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Société & Faits divers (3163)

Onu Femmes et le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (Wsscc) ont réuni,  pendant deux jours, les pays concernés par le programme Wash (Eau Assainissement Hygiène) dont le bilan, établi après son lancement il y a quatre ans, a fait état d’avancées notables, même s’il reste encore des défis à relever.

Mis en œuvre sur trois pays en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Niger et Cameroun) sur la période 2014-2018, le programme Eau Assainissement Hygiène (Wash en anglais)  avait pour objectif de renforcer les politiques de santé, d’hygiène et d’assainissement pour les femmes et les filles en Afrique de l’Ouest et du Centre. Et quatre ans après, les résultats sont plus que probants. Selon Madame Oulimata Sarr, directrice régionale adjointe d’Onu Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, s’il est vrai qu’il faut continuer à investir dans le triptyque Genre Hygiène et Assainissement, il faut aussi souligner des progrès significatifs qui ont été enregistrés durant ces quatre dernières années.

En effet, avec un budget modeste (2,65 millions de dollars), le programme a contribué au renforcement des capacités de près de 90 agents des ministères et environ 30 Ong dans toute la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Le rapport de l’évaluation du programme estime que les 620 formateurs/formatrices, formé (e)s depuis le début de l’intervention en 2014, ont touché 26 344 personnes avec des sensibilisations. Des femmes et des filles qui, auparavant, cachaient leurs matériels hygiéniques sous des matelas (et risquaient de ce fait des infections), ou abordaient les menstruations comme un phénomène tabou, ont été capables d’en parler, de briser le silence, de changer leurs pratiques.  

Plusieurs lois et règlements ont été modifiés dont la nouvelle lettre de politique sectorielle du Sénégal adoptée en 2017 par le gouvernement afin de mieux prendre en compte les besoins des femmes et des filles. « La gestion de l’hygiène menstruelle y figure comme élément incontournable lors du design et de la mise en œuvre des programmes Wash », indique le communiqué dont nous avons reçu copie. Selon Mme Sarr, ce programme s’aligne sur la prise en compte des questions d’équité et d’égalité des sexes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

D’un côté, Wsscc apporte l’expertise technique en eau et assainissement dans divers pays d’Afrique et d’Asie et, de l’autre, Onu Femmes en assure le rayonnement régional et l’expertise dans le domaine du plaidoyer sur le genre et les droits de la personne du point de vue opérationnel ». Pour rappel, le Wsscc a pour mission d’assurer un assainissement durable, une meilleure hygiène et de l’eau potable pour tous, en mettant l’accent sur les membres les plus pauvres et les plus marginalisés de la société en Afrique et en Asie.  

Oumar FEDIOR

L’Ecole d’application de l’infanterie (Eai) de Thiès a abrité, hier, la cérémonie marquant la fin de la formation de futurs commandants d’unité, chefs de section d’infanterie et d’unité blindée. Les stagiaires ont reçu leur parchemin, en présence des autorités militaires, du corps diplomatique et des encadreurs.

Plus de 25 ans après sa création, l’Ecole d’application de l’infanterie (Eai) de Thiès, où 1.663 officiers ont été instruits, a fini de consolider sa réputation de creuset de formation pointue de cadres militaires africains et malgaches. Spécialisée, jusqu’à une période récente, au cours d’application des futurs commandants d’unité, l’Eai s’est engagée, depuis les années 2015-2016, à la formation des futurs commandants d’unité blindée au profit de  15 stagiaires en provenance du Sénégal et de pays amis africains et malgaches.

«  En plus, nous allons conduire concomitamment le cours d’application des chefs  de section infanterie et deux cours de futurs commandants d’unités d’infanterie, soit 80 officiers », a indiqué le colonel Ousmane Aly Kane, actuel commandant de l’Eai. Une montée en puissance dans la diversification des formations qui prévoit,  pour l’année académique 2020-2021, le premier cours d’application de l’artillerie au Sénégal. Dans ce sillage, vers sa vocation « inter armes », le général de brigade Cheikh Wade, chef d’Etat-major de l’Armée de terre, venu présider la cérémonie de clôture des  cours de futurs commandants d’unité blindée et chefs de section d’infanterie, s’est réjoui des progrès notables accomplis par l’Eai dans la formation des cadres militaires africains et malgaches. « Au nom du chef d’Etat-major général des Armées, nous magnifions la vigueur de la coopération militaire française et de tous nos autres partenaires engagés à nos côtés », a-t-il dit. Selon lui, l’élargissement de cette formation à d’autres spécialités militaires est une belle manière de placer l’Eai au cœur des besoins de formation des  futurs cadres militaires. Aux stagiaires, le général  Wade a rappelé qu’ils sont aptes à conduire des hommes en période de paix tout comme de crise. «  Pendant 10 mois, on vous a inculqué les aptitudes et le professionnalisme qui ont fini de vous faire franchir un palier de plus dans vos carrières d’officiers. Alors, vous êtes suffisamment outillés pour remplir pleinement vos missions », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

 

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice a estimé que « les droits des enfants sont un pilier essentiel pour promouvoir une politique d’émergence ». Ismaila Madior Fall était à Fatick où, en compagnie de son collègue Mbagnick Ndiaye, en charge de l’Intégration africaine. Il a présidé la Journée de l’enfant africain.

La Journée de l’enfant africain, instituée pour se souvenir du massacre, par le régime blanc sud-africain, des écoliers noirs de Soweto, le 16 juin 1976, a été célébrée, cette année, à Fatick. Le tort de ces victimes innocentes de l’apartheid : une marche pour dénoncer les discriminations dont elles sont l’objet dans l’enseignement marqué par une mauvaise qualité des cursus. Bref, les écoliers de Soweto réclamaient le droit à un meilleur enseignement. Une bonne raison pour le ministre de la Justice, s’adressant aux enfants venus de toutes les régions du Sénégal, de souligner que « cette journée, qui vous est consacrée, doit nous faire prendre conscience que vos droits sont un pilier autour duquel les politiques de l’Etat en matière de développement devront s’articuler pour promouvoir une politique d’émergence ».

Selon Ismaila Madior Fall, l’importance de ces droits est la raison d’être de cette belle manifestation rehaussée par la présence des plus hautes autorités judiciaires, administratives, religieuses et coutumières des régions de Fatick,

Kaffrine et Kaolack. Le thème « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique » a été retenu, cette année, par l’Union africaine, pour évaluer sur l’ensemble du continent les progrès réalisés en faveur des droits de l’enfant. Pour M. Fall, il s’agit d’une obligation de redevabilité à laquelle chaque Etat est astreint envers sa jeunesse afin d’adresser les questions et les problématiques les plus urgentes, les plus prégnantes et d’y apporter des solutions pertinentes. Car l’Afrique compte une jeunesse dynamique constituant la moitié de sa population et dont les besoins en termes d’éducation, de santé, de formation, d’encadrement, etc., sont immenses. D’après lui, le Sénégal, qui n’est pas épargné par cette réalité, tente d’y faire face autant que ses moyens le lui permettent.

Approche-droit
En témoigne l’inscription de son système de protection sociale dans une perspective approche-droit, conforme à la convention des droits de l’enfant afin d’offrir à celui-ci des paquets de services et de transferts de nature à lui procurer une couverture maladie universelle sur des points liés à la prise en charge des médicaments, du traitement et de la vaccination, la gratuité des soins, les subventions et la garantie des mutuelles de santé. Aussi, a-t-il salué les efforts dans la recherche systématique de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) relatifs à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, l’amélioration de la nutrition et de l’alimentation scolaire, la mise en place d’une politique nationale de développement intégré de la petite enfance de zéro à six ans, la protection sociale de l’enfance en danger.

Selon le ministre de la Justice, le Sénégal place l’enfant au cœur de ses programmes et politiques de croissance inclusive et de développement durable afin de renforcer leur résilience face aux chocs conjoncturels en assurant un maillage satisfaisant du territoire national en institutions de prise en charge des enfants vulnérables. Parmi ces institutions, il y a la Direction de l’éducation surveillée et de la protection sociale qui joue un rôle important dans le rayonnement du service public de la justice. Sa directrice, Mme Ndèye Abibatou Youm Siby, a fait noter que 5.400 enfants ont été pris en charge dans le cadre de la protection sociale de l’enfance. Auparavant, le premier président de la Cour d’Appel de Kaolack, Ousmane Kane, avait évoqué les nombreux cas d’inceste et de pédophilie concernant des enfants dans des zones à vocation touristique et commerciale.

Mohamadou SAGNE   

Affaire de l’etudiant Elhadji Fallou Sene
«Le dossier suit son cours»

L’affaire Elhadji Fallou Sène, du nom de l’étudiant décédé lors d’une manifestation à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, s’est invitée à la cérémonie de lancement de la Journée de l’enfant africain. Interpellé, Ismaila Madior Fall a fait savoir que « le dossier suit son cours ». « Le procureur de la République attend d’avoir des informations complémentaires pour poursuivre le travail qu’a commencé le procureur de Saint-Louis », a-t-il ajouteé. Selon lui, le temps de la justice n’est pas le temps ordinaire. « Les enquêtes doivent parfois prendre du temps. Mais, l’engagement que je prends, c’est qu’au niveau de la justice, ce qui doit être fait va être fait. Cela va se faire selon le temps de la justice et non pas de façon précipitée », a précisé Ismaila Madior Fall. « La justice œuvre pour la manifestation de la vérité. On doit être éclairé sur les conditions dans lesquelles cela a pu se faire. Et c’est à partir de ce moment que les décisions, qui doivent être prises au niveau de la justice, vont l’être », a-t-il indiqué.

M. SAGNE  

 

Caritas Sénégal organise, à partir de ce vendredi, une campagne nationale d’actions pour les migrants et les réfugiés. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la semaine d’actions mondiale  de Caritas internationalis.

Caritas Sénégal lance, à partir du 22 juin prochain, la campagne nationale d’actions en faveur des migrants et des réfugiés. En prélude à cette semaine d’action mondiale de Caritas internationalis, les organisateurs ont animé, hier, au siège du Point d’accueil pour réfugiés et immigrés (Pari), une conférence de presse pour communiquer sur le déroulement des activités. Le secrétaire général de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, indique que l’esprit de cette campagne est de « partager le chemin » pour apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés, les migrants et les demandeurs d’asile. Elle a été lancée, en premier, par le Pape François, en septembre 2017, à Rome, sur la place Saint Pierre.

Depuis lors, nombre d’organisations membres de Caritas internationalis ont épousé l’esprit de cette campagne. Le secrétaire général de Caritas Sénégal constate que la migration est devenue un « phénomène mondial». Ainsi, invite-t-il les populations à se départir des idées préconçues sur les migrants pour faire de la campagne de cette année « un lieu de rencontre entre les migrants et les communautés d’accueil ». Mathias Faye, directeur de Caritas Dakar, invite les citoyens à « être heureux d’être ensemble ». « Toute personne humaine, où qu’elle soit, peut se considérer comme étant chez soi. S’il n’y avait pas la migration, il n’y aurait pas ce dialogue des cultures. L’Eglise veut que tout le monde voie le migrant avec un autre regard. Accueillons, protégeons et intégrons l’autre », appelle-t-il.  Par ailleurs, l’activité principale de cette semaine d’action mondiale, dit abbé Alphonse Seck, est le « repas partagé ». En effet, deux repas seront partagés avec les migrants. Caritas va partager, ce samedi, un repas avec près de 250 personnes en détention dans la prison pour hommes de Liberté 6. Rien que dans cette maison d’arrêt et de correction, 191 migrants arrêtés ont été dénombrés. Au-delà des migrants arrêtés, Caritas va partager, le dimanche, un repas à la paroisse Saint Joseph, avec près de 200 migrants et réfugiés. Avec ce « repas partagé », elle veut offrir aux personnes en migration des moments de fraternité. « Si on mange avec quelqu’un, c’est parce qu’il est un ami, un frère. On ne peut pas manger avec son ennemi. Le fait qu’un migrant partage le repas avec d’autres, il a le sentiment d’appartenir à cette famille », explique abbé Alphonse Seck.

Autour du repas, les immigrés vont échanger, partager leur vécu avec d’autres personnes venues d’horizons divers. D’après le secrétaire général de Caritas, ce « repas partagé » constitue une occasion pour « développer un sentiment d’appartenance et de formuler des messages d’espoir ». Les immigrés auront aussi une occasion, pendant cette campagne nationale d’action, de s’exprimer, de se libérer en parlant de leur vécu, de leur histoire. Caritas invite les communautés ecclésiales, les autorités étatiques, les leaders religieux et communautaires et les associations de migrants et de réfugiés à se mobiliser pour faire de cette campagne nationale d’action une réussite.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

« Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme affectent négativement les économies, la stabilité et le tissu économique des pays qui en sont victimes. Et leur éradication nécessite une lutte coordonnée à l’échelle internationale », a estimé Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, directeur des affaires juridiques de la Cellule national de traitement des informations financières (Centif) du Sénégal. « Nous sommes conscients de la diversité des risques qui pèsent sur nos économies et constatons aussi la persistance des menaces auxquelles nous sommes confrontés tous les jours et qui remettent en cause les équilibres sociaux, économiques et financiers qui menacent la stabilité de notre tissu économique », a-t-il déclaré en marge de l’atelier de formation des formateurs du Giaba.

Et le magistrat sénégalais de souligner qu’il y a ainsi une nécessité de renforcer la formation des différents intervenants dans cette lutte, compte tenu de ces menaces qui sont contemporaines de ces situations délictuelles qui sont tout à fait nouvelles et de l’absence de formation adaptée qui nous donne les outils nécessaires pour répondre face à ces différentes menaces. Il s’agit, selon lui, de matière et de menaces assez nouvelles qui ne sont pas nécessairement prises en compte dans la formation initiale des magistrats. D’où la pertinence, à ses yeux, de cette session pour « renforcer les magistrats, les enquêteurs de police et de gendarmerie dans la prise en charge de ces fléaux et de leur donner des outils adéquats et nécessaires pour mener les enquêtes qui permettront de pouvoir clarifier ce genre de situation » et d’apporter les réponses pénales attendues pour réprimer ces infractions et pour limiter la portée de ces fléaux qui sont néfastes à la stabilité sociale, politique et économique des Etats.

O. POUYE

Pour une lutte efficace contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft), il faut bien outiller les agents chargés de réprimer la pratique. D’où la nécessité pour le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) de les former afin de mener au plan régional et local, la lutte. Ce qui a motivé la tenue d’un atelier régional de formation des formateurs sur la Lbc/Ft, avec l’appui de l’Union européenne (Ue).

Les sanctions contre les auteurs de délits et crimes liés au blanchiment d’argent et le terrorisme ne sont pas souvent proportionnelles aux actes commis. C’est le constat du Giaba qui compte sur la répression pour lutter contre le phénomène avec la mise en place du Projet pour le renforcement des capacités en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’ouest (Samwa), un projet conjoint de l’Ue et du Giaba. Pour Dr Buno E. Nduka, directeur des programmes et projets du Giaba, il s’agit de doter de connaissances pédagogiques les experts sélectionnés pour assurer à leur tour des formations aux parties prenantes compétentes dans les États membres bénéficiaires respectifs, conformément aux exigences du projet.

Aussi, a-t-il souligné, le projet concerne trois principaux volets avec, dans un premier temps, le « renforcement des capacités des cellules de renseignement financier et des entités déclarantes ; ensuite, le renforcement des capacités des organismes chargés des enquêtes et poursuites pénales et de la justice (Centif et Crf) pour les aider à mener efficacement des enquêtes sur les cas de blanchiment de capitaux et à recouvrer des avoirs illicites et enfin, une plus grande sensibilisation du public et le renforcement de l’engagement politique en faveur de la lutte contre le blanchiment d’argent ». Des objectifs dont l’atteinte nécessite une appropriation globale des méthodes à l’échelle sous-régionale avec les entités concernées dans chaque pays.

Afin d’atteindre les résultats fixés à travers ces trois volets, le Giaba a fait appel à deux experts pour l’élaboration de deux programmes de formation dont l’un sera destiné aux institutions financières et aux entreprises et professions non financières désignées (Epnfd) et l’autre, à la politique de répression et aux autorités judiciaires. Et cette session de formation est l’occasion de permettre aux participants de se familiariser avec des outils pédagogiques et favoriser ainsi une approche commune sur lesdits outils et de mieux les préparer à former les acteurs nationaux (autorités de police, parquet, institutions financières et Epnfd) dans les Etats membres.

Et le souhait du Dr Nduka est de voir les documents élaborés par les consultants, qui contiennent des normes minimales, « de vous servir de guide pour une meilleure harmonisation des programmes dans les Etats-membres ». « Aussi, est-il important de travailler en synergie et de tenir compte des spécificités nationales et sous-régionales. » Dr Buno E. Nduka a rappelé que le Sénégal fait partie des meilleurs élèves de la région en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. D’ailleurs, le Giaba vient de boucler la visite du 2ème cycle des évaluations mutuelles du Sénégal. Et le rapport qui sera examiné durant la plénière de novembre prochain devrait permettre de confirmer le pays dans son statut de bon élève de cette évaluation.

Ousseynou POUYE

 

Pour une meilleure prise en charge de la question des réfugiés, l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) appelle les gouvernements africains à plus de solidarité et d’attention.

Le nombre de réfugiés africains ne cesse de croître. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, des records élevés de déplacements sont enregistrés : 67,7 millions de personnes dans le monde ont été contraintes de fuir leur foyer et près de 22,5 millions d’entre elles sont devenues réfugiées, dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Aussi, dans le monde, il est noté 10 millions de personnes apatrides privées de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation.

Le continent qui accueille le plus de déracinés est l’Afrique avec un taux de 30%, suivi du Moyen-Orient et de l’Amérique du Nord (26%) et de l’Europe (17%). Une situation qui expose les concernés et le continent noir à toutes sortes de fléaux. Et l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) a saisi l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, qui coïncide depuis 2001 avec la Journée du réfugié africain du 20 juin, pour tirer la sonnette d’alarme. Selon le communiqué dont nous avons reçu copie, « au Sénégal, 14.725 réfugiés et 3.313 demandeurs d’asile de diverses nationalités ont été enregistrés, principalement originaires de Mauritanie ». D’après l’Adha, nombre de réfugiés choisissent le Sénégal en raison de son système politique. «Malgré les efforts consentis par les autorités sénégalaises, il faut noter que les demandeurs d’asile sont confrontés à quelques difficultés liées à la procédure de détermination du statut de réfugié et à la reconnaissance des documents dans certaines institutions privées.

Traitement lent des dossiers
 La Guinée-Bissau et la Gambie accueillent quelque 8.500 réfugiés originaires de la région de Casamance, au Sénégal. La majorité de ces réfugiés, qui sont arrivés il y a plus de 20 ans, sont bien installés dans des villages à travers les zones rurales car ils sont agriculteurs et partagent avec la population locale une même ethnicité ainsi que des affinités dans la culture, le mode de vie, les moyens de subsistance et la langue », indique ledit document.
Même s’ils sont parfois très bien installés dans leur nouveau terroir, les réfugiés ne sont pas reconnus comme tels. En effet, pour l’Adha, le délai de traitement des dossiers des demandeurs d’asile peut attendre parfois trois ans avant de recevoir une décision de la part de la Commission nationale d’éligibilité. « Il faut une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile», suggère-t-on. Par ailleurs, l’Adha recommande au gouvernement sénégalais d’encourager « l’inclusion des réfugiés de longue date dans la nouvelle politique de santé »...

Nous demandons aux dirigeants africains de s’efforcer à résoudre l’épineuse question des réfugiés en s’attaquant aux causes profondes du déracinement des populations, à savoir, les conflits, les crises, les violations massives des droits humains », plaide l’Adha.

Par ailleurs, elle suggère d’intégrer dans la législation un système d’aide pendant la durée de la procédure de demande d’asile… Enfin l’Adha recommande, pour mieux prendre en charge la problématique des réfugiés, le modèle ougandais qui facilite l’accueil, la protection mais aussi l’insertion de ces personnes vulnérables, en allouant des terres à chaque famille de réfugiés à l’arrivée, afin de construire des abris individuels et de cultiver ».

Oumar FEDIOR

 

Sur 152 millions d’enfants astreints au travail, 73 millions le font à leurs risques et périls. L’Afrique subsaharienne et le secteur agricole enregistrent le plus grand nombre de mineurs exerçant dans des travaux dangereux, même si d’autres activités sont citées. Publié lors de la Journée internationale de lutte contre le travail dangereux des enfants, le rapport de l’Organisation internationale du travail, (Oit), réalisé en 2017, alerte sur un phénomène mondial négligé.

Le rapport, partagé le 12 juin 2018, signale que les enfants sont aujourd’hui 73 millions à travailler dur dans les mines ou aux champs, dans des usines ou des maisons. Ils sont exposés aux pesticides et autres substances toxiques, au transport de lourdes charges ou à travailler de longues heures, avec des conséquences physiques et psychologiques.

L'amélioration des équipements de mesure permet de confirmer qu'un grand nombre des types de travail effectués par les mineurs exposent ceux-ci à des poussières contenant de la silice. Du rapport, il ressort aussi que les enfants sont astreints à des travaux dangereux car étant en contact avec la poussière dans les travaux agricoles, la fabrication de briques et le travail de la pierre, la poterie, la construction, l'exploitation minière et le balayage des maisons et des ateliers.

Cette poussière contient souvent de la silice, qui a un effet particulièrement nocif sur les enfants parce que les alvéoles de leurs poumons sont encore en développement et des facteurs associés à la pauvreté (nourriture insuffisante, logement inadéquat, surpeuplement) aggravent le risque de tuberculose.

Même si la répartition par région s’est modifiée et varie sensiblement d’un pays à l’autre, d’année en année, ledit document signale que c’est l’Afrique subsaharienne qui compte le plus grand nombre d’enfants engagés dans des travaux dangereux (31,5 millions, soit 8,6 % des enfants en Afrique), suivie par l’Asie et le Pacifique (28,5 millions, soit 3,4 %), les Amériques (6,6 millions, soit 3,2 %)…

Selon la nature de la production, les enfants et les adultes sont confrontés à des dangers similaires, mais les risques associés à ceux-ci sont plus importants pour les premiers nommés.

L’autre fait est que les exploitations familiales dépendent, dans une très large mesure, du travail non rémunéré des enfants, ce qui pose de grands défis en matière de prévention et de mesures de correction. En outre, bien que de nombreux enfants tentent de combiner travail et éducation formelle, on constate une baisse non négligeable de la fréquentation et des résultats scolaires chez les garçons et les filles de 10 ans.

Fara Michel DIEYE

LES DANGERS D’UN SECTEUR
Le Bit confirme, dans un rapport réalisé en 2017, que l'agriculture est le secteur dans lequel la proportion des enfants plus jeunes (5-11 ans) est la plus élevée par rapport à l'ensemble des activités astreintes au travail des enfants. De même que l’Afrique a le pourcentage le plus élevé (80,7 %) d'enfants travaillant dans l'agriculture. Mais, il n'est pas surprenant de constater qu'au niveau mondial, l'agriculture emploie également la majorité, soit environ 62%, des enfants effectuant des travaux dangereux.

Plus de 25 risques ont été identifiés, en nombre plus ou moins équivalent, dans l’agriculture, l’élevage de bétail et la pisciculture. Ces risques ont entraîné des accidents, des coupures ou des hématomes à cause des outils, des blessures ou des morsures provoquées par des reptiles ou des animaux domestiques, des accidents de la route et des chutes, des tensions dorsales et autres troubles musculo-squelettiques, ainsi que des maladies, les plus fréquentes étant : le paludisme, la bilharziose (schistosomes), des infections d’ordre digestif, des affections saisonnières (refroidissements et grippes dus à l’exposition).

Plus choquant, l’étude a révélé l’utilisation de plus de 50 différents types de produits chimiques, dont certains font partie des pesticides les plus dangereux alors qu’ils sont interdits ailleurs.

Si certains des enfants qui travaillaient étaient au‑dessus de l’âge minimum légal d’admission à l’emploi ou au travail, nombre d’entre eux ne l’avaient pas atteint. Tous avaient quitté l’école, que ce soit temporairement ou définitivement. Et pire, leur travail était épuisant car ils s’activaient souvent 7 jours sur 7, et faisaient parfois plus de 8 heures par jour. A cela s’ajoutent les trajets pour aller travailler, en moyenne de 2,6 km, plus les tâches ménagères après la journée de travail (1 à 2 heures en moyenne).

F. M. DIEYE

La communauté mouride est en deuil. Un fils du défunt khalife général, Cheikh Sidy Mokhtar a tiré sa révérence. Cheikh Bara Maty Lèye a été rappelé à Dieu, samedi dernier, à Dakar, des suites d’une courte maladie. Âgé d’une soixantaine d’années, celui-ci est le jeune frère de Serigne Moustapha Mbacké, l’actuel Khalife de la famille de Gouye Mbind. Il a été accompagné par une foule importante d’autorités religieuses et de disciples à sa dernière demeure, au cimetière de Bakhya, où il a été inhumé. Les condoléances sont reçues dans son domicile de Darou Tanzil à Touba.

Pour rappel, Cheikh Bara Maty Lèye était un homme d’une dimension spirituelle incontestable. Chef religieux, il avait créé un « daara » près de Ndiouroul, à 15 km de Touba. Il était au devant de la scène tout au long du magistère de son père. Il revendiquait une proximité avec le Président Macky Sall et avait servi à plusieurs reprises d’interlocuteur entre l’Etat du Sénégal et la communauté mouride.

M. DIEYE

Dans la nuit du samedi au dimanche dernier, vers minuit, deux véhicules qui roulaient à une allure vertigineuse, sont entrés en collision. Cet accident d’une rare violence, s’est produit sur la route nationale n°2 à hauteur du village de Ndiol Maure, dans la commune de Diama située à Savoigne, dans l'arrondissement de Ndiayes.

Un véhicule particulier, revenant du pèlerinage de Nimzatt, a percuté un 4x4 (double cabine) de la commune de Saint-Louis. Deux passagers qui étaient à bord de la première voiture, ont rendu l’âme sur le coup. Trois autres pèlerins, grièvement blessés, ont bénéficié, séance tenante, de l'assistance des sapeurs pompiers, avant d'être évacués avec les corps sans vie, vers le centre hospitalier régional de Saint-Louis. En cette période de célébration de la fête de Korité, on note une recrudescence des accidents mortels de la circulation sur l'axe Louga/Saint-Louis/Rosso Sénégal. Après avoir bravé la fatigue, la chaleur, la poussière et l'inconfort, de nombreux  chauffeurs des véhicules de transport en commun et certains automobilistes en provenance de Nimzatt, se retrouvent finalement dans les bras de Morphée, au moment où ces chocs se produisent. Les commentaires et autres supputations vont bon train à Saint-Louis où les populations exhortent encore ces conducteurs à plus de prudence sur nos routes, en vue d'éviter ces accidents.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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