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Les éleveurs saluent la décision de l’exécutif de durcir les peines contre le vol de bétail. Dans une déclaration lue par Asmaou Kandé, présidente du Directoire régional des femmes en élevage (Dirfel) de Kolda, ils réaffirment leur adhésion à la politique du chef de l’Etat en faveur du sous-secteur de l’Elevage. Ils demandent l’application des dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale sur le vol de bétail sur l’impulsion des ministères des Forces armées, de l’Intérieur et de la Justice et le renforcement des capacités d’intervention des forces de défense et de sécurité pour mettre les voleurs de bétail hors d’état de nuire. Ils réclament également la réactualisation et l’application de la législation pour un meilleur contrôle des denrées alimentaires d’origine animale afin d’assurer leur traçabilité et lutter contre les abattages clandestins. 
 
Autres points évoqués dans la Déclaration de Kolda, c’est le recensement du cheptel national, l’élaboration d’une réglementation pour doter le Sénégal d’un fichier national d’identification du bétail et la mise en place des comités locaux de vigilance dans toutes les communes du pays pour combattre ce fléau.
 
Les différents orateurs qui se sont succédé à la tribune ont, tour à tour, dénoncé le vol de bétail et réclamé des sanctions exemplaires contre les voleurs et leurs complices. Pour Yaya Sow, vendeur de bétail dans le département de Koumpentoum, les voleurs sont parmi les éleveurs. Il salue l’excellent travail accompli par le ministre de l’Elevage et des productions animales Aminata Mbengue Ndiaye pour sortir l’élevage de l’ornière. Il a, par ailleurs, dénoncé l’accaparement des terres dans les communes rurales, le manque de parcours de bétail qui est à l’origine des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, les difficultés d’accès au foncier et au crédit bancaire qui pénalisent le sous-secteur de l’élevage.         
 
Elhadji Ibrahima THIAM et Assane SOW (Envoyés spéciaux) et Mamadou Aliou DIALLO
 

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et le président de la Banque islamique de développement (Bid), Ahmad Mohamed Ali AL-Madani ont signé, hier, à Djeddah, des accords de financement pour la réalisation du Train express régional Dakar-Aibd et le Palam 2 pour 19.500.000 d’euros, soit près de 211 milliards de FCfa.

La Banque islamique de développement (Bid) a accordé, hier, un important financement pour la réalisation du Train express régional et le Palam 2 (Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la Lutte contre la pauvreté), annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances. L’accord de financement a été signé, à Djeddah, par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et le président de la Bid, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani. Selon M. Bâ, ces conventions de financement sont au cœur du dispositif de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. D’abord le Train expresse régional pour lequel la Bid apporte un financement de 300 millions d’euros, soit environ 197 milliards de FCfa, contribuera à la croissance économique du Sénégal, conformément aux axes définis dans le Pse. «Si ce projet a pris forme et a vu le jour, c’est parce que vous avez cru au président Macky Sall qui, à l’occasion d’une audience, il y a juste un an, vous a soumis la requête de financement y relative et vous avez su user de toute votre influence et de toutes vos prérogatives pour actionner vos services compétents », a rappelé M. Bâ. Il se dit heureux de constater que, par un levier d’entrainement du Groupe de la Bid, les autres partenaires de ce projet, en particulier la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement, se sont résolus à apporter leurs contributions respectives qui ont permis de boucler le financement.

Sénégal, premier partenaire de la Bid
Le Palam 2, financé également par la Bid, à hauteur de 19,5 millions d’euros, soit environ 12 milliards de FCfa, permettra, selon Amadou Bâ, de contribuer, à une plus grande échelle, à la réduction de la pauvreté des populations rurales féminines en priorité, par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle centrée sur les compétences, l’accès aux services sociaux de base et de micro finance, favorisant l’autonomisation des femmes et leur auto-développement. Cette deuxième phase couvrira 300 villages des régions de Thiès, Kaolack et Fatick, en plus des deux régions de la phase pilote à savoir Kaffrine et Diourbel. Le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé, au président de la Bid, la satisfaction du président Macky Sall pour le dynamisme affiché par la coopération entre cette institution et le Sénégal. Selon Amadou Bâ, plusieurs faits marquants et symboliques justifient cette satisfaction du chef de l’Etat. Il a énuméré quatre remarques importantes attachées à la signature de ces deux conventions.

Premièrement, explique-t-il, grâce à ces deux financements, et avec un cumul d’approbations de plus de 2,45 milliards de dollars américains, soit environ 1.409 milliards de FCfa, le Sénégal s’affiche comme le premier pays partenaire du Groupe de la Bid en Afrique subsaharienne. La deuxième remarque, selon le ministre des Finances, est relative au fait que le montant du financement pour le Ter est de loin le plus élevé jamais approuvé par cette institution en faveur d’un pays membre en Afrique Sub-saharienne.
Troisièmement, lors de la 7ème réunion du Groupe consultatif pour le financement du gap du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2014-2018 du Pse, l’institution s’était engagée pour un financement de 1,1 milliard de dollars, ce qui l’avait positionné comme le premier bailleur sur le plan des annonces de financement lors de cette importante rencontre. «La quatrième remarque est relative au fait que, depuis l’avènement de Macky Sall au pouvoir, les approbations faites par la Bid pour le Sénégal ont dépassé celles faites en faveur de notre pays du 1er janvier 1976 à mars 2012.

En effet, d’avril 2012 à maintenant, les ressources mises à la disposition du Sénégal, en termes d’approbations, par la Bid sont de 1,342 milliard de dollars, soit environ 772 milliards de FCfa, alors que pour la période de 1976 à mars 2012, elles sont de 1,108 milliard de dollars, soit environ 637 milliards de FCfa », a indiqué Amadou Bâ.

Présidence de la Bid : Après 41 ans de service, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani se retire
A la tête de la Banque islamique de développement (Bid) depuis sa création en 1975, Ahmad Mohamed Ali Al-Madani quitte l’institution. Il est remplacé par Dr Bandar AL-Hajjar. M. Ali est né à El-MadinahEl-Mounaouarah, en Arabie saoudite, en 1934, où il a fait ses études primaires et secondaires. Il est titulaire d’une licence en commerce et d’un diplôme de droit de l'Université du Caire. En 1962, il obtient une maîtrise en administration publique de l'Université du Michigan, Ann Arbor, suivi d’un doctorat dans la même discipline en 1967 de l'Université de New York. De 1958 à 1959, M. Ali a occupé le poste de directeur chargé du développement de l’éducation et des ressources humaines à l’Institut scientifique et islamique, à Aden au Yémen, avant de rentrer en Arabie Saoudite pour occuper le poste de recteur par intérim de l'Université du Roi Abdul Aziz de 1967 à 1972. En reconnaissance de sa contribution au développement des ressources humaines, il fut nommé en 1972 ministre délégué chargé de l’Éducation, poste qu’il occupera pendant trois ans. Lorsque les pays membres de l'Oci décidèrent de lancer la Bid, M. Ali fut choisi sur proposition de feu le Roi Fayçal Bin Abdul Aziz, comme premier président de l’institution. 

Aliou KANDE

Le bureau de la Banque mondiale à Dakar abrite, aujourd’hui, à 13 heures, une discussion sur les progrès économiques récemment enregistrés par l’Afrique et les défis à relever, indique un communiqué. Cette discussion sera animée par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique et Punam Chuhan-Pole, économiste principale et auteur de Africa Pulse. Les économistes du bureau du Sénégal participeront aussi à la discussion, précise la même source. M.G.

MG

Réunis en atelier de partage au centre national de recherches forestières (Cnrf) de Hann, des acteurs de la filière anacarde au Sénégal ont annoncé la création, d’ici à la fin de l’année, d’un guide méthodologique pour restructurer la filière et moderniser davantage les exploitations.

Confrontée à de multiples contraintes, la modernisation de la filière anacarde au Sénégal préoccupe les acteurs. Ces derniers ne ratent aucune occasion pour poser le débat et dégager des pistes de solution pour la restructuration de la filière.

Le dernier acte en date a été effectué au centre national de recherches forestières (Cnrf) de Hann, hier, où des pépiniéristes de cajou se sont réunis pour discuter du contenu d’un outil pédagogique qu’ils comptent lancer d’ici la fin de l’année. Un guide méthodologique qui, comme l’a rappelé le coordonnateur national de la filière anacarde au Sénégal, Souleye Badiane, vise à renforcer les capacités des acteurs de la filière.

Une nouvelle initiative que M. Badiane inscrit dans la mise en œuvre du projet régional que le Sénégal partage avec des pays comme le Burkina Faso, le Bénin et le Ghana. Le nouveau guide prendra en compte des préoccupations comme le renouvellement du matériel végétal dans les exploitations, le respect des itinéraires techniques, la formation des acteurs, l’amélioration des rendements et la transformation.

Des enjeux majeurs pour la relance de la filière anacarde au Sénégal, a indiqué Souleye Badiane. « Nous comptons boucler le plan de rédaction du guide sur les techniques de production des plants et l’aménagement des pépinières forestières, les techniques de greffage horticole dans les champs », d’ici la fin de l’année, a déclaré le coordonnateur national de la filière au Sénégal.

Seydou Prosper SADIO

Lancée en novembre 2012, l’Initiative en faveur de la résilience rurale (4R) est le fruit d’un partenariat stratégique entre le Programme alimentaire mondial (Pam), Oxfam et d’autres Ong. Son objectif était de renforcer la résilience rurale à travers l’augmentation de la sécurité alimentaire et les moyens d’existence et l’adaptation aux risques des changements climatiques. Grâce à la combinaison de quatre stratégies de gestion des risques -gestion améliorée des ressources naturelles, assurance, microcrédit et épargne-, la phase pilote de l’initiative 4R a touché 500 participants dans la commune de Koussanar en 2013. En 2014, les interventions sont étendues à 9 autres communes de Tambacounda et 6 communes de Kolda avec environ 6.000 participants. 4R a poursuivi son expansion vers la région de Kaffrine en 2015 avec 12.000 participants. En 2016, cette dynamique s’est consolidée dans les trois régions en atteignant 17.000 participants. Après quatre ans de mise en œuvre, les parties prenantes se sont retrouvées, hier, au cours d’un atelier pour faire le bilan de l’initiative. Présidant la cérémonie d’ouverture de la rencontre, le Conseiller spécial en agriculture du Premier ministre, Fallou Dièye, a réaffirmé l’intérêt que le gouvernement accorde à l’initiative 4R du fait de ses résultats probants et de son impact remarquable sur les conditions de vie des communautés dans les régions d’intervention. « Cette initiative est une contribution essentielle pour l’atteinte de nos objectifs d’autosuffisance alimentaire comme en atteste la valorisation de plus de 800 hectares pour la culture du riz », a affirmé M. Dièye, soulignant que les quatre composantes de 4R sont en cohérence avec l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) : « capital humain, protection sociale et développement durable ». Selon lui, cet atelier-bilan devra servir de plateforme aux parties prenantes pour échanger sur les orientations idoines afin de passer à la mise à l’échelle des acquis de l’initiative 4R. « Il devra aussi permettre la formulation de propositions consensuelles et la mise en place d’une plateforme nationale de dialogue et de coopération entre les institutions municipales, étatiques et les organisations de la société civile pour une meilleure prise en charge de la résilience rurale dans les budgets communaux et plus globalement dans les politiques publiques de développement », a-t-il dit.

« Appel citoyen »
Le directeur régional du Pam, Abdou Dieng, a indiqué que cette journée de réflexion constitue une occasion pour « apprendre des succès mais aussi identifier des défis de l’approche 4R ». « Ces enseignements permettront également de définir de nouvelles orientations pour la mise à l’échelle de la 4R en vue de contribuer à une meilleure prise en charge des besoins des populations ciblées à travers tout le pays », a-t-il poursuivi. M. Dieng a affirmé que l’approche intégrée de gestion des risques liée aux changements climatiques promue par 4R a considérablement renforcé la résilience des communautés vulnérables. C’est pourquoi, il a plaidé pour une meilleure intégration de cette « approche innovante » dans les stratégies et politiques nationales de protection sociale afin de pérenniser les acquis. Il a invité aussi toutes les parties prenantes « à se mobiliser en faveur des communautés et des petits exploitants familiaux pour que la résilience rurale soit une réalité face aux chocs climatiques récurrents ». Selon lui, le Pam, Oxfam et leurs partenaires partagent la conviction que des mesures de protection sociale incluant l’assurance agricole indicielle et les mécanismes d’autonomisation des femmes sont la voie pour réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire sous toutes ses formes. Pour la directrice Pays Oxfam, Amy Glass, l’atelier-bilan est un « appel citoyen » aux autorités gouvernementales pour la mise sur pied d’un dispositif de suivi destiné à appuyer les initiatives locales et l’harmonisation des interventions. S’agissant de la composante « Epargne-crédit » qui a mobilisé 743 groupements dont 73 % de femmes, elle a indiqué que celle-ci a généré un cumul de plus de 113 millions de FCfa. Amy Glass a ajouté que les partenaires comptent sur l’engagement des pouvoirs publics pour que les budgets municipaux et nationaux reflètent et accompagnent toutes les interventions en lien avec la sécurité alimentaire, la protection sociale, pour le développement des populations rurales vulnérables.

Souleymane Diam SY

Le Sénégal veut porter la proportion de la population adulte utilisant les services financiers via les technologies à distance à 20 % dans 3 ans, a indiqué, hier, Amadou Bâ, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, à l’ouverture de la conférence régionale de haut niveau sur le thème : « Finance pour tous : promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’ouest ». « Notre partenariat avec le Fonds d’équipement des Nations unies, dans le programme dénommé ‘’Better Than cash alliance’’ en faveur des paiements par voie électronique a pour ambition de faire passer de 7 à 20 % d’ici à 2019, la proportion de la population adulte utilisant les services financiers via les technologies à distance », a déclaré M. Bâ qui est en même temps le président du conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). Rappelant les actions mises en œuvre ces dernières années, a affirmé que l’inclusion financière s’est améliorée dans cet espace communautaire. Selon lui, le taux de bancarisation est passé de 7 % en 2007 à 15 % en 2014 et le taux global d’utilisation des services financiers intégrant la monnaie électronique est passé de 16 % en 2007 à 61 % en 2014. « Ces chiffres montrent que l’évolution de l’inclusion financière résulte de la contribution significative du secteur de la micro finance et de la forte progression de l’offre de services financiers via le téléphone mobile », a-t-il souligné. Toutefois, ces progrès ne doivent pas cacher une réalité. La zone Uemoa reste l’une des régions où les adultes possédant un compte bancaire est la plus faible. Pourtant, les spécialistes sont unanimes à souligner que l’inclusion financière peut accélérer la transformation structurelle des économies des pays en développement en favorisant leur développement. En effet, plus une personne a accès aux services financiers, plus elle a d’opportunités : possibilité d’investir et d’en tirer des gains, des profits ; d’investir dans l’instruction des enfants, etc. Le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan fait une corrélation positive entre l’Indice de développement humain le progrès économique et social d’un pays. « Les cinq premiers pays au monde ayant l’indice de développement humain le plus élevé ont un taux d’inclusion financière avoisinant 100 % contrairement aux cinq derniers pays ayant l’indice de développement humain le plus faible qui ont des taux d’inclusion financière compris entre 7 et 14 % », a indiqué Amadou Bâ.

Niveau faible de bancarisation
Le directeur général adjoint du Fmi, Mitsuhiro Furusawa, considère l’inclusion financière comme un pilier essentiel du développement économique. «Des analyses du Fmi ont montré que l’inclusion est propice à la croissance. Pour une fois, il est donc possible d’avoir, à la fois, une croissance et une inclusion plus élevées », a déclaré M. Furusawa. Toutefois, il trouve essentiel de mettre en place des politiques qui peuvent maintenir ou relancer la croissance et le développement du secteur financier.

L’on comprend l’importance que la Banque mondiale, le Fmi, les banques centrales et les Etats accordent à l’inclusion financière. Dans l’Uemoa, les autorités monétaires ont mis en œuvre, ces dernières années, des réformes visant à promouvoir l’inclusion financière. Toutefois, pour réussir l’inclusion financière, les intervenants ont insisté sur l’engagement politique, une réglementation qui assure la stabilité financière, une stratégie claire et réaliste, etc. Le Fmi, la Banque mondiale et d’autres institutions régionales collaborent avec des pays africains –comme ceux de la zone Uemoa- pour concevoir des réformes en vue de favoriser l’inclusion financière.

Henrique Horta Dos Santos recommande la formation
Dans la volonté des autorités de la Banque centrale d’élargir davantage l’accès aux services financiers au plus grand nombre de personnes surtout les femmes, les jeunes, les populations vivant en zone rurale et les responsables des Pme, le ministre bissau-guinéen de l’Economie et des finances a recommandé la formation de ces catégories sociales. « La réussite de l’inclusion financière passe par une formation des personnes exclues ou qui ont peu accès aux services financiers », a déclaré Henrique Horta Dos Santos. « Cette formation permettra aux Pme évoluant dans le secteur informel de se formaliser avec une comptabilité à jour.

Ainsi, elles auront un accès plus facile aux financements bancaires», a-t-il ajouté. Le ministre bissau-guinéen de l’Economie et des Finances a salué les mesures prises par la Bceao pour promouvoir l’inclusion financière notamment la mise en place d’un Bureau d’information sur le crédit.

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Tiémoko Meyliet Koné a souligné le rôle primordial de l’inclusion financière dans le développement économique, à la fin des travaux de l’atelier de haut niveau sur l’inclusion financière. Selon M. Koné, un système financier solide, constitue une condition essentielle pour réaliser une croissance économique durable. Il a relevé que les échanges ont fait ressortir l’existence d’actions, de politiques et de programmes dans le monde pour promouvoir l’inclusion financière. Ces actions, a-t-il précisé, visent les populations exclues du système financier traditionnel, c’est-à-dire les femmes, les jeunes, les populations rurales. Il a indiqué que la percée du mobile banking a permis l’amélioration du taux de bancarisation. Toutefois, le gouverneur de la Bceao a rappelé que les Pme font face aux mêmes difficultés de financement que les populations à revenu faible.

Reconnaissant la nécessité d’élargir l’accès aux financements, les participants ont jugé nécessaire de mettre en place des structures d’encadrement pour inviter l’instabilité financière. Autres convergences de vue, c’est l’existence de solutions innovantes avec les opportunités offertes par la finance islamique. Le gouverneur de la Bceao soutient que tous les acteurs doivent s’inscrire dans une dynamique d’échanges d’expériences. « Nous avons appris ce que nous ne savions en termes de bonnes pratiques », a indiqué Tiémoko Meyliet Koné.
Promotion de l’inclusion financiere

Mitsuhiro Furusawa souligne l’importance de la réglementation
Les avantages de l’inclusion financière et d’une croissance inclusive (dont les fruits sont partagés), sont clairement établis. C’est ce que soutient Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). Il prenait part, hier, à la conférence organisée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) en collaboration avec le Fmi. Selon M. Furusawa, l’accès aux services financiers ouvre des portes aux familles, en leur permettant de parfaire leur consommation et d’investir dans leur avenir grâce à l’éducation et à la santé. L’accès au crédit, explique-t-il, permet aux entreprises de se développer, en créant des emplois et en réduisant les inégalités. L’inclusion financière, soutient Mitsuhiro Furusawa, jette un pont entre les opportunités économiques et les résultats. Mais, il n’a pas manqué d’évoquer la question de la stabilité financière. Selon lui, lorsque l’on parle du développement de l’inclusion financière, on s’inquiète souvent de ses implications pour la stabilité du système financier. Il soutient que l’octroi de crédit à des projets improductifs ou à des clients incapables de rembourser peut exposer le prêteur à des risques plus élevés. Il peut aussi exposer des emprunteurs mal informés à un risque accru de surendettement. D’où la mise en garde du directeur général adjoint du Fmi qui pense que l’amélioration de l’accès aux services financiers ne doit pas conduire à l’instabilité. « L’inclusion, a-t-il dit, ne signifie pas qu’il faut accorder des prêts à tout le monde à n’importe quel prix. ». Selon lui, c’est là que les réglementations et la supervision sont importantes. « Une inclusion financière durable et efficiente exige un équilibre entre l’innovation et des garde-fous qui permettent d’assurer la bonne santé du secteur financier. (…). Donc, des réglementations financières bien conçues y compris un solide contrôle prudentiel, peuvent orienter les prêts vers les usages les plus productifs», a déclaré M. Furusawa.

Le gouverneur de la Bceao pour un cadre sécurisé
«Finance pour tous : promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest». C’est le thème de la conférence organisée, hier, par La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) en collaboration avec le Fonds monétaire international (Fmi). Ont pris part à cette conférence, des décideurs chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques économiques, des opérateurs du secteur privé, des Ong, des acteurs du secteur bancaire et des services financiers décentralisés et de la société civile. L’objectif de la rencontre est d’offrir une plateforme pour échanger sur les enjeux et défis suscités par ce concept, en particulier, les meilleures stratégies pour élargir l’accès des populations de la Cedeao aux services financiers. Pour Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Bceao, l’inclusion financière revêt un enjeu de développement à l’échelle mondiale et plus particulièrement pour les pays africains puisqu’elle est devenue un catalyseur de croissance économique. « Il est normal que la stratégie d’inclusion financière soit placée au centre de toute politique de développement visant à accélérer la croissance, lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités sociales », a dit M. Koné. Favorable à l’amélioration de l’accès aux services financiers, le gouverneur de la Bceao a insisté sur la sécurité qui doit accompagner ce processus. «Nous ne devrons cependant pas perdre de vue que notre volonté à élargir le champ d’accès aux services financiers et les actions à entreprendre dans cette optique doivent s’inscrire dans un cadre sécurisé. Cette exigence sera placée au cœur des réflexions à mener sur les défis du suivi et d’une supervision appropriés des institutions et des innovations financières à mettre en place », a-t-il dit.

Par Mamadou Guèye et Aliou Kandé (Textes) Pape Seydi (Photos)

Le président de la République, Macky Sall a indiqué, hier, à New York (Etats-Unis d’Amérique), que la question de l’énergie est un « enjeu vital » pour les pays africains, soulignant qu’il ne peut y avoir industrialisation et développement sans accès à l’électricité à des coûts compétitifs.

« L’Afrique ne peut continuer à éclairer les autres continents grâce à ses ressources en restant elle-même dans l’obscurité », a soutenu Macky Sall qui intervenait à la 71è session annuelle de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu). Selon le chef de l’Etat sénégalais, « l’Afrique ne peut continuer à servir de réservoir de matières premières transformées ailleurs au détriment de sa propre industrialisation ». Elle ne peut continuer à être le continent le plus affecté par le changement climatique, alors que sa contribution aux émissions de CO2 liées à l’énergie demeure la plus faible, devant atteindre seulement 3 % en 2040 », a-t-il ajouté.

Pour Macky Sall, l’Accord de Paris signé en avril dernier à New York appelle à travailler ensemble pour que les pays en développement, africains en particulier, n’empruntent pas le même schéma pollueur que les pays aujourd’hui industrialisés. A cette fin, a-t-il relevé, l’Union africaine a initié, en juillet dernier, un Fonds d’appui à l’électrification de l’Afrique logé à la Bad pour mobiliser le financement de projets d’électricité dans le cadre d’un mix énergétique. A cet effet, le président du Comité d’orientation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) a salué le soutien de la France à cette initiative et invité tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux à contribuer au financement du Fonds, conformément aux engagements convenus dans l’Accord de Paris en matière de financement des mesures d’atténuation et d’adaptation.

Macky Sall qui a de plus, appelé à une autre vision des enjeux du développement en Afrique a demandé de laisser de côté « les clichés d’un passé révolu ». « Regardons plutôt l’Afrique non comme une terre d’urgence humanitaire et un réceptacle d’aide publique au développement, mais comme un continent en construction, un pôle d’émergence et de progrès. C’est l’Afrique des routes et des autoroutes, des ponts et des chemins de fer, l’Afrique des barrages et des centrales électriques, des parcs industriels et des fermes agricoles », a dit le président Sall à la tribune des Nations unies.

Le chef de l’Etat sénégalais a ainsi décliné l’ambition pour les pays africains, soulignant que « cette ambition, nous la réaliserons non par l’aide mais par des investissements massifs et urgents dans les secteurs qui portent la croissance et le développement ». « Nous voulons d’abord compter sur la mobilisation de nos propres ressources, par une meilleure efficacité dans la dépense publique, la valorisation et la juste rémunération de nos matières premières, une fiscalité maîtrisée et une lutte plus soutenue contre les flux financiers illégaux », a-t-il fait savoir.

(APS)

L’évasion fiscale n’épargne aucun secteur porteur de croissance et surtout les télécommunications. Pour lutter contre ce phénomène, le Centre régional d’assistance technique (Afritac) de l’ouest du Fonds monétaire international (Fmi), en collaboration avec la direction générale des Impôts et Domaines (Dgid) a organisé, hier, la 4e session de formation du groupe de travail régional sur le contrôle fiscal des opérations internationales du secteur des télécommunications.

Après les sessions tenues en Mauritanie et au Bénin, le Centre régional d’assistance technique (Afritac) de l’ouest du Fonds monétaire international (Fmi), en collaboration avec la Direction générale des Impôts et Domaines (Dgid), a entamé, hier, la 4e session de formation du groupe de travail régional sur le contrôle fiscal des opérations internationales du secteur des télécommunications au profit des administrations fiscales des dix pays membres. Mis en place au cours de la session 2014,  le groupe de travail a pour objectif, de renforcer les échanges et le partage des informations entre les différentes administrations, de créer un cadre permanent de dialogue et de concertation entre les Etats membres, etc. Au cours de la cérémonie d’ouverture de la session, la Conseillère résidente d’Afritac de l’ouest, Rénilde Basahia, a rappelé que « la détermination des prix dans les transactions entre les sociétés de groupes constitue un enjeu capital aussi bien pour les contribuables que pour l’administration fiscale ». Elle a précisé que les règles applicables dans la quasi-totalité des pays permettent aux contribuables de fixer librement leurs prix, « même si les administrations fiscales peuvent, elles-aussi, ajuster les montants ne respectant pas le principe de pleine concurrence ».

A son avis, les entreprises de télécommunications offrent un « terrain fertile » pour tirer meilleur profit de la concurrence fiscale à laquelle se livrent les Etats pour deux raisons. « La première, explique-t-elle, il est facile, pour ces sociétés, de transférer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux en y rémunérant notamment les actifs incorporels ». « La deuxième, ajoute-t-elle, grâce à leurs modèles d’affaires, ces sociétés peuvent s’organiser de telle manière qu’elles choisissent de s’établir dans un pays à fiscalité privilégiée. » La Conseillère résidente d’Afritac de l’ouest estime que l’initiative du groupe de travail régional est « une réponse efficiente à ces préoccupations des Etats membres de l’Afritac face au transfert illicite de bénéfices ».

Le directeur général de la Dgid, Cheikh Tidiane Bâ, a insisté sur l’importance du secteur des télécommunications dans les économies des Etats et la mobilisation de recettes. « C’est un levier important pour une croissance économique de nos pays. Il mobilise des recettes substantiels et se révèle être un grand secteur pourvoyeur d’emplois », a-t-il affirmé, soulignant qu’il se caractérise aussi par « la diffusion rapide des nouveaux biens et services ». M. Bâ estime que la création du groupe de travail régional sur le contrôle fiscal constitue une « réponse pertinente à cette problématique, en ce qu’il permet de renforcer la capacité de nos cadres afin de lutter contre les pratiques fiscales dommageables observées notamment à travers les prix de transferts ». « La particularité de cette initiative, a-t-il poursuivi, c’est qu’elle repose sur une démarche de vérification régionale et endogène qui facilite l’appropriation par les vérificateurs des outils développés suivant une offre de formation adaptée au contexte de nos Etats.» M. Bâ est convaincu que ce secteur représente, au regard des enjeux fiscaux y relatifs, un « terrain fertile à diverses pratiques d’évitement fiscal qui sont souvent le fait des groupes multinationaux ». Pour faire face à l’évitement fiscal, a-t-il soutenu, il conviendra de développer des approches communes pour le contrôle des segments de la chaîne de valeurs des télécommunications. Il a invité les participants à explorer toutes les pistes de réflexion permettant de trouver des solutions appropriées pour satisfaire les besoins de formation.

Souleymane Diam SY

L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), en partenariat avec l’Agence française d’expertise technique internationale (Expertise France) organise, depuis hier, jusqu’au 23 septembre prochain, un séminaire de formation sur les Partenariats publics privés (Ppp) et les délégations de service public. La formation est destinée aux membres du Réseau africain des institutions de régulation et de contrôle des marchés publics.

Des membres du Réseau africain des institutions de régulation et de contrôle des marchés publics ont entamé, depuis hier, une session de formation sur les Partenariats publics privés (Ppp) et les délégations de service public. La rencontre qui prend fin le 23 septembre prochain, est organisée par l’Autorité de régulation des marchés publics du Sénégal (Armp), en partenariat avec l’Agence française d’expertise technique internationale (Expertise France). Prennent part à ce séminaire, des membres du Réseau africain du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la République centrafricaine, du Niger et de la Mauritanie.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme Khoudia Mbaye, ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Télé services de l’Etat. Rappelant l’importance des Ppp, Mme Mbaye soutient que ce séminaire de formation constitue une occasion de disserter sur un sujet majeur pour les institutions de régulation et pour les gouvernements africains. Selon elle, en initiant cette rencontre, le Réseau s’illustre par les faits sur la modernisation du management de la commande publique en Afrique. Evoquant le Plan Sénégal émergent (Pse), le ministre de la Promotion des investissements souligne que c’est un instrument de politique économique et sociale qui accorde une place prépondérante à la mobilisation des ressources notamment les Ppp. Elle est d’avis qu’il est plus que nécessaire de développer de nouvelles capacités et formations pour relever, ensemble, les défis de la maîtrise de l’outil. Pour cela, Mme Khoudia Mbaye plaide pour le renforcement des capacités, la maîtrise du cadre législatif. Sur les Ppp, elle explique que c’est un instrument d’optimisation de la commande publique qui permet l’afflux de capitaux.

« Aujourd’hui, les Ppp sont essentiels dans la mesure où l’on parle de rareté des ressources. Dans nos pays, tout est priorité alors que les moyens des Etats sont limités.

C’est pourquoi, on fait recours aux ressources du privé », a déclaré le ministre de la Promotion des investissements. « Dans ce cadre, nous avons besoin de nous approprier les principes de bonne gouvernance, de transparence et d’efficacité. C’est pourquoi, nous devons partager les informations, mettre à niveau le personnel », a ajouté Mme Mbaye. Elle a invité les membres du réseau à saisir toutes les opportunités offertes par les Ppp. Les Ppp, note Saer Niang, directeur général de l’Armp, constituent un puissant levier de la commande publique. Il rappelle que c’est un mode de contractualisation complexe. Selon M. Niang, le recours aux ressources du secteur privé est devenu quasi indispensable. Mais à son avis, la compétence est requise pour cette forme de contractualisation.

Aliou KANDE


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