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Economie (1662)

La contribution des semences de qualité à l’accroissement des productions agricoles oblige les chercheurs à faire de la lutte contre les maladies touchant les semences pré-base une priorité dans les pays en développement. Dans notre pays, une synergie est menée dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao) avec d’autres partenaires pour outiller les techniciens et producteurs.

Kaolack abrite, depuis le 27 avril dernier, un atelier de renforcement de capacités en production de semences pré-base. Il est axé sur la lutte contre les maladies des céréales et des légumineuses. « Il est reconnu que les semences ont une contribution importante à la production agricole et elles contiennent d’importantes informations génétiques qui peuvent être mises en valeur avec un savoir-faire en technique de production », explique Adama Keita, spécialiste semences de la West Africa Seed (Wasp), maître d’œuvre de cette formation réunissant une trentaine de techniciens de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) et des producteurs semenciers. L’objectif visé est de renforcer les capacités techniques des participants sur les maladies des semences notamment celles des céréales et des légumineuses. Une réponse concrète aux préoccupations exprimées par les bénéficiaires en termes de renforcement de capacités au cours de l’évaluation antérieure à l’atelier. Ces derniers venant des stations zonales de recherches agricoles ou d’organisations de producteurs spécialisées dans les semences pré-base nourrissent de fortes attentes. «C’est un atelier qui vient à son heure car dans le passé, nous étions confrontés à d’énormes problèmes. C’est le cas de toutes les maladies évoquées au cours de cette formation contre lesquelles nous n’avons toujours pas les moyens de faire face. Cet atelier se propose de nous apporter des solutions pour la production de semences de qualité en vue d’accroître la production », a déclaré Birane Ndiaye, technicien à l’unité de production de semences à la station de l’Institut sénégalais de recherches agricoles de Bambey au centre du pays.

Dans un premier temps, l’atelier a abordé les maladies touchant les semences de manière générale avant de se focaliser sur les pathologies transmissibles par les semences elles-mêmes. « Nous pouvons avoir des pertes de productions importantes de l’ordre de 40 à 50 %, anéantissant tous les efforts fournis par les producteurs. D’où l’importance d’avoir des semences protégées contre les maladies attaquant les cultures céréalières et légumineuses», a estimé le spécialiste semences de Wasp. La problématique des semences mobilise, sur le plan régional, une multitude d’acteurs sous l’égide des gouvernements de la sous région ouest-africaine. L’objectif visé est de faire passer le taux de disponibilité en semences de qualité de 12 % à 25 % à fin 2017 dans le projet Usaid WA intervenant dans sept pays de la région dont le Sénégal et le Nigéria.

Elimane FALL

Le groupe suisse de biofertilisants, « Éléphant vert », a lancé, avant-hier, ses activités. Son directeur général au Sénégal, René Bajikile Matala assure que sa structure entend proposer des solutions innovantes qui participeront au développement d’une agriculture durable et à la sécurité alimentaire du pays.

Le groupe suisse de biofertilisants, « Éléphant vert », a lancé, avant-hier, ses activités au Sénégal. Ce groupe compte « contribuer à l’excellence agricole sénégalaise impulsée par le Plan Sénégal émergent (Pse), en proposant des solutions biologiques qui participeront au développement agricole et à la sécurité alimentaire du pays ».

« Éléphant vert » dont les investissements au Mali et au Maroc se chiffrent à 30 millions d’euros, entend ainsi concrétiser ses engagements « en faveur d’une agriculture saine et durable, en mettant à la disposition des agriculteurs africains des solutions biologiques et naturelles pour leurs cultures (biofertilisants, biostimulants et biopesticides) ainsi qu’un accompagnement technique et financier », a expliqué son directeur général au Sénégal, René Bajikile Matala. «Outre le Sénégal, nous entendons également nous installer en Côte d’Ivoire et au Ghana », a ajouté M. Matala, précisant que son groupe « répond par une vision globale de la chaîne de valeurs agricole et de la résilience aux changements climatiques » grâce à une approche orientée vers « une agriculture saine et durable ».

Selon M. Matala, ce lancement marque le démarrage d’une campagne de sensibilisation qui sera déroulée jusqu’en octobre prochain. Elle est destinée aux agriculteurs, décideurs et consommateurs sur les enjeux liés à l’agriculture durable et aux pratiques agricoles saines.

Le chercheur au Centre national de recherches agricoles (Cnra) du Sénégal, Dr Mamadou Ndiaye qui intervenait sur la thématique : « Quelles solutions pour une agriculture saine et durable au Sénégal ? », estime que « l’amélioration de la fertilité des sols est l’une des solutions clé pour développer l’agriculture au Sénégal ». Il affirme que le développement de l’agriculture au Sénégal dépend, en grande partie, de la capacité à maintenir la fertilité de ses sols. « Sans cette amélioration de la fertilité, a-t-il soutenu, il sera difficile d’augmenter la production agricole en quantité et en qualité ». Cette rencontre d’avant-hier avait pour objectif de « favoriser le partage et l’échange de bonnes pratiques sur la préservation des sols arables, le maintien des ressources agricoles et sur les bonnes pratiques à encourager ».

Mamadou SY

La conférence des directeurs généraux des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre clôturée vendredi, a sollicité la mise en œuvre d’un protocole d’accord d’échange d’informations et de renseignements entre les administrations douanières. Les recommandations de la 22e Conférence invitent les administrations douanières de la région à mettre en place un cadre légal et réglementaire, en gestion du transit international. Ouverte lundi, la conférence des directeurs généraux des douanes a vu la participation de 23 administrations des douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle plaide également pour l’élaboration d’une cartographie des risques des services ou directions informatiques. Au titre de la Technologie de l’information et de la communication (Tic), la conférence demande la mise en place de services d’écoute et d’assistance dédiée aux usagers. Il en est de même pour le renforcement du processus de gestion électronique des documents dans le but d’une dématérialisation totale des procédures. Pour répondre aux grands défis de la région, la conférence recommande à la vice-présidence « d’éditer et de faire du document stratégique sur les domaines prioritaires de la région un guide régional ». Un plaidoyer a été fait pour une étude sur les postes de contrôle juxtaposés dans le contexte de la facilitation des échanges.

APS

La Société nationale de recouvrement a organisé, hier, un séminaire sur son avenir. Pendant deux jours, ses dirigeants vont réfléchir sur la loi et les textes qui régissent la société créée en 1991 afin d’élargir ses missions.

« Le devenir de la Snr ». C’est autour de ce sujet que les cadres de la Société nationale de recouvrement (Snr) se sont retrouvés, hier, pour se pencher sur l’avenir de leur institution. C’est en tirant les enseignements du bilan d’un séminaire organisé en 2006 sur le thème : « Étude des textes régissant le recouvrement de la Société nationale de recouvrement au regard du droit communautaire » que la problématique de la redéfinition du périmètre d’intervention de cette société conceptualisée sous le vocable « Devenir de la Snr », s’est posée pour la première fois. Il est apparu qu’au rythme actuel du remboursement des dépôts, la Société nationale de recouvrement aura fini, dans un avenir proche, de restituer tous les avoirs bloqués dans ses livres et provenant des banques comprises dans la restructuration. Il est également devenu impératif, compte tenu de la baisse progressive du recouvrement des créances du portefeuille originel, que la Société nationale de recouvrement s’ouvre à d’autres activités pour assurer sa pérennité. Et cette ouverture passe nécessairement par l’actualisation de son texte fondateur et la révision de son objet social.

Le séminaire a donc pour objectifs : de faire l’état des lieux des textes qui régissent l’organisation, le fonctionnement et les missions de cette société, de mettre en exergue les problèmes fiscaux, comptables et juridiques auxquels elle est confrontée et de définir les perspectives de révision de la loi 91-21 et du décret 91-210.

Présidant la rencontre, Birima Mangara, ministre délégué chargé du Budget affirme que le contexte qui avait prévalu à la création de la Société nationale de recouvrement en 1991 a évolué et il est devenu impératif de réfléchir sur une nouvelle orientation tout en conservant sa mission classique au service de l’État.

Selon M. Mangara, face aux exigences de management des créances publiques et ses effets sur la trésorerie des entreprises, la maîtrise du recouvrement constitue un enjeu déterminant pour la continuité du service public. « Loin de poser les jalons d’une mutation complète de la Société nationale de recouvrement en un autre organe, avec une nouvelle mission, vos travaux doivent déboucher sur un projet qui est à même de pérenniser la société, en consolidant les acquis obtenus en recouvrement de créances et également l’immense expertise capitalisée dans ce domaine, en ouvrant l’objet social à d’autres domaines d’activités et à d’autres types de créances », a-t-il dit.

Pour Me Babacar Diallo, directeur général de la Société nationale de recouvrement, ce séminaire est l’occasion de partager, à travers les différents thèmes qui seront débattus sur le cadre légal et réglementaire qui régit le fonctionnement et sur les difficultés auxquelles la société est confrontée depuis sa création. Il s’agira également de discuter des différentes options qui ont été retenues par le comité sur le « Devenir de la Société nationale de recouvrement » et de s’accorder sur un projet de modification de la loi 91-21 du 16 février 1991 et du décret 91-210 du 27 février 1991 à soumettre aux autorités pour validation afin de permettre à la société de participer davantage à la mobilisation de ressources financières pour le compte de l’État en vue de contribuer au financement des projets et programme prévus dans le Pse.

62 milliards de FCfa recouvrés sur le portefeuille originel
La Société nationale de recouvrement (Snr) a réalisé des résultats conséquents, selon son directeur général, Me Babacar Diallo. «Nous avons recouvré, sur le portefeuille originel qui provient des banques comprises dans la restructuration du secteur, 62 milliards de FCfa. Nous avons remboursé, au titre des dépôts des clients 38 milliards de FCfa », a confié Me Diallo. Il a précisé que le recouvrement des 62 milliards de FCfa est en espèces, en nature et en compensation. Il souligne que la société continue de recouvrer les créances des portefeuilles originels mais aussi d’autres créances qui sont confiées par l’État du Sénégal. Récemment, la Société nationale de recouvrement a reçu le portefeuille de la Banque régionale de solidarité (Brs) et de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas). «Nous avons reçu un portefeuille de créance de 50 milliards de FCfa de la Cncas qui nous a été transféré par l’État du Sénégal. Nous voudrions maintenir ces missions de recouvrement des créances bancaires mais les élargir à d’autres activités », a ajouté Babacar Diallo. Il a indiqué que des sociétés nationales et établissements publics peinent à recouvrer leurs créances. « La loi qui a créé la Société nationale de recouvrement prévoit, à terme, que la société pourrait servir d’instruments de recouvrement pour les établissements publics et les sociétés nationales. Nous voudrions qu’au sortir de cette réunion, proposer une modification aussi bien de la loi que des statuts qui régissent la société pour nous permettre de recouvrer ces types de créances publiques non fiscales», a-t-il dit.

Aliou KANDE

Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime renforce les moyens d’intervention de ses directions. Celles-ci ont reçu 9 véhicules de type Pick-up double cabine.

Hier, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, a réceptionné et remis 9 véhicules à 3 directions de son département. Ces véhicules de type Pick-up double cabines sont destinés au renforcement des moyens d’intervention des directions des Pêches maritimes, des Industries de transformation de la pêche et de la Protection et de la surveillance des pêches. Ces moyens, d’une valeur de 145.000.000 de FCfa, sont acquis grâce aux ressources de l’appui sectoriel de l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte de la Société d’infrastructures et de réparation navale, en présence du représentant de l’Union européenne Clemens Schroeter.

Selon le ministre, ces moyens permettront à ces 3 directions d’assurer, entre autres, les inspections des navires de pêche arrivant au port de Dakar et des sites de débarquement de la pêche artisanale, le suivi des activités de la pêche artisanale, l’inspection sanitaire des établissements agréés à l’exportation et des sites de transformation.

Le ministre a magnifié le dynamisme de la coopération entre l’Union européenne et le Sénégal dans le secteur de la pêche et de l’économie maritime. Selon lui, cette coopération inscrite dans la durée est illustrée par la signature, le 14 novembre 2014, d’un accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable d’un montant de 13.930.000 d’euros, soit 9.132.466.210 de FCfa, réparti en contrepartie financière, en redevances et en appui sectoriel.

D’un montant annuel de 750.000 euros, soit 49. 697.750 de FCfa, l’appui sectoriel, est destiné au renforcement des capacités des services du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, pour l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de pêche durable notamment à travers trois axes : le suivi, le contrôle et la surveillance des pêcheries, y compris la lutte contre la pêche INN ; le renforcement des capacités scientifiques dans le secteur halieutique ; le soutien à la gestion des pêcheries artisanales.

Contrepartie financière, en redevances et en appui sectoriel
Remerciant l’Union européenne pour l’appui constant apporté au développement du secteur de la pêche, le ministre a exhorté « les bénéficiaires à accorder un soin particulier à l’entretien de ces précieux outils de travail pour les maintenir dans un parfait état de fonctionnalité ».

L’accord de pêche entre l’Union européenne et le Sénégal qui dure 5 ans a pour objectif : d’améliorer la gouvernance du secteur de la pêche ; d’assurer une exploitation durable des ressources et un approvisionnement durable des marchés nationaux ; de favoriser le développement du secteur au Sénégal et de permettre aux flottes thonières de l’Union européenne d’accéder aux zones de pêche sénégalaise, a rappelé Clemens Schroeter de l’Union européenne. En contrepartie, l’Union européenne verse annuellement près de 1.750.000 d’euros au trésor public. Ce montant comprend le paiement des droits d’accès à la zone de pêche du Sénégal, environ 1.000.000 d’euros par an et le versement de 750.000 d’euros appelé « appui sectoriel » alloués à la mise en œuvre d’une partie de la politique nationale de la pêche, A ces montants s’ajoutent les paiements des armateurs que le trésor public encaisse lors des demandes de licences de pêche, environ 800.000 euros versés au titre de l’année 2015, a précisé Clemens Schroeter.

Mamadou GUEYE

Les positions et les missions des administrations douanières doivent les amener à jouer « un rôle important permanent » dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme, a indiqué, hier, à Dakar, le ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. « Les enjeux et les défis qui interpellent nos pays ne cessent de croître et les administrations douanières ont un rôle important permanent à jouer compte tenu de leurs missions et de leur position aux frontières », a-t-il dit. Amadou Bâ prenait part au deuxième jour des travaux des directeurs généraux des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Organisation mondiale des douanes.

Au nombre des défis à relever, le ministre de l’Économie et des Finances a cité la maîtrise de l’assiette fiscale, la sécurisation de la chaîne logistique internationale et le développement du commerce électronique. « Le développement de la numérisation et la généralisation de l’informatique suscitent des craintes par des menaces multiformes générées, mais il n’en demeure pas moins essentiel dans la gestion moderne des procédures et la sauvegarde des données », a relevé Amadou Bâ.

Il a souligné « la masse importante de données » mise à la disposition des acteurs chargés du contrôle aux frontières, estimant que l’analyse qu’ils peuvent en faire participe à rendre efficace leur travail.

Pour y arriver, M. Bâ propose aux administrations douanières de travailler à l’amélioration des mécanismes de gestion des risques, pour une meilleure détection des irrégularités, envois illicites, mouvements suspects de personnes et de flux financiers. Le ministre de l’Économie a aussi plaidé pour une collaboration avec d’autres services gouvernementaux afin de mutualiser les expériences et les expertises aussi bien à l’interne qu’à l’international. Amadou Bâ a invité les administrations douanières à « jouer pleinement » leur partition dans les négociations en cours concernant la mise en place de la Zone de libre échange continentale (Zlec).

APS

La problématique de l’utilisation des ressources minières en Afrique a été au cœur d’un atelier de formation à l’intention des journalistes de 6 pays africains organisé par l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (Irpad) en partenariat avec Osiwa (Open society institute for west africa). L’atelier, qui s’est tenu les 26 et 27 avril, à Bamako, met les projecteurs sur les défis de l’information et de la formation à relever en Afrique. Le Mali, pays de tradition minière, a été donné en exemple. Il a réussi à collecter 1.099 milliards de FCfa des compagnies extractives entre 2011 et 2016, soit 20 % des ressources collectées par les sociétés minières.

A l’heure où le débat sur la nécessité de revoir les termes des contrats qui lient les multinationales aux pays africains est remis sur la table, le Mali, présenté comme le 3e producteur d’or en Afrique, derrière l’Afrique du sud et le Ghana, est en train de réfléchir sur les voies et moyens qui lui permettent une meilleure gestion de ses ressources naturelles en vue d’une amélioration durable des conditions de vie de ses populations. L’atelier de formation destiné aux médias de 6 pays africains a permis de s’imprégner des réalités au Mali qui a enregistré, ces dernières années, une contribution appréciable des compagnies minières, selon Mouhamed Lamine Samake, conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances du Mali, même si cela ne représente que 20 % des revenus miniers. La contribution des sociétés de télécommunication du Mali est plus importante que celle des sociétés extractives. Entre 2011 et 2016, les recettes collectées au profit du budget de l’État malien ont été estimées à 1.099 milliards de FCfa, avec des remboursements de crédits, des taxes sur la valeur ajoutée estimées à environ 400 milliards de FCfa pour la même période. Mouhamed Lamine Samake ajoute que ces prélèvements de l’ordre 1.499 milliards de FCfa représentent 18,63 % des prélèvements budgétaires sur la période, soit une moyenne annuelle de 22,95 %.

Les compagnies extractives ont également injecté, durant la même période, 18,898 milliards de FCfa aux collectivités locales. Divers fonds spéciaux dont le Fonds national de logement, le fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage ont bénéficié des retombées des industries minières. Pour Mouhamed Lamine Samake comme pour d’autres acteurs, il y a lieu d’accentuer les efforts en vue d’accroître les parts qui doivent revenir au gouvernement malien. Il a encouragé le gouvernement malien à dérouler, de nouveau, une batterie de mesures qui reposent sur une approche inclusive. Il a encouragé également les différentes structures intervenant dans le secteur à mutualiser leurs efforts, en vue de mettre en place un cadre institutionnel plus performant. Il s’y ajoute que le Mali souffre, à l’image de nombreux pays africains, d’un déficit de ressources humaines outillées techniquement, selon M. Samake. Ce manque de ressources humaines hautement qualifiées risque de s’accentuer avec les ingénieurs des mines qui sont admis à faire valoir leurs droits à la retraite d’ici à 2020. D’où, à ses yeux, l’impératif de renforcer les compétences techniques. Le conseiller technique du ministère de la communication, Gamard Diko a abondé dans le même sens.

Dans ce lot de contraintes, figurent également l’absence de motivation des acteurs tels les agents en service dans l’administration minière, la faible industrie locale de substitution aux importations de plusieurs intrants principaux, la faible capacité de la collecte et du traitement et de la diffusion de l’information. En dehors de l’insuffisance des infrastructures énergétiques de qualité, le Mali est également appelé à améliorer son cadre juridique et fiscal qui doit s’adapter aux mutations en cours.

Consolider le rôle des acteurs de la société civile
Mamadou Goita, le directeur exécutif de l’Irpad, initiateur de ce séminaire, a insisté sur le fait que la société civile qui s’est engagée dans une dynamique de construction des nations africaines, entend se donner à fond pour mettre les gouvernants sur la bonne trajectoire. Des initiatives seront multipliées pour les encourager à atteindre les objectifs de développement contenus dans l’agenda 2063 de l’Union africaine, mobiliser les ressources nécessaires qui aideront l’Afrique à s’appuyer sur ses fonds propres pour accélérer sa croissance économique et son développement.

Pour lui, la mise en œuvre de la vision minière africaine en vigueur depuis 2009, la publication du rapport Thabo Mbeki qui dénonce la fuite des capitaux vers l’étranger de l’ordre de 50 milliards de FCfa doivent inciter les États à donner de nouvelles orientations à leurs politiques nationales. En partenariat avec Osiwa et Trust Africa, l’Irpad, acteur de la société civile, est en train de développer des stratégies pour mobiliser les différents acteurs dans ce combat. Ils ont produit des études sur les flux financiers illicites en provenance de l’Afrique. Des études sur les cadres réglementaires et institutionnels de la gestion des ressources minières au Burkina Faso, en République de Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal ont également été réalisées. En tant que membre de l’initiative africaine sur les mines, l’environnement et la Société, les membres de l’Irpad cherchent, à travers des débats de fond, à sensibiliser les décideurs et les médias, à opérer des ruptures en consolidant le rôle et la place des acteurs de la société civile. Le partage équitable des ressources minières figure également dans leurs priorités.

De notre envoyée spéciale au Mali Matel BOCOUM

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), le secteur privé, parents et proches et l’État ont rendu hommage, hier, à Mamadou Lamine Niang. Ce dernier était le président de l’institution consulaire de 1991 à août 2016, date de son rappel à Dieu. La cérémonie était présidée par le ministre du Commerce Alioune Sarr.

Le défunt président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Mamadou Lamine Niang, a eu droit, hier, à un hommage digne de son rang. La cérémonie organisée par l’institution consulaire avec la collaboration du secteur privé et de sa famille a été encouragée par les plus hautes autorités du pays. Annoncé pour présider la rencontre, Macky Sall a été représenté par le ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, Alioune Sarr. Comme il fallait s’y attendre, il y a une forte mobilisation de la famille du défunt, de ses parents, proches, des membres de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, du secteur privé. Les témoignages sont unanimes. Mamadou Lamine Niang, rappelé à Dieu en août 2016, mérite cet hommage pour plusieurs raisons : « son combat sans relâche au service de l’entreprise ; ses efforts inlassables pour l’unité du mouvement patronal ; sa propension à rapprocher l’État et le secteur privé ». Il y a également sa «faculté à servir son prochain jusqu’au sacrifice ».

Présidant la rencontre, Alioune Sarr qualifie le défunt de « militant de la liberté d’entreprendre » qui a servi son pays avec « loyauté, efficacité, discrétion » et estime que la cérémonie revêt une importance pour le gouvernement. Selon M. Sarr, c’est pour cette raison que le président Sall lui a demandé de le représenter. Paraphrasant le chef de l’État, il affirme que le défunt président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar appartenait à « l’âge glorieux des grands fondateurs de l’économie nationale ». Il a consacré toute sa vie à l’entreprise et a rehaussé l’image des chambres consulaires au Sénégal et dans le monde, a ajouté le ministre du Commerce. Il a rappelé les nombreuses réalisations du défunt à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar et ses qualités pour l’avoir côtoyé en tant que autorité de tutelle.

Alioune Sarr a insisté sur l’engagement et le patriotisme de Mamadou Lamine Niang pour le projet de marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs à Diamniadio. Pour toutes ces raisons, M. Sarr estime que le défunt peut être offert en exemple à la jeunesse dans un monde de doutes et d’incertitudes. Pour Daouda Thiam, président par intérim de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Mamadou Lamine Niang a parcouru le monde entier pour semer les graines d’une « Afrique debout, ingénieuse et entreprenante ». Il a également, à son avis, contribué à renforcer les activités consulaires dans l’Uemoa et la Cedeao. « Mamadou Lamine Niang, poursuit-il, était un homme de paix, fidèle en amitié, excellent père de famille et qui a réussi à marquer son époque. »

Au nom du secteur privé, Mansour Cama confie que Mamadou Lamine Niang était « un infatigable soldat de l’entreprise, un humaniste, un homme remarquable ». Serigne Mbaye Niang a remercié, au nom de la famille, les autorités, les responsables de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, le secteur privé pour l’organisation de cette cérémonie d’hommage. « C’est un honneur et une immense fierté d’entendre tous ces témoignages. J’exprime ma gratitude à tous», a-t-il lancé.

Aliou KANDE

Pour mieux répondre aux attentes du monde des affaires, les administrations des douanes doivent disposer d’outils informatiques performants et interconnectés. Ces instruments devraient leur permettre de relever certains défis comme l’augmentation de leur contribution au budget national.

La 22ème Conférence des directeurs généraux des douanes d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ouverte, hier, à Dakar. Au cours de cette rencontre de trois jours, ces responsables des douanes de la région aborderont plusieurs points. Il s’agit notamment de la modernisation des administrations douanières, la criminalité transfrontalière, le plan stratégique régional.
Présidant l’ouverture des travaux, le directeur général des douanes sénégalaises, Papa Ousmane Guèye, a déclaré que la région est interpellée sur différentes problématiques touchant notamment au développement du commerce, à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée. Selon M. Guèye, cette rencontre de trois jours devra être mise à profit pour faire de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, une véritable force de proposition et d’action au regard des enjeux actuels qui tournent autour de la modernisation des administrations douanières, d’une meilleure mobilisation des ressources au profit des budgets nationaux et d’une recherche plus efficiente de la sécurisation de la chaine logistique internationale.

S’agissant de la modernisation douanière, il a rappelé et insisté sur la nécessité de faire doter les administrations d’outils informatiques performants et interconnectés en vue de donner corps et un contenu réel à l’émergence d’une économie numérique résiliente portée par des procédures et formalités simples, souples, prévisibles et surtout adaptées aux préoccupations et attentes du monde des affaires. Il a soutenu que l’autonomisation et la dématérialisation des procédures douanières comme leviers indispensables de la modernisation douanière, doivent, à terme, aider à asseoir une efficace analyse des données au service d’une gestion efficace des frontières. « D’autres sujets d’actualité brûlante vont interpeller notre conférence. Il s’agira, pour nous, de tracer les contours du plan stratégique qui devra constituer notre bréviaire pour les prochaines années», a indiqué le directeur général des douanes. Ce plan, a-t-il expliqué, en s’arrimant à celui plus globalisant de l’Organisation mondiale des douanes, a l’obligation de prendre en charge nos préoccupations endogènes dans un contexte de menaces sécuritaires multiformes de tous ordres, de mise en œuvre d’une zone de libre-échange continental et d’entrée en vigueur de l’accord de facilitation des échanges. Vice-président de l’Organisation mondiale des douanes pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, Amadou Coulibaly, le directeur général par intérim des douanes ivoiriennes a souligné que cette 22ème conférence se tient dans un contexte caractérisé par le ralentissement économique mondial et la radicalisation des actes de terrorisme. « Face à cette situation qui menace gravement le développement de nos États, les administrations douanières, en raison de leur position stratégique aux frontières, se trouvent fortement interpellées dans la mise en place de solutions pérennes », a affirmé M. Coulibaly.

Aliou KANDE

Le thème « Ordonnateur et comptable : séparation de fonctions-séparation de responsabilités » a été introduit par l’Inspecteur du Trésor Modou Bèye qui a souligné le risque de rupture profonde entre les ordonnateurs et comptables d’une part et entre ces derniers et le juge d’autre part. Le fondé de pouvoir du Trésor de Ziguinchor a estimé qu’il n’est pas sans intérêt de prendre toute la mesure d’une réalité aussi délicate en mobilisant tous ceux qui peuvent analyser et saisir l’évolution des fonctions et des responsabilités des différents acteurs de l’exécution du budget. Pour M. Bèye, les comptables exercent une fonction tandis que les ordonnateurs exercent des attributions financières en raison d’une position statutaire qu’ils occupent (ministre, maire). Ce qui lui fait dire que la fonction d’ordonnateur n’est qu’accessoire. « L’organisation financière et budgétaire repose entre ces deux acteurs mais entre ces derniers, il y a un budget, un système de contrôle qui fait appel à leur responsabilité respective et un principe qui est celui de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable », a-t-il noté.

« Cette séparation est justifiée par des considérations qui relèvent d’une bonne organisation du travail », a-t-il expliqué. Mais si l’ordonnateur est chargé de la phase administrative des recettes et des dépenses, le comptable, lui, s’occupe de la phase comptable qui ne se résume pas en de simples opérations matérielles d’encaissements et de décaissements. « Le comptable exerce un double rôle de payeur et de caissier », a-t-il noté. Il a, toutefois, précisé que ce principe connait des exceptions à travers notamment les régies, les caisses d’avance, les avances à régulariser, les dépenses payables sans ordonnancement préalable, la procédure de la réquisition comptable.

En outre, a fait savoir l’Inspecteur du Trésor, Modou Bèye, le comptable public est responsable des opérations des agents du poste qui lui sont subordonnés. De même, dans la limite des contrôles qu’il est tenu d’exercer, le comptable est aussi responsable des opérations des comptables et des correspondants qui sont centralisés dans sa comptabilité. « Derniers maillons de la chaine d’exécution de la finance publique et garant de l’orthodoxie budgétaire et financière, les comptables publics sont chargés du contrôle de la régularité formelle de la dépense. Ils exercent un contrôle strict sur ceux qui engagent la dépense publique. Ils protègent les ordonnateurs contre les risques d’irrégularité puisqu’ils bloquent une dépense qui est irrégulière empêchant ainsi l’ordonnateur d’être en première ligne », a avancé M. Bèye.

Eviter le discrédit
Selon lui, la séparation stricte des responsabilités a pour conséquence logique la séparation de fautes et des sanctions. Et il s’est félicité que le juge soit dans cette dynamique. Par ailleurs, l’Inspecteur a estimé qu’une pénalisation à outrance de la vie publique et administrative risque de jeter le discrédit sur les institutions de la République. « Il faut éviter que la sanction pénale donne un contenu à la responsabilité des gestionnaires publics », a-t-il suggéré. « Le droit pénal n’a pas grand-chose à faire avec l’efficacité de la gestion publique. Il ne s’agit pas de prôner la culture de l’impunité », a ajouté M. Bèye.

Pour Mamadou Djité, Inspecteur général des finances, le sujet est plus qu’actuel. La séparation des fonctions a été instituée depuis plus de 300 ans pour préserver les deniers publics. « Si ce principe de séparation fonctionne toujours, c’est parce qu’il est assis sur des principes très clairs », a-t-il dit. L’Inspecteur général des finances précise qu’en Droit administratif, l’acte administratif, même illégal, produit ses effets tant qu’il n’est pas retiré ou annulé. « Le comptable, même en présence d’un acte illégal, ne peut pas arrêter son application financière », dit-il. Il s’y ajoute que le principe de non-contrôle de la réalité des certifications en raison de la présomption dont ces certifications bénéficient, le principe de non-contrôle de l’utilité publique des dépenses, n’est pas du ressort du comptable public qui n’est pas un fonctionnaire d’opportunité, mais de régularité. « La réglementation financière, en posant ce principe de séparation de fonction, a bien délimité le champ du contrôle de régularité comptable », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a annoncé que plus de 18 millions d’euros, soit 11, 7 milliards de FCfa seront injectés pour la densification du tissu industriel et la mise à niveau des entreprises dans les zones de forte migration à savoir la vallée du fleuve Sénégal, la Casamance et le Sénégal oriental. « Dans les prochaines semaines, 1,2 milliard de FCfa sera remis à 150 entrepreneurs pour appuyer la création d’entreprises innovantes ». Le dernier recensement des entreprises du Sénégal par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a montré que les 99, 8 % des entreprises sénégalaises sont des Pme et que 97 % sont informelles. Selon le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, le portefeuille des Pme au Sénégal est composé de 81, 8 % d’entreprenants et de 16, 4 % de très petites entreprises, en citant le même rapport de l’Ansd.

S. Diam SY

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a lancé, hier, en partenariat avec la Sonatel, la plateforme It « Cloudnine » dédiée aux Petites et moyennes entreprises (Pme). Ce portail vise à permettre aux Pme de profiter des opportunités qu’offre le Cloud pour développer leurs affaires.

Les technologies de l’information et de la communication offrent de nombreuses opportunités surtout dans le secteur du commerce. Visibilité, gain de temps et économique, informations sur les marchés. Afin de faire bénéficier aux Petites et moyennes entreprises sénégalaises, l’Adepme a lancé, hier, en collaboration avec la Sonatel, la plateforme Cloudnine. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Selon Alioune Sarr, « Cloudnine ouvre des perspectives commerciales nouvelles pour les Pme. Quelle que soit leur taille, elles peuvent disposer d’une vitrine commerciale sur la plus grande avenue du monde, à savoir le world wide, web, en mettant en œuvre des stratégies ciblées ». Cet outil est d’une « importance capitale », a-t-il dit. Il permet d’accélérer la modernisation des Pme. « Dans un contexte où 99,8% des entreprises recensées sont des Pme dont 97 % sont informelles, il s’avère nécessaire de doter des Pme d’outils de gestion ; dans le même temps les Pme ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité », a-t-il dit. Le ministre a instruit l’Adepme à leur faciliter l’accès aux solutions du Cloudnine. Sa conviction est que Cloudnine a un « bel avenir » pour appuyer la formalisation et la mise à niveau des Pme.

Alioune Sarr a annoncé qu’une loi relative au développement des Pme et à la modernisation de l’économie est en gestation. « L’objectif, a-t-il précisé, c’est d’améliorer l’environnement des affaires des Pme et les rendre plus compétitives et novatrices ». Avec toutes ces initiatives, a poursuivi M. Sarr, le Sénégal confirme son leadership en promotion des Pme après avoir inspiré la charte communautaire des Pme et la création d’agences dédiées aux Pme dans l’espace Uemoa . Pour le ministre, même les Pme structurées ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité d’autant que les clients sont devenus de plus en plus exigeants.

A travers Cloudnine, a relevé le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, les Pme peuvent se développer en baissant leurs coûts grâce aux Tics. Elles peuvent se concentrer sur leur métier qui est la production de biens et de services de qualité. « Nous avons voulu mettre à la disposition des entrepreneurs et des Pme, un outil d’utilisation et structurant pour leur entreprise », a confié M. Diabira, en notant qu’il leur reste « un long chemin à parcourir, notamment dans la mise en place d’outils stratégiques pour la modernisation des Pme ». « Grace à un abonnement mensuel, les Pme du Sénégal auront l’opportunité de travailler dans des standards internationaux et accroître ainsi leurs performances », a indiqué la directrice d’Orange Buisness, Mme Dieng. Elle est d’avis que « Cloudnine » permet aux Pme, sans supporter des investissements importants, de disposer des mêmes infrastructures de gestion, à l’image des grandes entreprises.

Souleymane Diam SY

Le Secrétaire général national des travailleurs des industries de corps gras du Sénégal, Samuel Ndour, a préconisé, mercredi à Diourbel, un plan de relance de la Sonacos-Sa en vue de remettre la société sur les rails.

« Nous ne voulons pas entendre parler de reprivatisation pour le moment. La société est dans un très mauvais état et il faut la remettre sur les rails avant de la privatiser », a dit Samuel Sarr, venu à Diourbel pour s’enquérir de la situation de l’usine et des travailleurs. « La relance ne serait pas possible avec un déficit de la société estimée à 39 milliards de FCfa, en 2016 et des installations vétustes », a-t-il indiqué. Le syndicaliste a déploré les lenteurs dans les procédures pour relancer la société. « Quand les moyens seront en place, non seulement il faudra investir mais aussi embaucher tous ces journaliers qui sont là depuis des années », a-t-il encore indiqué.

Le Secrétaire général de la section de Diourbel du syndicat, Tiémbaye Ndiaye, dit fonder beaucoup d’espoir en l’avenir de la société. Il s’est réjoui de la réception des 16.000 tonnes de graines d’arachides à l’usine de Diourbel dont l’objectif initial était fixé à 25.000 tonnes. A ce propos, il a dit que 100 jeunes venant pour la plupart de Diourbel ont été recrutés cette année. Il a ajouté que le fonds de restructuration devrait permettre d’améliorer la situation de la société. Dans une volonté de recapitalisation, la direction générale de la Sonacos-SA avait décidé de vendre une partie des terres (4,6 ha) pour un coût global estimé à 26 milliards de FCfa. Toutes les procédures ont été épuisées et l’adjudication provisoire a été faite. Aux dernières nouvelles, une banque de la place aurait proposé des fonds à hauteur de 100 millions d’euros pour relancer cette usine et renoncer à la vente des terres. « Cette option semble, pour nous, plus intéressante. Nous demandons à l’État qui doit se porter garant de faire vite pour la libération des fonds qui devront permettre à la Sonacos-Sa de prendre son envol », a expliqué M .Ndiaye.

Aps

L’indice du chiffre d’affaires des services au Sénégal a connu une hausse de 8,6% au terme des deux premier mois de 2017, comparé à la même période de 2016, selon une note de la direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L’indice d’ensemble s’est établi à 140,3 points contre 129,1 points durant les deux premiers mois de l’année 2016, soit une augmentation de 11,2 points. Cette hausse est occasionnée par les branches autres services et banques et assurances qui progressent respectivement de 35,2% à 147,1 points et 31% à 168,1 points. Les branches services sanitaires (plus 9,3%) et poste et télécommunications (plus 7,5) et services immobiliers (plus 3,4%) ont également contribué à l’évolution de l’indice d’ensemble. Ce dernier a été impacté négativement par la branche transport qui se replie de 9,3% à 139,6 points contre 153,8 points à fin février 2016.

Apa

Dans cet entretien, le Directeur général de la Sonatel répond à toutes les questions. Sans tabou ni langue de bois. Il évoque les performances de l’entreprise, les grands projets, le Projet Sénégal numérique et bien sûr le climat social.

La Sonatel a tenu son Assemblée générale des actionnaires. Qu’est-ce qui est sorti de celle-ci ?
Il s’agissait d’une assemblée générale ordinaire, l’ordre du jour a porté sur l’examen et l’approbation des états financiers de l’exercice clos, le 31 décembre 2016, puis de l’affectation du résultat de l’exercice 2016. Cela a été un moment privilégié pour Sonatel et pour ses actionnaires et a permis d’échanger sur les réalisations de l’année 2016 et les perspectives de l’année 2017. Tous les 10 projets de résolution ont été adoptés à plus de 99 % des voix présentes ou représentées, ce qui témoigne, au-delà d’une vision partagée, du bon climat entre les deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ; d’un quasi consensus de tous les actionnaires.

Depuis 2012, vous êtes à la tête de la Sonatel. Comment se porte la société ?
Le groupe Sonatel a franchi des paliers importants dans tous les domaines, dans la continuité des très bonnes performances antérieures, confirmant ainsi la bonne santé d’une entreprise qui a habitué ses parties prenantes à la performance continue. Parmi ces paliers, on peut citer notamment :

• Le renforcement de la place de partenaire privilégié des États dans le développement socioéconomique des pays de présence (contribution significative au Pib des économies de tous les pays, d’importantes actions Rse dans les domaines de l’Éducation et de la Santé, etc.).

• Le leadership dans tous les pays de présence (préservé au Sénégal et au Mali ; conquis en Guinée et en Guinée Bissau) avec plus de 50% de parts de marché en volume et en valeur, malgré une intensification de la concurrence directe avec des opérateurs de rang africain (Mtn, Maroc Telecom) et mondial (Millicom).

• Une reconnaissance par les marchés boursiers des solides performances opérationnelles et financières du groupe avec un titre fractionné en 2012 à 14 000 FCFA qui s’échange aujourd’hui à 25 000 FCFA.

• Des pas importants vers le développement de l’inclusion financière et de la Finance mobile : Orange Money (plus de 3 millions de clients utilisent le service tous les mois au Sénégal, au Mali et en Guinée) et la 1ère expérience de jonction entre les univers des télécommunications et de la banque avec l’avènement des Établissements de monnaie électronique Eme (évolution suivie avec grand intérêt par les autorités monétaires).

• Deux opérations majeures pour le groupe en 2016 : le renouvellement de la concession et l’acquisition de fréquences 4G au Sénégal (après Bissau en 2015) et l’acquisition d’Airtel Sierra Leone.

• Un renforcement des investissements du groupe (de 125 milliards en 2012 à 154 milliards en 2016) qui a permis de réaliser des innovations majeures sur les services offerts à nos clients, de plus en plus nombreux à nous faire confiance.

Ces belles performances ont été réalisées grâce à la mobilisation du personnel autour d’un Projet d’entreprise dénommé « Unis Vers 2016 ». Ce projet, co-construit avec toutes les parties prenantes internes de l’entreprise, a notamment permis de faire croître notre chiffre d’affaires de plus de 240 milliards entre 2012 et 2016 ; soit +36%. Nous avons pu ainsi réaliser les 10 objectifs stratégiques fixés par ce Projet d’entreprise. Un nouveau projet est en cours de mise en place pour accompagner la réalisation des objectifs de notre plan stratégique « Horizons 2020 ».

Sonatel est un leader dans le secteur des télécommunications au Sénégal et dans certains pays de la sous-région depuis de nombreuses années. Comment expliquez-vous cette réussite qui s’inscrit dans la durée pour un secteur concurrentiel ?
DG SonatelPlusieurs facteurs combinés peuvent expliquer le leadership de Sonatel dans le secteur des télécommunications de la sous-région depuis plusieurs années.
En premier, la vision stratégique des deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ainsi que celle des managers qui se sont succédé a permis d’anticiper toutes les ruptures majeures du marché des télécommunications notamment :

• l’anticipation de la transformation vers le mobile : d’un opérateur historique sur le fixe en situation de monopole, Sonatel a su anticiper dès 1996 sa transformation en opérateur mobile dans un contexte de concurrence ;

• la croissance externe : l’acquisition de nouveaux marchés extérieurs au Sénégal est une stratégie de relais de croissance inscrite dans les orientations de Sonatel, il y a une vingtaine d’années, en même temps que l’ouverture du capital. Ce modèle est le fruit de la vision des dirigeants de l’entreprise, du soutien constant des autorités et celui du partenaire stratégique Orange, dont le savoir-faire et la force de la marque, apportés à des Sonatéliens compétents et engagés, a facilité notre expansion sous régionale par le lancement d’opérations au Mali dès 2002, en Guinée-Bissau en 2007 et en République de Guinée en 2008. Dans tous ces pays, Sonatel, à travers sa marque Orange, occupe la position de leader qu’il a pris à l’opérateur historique du pays. Ces opérations de croissance externe nous ont permis de consolider des parts de marché fortes et dynamiques, et de poursuivre des réalisations sur le plan technique notamment l’accès au haut débit avec des équipements de dernière génération. Cette stratégie se poursuit avec l’acquisition récente d’une licence en Sierra Leone.

En deuxième, la compétence et l’engagement des salariés au service des clients
En troisième, une stratégie de first-mover a permis de lancer des services innovants, offrant ainsi à nos clients les meilleures expériences sur les nouvelles technologies parmi lesquelles :
• le lancement du réseau Adsl dès 2003, qui a permis à notre pays d’avoir l’un des meilleurs taux de pénétration d’Internet fixe en Afrique ;
• le lancement de l’offre Orange money en mai 2010 qui permet à nos clients d’effectuer leurs transactions financières (achat, transfert, etc.) à partir de leurs téléphones mobiles ;
• le lancement de l’Internet très haut débit avec le déploiement de la fibre et de la 4G au Sénégal et en Guinée-Bissau.

Au-delà de cette culture d’anticipation, on peut également citer parmi les facteurs de réussite de Sonatel :
• Le lancement de projets structurants, comme les projets de transformation du service Client. En effet, nous avons démarré, en 2013, un programme ambitieux de transformation du service client de Sonatel avec un certain nombre de chantiers (dont le chantier phare est la certification à la norme Copc, qui est une norme de haute performance orientée service client). Pour cela, un certain nombre de dispositifs allant dans le sens d’améliorer la qualité de prise en charge de nos clients a été mis en place.
• Notre rigueur organisationnelle a permis un pilotage continu des indicateurs de performance.
• Nos investissements importants dans l’infrastructure pour garantir à nos clients une qualité de service au niveau des standards internationaux, et un réseau moderne de dernière génération.
• Une contribution importante à la création de richesses dans nos pays de présence. En 2013, une étude du cabinet international McKinsey « Lions go digital : the internet’s transformative potential in Africa » évaluait la contribution de l’Internet dans l’économie sénégalaise à 3,3%. Ce qui classe le Sénégal au premier rang africain et à la 9ième place mondiale en contribution de l’Internet dans l’économie.

Après le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau, votre groupe a fait son entrée en Sierra Leone. Comment se passe votre installation dans ce pays ?
Le démarrage des activités de la société Airtel Sierra Leone se passe dans de bonnes conditions. Nous préparons le rebranding de la marque dans les prochains mois. Airtel est le deuxième opérateur mobile en Sierra Leone avec plus de 1,3 million de clients sur une population de 6,3 millions d’habitants.

Avec un taux de pénétration mobile de 50 % de la population, la Sierra Leone dispose d’un potentiel important de croissance à un moment où de forts investissements sont en cours pour étendre le réseau 3G. Ce réseau qui offre déjà une bonne couverture à Freetown et dans les principales villes de Sierra Leone, offrira, à terme, un accès à Internet aux clients habitant au-delà des grandes villes.

Les investissements prévus dans les prochaines années permettront aux clients Sierra-léonais de profiter de l’expertise et du dynamisme de Sonatel et du groupe Orange, en termes d’innovations et de développement de l’écosystème numérique.

Où en êtes-vous avec le projet d’externalisation qui a occasionné des grincements de dents chez les travailleurs ?
Directeur général SonatelLa seule phase entamée, à ce jour, est la mutualisation de la supervision des réseaux de 09 pays, à partir d’Abidjan et Dakar qui abrite le siège.
L’un des objectifs majeurs du groupe Sonatel est de faire du Sénégal un leader sous-régional d’un point de vue technologique, mais aussi dans la création d’emplois (60 emplois nouveaux d’ingénieurs et de techniciens créés depuis la mise en service).

Naturellement, le volet Ressources humaines est un aspect important et je dois préciser que nos 14 salariés transférés avec leur consentement, manifestent, à ce jour, toute leur satisfaction. Un de ces salariés a été reconnu à l’échelle continentale pour ses compétences et ses performances.

Pour les prochaines étapes du projet de transformation, nous avons mis en place des chantiers au sein desquels les partenaires sociaux participent de manière active.
Nous avons opté pour un dialogue inclusif impliquant l’ensemble des acteurs afin de définir les conditions de réussite de la suite de ces projets de transformation. Ces projets de transformation dans tous les domaines d’activités sont une nécessité pour garder notre leadership et rester compétitifs.

Selon les travailleurs de tels projets, dans leur constitution, sont de nature à changer structurellement les réseaux des télécommunications des pays, avec un impact négatif significatif sur l’économie et leur souveraineté. Ces craintes sont-elles fondées ?
Le projet n’a aucun impact sur la structure du réseau puisqu’aucune infrastructure n’est cédée et que Sonatel continue à réaliser les investissements de construction de réseaux. Ces projets incontournables dans l’évolution actuelle des opérateurs de télécommunications sont dans beaucoup de pays l’équivalent de suppression d’emplois au profit des pays comme l’Inde, la Chine et la Roumanie où sont positionnés les centres d’exploitation réseau (Network Operating Center) des plus grands Managed Service Providers comme Huawei et Ericsson.
Sonatel, opérateur historique, consciente de son rôle de partenaire au développement aux côtés de l’État du Sénégal, a pris l’option d’aborder ce tournant incontournable en veillant à la préservation des emplois dans le domaine réseaux télécoms, à la création de nouveaux emplois et au maintien du leadership du Sénégal dans le domaine des Tic.

Dans le projet Gnoc pour la supervision mutualisée des réseaux de 9 pays de la zone Moyen orient Afrique du groupe Orange, Sonatel a obtenu que Dakar abrite l’un des deux sites Gnoc ainsi que le siège social du Gnoc (l’autre site étant à Abidjan).

Pour gérer ce Gnoc, en plus des ressources transférées de Sonatel, il a été nécessaire de recruter une soixantaine de ressources supplémentaires à ce jour, compte non tenu des emplois indirects créés par l’installation du centre à Dakar (Sécurité, Nettoyage, Restauration, etc.). A cela s’ajoute les retombées fiscales que cela va générer pour le Sénégal.

Des responsables syndicaux soutiennent que des Directeurs de filiales sont nommés directement par Orange. C’est le cas avec Orange Guinée. Ils évoquent aussi le cas du Directeur général adjoint qui pilote toutes les directions stratégiques. Qu’en est-il exactement ?
Oui, certains syndicalistes ont cru bon d’utiliser ces arguments pour mobiliser l’opinion publique, dans leur lutte contre les projets de transformation et ils sont dans leur rôle ; mais je puis vous assurer qu’ils sont les premiers à savoir que ces allégations n’ont aucun fondement, parce qu’ils vivent dans l’entreprise.

Les directeurs de filiales du groupe Sonatel sont nommés par leurs différents Conseils d’administration. D’ailleurs, pour parler du cas d’Orange Guinée que vous évoquez, son Conseil d’administration vient de nommer un parmi nos brillants cadres de Sonatel comme Directeur général à l’occasion de sa réunion du 07 avril dernier. Nous sommes et resterons ouverts à la diversité et notamment aux échanges de compétences parce que nous sommes membre d’un grand Groupe mondial Orange qui a contribué à ce qu’une trentaine de cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens et bissau-guinéens occupent des fonctions importantes, en France ou dans un autre pays que le leur au sein du groupe.

Le Directeur général adjoint de Sonatel, M. Thierry Marigny, agit sous mon autorité et j’en profite pour saluer son professionnalisme, son engagement et sa loyauté ; il est membre d’un Comité de direction entièrement composé de Sénégalais qui sont à la tête de toutes les directions de la société. Le témoignage que je puis faire après 30 ans d’observation, est que le niveau de compétence, d’intégrité et d’engagement au service de Sonatel de ces cadres dirigeants de haut niveau ne laisse aucune possibilité qu’ils n’assument pas pleinement et entièrement leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Sans prétention, mon sentiment est que ces cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens ou bissau-guinéens n’ont de leçon de patriotisme à recevoir de personne, leur engagement et les valeurs de Sonatel qu’ils incarnent au Sénégal et dans la sous-région mériteraient d’être plus connus parce qu’ils constituent une des clés de la réussite de Sonatel.

Ces derniers temps, la qualité du réseau est décriée. Comment expliquez-vous ces désagréments et à quand la fin de ces perturbations ?
Sonatel a mis en place, ces dernières années, un ambitieux programme d’investissement pour la modernisation et la sécurisation de son réseau mobile afin de délivrer à ses clients une qualité de service incomparable et leur offrir des services innovants. Nous venons de finaliser le renouvellement de tous les sites de notre réseau mobile suite à un programme tri-annuel réalisé entre 2014 et 2016. Ce renouvellement a facilité l’introduction de la 4G. Nous allons mettre en service, très prochainement, notre nouveau Datacenter conçu pour délivrer des services de l’écosystème cloud avec un niveau très élevé de disponibilité, et qui pourra héberger les infrastructures et services de nos clients soucieux d’avoir une haute disponibilité de service.

Malheureusement, nous avons eu, ces temps derniers, des incidents répétitifs sur notre réseau de transmission. Ces incidents sont dus à des coupures de fibre optique dans certains endroits suite à des travaux effectués par des tiers (travaux routiers ou travaux effectués par d’autres concessionnaires) sans coordination avec Sonatel. Nous saisissons l’opportunité que vous nous offrez pour sensibiliser les concessionnaires sur la nécessité de coordonner avec nos services pour tous les travaux susceptibles d’impacter nos infrastructures techniques.

Malgré la baisse des tarifs sur les télécommunications, des spécialistes de ce secteur, estiment que les prix peuvent être baissés davantage. Peut-on s’attendre, dans un bref délai, à une nouvelle baisse ?
Tous les investissements de Sonatel ont pour objectif d’offrir une meilleure qualité de service et des offres adaptées en termes d’usages et de tarifs. C’est une vision que nous déclinons en continu. En plus des baisses de tarifs faites régulièrement, nous proposons des offres qui prennent en compte les différents besoins de nos clients, adéquation dont nous nous assurons à travers une écoute permanente de nos clients. A travers les promotions proposées au quotidien, mais également la gamme illimix et le programme de fidélité Sargal pour ne citer que ces exemples, nous mettons en œuvre une politique d’abondance et de générosité toujours plus importante sur le marché.

Sur Internet, nous allons contribuer à l’atteinte de l’objectif fixé par l’État du Sénégal de diviser par 2 les tarifs Internet d’ici à 2025 dans la stratégie Sénégal numérique 2025. En février 2017, nous avons déjà posé notre Acte 1 avec des baisses de plus de 15 % en moyenne sur le fixe et de plus de 20% sur le mobile.

Où est-ce que vous en êtes avec l’Internet haut débit et la commercialisation de la 4 G ?
Permettez-moi de rappeler que la 3G d’Orange est disponible pour plus de 75 % de la population au Sénégal. Nous proposons à nos clients, depuis le mois de juillet 2016, le haut débit mobile grâce à la 4G. Nous comptons de plus en plus de clients adeptes de l’Internet haut débit.

Nous avons déployé plus de 300 antennes 4G à Dakar, à Touba et à Saly. En 2017, de nombreuses villes des régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor seront couvertes. Nous allons amener la 4G aux Sénégalais et veiller à ce que les tarifs Internet soient tout à fait accessibles.

En plus de la technologie pour accéder à Internet, nous proposons à nos clients des téléphones mobiles 3G à moins de 10.000 FCfa et des téléphones mobiles 4G à moins de 50.000 FCfa. Nos clients peuvent actuellement échanger leurs terminaux basiques fonctionnant sur les réseaux de première génération (Gprs/2G/Edge) contre des terminaux 3G dans nos agences et boutiques pour 9.900 FCfa, ce qui est une proposition inédite sur le marché sénégalais.

Sur le fixe, à côté de l’Adsl que vous connaissez déjà, nous proposons, depuis février Keurguibox, qui permet de disposer, partout où le réseau mobile 3G/4G d’Orange est présent, d’un Internet haut débit sans engagement ni facture.

Les technologies très haut débit que nous testons actuellement sur le fixe permettront aussi prochainement de faire profiter à nos clients d’une nouvelle évolution sur leur expérience Internet.

Quelle lecture faites-vous du projet Sénégal numérique ? quels en sont les enjeux pour notre pays ?
Sonatel s’est engagée à contribuer fortement à l’atteinte des objectifs du projet « Sénégal numérique 2025 ». En effet, ce projet revêt un enjeu majeur pour le développement de l’économie numérique de notre pays notamment par sa capacité à améliorer de façon significative :

• l’accès aux services numériques de toute la population,
• la connectivité de notre administration,
• la promotion d’une industrie numérique innovante et créatrice de valeur,
• la diffusion du numérique dans les secteurs prioritaires.

Ainsi, pour chaque volet de ces axes prioritaires, Sonatel compte renforcer, de façon significative, ses actions, mais aussi lancer des projets qui vont accompagner la transformation digitale du Sénégal.

Quel rôle la Sonatel compte-t-elle jouer dans ce projet et le développement des startups au Sénégal ?
Dans le domaine de l’accès, il est important de noter que notre pays, à travers Sonatel, dispose d’une infrastructure de qualité qui permet de réaliser les ambitions du projet Sénégal numérique 2025. Toutefois, nous comptons poursuivre et améliorer notre infrastructure pour la couverture très haut débit sur l’ensemble des zones urbaines et rurales du Sénégal à l’horizon de ce projet. Aussi, afin de faciliter l’accès aux services très haut débit aux populations, Sonatel compte poursuivre ses efforts de politique tarifaire abordable. Le frein majeur à cela reste le coût des fréquences qui est beaucoup plus élevé au Sénégal que partout ailleurs en Afrique. Nous nous réjouissons de l’annonce faite par les autorités, depuis deux ans, de revoir ces coûts à la baisse. Cette dernière nous permettrait de poser un acte 2 significatif vers la stratégie de démocratisation des services de l’internet haut débit après l’acte 1 posé au mois de février.

Pour la connectivité des administrations, il faut rappeler que Sonatel a entrepris un vaste programme de fibre optique à travers tout le pays ainsi que la construction d’un Datacenter à Rufisque, qui peut héberger les données et applications administratives dans tous les domaines (éducation, état civil, santé, etc.)

En collaboration avec les collectivités locales, des projets comme « une collectivité locale, un site Web » sont prévus.
Pour la promotion d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur, Sonatel est en partenariat avec plusieurs acteurs de l’écosystème numérique.

Dans notre politique de Responsabilité sociétale d’entreprise, nous soutenons le premier incubateur de l’Afrique de l’Ouest, le Ctic Dakar, dont Sonatel est membre fondateur. Depuis 2011, date de création de l’incubateur, les résultats sont plutôt encourageants avec 91 entreprises accompagnées dans différents programmes, 2.220 porteurs de projet formés et coachés, 100 % de viabilité financière, plus de 300 emplois créés et 4 milliards de FCfa de chiffre d’affaires cumulés des entreprises.

Sonatel appuie également plusieurs startups dont 2 belles initiatives :
MLouma : lauréate du Poesa (le Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique) édition 2015, qui déploie une offre Mobile Agri : une application mobile accessible via le portail Ussd dédié aux offres Rse (le #112# ) permettant non seulement de disposer des prix des denrées et des produits sur les différents marchés hebdomadaires (loumas) du Sénégal, mais aussi de mettre en relation, facilement et de manière sécurisée, producteurs et acheteurs.

Le service Karangué qui est un système d’alerte automatique via le mobile des rendez-vous de vaccination et des rappels des visites pré et post-natales. Ces rappels se font par Sms et par appel vocal aussi bien en français que dans les différentes langues locales (Wolof, Toucouleur, Sérère, etc.).

Dans la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires, Sonatel, avec son service Orange Money, joue un rôle important et grandissant dans l’inclusion financière des populations au Sénégal et dans la sous–région.

Par ailleurs, Sonatel a signé une convention avec le ministère de l’Éducation pour fournir l’Internet gratuitement dans tous les établissements d’enseignements publics au Sénégal (primaire, moyen et secondaire).

Enfin, pour faciliter l’accès des startups au financement, Sonatel a participé à la mise en place du fonds d’investissement Teranga capital, qui a financé, il y a quelques semaines, l’entreprise Sugu porteuse de l’activité de logistique OuiCarry pour un montant de 200 millions de FCfa.

Cette stratégie est déployée dans l’ensemble de nos pays de présence. Au Mali par exemple, notre filiale a accompagné la création du 1er incubateur du genre dans ce pays, Createm (Centre révélateur et accélérateur de talents d’entreprises au Mali). L’ambition de cet incubateur est d’offrir aux entrepreneurs maliens un environnement unique pour développer, accélérer la croissance et pérenniser leurs entreprises.

De même, en Guinée, nous avons aussi contribué, de manière significative, à la création de plus de 15.000 emplois dont 374 emplois permanents directs, salariés d’Orange Guinée.

Propos recueillis par Cheikh THIAM, Mamadou GUEYE (texte)
et Sarakh DIOP (photos)

Des professionnels du tourisme et des transports aériens ont appelé à l’amélioration des conditions du transport aérien pour davantage attirer les touristes. Une baisse des taxes aéroportuaires pourrait donner un coup de fouet à ces deux secteurs.

L’agence de promotion touristique Jumia Travel a organisé, hier, une conférence sur le thème : «Transports aériens et développement du tourisme en Afrique». La rencontre a servi de tribune d’échanges aux professionnels du voyage notamment aérien de revenir sur les opportunités de ce secteur, le développement du tourisme en Afrique. Les participants se sont également prononcés sur les difficultés des transports aériens en Afrique. Guillaume Pepin, directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel est revenu sur les opportunités à exploiter dans la mise en œuvre des politiques de transport en conformité avec celles du tourisme. « Les touristes se déplacent vers une destination, la visitent et en reviennent en utilisant les moyens de transport à leur disposition. Les modalités de ces déplacements peuvent varier quasiment à l’infini, mais le transport est toujours une partie intégrale et un élément clé de l’expérience touristique », a-t-il dit. Selon Guillaume Pepin, le secteur du transport aérien représente souvent la principale dépense des touristes et est au cœur de l’expérience touristique. Partant de cette donne, les touristes s’attendent à un « transport sécuritaire, abordable, fiable et efficace ».

Dès lors, le développement du tourisme est tributaire des moyens de transport. Et l’avion s’est imposé comme le moyen de transport le plus adapté pour les voyages entre pays, vu le gain de temps considérable. Dans ce contexte, le transport aérien s’est imposé sur le plan mondial comme un dispositif important pour le déplacement des touristes. L’évolution du transport aérien a complètement changé la nature même des déplacements et, en conséquence, des voyages touristiques. « On peut relier les grandes villes grâce à l’évolution de la technologie des transports de manière générale et aérienne en particulier, plus rapides et efficaces pour les grandes distances », a rappelé le directeur de Jumia Travel.

La conférence a également enregistré la participation de Pablo Landrau Villalobos, directeur du développement international de la compagnie aérienne Binter. Dans son intervention, M. Villalobos s’est appesanti sur le rôle joué par le transport aérien dans l’interaction et le développement du tourisme. Il a notamment souligné que le contexte souscrit au développement de ce secteur dans de nombreux pays du continent. « En qualité d’acteur du tourisme africain, il est naturel que nous nous intéressions particulièrement aux relations entre le tourisme et le transport aérien, a-t-il dit. Il a plaidé la baisse des taxes aéroportuaires, estimant qu’une telle réduction rendrait plus attractive la destination Sénégal.

L’Afrique tire 3 % de son Pib du transport aérien
Selon des données mises à la disposition de la presse par Jumia Travel, en Afrique, l’industrie du transport aérien a créé près de 688 000 emplois et a contribué pour plus de 21 milliards de dollars au Pib du continent. Près de 6 millions d’emplois ont été renforcés grâce à l’effet catalyseur des voyages et du tourisme. L’Afrique représente environ 12 % du nombre total d’emplois et 3 % du Pib liés à l’industrie du transport aérien dans le monde. Les transporteurs d’Afrique ont connu leurs meilleurs résultats en 2012, avec une croissance de 7,4 %. Ce développement est alimentée par la forte demande sur les routes en provenance et à destination de l’Asie et du Moyen-Orient. La capacité a augmenté au même rythme de sorte que le taux d’occupation des sièges est demeuré inchangé. Il est présentement estimé à 67,7 %, précise le texte. L’Afrique compte 117 aéroports internationaux régulièrement exploités et 500 aéroports domestiques, rapporte la même source.

Oumar BA

Les découvertes du pétrole et du gaz au Sénégal ont suscité bien des enjeux. Oxfam, dans son programme gouvernance contre la pauvreté et les inégalités renforce, depuis hier, à Saly, les capacités des acteurs pour leur permettre d’avoir une meilleure maîtrise des textes régissant l’exploitation du pétrole et du gaz.

Doter les acteurs de connaissances leur permettant de participer, de manière effective, aux réformes du cadre juridique et institutionnel de la gouvernance du secteur du pétrole et du gaz. C’est, entre autres, l’un des objectifs du séminaire de cinq jours organisé par Oxfam à l’intention des parties prenantes notamment l’Itie, la plateforme « Publiez ce que vous payez (Pcqvp) », le réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm), la société civile et le réseau des journalistes.

Avec les importantes découvertes de pétrole et de gaz au large des côtes Sénégalaises, la maîtrise du cadre juridique et institutionnel qui régit l’exploitation du pétrole et du gaz était devenue une nécessité. Et Oxfam avait commencé à renforcer les capacités des acteurs et mis un cadre de dialogue multi-acteurs en vue de permettre des actions de plaidoyer efficaces pour favoriser un cadre qui tienne compte des préoccupations des populations dans le secteur du pétrole et du gaz.

Selon le responsable du programme gouvernance d’Oxfam au Sénégal, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières pose beaucoup de problèmes à travers le monde. « Le Nigeria, a dit Elimane Kane, est l’exemple le plus patent, avec l’ampleur des impacts sur les moyens d’existence des populations qui vivaient dans ses localités où les ressources pétrolières étaient trouvées ». « Souvent, les pays riches en pétrole n’en bénéficient pas beaucoup. Il n’y a pas une corrélation directe entre l’exploitation du pétrole et du gaz et le développement économique de ces pays.

Inclusion sociale
Beaucoup d’études de la Banque mondiale et du Fmi l’ont montré », a indiqué M. Kane. D’où la nécessité, selon lui, pour les acteurs au Sénégal, d’anticiper sur la maîtrise du secteur. Pour cela, a-t-il souligné, des connaissances sont requises pour s’engager. Elimane Kane a estimé que force est de reconnaître que le gouvernement du Sénégal, les acteurs de la société civile, les parlementaires et tous ceux qui représentent le peuple ne sont pas aussi bien préparés que les entreprises multinationales exploitant ces ressources à travers le monde. « Il y a un défi de renforcement de capacités que nous voulons combler et c’est pour cette raison que nous avons commencé par la formation pour permettre aux acteurs de participer, de façon efficace, aux réformes nécessaires que le gouvernement envisage dans le secteur comme le Code pétrolier qui est en train d’être revu », a déclaré M. Kane. Cette révision, a-t-il relevé, sera ouverte à la société civile et d’autres acteurs afin qu’ils puissent jouer leur partition et veiller à ce que les populations ressentent pleinement les retombées de ces ressources. Le contraire, a-t-il assuré, pourrait créer d’autres types d’externalités qui ne feront qu’engendrer des problèmes. Pour le président du comité sénégalais de Droits de l’Homme, le Sénégal doit tirer les enseignements des situations vécues dans d’autres pays où le pétrole et le gaz, au lieu d’être bénéfiques aux populations et à l’État, ont produit l’effet contraire avec la naissance de conflits sociaux aux conséquences incalculables. « Pour ce qui concerne le Code de l’énergie et le nouveau Code minier qui a été adopté, promulgué et qui est entré en vigueur, il faudrait que l’ensemble de ces instruments juridiques puisse être adopté dans une approche inclusive », a indiqué Me Pape Sène. Selon lui, la chose pétrolière, gazière ne doit pas être une affaire de l’État ou d’un groupe de personnes. « Ça doit intéresser l’ensemble des citoyens sénégalais parce que c’est un don de Dieu qui est là, mais il ne faudrait pas qu’un groupe de personnes s’en accapare et en fasse ce qu’il veut. Cela est une préoccupation forte du président de la République, qui a mis en place Cos Pétrogaz et fait adhérer le Sénégal à l’Itie pour beaucoup plus de transparence dans la gestion des ressources minérales », a fait savoir Me Sène. Selon lui, seule la transparence peut, aujourd’hui, permettre de gagner la confiance des Sénégalais et de faire en sorte que cette découverte de gaz et de pétrole puisse être profitable à notre économie et aux Sénégalais.

S. O. F.

Bonne nouvelle pour le Sénégal. Les premières productions de gaz seront livrées à partir de 2021, a annoncé, hier, Emma Delaney, présidente régionale Bp Mauritanie et Sénégal. Une date déjà avancée par des voix autorisées.

Les premières productions de gaz au Sénégal sont attendues en 2021, a indiqué, hier, Emma Delaney, présidente régionale Bp Mauritanie et Sénégal. « Nous travaillons pour arriver à produire rapidement. Les premières livraisons seront disponibles en 2021 », a déclaré Mme Delaney. Elle s’exprimait lors de la présentation de l’édition 2017 du Bp Energy outlook. Au cours de la rencontre, elle a souligné l’importance des découvertes de gaz dans notre pays, soutenant que c’est un potentiel de classe mondiale. « Les ressources découvertes au Sénégal sont importantes. Elles seront bénéfiques non seulement aux populations mais également aux générations futures », a affirmé Mme Delaney. Elle a ajouté que ces découvertes permettront au Sénégal de se positionner dans le marché mondial notamment européen. Elle a rappelé l’importance pour son groupe d’avoir un partenariat solide avec l’ensemble des acteurs avec lesquels il partage les mêmes objectifs stratégiques. «Bp entrevoit un avenir prometteur pour l’industrie du pétrole et du gaz du Sénégal et s’est engagé à aider le pays à développer ses ressources d’une façon durable.

Avenir prometteur pour le gaz
Le moment est venu de commencer un nouveau chapitre pour l’industrie, et cet accord nous permet de faire cela, avec un partenariat qui partage les mêmes objectifs stratégiques pour le Sénégal », a-t-elle dit. Emma Delaney a indiqué que ce partenariat, simple et aligné, permettra à Bp de faire des progrès en phase avec Petrosen et Kosmos, pour arriver à la livraison du premier gaz de Tortue pour le Sénégal en 2021. Ce qui, à son avis, fera du Sénégal, un pays producteur de gaz de calibre mondial. «Nous sommes ravis et honorés de pouvoir jouer un rôle dans ce futur-là », s’est félicitée Mme Delaney.

Pour Guillaume Defaux, président de Kosmos Bp Sénégal, la taille des découvertes de gaz au Sénégal et les perspectives vont modeler durablement une partie des écosystèmes d’Afrique de l’Ouest. « La quantité d’hydrocarbure découverte au Sénégal et en Mauritanie amèneront les investisseurs à les intégrer dans leurs plans de développement. Ce sont des découvertes importantes », a confié M. Defaux.

Changements politiques, technologiques `et économiques
Bp Energy outlook est publié chaque année et établit un scénario de référence décrivant l’évolution la « plus probable » des marchés énergétiques mondiaux jusqu’en 2035, en fonction des probables futurs changements politiques, technologiques et économiques.

William Zimmern, directeur de la macroéconomie de Bp a précisé que ce document est axé sur le long terme. La demande mondiale d’énergie continuera à augmenter à un taux d’environ 30 % entre 2015 et 2035, soit une croissance moyenne de 1,3 % par an poussée par les pays en développement. Toutefois, a-t-il soutenu, cette croissance dans la demande d’énergie est nettement inférieure au taux de 3,4 % par an attendu pour le Pib mondial. Selon lui, cela reflète une amélioration de l’efficacité énergétique grâce à l’amélioration technologique et aux préoccupations environnementales. Cette évolution de la situation énergétique du monde s’accompagne d’une transition vers un futur à plus faibles émissions de carbone. « Tandis que cette transition se déroule, beaucoup de choses sont en train de changer. Par exemple, il est prévu que la demande de gaz, en tant qu’un alternatif à plus faible émission de carbone, par rapport au pétrole et au charbon, augmentera plus rapidement que la demande du pétrole ou du charbon au cours des 20 prochaines années par un taux moyen de 1,6 % par an et il est prévu que cette demande dépassera la demande du charbon, pour être la deuxième plus importante source de combustible d’ici à 2035 », a noté William Zimmern.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signé, hier, à Bercy, avec son homologue français et avec le directeur général de l’Agence française de développement (Afd), deux conventions de financement d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa. Le montant est destiné à acquérir du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique, dans le cadre du projet de Train express régional (Ter).

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, à Bercy à Paris, deux accords de financement. Le premier a été signé avec son homologue français, Michel Sapin, et porte sur un montant de 63 milliards 175 millions de FCfa (95 millions d’euros) et concerne un protocole financier conclu entre l’Etat du Sénégal et la République française à travers le Trésor français. Le second accord finalisant la convention avec l’Agence française de développement (Afd) a été signé avec le directeur général, Rémy Rioux, pour un montant de 66,5 milliards de FCfa (100 millions d’euros).

Selon un communiqué du ministère de l’Economie, ces deux accords d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa sont destinés à l’acquisition du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique dans le cadre du projet de Train express régional (Ter) entre Dakar et Diamniadio.

Le document précise que le ministre sénégalais de l’Economie, Amadou Bâ s’est réjoui du « processus transparent » mis en œuvre dans ce projet de Ter, et a rappelé la nécessité d’exécuter, avec célérité, ce projet conformément aux instructions du président Macky Sall.

Le document souligne qu’il a aussi rappelé l’importance du partenariat entre le Sénégal et l’Afd avec laquelle, 21 conventions ont été signées pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) depuis la tenue du Groupe consultatif à Paris en février 2014, pour un montant total de 366 milliards de FCfa (558 millions d’euros), soit un taux de concrétisation des engagements de la coopération française de 130%.

L’exploitation et la maintenance du Ter confié au groupement Sncf/Ratp
Pour sa part, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, qui a visité récemment la Maison du Ter à Dakar, note le communiqué, a salué le « mécanisme de concurrence clair mis en œuvre dans l’attribution des marchés du Ter », au terme duquel des entreprises françaises ont été retenues. Il s’est dit heureux d’être le signataire de cet accord sur « ce projet d’envergure » et s’est félicité de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays ainsi que de la volonté d’accélérer la réalisation du Ter.

Au cours de cette cérémonie de signature, poursuit le document, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a aussi signé un avenant au protocole d’accord avec le groupement Société nationale des chemins de Fer Français (Sncf)/Ratp (Régie Autonome des Transports Parisiens) portant préparation de l’exploitation et de la maintenance du projet Ter et création d'un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. En d’autres termes, lit-on dans le communiqué, « l’Etat du Sénégal confiera l’exploitation et la maintenance du Ter au groupement Sncf/Ratp, constitué sous la forme d'une société de droit sénégalais, à travers un Contrat d'exploitation et de maintenance d'une durée minimale de 5 ans.

Le ministre Mansour Elimane Kane a rappelé la complexité de ce projet structurant dont la gestion rentable doit contribuer au remboursement de l’emprunt. Il a aussi insisté sur l’importance de la maintenance et de la formation dans la gestion du Ter. Le Secrétaire général de la Sncf, Stephan Volant, a fait remarquer que ce sera le premier Ter réalisé en Afrique, avant de rappeler qu’une école de formation ferroviaire sera créée au Sénégal, au terme du processus. Le Projet du Ter est exécuté par l’Apix.

Souleymane Diam SY

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine sont appelés à appliquer le règlement relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans l’espace communautaire, au Ghana et en République de Guinée.

Le 23 septembre 2016, à Cotonou (Bénin), les ministres en charge des infrastructures et du transport routier de l’Uemoa, du Ghana et de la République de Guinée adoptaient une déclaration visant l’application du règlement 14 du 16 décembre 2005 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans ces États. Au cours de cette réunion, ils avaient encouragé des États comme le Sénégal à poursuivre les efforts engagés. 

Un calendrier avait été adopté pour l’application de ce texte. Ainsi, à compter du 1er février 2017, ce texte devait connaître une application intégrale et concomitante par tous les ports des États membres de l’Uemoa, du Ghana et de la République de Guinée. Et à partir du 1er avril 2017, les dispositions du règlement 14 devaient être appliquées par toutes les plateformes générant plus de 200 000 tonnes de fret par an et sur tous les principaux corridors routiers par l’achèvement de l’équipement en pèse-essieux fixes et mobiles opérationnels. Ainsi, les camions doivent être délestés du surpoids et les amendes appliquées.

Concernant la mise en œuvre de ce règlement, les ministres disent avoir noté des résultats satisfaisants dans la sensibilisation et l’acquisition des équipements de pesage. Ils ont félicité les gouvernements du Bénin, du Ghana, du Niger et du Togo qui ont pris des mesures significatives en vue de la mise en application du règlement 14. Toutefois, les ministres en charge des transports affirment avoir relevé que la surcharge ne s’est pas réduite considérablement en particulier l’extrême surcharge qui, à elle seule, contribue à la dégradation accélérée des réseaux routiers. Ils ont encouragé ces quatre États qui sont en avance à poursuivre leurs efforts pour la mise en œuvre intégrale du règlement. Ils ont invité le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, la République de Guinée, le Mali et le Sénégal à poursuivre leurs efforts engagés en vue de la mise en application concomitante du règlement 14 au plus tard le 1er février 2017 dans les ports et au 1er avril 2017 sur les corridors et les plateformes générant plus de 200 000 tonnes de fret par an. Les ministres ont demandé à la Commission de l’Uemoa à poursuivre la mise en œuvre des réformes dans l’espace communautaire.

Aliou KANDE

L’Amicale des inspecteurs des impôts et des domaines du Sénégal (Aiids) a organisé, vendredi, un diner-débat dont le thème était : « Transactions financières illicites : défis normatifs et gestion des risques. » Au cours des échanges, il est ressorti que pour lutter contre les transactions financières illicites, la transparence et l’éthique demeurent les seuls gages de succès.

« Transactions financières illicites : défis normatifs et gestion des risques ». Ce thème a été au centre des échanges lors du diner-débat de l’Amicale des inspecteurs des Impôts et des Domaines du Sénégal (Aiids), organisé vendredi. D’éminents spécialistes ont fait des communications pointues sur cette problématique « complexe ». Dans son exposé aux allures d’un cours magistral, le Pr Abdallah Cissé, enseignant en droit des Affaires a mis l’accent sur le mécanisme opératoire des transactions financières illicites, le cadre juridique de la régulation et la gestion des risques liés à ces flux financiers. Pour le premier point, il a indiqué que les transactions financières illicites se situent à la frontière entre le licite et l’illicite. Selon lui, « il faut traiter la question avec beaucoup de rigueur, de minutie, de délicatesse et sous l’angle de la conformité pour éviter l’amalgame». En d’autres termes, il faut regarder d’un côté le licite et le transparent et de l’autre l’illicite et l’opacité pour retrouver des transactions financières illicites.

Dans la lutte contre ces flux financiers, le Pr Cissé a suggèré d’intégrer les « approches financière, économico-juridiques, de conformité, de politique criminelle et gestion de risque et de renforcer des systèmes de gouvernance et de management public ». « Il est nécessaire qu’il y ait un véritable leadership qui promeut l’éthique dans les transactions financières illicites car ; aujourd’hui, on dirige par l’exemple », a affirmé M. Cissé. Il estime que le Sénégal doit accorder une place de choix à la transparence, légiférer pour l’accès à l’information publique, élaborer une charte éthique dans les administrations et combiner le droit civil et commercial dans la lutte contre la corruption.

Systématisation et Rationalisation des stratégies de négociation
S’agissant de la gestion des risques, le Pr Cissé a indiqué qu’il faut l’identifier, l’apprécier et l’analyser. L’identification requiert, a-t-il rappelé, de la vigilance, en insistant sur la nécessité de disposer d’une bonne réglementation et d’un observatoire. Le conférencier a également plaidé pour une systématisation et une rationalisation des stratégies de négociation du Sénégal sur le plan international. Pour l’Agent judiciaire de l’État, Antoine Félix Diome, il a souligné que les acteurs empruntent toujours « l’apparence de la légalité et de la conformité ». « Ce sont des gens très ingénieux et organisés qui ont des relais là où il faut. Pour atteindre des résultats, il va falloir une synergie », a-t-il soutenu.

De son côté, le directeur de la Législation, des études et du contentieux, Amadou Abdoulaye Badiane, a insisté sur le contexte, les enjeux, les techniques et pratiques d’érosion de la base d’imposition utilisées dans les transactions financières illicites. Il a regretté le fait que les pays en développement subissent souvent de fortes pressions pour attirer les investisseurs par le jeu des incitations fiscales, avant de plaider le renforcement des capacités de l’administration fiscale.

Auparavant, la présidente de l’Amicale des inspecteurs des Impôts et des Domaines du Sénégal, Ndèye Aïssatou Ndao, a indiqué que les pays africains en développement auraient perdu plus de 1.000 milliards de dollars américains à cause des flux financiers illicites, ces 50 dernières années. Selon elle, le montant est l’équivalent de l’aide publique au développement reçue sur la même période. Pour limiter les pertes de recettes fiscales, elle a souhaité l’adoption de lois, de règlements et de politiques qui encouragent les transactions financières transparentes. Il importe, à son avis, de renforcer les capacités techniques des acteurs chargés d’appliquer ces lois et règlements.

Sur le plan international, a-t-elle relevé, il est nécessaire d’intensifier la coopération entre les États pour une plus grande transparence aussi bien dans les pays d’origine que ceux de destination des flux financiers.

Souleymane Diam SY

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) réfléchit sur la mise en place d’une fenêtre pour intégrer un mode de financement islamique. Pour son directeur général, Thierno Seydou Nourou Sy, ce « mode de financement est innovant, tolérant et évolutif ».

Le directeur général de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), Thierno Seydou Nourou Sy, a annoncé que sa structure compte mettre sur pied un modèle de financement islamique. Il s’exprimait lors d’un panel sur la finance islamique, organisée, la semaine dernière, par l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (Apbef), dans la 2e édition « Jours de banque ». «Nous avons engagée une réflexion forte au sein de la Bnde. Nous comptons mettre en place un type de financement islamique », a-t-il déclaré. Selon lui, la finance islamique est un « mode innovant, tolérant, évolutif qui tient compte des contraintes des usagers ». C’est pourquoi, a-t-il estimé, « les banques commerciales doivent se rattraper parce que jusqu’à présent, ce sont les États qui l’utilisent ».

Pour M. Sy, il est temps que ces banques saisissent les opportunités qu’offre ce type de financement, invitant à analyser la pertinence du format à mettre en place. Celui-ci peut être une « fenêtre islamique » ou bien une « filiale ». A son avis, la solution la plus facile reste la « fenêtre islamique » qui ne nécessite pas d’agrément bancaire. «Il suffit d’informer la banque centrale et non de demander un agrément bancaire. C’est une solution rapide qui peut nous permettre d’y aller », a-t-il affirmé.

Le directeur général de la Banque nationale pour le développement économique a magnifié l’engagement des autorités qui ont élaboré une réglementation conforme aux dispositifs actuels et qui ne perturbera pas la réglementation en cours notamment Bâle II et III. « C’est une opportunité pour les banques commerciales de lever des ressources pour les réaffecter à des activités précises », estimé M. Sy. Il a rappelé que les ressources disponibles à travers le monde sont importantes et que l’engagement des bailleurs de fonds pour aider les institutions bancaires ne fait guère défaut. Pour ce faire, a-t-il dit, « il va falloir chercher l’expertise externe et mettre en place des structures internes pour capter ces ressources afin de financer l’économie réelle ». Il s’est félicité du fait que les crises causées par la spéculation n’ont pas touché la finance islamique parce que celle-ci intervient dans des « actifs identifiés, tangibles et dans l’investissement ».

S. D. SY

En prélude à la mise en place de l’Observatoire de suivi du budget social (Osbs), la Direction générale de la planification, des politiques économiques (Dgppe) renforce, depuis hier, la capacité des services régionaux de la planification, de la statistique et des Agences régionales de développement (Ard). L’objectif est de familiariser ces agents aux notions de finances publiques et aux différentes étapes d’élaboration et de mise en œuvre du budget social au Sénégal.

Avec le Plan Sénégal émergent (Pse), notre pays est entré dans l’ère de suivi du financement public de tous les secteurs. Un accent est mis également sur la performance des investissements. Mayacine Camara, coordonnateur de la Dgppe au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a rappelé l’utilité, dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Pse, de veiller à la bonne exécution des dépenses publiques. « L’émergence économique et sociale du Sénégal est imaginable sans un bon suivi du financement public des secteurs et de la performance de ses investissements », a déclaré M. Camara. Selon lui, la solution est trouvée à travers le renforcement des capacités en gestion des finances publiques et sur l’analyse des politiques sociales des agents en charge de cette question. « Toutes ces actions que nous sommes en train de mener devraient donner un visage humain au Pse qui est, aujourd’hui, en train d’être déroulé. Quelque part, on a l’impression que ce sont des infrastructures routières, autoroutières, du train express régional (Ter) qu’il faut réaliser. Au-delà, il y a la question sociale, le visage humain qui est là et nous sommes là pour garantir à notre action ce caractère social », a fait savoir M. Camara.

Le coordonnateur de la Dgppe a soutenu que la mise en place de l’Observatoire de suivi du budget social (Osbs), dans l’optique de mieux suivre l’évolution des dépenses et investissements dans les secteurs sociaux est devenue une urgence surtout avec l’importance accordée au développement du capital humain, à la protection sociale et au développement durable dans le Pse. « Cette initiative, a-t-il dit, vient en complément de l’initiative du budget ouvert aux citoyens, avec un accent particulier sur le budget social et sur l’analyse et l’évolution de sa performance. Cette Observatoire en question permettra aux décideurs et au public d’avoir une meilleure lecture des dépenses dans les secteurs sociaux au Sénégal. »

S. O. F.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a signé, vendredi, avec le Fonds saoudien de développement (Fsd), une convention de prêt de 34,496 milliards de FCfa (environ 57,5 millions de dollars US), a annoncé un communiqué du service de presse dudit ministère. La cérémonie de signature de cette convention s’est déroulée à Washington, en marge des réunions du Fonds monétaire international (Fmi) et du Groupe de la Banque mondiale, en présence du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et de l’ambassadeur du Sénégal à Washington Babacar Diagne, précise la même source.

Ce prêt est destiné à financer le projet de réhabilitation de la route Tambacounda-Goudiry sur un linéaire de 80 km avec des aménagements connexes comprenant la construction de 25 km de pistes de désenclavement, la clôture d’écoles primaires sur un linéaire de 2.200 mètres, l’aménagement de trois forages, la construction de deux cases de santé, etc. « Ces aménagements connexes vont servir à mettre en œuvre la politique de sécurité routière à travers les clôtures d’écoles, à prendre en charge les blessés en cas d’accident sur la route avant de les acheminer vers les centres de référence », explique-t-on dans le document. La même source précise que « ce financement contribuera à soutenir le développement économique et social de la région orientale du Sénégal en améliorant sa connexion avec la capitale, Dakar, et en facilitant la circulation des gros porteurs maliens par la réduction du coût et du temps de transport des marchandises ».

L’État contribuera à hauteur de 16,5 milliards de FCfa (environ 27,50 millions dollars US), soit 47,83 %. Le gouvernement a aussi signé une convention de financement avec le Fonds koweïtien pour le développement économique Arabe (Fkdea) pour la réhabilitation du tronçon Goudiry-Kidira-Bakel long de 170 km. Le montant de ce financement n’a pas été précisé. La route Tambacounda-Kidira-Bakel, d’une longueur de 250 km environ constitue, par sa localisation stratégique, un axe vital pour favoriser les échanges avec les pays limitrophes comme le Mali.

Souleymane Diam SY

Le ministère des Finances s’engage à accompagner les réformes d’intérêt stratégique. C’est ce qu’a affirmé, ce week end, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara, venu présider l’assemblée générale de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits).

L’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits) a tenu, ce week-end, son assemblée générale ordinaire placée sous le thème « Ordonnateur et comptable : séparation de fonctions-séparation de responsabilités ». Le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a saisi cette occasion pour leur assurer de l’engagement du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan à accompagner toutes les réformes d’intérêt stratégique pour l’Administration du Trésor. Birima Mangara a salué la pertinence du thème qui, a-t-il souligné, fédère les attentions et préoccupations de toute une corporation. Selon lui, l’État, en confiant la tenue de ses comptes au Trésor, ne pourrait se dérober devant l’obligation morale de garantir les conditions de sécurité et de décence nécessaires à une bonne prise en charge de cette mission. « La réforme du cadre de gestion de nos finances publiques est un moment opportun de s’interroger sur ce régime de responsabilité du comptable public qui, par rapport aux autres gestionnaires publics, reste encore unique en son genre », a-t-il indiqué. À son avis, l’exercice du métier de comptable public qui constitue le dernier rempart dans la sauvegarde des deniers publics, requiert des conditions de sérénité lui permettant d’accompagner l’État intéressé au premier chef par une célérité dans l’exécution de la comptabilité publique. C’est pour cette raison, a-t-il assuré, que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan entend accompagner toutes les réformes d’intérêt stratégique pour l’Administration du Trésor. « Dans le cadre du Plan de développement stratégique du Trésor et du Contrat de performance dans lequel le ministère et la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (Dgcpt) se sont résolument engagés, nous allons renforcer les acquis dans l’amélioration des conditions des tenues de vos missions », a promis M. Mangara qui a salué les efforts consentis dans la modernisation de nos instruments de paiement à travers l’adhésion du Trésor public aux instruments de paiement de l’Uemoa. « Malgré les difficultés, les premières phases de démarrage constituent un réel succès », s’est-il félicité. Il a encouragé le Trésor à capitaliser les acquis et à parachever le processus.

Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Daouda Sembène, a, pour sa part, invité toutes les forces vives du Trésor à travailler, main dans la main, pour réussir la mission de développement et de modernisation du Trésor public. Au cours de cette assemblée générale ordinaire, le comptable-payeur du département de Rufisque, Mamadou Diop, a été élu président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits), pour un mandat de deux ans renouvelable, en remplacement de Mame Alassane Diagne.

S. O. F.

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