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Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, Alioune Sarr, est optimiste quant au respect pour le Sénégal de la date indicative fixée par les chefs d’État de l’Union africaine pour la mise en place d’une zone de libre échange continentale (Zlec), en décembre 2017. Il a indiqué que des « avancées importantes ont été notées dans l’élaboration des textes de la Zlec ». Alioune Sarr fonde beaucoup d’espoir sur la prochaine réunion du forum de négociation (Fn) qui va se tenir en octobre. Pour lui, cette septième réunion est « d’une importance capitale pour la finalisation des négociations » pour l’aboutissement d’une zone de libre échange continentale de l’Union africaine. « Cette rencontre donnera les dernière orientations aux experts pour la finalisation des projets de textes avant leur validation par les différentes instances de négociations puis leur transmission aux chefs d’État et de gouvernement qui décideront de leur adoption », a ajouté le ministre.
 
Aliou Ngamby NDIAYE

Le Sénégal va subir, en même temps que les autres pays de l’Uemoa, un examen de politique commerciale du 25 au 27 octobre 2017, à Genève. Le ministre du Commerce qui présidait, hier, un atelier d’information sur le processus s’est dit satisfait de la préparation du Sénégal.

Le ministre du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, Alioune Sarr, a donné un satisfecit au comité sénégalais chargé de la préparation de l’examen de politique commerciale (Epc) que le Sénégal va subir du 25 au 27 octobre 2017, à Genève (Suisse). D’après le ministre qui présidait, hier, à la direction du commerce extérieur, un atelier d’information et de sensibilisation sur les négociations sur la zone de libre échange continentale (Zlec) de l’Union africaine et l’examen de politique commerciale, la préparation du Sénégal « a été un succès ». Cela, a-t-il dit, grâce à l’implication de tous les acteurs concernés. « Plusieurs réunions et séances de travail ont permis de recueillir et de transmettre les informations pertinentes au secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) qui, au terme de deux missions effectuées à Dakar, a pu rencontrer et échanger avec les structures concernées qui ont apporté des clarifications sur les mesures et instruments de politique commerciale », a expliqué le ministre, Alioune Sarr.


Par ailleurs, les sept autres pays membres de l’Uemoa vont subir, de façon conjointe, cet examen de l’examen de politique commerciale devant l’Omc. Le Sénégal qui est à son quatrième examen va, à cette occasion, porter la parole des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour le ministre, le Sénégal doit bien préparer cette rencontre pour répondre aux attentes de ses pairs de l’Union. La directrice du commerce extérieur, Aminata Assome Diatta, rassure que « le Sénégal est fin prêt » pour porter la voix de l’Uemoa à Genève. « Nous avons eu plusieurs séances de travail sectoriel. Nous avons reçu deux missions de l’Omc et de l’Uemoa. Le document a déjà été finalisé à l’Omc et publié. Les experts vont regarder le document et envoyer des demandes d’éclaircissement aux pays. La prochaine étape, c’est de travailler sur les questions que nous allons recevoir », a jouté Mme Diatta.

En 2009, le Sénégal a subi son dernier examen de politique commerciale (Epc). Il devait repasser, à nouveau, en 2015, pour une autre épreuve. Mais selon la directrice du commerce extérieur, Aminata Assome Diatta, le Sénégal a attendu deux ans après pour passer cet examen en même temps que les 7 autres pays de l’Uemoa.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Les résultats macroéconomiques enregistrés par le Sénégal, pour l’année en cours, sont globalement satisfaisants ; le taux de croissance sera supérieur à 6 %, selon la mission Fonds monétaire international (Fmi). Toutefois, l’institution de Bretton Woods invite le gouvernement à poursuivre les réformes et à réduire la charge de la dette.  

En 2017, la croissance économique devrait rester solide au-dessus de 6 % et l’inflation se situerait à 2 %, selon la mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui a séjourné au Sénégal du 7 au 19 septembre. « La mise en œuvre du programme appuyé par l’Ispe demeure globalement satisfaisante. Les objectifs quantitatifs à fin juin ont été réalisés hormis l’objectif relatif aux recettes fiscales du fait du niveau de recette pétrolière inférieur aux prévisions. Des progrès importants ont été accomplis dans la mise en œuvre des trois repères structurels liés à l’administration des recettes et à la gestion des finances publiques », a déclaré Ali Mansoor, le chef de la délégation du Fonds monétaire international, au cours d’une conférence de presse, tenue, au siège de l’institution à Dakar. Il a ajouté que les perspectives macroéconomiques pour 2018 sont favorables et que le Plan Sénégal émergent, le référentiel de la politique économique et sociale commence à produire ses résultats avec une croissance portée par des investissements publics.

Ali Mansoor a demandé au gouvernement de poursuivre les réformes et s’est félicité de la mise en place d’un cadre qui favorise le développement des Petites et moyennes entreprises qui, selon lui, peuvent soutenir, dans la durée, la croissance et accélérer la création des emplois. « Afin de maintenir l’élan de la croissance à moyen terme, les réformes prévues au régime de zone économique spéciale doivent être étendues pour promouvoir le développement des Pme et mobiliser l’investissement direct afin d’assurer une production compétitive sur le plan national », a dit Ali Mansoor.

La mission a salué également le recours au compact pour l’Afrique du G20 pour étendre et accélérer les réformes de la zone économique spéciale visant à instaurer une gouvernance économique fondée sur un régime fiscal transparent. Selon Ali Mansoor, le Sénégal gagnerait à évaluer l’avantage de chaque dépense fiscale et envisager de réformer les mesures d’incitation plutôt que d’accorder des remises et exonérations fiscales à certaines entreprises notamment celles qui exportent.

Réduire la charge de la dette
 «Le remplacement des trêves fiscales de 50 ans dans les zones économiques spéciales par un impôt sur le revenu de 15 % ne pouvant faire d’exonérations est une mesure positive. D’autres réformes doivent viser à soumettre tous les investisseurs de la zone économique spéciale à la Tva assortie d’un régime de remboursement rapide pour les exportateurs », a estimé Ali Mansoor. Il estime que cela assouplirait les contrôles quant aux investisseurs admissibles dans la zone et faciliterait la sortie des Pme du secteur informel.

Concernant toujours les subventions et exonérations, la délégation du Fmi recommande que celles-ci soient ciblées comme les bourses de sécurité familiale qui ont un fort impact socioéconomique. Toutefois, malgré son satisfécit, la délégation du Fmi a invité le gouvernement sénégalais à avoir un service de la dette viable. « La dette publique a continué d’augmenter et le service de la dette qui était de 24 % des recettes en 2014, pourrait atteindre 30 % à fin 2017 », a indiqué Ali Mansoor. Pour maintenir la charge de la dette à un niveau soutenable, la délégation du Fmi a invité les autorités sénégalaises à poursuivre « l’assainissement budgétaire». Elle a invité le gouvernement sénégalais à améliorer « la mobilisation de recettes intérieures par la suppression progressive des exonérations à faible incidence socioéconomique, la réduction des projets d’investissement financés sur ressources propres et qui n’ont pas été évalués par la banque intégrée de projets, ainsi qu’une stricte limitation des financements nets du trésor aux opérations budgétaires de l’année en cours ».

La délégation du Fmi a rencontré, lors de son séjour au Sénégal, le Premier ministre, les ministres de l’Économie, des Finances et du Plan, de la Fonction publique, de l’Industrie et des Mines, de la Promotion des investissements, le Directeur national de la banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest, des représentants des partenaires au développement.

Mamadou GUEYE

 

Ouverture, hier, au haras national de Kébémer, avec l’appui de l’Ong Brooke, de la 2e édition de l’atelier sur  la gestion des coliques des équidés (chevaux, ânes, mulets).

Une vingtaine de prestataires vétérinaires privés prennent part à l’atelier. Ils viennent de toutes les régions du Sénégal. L’objectif de l’Ong britannique Brooke qui organise l’atelier en partenariat avec le haras national est de les outiller pour une bonne prise en charge des coliques, source d’angoisse pour tous les propriétaires de chevaux et d’ânes. Ces coliques (maux de ventre) sont mortelles et frappent souvent, sans prévenir. Il est donc important de les apprécier afin d’anticiper, au mieux, pour le bien-être des chevaux, des ânes et des mulets. « C’est un atelier de mise à niveau. Une bonne connaissance par les vétérinaires des causes et symptômes des coliques peuvent réduire sensiblement la mortalité des équidés », a déclaré Dr Daouda Seck du Bureau Afrique de l’Ouest de Brooke. Il a relevé que les coliques sont les principales raisons de consultation en urgence des chevaux et des ânes.

« Il était donc important, pour nous, de réunir ces agents pour les former et renforcer leur capacité », a expliqué Dr Seck qui est largement revenu sur l’importance des chevaux et des ânes de trait dans la vie sociale et économique de notre pays. Président honoraire de l’Ordre des vétérinaires du Sénégal, Dr Isma Ndiaye s’est félicité de la tenue de cet atelier qui permet aux participants d’échanger de pratiques et de se mettre à niveau. « Nous disons merci à l’Ong Brooke qui renforce nos membres et nous offre cet excellent cadre d’échanges et de partage d’expériences », s’est réjoui Dr Ndiaye. Les échanges ont porté essentiellement sur la prise en charge des coliques en urgence, l’utilisation des examens complémentaires (apport de la prise de sang, entrainement à l’échographie ciblée), l’intervention chirurgicale et la gestion post-opération. Suffisant pour Dr Mamadou Barro, directeur général du haras national du Sénégal, de remercier vivement l’Ong Brooke d’avoir choisi son institution pour abriter cet atelier national.

« C’est certain, les participants sortiront de cet atelier renforcés, suffisamment outillés pour offrir des services de qualité », a dit Dr Barro qui s’est exprimé au nom du ministre de l’Élevage et des Productions animales. « Cet atelier de formation se tient au bon moment parce que conformément aux instructions du président de la République, le haras national vient d’enclencher le processus de modernisation de sa clinique », a souligné le Dr Barro qui a demandé et obtenu le renforcement de la collaboration entre le haras national et l’Ong Brooke. Une synergie des moyens et des actions est envisagée. Les deux institutions ont la même vision : celle d’un monde où les chevaux ne souffrent pas.

Abdoulaye DIALLO

Le Sénégal, à travers sa nouvelle politique énergétique, vise «une parfaite disponibilité des produits, les meilleurs prix et un accès universel aux services modernes», a indiqué, lundi, à Mbour, le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, Pape Bitèye. Cette perspective s’inscrit dans le respect des principes d’acceptabilité sociale et environnementale, a-t-il souligné, à l’ouverture officielle des travaux d’une session de formation internationale sur la politique et l’économie d’énergie, à l’initiative de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd).

Selon lui, les ambitions des pouvoirs publics sénégalais telles que déclinées dans le Plan Sénégal émergent (Pse), portent sur la réduction du coût de production de l’électricité, la diversification des sources de production, l’utilisation accrue d’autres sources telles que les énergies renouvelables, le gaz naturel, l’hydro-électrique et le charbon. « Ces ambitions portent également sur l’accélération de l’électrification rurale, pour atteindre l’accès universel en 2025, l’introduction progressive des énergies renouvelables avec l’objectif d’atteindre 30 % de la puissance installée à partir des énergies renouvelables », a soutenu M. Bitèye. Il a aussi évoqué la sécurisation de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, avec la mise en place des conditions de baisse des coûts ainsi que l’amélioration de la qualité des produits de la recherche. « Dans le domaine de la production, une capacité additionnelle de 300 mégawatts (MW), hors importation d’énergie en provenance de la Mauritanie, a été mise en service depuis février 2015, avec la centrale de Boutoute à Ziguinchor », a indiqué M. Bèye.

Cela porte à environ 900 MW dont 70 MW de solaire, la puissance totale installée de Senelec, la Société nationale d’électricité du Sénégal, a relevé le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies. « Les récentes découvertes de pétrole et de gaz, combinées au développement fulgurant des énergies renouvelables, permettront de s’affranchir de la tyrannie du pétrole et de baisser drastiquement les coûts de production », a estimé Pape Bitèye. Selon lui, dans le domaine du transport et de la distribution, 357 milliards de FCfa sont à mobiliser d’ici à 2020 pour la mise aux normes et l’extension des réseaux de transport et de distribution de Senelec.
(APS)

Croissance de 6,4% de l’activité économique
L’activité économique du pays a connu une croissance de 6,4 % au deuxième trimestre de l’année 2017 comparée au même trimestre de l’année 2016. C’est ce qui ressort du dernier bulletin économique publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). D’après le document, cette « évolution » est liée à la bonne tenue de l’activité économique dans les secteurs primaire (8,3%), secondaire (4,3%) et tertiaire (5,9%). Quant aux taxes nettes, ajoute le document, elles ont évolué de 10,4 % comparées au deuxième trimestre de l’année 2016.

A. Ng. NDIAYE

 

Dans sa dernière note, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) informe que le Produit intérieur brut (Pib) a progressé au deuxième 2017 de 3,7 % comparé au trimestre précédent.  

Au deuxième trimestre de l’année 2017, le Produit intérieur brut (Pib) a progressé de 3,7% en volume corrigé des variations saisonnières comparé au premier trimestre de la même année, renseigne le dernier bulletin de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le Pib est tiré principalement par le secteur primaire qui a connu une augmentation de 5,6 % et les taxes qui ont progressé de 6,5 %. En valeur, le Pib est à 2.216,7 milliards de FCfa sur la période revue.

La hausse de 5,6 % de l’activité du secteur primaire au deuxième trimestre de l’année 2017 comparé au trimestre dernier est favorisée par la performance notée dans les sous-secteurs de la pêche qui ont augmenté de 44,3 % et des extractives de 7,3 %. L’élevage et de l’agriculture ont connu respectivement une hausse de 3,7 % et de 2 %. En volume, la valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 8,3 % comparé au deuxième trimestre de l’année 2016, selon l’analyse sectorielle de l’activité des sous-branches de l’Ansd.

Quant au secteur secondaire, il a progressé de 3,3 % par rapport au premier trimestre de l’année 2017. Cette hausse s’explique par la « bonne tenue de l’activité des industries chimiques » qui ont progressé de 11,5 %. La note de l’Ansd ajoute que la bonne tenue dans les industries chimiques est à mettre en relation avec  la « hausse de la production dans les activités de raffinage pétrolier, de fabrication de produits chimiques de base et de fabrication de produits en matières plastiques ».  Les bâtiments et travaux publics et l’énergie avec des augmentations respectives de 9,3 % et de 5,9 % ont grandement participé à cette progression du secteur secondaire au deuxième trimestre de l’année 2017. L’Ansd précise que la totalité des branches dans ce secteur à l’exception des industries alimentaires qui ont connu une baisse de moins 1,9 % a vu leur valeur ajoutée augmenter. Ce qui a permis au secteur secondaire d’avoir une croissance de 4,3 % comparé au deuxième trimestre de l’année 2016.

Le secteur tertiaire en volume corrigé des variations saisonnières a connu une augmentation de 2,7 % au deuxième trimestre de l’année 2017. Une augmentation rendue possible grâce aux « bonnes performances notées dans le sous‐secteur du commerce (+6,2%) ». Toutefois, l’Ansd rapporte, dans son bulletin, que cette forte hausse dans le sous-secteur du commerce « a été amoindrie par la forte baisse de l’activité du secteur financier (‐7,8%) ». En revanche, comparée au deuxième trimestre de l’année 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire a connu une croissance de 5,9 %, renseigne le document de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’Agence sénégalaise d’électrification rurale  (Aser) travaille à identifier, sur une durée d’un trimestre, les différentes contraintes à l’accès des ruraux à l’électrification afin de les lever. Hier, un atelier portant sur le thème « Initiative à résultats rapides appliquée à l’électrification rurale », s’est ouvert à Saint Louis.  

L’équité, en ce qui concerne l’accès à l’électricité, est un vœu permanent de l’État et les structures en charge de cette question travaillent à rendre ces directives du président de la République effective. C’est sous cet angle qu’il faut placer l’atelier tenu, hier, à Saint-Louis et qui est censé permettre de lever les différents écueils à l’électrification rurale. Baba Diallo, le directeur de l’Aser est revenu sur la concession Dagana-Podor-Saint-Louis et « qui constitue une réponse à l’engagement de l’État de développer l’accès aux services de l’électricité sans discrimination aucune sur toute l’étendue du territoire national ». M. Diallo est également revenu sur le choix de cette concession pour tester « cette approche à résultats rapides », affirmant que cette politique a permis d’avoir « un niveau satisfaisant » d’électrification des villages de la zone.

Toutefois, il a souligné que « cette belle pénétration du réseau est entachée par le faible accès des ménages au service pourtant disponible». Pour une extension du réseau à hauteur de 90 % dans la zone, un objectif de raccordement des ménages de 26 % est visé, indique le directeur général de l’Aser. Selon M. Diallo, ces chiffres cachent des disparités avec 78 % de raccordements des ménages dans le  département de Saint-Louis contre 15 % pour Podor.

Cet état de fait est dû, en grande partie, aux contraintes majeures comme le tarif de l’électricité jugé élevé en milieu rural, les disparités des coûts de l’énergie de même que les frais d’accès. Ibrahima Sarr, président  de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse), a rappelé les efforts de l’État pour un accès équitable à l’énergie. Il est revenu sur les directives du gouvernement afin de subventionner le coût de l’électricité en milieu rural et de lutter contre les disparités par un tarif homogène pour tous les Sénégalais.  Ibrahima Ndiaye du Bureau organisation et méthode a rappelé les différentes stratégies mises en place pour mener à bien ce trimestre d’enquêtes. Pour lui, cela s’inscrit en droite ligne des orientations du gouvernement qui met en avant la gestion axée sur les résultats.

A. M. NDAW

 

Les responsables du Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles et de substitution mènent, depuis quelques semaines, sur l’ensemble du territoire, une vaste campagne de promotion des équipements de cuisson et des combustibles alternatifs.

Dans la 2ème phase du Projet de gestion durable et participative des énergies financé par la Banque mondiale, le Fonds nordique de développement et l’État du Sénégal, une forte délégation conduite par Rokhaya Ndiaye, responsable de la vulgarisation, Oulimata Kébé Fall, responsable de la zone centre, Gora Gaye, Secrétaire général de la chambre des métiers de Saint-Louis (partenaire stratégique du programme), s’est rendue à Mpal, Rao, Saint-Louis, Ross-Béthio et Potou, pour promouvoir l’utilisation des fourneaux Diambar (ou foyers améliorés) et du bio charbon.

Selon Rokhaya Ndiaye, le travail de sensibilisation a été effectué dans la région de Saint-Louis par le canal des groupements de femmes, de revendeurs et la Chambre de métiers, un partenaire impliqué dans les plus grands marchés hebdomadaires de la région. Elle a rappelé que le Progede 2 a enregistré, de février 2016 à nos jours, un chiffre d’affaires de 250 millions de FCfa pour une commande de plus de 200.000 foyers. Rokhaya Ndiaye a précisé que le projet, en partenariat avec l’Ong Sem Fund, a mis en œuvre, depuis l’année dernière, des activités de promotion d’équipements de cuisson économes dans ses zones d’intervention. La campagne de vulgarisation des foyers économes s’est déroulée dans 12 régions du pays et la stratégie mise en place a permis la participation de 2.000 groupements de promotion féminine et réseaux de ces 12 régions qui ont intégré la commercialisation de foyers améliorés dans leurs activités.  Dans un souci d’aider à une diversification des équipements de cuisson et des énergies de cuisson, a-t-elle poursuivi, des activités d’animation-vente sur les foyers améliorés Diambar-Sakkanal et le bio-charbon sont mises en œuvre en ciblant les marchés et autres lieux publics pour se rapprocher des populations.

Mme Fall Oulimata Kébé a indiqué que les activités menées permettront une plus grande vulgarisation des foyers améliorés et augmenteront les ventes du bio charbon favorisant la performance du système de production, de diffusion et de commercialisation durable sur le plan local voire national.  

Le Secrétaire général de la chambre des métiers, Gora Gaye, a souligné que ce projet contribue efficacement à la lutte contre la pauvreté, la coupe abusive des arbres, l’exploitation anarchique du bois de chauffe. Il s’agira, à long terme, de préserver nos forêts, de permettre aux Groupements de promotion féminine et aux artisans de mener des activités génératrices de revenus.
A en croire M. Gaye, le foyer amélioré « Diambar » est un fourneau inspiré du fourneau amélioré « Jiko » du Kenya qui se présente comme un foyer métallique dont la chambre de combustion est en céramique et qui permet de conserver la chaleur et d’éviter une forte et rapide dissipation de celle-ci. Ceci contribue à améliorer son rendement par rapport au fourneau traditionnel dénommé foyer « malgache ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), c’est un changement dans la continuité. Jusque-là Directeur général adjoint, Babacar Ndir a été promu Directeur général de cette structure suite à la nomination de Aboubacar Sédikh Bèye comme Directeur général du Port de Dakar. Ce statisticien-économiste, homme du sérail est un fervent militant des statistiques.  

Babacar Ndir a pris les commandes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), depuis la semaine dernière. Il remplace Aboubacar Sédikh Bèye, nouveau Directeur du Port autonome de Dakar. Le nouveau patron de cette agence stratégique pour l’évaluation des politiques économiques du Sénégal connait bien la maison.

Jusqu’à sa nomination, il était le Directeur général adjoint de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Babacar Ndir est un statisticien-économiste qui totalise 27 ans d’expériences en économie, planification, statistique analyse et formulation de politiques de développement durable.  Il a également une parfaite maîtrise des techniques d’enquête statistiques, des outils de traitement et d’analyse statistique et économétrique des données statistiques. Il a aussi une connaissance des théories et concepts relatifs à l’économie du développement et une aptitude à les mettre en pratique. Le nouveau Directeur général de l’Ansd, avant d’intégrer cette structure, en septembre 2015, comme Directeur général adjoint, est passé par le Centre d’Études de politiques pour le développement (Cepod) comme Expert économiste en politiques de réduction de la pauvreté du 1er novembre 2008 au 6 septembre 2015. Auparavant, en 2001, il fut chargé d’enseignement en «Applications informatiques» à l’Institut africain de développement économique et de planification (Idep).  

M. Ndir est un fervent militant des statistiques. Dans le troisième numéro du bulletin « LE PHARE » de l’Ansd,  il expliquait que les statistiques constituent « un gage indispensable et crucial de responsabilité et de transparence ». «Des statistiques fiables forment la base de bonnes décisions politiques, aident les gouvernements à choisir la meilleure ligne de conduite pour relever les défis du développement. Elles fournissent également une base fiable pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques nationales et pour l’analyse des progrès enregistrés dans la réalisation des objectifs de développement visés», écrit-il.  

Le nouveau directeur de l’Ansd estime que de bonnes statistiques font partie intégrante d’un environnement favorable au développement car «elles permettent de mesurer les apports, les produits, les résultats et l’impact. Elles fournissent une évaluation fiable des indicateurs sociaux et économiques clés, couvrant tous les aspects du développement depuis la mesure de la production économique et de l’inflation jusqu’à celle du bien-être de l’individu». A ses yeux, « l’information statistique est tellement fondamentale qu’on ne peut guère la séparer des fonctions de base de planification, de formulation de politiques, programmes et projets, de programmation, de budget, de suivi, d’évaluation, de législation et de réglementation ».

A l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, c’est un changement dans la continuité. En effet, le nom du nouveau directeur est associé aux avancées du Sénégal dans le domaine des statistiques ces dernières années. Comme défis, il aura, entre autres, à renforcer les évolutions notées dans le système statistique sénégalais ;  donner plus de visibilité aux opérations statistiques ; mener, à terme, l’ambition du Sénégal d’adhérer à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire international (Fmi).

Oumar KANDE

Les dépenses totales de l’État sénégalais ont connu une hausse de 15,9 milliards de FCfa (environ 25,440 millions de dollars) au terme du deuxième trimestre 2017, comparé à la même période de l’année 2016, selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Ces dépenses sont passées de 1.245,1 milliards de FCfa au 2e trimestre 2016 à 1.261 milliards de FCfa un an plus tard, soit une légère progression de 1,3 % en valeur relative. «L’évolution des dépenses reflète un niveau d’exécution soutenu des dépenses d’investissement associé aux efforts de rationalisation des dépenses de fonctionnement », note la Dpee. Sur les six  premiers mois de l’année 2017, les dépenses en capital sont évaluées à 478,5 milliards de FCfa, soit une progression de 13,9 milliards de FCfa, portée par les investissements financés sur ressources extérieures (plus 33,7 milliards) qui sont ressortis à 252,7 milliards de FCfa. En revanche, les investissements exécutés sur ressources internes sont estimés à 225,8 milliards de FCfa, enregistrant un repli de 8,1 %.

Concernant les dépenses courantes, la Dpee note qu’elles se sont globalement établies à 782,5 milliards de FCfa contre 780,5 milliards de FCfa un an auparavant, soit un léger accroissement de 0,3 %, reflétant les progressions respectives des intérêts sur la dette et de la masse salariale, toutefois, contrebalancées par la réduction des charges de fonctionnement. Les charges d’intérêt sur la dette et la masse salariale se sont respectivement accrues de 26,7 % et 6,4 % pour se situer à 113 milliards de FCfa  et 297 milliards de FCfa à fin juin 2017 alors que les charges de fonctionnement de 372,5 milliards de FCfa ont baissé de 39,7 milliards de FCfa, suite aux efforts de rationalisation des dépenses.

APA

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