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Economie (3294)

Mise en œuvre des droits des agriculteurs, élargissement de l’assurance qualité et financement de l’investissement en faveur du développent des systèmes semenciers paysans, sont les trois propositions faites par le Comité ouest africain des semences paysannes (Coasp) et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) en vue de l’harmonisation de la législation semencière régionale.

Le Comité ouest africain des semences paysannes (Coasp) et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) ont fait trois propositions pour l’harmonisation de la législation semencière régionale. La proposition de ces deux organisations fait suite à la rencontre qui se tient à Dakar (9 au 11 juillet), du Comité régional des semences et des plants d’Afrique de l’Ouest (Cedeao-Cilss-Uemoa). «Le manque de transparence et d’inclusivité nous laisse fortement croire que c’est un complot qui est en train d’être monté contre les paysans et la souveraineté alimentaire », s’indignent, dans un communiqué, ces deux organisations. Dénonçant les semences chimiques qu’on veut imposer aux paysans, elles plaident pour le renforcement de ce qui marche déjà : les semences paysannes. «Jusqu’à ce jour, l’utilisation des semences produites, sélectionnées et échangées entre paysans, reste très majoritaire. Ces semences, d’une grande diversité, offrent une série de variétés que les paysans maîtrisent très bien dans diverses zones agro écologiques, pour la production alimentaire, la nutrition et même des expressions culturelles, dans des conditions naturelles qui renforcent la santé des sols, des êtres vivants, y compris l’homme et la biodiversité », estiment les responsables de ces organisations. « Mais au fil des ans, un arsenal juridique, imposé par l’industrie agroalimentaire, est mis en place pour obliger les agriculteurs à utiliser des semences non diversifiées. Inconvénient : ces semences nouvelles nécessitent l’utilisation massive d’engrais et de pesticides chimiques de synthèse, en plus des énergies fossiles associées pour les opérations culturales mécanisées dans de grandes étendues de monoculture », dénoncent-ils.

Ces deux organisations ont, dans la foulée, fait trois propositions qu’elles estiment être meilleures pour l’humanité. Il s’agit de la mise en œuvre des droits des agriculteurs. Sur cette question, le Coasp et la Copagen soulignent que l’article 9 du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation (Tirpaa), ratifié par la plupart de nos Etats, donne aux agriculteurs et paysans la possibilité de préserver leur autonomie à travers leurs dynamiques de productions/échanges de semences paysannes. La seconde proposition consiste à élargir l’assurance de qualité en soutenant la systématisation des modèles paysans. «En fonction des spéculations, des conditions environnementales et des groupes communautaires, des systèmes de contrôle et de maintien de la qualité ont toujours existé. La recherche et le législateur devraient s’approcher des dépositaires de ce savoir pour les renforcer plutôt que de vouloir mettre en place un système d’assurance unique et favorable exclusivement aux semences chimico-industrielles », soulignent le Coasp et la Copagen. La dernière proposition a trait au financement et à l’amélioration de l’investissement en faveur du développent des systèmes semenciers paysans.

Aliou KANDE

La mutation institutionnelle du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) lancée, le 28 juin dernier, par le Conseil d’administration va permettre, entre autres, de résorber au moins 40 % du gap de financement des Pme.

«La mutation institutionnelle du Fonds de garantie des investissements prioritaires va permettre de promouvoir un cadre approprié et suffisamment normé pour répondre aux nouvelles attentes de l’Etat, des partenaires (Banques, Sfd et autres) mais surtout des principaux bénéficiaires (Pme, Tpe de jeunes et de femmes) », indique un document dont copie nous est parvenu.

Avec cette mutation lancée le 28 juin, le Fongip pourrait devenir un établissement financier. Selon le document, il sera en cohérence «avec l’écosystème actuel composé du Fonsis, de la Bnde, de la Cncas, de la Bhs et de la Cdc et des banques privées. « Avec l’Etat actionnaire unique ou avec la participation de la Caisse de dépôts et de consignations (Cdc) dans le capital, le Fongip serait, à l’issue de ce processus, d'environ douze à dix-huit mois, un établissement financier de cautionnement et de prêt (aux Sfd), agréé par la Bceao et sera sous forme juridique d’une société anonyme à participation publique majoritaire » ; lit-on dans le document. Selon le texte, « ce nouveau statut devrait permettre à l’Etat de se doter d’un instrument financier plus performant et autonome tout en s’assurant, en permanence, de l’orientation de la société dans les secteurs prioritaires du Pse pour une gouvernance adaptée ».

Ainsi, note le document, au moins, 40 % du gap de financement des Pme pourraient être comblés. En 2015, ce gap est estimé à 500 milliards de FCfa, selon le texte. 7 grands fonds sont attendus. Un fonds destiné « à faciliter l’accès aux crédits à long terme pour l’acquisition de logements au profit des personnes à revenus irréguliers et des Sénégalais de la diaspora », « un fonds de garantie destiné au refinancement des marchés publics pour assurer la trésorerie des Pme (Fogamar) ainsi qu’un fonds de garantie destiné aux entreprises exportatrices (Fogarex) qui n'ont aucun soutien financier pour leur développement ». « Un fonds de garantie pour le financement du développement économique local à travers un accompagnement soutenu des activités génératrices de revenus et des projets d’investissement des collectivités territoriales (Fogaville) afin de parachever le financement de l'Acte 3 de la décentralisation ; un fonds de garantie pour le financement des investissements productifs portés par les Sénégalais de l'extérieur (Foharise), et un fonds de garantie pour la bonification des prêts des Sfd (Fonboni) sont attendus », ajoute le texte qui souligne que d'autres fonds thématiques et sectoriels pourraient être développés en fonction de l'évolution de l'économie nationale.

Plusieurs de ces fonds spécifiques sont mis en place depuis 2015 par l'administrateur général du Fongip, Doudou Kâ. Mais « leur mise en œuvre se voit confrontée à des contraintes de mobilisations des ressources pour la trésorerie nécessaire et surtout des contraintes réglementaires liées au statut actuel du fonds ». Les auteurs du document estiment que la prise en charge de la problématique du financement de la Pme doit amener le gouvernement du Sénégal à poursuivre la construction d'un puissant levier public de garantie en phase avec l'ambition définie par le conseil d'administration du Fongip.

Babacar DIONE

Les changements climatiques n’épargnent pas le secteur de la pêche. Le secteur qui subit, de plein fouet, ses conséquences. Avec comme principale incidence la raréfaction de la ressource en plus des intempéries qui sont souvent fatales aux pêcheurs. Une situation à laquelle les pouvoirs publics ont décidé de faire face à travers la mise en place de la plateforme nationale pêche et changement climatique dont la section locale a été lancée, mercredi dernier à Mbour. Cette plateforme est un cadre de concertation fonctionnel qui regroupe tous les acteurs de la pêche : de l’administration des pêches aux acteurs de la recherche universitaire, en passant par les partenaires techniques et financiers comme l’Usaid Comfish, le Pnud et la Fao, entre autres. Bref, tous les acteurs qui peuvent influer favorablement dans le développement de la pêche maritime, a dit Aïssatou Fall Ndoye Guèye, secrétaire générale national de la Plateforme. Mme Guèye soutient que les impacts des changements climatiques sur les activités de la pêche sont nombreux.

Et beaucoup d’études ont montré que ces changements ont une influence non seulement sur l’environnement marin et côtier avec l’érosion côtière ou les effets de la houle, mais aussi il y a les effets sur la ressource qui constitue l’amont sur l’activité pêche. « Et si nous avons des impacts sur l’habitat du poisson avec des stress environnementaux, avec des changements de température, il y a une migration des poissons vers d’autres cieux où il y a des températures plus favorables », a estimé Aïssatou Fall Ndoye Guèye. Il y a également l’acidification des océans qui fait que, pour les récifs coraux qui constituent le refuge des poissons, avec des éléments nutritifs, peuvent avoir des modifications capables de perturber le réseau tropique. Lequel constitue toute la chaine entre la production primaire et la capture du poisson. C’est pourquoi Mme Guèye est d’avis que les acteurs doivent changer de comportements afin de s’adapter à la nouvelle donne.

La lancinante question de la nécessité du port du gilet de sauvetage ou encore le respect des consignes de sécurité avant d’embarquer ont été rappelés aux acteurs pour amoindrir les risques à défaut de les éviter en pleine mer. « C’est désormais une obligation vu les intempéries notées et les événements qui surviennent en mer sous l’effet des changements climatiques et de la houle», a affirmé Mme Guèye.

Ousseynou POUYE

La Banque mondiale a nommé  Hafez Ghanem au poste de vice-président pour la Région Afrique, indique un communiqué de l’institution. Il succède à Makhtar Diop qui devient vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures. Expert du développement ayant à son actif plus de trente années d’expérience, M. Ghanem a pris ses nouvelles fonctions le 1er juillet dernier. Il sera responsable d’un portefeuille régional de plus de 600 projets pour un engagement total supérieur à 71 milliards de dollars. Selon le document, la Banque mondiale poursuivra, sous la houlette de M. Ghanem, son ambitieux programme pour le continent où elle s’attache à promouvoir une croissance inclusive et à réduire la pauvreté en finançant des projets visant à valoriser le capital humain, encourager le développement du secteur privé, accroître la productivité agricole, améliorer l’accès aux infrastructures, renforcer la résilience au changement climatique et promouvoir l’intégration régionale.

Une importance particulière sera également accordée aux programmes et projets offrant des opportunités d’emplois aux jeunes et promouvant l’égalité entre les sexes. La Banque mondiale intensifiera également son action en faveur des pays fragiles ou en conflit.

Hafez Ghanem a travaillé dans plus de trente pays en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient. Il était vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord et dirigeait, à ce titre, le programme de l’institution dans la région, soit un portefeuille de projets, d’assistance technique et de financements représentant plus de 13 milliards de dollars. «Alors que les pays d’Afrique subsaharienne cherchent à accélérer la croissance, mettre fin à l’extrême pauvreté et à mieux s’intégrer à l’économie mondiale, le Groupe de la Banque mondiale reste résolument à leurs côtés pour déployer des stratégies de développement et de financement innovantes », souligne la même source.

Aliou KANDE

Le président de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina a créé un prix spécial pour l’excellence en leadership, en mémoire de l’ancienne directrice générale du bureau régional de développement et de prestation de services en Afrique australe, feue Tonia Kandiero, disparue en juin 2017. Selon le communiqué de la Bad, ce prix entend distinguer un membre du personnel de la Banque qui aura démontré un « vrai talent pour guider et inspirer les autres ».

Ce prix, explique-t-on, viendra récompenser celui ou celle qui, au sein de la Banque, sait faire preuve d’innovation, prendre des risques et surtout, présenter des résultats exceptionnels et participer pleinement au dynamisme de la Banque tant à l’interne que dans ses relations avec ses clients. Il s’agit également d’honorer la priorité donnée à l’apprentissage comme volet essentiel de l’aide que la Banque apporte à ses pays membres régionaux, notamment les connaissances acquises pour améliorer la performance de sa prestation de services. Akinwumi Adesina, président de la Bad cité dans le document a qualifié Tonia Kandiero de « véritable leader et d’exemple qui personnifiait un niveau d’excellence rare ». Avant sa nomination au poste de directrice générale de la Bad pour la région de l’Afrique australe, Tonia Kandiero, née au Malawi, a occupé les fonctions de représentante résidente en Tanzanie, chargée de gérer l’un des plus gros portefeuilles bénéficiaires du Fonds africain de développement. Universitaire et chercheure de formation, titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Howard, à Washington, Tonia Kandiero a rejoint la Banque en 2007 comme chercheure-économiste principale. De 2007 à 2009, elle a occupé le poste de chercheure-économiste principale au bureau de l’économiste en chef de la Bad. De 2009 à 2011, elle a travaillé comme macro-économiste en chef, mettant l’accent sur la préparation et la mise en œuvre du premier document de la Bad sur la stratégie d’intégration régionale ainsi que sur des travaux à caractère macroéconomique et sectoriel, relatifs aux échanges commerciaux et à l’intégration régionale. Avant de rejoindre la Bad, Tonia Kandiero avait exercé au Trésor national de l’Afrique du Sud comme directrice de la politique commerciale et de la politique macroéconomique, puis en tant que directrice de la politique de développement global et de l’économie internationale.

Aliou KANDE

La coopération espagnole au Sénégal a dépassé son objectif de 32,7 milliards de FCfa pour atteindre 33 milliards sur la période 2014-2017. L’appui de Madrid a principalement bénéficié aux régions du Nord et à celles de la Casamance naturelle, dans les domaines du développement rural, la promotion de l’équité et de l’égalité de genre, etc.

L’Espagne devait contribuer à hauteur de 32,7 milliards de FCfa dans le cadre de sa coopération avec le Sénégal. A l’arrivée, le royaume a dépassé cet objectif en injectant 33 milliards de FCfa.

Ces chiffres de 2017, provisoires, ont été communiqués, hier, à Dakar, lors de la revue conjointe de la coopération entre les deux pays, faisant le bilan de l’impact de la coopération espagnole sur la période 2014-2017. L’accord de la deuxième Commission mixte de coopération a été signé le 2 décembre 2013. Le Cadre association pays Sénégal-Espagne définit les priorités sectorielles et géographiques « où nous nous sommes proposés d’atteindre la somme de 32,7 milliards de FCfa d’aide officielle au développement à la fin de la période 2014-2017. A l’heure actuelle, l’Espagne a dépassé cet objectif », a déclaré l’ambassadeur espagnol, Alberto Virella, en présence du ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Ce dernier a salué le caractère prioritaire du Sénégal dans la coopération espagnole. La coopération entre l’Espagne et le Sénégal est l’une des plus actives, estime le ministre et a un effet positif sur les conditions de vie des populations.

Madrid a concentré son action dans les régions riveraines du fleuve Sénégal (Saint-Louis et Matam) et dans celles de la Casamance naturelle (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor). La coopération espagnole apporte son appui à travers deux objectifs qui font partie des grands axes du Pse : « consolider le processus démocratique et l’Etat de droit » et « promouvoir des opportunités économiques pour les pauvres ».

Le Nord et la Casamance, principaux bénéficiaires
A propos de l’appui à la gouvernance, l’action espagnole a permis « une évolution significative » des recettes fiscales dans les communes de Bounkiling et Tanaff (région de Sédhiou). 37 souks ont été construits dans les marchés de la région. La coopération espagnole a contribué à la modernisation de 14 bureaux d’état civil dans la région, permis d’enregistrer plus de 100.000 enfants, de renforcer les capacités de 2.500 acteurs locaux et d’équiper 111 centres d’état civil et 312 mécanismes décentralisés de notifications des naissances.

Le développement rural n’a pas été oublié, avec un appui au programme des « Fermes Naatangué », permettant la modernisation de l’agriculture familiale, l’introduction de techniques d’irrigation durable (goutte à goutte), l’incorporation de panneaux solaires, l’amélioration de la sécurité alimentaire, etc. 51 fermes sur un total de 105 ont été réceptionnées, avec 18 % de femmes bénéficiaires. Pour diversifier la production, 318 poulaillers, 475 bergeries, deux fermes piscicoles et 155 étables ont été construits. Dans la lutte contre le changement climatique, 5.143 cuisines améliorées ont été distribuées, réduisant la charge de travail des femmes et la pression sur les ressources naturelles. Ainsi, on a noté une baisse de 45 % de la consommation de bois dans la région de Kolda.

Dans les régions de Saint-Louis et Matam, la Cellule de lutte contre la malnutrition a bénéficié d’un accompagnement. Les interventions ont permis de dépister dans le Nord 21.117 enfants, soit 11,37 % de cette tranche d’âge de 6 à 59 mois à Podor et dans la région de Matam. On a noté un impact positif des dépistages dans 90 % des cas diagnostiqués. Pour améliorer les capacités de stockage des produits agricoles, 27 magasins d’une capacité totale de 16.420 tonnes sont sortis de terre. Soit une capacité de stockage équivalant à 46 % du potentiel stockable dans la vallée du fleuve, principalement à Dagana.

Pour la promotion de l’équité et de l’égalité du genre, 87 % des personnes formées sont des femmes. Aussi, on note que 95 % des personnes bénéficiaires de formation en techniques durables d’irrigation sont des femmes. 207 puits ont été creusés pour l’irrigation. Autant d’actions qui ont fait dire au ministre Amadou Bâ que la coopération espagnole s’est intensifiée ces dernières années.

Malick CISS

La mangue sénégalaise est devenue, depuis quelques temps, une véritable niche sur le marché international. Les récentes statistiques indiquent que 17 168 tonnes de mangues ont été exportées en 2017, toutes destinations confondues, contre 6.000 tonnes en 2014.

La campagne horticole bat son plein en ce qui concerne la mangue sénégalaise. Pour s’en rendre compte, il faut juste faire un détour dans les Niayes, principale zone de production de la mangue au Sénégal. A Sangalkam, par exemple, l’activité est rythmée, depuis le 30 juin dernier, par la récolte des mangues dans tous les vergers de la contrée. Ici, le conditionnement est devenu une réalité pour nombre d’acteurs de la commercialisation, notamment les exportateurs. Contrairement à une rumeur qui a circulé dans la presse ces dernières semaines, les autorités chargées de veiller au respect des normes dans la filière, tiennent à préciser que l’exploitation de la mangue sénégalaise sur le marché de l’Union européenne (Ue) n’est pas interdite.


Au contraire, la mangue sénégalaise est devenue une véritable niche sur l’international. Une embellie confirmée par les récentes statistiques indiquant que les exportations de mangues sur le marché international ont atteint la barre des 17.168 tonnes dont 75 % en direction de l’Union européenne, en 2017, contre 6.000 tonnes en 2014. Selon les statistiques, les volumes exportés vers l’Union européenne ont été multipliés par 16 en 18 campagnes avec un taux de croissance moyen annuel de l’ordre de 19 % de 2000 à 2017.

63% de la production horticole
Durant cette campagne, plus d’une trentaine de certificats d’origine pour la mangue sénégalaise ont été délivrés par les services de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), indique un communiqué. Des pays de l’Union européenne comme la France, la Hollande, l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne, restent les destinations les plus convoitées par les exportateurs de mangue au Sénégal.

Une étude sur le secteur indique que la production de mangue au Sénégal a enregistré un bond qualitatif en passant de 120.000 tonnes à 130.000 tonnes en l’espace d’une année, soit environ 63 % de la production horticole. Le même document estime les superficies couvertes par les vergers de mangue à environ 25.000 hectares dans la zone des Niayes. De 1998 à 2016, les exportations de mangue au Sénégal sont passées de 288 tonnes à 16.000 tonnes en 2016 pour un chiffre d’affaires estimé à 10 milliards de FCfa, selon l’Asepex. « La filière est devenue une véritable mine d’or pour ses acteurs », estime Amacodou Diouf, directeur général de « Buur Sine international », qui s’active dans l’exportation de mangue.

Dossier de Seydou Prosper SADIO

LE CONTRÔLE QUALITÉ, UN FACTEUR DÉTERMINANT
ManguiersEn raison de la présence constatée, ces dernières années, de la mouche des fruits, communément appelée mouche blanche et de l’augmentation du nombre des interceptions des lots de mangues aux frontières de l’Union européenne (Ue), il est demandé à tous les pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de mettre en place des mesures correctives de contrôle qualité et des plans d’actions pour le respect des normes.

A ce propos, le Sénégal a mis à contribution la Direction de la protection des végétaux (Dpv) pour lutter contre le phénomène sur le terrain. « A la date du 4 juillet 2018, nous n’avons enregistré que deux notifications d’interceptions de conteneurs destinés à l’exportation pour des raisons de non-conformité phytosanitaire et d’absence de certificat d’origine », a déclaré Abdoulaye Ndiaye de la Dpv.

Pour éviter que cette campagne ne soit compromise à cause des notifications de non-conformité, de nouvelles dispositions pour renforcer le système de traçabilité et d’archivage des opérations d’inspection et de certification phytosanitaire, ont été mises en place par la Dpv, a-t-il souligné. Il s’agit de répondre aux exigences des partenaires commerciaux et de veiller à la réputation de «l’Origine Sénégal», a indiqué le technicien.

Cette année, la présence régulière des services d’inspection et de contrôle de la Dpv, dans les stations de conditionnement et le retraçage de toutes les activités de certification phytosanitaire ont été également des mesures prises par l’Etat. Un manuel de procédure a été aussi soumis aux acteurs de la filière. Abdoulaye Ndiaye indique que le document décrit l’organisation et les modalités pratiques de mise en œuvre du système d’inspection et de certification phytosanitaires des mangues fraîches destinées à l’exportation vers l’Union européenne et les pays hors Afrique. Il fournit des informations sur les exportateurs de mangues vers l’Ue et les pays hors Afrique, des fiches d’évaluation et des procédures de catégorisation basées sur le profil à risque des exportateurs de mangues ainsi que le traitement des notifications de non-conformité phytosanitaire, nous renseigne-t-on. Ces opérations permettent à la Direction de la protection des végétaux de disposer d’informations fiables, dans les 72 heures, avant chaque conditionnement par le concours des agents déployés sur le terrain, selon le chef de la division législation phytosanitaire et de la quarantaine de la Dpv.

Outre ces mesures, certaines entreprises de conditionnement reçoivent des visites régulières des structures européennes spécialisées dans la certification comme l’agence allemande Kiwabcs qui, selon Amacodou Diouf, effectue, au moins, trois descentes annuelles sur le terrain pour recueillir des données concernant la conformité des itinéraires techniques de la production dans les vergers. « Du 15 mai au 2 juillet 2018, les agents de la Dpv ont été présents 135 fois dans les stations de conditionnements », note Abdoulaye Ndiaye. Il ajoute, en outre, que la Dpv et les structures dédiées peuvent procéder à l’arrêt immédiat de la délivrance de certificat phytosanitaire pour tout exportateur qui enregistre trois notifications de non-conformité phytosanitaire.

S. P. SADIO

DES EFFORTS POUR MIEUX SE POSITIONNER À L’INTERNATIONAL
Si pour certains les bonnes performances de la mangue sénégalaise sonnent comme une réussite, pour d’autres, cela ne doit pas cacher des difficultés de la filière telles que le manque d’organisation, le respect des normes phytosanitaires, etc.

Les bonnes performances engrangées par la filière mangue, depuis un certain temps, ne doivent pas occulter tout le travail qui reste à faire pour mieux positionner le label sénégalais sur le marché international, en Europe particulièrement, estime Amacodou Diouf, directeur général de « Buur Sine international ».

Selon M. Diouf, il s’agit de veiller au respect des normes pour améliorer l’offre exportable en quantité et en qualité. Il déplore également le manque d’organisation noté dans la filière surtout en ce qui concerne les exportations. « Certains hommes d’affaires évoluant dans le secteur doivent veiller davantage à se conformer aux normes phytosanitaire exigées par le marché international et sauvegarder la renommée de la production sénégalaise », a déclaré M. Diouf. Il appelle à « plus d’honnêteté » et estime que la mangue est l’une des filières les plus dynamiques du secteur horticole au Sénégal. Amacodou Diouf n’a pas manqué d’inviter les acteurs à miser sur le conditionnement et la transformation pour créer plus de valeur ajoutée à la mangue sénégalaise. A cet effet, le patron de « Buur Sine international » invite les banques nationales à accompagner davantage les acteurs pour booster les investissements dans le secteur horticole au Sénégal.

S. P. SADIO

Kent BioLA KENT BIO, UNE VARIÉTÉ TRÈS PRISÉE
A Sangalkam, on a pu constater, de visu, les efforts que certaines entreprises de conditionnement sont en train de fournir pour répondre aux normes édictées par les marchés internationaux ouverts à la production sénégalaise. La mangue Kent sénégalaise reste l’une des variétés les plus prisées en Europe, selon Thioro Pouye, responsable de l’unité de conditionnement de Buur Sine international, une entreprise qui s’active dans l’exportation des fruits et légumes en Allemagne. Dans ce marché, Buur Sine international a déjà réussi à exporter plus de 300 tonnes de mangues Kent bio sur un objectif de 700 tonnes, cette campagne, a souligné Amacodou Diouf, directeur général de ladite entreprise. L’intensité de l’activité dans la zone des Niayes traduit, selon le chef de la division de la Législation phytosanitaire et de la Quarantaine des plantes de la Direction de la protection des végétaux (Dpv), Abdoulaye Ndiaye, que la campagne se passe dans une bonne atmosphère. A la date du 2 juillet 2018, les volumes exportés s’élevaient à 2.818 tonnes dont 2.118 tonnes vers l’Union européenne.

S. P. SADIO

LE MARCHÉ AMÉRICAIN TOUJOURS IMPÉNÉTRABLE
Interpellé sur le cas du marché américain encore fermé aux exportations de mangues sénégalaises, le chef de la division Phytosanitaire et de la Quarantaine des plantes de la Dpv, soutient que la seule contrainte reste liée à l’exigence de fumigation (traitement chimiques contre les mouches de fruits) qui est une pratique non encore utilisée par le Sénégal. « Le Sénégal n'exporte donc pas encore de mangue aux Etats-Unis », confirme-t-on à l’Asepex. L’African growth and opportunity act (Agoa) n’a pas encore réussi à booster les exportations sénégalaises de fruits et légumes sur le marché des Etats-Unis, selon les acteurs. Sur 6.000 produits acceptés sur le marché américain par l’Agoa, une soixantaine est exportée par le Sénégal, selon une étude.

Dossier de Seydou Prosper SADIO

Le Projet de mise à l’échelle de technologie de lutte contre les mouches et autres maladies ravageurs de la mangue a été lancé, hier, à Thiès, en présence de la directrice générale de l’Ancar, de l’adjointe au gouverneur et de plusieurs responsables de la filière.

Financé par l’Etat du Sénégal à travers le Fonds national de recherches agricoles et agro-alimentaires (Fnraa), pour un montant de 300 millions de FCfa, le Projet de mise à l’échelle de technologie de lutte contre les mouches et autres maladies ravageurs de la mangue va durer trois ans. « Ce projet fait suite à un autre qui a été financé dans le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waapp) et qui avait produit des résultats importants en termes de réduction de pertes. Ses résultats devaient être mis à l’échelle, c’est-à-dire que nous devons faire en sorte qu’il y ait un taux de pénétration plus important dans les différents bassins de production de la mangue au Sénégal mais aussi prendre en compte les autres chaînes de valeur de la production », a déclaré la directrice de Ancar/zone des Niayes, Binta Mbengue Dièye.

Selon elle, en plus de la mouche de mangue, il y a l’apparition de nouvelles maladies aussi problématique pour la valorisation, la transformation. Seulement 2 % des productions de mangue sont transformées. « Il y a également l’équation de la faible production due au fait que les vergers ne sont pas bien entretenus. Ce sont toutes ces problématiques que ce nouveau projet veut prendre en charge à travers des renforcements de capacité pour la meilleure gestion des maladies et ravageurs dans leur globalité mais également l’accompagnement des femmes transformatrices dans la formation et l’amélioration de leurs conditions de travail. Le volet recherche est bien pris en compte avec l’Isra et l’Université Gaston Berger (Ugb) qui vont aider dans l’identification des variétés produites au Sénégal », a souligné Mme Dièye.

Le directeur du Fnraa estime que le financement de ce projet résulte d’une volonté affichée par les plus hautes autorités de ce pays particulièrement le Premier ministre qui leur a instruit, sur la base d’une cinquantaine de projets qu’ils avaient proposés, de financer celui-ci sur fonds propres. « L’idée est de faire en sorte que les résultats et les acquis du premier projet soient consolidés et amplifiés. C’est la raison pour laquelle, après des critères discriminants très sélectifs, ce projet a été retenu pour prendre en charge les préoccupations de ce secteur en relation avec la politique agricole du pays. Il y a des réussites dans la première phase, mais ce qui nous intéresse le plus, c’est ce qui reste à faire », a fait savoir le Dr Pape Sall. Il a noté que l’environnement concurrentiel incite à s’inscrire dans une dynamique de qualité. Et pour cela, de gros efforts sont à faire pour accompagner les producteurs et les transformateurs pour qu’ils puissent répondre aux normes de qualité imposées par les pays importateurs. « C’est-à-dire qu’à chaque segment, on arrive à apporter un plus. Non seulement il y a les bonnes pratiques qu’il faut consolider et renforcer, mais aussi sur le plan de la présentation, il y a tout un dispositif qui a été mis en place pour répondre à ces normes. Les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants parce qu’il y a des problèmes de santé publique qui se posent à tous les niveaux », a-t-il laissé entendre.

Ndiol Maka SECK

16% DES EXPORTATIONS EN FRUITS ET LÉGUMES EN 2017
La filière mangue est l’une des chaines de valeurs du secteur agricole disposant d’un potentiel intéressant. Selon un document de l’Ancar, en termes de quantité, la mangue représente 50,7 % sur une production totale en fruits de 253.000 tonnes. Elle mobilise 23.600 acteurs dont 44 % de femmes. Le volume des exportations en 2017 est de 17.168 tonnes sur un total d’exportation de légumes estimé à 106.000 tonnes, soit 16%.Toutefois, tout le potentiel d’exportation estimé à 50.000 tonnes n’est toujours pas exploité.

Nd. M. SECK

LES ACTEURS DE L’HORTICULTURE : « LE SÉNÉGAL EST DANS LE LOT DES PAYS MIS EN DEMEURE PAR L’UE »
La mangue est leader en termes de volumes des produits exportés par le Sénégal. Il est aussi le premier fruit produit au Sénégal. Cependant, la filière risque de perdre ce leadership. Avec plus de 20 interceptions en 2017, notre pays a rejoint le groupe des pays mis en demeure par l’Union européenne pour la mauvaise qualité de ses mangues atteintes par la mouche dénommée « mouche de quarantaine ». Selon Cheikh Ngane, producteur-exportateur, président de la Coopérative fédératrice des acteurs de l’horticulture et président du Comité national de lutte contre la mouche de fruit sur la mangue, « depuis 2005, nous avons eu la mouche de fruit qui est entrée dans la zone Cedeao ». « C’est vrai que nous n’avons pas démarré l’exportation en même temps que la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Burkina Faso qui ont commencé bien avant nous. Mais nous avons eu la chance de les rejoindre et de nous placer juste après la Côte d’Ivoire en termes de volume. Mais avec la mouche, les pays qui reçoivent nos mangues deviennent de plus en plus réticents », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Europe, le principal marché, a durci les conditions. « Par exemple, un conteneur, c’est 20 tonnes et si l’inspecteur voit qu’une seule mangue est piquée, vous perdez la cargaison.

C’est ce qu’on appelle interception, c’est-à-dire que ça ne rentre pas dans le pays et la marchandise est détruite. En plus de cela, vous êtes surveillés. C’est ce qui fait que ces dernières années, les autres pays ont reçu des lettres de mise en demeure. Il n’y avait pas encore trop d’interception chez nous. Mais depuis l’année dernière, nous avons rejoint le peloton dans les dégâts », a fait savoir M. Ngane. A l’en croire, cette année, au Sénégal, les exportateurs se sont dits que s’il y a six interceptions, ils arrêtent. « Mais aujourd’hui, nous avons à peine démarré et nous avons eu deux interceptions. Cela veut dire que nous sommes sur une liste rouge », a regretté l’exportateur.

Nd. M. SECK

Le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), Dr Malick Diop, a démenti les informations faisant état d’une « supposée interdiction » des exportations de la mangue sénégalaise aux Etats-Unis, par les autorités américaines, à cause d’infestation de celle-ci par la mouche blanche.

Selon lui, « la mangue sénégalaise est de « qualité labélisée » conforme aux normes et est « l’une des meilleures signatures » en Europe ». Toutefois, il a précisé que « le Sénégal refuse de se soumettre à la fumigation imposée comme conditionnalité par les Etats-Unis d’Amérique (Usa) pour faire entrer la mangue dans son territoire, avançant que l’acceptation de cette condition « peut toucher à la crédibilité même du made in Sénégal ». « Le problème est que les Américains veulent que la mangue soit fumigée avant d’entrer dans leur marché, alors que nous ne sommes pas pour cette option. Nous refusons cela pour la simple raison que la mangue made in Sénégal est d’une qualité labellisée, au goût très agréable et exempte de mouche de fruit », explique-t-il. « Si l’on accepte que notre mangue soit fumigée dans ces zones, alors que ce sont des exportations epsilones, cela peut toucher à la crédibilité même du made in Sénégal », insiste Dr Malick Diop.

Selon le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), « en Europe, le Sénégal est dans le lot des pays qui ont le plus de crédibilité, l’une des meilleures signatures ». «Il n’a jamais été question d’une inscription du Sénégal sur une liste rouge par les importateurs européens ; c’est archi faux », précise-t-il. Dr Malick Diop ajoute : « nous sommes en train d’augmenter, de manière substantielle, les exportations sénégalaises». Il a soutenu que le quota de mangues exportées en Europe est passé de 8.500 tonnes à 11.500 tonnes, puis de 15.000 t à 17.000 tonnes. Pour maintenir le cap et conforter cette dynamique de performances, il dit que le Sénégal a travaillé, ces derniers jours, pour améliorer davantage la qualité, notamment pour éviter la mouche blanche ou autre. A l’en croire, « le dispositif de contrôle est fait de telle sorte que, dans les zones de conditionnement de la mangue, il y a la présence obligatoire d’un agent de la Direction de la protection des végétaux (Dpv) qui s’occupe de la vérification de la qualité de la mangue à exporter, conformément aux normes édictées».

Revenant sur le marché américain, Dr Malick Diop rappelle que le Sénégal bénéficie de « l’American groath opportunity act (Agoa) ». «Théoriquement, on peut exporter de la mangue vers les Etats Unis», dit-il.

Mamadou Lamine DIEYE

La filière mangue est l’une des chaines de valeurs du secteur agricole disposant d’un potentiel intéressant. Selon un document de l’Ancar, en termes de quantité, la mangue représente 50,7 % sur une production totale en fruits de 253.000 tonnes. Elle mobilise 23.600 acteurs dont 44 % de femmes. Le volume des exportations en 2017 est de 17.168 tonnes sur un total d’exportation de légumes estimé à 106.000 tonnes, soit 16%.Toutefois, tout le potentiel d’exportation estimé à 50.000 tonnes n’est toujours pas exploité.

Nd. M. SECK

La mangue est leader en termes de volumes des produits exportés par le Sénégal. Il est aussi le premier fruit produit au Sénégal. Cependant, la filière risque de perdre ce leadership. Avec plus de 20 interceptions en 2017, notre pays a rejoint le groupe des pays mis en demeure par l’Union européenne pour la mauvaise qualité de ses mangues atteintes par la mouche dénommée « mouche de quarantaine ». Selon Cheikh Ngane, producteur-exportateur, président de la Coopérative fédératrice des acteurs de l’horticulture et président du Comité national de lutte contre la mouche de fruit sur la mangue, « depuis 2005, nous avons eu la mouche de fruit qui est entrée dans la zone Cedeao ». « C’est vrai que nous n’avons pas démarré l’exportation en même temps que la Côte d’Ivoire, le Mali ou le Burkina Faso qui ont commencé bien avant nous. Mais nous avons eu la chance de les rejoindre et de nous placer juste après la Côte d’Ivoire en termes de volume. Mais avec la mouche, les pays qui reçoivent nos mangues deviennent de plus en plus réticents », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Europe, le principal marché, a durci les conditions. « Par exemple, un conteneur, c’est 20 tonnes et si l’inspecteur voit qu’une seule mangue est piquée, vous perdez la cargaison. C’est ce qu’on appelle interception, c’est-à-dire que ça ne rentre pas dans le pays et la marchandise est détruite. En plus de cela, vous êtes surveillés. C’est ce qui fait que ces dernières années, les autres pays ont reçu des lettres de mise en demeure. Il n’y avait pas encore trop d’interception chez nous. Mais depuis l’année dernière, nous avons rejoint le peloton dans les dégâts », a fait savoir M. Ngane. A l’en croire, cette année, au Sénégal, les exportateurs se sont dits que s’il y a six interceptions, ils arrêtent. « Mais aujourd’hui, nous avons à peine démarré et nous avons eu deux interceptions. Cela veut dire que nous sommes sur une liste rouge », a regretté l’exportateur.

Nd. M. SECK

L'Africa finance Corporation, l'institution financière de développement des infrastructures leader en Afrique, a annoncé la nomination de Samaila D. Zubairu en qualité de 3ème président-directeur général du groupe. Il succède à Andrew Alli dont le mandat prend fin. La nomination de M. Zubairu clôt un processus de recherche de six mois au cours duquel plus de 100 personnes ont posé leur candidature pour ce poste. Le nouveau Pdg de Afc a été le premier directeur financier de Dangote Cement Plc, période durant laquelle il a lancé le plus grand mécanisme syndiqué de financement de projets pour une entreprise locale afin de concrétiser le projet Obajana Cement. Il a géré l’ouverture à la concurrence du bassin hydrographique de Dangote Industries Limited à des filiales cotées à la Bourse nigériane. M. Zubairu se dit conscient de la position qu'occupe l'Afc, sur le marché, la mieux placée pour surmonter les défis liés à l'infrastructure multi sectorielle en Afrique. Dr. Okwu J. Nnanna, président du conseil d'administration de l'Afc, a salué les qualités exceptionnelles du nouveau Pdg en matière de création et de réalisation de marchés et de levée de fonds, qui continueront de faciliter la capacité de l'Afc à offrir un changement transformateur par l'intermédiaire de l'investissement dans les infrastructures alors que l'organisation entre dans une nouvelle ère.

Abdou DIAW

Les systèmes financiers décentralisés (Sfd) contribuent à hauteur de 10% au crédit de l’économie nationale. Une performance magnifiée, hier, par le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, à l’ouverture de la rencontre de concertation entre la direction de la Réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés (Drs-Sfd) et l’association des professionnels des Sfd.

En 2017, les dépôts des systèmes financiers décentralisés (Sdf) ont atteint 307 milliards de FCfa et l’encours de crédits 363 milliards de FCfa, soit 10% du crédit à l’économie. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, indique que ces résultats sont rendus possibles grâce à une bonne présence des Sfd sur le territoire national avec 897 points de service. Il a présidé, hier, la rencontre entre la direction de la réglementation et de la supervision des Sfd et l’association des professionnels de ces structures. Le ministre a salué la contribution importante des Sfd dans l’inclusion financière et surtout dans l’économie nationale. Le président de l’Ap/Sfd, Mamadou Lamine Guèye, s’est réjoui des avancées notoires enregistrées dans le secteur en termes d’accès au financement et de lutte contre la pauvreté. Toutefois, malgré ces performances, les professionnels du secteur sont toujours confrontés à des difficultés, a déploré M. Guèye.

Celles-ci sont liées, entre autres, au dispositif prudentiel de la réglementation, à un manque de visibilité (fiscale), à un problème d’accès aux ressources financières. A ses yeux, ces contraintes ont une incidence négative sur la viabilité financière et le développement institutionnel et organisationnel des Sfd. A cet égard, il a plaidé pour la levée des contraintes fiscales, l’encadrement des interventions directes de l’Etat, la mutualisation des ressources des différents fonds étatiques à travers la mise en place d’un fonds national pour l’inclusion financière, etc.

Politique de redistribution
Pour le ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, cette journée de concertation constitue un « espace d’échanges sur les défis et enjeux de la micro finance », avant de solliciter un appui pour la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution des programmes de son département comme le Programme de promotion de la micro finance islamique (Promise) d’un montant de 47 milliards de FCfa, la Plateforme d'appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise (Plasepri II), le Programme national d’éducation financière et le mobile banking. Le secteur de la micro finance est à la croisée des chemins, a rappelé son collègue de l’Economie. Dans cette perspective, Amadou Bâ a assuré que son département compte accompagner les Sfd pour « engager les réflexions sur les problématiques liées notamment à la fiscalité et au financement ainsi qu’à la mise en place d’un cadre réglementaire propice à la consolidation et à l’émergence d’un secteur de la micro finance plus inclusif et porteur de changements notoires pour l’économie et pour les populations ».

La conseillère technique du directeur national de l’Agence de la Bceao, Astou Lô Ndiaye, a rappelé que son institution a érigé l’inclusion financière au rang de ses priorités car permettant, à son avis, d’atteindre « une croissance inclusive et une économie sociale ». L’année sociale décrétée par le Sénégal ne pourra se faire sans une inclusion financière, ajoute-t-elle. Le délégué général à l’Entrepreneuriat rapide (Der), Pape Amadou Sarr, a indiqué que les Sfd apparaissent comme un « partenaire incontournable dans la mise en œuvre des stratégies et des objectifs de la Der.

Seulement, il a déploré « le taux d’intérêt appliqué par les institutions de micro finance qui frise l’usure ». Dans cette optique, souligne-t-il, la Der souhaite travailler « avec les personnes qui ne sont pas bancables ou qui n’ont pas accès au service financier en leur accordant des ressources à un taux d’intérêt de 6, 7 ou 8% ; et leur permettant d’être de potentiels clients pour les Sfd. « La Der se veut un système catalyseur », explique-t-il, tout en militant pour une « meilleure politique de redistribution des ressources ».

Souleymane Diam SY

Dans son initiative « Orange Corners », l'ambassade des Pays-Bas au Sénégal a organisé, hier, dans sa résidence, à Dakar, sa première discussion interactive sur l'entrepreneuriat, en présence de jeunes porteurs de projets, des représentants des institutions de l’Etat et des écoles de formation. Ces acteurs ont échangé sur le thème : « Quel rôle pour le gouvernement dans l’écosystème des startups ? ». Selon l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal, Theo Peters, le Sénégal dispose d'un potentiel énorme afin de créer un environnement encore plus dynamique pour les entrepreneurs.

Le diplomate a lancé cette initiative afin de rassembler les acteurs de l'écosystème et de discuter des défis, des obstacles et des solutions de l’entrepreneuriat. « Les entrepreneurs jouent un rôle clé dans le développement économique du Sénégal en créant des solutions innovantes qui ont un impact positif », a indiqué M. Peters. Pour lui, contribuer à l'entrepreneuriat en Afrique fait partie de la politique ambitieuse des Pays-Bas en matière d'aide, de commerce et d'investissement visant à trouver des solutions gagnant-gagnant à l'échelle mondiale. C'est pourquoi, justifie-t-il, le Royaume des Pays-Bas a développé Orange Corners (référence à la couleur nationale de ce pays), une initiative visant à contribuer à un écosystème entrepreneurial florissant en Afrique, qui renforce les compétences, la confiance. « Aux Pays-Bas, nous croyons qu’investir dans l’entrepreneuriat en Afrique, c’est investir dans l’avenir. Il y a un écosystème pour l’entrepreneuriat où tous les acteurs ont un rôle à jouer ; ce sont les universités, les instituts de formation, les entrepreneurs, les entreprises, le gouvernement… Chacune de ces parties doit jouer le rôle qui lui revient pour promouvoir l’emploi des jeunes », a soutenu l’ambassadeur. Des structures de l’Etat telles que la Délégation à l’emploi rapide (Der), l’Adepme ont pris part à cette rencontre.

Abdou DIAW

Le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie s’est rendu, jeudi, à la Nouvelle société textile sénégalaise (Nsts) pour s’enquérir des difficultés que traverse cette entreprise. Il a annoncé de nombreuses pistes de sortie de crise qui seront mises en œuvre pour une relance définitive de la Nsts.

Le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie a visité, avant-hier, la Nouvelle société textile sénégalaise (Nsts). Moustapha Diop a trouvé une Nsts à l’arrêt depuis plus de 8 mois. Même si un plan de relance a été annoncé depuis 2015, la société tourne au ralenti. Le directeur de la société, Ibrahima Macodou Fall qui a accueilli le ministre et sa délégation informe que des investissements importants ont été réalisés pour l’achat de machines. M. Fall a voulu les montrer à ses hôtes du jour. Grâce à l’intervention de l’Etat, la Nsts a pu se relancer avec le démarrage de l’activité de filature. Le tissage qui nécessite de gros investissements, n’a toujours pas repris. Le ministre Moustapha Diop, après avoir fait le tour de la société, a pu noter que « la Nsts est au bord du gouffre ». Dans les salles, certaines machines, à l’arrêt depuis très longtemps, sont recouvertes de poussière. Même si elles peuvent toujours fonctionner, elles nécessitent un grand nettoyage. L’arrêt de la Nsts, selon le ministre de l’Industrie, est dû au « non renouvellement de la ligne de crédit annuel de 400 millions de FCfa par la Bnde ». Pour la relance de l’usine, la Banque nationale de développement économique (Bnde) donnait 400 millions de FCfa. Cependant, celle-ci n’a pas respecté ses engagements de remboursement. Ainsi, la banque a fini par ne pas renouveler cette ligne de crédit.

A cause de cet arrêt, informe le ministre, plus de 160 employés sont au chômage. Toutefois, il indique que le gouvernement est déterminé à aider la Nsts à sortir de cette situation. A la date du 9 mai 2018, rappelle-t-il, le comité de restructuration des entreprises en difficulté s’est réuni pour se pencher sur le cas de cette société. Lors de cette rencontre, révèle le ministre, plusieurs solutions de sortie de crise ont été proposées. La première, dit-il, est d’amener la Bnde à accepter d’acquérir une partie du foncier de la Nsts pour recouvrer ses créances. La deuxième proposition a été de demander à la Nouvelle société textile sénégalaise d’accepter de vendre son foncier hors usine pour financer son fonds de roulement. Le comité de relance des entreprises en difficulté avait aussi proposé l’entrée du Fonsis dans l’actionnariat de la Nsts pour contrôler l’activité. La dernière proposition de sortie de crise, ajoute Moustapha Diop, est de négocier avec la Bnde pour qu’elle puisse refinancer le fonds de roulement. « Pour le besoin en fonds de roulement, dès ce lundi, nous avons une réunion avec le directeur de la Nsts pour voir comment lever des fonds sur le marché financier permettant à la Nsts de redémarrer très rapidement ses activités », indique le ministre.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le rapport 2018 sur l’Indice de transparence de l’aide publié par «Publish what you fund » (Publiez ce que vous financez) classe la Banque africaine de développement (Bad) au quatrième rang parmi quarante-cinq organisations de développement. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, l’institution financière gagne six places par rapport à 2016. Ce classement récompense l’amélioration des capacités opérationnelles de la Banque ainsi que l’efficacité de ses systèmes et de ses processus. « La Banque africaine de développement respecte, en effet, des exigences de qualité dans la préparation de ses rapports et elle observe les règles de divulgation de ses programmes, projets, aides et interventions financières », indique le communiqué. L’Indice de transparence de l’aide (Ati) est la seule évaluation indépendante de la transparence de l’aide au sein des principales agences humanitaires et de développement. Il exige une publication rapide et précise, complète et proactive de toutes les formes d’aide et d’activités de développement qui y sont liées. L’indice a révélé que bien que les organisations fournissent des informations sur les objectifs de leurs opérations, seules quatre institutions financières de développement (Ifd) – la Banque asiatique de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement –, publient des détails ou des résumés concernant les estimations d’impact, les documents d’évaluation et d’analyse ainsi que les résultats des avant-projets.

Réagissant à ce classement, le président de la Bad, Akinwumi Adesina déclare : « des relations proactives avec les parties prenantes et une gouvernance ancrée dans la transparence sont déterminantes et elles sont au centre de notre action. Toute notre action vise à obtenir des résultats qui font de la Banque africaine de développement la principale institution de financement du développement en Afrique. Ce récent classement dans l’indice mondial de la transparence de l’aide illustre le respect par la Banque de ses priorités stratégiques et de son engagement indéfectible en faveur du programme de développement et de transparence de l’Afrique ». Signataire de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (Iita) depuis avril 2011, la Banque a récemment lancé un portail qui concerne ses projets.

Aliou KANDE

Le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie, Moustapha Diop a déclaré que des autorités chinoises ont accepté de financer la deuxième phase de la plateforme industrielle internationale de Diamniadio pour 60 milliards de FCfa.

Avant de se rendre à Thiès où il a visité la Nouvelle société textile sénégalaise (Nsts), le ministre de l’Industrie et de la Petite et Moyenne industrie, Moustapha Diop, a fait un tour à la plateforme industrielle internationale de Diamniadio. D’après le ministre, ces visites qu’il a entamées, depuis avant-hier, par Diamniadio et la Nsts de Thiès, entrent dans la stratégie de développement industriel du gouvernement. Après la première phase du parc industriel de Diamniadio, sur une superficie de 13 hectares, pour un montant global de 25 milliards de FCfa, financé sur fonds propres, le ministre annonce le démarrage, pour bientôt, de la deuxième phase. Il informe que des autorités chinoises ont accepté de financer la deuxième phase du projet à hauteur de 60 milliards de FCfa. « L’accord de principe nous a été donné. Les offres techniques et financières ont été validées et dans quelques jours, nous allons signer le contrat commercial », informe le ministre.

Moustapha Diop qui a fait le tour des 4 hangars construits dans la plateforme (trois hangars de type A de 7.920 m2 et un hangar de type B de 3.600 m2) s’est réjoui de l’implantation des entreprises dans la plateforme. Six entreprises sont installées dans les hangars parmi lesquelles Guarments Sénégal S. A et Sewacard Industrie. « Elles sont en train de monter leurs machines. Le recrutement a aussi démarré. Il reste juste la mise en service et l’exploitation du parc industriel », magnifie le ministre Moustapha Diop. Il s’est félicité de « l’excellent travail » qui se fait dans la plateforme industrielle de Diamniadio. « Ce Parc traduit la vision futuriste d’un développement industriel durable et inclusif. Le président a très tôt compris que le décollage économique du Sénégal passera par une industrialisation forte, inclusive, source de croissance et de création d’emplois et de valeur ajoutée. L’industrie constitue l’épine dorsale du Pse », laisse entendre Moustapha Diop.

A. Ng. NDIAYE

L’Agence française de développement (Afd) a octroyé 34,4 milliards de FCfa à l’Etat du Sénégal pour le renforcement et la modernisation des réseaux de transport énergique de la Senelec. Ce concours financier s’inscrit dans la mise en œuvre du programme Smartgrid.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et la directrice de l’Afd au Sénégal ont signé, hier, une convention de financement de 34,4 milliards de FCfa destinée à la mise en œuvre du programme Smartgrid. Selon le ministre, ce programme vise à améliorer la compétitivité énergétique du Sénégal, ainsi que les conditions de vie des populations grâce à la sécurisation de l’approvisionnement en électricité. Le programme Smartgrid, ajoute Amadou Bâ, permettra de renforcer et de moderniser les réseaux de transport, afin de prendre en compte les capacités de production énergétique de la Société nationale d'électricité du Sénégal (Senelec) et de réduire les pertes inhérentes au transport d’énergie. Le programme permettra également d’augmenter la part d’énergie renouvelable dans la production énergétique du pays, conformément aux orientations de l’Etat qui a fait du mix énergétique un axe majeur de la gouvernance du secteur.

Yazid Bensaid, directeur du département Afrique subsaharienne de l’Afd, précise que ce programme d’un montant total de 52,4 millions d’euros, soit 34,4 milliards de FCfa sera financé par un prêt de l’Afd de 45 millions d’euros et une subvention sur fonds délégué de la Commission européenne de 6,65 millions d’euros à l’Etat du Sénégal. Tous ces financements, dit-il, seront mis à la disposition de la Senelec. Ce projet bénéficie également d’une subvention additionnelle de l’Union européenne de 760.000 euros. De l’avis de M. Bensaid, le Sénégal peut se féliciter d’avoir atteint un objectif de 21 % d’énergie renouvelable, grâce à une politique volontariste du développement de la production hydroélectrique et du solaire ; une politique à laquelle contribue le groupe Afd notamment à travers deux centrales solaires de 60MW.

Financement d’une étude sur le stockage électrique
Le gouvernement affiche un objectif plus ambitieux de 30 % de capacité d’énergies renouvelables à l’horizon 2019 grâce au développement de nouveaux projets solaires et éoliens. M. Bensaid note que le Sénégal est un pays pionnier en Afrique dans le développement de son potentiel solaire. Toutefois, il estime que l’intermittence de la production solaire et éolienne reste un réel défi pour le réseau électrique et pour la Senelec. D’où la nécessité, dit-il, d’assurer la continuité de l’équilibre entre consommation et production d’électricité.

Le directeur du département Afrique subsaharienne de l’Afd soutient que, sans l’amélioration de l’intelligence de ses réseaux électriques et sans le renforcement des réseaux de transport, le potentiel des énergies renouvelables construit et à venir risque de « ne pas pouvoir être exploité à 100 % de ses capacités ». Consciente des enjeux, la Senelec a mis la priorité sur les programmes d’investissements sur le réseau de transport et l’ajout d’intelligence dans le réseau, une solution que l’on appelle Smartgrid qui reste déterminante pour le réseau électrique du Sénégal. L’Afd va également financer une étude stratégique sur le stockage d’électricité qui permettra à moyen et long terme d’améliorer encore le potentiel d‘intégration des énergies renouvelables. Le gouvernement du Sénégal s’est fixé également comme objectif un accès universel à l’énergie d’ici 2025. Cécil Tassin-Pelzer, premier conseiller-chef de l’Union européenne pour la coopération entre le Sénégal et la Gambie, souligne que l’énergie est l’un des secteurs prioritaires de la coopération entre l’Ue et le Sénégal. « Dans nos programmations des années à venir, nous avons un montant de 20 millions d’euros pour l’électrification rurale. L’accès à l’énergie pour tous fait partie des priorités de l’Ue », rappelle Mme Pelzer.

Abdou DIAW

CHRISTOPHE BIGOT, AMBASSADEUR DE FRANCE AU SÉNÉGAL : « LE PLAN SMARTGRID AURA UN EFFET POSITIF SUR LE RÉSEAU DE TRANSPORT »
L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, estime que le plan Smartgrid aura un effet positif sur le réseau de transport et permettra au Sénégal de conforter sa place dans le groupe des pays ayant atteint puis dépassé les exigences fixées par la Cop21 en mix énergétique. Il souligne que plus de 20% de sa production électrique viennent des ressources autres que fossiles. Selon lui, Smartgrid permet d’avoir un réseau de transport électrique intelligent. « Puisque l’on se base sur la production éolienne et solaire, on ne peut pas compter sur cette production de manière permanente. Il est donc important d’avoir un réseau capable d’absorber ces différences de production qui peuvent être brutales », affirme M. Bigot. La deuxième raison d’avoir ce réseau intelligent, dit-il, est d’être en mesure de répondre aux besoins en zone rurale. « Quand je me rends sur le terrain, que ce soit à Goudiry, Bakel, Kédougou, Kolda, Sédhiou ou à Linguère, je vois à quel point le manque d‘électricité est un handicap crucial pour les populations (...) », confie-t-il.

A. DIAW

UNE PRODUCTION DE 500 KW D’ÉNERGIE SOLAIRE POUR L’ÎLE DE GORÉE
Dans ce programme Smartgrid, la Senelec compte apporter une capacité de 500 KW à l’île de Gorée pour améliore davantage la disponibilité de l’électricité. « Nous avions pris l’engagement de faire de Gorée une île verte qui consiste à arrêter d’alimenter cette localité à partir de l’énergie fossile. Si les études en cours le confirment, il a été inscrit dans ce projet de doter l’île d’une capacité de 500KW provenant de l’énergie solaire », a indiqué Mouhamadou Makhtar Cissé, le directeur général de la Senelec. Il ajoute que ce financement de l’Afd permettra d’améliorer le système de transport et de distribution, rendra le réseau plus résilient pour intégrer la problématique de l’intermittence.

A. DIAW

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, estime que le plan Smartgrid aura un effet positif sur le réseau de transport et permettra au Sénégal de conforter sa place dans le groupe des pays ayant atteint puis dépassé les exigences fixées par la Cop21 en mix énergétique. Il souligne que plus de 20% de sa production électrique viennent des ressources autres que fossiles. Selon lui, Smartgrid permet d’avoir un réseau de transport électrique intelligent. « Puisque l’on se base sur la production éolienne et solaire, on ne peut pas compter sur cette production de manière permanente. Il est donc important d’avoir un réseau capable d’absorber ces différences de production qui peuvent être brutales », affirme M. Bigot. La deuxième raison d’avoir ce réseau intelligent, dit-il, est d’être en mesure de répondre aux besoins en zone rurale. « Quand je me rends sur le terrain, que ce soit à Goudiry, Bakel, Kédougou, Kolda, Sédhiou ou à Linguère, je vois à quel point le manque d‘électricité est un handicap crucial pour les populations (...) », confie-t-il.

A. DIAW

Effectif depuis janvier 2018, le basculement des banques sénégalaises aux normes prudentielles Bâle II et Bâle III a été un succès. Quelques banques ne respectent pas encore les nouvelles normes.

Les banques sénégalaises ont réussi le basculement aux normes prudentielles Bâle II et Bâle III, effectué depuis janvier 2018, a fait savoir Ahmadou Al Aminou Lô, directeur national de la Bceao pour le Sénégal. « Je suis heureux de vous dire aujourd’hui que nous avons pu effectuer le basculement avec satisfaction », a-t-il déclaré hier à Dakar, au cours d’une conférence de presse, à l’issue de la réunion trimestrielle entre le directeur national pour le Sénégal et les directeurs généraux des établissements de crédit, sur les échanges relatifs à la situation du système bancaire.

« Globalement, il n’y a pas eu de modifications dans le sens d’infractions par rapport à la situation d’avant, puisque le système bancaire a pu préparer et absorber avec satisfaction le nouveau dispositif prudentiel », poursuit-il. Selon un document de la Bceao, à l’issue de l’examen des Formulaires de déclaration prudentielle (Fodep) sur la base des situations comptables arrêtées au 31 décembre 2017, il ressort une situation prudentielle du secteur bancaire sénégalais « proche de celle établie sous l’ancien dispositif appliqué de 2000 à 2017 ». La Bceao note aussi des impacts positifs pour la plupart des banques, puisque les renforcements de fonds propres réalisés sont compris entre 30 millions et 15 milliards de FCfa.

Les premiers résultats montrent que, avec ce nouveau dispositif, certaines banques se sont retrouvées avec des fonds propres en hausse même si d’autres ont connu une baisse. « Le minimum de fonds propres demandé pour couvrir les activités de risques est respecté par l’essentiel des banques. Il y a juste quelques banques qui ne les respectent pas, mais pour des considérations relatives aux nouvelles règles et surtout en ce qui concerne la réalisation de garanties immobilières notamment les hypothèques », a fait savoir Ahmadou Al Aminou Lô. Les nouveaux textes disposent que les banques doivent vendre les immeubles en hypothèque au plus tard au bout de deux ans. Toute hypothèque qui n’est pas liquidée sera déduite des fonds propres de la banque concernée, explique le directeur national de la Bceao pour le Sénégal.

Sur ce point, M. Lô note pour le condamner le dilatoire de certains clients dans l’application des décisions de justice concernant une hypothèque. Le dispositif prudentiel vise principalement la sauvegarde des dépôts de la clientèle, à faire de sorte que si la banque subit des pertes sur son activité de crédit, que cela soit constaté à temps, explique M. Lô. « Donc, poursuit-il, on ne pourra pas dissimuler une perte. » Mieux, le capital des fonds propres de la banque doit pouvoir couvrir les éventuelles pertes. L’absence de ces normes prudentielles avait conduit à la crise bancaire des années 2007-2008 et dans les pays de l’Uemoa dans les années 1990, rappelle le patron de la Bceao pour le Sénégal.

Au cours du premier trimestre 2018, les banques ont effectué, pour le compte de la réforme comptable, la déclaration de leurs situations comptables mensuelle conformément au Plan comptable bancaire (Pcb) révisé de l’Uemoa. La Bceao juge la qualité de ces remises « satisfaisante », au regard des délais moyens de transmission à la banque centrale. Il y a eu peu de rejets, affirme le directeur national de la Bceao pour le Sénégal.

Malick CISS

A fin mars 2018, le niveau de recueil de consentement réalisé par les établissements de crédit et les systèmes financiers décentralisés était seulement de 17,6 %. Le consentement préalable était le principal frein. Mais une nouvelle loi au Sénégal a impulsé le taux.

Le nombre de clients dont les informations sont disponibles sur la base du Bureau d’information sur le crédit (Bic) a plus que doublé à la faveur de l’entrée en vigueur de la loi n° 2018-11 du 30 mars 2018 modifiant la loi uniforme n° 2014-02 du 6 janvier 2014. Selon un document de l’agence nationale de la Bceao pour le Sénégal, le nombre de clients dont les informations sont disponibles dans la base du Bic est passé de 230.465 à fin mars 2018, avant la promulgation de la loi, à 563.014 à fin juin 2018, soit une hausse de 332.075 clients. Selon le document, parmi ces déclarations, 243.415 clients proviennent des établissements de crédit, soit +182.572 clients, et 319.599 sont issus des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), équivalant à +149.503. La clientèle physique prédomine avec 549.562 alors que les personnes morales dont les informations sont disponibles au Bic ne font que 13.362. La collecte, l’utilisation, le partage et la diffusion de renseignements personnels, y compris les données sur le crédit, étaient subordonnés au consentement préalable du client. C’est pour remédier au faible niveau de recueil de consentement (17,6 % en fin mars 2018) que le Sénégal a adopté une nouvelle loi modifiant la loi uniforme portant règlementation des Bic dans les pays de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Cette obligation de consentement ne s’applique pas en conséquence aux informations sur les crédits consentis avant le 7 janvier 2014, date d’entrée en vigueur de la loi sur le Bic.

La Bceao note une progression de 4,3 % du recueil de consentement d’informations, grâce aux formulaires reçus par les clients des Sfd. Ainsi, le taux de recueil de consentement global a atteint 21,9 % en juin 2018 contre 17,6 % en mars dernier. La progression du taux des banques se situe à 25,8 % contre 23,9 % en mars dernier, pendant que, pour la même période, les Sfd réalisaient un taux de 20,4 %. Le nombre de contrats de prêt a aussi été fouetté par l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Il était de 831.880 au 7 janvier 2014, en faveur de 559.210 clients des établissements de crédit et des Sfd, à fin juin dernier, le total est passé 1.541.728 contrats de prêt entre les Sfd (726.855) et les banques (814.873). « L’impact a été notable. Grâce à cette loi, nous avons pu avoir 1.077.000 nouvelles déclarations. Cela veut dire qu’un million de crédit a été déclaré, ce qui a porté le total à un peu plus de 1,5 million de crédit », se réjouit le directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô. « Il y a à peu près 600.000 personnes qui sont connues par le système bancaire ou de la micro finance », ajoute-t-il.

Le partage de données sur la clientèle permet aux établissements bancaires et de micro finance, avant toute prise de décision, d’avoir l’historique de crédit du client. Ces informations donnent une idée du niveau d’endettement et de la crédibilité du client. Cependant, poursuit M. Lô, « il y a encore des efforts à faire pour ceux qui ont des crédits après 2014, ils ont encore des réticences. Nous sommes à un taux de recueillement de 22 % pour ces personnes. D’où un appel pour que le consentement soit donné. Il y a près de 6 millions de personnes connues par le système bancaire », ajoute-t-il. Les données collectées par le Bic permettent aussi de détecter « ceux qui jouaient entre les banques (pour du crédit). Cela permet de discriminer entre les bons et les mauvais clients ». Une bonne progression du taux de consentement d’informations a un effet positif sur le climat des affaires, notamment dans le classement au Doing Business d’un pays, ajoute M. Lô.

M. CISS

LE TOTAL BILAN DES ÉTABLISSEMENTS DE BANQUE ET DE CRÉDIT EN HAUSSE DE 7,4 %
Les établissements de banque et de crédit en activité au Sénégal ont réalisé un total bilan de 6.751 milliards de FCfa au 31 décembre 2017, soit une augmentation de 7,4 % en glissement annuel, indique la Bceao dans un document. Les emplois bancaires, qui étaient de 5.958 milliards, ont progressé de 646 milliards de FCfa, soit +12,2 %. Cette évolution est expliquée par la progression des encours de crédit à la clientèle, en hausse de 670 milliards de FCfa, soit +19,8 %. Une progression atténuée par la baisse des autres emplois (-24 milliards, soit -12 %) composés des titres, opérations et diverses immobilisations. Les ressources, évaluées à 5.473 milliards, ont progressé aussi de 509 milliards, soit +10,3 % par rapport à 2016. Les dépôts et emprunts (81,9 %) et les fonds propres (12,2 %) constituent l’essentiel de ces ressources. La Bceao indique que les banques ont maintenu stable leur taux de base à 8,2 %, avec des plafonds de crédit oscillant entre 12 % et 15 %. Les taux créditeurs se situant entre 1 % et 11 %. Les comptes particuliers ouverts à la clientèles établissent à 1.686.852 unités, soit une hausse de 11,7 % par rapport à 2016. Le réseau bancaire, composé de 27 établissements (24 banques et trois établissements financiers), dispose de 479 agences, réparties sur tout le territoire national.

M. CISS

Le Sénégal et la Guinée-Bissau ont signé, hier, le Mémorandum d’entente qui proroge, jusqu’au 31 décembre 2018, le protocole d’accord signé le 1er avril 2016. Avec cet accord, les pêcheurs sénégalais peuvent pêcher tranquillement dans les eaux territoriales de la Guinée-Bissau.

Encore une bonne nouvelle pour les acteurs de la pêche au Sénégal. Ils peuvent poursuivre leurs activités en Guinée-Bissau. Les deux pays ont signé, hier, le Mémorandum d’entente qui proroge le protocole d’accord jusqu’au 31 décembre 2018, signé le 1er avril 2016. L’accord est entré en vigueur dès sa signature. Le document a été paraphé par les deux ministres de la Pêche (Oumar Guèye pour le Sénégal et Adjiatu Diallo Nandinga pour la Guinée-Bissau) en présence des acteurs de la pêche. Le protocole d’accord de 2016 est arrivé à terme le 31 mars 2018. Ce protocole est le 20e du genre. Le premier a été signé le 22 décembre 1978.

Dans l’accord de 2016, la Guinée-Bissau avait octroyé 300 licences aux pêcheurs artisanaux, 10 licences aux industriels (pour la pêche au thon). Dans le document, les deux pays s’engagent également à procéder au calcul et au paiement de la redevance sur la base du tonneau de jauge brute.

En outre, les deux parties ont convenu d’un calendrier de discussion pour la négociation d’un nouveau protocole entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. La première rencontre se tiendra à Bissau (du 27 au 29 août), la deuxième à Dakar (du 26 au 28 septembre) et une dernière rencontre de validation et de signature à Bissau (du 15 au 17 octobre).

Adjiatu Diallo Nandinga, le ministre de la Pêche de la Guinée-Bissau, a demandé, à nouveau, l’accompagnement du Sénégal dans le domaine de la formation. Une demande accueillie favorablement par le Sénégal. «Le Sénégal est disposé à accueillir des stagiaires et des étudiants bissau-guinéens dans ses écoles. Nous pouvons également coopérer dans la lutte contre la pêche illicite qui est un fléau mondial », a répondu Oumar Guèye.

Le ministre sénégalais qui a magnifié l’excellence de la coopération, dans le domaine de la pêche, a déclaré que les deux Etats vont œuvrer pour que la pêche soit profitable aux populations. Il a souligné l’importance de ce secteur dans les deux pays. Au Sénégal, a-t-il rappelé, la pêche constitue le premier poste d’exportation en termes de devises, contribue pour 75 % des apports en protéines animales et emploie plus de 600.000 personnes. Selon le ministre bissau-guinéen de la Pêche, ce secteur représente 40% du budget de son pays. La signature du Mémorandum d’entente avec la Guinée-Bissau intervient après l’accord de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie paraphé lundi dernier, à Nouakchott.

Mamadou GUEYE

Les paysans avaient bien entamé la campagne agricole. Malheureusement, la pluie n’est pas au rendez-vous. La plupart des postes pluviométriques sont aujourd’hui, déficitaires.

La campagne agricole 2018/2019 a bien démarré dans la région de Kolda où les opérations de mise en place des semences et des engrais se poursuivent normalement. Sur les 6.322 tonnes de semences écrémées d’arachide prévues pour la présente campagne agricole, 5.180,6 tonnes ont déjà été vendues aux producteurs. Le département de Médina Yoro Foulah se taille la part du lion avec 3.027 tonnes réceptionnées contre 2.270 tonnes pour Kolda et 1.025 pour celui de Vélingara. A la date du 28 juin dernier, plus de 2.552 tonnes de semences écrémées d’arachide ont déjà été vendues dans le Médina Yoro Foulah contre 1.872 pour Kolda et à peine 756 tonnes pour Vélingara. « La mise en place des semences écrémées d’arachide est effectuée à un taux de 100 %. En ce qui concerne le taux de cession, il se chiffre à 82 %. Pour ce qui est des semences d’arachide certifiées, les notifications reçues par les producteurs semenciers de la région se chiffrent à 2.111 tonnes », déclare Abdoulaye Sidibé, directeur régional de développement rural (Drdr) de Kolda. Par contre, pour les semences d’espèces diverses, les opérations de mise en place et de cession sont encore  timides. Trente-cinq tonnes de maïs ont été mises en place dans le département de Kolda alors que Médina Yoro Foulah n’a reçu que 24 tonnes de maïs et 4 tonnes de niébé contre 4 tonnes de niébé pour Vélingara.
La seule fausse note reste, aujourd’hui, le manque de pluie. En effet, sur les 18 postes pluviométriques suivis par la Drdr de Kolda, 17 sont déficitaires aussi bien en hauteur d’eau qu’en nombre de jours de pluies. Seul le poste de Dabo, une collectivité territoriale située à une cinquantaine de Km à l’Est de Kolda fait figure d’exception à ce constat alarmant. Il affiche un excédent de 8,2 mm au grand bonheur des producteurs. Dans le département de Kolda, les cumuls de pluies varient entre 15,2 mm reçus en l’espace d’un jour pour la commune de Dioulacolon, au Sud du département de Kolda, et 81 mm reçus en 5 jours pour Dabo. Pour le département de Vélingara, les cumuls varient entre 34 mm reçus en 3 jours à Sinthiang Koundara et 99,1 mm reçus en 4 jours à Kounkané. Pour ce qui concerne, le département de Médina Yoro Foulah, les cumuls vont de 13,3 mm reçus en 2 jours à Ndorna à 76 mm reçus en 3 jours dans la commune de Bignarabé, selon le Drdr. 

Mamadou Aliou DIALLO

Toutes les dispositions sont prises à Thiès
Pour un bon hivernage, l’Etat du Sénégal a pris toutes pour la campagne agricole de cette année, a assuré, hier, le directeur régional du développement rural (Drdr) de Thiès, Mamadou Guèye. Il ne reste qu’à prier pour une pluviométrie abondante et bien répartie dans le temps et dans l’espace.   

« Pour ce qui est de la région de Thiès, l’accompagnement de l’Etat du Sénégal en termes de renforcement en semences, en engrais et d’apport en matériels agricoles lourds, mais aussi d’attelage est une réalité pour cette campagne agricole », a déclare Mamadou Guèye, le directeur régional du développement rural (Drdr) de Thiès. S’agissant de l’arachide, il note que sur les 2.515 tonnes de semences prévues, 2.168 tonnes, soit 85 % ont été mises en place et la barre des 100 % va être atteinte cette semaine. « Nous suivons de près ce travail et tout opérateur qui traîne, sera automatiquement remplacé parce que nous avons pu mettre, dans chaque commune, un point de distribution », a averti Mamadou Guèye. Outre cette mise à disposition des intrants agricoles et leur accessibilité aux producteurs, le directeur régional du développement rural  indique que la qualité des semences est une réalité et que les semences certifiées garantissent  des rendements de plus de 20 % du taux escompté.

Concernant les autres spéculations telles que 22 tonnes pour le maïs, 28,5 tonnes pour le sorgho, 857 tonnes pour le haricot appelé « niébé », 37,5 tonnes pour le riz  nerik, attendent d’être mis en place, selon le Drdr de Thiès.
Evoquant la question du matériel agricole, il soutient que la région de Thiès a bénéficié de 22 tracteurs et de deux remorques de 5 tonnes et la distribution se fait selon les différentes  zones agro-écologiques. «  Fort de tous ces efforts consentis par l’Etat du Sénégal, nous invitons les producteurs à la prudence et à attendre réellement le démarrage de l’hivernage en intégrant les données de la météo avant de semer », a conseillé M. Guèye. Sur le plan phytosanitaire, des initiatives ont été prises dans le sens de la redynamisation des comités villageois de lutte qui, dès les premières apparitions d’insectes prédateurs, démarrent le traitement en attendant l’arrivée des équipes de la Direction de la protection des végétaux (Dpv) au besoin. «  1,5 tonne de poudre est déjà positionnée pour éviter tout retard », a indiqué le directeur régional du développement rural de Thiès.

Sur le terrain, les producteurs ont fini de débroussailler leurs champs. La bonne pluviométrie de la campagne agricole précédente, la mise en place à temps d’intrants de qualité en semences certifiées, la disponibilité du matériel agricole, d’engrais subventionnés ont concouru aux bons résultats. « Pour les céréales, la région de Thiès a eu une production globale de 120.504 tonnes, soit une hausse de 58 % par rapport à la campagne agricole 2015-2016 », a noté  Mamadou Guèye. A cela s’ajoutent le manioc avec 511.800 tonnes et l’arachide 104.188 tonnes récoltées.

Des chiffres qui peuvent être battus avec une pluviométrie bien répartie dans le temps et dans l’espace si les producteurs suivent les conseils des techniciens. «  Si les pluies sont au rendez-vous,  nul doute que la région de Thiès sera en mesure de dépasser les quantités récoltées la campagne précédente dans toutes les spéculations », a déclaré Mamadou Guèye.

Mbaye BA

 

Des dirigeantes d’entreprises réunies au forum Women in business à Paris ont battu l’idée selon laquelle les contraintes telles que les congés de maternité, la gestion de la famille anéantissent les activités professionnelles des femmes dans les entreprises. Toutefois, elles préconisent l’aménagement de  cadre d’épanouissement au sein des entreprises pour plus de productivité.

Autour du thème : « existe-t-il un leadership féminin », les panélistes, composées majoritairement de dirigeantes d’entreprises africaines, ont planché sur les obstacles qui pourraient anéantir l’apport des femmes dans la productivité de l’entreprise.  De l’avis de la directrice générale de Sedima, Anta Babacar Ngom Bathily, la gestion de la famille peut être vue comme un handicap dans le fonctionnement d’une société. « Je suis contre le principe de penser que devenir maman peut anéantir le développement professionnel. Je ne partage pas cet avis. Tout est question d’organisation et de volonté », a indiqué Mme Bathily. Pour elle, il revient aux chefs d’entreprises de mettre en place un environnement de travail favorable aussi bien pour les hommes et les femmes.

A son avis, les femmes doivent éviter de se créer des contraintes ; elles ne doivent pas percevoir la maternité comme un obstacle à leur développement. « Cela fait partie de leur devoir. Une femme épanouie, c’est celle qui a le potentiel d’atteindre ses objectifs », estime la directrice générale de Sedima. Pour Massogbé Diabaté Touré, vice-présidente de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, ce n’est pas un handicap d’être femme et chef d’entreprise. « Bien au contraire, c’est un atout si nous arrivons à concilier la vie professionnelle et celle familiale », soutient-elle. Dans la même veine, Dr Bouboutou Kabore, Pharmacienne, chef d’entreprise ivoirienne bat également en brèche l’idée selon laquelle la gestion de la famille freine le développement professionnel des femmes dirigeantes d’entreprise. « La solution est qu’il ne faut pas se laisser engloutir par le temps à passer avec la famille. Il suffit juste de trouver l’équilibre entre les activités à l’entreprise et les exigences de la famille », préconise Mme Kaboré.

Un réseau continental de dirigeantes lancé
La seconde journée des Women in business a été clôturée par la création d’un réseau africain réunissant des femmes dirigeantes d’entreprises. L’objectif est de mieux plaider pour une implication de la gent féminine dans les instances de décision. « Ce forum est particulier car des actes ont été posés au profit des femmes chefs d’entreprises. C’est un rendez-vous qu’il ne fallait pas rater en tant que jeune dirigeante. Cela va dans l’intérêt de nos entreprises, de nos pays et de notre continent », s’est réjouie Anta Babacar Ngom Bathily. Elle estime que c’est du devoir et de la responsabilité des dirigeantes de venir nourrir les débats par leurs échanges d’expériences.  
« 

Nous essayons de porter la voix afin qu’il ait plus de présence de femmes dans les comités de direction des entreprises au Sénégal. Je suis loin d’être féministe. Je suis pour le respect des droits. Autrement dit, une femme qui a le potentiel et la capacité doit occuper des postes  de responsabilité », estime Mme Bathily. Elle ajoute que la nomination d’une femme à un poste de responsabilité ne doit pas être du fait de l’exigence d’une loi ou d’un quota. Elle doit être à cette place parce qu’elle a le niveau requis et tout le bagage intellectuel. « Le plus important, c’est d’avoir les bonnes personnes, homme ou femme, à la bonne place. Nous devons être dans une quête perpétuelle de perfectionnement », a ajouté la directrice générale de Sédima.

Selbe Mbodj, directrice à grant thornton : « L’impératif de s’ouvrir aux autres pour développer son business »
L’une des rares femmes sénégalaise dirigeante d’entreprises à avoir pris part au forum Women in business, Ndèye Selbé Mbodj, directrice à Grant Thornton (cabinet d’audit basé à Dakar) souligne la nécessité de s’ouvrir au reste du monde. « J’ai décidé de participer à cette rencontre, car je crois à la globalisation et au networking (réseautage). De nos jours, on ne peut plus rester en marge de la marche du monde ». Pour avoir eu la chance de grandir, d’étudier et de travailler en Afrique et en Europe, elle trouve nécessaire de s’ouvrir aux autres afin de développer des partenariats. « J’ai compris, à travers mes différentes expériences, que toute ma force reposait sur mon réseau. Je m’en suis rendue compte en participant à ces genres de manifestation », a indiqué Selbé Mbodj. Elle note que de nos jours, on a beaucoup de femmes talentueuses dans nos pays mais elles sont moins présentes aux postes de direction et d’administration.

De notre envoyé spécial à Paris, Abdou DIAW

 

La Direction de la protection des végétaux (Dpv) vient de mener une vaste opération de lutte contre les oiseaux granivores dans les périmètres rizicoles du bassin de l’Anambé. Au total, 1.410 hectares ont été traités par les trois unités qui ont été engagées dans cette opération. Et près de 5.140 hectares ont été prospectés durant ce traitement qui a été mené entre les mois de mai et juin. Mais, la menace n’est pas pour autant écartée avec la culture sous pluie qui va démarrer incessamment avec l’installation de l’hivernage. Les oiseaux granivores ont élu domicile au fleuve où il y a le Typha sp (une herbe aquatique) qui est en train de gagner du terrain. Ils se replient dans ces zones dortoirs pour dormir et se reproduire sans être déranger. Malheureusement, ces zones ne sont pas accessibles aux véhicules de la Dpv. La configuration du bassin de l’Anambé qui se trouve dans un milieu boisé et difficile d’accès, rend difficile le traitement des périmètres rizicoles.

La présence de beaucoup d’herbes dans les parcelles constitue aussi un frein au développement de la riziculture à Anambé. « La Dpv est obligée de se mettre à l’affût dans les couloirs de sortie et d’entrée des oiseaux pour projeter le produit sous forme de buées dans l’air pour que quand ils sortent de ces zones dortoirs, ils entrent dans ces nuées et absorbent le produit avec leur bec », déclare Abdoulaye Badji, chef de base, de surveillance et d’alerte agricole à la direction de la protection des végétaux (Dpv) de Kolda. Il demande que des actions ardues soient prises pour lutter contre le Typha qui est en train d’envahir le fleuve afin d’amoindrir les coûts de traitement des périmètres rizicoles de la Sodagri car le produit utilisé coûte excessivement cher à l’Etat. Il estime que le nettoiement du fleuve pourrait largement contribuer au développement de la pêche artisanale et de l’agriculture dans la zone de l’Anambé.

Les oiseaux granivores sont devenus endémiques dans les trois régions de la Casamance naturelle. On les retrouve partout notamment dans le bassin de l’Anambé où les riziculteurs font de la culture de contre saison. Les oiseaux granivores se ruent vers la Sodagri pour se nourrir dans les périmètres rizicoles où ils font souvent beaucoup de dégâts pendant les semis de riz. Pour faire face à ces envahisseurs, les producteurs utilisent souvent une technique qui consiste à inonder la parcelle pour faire leur semis dans l’eau afin d’empêcher les oiseaux de picorer les graines. Ce qui permet de repousser momentanément le danger mais les oiseaux restent aux aguets pour attaquer les nouvelles pousses à l’épiaison.   

M. A. DIALLO

 


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