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Société & Faits divers (2834)

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice a précisé qu’il n’a pas encore lu le rapport 2017-2018 d’Amnesty international. «Je prendrai le temps pour lire sereinement ce rapport», a dit le Pr Ismaila Madior Fall qui ’est toutefois montré catégorique : «Un rapport critique de la situation des droits humains au Sénégal ne peut être crédible». Le ministre pense même que «ce n’est pas sérieux» de dire que le Sénégal ne respecte pas les droits humains. «En Afrique, notre pays s’illustre pour sa stabilité politique, sa démocratie et son attachement aux droits de l’homme et à la dignité humaine», a dit Pr Fall. Il a rappelé que la Constitution du Sénégal, adoptée en mars 2016, consacre même de nouveaux droits aux citoyens. «Très franchement, le Sénégal occupe la première place dans le monde en matière de respect des droits humains. Cela est incontestable et date de bien avant l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir», a insisté le arde des Sceaux, ministre de la Justice.

A. DIALLO

Dans son rapport 2017-2018 présenté avant-hier, Amnesty Sénégal s’interroge sur l’indépendance de la justice au Sénégal et dénonce un «acharnement» contre le maire de Dakar, Khalifa Sall.

La célérité de l’enquête, les conditions d’arrestation de Khalifa Sall, le rejet de sa caution, le refus de sa libération après son élection à l’Assemblée nationale. Tout cela emmène Amnesty international à conclure dans son rapport 2017-2018 que l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar est purement politique. «C’est rien d’autre que de la politique. Les faits le démontrent. Et c’est très grave pour le Sénégal et sa démocratie», a dénoncé Seydi Gassama à l’occasion de la cérémonie de présentation dudit rapport. «Tout le monde sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un acharnement contre un adversaire politique», a dit le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, qui parle de «graves violations» du droit de la défense. «Nous avons constaté qu’aujourd’hui tous les Sénégalais ne sont pas égaux devant la loi. Et cela amène à s’interroger sur l’indépendance de la justice», a estimé Seydi Gassama.

Dans son rapport, l’Ong internationale dénonce également les interdictions de marches pacifiques. Amnesty relève que plusieurs manifestants ont été «brutalisés et arrêtés» en 2017, en particulier à l’approche des élections législatives. «En juin, les forces de sécurité ont blessé deux femmes par balle et roué de coups plusieurs autres manifestants lors d’une marche organisée à Touba», souligne Amnesty Sénégal, qui regrette aussi l’arrestation de jeunes partisans de Khalifa Sall pour «troubles à l’ordre public» en juin et l’usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour réprimer une manifestation pacifique organisée par l’ancien président Abdoulaye Wade en juillet. «Ce sont des faits qui montrent le recul enregistré», a commenté Seydi Gassama. Sur la liberté d’expression, le rapport fustige l’intimidation et l’arrestation de journalistes, d’artistes et d’utilisateurs de réseaux sociaux. Le document cite nommément la journaliste Oulèye Mané interpellée pour «publication d’images contraires aux bonnes mœurs» et la chanteuse Ami Collé Dieng arrêtée à Dakar le 8 août pour «outrage au chef de l’État» et de «diffusion de fausses nouvelles».

40 des 45 prisons surpeuplées
Dans son rapport, Amnesty internationale dénonce les conditions de vie éprouvantes des détenus et le surpeuplement des prisons du Sénégal. «Au moins quatre personnes sont mortes en détention, deux d’entre elles se seraient pendues», note le document. «40 des 45 maisons d’arrêt du pays sont surpeuplées. Cela est inacceptable», a lancé, préoccupé, Seydi Gassama.

L’Ong encourage le Sénégal à construire de nouvelles prisons. « l nous faut des prisons humanisées pour faciliter la réintégration des ex-détenus dans la société», a estimé le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, également préoccupé par le sort de l’imam Aliou Ndao en détention depuis plus de deux ans pour «actes de terrorisme» et «apologie du terrorisme». «Amnesty suit de près ce procès parce que nous tenons à ce que le droit soit dit sans interférence», a soutenu M. Gassama, qui constate aussi, pour le déplorer, l’absence d’une volonté politique sur la situation des enfants de la rue. «Les enfants sont exploités quotidiennement. Et personne ne parle plus de cette situation», a regretté Seydi Gassama, qui invite l’Etat à apporter une solution durable à la mendicité des enfants.

Abdoulaye DIALLO

Le maire de Dakar a réitéré, devant la barre, sa détermination à servir le Sénégal et la ville de Dakar. Selon lui, les raisons pour lesquelles il est poursuivi sont politiques.

La fin du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été triste, très triste. Des larmes, des pleurs, il y en a eu hier à la salle 4 du palais de justice Lat-Dior. Les sympathisants, les partisans, les parents et amis des prévenus ne pouvaient plus retenir leurs larmes. Surtout quand le juge Malick Lamotte les a appelés un à un devant la barre à prononcer leur dernier mot. Quand le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a commencé son discours, une femme a crié de toutes ses forces. Elle a été maintenue par la sécurité. Mais cela ne perturbe guère le maire qui a continué. Il a d’abord remerciétous ses soutiens, sa famille, ses parents, ses amis. Invité par le juge Malick Lamotte à parler de la procédure, le maire de Dakar a encore réitéré ses propos depuis l’ouverture de l’audience. «Nous n’avons rien fait de répréhensible. Les raisons pour lesquelles nous sommes là sont connues de tous. Je suis là parce que sur le plan politique, j’ai pris une décision. C’est pourquoi j’assume les conséquences. Par contre eux (ses co-prévenus), ils ne doivent pas être là. Je souhaiterai qu’Ibrahima Yatma Diaw, Yaya Bodian, Mbaye Touré, Fatou Traoré et Amadou Makhtar Diop aient le même traitement que les deux percepteurs. Ils souffrent le martyre parce que ce qui leur est reproché est injuste. Je demande au tribunal de les relâcher et que je sois le seul à supporter le reste parce que c’est à cause de moi qu’ils sont là», a encore réitéré le maire de Dakar.

Il a contesté les infractions pour lesquelles ils sont poursuivis pour des questions de principes et d’éthique. « Je voudrais expliquer à l’opinion que les raisons pour lesquelles nous sommes ici sont politiques. J’ai toujours été irréprochable dans ma gestion. Dans toutes les fonctions que j’ai eu à occuper, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les ministères, à la mairie de Dakar, je n’ai jamais eu un quelconque grief retenu contre moi», a déclaré le maire de Dakar. Toutefois, il a réitéré sa détermination à rester au service des Sénégalais, des Dakarois. «Ma détermination et mon engagement à servir ce pays et cette région, quelles que soient les circonstances, restent intacts», a conclu le maire de Dakar.

A. Ng. NDIAYE

Sur invitation des disciples de Cheikh Ibrahima Niass (Rta) de la République islamique de Mauritanie, le Khalife général de la famille de Cheikh Ibrahima Niass, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, se rend, cet après-midi et pour une semaine, à Nouakchott, accompagné d’une forte délégation de fidèles. Une visite vivement souhaitée par les milliers de disciples mauritaniens qui n’ont de cesse de demander le séjour du Khalife général auprès des « moukhadams » et autres cheikhs de la tarikha tidiane de ce pays frère. Outre la consolidation des liens séculaires d’amitié et de fraternité forgés depuis belle lurette avec ces frères du Nord (par où ont transité des messagers de l’Islam), il s’agira aussi, au cours de cette visite, d’aborder le volet diplomatique entre les deux Etats.

Cheikh Ibrahima Niass qui, par le passé, a effectué trois visites en Mauritanie (1952, 1954 et 1967), a laissé à la postérité d’illustres « moukhadams » qui ont essaimé la « Fayda tidianiya » dans plusieurs communautés. Des milliers de disciples viendront très certainement se ressourcer lors du séjour du Khalife Cheikh Tidiane Ibrahima Niass en Mauritanie.

B. B. SANE

Le Haut conseil des collectivités territoriales condamne l’information selon laquelle sa délégation a continué sa route vers Porokhane avant l’arrivée des sapeurs-pompiers après l’accident qui a coûté la vie au motard Massar Diop, le mardi 20 février à 10h 15mn. Dans un communiqué, l’institution souligne que le cortège du président Ousmane Tanor Dieng « très éprouvé, s’est immédiatement arrêté et les mesures d’assistance tendant à alerter les sapeurs-pompiers et la brigade de gendarmerie de Mbour ont été initiées par le gendarme Malang Sané, membre de la sécurité du président du Hcct.

Le texte ajoute que le président du Haut conseil a, de son côté, saisi le ministre des Forces armées compte tenu de la gravité de l’accident. « L’ensemble de la délégation, comprenant notamment certains membres du bureau ainsi que des représentants des familles religieuses au sein de l’institution, est resté sur les lieux jusqu’à l’enlèvement du corps par les sapeurs-pompiers », ajoute le texte, qui dénonce « une forme scandaleuse de traitement de l’information dont l’unique dessein est de propager de fausses nouvelles dans le but de porter atteinte aux institutions de la République ». C’est pourquoi, « le Hcct se réserve le droit d’user des voies et moyens qu’il juge appropriés en de telles circonstances ».

Babacar DIONE

Dans leurs différentes répliques, autant le procureur de la République que les avocats des deux percepteurs de la ville de Dakar ont appelé à la fin des poursuites pour les deux comptables publics chargés de la perception des impôts. Le procureur, qui a plaidé la condamnation des autres prévenus, est resté constant dans son réquisitoire.

Le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar est entré dans son ultime phase hier. Après le réquisitoire et les plaidoiries, place aux répliques de toutes les parties. C’est Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République, qui a ouvert les répliques. D’entrée de jeu, il s’est mis dans une logique d’énumérer, un par un, les différents cas proposés à l’arbitrage de la cour.
S’agissant de la dame Fatou Traoré, «elle a reconnu avoir mis à la disposition de M. Bodian les cachets et l’entête du Gie Tabara. Or, celui ou celle qui met à la disposition d’une personne des moyens commet un délit ou une faute. Le faux et l’usage de faux sont constitués. C’est le règne de la loi», a-t-il dit.

Concernant Yaya Bodian poursuivi pour faux et usage de faux en écritures de commerce, le procureur a stipulé que si les fonds ont pu sortir à travers de fausses factures, il est complice. Et la peine requise est de 5 à 10 ans. «L’association de malfaiteurs n’est rien d’autre  qu’une entente dans le but de faire sortir des  deniers publics. Ils savaient que les Pv de réception pour le riz et le mil étaient faux», a-t-il relevé. Pour le cas de Mbaye Touré, le procureur a évoqué le cumul réel d’infractions commises. «Le blanchiment d’argent est établi», a-t-il dit. Concernant la relaxe des percepteurs, le procureur Serigne Bassirou Guèye a dit la fonder sur des éléments. «Les deux percepteurs n’ont pas pu vérifier sur place si les factures étaient fausses ou pas. Les pièces qui sont produites justifient les opérations passées. Tout ce qui suit ce mandat est vrai. Ce qui est mentionné est vrai, mais sur le papier les mandats sont faux. Le Gie de Tabara n’a rien livré», a-t-il fustigé.
Serigne Bassirou Guèye s’est par ailleurs dit victime d’accusations le faisant passer pour un «amplificateur des techniques de plaidoiries». En réponse, il a souligné qu’en réalité, «la péroraison, c’est la technique de plaidoirie de l’avocat. M. le président, sachez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. C’est une technique M. le président», a-t-il raillé.

A la suite du procureur de la République, Me Mbow, avocat des percepteurs, a pris la parole. «La juridiction est bien fondée pour répondre aux accusations. Les griefs relevés dans la supposée violation des percepteurs sont nuls. Le principe de séparation des fonctions de l’ordonnateur et du comptable est de rigueur», a-t-il dit. Il a également relevé que «le rapport de l’Ige ne vise pas les percepteurs. Il n’y aucune faute de gestion». Me Moussa Sarr, aussi avocat des percepteurs, a souligné que « es éléments de faits divers n’ont aucun impact sur le dossier. Un article du règlement de la comptabilité publique interdit au percepteur d’assurer un contrôle d’opportunité sur les dépenses», dit-il. Selon l’avocat, les fonctions de comptabilité et d’ordonnateur sont incompatibles. «La défense avait fait tomber en désuétude le décret du 14 août 2003. Mais pour qu’une loi  soit désuète, elle doit être adoptée, promulguée pour être appliquée ; même chose sur la nomenclature. Une caisse d’avance ne tombe pas en passation de marché. Je ne vois pas sur quoi on peut articuler l’implication de mes clients», s’est-il interrogé.

Oumar BA


VERDICT LE 30 MARS 2018
Khalifa Sall 5Un mois après son ouverture, le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar tire à sa fin. La bataille judiciaire s’est terminée hier. Il ne reste qu’au président du tribunal, Malick Lamotte, de rendre la décision finale. Ce sera le 30 mars.

Le suspens va se poursuivre jusqu’au vendredi 30 mars 2018, date à laquelle le président du tribunal, Malick Lamotte, va prononcer le verdict du procès. Depuis le 23 janvier 2018, les avocats de la défense et ceux de la partie civile ce sont lancés dans une véritable bataille judiciaire qui a permis à Malick Lamotte et à ses deux assesseurs «de savoir sur quoi se pencher».

«Maintenant, il n’y a plus d’incertitudes. Le tribunal est satisfait de la qualité des débats. Nous devrions tout simplement remercier tous ceux qui ont aidé à la tenue de ce procès», a dit Malick Lamotte dans son discours de clôture. Par ailleurs, le juge s’est réjoui du déroulement du procès. Selon lui, «ce procès est dans la vie de la juridiction». Et après l’affaire Khalifa Sall, une autre, encore plus difficile, va s’ouvrir. «Vous nous avez demandé de juger en droit ; s’il plait à Dieu, nous jugerons en droit. Vous nous avez demandé de rendre justice, nous rendrons justice et nous veillerons à faire preuve d’impartialité», a promis le président du tribunal, Malick Lamotte.

Aliou Ngamby NDIAYE

KHALIFA ABABACAR SALL : « MA DÉTERMINATION ET MON ENGAGEMENT À SERVIR CE PAYS RESTENT INTACTS »
Le maire de Dakar a réitéré, devant la barre, sa détermination à servir le Sénégal et la ville de Dakar. Selon lui, les raisons pour lesquelles il est poursuivi sont politiques.

La fin du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été triste, très triste. Des larmes, des pleurs, il y en a eu hier à la salle 4 du palais de justice Lat-Dior. Les sympathisants, les partisans, les parents et amis des prévenus ne pouvaient plus retenir leurs larmes. Surtout quand le juge Malick Lamotte les a appelés un à un devant la barre à prononcer leur dernier mot.

Quand le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a commencé son discours, une femme a crié de toutes ses forces. Elle a été maintenue par la sécurité. Mais cela ne perturbe guère le maire qui a continué. Il a d’abord remerciétous ses soutiens, sa famille, ses parents, ses amis. Invité par le juge Malick Lamotte à parler de la procédure, le maire de Dakar a encore réitéré ses propos depuis l’ouverture de l’audience. «Nous n’avons rien fait de répréhensible. Les raisons pour lesquelles nous sommes là sont connues de tous. Je suis là parce que sur le plan politique, j’ai pris une décision. C’est pourquoi j’assume les conséquences. Par contre eux (ses co-prévenus), ils ne doivent pas être là. Je souhaiterai qu’Ibrahima Yatma Diaw, Yaya Bodian, Mbaye Touré, Fatou Traoré et Amadou Makhtar Diop aient le même traitement que les deux percepteurs. Ils souffrent le martyre parce que ce qui leur est reproché est injuste. Je demande au tribunal de les relâcher et que je sois le seul à supporter le reste parce que c’est à cause de moi qu’ils sont là», a encore réitéré le maire de Dakar.

Il a contesté les infractions pour lesquelles ils sont poursuivis pour des questions de principes et d’éthique. « Je voudrais expliquer à l’opinion que les raisons pour lesquelles nous sommes ici sont politiques. J’ai toujours été irréprochable dans ma gestion. Dans toutes les fonctions que j’ai eu à occuper, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les ministères, à la mairie de Dakar, je n’ai jamais eu un quelconque grief retenu contre moi», a déclaré le maire de Dakar. Toutefois, il a réitéré sa détermination à rester au service des Sénégalais, des Dakarois. «Ma détermination et mon engagement à servir ce pays et cette région, quelles que soient les circonstances, restent intacts», a conclu le maire de Dakar.

A. Ng. NDIAYE

L’Agent judiciaire de l’Etat (Aje) a relevé de nouveaux éléments dans les plaidoiries de la défense qui permettent de caractériser les délits de faux pour lesquels Khalifa Ababacar Sall, le maire de Dakar, et ses co-prévenus sont poursuivis.

Revoilà l’agent judiciaire de l’Etat (Aje). Après les plaidoiries de la défense hier, Antoine Diome a repris la parole pour s’exercer à déconstruire tous les arguments des avocats des prévenus et de la ville de Dakar. Antoine Diome s’est attelé à décortiquer, point par point, les plaidoiries des avocats de la défense et de la mairie de Dakar. L’Aje a dit « apprécier les efforts de construction intellectuelle des avocats des prévenus ». Cependant, il a pu trouver des passages qui, selon lui, ne font qu’enfoncer les prévenus. D’après Antoine Diome, il y a dans leurs plaidoiries « des éléments qui permettent d’entrer en voie de condamnation. C’est le cas notamment quand Me Bamba Cissé a voulu élaguer le faux en brandissant les factures de mil et de riz de 2011 à 2012 ».

Dans ces papiers justificatifs soulevés par l’avocat, la tonne de riz est facturée à 230.000 FCfa et celle de mil à 258.000 FCfa. Pour l’avocat, c’est rare de voir au Sénégal une tonne de mil qui coûte plus cher qu’une tonne de riz. Ce point dans la plaidoirie a été bien noté par le représentant de l’Etat. Et hier, il n’a pas manqué de le souligner. Selon lui, il y a encore un défaut de véracité dans les factures pour décaisser l’argent de la caisse d’avance. Ce passage dans la plaidoirie de Me Bamba Cissé est, à son avis, un élément supplémentaire apporté au procureur de la République dans la caractérisation du faux. « On s’entremêle pour nous indiquer que le faux est tellement caractérisé que les prix de la tonne de mil ne correspondaient pas à la réalité du marché », a souligné Antoine Diome.

Le second passage relevé par l’agent judiciaire de l’Etat est quand un avocat de la défense a, dans sa plaidoirie, dit ceci : « Mon client est responsable, mais il n’est pas coupable ». Antoine Diome ne laisse pas passer un tel aveu de taille. « Mais de quoi est-il responsable ? » s’est demandé le représentant de l’Etat qui donne des pistes à exploiter au procureur de la République Serigne Bassirou Guèye. Ce dernier doit apporter la réplique ce matin.

Une partie civile sans préjudice
En outre, l’Aje a aussi abordé le point sur la constitution de partie civile de l’Etat. D’après les conseils de la ville de Dakar, l’Etat du Sénégal n’a pas sa place dans ce procès car il n’a subi aucun préjudice dans cette affaire. Ainsi ont-ils demandé au juge Malick Lamotte de le débouter de sa constitution de partie civile. Mais Antoine Diome a apporté la réplique. Devant le juge, il a refusé qu’on taxe l’Etat du Sénégal de « partie civile fausse » ou « d’intrus » dans ce procès. Répondant d’abord aux avocats des prévenus, l’agent judiciaire de l’Etat a rappelé que ces derniers sont « les premiers à nous demander de présenter nos observations sur la demande de liberté provisoire » du maire de Dakar. « Pour rétablir la vérité historique des faits, je vous rappelle que les avocats des prévenus étaient les premiers à nous saisir d’une correspondance », a-t-il tenu à préciser. Après les avocats de Khalifa Sall et de ses co-prévenus, l’agent judiciaire de l’Etat se retourne vers la partie civile de la ville de Dakar. Antoine Diome a révélé que pendant toute sa carrière, c’est la première fois qu’il voit dans un procès une partie civile qui refuse d’admettre l’existence d’un préjudice. « En droit, pour prétendre être partie civile, il faut au moins alléguer un préjudice. Votre place était à nos côtés pour concourir ensemble à la réparation du préjudice. Nous ne voulons prendre la place de personne. En droit, rien n’exclut qu’il y ait deux parties civiles qui réclament ensemble la réparation d’un préjudice », a informé Antoine Diome. En effet, si la partie civile de la ville de Dakar indique que la mairie n’a subi aucun préjudice, c’est parce qu’elle ne veut pas avouer l’existence d’une infraction, a accusé le représentant de l’Etat. Pour terminer sur ce point, l’Aje a informé que la partie civile de l’Etat est belle est bien recevable. Antoine Diome a terminé son intervention en réitérant, devant le juge, le paiement d’un double préjudice : moral et matériel d’un montant de 6,830 milliards de FCfa.

Aliou Ngamby NDIAYE


LA DÉFENSE INSISTE SUR LES EXCEPTIONS DE NULLITÉ
Les avocats de la défense étaient les derniers à plaider dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ils ont terminé, hier, leur passage suite aux plaidoiries de Mes Borso Pouye et Doudou Ndoye. Me Pouye a d’abord relevé les exceptions de nullité de la procédure. Selon le conseil, le règlement numéro 5 de l’Uemoa qui exige la présence de l’avocat dès l’interpellation n’a pas été respecté dans cette affaire. Selon l’avocat, Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil. La seconde exception soulevée par Me Borso Pouye est « l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de l’Etat ». Pour elle, l’Etat n’a pas sa place dans ce procès. Pour cela, a expliqué l’avocat, c’est après la fin des plaidoiries sur les exceptions que l’agent judiciaire de l’Etat a brandi des pièces de la Senelec pour montrer qu’il doit être là.

Son confrère de la défense, Me Doudou Ndoye a estimé que l’Aje judiciaire de l’Etat doit répondre aux questions de la défense. D’après le conseil du maire de Dakar, « dans aucun système moderne, on ne peut admettre qu’on ne pose pas des questions à la partie civile ». « Dans aucun pays de droit, on ne peut admettre cela. C’est contraire à tous les principes de droit dans le monde », a fustigé Me Ndoye. L’avocat a demandé la relaxe de tous les prévenus car, à son avis, « il n’y a aucune pièce justificative qui a été trouvé » pour prouver le faux.

A. Ng. NDIAYE

Les avocats de la défense étaient les derniers à plaider dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ils ont terminé, hier, leur passage suite aux plaidoiries de Mes Borso Pouye et Doudou Ndoye. Me Pouye a d’abord relevé les exceptions de nullité de la procédure. Selon le conseil, le règlement numéro 5 de l’Uemoa qui exige la présence de l’avocat dès l’interpellation n’a pas été respecté dans cette affaire. Selon l’avocat, Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil. La seconde exception soulevée par Me Borso Pouye est « l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de l’Etat ». Pour elle, l’Etat n’a pas sa place dans ce procès. Pour cela, a expliqué l’avocat, c’est après la fin des plaidoiries sur les exceptions que l’agent judiciaire de l’Etat a brandi des pièces de la Senelec pour montrer qu’il doit être là.

Son confrère de la défense, Me Doudou Ndoye a estimé que l’Aje judiciaire de l’Etat doit répondre aux questions de la défense. D’après le conseil du maire de Dakar, « dans aucun système moderne, on ne peut admettre qu’on ne pose pas des questions à la partie civile ». « Dans aucun pays de droit, on ne peut admettre cela. C’est contraire à tous les principes de droit dans le monde », a fustigé Me Ndoye. L’avocat a demandé la relaxe de tous les prévenus car, à son avis, « il n’y a aucune pièce justificative qui a été trouvé » pour prouver le faux.

A. Ng. NDIAYE

Le ministre des Transports terrestres Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé, hier, l’interdiction de la circulation interurbaine sur toute l’étendue du territoire à partir de 22h jusqu’à 6h et l’application du permis à points dès le deuxième semestre de cette année dans le cadre de la lutte contre les accidents de la circulation. Il était au chevet des blessés du drame survenu sur la route de Porokhane le mercredi dernier.

Dans la lutte contre la récurrence des accidents de la route qui constituent une véritable hécatombe pour les populations, les pouvoirs publics ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C’est en tout cas le message envoyé depuis la capitale régionale de Kaolack par le ministre des Transports terrestres Abdoulaye Daouda Diallo. Venu au chevet des blessés du tragique accident intervenu dans la nuit du mardi au mercredi dernier sur la route de Porokhane, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas mis de gants pour exprimer son sentiment. A cet effet, dans les prochaines semaines, la circulation interurbaine sera interdite sur toute l’étendue du territoire à partir de 22h jusqu’à 6h », a-t-il informé. Une mesure conservatoire en attendant des dispositions beaucoup plus contraignantes au nombre desquelles figurent en bonne place la mise en œuvre du principe du permis à points. Un dispositif dont l’application effective est prévue pour le deuxième semestre de cette année. « Au-delà des difficultés d’une bonne vision la nuit, le problème du comportement des chauffeurs se pose. Il y a lieu de travailler à les faire revenir à la raison. Nous pensons sincèrement que ces deux mesures conjuguées à plus d’efforts de la part de tous les acteurs de la circulation vont y aider », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a instruit le directeur de la structure hospitalière à veiller à une prise en charge médicale gratuite et efficace des blessés.

« Nous sommes là sur instruction du Président de la République qui nous a demandé de venir nous enquérir de la situation, suite au terrible qui a lieu sur la route de Porokhane. C’est un accident particulièrement regrettable, à la limite inacceptable, mais nous sommes là surtout pour assister les blessés, partager la douleur des familles des disparus », a indiqué le chef du département à l’issue de sa visite d’une partie des blessés au centre hospitalier régional de Kaolack. Précisant que les statistiques font état de deux morts par jour sur nos routes, il a signifié que le gouvernement, sur instruction du Président Macky Sall, a décidé de prendre le taureau par les cornes. « Il va falloir définitivement mettre la législation en place pour résoudre ces difficultés.

Pour rappel, le bilan de l’accident susmentionné s’est alourdit avec deux autres décès, portant le total à 11 morts et 35 blessés.

Elimane FALL

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, conduisant une importante délégation gouvernementale représentant le président Macky Sall au magal de Porokhane, a annoncé d’importants travaux d’infrastructures que l’Etat du Sénégal se propose de réaliser dans la cité religieuse. C’était lors de la cérémonie officielle de clôture de la 66ème édition de la manifestation dédiée à la vénérée mère du fondateur du mouridisme.

La cité religieuse de Porokhane, un des hauts lieux de la communauté mouride du Sénégal, prend de plus en plus d’envergure aux yeux des autorités et des fidèles de Cheikh Ahmadou Bamba qui sont venus en masse célébrer Sokhna Diarra Bousso. Une petite bourgade nichée entre la commune de Nioro et la frontière gambienne qui n’en finit pas de s’agrandir et dont les besoins en infrastructures et services sociaux de base dépassent les capacités de la commune dirigée par le maire Aly Diadhiou.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a fait part de la volonté de l’Etat du Sénégal d’accompagner les dignitaires religieux de Porokhane dans leurs efforts de doter la cité d’infrastructures à la dimension de son développement fulgurant. Il a annoncé la réalisation de l’université, une des priorités de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife de la cité de Mame Sokhna Diarra. « Le Président de la République connaît la priorité qu’il accorde à la réalisation de ce projet eu égard aux enseignements du Cheikh lui-même sur le rôle de l’éducation islamique et de la quête du savoir pour tout musulman», a dit le ministre. D’autres projets immobiliers ont été annoncés : une grande salle de réception à l’image des grandes cités religieuses, des centres d’hébergement ainsi que deux ponts de 150 m. De grands travaux d’infrastructures planifiés dans le cadre d’un Plan directeur d’urbanisme (Pdu) qui a été remis, selon le ministre de l’Intérieur, au khalife lors de son passage dans la cité religieuse en marge de l’inauguration du tronçon Dinguiraye-Nioro-Kaolack le lundi dernier. Le ministre a, par ailleurs, rappelé les instructions données par le Chef de l’Etat afin que toutes les dispositions soient prises pour une bonne organisation de ce magal, rappelant que Macky Sall est un habitué de cette cité religieuse bien avant son accession à la tête du pays.

Serigne Bass Abdou Khadre, le porte-parole du Khalife général des Mourides, a chaleureusement remercié le Président Macky Sall et son gouvernement pour toutes les dispositions prises dans l’organisation de cette manifestation et les projets annoncés en faveur de Porokhane. A signaler que c’est Serigne Fallilou Ibn Bassirou Mbacké, le frère cadet du Khalife général des Mourides, qui a reçu la délégation officielle en présence d’autres dignitaires religieux.

Elimane FALL


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