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Société & Faits divers (1556)

La société civile ouest-africaine a entamé la réflexion pour la création d’un parlement de la société civile regroupant les 16 pays. La question a été évoquée hier par le guinéen, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group. Sur l’affaire Khalifa Sall, il a demandé aux acteurs politiques sénégalais de privilégier la médiation.

Des organisations de la société civile de la sous-région ont entamé les réflexions pour la  mise en place d’un parlement de la société civile ouest-africaine. En conférence de presse hier à Dakar, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group et président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, a insisté sur la nécessité de rassembler la société civile africaine pour être plus opérationnel sur le champ des conflits, mais surtout dans le domaine de l’évaluation des risques et de la prévention des conflits. « A côté des organes que nous connaissons, il faut une démonstration de la volonté de la société civile africaine à s’impliquer dans la gestion des crises en Afrique. Nous n’avons pas moins de 9 millions de victimes des conflits en Afrique. Il appartient aux différentes plateformes des sociétés civiles des 15 Etats de la Cedeao plus la Mauritanie de voir ce qu’elles peuvent apporter dans la résolution et la prévention des conflits », a soutenu l’enseignant à l’université de Columbia au Etats-Unis. Selon l’universitaire, les mécanismes africains de régulation des conflits et les mécanismes traditionnels de règlement ont démontré que « nos sociétés sont tellement solides qu’elles peuvent se substituer à toutes autres formes de gestion de crise si et seulement si nous acceptons de puiser dans nos ressources naturelles, traditionnelles et dans nos forces sociales pour gérer les différends personnels, interpersonnels, intergroupes et même inter-Etats ».  

Privilégier la médiation dans l’affaire Khalifa Sall
Dr Condé a aussi dit être au Sénégal pour jouer les bons offices afin que la crise juridico-politique dans laquelle le pays est plongé depuis quelque temps soit dépassée. « La solution africaine est transfrontalière et universelle parce qu’elle est humaine. Elle ne s’impose pas de frontière juridique ou politique. Cela commence au sein de l’unité familiale, du voisinage, de la communauté etc.; ce qu’on appelle en sociologie politique, le contrôle social. Nous considérons que dans la sous-région, le Sénégal est un grand pays de solidarité, de croyance, de partage et d’accueil ; un carrefour de la société civile », a-t-il loué. « C’est pourquoi, a-t-il mentionné, en tant qu’africain, nous n’accepterons pas que cette image soit écornée. Lorsque nous avons appris l’arrestation du maire de Dakar que je ne connais pas personnellement, je me suis dit qu’il faut voir le rôle social de justice. Nous n’avons toutefois aucune intention de nous substituer à elle».
Pour le président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, aucun Etat n’est aujourd’hui épargné par la menace, « il est donc important que ce pays que nous considérons comme à l’abri de ces choses-là, comme étant un modèle de démocratie, sache que nous partageons ces valeurs de solidarité ».
Il a rappelé au personnel politique le rôle important de la médiation, de la conciliation et la réconciliation. « Autrefois, la vraie solution aux crises était la réconciliation. C’est le mécanisme africain traditionnel qui nous a permis de résister à toutes formes d’invasion et toutes formes de domination. Nous croyons que l’Afrique est capable de s’organiser et de s’entendre. Le droit est une chose, mais la médiation aussi en est une autre », a estimé Dr Condé.

Ndiol Maka SECK

La protection des journalistes garantit l’exercice de ce métier. Elle permet aux professionnels des médias d’assumer leur responsabilité dans le jeu démocratique, selon des experts de la question lors d’un séminaire de formation de trois jours à Dakar.

La liberté de la presse et la protection des journalistes ont été à l’ordre du jour d’un séminaire de formation de trois jours organisé par le Bureau régional multi-sectoriel de l’Unesco pour l’Afrique de l’ouest à Dakar (Sahel), le Centre d’information des Nations Unies (Cinu),  Article 19, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Hcdh) et l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Il est ressorti de cette formation l’intérêt de sensibiliser les forces de sécurité à plus de respect pour la presse, mais surtout à établir des rapports professionnels avec les médias. Citant le plan d’action des Nations Unies relatif à la sécurité des journalistes et à la question d’impunité qui a été approuvé en 2012, par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes onusiens, le représentant régional du Hcdh, Andréa Ori, a estimé que cette formation va contribuer au respect des droits de l’homme en général, à la liberté d’expression et à la sécurité des journalistes en particulier. «La sécurité des journalistes facilite la diffusion de l’information au sein de la société ». La démocratie et la stabilité politique sont des facteurs de l’exercice du métier de journalisme.

Cette formation a été aussi l’occasion pour M. Ori de rappeler les principes de base du journalisme, à savoir informer juste et vrai. Pour sa part, le directeur régional de l’Unesco, M. Gwang-Chol Chang, a fait savoir que ce programme de formation s’inscrit dans la continuité des activités déroulées par leur institution. Ces genres de mise à niveau ont été organisés en partenariat avec le Hcdh en Côte d’Ivoire, en Somalie, au Rwanda, au Mali et au Soudan du Sud, a-t-il rappelé. «Si les forces de sécurité souhaitent établir des rapports de confiance avec les citoyens, elles doivent connaître leurs accomplissements et leur travail au service de la population sénégalaise », a laissé entendre M. Chang.    

Ladite formation animée par le commandant Ian Lafrenière, expert canadien à l’Unesco, a porté sur le cadre législatif de la liberté d’expression et l’accès à l’information, les théories et notions de communication, les avantages du partenariat médiatique, les enjeux et stratégies de communication, entre autres. Le formateur a insisté sur la responsabilité des acteurs.

Tata SANE

L’archidiocèse de Pikine a été le lieu de présentation des Journées mondiales de la jeunesse que le département de Pikine abrite cette année qui est la 32ème édition. Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour l’église de lever le voile sur les motivations profondes de ces Jmj. 15 000 jeunes venus de 52 paroisses du pays sont attendus lors de ces rencontres.

C’est le Pape Jean-Paul II qui est à l’origine de ces Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) conçues pour d’abord pour donner la parole aux jeunes. Ceci, dans le but de leur permettre de pouvoir recentrer leur foi et leur vie sur la personne du Christ, pour qu’il devienne le point de référence constant, qu’il éclaire de sa lumière véritable les initiatives et les projets éducatifs destinés aux jeunes générations. C’est une occasion de responsabiliser les jeunes en créant un cadre à travers lequel ils pourront faire part de leurs préoccupations et formuler des propositions. Autrement dit, il sera question de chercher avec les jeunes des solutions à leurs problèmes.

Ces problèmes peuvent se poser en termes de besoins lés à l’éducation, au  chômage ou simplement de remèdes contre la délinquance. Les Jmj sont l’occasion de dire merci à Dieu, pour toutes les merveilles qu’Il a faites dans la vie de Marie et de partager cette joie et cette reconnaissance avec tous les croyants. Abbé Pascal a estimé que le thème « le Puissant fit pour moi des merveilles » est conçu comme un moyen de dialogue entre les jeunes et l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. La veille aura lieu à l’église Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine. C’est un moment privilégié pour les jeunes du doyenné (Niayes) de se rassembler autour de leur père-évêque pour la traditionnelle série de questions-réponses.

Abbé Pascal a rappelé qu’au fil des ans, les Jmj ont donné la preuve qu’elles ne sont des rites conventionnels mais des événements providentiels représentant pour les jeunes des occasions de professer et de proclamer leur foi au Christ, dans une joie grandissante. Ces rencontres leur donnent la possibilité de s’interroger mutuellement sur leurs aspirations les plus intimes, de faire l’expérience de la communion ecclésiale et de s’engager dans les tâches urgentes de la nouvelle évangélisation. Abbé Pascal considère que les Jmj constituent un lieu de rencontre avec d’autres jeunes avec lesquels « il est possible de partager la foi, l’espérance et la charité d’être un peuple racheté par le Père en son Fils et dans l’Esprit.

Président de l’association des imams de Pikine, El Hadj Malick Niang a appelé à faire en sorte qu’au-delà des slogans, qu’on aille plus loin dans le dialogue inter-confrérique. Il faut préciser que toutes les dispositions seront prises pour que la sécurité soit pleinement assurée lors des journées.

Abdou DIOP

En ce quatrième vendredi du temps de carême, notre chronique la Marche vers Pâque vous propose une réflexion sur la mi-carême. La mi-carême est une vieille tradition, issue du Moyen âge, qui permettait aux chrétiens de marquer une pause dans les privations et le jeûne qui accompagnent généralement la période du Carême. Elle avait lieu le troisième jeudi de Carême, vingtième jour, à compter du premier jour de Carême, le Mercredi des Cendres, en évitant de prendre en compte les dimanches et en rajoutant les trois premiers jours de la semaine. C’est année, c’est donc le 23 mars 2017. Il s’agit d’une « mi-temps » qui aboutit au « Dimanche Laetare », quatrième Dimanche de Carême. Une occasion de faire le point sur le chemin parcouru et les résolutions prises au début.

A la mi-carême, les chrétiens pouvaient manger à nouveau, après les festivités du mardi-gras, les œufs qui ne se conservent guère plus de 20 jours. Une belle occasion, à une époque où les réfrigérateurs n’avaient pas encore fait leur apparition, pour vider les réserves en « mangeant gras ». On imagine facilement la joie qui se lisait sur certains visages marqués par vingt jours de privation.

Au quatrième dimanche de la montée vers Pâques, célébré trois jours après, soit le 26 mars prochain, la liturgie est également marquée par une pause. Les vêtements aux autres ornements liturgiques sont au rose (là où il en existe encore). Le violet, couleur de pénitence, est rangé et mis de côté pour faire place à la couleur rose (mélange de violet et de blanc), couleur de l’aurore, plus apte à faire entrevoir la joie qui se prépare. Dans certains lieux de culte, on peut se remettre à jouer avec les instruments de musique dont l’usage est suspendu pendant le Carême.

L’Eglise « donne droit » alors à ses fidèles à une pause bien joyeuse pour leur permettre de se « rafraîchir » et de « souffler » avant d’entamer une seconde période des divers et rigoureux pénitences et sacrifices plus intense. C’est le « Dimanche Laetere ». En effet, le quatrième dimanche de Carême est ainsi traditionnellement désigné. Une dénomination qui évoque les premiers mots de l’antienne d’ouverte de la messe de ce jour : « Réjouissez-vous ». Eh oui, une pause festive et joyeuse en plein Carême.

Seulement, il ne s’agit pas d’une joie mondaine. Le motif de cette joie se trouve, certes, dans la célébration des fêtes pascales qui approchent. Pâques, la rencontre avec le Ressuscité n’est plus loin, c’est dans une vingtaine de jours. Mais la raison fondamentale de cette joie est surtout exprimée dans les textes de la liturgie du jour. A travers l’évangile de la guérison de l’aveugle de naissance (Jean 9, 1-41), Jésus se présente comme celui qui guérit l’homme de toutes ses cécités, pour lui offrir une nouvelle vision de la vie, de la famille, de sa relation avec les autres, de sa capacité à pardonner, de sa fragilité, de la maladie et la mort. Il l’invite à voir tout cela avec les yeux de Dieu! C’est la joie de la lumineuse rencontre avec le Jésus qui apporte sérénité, paix et salut.

Cette joie est donc celle de ceux qui cherchent Dieu de toutes leurs forces et veulent « imiter la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde ». Elle est engageante et lourde d’implications. Voilà ce qui fait dire à Saint Paul : « Jadis vous étiez ténèbres mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur; conduisons-vous en enfants de lumière; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité » (Éphésiens 5, 8-9). Cela me fait penser à la jeune fille aveugle dans le drame de Paul Claudel, « Le Père humilié », qui disait à un chrétien : «Vous qui voyez, qu’avez-vous fait de la lumière ?».

Enfin, cette joie est toute pure, toute belle et toute sainte, parce que purifiée par un véritable esprit de conversion et de pénitence. Dans l’oraison finale de la messe du quatrième Dimanche de Carême, le prêtre proclame : «Dieu qui éclaire tout homme venant dans ce monde, illumine nos cœurs par la clarté de ta grâce : afin que toutes nos pensées soient dignes de toi, et notre amour, de plus en plus sincère ».

Comment donc ne pas mettre à profit cette pause de la mi-carême pour faire un point rapide des résolutions de Carême. Où en sommes-nous dans notre marche vers Pâques ? Où en sommes-nous dans cette ouverture au don de la Parole et à l’autre comme don ?
Saint temps de Carème
à tous !

Par abbé Roger GOMIS

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

« Celui qui prend les armes s’éloigne de la vertu ». Ainsi, parlait Cheikhna Cheikh Saad Bou, la figure la plus illustre de la Khadriya dans la Sénégambie et en Mauritanie.

A l’initiative de l’association « Sadikhina Wa Sadikhate » et le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), un colloque international se tient depuis, hier, à Dakar dans le cadre de la célébration du centenaire de la disparition du saint homme sur : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bou (1848-1917) ».

Cette commémoration, selon le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad, offre aux spécialistes des sciences sociales, aux historiens en particulier, l’opportunité de revisiter cette période de rupture majeure dans l’histoire de la Sénégambie qu’est la fin du 19e et le début du 20e siècle marquée par l’accélération et l’achèvement de la conquête coloniale de l’Afrique. « Cheikhna Cheikh Saad Bou a apporté une des réponses les plus inédites à l’époque et qui reste aujourd’hui encore d’une remarquable actualité », a-t-il souligné. En effet, il a développé une opposition radicale au « jihad », non dans le principe mais au regard de la conjoncture, du contexte et des rapports de force. « Mais, le saint homme n’en a pas moins négocié le respect de l’autonomie religieuse des sociétés musulmanes face aux velléités d’immixtion intempestive de la colonie », a précisé le Pr Ibrahima Thioub.

Réflexion critique
A l’en croire la fameuse lettre du Cheikh à son frère Ma El Ainin, initiateur d’un «jihad» parti du Maroc, est un chef-d’œuvre de fidélité à la doctrine de la « Fadiliya » en matière de guerre sainte. Il y a construit un solide argumentaire adossé sur des références historiques précises dans l’expérience de l’Islam.

Pour sa part, le Pr Babacar Guèye, directeur de l’Enseignement supérieur, a souligné que ce colloque s’inscrit dans la logique d’un Islam tolérant, comme le prônent les confréries. « Nous sommes dans une période extrêmement trouble où plusieurs discours déviants sont faits au nom de l’Islam. Et cela s’accompagne avec de la violence. C’est donc une très bonne chose que les porteurs de la tradition rencontrent les universitaires. Ce dialogue ne peut être que fécond au profit de la paix et de l’amour entre les peuples », a-t-il estimé avant d’ajouter que « ce colloque participe aussi à l’animation scientifique, culturelle et religieuse des 100 ans du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bou et permet de porter le regard des sciences sociales sur la trajectoire d’un homme d’une si grande envergure ».

Selon lui, la première de ses vertus est la culture et l’amour de la paix au nom de l’humanité. « Il n’a eu de cesse, fidèle aux enseignements des maîtres, d’enseigner à ses contemporains que celui qui prend les armes, s’éloigne de la vertu », a appuyé le Pr Guèye. A son avis, aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri des formes multiples de violence, nourries par l’usage de plus en plus de technologies sophistiquées adossées à des idéologies d’exclusion et de stigmatisation. Et au cœur des conflits et des controverses, le religieux est instrumentalisé par des forces obscures qui mettent en danger le don de Dieu qu’est la vie.

L’utilité des confréries
« A cette tentation permanente de triomphe de la barbarie sur la civilisation, l’arme la plus efficace reste assurément l’éducation. En cela, les confréries religieuses restent un modèle à offrir à l’humanité. Le message des pères fondateurs, dont celui de Cheikhna Cheikh Saad Bou, n’a eu d’autre visée que de donner des repères sûrs à la jeunesse. Ce patrimoine moral est contenu dans des œuvres de haute qualité léguées par les lettrés musulmans et transmis de génération en génération », s’est félicité le Pr Babacar Guèye.

Chérif Mouhamdoul Mamoune Aïdara, petit-fils de Cheikhna Cheikh Saad Bou, a exprimé toute sa joie de se retrouver dans le cercle universitaire où le message de son grand-père est questionné sans aucune complaisance. « En 2007, quand mes disciples sont venus me dire qu’ils souhaitaient faire chaque année une ziarra au village, je leur ai dit que la première chose qu’on doit faire, c’est de profiter du centenaire du Cheikh pour organiser un colloque scientifique afin de mener une réflexion critique sur son message », a-t-il laissé entendre. Selon lui, Cheikhna Cheikh Saad Bou a toujours prôné l’Islam soufi, un Islam de paix et de tolérance. Il a même eu à libérer un prêtre français alors qu’il était sur le point d’être tué.

Ndiol Maka SECK

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento, qui a toujours lieu pendant la troisième semaine du carême, a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles venus des régions du Sénégal, mais également des pays limitrophes que sont la Gambie et la Guinée-Bissau.

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento ( région de Sédhiou) a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles. L’un des temps forts de ce rendez-vous religieux a été « la venue par le fleuve Casamance de la Vierge » accueillie par les évêques des régions de Ziguinchor et de Kolda, ainsi que le nonce apostolique avant d’être placée sur la stèle érigée à cet effet. « Comme Marie, faisons de nos familles un sanctuaire de prière et de communion » a été le thème développé par le nonce apostolique, Mgr Michael W. Banach, qui a rappelé que Marie est appelée, par l’église, « la reine de la famille ». Selon lui, il faut faire de chaque famille une église domestique et se comporter comme Marie qui a œuvré pour l’unité dans la famille mais surtout pour la paix.

La paix, un mot revenu dans toutes les allocutions. C’est parce que la paix est importante que le lieu saint a été baptisé « Sanctuaire marial Notre-Dame de la paix de Témento ». Selon l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, la paix doit être vécue dans les familles et les communautés, mais également dans les relations interpersonnelles et interconfessionnelles. La Casamance a besoin de cette paix qui est en train de revenir au grand bonheur des populations. Mais une fois qu’elle sera définitive, Mgr Bassène se demande s’il faut continuer à dire « le sanctuaire de la paix ou alors celui de la grâce ? De son point de vue, il faut maintenir la même appellation « car la paix n’est pas un mot, mais tout un comportement ».

Le gouverneur Habib Léon Ndiaye a, à l’occasion, délivré le message du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a toujours la même considération pour toutes les communautés religieuses. Il a sollicité les prières de l’église pour une paix définitive en Casamance. L’ampleur de ce pèlerinage interdiocésain a fait dire à certains que « Témento doit être compris dans le projet de modernisation des cités religieuses » initié par le président Macky Sall. Selon le gouverneur, les pouvoirs publics y réfléchissent.

Malamine KAMARA

Au terme des auditions et confrontations en instruction, les avocats du maire de Dakar, Khalifa Sall, vont déposer une demande de liberté provisoire.

Hier, entre 9 et 13 heures, au Palais de justice, le maire de Dakar était auditionné dans le bureau du juge d’instruction pour les besoins de confrontation. En acte 1, Ibrahima Touré (receveur-percepteur) a été confronté au directeur administratif et financier (Daf) de la mairie, Mbaye Touré et Mamadou Oumar Bocoum, ancien receveur-percepteur placé sous contrôle judiciaire. La deuxième confrontation a opposé Yaya Bodian (agent comptable) et Mbaye Touré avant que ce dernier ne soit confronté au maire Khalifa Ababacar Sall.

Me Elhadji Diouf, un des avocats, explique : « Nous venons d’assister à un film divisé en deux parties. La première partie, c’est Bamba Fall et la deuxième partie, c’est Khalifa Ababacar Sall, tous du Parti socialiste (Ps). Comme je l’ai dit dans ma plaidoirie devant la Chambre d’accusation, c’est la main de Dieu qui est intervenue comme celle de Maradona lors d’une phase finale de coupe du monde ». Selon l’avocat, l’appel contre une décision de refus de mise en liberté provisoire doit être jugé dans le mois de l’appel. « L’appel a été interjeté le 21 février, donc décision devait être rendue avant le 21 mars. Et ils ont statué le 23 mars, après l’expiration des délais fixés par le Code de procédure pénale en son article 187 », a dit Me Elhadj Diouf.

C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous avons demandé qu’on libère immédiatement Bamba Fall et Cie car la Chambre n’a pas statué dans le mois. « Les considérations de fonds importent peu dès lors que la loi est violée. Le juge a fixé la date du délibéré au 28 mars prochain alors que l’on n’aurait jamais dû dépasser la date du 21 mars », a dit Me Diouf qui, s’agissant de l’affaire Khalifa Sall, a aussi souligné que « la main de Dieu est intervenue parce que Mbaye Touré et Yaya Bodian ont dit que Khalifa Sall n’a jamais vu de documents et n’a jamais signé ». Selon lui, la confrontation a été bénéfique à Khalifa Sall.

Serigne Mansour Sy CISSE

Réunis en assemblée générale, les cheminots affiliés au Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail) dirigé par Mambaye Tounkara se sont démarqués de la position des deux autres organisations syndicales de Dakar-Bamako-Ferroviaire (Dbf) que sont le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail qui veulent engager un bras de fer avec les États sénégalais et malien accusés de laisser pourrir la situation de l’entreprise et de ses agents.

« Pour tenter de semer le flou dans la tête des cheminots, le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail ont déclaré que le Sutrail est représenté dans ce gotha de syndicalistes douteux. Il n’en est rien », a d’emblée noté Mambaye Tounkara. Selon le responsable de Sutrail, même si la transition de la résiliation de la concession de Transrail vers la mise en place du schéma institutionnel a connu un retard dans la mise à disposition par les deux États du Sénégal et du Mali des fonds chiffrés à 7,5 milliards de FCfa, il n’en demeure pas moins vrai que les salaires sont bien assurés par les gouvernements.

« Aussi, des efforts sont consentis dans la prise en charge sanitaire et les cotisations sociales », a-t-il ajouté. Malgré toutes ces satisfactions, Mambaye Tounkara reconnaît que « dans le décaissement des fonds d’appui, il y a des lenteurs, surtout du côté du Sénégal ». Selon lui, cette situation déteint sur la remise en état rapide de leur outil de travail au plan technique. « Il urge d’agir pour réparer des locomotives afin de disposer d’au moins 15 machines en bon état, de récupérer des wagons et de restaurer les parties critiques de la voie ferrée entre Tambacounda et Kidira », a-t-il dit avant de demander « une dotation des ateliers en outillages et pièces de rechange indispensables à l’entretien du matériel roulant ».

En syndicaliste averti, Mambaye Tounkara a demandé aux cheminots de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. « Au moment où certains maîtres chanteurs ruent dans les brancards, les gouvernements du Sénégal du Mali sont encore dans les délais de leur engagement », a-t-il précisé. Il a ensuite assuré que « le jour où Sutrail constatera que les États ne sont plus dans la dynamique de leur engagement, il sera le premier syndicat à dire aux travailleurs la vérité et à engager la lutte syndicale ». Mambaye Tounkara a invité les deux gouvernements malien et sénégalais à accélérer la mise à disposition des fonds pour aider à redonner à l’outil de travail un meilleur aspect.

Ayant hérité d’un lourd passif social légué par Transrail, la question sensible du paiement des indemnités de départ à la retraite de dizaines d’agents reste tout de même une situation pénible. « Nous attirons aussi l’attention des autorités sur cette lancinante question », a-t-il lancé.

Mbaye BA

Les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile ont été déplorés par le colonel Antoine Wardini. En visite à Kolda, le directeur du Service civique national est préoccupé par la dégradation des valeurs et le non-respect des symboles de la République.

Le colonel Antoine Wardini a déploré les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile. Selon le directeur du Service civique national, ces comportements traduisent une forte dégradation des valeurs qui fondent notre société. C’est pour inverser cette tendance négative qu’il est passé à Kolda dans le cadre de la mise en œuvre du processus de décentralisation de l’éducation civique. Il est revenu sur la mission dévolue au Service civique national : « éduquer, former et préparer des citoyens responsables, imbus de civisme, respectueux des symboles de la République et actifs dans les tâches de construction nationale ».

Selon le colonel Antoine Wardini, le ministre de tutelle a instruit le Service civique national de faire la promotion de ces valeurs de patriotisme dans tout le pays pour que les citoyens sénégalais s’en imprègnent. « Le président de la République, Macky Sall, soucieux de la paix, de la stabilité et de l’avenir radieux de ce pays, nous exhorte à former les Sénégalais pour les amener à mieux connaître leur pays, à l’aimer et à vénérer les symboles de la République », a souligné le colonel Wardini, qui n’a pas manqué de faire savoir que « l’éducation civique est aussi l’affaire de l’école, de la famille, des autorités religieuses, des journalistes, des autorités administratives, etc. ». Le directeur du Service civique national s’est également adressé aux jeunes tentés par l’émigration clandestine en leur demandant de « rester au Sénégal et de participer aux tâches construction nationale ». Ce point de vue est également partagé par la représentante des gouvernements scolaires de la région de Kolda, Fanta Baldé, qui a déploré, à son tour, le manque de civisme et de conscience citoyenne chez les jeunes. Elle a, salué la multiplicité des pistes dans la recherche des solutions face à ces problèmes.

Mamadou Aliou DIALLO

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » viennent de lancer un projet à caractère social pour les populations dénommé « Émergence sociale ». L’initiative a déjà enregistré plus de deux mille adhérents dont 500 inscrits pour la diaspora.

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » ont décidé de relever le défi pour faire face à la spéculation foncière entretenue par des promoteurs privés. Dans cette perspective, elles viennent de mettre esur pied le projet «Emergence sociale». Le but est d’offrir une solution alternative afin que chaque citoyen dispose d’une maison. La coopérative a tenu son assemblée générale en janvier dernier pour impulser un nouveau type projet d’habitat social.

Selon le président du Conseil d’administration de ladite structure, Alioune Badara Guèye, il va falloir revenir sur ce que faisaient la Sicap et la Sn hlm, à savoir les villas à moindre coût. Malgré la baisse des prix des loyer, certains propriétaires de maison en location ont opté pour le contournement de la loi. « L’habitat social doit être géré par les populations elles-mêmes », dit-il. Car, à l’en croire, malgré l’évolution de la vie, il est possible d’offrir aux populations des toits à des coûts peu élevés. « Nous avons l’appui de nombreuses personnes ressources, dont des partenaires techniques et financiers qui nous ont contactés de partout et qui ont promis de nous accompagner dans ce projet social », renseigne-t-il. Les victimes de l’ancienne coopérative « Agir Immo » optent pour un projet d’habitat différent de celui des promoteurs. « Ce projet est ouvert à toutes les bourses sociales et n’entend pas faire du bénéfice, encore moins du business », confie A.B. Guèye, soulignant qu’une mobilisation des populations est entreprise pour une souscription à ce projet. Le président d’« Émergence sociale » soutient que ce sont des logements de moindre coût mis à la disposition des populations surtout démunies, qui vont payer en fonction de leurs ressources. « Nous sommes prêts à mettre la main à la poche afin d’accompagner ce projet de cités « Émergence sociale » pour les populations», assure-t-il.

Cheikh M. COLY

L’Ong Enda Diapol a organisé, récemment, à Ziguinchor, un forum pour faire l’état des lieux de la situation des femmes dans les conflits et la construction de la paix en Sénégambie méridionale. C’était en collaboration avec ses partenaires, Afex et Tango, et avec le soutien financier de la coopération autrichienne de développement.

La rencontre a regroupé une cinquantaine de participants : les plateformes de femmes de la Guinée-Bissau, de la Gambie et de la Casamance (Sénégal), les autorités administratives, les maires et autres organisations locales des zones transfrontalières de l’espace sénégambien méridional. La réunion a ainsi permis, entre autres, d’identifier les difficultés vécues par les femmes lors des conflits dans des zones transfrontalières de la Sénégambie méridionale. Elle a été une occasion pour recenser et partager les expériences et initiatives (actions) des femmes dans la prévention des conflits et la construction de la paix dans les espaces transfrontaliers de la Sénégambie méridionale, au niveau micro et macro. Ce fut aussi une opportunité pour les participants de relever les contraintes à la participation des femmes aux processus nationaux et sous-régionaux de prévention des conflits et de construction de la paix.

L’organisation de ce forum s’inscrit dans le cadre des activités du projet d’appui à la promotion d’une approche transfrontalière et multi-acteurs de prévention des conflits et construction durable de la paix en Sénégambie méridionale. Ledit projet vise à renforcer les capacités de participation des acteurs non étatiques et la qualité de leur partenariat avec les autorités locales, dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des actions transfrontalières de paix et de sécurité en Sénégambie.

El Hadj Moussa SADIO

La canicule, le carême pour les chrétiens et le poids de l’âge n’ont pas empêché les ex-cheminots de réclamer leurs indemnités de départ à la retraite à Thiès.

« Nous ne sommes pas des mendiants, mais d’honnêtes citoyens qui ont servi leur pays à travers son chemin de fer pendant de longues années. Aujourd’hui, ayant atteint l’âge de la retraite, on nous a abandonnés sans ressource », a affirmé Cheikh Ahmed Tidiane Sow, le premier secrétaire général ayant dirigé le syndicat unique des travailleurs du rail. Selon lui, une soixantaine de retraités, sur une période allant de 5 à 14 mois, attend le paiement de leurs indemnités de départ à la retraite.

« Une pécule calculée en fonction du grade et de l’ancienneté de l’agent lui permet d’organiser sa vie de retraité en attendant de pouvoir toucher son allocation de retraite qui tourne au quart du salaire initial. Sachant que le retraité peut rester six mois avant de commencer à percevoir sa pension, la situation intenable que nous vivons coule de source », a-t-il expliqué. Rappelant que la dialectique de toute oppression est la résistance, Cheikh Ahmed Tidiane Sow a dit que « les cheminots retraités ne vont pas rester les bras croisés face à ceux qui veulent les enfoncer dans la paupérisation, la misère et la mort ».

« Il n’est pas question de laisser pourrir la situation jusqu’à tomber dans les travers constatés dans d’autres sociétés où les travailleurs trinquent depuis de nombreuses années sans voir la couleur de l’argent qui leur est dû », a-t-il conclu. Pour éviter l’escalade sur une question de justice sociale, Moïse Diouf, ex-responsable syndical à la retraite, a chargé Mambaye Tounkara, actuel secrétaire général de Sutrail, de demander une audience à Joseph Gabriel Sambou, gérant la période de transition à Dbf au Sénégal, pour échanger avec tous les anciens secrétaires généraux de syndicats cheminots sur la question afin de trouver une solution à ce problème social.

Mb. BA

La localité de Nguet, située dans la Commune de Dahra en plein cœur du Djolof, s’apprête à célébrer son gamou annuel. Placé sous le seau de la magnificence de la naissance du prophète Mouhamad (Psl), l’événement aura lieu le 18 mars 2017.

Le gamou de Nguet qui en est à sa 115ème édition, est un legs de Mame Gor Sané Niang, sur « recommandation de son cousin Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane », précise, dans un communiqué, Serigne El Hadji Ousmane Niang, porte-parole de la famille et chargé de l’organisation. Il explique que c’est « pour consolider les liens sacrés de parenté et de fraternité musulmane » que Nguet organise le gamou de Mame Gor Sané Niang, sous l’égide du khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, du khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mocktar, ainsi que tous les khalifes généraux du Sénégal.

Aujourd’hui, c’est Serigne Chaikh Faty Niang, actuel khalife, qui perpétue l’héritage de la famille de Mame Gor Sané Niang qui a initié ce gamou depuis 1902. En marge des activités religieuses, des journées de consultations médicales gratuites seront organisées. La mission médicale sera encadrée par le Pr Gallo Diop, assisté d’autres médecins. Des médicaments seront également distribués gratuitement aux patients de Nguet et localités environnantes. La 115ème édition du Gamou de Nguet sera l’occasion pour El Hadji Ousmane Niang, Ibn El Hadji Ousmane Niang, troisième Khalife de Gor Sané Niang, de procéder à la pause de la première pierre du poste de santé de Taïba El Hadji Ousmane Niang, à 9 kilomètres de Nguet.

Cette importante initiative du chef religieux est soutenue par de nombreux partenaires. « C’est dire que la prise en charge médicale et le développement social des populations restent une préoccupation de Serigne El Hadji Ousmane Niang », a souligné le communiqué. Bientôt, Taïba Niang aura donc son poste de santé.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a annoncé, dans un communiqué en date du 15 mars 2017, qu’il est résolu à appliquer de manière rigoureuse l’ensemble des dix mesures issues du Conseil interministériel du 09 février 2017 pour lutter contre l’insécurité routière et réduire significativement le nombre des accidents de la route.

Dans le cadre de la mise en œuvre immédiate des mesures issues du Conseil interministériel du 09 février 2017, le gouvernement a annoncé sa résolution ferme de les faire appliquer sans délai les dix décisions. Selon le communiqué de presse, il sera procédé, par les services compétents de l’État, à « l’immobilisation et à la mise en fourrière de tout véhicule en circulation dont le propriétaire n’a pas présenté son véhicule à la visite, sans motif valable, à l’expiration du délai de visite technique ». La mise en fourrière concernera aussi les véhicules dont « l’état de vétusté est tel que la circulation compromettrait gravement la sécurité des personnes ou des biens. A ce sujet, le gouvernement a décidé de « faire constater par un expert chargé des visites les réparations à effectuer » sur le véhicule mis en cause. En ce qui concerne les opérations de mutation de Dakar vers les régions pour les véhicules de transport public interurbain de voyageurs et de marchandises, elles sont suspendues à titre provisoire sur tout le territoire national.

Par ailleurs, « il est formellement interdit toute transformation de véhicule destiné au transport de marchandises (fourgons, fourgonnettes, camions, etc.) en véhicule de transports de passagers ». Le gouvernement bannit aussi « les transformations des véhicules d’origine destinées à augmenter les places assises pour les passagers ou à créer des porte-bagages supplémentaires ». Les surcharges de personnes et de bagages sont rangées dans la catégorie de mesures à « tolérance zéro » pour l’ensemble des véhicules.

30 ans minimum pour le transport en commun
L’âge des conducteurs n’a pas été oublié. Pour les véhicules de transport urbain de passagers taxis urbain, le conducteur doit être âgé au minimum de 25 ans. L’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire pour les conducteurs de véhicules de transport public interurbain de passagers et de marchandises est fixé à 30 ans.

Autres mesures, tous les véhicules motorisés à deux roues doivent se faire immatriculer gratuitement. Le port du casque devient obligatoire. ». Les infractions relatives « l’usage du téléphone au volant, au port de la ceinture de sécurité, à l’excès de vitesse, au respect de la signalisation horizontale et verticale » se verront « appliquées rigoureusement dispositions du Code de la route ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le khalife général des tidjanes rappelé à Dieu hier fut un homme multidimensionnel. Mystique, intellectuel, politique et homme d’affaires avisé, il aura été un grand médiateur. Celui dont la dernière mission a été de réconcilier la famille d’El Hadj Malick Sy à son accession au khalifat.

C’est une triste nouvelle qui s’est abattue sur la communauté des musulmans avec le rappel à Dieu du khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidjane Sy « Al Makhtoum ». Un puits de science s’en est allé rejoindre ses illustres prédécesseurs qui ont dirigé avec brio la tarikha tidjane. Homme au savoir encyclopédique, éducateur hors pair, prédicateur atypique, Cheikh Ahmed Tidjane Sy « Al Makhtoum » a marqué des générations de croyants par ses brillantes conférences tenues aux quatre coins du Sénégal, sa grande capacité à appréhender des concepts philosophiques, économiques, ou sociales et à les passer au filtre des enseignements islamiques.

Grand mystique, au point d’être surnommé « Al Makhtoum » qui signifie « le mystique », Cheikh Tidjane Sy était un don de Dieu pour la confrérie tidjane fondée par son homonyme Ahmad At-Tidjani.

Né à Saint-Louis, il a ébloui très tôt ses maîtres coraniques, Serigne Saybatou Fall et Serigne Alioune Guèye, par son érudition et sa dimension intellectuelle. Plus tard, il sera confié à son oncle paternel, El Hadji Abdoul Aziz Sy «Dabakh» qui va parfaire son enseignement en lui donnant, notamment, des leçons de diction. A 14 ans, Serigne Cheikh avait bouclé les cycles primaire et moyen des études islamiques et publie, à 16 ans, son premier livre : « Les vices des marabouts ». Un de ses nombreux livres. Il publiera plus tard « L’inconnu de la nation sénégalaise : El Hadji Malick Sy ».

Marabout intellectuel
Le fils de Serigne Babacar Sy et de Sokhna Astou Kane justifie ainsi son surnom de « marabout intellectuel ». Sa précocité intellectuelle lui permet de jouer un rôle important auprès de son père qui lui avait confié son secrétariat. Cette complicité avec Serigne Babacar Sy avait poussé ce dernier, pendant les dernières années de son khalifat, à lui confier l’animation du « Gamou ». D’ailleurs, dans sa formation spirituelle, Serigne Cheikh revendique une fidélité sans faille aux enseignements de son père qu’il prend pour « seul et unique maître spirituel ».

Mystique, intellectuel et politique, Cheikh Tidiane Sy était aussi un homme d’affaires avisé. Producteur d’arachides dans le Saloum, il s’est ensuite intéressé à l’industrie (huilerie et tomate) avant de devenir actionnaire majoritaire dans l’unique cimenterie du pays à l’époque, la Sococim.

Serigne Cheikh qui a soufflé ses 91 bougies le jeudi 29 décembre 2016, aimait les retraites spirituelles. Depuis son accession au Khalifa en 2012, il n’est pas apparu au grand public, préférant transmettre ses directives à Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amin » qui administrait la tarikha au quotidien. La famille d’El Hadj Malick Sy a retrouvé son unité sous son magistère et le « gamou » était désormais célébré à l’unisson sous la conduite de son jeune frère « Al Amin ». Il faut croire que c’était sa dernière mission. Ceux qui le connaissent soutiennent avec force conviction que « Serigne Cheikh a hérité du secret de la Tarikha dès sa naissance, mais il ne pouvait aller à contre-courant de la tradition qui veut que le plus âgé soit nommé Khalife »

Sidy DIOP

Un fin connaisseur du Livre Saint
Le khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Makhtoum » n’est plus. Il a été rappelé à Dieu et enterré, hier, à Tivaouane, plongeant la communauté musulmane en général et celle tidiane en particulier dans l’émoi. Sonmagistère aura duré près de 5 ans. Le désormais guide suprême des Tidianes n’a cessé d’inviter les musulmans à l’orthodoxie dans leur pratique quotidienne de la religion. Serigne Cheikh Tidiane Sy, connu sous le diminutif de Serigne Cheikh entrait dans sa 92è année. Il est né en 1925. Il avait une très grande maîtrise du Coran.

Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy avait une très grande connaissance de l’Islam et du monde musulman. Il a, en effet, beaucoup voyagé et a même été ambassadeur. Par ses connaissances immenses, il est « une source d’enseignements où l’on puise en vertus qui sont le fruit d’une vie de dévotions », écrivait mon doyen Aliou Amath.

Adepte de l’ascétisme, il s’est éloigné, depuis quelques années de tous ou presque. C’est pourquoi ses prêches remplis de métaphores et d’anectodes tant courus ont terriblement manqué aux fidèles. Lors des gamous, c’est la bousculade pour se faire une place aux champs de courses afin de l’écouter. Partisan du dialogue et de la « diplomatie des petits pas et des petites phrases », « Al Makhtoum » est un intellectuel averti qui maîtrise plusieurs langues. Généreux, il l’était puisqu’il avait le plaisir de partager son savoir. Ce qui est la marque des grands hommes. Patriote, il a laissé un enseignement aux Sénégalais : « Au-delà des conditions sociales, des confessions et des convictions qu’il convient d’assumer intelligemment, le Sénégal est un tout, indivisible et sera ce que nous en ferons tous ».

Lors de la dernière commémoration de la nuit du Prophète Mouhammed (Psl) à Tivaouane, l’ex-Khalife, à travers son porte-parole, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, a invité les fidèles à rester dans l’orthodoxie de la pratique religieuse islamique conformément aux enseignements de Seydi El Hadji Malick Sy. Pour lui, c’est la « voie du salut dans ce bas monde ». Le Soleil présente ses vives condoléances à la Ummah et à toute la famille. Que la Terre lui soit légère. Amen !

D. MANE

Une session de formation sur la lutte contre la cybercriminalité à travers des « preuves numériques » s’est ouverte hier à Dakar. Elle est organisée à l’intention des juges et procureurs des pays francophones et lusophones de la région ouest-africaine.

Une session de formation sur la lutte contre la cybercriminalité à travers des « preuves numériques » s’est ouverte hier à Dakar. Elle est organisée à l’intention des juges et procureurs des pays francophones et lusophones de la région ouest-africaine par Glacy (Action globale sur la cybercriminalité) dont l’objectif est de renforcer les capacités des États afin qu’ils se conformer à la législation sur la cybercriminalité et la preuve électronique. Cela leur permettra d’améliorer leurs capacités en vue d’une coopération internationale plus efficace dans ce domaine.

Au cours de cette session de formation, trois objectifs sont spécifiquement visés. Il s’agit de promouvoir des politiques et stratégies cohérentes relatives à la cybercriminalité et à la cybersécurité, de veiller au renforcement de la capacité des autorités de police appelées à enquêter sur les affaires de cybercriminalité et de participer à une coopération efficace entre les forces de police ainsi qu’avec les unités de lutte contre la cybercriminalité en Europe et d’autres régions du monde. Aussi les organisateurs veulent-ils permettre aux autorités judiciaires d’appliquer la législation dans les affaires de cybercriminalité en se fondant sur des preuves électroniques.

«C’est dans le cadre du dernier objectif cité que cette activité régionale est organisée », a dit Manuel de Almeida Pereira, Manager de Glacy. Ce cours prendra la forme d’une formation des formateurs à la base et sera dispensé par des fonctionnaires sénégalais déjà formés par le Conseil de l’Europe. Les formateurs nationaux vont à leur tour diffuser leurs connaissances dans d’autres pays de la région ouest-africaine.

Selon le secrétaire général du ministère de la Justice, Alioune Ndiaye, le Sénégal est toujours à l’avant-garde de la lutte contre la cybercriminalité et que sa récente adhésion à la Convention de Budapest est un signe clair de cet engagement.

Une menace pour la paix et la sécurité
« Le Sénégal prend à bras le corps ce nouveau phénomène ayant trait à la cybercriminalité. A cet égard, des références normatives ont été mises en place pour faire face à ce phénomène qui peut s’avérer très destructeur », a-t-il dit. Aioune Ndiaye a aussi informé que « l’engagement du Sénégal à combattre ce nouveau phénomène a abouti à la mise en place de plusieurs entités dédiées à la lutte contre la cybercriminalité ».

Après avoir souligné que « la cybercriminalité est une menace grandissante pour la paix et la sécurité du monde », la représentante de l’Onudc, Chantal Lacroix, a constaté, pour le déplorer, « le développement grandissant de ce phénomène » et en a appelé à « une approche beaucoup plus souple ». Aussi a-t-elle réitéré la disponibilité de sa structure à accompagner «les États africains dans la mise en œuvre de mécanismes allant dans le sens de lutter farouchement contre la cybercriminalité ».

Quant au représentant de la Cedeao, Raphael Koffi, il a plaidé pour « une Afrique de l’Ouest sans frontières qui favorise un développement sans entrave ». Selon lui, les technologies de l’information et de la communication (Tic) constituent un enjeu déterminant dans la réunification des différentes entités ouest-africaines. Son souhait d’une « collaboration internationale dans un espace plus sécurisé » passe par « l’harmonisation des connaissances et des législations ». Ce qu’a partagé Clemas Schrotter, chef du secteur gouvernance économique. Il a invité les organisations internationales à une harmonisation et une synergie des efforts dans la lutte contre la cybercriminalité ».

Oumar BA

Suite au saccage du commissariat de Kolda et du domicile du commissaire, le Bureau des relations publiques de la police nationale a apporté des précisions à travers un communique de presse. Selon le document, les incidents sont consécutifs à une opération de sécurisation au cours de laquelle un conducteur de moto « Jakarta » a forcé le barrage avant de tomber dans le ravin d’un pont.

Hier matin, vers les coups de 10 heures, à Kolda, « un groupe de conducteurs de moto Jakarta a attaqué et vandalisé le commissariat de Kolda avant de se rendre au domicile du commissaire qu’ils ont détruit entièrement. Ils n’ont rien laissé sur leur passage. Même les locaux du Trésor public ont été saccagés », annonce un communiqué de la police. Revenant sur ces incidents, le Bureau des relations publiques de la police nationale a rappelé que « le lundi 13 mars 2017, lors d’une opération de sécurisation, un accident corporel impliquant un conducteur de moto Jakarta avec à son bord une cliente s’est produit au pont de Sinthiang Idrissa. Un des agents de police en service a sommé le conducteur de moto Jakarta de s’arrêter aux fins de vérification. Ce dernier a tout simplement refusé d’obtempérer et forcé le barrage de contrôle. Mieux, il a appuyé sur l’accélérateur et a voulu percuter volontairement l’agent de police. Ce dernier a préféré lui céder le passage ». Toujours, selon le communiqué, « roulant à vive allure, le conducteur a perdu le contrôle de sa moto et a pris le trottoir avant qu’il ne tombe dans le ravin dudit pont. Secourus par les sapeurs-pompiers, le conducteur et son client sont évacués à l’hôpital de Kolda. Ils souffriraient de fractures du fémur ». Les deux occupants de la moto ont été identifiés comme étant le conducteur Boubacar Balde, âgé de 18 ans, mécanicien domicilié à Saré Kémo et sa passagère Ousseynatou Diallo, née en 1989 à Dianamalary et domiciliée à Sinthiang Tountouroung.

Selon la police, au « moment de procéder au constat, les éléments ont été pris d’assaut avec des jets de pierre par des conducteurs de motos Jakarta. Ainsi, ils ont manifesté en brûlant des pneus en bloquant la circulation routière. Appuyés par le détachement du Gmi de Kolda, les différentes foules ont été dispersées et l’ordre rétabli. Le Gmi de Kolda et l’armée sont parvenus à rétablir le calme dans la ville. La police nationale tient à rassurer les populations qu’elle veille nuit et jour sur leur sécurité et leurs biens, mission dont elle s’acquitte avec abnégation et total engagement ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le «Ndéyi Diambour» Alia Dior Badou Guèye a été installé samedi dernier au Pinthie de Santhiaba sis à la Médina. Au cours de la cérémonie, le Grand Serigne de Dakar, El hadji Abdoulaye Makhtar Diop, a souligné que la tradition lébou n’est pas à dissocier de l’islam. « Nous devons préserver ce legs de nos aïeuls ; c’est l’État français qui a dit que la communauté lébou est une République avant de copier sur nous », a déclaré le chef supérieur de la communauté lébou. S’adressant au «Ndèyi Diambour» Badou Guèye qui se félicite de la marque de confiance, Serigne Ndakaru lui a réaffirmé son droit de regard sur tout ce qui se passe dans la communauté lébou. L’imam de la grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, a précisé que cette cérémonie s’inscrit dans la préservation de la culture lébou. A l’en croire, il faut comprendre son passé avant de vivre le présent. Il a aussi loué l’humilité du nouveau «Ndéyi Diambour» dont la mission est de discuter des questions sociales. La communauté lébou compte un total de 12 Pinthie et 36 «Ndèyi Diambour» dont l’équivalent est le président de l’Assemblée nationale.

Serigne Mansour Sy CISSE

La communauté chiite célèbre la journée de la femme musulmane le 19 mars prochain. Une journée placée sous le signe de l’engagement et du rôle joué par Fatima Zahra pour un «islam qui promeut les droits de la femme ». L’Institut Mozdahir International est de plain pied dans les préparatifs de la journée de la femme musulmane. Selon le responsable des affaires religieuses de l’Institut, Alioune Badiane, cette journée « éminemment religieuse sera l’occasion de célébrer la venue au monde de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (Psl) ». A travers cette célébration, la communauté chiite du Sénégal entend magnifier la femme.

A cet effet, le rôle et l’engagement de Fatima Zahra dans l’islam, sa personnalité, mais surtout les leçons qu’on peut tirer de ses actions pour travailler dans le sens de l’épanouissement de l’homme, seront cités en exemple. «Il ne peut pas y avoir de développement matériel et spirituel sans la femme », a souligné M. Badiane. Aussi a-t-il précisé que Fatima est le « complément de son père, le Prophète Mohamed (Psl) ». Pour ces raisons, a-t-il dit, les chiites veulent faire revivre les enseignements et la vie de cette «femme unique » pour voir comment on peut s’inspirer d’elle pour régler les problèmes que l’on rencontre tous les jours dans le monde et la culture musulmans où les droits des femmes sont bafoués partout au nom de l’islam.

Par conséquent, M. Badiane estime qu’elles doivent retourner aux enseignements originels de l’islam pour y tirer les sources de la force nécessaire afin de mener ce combat. Pour ce faire, elles doivent étudier et s’approprier les enseignements de l’islam pour revendiquer leurs droits au nom de l’islam afin d’éviter de tomber dans le piège. «L’islam ne fait pas de discrimination entre l’homme et la femme dans leur cheminement vers Allah », a laissé entendre Alioune Badiane. En prélude à cet événement, l’installation du gouvernement scolaire aura lieu la veille au complexe islamique « Al Hassanayni de Daroukhane » de Guèdiawaye, en face du poste de police de Wakhinane Nimzatt.

Tata SANE

Pour sa deuxième phase qui va démarrer au mois d’août prochain, le Programme d’urgence de développement communautaire va bénéficier d’une enveloppe de 300 milliards de FCfa avec une contribution de 60 milliards de FCfa de la Chine. Cette annonce a été faite, hier, par le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, lors de l’atelier régional sur la capitalisation du Pudc.

Après une première phase assez concluante, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) s’apprête à franchir un nouveau cap. Et l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens. En effet, pour la mise en œuvre de la deuxième phase qui va commencer au mois d’août prochain, le gouvernement va mettre sur la table une enveloppe de 300 milliards de FCfa dont 60 milliards d’apport de la Chine. Le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, qui présidait, hier, l’atelier régional de capitalisation sur le Pudc, l’a annoncé. « Ce programme est un modèle de coopération entre le Pnud et le Sénégal, mais aussi un exemple de mobilisation de ressources internes pour financer notre développement. L’Etat du Sénégal a, en effet, financé la première phase, sur fonds propres, pour un montant de près de 120 milliards de FCfa. Le gouvernement compte maintenir ses efforts dans la deuxième phase du Programme qui se verra allouer un budget de près de 300 milliards de FCfa », a-t-il déclaré devant un parterre de personnalités venues de 18 pays d’Afrique. Cette rencontre se veut un cadre d’échanges et de partage sur l’expérience sénégalaise du Pudc présentée aujourd’hui comme un modèle de réussite pour un développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le Premier ministre a rappelé que le chef de l’Etat Macky Sall est le principal concepteur de ce programme de développement rural qu’il a qualifié de « novateur tant dans sa conception que dans sa mise en œuvre ». « Après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour visiter les territoires les plus enclavés du Sénégal, le président de la République a mesuré, à sa juste valeur, l’impératif de la mise en œuvre d’une stratégie de développement, qui puisse apporter des changements substantiels, des bonds qualitatifs, dans les conditions de vie de mes compatriotes », a-t-il expliqué, rappelant ainsi le contexte de mise en œuvre du Pudc.  Selon lui, face à la profondeur des inégalités et des disparités de divers ordres entre le milieu urbain et le monde rural, Macky Sall a décidé, avec l’accompagnement du Pnud dont l’expertise et le dynamisme sont reconnus de tous, d’élaborer et de mettre en œuvre le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).  

Célérité et efficacité
Pudc atelierLe chef du gouvernement a mis l’accent sur la vocation fondamentale du Pudc qui est de répondre, dans la célérité et l’efficacité, aux besoins vitaux des territoires ruraux, dans un souci d’équité et de justice sociale. « Le Pudc vise à favoriser l’accès de ces populations aux services sociaux de base, à travers la mise en place d’infrastructures socioéconomiques. Il s’inscrit ainsi dans la dynamique d’améliorer significativement leurs conditions de vie et de promouvoir l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leurs terroirs qui, par ailleurs, regorgent d’énormes potentialités indispensables à l’émergence du Sénégal », a ajouté le Premier ministre.

Il a rappelé qu’à terme, le Pudc permettra de densifier considérablement le réseau de routes non revêtues, de construire et de réhabiliter plus de 3.000 km de pistes rurales, d’installer et de réhabiliter plus de 238 forages et 161 châteaux d’eau, d’électrifier plus de 420 villages et de mettre à la disposition des femmes rurales plus de 5.064 équipements ruraux, notamment des décortiqueuses et des batteuses. Le Premier ministre a indiqué, qu’en même temps, ce programme veillera au renforcement des capacités des groupements professionnels et autres acteurs locaux, en entreprenariat rural, à la relance de la productivité des populations rurales, à la valorisation de la production agricole, à la sensibilisation et à la protection de l’environnement. De même, le Programme se consacre également à la facilitation de l’accès aux services financiers et à la mise en place d’un système de suivi-évaluation géo-référencé à même de renseigner sur les performances qui seront enregistrées.

Evaluation des impacts
Le chef du gouvernement a magnifié « la clarté de la vision et la pertinence de la coordination qui ont permis d’obtenir des résultats probants qui nous confortent dans la conviction que nous détenons, avec le Pudc, un modèle performant de promotion du monde rural, indispensable à notre quête d’émergence ».

Il pense que cet atelier sur la capitalisation du Pudc permettra d’échanger sur la durabilité de ce programme et la nécessité de mobiliser des ressources additionnelles par le biais de nouveaux partenariats. M. Dionne a, par ailleurs, assuré que le gouvernement, sur instruction du chef de l’Etat, mènera une évaluation participative des impacts de la première phase de mise en œuvre du Pudc. Il estime qu’il est également crucial d’étudier les modalités d'allègement des volets d’intervention du Pnud et de redéfinir le périmètre des champs d’actions cibles ou la trousse d’actions communautaires s’agissant de la nouvelle étape du Pudc. Le Premier ministre a aussi soutenu que les questions de gouvernance du programme devront être approfondies, en vue d’explorer les possibilités de transférer progressivement la gestion du Pudc à l’Administration sénégalaise, dans des conditions de délivrance optimale de résultats.

Mouhammad Boun Abdallah Dionne : « La dialectique de l’inclusion traverse l’action politique du président Macky Sall »
PM Dionne« Toute l’action politique du président Macky Sall est traversée par la dialectique de l’inclusion ». C’est ainsi que le Premier ministre a qualifiée la politique que mène le chef de l’Etat. Cette inclusion est d’ordre social, économique et politique. Sur le plan social, cette dialectique transparaît dans des programmes comme la Couverture maladie universelle, les Bourses de sécurité familiale qui mobilisent, chaque année, 30 milliards de FCfa du budget national. Sur le plan économique, cette approche se manifeste à travers le Pse et ses déclinaisons notamment le Pracas. « Le président de la République ne veut pas d’un Sénégal riche uniquement par un nombre très peu de ses fils. C’est pourquoi, il a opté pour l’inclusion économique à travers l’agriculture. Avec le Pracas, on est en train de dérouler le programme de mécanisation en milieu rural, de renforcer les capacités productives en milieu rural », a déclaré Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Quant à l’inclusion politique, elle se révèle à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui a consacré la communalisation intégrale. Tout cela fait dire au Premier ministre, que le président Macky Sall c’est « l’homme de la dialectique de l’inclusion ». « Pendant sa longue période de préparation, en deux ans, il a fait 80.000 km à l’intérieur du pays c’est-à-dire deux fois le tour du Sénégal. Cela lui a permis de mettre un visage sur la pauvreté. C’est ce qui a fait naître un programme comme le Pudc », a-t-il ajouté.

Etat-Pnud : Un partenariat inédit au service du développement d’urgence
Quand le Pudc fut officiellement lancé et son exécution confiée au Pnud, il n’a pas manqué de gens pour fustiger la mise à l’écart de l’administration sénégalaise. Dix-huit mois plus tard, les performances réalisées de ce programme semblent donner raison au gouvernement du président Macky Sall. Pour un partenariat inédit, ce fut un coup de maître. Dans un contexte d’urgence où il fallait agir vite pour répondre aux besoins concrets des populations, le recours au Pnud qui est un partenaire historique du Sénégal qu’il a accompagné dans la formulation de nombre de ses programmes de développement, s’imposait. C’est ce qu’a laissé entendre le Premier ministre. « Quand le chef de l’Etat a pensé et conçu le Pudc, il fallait trouver l’accélérateur pour développer tout cela. Il est allé chercher la meilleure agence du Système des Nations Unies en développement durable et inclusif : le Pnud », a-t-il déclaré.

Mouhammad Boun Abdallah Dionne reconnaît que toute externalisation du budget de l’Etat peut rencontrer de la résistance de l’administration, mais que face à l’urgence, il faut accepter ce principe. « Des ministères ont dû accepter qu’on coupe leurs budgets pour l’externaliser. Certes, ils ont des capacités pour faire des réalisations que le Pudc a faites, mais peut-être qu’ils n’ont pas toutes les capacités pour les réaliser dans un temps record. Il fallait donc prendre du budget un montant et le donner à une agence d’exécution. Mais ce qui est important, c’est qu’à côté de la Direction nationale du projet, le président a mis en place un Secrétariat d’Etat qui suit les indicateurs de performance dans le contrat signé avec le Pnud. N’ayez donc pas peur, vous pouvez externaliser et avoir des résultats concrets », a-t-il lancé devant la forte assistance présente à cet atelier régional de capitalisation sur le Pudc. Le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique, Abdoulaye Mar Dièye a exprimé la reconnaissance et la fierté de son institution d’avoir été choisie comme partenaire dans l’exécution du Pudc. Il a rappelé que l’accompagnement du Pnud a porté sur la mise en place d’un système de gestion basée sur les procédures d’urgence, tout en respectant religieusement l’impératif de transparence, d’efficience et d’efficacité. Par ailleurs, a-t-il ajouté, « le réseautage du Pnud à l’échelle mondiale a facilité les échanges d’expériences et le partage de connaissances ainsi que les achats avec de bons rapports qualité/prix à l’international ». Quant à Fatou Bintou Djibo, Représentante-résidente du Pnud et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, elle a déclaré que le type de partenariat qui lie le Sénégal et le Pnud est « exemplaire » en ce sens qu’il permet d’accompagner les pays dans leur vision tout en privilégiant la cohérence dans l’action des partenaires ».

Abdoulaye Mar Dièye, directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique : « Les performances du Pudc forcent l’admiration »
Abdoulaye Mar Dièye PnudEn dix-huit mois, le Pudc a tracé des centaines de km de pistes, creusé des centaines de forages, éclairé des milliers de foyers et distribué des milliers d’équipements agricoles et post-récoltes. De telles performances faites dans des « temps records et sans hiatus », forcent l’admiration, selon Abdoulaye Mar Dièye. « Admiration parce que cette expérience est inédite, parce que les produits livrés sont de haute facture et les impacts socioéconomiques s’annoncent durables », a dit le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique. A l’en croire, l’expérience du Pudc est une illustration éloquente que le développement est « un marathon qu’il faut courir avec le mental d’un sprinter et un esprit d’innovation ».

Estimant que ce programme a fait ses preuves, M. Dièye a invité à le labéliser. Car, pense-t-il, dans un contexte d’un continent africain où tout est urgence (pauvreté endémique malgré les fortes croissances économiques, creusement des inégalités entre milieu urbain et milieu rural, déficit chronique d’infrastructures dans les zones rurales et dans les zones périphériques et frontalières…), « seules des actions d’urgence inscrites dans une perspective de développement à long terme peuvent nous permettre de vaincre la tyrannie de l’urgence ». Et la philosophie et l’ingéniosité du Pudc, souligne M. Dièye, sont à même de résoudre, d’une part, les problèmes quotidiens et pressants des populations, d’améliorer leurs conditions de vie et, d’autre part, de les positionner comme des acteurs actifs du développement de leur milieu et de contribuer à la transformation structurelle de l’économie. Ce qui le fonde à dire que « le Pudc est un vecteur parfait de promotion, d’accélération et de sécurisation du développement durable, inclusif, gage d’une paix sociale ».

Par ailleurs, le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique affirme que le Pudc est une voie expresse pour la réalisation des Odd de l’Agenda 2030 qui, a-t-il rappelé, est en forte congruence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi qu’avec les cinq domaines prioritaires « Top 5 » de la Bad. C’est en cela que réside, a-t-il noté, « la puissance transformationnelle d’un tel programme ».

Fatou Bintou Djibo, Représentante-résidente du Pnud : « Le modèle du Pudc change le paradigme du développement à la base »
Au regard de la philosophie qui la sous-tend à savoir « rétablir la justice sociale à travers un développement territorial équilibré, inclusif et endogène », le Pudc, aux yeux de Mme Djibo, est « un modèle innovant qui change le paradigme du développement à la base ». Elle a émis le souhait que cette rencontre de Dakar soit le point de départ du processus qui va permettre à l’Afrique de revisiter son schéma de développement afin de prendre sa destinée en main dans sa marche vers l’émergence. En effet, selon Mme Djibo, l’Afrique ne peut se développer en laissant en rade plus de 50 % de sa population sans le minimum vital : accès à l’eau potable, à l’énergie, à la santé, à la sécurité alimentaire, à l’éducation. Or, a-t-elle signifié, le Pudc, en offrant un paquet de services intégrés, est une réponse à ces défis, un levier de promotion de l’économie locale et un facteur de création d’opportunités pour les femmes et les jeunes. Selon elle, en 18 mois de mise en œuvre, le Pudc suscite l’espoir des populations à travers tout le Sénégal. « Le Pudc est en marche au Sénégal et le Sénégal est en marche vers l’émergence », a-t-elle conclu.

Bilan du Pudc : Un taux d’exécution satisfaisant
Forage PudcLancé en juillet 2015, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) enregistre un taux d’exécution satisfaisant dans ses différentes composantes : pistes rurales, hydraulique rurale, électrification rurale et équipements de transformation agricole et post-récolte. Le rapport annuel janvier-décembre 2016 permet d’avoir un aperçu synoptique des réalisations.

Moins de deux ans après son lancement officiel par le chef de l’Etat, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dont l’exécution est confiée au Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), affiche un bilan satisfaisant. Dans ses différentes composantes, des réalisations concrètes ont été notées.
Ainsi, pour le volet Pistes rurales, le programme a planifié les activités en 3 séries de travaux. Concernant les séries 1 et 2, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation. Le linéaire de 115,5 Km restant est intégré dans la série 3 dont les travaux démarrent cette année.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service dans les régions de Matam (08), Louga (11), Tambacounda (17), Kédougou (23), Diourbel (04), Fatick (03), Kaolack (07) et Kaffrine (02) et permettent l’alimentation en eau de 337 villages totalisant une population de plus de 163.283 personnes. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346 correspondant à 53 % ; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. Pour valoriser davantage les forages réalisés et développer l’économie rurale, le Pudc a mis en place une stratégie de promotion des chaînes de valeurs qui vise à réaliser des périmètres maraîchers autour des forages et à accompagner les filières porteuses. Ainsi, 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement.

628 emplois durables et 4.400 emplois temporaires
Pour le volet Electrification rurale, les objectifs totaux de réalisation sont de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), l’installation des branchements intérieurs au profit de 20.800 ménages et l’alimentation de plusieurs structures socioéconomiques (100 infrastructures de santé, 155 établissements scolaires, 400 micro et petites entreprises rurales : moulins, tailleurs, menuisiers, campements, cordonnerie, vulgarisateurs, atelier électricien). Les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. L’appel d’offres pour les travaux des installations intérieures de 20.800 ménages dans les villages électrifiés est finalisé et sera publié cette année.

Pour le volet Equipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. La mise en place est en cours avec 1.562 équipements post-récolte déjà déployés dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Thiès, Diourbel, Louga, Saint Louis, Matam. Le reliquat des équipements est en cours de production avec un état d’avancement de 80 %. Pour la gestion et la maintenance des équipements, 1.208 comités de gestion ont été mis en place. Dans les localités où le déploiement a été déjà effectué, les comités sont fonctionnels. Les membres desdits comités, les conducteurs et meuniers ont reçu des formations sur l’utilisation des équipements, la Gestion administrative et financière (Gaf) et sur les premières opérations de maintenance. Les différents travaux du Pudc ont permis la création de 4.400 emplois temporaires et 628 emplois durables pour les jeunes et les femmes.
El Hadj Ibrahima THIAM

La chaîne de valeurs pour développer l’entreprenariat rural
MoulinsPour le Pudc, la réalisation de forages, de châteaux d’eau, de pistes de production et l’électrification des principaux villages, n’est pas seulement une offre de services sociaux de base.

Les acteurs du programme ont compris que cela constitue surtout une opportunité pour booster l’économie locale et contribuer à une croissance inclusive. C’est pourquoi le programme a décidé de développer une approche intégrée de chaîne de valeurs. Le volet promotion de chaînes de valeurs s’inscrit dans l’objectif global du renforcement de la productivité agricole et de l’élevage et le développement de l’entreprenariat rural.

A cet effet, la stratégie est la mise en place de périmètres irrigués autour des forages qui prévoit l’affection de 25 % à 50 % de la superficie à la production fourragère afin de lever la contrainte d’alimentation animale en saison sèche. Le choix a été porté sur le Pennisetum purpureum (appelé aussi herbes à éléphants ou Neema, ou Maralfalfa) un pâturage amélioré dont le rendement atteint 400 tonnes par ha comparé au niébé fourrager (1 tonne de matière sèche par ha pour les nouvelles variétés précoces) et le maïs fourrager (12 à 16 tonnes de matière sèche par ha). L’assistance technique sera apportée aux éleveurs par l’Ancar et la Caritas pour améliorer la productivité de leurs vaches.

Le Ppp pour promouvoir l’entreprenariat local
Il est également retenu d’appuyer la promotion des chaînes de valeurs « lait » et « patate douce ». Ainsi, 150 périmètres maraîchers d’une superficie totale de 750 ha sont en cours d’aménagement dans 140 villages. Un linéaire de 196 Km de grillage a été commandé pour clôturer les périmètres maraîchers. Les diagnostics faits sur ces produits ont permis d’identifier les domaines prioritaires d’intervention dans les segments de production et de transformation. L’approche mise en œuvre repose sur le partenariat public-privé-producteurs et permet de promouvoir l’entreprenariat local

Par ailleurs, le Pudc a appuyé le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans l’acquisition de motopompes. Ainsi, 592 motopompes ont été livrées sur un total de 600, correspondant à un taux d’acquisition de 99 %. Le reliquat des 8 motopompes est en cours d’enlèvement au port. En outre, le Pudc a acquis et livré, pour le compte du ministère de l’Elevage et des Productions animales, 7.481.525 doses de vaccins. Une seconde commande de 16.880.000 doses est en cours.

El Hadj I.THIAM

Le respect de l’environnement au cœur des projets
La question environnementale occupe une place importante dans le Pudc. C’est pourquoi un volet lui a été consacré dans le programme. Ainsi, il a été commandité une évaluation environnementale stratégique assortie d’un Plan cadre de gestion environnementale et sociale (Pcges) en vue de se conformer à la réglementation nationale et aux normes environnementales et sociales du Pnud. La stratégie adoptée a consisté, dans un premier temps, à appliquer aux projets en cours, des outils d’évaluation rapide et des évaluations environnementales stratégiques à l’échelle des régions bénéficiaires. Cette démarche, tout en intégrant le souci de la rapidité, présente les mêmes objectifs que la procédure nationale d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux.

El H. I. T.

Des enquêtes de référence réalisées pour mesurer l’impact du Programme
Forage TéssékéréL’informatisation du système de suivi-évaluation est effective. Les enquêtes de référence sont déjà réalisées par l’Université Gaston Berger et permettront, à la fin du programme, d’évaluer l’impact du Pudc sur les conditions de vie des populations bénéficiaires et sur l’économie rurale. Une plateforme Sig couplée au système de suivi-évaluation du Pudc est en cours de finalisation en partenariat avec le Cse et l’Adie. Ce système de gestion de l’information permettra de visualiser les réalisations du Pudc et leur articulation avec les autres interventions. A terme, les autorités disposeront d’un outil de pilotage et d’aide à la prise de décision.

Pour le volet communication, la mise en œuvre du plan de communication a permis de faire la promotion de l’intervention du Pudc pour une visibilité des effets auprès des communautés bénéficiaires ainsi que la capitalisation des acquis. A cet effet, divers supports de communication digitale et de masse ont été produits (films documentaires, kits d’information, bulletins d’information) et une approche multimédia a été adoptée pour vulgariser les résultats atteints par le programme. El H. I. T.

Un budget de 123,9 milliards de FCfa pour la première phase
Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa. Les fonds reçus par le Pnud du Gouvernement pour la mise en œuvre du Pudc s’élèvent, à ce jour, à 50,9 milliards de FCfa dont 36,3 milliards de FCfa en 2016 (sur 65 milliards de FCfa attendus) soit un taux de mobilisation de 41 %.  Les décaissements cumulés s’élèvent à 50,1 milliards de FCfa correspondant à un taux d’absorption de 98 % des fonds reçus du gouvernement et à un taux d’exécution financière de 41 % alors que le taux d’engagement est de 93 %.

El H. I. T.

Ranch de Dolly : Le forage Km 6 pour satisfaire la forte demande en eau
Ranch DollyL’eau a officiellement coulé, depuis des mois, au Km 6 qui abrite le quatrième forage du Ranch de Dolly. Il ne reste plus que la finalisation des travaux du château prévue dans deux mois. D’une capacité de 1.000 m3, ce forage construit par le Pudc devrait contribuer à satisfaire les besoins importants en eau des troupeaux et des éleveurs.

En cette période de la saison sèche, ce n’est pas encore le grand rush des bêtes au ranch de Dolly. Le président du comité de pilotage de cette vaste réserve de bois perdue dans la grande brousse du Djolof, Omar Kâ dénombre 1.300 bovins en plus des ovins, caprins, équidés qui viennent s’abreuver quotidiennement dans les abreuvoirs d’eaux des trois châteaux fonctionnels répartis dans le ranch. Dans un wolof que trahit son accent peul, il souligne qu’en juin et juillet, le site d’une superficie de 124 km2 peut accueillir entre 10.000 et 15.000 bovins, ces deux mois coïncidant avec la rareté des pâturages dans beaucoup de localités du pays.

Pour l’heure, beaucoup d’éleveurs sont encore restés chez eux, tandis que d’autres ont commencé leur lente migration saisonnière vers le Djolof et le ranch de Dolly, en quête de pâturages. Ce jeudi matin, des centaines de bœufs, accompagnés de leurs bergers, écharpes et bâtons en bandoulière, gravitent autour du château situé en plein cœur du ranch. Alors que certaines bêtes ont fini de s’abreuver, d’autres attendent avec impatience que les abreuvoirs soient approvisionnés du liquide précieux. D’autres soufflent, se reposent et ruminent à l’ombre des arbres, en attendant de repartir du bon pied, dans la brousse, en quête de feuilles d’arbres, d’herbe et de bois morts.

De temps en temps, un beuglement et un aboiement viennent rappeler que nous sommes en pleine brousse, au milieu des vaches et des chiens. Pendant ce temps, les éleveurs s’efforcent, courageusement, à remplir leurs volumineux fûts d’eau. Manifestement, ils n’ont cure de la chaleur qui, en ce mois de mars, est prégnante dans cette partie de la région de Louga. L’essentiel est que les bêtes soient rassasiées et tout « sera pour le mieux dans le meilleur des mondes», peu importe les sacrifices qui seront consentis.

L’intensité des activités sur place est illustrée par le vrombissement continu du moteur qui fait fonctionner le forage. C’est à croire que ce ronronnement aigu ne s’arrête presque jamais. Debout devant sa charrette que tirent ses deux ânes efflanqués, le vieux Abdoulaye Bâ manie avec aisance la potence. Malgré l’âge avancé, le vieil éleveur garde encore des forces pour faire boire son troupeau de bovins, à satiété, moyennant encore 150 FCfa par tête. Il indique que pour les ânes, chèvres et moutons, l’eau est, en revanche, gratuite.

4ème forage du Ranch de Dolly
Selon Omar Kâ, président du comité de pilotage du Ranch de Dolly, ce forage a été inauguré, pour la première fois, en 1967 par l’ancien président de la République, Léopold Sedar Senghor. Depuis, les besoins en approvisionnement en eau ont beaucoup flambé, le nombre de bêtes fréquentant cette réserve d’herbe et de bois n’ayant cessé d’augmenter au point d’atteindre le chiffre record de 10.000 voire plus aux périodes de grande affluence. Deux autres forages ont été construits dans le site pour répondre, de manière satisfaisante, aux besoins d’eau croissants du cheptel et des éleveurs. Mais cela ne suffisait toujours pas, si l’on en croit le berger Abdoulaye Bâ. C’est donc pour mieux faire face à la forte demande que le Pudc a décidé de doter le Ranch de Dolly d’un 4è forage. Situé au Km 6, à 6 kilomètres du centre du ranch, le forage a déjà été creusé, avec succès ; tandis que les travaux du château sont dans un état d’avancement très satisfaisant.

En cette matinée de jeudi, deux jeunes ouvriers s’activent pour terminer la dalle de couverture, sous les conseils avisés du chef du chantier, Alioune Mbodj. Ce dernier affirme que dans deux mois, les travaux devraient être achevés, au grand bonheur des éleveurs qui attendent avec impatience le fonctionnement de ce forage. D’une capacité de 1.000 m3, celui-ci devrait contribuer à satisfaire la forte demande en eau. En outre, ce puits devrait également donner un coup de fouet au maraîchage et à la riziculture dans le ranch. Alioune Mbodj explique que des projets de jardinage de laiterie sont aussi prévus sur place. Originaire de Barkedji, le vieux berger, Moussa Sow, a déposé ses baluchons au Ranch de Dolly depuis 1968 pour mieux faire nourrir son troupeau et sans doute sa famille. Il se réjouit de la construction par le Pudc de ce forage, espérant qu’il va contribuer à mieux prendre en charge la forte demande en eau, tout en stimulant les activités de maraîchage.

Moussa Sow appelle, néanmoins, les éleveurs à honorer leurs obligations concernant le paiement des factures d’eau. A ce jour, sa seule inquiétude concerne l’insécurité qui prévaut dans le Ranch. Il révèle que les voleurs de bêtes écument la zone. « Jadis, il y avait des barbelés autour du site et des gardiens étaient répartis dans les différentes portes d’entrée au nombre de 4 ; mais actuellement, il n’y a plus personne pour veiller à sa sécurité», déplore-t-il. Une lueur d’espoir tout de même pour lui : le mur censé remplacer les barbelés est en construction et son achèvement pourrait contribuer à rétablir la sécurité mais aussi protéger l’écosystème du ranch qui n’est pas épargné par les coupeurs de bois.

Diégane SARR

Cheikh Diop, Directeur Pudc : « Le rythme d’exécution du Programme est assez soutenu »
Cheikh Diop PudcVéritable maître d’œuvre du Pudc, le Directeur national du programme, Cheikh Diop descend très souvent sur le terrain, en compagnie des différents experts, pour s’assurer du bon déroulement des travaux. Dans cet entretien, il revient sur leur évolution et sur les perspectives de la deuxième phase.

M. Diop, en tant que Directeur national du Pudc, vous êtes très souvent sur le terrain pour suivre l’évolution des travaux. Quel est le taux d’exécution des chantiers de ce programme dans ses différentes composantes ?
Nos activités de terrain ont trait à la supervision régulière de l’exécution des différents projets. Elles nous permettent de nous assurer du bon déroulement des travaux, d’identifier les goulots d’étranglement et de trouver éventuellement des solutions aux difficultés qui pourraient se poser. L’avancement global est satisfaisant avec, pour ce qui concerne les pistes rurales, 255 km achevés et ouverts à la circulation sur un linéaire en chantier de 790 km, ayant permis de désenclaver près de 300 localités en milieu rural pour une population de plus de 100.000 personnes. Le restant du linéaire de pistes est à un niveau d’avancement de 75 %. S’agissant de l’électrification rurale, les travaux ont débuté sur 142 villages et déjà, certains villages ont déjà été mis en service au grand bonheur des populations. Pour l’hydraulique rurale, 187 forages ont été réceptionnés et 68 châteaux d’eau finalisés. Les mises en services suivent leurs cours et 75 systèmes d’alimentation en eau multi-villages sont fonctionnels. Concernant l’allègement des travaux de la femme rurale, l’objectif de 5.064 équipements à distribuer sera atteint cette année. Au total , 3.405 unités ont été fabriquées et sont en cours de distribution.

Notre attention s’est portée sur Saré Liou dans la région de Matam, visité par Monsieur le président de la République lors de sa tournée économique de ce mois, localité créée en 1789 et qui, à l’instar d’autres villages environnants a été électrifiée et bénéficie d’un forage multi village et d’une piste de désenclavement, en 2017. A la lecture de ces éléments qui renseignent du niveau d’exécution du programme, nous pouvons dire que le rythme d’exécution est assez soutenu ce qui témoigne d’un engagement sans faille des entreprises qui sont nos partenaires dans la mise en œuvre du programme au bénéfice des populations.

Le volet chaîne de valeurs a été ajouté au Pudc. Quel est son importance et que vise-t-il ?
En fait, il ne s’agit pas d’un ajout, dans la mesure où ce volet s’inscrit parfaitement dans la composante « amélioration de la productivité agricole », dont la mise en œuvre suit la finalisation d’infrastructures hydrauliques et celles de désenclavement et de l’équipement en matériel post-récolte au profit des populations. Ainsi, l’appui dédié à la rénovation des systèmes de productions permettra de développer une activité maraîchère autour des forages construit par le Pudc. Certaines zones d’intervention du Pudc, en l’occurrence le Ferlo, dans le département de Linguère et le Sénégal Oriental sont par excellence des zones à fortes potentialités laitières. De ce point de vue, nous travaillons en ce moment avec le ministère de l’Elevage et des Productions animales à appuyer la chaîne de valeurs lait, selon un modèle de Partenariat public privé producteur. Tout ceci concourt à l’essor d’une économie rurale porteuse de richesses au bénéfice des populations qui, bien sûr, doivent jouer leur rôle dans la mise en œuvre du Pse tel que porté par Son Excellence le président de la République.

Quel est le sens des Comités techniques régionaux (Ctr) que vous tenez dans les régions d’interventions du Pudc ?
Je dois préciser que les comités régionaux ont été mis en place par les gouverneurs de Régions. C’est une instance technique impliquant les acteurs dans les régions : services techniques, collectivités locales, Ong et autres acteurs de développement pour une large concertation sur la mise en œuvre et le partage des résultats du programme, à des moments choisis par le gouverneur. Cette instance permet au gouverneur de Région de s’enquérir de l’état d’avancement et d’informer les autorités sur l’exécution. Le Pudc y est convoqué et répond à toutes les questions liées à la mise en œuvre et à la programmation des activités.

Avec la deuxième phase du Pudc, peut-on s’attendre à ce que vos domaines d’intervention soient élargis ?
Certainement, suivant les nouvelles priorités dégagées par le chef de l’Etat, concepteur du modèle. Pour le moment, nous travaillons à la finalisation de la première phase et suite à l’autorisation de formuler une deuxième phase, nous nous attelons à l’identification des projets et des zones d’interventions suivant la même approche, avec l’implication effective des services techniques concernés. Nous avons, par exemple, entamé une réflexion avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour la construction de postes de santé.

El Hadj Ibrahima THIAM

L’Ong Tostan veut s’impliquer davantage dans la recherche du bien-être général des enfants. C’est dans cette optique que s’inscrit le projet de renforcement de la gouvernance locale, décentralisation, survie, éducation, protection et bien-être des enfants lancé à Kolda.

La cérémonie de lancement du projet «Protection et bien-être des enfants lancé à Kolda» s’est déroulée en présence des membres des Comités de gestion de l’école (Cge), des représentants des collectivités locales ciblées par le projet, des comités départementaux de protection de l’enfant (Cdpe) des départements de Kolda et de Médina Yoro Foulah, ainsi que des chefs religieux. Ce projet va, pendant 18 mois, intervenir dans 100 villages (40 dans la région de Kolda et 60 dans celle de Sédhiou). Au total, ce sont 40 communautés « pulaar » de Médina Yoro Foulah et de Kolda et 60 autres groupes « pulaar » et « mandingues » de Goudomp, Bounkiling et Sédhiou qui sont ciblés par ce projet.

Financé à hauteur de 88,52% par l’Unicef, le projet de renforcement de la gouvernance locale, décentralisation, survie, éducation, protection et bien-être des enfants dont la deuxième phase s’achève le 30 mai 2018, sera mis en œuvre par l’Ong Tostan en collaboration avec l’État du Sénégal. « Dans cette collaboration, l’Unicef et Tostan sont des partenaires clés dans le développement, l’extension, l’évaluation, la documentation et l’adoption internationale d’une approche de programmation qui a efficacement abouti à une baisse significative de la pratique de l’excision et des mariages d’enfants dans beaucoup de villages et conduit à une série de résultats dans différents domaines sectoriels », a déclaré Abdoulaye Diao, coordonnateur de la zone sud de Tostan qui regroupe les régions de la Casamance naturelle.

La responsable sénior du programme au bureau de l’Ong Tostan à Dakar, Mme Sène Penda Mbaye, est revenue sur le projet lancé en partenariat avec l’Unicef et le gouvernement du Sénégal et visant à renforcer la gouvernance locale. Selon elle, la volonté des différents partenaires est de contribuer plus efficacement au bien-être général des enfants au Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO

World Vision a élaboré une stratégie nationale (2016-2021) dont l’objectif est d’apporter le sourire à 69 000 enfants au Sénégal. Pour ce faire, ledit Ong a décidé de nouer un partenariat avec des hommes et femmes d’influence dont l’artiste Coumba Gawlo Seck.

World Vision se propose d’apporter le sourire à 69 000 enfants au Sénégal. Pour atteindre cet objectif, ledit Ong entend nouer un partenariat avec des personnes d’influence comme l’artiste Coumba Gawlo Seck à travers son association « Lumière pour l’enfance ». C’est pourquoi, durant deux jours, le directeur national, Andrew Catford, a invité Coumba Gawlo Seck à effectuer une visite de terrain pour constater de visu les réalisations de World vision dans les communes de Fimela, Loul Séssène et Djilasse.

A la fin de la visite, le directeur des opérations de World Vision, Diégane Ndiaye, a salué « la disponibilité et l’engagement de l’artiste Coumba Gawlo Seck qui partage avec l’Ong les mêmes valeurs et les mêmes objectifs pour l’enfance ». Selon lui, la diva, qui a longtemps cheminé avec World Vision, a encore constaté de visu ce que l’Ong est en train de faire dans les domaines de l’enfance, de l’éducation, de la santé et du développement économique. A cette occasion, Diégane Ndiaye a rappelé que World Vision a élaboré une stratégie nationale (2016-2021) dont l’objectif est d’atteindre 69 000 enfants au Sénégal. « Nous ne pouvons le faire qu’avec des personnes qui sont engagées dans la même cause comme Coumba Gawlo Seck », a déclaré Diégane Ndiaye, qui a considéré l’artiste comme « une dame de cœur qui a créé des outils pour faciliter cela à travers son association dénommée «Lumière pour l’enfance» et sur les ondes de sa radio ». Partenaire stratégique, l’artiste Coumba Gawlo a tenu à remercier World Vision pour le choix porté sur sa personne. Elle a salué les réalisations de cette Ong qui contribue de fort belle manière au développement de l’entrepreneuriat et du leadership féminins.

Oumar Ngatty BA

Le maire de Notto Diobass (région de Thiès), Alioune Sarr, annoncé une ligne de crédit de 300 millions de FCfa pour faciliter l’accès au crédit des organisations féminines.

La célébration de la Journée internationale des droits des femmes a été l’occasion pour le maire de Notto Diobass (région de Thiès) d’annoncer une ligne de crédit de 300 milions de FCfa pour des organisations féminines. « Depuis notre tendre enfance, nous avons constaté que les mamans ont, dans la foi et la dignité, bravé toutes sortes de difficultés pour accompagner leurs enfants dans leur éducation et leur épanouissement, mais aussi leur époux dans la quête et la gestion du budget familial. En ce jour solennel du 8 mars, nous leur devons hommage et déférence », a lancé le maire Alioune Sarr.

Très inspiré, l’édile de Notto, Alioune Sarr, a publiquement remercié sa dame assise à ses côtés. Une transition empruntée pour requinquer les femmes de Diobass engagées derrière Mme Rose Ciss dans la fédération « And Suxali Jobass » qui est présente dans l’ensemble de 67 villages de sa commune. « Depuis 1999, nous sommes ensemble sur le terrain politique et, à plusieurs occasion, vous avez eu à démontrer que malgré les mallettes d’argent, le trafic d’influence, vous êtes restée fidèle à votre choix de travailler à mes côtés. Ce sens de la dignité et de l’honneur, laissé à la postérité par les femmes de Nder qui ont préféré la mort à la captivité, nous rappelle les valeurs cardinales incarnées par le peuple sénégalais », a-t-il témoigné. Profitant de la mobilisation des femmes, Alioune Sarr a énuméré quelques-unes de ses réalisées sous son magistère : accès des populations à l’électricité et à l’éclairage public, accès à l’eau potable. « Pour moi, l’action politique revient à se donner les moyens d’agir sur les conditions de vie des populations et non de rester dans des conjectures », a-t-il souligné. Et le maire de Notto Diobass d’annoncer une ligne de crédit de 300 millions de FCfa déjà positionnée dans une structure de microfinance pour faciliter l’accès des organisations de femmes au crédit. « D’ailleurs, nous avons retenu le 27 mars prochain pour procéder au lancement », a déclaré Alioune Sarr.

Convaincu d’être élu par les femmes, il a invité les jeunes à faire siennes les valeurs cardinales sénégalaises dont les plus importantes pour sont la politesse et l’engagement total dans l’éducation et la formation professionnelle.

Mbaye BA

Dakar accueillera, du 28 mars au 1er avril, près d’un millier de rotariens venus de dix pays d’Afrique de l’Ouest. En prélude à cette importante rencontre qui entre dans le cadre de la quatrième Assemblée et conférence du district 9101 (Acd), des membres du Rotary club ont fait face à la presse pour décliner les grandes lignes.

Le Rotary club va définir une nouvelle feuille de route à l’issue de sa quatrième Assemblée et conférence (Acd) qui, prévue du 28 mars au 1er avril 2017, va enregistrer près d’un millier de rotariens issus de dix pays d’Afrique de l’Ouest. «Les rotariens de la sous-région vont bénéficier d’une plateforme de réunion, de formation, d’organisation et de coordination que constitue l’Acd en vue d’une meilleure préparation des équipes dirigeantes des clubs et districts pour l’année rotarienne à venir », a indiqué le gouverneur du district 9101, Aristide Tino Adediran, qui a présenté le Rotary comme étant l’une des plus importantes organisations de service humanitaire au monde.

La conférence de presse organisée par le district 9101 a été l’occasion pour ses membres de lister leurs réalisations au bénéfice des populations. «Avec nos ressources et nos partenaires, nous cherchons à avoir de l’impact sur le plan local au sein des communautés. Ainsi, des actions sont menées sur l’éducation, la promotion de la paix, la lutte contre les maladies, l’accès à l’eau potable, la santé de la mère et de l’enfant et le développement économique et local », a énuméré Aristide Tino Adediran. Après avoir rappelé les principes directeurs du Rotary et souligné que les relations humaines resteront toujours la force motrice du Rotary, il a précisé que les rotariens privilégient les connexions et les communautés.

La secrétaire du district 9101 du Rotary international, Anna Aïcha Bâ a, pour sa part, insisté sur la nécessité de communiquer sur la mission de son organisation qui consiste à apporter du réconfort aux couches vulnérables. «Le Rotary n’est pas dans la politique encore moins dans la religion. Sa principale mission est d’apporter une assistance aux personnes défavorisées. Nous sommes des gens qui travaillons et qui décidons de partager leurs avoirs avec les personnes démunies», a-t-elle souligné. Selon elle, Dakar accueillera plus de 400 rotariens. « Les retombées économiques seront importantes », a dit Mme Bâ qui a appelé les Sénégalais à accompagner cet élan de solidarité que développe le Rotary international.

Tata SANE

La journée mondiale de la femme continue d’être célébrée dans la commune des Parcelles Assainies par le mouvement «Renaissance pour l’action citoyenne» (Re’Action) et ses partenaires. Ce sont au total 1.000 familles qui ont bénéficié de 1.000 sacs de riz offerts gracieusement.

La cérémonie de distribution des sacs de riz s’est déroulée, le week-end, à l’Unité 11 de ladite commune. «Nous devons encourager l’esprit de solidarité. C’est pourquoi nous venons aujourd’hui confirmer les efforts que nous consentons pour les populations de Parcelles. C’est une joie immense pour nous également de contribuer à l’appui aux familles vulnérables des Parcelles Assainies», a déclaré le coordonnateur de Re’Action, Pape Kory Faye dit Go Faye par les intimes.

Ces sacs de riz sont offerts aux membres de l’association des femmes veuves des Parcelles Assainies, aux familles vulnérables, aux imams, à l’église et aux groupements de femmes de toutes les unités que compose la commune des Parcelles Assainies. Une façon pour le mouvement Re’Action de célébrer la femme. «C’est notre manière, à nous, de magnifier les femmes à l’occasion de la journée mondiale qui leur ai dédiée», a précisé Go Faye.

Re’Action promet de distribuer, l’année prochaine, 5000 sacs de riz, du sucre, de l’huile, du lait et d’autres denrées de première nécessité aux populations des Parcelles.

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