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Société & Faits divers (2117)

La Tabaski sera célébrée le 2 septembre prochain par la grande partie des Sénégalais. En effet, la Commission nationale présidée par Mourchid Iyane Thiam a annoncé, hier, sur les ondes de la Rts, que l'Aïd el Kébir ou Tabaski sera célébrée le samedi 2 septembre prochain. Toutefois, il semble qu’une partie des musulmans fêtera la tabaski le 1er septembre prochain, en même temps que l'Arabie Saoudite.  

D. MANE

La recherche d’habits et de chaussures légers est, en ce moment, devenue l’une des préoccupations des citoyens. Ce changement s’explique par la canicule qui pousse les gens à vouloir se procurer des vêtements et chaussures plus adaptés à la chaleur.

C’est l’été ! Tee-shirt, débardeur, short ou encore mini-jupe sont, entre autres, les principaux habits prisés par la jeunesse en particulier. « Avec la chaleur, il est difficile de s’habiller comme on le sent », laisse entendre A. Fall, croisée à la porte du Centre commercial El Malick, sis au marché Sandaga. Teint noir, taille élancée, drapée dans une mini-jupe de couleur rouge, assortie d’un Lacoste blanc, elle pense que « c’est plus confortable de mettre une mini-jupe, une jupe «trois-quarts» ou une culotte pour ne pas être victime d’un coup de chaleur ». « Depuis le début de l’été, c’est comme ça que je m’habille, sauf les vendredis où je suis tenue de mettre des vêtements plus décents pour être en phase avec la sainteté du jour », explique notre interlocutrice. Parler d’habillement en cette période de canicule fait sans doute appel à la qualité, mais aussi aux couleurs des vêtements à mettre. A ce propos, M. Diop, gérant d’une boutique de prêt-à-porter, mentionne que le coton, le polyester et le dry-fit sont les plus adaptés à la chaleur.

S’agissant des couleurs estivales, il déclare que l’engouement est pour le blanc, l’orange et le gris. « Je porte souvent des tee-shirts légers en dry-fit ou en coton pour atténuer la chaleur, mais quand je suis de service, je suis obligé de mettre un uniforme comme vous l’avez si bien constaté », dit M. Diop, qui avait à ses côtés son assistante Adja Fall. Une femme qui opte pour les habits traditionnels, même en période de chaleur, à moins qu’elle soit de service. Depuis qu’elle s’est mariée, dit Adja Fall, elle favorise la décence dans sa manière de s’habiller, tout en faisant attention particulière au choix des tissus. « Avec le climat qu’il fait, des tissus en coton comme le «Khartoum», le «Meuylouss», le lin ou encore le «voile» sont mes préférés », souligne-t-elle. Quid des chaussures ? « Les claquettes, mocassins, nus pieds en synthétique, sandales et plastiques font le buzz en cette période », cite Sidy Hoballah, un commerçant libanais qui s’active dans la vente des chaussures. Selon lui, c’est plus aisé de s’habiller léger. « Vu la chaleur et ses méfaits, quand je viens à la boutique, je mets souvent un tee-shirt en col V ou en col rond, un «super 100» léger et des claquettes », confie-t-il.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Un « bandit de grand chemin » a poignardé un agent de sécurité de proximité au marché hebdomadaire de Dahra-Djolof. Ce qui défraie la chronique dans tout le département de Linguère.

Les faits se sont déroulés le dimanche 13 août 2017 vers le coup de 11 heures. L’auteur de l’agression s’appelle Assane Kâ, originaire de Deck-Vote, un village situé à quelques encablures de Dahra. Selon des sources émanant de la gendarmerie, l’agent de sécurité de proximité qui sert à Dodji, Sandiéry Ndiaye, a surpris en flagrant délit l’escroc en train de soutirer de l’argent à une vendeuse. C’est ainsi qu’il a voulu interrompre son acte indigne ; ce que ne voulait pas entendre ce dernier. Humilié aux yeux de ses parents, le malfaiteur n’a trouvé meilleure solution que d’asséner un coup de couteau à la nuque à son accusateur. La victime a été évacuée d’urgence au centre de santé Elisabeth Diouf de Dahra pour des soins intensifs. L’accusé, un coutumier des faits qui a été récemment libéré de la prison, a été encore cueilli par la gendarmerie de Dahra.

Masse NDIAYE

Pour une stabilité sociale, travailleurs et employeurs doivent dialoguer, a réitéré hier la présidente du Haut conseil du dialogue social. Mme Innocence Ntap Ndiaye présidait l’ouverture officielle de leur assemblée plénière.  

La 9ème assemblée plénière du Haut conseil du dialogue social (Hcds) s’est ouverte hier à Dakar sur le thème: « le dialogue social, un mécanisme de contribution à la formulation des objectifs (…)». La présidente du Hcds, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a dit que l’atteinte des objectifs de croissance durable, d’éradication de la pauvreté et de développement humain durable à l’horizon 2035 assignés au Plan Sénégal émergent (Pse) requiert l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé. D’après l’ancien ministre d’Etat, dans un environnement marqué par une conjugaison de facteurs multiples, complexes à mutation rapide, il est souhaitable de disposer d’outils de modélisation pour des décisions appropriées. « Il est judicieux de mettre en place un dispositif et des indicateurs  appropriés de suivi de la stabilité sociale arrimés au Cadre harmonisé de suivi-évaluation des politiques publiques », a indiqué Mme Ndiaye. La présidente du Hcds a abordé la découverte de gisement important de pétrole et de gaz. Sur ce cas précis, le Haut conseil compte réfléchir par anticipation pour un développement économique et un progrès social.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, a fait savoir que la déclaration sur les entreprises multinationales par toutes les parties intéressées contribuera à l’instauration d’un climat propice au travail décent, à une croissance économique et la nécessité de l’application par toutes les parties. De son côté, Chouaïbou Sonko, conseiller technique au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a loué le rôle que joue le Hcds pour un climat social tranquillisé. Et de reconnaître que le dialogue est un levier puissant de construction. La session plénière prend fin ce jeudi 24 du mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le département de Goudiry est l’une des zones qui subissent des chocs créant des situations de précarité sociale. Et pour faire face, l’Etat déroule un programme spécial de soutien à 4.500 ménages à raison de 45. 000 FCfa par famille et durant toute la période de soudure de juillet à octobre. Cela est ressorti lors du conclave sur les interventions des acteurs non étatiques dans l’accompagnement des bénéficiaires du Programme national de bourse de sécurité familiale et de l’extension de la protection sociale.  

La cartographie de vulnérabilité au Sénégal a indiqué que le département de Goudiry est l’une des zones qui subissent des chocs créant des situations de précarité sociale liée à la prise en charge des besoins vitaux des communautés. La rencontre de capitalisation des actions a été  tenue par les acteurs en protection sociale avec l’antenne de Tambacounda de la Direction générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn). La Dgpn, en collaboration avec la Banque mondiale, a lancé un vaste projet pilote en réponse aux chocs qui créent une insécurité alimentaire sans précédente dans le département de Goudiry, région de Tambacounda.

Pour éviter le pire, 4.500 ménages sont accompagnés durant toute la période de soudure, à savoir entre les mois de juillet et octobre 2017. Selon Ibrahima Dièye, chef d’antenne régionale de la Dgpsn à Tambacounda, les bénéficiaires vont recevoir des transferts monétaires d’urgence à raison de 5000 FCfa par personnes, avec un maximum de 9 personne par ménage. Cet appui, soutient M. Dièye, leur permettra de supporter le choc. Ce geste de l’Etat montre à suffisance qu’il s’attaque à la vulnérabilité. Il précise que ce projet de soutien aux familles les plus vulnérables n’a rien à voir avec les 25.000 bénéficiaires qui sont régulièrement pris en charge dans le cadre du Programme national de bourse de sécurité familiale. M. Dièye ajoute que les listes des personnes ciblées ont été validées en collaboration avec les comités de village, à travers des assemblées communautaires pour une démarche transparente, équitable et juste. C’est, à ses yeux, un effort soutenu et de solidarité que les pouvoirs publics font pour faire sortir ces ménages de la vulnérabilité.

P. D. SIDIBE

Les discours haineux, la discrimination, les préjugés, l’intolérance, la violence, la pauvreté, l’accès inégal aux ressources, etc., peuvent transformer les jeunes en acteurs de violence. Les événements de Demba Diop et la récente campagne électorale législatives restent encore dans nos mémoires.

Échanger entre jeunes et les communautés sur les facteurs de consolidation de la paix et du développement de Tambacounda, telle a été la préoccupation d’Activista. Cette structure a regroupé les jeunes pour célébrer la journée internationale de la jeunesse sous le thème : « Les jeunes, acteurs de la paix ». Un engagement de ces jeunes à cultiver la paix partout dans la région a été obtenue. Durant un forum organisé avec les jeunes, Activista, une organisation internationale qui s’active dans le plaidoyer pour la prise en charge des préoccupations des communautés, a offert l’occasion de débattre de l’implication des jeunes dans le processus de développement de leurs collectivités.  

A travers cette activité, Ibrahima Traoré, coordonnateur d’Activista Tambacounda, affirme qu’il s’agit d’attirer l’attention de la communauté sur les problématiques liées à la jeunesse ainsi que les défis et les épreuves auxquelles ils font face. Le forum a permis, entre autres, de collecter des messages en direction des gouvernants. Car « le chômage des jeunes constitue une bombe », soutient-il. « Si l’on arrive un jour à un point où on ne pourra plus satisfaire ces jeunes, ces derniers pourraient se révolter », ajoute M. Traoré. Pour lui, il faut que les pouvoirs publics accélèrent la cadence pour trouver des solutions au chômage de ces jeunes.  La question des garanties exigées aux jeunes pour le financement de leur projet est, selon M. Traoré, un blocage qui ne facilite pas l’accès à ces-dits financements. Hamady Guangué, manager du bureau Action-Aid, précise que sa structure accompagne cette initiative dans le cadre de l’éveil des consciences, de la prise en charge des revendications des populations. Il soutient qu’il faut des projets porteurs d’emplois pour ces jeunes, histoire d’être à l’abri de tout soulèvement de cette franche vulnérable de la société.

P. D. SIDIBE

Dans le cadre du projet d’assistance et de réinsertion sociale en faveur de 350 migrants sénégalais retournés de la Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr) a organisé un atelier de renforcement pour 25 volontaires de ses comités départementaux de Tambacounda et de Goudiry.

L’atelier de Tambacounda fait partie d’une série de quatre sessions de formation que la Croix-Rouge sénégalaise compte organiser à Thiès et à Sangalkam à l’intention des volontaires, des présidents et secrétaires généraux des comités départementaux des quatre régions ciblées par le projet. Bénéficiant d’un appui financier à travers son fonds de réponse d’urgence aux catastrophes (Dref), cette rencontre met l’accent sur les mécanismes d’assistance et de réinsertion sociale des migrants rapatriés de la Libye s’est tenu dans la commune de Tambacounda pour une durée de trois jours. Ce projet vise à « contribuer à la mise en œuvre du plan national de réponse du gouvernement du Sénégal pour faire face à la migration irrégulière des Sénégalais ou Sénégalaises », a expliqué Sounkaly Djikiné, président du comité départemental de la Croix-Rouge de Tambacounda. « Cet atelier de renforcement des capacités est un plus pour les volontaires de la région de Tambacounda.

Nous les exhortons à s’approprier des mécanismes d’intervention, d’accueil, d’appui psychosocial des migrants retournés de la Libye en respectant des principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », poursuit-il. Les participants seront outillés sur la connaissance du rétablissement des liens familiaux, ses outils de recherche, ses principes de base et sur les techniques de communication de crise, de soutien psychosocial et de gestion du stress. Pour Daïsher Kuété Ayamam, membre de l’équipe régionale de réponse aux catastrophes de la Ficr, « les volontaires sélectionnés doivent renforcer les acquis de la Société nationale qui dispose d’une expérience solide dans la gestion des personnes déplacées dans des situations d’urgence. C’est le cas de la crise post-électorale de la Gambie en janvier 2017 et du conflit sénégalo-mauritanien en 1989 ».

Au sortir de ces sessions de formation, la Société nationale développera des stratégies de réponse d’urgence par la mise en œuvre d’un plan d’action opérationnel au profit de 350 Sénégalais revenus de la Libye. Elle mènera des activités d’identification des risques de vulnérabilité des migrants afin d’apporter une réponse efficace à leurs besoins selon les limites de ses moyens, en collaboration avec les pouvoirs publics, l’Organisation internationale pour la migration et les Sociétés nationales partenaires.

Pape Demba SIDIBE

Lors de cette assemblée générale ordinaire, l’Ums a renouvelé ses instances. Et c’est le magistrat Souleymane Téliko, président de Chambre correctionnelle à la Cour d’appel de Thiès, qui a été élu pour un mandat de deux ans renouvelables une seule fois. Il remporte le scrutin devant le président sortant Magatte Diop et l’avocate générale près la Cour suprême Marième Diop Guèye. Le nouveau président de l’Ums s’est engagé à servir la justice et à relever les défis. Il s’agit, entre autres, du renforcement de l’indépendance de la justice, de l’instauration de la transparence dans la gestion des carrières des magistrats et de l’amélioration des conditions de travail des magistrats avec l’aide des acteurs, de la chancellerie, des chefs de cour pour, dit-il, obtenir des avancées significatives dans le cadre de cette nouvelle mission. Pour Souleymane Téliko, l’Ums est une tribune pour défendre les valeurs qui fondent la justice; et cette justice, a-t-il indiqué, devra se construire dans le dialogue et la concertation.
 
Samba Oumar FALL
Pour le président sortant de l’Ums, la famille judiciaire doit davantage aménager des espaces de discussion et de concertation pour une bonne cohabitation dans l’univers de la justice. « Nous devons engager un dialogue franc pour un réel sursaut de la justice. Chacun d’entre nous doit assumer sa part de responsabilité afin que cette œuvre commune puisse retrouver une image plus reluisante auprès des justiciables dont nous sommes les serviteurs », a dit Magatte Diop. Le l’Ums, à travers son Bureau exécutif, a ainsi réaffirmé sa ferme volonté de respecter et de faire respecter l’indépendance de la justice sans laquelle il ne saurait y avoir de justice et d’équité. « Le Bureau exécutif exhorte les magistrats à assumer leur fonction en toute indépendance et en toute impartialité en leur assurant son soutien total », a indiqué Magatte Diop. L’Ums, selon lui, s’érigera en bouclier contre toute immixtion de nature à porter atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

À son avis, « l’indépendance institutionnelle ou fonctionnelle n’a de sens et de signification que si elle se traduit dans les faits par une réelle indépendance personnelle qui est un comportement de tous les jours vis-à-vis des pouvoirs publics, mais aussi de toute pression ou de tentation de quelle que nature que ce soit ». Cette indépendance, a-t-il relevé, nécessite que les budgets des juridictions et du ministère soient revus à la hausse pour doter les différentes structures de moyens conséquents pour plus d’efficacité dans l’administration et la distribution de la justice.

Pour le garde des Sceaux, le principe de l’indépendance de la magistrature au Sénégal est posé par la constitution (art. 88 et 90). Selon Sidiki Kaba, l’indépendance conduit nécessairement le magistrat à appliquer le droit au vu des éléments de dossiers sans céder à la crainte de déplaire ni au désir de plaire à toute forme de pouvoir (exécutif, législatif, politique, hiérarchique ou économique). De l’avis du ministre de la Justice, « le magistrat doit, en toutes circonstances, rester indépendant, même à l’égard de ses collègues, de sa famille ». De même, a-t-il noté, « la soumission exclusive des juges à l’autorité de la loi postule que le juge prenne constamment de la hauteur afin que ses convictions religieuses, politiques ne puissent le troubler ou interférer dans son office ».

Pour Sidiki Kaba, l’indépendance de la justice n’est pas un privilège octroyé aux magistrats, car, a-t-il soutenu, le magistrat, dans l’exercice de ses fonctions, n’a pas de droit. Il n’a que des pouvoirs. Or, en démocratie, tout pouvoir a des limites. « C’est pourquoi il est universellement accepté que l’indépendance de la justice est consacrée au seul bénéfice du citoyen, du justiciable, dans une société démocratique pour sauvegarder la liberté et les droits de tous les citoyens dans le cadre de l’état de droit ». Ainsi, a dit le ministre de la Justice, « le magistrat doit rester intègre, car ce sont les hautes exigences d’intégrité que sont la probité et la dignité qui le rendent apte à exercer ces fonctions, légitimant ainsi son autorité et garantissant la confiance en la justice ». Pour le garde des Sceaux, seule cette compréhension des magistrats de leur métier qui fera faire chaque jour un bond qualitatif à la justice du pays.  

Samba Oumar FALL

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales poursuit sa tournée. Aminata Mbengue Ndiaye a visité, hier, le marché à bétail communal de Louga avant de tenir un rassemblement à Kébémer.

Aminata Mbengue Ndiaye a eu partout le même  accueil : chaleureux et enthousiaste. Le ministre en a profité pour échanger avec les éleveurs et prendre en charge leurs préoccupations. Préoccupations qui tournent essentiellement autour des infrastructures, de l’eau, de l’électricité et de toilettes fonctionnelles. « Vous pouvez compter sur le président Macky Sall pour la prise en charge de vos problèmes », a dit Aminata Mbengue Ndiaye, s’adressant aux éleveurs de la région de Louga. Sur place, elle a constaté que l’approvisionnement du marché en moutons est assez correct. Même si ce n’est pas encore le grand rush. « Il n’y a pas de doute, les choses vont s’améliorer au fur et mesure que la fête approche », a souligné, avec certitude Aminata Mbengue Ndiaye.

Le ministre a félicité et encouragé les éleveurs du Sénégal pour le remarquable travail fait et qu’ils continuent de faire. « L’appel du président pour l’autosuffisance du Sénégal en moutons est en marche. La production nationale vient de connaître un grand bond en avant, en augmentant de 100.000 moutons », a révélé le ministre qui invite les producteurs à se mobiliser davantage pour satisfaire les besoins de notre pays. Aminata Mbengue Ndiaye veut des investissements massifs dans le secteur de l’élevage pour booster la production nationale et arriver à l’autosuffisance. « L’accompagnement de l’État est un acquis. Avec un peu de volonté et de créativité, notre pays arrivera à atteindre l’autosuffisance en moutons », a insisté le ministre qui a rappelé les efforts fournis pour soutenir les producteurs : subvention aliments de bétail, accès à l’eau, campagnes régulières de vaccination du cheptel et amélioration des conditions d’existence des éleveurs.

Aminata Mbengue Ndiaye a aussi rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité. Dans certaines zones, a-t-elle relevé, on ne connaît plus le phénomène de vol de bétail grâce aux opérations conjointes de la Police et de la Gendarmerie. « C’est une dynamique à saluer et à encourager », s’est exprimée le ministre qui a promis également de soutenir les éleveurs de Kébémer pour l’acquisition d’un marché à bétail digne de la ville. « Trouvez le site et venez me voir. On fera le nécessaire pour vous mettre dans de bonnes conditions de travail » dixit Aminata Mbengue Ndiaye.

Abdoulaye DIALLO

Nous avons reçu ce communiqué de l’Ansd  à propos du décès accidentel de deux de ses agents enquêteurs, leurs guides et leur chauffeur à Kédougou, précisément au village de Mako.

« L’Agence nationale de la statistique et de la démographie a le regret de vous annoncer qu’un grave accident de la circulation a provoqué dans la nuit d’hier, dans la région de Kédougou, le décès de deux de ses enquêteurs, de deux guides du village de Tenkonto et du chauffeur recruté par l’intermédiaire d’une agence de location de véhicules.

Cette équipe d’enquêteurs revenait du village de Tenkonto et retournait sur Kédougou. L’accident a eu lieu au village de Mako, à moins d’un km de la Nationale 7. L’enquête pour laquelle cette équipe de l’Ansd était déployée est menée en partenariat avec le Pepam (Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement). Il s’agit d’une enquête de dimension nationale auprès des ménages portant sur les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène et qui doit durer trois mois (du 29  juillet au 29 octobre 2017). A l’issue de la collecte ainsi entamée, le Sénégal pourra disposer de données nécessaires pour suivre les progrès qui seront accomplis dans la réalisation des Objectifs du développement durable (Odd), des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et d’autres objectifs fixés au plan international. Seront également disponibles des données fiables pour évaluer en partie le secteur Eau et Assainissement. Le Ministre de l’Economie et des Finances, le directeur général de L’Ansd et l’ensemble du personnel s’inclinent devant la dépouille des disparus, présentent leurs condoléances aux familles attristées et prient Allah de les accueillir dans le meilleur des paradis. »

Venu présider samedi, à Saly, l’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), le garde des Sceaux, ministre de la Justice, a rappelé la ferme volonté du président de la République Macky Sall et son engagement irréversible à faire de la justice un outil performant de développement économique, de paix sociale et de sécurité au Sénégal. Cette volonté, selon Sidiki Kaba, se traduit par la modernisation de la justice avec une nouvelle carte judiciaire qui sera progressivement effective. Il a anonncé 200 logements pour les magistrats.

Cette Assemblée générale a permis de faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la justice sénégalaise et des conditions de vie et de travail des magistrats. À cette occasion, le ministre de la Justice a transmis aux magistrats les encouragements du chef de l’État, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature (Csm). Il a renouvelé aux magistrats la confiance que le président Macky Sall place en la justice de notre pays. Cerise sur le gâteau, a-t-il dit, « le président de la République a mis 220 logements à disposition pour permettre aux jeunes magistrats d’avoir un toit ».
L’amélioration des conditions de travail des magistrats constitue une exigence absolue pour l’Ums qui a invité l’autorité à accélérer et à élargir le programme de réhabilitation et de construction d’édifices pour faire face à la vétusté de certains bâtiments qui abritent la justice. Sur ce point, le ministre de la Justice s’est voulu rassurant. Sidiki Kaba, qui a rappelé l’ambition de l’État à poursuivre la modernisation de la justice sur tous les plans, a indiqué que la nouvelle carte judiciaire va être progressivement effective.

« Après la construction des Cours d’appel de Thiès et de Ziguinchor, nous avons le chantier de la Cour d’appel de Saint-Louis qui sera livré en fin 2018. Concernant la Cour d’appel de Tambacounda et le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, leur construction est prise en compte dans le cadre du 11ème Fed et leur financement est déjà bouclé », a dit Sidiki Kaba. De même, a-t-il relevé, les Tribunaux d’instance de Saraya et de Salémata sont déjà prêts. Aussi, a indiqué le garde des Sceaux, les Tribunaux d’instance de Sédhiou et de Kédougou, de même que celui de Koungheul seront bientôt opérationnels. Quant à la construction des Tribunaux de grande instance de Fatick, de Mbacké, de Diourbel, de Mbour, de Rufisque, ainsi que ceux de Ranérou et de Kaffrine, elle sera financée sur le budget de l’État du Sénégal à travers le Programme triennal d’investissement (Pti) du ministère de la Justice.

S’agissant du volet pénitentiaire, le ministre de la Justice s’est réjoui des actions prises pour humaniser les conditions de détention. « Il y a déjà le bouclage d’une prison de 500 places à Sébikotane. Cette prison est déjà prête. Il y a aussi le financement de près de 3,5 milliards de FCfa disponibles pour la construction d’une prison de 1.500 places à Sébikotane », a indiqué M. Kaba. Ces nouvelles prisons, a-t-il relevé, permettront de faire face à la question lancinante de surpopulation carcérale et les conditions de détention difficile.

Concernant les retards notés dans les travaux de réhabilitation du Centre de formation judiciaire (Cfj), fleuron de la justice sénégalaise, le ministre a assuré que tout est rentré dans l’ordre et que ce bâtiment sera prêt pourra accueillir ses nouveaux pensionnaires dès le début de l’année prochaine. Me Kaba a également rappelé le ferme engagement du président Macky Sall de doter la magistrature d’une école digne de son rang sur le site de Diamniadio, dans la Cité du Savoir. « Un montant de deux milliards de FCfa a été dégagé pour la construction de cette école pour former un corps d’élite », a dit le ministre. Sidiki Kaba a également annoncé le renouvellement du parc automobile des magistrats qui se fera progressivement et la dotation de toutes les juridictions du Sénégal de matériel informatique.
Par ailleurs, a-t-il indiqué, l’amélioration des revenus des magistrats qui constitue une de leurs revendications a été satisfaite par le président de la République à travers la défiscalisation de l’indemnité de judicature et l’indemnité de logement.  
 
Réformes structurelles profondes
Malgré les maigres moyens alloués au département de la justice et ( 0,98 % du budget national), selon Sidiki Kaba, le gouvernement a entrepris des réformes structurelles profondes concernant l’organisation judiciaire dans sa globalité entre 2016 et 2017 pour renforcer la crédibilité du système judiciaire. Ainsi, sous le magistère du président Macky Sall, les lois organiques majeures espérées et longtemps attendues par les magistrats du Sénégal ont été adoptées. Il s’agit d’abord, selon le ministre de la Justice, des textes organiques portant sur la Cour suprême. Des innovations majeures portent sur le raccourcissement des délais dans les matières les plus urgentes, notamment en matière de détention provisoire (3 mois) ont été introduites. Il s’y ajoute la simplification de l’accès à la Cour Suprême, l’institution de procédures d’urgence telles que le référés en matière administrative, l’évacuation des procédures dilatoires ou frappées d’une fin de non-recevoir manifeste par ordonnance d’un juge unique au lieu de la lourde procédure de la formation collégiale statuant dans une composition de cinq magistrats, le respect des droits fondamentaux des justiciables avec le fonctionnement de la commission d’indemnisation (articles 107 et 110), le respect du principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi avec le fonctionnement du bureau d’aide juridictionnelle.

Pour ce qui est de la loi organique sur le Conseil supérieur de la magistrature (Csm), les innovations, selon le garde des Sceaux, concernent l’augmentation du nombre de magistrats élus qui passe de 3 à 4 magistrats pour un mandat de trois ans renouvelables une fois au lieu de quatre ans sans limitation, l’instauration d’un quorum et d’une majorité qualifiée 2/3 pour la validité des délibérations du Csm et de décision de révocation ou de mise à la retraite d’office prononcée par le Csm. Ces innovations majeures concernent aussi le statut des magistrats, avec l’augmentation des postes hors hiérarchie, l’instauration d’une garantie de procédure aux magistrats poursuivis pénalement. À cela vient s’ajouter, selon le ministre de la Justice, la création du Tribunal de commerce qui, à son avis, sera bientôt fonctionnel.

Samba Oumar FALL

 

La ville de Madina Munawara (Médine) est devenue l’attraction depuis une semaine de bon nombre de pèlerins durant ces derniers jours qui annoncent le démarrage du « Hadj » 2017. On ne peut quantifier le nombre de pèlerins présents en ce moment à Médine. Il suffit de constater l’affluence record des pèlerins venus des quatre coins du monde lors des cinq prières quotidiennes et le rush aux alentours des sites historiques de Médine pour se faire une idée des évènements à venir.

La visite de la mosquée où repose le Prophète et certains de ses compagnons et les nombreux sites qui ont marqué les premières années de l’islam constituent des endroits essentiels pour les pèlerins en route pour le « Hadj ». Il suffit de voir l’affluence des pèlerins lors de cette dernière semaine qui marque le début du « Hadj » pour s’en convaincre. Médine, pour avoir accueilli le Prophète de l’Islam lors de son exil forcé et avoir abrité son mausolée, est devenu une grande ville qui connaît une forte expansion due en partie par les retombées du tourisme religieux.

Plusieurs compatriotes ont rejoint la ville de Médine qui est un passage obligé pour les pèlerins sénégalais. Ils sont reconnaissables à travers leur port vestimentaire et ce goût prononcé pour les affaires. Hormis les Sénégalais, c’est toute l’Afrique qui est représentée du Sud comme du Nord, l’Afrique anglophone, française... La forte colonie asiatique faite des pays du Proche, Moyen et Extrême Orient ferme le décor des pèlerins rencontrés dans la ville de Médine, à la mosquée et aux alentours des sites religieux. Durant ce séjour de Médine, il s’agira, en fonction des agendas définis par les voyagistes privés et aux autres délégations conduites par certains Etats, d’encadrer les pèlerins qui doivent participer aux cinq prières quotidiennes durant la durée du séjour à Médine. Le pèlerin doit effectuer toutes les prières, car une prière dans la mosquée du Prophète Mohamed (Psl) équivaut à 1.000 prières dans une autre mosquée outre que celle de la Mecque. Dans la ville de Médine, la grande attraction demeure le mausolée du Prophète Seydina Mohamed (Psl), où se trouvent également ceux de Seydina Ababacar (Rta) et de Seydina Oumar (Rta).

Les autres attractions à visiter pour le pèlerin sont le cimetière ou « Bakhiya » situé juste à côté de la mosquée du Prophète où reposent Seydina Ousmane (Rta), Alimatou Sadiya, nourrice du prophète, Ibrahim, fils du prophète, Aïcha (Rta), épouse du prophète, Fatoumata Bintou Rassouloulah (fille du prophète) et épouse de Seydina Ali (Rta). Ce dernier étant enterré à Koufa en Irak, Hassan (Rta), petit-fils du Prophète et tant d’autres compagnons du prophète. Le cimetière d’Ouhoud, où 70 combattants de l’islam sont tombés, est aussi visité. Tout comme la mosquée de Khouba et celle de Khiblataïni, où les pèlerins effectueront dans chaque mosquée deux « rakkaas » et feront des invocations pour eux-mêmes et pour leurs proches.

Pour le moment, avant le départ des pèlerins pour la Mecque (mercredi prochain, un trajet de 7 heures de route à bord de bus climatisés), la ville de Médine est rythmée par des prières, visites de sites religieux et achats dans les boutiques qui font aujourd’hui de cette ville un grand centre commercial international.

De notre envoyé spécial El Hadj Babacar Bachir SANE

Le président sortant de l’Ums, Magatte Diop, s’est félicité de la présence du garde des Sceaux qui a toujours présidé l’ouverture de leur Ag. Il a également magnifié la volonté du président de la République de raffermir davantage les rapports entre l’exécutif et le judiciaire qui, à son avis, doivent être empreints de cordialité et de respect mutuel, tout en veillant à la sauvegarde de l’indépendance de la justice. L’Ums, a-t-il dit, « est toujours disposée à préserver ces liens séculaires qui unissent ces deux pouvoirs et qui sont basés sur le respect scrupuleux de parts et d’autres des domaines que notre charte fondamentale impose à chacun d’eux ». Aujourd’hui, a fait savoir le magistrat, la justice sénégalaise connaît des mutations profondes. « Tout en préservant les fondamentaux, nous devons nous préparer à cette nouvelle donne. Elle peut autant que peut se faire l’objet de critiques acerbes. Nous devons donc accepter celles qui sont positives, en tenir compte et opérer des changements utiles et nécessaires », a souligné le magistrat.

Le président sortant de l’Ums a beaucoup insisté sur l’obligation de réserve qui, selon lui, constitue un principe sacro-saint qui s’impose à tout magistrat ; qu’il soit en activité ou en position de détachement. Pour Magatte Diop, « la liberté d’expression ne saurait justifier certaines dérives notées depuis un certain temps ». Il précise aussi que l’Ums ne saurait cautionner les sorties hasardeuses de certains magistrats dans les médias. Selon lui, « l’Ums condamne également les prises de position politique de certains magistrats ». Il a ainsi exhorté tous les membres de l’Ums à rester fidèles à leur serment. Ainsi, les magistrats ont tous été invités « à rester debout, unis et solidaires pour défendre et illustrer l’indépendance du pouvoir judiciaire, gage d’une justice forte, crédible et à équidistance des antagonismes politiques, sociaux et économiques ».

S. O. F.

La démocratie ne signifie pas proférer des injures à l’égard de ses concitoyens à plus forte raison la plus haute institution du pays. C’est la conviction du garde des Sceaux, ministre de la Justice. Selon Sidiki Kaba, l’injure est un délit puni par la loi. « La liberté d’expression et d’opinion est garantie par la constitution. Mais l’injure n’est pas une opinion ni une expression d’opinion. C’est un délit puni par la loi », a précisé le ministre de la Justice. En matière de démocratie, a-t-il soutenu, on a la possibilité d’utiliser tous les mots possibles avec la réflexion pour pouvoir dire qu’on est d’accord ou pas. Cependant, a précisé le ministre de la Justice, la démocratie ne signifie pas proférer des injures à l’égard de ses concitoyens à plus forte raison la plus haute institution qu’est le président de la République. « On peut montrer son désaccord, mais éviter d’injurier, de faire des photomontages injurieux que personne n’aurait acceptés. Ceux qui prennent ces mesures et essaient de les diffuser peuvent aussi être poursuivis », a indiqué Sidiki Kaba. De telles poursuites, a relevé le garde des Sceaux, figurent en bonne place dans la nouvelle loi sur la cybercriminalité qui existe depuis deux ans. Toutefois, a noté Sidiki Kaba, il n’y a jamais eu une utilisation abusive de cette loi qui, a-t-il dit, n’est pas utilisée par l’État. « C’est à la justice de prendre les décisions idoines », a laissé entendre le ministre de la Justice, qui a plaidé pour une utilisation à bon escient de la toile. « Si on utilise l’instrument remarquable qu’est Internet, on peut participer à la formation de la conscience civique des concitoyens, mais si on l’utilise à des fins d’injures, c’est irrespectueux. Ce n’est pas acceptable et en ce moment la loi peut sévir », a prévenu le garde des Sceaux.

Cas Assane Diouf
S’agissant particulièrement du cas d’Assane Diouf qui, depuis les États-Unis, attaque et profère des injures à l’endroit du président de la République Macky Sall et d’autres citoyens sénégalais, le garde des Sceaux l’a tout simplement invité à venir au Sénégal. Selon Sidiki Kaba, « on peut tenir tous les propos qu’on veut, mais il faut venir les défendre ici au Sénégal ». Le ministre de la Justice est d’avis que quelqu’un qui a un mot à dire devrait venir le dire dans son pays et non à l’étranger. Mais, a-t-il indiqué, il y a des termes dans lesquels on doit les défendre et qui sont consignés dans la Constitution, à savoir le respect de l’autre et la tolérance de l’autre qui sont le fondement de la démocratie. « Si vous enlevez ces mots, on laisse libre court à l’anarchie et l’anarchie n’a construit aucun Etat de droit. Un Etat de droit, c’est un Etat qui respecte tous les citoyens et les protège contre toutes les formes de dérives d’où qu’elles viennent », a dit le ministre de la Justice. Selon lui, les lois et règlements sont là et quiconque les viole répondra devant la justice. Et lorsque les décisions sont prises, il y a des voies de recours nécessaires et tout citoyen peut faire appel ou un pourvoi en cassation.

S. O. F.

Le marigot de Thièl, situé à une soixantaine de kilomètres de Linguère, a enregistré encore un mort par noyade hier. La victime, âgée seulement de trois ans et résidant à Patacour, un village situé à une trentaine de kilomètres de Linguère, était avec sa  mère au marigot pour faire la lessive comme à l’accoutumée. A. B. (la victime) jouait tranquillement dans les eaux du marigot, quand elle fut prise par les eaux, à l’insu de sa maman qui était absente des lieux. A son retour, elle constata l’absence de sa fille. Ainsi elle suit ses traces jusqu’au marigot, avant de solliciter de l’aide. Malgré la promptitude des populations à intervenir, la jeune fille finira par rendre l’âme au moment de l’évacuation au centre de santé de Thièl. Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour élucider les causes réelles de cette noyade.

Masse NDIAYE

Après Kinshasa en 2012, Dakar abrite la deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité du 18 au 20 septembre 2017. Le chef de l’Etat est invité par les autorités de l’Eglise catholique du Sénégal à présider la cérémonie d’ouverture de cette rencontre organisée par Caritas Africa.  

Pour réussir l’organisation de la deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité, les autorités de l’Eglise catholique sénégalaise sollicitent le soutien financier du chef de l’Etat. Le président Macky Sall est d’ailleurs invité à présider la cérémonie d’ouverture de cette réunion qui verra la participation de 200 personnes parmi lesquelles d’éminentes personnalités de l’Eglise catholique, 46 délégations de Caritas africaines et des partenaires. Selon abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal et coordonnateur de 15 Caritas de la zone africaine de l’ouest, le budget de cette deuxième réunion est évalué à plus de 300 millions de FCfa. Il n’est pas bouclé. Les organisateurs attendent le soutien de bonnes volontés. Le président de Caritas Sénégal, Mgr Jean Pierre Bassène, par ailleurs évêque du diocèse de Kolda, et abbé Alphonse Seck ont fait face à la presse hier pour évoquer les grandes lignes de cette deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité. Cette rencontre, organisée en souvenir de celle de Kinshasa il y a cinq ans, permettra aux responsables de Caritas de faire le point sur l’application de la « déclaration de  Kinshasa », mais surtout tenir compte du nouveau contexte.

Le secrétaire général de Caritas Sénégal a expliqué que ce sera aussi un moment important de renforcer la synergie et la collaboration entre les structures et les personnes impliquées dans la diaconie de l’Eglise en Afrique. Après la cérémonie d’ouverture, un ensemble de sessions est prévu dont une présentation sur la dimension sociale de l’évangélisation.
Le thème de cette rencontre: « Organiser le service de la charité en Afrique : le rôle des évêques. Bilan et perspectives, cinq ans après la rencontre de Kinshasa », sera largement évoqué. Il permettra de réfléchir sur la manière de conduire l’action de la Caritas sur le continent africain. Pour Mgr Jean-Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda, la Caritas n’a pas inventé la charité en Afrique. « Les Africains sont de nature solidaires » a indiqué le guide religieux. Les participants feront aussi un clin d’œil à la  synergie lancée par le Pape François, qui est de regrouper les quatre services de l’Eglise, à savoir la Caritas, la santé, les migrations, la justice et la paix. « Ces actions font partie de ce qui a motivé cette rencontre de Dakar », a indiqué abbé Alphonse Seck. Il a souligné que ce sera une manière pour les dirigeants de Caritas africaines de s’approprier une nouvelle organisation des services sociaux de l’Eglise et de parler de l’organisation de la Caritas. La deuxième rencontre des évêques africains est organisée par Caritas Africa, avec l’appui de Caritas Internationalis. Elle sera clôturée le 20 septembre par une messe à la cathédrale de Dakar.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

Un comité local de développement (Cld) s’est tenu hier à la maison communautaire de Touba en présence des autorités administratives avec à leur tête le sous-préfet Modou Mbacké Fall et le coordonnateur du Magal, Serigne Ousmane Mbacké, en compagnie de ses frères du comité d’organisation du grand Magal. De riches échanges ont eu lieu entre les deux parties pour une bonne préparation de l’événement prévu en principe le 9 novembre 2017 prochain.

La réunion a permis d’élaborer le plan de travail de base qui doit servir de référence aux différentes réunions en vue de l’organisation du grand Magal de Touba. Tous les aspects sécuritaire, sanitaire, préventif  et autres ont été évoqués avec les différents acteurs pour une bonne préparation du grand Magal de Touba. Un événement particulier qui, de l’avis du sous-préfet de Ndame, rassemble chaque année des milliers de personnes dans la ville sainte et mérite de ce fait des dispositions spéciales. Évoquant l’aspect sécuritaire, les différents corps de sécurité vont déployer près de 2;000 éléments et tous les grands axes seront jalonnés et bien sécurisés par les éléments de la police et de la gendarmerie. Il est aussi annoncé que les dispositions de l’année dernière seront reconduites et renforcées. Les sapeurs-pompiers ont, eux aussi, promis une assistance à la hauteur de l’événement.  Le ravitaillement en eau est un problème endémique qui pose chaque année des difficultés. Pour une ville qui fait plus de deux millions d’habitants en plus des disciples qui affluent, a reconnu le sous-préfet, les besoins en eau sont énormes et il n’est pas facile de ravitailler toute cette population pendant 72 heures d’affilée. Pour satisfaire la demande, le service d’hydraulique a mis en service tous ses camions, en loue d’autres et sollicite aussi tous les services ayant des camions citernes.  Concernant la santé, les autorités sanitaires de la ville ont évoqué et regretté, entre autres, l’absence de scanner dans la ville, compte tenu des multiples sollicitations et de l’importance démographique de la ville. De son côté, le service d’hygiène, avec plus de 100 éléments, sera en œuvre à temps sur le terrain. D’autres aspects comme l’éclairage public, les nouvelles extensions à faire pour l’éclairage des quartiers de même que le travail effectué avec l’Onas pour les désinfection et désinsectisation ont été évoqués.

Toutefois des réunions sectorielles se feront pour prendre les devants, a assuré le sous-préfet. Évoquant la voirie, le sous-préfet a signalé ce qu’il y a lieu de faire avec l’Ageroute, notamment les axes qui sont sollicités depuis cinq ans et qui ne sont toujours pas réalisés et qui peuvent aider à la bonne circulation durant le Magal. L’administrateur révèle qu’il s’agit des axes Mbacké-Darou Rahmane, Darou Salam-Touba qui longe les rails, et d’autres axes qui peuvent aider à la bonne circulation pendant le Magal. On signale que les véhicules pourront rouler sur une bonne partie de l’autoroute « Illa Touba » durant ce Magal à venir au mois de novembre.

Mamadou DIEYE

 

 

La pluie est parfois synonyme d’obstacle. Celle de vendredi a posé beaucoup de problèmes aux usagers de la route, surtout aux automobilistes. Après la forte pluie qui s’est abattue sur la capitale, la circulation routière en a pâti à plusieurs endroits.

Les eaux freinent les automobilistes qui sont souvent obligés de lever le pied pour se mettre au rythme des longues files de voitures. Les artères telles que la route de Hann-Bel-Air gagnées par les eaux stagnantes sont difficilement praticables. A hauteur du croisement de la route du Service géographique, une Renault 19 tombe en panne en pleine chaussée. La circulation reste bloquée dans le sens de la sortie vers l’autoroute à péage. La chaussée est complètement inondée. L’eau déborde même jusque sur les trottoirs. Au volant des voitures restées bloquées, les visages des automobilistes sont fermés. Boubacar Wade, un chauffeur de taxi garé sur le bas-côté, vient en aide à un autre conducteur dont la voiture est tombée en panne. « Il a dû changer de vitesse au beau milieu des eaux et la voiture a pris l’eau. Heureusement qu’on a pu la redémarrer », explique-t-il. Le trafic respire à nouveau, mais toujours au ralenti, jusqu’au rond-point situé à hauteur de l’autoroute.

A cet endroit de la route de Hann-Bel-Air, plus exactement sous le pont entre les deux ronds-points, la circulation devient chaotique. Certaines automobilistes en provenance de Castor se permettent de rouler à gauche sur la voie réservée à ceux venant dans l’autre sens, pour se passer de faire le tour du rond-point, paralysant ainsi tout le trafic. « C’est toujours comme ça quand il n’y a pas d’agent de la police pour réguler la circulation à ce niveau. Les gens bafouent le code et ne respectent pas la priorité », s’indigne François Diagne, au volant de sa voiture bloquée dans cet embouteillage.

Au-delà de la Cité des Eaux, juste à l’arrêt de bus qui fait face au Centre académique d’orientation scolaire et professionnelle, un chauffeur de taxi peine aussi à démarrer sa voiture. « Je crains que le moteur n’ait absorbé de l’eau », s’alarme Pape Thiandoum. « J’essaie depuis près d’un quart d’heure, mais rien n’y fait. J’ai appelé un mécanicien qui va arriver d’un moment à l’autre », ajoute-t-il. A quelques mètres de là, les usagers qui attendent leur bus surveillent d’un œil vigilant l’eau stagnante que les chauffeurs «imprudents» font jaillir sur le trottoir et qui pourrait salir le beau boubou du vendredi. Les piétons aussi marchent d’un pas alerte, en retroussant légèrement leur boubou et en le tenant à la hauteur des genoux.

Quelques minutes plus tard, le mécanicien arrive à bord d’un scooter. Mansour Ndiaye échange quelques salamalecs avec le chauffeur du taxi qu’il connaît apparemment et se penche à son tour sur le véhicule, pendant que son propriétaire reste au volant. Après quelques minutes, il détecte la panne. « Le moteur est noyé. Il a dû absorber de l’eau. Il faut qu’on l’amène au garage. Je vais appeler un collaborateur pour qu’on le remorque », dit-il après avoir fait part de son diagnostic au chauffeur du taxi. La pluie semble faire l’affaire des mécaniciens qui doivent bien se frotter les mains en cette journée pluvieuse du vendredi.
Moussa Sonko (stagiaire)

Une opération de sécurisation combinée Police-Gendarmerie a été menée dans la commune de Kaolack du 08 au 14 août. A l’heure du bilan, les forces de police et de gendarmerie ont opéré à l’interpellation de 120 personnes pour des délits divers ainsi que la mise en fourrière de plus d’une centaine de véhicules pour des contraventions au code de la route.

Les forces de sécurité basées dans la région de Kaolack n’ont guère chômé cette dernière semaine. L’opération de sécurisation combinée entre les deux corps, démarrée le 08 et clôturée le dimanche 15 août, a donné des résultats probants. Les hommes du commissaire Bop et son homologue de la brigade territoriale ont intensifié les contrôles d’identité et des usagers de la routes avec en prime des opérations « coup de poing » la nuit pour traquer délinquants et criminels dans l’espace communal.

Résultats des courses : 120 personnes interpellées dont 84 pour vérification d’identité, une vingtaine pour ivresse manifeste et six arrestations pour détention et usage de chanvre indien. Parmi ces derniers, il a été retrouvé 12 cornets de ce type de drogue ainsi que des armes blanches. Ils seront présentés au juge des flagrants délits. Du côté de la route, gendarmes et policiers auxquels se sont adjoints les auxiliaires municipaux et Agents de sécurité de proximité (Asp) passent au peigne fin les automobilistes et conducteurs de deux roues. Dans le détail, 134 motos Jakarta, moyen de locomotion très en vogue dans la capitale du Saloum, ont été mis en fourrière ainsi que 23 automobiles. Il est reproché à leurs conducteurs différentes infractions au code de la route.

Une opération de sécurisation bien accueillie par les populations en cette période de préparation de la fête de la Tabaski où la capitale régionale grouille de monde, à l’instar du marché central et des foirails de Dialègne et de Kahone pris d’assaut quotidiennement.

Elimane FALL

Plus de 20 jeunes Sénégalais s’apprêtent à partir au Japon dans le cadre du programme Africa Business Education (Abe initiative). L’annonce a été faite par le premier adjoint au représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). C’était hier lors de la cérémonie de prise de service de 20 volontaires japonais. Ces derniers seront affectés dans six régions du pays au profit de beaucoup de départements ministériels.

Vingt volontaires japonais dont 17 femmes et 3 hommes ont pris officiellement service. Cela fait suite à une formation de trois semaines dans les domaines techniques, de l’agriculture, de l’éducation, de l’élevage, de la santé et de l’artisanat au centre Adeshina, à Thiès. Ces volontaires travailleront durant deux ans aux côtés des populations sénégalaises. Ils seront affectés dans six régions du pays que sont Louga, Fatick, Thiès, Kaolack, Diourbel et Dakar, au profit de plusieurs départements ministériels : Gouvernance locale, Développement et aménagement du territoire, Formation professionnelle, Apprentissage et artisanat, Santé et action sociale, Elevage et Education nationale. Pour le directeur de la Coopération technique, Papa Birama Thiam qui présidait cette cérémonie, ce partenariat basé sur une amitié sincère entre les deux peuples se matérialise dans de nombreux domaines d’intervention « essentiels » pour l’émergence du Sénégal. Il s’agit de « l’amélioration de notre système sanitaire, de notre système éducatif et de la formation professionnelle, le développement de nos capacités de production agricole, dans le secteur de la pêche ou encore dans l’accès à l’eau potable ». Il s’est ensuite réjoui du soutien « constant » du Japon au Sénégal et pour la qualité d’une relation bilatérale en tous points « exemplaire ». S’adressant aux volontaires, M. Thiam leur a souhaités ses vœux de succès tout en les exhortant à mettre en œuvre les nouvelles connaissances acquises dans leurs futures missions respectives. 

« Au moment où ces 20 volontaires japonais vont prendre service, plus de 20 jeunes autres Sénégalais s’apprêtent à partir au Japon dans le cadre du programme Africa Business Education (Abe initaitive) », a laissé entendre  Kosuke Odawra, premier adjoint au représentant résident de la Jica. Admettant que les volontaires n’ont pas une expérience qui fait d’eux des experts, M. Odawra a promis qu’ils vont suivre les traces de leurs prédécesseurs en s’engageant totalement à leurs côtés. « Bien entendu, les volontaires mettront à disposition leurs connaissances et leurs compétences pour un changement des comportements mais ils s’appuieront surtout sur vous pour découvrir et servir le Sénégal ». Quant aux volontaires, il les a encouragés à consacrer, sans réserve, leur énergie et leur temps pour répondre aux aspirations des populations d’accueil durant les deux prochaines années.

Une présentation des volontaires, tous rebaptisés de prénoms et noms originaires du Sénégal par leurs familles d’accueil à Thiès, a permis à trois d’entre eux de s’exprimer respectivement en français, en wolof et en sérère, au nom de la promotion. En effet, pour Mme Nobuko Sato alias Aïssata Bâ, la promotion a promis de donner le meilleur d’eux-mêmes pour aider les Sénégalais à améliorer leurs conditions de vie. « Mes camarades et moi avons beaucoup de motivation à travailler avec les Sénégalais et à participer à cette chaîne de solidarité mondiale. Je pense qu’on va rencontrer beaucoup de difficultés, mais nous ferons des efforts pour les vaincre et remplir notre mission parce que la récompense est toujours au bout de l’effort », a-t-elle souligné.

Depuis la première affectation de volontaires japonais en 1980, le Japon a envoyé plus de 1.000 volontaires au Sénégal. L’année 2017 marque les 52 ans d’existence du programme des volontaires japonais dans le monde. Il faut noter que le Sénégal est l’un des plus grands pays bénéficiaires du programme d’envoi de volontaire japonais dans le monde.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Ce sont quelque 344 pèlerins qui ont pris place à bord du premier vol qui a quitté Dakar hier aux environs de 21 heures. Ils ont été invités à être de dignes ambassadeurs du Sénégal aux lieux saints de l’Islam. La cérémonie marquant ce départ été présidée par le ministre du Travail, Mansour Sy.

Le premier vol pour l’édition 2017 du pèlerinage à la Mecque a décollé hier vers les coups de 21 heures avec, à bord, 344 pèlerins sénégalais. La cérémonie marquant ce départ a été présidée par le ministre du Travail Mansour Sy, avec à ses côtés Abdoulaye Ndiaye, conseiller technique au ministère du Tourisme, Abdou Aziz Kébé, délégué général au pèlerinage à la Mecque, le chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, etc. Les pèlerins ont été exhortés à être de dignes ambassadeurs du Sénégal aux lieux saints de l’Islam.  « Le pèlerinage est une chose sérieuse puisque c’est le cinquième pilier de l’Islam. Il a une importance capitale du point de vue historique, social, et culturel. C’est un moment de rencontre mais aussi d’élévation spirituelle dans un même élan unitaire.

L’histoire de notre pays est marquée par le pèlerinage, d’Oumar Foutiyou Tall à Serigne Fallou Mbacké en passant par Elhadji Malick Sy et Serigne Diamal. Vous êtes les héritiers de ces illustres hommes religieux. Soyez donc de dignes représentants du Sénégal », a adressé le délégué général aux pèlerins. Il a aussi attiré leur attention sur le fait qu’il ne s’agit pas de voyager, mais d’aller en pèlerinage avec tout ce que cela englobe. « Vous représentez tout le peuple sénégalais à la Mecque. Soyez nos dignes ambassadeurs », a insité Abdoulaye Ndiaye, représentant du ministre du Tourisme. Pour sa part, le ministre du Travail Mansour Sy a sollicité les prières des pèlerins pour un bon hivernage mais aussi pour la paix et la stabilité du pays. Selon Mansour Sy, toutes les dispositions ont été prises par le gouvernement depuis le Conseil interministériel tenu sur la question au mois de mars dernier pour un bon pèlerinage. « Nous espérons nous retrouver dans ce même endroit dans quelques semaines pour vous accueillir », a espéré le représentant du gouvernement. Le porte-parole des pèlerins note, lui, que depuis le début, aucun problème n’a été signalé. « Tout s’est déroulé dans de bonnes conditions », a-t-il dit. Le deuxième vol est prévu ce matin vers 08 heures.

Ndiol Maka SECK

Serigne Assane Mbacké et Mor Lô sont provisoirement libres. A l’issue d’un procès long et palpitant qui a vu les accuses nier en bloc les faits qui leur sont imputés, le procureur a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. En attendant le verdict prévu le 24 août prochain.  

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel poursuivait les deux présumés coupables de saccage des bureaux du centre de vote de l’université Serigne Abdoul Ahad Mbacké de Touba. A la barre, Serigne Assane Mbacké et Mor Lô ont nié les faits. Les avocats du chef religieux ainsi que ceux de son adversaire politique et co-prévenu ont plaidé aussi la relaxe pure et simple de leurs clients respectifs. A l’issue de son réquisitoire, le procureur, n’ayant pas trouvé de preuves contre les accusés, a demandé à la cour de les relaxer au bénéfice du doute. Le président du tribunal de grande instance de Diourbel a, à son tour, mis l’affaire en délibéré pour jeudi prochain et leur a ensuite accorde la liberté provisoire demandée par leurs avocats respectifs.

Par ailleurs, si Me Abdoulaye Babou, Me Bassirou Ngom et Me Mamadou Seck n’ont pas caché leur satisfaction en constatant la liberté provisoire de leur client Mor Lô, responsable politique de l’Apr à Touba, les avocats de Serigne Assane Mbacké, Me Madické Niang et Me Elhadji Amadou Sall, n’ont pas manqué de se défouler et d’égratigner le système. Car, pour Me Sall, cette arrestation est un recul démocratique qui rappelle les arrestations d’Abdoulaye Wade et de Bathily dans les années 1988. Me El hadji Diouf et ses confrères ont vu cette arrestation de Serigne Assane comme une violation flagrante des articles 105 du Code pénal et L111 du Code électoral. Serigne Assane Mbacke et Mor Lô sont, depuis hier, parmi les leurs. A signaler qu’en dépit de la longueur du procès, ceux qui ont pris d’assaut le tribunal dès les premiers heures y sont restés jusqu’à la fin du procès.

Mamadou DIEYE

La communauté catholique de Sédhiou a, elle aussi, célébré l’Assomption à l’église Saint Jean l’Evangéliste en présence de nombreux fidèles, de frères musulmans et d’autorités administratives et municipales. C’est l’abbé Patrice Biaye qui a célébré la messe.

Dans son homélie, l’abbé Patrice Biaye est revenu sur la signification historique de l’évènement en citant des exemples donnés dans les livres saints. L’élévation de Marie corps et âme vers le ciel est un évènement religieux plein de signification pour tous les fidèles catholiques. C’est pourquoi ils ont très tôt pris d’assaut l’église de Sédhiou. L’abbé Patrice Biaye a fait savoir que Marie reste toujours auprès des fidèles qu’elle protège des maux que connaît la société; elle marche avec eux, leur donne espoir.

C’est la solennité de Dieu qui a également été célébrée par des fidèles recueillis en pleine communion avec leur foi. L’autre évènement important de la célébration de l’Assomption par la communauté catholique, c’est le baptême d’enfants. Ils portaient des habits blancs, couleur de la pureté, et étaient d’abord reçus à l’entrée de l’église. Ils étaient dans les bras soit de la mère, soit de la marraine ou du parrain. Après le baptême, le prêtre demandera aux parents d’accompagner les nouveaux baptisés. Pour eux, commence une nouvelle vie, celle d’enfants baptisés qui sont donc admis dans la communauté. Ils devront alors grandir dans la foi de Dieu, s’éloigner du pêcher de Satan, vivre dans la solidarité et l’entraide. Chacun a reçu la lumière du Christ, une recommandation de taille, ne jamais apostasier. A la fin de la messe, musulmans et chrétiens se sont donnés de nombreuses accolades pour magnifier le dialogue islamo-chrétien que bien des pays nous envient.

Malamine KAMARA

Depuis 2002, le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, envoie, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Cette année, ils sont au nombre de 51 personnes à bénéficier des titres de voyage offerts gracieusement par le guide religieux.

« Comme d’habitude, le Khalife envoie, cette année, 51 fidèles. Depuis 2002, il perpétue cette action de solidarité et d’entraide. Parmi ces pèlerins, il y a des membres de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, des talibés, d’autres qui sont d’autres confréries», a dit Serigne Cheikh Thioro Mbacké, secrétaire permanent du Khalife général des Mourides que nous avons joint au téléphone. Neveu et porte-parole permanent du Khalife, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou a suivi de près le début de cette grande action sociale qui, selon lui, remonte au début des années 2000. « Je me rappelle d’une Oumra que nous avons faite ensemble en 2002. Il m’avait dit qu’à son retour, il va tout faire pour envoyer, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Il disait que son père Serigne Mouhamadou Lamine Bara voulait aller à La Mecque et qu’il n’a pas pu le faire. Même son premier khalife Serigne Modou Bara voulait aussi accomplir le grand pèlerinage. C’est pourquoi, Serigne Sidy Mokhtar veut perpétuer ce souhait à travers le convoyage de pèlerins. Il le fait pour la famille de Serigne Bara, de Cheikh Ahmadou Bamba, de tous les Mourides, de tous les musulmans », a ajouté celui qui a prié pour les pèlerins en compagnie de Serigne Moustapha Mbacké, fils aîné de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké.  

cinquième pilier de l’Islam, ce grand attachement de Serigne Sidy Moctar aux Lieux Saints de l’islam se manifeste tous les jours, selon Serigne Cheikh Thioro, qui parle d’une « admiration sans limite » du Khalife pour La Mecque et Médine. « Serigne Sidy Moctar a fait le grand pèlerinage et deux fois la Oumra. J’ai vu en lui un grand amour pour La Mecque. Je sais que s’il le pouvait aujourd’hui, il ferait encore le pèlerinage», dit-il. De 2002 à ce jour, 438 musulmans ont été convoyés aux Lieux Saints de l’Islam par le Khalife général des Mourides.

Serigne Mansour Sy CISSE

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