africaine a inscrit dans son budget 2018 les ressources nécessaires à la création de l’Institut monétaire africain. «L’Institut monétaire africain sera créé pour entreprendre toute la préparation technique, statistique, institutionnelle et juridique pour la création de la Banque centrale africaine », renseigne le document. Le commissaire aux affaires économiques de l’Union africaine, Victor Harison, absent mais dont le discours a été lu par son représentant, René Kouassi, a rappelé que la création des institutions financières de l’organisation figure dans son acte constitutif. Mais le processus risque de prendre du temps puisque l’Union africaine, constituée de 55 pays, doit prendre en compte 55 différentes réalités (…), a confié M. Harison. Il a salué la volonté de l’Association des banques centrales africaines d’aller de l’avant en organisant des réunions périodiques, des symposiums pour échanger, partager les expériences et mettre en œuvre le projet commun de « la convergence macroéconomique ». Il a annoncé la signature d’un accord de siège avec le Cameroun pour le Fonds monétaire africain. «Même si les choses n’avancent pas aussi rapidement que nous le souhaiterions ; aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’accord de siège du Fonds monétaire africain sera signé le 5 mars prochain à Yaoundé entre le gouvernement camerounais et la Commission de l’Union africaine », a déclaré M. Harison. Il a ajouté qu’une rubrique budgétaire est inscrite au budget 2018 de l’Union africaine pour amorcer la mise en œuvre de la stratégie conjointe Union africaine et Association des banques centrales africaines. A cet effet, poursuit-il, la Commission de l’Union africaine est en train d’élaborer un projet d’accord de siège qui sera négocié avec le Nigéria, pays hôte et surtout avec sa Banque centrale. «Dès lors que ce projet d’accord de siège sera conclu, la Commission, en coopération avec l’Association des banques centrales africaines, tentera d’installer l’Institut monétaire en recrutant, dans les plus brefs délais, les ressources humaines appropriées lui permettant de traduire, en la réalité, la feuille de route que constitue notre stratégie conjointe », a-t-il dit.

La rencontre a été présidée par Lesetja Kganyago, gouverneur de la South african reserve bank et président en exercice de l’Association des banques centrales africaines. Le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, a également pris part à la réunion. Au cours de cette rencontre, le bureau de l’Association des banques centrales africaines se penchera également sur le Programme de coopération monétaire en Afrique et l’intégration des systèmes de paiement. Il examinera aussi les actions initiées dans la coopération entre la Banque centrale européenne et la Federal reserve bank of New York.

Aliou KANDE

La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp) clôture, aujourd’hui, un atelier de validation des arrêtés renforçant la réglementation des chaluts de pêche industrielle.

Afin d’amoindrir la capture d’espèces dont la taille et le poids sont inférieurs aux minima autorisés ainsi que la capture et la commercialisation d’espèces non définies par les options de la licence de pêche attribuée, entre autres, le Sénégal, à travers la Direction de la protection et de la surveillance des pêches, travaille à renforcer la réglementation des chaluts de pêche industrielle. Objectif : protéger les espèces halieutiques à travers des techniques de pêche qui assurent une exploitation durable et rationnelle des ressources. Une rencontre réunit les acteurs de la pêche et les techniciens du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Ils vont échanger sur les normes techniques de sélectivité des chaluts de pêche industrielle et valider le projet d’arrêté pour le renforcement de la réglementation des chaluts de pêche utilisés dans les eaux sous juridiction sénégalaise. La Direction de la protection et de la surveillance des pêches est accompagnée dans ce programme par l’Usaid.

Pour son directeur, le Capitaine de Vaisseau Mamadou Ndiaye, le secteur fait face à une crise environnementale et socioéconomique qui menace la survie des communautés de pêche, risque de compromettre l’approvisionnement en poisson des populations et de l’industrie halieutique et plus généralement, la contribution du secteur à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté. Une évolution défavorable liée à la surpêche entraînant ainsi une surexploitation des principales espèces marines dont les captures ont chuté en moyenne de 32 % entre 2000 et 2014.

Une situation à laquelle s’ajoute l’inadaptation de la réglementation aux exigences d’une bonne gestion des ressources halieutiques. « Il était devenu nécessaire de le réadapter et de prévoir un cadre d’actions plus approprié afin de permettre aux autorités compétentes, chargées de la protection et de la surveillance des pêches, d’assurer une exploitation durable des ressources halieutiques dans le respect par les exploitants de la réglementation en vigueur », a dit Mamadou Ndiaye. Une préoccupation que devrait prendre en charge la loi du 13 juillet 2015 qui institue le principe de la cogestion des pêcheries artisanales, le durcissement des sanctions, le renforcement des plans d’aménagement des pêcheries, le principe de précaution et la démarche participative.

Cependant, ce texte n’a pas pris en compte certains aspects importants notamment les normes techniques de montage de certains agréments du chalut de pêche industrielle. Les observateurs notent que la réglementation est « muette en ce qui concerne le rapport d’armement, paramètre déterminant pour définir le niveau d’ouverture des mailles des engins de pêche afin de permettre une bonne sélectivité de l’engin ». Pour corriger cette faiblesse, les services du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et les industriels ont pris l’initiative de mettre au point des dispositifs de réduction des prises accessoires et des rejets en mer provoqués par l’action des chaluts. Pour M. Ndiaye, il s’agit d’œuvrer pour la préservation de l’espèce à travers une pêche responsable qui épargne les poissons de petite taille. Le Sénégal est accompagné, dans ce programme, par l’Usaid-Comfish dont le chargé de la pêche illégale, non déclarée et non réglementaire (INN), Mamadou Diallo, a rappelé l’engagement de son organisation à aider l’État du Sénégal à mettre en œuvre la Lettre de politique sectorielle du développement de la pêche et de l’aquaculture.

Ousseynou POUYE

Le Sénégal s’est classé 23ème pays africain dans l’édition 2018 de son « index of economic freedom » qui mesure, depuis 1995, la liberté économique dans le monde. Sur le plan mondial, notre pays est à la 126ème place avec 55,7 points, loin derrière l’Ile Maurice (75,1 points) 1er africain et le Botswana (69,9 points) deuxième et le Rwanda (69,1 points) troisième.

Cette étude, commanditée par « The Heritage Foundation », un “think tank” et lobby américain basé à Washington, se fonde sur 12 facteurs quantitatifs regroupés en quatre grandes catégories. Il s’agit notamment de l’État de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d’investissement, la liberté financière). En ce qui concerne le classement 2018, le haut du tableau est occupé par Hong Kong (1er), Singapour (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), la Suisse (4ème), l’Australie (5ème), et l’Irlande (6ème). Il s’agit là des seules économies considérées comme véritablement « libres » par l’index 2018 sur la liberté économique.

S’agissant de l’Afrique subsaharienne, la plupart des 47 économies se classent dans la catégorie considérée comme « pratiquement pas libre ». En outre, la moitié des économies considérées comme « répressives » dans le monde (12 sur 21) se trouvent également en Afrique subsaharienne. En vue d’illustrer la corrélation entre le revenu par habitant et la liberté économique, le rapport indique que le Pib moyen par habitant pondéré en fonction de la population est seulement de 3.891 dollars en Afrique subsaharienne, soit le niveau le plus bas de toutes les régions. Pour The Heritage Foundation, cette situation est due essentiellement à la faiblesse de l’État de droit, à une protection insuffisante des droits de propriété, ainsi qu’au copinage et à la corruption endémique.

En Afrique du Nord, le pays le mieux classé est le Maroc qui se retrouve dans la catégorie des économies « modérément libres ». Suivi de la Tunisie et de l’Égypte qui se classent dans la catégorie des économies « pratiquement pas libres ». Et enfin de l’Algérie qui, selon le rapport, constitue une économie « répressive ».

Mbaye Sarr DIAKHATE (source Agence Ecofin)

A travers l’initiative « Energy Africa-Sénégal », la Grande Bretagne veut accompagner le Sénégal à accélérer le développement de son marché de l’énergie solaire pour permettre aux ménages du monde rural d’accéder à l’électricité.

En Afrique, deux personnes sur trois n’ont pas accès à l’électricité. Et selon la trajectoire actuelle, l’accès à cette ressource d’énergie pour tous sur le continent ne sera possible qu’en 2080. Pour inverser cette tendance et favoriser l’accès à l’énergie des ménages notamment ceux du monde rural, le gouvernement britannique a lancé l’initiative « Energy Africa » pour 14 pays du continent dont le Sénégal. Cette initiative veut accélérer le développement du marché de l’énergie solaire pour les ménages en Afrique, en aidant à un accès universel à l’énergie sur le continent d’ici à 2030, a déclaré l’ambassadeur de la Grande Bretagne au Sénégal, George Hodson, lors d’un atelier de partage du « Compact Energy Africa-Sénégal ». Le diplomate a expliqué que le choix stratégique de développer un marché de l’énergie solaire a été motivé par la baisse du coût des panneaux solaires photovoltaïques, l’amélioration de la technologie des équipements, le développement et la diversification de systèmes de paiement et de financement de ces équipements. M. Hodson a également expliqué le choix du Sénégal par le fait que «l’énergie est au cœur du Plan Sénégal émergent, avec des objectifs ambitieux en ce qui concerne le développement du mix énergétique, des énergies renouvelables et de l’électrification rurale». «L’important et primordial plan d’électrification rurale piloté par le ministère des Énergies est une illustration de cette volonté du gouvernement du Sénégal de ne laisser aucune population de côté. Nous ne pouvons que saluer ce travail colossal qui est en train d’être fait», a soutenu l’ambassadeur de la Grande Bretagne. Il espère que l’initiative « Compact Energy Africa-Sénégal » aidera à l’atteinte de cet objectif du gouvernement sénégalais et que «le marché de l’énergie solaire que l’initiative veut développer s’ajoutera aux efforts déployés par le Sénégal pour construire de grosses infrastructures énergétiques».

Une étude de cette initiative au Sénégal a identifié les obstacles au développement d’un marché du solaire, proposant des équipements de qualité, accessibles à tous. Pour la feuille de route, il est demandé l’adaptation du cadre réglementaire, la mise à disposition d’outils de financement pour les entreprises œuvrant dans le secteur, une fiscalité attractive, la mise en place d’un système d’assurance qualité performant, etc. Le Secrétaire général du ministère des Énergies et du Pétrole qui a salué l’initiative de la Grande Bretagne, s’est félicité du choix du Sénégal parmi les 14 pays ciblés. Adama Diallo a affirmé que cette initiative intéresse le Sénégal au plus haut niveau et «le gouvernement ne ménagera aucun effort pour sa concrétisation car il participe à notre objectif d’accès universel à l’électricité en 2025». D’après lui, il est établi qu’en Afrique, parmi les personnes qui auront accès à l’électricité d’ici à 2040, seulement 30 % seront raccordées aux réseaux électriques. En d’autres termes, la majorité d’entre elles, soit 70 %, accéderont à l’électricité grâce aux solutions décentralisées, notamment les systèmes solaires autonomes, a-t-il souligné.

Oumar KANDE

UN TAUX D’ÉLECTRIFICATION RURALE DE 40% EN 2017
Au Sénégal, l’électrification par voie solaire fait partie intégrante de la stratégie nationale d’électrification rurale. M. Diallo révèle que les ménages électrifiés avec des systèmes solaires photovoltaïques décentralisés contribuent à hauteur de 7,6 % au taux d’électrification rurale estimé à 40 % en 2017. Adama Diallo note aussi la percée remarquable d’entreprises privées dans le créneau d’offres de systèmes solaires photovoltaïques aux populations avec des modes de paiement innovants. Il apprend que les statistiques disponibles font état de près de 53.000 produits solaires, principalement de petite taille vendus aux ménages. Pour tirer le maximum de profit de l’électrification avec les systèmes solaires isolés, comme le recommande l’étude, M. Diallo propose de lever les barrières fiscales, de sensibiliser les populations et les acteurs sur les avantages de l’énergie solaire, de définir une stratégie de financement, etc.

O. KANDE


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