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Le directeur général de l’Agence Umoa-Titres, qui gère les activités du marché financier de l’Uemoa, Adrien Diouf, pense que ce secteur a une marge de progression. Malgré les difficultés, Adrien Diouf révèle qu’« en termes de volume, l’agence Umoa-Titres aide les Etats à se financer à hauteur de 2.500 à 3.000 milliards de FCfa par année pour les 8 pays de l’Uemoa ». L’agence participe aussi à la gestion du stock de la dette des Etats membres qui est, aujourd’hui, d’environ 8.600 milliards de FCfa.

Pour lui, l’atelier a permis de faire la promotion du marché financier de l’Uemoa qui n’est pas connu par les acteurs des autres zones. « Nous avons parlé de la liquidité de notre marché financier qui est faible, mais qui a été multipliée par 6 en l’espace de 18 mois. C’est une problématique très sérieuse pour nous parce que c’est ce qui va définir la profondeur du marché ; mais c’est une question dont on s’occupe et on espère qu’elle sera résolue bientôt », indique-t-il. A son avis, le problème de liquidité dans le marché financier de l’Uemoa est souvent expliqué par une absence de culture financière des populations avec, aussi, une problématique liée à la disponibilité de l’information. « Pour améliorer cette culture financière, il faut développer l’éducation financière, amener les gens à mieux maîtriser les concepts qui entourent la question », a affirmé M. Diouf.

Auparavant, Amadou Sy, directeur de la région Afrique du Fmi, a rappelé que 650 millions d’Africains vivent sans électricité et qu’il faudrait financer ces besoins d’où l’importance des compagnies d’assurances-vie et d’autres acteurs qui peuvent financer les économies à travers les marchés obligataires. Le directeur développement du secteur financier de la Banque africaine de développement, Sateffan Nalletamby, a indiqué que c’est un travail de longue haleine de développer la culture financière, notamment dans les pays d’Afrique francophone. Il martèle que nos économies sont trop formelles et qu’il n’y a pas suffisamment de recyclage de l’argent gagné dans le circuit financier ni même dans les banques qui coûtent cher.

O. KANDE

Le 6ème atelier annuel de l’Initiative des marchés financiers africains (Afmi/Bad) a été l’occasion pour les acteurs de plaider pour le développement des marchés financiers. Ce secteur, pas très bien exploité en Afrique, notamment dans les pays francophones, peut être une véritable solution au financement de l’économie et du développement du continent.

Dakar abrite, les 22, 23 et 24 novembre, le 6ème atelier annuel de l’Initiative des marchés financiers africains (Afmi/Bad). Cette rencontre, dont le thème porte sur le développement des marchés obligataires et sur le secteur financier, a permis aux participants, lors des panels, de revenir sur la nécessité d’exploiter comme il le faut les opportunités du secteur financier dans le continent africain, que ce soit avec le fonds de pension qu’avec l’assurance. C’est ainsi que les fonds de pension qui sont importants dans les pays africains peuvent constituer une véritable source de financement de l’économie. Le gestionnaire de fonds privés du Nigeria, Dave Uduanu, a expliqué qu’il faut faire de ces fonds de pension une possibilité de financement en Afrique. « Il est important d’investir avec des actifs à long terme pour pouvoir payer les retraités afin que leur niveau de vie ne baisse pas. Il est important aussi d’avoir un marché secondaire qui permet d’avoir de la liquidité chaque fois que nécessaire tout en participant au financement des besoins des pays », soutient Dave Uduanu. Même avis chez la directrice de la Caisse de sécurité sociale et d’assurance nationale du Ghana qui indique que dans son pays, ce fonds de sécurité social a été ouvert au secteur privé pour sa valorisation.

Les opportunités de placement du secteur des assurances
Mme Akosua Mensina Nelson-Cofie révèle qu’avec l’investissement du privé, la Caisse de sécurité sociale contribue à hauteur de 18% des salaires, même s’il y a des risques car 80 à 90% du marché des capitaux du Ghana est constitué par le secteur bancaire. « Il faudra diversifier les sources d’investissement. On se rend compte que dans les marchés des capitaux, il y a des opportunités très limitées. Il conviendra d’avoir un marché spécialisé aussi pour le secteur informel très important dans les économies africaines. Des investissements à long terme sont nécessaires dans les fonds de pension comme les nôtres », souligne la directrice de la Caisse de sécurité sociale et d’assurance nationale du Ghana.  

Le président de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines/francophones (Fanaf), Adama Ndiaye, a lui assuré que dans le domaine de la mobilisation des fonds pour le développement, les assureurs sont incontournables. Il rappelle, chiffres à l’appui, que la Fanaf, qui compte 210 compagnies d’assurances dans la zone d’Afrique francophone, a une contribution de 1% au Pib des pays concernés. Il regrette aussi l’environnement peu propice au placement en Afrique francophone avec une moyenne inférieure à 2 dollars par habitants dans la mobilisation de l’épargne public. Selon le président de la Fanaf, les sociétés d’assurances de la zone francophone d’Afrique pèsent entre 4 et 4,5 milliards de dollars mais ne mobilisent qu’environ 600 millions de dollars dans l’épargne pour l’investissement du fait d’une réglementation pas incitative. « La réglementation sur le placement des entreprises d’assurances est contraignante et fait qu’on ne peut pas dépasser 15% de nos fonds dans les investissements. La différence de monnaie entre l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale est aussi un obstacle au placement des opérateurs », détaille le président de l’Anaf. Ce dernier de regretter toujours une absence d’interconnexion entre les différentes bourses (Abidjan, Yaoundé et Nigeria) qui induisent des difficultés financières pour les investisseurs.

Compte tenu des bonnes perspectives dans le secteur des assurances en progression de 12% par an, il urge de lever les obstacles pour permettre à cette manne financière de profiter au financement de l’économie africaine. « Nous pouvons sauvegarder les intérêts des souscripteurs tout en investissant dans le financement de l’économie par le placement. Mais il faut l’autorisation du régulateur », constate M. Ndiaye qui rappelle les lenteurs des régulateurs nationaux et du Conseil régional et de l’épargne publique et des marchés (Crepmf) qui n’encouragent pas aussi les placements hors zone Uemoa.

Interpellé par la présidente de l’organisation des femmes d’affaires du Sénégal, Fatou Kiné Diaw, sur la nécessité de financer des activités de développement du secteur informel, le président de la Fanaf répond que ce sont les règles du législateur qui sont compliquées pour le secteur des assurances pour financer de tels projets. Au plan des collectivités locales aussi, la sollicitation du marché financier n’est pas facile du fait de la réglementation. Le maire de Ngaye Mekhé, Maguette Wade, a rappelé que l’unicité des Caisses fait qu’au Sénégal, les fonds des collectivités locales sont gérés par le Trésor public. « On ne peut aller sur le marché financier sans l’autorisation de l’Etat », dit Maguette Wade qui demande de changer de mentalité dans ce domaine pour les pays d’Afrique francophone qui sont en retard par rapport à l’Afrique anglophone.

Oumar KANDE

En vue de permettre aux acteurs du commerce de vérifier en temps réel  leurs transactions et d’accéder à leurs documents à travers les terminaux mobiles, le Gie Gainde 2000 compte mettre à jour la plateforme Orbus. Un séminaire a réuni, hier à Saly, secteur privé et public, douaniers et techniciens pour échanger sur ces innovations fonctionnelles et techniques de cette solution.

C’était en 2004 que le Gie Gainde avait lancé Orbus, une plateforme pour faciliter le commerce à travers le guichet unique qui a connu une première mise à niveau en 2011 avec la dématérialisation et l’introduction de la signature électronique. Treize ans après la mise en place d’Orbus, les concepteurs s’engagent à l’améliorer en intégrant, entre autres paramètres, la dimension mobilité pour un coût de 250 millions de FCfa. « Nous avons estimé qu’il était temps de revisiter cette plateforme sur le plan technique avec les nouveaux enjeux de la mobilité et sur le plan fonctionnel avec tous les acteurs afin de recueillir toutes leurs préoccupations pour pouvoir améliorer les performances de Orbus », explique Ibrahima Nourr Edine Diagne, administrateur général du Gie Gainde 2000.

Selon lui, cette mise à niveau s’aligne également avec la modernisation du système informatique douanier qui connaît une nouvelle version très avancée en cours de déploiement. M. Diagne ajoute que c’est pour une mise à niveau globale de toute la chaîne de facilitation du commerce que Gainde 2000 a jugé nécessaire d’améliorer cette plateforme avec l’appui des partenaires comme la coopération canadienne et la Banque africaine de développement (Bad). D’après l’administrateur de Gainde 2000, la mobilité est un principe de plus en plus présent, aujourd’hui, avec l’utilisation des smartphones et des tablettes. A son avis, les acteurs du commerce -transitaires, douanes…-  doivent pouvoir consulter leurs transactions, vérifier l’existence des documents et leur authenticité.

De son côté, Cheikh Pouye, président du Conseil de discipline des commissionnaires agrées douaniers du Sénégal, s’est réjoui de cette nouvelle version portant sur l’amélioration du système avec l’introduction de nouvelles donnes. « Cette importante innovation devrait contribuer à améliorer la circulation des marchandises, la transparence, la gestion des flux informationnels et la continuité du service en cas d’indisponibilité du réseau », souligne M. Pouye. Il a, en outre, salué les régulières mises à niveau technologiques entreprises par le Gie Gainde 2000. Toutefois, il se dit convaincu que ces améliorations attendues ne sauraient prospérer, avec exigence, que lorsque l’environnement technologique et le paiement électronique seront une réalité. Nous vous exhortons à mener tous les efforts nécessaires pour parfaire la mise à niveau des plateformes concernées dont les phases pilotes sont effectuées et concluantes depuis longtemps.

Abdou DIAW

 

 

La région de Saint-Louis a accueilli une cérémonie de célébration de la Journée mondiale de la pêche. Lors de cette rencontre présidée par Mactar Diallo, directeur de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, les participants ont évoqué les problèmes du secteur tout en saluant les efforts des autorités.

Avec le thème : « Solidarité avec les communautés de la pêche artisanale de Saint-Louis », les autorités ont voulu, cette année, faire un clin d’œil aux pêcheurs de la région de Saint-Louis qui connaissent des difficultés avec le non-renouvellement des licences par les autorités mauritaniennes. Mactar Diallo, le directeur de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, a rappelé les difficultés que connaît la flotte de pêche du fait de la non-application, depuis 2016, du protocole d’accord liant le Sénégal et la Mauritanie. Mais pour lui, il est clair que « d’importantes initiatives sont mises en œuvre pour permettre à cette communauté et à tous les acteurs de la pêche artisanale sénégalaise d’exercer leurs activités en vue de subvenir à leurs besoins et ceux de la population sénégalaise ». M. Diallo appelle à l’implication de toutes les organisations professionnelles « pour une meilleure sensibilisation de nos compatriotes, à même de favoriser les conditions d’une meilleure négociation ». Il a également abordé les problèmes climatiques qui sont devenus un enjeu mondial et dont les impacts sont ressentis partout dans les zones côtières, sur les ressources halieutiques et dans les communautés de pêche. Sur cette question, M. Diallo a souligné que la brèche de Saint-Louis constitue une « problématique écologique et sociale » pour la ville avec la menace de disparition de certaines habitations des pêcheurs à Guet Ndar.

Un secteur vital
M. Diallo est revenu sur l’importance de la pêche pour le Sénégal. Il a rappelé que le secteur contribue pour 3,2 % au Pib, assure plus de 70 % des apports en protéines d’origine animale pour les populations avec une consommation nationale par habitant estimée à 29,9 kg par an contre une moyenne mondiale de 19 kg/habitant/an. La pêche génère également plus de 600 000 emplois directs et indirects et constitue le premier poste d’exportation avec 204,43 milliards de FCfa en 2016. L’importance économique et sociale du secteur ainsi que son potentiel de croissance justifient, selon lui, « l’attention particulière que le chef de l’Etat Macky Sall accorde à la pêche et à l’aquaculture. Ce qui leur confère ainsi une place privilégiée dans le Pse ».

Dans la déclaration finale de cette journée, M. Marygui Diallo, le chef d’exploitation du quai de pêche est revenu sur quelques problèmes qui ont pour noms : disponibilité de l’information relative aux études effectuées ou en cours, renforcement de la politique d’ouverture du ministère vers les professionnels, disponibilité des retombées de la manne pétrolière qui va permettre d’épauler ce secteur. Sur cette question, Alassane Samba, expert du Conseil interprofessionnel de la pêche artisanale au Sénégal (Conipas), a rappelé l’importance d’épauler les communautés de pêcheurs, surtout dans les zones où des ressources en hydrocarbure sont découvertes. « L’Etat doit prendre en compte le fait que des centaines de populations vivent de la mer, et il faut bien, avec l’exploitation du pétrole et du gaz, intégrer cette donne avec pour but la disponibilité de la ressource », a dit M. Samba.

A. M. NDAW

Réunis au pôle de recherche de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) sur la problématique de la peste des petits ruminants (Ppr), des chercheurs africains annoncent la création d’une banque régionale de vaccin pour éradiquer la maladie dans le continent d’ici à 2030. La peste des petits ruminants affecte, aujourd’hui, 70 pays dont 60% situés en Afrique, selon le directeur scientifique de l’Isra, El Hadji Traoré.

L’Afrique est en train de multiplier les initiatives pour éradiquer la pandémie de la Peste des petits ruminants (Ppr). Le dernier acte en date est à mettre à l’actif des chercheurs de l’élevage qui se sont donnés rendez-vous à Dakar, au Sénégal, pendant 5 jours durant, pour renforcer leurs connaissances sur les moyens de lutte. Ils veulent mettre à contribution l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et de l’Union africaine pour conjuguer les efforts entrepris jusque-là par les Etats sur le terrain. On peut citer, entre autres, la création d’une banque régionale de vaccin contre la Ppr et le partage de connaissances entre chercheurs. Il s’agit, comme l’a rappelé El Hadji Traoré, directeur scientifique de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), de relever le taux de couverture vaccinale contre cette maladie qui affecte, aujourd’hui, 70 pays dans le monde et dont les 60% se situent en Afrique. Selon M. Traoré, ce taux de couverture est encore largement en deçà de la norme établie à savoir 80% du cheptel. « En Afrique, il est estimé entre 15 et 25% », a soutenu le chercheur. Abondant dans la même lancée, le directeur du laboratoire du pôle de recherche de Hann de l’Isra, Momar Talla Seck, a tenu à attirer l’attention des chercheurs africains à fédérer les actions afin d’éradiquer les peste des petits ruminants en Afrique d’ici à l’horizon 2030. « Nous voulons y parvenir comme on l’avait fait avec la peste bovine éradiquée depuis 2011 dans le cheptel africain », a indiqué le Dr Seck. Selon lui, la peste des petits ruminants constitue une contrainte majeure au développement rural en ce sens qu’elle affecte les couches les plus pauvres de l’économie rurale.

Seydou Prosper SADIO

Pour la réduction de la facture d’électricité de ménages, l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a animé, hier, une session de sensibilisation sur les bonnes pratiques liées à la maîtrise et l’économie d’énergie. L’Aeme vise ainsi une réduction de 40% de la facture des ménages sénégalais.

La facture d’électricité des ménages coûte chère aux Sénégalais. Pour développer les réflexes de rationalisation de la consommation d’énergie, l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) a sensibilisé, hier, des membres d’associations de consommateurs, de structures syndicales et des imams. Ces derniers ont été formés sur les enjeux et les bonnes pratiques liés à la maîtrise et l’économie d’énergie. Le directeur général de l’Aeme, Birame Faye, a indiqué que son institution est en train de dérouler cette campagne nationale de sensibilisation et d’information sur la maîtrise et l’économie d’énergie car l’électricité coûte chère aux ménages qui ont besoin de connaître les bonnes pratiques. « Conformément à notre mission qui consiste à promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie, nous travaillons sur les bases de tous les types d’énergie et dans tous les secteurs d’activité comme les industries, l’administration et les ménages. Aujourd’hui, l’enjeu, c’est qu’il faudrait que tous les consommateurs sénégalais soient pleinement conscients de l’importance qu’il y a à connaître et appliquer davantage les bonnes pratiques, les habitudes et les bons comportements sur la question de la maîtrise de l’énergie », explique Birame Faye pour qui économiser de l’énergie, c’est procéder aussi à des économies financières.
De ce fait, le directeur général de l’Aeme cite les bons comportements comme le fait d’éteindre la lumière des pièces inoccupées, de disposer de lampes à économie d’énergie au détriment de lampes à incandescence, d’éviter toute forme de gaspillage, etc.

Cela est une urgence car le courant coûte excessivement cher à l’Etat du Sénégal avec une facture estimée à 30 milliards de FCfa par an dont 22 milliards pour l’administration centrale et le reste pour l’administration décentralisée et les établissements publics avec autonomie financière. De ce fait, l’Etat du Sénégal a fixé comme objectif à l’Aeme la réduction de la consommation finale à hauteur de 40% d’ici à 2020 pour les ménages et de travailler à la réduction de la facture publique d’électricité de 10 à 20% par an.

Pour les ménages, l’objectif de l’Aeme est de remplacer toute les lampes incandescentes et fluorescentes par des lampes à économise d’énergie parce qu’il y a un décret de 2011 qui interdit l’introduction au Sénégal et l’utilisation de ces lampes. « C’est pourquoi nous avons initié un certain nombre de formations au profit de 72 douaniers qui ont été formés sur la question pour qu’ils puissent identifier formellement les lampes faisant l’objet d’interdiction d’entrée au Sénégal et que nous retrouvons, malheureusement sur le marché », souligne Birame Faye. Il poursuit que tous les Dage des ministères ont été aussi formés sur la question. Des audits sont faits également sur des installations industrielles et le programme est en train d’être exécuté.

1,5 milliard d’économie d’énergie pour l’Etat
Compte tenu des objectifs fixés par l’Etat à l’Aeme créée en 2011, l’agence avait initié le programme d’analyse, de suivi et de réduction des dépenses d’électricité au Sénégal (Sardel), qui a permis d’auditer les 7 000 polices d’abonnement de l’Etat. L’audit a permis ainsi d’identifier toutes les anomalies administratives et techniques. Le directeur de l’Aeme rappelle que pour les anomalies administratives qui ne nécessitent pas un investissement, toutes les corrections ont été apportées. Après évaluation des résultats, l’Aeme a réussi à faire économiser à l’Etat du Sénégal environ 450 millions de FCfa sur 3 mois seulement, soit environ 1,5 milliard de FCfa sur un an. M. Faye de révéler aussi que les anomalies techniques sont en train d’être corrigées avec l’acquisition et la pose des batteries de condensateurs. Après corrections des anomalies techniques, les résultats seront présentés publiquement par l’Aeme.

Oumar KANDE

Une entreprise qui veut se développer doit se formaliser. Ainsi, elle sera plus compétitive parce que accédant plus facilement aux financements et aux marchés publics.

Partout dans le monde, les Pme constituent les unités économiques les plus nombreuses. Le Sénégal n’échappe à cette règle. D’après le Recensement général des entreprises réalisé par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, sur les 407 882 unités économiques recensées, 99,8 % sont des Pme. Dans certains pays, ces unités économiques portent la croissance. Au Sénégal, elles peinent à jouer ce rôle à cause de nombreuses contraintes. Plus de 55 % des 99,8 % des Pme évoluent dans le commerce et 81,7 % sont des entreprenants, c’est-à-dire une personne physique exerçant une activité dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 30 000 FCfa. Il s’y ajoute que 97 % de ces entreprises sont informelles et peu compétitives. Elles ne représentent que 16 % du chiffre d’affaires global. Enfin, le troisième enseignement est que 60,4 % des entreprises sont concentrées dans l’axe Dakar-Thiès-Diourbel. Cette situation a des incidences sur leurs performances. Idrissa Diabira, directeur général de l’Adepme, reconnaît que les trois grands défis à relever pour la politique de développement des Pme sont : la formalisation, la compétitivité et la territorialisation.

D’où la tenue du Forum de la Pme sénégalaise organisé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises ouvert, hier, à Dakar. Ce forum qui réunit tous les acteurs impliqués dans le processus de formalisation permet d’identifier les écueils et de trouver des solutions en vue de faire de la Pme un vecteur de croissance et de création d’emplois. Alassane Lô, expert en création des entreprises, qui a introduit le thème « Les étapes clés d’une formalisation réussie », a vanté les avantages de la formalisation.

« L’intérêt d’une entreprise qui veut se développer est de se formaliser. Il est difficile voir impossible pour une structure informelle de travailler avec les structures publiques –accès aux marchés publics-, les grandes entreprises, l’international et de bénéficier des avantages », dit-il. Selon l’expert, cette formalisation passe d’abord par le choix du statut juridique, ensuite l’immatriculation au registre du commerce, l’immatriculation au répertoire du Ninea, l’affiliation à l’Ipress et à la Caisse de sécurité sociale.

Seules 15,2 % des unités tiennent une comptabilité
Après vient la mise en place d’une comptabilité. Sur ce point, les données fournies par le Recensement général des entreprises ne sont pas fameuses. Seules 15,2 % des unités économiques tiennent une comptabilité écrite et parmi celles-ci, 80,3 % utilisent des carnets, donc ont une comptabilité informelle. Pourtant, une comptabilité aux normes est essentielle car offrant à l’entreprise plusieurs avantages. L’expert a cité la facilité d’accès au crédit bancaire ; un facteur important si l’on sait qu’au Sénégal, la première difficulté pour les Pme, c’est le financement. Autre avantage, c’est la connaissance, grâce à la comptabilité, de l’état des biens et des dettes de l’entreprise au jour le jour et à la fin de chaque année ; le chef d’entreprise connaît ses charges d’exploitation. De plus, en cas d’adhésion à un centre de gestion agréé, le revenu imposable de l’entreprise individuelle est de moins 15 %.

Malgré ces avantages qui découlent de la formalisation, les propriétaires des Pme rechignent à se mettre aux normes. Alassane Lô l’explique par le coût de la formalisation, la complexité des procédures souvent ignorées des chefs d’entreprises, le coût des taxes et des impôts, etc. « Des chefs d’entreprises sont freinés par une crainte d’exercer dans un cadre formel à travers lequel ils perçoivent les obligations comme des contraintes et non comme des avantages », analyse l’expert.

Le Forum de la Pme sénégalaise qui sera organisée désormais, chaque année, répond à cet objectif en vue de faire jouer pleinement la Pme son rôle de vecteur de la croissance. L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises veut être en première ligne dans ce mouvement. Cette agence du gouvernement sénégalais a mis en place des mécanismes pour les accompagner dans le processus de formalisation. Elle a lancé un processus de labellisation. Les sujets débattus, hier, en atteste : « Prévention des difficultés des entreprises ; Accès aux financements et aux marchés ; Territorialisation, esprit d’entreprise et compétitivité ». 

Aujourd’hui, la plénière porte sur le thème « La Pme sénégalaise, moteur de l’émergence » et sera modérée par Alioune Sarr, le ministre du Commerce, de la Consommation et du Secteur informel et des Pme.

Mamadou GUEYE

Depuis le début des opérations de la Banque africaine de développement au Sénégal, en 1972, 101 opérations ont été approuvées pour un montant de 1.300 milliards de FCfa.

Le gouvernement du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad) ont procédé, hier, à la revue annuelle conjointe de leur programme de coopération. Cette rencontre a permis au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et le responsable pays de la Bad, Serge Marie N’Guessan, de passer en revue les projets en cours. Amadou Bâ a salué la disponibilité de la Banque africaine de développement qui appuie les stratégies de développement économique et social du Sénégal. Depuis la première opération de l’institution bancaire au Sénégal, en 1972, jusqu’à hier, la Bad a approuvé 101 opérations pour un montant de 1.300 milliards de FCfa. « Nous constatons que d’importantes actions tant aux plans quantitatif que qualitatif sont inscrites dans le bilan des opérations menées jusque-là avec la Bad », s’est félicité le ministre des Finances.

Serge Marie N’Guessan note que ces 5 dernières années la mobilisation des ressources de la Bad en faveur du Sénégal a connu « un accroissement sans précédent ». Cela s’explique, dit-il, par l’approbation de projets d’envergure sur le Guichet Bad public, notamment le Train express régional, Promoville, la route nationale 2 et le désenclavement de l’Île à Morphil. « Je voudrais souligner pour m’en féliciter le triplement du portefeuille national entre 2013 à 2017. Ainsi, le total des opérations approuvées au cours de cette période s’élève à 598,7 milliards de FCfa contre 670 milliards de FCfa sur la période 1972-2012, soit en quarante ans », ajoute M. N’Guessan. Le guichet Bad est accessible aux pays à revenu intermédiaire mais avec la révision de la politique de crédit de la banque, en 2014, certains pays traditionnellement financés sur le guichet du fonds africain de développement ont pu accéder à ce guichet au cas par cas sur des projets transformateurs. Mais pour y accéder, la compétition est rude parce qu’il y avait des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Rwanda, le Cameroun.

Aujourd’hui, le total des engagements en cours en faveur du Sénégal s’élève, d’après Amadou Bâ, à 669 milliards de FCfa. Ces engagements, poursuit le ministre, sont composés de « projets du secteur public national, de projets régionaux et d’opérations du secteur privé ». « Le portefeuille de projets nationaux actifs comprend 18 opérations pour un volume total net d’engagements de 502 milliards de FCfa, représentant 75 % du total. La répartition sectorielle des projets nationaux est la suivante : infrastructure (66,3 %), eau et assainissement (12,6 %), secteur rural (11 %), gouvernance (6,2 %) et social (3,9 %) », explique le ministre de l’Economie et des Finances.

Serge N’Guessan a rappelé que la Bad qui avait pris l’engagement de participer au financement du Plan Sénégal émergent (Pse) à hauteur de 400 milliards de FCfa a déjà mobilisé 474 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, correspond à « 120 % de son engagement initial ». « Les projets prévus en 2018 viendront renforcer cette massive mobilisation », a indiqué M. N’Guessan.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le directeur général de la planification et des politiques économiques (Dgppe), Pierre Ndiaye, a fait une présentation sur le « cadrage macroéconomique et dynamique des investissements ». Dans sa présentation, M. Ndiaye est revenu sur la polémique sur le niveau de dette du Sénégal. D’après le directeur général de la planification et des politiques économiques, le Sénégal n’a pas un problème de dette. En effet, rassure-t-il, toutes les analyses du Fmi et des services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan indiquent que « le Sénégal reste un pays à risque de surendettement faible ».

Elh. I. THIAM et A. Ng. NDIAYE

L’indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (Iiag) de 2017, publié ce 20 novembre par la fondation Mo Ibrahim, révèle de bons résultats du Sénégal. Selon l’Indice annuel, le Sénégal a affiché des signes de « progression accélérée » en matière de gouvernance globale sur les cinq dernières années. Le Sénégal a atteint un score de 61,6 sur 100 en gouvernance globale, se classant au 10ème rang sur 54 pays en Afrique. Avec ces résultats, il a atteint un score supérieur à la moyenne africaine (50,8) et à la moyenne régionale pour l’Afrique de l’Ouest (53,8). Dans les détails, l’indice Mo Ibrahim renseigne que le Sénégal a réalisé son meilleur score dans la catégorie « Participation et Droits humains (68,3) » et son score le plus faible en « Développement économique durable (54,9) ». Le Sénégal a réalisé aussi son meilleur score dans la sous-catégorie « Santé (77,7) » et son score le plus faible dans la sous catégorie « Enseignement (42) ». D’une manière générale, le Sénégal a progressé en matière de gouvernance globale au cours de la dernière décennie (tendance moyenne annuelle de +0,60), avec une accélération de la progression sur ces cinq dernières années (tendance moyenne annuelle de +0,75). D’après le rapport, les progrès réalisés au Sénégal en matière de gouvernance globale au cours de la dernière décennie résultent de l’amélioration de l’ensemble des quatre catégories. Il s’agit des catégories Sécurité et État de droit (tendance moyenne annuelle de +0,29) ; Participation et Droits humains (tendance moyenne annuelle de +0,53) ; Développement économique durable (tendance moyenne annuelle de +0,41) et Développement humain (tendance moyenne annuelle de +1,16). Au plan Africain, la tendance reste globalement positive pour la gouvernance sur le continent africain. Néanmoins, le progrès généralement enregistré sur dix ans se ralentit au cours de la seconde partie de la décennie.

Sur les dix années écoulées, 40 pays affichent une progression conséquente en termes de gouvernance globale. Dans la seconde moitié de la décennie, 18 d’entre eux correspondant à 58 % de la population du continent notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, le Maroc, la Namibie, le Nigeria et le Sénégal ont réussi même à accélérer le rythme, permettant au continent d’atteindre en 2016 son meilleur score depuis 2000 (50,8 sur 100). Toutefois, sur les cinq dernières années, le rythme annuel moyen d’amélioration de la gouvernance globale a ralenti. La catégorie Développement humain reste celle qui réalise, à la fois, le meilleur score et le progrès le plus marqué sur la décennie, grâce aux progrès conjoints de ses trois composantes : Protection sociale, Enseignement et Santé.

Oumar KANDE

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