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Economie (2704)

Avec des partenaires comme Meridiam, Eiffage et le Fonsis, une centrale solaire a été installée en 10 mois et mise en exploitation à Mérina Ndakhar, au cœur du Cayor. Elle a été inaugurée hier par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Sur 46 hectares, sont étalés 92.000 panneaux photovoltaïques à Keur Mbouky, dans la commune de Mérina Ndakhar, dans la région de Thiès. Baptisée Cheikh Anta Diop, la centrale inaugurée en grande pompe par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a une capacité de 30 MW. De Ngaye Mékhé, sur les deux côtés de la route, les populations du Cayor se sont mobilisées pour témoigner au Premier ministre leur reconnaissance au chef de l’Etat Macky Sall. D’un coût de 28 milliards de FCfa, ces panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225.000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33.300 tonnes de CO2 par an.

L’exploitation de cette quatrième centrale solaire depuis 2012 marque un pas de plus dans la réalisation de l’ambition du chef de l’Etat d’assurer un renouveau du secteur énergétique pour un accès universel à l’électricité. « Après la mise en service de la centrale de Taïba Ndiaye d’une capacité de 105 MW, des centrales solaires de Méouane et de Malicounda respectivement de 30 et 22 MW, et aujourd’hui celle de Mérina Ndakhar d’une capacité de 30 MW, seront implantées prochainement dans cette belle région de Thiès, une centrale solaire à Diass (25 MW), éolienne àTaïba Ndiaye (159 MW) et à charbon à Mboro (300 MW) », a annoncé le chef du gouvernement. Ce qui représente, selon lui, une puissance globale de 671 Mw, supérieure à celle dont disposait la Senelec en 2012 au moment de l’accession du président Macky Sall au pouvoir.

« Avec tous ces projets, la région de Thiès sera assurément le hub énergétique, un hub du fait de sa position centrale par rapport aux grands centres de consommation de notre pays. La mobilisation exceptionnelle et l’accueil chaleureux qui nous ont été réservés sont l’illustration de votre adhésion à la vision du président de la République, Macky Sall, de placer notre pays sur les rampes de l’émergence avec un secteur de l’énergie aux standards internationaux », a déclaré le Premier ministre.

Cette quatrième centrale en exploitation avec les 12 autres qui vont suivre en prenant en compte les centrales solaires et hybrides qui seront réalisées avec la coopération allemande feront que l’utilisation du solaire pour une production électrique de grande capacité ne sera plus un mythe au Sénégal. « Il est essentiel que ces acquis puissent servir de levier pour augmenter l’accès à l’électricité en zone rurale à travers les équipements solaires individuels et les centrales hybrides. Ces solutions hors réseau constituent une étape incontournable pour l’atteinte de l’objectif d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 », a-t-il estimé.

Objectif, l’accès universel
Le Premier ministre a précisé que ces solutions doivent tenir compte du fait que les populations réclament de plus en plus d’autonomie pour la gestion de leurs activités socio-productives et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication qui exigent une électricité en continue et de qualité. « Ces innovations technologiques permettent de tenir compte des exigences légitimes des populations. L’objectif d’atteindre l’accès universel reste plus que jamais à notre portée. Nous avons, avec le président Macky Sall, une vision claire et une stratégie de mise en œuvre, et les moyens seront mobilisés. C’est l’occasion pour moi de lancer un appel à nos partenaires techniques et financiers et aux acteurs privés pour qu’ils continuent de se mobiliser encore à nos côtés pour relever ce défi », a invité le Premier ministre.

Le maire de Mérina Ndakhar, Aymérou Gningue, a relevé que l’inauguration de cette centrale démontre une fois de plus que le président de la République a tenu toutes ses promesses en matière d’énergie. « Le président Macky Sall a hérité d’un pays déficitaire en matière d’énergie. Ce qu’il a très vite corrigé. Il a aujourd’hui amené la part des énergies renouvelables à 21,8% dans le parc de production », a-t-il déclaré.

De nos envoyés spéciaux à Mérina Ndakhar
Ndiol Maka SECK et Mbaye BA - Photo : Ameth Seck (Primature)

Face aux tensions notées dans l’approvisionnement en certains matériaux de construction notamment le basalte, le Ministère des Mines et de la Géologie a convié, hier, différents acteurs à réfléchir sur des matériaux de substitution existants en mettant en contribution les résultats de la recherche.

Ila Touba, Prolongement de la Vdn, Aibd-Thiès, Aibd-Mbour, Kédougou-Salémata, Dialocoto-Mako, réhabilitation de routes, les chantiers autoroutiers, routiers et autres projets d’infrastructures fleurissent depuis quelques temps au Sénégal. Ce développement effréné des infrastructures et des constructions a entraîné une forte demande en matériaux de construction au point que les entreprises et les constructeurs éprouvent, aujourd’hui, des difficultés à bien s’approvisionner notamment en basalte et en latérite. D’ailleurs, lors d’une visite sur le chantier de l’autoroute Ila Touba en début novembre 2017, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, en avait fait cas.

En lançant, hier, un atelier de réflexion sur les matériaux de substitution aux granulats traditionnels à partir des résultats de recherches menés par certains acteurs impliqués dans divers programmes de recherche et d’appui aux politiques publiques comme le Centre expérimental de recherche et d’études pour l’équipement (Cereeq), le Ministère des Mines et de la Géologie semble avoir pris conscience de cette tension sur le marché des granulats. Une manière pour ce département ministériel d’anticiper et d’éviter toute mauvaise surprise car, avec la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires 2019-2023, de la phase 2 du Pse, beaucoup d’autres chantiers vont s’ouvrir et la demande en matériaux de construction ira crescendo. « L’accroissement exponentiel de la demande du marché des granulats, les préoccupations d’ordre environnemental et les conditions d’accès à la ressource minérale font que les exploitants de carrière arrivent difficilement à approvisionner les besoins domestiques mais aussi les grands projets d’infrastructures du pays. Sous ce rapport, il nous faut considérer que le retour à la croissance du secteur bâtiment et les travaux publics constituent une nouvelle alerte sur l’importance d’anticiper sur les difficultés et les contraintes majeurs d’approvisionnement des matériaux sur les chantiers. Cela étant, si des mesures alternatives ne sont pas envisagées, on risque d’aller vers une tension certaine tant dans la production que sur le marché », a averti le ministre Aïssatou Sophie Gladima à l’ouverture de cette rencontre.

Etant donné qu’il ne fait plus aucun doute que les infrastructures publiques initiées dans le cadre du Pse nécessitent un apport croissant en granulat et en matériaux de construction et que « l’anticipation est la fille de l’analyse prospective », le ministre a invité les différents acteurs à travailler en synergie afin de trouver des réponses à ces besoins urgents et énormes. Pour ce faire, il les a exhortés à réagir à tous les niveaux de planification, de conception et d’exécution.

Directeur général du Cereeq, le Pr Pape Goumba Lô souligne qu’au Sénégal, le potentiel existe pour proposer des matériaux de substitution. Il en veut pour preuve les réserves d’argiles, de quartzite, de schiste, de granitoïdes, etc., notamment dans la partie orientale du pays et à Thiès. Selon lui, il suffit de les identifier, de les valoriser et de les caractériser sur le plan géotechnique pour pouvoir les utiliser dans les Btp. « Il ne manque pas de matériaux, le problème c’est qu’on n’a pas assez valorisé les autres. On peut bien construire avec les matériaux de substitution, l’essentiel est qu’ils respectent les normes de qualité et surtout qu’ils coûtent moins chers », a-t-il soutenu.

Elhadji Ibrahima THIAM

UN BESOIN DE PLUS DE 4,4 MILLIONS DE TONNES DE BASALTE D’ICI 2019
A l’horizon 2019, le besoin en basalte pour les grands projets de l’Etat est estimé à 4.488.000 de tonnes, selon Ibrahima Sall, chef Division travaux routiers à Ageroute. Ces besoins vont considérablement augmenter si les projets autoroutiers Mbour-Kaolack, la Côtière Dakar-Saint-Louis (dont le financement pour 60 km est déjà acquis), Thiès-Tivaoune et Kaolack-Tamba, démarrent. Il y a urgence à trouver des matériaux de substitution. En effet, les granulats constituent une composante indispensable à tous les chantiers d’infrastructures. Depuis la mise en œuvre du Pse marquée par le développement des infrastructures et des constructions, le marché du granulat n’a cessé de croître. En atteste les chiffres concernant le basalte et la latérite. En 2014, 950.340 m3 de basalte ont été extraits contre 1.627.086 m3 en 2015 et 1.822.866 m3 en 2016, soit un bond de 70%. La latérite qui entre elle aussi dans la réalisation des routes et chaussées a vu sa production tripler en passant de 101.345 m3 en 2014 à 498.997 m3 en 2016. Quant à la production de sable, elle a également presque doublé en passant de 521.473 m3 en 2014 à 1.076.674 m3 en 2016. Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, ces chiffres en constante hausse traduisent un frémissement positif dans le domaine vital des Btp et le dynamisme du secteur « fruit d’une politique sectorielle particulièrement incitative et largement partagée par les acteurs ».

Elh. I. THIAM


16 496 KM DE RÉSEAU ROUTIER
Malgré les efforts de l’Etat, le maillage territorial en matière de route goudronnée reste encore un grand défi. En effet, sur les 16.496 km du réseau routier classé au Sénégal, seuls 5.956 km sont revêtus soit 36% du réseau routier national. Le linéaire non revêtu faisant 10.539 km. Il ressort que 77 % du réseau revêtu est en bon ou moyen état alors que ce taux n’est que de 52% pour le réseau non revêtu. Entre 2006 et 2016, la qualité du réseau routier est passée de 54% à 77% pour les routes revêtues et de 30 % à 52 % pour les routes non revêtues.

Le réseau routier au Sénégal compte 138 ponts. En ce qui concerne les autoroutes en service, elles font un linéaire de 64,5 km dont 7 km non concédés entre Malick Sy et Patte d’Oie, 45,5 km concédés à Senac (Patte d’Oie-Diamniadio et Diamniadio-Aibd) et 34 km réalisés sur ressources publiques et mis en service (Aibd-Sindia et Aibd-Thiès). En 2018, ce réseau routier va s’allonger de 135 km d’autoroute avec l’ouverture de l’autoroute Thiès-Touba (Ila Touba) qui fait 115 km et Sindia-Mbour qui s’étale sur 20 km.

A côté du réseau routier classé, il y a le réseau non classé. Il est généralement non aménagé et est essentiellement en terre. Il fait un linéaire de de 30.000 km, d’après l’Ageroute qui a fourni tous ces chiffres lors de l’atelier sur la valorisation des résultats de la recherche sur les matériaux de substitution. A ce jour, le portefeuille en termes d’infrastructures routières fait état de 53 projets en cours d’exécution pour 3.360 km de linéaire et un montant de 1.709 milliards de FCfa (coût cumulé). Les axes d’intervention de ces projets sont répartis entre le Programme d’entretien routier qui concerne toutes les régions, les 3 projets autoroutiers Aibd-Thiès, Sindia-Mbour et Ila Touba, les 26 projets de construction et de réhabilitation de routes (nationale 2 et Ile à Morphil, Boucle du Boudié, Touba-Dahra-Linguère, Dialocoto-Mako…).

Y figurent aussi les 14 Projets d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) qui prévoit l’aménagement de la route des Niayes, la 2ème section de la Vdn, Promovilles et enfin les cinq ponts et ouvrages d’art (pont de Ganguel Soulèye et Windou Bosséabé, pont de Rosso) et les trois projets de pistes dans le cadre du Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Selon l’Ageroute, en quatre ans, les investissements cumulés dans le domaine des infrastructures ont atteint 1.179,8 milliards de FCfa. L’apport de l’Etat est chiffré à 702,7 milliards de FCfa alors que la contribution des bailleurs est estimée à un peu plus de 477 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

A l’horizon 2019, le besoin en basalte pour les grands projets de l’Etat est estimé à 4.488.000 de tonnes, selon Ibrahima Sall, chef Division travaux routiers à Ageroute. Ces besoins vont considérablement augmenter si les projets autoroutiers Mbour-Kaolack, la Côtière Dakar-Saint-Louis (dont le financement pour 60 km est déjà acquis), Thiès-Tivaoune et Kaolack-Tamba, démarrent. Il y a urgence à trouver des matériaux de substitution. En effet, les granulats constituent une composante indispensable à tous les chantiers d’infrastructures. Depuis la mise en œuvre du Pse marquée par le développement des infrastructures et des constructions, le marché du granulat n’a cessé de croître. En atteste les chiffres concernant le basalte et la latérite. En 2014, 950.340 m3 de basalte ont été extraits contre 1.627.086 m3 en 2015 et 1.822.866 m3 en 2016, soit un bond de 70 %. La latérite qui entre elle aussi dans la réalisation des routes et chaussées a vu sa production tripler en passant de 101.345 m3 en 2014 à 498.997 m3 en 2016. Quant à la production de sable, elle a également presque doublé en passant de 521.473 m3 en 2014 à 1.076.674 m3 en 2016. Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, ces chiffres en constante hausse traduisent un frémissement positif dans le domaine vital des Btp et le dynamisme du secteur « fruit d’une politique sectorielle particulièrement incitative et largement partagée par les acteurs ».

Elh. I. THIAM

Malgré les efforts de l’Etat, le maillage territorial en matière de route goudronnée reste encore un grand défi. En effet, sur les 16.496 km du réseau routier classé au Sénégal, seuls 5.956 km sont revêtus soit 36% du réseau routier national. Le linéaire non revêtu faisant 10.539 km. Il ressort que 77% du réseau revêtu est en bon ou moyen état alors que ce taux n’est que de 52% pour le réseau non revêtu. Entre 2006 et 2016, la qualité du réseau routier est passée de 54% à 77% pour les routes revêtues et de 30% à 52% pour les routes non revêtues.

Le réseau routier au Sénégal compte 138 ponts. En ce qui concerne les autoroutes en service, elles font un linéaire de 64,5 km dont 7 km non concédés entre Malick Sy et Patte d’Oie, 45,5 km concédés à Senac (Patte d’Oie-Diamniadio et Diamniadio-Aibd) et 34 km réalisés sur ressources publiques et mis en service (Aibd-Sindia et Aibd-Thiès). En 2018, ce réseau routier va s’allonger de 135 km d’autoroute avec l’ouverture de l’autoroute Thiès-Touba (Ila Touba) qui fait 115 km et Sindia-Mbour qui s’étale sur 20 km.

A côté du réseau routier classé, il y a le réseau non classé. Il est généralement non aménagé et est essentiellement en terre. Il fait un linéaire de de 30.000 km, d’après l’Ageroute qui a fourni tous ces chiffres lors de l’atelier sur la valorisation des résultats de la recherche sur les matériaux de substitution. A ce jour, le portefeuille en termes d’infrastructures routières fait état de 53 projets en cours d’exécution pour 3.360 km de linéaire et un montant de 1.709 milliards de FCfa (coût cumulé). Les axes d’intervention de ces projets sont répartis entre le Programme d’entretien routier qui concerne toutes les régions, les 3 projets autoroutiers Aibd-Thiès, Sindia-Mbour et Ila Touba, les 26 projets de construction et de réhabilitation de routes (nationale 2 et Ile à Morphil, Boucle du Boudié, Touba-Dahra-Linguère, Dialocoto-Mako…).

Y figurent aussi les 14 Projets d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) qui prévoit l’aménagement de la route des Niayes, la 2ème section de la Vdn, Promovilles et enfin les cinq ponts et ouvrages d’art (pont de Ganguel Soulèye et Windou Bosséabé, pont de Rosso) et les trois projets de pistes dans le cadre du Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Selon l’Ageroute, en quatre ans, les investissements cumulés dans le domaine des infrastructures ont atteint 1.179,8 milliards de FCfa. L’apport de l’Etat est chiffré à 702,7 milliards de FCfa alors que la contribution des bailleurs est estimée à un peu plus de 477 milliards de FCfa.

Elh. I. THIAM

Le ministre du Commerce veut une amplification des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie. Alioune Sarr qui a reçu, hier, au siège de son ministère, le ministre turc chargé du Développement économique, invite les secteurs privés des deux pays à saisir les opportunités offertes par les deux chefs d’Etat.

Le ministre turc chargé du Développement économique Lüfti Elvan est en visite au Sénégal depuis le 17 janvier. Hier, il a eu une séance de travail avec son homologue sénégalais en charge du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme Alioune Sarr. Les discussions entre les deux ministres ont porté sur l’amplification des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie et l’identification de secteurs porteurs sur lesquels les hommes d’affaires des deux pays peuvent travailler ensemble. La Turquie est aujourd’hui un « géant économique ». Au troisième trimestre de l’année 2017, elle a atteint une croissance à deux chiffres. Ce qui la place comme l’une des économies les plus performantes dans le monde. Le Sénégal entretient une coopération solide avec ce pays. Le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et le Sénégal est de l’ordre de 250 millions de dollars, soit plus de 150 milliards de FCfa. Un qui peut être dépassé, a déclaré Alioune Sarr. Pour ce faire, le Sénégal doit surtout travailler à résorber le déséquilibre qui existe dans les échanges entre les deux pays. La Turquie qui est le 9ème fournisseur du Sénégal, est son 45ème client. Ce qui fait que la balance commerciale se penche du côté turc malgré une hausse de 118 % des exportations du Sénégal en destination de ce pays entre 2014 et 2015.

La visite du ministre turc chargé du Développement économique, accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires, est une opportunité pour nouer des partenariats dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Et les entreprises turques ont en charge la construction de plusieurs projets nationaux : Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad), le marché d’intérêt national, la gare des gros-porteurs, le stade omnisport de Diamniadio… Alioune Sarr invite ces entrepreneurs turcs à surtout nouer des partenariats avec le privé sénégalais pour aller à la conquête de la Cedeao et du marché international. Les deux secteurs privés, conseille le ministre sénégalais, doivent construire ensemble des unités économiques et commerciales leur permettant de bénéficier du potentiel offert par l’intégration sous-régionale.

Lüfti Elvan a réaffirmé la détermination du gouvernement turc à accompagner son secteur privé à nouer des partenariats avec celui du Sénégal pour augmenter les échanges économiques entre les deux pays. D’après M. Elvan, le Sénégal peut devenir un hub sanitaire en Afrique de l’Ouest. La Turquie qui a une riche expérience en matière de santé, dit-il, est prête à partager son savoir-faire dans ce domaine avec le Sénégal. Dans le secteur de l’énergie, le ministre turc rappelle que des compagnies turques sont prêtes à accompagner le Sénégal dans son effort de développement du mix énergétique grâce aux énergies renouvelables. Ces entreprises turques veulent aussi apporter leur expertise dans la construction des logements sociaux. Selon Lüfti ELvan, la Turquie construit, chaque année, près de 500 000 logements sociaux.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le Sénégal va bientôt se doter d’un Code du tourisme. Le processus d’élaboration a été lancé hier par Mame Mbaye Niang, ministre du Tourisme.

Le Sénégal a décidé, à travers le Plan Sénégal émergent, de repenser le tourisme dans ses finalités, son fonctionnement, son organisation, ses stratégies, sa transversalité et surtout ses interactions avec les autres secteurs. Cependant, à la lumière de l’analyse et des différents diagnostics, les textes actuels (décrets, arrêtés, circulaires) réglementant les activités et professions touristiques sont obsolètes et incomplets. Malgré l’affirmation d’un leadership dans la sous-région, l’absence d’un code, d’un cadre légal unifié et partagé, constitue un réel handicap dans la mise en œuvre optimale des politiques et stratégies de développement du secteur.

En outre, les nouveaux enjeux de développement durable, de lutte contre le terrorisme et le blanchiment de capitaux, de maîtrise de l’outil électronique, de formation aux nouveaux métiers et de l’information touristique impliquent un changement de paradigme dans la gouvernance institutionnelle. C’est dans ce contexte que le ministère du Tourisme a réuni hier les différents acteurs pour lancer le processus d’élaboration du premier code du tourisme. Une rencontre présidée par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang. Il estime que la mise en place de ce code du tourisme permettra à toutes les parties prenantes (Etat, populations locales, professionnels, promoteurs, partenaires techniques et financiers, touristes et visiteurs) de disposer d’un outil consensuel fixant les droits et les obligations de tous. Il s’agit, au cours de cette rencontre, d’informer les participants sur les motivations du projet de mise en place de la première loi d’orientation du pays, de présenter les activités prévues et de convenir des modalités d’échanges d’informations, de fixer les modalités, le calendrier de réalisation et les stratégies de mise en œuvre du projet. L’objectif est aussi de recueillir les meilleures pratiques, d’identifier les parties prenantes du projet et leur rôle, de définir une méthodologie et une feuille de route. Cet atelier permettra ainsi de définir une feuille de route pour l’élaboration du premier code du tourisme au Sénégal. Selon Mame Mbaye Niang, le Sénégal compte accueillir 3 millions de touristes par an à partir de 2023 et 10 millions en 2035. Pour atteindre cet objectif, explique-t-il, son département est en train d’aménager de nouvelles zones comme à Pointe-Sarène, Mbodiène, tout en procédant à la requalification des sites existants. « Nous voulons faire du tourisme un vecteur de croissance et de création de richesse. Pour cela, il faut repenser la gouvernance du secteur, son fonctionnement, le financement. Il nous faut donner du sens à notre action. Cependant, il nous manque un instrument », a déclaré Mame Mbaye Niang.

Interpellé sur les conséquences de la tuerie de Boffa-Bayotte, il soutient que cet « acte ignoble » ne saurait atténuer les efforts consentis par le gouvernement dans la promotion du secteur touristique en Casamance. « Les touristes interrogés disent ne pas sentir de menaces en Casamance. Ils ne se sentent pas inquiétés », a-t-il dit.

Aliou KANDE

Le ministre du Commerce Alioune Sarr annonce la réception de la première phase du marché d’intérêt national de Diamniadio en juillet. Il a effectué, hier, une visite sur le chantier en compagnie de l’hôte du Sénégal, le ministre en charge du Développement économique de la Turquie.

Le 30 mai 2016, le président de la République Macky Sall avait procédé à la pose de la première pierre du marché d’intérêt national et de la gare des gros-porteurs de Diamniadio. Sur une superficie de plus de 400 000 m2, il n’y avait que des arbres et arbustes. Près de deux ans après, le projet a pris forme. Les fondements et autres terrassements sont effectués. Les charpentes métalliques sur le quai du marché d’intérêt national sont posées. Le ministre du Commerce Alioune Sarr qui était en visite sur le site hier, accompagné du ministre turc en charge du Développement économique Lüfti Elvan, a apprécié l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure qui, selon lui, constitue « la plus grosse infrastructure commerciale jamais réalisée au Sénégal depuis 1960 ». Rassuré par le niveau d’exécution du projet, le ministre a annoncé la réception de la première phase dès juillet 2018. Avec ce marché, le Sénégal va répondre à un besoin pressant du secteur privé national et des Sénégalais en général d’avoir un local pour stocker leurs produits horticoles et un espace de commerce et de consommation. Avec cette gare, les petites et moyennes entreprises qui s’activent dans la vente de produits de la mer, de l’agriculture ou de l’aviculture auront, à leur disposition, des chambres froides d’une superficie de 800 m2. Ainsi, les pertes post-récoltes seront réduites grâce à ce marché, explique le ministre du Commerce. Alioune Sarr estime que cette infrastructure va, désormais, faire du Sénégal un hub sous-régional pour le commerce de produits. Il va permettre au pays d’augmenter, de manière considérable, ses exportations sur le marché international. En 2014, les exportations sénégalaises ont augmenté de 13%. L’année suivante, elles ont connu une hausse de 16%. Elles pourront être plus importantes grâce à la mise en service de l’ouvrage.

Le marché va aussi permettre d’améliorer la circulation dans le pôle de Dakar car il est adossé à la gare des gros-porteurs. Les grands camions n’auront plus besoin d’entrer à Dakar, créant un embouteillage monstre sur toutes les voies menant en ville. Tous ces camions vont désormais décharger leurs marchandises au marché d’intérêt national qui va ravitailler tous les petits marchés de la capitale sénégalaise. Même des marchés de la sous-région pourront se ravitailler à Diamniadio. Le coût de l’infrastructure est de 55 milliards de FCfa financé à 85% par Eximbank Turquie et à 15% par l’Etat du Sénégal.

A. Ng. NDIAYE

Au cours d’un forum tenu à Kelle, les enjeux économiques de la centrale ont été expliqués aux populations de Keur Mbouky et environs.

Devant le Conseil municipal élargi de Mérina Dakhar conduit par le maire Aymérou Gningue, Boubacar Mbodj, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière d’énergie renouvelable, est allé droit au but avec un langage accessible. Selon lui, lorsque le président Macky Sall accédait au pouvoir en 2012, le Sénégal ne comptait que sur le pétrole pour produire de l’électricité avec des centrales dont la plupart ne pouvaient pas tourner à plein régime. « Le premier intrant pour un développement économique d’un pays reste la maîtrise de sa production énergétique afin d’être attractif ou compétitif par rapport aux autres pôles économiques du monde », a-t-il affirmé. C’est pourquoi, ayant constaté que le Sénégal ne maîtrise pas les prix du pétrole, Boubacar Mbodj indique que l’intelligence voudrait que l’on puisse se tourner vers d’autres matières premières disponibles dans le pays et sans pollution pour être capable d’atténuer la dépendance énergétique du Sénégal au pétrole. « C’est ainsi que le président Macky Sall a, après avoir, injecté 120 milliards de FCfa à la Senelec pour une remise à niveau de leurs outils de production, nous a instruit de faire en sorte qu’en 2017, 20% de la production de l’électricité au Sénégal soient apportés dans le réseau Senelec par les énergies renouvelables, à savoir le soleil, le vent et la biomasse », a-t-il rappelé.

Pour le conseiller spécial du président de la République en matière d’énergie renouvelables, le Sénégal a fait mieux en injectant dans le réseau de la Senelec 21,8% de production en énergie propre.

C’est donc dans ce contexte global d’une vision futuriste qui entend placer le Sénégal sur l’orbite de l’émergence que Boubacar Mbodj explique aux populations de Mérina Ndakhar l’enjeu que constitue l’inauguration de la centrale solaire de TenMérina d’un coût estimé de 28 milliards de FCfa pour une capacité de 30 MW.

Car, au-delà du fait que la centrale est un point de production d’électricité, Boubacar Mbodj ajoute qu’elle doit être comprise par les populations comme le point de départ d’un pôle de développement industriel au cœur du Cayor.

« Et pour y arriver, il faut faire plus régulièrement des évaluations, des études d’impact de l’outil de production dans la vie des populations », a-t-il invité.

Au nom des populations de la commune de Mérina Ndakhar, le maire Aymérou Gningue soutient qu’en votant à l’unanimité la résolution qui a donné le nom du Pr Cheikh Anta Diop à la centrale, « nous rendons un hommage appuyé au savant qui a, dès la fin des années cinquante, invité les Africains à s’intéresser à l’énergie solaire, un don de Dieu, qui pourrait les libérer de toute dépendance énergétique ».

Mbaye BA

Pour une alerte précoce des maladies animales y compris les zoonoses, l’implication des communautés à la base est une nécessité. Le Sénégal l’a très tôt compris à travers la création du Haut Conseil national « One health » logée à la Primature. A l’issue des travaux, les acteurs ont validé leur feuille de route.

Le contact entre l’animal et l’humain est étroit. Et les études ont montré qu’un tiers voire la moitié des maladies infectieuses humaines sont d’origine zoonotique. Le Dr Adjiratou Ndiaye, conseillère technique et coordinatrice du Programme de sécurité sanitaire mondiale « One health » (Une seule santé) à la Primature, estime qu’environ 75 % des nouvelles maladies affectant l’homme sont transmises par des animaux ou sont des pathologies d’origine animale ces dix dernières années. C’est dans ce contexte que s’inscrit la réunion d’échanges de deux jours entre les acteurs impliqués dans la surveillance communautaire intégrée des zoonoses prioritaires dans une approche « Une seule santé », organisé par le Haut Conseil national « One health », en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et Measure Evaluation. Ouverte mardi dernier, la rencontre entre dans la composante Fao du projet « Soutien au Programme de sécurité sanitaire mondiale (Ghsa) dans la lutte contre les zoonoses et le renforcement de la santé animale en Afrique » financé par l’Usaid. Ce projet vise « à contribuer à l’atteinte des objectifs du Programme d’action pour la sécurité sanitaire Mondiale (Passm) et à renforcer à la fois la capacité mondiale et des nations à prévenir, détecter et répondre aux maladies infectieuses d’origine naturelle, accidentelle ou délibérée».

Pour la Coordinatrice du Programme de sécurité sanitaire mondiale « One health » à la Primature, la rencontre trouve sa justification dans le fait que les questions de santé ne peuvent plus être l’apanage des professionnels du domaine. Au Sénégal, note-t-elle, « les autorités ont très tôt compris la nécessité de cette approche holistique en prenant des dispositions pour un ancrage institutionnel dudit programme à travers la création d’un Comité de pilotage et d’une Task Force de plateforme nationale « One health ». Pour elle, la création du Haut Conseil national du Programme de sécurité sanitaire mondiale « One health » traduit la volonté du gouvernement d’élever ce programme au rang des priorités nationales et de se donner les moyens pour sa mise en œuvre ainsi que sa pérennisation. Le défi majeur reste l’opérationnalisation, dit-elle, « car il s’agit de faire en sorte que la sécurité sanitaire mondiale soit une réalité dans notre pays ». Cela ne pourrait pas se réaliser sans l’implication des communautés à la base. C’est tout l’intérêt de la mise en place des comités de veille et d’alerte communautaires.

Des contraintes
Dr Ismaïla Seck, coordonnateur national du Centre d’urgence pour la lutte contre les maladies animales transfrontières (Ectad) de la Fao, a soutenu que l’implication de sa structure est capitale en ce sens qu’elle intègre d’autres secteurs comme la santé, l’élevage et l’environnement à travers une approche communautaire. Toutefois, dans la mise en œuvre du programme, des contraintes demeurent et celles-ci sont principalement liées à l’absence d’outils de partage des informations, à l’inaccessibilité de certaines localités, à la logistique, etc.

Quatre districts sanitaires (Podor, Pété, Koumpentoum et Tambacounda) sont ciblés pour la première phase. Le gouvernement ambitionne de passer à l’échelle pour couvrir l’étendue du territoire national.

A la fin des travaux, les acteurs ont validé leur feuille de route. L’ambition du gouvernement du Sénégal, précise la même source, est de mettre en place un système opérationnel de surveillance communautaire intégrée et inclusive des six zoonoses prioritaires au Sénégal - rage, tuberculose, anthrax, fièvre de la vallée du Rift, influenza aviaire hautement pathogène et les fièvres hémorragiques (Ebola et Marburg). Les secteurs en charge de la surveillance communautaire de la santé humaine et animale sont invités à utiliser les mêmes outils de collecte des données sanitaires et les mêmes définitions de cas pour l’identification et le rapportage des maladies zoonotiques prioritaires. Quatre districts sanitaires (Podor, Pété, Koumpentoum et Tambacounda) sont ciblés pour la première phase. L’ambition du gouvernement est de passer à l’échelle pour couvrir l’étendue du territoire national.

Souleymane Diam SY

Le ministre du Commerce a salué, hier, le travail « remarquable » effectué par ses services pour retirer du marché sénégalais le lait contaminé du groupe Lactalis.

Selon Alioune Sarr, plus de 16 000 cartons ont été retirés sur l’ensemble du territoire national. «Mon département a aussi pour mission le contrôle des normes de qualité des produis alimentaires et l’utilisation d’instruments de mesure fiables et de contrôle de l’application de la législation économique», rappelle le ministre.

Il indique que le Sénégal veut nouer « un partenariat puissant» avec la Turquie.

A. N. NDIAYE

Une délégation japonaise composée d’un parlementaire, de l’ambassadeur du Japon au Sénégal et d’une délégation de la Jica, visite, aujourd’hui, en début d’après-midi, le projet de réhabilitation du Môle Hamassiré Ndoure (Ex-môle 3) dédié au trafic avec la République sœur du Mali et financé par la coopération japonaise (Jica), indique un communiqué du Port autonome de Dakar.

Selon la même source, les travaux vont démarrer prochainement.

Mamadou GUEYE

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Mali a obtenu 18,619 milliards de FCfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à l’issue de son émission par adjudication de bons assimilables du trésor à 12 mois. Les investisseurs ont répondu favorablement à la sollicitation du Trésor malien en proposant des soumissions globales de 23,391 milliards de FCfa alors que cet émetteur recherchait 25 milliards de FCfa (1 FCfa équivaut à 0,0016 dollar).

Cela donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 93,56 %. Le taux moyen pondéré s’est situé à 6,34 % tandis que le taux marginal est à 6,50 %. Selon l’Agence UMOA-Titres, les titres émis par le Trésor malien sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixé au 16 janvier 2019. De leur côté, les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons fixée à un million de FCfa.

(APA)

La part des énergies renouvelables dans le parc de production sera portée à 23 % d’ici la fin 2018 avec la mise en service de la centrale solaire de Kahone après celle de Merina Ndakhar. Pour Mahammed Boun Abdallah Dionne, cette ambition de sortir le Sénégal de la « grave crise énergétique » qui l’a miné pendant longtemps par la mise en place d’une politique basée sur le mix énergétique a été déclinée en juillet 2012 par le président Sall lors du Conseil des ministres délocalisé tenu à Diourbel. Cette nouvelle démarche, a-t-il dit, devrait être fondée sur des interconnexions avec des pays voisins mais aussi et surtout sur les énergies renouvelables. « C’est la preuve de notre détermination à aller progressivement vers la transition énergétique et honorer les engagements du Sénégal vis-à-vis de la communauté internationale en vue de participer à la promotion d’un monde durable avec des énergies propres », a indiqué M. Dionne. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, il a été fixé l’objectif d’atteindre en 2019, 30 % réservés aux énergies renouvelables. A en croire le Premier ministre, au regard des différents projets, ce pari fait par le président de la République sera tenu. D’autant plus que ces acquis pour une énergie propre et bon marché seront renforcés avec l’exploitation prochaine de l’important potentiel gazier de notre bassin sédimentaire.

Mbaye BA

Le directeur de l’Agriculture, Omar Sané, a tiré un bilan satisfaisant de sa tournée régionale dans le centre du pays (Kaolack et Kaffrine) où il a eu à rencontrer les principaux acteurs de la filière arachidière.

Les régions centres de Kaolack et de Kaffrine, principales zones de production de la graine oléagineuse, ont accueilli une importante délégation du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural venue s’enquérir du déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide. Démarrée le 1er décembre dernier, la campagne a connu un coup d’accélérateur en début d’année suite à la suspension de la taxe sur les exportations de graines. Après une première journée consacrée aux industriels (Sonacos, Copéol et WAO) et une unité de conditionnement et de transformation tenue par des opérateurs chinois, la délégation a rencontré, mardi, des producteurs et opérateurs de marché dans la région de Kaffrine. Elle a recueilli les préoccupations de ces acteurs essentiels de la filière arachidière. Le directeur de l’Agriculture, Omar Sané, a magnifié le travail des paysans. « La collecte ne se fait pas seulement par les huiliers, car il nous faut travailler avec des producteurs identifiés pour la qualité de leurs graines en vue de la collecte de semences certifiées indispensables pour assurer de bons rendements », a déclaré M. Sané à l’étape de Nganda dans le département de Kaffrine.

Revenant sur la production record de cette année évaluée à plus de 1,4 million de tonnes, il a mis en lumière les efforts consentis par l’Etat pour mettre à la disposition des producteurs de semences de qualité. « Depuis trois ans, plus de 55.000 tonnes de semences certifiées sont distribuées dans le cadre de la commande publique. Cette année, nous avons homologué 142.000 tonnes de semences à certifier et l’Etat n’utilise que les 55.000 tonnes pour les commissions de cession d’intrants agricoles. Aujourd’hui, le Sénégal veut relever le défi de la qualité des semences », a affirmé Omar Sané, à l’issue de la visite d’une coopérative agricole spécialisée dans la production de semences. Une ambition déclinée au plan local par la présidente de ladite structure, Madjiguène Guèye. « Nous avons une bonne production et nous avons respecté les normes de collecte. Nous félicitons l’Etat pour l’accompagnement à travers la subvention. Pour le moment, nous sommes à 1.400 tonnes et nous en attendons 2.000 autres tonnes», a indiqué Madjiguène Guèye.

La délégation s’est également rendue dans une usine de transformation se trouvant dans la commune de Kaffrine d’une capacité de 100.000 tonnes et qui emploie 800 personnes. Le directeur de l’Agriculture a encouragé les producteurs et opérateurs exportateurs à se conformer aux normes européennes concernant la teneur en aflatoxine dans les graines oléagineuses produites au Sénégal.

Elimane FALL

Les consultations régionales entre la haute direction de la Banque africaine de développement (Bad) et les gouverneurs d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale de l’institution financière se sont déroulées les 11 et 12 janvier 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Au cours de cette rencontre, tous les participants ont plaidé pour une augmentation générale du capital de la banque.

Ces consultations, premières de cette nature depuis la création de la banque en 1963, ont été conduites par le président du groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Selon le communiqué, les ministres et gouverneurs ont saisi l’opportunité de cette rencontre pour engager un « dialogue franc et direct » avec la haute direction de la banque. « Ensemble, gouverneurs et haute direction se sont mis d’accord sur la mise en œuvre rapide des cinq priorités stratégiques de la banque dites High 5 : « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique », « intégrer l’Afrique », « éclairer et électrifier l’Afrique » et « améliorer la qualité de vie des populations en Afrique » », ajoute la même source. Dans le contexte actuel de forte diminution de l’aide publique au développement, souligne le document, les gouverneurs d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont plaidé pour une augmentation générale du capital de la Bad « afin de lui permettre de remplir pleinement son mandat au service de l’Afrique ».

Selon une étude indépendante du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), concrétiser les « High 5 » permettrait à l’Afrique de réaliser 90 % des Objectifs de développement durable (Odd), tout comme 90 % de l’Agenda 2063 qu’a défini l’Union africaine. « La Bad est solide sur le plan financier. Nous sommes conscients des besoins considérables en ressources du continent qui sont indispensables à son développement. Sans l’Afrique, le monde n’atteindra pas les objectifs de développement durable (Odd) », a affirmé Hassatou Diop N’Sele, trésorière du Groupe de la Banque, qui assure l’intérim de la vice-présidence Finance. Les ministres-gouverneurs ont rappelé que la 6e augmentation du capital, entérinée en 2010, avait permis de porter le volume de prêt à un niveau jamais atteint jusque-là. « L’aide apportée aux pays relevant du Fonds africain de développement a également été multipliée par 17 », précise le communiqué.

« Au plus fort de la crise qui a secoué notre économie du fait de la chute du cours de pétrole, c’est de la Bad que nous était venu le soutien décisif à travers un appui budgétaire conséquent alors que d’autres partenaires étaient très réticents. Nous avons donc besoin d’une banque forte capable de remplir ses engagements et de nous accompagner dans la mobilisation de nos ressources internes », a estimé la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, citée dans le document. « Nous adhérons entièrement à cette augmentation générale du capital de la banque », a renchéri le ministre gabonais de l’Economie et des Finances, Régis Immongault, gouverneur de la Bad pour le Gabon. La ministre guinéenne en charge du Développement, Mama Kanny Diallo, a insisté sur l’urgence de donner à la Banque des ressources suffisantes pour lui permettre de continuer à assurer le leadership du développement en Afrique. « Au-delà du seul cas de la Guinée, il s’agit, à travers cette augmentation du capital, de donner à la banque les moyens de retenir la jeunesse du continent chez elle. La destinée de nos jeunes n’est pas d’aller mourir dans la mer ou sur les routes du désert », a estimé Mme Diallo.

Le président Adesina se dit heureux « de la qualité, du climat franc et sincère des échanges », tout en soulignant l’importance de ces consultations régionales dans la programmation annuelle de la banque.

S. Diam SY

La Société nationale d’électricité (Senelec) change de visage. Elle se dote d’une nouvelle identité visuelle qui a été présentée hier.

« L’énergie de tous les possibles ». C’est le slogan qui accompagne la nouvelle identité visuelle de la Senelec. Elle a été présentée hier. Cheikh Kouyaté du cabinet Axima concepteur de cette identité soutient que celle-ci allie technicité, proximité et modernité. « Cette nouvelle identité visuelle n’est pas seulement un logotype. Nous avons cherché à collecter du matériel culturel », a expliqué M. Kouyaté, soulignant que Senelec avait une image fortement dégradée. Pour réaliser cette identité, le cabinet concepteur a fait un audit des supports existants. « Par la technicité, nous renvoyons à l’expertise, à la fiabilité, à la sécurité et à la maîtrise », a-t-il précisé.

Mouhamadou Makhtar Cissé a félicité le cabinet Axima et l’équipe de communication de la Senelec. Il a affirmé que cette nouvelle identité visuelle symbolise la marche et la transformation de la société. Il dit espérer que cela va se traduire dans le comportement des agents. M. Cissé rappelle que l’entreprise a fait du chemin pour arriver à ce niveau de performance. C’est pourquoi il estime qu’il était temps de doter l’entreprise d’une nouvelle identité visuelle. « Je compte sur vous pour que les clients regardent autrement la Senelec », a lancé le directeur général à l’endroit du personnel, particulièrement de l’équipe commerciale.

« S’il y a un message que je voudrais envoyer à l’équipe commerciale de Senelec, c’est de traiter beaucoup mieux nos clients. Ils ont droit à un meilleur accueil. Un client bien accueilli est déjà satisfait », a-t-il dit. Mouhamadou Makhtar Cissé est revenu sur les performances réalisées par l’entreprise et les transformations qui s’opèrent. « La qualité de service s’améliore. Tout le monde s’en rend compte. Les délestages ont été considérablement réduits.

Nous exportons maintenant de l’électricité dans les pays voisins », a confié M. Cissé. En plus, il y a la modernisation du réseau, la mise à niveau des agents, sans oublier l’approche clientèle, la professionnalisation. Autre performance, c’est le rétablissement des équilibres de l’entreprise qui a permis à la Senelec d’obtenir la certification de l’agence de notation Bloomfield Investment. M. Cissé soutient que si l’entreprise est parvenue à ce niveau, c’est grâce à l’abnégation de ses agents et surtout le soutien des plus hautes autorités. Dans la nouvelle dynamique de l’entreprise que le directeur général considère comme une œuvre collective, les clients sont invités à faire des économies d’énergie. « La première source d’énergie, c’est l’économie d’énergie », a dit M. Cissé. Il a émis l’idée de bâtir une industrie électrique locale qui assurera la fourniture des produits électriques. Mouhamadou Makhtar Cissé se dit ouvert pour travailler sur ce chantier.

Aliou KANDE et Mamadou GUEYE

 

 

Mouhamadou Makhtar Cissé a annoncé, hier, que la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) va chercher 30 milliards de FCfa sur le marché financier de l’Uemoa. Le directeur général de Senelec présidait la cérémonie de présentation de la nouvelle identité visuelle de ladite société. Cette annonce intervient quelques jours après les notes AA- pour le long terme et A1- pour le court terme décernées par l’agence Bloomfield investment. Cette agence de notation panafricaine avait analysé les secteurs de la production, du transport, de la distribution, de la vente, de l’exportation et de l’importation de l’énergie électrique au Sénégal. « La note de la Senelec pour le long terme est AA-. Ce qui signifie que la qualité de crédit est très élevée. La Senelec a des fondements très solides. En plus, elle a une stratégie pertinente et soutenue par une vision claire, des indicateurs de performance qui sont fortement à la hausse », avait commenté le Pdg de Bloomfield Investment, Stanislas Zeze. Il ajoutait que la société a un soutien formel de l’Etat et bénéficie d’un environnement économique, social et politique favorable. Sur le court terme, avait poursuivi M. Zeze, la note est A1- signifie que « la certitude de remboursement en temps opportun est élevée ». « Les facteurs de liquidité sont forts et soutenus par de bons facteurs de protection des éléments essentiels. Les facteurs de risque sont très faibles », affirmait Stanislas Zeze. L’échelle de notation est le franc Cfa. La validité va de novembre 2017 au 31 octobre 2018. Selon le Pdg de Bloomfield Investment, la notation est basée sur les facteurs positifs que sont un cadre légal adapté et en cours de révision, une stratégie pertinente, une progression continue des ventes d’énergie soutenue par le renforcement des infrastructures, des indicateurs de performance et des indicateurs techniques en hausse, une amélioration de la capacité à supporter l’endettement. 

A. KANDE et M. GUEYE

Les exportations de biens passent de 112 milliards de FCfa à 110,1 milliards au mois de novembre, selon la Direction des prévisions et des études économiques (Dpee) dans sa dernière publication.

En novembre 2017, les exportations de biens se sont repliées de 1,9 milliard de FCfa, passant de 112 milliards de FCfa à 110,1 milliards de FCfa, soit une baisse de 1,7%, souligne le Point mensuel de conjoncture de la Dpee qui relève, par ailleurs, que le déficit des échanges extérieurs s’est réduit de 24,3 milliards de FCfa au mois de novembre dernier pour ressortir à 153,5 milliards contre 177,8 milliards de FCfa le mois précédent. Selon cette structure du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, cette situation a été favorisée par la baisse des importations (-29,8 milliards) plus importante que celle des exportations (-1,9 milliard), en variation mensuelle. En conséquence, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 36,7% en novembre 2017 contre 34,0% en octobre 2017, soit une hausse de 2,7 points de pourcentage sur la période. Selon la Dpee, cette baisse des exportations en variation mensuelle est essentiellement liée à la valeur des exportations d’acide phosphorique (-4,0 milliards), de « produits de préparation pour soupes, potages et bouillons» (-2,8 milliards), de titane (-1,9 milliard) et de produits alimentaires (-1,7 milliard).

La baisse des ventes à l’étranger de produits alimentaires est essentiellement imputable au recul des exportations de produits halieutiques (-3,2 milliards), atténué toutefois par le renforcement des ventes à l’étranger de produits arachidiers (+1,3 milliard) et, dans une moindre mesure, de celles des poissons frais (+0,2 milliard). En revanche, les exportations de produits pétroliers, d’or brut et d’« engrais minéraux et chimiques » se sont, respectivement, inscrites en hausse de 5,4 milliards, 4,8 milliards et 3,6 milliards de FCfa sur la période. Quant aux exportations de zircon et de ciment, elles ont respectivement enregistré de légères baisses de 0,4 milliard et 0,9 milliard de FCfa sur la période mentionnée. En glissement annuel, au mois de novembre 2017, les exportations de biens se sont confortées de 15,4% (+14,7 milliards), reflétant, principalement, les progressions des exportations de produits pétroliers (+11,3 milliards), d’or brut (+5,8 milliards), des «engrais minéraux et chimiques» (+3,3 milliards) et de produits alimentaires (+2,5 milliards).

Mamadou SY

En termes de destination, les exportations du Sénégal vers les autres pays de l’Uemoa se sont établies à 31,5 milliards au mois de novembre 2017 contre 28,2 milliards en octobre, soit une hausse de 3,3 milliards (+11,7%). Quant à la part de l’Uemoa dans les exportations totales du Sénégal, elle s’est située à 28,7% en novembre 2017. La part du Mali dans les exportations totales vers l’Union est passée de 58,9% à 61,9 % sur la période, soit un gain de 3,0 points de pourcentage.

Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire et représente 35,5% des exportations.

M. SY

Les importations de biens ont également, pour leur part, diminué de 9,0% (-29,8 milliards) au mois de novembre 2017 pour se situer à 299,6 milliards de FCfa. Cette situation est le résultat de la contraction des importations de produits pétroliers (-24,1 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (-4,6 milliards), de « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » (-1,5 milliard) et de produits alimentaires (0,7 milliard).

Concernant les produits pétroliers, le recul des importations est lié à la baisse des achats à l’étranger des huiles brutes de pétrole de 33,3 milliards de FCfa. Les importations de produits pharmaceutiques ont, en revanche, progressé de 3,0 milliards sur la période.

En glissement annuel, les importations de biens se sont inscrites en hausse de 2,7 milliards (+ 0,9%) au mois de novembre 2017. Cette situation est favorisée par la hausse des achats de produits pharmaceutiques (+4,2 milliards) et de «véhicule, matériels de transport et de pièces détachées » (+3,6 milliards). En cumul sur les onze (11) premiers mois de 2017, les importations de biens sont évaluées à 3 224,4 milliards de FCfa contre 2 803,3 milliards de FCfa à la même période en 2016, soit une progression de 421,1 milliards de FCfa (+15,0%). Cette hausse est due à l’augmentation de la valeur des principaux produits importés notamment les produits pétroliers (+112,1 milliards), les «machines, appareils et moteurs » (+72,3 milliards), les produits alimentaires (+ 57,2 milliards), les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+ 19,1 milliards) et les produits pharmaceutiques (+13,8 milliards).

M. SY

Les importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa sont évaluées à 4,4 milliards au mois de novembre 2017 contre 5,9 milliards le mois précédent, soit une baisse de 1,6 milliard. Elles ont représenté 1,5% de la valeur totale des importations de biens au mois de novembre 2017 contre 1,8% un mois auparavant. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 93,1% en novembre 2017 contre 93,6% en octobre 2017, soit un recul de 0,5 point de pourcentage. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les « bois et ouvrages », les «fruits et légumes comestibles» et les « produits des industries para-chimiques », qui ont représenté, respectivement, 18,5%, 11,9% et 10,1%.

M. SY

Au mois de novembre 2017, les prix à la consommation ont connu une baisse de 1,1% comparativement au mois précédent, selon la Dpee. Cette tendance est principalement expliquée par un fléchissement du prix des poissons frais (-14,4%), atténuée par un renchérissement des légumes frais en fruits ou racine (+7,1%).

Sur une base annuelle, le niveau général des prix à la consommation a progressé de 0,2%, au mois de novembre 2017, essentiellement tiré par les « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+0,2%), les « restaurants et hôtels » (+2,2%) et la « santé » (+0,5%).

Pour sa part, l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) au mois de novembre 2017 est ressortie à -0,3%, en rythme mensuel, et à 1,1% en glissement annuel. En termes d’origine, les prix des produits importés se sont repliés de 0,1 % entre octobre et novembre 2017. De même, ceux des produits locaux ont baissé de 1,5 % sur la même période. Sur un an, les prix des produits importés se sont stabilisés tandis que ceux des produits locaux se sont renchéris de 0,4% en novembre 2017.

M. SY

Suite à l’affaire du lait contaminé en France, le gouvernement sénégalais, à travers la Direction du commerce intérieur, a pris des mesures conservatoires. Il a décidé de retirer les produits concernés du circuit de commercialisation. Joint au téléphone, le directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye, confirme l’information et souligne que la décision est exécutée en collaboration avec la Direction générale de la Santé. Il a indiqué que plus de 8 000 boites ont été retirées des pharmacies où ils sont exclusivement commercialisés.

Cette affaire a éclaté en France en septembre 2017 lorsque le diagnostic deux bébés malades a conclu qu’ils ont été atteints de salmonellose après avoir été intoxiqués en consommant du lait de premier âge produit par Lactalis. Depuis, une trentaine de nourrissons ont été atteints. Dans la presse hexagonale, le ministre de l’Economie, Bruno Le maire déclarait que Lactalis a été « défaillante », obligeant Emmanuel Besnier, le président de Lactalis a brisé le silence. Il a promis dans un entretien accordé au journal du dimanche que les victimes seront indemnisées.

M. GUEYE

Les agents de la Dpv, des Directions régionales et départementales du développement rural et de l’Ancar des régions du Sud et de l’Est sont réunis à Kolda dans le cadre de la sensibilisation contre la chenille légionnaire d’automne.  

Les acteurs de la lutte phytosanitaire sur la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera frugioperda) des régions de Kolda, de Tambacounda, de Kédougou, de Ziguinchor et de Sédhiou se sont réunis, jeudi, à Kolda pour réfléchir sur les moyens de faire face à la propagation de ce dangereux ravageur. Cet atelier qui est organisé avec l’appui du Projet Feed the Future Sénégal Naatal mbay vise à sensibiliser les agents de surveillance et d’avertissement de la Dpv, de l’Ancar et des Directions régionales et départementales du développement rural sur les dangers que représente cette vorace chenille pour les cultures, notamment pour le maïs. Elle suscite aujourd’hui une véritable inquiétude dans les cinq régions de l’axe sud-est qui représentent environ 50 % de la production nationale du maïs du Sénégal. « On est aujourd’hui à Kolda pour sensibiliser les acteurs de la lutte phytosanitaire sur un ravageur nouveau qui vient de faire son apparition et qui a des potentiels de destruction énormes. Il s’agit de la chenille légionnaire d’automne.

Il y a des clés d’identification qui sont spécifiques au ravageur lui-même. Le  formateur va y revenir pour que, de manière très claire et très simple, tous les participants à cet atelier puissent, en face de cette chenille, dire voilà ce qu’on nous a montré à l’atelier », déclare Ousmane Diène, chef de la Division de défense des cultures de la Dpv. La Direction de la protection des végétaux va étendre cette campagne de sensibilisation aux autres Instituts comme l’Isra qui n’ont pas pris part à cet atelier pour enrayer cette menace qui pèse sur les cultures.

La Spodoptera frugioperda a la capacité de réduire en l’espace de quelques temps plus de la moitié des cultures d’une région. Elle a été découverte pour la première fois sur le continent africain, en 2016, au Nigeria, avant de se propager l’année suivante dans d’autres pays au Sud du Sahara dont le Sénégal. Elle pond ses œufs sur les feuilles de la plante hôte pendant la nuit et les larves se nourrissent dans la spirale (cornée) de la feuille pour être à l’abri des oiseaux prédateurs. Les adultes migrent également pendant la nuit et peuvent voler sur une distance de 100 kilomètres par jour. Les échanges commerciaux facilitent également sa migration à travers le monde.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le Sénégal et la Guinée-Bissau ont signé, avant-hier, à Dakar le procès-verbal du Comité technique de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du protocole d’application de la convention bilatérale en matière de pêche. La partie guinéenne dit être dans les dispositions de renouveler les licences de pêche accordées au Sénégal qui expirent le 31 mars prochain.

Mendes Viegas, ministre bissau-guinéen de la Pêche, a déclaré, avant-hier, à Dakar que son pays est disposé à renouveler les licences qu’il accorde aux pêcheurs sénégalais. « L’accord entre les deux pays date de longtemps. Le plus important est que l’accord sert l’intérêt des deux parties. La Guinée-Bissau est toujours ouverte à continuer cette coopération », a affirmé Mendez Viegas devant son homologue sénégalais Oumar Guèye, lors de la cérémonie de signature du procès-verbal du Comité technique de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du protocole d’application de la convention bilatérale en matière de pêche liant les deux Etats. « Ce qui a été fait est satisfaisant. Cela nous encourage à poursuivre la coopération », a dit le ministre bissau-guinéen.

Le protocole liant les deux pays prend fin le 31 mars 2018. Dans ce document, la Guinée-Bissau avait accordé 10 licences pour la pêche industrielle et 300 licences pour la pêche artisanale. Selon Mamadou Goudiaby, Directeur des pêches maritimes du Sénégal, à trois mois de la fin du protocole, le Sénégal a épuisé les licences destinées à la pêche industrielle. Le Sénégal a introduit une requête pour avoir une rallonge pour pêcher pendant les trois mois qui restent dans les différentes pêcheries ciblées que sont les produits pélagiques, la crevette, les céphalopodes et les espèces démersales. S’agissant de la pêche artisanale, sur les 300 licences octroyées, 286 ont été consommées. A en croire le Directeur des pêches maritimes, la Guinée-Bissau reste disposée à offrir d’autres possibilités de pêche au Sénégal d’ici la fin du protocole.

La partie guinéenne a demandé à être accompagnée dans le domaine de la formation et de la recherche. En réponse, le Sénégal a réitéré sa disponibilité à recevoir les candidats de la Guinée-Bissau dans les écoles sénégalaises de formation en pêche. « Le Sénégal est disposé à renforcer cette coopération en ce qui concerne la formation.

Les écoles sont ouvertes. Nous pouvons également coopérer dans le domaine de la recherche, mais aussi pour lutter contre la pêche illicite qui est un fléau mondial », a affirmé Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Selon M. Guèye, les deux Etats vont œuvrer pour que la pêche soit profitable aux populations. Le ministre a demandé aux techniciens d’anticiper les travaux pour éviter une période de flottement à l’expiration du protocole le 31 mars. « L’idéal est que les travaux soient bouclés avant l’échéance, que nous puissions signer le nouveau accord de façon à ce qu’il n’y ait pas de vide. Nous sommes disposés à travailler pour un bon accord, dans un climat de solidarité entre nos peuples », a dit Oumar Guèye. Le ministre de la Pêche a rappelé que les deux pays sont dans un monde où la ressource halieutique est menacée. « C’est la raison pour laquelle la coopération entre les deux pays doit être sauvegardée, revue sous l’angle de la commission sous-régionale des pêches », a indiqué Oumar Guèye. « Nous avons intérêt à harmoniser beaucoup de chose. Le poisson ne connaît pas de frontières. C’est la même ressource qui quitte le Nord qui descend vers l’Ouest et remonte; d’où la nécessité d’une harmonisation de la législation », a ajouté M. Guèye.

Babacar DIONE

 


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