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Société & Faits divers (1461)

Les lépreux du village de reclassement de Mballing, dans la commune de Malicounda, ont reçu des vivres offerts par l’association « Merci Universel », bras armé de l’action sociale du groupe scolaire Yavuz Selim. Une centaine de familles a bénéficié de ce don constitué de riz, d’huile, de produits détergents et d’habits.

Cette assistance constitue une façon, pour l’association « Merci Universel », d’apporter son soutien et sa solidarité à l’endroit des familles de lépreux de Mballing, l’un des neuf villages de reclassement social que compte le Sénégal. Ce geste a été fortement magnifié par Abdou Niang, représentant des personnes affectées par cette maladie. Il a passé en revue les difficultés auxquelles sa communauté est confrontée au quotidien et a sollicité de l’aide pour améliorer leurs conditions. « Nous avons besoin de soutien dans les domaines de la santé, de l’éducation de nos enfants, mais aussi et surtout de l’habitat, car nos logements sont dégradants et nous n’avons pas les moyens de construire », a-t-il indiqué.    

Pour Ndiassé Seck, secrétaire général de cette association, cette action entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la lèpre. Selon lui, l’association, consciente de la situation difficile que vivent ces personnes, a jugé opportun de leur apporter ce soutien. Ce geste, selon Mme Coumba Wade, vient en appoint à d’autres actions déjà lancées par un partenaire qui est en convention avec la direction de l’action sociale du ministère de la Santé. Pour la directrice de la promotion de la protection des groupes vulnérables à la direction de l’action sociale, cette action n’est qu’un premier pas qui va se poursuivre à travers la prise en charge des enfants de ces familles affectées par la lèpre en termes d’appui scolaire, de formation professionnelle, etc.

S’agissant des conditions difficiles que vivent ces lépreux, Mme Coumba Wade a assuré qu’un début de solution a été trouvé avec la direction générale de l’Action sociale. « Au niveau du ministère de la Santé, nous avons un programme d’autonomisation des personnes affectées par la lèpre et familles, qui est piloté par la direction de l’action sociale et qui prend en charge plusieurs composantes, en terme d’appui scolaire, formation en appui aux soins, mais aussi des financements de projets économiques », a-t-elle dit.

Les villages de reclassement étant construits en forme de pavillon, la direction de l’action sociale veille à ce que leur nouvelle architecture ressemble à celle des communautés environnantes. « C’est pourquoi nous nous focalisons sur les volets construction, rénovation et aménagement du cadre de vie. C’est vers ces actions que nous voulons amener nos partenaires », a indiqué Mme Coumba Wade qui a invité l’association Merci Universel à prendre en compte dans ses actions les autres villages de reclassement disséminé sur l’ensemble du territoire national.

Samba Oumar FALL

C’est l’émoi et la consternation à Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie et dans les autres quartiers de la Langue de Barbarie. Les populations de Saint-Louis sont restées profondément marquées par une triste nouvelle : cinq pêcheurs morts et cinq autres portés disparus dans le chavirement de deux pirogues qui tentaient de traverser la brèche.

Selon Djiby Guèye, un responsable des pêcheurs, et d’autres témoins interrogés à Guet-Ndar, la première embarcation avait quitté Nouadhibou pour se rendre à Saint-Louis, avec à bord un équipage et un important matériel de pêche utilisé dans les activités de sennes tournantes. L’autre embarcation, a-t-il précisé, convoyait des pêcheurs spécialisés dans la pêche au « fellé-fellé » ou « guetti-tér », qui consiste tout simplement à aller trouver quelque chose en haute mer et revenir le même jour, en fin de soirée.

N’ayant pas respecté les consignes des services de la météorologie, ces pêcheurs ont affronté la houle et ont tenté de traverser la brèche.

Malheureusement, ces embarcations, frêles et vétustes, n’ont pas résisté à la furie des vagues et ont chaviré au milieu du canal de délestage des eaux aménagé au niveau de l’embouchure du fleuve Sénégal. Par la voix de Ousmane Sène, un autre responsable des pêcheurs, les professionnels du secteur invitent encore le chef de l’Etat et le gouvernement à tout mettre en œuvre pour stabiliser cette brèche, ce canal de délestage qui est passé de quatre (4) mètres de large en 2003 à près de six (6) kilomètres de large en 2017.

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, qui s'est rendu à Guet-Ndar pour présenter les condoléances du chef de l’Etat et du gouvernement aux familles attristées, a été très sensible à cette doléance formulée par les pêcheurs. Aussi, a-t-il annoncé un important projet de dragage de cette brèche. « Dans le cadre de la réalisation du port fluviomaritime de Saint-Louis et de la mise en œuvre d’un important projet de navigation de l’Omvs, cette brèche sera draguée, stabilisée et balisée », a annoncé Mansour Faye

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le leader de la Cnts/Fc vient de rencontrer, dans la capitale du Pakao, ses militants et sympathisants de la région de Sédhiou dans le cadre de la préparation des prochaines élections de représentativité des centrales syndicales prévues le 11 mai prochain.

Tous les aspects de ces élections ont été abordés au cours de la rencontre tenue au Cdeps : depuis l’ouverture des inscriptions jusqu’au dépouillement le jour du scrutin. La centrale de Cheikh Diop, classée quatrième lors des dernières élections, ne veut pas de ce rang pour les prochaines joutes. « Nous voulons être la première centrale cette année pour faire mieux que les centrales choisies par les travailleurs lors des élections tenues il y a cinq ans. Est-ce que ces centrales ont-elles joué leur rôle, est-ce qu’ils l’ont partagé, c’est aux travailleurs de répondre », s’est-il interrogé, avant d’ajouter : « Si, pour ces élections, les travailleurs confèrent le leadership à la Cnts-Fc, sa centrale donnera une nouvelle approche au syndicalisme à travers lequel le dialogue social deviendra un dialogue social de conquête, porteur de progrès ». Il a aussi promis de se battre pour « le respect des accords signés ». Le leadership sera également assumé correctement « en remobilisant correctement toutes les forces syndicales, en donnant aux travailleurs un véritable pouvoir à travers l’organisation de grandes rencontres syndicales, de meetings, de marches, de sit-in. Pour toutes ces manifestations, les travailleurs auront à leur côté le leader de la centrale ». Le règlement du passif social « sera également une priorité mais aussi lutter pour faire disparaître la discrimination » constatée entre les nivaux de salaires dans la fonction publique. La centrale s’attèlera aussi à l’unification du syndicalisme national. « Si l’on va vers ces élections, c’est parce qu’il y a trop de syndicats, donc l’unification doit être une solution », a-t-il justifié.

Malamine KAMARA     

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, était, hier, à la Division des investigations criminelles pour s’expliquer sur des anomalies relevées par l’Inspection générale d’Etat dans sa gestion entre 2011 et 2015. Le montant en cause s’élèverait à près de deux milliards de FCfa. Des membres de la classe politique qui ont fait le déplacement pour apporter un soutien morale à l’édile de la ville de Dakar, parlent « d’acharnement ». « Il faut rappeler au président Macky Sall que l’instrumentalisation de la justice et l’utilisation de l’appareil d’Etat pour des règlements de comptes politiques ne passeront pas», a déclaré Ousmane Sonko. Selon le leader de Pastef, le rapport 2014 de l’Inspection générale d’Etat a épinglé des gens qui, aujourd’hui, sont propulsés à des postes de responsabilité pour avoir milité à l’Alliance pour la République (Apr).

Le socialiste Barthélémy Dias estime que le maire de Dakar n’a pas détourné un centime et n’a vendu aucun centimètre carré de terre. « Si Macky Sall touche à Khalifa Sall, il saura qu’il a touché à ce qu’il ne doit pas toucher car celui-ci n’est ni Barthélémy Dias encore moins Bamba Fall », a mis en garde le maire de Mermoz-Sacré Cœur. Il avance qu’avec cette convocation, c’est la crédibilité du conseil qui a voté le budget qui est mise en cause pour avoir mis en place ce fonds dérogatoire pour prendre en charge les questions sociales. Il soutient que la gestion de Khalifa Sall ne peut être indexée.

Réagissant de Saly Portudal, le député Hélène Tine qui considère la réédition des comptes comme une « chose normale », assimile la convocation de Khalifa Sall comme « un ciblage qui ne dit pas son nom». Le maire de la ville de Dakar avait expliqué, dans un site d’informations, avoir été convoqué pour s’expliquer sur la gestion de la caisse d'avance « sans vouloir aller dans le fond ».

Nd. M. SECK

A l’initiative de l’Ong Caritas Sénégal, Dakar accueille, pour la première fois, le forum des partenaires technique et financier les 22 et 23 février 2017. Le but est de les inviter à échanger autour de deux grands documents : le Plan stratégique de Caritas Sénégal et le Programme pays. Dans cette interview, le Secrétaire général de Caritas Sénégal est revenu sur les différentes réalisations de l’organisation. Selon Abbé Alphonse Seck, près de 15 milliards de FCfa ont été mobilisés entre 2012 et 2016 pour participer au développement du pays.

Pouvez-vous nous situer le réseau Caritas Sénégal ?
Caritas Sénégal est une vieille organisation. Elle a été reconnue comme association par décret n°66-877 du 10 novembre 1966 et agréée par arrêté ministériel n°005587 du 16 juin 1995 comme organisation non  gouvernementale (Ong). C’est un réseau qui comprend sept (7) Caritas diocésaines. Les diocèses étant des juridictions dans l’Eglise qui ne correspondent pas toujours au découpage administratif. Un diocèse peut compter jusqu’à deux à trois régions administratives. C’est le cas du diocèse de Saint-Louis qui a les régions de Saint-Louis, Louga et Matam alors que c’est un seul diocèse dans l’Eglise. Ce maillage des sept (7) diocèses permet de couvrir l’ensemble du territoire national.

Une Caritas diocésaine a des démembrements jusque dans les paroisses, dans les quartiers. Il s’agit de s’organiser pour pouvoir répondre par l’aide à apporter aux plus démunis. Partout où les gens sont dans le besoin, l’action de Caritas doit se manifester sous une forme ou une autre. Caritas Sénégal est également membre de Caritas internationale. C’est une organisation comptant 165 membres à travers le monde. Dans la région Afrique de l’Ouest dont on est membre, Caritas Sénégal est chargée de la coordination des 15 Caritas de la sous-région (francophone, anglophone, lusophone).

C’est quoi l’esprit de Caritas Sénégal ?
Caritas est un mot latin qui veut dire Amour. La mission de Caritas est de traduire dans les actes l’amour qui est dans le cœur des chrétiens, de chaque enfant de l’Eglise. Cet amour, naturellement, doit être orienté vers le plus pauvre. C’est la raison pour laquelle la mission de Caritas, c’est le service de la charité. En parlant de cela, on peut penser à de l’assistance. Ce n’est pas l’esprit de Caritas. Assister quelqu’un, ce n’est pas le valoriser, c’est un peu condescendant. Ce que nous voulons faire, c’est véritablement  remettre l’homme debout. Même le pauvre, nous devons pouvoir réfléchir avec lui pour trouver les meilleures solutions à l’amélioration de sa vie. Nous devons discerner, avec lui, la réponse la plus appropriée à la situation personnelle qu’elle vit.

Si c’est une collectivité, c’est pareil. Le service des pauvres que prône Caritas est plus un accompagnement des personnes. Nous travaillons sur la base de principes. Le premier, c’est le respect de la dignité humaine. C’est une créature de Dieu. Et la Bible dit : « L’Homme a été créée  à l’image et à la ressemblance de Dieu ». C’est au nom de cette dignité que nous ne pouvons pas accepter moralement des situations comme la faim, la soif, l’absence de paix, qui dégradent cette dignité. Partout où ces situations sont présentes et que nous les connaissons, nous essayons de trouver des solutions. Celles-ci, nous ne les trouvons pas seul, mais dans le cadre de coopération fraternelle entre l’ensemble des Caritas qui est une famille.

On a failli vivre une grande urgence, avec la situation en Gambie. De nombreuses personnes s’étaient réfugiées au Sénégal. Chaque jour, nous faisions un rapport de la situation à notre siège à Rome. Si nous étions dans une situation où il fallait déclencher une action de Caritas, tout de suite le réseau des 165 Caritas allait être mis en branle.

Le Sénégal accueille les 22 et 23 février le forum des partenaires de Caritas Sénégal. Quels en sont les enjeux ?
Depuis longtemps, nous avons été toujours accompagnés par des partenaires. Nous travaillons sur le même projet. Mais, nous avons trouvé que c’était un bon moment pour inviter au Sénégal nos partenaires de l’extérieur et les nationaux. Le but est de les inviter autour de deux grands documents. Le premier est celui du Plan stratégique de Caritas Sénégal. Nous allons voir ce que nous allons faire dans les cinq (5) prochaines années et comment nous voulons le faire. Cela va de la sécurité alimentaire à la lutte contre les changements climatiques, en passant par l’agriculture, la migration, le renforcement organisationnel et institutionnel de Caritas et ses démembrements. Il y a également un autre document, le Programme pays qui sera abordé lors du forum.

Comment se déclinent les différents axes ?
Nous avons choisi deux composantes. L’une est urbaine, l’autre rurale. La première prend en compte la gestion de notre environnement. Tout Sénégalais peut constater une insalubrité assez éprouvante autour de nos agglomérations. C’est général. Nous nous sommes dits : il ne suffit pas d’observer, il faut mettre la main à la pâte. Il s’agit de rejoindre d’autres acteurs qui travaillent déjà dans ce domaine et essayer de faire quelque chose ensemble. C’est pourquoi nous avons fait un travail de prospection avec les collectivités locales pour voir qu’est-ce que nous pouvons apporter comme réponse.

La seconde vise à soutenir des activités de jeunes et de femmes au tour de la question de l’agriculture. Ce, au travers des domaines qui seront mis en place avec plusieurs types d’activités : arboriculture, pisciculture, maraîchage, etc. L’idée est de mettre en valeur des lieux pour permettre à des populations de générer des ressources pour elles-mêmes. Le forum se veut un espace de dialogue, de concertation autour de ces orientations, de ce que veut faire Caritas Sénégal. Ce sera aussi le lieu de sensibiliser les partenaires pour participer au financement de ces projets.

Parlez-nous des interventions et réalisations de Caritas Sénégal.
Nous intervenons dans beaucoup de domaines. En évoquant la situation en Gambie, je peux parler de la gestion des risques et catastrophes. Nous avons même organisé un atelier avec deux de nos partenaires : Caritas Espagne et Caritas France (le Secours catholique) pour justement faire le point sur notre capacité de réponse aux urgences. S’il y a des risques et catastrophes qui arrivent aujourd’hui, est-ce que notre dispositif en place est opérationnel ? Comment le rendre plus efficace là où nous sommes amenés à intervenir ?

Tous les ans, à partir de l’évaluation nutritionnelle au Sénégal, nous sommes appelés à lancer un appel d’urgence à Caritas internationale pour dire dans telle et telle région nous rencontrons telle difficulté. Ou dans telle zone, il y a tant de milliers de personnes qui risquent d’être en insécurité alimentaire. A partir des aides que nous recevons, nous achetons des vivres en quantité suffisante pour les mettre à la disposition des familles comme nous pouvons aussi financer des activités de résilience au travers d’activités d’élevage que des familles, des ménages réalisent pour assurer leur alimentation. Parfois, c’est une distribution d’argent sous forme de cash qui permet à des familles de satisfaire leur besoin nutritionnel.

Une autre et importante activité de Caritas, c’est la question de l’eau. Des dizaines de forages ont été réalisées dans toutes les régions du Sénégal. Ces forages sont souvent accompagnés de châteaux d’eau, avec des adductions. Par exemple, dans le cadre du programme Coumba, que nous avons développé dans la zone de Lingère (région de Louga), nous avons réalisé plus de 80 kilomètres d’adduction d’eau. Cela nous a permis de relier beaucoup de villages qui, aujourd’hui, ont accès à l’eau potable. Caritas Sénégal intervient également sur tout ce qui touche l’hygiène et l’assainissement.

Qu’en est-il des résultats obtenus ?
Nous disons que dans chaque secteur il y a des améliorations. Pour ce qui est de la problématique de l’eau, un des derniers programmes que nous avons réalisé l’a été avec l’Usaid. J’ai visité des projets qui ont été implantés dans les régions de Kolda, Tambacounda, Ziguinchor. L’arrivée de l’eau dans ces zones a complètement changé la vie. A Ziguinchor, les gens ont fait carrément des branchements domestiques. C’est autant de familles qui accèdent à l’eau potable au sein de leur concession. Lorsque nous avons mené autant d’activités par rapport à l’ensemble de la population, nous nous disons que c’est une goutte d’eau. Mais elle est importante.

Aujourd'hui, on retrouve les activités de sécurité alimentaire dans toutes les régions. La situation provisoire en termes de mobilisation de ressources se chiffre à 3.700.000.000 FCfa, en 2016 pour l’action de Caritas. En 2015, nous avons investi 4.70.000.000 FCfa. En 2014, nous étions à près de 4 milliards, en 2013 à 3.200.000.000 FCfa et en 2012 à 3.15.000.000 FCfa. Le total fait près de 15 milliards de FCfa sur cinq ans. C’est cela la contribution de Caritas Sénégal pour le développement de notre pays avec l’aide de ses partenaires technique et financier.

 Entretien réalisé par E. Massiga FAYE

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a rendu un hommage au président Abdou Diouf qui avait pesé de tout son poids pour permettre au Sénégal et à la communauté catholique d’accueillir en 1992 le Pape Jean-Paul II. L’Eglise sénégalaise n’a pas oublié le travail du président Diouf qui avait facilité la venue du Pape Jean-Paul II au Sénégal.

L’archevêque de Dakar a formulé des prières pour que le Sénégal puisse à nouveau accueillir le Pape François. Le président Macky Sall, qui avait été reçu par le Saint Père, l’a invité à venir au Sénégal. « Nous avons signifié récemment au président de la République que nous adhérions à cette invitation qu’il a adressée au Pape. Nous, évêques du Sénégal, avons écrit au Pape pour l’inviter à notre tour », a souligné Mgr Ndiaye. E. KALY

Une relique du Saint Jean Paul II à Dakar
La cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar va bientôt recevoir une relique du Saint Jean-Paul II. L’annonce a été faite par le représentant du Pape au Sénégal, le Nonce apostolique, Mgr Michael W. Benach. Le prélat américain a déclaré que le Sénégal est un pays béni pour avoir accueilli, en 1992, le Pape Jean-Paul II. Une chapelle de la cathédrale a été d’ailleurs dédiée au saint homme par les évêques du Sénégal. Cette chapelle située à quelques mètres de l’autel est un signe de reconnaissant au saint homme. Les fidèles qui y entreront seront priés d’imiter ce grand personnage de l’Eglise catholique qui a fait le tour du monde pour annoncer et prêcher l’Evangile.

Eugene KALY

Les catholiques du Sénégal, en particulier ceux de l’archidiocèse de Dakar, se sont souvenus, dimanche, de la visite mémorable du Pape Jean-Paul II dans notre pays. Le Saint homme a, le 19 février 1992, embrassé et foulé le sol sénégalais. Durant son séjour, il a prêché la paix, l’amour et appelé à l’unité des chrétiens. Ces messages ont été vécus hier à la cathédrale de Dakar à travers une messe présidée par le cardinal Théodore Adrien Sarr, en présence des évêques du Sénégal, du Nonce apostolique et des représentants du gouvernement.

Une belle messe, une cathédrale Notre-Dame des Victoires archicomble et de beaux chants. Voilà résumé les grands moments de la messe du 25ème anniversaire de la visite au Sénégal de sa sainteté le Pape Jean-Paul II au Sénégal. Jean-Paul II, l’un des papes les plus aimés, a foulé et embrassé le sol sénégalais le 19 février 1992 devant le président Abdou Diouf. Cet homme qui est aujourd’hui parmi les saints de l’Eglise catholique avait délivré au peuple sénégalais des messages de foi, de paix et d’amour. C’est avec bonheur que les chrétiens rassemblés autour des évêques du Sénégal, du Nonce apostolique et de la délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Fonction publique Viviane Laure Bampassy ont vécu, à travers l’eucharistie, les temps forts de la visite de Jean-Paul II. En présidant cette messe anniversaire, le cardinal Théodore Adrien Sarr, évêque émérite de l’archidiocèse de Dakar, a déclaré : « Nous revivons la grande joie et la ferveur intense que nous éprouvions à le voir si près de nous, à l’approcher, sinon à le toucher et surtout à écouter ses riches enseignements et ses exhortations ». Le cardinal Sarr a rappelé qu’à plusieurs reprises, le Pape Jean-Paul II avait exhorté les chrétiens sénégalais à raviver leur foi en Jésus-Christ, de manière, dira-t-il, à accueillir et à vivre de leur mieux ses enseignements. « Aujourd’hui encore mettons-nous à son écoute. Avec lui et guidés par lui, méditons ensemble les passages de nos Saintes Ecritures que nous venons d’écouter afin de nous engager à continuer de les inscrire dans notre vie quotidienne », a recommandé l’archevêque émérite.

Bâtir une Eglise fraternelle
Selon lui, ce sont les mêmes paroles que le Pape Jean-Paul II a tenues durant la messe du 20 février 1992 au stade Aline Sitoë Diatta de Ziguinchor dans un contexte de recherche de la paix. Le Saint Père disait aux fidèles catholiques de la Casamance « Baptisés dans le Christ, mes frères et mes sœurs, laissez l’Esprit de vérité entrer en vous et vous transformer. Disciples du Seigneur, soyez ses témoins, avec humilité, mais avec conviction. Renversez, vous aussi, le mur de la haine, s’il se dresse encore. Même si humainement vous ne pensez pas y arriver, avec la grâce du Christ Sauveur, cela vous sera possible ». Mgr Sarr a invité ainsi les fidèles à plus d’amour et de solidarité. Il a demandé aux chrétiens de s’unir et d’éviter les divisions.

Ce qui détruit l’Eglise, de l’avis de Mgr Théodore Adrien Sarr ce sont les divisions, les oppositions de toutes sortes. Dans son homélie du 22 février 1992, le saint Jean-Paul II avait exhorté les catholiques à bannir ces divisions et à être fidèle à l’Eglise qui a transmis à chacun d’entre nous le don de la foi. « Vivez comme des membres de l’Eglise et faites vivre l’Eglise tous ensemble. Car vous êtes tous responsables, chacun selon sa vocation. Continuez à bâtir une Eglise fraternelle où les pasteurs et les fidèles apportent la pierre à la construction, à la communion de tous dans l’amour qui vient de Dieu », avait dit Saint Jean-Paul II. Le cardinal Théodore Adrien Sarr a indiqué que le Pape Jean-Paul II avait aussi invité « les chrétiens, en tant que baptisés et disciples de Jésus-Christ, à construire une communauté unie ». A la messe du sanctuaire Marial de Popenguine, le 21 février, le Saint Père disait que « tous ceux qui croient au Christ, doivent éprouver le zèle apostolique de transmettre aux autres la joie et la lumière de la foi (…) pour faire connaître le Seigneur ». Aussi, le Pape Jean-Paul II s’était-il félicité de la bonne entente entre musulmans et chrétiens et avait saisi l’exemple du Sénégal, en matière de dialogue interreligieux, pour inviter les autres pays du monde à vivre dans le respect et l’amour fraternel.

Eugene KALY

L’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, a procedé jeudi à la remise de décorations au Haut-commandant de la Gendarmerie, le général de division Maissa Niang, Directeur de la Justice militaire, au Directeur général de la Police nationale, Oumar Mal et au Directeur général adjoint de la Police nationale du Sénégal, Ousmane Sy.

Le général de Brigade Juan Luis Pérez Martín, chef du Service fiscal et des frontières de la Garde Civile espagnole et la commissaire Antonia Mena, Secrétaire générale de la Division de coopération internationale de la Police nationale espagnole, se sont déplacés à Dakar pour spécialement prendre part à la cérémonie, indique un communiqué signé des services de l’ambassade d’Espagne au Sénégal. Les autorités espagnoles ont distingué le général de division Maissa Niang, Haut-commandant de la Gendarmerie et Directeur de la Justice militaire, l’Inspecteur général de la Police, Oumar Mal, Directeur général de la Police nationale et le contrôleur général de la Police, Ousmane Sy, Directeur général adjoint de la Police nationale.

A travers ces distinctions, l’Espagne et le Sénégal confortent leur vision commune de la sécurité et de la bonne gouvernance, précise la même source. Une coopération nécessaire pour faire face aux défis sécuritaires du 21ème siècle. Le renforcement institutionnel dans le domaine de la sécurité a été inclus dans la Commission mixte de coopération entre l’Espagne et le Sénégal signée en décembre 2014 et étendue jusqu’en 2017. Au cours de l’année 2016, le partenariat stratégique entre l’Espagne et le Sénégal dans le domaine sécuritaire s’est renforcé et étendu à des secteurs comme la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Ce partenariat, fondé sur une vision commune des défis sécuritaires et le partage des valeurs fondamentales de liberté, démocratie et développement, s’est concrétisé en 2016 dans le maintien du dispositif de surveillance maritime conjoint mis en place depuis 2006 et dans les activités de renforcement des capacités.

Au-delà de ce partenariat bilatéral, l’Espagne a été choisie pour développer d’importants projets régionaux de l’Ue courant 2017-2020, lit-on dans le texte. Il s’agit du Gar-Si Sahel (Groupes d'action rapides-surveillance et intervention au Sahel) et du Blue-Sahel dont le Sénégal est concerné. Le projet Gar-Si Sahel a un Budget de 42 millions d’euros (plus de 27 milliards de FCfa) qui sera mis en place dès l’année 2017, avec la participation d’autres États membres de l’Union européenne (France, Italie, Portugal) et sous la direction de l’Espagne. D’autre part, le projet Blue-Sahel dirigé par l’Espagne sera appliqué au Sénégal, à la Gambie, à la Guinée-Bissau, à la Guinée Conakry, à la Mauritanie, au Mali et au Cap-Vert. L’objectif est de lutter contre la traite d’êtres humains avec un budget de 4,5 millions d’euros (3 milliards de FCfa), précise le texte.

Oumar BA

Le 26 avril prochain seront tenues les élections de représentativité des organisations syndicales sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) plaide pour un bon déroulement du vote avec toute la transparence requise.

La commission administrative du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) a tenu une réunion ce dimanche. Il agissait pour les camarades de Souleymane Diallo de passer en revue les activités du bureau national de leur mouvement, de se prononcer sur la situation de l’école et les préparatifs des prochaines élections de représentativité des formations syndicales. Sur ce point, le Sels a posé le débat sur la fiabilité du ficher. S’y ajoute que le secrétaire général du Sels, Souleymane Diallo, a exigé que les bureaux et lieux de vote soient suffisants et accessibles aux électeurs potentiels. « Nous demandons aux autorités d’assurer les conditions d’une meilleure organisation de ces élections », a-t-il plaidé. Evaluant la situation actuelle de l’école, l’organisation syndicale a déploré l’absence de suivi des questions relatives au statut de certains enseignants, notamment ceux des 19e et 20e générations. D’après Souleymane Diallo, ces enseignants ne parviennent toujours pas à disposer d’actes d’intégration dans la fonction publique du fait simplement que l’administration tarde à prendre un acte réglementaire permettant à cette titularisation.

Pape Coly NGOME

Le Pr Mamadou Lamine Badji estime que « c’est une bonne chose » que les Africains puissent juger les affaires africaines. Cependant, il juge quelques fois mal fondées les critiques contre la Cour pénale internationale (Cpi).

Même s’il estime que les reproches faits à la Cour pénale internationale (Cpi) ne sont pas toujours fondés, le doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad reste favorable à la mise sur pied de mécanismes juridiques par les Africains pour juger les affaires qui concernent l’Afrique. « Je crois que c’est une bonne chose de voir les Africains eux-mêmes prendre en charge ces questions importantes qui concernent la dignité des Africains. Même si les reproches faits à la Cpi ne sont pas fondés, le constat est là. Il y a certainement deux poids deux mesures. J’ai tendance à nuancer cette façon de voir, mais le constat, lui, saute aux yeux. Ce sont les Africains qui sont mis sur le banc des accusés », a relevé le Pr Mamadou Lamine Badji. Il s’exprimait en marge d’un séminaire organisé, samedi, par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas sur la Cpi et l’Afrique. Selon le doyen de la faculté de Droit, le problème c’est la lutte contre l’impunité et on y arrive avec le mécanisme des Chambres africaines extraordinaires qui est un système ad hoc permettant d’aboutir au même résultat que la Cpi.

Par contre, le Pr Badji a précisé qu’il ne s’agit pas, avec la Cpi, de punir l’Afrique, mais de prévenir les Africains contre l’impunité. Il a souligné qu’il ne s’agit pas de punir parce que la plupart des saisines émanent des Africains. Il est apparu qu’il y a eu des tensions entre la Cour et les Africains, mais aussi l’Union africaine, tension née du constat que les chefs d’Etat en exercice ne sont pas épargnés. « Ceci est un problème. Quand un chef d’Etat en exercice est mis en examen au point même d’être arrêté, c’est la dignité des Etats africains qui est en cause. Je crois que légitimement, on est fondé à dire qu’il faudrait que la collaboration entre cette Cour et les Etats africains soit revue. Mais cela ne peut pas être, à mon sens, une remise en cause du Statut de Rome encore moins de la Cpi. C’est une manière d’amorcer un nouveau débat pour qu’on puisse revoir le problème de l’immunité des chefs d’Etat, mais ceci ne veut pas dire impunité. Il faut qu’on puisse voir dans quelle mesure un chef d’Etat pourrait être appelé à répondre des faits qui lui sont reprochés durant l’exercice de son mandat une fois qu’il cesse ses fonctions », a soutenu le Pr Mamadou Lamine Badji. De son côté, le Dr Mamadou Hébié, assistant en Droit international à l’Université de Leiden au Pays-Bas, a mentionné que les relations entre l’Afrique et la Cpi étaient au beau fixe au départ. Les mandats d’arrêt émis contre certains chefs d’Etat en exercice constituent la pomme de discorde.

Ndiol Maka SECK

Une bande armée a attaqué, dans la nuit du vendredi à samedi, la station d’essence « EDK » située à la sortie de la ville de Thiès, vers Dakar.
Une attaque qui vient encore s’ajouter aux nombreux cas liés à l’épineux problème de l’insécurité grandissante constatée ces derniers mois non seulement à Thiès mais partout à travers le territoire national.

Une recrudescence du banditisme qui, peut-on dire, remet en cause tous les efforts déployés par les forces de sécurité pour y faire face. Surtout que, pour le cas de la station « Edk » de Thiès, notre source indique que l’acte a été commis aux environs d’une heure du matin et où les gens vaquaient encore à leurs occupations. Selon les témoignages, la scène du braquage est digne d’une séquence d’un Fard West. Le vigile présent sur les lieux a été tenu en respect par un des individus armés, alors que les autres accomplissaient leur forfait en emportant les caisses du pompiste et du Leader Price. Les malfrats encagoulés auraient même pris leur retraite en marchant à pied.

Ce braquage de Thiès survient quelques jours seulement après ceux des banques de Yeumbeul et de Liberté 5 à Dakar, des maisons attaquées à Touba la semaine dernière, de même que la cimenterie « Ciment du Sahel ». Ce qui augmente encore l’inquiétude des paisibles citoyens qui ne disposent d’aucun moyen de défense en de pareilles situations, malgré les patrouilles régulières des forces de sécurité qu’il convient aujourd’hui de renforcer surtout en cette période de fraîcheur. Des mesures idoines sont préconisées pour parer à ces cas d’attaque sur d’honnêtes gens par des malfaiteurs qui font tout pour freiner l’élan de contribution au développement du Sénégal.

Mohamadou SAGNE

Les accidents de la circulation ont fait 604 morts en 2016 au Sénégal. Et depuis le début de cette année, une centaine d’autres personnes a également péri sur les routes. La révélation a été faite jeudi par Cheikh Oumar Guèye, directeur des transports routiers, lors d’un atelier de sensibilisation des acteurs du sous-secteur des transports routiers de la région de Kolda. Ces derniers ont salué la mesure d’ouvrir des centre de contrôle technique dans les régions.

Quatre-vingt trois pour cent de ces accidents se sont produits pendant la nuit ou dans la matinée sur les lignes interurbaines, si l’on en croît M. Guèye, qui précise que 80% des véhicules impliqués dans ces accidents tragiques sont immatriculés hors de la région de Dakar. Le directeur des Transports s’est réjoui de la rencontre avec les acteurs locaux qui a permis de les sensibiliser pour les mettre tous d’accord, pour l’essentiel, sur le diagnostic posé sur les causes de l’insécurité routière, les solutions préconisées et les mesures prises par l’Etat pour mettre fin à cette situation. Cheikh Oumar Guèye s’est aussi félicité de la compréhension des transporteurs de Kolda qui se disent satisfaits des réponses apportées à leurs inquiétudes et la pertinence des mesures prises par l’Etat pour mettre un terme au carnage sur les routes. La nouvelle réglementation sera également appliquée aux motos Jakarta, notamment l’obligation d’avoir un permis, le port d’un casque de protection pour le conducteur et son passager, l’immatriculation de la moto et la souscription à une assurance, entre autres.

Les transporteurs de Kolda ont salué la décision de l’Etat de mettre en place des centres de contrôle technique dans les régions. Par ailleurs, ils ont reconnu que l’indiscipline de certains conducteurs constitue une des principales causes des accidents mortels sur nos routes. Sur les mesures préconisées par le gouvernement, ils ont émis des inquiétudes sur l’instauration du permis à points, l’absence de panneaux de signalisation sur certains axes routiers, le renouvellement du parc automobile et l’implication des motos Jakarta dans la quasi-totalité des accidents survenus au cours de ces dernières années dans la commune de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Vénérée et chantée dimanche dernier par les fidèles catholiques de Hann Maristes, Sainte Joséphine Bakhita est présentée comme un modèle pour les Africains. Vendue à plusieurs reprises aux négriers, cette jeune fille d’origine soudanaise a eu son salut en Italie où elle a embrassé la vie religieuse, après un parcours humain difficile. Canonisée en 2000 par le Pape Jean-Paul II, elle devient la patronne de la paroisse de Hann dans l’archidiocèse de Dakar en 2002.

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a rendu, dimanche 12 février à Dakar, un vibrant hommage à Sainte Joséphine Bakhita. Une des rares saintes d’origine africaine dont une paroisse de Dakar porte le nom. Il s’agit de la paroisse Sainte Joséphine Bakhita de Hann qui regroupe les secteurs de Hann Maristes, Dalifort et Yarakh. Née au Darfour (Soudan) en 1869, Joséphine Bakhita a été enlevée et vendue comme esclave à l’âge de 9 ans. Ce qui fait dire à l’archevêque de Dakar que le parcours humain de cette jeune femme n’était pas de tout repos. En décrivant l’enfance de cette sainte noire, Mgr Ndiaye a fait savoir que « Joséphine Bakhita a été revendue sur les marchés soudanais à cinq reprises comme une vulgaire marchandise. Battue jusqu’au sang au point d’en avoir gardé 144 cicatrices, elle sera rachetée par un marchand italien et convoyée en Italie. C’est à Venise que sa vie va connaître un changement radical lorsqu’elle découvre le Christ en entrant au catéchuménat ». Celle qui va devenir religieuse et sainte de l’Eglise catholique a été, d’après le prélat, ballotée de maître en maître.

Heureusement la fille du Darfour fera connaissance au seul maître qui vaille, Jésus-Christ, qui lui donne une véritable identité humaine et la comble intégralement. Dans son hommage, Mgr Ndiaye a informé que Joséphine Bakhita a été baptisée en 1890 avant de recevoir ensuite sa première communion et sa confirmation. Fidèle aux enseignements religieux, la jeune soudanaise embrasse dans les années qui suivent la vie religieuse chez les sœurs canociennes. « Ces dernières avaient tant contribué à son parcours de libération spirituelle », a indiqué Mgr Ndiaye qui a rapporté aux fidèles les propos de Sainte Joséphine Bakhita. « Si je rencontre ces négriers qui m’ont enlevée et torturée, je me mettrais à genoux pour leur baiser les mains car si cela n’était pas arrivé, je ne serais pas chrétienne et religieuse », avait confessé Sœur Joséphine Bakhita. En commentant ces mots, Mgr Benjamin Ndiaye présente Sainte Joséphine Bakhita comme modèle pour tous les Africains. Il souhaite qu’elle inspire les Africains pour qu’ils guérissent de leur complexe d’infériorité vis-à-vis d’autres peuples. « Dieu a donné beaucoup de choses aux Africains. Je ne connais pas une race qui ait enduré plus que les noirs autant de difficultés et humiliations pendant des siècles. Pourtant, elle est toujours là et vivante. C’est parce que tout simplement Dieu est avec la race noire. Sainte Joséphine en est un exemple », s’est félicité Mgr Ndiaye. Rappelant que c’est en odeur de sainteté que sœur Joséphine Bakhita meurt en février 1947. Elle a été béatifiée en 1992 puis canonisée en 2000 par le Pape Jean Paul II. 

Eugène KALY

Les populations du village historique de Sandinièry, à quelques encablures de Sédhiou, ont marché ce week-end pour se faire entendre sur les maux dont souffre le village créé il y a plus d’un siècle.

Pour le temps d’une matinée, Sandinièry était un « village mort » car boutiques, marchés et gargotes avaient baissé rideau. Les marcheurs qui ont emprunté la principale artère du village ont convergé vers l’embarcadère du fleuve qui les sépare de Sédhiou. Un site qui fait également office de gare routière pour les principales destinations : Sandinièry-Tanaff, Sandinièry-Karantaba, etc. A ce point de chute, le porte–parole des marcheurs a listé les maux dont souffre le village. La première école de la zone, aujourd’hui centenaire, n’a pas de clôture, alors que les dernières nées en ont. La situation est la même pour le Cem.

Créé il y a bien des décennies, non seulement l’établissement n’a pas de clôture, mais également ne compte qu’un seul bâtiment. C’est pour cette raison qu’à chaque rentrée des classes, ce sont les parents qui construisent la dizaine d’abris provisoires. L’embarcadère n’est pas éclairé. C’est pourquoi, la nuit les pirogues qui vont à Sédhiou se perdent et arrivent avec beaucoup de retard. On raconte que c’est pour cette raison qu’une femme en évacuation vers Sédhiou avait finalement accouché dans la pirogue. Le porte–parole des populations a aussi rappelé un autre cas extrême qui s’est soldé par le décès dans la pirogue de la personne évacuée. Ce que les populations déplorent le plus, c’est le danger permanent qu’elles côtoient tous les jours avec des fils électriques à même le sol, un danger non seulement pour les humains mais aussi pour les animaux. La réhabilitation du pont de Diopcounda, construit par le marabout Alioune Souané pour désenclaver la zone, est une exigence des manifestants. Pour les marcheurs, tant que ces doléances ne sont pas satisfaites, les populations de Sandinièry comptent battre régulièrement le macadam.

Malamine Kamara

L’affaire du cambriolage de l’agence de transfert d’argent Ria sur les deux voies de Liberté 6 connaît une évolution. Deux témoins oculaires ont fourni des informations précieuses qui ont permis à la police d’être sur les traces des malfaiteurs.

Un communiqué parvenu à la rédaction informe que deux personnes qui se sont présentées comme le vigile et la caissière, soutiennent que « c’est une bande de trois personnes armées, à bord d’un scooter de marque Beverly qui se sont introduits à l’intérieur de ladite agence pour assommer le vigile, braquer la caissière et emporter avec eux la somme de cinq millions de FCfa se trouvant dans la caisse ». Le document renseigne que ces derniers se sont spontanément présentés hier au commissariat de police de Dieupeul à 11h 30 mn pour faire leur déposition. Aussi ont-ils précisé que « ces trois personnes agissaient à visage découvert ». Un transport sur les lieux a été effectué, après réquisition des techniciens de la police technique et scientifique. «Une enquête de voisinage a été effectuée à cet effet. Celle-ci a permis d’identifier deux témoins des faits qui ont vu les assaillants », indique le communiqué qui a informé qu’une autre agence de transfert d’argent (Wari) située à Castor en face Tp Som a fait l’objet de cambriolage à 09 heures par une bande de trois personnes armées conduisant un scooter. Les malfaiteurs ont emporté 553.600 FCfa, quatre téléphones, des cartes de crédit et l’enregistreur de la vidéo de surveillance. Une descente sur les lieux a été effectuée avec le chef de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. Le communiqué informe l’engagement de la Police nationale à rechercher les coupables. «Aucune piste ne sera négligée. C’est tout le sens de l’appel à la collaboration des populations lancé par la police. Elles doivent participer à l’œuvre sécuritaire pour une plus grande efficience des actions menées », lit-on dans le communiqué

Tata SANE

Les populations de la commune de Dahra sont toujours sous le choc. Un conducteur de moto Jakarta a été mortellement heurté par un minicar de transport en commun de marque Hyundai. La victime du nom de Mouhamed Thiam est âgée de 28 ans. Les faits se sont déroulés le mardi 14 février 2017 vers 20 heures sur la route nationale n°3, à hauteur de la radio Ferlo Fm. Selon des sources dignes de foi, le véhicule de transport en commun a heurté de plein fouet la moto Jakarta qui roulait en sens inverse, avant de la traîner sur plusieurs mètres. Selon les mêmes sources, le conducteur de la moto qui tentait de faire un demi-tour sur la chaussée a fini sa course sous le véhicule. Il s’en est sorti  avec un traumatisme crânien et plusieurs blessures sur le corps. Evacué au centre de santé Elisabeth Diouf, il a rendu l’âme vers minuit. Mis au parfum, les gendarmes de Dahra se sont déplacés sur les lieux pour faire le constat d’usage. Le chauffeur du minicar, Falou Ba, est placé en garde à vue pour homicide involontaire. La dépouille du défunt conducteur de la moto Jakarta, sur ordre du procureur, a été remise à sa famille le mercredi matin pour son inhumation au cimetière de Nguenenène à Dahra.

Masse NDIAYE

Le ministre des Forces armées a magnifié l’excellence des rapports entre le Sénégal et la République d’Indonésie. Augustin Tine présidait, hier, la cérémonie de réception technique de deux aéronefs.

Les capacités opérationnelles de l’armée de l’aire sénégalaise viennent d’être renforcées. Le commandement a réceptionné, hier, deux aéronefs de haut niveau de la société Ad Trade. Il s’agit d’un hélicoptère de combat de type MI-35 et d’un avion de transport de type Casa 235. Selon le ministre des Forces armées, Augustin Tine, ces deux appareils vont permettre de renouveler, de densifier mais surtout de consolider les capacités opérationnelles, en appui combat de l’armée de l’aire. «A l’heure où la situation sécuritaire dans la sous-région préoccupe, l’acquisition de ces deux aéronefs vient à son heure », a déclaré le ministre qui a magnifié le partenariat entre le Sénégal et la République d’Indonésie. M. Tine a fait savoir que la société Ad Trade accompagne aussi les forces armées sénégalaises par la fourniture d’équipements et du matériel de pointe. «C’est ce qui nous permet de respecter nos engagements inscrits dans « le plan armée 2025 ». « Aujourd’hui, l’Armée sénégalaise a pu s’équiper, dans un délai court, d’hélicoptères de types MI-17 et MI-35, relevant ainsi le défi de l’engagement opérationnel d’unités aériennes pour la première fois aux missions de soutien à la paix en Côte d’Ivoire et en République Centrafrique », a expliqué le ministre. Il a exhorté la hiérarchie militaire à développer toutes les mesures de sauvegarde en vue d’une exploitation opérationnelle rationnelle de ces équipements dans les meilleures conditions de sécurité. Le représentant de la société Ad Trade a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Sénégal à se doter d’équipements modernes les plus performants pour assurer sa sécurité. «Le groupe Ad Trade est à vos côtés depuis une quinzaine d’années. Je réitère la volonté de notre pays à rester mobilisé pour vous accompagner dans la fourniture d’équipements adaptés à vos besoins et à vos ambitions nationales », a-t-il dit.

Tata SANE

La communauté layène prépare activement la commémoration du 137ème anniversaire de l’appel de Seydina Limamou Lahi prévue a Cambérène, Ngor et Yoff du 26 au 29 mai 2017. Le secrétariat exécutif du comité de pilotage a produit un document consignant les actions prioritaires pour les infrastructures et l’assainissement.

En rapport avec les services techniques de l’Ageroute et de l’Onas, un ensemble de travaux sera réalisé dans les différents lieux qui vont abriter les manifestions de la commémoration du 137ème anniversaire de l’appel de Seydina Limamou Lahi. Il est prévu des travaux de construction ou réhabilitation des différents axes routiers pour Yoff, Ngor, Cambérène, Malika, Yeumbeul et Bargny. Ils porteront sur le prolongement de la route du cimetière Ndenatte-Mame Alassane Océan, la route Vdn Diamalaye-centre aéré Beceao, la route Eric Bouchet (Usaid-grotte), le tronçon reliant la route Cheikh Mbacké à la route principale, le tronçon Nguédiaga-Cité Gadaye et la Vdn 2-Asecna-Total. L’Ageroute procédera également au remblai et au terrassement du lieu de prière à Bargny.

Pour l’assainissement, les travaux concerneront essentiellement Yoff et Cambérène. Pour sa contribution à la bonne organisation matérielle de la commémoration du 137ème anniversaire de l’appel de Seydina Limamou Lahi, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) procédera à l’évacuation des eaux pluviales du domicile du Khalife. L’Onas enlèvera les eaux stagnantes du point bas de la route Diaraaf Talla Diagne et reprendre le réseau des eaux usées de Ndenatte ainsi que la canalisation de la route d’accès aux cimetières de Yoff Ndenatte (rue 62), le virage avenue Seydina Issa Laye (route du cimetière) et la route Ndiaga Mbaye. Pour l’ensemble des travaux d’infrastructures et d’assainissement, l’Ageroute et l’Onas se sont engagés à les réaliser avant le 26 mai 2017.

Mbaye Sarr DIAKHATE

L’ambassadeur de la Grande Bretagne a visité, ce jeudi, le siège de Sightsavers, une Ong britannique basée au Sénégal. Georges Hodson s’est dit satisfait du bon travail effectué au profit des populations en situation de handicap. Il a promis d’organiser une fête pour célébrer les dix ans du projet.

Le bureau régional Afrique de l’Ouest de l’Ong « Sightsavers » a reçu ce jeudi un hôte de marque en la personne de Georges  Hodson, ambassadeur de la Grande Bretagne à Dakar. Le diplomate a eu droit à un exposé détaillé des missions et des objectifs de Sightsavers. Dans sa présentation, le responsable des programmes pour le Sénégal, Astou Sarr, a retracé l’historique, les activités réalisées et les zones d’intervention du projet. Le responsable des programmes a indiqué que depuis de 2007, le focus est mis sur trois domaines : la santé oculaire avec une stratégie de lutte contre le trachome, l’éducation inclusive avec l’appui de trois écoles inclusives dans la banlieue de Dakar et un projet d’inclusion sociale. Sur ce point, Astou Sarr précise que le projet appuie, accompagne et travaille avec 20 associations de personnes handicapées, dont 12 associations d’aveugles et 8 regroupements d’albinos et de personnes handicapées moteurs. Seules les régions de Dakar, Louga, Kaffrine et Kaolack constituent les zones d’intervention du projet. Malgré quelques difficultés notées dans la mise en œuvre, le bureau Sightsavers de Dakar compte étendre ses activités dans trois nouvelles régions. Sur le plan sanitaire, l’accent sera mis sur l’élimination du trachome. La directrice-pays pour le Sénégal, Salimata Bocoum, plaide pour une augmentation du budget, des ressources humaines et surtout la ratification du traité de Marrakech.

Dans son intervention, le directeur régional zone Afrique de l’Ouest de l’Ong Sightsavers a dit toute sa satisfaction à l’égard du bureau de Dakar. Selon Bakary Marong, en dix ans, l’Ong a réussi à démontrer que le secteur privé et la société civile sont capables de mobilisation et de contribution aux côtés de l’Etat, pour promouvoir un développement équitable et durable. Il a saisi l’occasion pour rendre hommage à tous les hommes de Sightsavers pour leur engagement. Après avoir écouté les différentes interventions des membres du projet et des personnes associées, l’ambassadeur de la Grande Bretagne se dit émerveillé par l’excellent travail effectué par Sightsavers bureau Sénégal. Georges Hodgson a aussi déclaré qu’il est ravi de voir ce que les des organisations britanniques sont en train de faire au Sénégal et dans les autres pays couverts par son ambassade comme la Guinée-Bissau et le Cap-Vert.

Le diplomate a assuré qu’il est prêt à accompagner l’Ong Sightsavers dans le domaine du plaidoyer. Avant de terminer ses propos, Georges Hodgson a invité les membres du projet à fêter les dix ans de l’organisation au Sénégal, au cours d’un dîner à l’ambassade. Et ce sera l’occasion de mieux vulgariser la mission et les objectifs du projet.

Pape Coly NGOME

L’Initiative à résultats rapides (Irr), dont l’objectif est l’amélioration des procédures relatives à l’autorisation de lotir et au branchement à l’eau, a été lancée mardi dernier. Il est prévu, sur une période de 100 jours, d’en réduire considérablement les délais.

L’amélioration des procédures administratives est porteuse d’enjeux parce qu’elle permet une mise en œuvre efficiente des stratégies définies et déployées pour mener à bien les politiques publiques et satisfaire les usagers. C’est pour cette raison que le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public et la Banque mondiale ont convenu d’utiliser, à titre pilote, l’approche par les résultats rapides (Irr). Dans cette optique, a été retenu un délai de 100 jours pour atteindre les objectifs assignés et, au-delà, développer les capacités de l’administration en matière de mise en œuvre de projet, selon une démarche collaborative. Ce plan d’action comporte une cinquantaine de procédures à fort impact sur les populations et a comme principale ambition d’améliorer la qualité des prestations rendues aux usagers du service public. « Nous affrontons une des problématiques de notre service public et nous touchons, de façon pragmatique, les problèmes concrets et complexes d’organisation et de fonctionnement de l’administration », a souligné Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre du Renouveau du service public, non sans insister sur la nécessité d’une collaboration entre les différents secteurs de l’administration et la coordination de leurs interventions. Les travaux préliminaires des équipes ont abouti à l’option de concentrer l’exercice sur le département de Rufisque qui constitue, à ses yeux, un territoire d’attractivité et de croissance, un espace de convergence des intérêts, un écosystème de transformation urbaine.

Ce choix est également justifié par les dynamiques de développement territorial portées par les ambitieux projets comme le Pôle urbain de Diamniadio, le nouvel aéroport de Ndiass, la zone économique spéciale, le Ter, le réseau autoroutier... Ce « choix audacieux », pour reprendre le ministre Bampassy, d’agir sur l’autorisation de lotir à l’échelle du département de Rufisque et sur le branchement à l’eau dans la commune de Sangalkam marque une étape importante vers la création d’un environnement des affaires attractif. Les équipes chargées des travaux ont fourni des rapports qui ont donné à voir l’ampleur de la mission et les enjeux qui s’y attachent.

Alassane Aliou MBAYE

Une visite du Pape François au Sénégal serait une bonne chose. C’est ce que souhaitent les autorités de l’Eglise catholique sénégalaise et le président Macky Sall. L’archevêque de Dakar a encore manifesté cela dimanche après la messe de la fête patronale de la paroisse Sainte Joséphine Bakhita. « Un premier Pape a visité notre pays, pourquoi pas un deuxième. Nous prions pour que le Pape François puisse venir nous rendre visite », a déclaré Mgr Benjamin Ndiaye. L’archevêque de Dakar a rappelé qu’en décembre 2014, le président Macky Sall qui avait été reçu par le Pape François, l’avait invité à venir au Sénégal. « Nous avons signifié récemment au président de la République que nous adhérions à cette invitation qu’il a faite au Pape. Nous avons pour cela, évêques du Sénégal, écrit au Pape pour l’inviter à notre tour au Sénégal », a souligné Mgr Ndiaye.
La visite du Pape François au Sénégal sera un joli cadeau aux catholiques du Sénégal. Prions pour que cela se réalise.

E. KALY

Une série d’activités est programmée à partir du vendredi jusqu’au dimanche à Dakar pour marquer le 25ème anniversaire de la venue du Pape Jean-Paul II au Sénégal. Une messe solennelle est prévue le 19 février à la cathédrale de Dakar et verra la participation de tous les évêques du Sénégal et du Nonce apostolique. 

Le Pape Jean-Paul II avait visité le Sénégal au mois de février 1992. Le Saint Père avait sillonné tour à tour la capitale sénégalaise, la ville de Ziguinchor et le sanctuaire marial de Popenguine. Il s’était rendu aussi à l’île de Gorée, notamment à la maison des esclavages. En souvenir de cet événement, les évêques du Sénégal, sur proposition de Mgr Benjamin Ndiaye, ont décidé d’organiser une série de manifestations pour marquer le  25ème anniversaire de la venue du Pape Jean-Paul II, au Sénégal. Ainsi, tous les chrétiens sont invités à participer aux activités spirituelles qui ponctueront cet événement. Les activités du 25ème anniversaire démarrent dès vendredi 17 février au stade Amadou Barry de Guédiawaye, dans la Paroisse Saint Jean-Paul II où est prévu un spectacle rythmé de quelques messages du Pape prononcés à l’occasion de sa visite au Sénégal.

Le Samedi, un panel sera organisé à partir de 16 heures au centre culturel Douta Seck. Il donnera l’occasion de revisiter les messages du Saint Père et d’en tirer une essence pour un engagement effectif du chrétien sénégalais dans l’Eglise et la société. Ces activités seront clôturées par une messe solennelle dimanche à la Cathédrale de Dakar. Elle sera présidée par le cardinal Théodore Adrien Sarr et réunira les fidèles autour des évêques du Sénégal et du Nonce apostolique.

22 février 1992, visite historique de la Maison des esclaves à Gorée
Les fidèles catholiques profiteront de cette messe pour dire à Dieu leur action de grâce et solliciter encore, par Saint Jean-Paul II, ses bénédictions sur le Sénégal. Les mots du Pape repris dans un communiqué rédigé par les services de communication de l’archidiocèse de Dakar raisonnent encore. «C’est avec beaucoup de joie que j’arrive au Sénégal, terre de rencontres et pays de l’hospitalité, de la "téranga". Je remercie Dieu d’y avoir enfin guidé mes pas », avait déclaré le saint Jean-Paul II. Le saint homme a aussi poussé dans un autre sens un cri de désolation à Gorée en visitant la maison des esclaves. Mgr Benjamin Ndiaye a choisi quelques mots prononcés par le Saint Jean-Paul II ce 22 février 1992 après avoir visité la maison des esclaves à Gorée. Il disait « C’est un cri. Je suis venu ici pour écouter ce cri des siècles et des générations des esclaves noirs. Je pense que Jésus-Christ est devenu lui-même un esclave, un serviteur qui a porté dans sa situation d’esclavage la lumière qui s’appelait la présence et la libération en Dieu ». Mgr Ndiaye soutient ensuite que le défunt Pape avait prié pour que l’amour l’emporte sur les déviations et les trahisons des hommes. A Gorée le Saint Jean-Paul II s’était désolé du fait que des nations chrétiennes aient été capables de réduire en esclavage d’autres peuples. Tous ces moments forts de la visite de Saint Jean-Paul II au Sénégal seront vécus en trois jours par les fidèles chrétiens de Dakar. L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a annoncé qu’une chapelle de la cathédrale de Dakar portera le nom de Saint Jean-Paul II. Elle sera bénie à l’occasion de la messe du dimanche.

Eugène KALY

En marge de la rentrée solennelle du stage, une table ronde a porté, hier, sur le nouveau Règlement de la Cour internationale d’arbitrage (Cci) applicable aux procédures accélérées qui entrera en vigueur le 1er mars 2017.

Le nouveau règlement de la Cour internationale d’arbitrage (Cci) applicable aux procédures accélérées a été lancé, hier, à Dakar, après Paris et Milan en décembre et janvier derniers. Les contours ont été expliqués aux avocats et autres membres de la famille judiciaire autour d’une table ronde, en marge de la rentrée du stage du barreau du Sénégal. Ce nouvel instrument de règlement des litiges, dont les montants sont inferieurs à 2 millions de Dollars Us, entrera en vigueur le 1er mars. « Le développement économique en Afrique s’accompagne d’un nombre croissant de litiges qui sont réglés par voie d’arbitrage qui est une solution assez sécurisante et très efficace pour les parties. Le nouveau règlement ne revient pas sur les caractéristiques du règlement standard de la Cci qui a été adopté en 2012, mais sa spécificité est qu’il cible les petits litiges », a expliqué Me Diamana Diawara, chargée de formation à la Cci.

Pour ce qui est de l’activité arbitrale en Afrique, a-t-elle précisé, la réalité est que la plupart des litiges sont « gros » parce qu’impliquant des parties étatiques qui sont encore principalement les acteurs économiques dans la plupart des pays. « L’Afrique s’est transformée économiquement. On voit émerger une classe moyenne à travers les Petites et moyennes entreprises (Pme), donc naissent des litiges moins importants qui s’inscrivent entre 0 à 2 millions de dollars et 2 à 5 millions de dollars. Ce nouveau règlement sera important compte tenu de l’évolution économique et juridique du traitement des litiges en Afrique », a laissé entendre Mme Diawara. Il permettra d’accélérer le règlement de ces litiges tout en assurant la sécurité et à moindre coût.

A en croire Me Diamana Diawara, les dispositions du nouveau règlement sur la procédure accélérée ont été introduites à l’article 30 du règlement arbitral de la Cci et suivants. Pour que ce règlement s’applique à un litige, il faudra que la convention d’arbitrage des parties qui est la base de l’arbitrage soit conclue après l’entrée en vigueur du règlement, c'est-à-dire après le 1er mars, et que les enjeux du litige soient inferieurs à 2 millions de dollars. « Si ces conditions ne sont pas réunies, les parties peuvent quand même convenir d’appliquer le nouveau règlement à travers un opt in », a rassuré Mme Diawara. La Cci est une institution qui existe depuis 1923. Elle a gère plus de 960 arbitrages simultanément qui sont repartis dans les neuf équipes qu’administre le secrétariat.

Ndiol Maka SECK

La communauté musulmane de l’arrondissement de Ndiendieng vient de se doter d’un nouveau lieu de culte. La localité de Ngondiaye Sérère dans ladite circonscription a réceptionné ce vendredi une mosquée entièrement construite et équipée par l’Ong Mozdahir International. C’est Chérif Muhammad Ali Aïdara, guide de la communauté chiite Mozdahir, fils de chérif Al Hassan Aïdara, descendant du Prophète Mohamed (Psl), qui a inauguré la mosquée devant plusieurs centaines de fidèles. L’ouvrage fait partie d’un réseau de lieux de culte construits par la communauté chiite Mozdahir à travers le monde, notamment en Afrique de l’Ouest. Selon le chef de village de Ngondiaye Sérère, Amadou Ba, la mosquée a été créée en 2016 par Maowlana Chérif Ali Aïdara, guide de cette communauté apparentée au Prophète. « Nous le remercions de ces bienfaits parce que le déplacement d’un petit-fils de Mouhamed (Psl) est quelque chose de grandiose pour nous. Pouvoir s’acquitter quotidiennement d’un des cinq piliers de l’islam dans une mosquée construite sur financement d’un descendant direct de l’envoyé de Dieu nous comble au plus haut point », a souligné le chef de village.

Venu présider l’inauguration le guide de la communauté chiite, Chérif Mohammad Ali Aïdara, prenant la parole, a remercié toute la communauté musulmane pour sa mobilisation dans cette nouvelle mosquée. Ce qui montre à ses yeux que l’islam est une religion de paix, d’amour et de partage. Il a exhorté tous les musulmans à redoubler d’efforts pour barrer la route aux « égarés qui utilisent l’islam à des fins de violence et à perpétrer des cruautés et des tueries qui n’ont rien à voir avec cette religion de paix et de concorde ». Par ailleurs, il a expliqué que le Prophète (Psl), de son vivant, n’a jamais mené une guerre offensive. Toutes les guerres initiées sous son commandement l’étaient à des fins défensives. « Si aujourd’hui des gens tuent au nom de l’islam et perpètrent des actes de barbarie qui éclaboussent toute une communauté de milliards de personnes, c’est un affront, une insulte aux valeurs fondatrices de l’islam que sont la paix et l’amour.

Elimane FALL

Un séminaire portant sur «la radicalisme religieux des jeunes » a occupé les débats hier, à l’ouverture officielle de la célébration des dix ans de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale.

« Chaque contrée ou région a ses enfants extrémistes… telle est la stratégie convoquée par l’autre camp pour une meilleure propagation de la peur. Le recrutement et le retournement de nationaux offrent une voie plus directe à la propagation de la terreur à moindre coût ». Ces propos du général de division, Haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, le général Meissa Niang, mettent en lumière la complexité de l’identification d’éventuelles personnes capables de commettre des actes terroristes. Aujourd’hui, a-t-il fait savoir, le terrorisme ne s’importe plus ni ne s’exporte, mais il est « fait maison ». Aussi, il a indiqué qu’avec la porosité de nos frontières et la « transnationalité » des acteurs religieux, les idéologies « djihadistes » ont gagné du terrain et séduisent de plus en plus des jeunes qui hypothèquent l’avenir de leurs nations. Mais, au-delà, le général Niang a rappelé que la célébration des 10 ans de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (Eogn) est un prétexte pour les différents acteurs du secteur de la sécurité de réfléchir sur cette problématique prégnante qu’est la radicalisation des jeunes. L’objectif visé est de mettre un réseau multidisciplinaire en vue de développer une meilleure coopération entre les forces de sécurité et de défense à la base et de favoriser une bonne compréhension du phénomène de la radicalisation des jeunes dans le contexte actuel.

Présidant la cérémonie, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a rappelé que les mouvements et autres groupes qui s’inscrivent dans cette idéologie « djihadiste » proposent aux jeunes une offre politique comme alternative à la démocratie. Par conséquent, il est impératif d’élargir les approches et les perspectives de coopération. A cet effet, le ministre s’est réjoui de la présence du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi que de la France à ce séminaire. «Le gouvernement du Sénégal demeure convaincu que la lutte contre l’extrémisme violent requiert une coopération forte entre pays amis, mais aussi ceux partageant le même espace sous-régional », a laissé entendre M. Tine.

Toutes les religions sont contre l’extrémisme
Dans sa communication, le Pr Rawane Mbaye a fait savoir que dans un pays sous-développé, chacun a son lot de malheurs généré par l’insécurité. Toutefois, le Pr Mbaye a précisé que le fondamentalisme n’est pas à classer dans la catégorie des termes plus ou moins négatifs. A l’en croire, l’extrémisme violent tout comme le radicalisme sont négatifs alors que le fondamentalisme ne l’est pas. Cependant, il revêt deux aspects. Un aspect positif recommandé par toutes les religions révélées et un second aspect qui se range du côté de la radicalisation ou de l’extrémisme. « Le fondamentalisme négatif est la déformation qu’on fait subir au concept par défaut ou déficit de connaissances. Tandis que le fondamentalisme positif est quelque chose que partagent toutes les religions révélées », a expliqué Rawane Mbaye. Le professeur a précisé que dans une religion révélée (le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam), c’est Dieu qui parle aux Prophètes. Le fondamentalisme à ce niveau fait obéir les préceptes à travers lesquelles la révélation a été faite. L’autre aspect serait le travestissement de ces enseignements par déficit de connaissances dû à un manque de foi. «Aucune religion révélée n’enseigne l’extrémisme violent », a affirmé le Pr Mbaye, qui invite la jeunesse à bannir la violence.

Tata SANE

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.