banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (2570)

En prélude à la 25ème session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale qui se tient à Dakar à partir de demain, les experts de la Cipres ont tenu, hier, leur première réunion. Le ministre du Travail du Sénégal, Samba Sy qui a présidé cette rencontre, a plaidé pour le renforcement des performances des institutions de prévoyance sociale.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, Samba Sy, a présidé, hier, la réunion des experts de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres). Cette rencontre se tient en prélude à la 25ème session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale qui s’ouvre demain à Dakar. Le ministre a plaidé, lors de cette rencontre des experts, pour une meilleure prise en charge des institutions de prévoyance sociale membres de la Cipres. D’après le ministre du Travail, le renforcement de ces organes aura un « impact positif » dans la prise en charge des besoins des travailleurs en matière de protection sociale. Lors de cette rencontre de deux jours (12 et 13 décembre), les experts, venus des 16 pays membres de la Cipres, vont examiner, entre autres, les différents points liés à l’élection du président du Conseil des ministres, à l’élaboration d’un cadre juridique adapté aux exigences formulées par les Etats membres, au partage d’expériences en matière de couverture maladie universelle, aux modalités de la mise en œuvre du Fonds d’investissement africain des Organismes de prévoyance sociale (Ops).

D’après le directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css) du Sénégal, Assane Soumaré, avec la mise en place de ce fonds, la Cipres a compris que « le contrôle sur la régulation, la supervision et la réglementation ne peuvent pas être les seuls leviers sur lesquels il faut s’appuyer ». Selon lui, les organismes de prévoyance sociale doivent « anticiper sur l’avenir » car les défis liés à la morosité économique, au sous-emploi, au chômage et plus récemment aux questions migratoires sont devenus nombreux.

« Tous ces défis sont à relever », a indiqué M. Soumaré qui reste persuadé « qu’il n’y a pas de protection sociale viable s’il y a pas de performances économiques soutenues et durables ».

Aliou Ngamby NDIAYE

VERS LE RELÈVEMENT DES PENSIONS DES PETITS CONTRIBUABLES DÈS 2018
Le ministre du Travail, Samba Sy qui a présidé, hier, la réunion des experts de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) a informé qu’entre 2012 et 2017, « les retraites ont augmenté de manière notable » avec un gain de 40%. Le futur chantier de son département, a-t-il révélé, est de voir comment relever les pensions des petits contribuables, c’est-à-dire « ceux là dont les cotisations sont plus faibles ». « L’engagement pris est de démarrer cette entreprise dès 2018 », informe le ministre.

A. Ng. NDIAYE

ASSANE SOUMARE, DIRECTEUR DE LA CSS : « AVOIR DES VOCATIONS PLUS ANCRÉES DANS LE DÉVELOPPEMENT »
« Les institutions de prévoyance sociale doivent jouer un nouveau rôle dans le cadre de la protection sociale mais aussi avoir des vocations beaucoup plus ancrées dans le développement de nos Etats ». C’est l’appel lancé, hier, par le directeur de la Caisse de sécurité sociale du Sénégal. Assane Soumaré qui participait à la réunion des experts de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres), en prélude à la 25ème session du Conseil des ministres du même organisme, indique qu’il faut une « harmonisation et une modernisation du cadre juridique » des institutions de prévoyance sociale en les adaptant aux mutations actuelles. Prenant l’exemple du Sénégal, M. Soumaré informe que le Plan Sénégal émergent (Pse), dans son axe 2 (développement du capital humain), accorde une place importante à la protection sociale. « Rien ne peut se faire sans capital humain qui est au début, à la fin et au milieu de tout processus.

Les autorités sénégalaises ont compris cela et c’est ce qui justifie la place que joue le capital humain dans le Pse », souligne-t-il. Avec le Pse, le Sénégal a pris plusieurs mesures dans le cadre de la protection sociale avec la Couverture maladie universelle (Cmu), la solidarité sociale, les prestations liées à la sécurité sociale… Selon lui, la vision du Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre de ces différentes mesures, est de « repositionner les institutions de prévoyance sociale au cœur de la politique nationale de protection sociale en tenant comptant de l’environnement international ».

A. Ng. NDIAYE

« Les institutions de prévoyance sociale doivent jouer un nouveau rôle dans le cadre de la protection sociale mais aussi avoir des vocations beaucoup plus ancrées dans le développement de nos Etats ».

C’est l’appel lancé, hier, par le directeur de la Caisse de sécurité sociale du Sénégal. Assane Soumaré qui participait à la réunion des experts de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres), en prélude à la 25ème session du Conseil des ministres du même organisme, indique qu’il faut une « harmonisation et une modernisation du cadre juridique » des institutions de prévoyance sociale en les adaptant aux mutations actuelles. Prenant l’exemple du Sénégal, M. Soumaré informe que le Plan Sénégal émergent (Pse), dans son axe 2 (développement du capital humain), accorde une place importante à la protection sociale. « Rien ne peut se faire sans capital humain qui est au début, à la fin et au milieu de tout processus. Les autorités sénégalaises ont compris cela et c’est ce qui justifie la place que joue le capital humain dans le Pse », souligne-t-il. Avec le Pse, le Sénégal a pris plusieurs mesures dans le cadre de la protection sociale avec la Couverture maladie universelle (Cmu), la solidarité sociale, les prestations liées à la sécurité sociale…

Selon lui, la vision du Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre de ces différentes mesures, est de « repositionner les institutions de prévoyance sociale au cœur de la politique nationale de protection sociale en tenant comptant de l’environnement international ».

A. Ng. NDIAYE

Le ministre du Travail, Samba Sy qui a présidé, hier, la réunion des experts de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) a informé qu’entre 2012 et 2017, « les retraites ont augmenté de manière notable » avec un gain de 40%. Le futur chantier de son département, a-t-il révélé, est de voir comment relever les pensions des petits contribuables, c’est-à-dire « ceux là dont les cotisations sont plus faibles ». « L’engagement pris est de démarrer cette entreprise dès 2018 », informe le ministre.

A. Ng. NDIAYE

Le directeur de l’Organisation internationale du travail (Oit) a rendu visite, hier, aux tanneuses de Guédiawaye à qui il a exprimé sa satisfaction et ses encouragements pour leur bonne organisation qui leur a permis de réaliser des progrès remarquables dans le cadre de leur travail. Guy Ryder a salué cet exemple de progrès qui doit être dupliqué dans les autres tanneries du Sénégal et de l’extérieur.

A la tête d’une importante délégation, le directeur de l’Organisation internationale du travail (Oit) s’est présenté chez les tanneuses où il a eu le cœur net sur les remarquables transformations économiques et sociales, de sécurité au travail, ainsi que l’augmentation du pouvoir d’achat des ces femmes travailleuses installées dans la commune de Wakhinane Nimzatt. Il a pris langue avec ces transformatrices dont il a religieusement écouté les témoignages sur tout le bonheur et la satisfaction qu’elles ont eus, en bénéficiant de l’assistance de l’Oit et de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas).

Dans la délégation, figure Mballo Dia Thiam, secrétaire général adjoint de l’Unsas, qui a rappelé que « c’est grâce à l’appui de l’Oit et de sa centrale syndicale que les conditions de travail, naguère exécrables de ces femmes tanneuses, se sont remarquablement améliorées à la suite d’une réorganisation ayant impliqué de nouvelles méthodes d’évolution ».

Entre autres apports de l’Oit et de l’Unsas, Mballo Dia Thiam a cité l’alphabétisation des tanneuses de Guédiawaye leur ayant permis de renforcer leurs capacités et de pouvoir comprendre beaucoup de choses dans les techniques de travail et de pouvoir assurer une meilleure gestion. «Grâce à la solidarité, elles ont pu s’organiser en regroupant leurs achats et faire des économies d’échelle. Elles ont également réussi à faire des gains en temps de travail. Idem pour les progrès réalisés sur le plan de l’environnement de travail. Dans le cadre de la même assistance, elles ont bénéficié de matériels de protection (masques, gants, tabliers, etc.)», a rappelé Mballo Dia Thiam. Le directeur de l’Organisation internationale du travail (Oit) s’est dit impressionné par la transformation positive notée dans les conditions de travail de ces femmes en un temps si court. Guy Ryder a loué le sens de l’organisation dont les femmes ont fait preuve pour arriver à ce résultat, avant d’estimer nécessaire de dupliquer cette expérience aussi bien au niveau national qu’à l’extérieur de nos frontières. «Ces femmes méritent d’être encouragées pour avoir pris leur destin en main en exerçant un travail qui est, faut-il le reconnaître, très dur. C’est pour ce genre de travail qu’il faut faire des actions et trouver des solutions innovatrices qui peuvent marquer la différence», a-t-il soutenu.

Présidente de la coopérative des tanneuses de Guédiawaye (Cooptag), Youma Fall a reconnu que l’apport de l’Oit et de l’Unsas a été déterminant dans la transformation des conditions de travail des membres de son regroupement. «L’Oit et l’Unsas nous ont été d’un apport inestimable. Nous ne les remercierons jamais assez», a affirmé Youma Fall.

Abdou DIOP

L’application du Traité sur le commerce des armes (Tca) permet de contrôler la circulation des armes à travers le monde. Ayant ratifié ce traité en 2014, le Sénégal a renouvelé, hier, son engagement à le mettre en œuvre et à faire sa promotion.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a renouvelé l’engagement du Sénégal à prendre des  « mesures appropriées » pour la mise en œuvre et la promotion de l’universalisation du Traité sur le commerce des armes (Tca). Ce traité, une initiative de la société civile, a été adopté en avril 2013, après 20 ans de mobilisation avant son entrée en vigueur en décembre 2014. Notre pays l’a signé le 3 juin 2013 avant de le ratifier en septembre 2014. Il s’exprimait, hier, à l’ouverture du Cours international portant sur « Développement des capacités pour une mise en œuvre du Tca ». A cette occasion, il a indiqué que ce programme a permis au Sénégal de mener efficacement plusieurs activités visant « à mettre en œuvre des dispositions pertinentes du Tca et à promouvoir son universalisation ».

« Conscient de l’enjeu et de l’importance de la problématique du Tca, le Sénégal déploie d’énormes efforts  pour sa mise en œuvre effective »,  a-t-il affirmé. Le Sénégal est convaincu, selon lui, que cet instrument des Nations unies présente un « grand intérêt pour  l’Afrique, peut réduire la souffrance humaine et créer un environnement plus propice au développement économique et social du continent. Les avantages du Tca montrent que sa mise en œuvre efficace plaide pour son universalisation », a-t-il ajouté. 92 Etats parties, sur les 130 signataires, ont commencé à appliquer le Tca, a précisé le ministre, tout en invitant les autres et les Etats non signataires à suivre la dynamique afin de militer pour « un monde sécurisé » où le commerce des armes se fera conformément aux normes universelles adoptées.

C’est tout l’intérêt de ce cours qui consiste, note-t-il, à passer en revue les dispositions pertinentes du Tca  à travers des exercices de simulation, des études de cas, des échanges d’expériences de bonnes pratiques. Pour l’ambassadeur  de France au Sénégal, Christophe Bigot, le Tca constitue une « avancée majeure » en matière de droit humanitaire, de droit de guerre, etc. « C’est un enjeu de sécurité », assure-t-il. Toutefois, a relevé Aly Ngouille Ndiaye, il y a des efforts à faire en matière d’application des dispositifs du Tca à l’échelle du continent africain car très peu d’Etats y ont adhéré. Même si, a-t-il soutenu, « la Cedeao est en avance sur ce sujet ». Quant à la chargée d’affaires de l’ambassade de la Suisse à Dakar, Mme Rea Gehring, elle a dit « (son) étonnement en apprenant  que près de 9 millions d’armes légères et de petit calibre (Alpc) font des milliers de victimes par an ».

Souleymane Diam SY

Le ministère de la Justice incite ses directeurs et autres cadres à un changement d’approches pour faciliter l’accès au droit aux femmes et aux filles. Un séminaire de trois jours est organisé à cet effet par la Cellule genre dudit département ministériel, avec le soutien du Canada.

Le ministère de la Justice, en collaboration avec l’ambassade du Canada, a ouvert, hier, une session de renforcement de capacités en politique genre au profit de ses directeurs, conseillers techniques et chefs de services. Le thème retenu est : « Accès à la justice pour les femmes et filles ». « On s’est rendu compte que les femmes et les filles n’ont pas le même accès au droit que les autres personnes. Elles ont des difficultés à trouver une solution à leurs problèmes. Le plus souvent, elles ont même peur d’aller vers la justice parce qu’il y a des stéréotypes », a regretté la coordonnatrice de la Cellule genre du ministère de la Justice, Ndèye Dieynaba Sylla Diop.

C’est pour toutes ces raisons, a-t-elle dit, que ce séminaire est organisé pour sensibiliser les acteurs du droit afin qu’ils revoient leurs positions pour améliorer la condition des femmes. Selon elle, il est difficile de donner des chiffres pour montrer l’ampleur du problème du fait des disparités par région. Mais, les femmes connaissent des difficultés comme les violences basées sur le genre, des problèmes de couple, des mutilations génitales, etc. « Nous voulons surtout conscientiser le personnel judiciaire à avoir un œil différent, une approche différente pour pousser les femmes à venir exposer leurs problèmes pour qu’on puisse y remédier », a insisté Mme Diop.

Pour sa part, Abdoul Hamid Ndiaye, représentant le ministre de la Justice, a mentionné que « bâtir une Nation prospère, solidaire et inclusive, comme cherche à le faire le Plan Sénégal émergent, suppose de ne pas laisser sur le bord de la route la composante la plus compétitive, la plus solidaire et la plus douée pour l’inclusion » que constituent les femmes. En ce qui concerne la protection de l’intégrité physique et morale des femmes, il a souligné que le département de la Justice veille à ce que le cadre juridique soit fermement appliqué.

« Les instructions appropriées sont données aux parquets pour que les mutilations génitales, les agressions sexuelles et les violences en tout genre contre les femmes et les filles soient systématiquement poursuivies et fassent l’objet d’un suivi attentionné. A cet égard, les statistiques de ces dernières années révèlent que les modifications introduites dans le code pénal par la loi 99-05 du 29 janvier 1999 pour réprimer plus sévèrement les violences faites aux femmes ont porté leurs fruits », s’est félicité Abdoul Hamid Ndiaye, conseiller technique du ministre de la Justice.

Ndiol Maka SECK

L’administration pénitentiaire a un nouveau patron. Il s’agit du colonel Jean-Bertrand Bocandé, ancien directeur des études de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (Eogn), installé hier dans ses fonctions par le ministre de la Justice, le Pr Ismaëla Madior Fall. Il remplace le colonel Daouda Diop, promu gouverneur militaire du Palais de la République, après près de deux ans passés à la tête de l’administration pénitentiaire.

La passation de service a eu lieu hier à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Liberté 6 en présence du ministre de la Justice, le Pr Ismaëla Madior Fall, du haut commandant de la gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire, du général Meissa Niang et de plusieurs hauts gradés de l’administration pénitentiaire. Après des mots de remerciements à l’endroit du président de la République et de ses anciens collaborateurs, le directeur sortant de l’administration pénitentiaire a souhaité la bienvenue à son successeur tout en lui disant qu’il a « la chance de commander un corps formidable que les gens gageraient à connaître ». Pour le colonel Diop, « l’administration pénitentiaire mérite d’être connue parce qu’elle regorge d’hommes et de femmes de qualité ». Pour sa part, le nouveau directeur de l’administration pénitentiaire a renouvelé son serment de jeune officier, vieux aujourd’hui de 23 ans, de servir la République en tous temps, tous lieux et toutes circonstances. « Je m’appliquerai à remplir cette fonction sous votre tutelle et votre appui éclairé avec le plus grand dévouement. C’est avec beaucoup d’humilité que je prends cet engagement solennel de tout mettre en œuvre pour travailler à la création d’un environnement propice à l’innovation et pour répondre efficacement aux énormes exigences du moment », a-t-il dit au ministre. Selon le colonel Bocandé, les défis sont urgents, nombreux et complexes.

« De grands chantiers nous attendent. Je suis parfaitement conscient de l’ampleur de mes nouvelles responsabilités. Mais, je n’ai nullement la prétention de pouvoir les satisfaire tout seul. C’est tous ensemble : inspecteurs, contrôleurs, agents administratifs, surveillants de prison, retraités de l’administration pénitentiaire, etc., que nous relèverons avec succès les grands défis du moment et arriverons à bâtir une administration de nos rêves au service de la Nation », a soutenu l’officier gendarme. Il a engagé tous les travailleurs de l’administration pénitentiaire à donner les meilleurs d’eux-mêmes, à travailler avec rigueur et discipline pour fournir des résultats tangibles. « Notre démarche sera inclusive. Nous travaillerons étroitement avec les autres services de l’Etat et tous les partenaires associatifs publics ou privés pour améliorer qualitativement la vie carcérale », a-t-il promis.

Ndiol Maka SECK


PR ISMAËLA MADIOR FALL, MINISTRE DE LA JUSTICE : « HUMANISER LA VIE CARCÉRALE »
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, le Pr Ismaëla Madior Fall, a installé, hier, le colonel Jean-Bertrand Bocandé dans ses fonctions de directeur de l’administration pénitentiaire. C’était une occasion pour lui de dire « qu’en matière de politique pénitentiaire, la volonté du président de la République et les instructions qu’il a données à cet effet sont de changer le visage des prisons au Sénégal, de les moderniser, d’humaniser la vie carcérale, de faire en sorte que nos concitoyens qui sont en conflit avec la loi vivent dans des conditions qui respectent la dignité ».

C’est pourquoi il existe des mesures qui sont en train d’être mises en œuvre dans ce sens et celles qui vont l’être prochainement. Pour cela, a mentionné le garde des Sceaux, il est d’abord question d’agir sur la politique pénale. « C’est-à-dire qu’il faut une rationalisation du mandat de dépôt. Il y a aussi le mécanisme de peines alternatives pour éviter le surpeuplement carcéral.

Toujours sur ce registre de la politique pénale, de plus en plus, il va être aménagé et mis en œuvre un dispositif d’aménagement de peines », a souligné le ministre de la Justice.

Ensuite, a-t-il ajouté, il est question d’agir sur l’infrastructure pénitentiaire, en construisant des prisons comme celle en chantier à Sébikotane d’une capacité de 500 places. De la même manière, l’ensemble des 37 établissements pénitentiaires du pays seront rétablis pour qu’il y ait de nouveaux espaces, de nouvelles places et chambres. A en croire le ministre, la troisième mesure qui commence à être mise en œuvre et qui va être amplifiée à partir de l’année prochaine est l’action sur le confort dans la vie carcérale.

Nd. M. SECK

PRÈS DE 5 MILLIARDS DE FCFA EN 2018 POUR AMÉLIORER L’ALIMENTATION
Dans la dynamique de poursuite des efforts d’amélioration de l’alimentation dans les prisons du Sénégal, une enveloppe d’un peu moins de 5 milliards de FCfa est dégagée pour l’année 2018. Ainsi, l’indemnité journalière accordée à chaque détenu va passer de 1.000 à 1.023 FCfa, selon le ministre de la Justice. Les conditions de travail du personnel de l’administration pénitentiaire vont aussi être améliorées. Ainsi, après les 228 agents recrutés l’année dernière en cours de formation et les 300 élèves recrutés il y a deux semaines, 300 autres élèves pénitentiaires seront recrutés en 2018. Le ministre a aussi assuré que la loi portant sur la revalorisation du statut du personnel pénitentiaire est dans le circuit administratif.

Nd. M. SECK

Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale contre la corruption, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a organisé, hier, un atelier sur le thème que voici : « Repenser la lutte contre la corruption ». Les participants ont plaidé pour une prise en compte du secteur privé dans la stratégie de lutte contre ce phénomène.

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), animé par une démarche d’innovation, a décidé de faire du secteur privé un acteur et un partenaire. Les lourdes responsabilités qui incombent au secteur privé en tant que moteur de la croissance et le rôle éminent qui est le sien dans la transformation structurelle de l’économie et dans la formation du produit intérieur brut (Pib) militent en faveur d’initiatives destinées à y promouvoir la transparence et des actions pour une gestion vertueuse des ressources. Entre autres objectifs, l’atelier vise à permettre aux représentants des différentes composantes du secteur privé national de partager leur expérience et leur vécu par rapport à la lutte contre la corruption dans leur secteur d’activité respectif.

Dans son allocution, Cheikh Tidiane Mara, vice-président de l’Ofnac, a invité à l’intégration « de stratégies innovantes qui concourent à la lutte contre la corruption ». Dans cette optique, il est nécessaire de privilégier « l’information et le partage ». Il est également préconisé de commencer la sensibilisation par la plus petite tranche d’âge. C’est pour cela d’ailleurs que l’Ofnac compte aller à la rencontre des élèves afin de les sensibiliser sur les méfaits de la corruption. Selon M. Mara, pas moins de 2.600 milliards de FCfa sont annuellement détournés à travers le monde, à partir des mécanismes de la corruption. Cette réalité conforte à plus d’un titre l’incontournable nécessité de « mettre sur pied des méthodes efficaces de lutte contre le phénomène de la corruption », a dit M. Mara. Pour sa part, Claudette Hazinmana, représentante du Directeur-pays Pnud, a rappelé les dix-sept objectifs de développement durable (Odd) qui s’inscrivent dans l’expression d’une vision partagée, globale et transformatrice pour changer le monde et améliorer le bien-être de toutes les populations. Selon elle, la question de l’innovation dans les stratégies de lutte contre la corruption revêt une importance particulière pour le Pnud, en tant que réseau mondial de développement concourant à la promotion de la bonne gouvernance. A l’en croire, le G20 estime à 90.000 milliards de dollars les investissements dans les infrastructures nécessaires pour soutenir, entre 2015 et 2030, la croissance et le développement à l’échelle mondiale.

« Il est nécessaire de protéger cet investissement de l’impact destructeur de la corruption », a-t-elle dit. Dans ses dimensions économique, sociale et politique, la corruption détruit le tissu social des communautés, affaiblit la primauté du droit, érode la qualité de vie des populations, permet au crime organisé, au terrorisme et à l’extrémisme violent de prendre leurs marques. « La corruption constitue un goulot d’étranglement majeur pour le développement, les droits de l’homme, la paix et la sécurité », a rappelé Mme Hazinmana.

Oumar BA

La question des migrations est le vrai marqueur des relations internationales. Pour les pays comme pour les organisations internationales, la situation est difficilement gérable avec un nombre de migrants en croissance exponentielle et leurs difficiles conditions de vie dans des pays comme la Libye. Jo-Lind Roberts Sene, Chef de mission au Sénégal de l’Organisme des Nations unies chargé des Migrations (Oim), revient ici sur la situation des migrants en Libye.

Malgré ces alertes sur la vente des migrants en Libye, le phénomène s’est révélé un grand jour et a suscité un grand tollé dans le monde. Comment l’Organisation internationale des Migrations (Oim) compte gérer cette nouvelle donne ?
Effectivement, l’Oim avait alerté sur cette situation concernant les personnes en situation d’esclavage ou des personnes vendues en tant qu’esclaves depuis avril de cette année. L’Oim avait évidement condamné le phénomène et avait appelé la Libye à s’investir pour une enquête dans ce sens. Suite à ce reportage de CNN, notre directeur régional a aussi parlé avec ce média et a sorti un communiqué. Evidement, à l’Oim en tant qu’agence des Nations Unies pour les migrations, nous condamnons fermement cette situation. Depuis que nous avons été alertés sur ce phénomène en Libye, nous travaillons avec le gouvernement de ce pays sur un plaidoyer pour plus de protection des migrants qui sont en Libye. Aussi, pour tenter de limiter les centres de détention et plutôt chercher une mise en place de maisons d’accueil pour les migrants vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. Depuis le début de l’année, sur les 30 centres de détention officiels en Libye, 7 ont été fermés. Il y a aussi les mercenaires qui sont impliqués sur cette question. Il est de la responsabilité de trouver des solutions à cette situation.

Comment a-t-on est arrivé à cette situation en Libye ?
Jusqu’en 2011, la Libye était vue comme une destination phare pour les migrants. La grande industrie sous Kadhafi permettait aux personnes d’aller travailler là-bas, de se faire un bon salaire et de revenir dans les pays d’origine facilement. Depuis le début du conflit, la situation sécuritaire n’est plus ce qu’elle était et les migrants qui étaient là-bas, certains se sont retrouvés dans une situation beaucoup plus vulnérable qu’en 2011. Il n’ y a plus le contrôle qui existait avant sur les départs depuis les côtes libyennes pour se rendre en Europe. Depuis 2012, nous voyons cette augmentation des migrants qui quittent la Libye pour se rendre en Europe.

Où en êtes-vous avec l’état des lieux ?
Nous n’avons pas actuellement d’estimation du nombre de migrants qui sont en situation de détresse et de vulnérabilité en Libye. Nous avons des chiffres concernant le nombre de migrants d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui sont arrivés sur les côtes italiennes, notamment pour le Sénégal. A l’Oim, nous effectuons une collecte de données sur les migrants qui sont assistés à travers l’appui au gouvernement pour les rapatriés humanitaires depuis la Libye. Depuis le début de l’année 2017, nous sommes à plus de 2.300 migrants sénégalais assistés par l’Oim avec le gouvernement pour le rapatriement humanitaire

Comment se passe ces rapatriements ?
Une partie de ces migrants sont dans les centres de détention et l’Oim y a accès pour notamment identifier les migrants qui souhaiteraient bénéficier de cette assistance. D’autres ne sont pas en centres de détention et se rapprochent des Ong et associations avec lesquelles nous avons des liens. Nous organisons des vols charters. Ce mois, deux vols charters ont été organisés par l’Oim pour le Sénégal. Le premier avec 163 migrants et le deuxième 136, juste pour le mois de novembre. Les migrants avant de venir au Sénégal sont assistés par l’équipe de l’Oim en Libye.

Avez-vous le nombre de morts ?
Nous n’avons pas le nombre de morts pour ce qui est du désert mais ils sont au moins égaux à ceux qui périssent dans la Méditerranée. Avec cela, nous pouvons donc parler de crise. Et toute crise est difficile à gérer. Au Sénégal, nous répondons en appui au gouvernement qui a un dispositif en place rodé pour l’accueil de ces personnes.

Quelle est votre solution à ce problème ?
Pour nous, la réponse la plus urgente actuellement, est de sauver des vies, de respecter la dignité des personnes. C’est le plaidoyer que fait notre directeur général pour la clôture des centres de détention, la mise en place des maisons d’accueil pour ces migrants et ainsi éviter ces abus que nous voyons notamment avec ces personnes vendues en esclavage. Au-delà de cela, il est important pour les Etats africains de proposer des solutions dans les pays d’origine, aux jeunes qui quittent de cette manière. Ce sont des réponses en termes d’emploi, de formation, d’infrastructures. Il est aussi du devoir des pays européens de soutenir la promotion du développement de ces pays d’où viennent les migrants.

Propos recueillis par Oumar NDIAYE

La 41ème édition de la ziarra de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara a été célébrée, cette année, dans la cité religieuse de Daroul Salam Chérif (Bignona) sous le thème de « L’unité ». Elle a été présidée par le Khalife général Chérif Cheikh Ataboul Cheikh Samsidine Aïdara. Lors de la cérémonie officielle, Chérif Boune Chamsidine Aïdara, porte-parole de la famille de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara, a plaidé pour la moderniser les foyers religieux chérifiens de la Casamance.

Parmi ces foyers religieux, Chérif Boune Chamsidine Aïdara a cité, entre autres, Daroul Khaïry, Daroul Salam Chérif, Makhmouda, Binako, Baghère et Karantaba. « Pour Daroul Salam Chérif, qui est notre capitale religieuse et qui abrite, chaque année, cette ziarra, ses fils ont déjà pris les devants avec les moyens du bord pour réaliser le minimum, concernant sa modernisation », a révélé le porte-parole de la famille de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara. Donc, « nous attendons l’Etat pour la réalisation des gros œuvres », a-t-il indiqué. La famille chérifienne de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara s’étendant jusqu’en Gambie, Guinée-Bissau et Mauritanie, son représentant a souhaité que ces pays accompagnent l’Etat du Sénégal dans la modernisation des foyers religieux chérifiens de la Casamance.

Chérif Boune Chamsidine Aïdara n’a pas manqué d’exprimer sa profonde satisfaction au président de la République, Macky Sall, pour « ses initiatives dans le cadre de la modernisation des cités religieuses comme, entre autres, Touba, Tivaouane, Ndiassane ». Concernant Baghère et Karantaba, qui sont des foyers religieux, il a révélé que les travaux ont démarré. Par ailleurs, le porte-parole de la famille de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara a salué le démarrage des travaux de construction du forage de la cité religieuse de Daroul Salam Chérif située dans la commune de Kataba (Bignona). Sur un autre registre, Chérif Boune Chamsidine Aïdara a insisté sur l’urgence de réhabiliter la route latéritique et très poussiéreuse qui relie Daroul Salam Chérif à la RN5 (route Bignona-Diouloulou-Séléty). « Cet axe se trouve dans un état de dégradation très avancée », a-t-il dit, annonçant que le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara en 2019 et le lancement des activités de cette commémoration en 2018.

El Hadj Moussa SADIO

La célébration du jubilé du centenaire de la paroisse Notre-Dame des Victoires de Diourbel, prévue le 17 décembre mobilise déjà les organisateurs. Abbé Emile Ndione, le curé de la paroisse, entouré de ses collaborateurs, a rencontré la presse et dévoilé les activités prévues au programme.

« Nous sommes en plein dans les préparatifs de la manifestation. Les différentes commissions, qui ont fini de prendre leurs dispositions, sont à pied d’œuvre et travaillent pour donner à l’évènement tout son succès ». Ces propos sont de l’abbé Emile Ndione qui faisait face, dimanche, à l’école de la mission catholique de Diourbel, à la presse pour partager les manifestations prévues dans le cadre de la célébration du centenaire de cette paroisse. Selon le curé de la paroisse, tout est fin prêt pour accueillir les participants à cette fête qui se déroulera du 16 au 17 décembre 2017 à Diourbel.

Abbé Emile Ndione a aussi annoncé que 5000 participants sont attendus à Diourbel. « Les invités auront droit, le 16 décembre, à un « khawaré » animé par 300 choristes et à un « nguèl », a révélé le curé de la paroisse qui a aussi souligné qu’une « réunion spéciale du comité régional de développement (Crd) va se tenir à la gouvernance de Diourbel pour passer en revue tous les points relatifs à cette grande manifestation religieuse ». Pendant la célébration du jubilé du centenaire de notre paroisse, a-t-il ajouté, nous allons montrer, avec la levée des couleurs prévue le dimanche 17 décembre à la gouvernance de Diourbel, que l’église est en phase avec les institutions de la République. Le Cardinal Théodore Adrien Sarr, archevêque émérite de l’archidiocèse de Dakar, va, en compagnie de l’évêque de Thiès, Monseigneur André Guèye, présider la cérémonie.

Quant à Albert Ngom, secrétaire administratif du comité du jubilé de la paroisse, il a assuré que le budget, pour financer les activités, est bouclé et est disponible. « Mais, pour ce qui est de la reconstruction de l’église, un appel a été lancé dans ce sens au chef de l’Etat, Macky Sall », a-t-il ajouté. « Notre église a besoin de 32 millions de FCfa pour renouveler l’étanchéité, les bancs et la toiture, a-t-il expliqué. Il a révélé que « le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et le ministre des Forces armées, Augustin Tine, ont déjà apporté leur contribution ».

Mamadou DIEYE

Ahmet Tidiane Bâ, Khalife général de Médina Gounass, a reçu, samedi, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, coordonnateur du programme de modernisation de Médina Gounass et du Daaka. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’exécution des travaux de ce vaste programme, informe un communiqué. Le lancement de la première phase qui va coûter 5.362.731.549 FCfa est prévu le 20 décembre prochain.

A cette occasion, les plans des travaux ont été présentés au Khalife par Mme Diouf, architecte du Palais. Le Khalife, lit-on dans le document, a exprimé « toute sa satisfaction » sur le programme. Il a cependant souhaité que « l’esplanade de la Mosquée de Médina Gounass ainsi que la grande place du Daaka ne soient pas touchés pour garder cet aspect religieux de ces sites ». Toutefois, le Khalife a accepté la réalisation de la voirie intérieure de Médina Gouanss et du « Daaka », la mise en place d’un réseau de drainage des eaux pluviales, l’éclairage public de la ville de Médina Gounass et du « Daaka », les aménagements urbains dans la ville de Médina Gounass et la construction des pistes de désenclavement. Ce qui permettra de doter la ville religieuse d’infrastructures de transport et d’assainissement et de faciliter l’accès aux villages environnants, l’évacuation des malades et l’accès aux services sociaux de base. Le Khalife a alors prié pour le ministre, le président de la République « qui est en train de tenir sa promesse » et tout le Sénégal. Ensuite, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo s’est rendu sur le site du « Daaka » avec les représentants du Khalife et tous les acteurs engagés dans ces travaux pour visiter les lieux.

Trois volets essentiels dans la première phase
Le programme, dont la première phase va coûter 5.362.731.549 FCfa, est composé de trois volets : la voirie de Médina Gounass avec un linéaire de total de 36 km de route bitumée avec assainissement et éclairage public, les tronçons reliant Médina Gounass aux autres localités pour un linéaire total de 92 km dont 28 km à bitumer et la modernisation du « Daaka » pour 1,071 km de voirie bitumée et 7.500 m2 de plateforme. Le lancement officiel des travaux est prévu le 20 décembre prochain.

Auparavant, le ministre a promis de regrouper tous les services de l’Etat concernés par les travaux pour les derniers réglages afin de livrer les gros œuvres avant la prochaine commémoration du retrait spirituel du Khalife général de Médina Gounass communément appelé le « Daaka ». A noter que le ministre était accompagné de Ibrahima Ndiaye, directeur général de l’Ageroute, de Pape Modou Ndiaye, administrateur du Fera, de Mme Diouf, architecte du Palais, et de quelques élus locaux de la localité.

Pape D. SIDIBE

La brigade maritime de la douane de Joal a effectué, jeudi, vers les coups de 20 heures, une importante saisie de stupéfiants. Les hommes du lieutenant Jean Émile Diatta qui effectuaient une opération de ratissage à Ban Rouge, à côté de l’île aux oiseaux, ont appréhendé une pirogue qui avait à son bord 17 ballots de chanvre indien, soit 500 kg.

La prise est évaluée à un peu plus de 30 millions de FCfa. Les soldats de l’économie ont également mis le grappin sur un homme trouvé à bord de l‘embarcation et qu’ils ont mis à la disposition de la justice. Pour le lieutenant Diatta, c’est la plus grosse prise effectuée par la brigade maritime depuis le début de l’année 2017. De mars à aujourd’hui, a fait savoir le chef de la brigade, plus d’une tonne de chanvre à été saisie par la brigade des douanes.

S. O. FALL

La route a encore tué lors d’un accident survenu, hier, à hauteur du croisement de Barkédji, un village situé à 30 km de Linguère.

Une voiture 4x4 de marque Suzuki, immatriculé DK-6074 /AC, en partance de Dakar pour rallier Matam, a fait un dérapage suivi d’un reversement sur la route nationale N3.
Le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Le bilan est lourd : un mort et trois blessés légers. La victime, Fatoumata Sow, 60 ans, est native de Galoya, dans le département de Podor, région de Matam. Le corps sans vie est à la morgue de l’hôpital Maguette Lô, où les blessés reçoivent des soins intensifs. Les gendarmes ont ouvert une enquête.

Masse NDIAYE

Guy Ryder, directeur général de l’Organisation internationale du travail (Oit), va effectuer une visite officielle au Sénégal du 10 au 12 décembre 2017.

Au cours de son séjour à Dakar, informe un communiqué du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, M. Ryder s’entretiendra avec le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, les ministres chargés du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. L’hôte du Sénégal sera également reçu par les partenaires sociaux (Organisations d’employeurs et Organisations de travailleurs), de même que l’Equipe pays du Système des Nations Unies, ajoute le communiqué. Cette première visite au Sénégal du Dg de l’Oit sera l’occasion d’échanger avec l’ensemble des acteurs : Etat, patronat et syndicats sur les questions d’actualité du monde du travail, informe la source. Ces questions qui seront abordées sont, entre autres, l’emploi décent pour les jeunes et les femmes, la migration de travail et la protection des travailleurs migrants, l’extension de la protection sociale, la formalisation de l’économie informelle, les crises et le dialogue social, le respect des normes internationales du travail. Au cours de son séjour à Dakar, Guy Ryder va présenter ses 7 initiatives pour le centenaire de l’Oit qui sera célébré en 2019.

A. N. NDIAYE

Face aux multiples menaces qui secouent la planète, le Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao) appelle au renforcement de la coopération entre les forces de défense et de sécurité et les civils pour mettre le Sénégal hors d’atteinte de ces crises déstabilisatrices.

Le Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, a organisé, hier, au Cercle mess des Officiers, une journée de réflexion sur « les relations entre les forces de défense et de sécurité et les civils : une réponse aux nouvelles menaces sécuritaires ». Face aux multiformes vagues d’instabilité qui secouent le monde : menaces terroristes, conflits interethniques, irrédentisme, intolérance, fanatisme, extrémisme violent, etc., les forces de défense et de sécurité ne doivent plus être les seules sur le terrain de la sécurité. Aussi, les populations ne doivent pas être en reste. Ainsi faut-il un échange entre les forces de défense et de sécurité et les civils.

Selon le Professeur Amsatou Sow Sidibé, qui a fait la présentation du premier panel sur « le concept de Nation : approche juridique : Etat/Nation », les relations entre les forces de défense et les personnes civiles doivent davantage être renforcées. « Depuis l’indépendance, l’armée sénégalaise a assuré la sécurité et l’intégrité du territoire national, les valeurs républicaines. Elle a, depuis plus de trente ans, été en Casamance pour le maintien de l’ordre et de la paix », rappelle Mme Sidibé. Cependant, précise le Professeur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, dans le contexte actuel où « les crises sont multiples et déstabilisatrices » : violences atroces dans les quartiers, menaces terroristes, violences politiques, trafics humains, cybercriminalité, la « redéfinition des forces de défense et de sécurité s’impose ». Pour elle, les populations ont le devoir de collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour faire face aux crises actuelles. « L’heure est à la sécurité inclusive. Seule l’union fera la force pour faire face aux multiples défis sécuritaires qui font face », conseille le Pr Amsatou Sow Sidibé. Même si les menaces existent et que des pays sont fortement touchés, le Sénégal reste encore un « îlot de paix ». C’est pourquoi le représentant-résident de la Fondation Konrad Adenauer, Thomas Volk, a salué la « bonne cohabitation » qui existe au Sénégal entre les différents groupes ethniques, religieux et culturels. Bien que le Sénégal soit un pays stable, il n’est pas exclu, d’après M. Volk, qu’il soit victime de ces multiples menaces.

Pour cela, il invite tous les acteurs à toujours échanger sur les questions sécuritaires pour prévenir la radicalisation au Sénégal.
Cette prévention, selon le président du Conseil d’administration du Malao, Cheikh Tidiane Diop, doit passer par « la formation, la conscientisation, l’éducation et la mobilisation ». « De telles initiatives pourraient promouvoir la culture de la non-violence sur les gens pour une culture de paix », insiste-t-il avant d’ajouter que « les multiples vagues d’instabilité dans le monde n’épargnent aucun pays ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le procès de Khalifa Sall et ses co-inculpés aura lieu jeudi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Dakar, selon France 24 et Seneweb. Selon ce site, « la nouvelle a été notifiée au maire de Dakar ce vendredi et que le même jour, le pourvoi du maire de Dakar sera évoqué devant la Cour suprême ». Il informe que c’est le Doyen des juges, Samba Sall, en charge du dossier, qui a pris une ordonnance de renvoi de Khalifa Sall devant le tribunal correctionnel. Suivant ainsi le réquisitoire définitif du procureur de la République. Le magistrat instructeur a pris cette décision après avoir rejeté la demande d'autorisation de cautionnement introduite la veille par la défense, indique le site.

Le Sénégal dispose désormais d’un comité chargé d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Elle a été mise en place hier par la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop.

La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a procédé, hier, à l’installation officielle du comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, ce comité est chargé d’élaborer un document qui va permettre d’orienter le gouvernement du Sénégal « dans le choix de ses politiques publiques pour mieux lutter contre la fraude et la corruption ».

Cependant, la ministre Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop a invité la présidente de l’Ofnac à mettre en œuvre cette stratégie à travers une « démarche participative » associant toutes les parties prenantes à la lutte contre la corruption qui, dit-elle, est un « phénomène universelle qui reste un écueil à l’efficacité des politiques publiques ». Toutefois, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté confirme que toutes les composantes (société civile, secteur privé, représentants de l’ensemble des départements ministériels, élus) seront associées à l’élaboration de la stratégie. « On a privilégié une approche inclusive et participative qui permet à toutes les parties prenantes de prendre part à ce comité en vue de l’élaboration d’un document qui se voudra ambitieux mais réaliste », informe Mme Diakhaté.

Par ailleurs, avec la mise en œuvre de cette stratégie nationale de lutte contre la corruption, le Sénégal fera encore « un pas important » dans la promotion de la bonne gouvernance, indique le ministre. D’après Ramatoulaye Guèye Diop, le gouvernement du Sénégal accorde une « place importante à la lutte contre la corruption ». Cela, dit-elle, se traduit par les différentes mesures qui ont été très vite prises par le président de la République, Macky Sall, sur la promotion de la bonne gouvernance.

Parmi ces mesures, le ministre cite la réforme du code minier, l’adhésion du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), la mise en place de la Commission d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos/Pétro-gaz), l’institutionnalisation de la déclaration de patrimoine, la création d’un département ministériel chargé de la Promotion de la Bonne gouvernance…

Ces « choix forts » du président de la République, se réjouit la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ont valu au Sénégal une « bonne position » dans les classements internationaux tels que l’Indice Ibrahim sur la gouvernance, l’Indice de perception de la corruption (Ipc) d’Amnesty international ou l’Indice sur le budget ouvert. Néanmoins, elle appelle l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption à poursuivre leurs efforts pour « maintenir les acquis et les consolider ».

Quinzaine nationale de lutte contre la corruption
C’est aujourd’hui 9 décembre 2017 que le Sénégal démarre la célébration de la quinzaine nationale de lutte contre la corruption. La journée mondiale de lutte contre la corruption est célébrée le 09 décembre partout à travers le monde. Cette année, le gouvernement a décidé d’apporter une innovation. D’après la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, le Sénégal va faire une quinzaine de lutte contre la corruption au lieu de se contenter d’une seule journée. Ainsi, jusqu’au 20 décembre 2017, beaucoup d’activités de sensibilisation seront menées partout à travers le pays.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les chefs de service, réunis hier autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, se sont engagés à tout mettre en œuvre pour la réussite de la 54e édition de la ziarra de Thierno Mountaga Daha Tall prévue à Louga les 12 et 13 janvier 2018.

Louga prépare activement la 54e édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall père de Thierno Bachir Tall, actuel khalife de la famille omarienne. A cet effet, une réunion spéciale du comité régional de développement (Crd) de Louga a regroupé, autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, tous les chefs de service. Des engagements ont été pris, notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de sécurité, pour un bon déroulement de l’événement prévu les 12 et 13 janvier 2018.

« L’objectif reste le même : faire plus et mieux que les éditions précédentes », a indiqué le gouverneur Mbengue, mettant en exergue la dimension internationale de la ziarra. « Tout le monde doit jouer sa partition pour la réussite de l’événement », a exhorté le gouverneur de Louga. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de riches échanges. La Senelec promet de mettre hors délestage le domicile du khalife général et environs avant, pendant et après la ziarra. La Sde s’engage à approvisionner correctement en eau. La région médicale, le Service d’hygiène et la Croix-Rouge assureront le volet santé des pèlerins.

La mairie, l’Onas, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés pour la réussite de l’événement. A la grande satisfaction de Thierno Seydou Tall, porte-parole du Khalife général de la famille omarienne. « L’engagement de l’Etat n’a jamais faibli. Je le constate pour m’en réjouir. Et c’est pourquoi nous ne cesserons jamais de remercier le président de la République Macky Sall », a dit Thierno Seydou Nourou Tall. Des prières ont été formulées pour le président Sall, son gouvernement et pour tout le peule sénégalais.

Abdoulaye DIALLO

La cérémonie officielle du Gamou de Ndiassane a été tenue, hier, à Ndiassane, en présence du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier était accompagné par ses collègues Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées, et Oumar Guèye, ministre de la Pêche.

Cette rencontre a été mise à profit par le Khalife général Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta d’inviter les parents à s’occuper de l’éducation des enfants. En effet, selon le Khalife, « tout parent a, devant Dieu et les hommes, la responsabilité de donner une bonne éducation à ses enfants en échangeant avec eux et en veillant à ce qu’ils soient des musulmans accomplis ». Mais, aujourd’hui, a-t-il regretté, « avec le développement du numérique et des réseaux sociaux, nos progénitures peuvent converser avec des gens que nous ignorons. C’est pourquoi, il nous faut redoubler de vigilance en introduisant l’enseignement religieux tel que initié et expérimenté par nos anciens jusqu’au moyen-secondaire. Ceci va les aider à rester sur le droit chemin, celui de Dieu », a-t-il indiqué. Il en a profité pour remercier et féliciter le chef de l’Etat pour tout ce qu’il a fait pour les « daaras » modernes où les jeunes s’épanouissent. « Là aussi, je demande au chef de l’Etat d’y introduire l’apprentissage des métiers de l’Agriculture; et une fois sortis, que ces jeunes soient accompagnés dans le montage de leurs propres unités de production », a ajouté le Khalife de Ndiassane.

Aux talibés et à tous les musulmans, Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta a rappelé les recommandations de son grand-père, c’est-à-dire « rester dévoué sur le chemin que Dieu a tracé dans le Coran, vivre pleinement les valeurs de la tarikha Khadria et rester ouvert en cultivant la fraternité entre tous les hommes ». Car, pour le Khalife, toutes les familles religieuses musulmanes du Sénégal cultivent le même champ, celui de l’Islam et de son prophète Seydina Mouhamed (Psl). « Alors, le Sénégal est un peuple de croyants indivisibles », a-t-il insisté.

Le Khalife a salué et remercié les autorités gouvernementales présentes pour le déplacement afin de célébrer avec eux ce qu’ils ont de plus cher, la commémoration du baptême du prophète Mouhamed (Psl). « Toute la famille Kountiyou et leurs fidèles remercient vivement le chef de l’Etat, Macky Sall, pour l’énorme travail qu’il a accompli à Ndiassane. Que Dieu l’accompagne dans sa mission et lui facilite toutes les tâches en faveur des populations sénégalaises dans la paix et la concorde », a-t-il prié. Quant au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, il a transmis les salutations et les félicitations du président de la République à toute la famille Kountiyou. « Ndiassane a toujours eu des chefs religieux exceptionnels, d’abord faciles d’accès et très cultivés », a-t-il noté. Il a fait remarquer que le cachet sous-régional de l’évènement atteste de cette large ouverture d’esprit des guides de Ndiassane. « C’est pour cela que le président de la République vous renouvelle son attachement, son engagement à de travailler à vos côtés pour le rayonnement de toutes les cités religieuses du pays mais aussi du Sénégal », a-t-il déclaré. Serigne Cheikh Bou Mouhamed Kounta a prié pour le chef de l’Etat et tout le peuple sénégalais.

Mbaye BA

« Les volontaires : premiers à agir. Ici. Partout » est le thème de la Journée internationale des volontaires » célébrée hier. Au Sénégal, cette célébration s’étale sur toute la semaine nationale du volontariat et a comme cadre le village de Yoff. Le sous-thème, « rôle des volontaires face au changement climatique », marque la volonté de ces promoteurs de la solidarité d’interpeller les populations et les décideurs sur la nécessité de mener des actions concertées pour sauver l’humanité de ce péril.

Une représentation théâtrale a bien égayé la nombreuse assistance venue célébrer les valeurs de partage et de solidarité que promeut le volontariat dans toute sa magnificence. Il a été question dans ce spectacle dramatique de mettre en lumière la citoyenneté et de condamner les comportements nuisibles au cadre de vie, à l’aventure collective. C’est cette communion nécessaire que la célébration de la Journée internationale des volontaires veut mettre en exergue. Le sous-thème de cette édition : « rôle des volontaires face au changement climatique » en témoigne largement car découlant d’une appréhension commune.

Les multiples effets du changement climatique impactent directement l’environnement naturel du Sénégal. Les zones littorales font partie des espaces naturels les plus touchés par ce phénomène. L’érosion des côtes littorales a été reconnue comme l’un des quatre risques naturels majeurs affectant le Sénégal et accentués par les effets du changement climatique. L’homme n’est pas exempt de tout reproche du fait de son action. Cette problématique a des conséquences socio-économiques considérables. C’est la raison pour laquelle le Comité de coordination et de promotion du volontariat (Cncpv) veut placer la Semaine nationale du volontariat sous le signe de la valorisation des actions des volontaires agissant en faveur de la protection du littoral. C’est un moment de sensibilisation des populations locales et de diverses sphères d’influence sur la mission louable des volontaires dans la définition et la mise en œuvre de solutions pour faire face aux crises causées par le changement climatique au Sénégal.

Cette noble ambition implique une fusion des intelligences. C’est pourquoi des actions concertées entre les services étatiques, la commune hôtesse de Yoff et les acteurs de la société civile locale à l’image de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale (Apecsy) sont mises en œuvre afin de trouver des solutions durables. Le coordonnateur du Cncpv, Papa Birama Thiam, après avoir salué la vision des autorités étatiques sénégalaises, a mis en évidence les performances du volontariat au Sénégal où il y a le premier corps de volontaires dédié aux seniors à côté d’une diaspora très active ; ce qui fait de notre pays un « socle d’échanges et de partenariat ». La représentante de l’ambassadeur de France a, quant à elle, invité à consolider les acquis entre le Sénégal et son pays et de mettre en œuvre de nouveaux projets encadrés par un accord-cadre pour le volontariat prévu en 2018. La coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, Mme Prya Gajraj, a exhorté les autorités à renforcer le dispositif juridique du volontariat.

La création par arrêté ministériel d’un cadre de coordination et d’échanges dénommé Cncpv en est une étape importante. Il rassemble l’ensemble de la communauté des volontaires autour d’une ambition forte et partagée de promouvoir et de faciliter non seulement le développement du volontariat au Sénégal mais aussi des complémentarités entre structures de volontaires autour d’objectifs et d’actions communs. En outre, les autorités et les décideurs politiques sont interpellés sur l’importance de la validation du projet de loi sur le volontariat au Sénégal. Les propos tenus par le secrétaire général adjoint de la présidence de la République, Oumar Samba Ba, devrait rassurer les promoteurs d’un volontariat au service de l’humain. Ce projet est soumis à l’Assemblée nationale.

Alassane Aliou MBAYE

Démarré il y a deux ans, le programme « Sustainable intensification innovation lab » (Siil) de l’université de Kansas, financé par l’Usaid et coordonné par le Centre de recherches agronomiques de Bambey (Cnra), se poursuit. C’est ainsi que 30 femmes issues des organisations féminines de Diourbel ont été formées à la fabrication de farines enrichies précuites.

L’activité entre dans le cadre d’un programme financé par l’Usaid découlant de l’initiative « Feed the future » en collaboration avec le laboratoire Innovation et Intensification durable de l’université du Kansas aux Etats-Unis. Un projet qui est mis en œuvre par le Cnra de Bambey à travers l’Isra en collaboration avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). « Ce projet a, entre autres objectifs, l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, l’autonomisation des femmes et l’amélioration de la nutrition des enfants », a fait savoir la directrice Ancar /zone des Niayes, Ndèye Binta Mbengue Dièye.

Cette formation, a-t-elle ajouté, entre aussi dans le cadre de l’autonomisation des femmes et de l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des ménages. « Nous savons tous que le mil a beaucoup de vertus. Si on arrive à l’enrichir davantage, en y intégrant de l’arachide, du niébé du « bouye » et quelques fruits, cela permet d’avoir un aliment précuit », a laissé entendre Mme Dièye, avant de préciser que « ce sont les agents de l’Ancar, capacités par l’Institut de technologie alimentaire(Ita), qui sont chargé de démultiplier cette formation auprès des femmes ». « On attend des bénéficiaires qu’elles appliquent les connaissances acquises dans leur propre foyer. A cet effet, un guide est élaboré avec tous les ratios nécessaires pour les mélanges à effectuer en fonction des formules. Elles n’ont pas besoin de s’encombrer de beaucoup de matériels pour la fabrication de cette farine. Cette formation permettra aussi aux femmes des groupements de transformation de diversifier leur offre de produits », a expliqué la patronne de Ancar/Niayes. Elle assure qu’il y aura un suivi pour la démultiplication des connaissances acquises auprès d’autres femmes pour mieux lutter contre la malnutrition.

Une bénéficiaire de la formation, Ndèye Aby Sarr, a estimé que « la session est très importante pour les intéressées car elle leur permet d’avoir des connaissances et d’en faire profiter à leurs sœurs au grand bonheur de leurs enfants ». Selon elle, les produits, qui constituent la matière première de cette farine, sont issus de nos champs et nous poussent à développer leurs cultures. « C’est nous-mêmes qui procédons à la transformation des produits et à leur intégration dans notre alimentation. Ils nous garantissent une autosuffisance alimentaire et réduisent l’importation », s’est réjouie Ndèye Aby Sarr, aujourd’hui apte à former d’autres femmes. Les zones ciblées par le projet sont Diourbel, Kaolack, Koungheul, Kaffrine et Tamba.

Mamadou DIEYE

Des statistiques pertinentes, fiables et ventilées par sexe. C’est le souhait de Babacar Ndir, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), à l’ouverture de l’atelier régional sur les statistiques sensibles au genre organisé par Onu Femmes, en collaboration avec la Banque africaine de développement (Bad) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea), organisé dans les locaux de Open society initiative de l’Afrique de l’Ouest (Osiwa).

« La prise en compte de la dimension genre lors de la collecte et du traitement des données s’avère indispensable. Elle permet de mettre en évidence les différences entre les sexes, dans un domaine donné. Cet objectif ne sera atteint que si des statistiques pertinentes, fiables et ventilées par sexe sont mises à la disposition des utilisateurs et partenaires au développement », a affirmé Babacar Ndir, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Des efforts sont nécessaires pour améliorer la disponibilité des données. Selon lui, l’objectif stratégique consiste à mettre l’accent sur la production et la diffusion des données et des informations ventilées par sexe aux fins d’évaluation et de planification.

A en croire Babacar Ndir, le développement des statistiques de qualité sur le genre relève d’un engagement politique de tous les gouvernements africains et occupe une place importante dans le suivi des indicateurs des Objectifs de développement durable (Odd) et des politiques de lutte contre les inégalités de genre. Ainsi les données statistiques constituent-elles un des objectifs stratégiques du domaine d’intervention portant sur les mécanismes institutionnels chargés de favoriser la promotion de la femme. Donc, produire des statistiques, en tenant compte de l’approche genre et les rendre disponibles en nombre suffisant, permet aux pouvoirs publics d’identifier correctement les problèmes d’inégalité entre hommes et femmes et de trouver des solutions adéquates à ces problèmes. « La ventilation des statistiques est une opération nécessitant la présence préalable d’une variable distinguant les individus selon leur sexe », a-t-il déclaré.

De son côté, Koffi Marc Kouakou, statisticien principal sur les questions de genre à la Bad, a laissé entendre que « (son) institution promeut l’autonomisation économique des femmes en augmentant la gestion du savoir et en renforçant leurs compétences. En matière d’égalité des genres, ce sont des domaines prioritaires (piliers de la stratégie genre de la Bad) validés lors de grandes consultations avec les pays africains », a-t-il noté. Pour sa part, Ciré Lô, directeur de cabinet du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, a jugé ce projet de collecte de données important et salué la coopération entre Onu Femmes et ledit ministère. « Cette mobilité des statistiques va apporter plus de visibilité sur le chemin qui reste à parcourir », a-t-il apprécié, avant de dire que « les résultats qui sortiront de cet atelier seront une ressource importante pour tous ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Du 12 au 13 décembre 2017, sera tenu à l’Ucad 2 un symposium pour revisiter l’œuvre de Mama Diakhou Ba dans l’histoire religieuse de la Sénégambie.

La famille de Maba Diakhou Ba, en partenariat avec le département d’histoire de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) et le Projet Histoire générale du Sénégal, organise, les 12 et 13 décembre 2017, un symposium international et une exposition sur « la vie et l’œuvre de Maba Diakhou Ba ». Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, cette rencontre qui va se dérouler à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar va regrouper des chercheurs venus d’Afrique et d’Amérique du Nord. D’après le communiqué, « une importante délégation de la Gambie, pays où se trouve une partie de la famille de Maba, un propagateur de l’islam et résistant à la conquête coloniale française en Sénégambie », va assister à ce symposium.

En effet, dans le cadre du 150ème anniversaire du rappel à Dieu de Mama Diakhou Ba (1867), la famille veut revisiter l’histoire et l’œuvre de cet illustre disciple d’Elhadj Oumar Foutiyou Tall qui a longuement participé à l’expansion de l’Islam en Sénégambie. Lors de ce symposium dont le président d’honneur est le Professeur Iba Der Thiam, différents thèmes : « Maba : ses origines et le contexte », « les rapports entre Maba et les érudits sénégambiens », « les djihads de Maba : alliances, fortifications et stratégies militaires » ou « le Patrimoine culturel et immatériel de l’œuvre de Maba », seront abordés.

Aliou Ngamby NDIAYE

Avec le soutien des Etats-Unis d’Amérique, le Sénégal a mis sur pied un laboratoire national d’analyse des drogues. D’un coût de 275 millions de FCfa, cette infrastructure de dernière génération permettra de définir avec précision la nature des produits prohibés saisis.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, en compagnie de l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, a procédé hier à l’inauguration du laboratoire national d’analyse des drogues. Cette infrastructure de dernière génération, dotée d’équipements très modernes, permet à la police scientifique et technique d’analyser avec précision les produits suspects saisis. Ce joyau d’un coût de 275 millions de FCfa est réalisé grâce au soutien du Commandement américain pour l’Afrique (Africom) qui a facilité le financement et l’équipement, l’Agence américaine des douanes aux frontières et l’équipe de Ncis/ Force protection detachment.

« Nous remercions les Etats-Unis qui nous ont dotés de ce laboratoire de dernière génération. Il permet d’analyser tous les types de drogues saisis dans le cadre des enquêtes pour étayer ou réfuter des preuves. Après la visite du laboratoire, nous pouvons dire que la Police nationale est aujourd’hui bien dotée d’instruments qui lui permettent de mieux faire son travail », a dit le ministre de l’Intérieur. Selon Aly Ngouille Ndiaye, la circulation de la drogue est aujourd’hui une réalité dans le monde et dans notre pays. En témoignent les saisis notés tous les jours. Cette infrastructure est donc un soutien énorme de la part des Etats-Unis.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, S.E. Tulinabo Mushingi, a mentionné que depuis les années 2000, le Sénégal a progressivement saisi des quantités record de drogues, surtout sur l’axe Dakar-Bamako. Et conscient de sa position de carrefour, il a fait de la lutte contre la drogue une priorité et a criminalisé son trafic. « La lutte contre le trafic de drogue nécessite une mobilisation de toutes les forces de défense et de sécurité ainsi que de la Justice. Elle exige aussi des moyens adaptés et un renforcement de capacité permanent », a-t-il dit. Pour le diplomate, le trafic de drogue génère instabilité et criminalité organisée et constitue une menace transnationale. Par conséquent, a-t-il ajouté, une réponse concertée et cohérente est nécessaire en raison de l’augmentation inquiétante du trafic de drogue et des conséquences potentielles dans la région telles que le blanchiment d’argent, la corruption, la violence et même le financement du terrorisme.

Ndiol Maka SECK

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.