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Economie (2348)

Le projet valorisation du secteur informel artisanal pour la formation et l’insertion des jeunes au Sénégal, piloté par l’Ong la Kora, appuyé par Frères des hommes France, compte former 1.000 jeunes pour les quatre prochaines années.

Une cinquantaine d’artisans venus des sites pluriacteurs de Guédiawaye, Grand Yoff, Touba, Mbacké et Thiès ont séjourné, durant trois jours, dans la ville de Thiès. Ils ont bouclé, depuis hier, leur rencontre de partage des acquis expérimentés depuis deux ans et ont dégagé des pistes pour réajuster le tir. L’Ong la Kora a remis aux 50 maîtres artisans renforcés sur le plan pédagogique et organisationnel des machines et matériels usuels modernes de travail. Un soutien apprécié par Ndioba Sow, coordonnateur du regroupement des cordonniers de Thiès. « Grâce à l’Ong la Kora, nous avons subi des formations en management et en pédagogie pour mieux former nos apprentis. Nous félicitons le président de la Chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, pour son ouverture et son pragmatisme dans l’accompagnement des artisans », a-t-il confié.

Selon Ahmadou Fall, chef du projet, plus de 200 maîtres artisans ont reçu un renforcement de capacités qui leur a permis d’encadrer de jeunes apprentis ; des cadres pluri-acteurs ont aussi été mis en place dans les quatre régions du pays où des échanges fructueuses ont débouché sur des initiatives de mise en réseau. « Des marchés importants sont captés, partagés au bénéfice de tous », a-t-il indiqué. La synergie d’actions entre centres de formation professionnelle ou entre ateliers et centres de formation professionnelle est en train de prendre forme ; « des prémisses intéressantes sont déjà notées et nos rencontres, tous les quatre mois, visent à consolider cette nouvelle approche dans le secteur artisanal », a ajouté Ahmadou Fall. Dans ce cadre pluri-acteurs, tous les démembrements de l’État du Sénégal qui travaillent sur la problématique de l’emploi des jeunes tout comme ceux de la société civile œuvrant dans le même secteur sont encouragés à intégrer ces espaces d’échanges pour la modernisation de l’apprentissage afin de valoriser davantage le secteur artisanal.

Pour propulser ce secteur grand pourvoyeur d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie du Sénégal, « plus de 100 millions de FCfa ont été dépensés pour équiper 200 maîtres artisans dans différents corps de métiers en matériels de travail mais aussi en bancs, tableaux, pour mieux conduire les apprentissages des jeunes », a rappelé M. Fall.

Chaque maître artisan aura, en charge, au moins 5 apprentis, soit 1.000 jeunes résidents dans les quatre sites pluri-acteurs où le projet a travaillé ces deux dernières années. Outre la cordonnerie, la menuiserie bois et métallique, la transformation des produits locaux ont bénéficié des équipements offerts par l’Ong La Kora.

Mbaye BA

Le fonio pourrait jouer un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire du Sénégal. Avec le concours du Programme d’appui au développement de l’agriculture et à l’entrepreneuriat rural (Padaer), le réseau des acteurs de la filière fonio veut multiplier, par quatre, la production de fonio.

Toutes les contraintes qui confinaient la production du fonio à la place de culture culturelles sont en train d’être levées par la recherche par l’amélioration des techniques de culture et de transformation grâce à l’utilisation de machines de dernière génération, a déclaré Cheikh Guèye, ingénieur agronome spécialisé en systèmes agraires et protection de l’environnement sahélien. Cet expert fonio, coordonnateur technique du Réseau des acteurs de la filière, explique que ce réseau a été porté sur les fonds baptismaux, le 4 novembre 2016, avec le concours du Padaer dont les responsables croient qu’en ce qui concerne la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des paysans ruraux, le fonio pourrait jouer un rôle déterminant.

La production au Sénégal est en dent de scie. Elle est chiffrée à 1500 tonnes. Cette spéculation est cultivée dans le bassin oriental du pays, dans les régions de Tambacounda, Sédhiou, Kolda et Kédougou. Pour faire de cette spéculation un produit rentable, la première exigence, selon l’expert, est de booster la production nationale. Et les membres du Réseau des acteurs de la filière fonio peuvent compter sur le soutien des partenaires comme Sos Sahel, Padaer qui ont manifesté leur disponibilité à les accompagner pour faire du fonio une culture prioritaire au même titre que les autres céréales comme le mil, le maïs et le riz.

Le réseau revendique 64 organisations et groupements d’intérêt économique en plus des producteurs-transformateurs qui, de plus en plus, améliorent la qualité du produit. Cheikh Guèye pense qu’il suffit d’améliorer le dispositif pour augmenter la production ; les terres sont disponibles et le prix est rémunérateur. De plus, le potentiel est encore sous exploité à cause de la pénibilité des travaux. Par exemple, dans la seule région de Kédougou, près de 830 tonnes sont produites et cette région constitue la plus grande zone de production du pays.

Malgré les contraintes, l’expert en fonio espère que la production nationale atteindra, sous peu, 10.000 tonnes et tendra vers les 21 000 tonnes du Mali. Il souligne que le fonio gagne de plus en plus de parts de marché sur le plan national. Le kilogramme est vendu à 1500 FCfa à Dakar, 1200 FCfa à Tambacounda et 1000 FCfa a Kédougou.

Alkaly Sao de Maka Coulibantang, vice-président du Réseau des acteurs de la filière fonio affirme que cette culture traditionnelle peut générer des revenus substantiels aux paysans. Il fonde beaucoup d’espoirs sur le plan d’actions de trois ans pour atteindre les 10.000 tonnes. Il a salué l’accompagnement du Padaer qui a permis de mettre en place le réseau. Ndèye Marie Seydi, la Secrétaire générale du réseau entrepreneur en agro-alimentaire de Kolda assure que sa région dispose d’atouts pour augmenter sa production qui tourne autour de 200 tonnes.

Pape Demba SIDIBE

Le vol de bétail fait perdre, chaque année, au sous secteur de l’élevage, plus de 2 milliards de Fcfa.

Le vol de bétail fait perdre deux milliards de FCfa par an au sous secteur de l’élevage. Ce chiffre est en deçà de la réalité puisqu’il date de plus de 2 ans, a déclaré, jeudi, à Kolda, Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, lors d’un Conseil régional de développement spécial consacré à la préparation de la 4e édition de la journée nationale de l’Élevage qui se tiendra en novembre dans la ville de Kolda. Cet évènement sera présidé par le chef de l’État Macky Sall et verra la participation de tous les acteurs du sous secteur de l’élevage des 13 autres régions du Sénégal. Les ministres de l’Élevage et les représentants des organisations des éleveurs des pays limitrophes seront également conviés à cette manifestation. Le thème de cette année est : « Quelles stratégies pour l’éradication du vol de bétail pour une stabilité sociale et économique renforcée ». Le choix de ce thème démontre la ferme volonté du président Macky Sall de combattre ce phénomène qui menace de décimer le cheptel national, a dit le ministre. « Le vol de bétail s’attaque non seulement aux biens des couches les plus vulnérables de notre société, mettant en péril la cohésion sociale et le développement économique du pays mais il annihile toutes les actions de développement de l’élevage menées dans les politiques publiques. Il constitue un frein à l’investissement. Les pertes annuelles engendrées par le vol de bétail sont estimées à plus de 2 milliards de Fcfa », a indiqué Aminata Mbengue Ndiaye. Elle s’est longuement appesantie sur les mesures prises par le gouvernement pour venir à bout de ce phénomène notamment la révision du Code pénal et du Code de procédures pénales pour corser les peines contre les voleurs de bétail. Aminata Mbengue Ndiaye préconise le renforcement de ces mesures par le recensement et l’identification du cheptel national, le contrôle des mouvements du bétail, le suivi de la traçabilité des animaux et des produits d’élevage, la lutte contre les abattages clandestins. De nombreux éleveurs ont été contraints, selon Aminata Mbengue Ndiaye, d’abandonner l’élevage à cause du vol de bétail qui a décimé une bonne partie de leur cheptel. Elle se félicite des efforts consentis par les différents gouvernements ces dernières années par la mise en place des comités transfrontaliers de lutte contre le vol de bétail.

Mamadou Aliou DIALLO

La deuxième assemblée générale annuelle de African Freight Bridge Networks (Afbn), réseau d’agents s’activant dans le domaine du transport international qui se tient à Dakar, a regroupé plus de 100 participants composés de professionnels du secteur du transport et de la logistique venant de 40 pays. Ces derniers travaillent pour le développement de ce secteur qui a un énorme potentiel mais sous exploité en Afrique. Les grandes orientation de cette deuxième assemblée générale annuelle sont de renforcer la présence des entreprises africaines dans le réseau. «Nous avons eu beaucoup de propositions pour faire des conférences à Dubaï, en Europe, mais nous avons refusé car nous voulons rester sur le continent africain. Nous voulons plus de membres africains. Dans tout le réseau, il n’y a que 35 % d’Africains et nous aimerions avoir 70 % d’Africains et seulement 30 % d’occidentaux pour fédérer les acteurs du continent et développer le transport et la logistique», soutient le président du réseau Afbn, Hakim Bel.

A ses yeux, cela est important parce que le marché de la logistique africaine est lucratif et créé beaucoup d’emplois sur toute la chaine de valeur. «L’Afrique est aujourd’hui une excellente opportunité pour les compagnies africaines. Cela permet de créer de la richesse, de l’emploi et peut aider beaucoup les jeunes entrepreneurs. Au Maroc, au Sénégal, en Ethiopie, au Ghana, le domaine de la logistique fait partie des secteurs les plus rentables», affirme Hakim Bel. Il indique que ce marché est estimé à des milliards de dollars en Afrique. Le président de Afbn constate que le Sénégal est devenu une plateforme dans le domaine de la logistique et est en train de se positionner en hub maritime et aérien (avec Aibd) pour la distribution.

Hakim Bel demande aussi aux jeunes africains d’entreprendre dans ce domaine car «c’est très facile d’avoir une entreprise de logistique qui ne fait qu’offrir des services et fait rentrer beaucoup de devises ». M. Bel soutient que le réseau Afbn a été lancé l’année dernière pour la promotion du secteur en Afrique. Aujourd’hui, il est riche de 150 membres. «Le réseau a été créé pour encourager nos membres africains à faire du business avec des compagnies internationales», explique le Marocain, Hakim Bel. Le réseau Afbn offre une plateforme pour faire des rencontres Business to Business (B to B) pour garantir la sécurité des transactions. «S’il y a transaction entre les membres, les paiements sont garantis par la structure ; s’il y a défaut ou retard de paiement, nous intervenons pour le régler».

Au Sénégal, Intégral Logistix de Mountaga Diaw est l’une des sociétés les plus actives de ce réseau. Il a été même à l’origine de cette 2ème assemblée générale annuelle à Dakar après Marrakech l’année dernière. Abdou Lahad Niang, Directeur général de la société Equi-transport SA présente dans la logistique, apprécie l’idée de la plateforme Afbn, qui amène des acteurs du secteur du transport et de la logistique à collaborer et à développer cette activité en Afrique et dans le monde à travers un réseau de correspondance.

Oumar KANDE

La deuxième session du « AmCham Coffee Panel », organisée par la Chambre américaine de commerce au Sénégal, a porté sur les Zones économiques spéciales, plus précisément, sur les opportunités que ces plateformes offrent aux entreprises qui souhaitent s’y installer.

«Les opportunités d’implantation dans la Zone économique spéciale pour les entreprises.» C’est le thème de la deuxième session du « AmCham Coffee Panel », un espace de rencontres et d’échanges, organisé par la Chambre de commerce américaine au Sénégal (Amcham), hier, à Dakar, en présence du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye. Depuis l’année dernière, de nouveaux textes réglementaires régissant les Zones économiques spéciales ont été adoptés à travers deux lois. Ainsi, un cadre de gouvernance et des avantages aussi bien fiscaux que douaniers sont offerts à tout investisseur qui veut s’installer sur ces plateformes qui sont, à l’heure actuelle, au nombre de trois au Sénégal : le Parc industriel de Diamniadio, la Zone économique intégrée spéciale de Diass et la Zone économique spéciale de Sandiara en cours d’érection.

Selon Elhadji Ndiogou Diouf, président du Comité paritaire public-privé, le Sénégal a des avantages comparatifs pour attirer des investisseurs. Il a cité sa position géographique, l’ouverture de son peuple, la paix et la sécurité qui y règnent, la forte croissance économique qu’il enregistre depuis quelques années, l’augmentation des investissements directs étrangers, ses progrès dans les classements comme Doing Business, l’Indice Mo Ibrahim, etc. Autre avantage et non des moindres, c’est le fait que le Sénégal propose des Zes diversifiées qui concernent aussi bien les domaines de l’agro-business, des Tics, du tourisme, des services médicaux que des industries.

Pour les critères d’éligibilité, les entreprises désirant s’installer dans les Zes doivent, au moins, réaliser 60 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, créer au moins 150 emplois directes pendant la 1ère année d’exercice, réaliser un investissement de 100 millions de FCfa au moins.

Avantages comparatifs
Makha Racine Sy, président d’Amcham s’est félicité des efforts consentis par le gouvernement depuis quelques années pour faciliter les investissements privés au Sénégal. Dans un contexte de concurrence exacerbée entre pays émergents et de recherche effrénée d’avantages comparatifs, M. Sy estime que la création de pôles de croissance attractifs comme les Zes pour les investisseurs est un levier important de développement. « La réussite de cette politique et son effet d’entraînement sur notre économie seront amplifiés si le secteur privé national prend bien la mesure des enjeux et les opportunités qui s’ouvrent devant lui. Une communication régulière avec le gouvernement permettra de réunir les conditions d’une meilleure croissance pour tous, de façon inclusive et durable », pense-t-il.

Serigne Guèye Diop, conseiller du président de la République sur les questions industrielles et agricoles, par ailleurs, maire de Sandiara, a déclaré que le Sénégal travaille à avoir dix à vingt Zes au regard du rôle que ces plateformes peuvent jouer dans la matérialisation de la politique industrielle déclinée dans le Pse. « Il ne faut pas se contenter de trois Zes ; à termes, il faut faire de tout le Sénégal une Zes », a-t-il dit. Le maire de Sandiara, avec le soutien des autorités, est en train de développer, dans sa commune, une Zes. Cette plateforme qui s’étend sur plus de 100 hectares a commencé à accueillir quelques entreprises. « Trois sociétés sont déjà installées et ont commencé leurs activités avec 300 à 500 emplois déjà créés. Nous attendons 32 entreprises, 100 milliards d’investissements. Aujourd’hui, nous avons 32 milliards effectivement signés. Dans les cinq prochaines années, nous attendons 15.000 emplois et dans les dix prochaines années, 20.000 emplois », a déclaré Serigne Guèye Diop.

Les Zes constituent l’une des dix-sept réformes phares du Plan Sénégal émergent a, pour sa part, rappelé Khoudia Mbaye. Le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’État a insisté sur le rôle important que le secteur privé doit jouer dans la concrétisation du Pse, soulignant que l’État est en train de tout faire pour faciliter cela et attirer des investisseurs à travers des mesures incitatives. « La grosse partie du Pse, soit 60 %, doit être financée par le secteur privé. Pour ce faire, nous avons amélioré le climat des affaires», a-t-elle dit. Khoudia Mbaye a annoncé des projets de création de plusieurs Zes dans des secteurs porteurs de croissance. C’est par ce biais, pense-t-elle, que passera l’industrialisation du Sénégal. « L’industrialisation est nécessaire au développement surtout la petite et moyenne industrie. Il nous faut le maillage national du territoire pour essayer de construire les convergences nécessaires pour enfin atteindre les objectifs recherchés », a-t-elle déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Maguèye Marame Ndao, assure la présidence du groupe régional Afrique-Océan indien (Afi) de planification et de mise en œuvre (Apirg), indique un communiqué de l’Anacim. Il a été porté, par ses pairs, à la présidence de cet organe qui s’occupe de la planification et de la mise en œuvre du plan mondial de navigation aérienne de l’Oaci dans la région Afrique et Océan Indien, lors de sa 21e réunion qui s’est tenue, à Nairobi (Kenya) du 9 au 11 octobre 2017.

D’après le communiqué, le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires s’est réjoui du choix de Maguèye Marame Ndao. « Au-delà de la personne du directeur général de l’Anacim, c’est le Sénégal qui est honoré », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck.

A. Ngamby NDIAYE

Après avoir appuyé la participation des riziers aux foires de promotion (FIDAK et FIARA 2017), le projet Usaid/Naatal Mbay a organisé, hier, avec ses partenaires, un atelier bilan de ce partenariat avec les transformateurs du paddy. Selon Ass Sow, responsable de la communication du Projet Usaid/Naatal Mbay, sur ces deux salons de promotion, ce projet a sponsorisé 31 entreprises et GIE de la Vallée du Fleuve Sénégal et de la Casamance en vue de leur permettre d’exposer au village « Riz du Sénégal ». Le bilan commercial tiré de ces participations, a-t-il poursuivi, révèle que 717 tonnes de riz blanc ont été vendues sur le site pour une valeur totale de 195 000 000 de FCfa. Le volume des commandes a atteint 6045 tonnes de riz local pour une valeur estimée à 1,5 milliard de FCfa. Une série d’activités centrées sur la promotion du riz local a rythmé la participation des riziers à travers une vaste couverture media (débats télévisés, émissions radiodiffusées, reportages), des forums d’échanges, des visites guidées au profit des officiels et parlementaires. M. Sow a déclaré que les objectifs étaient de permettre au grand public de découvrir les avancées qualitatives du riz origine Sénégal et aux riziers de conquérir le marché domestique et d’explorer de nouvelles possibilités de partenariats commerciaux. Il s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui s’est déroulé en présence des riziers, organisations de producteurs, structures d’encadrement et services déconcentrés de l’État et qui a permis de discuter des stratégies de pérennisation de la participation des riziers aux prochaines foires. En outre, les participants ont également échangé sur les nouvelles orientations à définir pour améliorer l’efficacité de la commercialisation du riz local, avec, en vue, la mise en place des plateformes régionales de commercialisation du riz local. Ce projet cible les centres urbains de Thiès, Mbour, Kaolack, Mbacké, Touba, Ourossogui et Matam. M. Sow a rappelé que dans l’appui à la promotion du riz local, le projet USAID/Naatal Mbay avait jugé nécessaire d’appuyer, au cours de cette année 2017, la participation de ses réseaux partenaires aux foires de promotion (FIDAK et FIARA 2017).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Afin d’aider à dynamiser le commerce intra-africain qui demeure faible, Ecobank a mis en place un certain nombre de mécanismes qui vont agir sur les contraintes.

C’est un secret de Polichinelle. Le volume des échanges commerciaux entre les pays africains est faible comparé à d’autres régions du monde. Il est de l’ordre de 15 % à l’échelle du continent contre 60 % en Europe, 56 % en Amérique. Ce faible niveau des échanges s’explique par des contraintes structurelles : faiblesse des capacités de production et de transformation, faible diversification des produits exportés, absence ou insuffisance des infrastructures de transport (aérien, terrestre, ferroviaire, fluviomaritime), difficultés d’accès au financement pour les unités de production notamment les petites et moyennes entreprises qui sont censées porter la croissance de manière durable et générer suffisamment d’emplois. Au même moment, l’Afrique importe l’essentiel de ses produits de consommation accentuant du coup le déficit de la balance commerciale des États.

Ce constat démontre la pertinence de la réflexion engagée par la banque panafricaine Ecobank qui a abouti à la mise en place de mécanismes pour fouetter le commerce intra-africain. Selon Serge Ackré, directeur général de Ecobank Sénégal, le potentiel existe et il faut le libérer. Le contexte s’y prête. Les pays africains, dans leur majorité, se sont engagés, ces dernières années, dans une dynamique d’émergence et le commerce intra-africain peut être un moyen « plus rapide » pour atteindre l’émergence et le développement. La première étape de l’industrialisation, c’est le commerce par l’accumulation du capital.

Cependant, pour arriver à l’émergence et au développement, les contraintes à la fois institutionnelles et économiques doivent être levées. Et Ecobank veut agir sur les contraintes économiques. Elle a revu son modèle institutionnel, en offrant aux opérateurs économiques du continent particulièrement ceux de la sous région ouest-africaine, une assistance technique et réglementaire pour surmonter les difficultés et mieux faire face à la concurrence. La banque a également réfléchi sur des produits dédiés et adaptés prenant en compte tout le cycle –de la production à la commercialisation-. Mais le secteur privé africain étant dominé par le secteur informel, ce segment a été pris en compte. Ecobank a mis en place, avec ses partenaires, un fonds de garantie pour mieux accompagner ces opérateurs qui jouent un rôle prépondérant dans le développement du commerce intra-africain. Grâce à sa plateforme, l’opérateur économique peut, où qu’il se trouve, effectuer ses paiements. Le ministre du commerce Alioune Sarr qui a ouvert les travaux du forum s’est réjoui de l’initiative de cette banque.

Conquis par le témoignage de Mme Fatou Thiam sur son compagnonnage avec Ecobank qui lui a permis de développer son affaire en passant du statut de Groupement d’intérêt économique à celui de Société anonyme, le ministre du Commerce a invité cette banque à identifier, par secteur, les « entreprises sérieuses » et de les accompagner. Il a rassuré le directeur général de Ecobank du soutien de l’État. Donnant l’exemple de la filière anacarde, il a déclaré que celle-ci génère, chaque année, 30 milliards de FCfa captés par les Indiens qui dominent la filière.

Mamadou GUEYE

Notre pays a fait de la lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn) une priorité. Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a déclaré que le Sénégal est champion en lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn). Oumar Guèye s’exprimait, hier, au petit-déjeuner de presse sur les réalisations du programme « Go-Wamer » au Sénégal et dans les autres pays de l’écorégion Wamer. Selon le ministre, cette performance a été attestée plusieurs fois dans les rencontres internationales où le Sénégal a été donné comme exemple dans ce domaine. M. Guèye précise que les amendes infligées aux bateaux pirates ont été revues à la hausse avec un minimum de 500 millions de FCfa par bateau et un maximum d’un milliard de FCfa et une confiscation du bateau en cas de récidive. « Nous avons fait beaucoup d’avancées reconnues à l’international. Nous continuons à travailler dans ce sens en aidant les plus faibles dans la pêche (pêche artisanale) avec l’acquisition des moteurs neufs subventionnés », a-t-il soutenu. Oumar Guèye souligne que la taille minimale de capture de la sardinelle est passé de 12 à 18 centimètres et de 20 à 40 centimètres pour le mérou « pour permettre aux espèces de se reproduire avant la capture». Le ministre a salué l’intérêt des partenaires pour le développement durable du secteur de la pêche ainsi que leur adhésion aux stratégies définies par le Sénégal. La présentation des réalisations du programme « Go Wamer » traduit, selon lui, l’importance de la pêche artisanale en termes de flotte et de captures.

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

Après 5 années d’activités, le projet a enregistré de bons résultats et a permis de nombreuses avancées en matière de gouvernance et des ressources marines avec notamment la surveillance sous régionale contre la pêche Inn avec cinq opérations à l’échelle Wamer, la mise en place d’un Indice de gouvernance des ressources marines et côtières. Au Sénégal, « Go-Wamer » a mis en œuvre plusieurs activités notamment la mise à disposition des caisses isothermes pour les régions de Kaffrine, Linguère et Tambacounda pour la conservation des produits halieutiques, la vulgarisation de la lettre de politique sectorielle du ministère, entre autres.

L’ambassadeur de l’Ue au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a déclaré que le programme « Go-Wamer » est un « exemple concret du rôle que peut jouer l’Ue pour faciliter la coopération entre les États côtiers, les organisations régionales, les acteurs du développement et les agences techniques afin de lutter contre la pêche Inn et permettre une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des populations et des États côtiers ». Le programme, a-t-il rappelé, a mis des actions qui visent « à renforcer la gouvernance des ressources marines notamment le renforcement de la coopération et de l’intégration régionale et sous régionale, l’appui à la gestion des aires marines protégées, etc. « L’adoption des bonnes pratiques en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières est un devoir moral envers nos enfants », a estimé Joaquin Gonzalez-Ducay.

Pour cela, une collaboration étroite et une harmonisation des législations des pays de la région est indispensable. Heureusement, la Commission sous régionale de pêche y travaille. Il faut également encourager la cogestion, la gestion participative qui permettrait une prise de conscience des populations que la ressource n’est pas inépuisable.

L’écorégion Wamer regroupe la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Cap-Vert et la République de Guinée. Le programme qui a démarré en 2012 est financé par l’Ue pour plus de 6 milliards de FCfa, et le Pnud, à hauteur de 350 millions de FCfa, soit un budget total de près de 7 milliards de FCfa (10,5 millions d’euros).

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

En signant mardi, une convention de partenariat avec Impaxis capital, le Bureau de mise à niveau explore d’autres mécanismes pour faire des entreprises qu’il accompagne des « championnes nationales » et les appuie à faire face à la concurrence internationale.

Le diagnostic est amer. Bon nombre d’entreprises, notamment les Pme, réalisent difficilement leur plan de mise à niveau. Le directeur général du Bureau de mise à niveau (Bmn), Ibrahima Diouf, souligne que le financement fait souvent défaut alors que, précise-t-il, ces entreprises ont besoin d’être accompagnées par des instruments financiers et de soutien spécialisés « pour assurer, de manière pérenne, leurs équilibres financiers et de mener, à terme, leur plan de mise à niveau ».

Pour mieux prendre compte ce volet, le Bureau de mise à niveau (Bmn) a signé, mardi, une convention de partenariat avec Impaxis capital. Cet accord vise à faire des entreprises sélectionnées des « championnes nationales » en leur permettant de faire face à la concurrence internationale. Ce partenariat permettra aux entreprises sénégalaises en général et aux Pme en particulier « de bénéficier à la fois de l’accompagnement du Bureau de mise à niveau et des services et conseils de Impaxis capital ». Concrètement, cette collaboration avec Impaxis capital permettra aux entreprises accompagnées par le Bmn, de trouver les financements nécessaires pour leur plan d’investissement grâce à des interventions spécifiques de la part d’Impaxis capital. « Notre objectif, c’est de faire en sorte que la compétitivité des entreprises se renforce, que celles-ci aient les moyens primaires, techniques et organisationnels pour faire face, sur son propre marché, à la concurrence internationale ou pour aller conquérir de nouveaux marchés », a explique M. Diouf. Une fois ce travail fait, Impaxis capital prend le relais et se charge de la croissance, des stratégies et de la structuration.

Le président directeur général d’Impaxis capital, Momar Ndour, salue ce partenariat qui, dit-il, vise à apporter un savoir-faire aux Pme. « Jusqu’à présent, nous étions intervenus pour de grandes entreprises mais nous pensons que la Pme est au cœur du développement de nos pays. Il est important de travailler avec celle-ci parce que la vraie croissance, celle qui va permettre aux populations de sortir de la pauvreté, va provenir des Pme », a-t-il affirmé. M. Ndour estime que chaque Pme a un diagnostic et une solution appropriée. Celle-ci peut-être locale avec l’épargne des Sénégalais intéressés à investir dans des entreprises performantes, selon le président directeur général d’Impaxis capital. « Nous sommes convaincus que les banques, dans nos pays, peuvent financer des projets à condition qu’ils soient bien présentés avec tout l’écosystème qui permet à l’entreprise d’être performante », a-t-il ajouté. Momar Ndour estime qu’il n’existe pas une solution à administrer à toutes les entreprises et qu’il faut diagnostiquer au plus près chacune, connaître ses problèmes de fonds propres, d’endettement, de mécanismes d’investissement, la qualité de son marché. Le programme de mise à niveau des entreprises permet aux entreprises bénéficiaires de moderniser leur outil de production.

Souleymane Diam SY

Rencontré en marge du forum organisé par la Fondation Tony Elumelu, l’économiste et ancien Premier ministre béninois qui s’est engagé dans la promotion du renouveau de l’économie africaine, magnifie le modèle de partenariat public-privé institué par le Sénégal. Il en a profité pour rendre un hommage au chef de l’État, Macky Sall qui, dans un discours télévisé, a décidé de soutenir les efforts du Pdg de la banque panafricaine Uba, Tony Elumelu, initiateur de cette rencontre.

Le Nigéria a abrité la «fête» de l’entreprenariat africain à travers un forum qui a réuni plus d’un millier de participants. Quelle est votre appréciation ?
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a délivré un message télévisé important pour magnifier les actions de Tony Elumelu qui est un vrai exemple en Afrique. Aucun mécène, aucun sponsor, aucun philanthrope n’a jamais donné 100 millions de dollars pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Ce programme qui s’étale sur dix ans aurait déjà créé, sur trois ans, pas moins de 150.000 emplois en soutenant 3.000 entrepreneurs qui ont créé chacun, en moyenne, 50 emplois. Il y a de fortes chances de dépasser le million d’emplois d’ici à dix ans. Personne n’a jamais posé un acte dans ce sens. Des lauréats sont venus de 54 pays africains. Toute l’Afrique est concernée par ce programme. Une initiative salutaire surtout qu’on a besoin d’une économie intégrée mais également de reconnaître les talents. Le secteur privé doit être soutenu. La rencontre nous a permis d’engager des discussions intéressantes avec les gouverneurs d’État. Nous avons eu droit à un discours plein d’inspiration du vice-président du Nigéria. C’est un plaisir de remarquer que les pouvoirs publics reconnaissent les talents des jeunes créateurs, chefs d’entreprise.

Cette fête traduit cette réconciliation entre les pouvoirs publics et le secteur privé. Le Sénégal est un bon exemple des projets publics-privés. Le Nigéria montre aussi l’exemple. Ce n’est pas un moment de fête ordinaire, c’est un moment unique, c’est un tournant. On reconnaît qu’il faut financer les Pme et qu’on peut le faire.

On peut espérer d’une Afrique capable de prendre en main son destin ?
Tout à fait, car les ruptures seront portées par la jeune génération. Les projets présentés dans la salle visent, entre autres, à améliorer notre agriculture et notre chaine alimentaire. C’est un important levier pour réduire la pauvreté. Des projets liés au numérique vont améliorer notre productivité ; permettre d’éduquer une masse considérable d’enfants. Ces projets innovants vont contribuer au développement de l’Afrique et au relèvement du niveau de vie. Il faut développer, en permanence, le niveau de compétences et connaissances des jeunes mais aussi les accompagner. Nous devons apporter aux nouvelles générations des connaissances modernes par des moyens modernes. Pour atteindre les objectifs de développement, nos États ont besoin, selon des panélistes, de s’appuyer sur le secteur privé.

Sur quel levier appuyer pour permettre au secteur privé de décoller ?
D’abord, il faut prendre conscience que nous avons les talents et que ceux-ci ne reçoivent pas le soutien mérité. Il faut ensuite reconnaître que la structure de l’aide financière en Afrique étant ce qu’elle est, une Pme ne peut pas se financer. Il faut que cette génération réclame des moyens de financement, c’est un instrument pour donner de la confiance. Si l’on booste leur confiance en les accompagnant financièrement, ils pourront émerger.

Propos recueillis par Matel BOCOUM

Le comité national de lutte et de contrôle des mouches de fruits a terminé, hier, à Saly, son atelier bilan de la campagne mangue. Au cours de la rencontre, il a été reconnu que la mouche est encore présente et influe sur la qualité des mangues. Il a aussi été déploré les obstacles liés à la couverture des 25.000 hectares de verger de mangue. Selon le Directeur de la protection des végétaux, la rencontre avait pour objectif de faire le point des réalisations dans la surveillance, la lutte, le renforcement des capacités et recherche, de la campagne export des mangues. L’atelier a aussi été l’occasion, a indiqué Dr Emile Victor Coly, de discuter des contraintes, des solutions et des recommandations, pour améliorer le niveau de succès de l’exécution du plan d’actions 2017-2018.

Abordant le volet obstacles, El Hadj Omar Dieng, Secrétaire exécutif du projet régional de lutte contre la mouche des fruits, a affirmé que le Sénégal qui a un potentiel de 25.000 hectares, peine à les valoriser. Il évalue à 100 millions de FCfa, le montant nécessaire pour traiter les 2.500 hectares et des milliards pour la valorisation des 25.000 hectares alors que le projet régional de lutte contre la mouche des fruits ne dispose que de 300 millions de FCfa.

Concernant le volet exportation, M. Niang indique que 16000 tonnes de mangues ont été exportées sur un potentiel de 60.000 tonnes. A ses yeux, des efforts restent à faire pour améliorer la qualité et éliminer la mouche.

Amath Sigui NDIAYE

Le Fonds de financement britannique Cdc Group est en train d’explorer plus d’opportunités d’investissement en Afrique francophone. 60% des 2.600 milliards de FCfa reçus du gouvernement britannique seront investis en Afrique notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire ; deux pays considérés comme prioritaires.

L’équipe dirigeante de Cdc Group, le fonds de financement du développement (Ifd) du Royaume-Uni est au Sénégal pour explorer des opportunités d’investissement. Hier, face à la presse, Mark Pay, membre du Comité Directeur de Cdc Group a déclaré que son groupe compte doubler le volume de ses investissements notamment la part allouée à l’Afrique subsaharienne après avoir reçu du gouvernement britannique 2.600 milliards de FCfa –soit 60 % de ce montant-. Il a expliqué que la visite de l’équipe dirigeante de Cdc Group au Sénégal s’inscrit dans cette volonté d’accélérer leurs investissements en Afrique de l’Ouest francophone en général, au Sénégal et en Côte d’Ivoire en particulier, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des industries, des infrastructures, de l’extraction minière, de la santé et de l’éducation».

Le choix du Sénégal et de la Côte d’Ivoire s’explique par fait que ces deux pays sont les moteurs de la croissance en Afrique francophone. M. Pay confie que leur groupe est prêt à accompagner des entreprises du secteur privé et les secteurs identifiés comme prioritaires dans le Plan Sénégal émergent (Pse). «Nous finançons plus de 650 sociétés du secteur privé africain. Cependant, nous reconnaissons que nous n’avons pas assez fait pour l’Afrique de l’ouest. C’est pourquoi, nous sommes là pour explorer des opportunités d’investissement pour accompagner le développement en Afrique occidentale», a-t-il affirmé. Mark Pay indique que le bâtiment sera le premier secteur qu’il compte explorer au Sénégal pour financer la construction d’hôtels et d’autres édifices. L’agriculture et l’agrobusiness, le secteur énergétique intéresse également Cdc Group. Idem pour la Côte d’Ivoire où le groupe est membre de la société Globelq qui possède la centrale d’Azito fournissant le tiers de l’électricité de ce pays.

Les investissements en Afrique de l’Ouest francophone de Cdc Group s’élèvent à 300 millions de dollars environ 150 milliards de FCfa (11% du portefeuille africain). «Nous pensons pouvoir augmenter considérablement notre niveau d’investissement et nous entendons établir des partenariats à long terme pour le bénéfice de la région. Cet engagement se traduit également à travers notre équipe d’investissement composée à plus de 20 % de membres francophones», ont affirmé les responsables de Cdc Group.

En 2014, Cdc Group avait annoncé sa participation à hauteur de 18,4 millions de dollars dans une nouvelle émission préférentielle dans l’Atlantic Coast Regional Fund (Acrf), un fonds généraliste sénégalais qui investit principalement en Afrique francophone, portant sa participation totale dans le fonds à 33,4 millions de dollars.

Oumar KANDE

Depuis janvier dernier, la compagnie pétrolière British Petroleum (Bp) a commencé à travailler au Sénégal aux côtés du junior Kosmos pour l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises. Dans cet entretien, sa Directrice pour la Mauritanie et le Sénégal, Emma Delaney rassure. Sa compagnie s’engage à exploiter ces ressources en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social.

En avril dernier, vous avez annoncé que la première production de gaz au Sénégal est prévue pour 2021. Ce délai est-il toujours d’actualité ? Et où en êtes-vous avec les opérations?
C’est un immense honneur pour BP de développer notre activité au Sénégal et de contribuer à un avenir énergétique prometteur pour le pays. Le champ de gaz de Tortue, qui contient une quantité de gaz récupérable estimée à 15 billions de pieds cubes, est situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal. Ce champ contient des ressources en gaz considérables, d’une ampleur qui, selon nous, a le potentiel de transformer la région environnante de Tortue en un véritable bassin pétrolier et gazier de classe mondiale. Nous avons réalisé d’importantes études techniques pour développer ce champ en une installation de gaz naturel liquéfié flottante. Celle-ci permettra de fournir du gaz domestique au Sénégal, d’exporter du gaz naturel liquéfié sur les marchés internationaux. Cela signifie un volume important de revenus et d’énergie domestique à partir de 2021, date actuellement prévue pour le démarrage de la première phase du projet. BP s’engage à exploiter ces ressources en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social. BP s’emploie également à développer les ressources humaines par le biais de l’investissement dans les entreprises, les communautés, les compétences et les capacités à l’échelle locale.

BP s’est engagé à aider le Sénégal à développer ses ressources de manière durable. Concrètement comment cela se traduira-t-il ?
Notre engagement est de mener nos activités dans le respect de l’éthique et d’encourager la création d’un environnement commercial propice pour que le Sénégal puisse profiter de ses ressources. Il est important que les citoyens, les sociétés privées telles que BP et le gouvernement collaborent pour assurer une bonne gestion des ressources pétrolières et gazières. C’est ce que nous avons fait par le passé avec nos pays partenaires à travers le monde. Une bonne activité passe par une bonne gouvernance surtout dans un secteur où nos opérations s’étalent sur le long terme, souvent sur plusieurs générations. En tant que membre fondateur de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (Itie), BP est prête à soutenir les efforts de gouvernance au Sénégal. La session sur le thème : « Gouvernance des ressources pétro-gazières : leçons du passé » en est un exemple. Nous avons réuni deux des plus grands experts dans le domaine des économies riches en ressources naturelles: Monsieur Paul Collier, professeur d’économie et de politiques publiques à l’Université d’Oxford et Monsieur Anthony Venables, professeur au Centre Oxford d’analyses des économies riches en ressources, connu également sous le nom d’Oxcarre. Ils sont rejoints par Spencer Dale, l’économiste en chef également renommé du groupe BP, dans le cadre de cet atelier destiné à permettre une meilleure compréhension de la théorie politique et économique autour de la gestion des ressources pétrolières et gazières.

Il semblerait que les gisements de gaz découverts au large du Sénégal sont de classe mondiale. Peut-on espérer d’autres découvertes ?
Ce bassin contient des ressources en gaz considérables, d’une ampleur qui, selon nous, a le potentiel de transformer la région environnante de Tortue en un véritable bassin pétrolier et gazier de classe mondiale. Avec notre partenaire Kosmos Energy, nous avons débuté un vaste programme d’exploration à l’intérieur du bassin. Nous planifions de forer 4 puits en 2017 ; le premier puits, Yakaar-1, ayant déjà été annoncé en mai 2017 comme étant une découverte de gaz majeure.

Avec l’exploitation de ces ressources, quel impact économique peut-on attendre pour le Sénégal ?
Le projet Tortue va générer, tout au long de son existence, d’importants revenus pour le Sénégal et la Mauritanie, en plus des emplois qui seront créés dans des domaines tels que la construction, la restauration, le transport, l’hébergement, etc. Nous espérons que les revenus du gaz soutiendront le développement et la diversification de l’économie sénégalaise. En outre, il y a des avantages tels que l’augmentation de l’approvisionnement en gaz domestique qui soutiendra l’approvisionnement en électricité. Cela représente une croissance significative du Pib à ajouter au bilan déjà impressionnant du Sénégal, avec des avantages associés. Nous avons été impressionnés par l’approche diversifiée du Plan Sénégal émergent qui identifie les secteurs de l’économie où le Sénégal peut créer au mieux des emplois et de la compétitivité. Nous espérons que les revenus du gaz soutiendront la mise en œuvre future de ce plan.

Le développement du pétrole et du gaz a nécessairement des impacts environnementaux. Quelle est la politique de BP dans ce domaine ?
Nous nous engageons à exploiter les ressources en hydrocarbures du Sénégal en toute sécurité et de manière responsable d’un point de vue environnemental et social. Dans le développement du projet Tortue, nous travaillons en étroite collaboration avec les communautés riveraines et parties prenantes pour comprendre et atténuer toute inquiétude ou impact lié à nos activités. Cela fait partie du processus rigoureux d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux (Esia) que nous menons pour ce projet. BP s’engage à transformer, de manière positive, les régions avoisinant nos opérations.

Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM

Dans la région de Saint-Louis, les prévisions d’emblavure sont, à ce jour, pour la campagne 2017-2018 de 40.000 hectares sur un total de 43.577 hectares (riz et autres spéculations), soit 91,79% pour le riz. La campagne agricole se déroule dans de bonnes conditions dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

La campagne hivernale de production agricole se déroule dans de bonnes conditions dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Pour les cultures irriguées, le Directeur régional du développement rural (Drdr), Hamadou Baldé, a révélé que la Cncas avait reçu 646 demandes de crédit de la région de Saint louis, correspondant à 16.628 hectares et 6,188 milliards de FCfa et a autorisé, à la date du 23 septembre 2017, un programme de financement de 561 demandes correspondant à 13.498 hectares et 4, 530 milliards de FCfa pour l’hivernage 2017-2018.

A la date du 6 octobre 2017, les services de la Direction régionale du développement rural (Drdr) ont noté un développement végétatif satisfaisant des cultures. La première vague de mil (semis de la 3ème décade de juin 2017) est en maturation et en phase de début de récolte. La deuxième vague (semis de la 3ème décade de juillet 2017) est en grenaison (formation de graines). Si l’arachide est en maturation avec des échappés en bon état, le riz, semé depuis le 1er juillet 2017, est au stade tallage, d’élongation des tiges, de traitement à l’herbicide. Le niébé est en maturation-fructification et en début de récolte, le maïs, en montaison et le béref en ramification-fructification.

Évoquant la pluviométrie, le Directeur régional du développement rural (Drdr) Hamadou Baldé, a souligné qu’à la date du 6 octobre 2017, le nombre de jour de pluie pour les postes officiels de la région de Saint louis varie entre 7 à Fanaye et 17 à Bango (Saint louis). Dans la semaine du 29 septembre au 6 octobre 2017, une journée (le 4 octobre dernier) peu pluvieuse a été enregistrée dans le département de Saint-Louis, tandis que les départements de Podor et Dagana sont sans eau depuis le 24 septembre. A ce jour, les quantités d’eau cumulées de la région de Saint louis sont comprises entre 112 mm en 13 jours dans la commune de Podor et 231 mm en 11 jours dans la commune de Richard Toll. Par rapport à l’an dernier à la même date, la situation pluviométrique est déficitaire dans toutes les communes de la région sauf celle de Richard Toll qui est excédentaire de 30,6 mm.

Concernant la riziculture, pour la campagne hivernale dans la région de Saint-Louis, les prévisions d’emblavure sont, à ce jour, de 40.000 hectares sur un total de 43.577 hectares (riz et autres spéculations), soit 91,79% pour le riz, a indiqué M. Baldé. Les superficies façonnées à ce jour sont de 21.922 hectares. Les semis-repiquages sont de 21.871 hectares dont 21.331 hectares pour le riz ; soit un taux de réalisation de 50,18% des prévisions d’emblavure toutes spéculations confondues et de 53,32 % des prévisions pour le riz. Le Directeur régional du développement rural a formulé quelques recommandations. Elles tournent essentiellement autour de la création d’un point de collecte (secco) dans le département de Saint-Louis pour la commercialisation de l’arachide, la mise en place de produits poudre pour la protection des meules, l’urgence et la nécessité de renforcer les moyens dont disposent actuellement les services de la Direction régionale du développement rural, le renforcement du suivi rapproché de la situation alimentaire et nutritionnelle dans la région. Il a suggéré également d’envisager des solutions d’adaptation au déficit pluviométrique observé et de prévoir une assistance aux ménages vulnérables. Il faudra également poursuivre la mise en place de l’opération sauvegarde du bétail. La valorisation des ressources des zones à pluviométrie faible et la création de jardins potagers maraîchers dans les villages disposant de point d’eau (forage) figurent en bonne place dans ces recommandations.

Mbagnick Kharachi Diagne

L’ÉQUATION DE LA PRESSION AVIAIRE
Dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, les cultures ont été durement éprouvées par une pluviométrie mal répartie dans le temps et dans l’espace. Les oiseaux granivores, selon M. Baldé, se sont attaqués sévèrement au mil dans la zone de Mbolo Birane (dernière localité du département de Podor en allant vers Matam) où des champs de mil en entier ont été dévastés à Saré Maowndé. Dans les zones rizicoles, a-t-il poursuivi, le riz est au stade semis à maturation et des oiseaux granivores commencent à inquiéter les producteurs de Dagana où un site de nidification est découvert au dortoir de Kassack-Nord. Des rongeurs ont commencé à sévir dans les zones de Kassack-Nord, Mboundoum et Diawar alors que la lutte ne concerne pour le moment que les oiseaux granivores dans le département de Dagana. 45 litres de fenthion ont été pulvérisés à Kassack-Nord et Toucouleur Djidièry en 5 interventions. A Kassack-Nord, le vent a empêché les équipes de la Direction de la protection des végétaux de traiter régulièrement le site de nidification. Après les premières interventions, les adultes ont déménagé laissant les oisillons à leur sort.

Pour M. Baldé, le riz arrivé au stade sensible est attaqué par les oiseaux, ce qui a justifié les interventions sur les sites de Toucouleur Djidièry et Kassack-Nord.

Pour les prochaines semaines, avec l’herbe desséchant, une vigilance accrue est demandée aux producteurs, pour éviter toute surprise provenant d’attaques des piqueur-suceurs (Nezara viridula). Pour cela, une surveillance quotidienne des rizières, dès les premières heures de la matinée et tard le soir, ainsi que la préparation de pesticide et de pulvérisateur sont recommandées.

Mb. K. DIAGNE

Le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) va se réunir aujourd’hui pour proposer au gouvernement un prix au producteur, a indiqué, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck. Le ministre a insisté sur le fait que le prix proposé par le Cnia doit «tenir compte du fait que la production mondiale d’arachide va augmenter cette année et que les cours mondiaux sont bas ». « Nous voulons tous un prix juste, c’est-à-dire un prix rémunérateur pour les acteurs, supportable par le budget des consommateurs et par ceux qui sont censés triturer la graine pour que nous puissions avoir de l’huile. Nous sommes d’accord sur ces grands points de réussite d’une campagne de commercialisation », a déclaré Papa Abdoulaye Seck.

Cependant, le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia invite l’État à encourager le Cnia à fixer « un prix permettant aux uns et aux autres de se retrouver ».

« Il faudra qu’on tienne compte qu’il y a une baisse sur le plan international et une augmentation de la production. Si l’on ne tient pas compte de ces données on risque de fixer une barre qui ne permettra ni aux huiliers ni aux paysans de se retrouver dans ce prix », avertit Aliou Dia.

A. Ng. NDIAYE

Pour une bonne commercialisation de l’arachide, le porte-parole du Comité de suivi de la campagne, Aliou Dia propose à l’État de fixer le démarrage de la campagne avant le 1er décembre 2017.

D’après le leader de « Forces paysannes », démarrer la commercialisation de l’arachide dès ce mois de novembre permettra d’éviter le bradage de l’arachide. Toutefois, Aliou Dia salue les dispositions prises par l’État en payant 85% des dettes et en s’engageant à payer le reste de toutes les dettes dues aux opérateurs et aux huiliers avant le démarrage de la campagne. « Les huiliers attendaient près de 5,4 milliards de FCfa ; l’État a pris les engagements de les résorber », a indiqué Aliou Dia. Il a annoncé que le Premier ministre va présider, le 24 octobre prochain, un conseil interministériel sur la commercialisation de l’arachide.

A. Ng. NDIAYE

Que ce soit pour l’arachide ou les autres spéculations agricoles, la production agricole, de cette année, est supérieure à celle de l’année dernière, a déclaré, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck à l’issue d’une rencontre avec le Comité de suivi de la commercialisation arachidière.

La Campagne de commercialisation arachidière se prépare. Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a réuni, hier, au siège de son ministère, le Comité de suivi de la commercialisation arachidière qui regroupe les associations de producteurs, les exportateurs et les démembrements de l’État. Autour d’une même table, l’ensemble des intervenants de la filière arachide ont réfléchi sur les mécanismes à mettre en place pour une bonne réussite de la campagne de commercialisation arachidière 2017-2018. A l’issue de cette rencontre tenue à huis-clos, Papa Abdoulaye Seck a déclaré que l’ensemble des acteurs a noté que cette année, « on a une bonne production agricole de manière générale et une bonne production arachidière de manière particulière ». Le ministre ajoute que des dispositions ont été prises pour avoir une bonne production agricole. Parmi celles-ci, il a listé la sécurisation d’au moins 92 % des semis, l’augmentation des superficies, la disponibilité à temps des engrais.

Ainsi, que ce soit pour l’arachide ou les autres spéculations agricoles, le ministre renseigne que « les acteurs sont unanimes que la production de cette année est supérieure à celle de la campagne écoulée ». Les propos du ministre de l’Agriculture sont confirmés par le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia. Il informe que le Sénégal a réalisé, globalement, un bon hivernage. Il dit s’attendre à une production record concernant la filière arachidière. « Cela est possible parce que nous avons eu 4 vagues de semis et les trois premières vagues ont permis d’avoir un bon hivernage. Cependant, pour la dernière vague, à Matam et Bakel, on a eu des déficits. Mais cela n’a pas un impact important sur la situation alimentaire de ces départements », ajoute le leader de Forces paysannes.

Si le Sénégal a réalisé un bon hivernage, se réjouit Aliou Dia, c’est grâce aux bonnes dispositions prises par l’État. « Nous avons tous félicité les opérateurs qui ont servi des semences de qualité à temps permettant aux paysans de faire des emblavures extraordinaires cette année », dit-il. Toutefois, le ministre souligne « l’équation de taille », une bonne valorisation de cette production pour éviter ce que d’aucuns appellent l’effet du King à savoir de bonnes productions qui entraînent des recettes médiocres ? »

Aliou Ngamby NDIAYE

ARACHIDE : DÉMARRAGE SOUHAITÉE DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DÈS NOVEMBRE
Arachide 10Pour une bonne commercialisation de l’arachide, le porte-parole du Comité de suivi de la campagne, Aliou Dia propose à l’État de fixer le démarrage de la campagne avant le 1er décembre 2017. D’après le leader de « Forces paysannes », démarrer la commercialisation de l’arachide dès ce mois de novembre permettra d’éviter le bradage de l’arachide.

Toutefois, Aliou Dia salue les dispositions prises par l’État en payant 85% des dettes et en s’engageant à payer le reste de toutes les dettes dues aux opérateurs et aux huiliers avant le démarrage de la campagne. « Les huiliers attendaient près de 5,4 milliards de FCfa ; l’État a pris les engagements de les résorber », a indiqué Aliou Dia. Il a annoncé que le Premier ministre va présider, le 24 octobre prochain, un conseil interministériel sur la commercialisation de l’arachide.

A. Ng. NDIAYE

PRIX DU KILOGRAMME DE L’ARACHIDE : LE CNIA FAIT SA PROPOSITION AU GOUVERNEMENT AUJOURD’HUI
Le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) va se réunir aujourd’hui pour proposer au gouvernement un prix au producteur, a indiqué, hier, le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck. Le ministre a insisté sur le fait que le prix proposé par le Cnia doit «tenir compte du fait que la production mondiale d’arachide va augmenter cette année et que les cours mondiaux sont bas ». « Nous voulons tous un prix juste, c’est-à-dire un prix rémunérateur pour les acteurs, supportable par le budget des consommateurs et par ceux qui sont censés triturer la graine pour que nous puissions avoir de l’huile. Nous sommes d’accord sur ces grands points de réussite d’une campagne de commercialisation », a déclaré Papa Abdoulaye Seck.

Cependant, le porte-parole du Comité de suivi de la commercialisation arachidière, Aliou Dia invite l’État à encourager le Cnia à fixer « un prix permettant aux uns et aux autres de se retrouver ». « Il faudra qu’on tienne compte qu’il y a une baisse sur le plan international et une augmentation de la production. Si l’on ne tient pas compte de ces données on risque de fixer une barre qui ne permettra ni aux huiliers ni aux paysans de se retrouver dans ce prix », avertit Aliou Dia.

A. Ng. NDIAYE

Les revenus générés par le secteur extractif se chiffrent à 118,1 milliards de FCfa en 2015. 92% proviennent du secteur minier (108,2 milliards de FCfa) et 8% du secteur des hydrocarbures (9,9, milliards de FCfa).

Le Comité national Itie a publié, hier, son rapport de conciliation au titre de l’année fiscale 2015. Il ressort de ce document de rapprochement des paiements déclarés versés à l’État par les entreprises minières, pétrolières et gazières enregistrées au Sénégal et des paiements déclarés reçus par l’État de ces entreprises que les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 118,1 milliards de FCfa en 2015. Le secteur minier est le premier contributeur aux revenus extractifs affectés au budget de l’État avec un total de 108,2 milliards de FCfa, soit 92% des recettes budgétaires provenant du secteur extractif. Ce montant (108,2 milliards FCfa) inclut le paiement exceptionnel de la société Arcelor Mittal d’un montant de 28,2 milliards de FCfa versé en 2015, souligne le rapport.

Si l’on enlève le paiement exceptionnel d’Arcelor Mittal, les revenus générés par le secteur minier se chiffrent à 80 milliards de FCfa, soit une augmentation de 24,3 milliards. « Cette hausse est due à l’augmentation de la production de la cimenterie Dangote et de Grande côte Operations qui exploite le zircon à Diogo combinée à un recouvrement plus important des paiements au titre de la redevance minière et des taxes d’extraction de plusieurs entreprises minières », relève le document. Dans le top 5 des sociétés minières qui ont contribué le plus en 2015 au budget de l’État, on retrouve Arcelor Mittal avec 29%, Sococim avec 17 %, Grand Côte opération avec 12%, Dangote avec 9%, les Ciments du Sahel avec 7%. En 2015, les revenus dans le secteur minier sont alimentés à hauteur de 37% par les paiements exceptionnels d’Arcelor Mittal, le reste est constitué des redevances minières (13 %), des taxes sur la valeur ajoutée reversée (25%), des retenues à la source sur salaires (13%), des droits de douanes, de la Tva douanière et taxes assimilées (12%).

Quant aux revenus générés par le secteur des hydrocarbures, ils sont estimés à 9,9 milliards de FCfa en 2015 contre 11,8 milliards de FCfa en 2014. Cette situation s’explique, selon le rapport, « par la baisse du volume de production de gaz par la société Fortesa qui a produit 35 163 N770 Nm3 de gaz en 2014 contre 22 675 044 Nm3 de gaz en 2015 ». Dans ce secteur, l’essentiel des revenus a été généré par Capricorn à hauteur de 78 %, suivent Fortesa avec 8%, Petrosen avec 7%. Les revenus générés dans ce secteur proviennent à 67 % des retenues à la source sur bénéfice non commercial, 12% de l’appui à la formation et appui à la promotion de la recherche et de l’exploitation, 11% de droits de douane, Tva et taxes assimilées, 6% des revenus issus de la commercialisation de la part de production de Petrosen et 4 % des retenues à la source sur salaires.

102,5 milliards de FCfa versés dans le budget
Sur les 118 milliards de FCfa de revenus tirés du secteur extractif, 102,5 milliards de FCfa sont versés dans le budget de l’État, soit 86,8 % des revenus. Le reste, à savoir 15,6 milliards de Fcfa, est réparti entre les fonds alloués à l’Uemoa et à la Cedeao, le compte d’exploitation de la société nationale Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs et des caisses de sécurité sociale et les dépenses sociales.

Le Sénégal a déjà publié deux rapports couvrant les années 2013 et 2014 et a entamé sa première validation le 1er juillet 2017. Le présent rapport qui couvre la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2015 constitue le troisième rapport Itie du Sénégal depuis son adhésion cette initiative en 2013.

Le rapport Itie 2015 a la particularité d’avoir enregistré un taux de participation et de certification de 100%. Ce qui veut dire que les données traitées sont fiables et exhaustives. Les entreprises dont le total des paiements est supérieur à 200 millions de FCfa ainsi que les sociétés impliquées dans des transactions de troc ou dans des cessions de titres miniers ont été retenues pour soumettre une déclaration. On compte 17 entreprises en production ou en exploration inscrites au cadastre minier en 2015, 8 entreprises en production ou en exploration inscrites au répertoire pétrolier en 2015, 9 entités publiques et 1 entreprise de l’État pour la déclaration des recettes perçues des sociétés extractives.

Elhadji Ibrahima THIAM

L’émotion, l’enthousiasme ont été au rendez-vous lors de la 3e édition du Forum de l’entrepreneuriat organisé par la Fondation Tony Elumelu, présentée comme l’une des plus importantes organisations philanthropiques d’Afrique, qui s’est tenu du 13 au 14 octobre à Lagos. 1.000 jeunes entrepreneurs africains qui ont obtenu chacun un financement de 1.000 dollars, ont été galvanisés par les discours des leaders influents présents à la rencontre.

Lagos, présentée comme la capitale de l’entrepreneuriat, a vibré au rythme de l’excellence africaine, du 13 au 14 octobre derniers. 1.300 participants issus de divers horizons ont assisté à cette rencontre qui célèbre l’innovation dans plusieurs domaines tels l’agriculture, la technologie, la santé, la mode et l’énergie. Des jeunes africains ont exprimé leur volonté de contribuer au décollage économique du continent. Ils ont aussi manifesté cette envie de vaincre et de transcender les obstacles pour réussir en s’inspirant des modèles à succès.
Le forum qui a été un moment de partage d’expériences a servi de cadre pour créer des opportunités de réseautage. Des exemples de réussite africains tels que le patron du Groupe Dangote, El Hadji Aliko Dangote sont revenus sur leurs parcours pour aider les jeunes à détecter des opportunités et à s’entourer d’outils nécessaires pour percer.

Il a rappelé aux dirigeants africains que l’entrepreneuriat est l’un des instruments les plus puissants pour la transformation durable de l’Afrique. C’est le seul moyen, a-t –il déclaré, d’accélérer la croissance économique de l’Afrique. « Nous devons encadrer et former nos jeunes pour créer des richesses sociales et économiques », a lancé M. Dangote. Les différentes interventions ont convergé dans la même direction. Le vice-président nigérian, le professeur Yemi Osibanjo, l’ancien Premier ministre de la République du Bénin, Lionel Zinsou, le gouverneur de l’État de Katsina, Aminu Bello Masari, le gouverneur de l’État de Zamfara, Abdulaziz Abubakar Yari, le président de Honeywell Group, Oba Otudeko, ont adhéré à cette vision qui cadre avec l’afrocapitalisme.

Accorder une attention à la jeunesse africaine
Aliko Dangote s’est appuyé sur les chiffres pour encourager les dirigeants à accélérer le rythme, élaborer des stratégies efficaces en vue de résorber le taux de chômage qui grimpe et qui risque de causer un lourd préjudice au continent. Il a rappelé que le continent africain qui compte plus de 220 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans va enregistrer, d’ici à 2030, plus de jeunes qu’ailleurs. Il y a lieu de s’inquiéter face au chômage surtout que 60 % des jeunes de 15-24 ans sont sans emploi, a indiqué M. Dangote, soulignant que 64 millions de jeunes africains vivent au-dessus du seuil de pauvreté. « Nous avons le devoir de les éduquer, de les former et de créer des opportunités financières pour eux », a affirmé Aliko Dangote.

Le milliardaire nigérian n’a pas manqué de rappeler aux jeunes ses débuts difficiles, ses échecs, la perte en une année de 10 milliards de dollars qui n’ont jamais émoussé son envie de réussir.

«Nous avons commencé dans les années 78 par le commerce. Nous n’avons pas toujours connu du succès. Nous avons su procéder à des restructurations au moment opportun. Nous avons également su identifier le moment propice pour prendre des décisions stratégiques et faire des investissements. Nous vous assurons que nos coûts de productions les plus bas ont pu générer plus de profits. Il ne faut pas avoir peur des échecs», a-t-il lancé aux jeunes. M. Dangote ambitionne de faire de sa compagnie le plus grand exportateur de fertiliseurs en Afrique en vue de sécuriser le potentiel économique du continent mais aussi de contribuer à grande échelle à la lutte contre la pauvreté.

Ranger le passé sombre aux oubliettes
Le vice-président Nigérian, le professeur Yemi Osibanjo, a reçu une salve d’applaudissements suite à son discours qui encourage les Africains à lutter contre la tyrannie de l’histoire pour progresser et s’adapter aux évolutions technologiques. « L’histoire nous ramène souvent à un passé lourd qui handicape ses fils. Elle est marquée par des maux tels que la misère, l’esclavage, les conflits, les épidémies. Cette histoire nous pousse à être défaitistes ; ce passé sombre atténue notre foi, réduit nos perspectives de réussite ; nous avons peur d’entreprendre. Mais il faut se faire à l’idée que l’espoir et l’imagination sont plus puissants que le passé, il faut faire preuve de ténacité, de poursuivre vos rêves de façon plus focalisé pour atteindre vos objectifs. Vous incarnez l’Afrique qui marche, le futur est entre vos mains».

L’initiateur de cette rencontre, Tony Elumelu, par ailleurs président de United Bank for Africa (Uba), s’est réjoui de cette lueur d’espoir qui scintille dans le regard des jeunes entrepreneurs africains. Il n’a pas manqué de rappeler aux dirigeants africains qu’il en existe un nombre important qui sont méritants mais qui ont besoin d’un accompagnement. Il les a exhortés à repenser le modèle de développement de l’Afrique. « Le développement ne doit pas être externe. Il ne consiste pas à collecter une manne financière. Il faut une démocratisation des fonds. Il faut se rappeler que ce n’est pas l’argent que l’on dépose dans les banques qui crée notre richesse mais l’héritage que nous laissons à différentes générations», a-t-il affirmé.

Cette rencontre a été une occasion pour vanter les mérites de l’Afrocapitalisme, porté par le Pdg de Uba. Il est convaincu que « le développement de l’Afrique qui doit être dirigé par le secteur privé et axé sur l’esprit d’entreprise, aura pour fondement de jeunes innovateurs africains et leurs idées transformatrices ». Une façon, pour lui, de créer des millions d’emplois dont l’Afrique a besoin.

Pour l’ancien Premier ministre béninois, Lionel Zinsou, il faut établir des règles et chartes nécessaires pour renforcer le secteur privé qui est un concept nouveau dans plusieurs pays d’Afrique. « Des textes réglementaires existent mais les défis sont multiples. Nous devons être constants dans notre détermination pour susciter une génération d’excellence et favoriser le décollage économique du continent », a-t-il déclaré. Des intervenants ont touché du doigt des contraintes financières qui freinent un désir ardent d’entreprendre en Afrique.

De notre envoyée spéciale à Lagos (Nigéria), Matel BOCOUM

Chogaïbou Maïga, expert de l’Omvs en poste à la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Manantali, a indiqué que le coût global du Projet énergie Manantali est de 335 millions d’euros (usine hydroélectrique, lignes et postes haute tension au Mali, en Mauritanie et Sénégal). Il a été réalisé entre 1998 et 2002 et son début d’exploitation commerciale remonte en 2002. La puissance installée est de 200 MW pour 5 groupes, un productible annuel moyen de 807 Gwh, 16 Postes haute tension, 1,700 kilomètres. Le centre de conduite (dispatching) du réseau interconnecté de Manantal figure en bonne place dans les réalisations de ce projet.

M. Maïga a cité également le complexe hydro-électrique du barrage de Félou qui a coûté 125 millions d’euros. Situé au Mali, à environ 200 km en aval du barrage de Manantali et environ 4 km du poste haute tension de Kayes-Médine (Rima), ce barrage a été construit en 2009 et mis en service en 2013. Sa puissance est de 60 MW pour une capacité de production annuelle de 320-350 GWh. La réalisation de cet ouvrage a été financée par la Bei, l’Ida et la Sogem.

A en croire M. Maïga, de 2002 à 2016, la Sogem a réalisé plusieurs projets d’électrification rurale, pour un coût total de 21 milliards de FCfa (Boad et Sogem). Un programme de grande envergure mis en œuvre à Manantali (siège du Barrage) et dans les localités environnantes, à Mahina et au Bafoulabé (Mali), à Bakel (Sénégal), Gouraye et Sélibaby (Mauritanie), dans 34 villages déplacés lors de la construction du barrage de Manantali (Mali), à Diaguili (Mauritanie) et dans 10 villages de la zone du complexe de Félou, projet en cours (Mali). Suivant décision des hautes instances (Cceg) de l’Omvs, il a été créé un fonds d’électrification rurale (financement Sogem, revenus de la vente de crédit carbone, etc.) au profit des trois pays.

Selon M. Maïga, de 2002 à 2016, le Système électrique de la Sogem, avec ses deux centrales hydroélectriques (Manantali et Félou) et l’interconnexion des réseaux électriques a contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali (40 à 50 % des besoins en électricité), en Mauritanie (20 à 30 %) et au Sénégal (10 à 12%).

S’agissant des projets énergétiques de l’Omvs, M. Maïga a fait allusion à la Nouvelle centrale en cours de construction : Gouina au Mali, aux nouvelles centrales hydroélectriques à construire ( Koukoutamba et Boureya en République de Guinée, Gourbassi au Mali), à la remise en état, au renouvellement et au renforcement des installations du patrimoine énergie, à la réalisation de lignes de transport du plan de développement du réseau de transport (2015-2022), à la poursuite du programme d’électrification rurale de l’Omvs.

Idrissa Traoré, expert de la Senelec a fait un exposé sur la contribution de l’Omvs dans l’approvisionnement et la production d’énergie du Sénégal. Il a parlé de l’apport énergétique de Manantali qui dispose d’un productible de 867 Gwh pour 2016 dont un quota de 279,51 Gwh pour Senelec (33% du productible de Manantali hors consommation du site). Il a souligné qu’une production supplémentaire de 80, 93 Gwh sera livrée aux sociétés d’électricité dont 26,71 Gwh à Senelec.

Selon M. Traoré, la capacité de production, en 2016, de Félou est de 330, 23 Gwh. Le quota pour la Senelec était de 82,55 Gwh (soit 25% de la capacité de production de Félou hors consommation du site). L’énergie électrique livrée à la Senelec s’est élevée à 85,86 GWh au 31 décembre 2016.

Mb. Kh. DIAGNE

En étroite collaboration avec la cellule de communication de l’Omvs, le réseau des journalistes pour les activités de l’Omvs (Rejao) a organisé, samedi, à Saint-Louis, un atelier d’information sur la contribution de l’Omvs à la mise en œuvre des politiques énergétiques de ses États membres.

En présence de Mme Amayel Kâ Ndiaye, responsable de la communication de l’Omvs, de Babacar Diongue, Directeur du Centre des documentations et des archives de cette organisation, d’une quarantaine de journalistes de Saint-Louis et de Louga, le président du Rejao, Ahmeth Mouslim Diba, chef du service régional de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) de Louga a rappelé que l’énergie constitue un secteur clé dans les politiques de développement des pays membres de l’Omvs. Ces pays développent, depuis leur indépendance, des stratégies visant à réduire leur déficit énergétique. Ils ont mis en œuvre différentes politiques à travers des programmes et projets de production d’énergie électrique notamment la construction du barrage de Manantali sur le Fleuve Sénégal.

Pour une gestion intégrée et équilibrée de ces ressources énergétiques et pour mieux gérer les ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal, les pays membres de l’Omvs ont mis en place le Projet de gestion intégrée des ressources en Eau (Pgire) avec pour objectif de renforcer l’intégration des pays riverains du bassin du fleuve Sénégal par le développement des usages à buts multiples des ressources en eau et d’impulser l’amélioration des moyens d’existence des communautés.

L’Omvs compte porter son réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de 1.700 à 4.000 kilomètres à l’horizon 2025. Trois autres barrages sont prévus en République de Guinée (Koukoutamba 297 MW, 181 MW et Boureya 114 MW) et deux au Mali (Gouina 140 MW et Gourbassi 18 MW). Ces différents projets permettront de générer, à moyen terme, 826 MW supplémentaires d’hydroélectricité. Avec ces réalisations et les projets en cours (Manantali 2), le réseau interconnecté de transport et de distribution d’énergie de l’Omvs sera presque triplé. La Politique énergétique commune élaborée par l’Omvs devrait contribuer à résorber le déficit énergétique de ses pays membres et permettre à l’organisation d’exporter de l’énergie dans la sous-région. Bouya Condé, Expert de l’Omvs et coordonnateur du Projet Koukoutamba a fait un exposé sur le potentiel énergétique de l’Omvs, mettant en exergue les bassins transfrontaliers. Il a cité la problématique des 263 bassins transfrontaliers fluviaux et lacustres auxquels s’ajoutent des centaines d’aquifères partagés, la « Gestion solidaire » comme élément structurant de la réinvention de la gouvernance de l’eau tout en maintenant la Gire (gestion intégrée des ressources en eau) en tant que technique d’utilisation rationnelle de la ressource, la Solidarité fonctionnelle, les principes majeurs ( le partage, l’équité, la coopération et la solidarité organisée et structurée).

Trois autres barrages prévus
Chogaïbou Maïga, expert de l’Omvs en poste à la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Manantali a rappelé que la Sogem est chargée de l’exploitation, de l’entretien et du renouvellement des ouvrages communs et destinés à la production et au transport de l’énergie électrique. Cette structure assure les fonctions et les tâches relatives à la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’ensemble des installations, à la maîtrise d’œuvre, la programmation des investissements, le renouvellement et les études de réalisation, la réception des installations, la participation à la recherche et la mise en place des financements, la gestion de la dette des projets, l’exploitation, la maintenance, la vente et le recouvrement des recettes d’énergie auprès des Sociétés d’électricité interconnectées des États membres par l’intermédiaire d’un opérateur indépendant. Ce barrage a coûté 311 millions d’euros. Il a été construit entre 1982 et 1988 sur le Bafing à Manantali, au Mali. C’est un ouvrage à but multiple (production énergie hydroélectrique, irrigation, navigation et écrêtement des crues).
Mbagnick Kharachi DIAGNE

LE BARRAGE DE FÉLOU AURA UNE CAPACITÉ DE PRODCUTION ANNUELLE DE 350 GWH
M. Maïga a indiqué que le coût global du Projet énergie Manantali est de 335 millions d’euros (usine hydroélectrique, lignes et postes haute tension au Mali, en Mauritanie et Sénégal). Il a été réalisé entre 1998 et 2002 et son début d’exploitation commerciale remonte en 2002. La puissance installée est de 200 MW pour 5 groupes, un productible annuel moyen de 807 Gwh, 16 Postes haute tension, 1,700 kilomètres. Le centre de conduite (dispatching) du réseau interconnecté de Manantal figure en bonne place dans les réalisations de ce projet.


M. Maïga a cité également le complexe hydro-électrique du barrage de Félou qui a coûté 125 millions d’euros. Situé au Mali, à environ 200 km en aval du barrage de Manantali et environ 4 km du poste haute tension de Kayes-Médine (Rima), ce barrage a été construit en 2009 et mis en service en 2013. Sa puissance est de 60 MW pour une capacité de production annuelle de 320-350 GWh. La réalisation de cet ouvrage a été financée par la Bei, l’Ida et la Sogem.


A en croire M. Maïga, de 2002 à 2016, la Sogem a réalisé plusieurs projets d’électrification rurale, pour un coût total de 21 milliards de FCfa (Boad et Sogem). Un programme de grande envergure mis en œuvre à Manantali (siège du Barrage) et dans les localités environnantes, à Mahina et au Bafoulabé (Mali), à Bakel (Sénégal), Gouraye et Sélibaby (Mauritanie), dans 34 villages déplacés lors de la construction du barrage de Manantali (Mali), à Diaguili (Mauritanie) et dans 10 villages de la zone du complexe de Félou, projet en cours (Mali). Suivant décision des hautes instances (Cceg) de l’Omvs, il a été créé un fonds d’électrification rurale (financement Sogem, revenus de la vente de crédit carbone, etc.) au profit des trois pays.

Selon M. Maïga, de 2002 à 2016, le Système électrique de la Sogem, avec ses deux centrales hydroélectriques (Manantali et Félou) et l’interconnexion des réseaux électriques a contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité au Mali (40 à 50 % des besoins en électricité), en Mauritanie (20 à 30 %) et au Sénégal (10 à 12%).
S’agissant des projets énergétiques de l’Omvs, M. Maïga a fait allusion à la Nouvelle centrale en cours de construction : Gouina au Mali, aux nouvelles centrales hydroélectriques à construire ( Koukoutamba et Boureya en République de Guinée, Gourbassi au Mali), à la remise en état, au renouvellement et au renforcement des installations du patrimoine énergie, à la réalisation de lignes de transport du plan de développement du réseau de transport (2015-2022), à la poursuite du programme d’électrification rurale de l’Omvs.

Idrissa Traoré, expert de la Senelec a fait un exposé sur la contribution de l’Omvs dans l’approvisionnement et la production d’énergie du Sénégal. Il a parlé de l’apport énergétique de Manantali qui dispose d’un productible de 867 Gwh pour 2016 dont un quota de 279,51 Gwh pour Senelec (33% du productible de Manantali hors consommation du site). Il a souligné qu’une production supplémentaire de 80, 93 Gwh sera livrée aux sociétés d’électricité dont 26,71 Gwh à Senelec.

Selon M. Traoré, la capacité de production, en 2016, de Félou est de 330, 23 Gwh. Le quota pour la Senelec était de 82,55 Gwh (soit 25% de la capacité de production de Félou hors consommation du site). L’énergie électrique livrée à la Senelec s’est élevée à 85,86 GWh au 31 décembre 2016.

Mb. Kh. DIAGNE

Ce lundi, le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) publie son troisième rapport de conciliation portant sur l’année fiscale 2015. Ce document fait un état de rapprochement des paiements déclarés versés à l’État par les entreprises minières, pétrolières et gazières enregistrées au Sénégal et des paiements déclarés reçus par l’État de ces entreprises. Il met à la disposition des sénégalais des informations relatives, entre autres, aux procédures d’octroi des licences et des permis, aux volumes et quantité de production, aux revenus générés par le secteur extractif, à la contribution du secteur extractif à l’économie, aux dépenses sociales des entreprises extractives, au nombre d’emplois dans le secteur, etc.

Contrairement aux deux précédents rapports, celui de 2015 a la particularité d’avoir enregistré 100 % de taux de participation et de certification, selon le communiqué. « Toutes les entreprises retenues dans le périmètre des déclarations Itie ont transmis les données nécessaires à l’élaboration de ce rapport. Ces déclarations ont toutes été certifiées par un auditeur externe. Les entités publiques ont également fourni leurs formulaires remplis, lesquels ont été certifiés par la Cour des comptes », précise le communiqué. Le Comité national Itie a intégré, dans le périmètre du rapport 2015, 17 entreprises en production ou en exploration inscrites au cadastre minier en 2015, 8 entreprises en production ou en exploration inscrites au répertoire pétrolier en 2015, 9 entités publiques et 1 entreprise de l’État pour la déclaration des recettes perçues des sociétés extractives. Les entreprises dont les contributions ne sont pas significatives ont fait l’objet de déclarations unilatérales de la part des entités publiques collectrices des paiements.

Quant au rapport de l’année fiscale 2016, le Comité Itie annonce qu’il sera publié le 30 octobre prochain. Ce qui sera une première car jusque-là un seul rapport était publié par an. Le Rapport de 2016 mettra à la disposition des Sénégalais des informations plus récentes et mises à jour sur le secteur extractif.

Elhadji Ibrahima THIAM

« La coopération qu’en faire ? » est le thème d’un livre coédité par des experts français et africains dont Roland Colin, ancien directeur de cabinet du président du Conseil, Mamadou Dia, le ministre Jacques Godfrain, et notre compatriote Pape Sène, de Sciences Po. Ce livre sera dédicacé le 2 novembre prochain à la Maison des écrivains du Sénégal, au Point E, sous l’égide de l’Association dirigée par Alioune Badara Bèye.

« La coopération qu’en faire ? » est une œuvre du Comité d’action pour une nouvelle coopération française en Afrique (Cancfa). Le livre retrace les territoires, les partenariats et le développement entre l’ancienne puissance coloniale et le continent africain. Dans son mot, le président du Cancfa et président de la Fondation Charles De Gaulle, l’ancien ministre français de la Coopération et du Développement, Jacques Godfrain, souligne que « certains diront encore un groupe de travail ou une association qui vient donner son avis sur le développement de l’Afrique ». Ce qui nous préoccupe, ajoute ce Grand ami du Sénégal, est un peu hors des normes actuelles puisqu’il s’agit du développement sous la responsabilité des Africains eux-mêmes, qu’ils soient sur place ou dans le monde.

A son avis, il s’agit de prendre en compte des phénomènes sociologiques parfois irrationnels tels la fuite vers les villes et l’abandon des zones rurales. Le Cancfa, selon son président, tente d’articuler réflexion et action pour que, à terme d’une à deux générations, le monde voie surgir un continent qui, à son tour, s’éveillera. Jacques Godfrain conclut que « la Méditerranée sera un fleuve étroit que chacun pourra traverser librement pour un bien être général et partagé, on pourra parler de développement réciproque ».

De son côté, le Sénégalais, Pape Sène rappelle, dans ce livre, que les réformes de décentralisation en cours en Afrique de l’ouest s’inscrivent dans le mouvement de démocratisation amorcé à la fin des années 1980. Il constate que la décentralisation peut être considérée comme outil de la démocratie locale et la décentralisation comme outil du développement local. »

El Hadj Abdoulaye THIAM

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