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Economie (3294)

L’Isra est dans une dynamique d’une nouvelle carte variétale sur l’arachide. Elle lui permettra de contribuer efficacement à l’atteinte d’un objectif de production nationale de 2 millions de tonnes d’arachide, a déclaré, hier, à Saint-Louis, le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles, Dr Alioune Fall. M. Fall s’est réjoui des performances agricoles obtenues par le gouvernement dans la mise en œuvre du Pse, du Pracas et du Pnar. Des performances qui ont permis à notre pays d’enregistrer une production d’1,4 million de tonnes d’arachide.

Selon lui, si l’Isra arrive à homologuer de nouvelles variétés de semences d’arachide, « notre pays pourra, à coup sûr, produire 2 millions de tonnes d’arachide, cet objectif est réalisable car, toutes les conditions sont réunies pour améliorer de manière significative la production arachidière ». Il a enfin longuement insisté sur l'urgence et la nécessité de renforcer les moyens dont dispose l'isra, en vue de lui permettre d'accomplir, dans de très bonnes conditions, la mission qui lui est dévolue, consistant à produire des semences certifiées et à contribuer efficacement, à travers la recherche agricole, à l'atteinte de l'ensemble des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse).

S’adressant à la presse, Alioune Fall a réitéré l’engagement indéfectible de l’Isra, à travailler d’arrache-pied pour changer la carte variétale de l’arachide. Il a précisé que l’Isra a déjà homologué une dizaine de variétés d’arachide,  mais que ses services vont « remplacer rapidement les anciennes variétés par des variétés de semences d’arachide qui ont des potentiels de production beaucoup plus importants ». Avec un itinéraire technique adapté, ces nouvelles variétés permettront aux producteurs d'arachide sénégalais d’obtenir un rendement de 2,5 tonnes à l’hectare. Pour ce faire, a noté le directeur général de l’Isra, il est absolument nécessaire d’accompagner les producteurs dans l’encadrement, afin de leur permettre d’avoir une idée des exigences de ces nouvelles variétés d’arachide en termes d’engrais, de traitement phytosanitaire, entre autres.

Mbagnick Kharachi Diagne

UNE NOUVELLE VARIÉTÉ DE RIZ DE 58 JOURS BIENTÔT HOMOLOGUÉE
L’Isra est en train de tout mettre en œuvre pour homologuer, dans les plus brefs délais, une nouvelle variété de semence de riz à cycle très court (58 jours), a annoncé le directeur général de l’Isra, Alioune Fall. Il a déclaré qu’avec les variétés de riz existantes, il est possible emblaver tout le bassin arachidier en riz et toutes les zones agro-écologiques de notre pays. Selon lui, si le gouvernement arrive à mettre à contribution la riziculture pluviale, les producteurs sénégalais dépasseront largement l’objectif de production d’un million cinquante mille tonnes de riz blanc, équivalant de l’objectif du Programme national d’autosuffisance en riz, soit 1,6 million de tonnes de paddy.

Mb. K. Diagne

L’Isra est en train de tout mettre en œuvre pour homologuer, dans les plus brefs délais, une nouvelle variété de semence de riz à cycle très court (58 jours), a annoncé le directeur général de l’Isra, Alioune Fall. Il a déclaré qu’avec les variétés de riz existantes, il est possible emblaver tout le bassin arachidier en riz et toutes les zones agro-écologiques de notre pays. Selon lui, si le gouvernement arrive à mettre à contribution la riziculture pluviale, les producteurs sénégalais dépasseront largement l’objectif de production d’un million cinquante mille tonnes de riz blanc, équivalant de l’objectif du Programme national d’autosuffisance en riz, soit 1,6 million de tonnes de paddy.

Mb. K. Diagne

Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime et l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), en partenariat avec Wwf Allemagne, viennent d’équiper, en balises de géolocalisation, 26 embarcations artisanales. Ce projet constitue la deuxième phase et vise à améliorer la sécurité des pêcheurs en mer.

En 2017, 140 pertes en vies humaines ou disparitions en mer ont été enregistrées, soit une hausse de 63%, comparativement à l’année 2016 (92 victimes). Pour faire face à ces contraintes et réduire les risques de catastrophe, l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, en partenariat avec Wwf Allemagne, avaient expérimenté, en 2017, une phase test d’installation d’une dizaine d’appareils « Ais » (système d’identification automatique) et Smart Track à bord des pirogues et des navires de pêche semi-industrielle. Les résultats convaincants de cette phase test ont conduit le Wwf à financer une seconde phase pilote pour améliorer les aspects techniques liés à l’avènement des données et informations issues de l’utilisation des appareils, et mobiliser davantage les acteurs et partenaires pour une meilleure transparence et sécurité des activités de pêche au Sénégal. Pour cette deuxième phase, 26 nouveaux appareils de géolocalisation améliorés seront installés à bord d’autant d’embarcations de pêche artisanale dont 8 à Yoff, 9 à Kayar et le reste à Joal, en partenariat avec la Sonatel. L’atelier d’information et de lancement de la seconde phase projet de géolocalisation des embarcations de pêche de pêche semi-industrielle et artisanale au Sénégal, tenu hier, s’inscrit dans ce contexte. Selon le chef de mission de l’Uicn au Sénégal, Racine Kane, la première phase du projet a permis de « franchir une étape importante vers l’identification des meilleures solutions pour la gestion et la transparence des pêcheries ». Elle a permis, poursuit-il, d’apporter un certain nombre de réponses sur l’identification du type d’appareil le plus adapté pour l’environnement des embarcations, l’efficacité de la plateforme de visualisation « See Ocean », l’appropriation de la technologie par les acteurs, etc.

Le capitaine de vaisseau, Mamadou Ndiaye, directeur de la protection et de la surveillance de la pêche (Dpsp), a rappelé que ce projet s’inscrit dans une convention de partenariat que le ministère de la Pêche a signé en 2015 avec l’Uicn, laquelle porte sur la conduite d’un projet expérimental de géolocalisation et de suivi par le système d’identification automatique (Ais) des embarcations de pêche artisanale et de certains navires de pêche industrielle au Sénégal. Il se dit persuadé que dans un proche avenir, une solution efficace de renforcement de la sécurité des pêcheurs artisans sera trouvée pour le bonheur de tous les acteurs. Par ailleurs, a-t-il souligné, le ministère de la Pêche vient d’acquérir 40 balises pour faire d’autres tests et apporter des solutions à cette problématique de la sécurité en mer, à côté de 100 autres dans la coopération avec l’Afrique du Sud. « L’idéal est qu’à terme, un système puisse être choisi et étendu sur l’ensemble du parc piroguier sénégalais », a expliqué M. Ndiaye.

Pour sa part, le représentant de la Sonatel, Bernard Faye, a témoigné de l’intérêt du projet pour la sécurité et la protection des ressources halieutiques et des pêcheurs, tout en réitérant l’engagement de sa structure à apporter son soutien technique et financier pour sa réussite. Les acteurs présents à cet atelier ont apprécié l’avènement de ces équipements qui leur permettront de pratiquer leur métier en toute sécurité.

Souleymane Diam SY

En visite dans les périmètres irrigués villageois de Ndiayes, emblavés en oignon et dans les champs de pomme de terre de SenegIndia aménagés dans la commune de Mbane dans le département de Dagana, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, s’est adressé à la presse pour rassurer les consommateurs sénégalais sur la disponibilité d’une quantité importante d’oignon et de pomme de terre de très bonne qualité dans nos différents marchés. Cette production pourrait permettre de satisfaire la demande nationale en oignon et en pomme de terre à l’occasion de la Korité.

Il a précisé que des stocks importants de ces denrées de première nécessité, produites dans la région Nord et dans la zone de Notto Gouye Diama, pourraient être cédés aux consommateurs à des prix abordables et fixés par le ministère du Commerce. Plus explicite, il a laissé entendre que, sur l’ensemble du territoire, l’oignon pourrait être vendu à 350 FCfa le kilogramme. Quant à la pomme de terre, elle pourra être cédée à 400 FCfa le kilogramme. Il a invité les producteurs à pratiquer les prix fixés par ses services,  l’Etat ayant gelé toutes les importations d’oignon et de pomme de terre afin de permettre aux paysans « de commercialiser leurs productions dans de très bonnes conditions ».

Le ministre Alioune Sarr a ensuite rendu un vibrant hommage à nos partenaires indiens de SengIndia et aux producteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, de la zone de Notto Gouye Diama, une localité située dans la région de Thiès, pour leur contribution importante à l’autosuffisance en oignon et en pomme de terre de notre pays. xDe l’avis du ministre du commerce, il est grand temps que nos producteurs se modernisent, en s’activant dans le domaine de la transformation des produits agricoles.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le trafic aérien à l’Aéroport Blaise Diagne (Aibd) a connu une progression en moyenne de 6% depuis l’ouverture de cette infrastructure implantée à Diass (50km de Dakar). Cependant, le fret a eu du mal à décoller au début, selon le directeur général de Limak-Aibd-Summa (Las), la société de gestion de la plateforme de l’Aibd.

« Au bout de six mois, nous sommes à un peu plus d’un million de passagers. Nous sommes sur une progression de trafic d’environ 6 % en moyenne entre le 1er janvier et aujourd’hui », a affirmé Xavier Mary, directeur général de Limak-Aibd-Summa (Las, un consortium détenu à 33 % pour chacune des deux entreprises turques et à 34 % par l’Aibd), au cours d’une rencontre avec la presse, hier à Dakar. Cette progression est essentiellement due à l’arrivée de quatre nouvelles compagnies mais aussi à un bon niveau de remplissage sur certaines destinations telles que Paris et Bruxelles, explique-t-il. Aujourd’hui, 36 compagnies aériennes régulières ou cargo desservent l’Aibd vers une soixantaine de destinations. Pour le fret, l’aérogare dédiée dispose de chambres froides d’une capacité de 50.000 tonnes par an. Cependant, le fret, qui a connu « un démarrage difficile », n’a pas réalisé d’aussi bonnes performances, faisant « moins de 2% par rapport à l’an dernier », « mais le trafic remonte », a rassuré le directeur général de Las. M. Mary a fait savoir qu’il y a encore des points à améliorer, six mois après l’entrée en service de l’aéroport, sans entrer dans les détails.

Moins de 30.000 mouvements d’avions déjà
Tour AibdL’Aibd a une capacité globale de trois millions de passagers, le nouvel aéroport (pour le compte de décembre) et Léopold Sédar Senghor de Dakar ont cumulé 2,5 millions de passagers (arrivées et départs) en 2017. La capacité d’accueil de Diass, équipée d’une piste de 3500 mètres de long et 75 mètres de large et sept voies de circulations de taxiways (qui permettent aux avions de sortir rapidement de la piste) sur 14 km est de 80.000 mouvements d’avions par an, grâce à ses 50 positions de parkings avions, a ajouté le patron de Las. Pour le moment, l’aéroport, qui dispose de 44 portes d’enregistrement, 11 portes d’embarquement, quatre tapis de livraison de bagages à l’arrivée et six passerelles télescopiques, a cumulé moins de 30.000 mouvements.

Selon Xavier Mary, « le positionnement géographique de Diass qui est proche de Saly, est quelque chose de bénéfique, nous sommes a proximité de la cité administrative de Diamniadio. Le site a été choisi avec une vision futuriste ».

Quant aux redevances aéroportuaires fixées par l’Etat et versées à certaines structures telles que l’Asecna et l’Anacim, elles sont « marginales », se situant entre 10 et 20% de la redevance globale, a poursuivi le directeur général de Las. Pour éviter d’avoir trop de pression financière sur les compagnies, l’idée est de développer les redevances extra-aéronautiques générées par exemple par les commerces (galerie commerciale) ou les services offerts aux passagers. L’Aibd évolue dans un environnement aéroportuaire très concurrentiel, reconnaît Xavier Mary, raison de ne négliger aucune typologie de trafic. « Nous essayons de voir les nouvelles typologies pour les attirer, nous sommes en train d’identifier les marchés », a-t-il dit. Le développement du pavillon national Air Sénégal SA, qui a effectué son premier vol récemment, est attendu avec impatience par les responsables de l’Aibd.

Diass regroupe 693 collaborateurs. 541 personnes disposant de contrat à durée déterminée ou indéterminée, qui étaient en service à Dakar, évoluent maintenant à l’Aibd, a fait savoir Xavier Mary. Au total, un millier de personnes travaillent à Aibd assistance services (2As), la filiale de Las, créée par l’Etat en août dernier, pour assurer exclusivement l’assistance en escale. Cette filiale a repris les agents de Shs et Ahs, deux sociétés de handling qui évoluaient à Dakar. Par ailleurs, l’Aibd a tenu, mercredi dernier, avec succès son premier exercice de gestion de crise, assure le patron de Las.

Malick CISS

AEROPORT CITY, HOTELS, FERME PHOTOVOLTAÏQUES… : L’AIBD AFFICHE SES AMBITIONS
Parmi les projets de l’Aéroport international Blaise Diagne, figurent en bonne place un centre de maintenance aéronautique, un Aéroport City de 1.000 hectares avec des bureaux et bâtiments administratifs et des hôtels. « Nous avons une offre hôtelière avec des gammes différentes pour satisfaire tout le monde. Pour protéger l’environnement, l’Aibd compte s’équiper en ferme photovoltaïque afin de s’assurer une autoconsommation et réduire sa facture d’électricité. Le surplus de production pourrait même être injecté dans le réseau de la Senelec. Autre projet, c’est la galerie commerciale, «nous avons hâte de la voir arriver. Nous travaillons à faire un espace convivial avec de petites superettes, des produits bio sénégalais», a déclaré Xavier Mary. Une station de carburant sera aussi installée «dans les semaines qui viennent», sans oublier la grande attente : le Train express régional (Ter) dont l’arrivée à Diass est prévue en 2021. Le directeur de Las a évoqué les ambitions de sa structure dans la Responsabilité sociétale d’entreprise, notamment avec la formation des jeunes aux métiers aéroportuaires grâce au projet de Las Académie, un appui aux populations riveraines.

CHANGER LE MODÈLE DE GESTION DES CHARIOTS
Par ailleurs, les autorités de Las ont minimisé l’affaire des places de parkings qui seraient payants pour les gendarmes positionnés à l’aéroport. «Nous discutons avec eux», a assuré Papa Mahawa Diouf, directeur des opérations de Las. Selon lui, les forces de sécurité veulent plus de places. Quant au contrat sur les chariots, il constate des difficultés au démarrage, « les Sénégalais ne sont pas contents. Nous souhaitons changer de modèle de gestion, ce n’est pas seulement un problème de prix, a-t-il ajouté. La presse a révélé que Las a cassé le marché des chariots payants à l’Aibd.

M. CISS

A l’issue de la deuxième réunion du comité de politique monétaire de l’institution financière de l’année 2018, le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, se dit satisfait du dynamisme de la croissance mondiale et celle des pays de l’Uemoa amorcée depuis 2012. « Cette croissance continue à un niveau que nous considérons comme satisfaisant puisqu’elle est supérieure à 6%. C’est l’une des croissances les plus fortes en Afrique à l’heure actuelle », a-t-il déclaré. Pour le taux d’inflation, il souligne qu’il reste toujours modéré étant autour de 0,9%. « Le taux d’inflation est à un niveau acceptable car ne dépassant pas 3%. Nous sommes largement en deçà de cela. Cela veut dire qu’on ne craint pas de hausse intempestive de prix. Ce qui pourrait gêner la croissance et les activités économiques », ajoute le gouverneur de la Bceao.                        

S. Diam SY

La filière anacarde a apporté une plus-value de 3,5 à 4 points à la balance des exportations sénégalaises, a révélé, mardi, à Ziguinchor (Sud), le ministre du Commerce, Alioune Sarr.

"Le chiffre d’affaires pour la présente campagne de commercialisation d’anacarde est estimé à 50 milliards de FCfa, ce qui est équivalent à 3,5 à 4 points sur la balance des exportations. Entre 2012 et 2018, les exportations du Sénégal ont progressé de 21 points. Si l’on y ajoute 4% de plus, nous aurons un taux d’exportation de 25%", a-t-il dit.  Alioune Sarr a visité, mardi, après-midi, Mv Teos, un bateau porte-conteneurs d’une capacité de près de 5.000 tonnes. Ce navire est arrivé lundi au port de Ziguinchor (sud) en vue de contribuer à "relever le défi de transporter les 50.000 tonnes d’anacarde" de la zone sud vers Dakar. "L’objectif de cette mesure est de capter tout le flux financier généré par la filière anacarde. Le trafic au port de Ziguinchor s’est amplifié avec la présence de plusieurs camions. Depuis l’achat du cajou, la collecte, l’ensachage, la restauration, le transport et tous les services annexes générés par cette filière vont permettre de booster l’économie locale", a expliqué le ministre du Commerce.  Selon lui, le président de la République Macky Sall, a consenti un investissement de 22 milliards de FCfa pour faire de Ziguinchor un hub logistique sous régional.
 

"La présence de ces bateaux à grand tirant d’eau va booster l’économie de la région de Ziguinchor parce que l’exportation de beaucoup de produits se fera à partir de Ziguinchor. Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a mobilisé tous les chargeurs, les armateurs et tous les acteurs à redynamiser l’infrastructure portuaire de Ziguinchor", a indiqué le ministre du commerce.
 Les responsables de Cosama, affréteur du navire Teos, ont assuré au ministre la venue d’un troisième navire, "Djilor", avant fin juin pour permettre au Sénégal de devenir exportateur d’anacarde.

APS

Les exportations de biens sont estimées à 384,2 milliards au premier trimestre 2018 contre 323,6 milliards au trimestre précèdent, soit une progression de 18,7% (près de 58 milliards de FCfa), selon la dernière note de conjoncture de la Dpee.

La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) explique cette évolution des exportations sénégalaises par une embellie notée dans les branches des produits alimentaires, de l’acide phosphorique, des produits pétroliers, du ciment ainsi que les engrais minéraux et chimiques. Concernant les produits alimentaires, la consolidation, en variation trimestrielle, des exportations est principalement attribuable aux produits arachidiers, aux légumes frais et aux produits halieutiques. S’agissant des produits pétroliers, l’accroissement des ventes à l’étranger traduit des effets prix (+6,9%) et quantité (+5,0%). En revanche, les ventes à l’étranger de titane et d’or non monétaire se sont contractées, entre le dernier trimestre 2017 et le premier trimestre 2018, en liaison avec les replis respectifs des quantités expédiées de 59,5% et 7,0%. Vers les pays de l’Uemoa, les exportations du Sénégal sont évaluées à 88,8 milliards au premier trimestre de 2018 contre 84,1 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de  4,7 milliards (+5,7%). Elles ont représenté 23,1% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du premier trimestre de 2018 contre 26,0% au trimestre précédent. La part du Mali, principale destination des ventes du Sénégal dans l’Union, a diminué de 3,8 points de pourcentage pour s’établir à 55,7%. Les exportations de marchandises vers ce partenaire ont notamment porté sur le ciment et les « préparations pour soupes, potages et bouillons ». S’agissant des importations, au premier trimestre de 2018, elles sont évaluées à 942,6 milliards contre 941 milliards au trimestre précédent, soit une augmentation de 1,6 milliard (+0,2%). Cette situation est, principalement, imputable aux produits pétroliers (+6,9 milliards) et aux «véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+6,0 milliards).

Pour ce qui est des importations en provenance des pays de l’Uemoa, elles se sont établies à 18,1 milliards au premier trimestre de 2018 contre 17,4 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 0,7 milliard. Elles ont représenté 1,9% de la valeur totale des importations de biens, au même niveau qu’au quatrième trimestre de 2017.
La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 77,2% au premier trimestre de 2018 contre 87,1% au trimestre précédent. En glissement annuel, les importations en provenance des pays de l’Uemoa ont diminué de 2,1 milliards (-10,5%).

Abdou DIAW

 

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, hier, sa deuxième réunion ordinaire pour l’année 2018. A l’issue des travaux, l’institution a engagé les Etats membres de l’Union à poursuivre les efforts de mobilisation des recettes et de rationalisation des dépenses. Le communiqué final a été lu par le directeur de la conjoncture économique et des analyses monétaires de la Bceao, Toussaint Damoh.

Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a engagé, hier, les Etats membres de l’Union à poursuivre les efforts de mobilisation de recettes fiscales et de rationalisation des dépenses publiques. Dans un communiqué sanctionnant sa deuxième réunion ordinaire de l’année 2018, tenue sous la présidence du gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné, par ailleurs, président statutaire, le comité a constaté une baisse du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, prévus par les Etats pour l’ensemble de l’année 2018. Ce déficit budgétaire est attendu à 3,8% du Pib contre 4,2% en 2017, pour un objectif communautaire de 3,0% à l’horizon 2019. Le comité appelle ainsi les Etats membres de l’Union à davantage poursuivre « les efforts de mobilisation des recettes et de rationalisation des dépenses publiques ». Au regard de ces évolutions, le comité a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité à 2,50% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50%. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure fixé à 3,0%.  A l’occasion, le comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives d’inflation et de croissance économique de l’Union. Sur le plan international, a relevé le comité, l’activité économique est restée dynamique à l’échelle mondiale au premier trimestre 2018. Sur l’ensemble de l’année, celle-ci devrait progresser de 3,9% après une hausse de 3,8% en 2017, selon les projections du Fonds monétaire international (Fmi), publiées en avril 2018, a-t-il noté.

Hausse des cours du pétrole, de la noix de cajou, du coton, du cacao et de l’or
« Les prix internationaux des principales matières premières exportées par les pays de l’Union ont connu des évolutions contrastées durant le premier trimestre 2018. Les cours du pétrole, de la noix de cajou, du coton, du cacao et de l’or ont progressé tandis que ceux de l’huile de palme, du café et du caoutchouc se sont repliés », a fait remarquer le comité dans son communiqué. Dans l’Union, le comité souligne que l’activité économique est demeurée « vigoureuse au premier trimestre 2018 ». La progression du produit intérieur brut réel, soutenue principalement par la demande intérieure, est ressortie à 6,5%, en glissement annuel, après 6,4% le trimestre précédent.

Le comité de politique monétaire note également que la masse monétaire, dans l’Union, s’est accrue de 8,8%, en glissement annuel au premier trimestre 2018, reflétant une consolidation des actifs extérieurs nets (+66,1%) et une progression des créances intérieures (+3,8%). Le taux d’intérêt moyen trimestriel du marché monétaire est ressorti à 4,50% contre 4,10% le trimestre précédent. Toutefois, le comité relève une tendance à la décrue des taux du marché monétaire sur les deux premiers mois du deuxième trimestre 2018. Alors que le taux d’inflation, en glissement annuel, est ressorti à 0,9% au premier trimestre 2018, stable par rapport au trimestre précédent. Cette hausse du niveau général des prix est essentiellement imprimée par la composante « Alimentation », en liaison avec le renchérissement des céréales dans certains pays sahéliens, a fait savoir le comité. A l’horizon de vingt-quatre mois, le taux d’inflation, en glissement annuel, est projeté à 1,5% en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la Banque centrale, observe le comité.

Souleymane Diam SY

 

Depuis 2014, la Banque nationale pour le développement économique du Sénégal (Bnde) se positionne comme un instrument de financement des Petites et moyennes entreprises (Pme). C’est ce que soutient son directeur général. Dans cet entretien réalisé à Busan, en Corée du Sud, lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad), Thierno Seydou Nourou Sy fait le bilan de son institution et soutient que la Bnde a réalisé plus de 30% de pénétration de financement en faveur des Pme.

Monsieur le directeur général, qu’est-ce qui explique votre présence ici à Busan ?
Je suis à Busan, en Corée du Sud, sur invitation de la Bad mais également parce que la Bnde a été nominée parmi les cinq banques les plus innovantes d’Afrique. Je viens donc participer aussi aux « African awards » qui se tiennent en marge des Assemblées annuelles. Aussi nous nous intéressons au thème de ces assemblées annuelles qui porte sur l’industrialisation de l’Afrique.

Parce que dans le cadre de sa stratégie de financement, notre banque a privilégié le financement de l’investissement pour la création d’industries ou le renforcement des capacités industrielles des Pme. Notre objectif est d’accompagner les Pme dans un processus de mise en valeur en intervenant sur tous les maillons de la chaîne pour toucher tous les secteurs économiques : primaire, secondaire et tertiaire. Le secteur secondaire est très important dans la mise en œuvre de ces axes stratégiques de la Bnde qui a d’ailleurs commencé à partir de 2016 à intervenir plus dans le financement dans le domaine de la transformation après une meilleure maîtrise du financement de la collecte de matières premières agricoles. Pour nous donc, le thème est important et il doit nous inspirer dans notre stratégie. Il doit nous faciliter la mise en œuvre d’une relation durable avec la Bad par un accompagnement technique mais aussi par une longue disponibilité des ressources.

Le thème de ces assemblées annuelles de la Bad porte sur l’industrialisation de l’Afrique. Comment l’appréhendez-vous ?
C’est un thème important. En Afrique, nous avons un retard important dans le développement industriel. Nous pouvons même dire que l’industrie est souvent oubliée dans nos stratégies de développement économique. Les conséquences de cet oubli, c’est d’abord l’absence dans les chaînes de valeur, le passage à la transformation de nos matières premières qui sont malheureusement exportées à l’état brut sans valeur ajoutée. Ceci, combiné à l’ouverture de nos frontières, les industries qui existaient et se battaient ont perdu leur compétitivité et leur rentabilité du fait de l’arrivée de produits extérieurs. C’est donc un thème important. Il faudra, dans la vision de développement de nos pays, que nous puissions intégrer le volet industriel et mettre en parallèle le développement du secteur agricole à celui du secteur industriel. Il faudra aussi que nous allions vers les nouvelles générations industrielles, intelligentes, combinées à un volet de formation et de mise à niveau intellectuelle.

Comment la Bad doit s’appuyer sur les banques locales pour financer l’industrialisation de l’Afrique ?
Justement, c’est l’un des objectifs de ma visite ici à Busan. Je suis venu pour échanger avec la Bad, voir la mise en œuvre concrète de sa politique dans les pays membres. Le discours de la Bad sur l’industrialisation, la transformation doit être appliqué en s’appuyant sur les banques de développement locales comme relais. La Bad a un rôle à jouer dans la diffusion de sa stratégie et dans le partenariat avec les acteurs de financements locaux qui sont dans le développement.

La Bnde est une banque dédiée au financement des Pme. Qu’avez-vous réalisé depuis 2014 ?
Ce que nous avons fait depuis 2014, c’est d’avoir un taux de pénétration des Pme qui va au-delà du taux classique bancaire. Je vous rappelle que des études faites en 2007 avaient révélé que seuls 16% des portefeuilles de banques intéressent les Pme. Il ne s’agissait d’ailleurs que des Pme structurées, celles qui l’étaient moins n’avaient pas accès au financement bancaire.

Aujourd’hui, nous avons plus de 30% de pénétration de financement en faveur des Pme. Nous avons aussi mis en place des modèles d’intervention qui permettent aux Pme de satisfaire leurs besoins de fonctionnement et d’investissement. Nous avons aussi privilégié des secteurs importants comme l’agriculture, les Btp, le numérique, l’hôtellerie, etc. Des secteurs souvent délaissés par le secteur bancaire. Nous avons pu, avec un dispositif et une approche inclusive de financement, permettre aux acteurs de cette cible clientèle se faire accompagner par notre banque aussi bien dans l’exploitation que dans l’investissement.

Notre intervention dans le financement de l’investissement a commencé par le secteur agricole qui a bénéficié plus de l’accompagnement de la Bnde dans l’industrialisation de la chaîne de valeur. Pour le cas du riz, aujourd’hui, si le Sénégal a pu réaliser un niveau de production de riz prêt à la consommation jamais obtenu, c’est parce que notre banque a financé des opérateurs économiques qui ont investi dans la transformation avec des usines modernes.

Nous avons touché également d’autres spéculations comme l’anacarde. Nous sommes en train de le faire également sur l’huile. Nous cherchons des solutions qui permettent de renforcer les capacités des entreprises qui produisent l’huile. Avec le Bureau de mise à niveau, nous avons accompagné des Pme qui, à un moment donné, avaient besoin de compétitivité, d’investissement.

Aujourd’hui, ces entreprises sont aux normes. Dans le secteur de l’hôtellerie, nous avons mis en place un système de financement pour de petits hôtels qui se trouvent partout au Sénégal pour leur permettre d’avoir des équipements adéquats, se mettre à niveau et offrir un service de qualité pouvant attirer des touristes étrangers.

Nous avons également permis à des porteurs de projets, dans des domaines précis, de se faire accompagner par notre institution financière. Ce qui est très difficile dans le secteur bancaire sénégalais car les banques ont peur de financer les start-up.

Nous avons créé un département pour financer uniquement les start-up. Nous en avons financé une centaine. L’objectif, c’est d’avoir un taux de réussite assez important, nous l’avons obtenu avec 80% des entreprises que nous avons financées. Nous avons également essayé de trouver des solutions de financement pour les femmes et les jeunes, qui sont généralement exclus par le système bancaire. Nous avons mis en place des financements pour eux afin de leur permettre d’avoir de petites activités. Depuis sa création, la Bnde a mobilisé un montant global de financement de l’ordre de 80 milliards de FCfa. Nous avons, aujourd’hui, un total bilan de 140 milliards avec une augmentation de plus de 80% entre 2016 et 2017. (fenêtre)

Nous sommes aussi intervenus en 2017 dans le financement du Pse. Nous avons commencé à recevoir le soutien de l’Etat dans l’allocation de ressources longues pour mieux accompagner les Pme. Aujourd’hui, notre banque se positionne comme celle des Pme. L’accès au financement de notre institution financière est reconnu par tous les acteurs. Ce qu’il faut retenir, c’est que notre activité est orientée dans le financement d’une cible risquée, combinée par l’obligation de respecter la réglementation bancaire en gestion des risques. Pour réussir à combiner ses deux préoccupations antinomiques, nous avons misé sur l’innovation dans l’accompagnement des Pme. C’est cette démarche innovante qui nous a valu d’être nominé aux African awards.

Votre institution financière a mobilisé 80 milliards de FCfa de financement. Quel est le secteur qui a le plus absorbé ces fonds ?
Le secteur qui a le plus bénéficié de nos financements, ce sont les Bâtiments et travaux publics (Btp), le secteur agricole, la distribution, la santé, l’hôtellerie. Nous n’avons pas une dominance forte par secteur. Mais les deux secteurs les plus accompagnés sont l’agriculture et les Btp.

En 2016, vous avez financé les transporteurs pour le renouvellement du parc des gros porteurs ? Y aura-t-il une seconde phase ?
Effectivement, nous avons financé le secteur du transport des gros porteurs, qui, il faut le reconnaître, est assez éloigné du secteur bancaire. Nous avons osé pénétrer ce secteur pour l’accompagner dans son développement. C’est dans ce cadre que nous avons, en 2014, accompagné la coopérative nationale des transporteurs routiers avec 73 camions neufs gros porteurs. Ce mécanisme de financement, basé sur la sécurité, sur le bien financé, l’engagement des promoteurs internes de la coopérative, nous a permis d’avoir un taux de remboursement de 80 à 90%.

C’est pourquoi, nous avons décidé de renouveler cette ligne de financement en octroyant une seconde phase avec le même montant et le même nombre de camions que nous nous allons démarrer dès le mois de juin. Le besoin en transport de marchandises est encore énorme, ce secteur d’activités, est vierge et mérite une plus grande attention de la part des banques. Notre banque ne pouvant pas tout financer.

Comment se porte aujourd’hui votre banque ?
L’année 2017 a été une année de vérité pour la Bnde. Nous avons eu quatre années où nous nous cherchions sur la stratégie en même temps nous étions en train de construire notre portefeuille. Durant ces quatre années, nous avons pu équilibrer notre bilan. La première année, nous avons gagné une soixantaine de millions de FCfa, le même montant la deuxième année, environ 300 millions la troisième année et, en 2017, nous avons obtenu 1,594 milliard de FCfa. Ce qui montre que la stratégie que nous avons adoptée a été prudente, mais aussi sûre.
Aujourd’hui, la banque a commencé à avoir un portefeuille stable, rentable qui a été constitué dans la durée. En outre, nous avons fini de nous adapter au système bancaire en termes d’offres de produits. Sur les quatre ans, nous avons appris à mieux connaître la Pme, et mettre en place un modèle de financement adapté. Aujourd’hui, nous sommes dans une dynamique de croissance.

La Bnde a été nominée aux African banker awards. Finalement, elle n’a pas gagné.
Le fait d’être nominé, c’est déjà une bonne chose. Etre nominé parmi des banques qui ont plus d’envergure, de poids, d’histoire, c’est déjà très bien. Nous en sommes très fiers. Nous allons donc continuer la stratégie qui nous a valu cette reconnaissance internationale, car elle a prouvé sa pertinence.

Propos recueillis, à Busan, par Aliou KANDE

Une étude d’évaluation d’impact d’assurance agricole indicielle sur le niveau de vie des agriculteurs a été lancée lundi dernier, et elle prendra fin en 2022. L’assurance agricole indicielle devra permettre aux agriculteurs d’avoir un meilleur niveau de production.

L’agriculture représente, aujourd’hui, le moteur des économies dans beaucoup de pays en développement. Malgré une volonté manifeste des pouvoirs publics d’en faire un secteur moderne avec des rendements conséquents, elle reste, cependant, relativement tributaire des conditions climatiques. En effet, l’assurance agricole basée sur un indice climatique appelée aussi assurance agricole indicielle est un instrument privé qui permet aux producteurs de transférer les risques agricoles liés aux variabilités du climat à un assureur. Elle a été introduite dans le pays depuis 2012 par la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas). Selon le coordonnateur du projet et, par ailleurs, initiateur de l’étude, Mame Mor Anta Syll, l’assurance agricole classique existe depuis 2009 et celle dite indicielle en 2012. Pour la première fois, l’indemnisation est basée sur la vérification des dégâts effectifs sur le terrain par un technicien agricole. Concernant cette assurance agricole indicielle, il s’agit de poser des pluviomètres qui mesurent, en temps réel, la quantité de pluie sur un rayon de 5km. A l’en croire, s’il ne pleut pas une certaine quantité d’eaux, le producteur va inévitablement subir une perte. Il dira que l’Etat subventionne à 50% l’assurance agricole indicielle. L’étude d’impact de l’assurance agricole indicielle sur le niveau de vie des agriculteurs, lancée en 2018 pour un coût évalué à plus de 400.000 dollars américains, prendra fin en 2022. L’assurance agricole indicielle devra permettre aux agriculteurs d’avoir un meilleur niveau de production. En dépit de son utilité, la souscription à l’assurance agricole indicielle est très faible chez les producteurs sénégalais, car sur 8 millions d’agriculteurs, il n’y a, jusqu’en novembre 2017 que 100.000 souscriptions. C’est tout l’intérêt du lancement d’évaluation de l’étude d’impact de ladite assurance. Pour sa part, Dr Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l'Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), souligne que 70% des agriculteurs sont exposés à ces défis et incertitudes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les ressources financières mobilisées entre janvier et mars 2018 sont estimées à 501,7 milliards de FCfa, d’après la note de conjoncture de la Dpee. Elles sont composées de recettes budgétaires à hauteur de 462,8 milliards, des ressources du Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour un montant de 7 milliards et des dons évalués à 31,8 milliards. Concernant les dépenses budgétaires, elles sont ressorties à 653,7 milliards à fin mars 2018 contre 735,4 milliards un an auparavant, soit une contraction de 81,8 milliards (-11,5%). Cette baisse est essentiellement imputable aux dépenses d’investissement et de fonctionnement. En effet, les investissements globaux sont passés de 339,3 milliards à 220,4 milliards, soit un repli de 35%, perceptible à la fois sur les composantes financées sur ressources internes et sur ressources externes, respectivement exécutées à hauteur de 85,9 milliards et 134,5 milliards. S’agissant du fonctionnement, les charges de « fournitures et d’entretien » (54,9 milliards) et les «transferts et subventions » (137 milliards) se sont respectivement contractées de 3,3% et 1,3%.

En revanche, des progressions respectives de 13,5% et 38,7% de la masse salariale (166milliards) et des intérêts sur la dette publique (75,3 milliards) sont enregistrées à la fin du premier trimestre 2018.

Abdou DIAW

Au premier trimestre 2018, les campagnes de saisons sèches froide et chaude dans la vallée du fleuve Sénégal sont marquées par une baisse des niveaux de financement qui s’est répercutée sur les superficies retenues. En effet, la note de la Dpee explique qu’au terme du mois de mars 2018, le financement cumulé effectué par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) pour la campagne de saison sèche chaude 2018 s’est établi à 8,116 milliards de FCfa dans la vallée, en baisse de 25,5% par rapport à la même période de 2017. Cette situation est principalement attribuable au retrait du financement des intrants (-22,6%), à 8,067 milliards de FCfa, en phase avec le repli des demandes retenues (946 contre 1 203 en 2017). En outre, les prêts accordés pour le matériel n’ont concerné que Matam et Bakel pour 48 millions de FCfa contre 465 millions de FCfa en 2017, soit un repli de 89,6%. En conséquence, les superficies retenues en 2018 sont chiffrées à 23.557 hectares, baissant de 22,5% comparativement à 2017. Concernant la saison sèche froide 2017-2018, des replis respectifs des niveaux de financement et des superficies sont observés par rapport à 2016-2017. En effet, le financement retenu s’élève à 1,792 milliards de FCfa pour une superficie de 2.113 hectares, suite à l’engouement des producteurs pour la culture de riz (Pnar) au détriment des autres spéculations de saison sèche froide.

A. DIAW

Dans les industries extractives, la production d’or s’est établie à 2 968 kg au premier trimestre 2018, en dessous des 3.196 kg du trimestre précédent. Ce faible résultat, justifie la note de conjoncture de la Dpee, traduit une baisse de 4,9% de la teneur en or du minerai extrait, notamment au niveau de la fosse de Gora. S’agissant du phosphate, l’extraction s’est accrue de 1,9%, en variation trimestrielle, passant de 420.000 tonnes à 428.000 tonnes, favorisée par l’accélération du rythme de transfert du minerai, du fait de la mise en place d’un nouveau convoyeur. La production d’attapulgite s’est également bien comportée (+21,3%), à 57.953 tonnes au premier trimestre 2018 contre 47.788 tonnes un trimestre plus tôt, après les difficultés de transport et de distribution (congestion au niveau du port) rencontrées en 2017. Quant à l’extraction de sel, elle a progressé de 18,5% sur une base trimestrielle, soutenue par les demandes locale (+44,6%) et étrangère (+17,2%).

A. DIAW

Face aux exigences des partenaires au développement comme l'Union européenne (Ue), la Commission de l'Uemoa plaide pour la mise en place des équipes d'analyse de risque phytosanitaire dans son espace. C’est dans ce sillage que s’inscrit l’atelier sur les risques phytosanitaires, organisé la semaine passée, par la direction de la protection des végétaux (Dpv).

La direction de la protection des végétaux (Dpv) a organisé, la semaine dernière, un atelier sur les risques phytosanitaires regroupant beaucoup d’acteurs du secteur. Il ressort de cette rencontre la nécessité de mettre en place des dispositifs nationaux d’analyse de risques phytosanitaires dans l’espace Uemoa. Pour Abdoulaye Ndiaye, chef de la Division législation phytosanitaire et quarantaine des plantes à la Dpv, il est fort à craindre que les échanges de produits agricoles s'amenuisent pour des risques phytosanitaires compte tenu des exigences dans l’importation des végétaux des partenaires européens. « L'importation de la plupart des végétaux sera en principe autorisée, mais elle sera soumise à des conditions beaucoup plus rigoureuses. De nouvelles mesures sont introduites pour les marchandises à risque (produits agricoles) qui ont, au contraire, une incidence significative pour les exportations africaines», a-t-il déclaré. Selon lui, après décembre 2019, l'exportation de ces marchandises sur le marché de l'Ue sera interdite tant qu'une évaluation détaillée des risques n'aura pas été réalisée afin de déterminer si des produits sont acceptables et, dans l'affirmative, sous quelles conditions? «Les végétaux et produits végétaux issus de nombreux pays africains sont susceptibles d'être inclus dans cette liste, surtout lorsqu'ils sont historiquement liés à des niveaux d'interceptions pour des questions de santé des végétaux dans l'Ue », a-t-il ajouté.

Pour bien préparer les Etats membres à se conformer aux nouvelles exigences, préserver leur patrimoine végétal et garder leurs parts de marchés, dit-il, la commission de l'Uemoa plaide pour la mise en place des dispositifs nationaux d'analyse de risque et de réactualisation de la liste des organismes nuisibles de quarantaine des Etats membres.

Abdou DIOP

 

L’Etat du Sénégal a consenti beaucoup d’efforts dans la réalisation d’infrastructures de pêche. C’est dans ce sillage que s’inscrit l’extension du quai de pêche de Hann Bel-Air, inaugurée, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a  inauguré, hier, l’extension du quai de pêche de Hann Bel-Air. « La rénovation de ce quai va permettre, entre autres,  de consolider, renforcer et promouvoir l’amélioration de la chaîne de valeur des produits, et les initiatives de cogestion des pêcheries déjà entamées dans le département de Dakar », a-t-il déclaré. Cette approche contribue, selon lui, de manière appréciable, « à améliorer la qualité hygiénique et sanitaire des produits ainsi que les conditions de travail des acteurs, et à mettre l’accent sur la valorisation des produits frais pour une meilleure rente ». Le ministre a, par ailleurs, annoncé la construction à Hann, en 2018, dans la coopération bilatérale avec la République de Corée, d’un complexe frigorifique avec une fabrique de glace d’une capacité de 20 tonnes par jour d’un coût global de 7 millions de dollars Us, soit environ 4 milliards de FCfa.

Plus de 50% des débarquements de la région approvisionnent les industries de traitement et d’exportation, ce qui confirme, d’une part, le poids de la pêche artisanale dans la fourniture d’espèces démersales, et d’autre part sa forte contribution à l’équilibre de la balance commerciale du Sénégal. Selon le ministre de tutelle, le quai de Hann vient d’être réhabilité grâce aux ressources issues de la contrepartie de l’Accord de pêche conclu entre le Sénégal et l’Union européenne. Il assure que le quai de pêche de Hann fait partie des cinq quais de pêche de la Région de Dakar dont trois bénéficient de l’agrément pour l’exportation vers les pays de l’Union européenne.

Souleymane Diam SY

 

La capitale française abrite, les 2 et 3 juillet prochains, le premier « Women in business annual leadership meeting », une plateforme de rencontre de dirigeantes d’entreprises, annonce un communiqué. Ce forum, organisé par le groupe Jeune Afrique, en partenariat avec l’Essec Business School et l’Organisation internationale de la Francophonie, vise à renforcer le leadership des chefs d’entreprises africaines. Construire et entretenir son réseau d’influence, affirmer son leadership et gérer son image à l’ère des réseaux sociaux, réussir l’expansion géographique internationale de son entreprise à l’heure de la zone panafricaine de libre-échange… Ce sont autant de thématiques qui seront développées lors de panels et d’ateliers de travail interactifs animés par des experts de haut niveau.

De nombreuses dirigeantes d’entreprises sénégalaises sont attendues à cette rencontre. Le « Women in business annual leadership meeting » sera clôturé par une session dédiée à la création et au lancement officiel des premiers cercles d’influence des dirigeantes africaines.

Abdou DIAW

 

En 2017, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), a permis la mobilisation effective de 1.398 milliards de FCfa. Toutefois, le potentiel de la zone n’est pas exploité comme il le faut du fait d’un manque de culture boursière, selon le président du Crepmf, Mamadou Ndiaye, lors d’une journée d’information tenue ce lundi.

Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) a tenu, hier, à Dakar, une journée d’information et de sensibilisation sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). Même s’il reconnait une sous information notoire sur le marché financier, une méconnaissance de la bourse, de ses produits et des transactions, entre autres, le président du Crepmf, Mamadou Ndiaye, soutient que le marché financier de l’Uemoa est dynamique. Ces dernières années, ce marché a connu un accroissement important d’activités qui s’est globalement traduit par un volume d’émissions de titres en progression et l’apparition de nouveaux acteurs sur le marché. Mamadou Ndiaye nous apprend qu’au titre de l’année écoulée, le montant total des émissions autorisées par le Crepmf sur le marché financier s’est élevé à environ 1.320 milliards de FCfa pour 1.398 milliards de FCfa effectivement mobilisés.

Malgré la faiblesse de la culture boursière, estime le président du Crepmf, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) commune aux huit pays de l’Uemoa affiche, au 31 mars 2018, 9831 milliards de FCfa, soit environ 10% du Pib de l’Union. Le président Ndiaye rappelle que la Brvm a été consacrée, au cours de ces trois dernières années, bourse africaine la plus performante (2015) et la plus innovante en 2016. Les observateurs ont aussi qualifié cette bourse de première place boursière islamique suite au lancement et à la cotation des trois Sukuk du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Togo. Toujours par rapport au dynamisme du marché régional, M. Ndiaye indique que le nombre d’intervenants dans le marché est passé de 130 en 2015 à 179 au 31 mars 2018. «Cette évolution illustre éloquemment le dynamisme de notre marché. Nous travaillons à renforcer cette belle performance», confie Mamadou Ndiaye.

Un nouveau compartiment de la Brvm dédié aux Pme
Dans ce sens, le président du  Crepmf rappelle que plusieurs textes ont été adoptés récemment pour améliorer l’attractivité du marché boursier régional. Il y a ainsi le troisième compartiment de la Brvm  dédié au financement des Pme, locomotrices des économies de la région. Cela va faciliter l’accès au financement et à la bourse pour le développement les Pme. «La mise en place de ce compartiment, qui répond à une longue attente des plus hautes autorités de l’Union, des opérateurs économiques et des acteurs du marché, a également donné naissance à une nouvelle catégorie d’acteurs : les «listing sponsors», habilitées à assister et à conseiller les Pme dans leur processus d’admission et tout au long de leur présence audit compartiment», explique le président du Crepmf  qui plaide pour une meilleure formation des populations en culture boursière.  Toujours dans le sens de l’attractivité, le Crepmf a élaboré plusieurs axes en 2018. Il s’agit, entre autres, de la protection de l’épargne des investisseurs par la mise en place d’un fonds de protection des épargnants ; de l’amélioration du cadre réglementaire, notamment pour la promotion des instruments financiers islamiques ; de la vulgarisation de la culture boursière par la mise en place d’un dispositif de bourse en ligne.

Le ministre du Budget, Birima Mangara, a indiqué que malgré les taux de croissance en moyenne supérieurs à 6%, «il faut un financement efficient de nos économies qui nécessite tout de même la diversification des sources et instruments financiers». Dans cette perspective, dit-il, «les marchés financiers sont amenés à jouer un rôle essentiel». Compte tenu de cela, Birima Mangra est d’avis qu’il faut travailler dans la sensibilisation pour que les acteurs économiques profitent des opportunités du marché financier et boursier de la sous-région.  

Bilan du Crepmf depuis sa création en 1998
7 500 milliards de FCfa mobilisés sur le marché financier
Le marché financier de l’Umoa a permis de mobiliser, depuis sa création en 1998, plus de 7.500 milliards de FCfa au 31 décembre 2017, soit une moyenne annuelle de 390 milliards de FCfa, selon le ministre du Budget, Birima Mangara. Ce dernier qui présidait la journée d’information et de sensibilisation sur le marché financier de l’Umoa, tenue au Cesag, révèle que la Brvm, avec 45 sociétés cotées et 41 lignes obligataires à ce jour, occupe la sixième place au classement des bourses africaines. Le ministre du Budget ajoute qu’entre 1998 et 2017, 80 % des ressources levées sur le marché financier régional ont été destinées au financement des Etats de l’Union et particulièrement aux secteurs de l’énergie, de la télécommunication et des infrastructures.

En ce qui concerne particulièrement le Sénégal, aussi bien l’Etat que plusieurs entreprises ont déjà eu recours au marché financier, notamment la Sonatel, la Senelec, les Ics, etc. D’ailleurs, l’action Sonatel constitue une des valeurs phares de la Brvm. En outre, M. Mangara explique que les avoirs-titres et espèces détenus par les acteurs agréés du Sénégal sont estimés à 528 milliards de F Cfa, soit 8,60 % des avoirs en conservation.

Oumar KANDE

 

Ces derniers jours, le débat sur la situation financière et une tension de trésorerie qui existerait dans notre pays occupe les devants de l’actualité. Interrogé sur cela, le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a laissé entendre que les Caisses de l’Etat se portent comme elles devraient être et qu’il n’y a pas de problème de trésorerie. «Il faut comprendre que les gens sont hâtifs en conclusion. Une économie repose sur des principes et des piliers. On peut avoir la manne financière qui dépasse même vos besoins, mais vous ne pouvez pas la dépenser comme vous voulez. Il faut la dépenser par rapport aux règles de gestion budgétaires et aux règles rigoureuses de finances publiques», précise-t-il. Le ministre délégué chargé du Budget tranche : «Nous avons des ressources, nous sommes en train de payer ce qui doit être payé, nous sommes en train d’irriguer l’économie, soyez rassurés que tout va bien ; tout ne va pas comme dans le meilleur des mondes, mais tout va bien jusqu’ici. Nous respectons nos standards, nos normes. Notre économie,  notre trésorerie se portent assez bien».

O. KANDE

 

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdalah Dionne, présidant, ce dimanche, la réunion des ministres du Commerce en charge des négociations relatives à la Zone de libre échange (Zlec), a engagé ces derniers à mettre en œuvre cette détermination des chefs d’Etat africains. 24 ministres en charge du Commerce et des représentants des autres pays de l’Union africaine (Ua) sont à Dakar, ces 03 et 04 juin, pour finaliser les annexes du protocole sur la Zlec à soumettre aux chefs d’Etats africains en juillet prochain.

Dans la réunion des instances de négociation de la zone de libre échange continentale (Zlec) africaine qui se tient à Dakar du 25 mai au 09 juin, les ministres du Commerce en charge des négociations de la Zlec tiennent leur 6ème réunion, dont l’objectif est de finaliser les annexes du protocole sur le commerce des marchandises, sur les règles et procédures de règlement des différends et d’élaborer la liste des secteurs prioritaires sur le commerce de services. Présidant la cérémonie officielle de cette réunion, à laquelle 24 ministre en charge du Commerce et des représentants d’autres pays prennent part, le Premier du Sénégal, Mahammed Boun Abdalah Dionne, a exhorté les négociateurs de tout mettre en œuvre pour la réalisation de la volonté des chefs d’Etat. Le Premier ministre a rappelé que l’ambition des pères fondateurs de l’intégration africaine, qui a conduit, en 1963, à la création de l’Oua, a été la construction d’une Afrique unie, prospère et solidaire. Cette ambition a été renouvelée dans le traité d’Abuja de 1991, avec comme objectif d’arriver, dans une période de 34 ans, à la Communauté économique africaine.

Cependant, il n’y a pas eu de grandes avancées depuis. «Aujourd’hui, notre continent reste relativement en retard sur le niveau de réalisations des objectifs fixés dans le processus d’intégration africaine. En 2018, l’Afrique devrait normalement être à mis chemin dans la réalisation du marché commun après l’harmonisation des systèmes tarifaires et non tarifaires entre les communautés économiques régionales et la création d’une union douanière continentale», reconnaît le Premier ministre. Il soutient que c’est dans ce cadre qu’il faut saluer l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont su atteindre, le 21 mars 2018 à Kigali, un objectif qui paraissait irréalisable avec l’accord sur la Zlec.

S’adressant aux ministres du Commerce présents à Dakar, il lance : «Nous n’avons pas le droit de ne pas être à la hauteur de la détermination de nos chefs d’Etat». «Au cours du sommet extraordinaire du 21 mars 2018, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Ua avaient demandé de finaliser et de soumettre, pour adoption, à la prochaine conférence prévue en juillet 2018, à Nouakchott, les annexes du protocole sur le commerce des marchandises, les annexes du protocole sur les règles et procédures de règlement des différends et la listes des secteurs prioritaires sur le commerce de services», rappelle-t-il. Conscient de cette demande des plus hautes autorités africaines, le chef du gouvernement sénégalais a engagé fortement les ministres du Commerce de l’Ua à prendre toutes les dispositions nécessaires pour terminer ce travail. Cet objectif, à son avis, ne pourra être réalisé qu’à travers une action concertée découlant d’un marché commun fort mais cohérent et profitable à tous, bâti progressivement sur une seule union douanière et des règles communes de politiques commerciales.

Booster le commerce intra africain
Pour M. Dionne, la signature de l’accord instituant la Zlec par 44 pays sur 55 de l’Ua marque un tournant décisif dans le processus d’intégration africaine et constitue le début «d’une prise de conscience lancée à l’endroit de nos concitoyens et à la face du monde que l’Afrique ne devrait compter que sur ses propres forces» pour son développement.

Chiffres à l’appui, le Premier ministre constate que l’Afrique ne pèse qu’autour de 5% du Pib mondial en dépit de sa population estimée à 1,3 milliard d’habitants soit 17% de la population mondiale, concentre moins de 2% des investissements directs étrangers et moins de 2% du commerce mondial. Le niveau des échanges intra-africain reste encore faible et estimé à moins de 16% pendant que dans les autres continents ce niveau dépasse la barre des 60%. Compte tenu de ces données qui doivent être améliorées pour le continent africain, le Premier ministre pense que l’ouverture commerciale et économique au sein de l’espace africain peut être une des solutions à nos nombreuses préoccupations de développement économique et social. «En facilitant la libre circulation des biens et services, des personnes et des capitaux, nous donnons plus de possibilités au secteur privé africain pour valoriser les échanges et les immenses opportunités d’affaires pour créer davantage de Pme et de Pmi nécessaires à la transformation structurelle de nos économies et à la création d’emplois», explique-t-il.

M. Dionne est d’avis que l’obtention de ce nombre important de signatures au moins de trois ans de négociations témoigne de l’importance que les pays africains accordent au processus de la Zlec. Il réitère que dans le processus de négociation, la participation du secteur privé africain et de la société civile africaine est importante pour l’atteinte des objectifs.

Le Commissaire en charge du commerce et de l’Industrie de l’Ua, Albert Muchanga, remerciant le Sénégal pour les facilités accordées pour l’organisation de cette réunion, estime que l’enjeu de la Zlec est important. Avec un grand marché, dit-il, la Zlec permettra le développement du commerce et la création d’emplois, notamment pour les jeunes qui constituent l’essentiel de la population africaine. Il déclare qu’après la réunion des ministres en charge du Commerce, ce sera autour des ministres en charge de la Justice de recevoir les annexes avant la conférence des chefs d’Etat de Nouakchott en juillet prochain qui va marquer un grand tournant pour la Zlec.

Oumar KANDE

SOULEYMANE DIARASSOUBA, MINISTRE DU COMMERCE DE LA CÔTE D’IVOIRE : « SI NOUS MAINTENONS LE CAP, LE NIVEAU DU COMMERCE INTRA-AFRICAIN VA AUGMENTER DE PLUS DE 52% »
Le ministre Ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des Pme de la Côte D’Ivoire, a soutenu que l’accord sur la Zone de libre échange continentale (Zlec) pourra améliorer le niveau commerce intra-africain. Pour Souleymane Diarassouba, d’après les projections, en 2022, «si nous maintenons le cap, le niveau du commerce intra-africain va augmenter de plus de 52%, ce qui est une opportunité pour l’ensemble des opérateurs économiques du continent et pour même les investisseurs étrangers».

Il souligne que l’accord cadre, signé en mars dernier à Kigali, porte sur la libéralisation de 90% de nos lignes tarifaires. Souleymane Diarassouba affirme que l’objectif est de supprimer tout ce qui est barrière tarifaire et non tarifaire entre les pays membres de la Zlec, ce qui permettra d’avoir un niveau d’échanges à la hauteur des attentes et des ambitions des populations.

Selon les projections de la Commission économique africaine, affirme-t-il, nous aurons, au cours des prochaines années, plus 600 millions d’Africains de classe moyenne, ce qui fait que l’Afrique sera en plus d’un continent exportateur de matières premières, un continent de consommation et il faut profiter de ce potentiel en mettant en œuvre une politique d’industrialisation de l’Afrique.

«L’objectif de ce système multilatéral de commerce est de baisser ou de supprimer la fiscalité de porte, c'est-à-dire les droits de douane, pour avoir une fiscalité intérieure plus dynamique permettant la fluidité de la circulation des différents produits», confirme M. Diarassouba.

O. KANDE

Suite à l’appel émis par la Fao pour le Sahel, exhortant à soutenir 4 millions de personnes faisant face à la sécheresse dans la région, l'Agence suédoise de développement international (Asdi)a fait une contribution de 9,9 millions de dollars américains, soit plus de 5,565 milliards de FCfa.

A travers l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), la Suède viendra en aide aux agriculteurs et aux éleveurs frappés par la sécheresse au Sahel, en prêtant particulièrement attention au cas du Burkina Faso et du Mali, selon un communiqué de la Fao. « La contribution d'une valeur de 9,9 millions de dollars, acheminée par l'intermédiaire de l'Agence suédoise de développement international (Asdi), intervient suite à l'appel émis par la Fao pour le Sahel, exhortant à soutenir 4 millions de personnes faisant face à de plus en plus de difficultés dans la région, après avoir connu plusieurs vagues de sécheresse en 2017 qui ont ravagé les cultures et le bétail des agriculteurs, lit-on, dans le communiqué.

Des six pays de la bande sahélienne, le Burkina Faso et le Mali sont les plus touchés, souligne la Fao qui alerte que d'ici aux prochains mois, ils devraient être plus d'un million à faire face à des pénuries alimentaires dans les deux pays réunis.

«Cette contribution permettra d’augmenter les moyens d'existence des familles lorsqu'elles en auront le plus besoin. Il s'agit de la période où les greniers des familles se vident très vite et où les éleveurs cherchent désespérément du fourrage», a déclaré M. Dominique Burgeon, directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la Fao et chef du programme stratégique de la Fao sur la résilience. «Ce qui distingue cette contribution des autres est qu'elle nous permettra de soutenir les communautés vulnérables lors des deux prochaines années, de manière à ce qu'elles puissent se rétablir et renforcer leurs capacités afin de mieux faire face aux chocs à venir », a ajouté M. Burgeon.

Au Burkina Faso, indique-t-on, la contribution de l'Asdi permettra à la Fao de procéder à des transferts d'argents inconditionnels, d'atteindre près de 60.000 personnes et de couvrir les besoins alimentaires et autres besoins urgents pendant la saison creuse, qui s'étale du mois de mai à celui d'août. S’agissant du Mali, ce sont près de 24.000 personnes qui bénéficieront de la réhabilitation des petites infrastructures d'irrigation pour l'agriculture, du rétablissement des pâturages et des forages pour le bétail, ainsi que  des activités transversales d'éducation en matière de nutrition et de protection sociale (des transferts productifs). La Fao note que les communautés vivant dans les six pays de la région Sahel (le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal) peinent à se remettre de la période de sécheresse qui les a frappé l'année dernière. A cela s'ajoute la hausse des prix des produits alimentaires, les conflits et la perturbation des marchés qui a entraîné la pire saison creuse que la région ait connue en quatre ans. Le communiqué indique, par ailleurs, que plus de 4 millions de personnes, dont 3 millions d'éleveurs et d'agropasteurs vivant dans ces six pays, ont besoin d'une aide alimentaire de manière urgente et que d'ici aux prochaines semaines, ce chiffre pourrait s'élever à 7 millions.

Mamadou SY

D’après le directeur général de l’Apix, Mountaga Sy, les travaux des plateformes ferroviaires qui permettent la circulation du Train express régional (Ter) ont été réalisés à hauteur de 75%. Il présentait, samedi, quelques projets structurants du Pse, lors d’une rencontre du Mouvement des élèves et étudiants républicain de Podor (Meer). Faisant le point de l’état d’avancement des 14 gares prévues sur le trajet du Ter, il a indiqué qu’à Diamniadio, le niveau d’exécution des travaux se situe à 43% ; la gare de Dakar est réalisée à 35% de même que celle de Rufisque. « Les travaux de charpentes sont en cours de construction. Ces trois infrastructures se réalisent de manière concomitante. Elles seront disponibles en novembre 2018 », a dit le Dg de l’Apix. Selon lui, actuellement, il y a 11.000 tonnes de rails disponibles à Dakar qui seront utilisées dans la pose de la plateforme. S’y ajoutent les 25.000 unités de traverses qui entrent dans la construction du Ter.


A en croire Mountaga Sy, cinq ouvrages d’art en cours de réalisation seront livrables avant le 14 janvier 2019 (date retenue pour la mise en service du Ter). Il a aussi confié que le matériel roulant (les trois trains de 14 wagons chacun) sont disponibles et les tests dynamiques, effectués en mai passé en France, ont été concluants. « Durant cet exercice, on a démontré la conformité par rapport à la commande sénégalaise de 15 trains », a soutenu le Dg de l’Apix. Interpelé sur la libération des emprises, M. Sy affirme que les opérations se font dans le respect de l’échéancier qui a été défini. D’après lui, l’Etat a opéré un changement de mécanisme dans le processus d’indemnisation en incluant le recasement des populations qui, dans le passé, n’a pas été pris en compte. En effet, il explique que le Chef de l’Etat a fait sauter un verrou dans la mise à disposition des emprises en incluant le relogement des populations impactées par les travaux.

Abdou DIAW

Interpelé sur la hausse du prix du ciment notée ces derniers jours au Sénégal, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a répondu qu’ayant remarqué cela, il a demandé à ses services de démarrer une enquête pour voir le fondement de cette hausse. «Si le fondement de cette hausse n’est pas basé sur des éléments de structures des prix concrets, le gouvernement prendra ses responsabilités. Nous avons un Comité national de suivi des prix des denrées et de produits essentiels qui, chaque mois, regarde la structure des prix. Le gouvernement ne peut pas accepter une spéculation abusive sur un quelconque prix essentiel à la consommation des Sénégalais. Cette enquête sera achevée et j’informerai le chef de l’Etat et le Premier ministre sur cette question et le gouvernement préservera le pouvoir d’achat des Sénégalais et de nos Pme-Pmi», martèle le ministre du Commerce. Il rassure que «tout ce qui est fait sur les produits alimentaire pour protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais sera fait sur le ciment et le fer». Alioune Sarr précise qu’une entreprise ne peut pas du jour au lendemain augmenter ses prix sans l’aval des autorités ; «et si c’est fait, c’est totalement illégal et le gouvernement prendra ses responsabilité car il n’y a aucun secteur hors-la-loi au Sénégal». Le ministre rappelle que le Sénégal fait partie des pays de l’Uemoa où le taux d’inflation est le plus faible car cela est dû au travail du comité des prix et à la contribution des acteurs économiques. «Le secteur du ciment est un secteur important au Sénégal, le gouvernement l’accompagne, mais il n’est pas hors-la-loi», dit-il.

O. KANDE

Le directeur du Budget, Mouhamadou Moustapha Bâ, a rassuré les étudiants et les universités  bénéficiaires des mesures sociales prises par le Président. Il a confirmé une prise en charge correcte de tous les engagements souscrits par les services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Pour lui, ces engagements seront matérialisés dans la prochaine loi de finance rectificative. Il répondait aux questions de la Rfm.

Le directeur du Budget, Mouhamadou Moustapha Bâ, qui s’expliquait sur les modalités de mise en œuvre des mesures sociales à forte incidence financière prises lundi dernier par le président de la République, Macky Sall, a noté que la hausse des bourses, des aides sociales et des prix des tickets de restauration évalués à plus de huit milliards de FCfa, ainsi que les moyens de transport prévus pour les cinq universités (1,5 milliard de FCfa) seront couverts par le budget de l’Etat et correctement pris en charge par les services habilités du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Il a assuré qu’en finances publiques, les décisions prises par le président de la République sont d’application immédiate, conformément au cadrage macroéconomique. Selon lui, la mise en œuvre de ces mesures sociales entraînera un impact financier significatif sur le budget de l’Etat. En effet, précise-t-il, l’incidence financière des bourses et aides sociales majorées de même que les prix de tickets-repas revus à la baisse, qui entreront en vigueur à la prochaine rentrée universitaire, est évaluée à 8,160 milliards de FCfa. Quant aux autres mesures, elles nécessitent plus d’une trentaine de milliards pour engager les travaux portant sur les bâtiments pédagogiques, la construction de quatre restaurants, le renforcement de l’offre d’hébergement par la construction et la réhabilitation de pavillons-dortoirs, la voirie l’éclairage, l’assainissement, l’adduction d’eau, les ambulances médicalisées et les moyens de transport (30 bus évalués à 1,5 milliard de FCfa).

Etablissements privés d’enseignement supérieur
5 milliards de l’Etat pour apurer les dettes

L’Etat du Sénégal va intégrer, dans la prochaine loi de finances rectificative, 5 milliards de FCfa pour apurer une part substantielle de la dette qu’il doit aux établissements privés d’enseignement supérieur. L’annonce a été faite, par le directeur général du Budget, Mouhamadou Moustapha Bâ.

 L’Etat est en train d’apurer progressivement les créances dues aux établissements privés d’enseignement supérieur. C’est ce qu’a annoncé le directeur général du Budget, Mouhamadou Moustapha Bâ. Pour ce dernier, depuis qu’on a commencé à orienter des bacheliers dans le privé, l’Etat leur a payé plus de 24 milliards de FCfa. « Cette année, on a prévu, dans le budget, 5 milliards de FCfa et le ministre de l’Economie, des Finances et son collègue de l’Enseignement supérieur, ainsi que  leurs services techniques y travaillent car il nous fallait avoir le niveau réel de cette dette pour voir quel est le montant qu’il faut mettre dans la prochaine loi de finance rectificative afin de soulager les établissements privés d’enseignement supérieur des charges qui ploient sur leur dos », a-t-il déclaré. Quid de la supposée tension de trésorerie avancée qui expliquerait les difficultés de l’Etat à respecter ses engagements. M. Bâ s’est voulu formel : « Les caisses de l’Etat ne sont pas vides et l’Etat a les moyens de respecter tous les engagements auxquels il a souscrits », dit-il. Toutefois, il reconnaît que le renchérissement du prix du baril de pétrole, qui est passé de 54 à 74 dollars, « a effectivement impacté les recettes de l’Etat qui ont ainsi connu une certaine baisse ».

Mamadou Lamine DIEYE

L’Etat, à travers l’Ageroute, et le Groupe Sénac Sa qui exploite l’autoroute à péage, restent plus que jamais déterminés à mettre un terme aux nombreux accidents. En sensibilisation dans la commune de Keur Moussa, ils ont dénoncé certains comportements des populations vis-à-vis de l’infrastructure et annoncé des sanctions.     

Depuis son érection, l’autoroute à péage enregistre beaucoup d’accidents mortels. La dernière en date est celui qui a provoqué la mort du chanteur Papis Gélongal. La divagation des animaux sur l’infrastructure et la traversée à pied sont souvent évoquées comme causes principales. Pour mettre un terme à cela, une réunion de sensibilisation a été tenue, à la sous-préfecture de Keur Moussa, avec les chefs des villages traversés par l’autoroute Aéroport international Blaise Diagne-Mbour-Thiès et les représentants des éleveurs. «  Il y a beaucoup d’accidents causés par la divagation des animaux sur l’autoroute. Nous avons jugé opportun, avec l’appui des autorités administratives locales, de tenir cette réunion avec les populations, notamment les chefs de villages, les représentants des éleveurs pour les sensibiliser sur les dangers liés à la divagation des animaux sur l’autoroute. C’est une occasion pour montrer les ouvrages faits pour le passage des éleveurs, des animaux, etc. Les gens n’ont pas besoin de traverser l’autoroute en se mettant en danger et détruisant les ouvrages », a déploré le chef du projet de l’autoroute Aibd- Mbour-Thiès, Mouhamadou Moustapha Dème. A l’en croire, toute l’emprise de l’autoroute a été protégée avec des grilles. Mais d’habitude, se sont les bergers qui les vandalisent. « Nous avons mis des grilles de protection  de part et d’autre le long de l’autoroute de sorte que les animaux ne puissent pas y accéder. Ensuite, nous avons mis des passages inférieurs pour permettre aux populations de traverser. Tous les aménagements ont été faits pour que les gens ne traversent pas l’autoroute.  Mais malheureusement, ils continuent à le faire. C’est l’occasion de les sensibiliser sur la destruction des ouvrages. A cause de ce comportement, il y a eu cette divagation qui, à son tour, est à l’origine des accidents mortels », a estimé M. Dème.

Des sanctions contre les mauvais comportements
Selon lui, l’autoroute Aibd-Mbour-Thiès est confiée à Sénac Sa tout comme l’autoroute Dakar-Diamniadio-Aibd. Les mesures appliquées sur Dakar-Aibd seront donc les mêmes que celles de Aibd-Mbour-Thiès. « La dernière prise est le déferrement de tous les vandales ou tous ceux qui laisseront les animaux en divagation dans l’emprise de l’autoroute », a-t-il fait savoir. Pour les grilles de protection, il souligne qu’elles ont souvent été réparées depuis la mise en service, en octobre 2016, jusqu’à aujourd’hui. Mais, malheureusement, elles sont aussi toujours vandalisées  malgré l’existence de passages pour animaux, charretiers et piétons.

Abdoulaye Thiam, responsable des opérations de l’Ageroute, pense-lui, que chaque acteur doit apporter des éléments concrets pour mettre un terme à l’insécurité qui règne sur l’autoroute à péage. « Avant, il y avait une réglementation de police existante mais qui ne prenait pas en compte certains aspects. Aujourd’hui, des sanctions sont instaurées en fonction du niveau des dégâts causés. Le fait de vandaliser les clôtures de l’autoroute est un crime parce qu’un bœuf qui la traverse peut occasionner mort d’homme », a-t-il mentionné. Toujours dans le registre des sanctions, le sous-préfet de Keur Moussa précise  qu’elles relèvent de la loi. « Désormais, si l’on prend des bêtes, les propriétaires seront déférés. Celui qui est pris en train de traverser à pied également. Je crois que les gendarmes feront leur travail. A notre niveau, le pari qu’on doit gagner est celui d’ancrer, dans la conscience des populations, que c’est une infrastructure avec laquelle il faut apprendre à cohabiter. Et que dans cette cohabitation, il ne faudrait pas que leurs comportements génèrent des torts. L’existence de l’infrastructure également ne doit pas leur faire du tort. Il faut réduire cet écart. Si on le fait, je crois qu’on pourra mettre fin à l’insécurité sur l’autoroute », a préconisé Mokhtar Mbengue.  

Une batterie de mesures et de propositions pour sécuriser l’autoroute

A l’issue de la réunion, une batterie de mesures et de propositions ont été retenues. La première, c’est de faire signer un protocole entre Sénac, Ageroute et les villageois pour que chacun d’eux, mène des actions de sensibilisation. Pour une durée de 6 mois, chaque village tiendra trois activités pour ses populations avec, à terme,  une grande mobilisation sociale évaluer et voir les impacts sur la gestion des accidents sur l’autoroute. La deuxième mesure, c’est de voir comment Eiffage va collaborer avec les municipalités pour construire une grande fourrière municipale y placer les  animaux en divagation pris sur l’autoroute. La troisième, c’est d’apporter un appui aux populations qui gèrent le bétail en période de soudure. Vu tous ces écarts de comportement notés,  il a aussi été question de revoir l’âge des accompagnants des troupeaux. Certains ont estimé qu’un jeune de moins de 15 ans ne devrait pas conduire un troupeau.                                                                                                                                                                 

Ndiol Maka SECK

 


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