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Société & Faits divers (1328)

L’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, en compagnie d’une forte délégation du clergé était, jeudi dernier, à Keur Nganda où il a été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Les deux chefs religieux ont prêché pour le raffermissement du dialogue islamo-chrétien et pour la culture de la paix au Sénégal et dans le monde.

En recevant l’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a, par la voix de son porte-parole permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, tenu à rappeler la visite que lui rendue Mgr André Guèye, évêque de Thiès. Ces marques d’estime et d’amitié sont appréciées par le Khalife général des mourides qui magnifie l’attitude de l’Eglise dont les dirigeants au Sénégal sont des artisans de la paix. Selon Cheikh Thioro Mbacké, le rôle du guide religieux est, comme le font les responsables de l’Eglise au Sénégal, d’amener les croyants à cultiver la paix.

« Nous appartenons à un même pays. Et si nous polissons nos rapports, c’est le Sénégal qui en gagnera », a dit avec force le porte-parole permanent du Khalife général des mourides.

Réitérant les remerciements de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké à Mgr Benjamin Ndiaye pour sa visite, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a ensuite souligné qu’il plairait au guide de la communauté mouride d’être informé des activités de l’Archevêché de Dakar pour un raffermissement des relations ».

Mgr Benjamin Ndiaye a, à sa sortie d’audience, déclaré être venu à Keur Nganda pour demander à Serigne Sidy Mokhtar Mbacké de prier pour que la paix règne dans notre pays,  en Gambie et dans le monde.

Aussi, a-t-il remercié le Khalife général des mourides qui, venu à Dakar pour accompagner des fidèles devant se rendre en pèlerinage à la Mecque, lui a manifesté son estime et son amitié en lui préparant un grand repas qu’il lui a envoyé à l’Archevêché. « C’est un geste qui m’a beaucoup touché », a dit Mgr Ndiaye qui a aussi souligné que « le dialogue islamo-chrétien, nous le vivons tous les jours au Sénégal ».

M. DIEYE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de remise d’équipements offerts par l’Organisation internationale de la protection civile (Oipc) à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp). Ce don, composé de 3 tonnes de matériels d’urgence et de secours, va renforcer le cadre stratégique et opérationnel du secteur de la défense civile.

« Au-delà de son caractère symbolique, ce don composé de 3 tonnes de matériels d’urgence et de secours (...) permet de saluer, à sa juste valeur, la coopération bilatérale avec l’Organisation internationale de la protection civile », a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

Le don, destiné à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp) et à la Direction de la protection civile, est composé de 3 compresseurs, de 2 motos pompes, d’équipements de protection individuelle et d’un matériel accessoire, entre autres.

« Ce partenariat, au demeurant déjà fécond, devrait se poursuivre, en se renforçant eu égard au leadership du Sénégal au sein de cette organisation mondiale », a laissé entendre Abdoulaye Daouda Diallo qui a rappelé que le Sénégal a adhéré à l’Oipc en 1975.

Selon lui, le Sénégal a toujours œuvré au renforcement du cadre stratégique et opérationnel du secteur de la défense civile. Un tel investissement est connu de l’Oipc, une organisation intergouvernementale qui a toujours répondu positivement aux sollicitations du Sénégal.

Pour sa part, le chef de la division études et opérations de la Direction de la protection civile, le capitaine Aly Cissé, a expliqué que le matériel reçu va réduire la durée d’intervention des sapeurs-pompiers et faciliter leur tâche notamment en cas d’accident, d’effondrement de bâtiments, etc. D’où l’intérêt d’en faire un bon usage.

Serigne Mansour Sy CISSE

Diourbel a accueilli Mamadou Racine Sy et Mamadou Sy Mbengue, respectivement président du Conseil d’administration et directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). La direction de ladite institution qui a rappelé que les pensions ont connu, de 2012 à nos jours, une augmentation de 40% dans le dessein de mieux servir les retraités, a convaincu les retraités du Baol qui ont exprimé toute leur satisfaction.

Mamadou Racine Sy et Mamadou Sy Mbengue, respectivement président du Conseil d’administration et directeur général de l’Ipres, ont rencontré, vendredi dernier, les retraités de la région de Diourbel pour échanger avec eux sur les efforts visant le relèvement des pensions aux allocataires. D’abord, Mamadou Racine Sy a révélé l’importance que le président Macky Sall accorde aux retraités qui ont œuvré pour léguer aux générations actuelles et à venir un pays qu’ils ont servi avec amour et loyauté.

C’est pour un mieux-être des anciens travailleurs, a-t-il expliqué, que le chef de l’Etat a pris la décision historique de ne plus prélever d’impôts sur les pensions de retraite, mais aussi sur toutes les opérations de l’Ipres. Mamadou Racine Sy est ensuite revenu sur les efforts fournis, entre 2012 et 2016, dans le cadre des augmentations des pensions dont le cumul a atteint 40%. « Cela fait quand même un bond significatif du point de vue des pensions », a-t-il souligné avant d’ajouter que « l’objectif recherché est de faire en sorte que les gens aient envie d’aller à la retraite avec une pension correcte ».

Auparavant, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, avait évoqué la prise en charge sanitaire et  les différentes mesures prises pour faire éviter aux retraités les contrecoups d’une application brutale de la mensualisation des pensions.

Selon lui, les retraités  recevront, à partir du 15 janvier 2017, la pension du mois de mois février, avec une augmention de 20% correspondant aux 10 % de janvier et aux 10% de février 2017. Si l’on en croit Mamadou Sy Mbengue, le retraité qui, en 2012, percevait 100.000 FCfa, se retrouve aujourd’hui avec un surplus de 46.410 FCfa, soit une pension de 146.410 FCfa.
Revenant sur l’opposition de certains retraités à l’application de la mensualisation, Mamadou Racine Sy reconnaît que « l’unanimité n’existe nulle part ». Selon lui, une idée nouvelle crée toujours des crispations, des interrogations et des appréhensions. Mais, force est de constater que, suite aux exposés de la direction de l’Ipres, les appréhensions ont fait place à la confiance quant à la quête d’un mieux-être pour les retraités. « C’est dans la voie indiquée que se trouve le salut des retraités du Sénégal », a assuré Mamadou Racine Sy.

Mamadou DIEYE

L’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) va ouvrir un bureau à Kaffrine, pour permettre à ses allocataires de percevoir leur pension sur place. L’annonce a été faite par son président du Conseil d’administration, Mamadou Racine Sy, lors d’une rencontre avec les retraités de Kaolack et Kaffrine, sur l’application de la mensualisation des allocations.

Les allocataires de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) résidant dans la région de Kaffrine, obligés, chaque mois, de faire une soixantaine de kilomètres pour se faire payer leur pension, pourront bientôt le faire sur place. La promesse a été faite par le président du Conseil d’administration de ladite institution, Mamadou Racine Sy, répondant ainsi à une vieille doléance des retraités du Ndoucoumane qui l’avaient réitérée par la voix de leur responsable Gadd Dieng.

« La commune de Kaffrine est dite disposée à mettre à notre disposition un local pour servir de bureau pour le paiement des pensions aux retraités. Nous allons y affecter un agent pour ainsi accéder à votre demande, cela en attendant d’avoir un nombre plus important d’allocataires pour envisager l’ouverture d’une agence régionale de l’Ipres et un centre médico-social », a indiqué Mamadou Racine Sy. Il en a profité pour confirmer la mesure inédite d’exonération fiscale pour les retraités bénéficiant de ce régime.

« Nous en avons fait la demande au président de la République qui a aussitôt donné des instructions dans ce sens au ministre de l’Economie et des Finances. Depuis fin décembre, la décision s’applique à nos allocataires. C’est une première au Sénégal  », a soutenu Mamadou Racine Sy. Sur la mensualisation des pensions, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a évoqué « un souci de revalorisation des retraites et un devoir de solidarité vis-à-vis de travailleurs qui ont été à l’avant-garde de l’indépendance de notre pays ». Selon lui, la mission de l’Ipres est d’assurer une pension de retraite décente à chaque travailleur du secteur privé.

« De 2012 à 2017, les pensions ont été revalorisées à 40% pour que les allocataires puissent avoir des revenus en adéquation avec leurs besoins de chef de famille », a souligné Mamadou Sy Mbengue qui a révélé, par ailleurs, les efforts colossaux fournis par l’Ipres pour la prise en charge sanitaire de ses allocataires.

« En 2016, plus de 3 milliards de FCfa ont été dépensés pour la prise en charge dans nos centres médico-sociaux et autres structures hospitalières », a-t-il ajouté. L’Ipres, qui revendique 140.000 allocataires, a versé, en 2016, des pensions à hauteur de 81 milliards de FCfa. Après le défi de la mensualisation, ladite institution a l’ambition de fixer une pension minimum mensuelle de 50.000 FCfa.

Elimane FALL

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, a annoncé que l’Ipres va mettre à la disposition des retraités de la région de Fatick un médecin et des médicaments pour la prise en charge médicale. Il a fait cette déclaration lors de sa tournée nationale d’information et d’échanges sur la mise en œuvre de la mensualisation et la gestion de la retraite, ce jeudi à Fatick.

Fatick a été, jeudi dernier,  le point de convergence de tous les retraités de la région de Fatick à l’occasion de la tournée nationale de sensibilisation et d’échanges sur la mise en œuvre de la mensualisation et la gestion de la retraite. Le président du Conseil d’administration de l’Ipres (Pca) a expliqué qu’ils sont venus dans le Sine  pour expliquer aux retraités le sens et les objectifs « de cette réforme révolutionnaire qui a été  prise par le Conseil d’administration et qui est celle de la mensualisation des pensions. Mamadou Racine Sy a rappelé qu’en 2007, l’Ipres a eu à procéder à une réforme qui a consisté de passer du trimestre au bimestre. Selon lui, cela s’est passé sous les meilleurs auspices malgré les appréhensions des gens à cette réforme. « Aujourd’hui, nous avons décidé d’harmoniser notre système de retraite avec celui de tous les pays de la sous-région en allant à la mensualisation », a-t-il déclaré.

Mais, a-t-il révélé, l’Ipres a accompagné cette mensualisation par des mesures très importantes. Le Pca de l’Ipres a fait savoir que pour ces quatre dernières années, l’Ipres a augmenté les pensions de 40% et même des avances ont été faites sur les pensions. Aussi, Mamadou Racine Sy a indiqué que  le président de la république, Macky Sall, vient de décider de défiscaliser tout ce qui touche aux pensions au Sénégal.

Lors de cette rencontre, le Pca de l’Ipres a  donné des instructions fermes pour que Fatick soit doté d’un médecin et aussi de médicaments pour la prise en charge médicale des retraités. Le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a expliqué le fonctionnement  de l’Ipres qui gère la retraite au Sénégal. Aussi, a-t-il expliqué que pour déterminer une pension, il y a des paramètres qu’il faut tenir en compte. M. Mbengue a rappelé que le nombre d’années et  le salaire déterminent ce que le retraité doit percevoir. Il est d’avis qu’au Sénégal, il y a un système de solidarité.

Selon lui, de 2012 jusqu’à maintenant, l’Ipres a fait une augmentation de 40% sur les pensions. En 2012, a-t-il indiqué, un retraité qui percevait 50.000 FCfa perçoit aujourd’hui 72.000 FCfa, tandis que celui qui touchait 100.000 FCfa, 146.000 FCfa. Le directeur général de l’Ipres a fait savoir que le Conseil d’administration a décidé, en 2007, le paiement des pensions par bimestre. Aujourd’hui, a-t-il dit, le président de la République, Macky Sall, a décidé qu’elles soient payées par mois et le Conseil d’administration de l’Ipres l’a suivi en décidant d’appliquer  cette mesure.

Oumar  Ngatty BA

Le Conseil d’administration de l’Institution de prévoyances retraites du Sénégal (Ipres) a rencontré les retraités des départements de Thiès et de Tivaouane. L’occasion a été saisie pour annoncer la défiscalisation des pensions de retraite et la tenue d’une conférence sociale en mars 2017 sur la viabilité des régimes de retraite.

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, est revenu, devant les retraités de Thiès et de Tivaouane, sur la défiscalisation des pensions de retraite. C’est un cadeau du président Macky Sall qui est conscient de la faiblesse des pensions de retraite au Sénégal. « A compter de ce mois, vous constaterez sur vos bulletins de paie l’entrée en vigueur de cette défiscalisation des pensions de retraite », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « le souhait du chef de l’Etat est l’amélioration des conditions de vie des retraités ».

La rencontre avait été convoquée pour informer de la mesure de mensualisation de la pension à compter de cette année 2017. Mais là, certains retraités ont manifesté leurs inquiétudes. Surtout par rapport au taux qu’ils gagnent par bimestre et qui sera divisé par deux avec la mensualisation. Mamadou Racine Sy les a rassurés tout en les invitant à prendre conscience que l’Ipres fait beaucoup d’efforts pour l’amélioration des conditions de vie de ses allocataires. Aussi, a-t-il tenu à rappeler que de 2012 à nos jours, l’institution a procédé à des augmentations cumulées atteignant 40%.

Il s’y ajoute, selon le directeur général de l’Ipres, Mamadou Diagne Sy Mbengue, l’enveloppe de 3 milliards de FCfa dégagée pour la prise en charge médicale des 140.000 allocataires du Sénégal. « C’est parce que le Conseil d’administration de l’Ipres est conscient des difficultés que rencontrent les retraités que des initiatives sont prises allant dans le sens d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il soutenu. Toujours est-il qu’il faut encore réformer pour un meilleur système de retraite au Sénégal.
D’ailleurs, c’est cela qui commande la tenue, en mars 2017, d’une conférence sociale sur la viabilité des régimes de retraite au Sénégal. Selon Mamadou Sy Mbengue, le président Macky Sall a donné des instructions au ministre du Travail pour convoquer cette rencontre à laquelle les retraités seront conviés.
Mohamadou SAGNE

…Mbour marque sa totale adhésion…
Le Conseil d’administration de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a rencontré hier, à Mbour, les retraités du département. Une occasion pour les sensibiliser sur les réformes phares de l’institution, mais aussi sur les mesures d’accompagnement de la mensualisation des pensions. Les retraités ont marqué leur totale adhésion au système de paiement mensuel des allocations.

Après Thiès, l’étape de Mbour a permis à l’Ipres de sensibiliser les retraités sur les réformes phares de l’institution, des mesures d’accompagnement de la mensualisation des pensions. Le fonctionnement du régime de l’Ipres géré depuis 1958 leur a aussi été expliqué. Pour le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, la mensualisation des pensions rentre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et d’existence des retraités. « C’est une vieille demande des retraités qui vient d’être acceptée par le Conseil d’administration qui a décidé de mensualiser les allocations à partir du 1er janvier 2017 », a-t-il indiqué. « En plus des 30 % d’augmentation qu’ont connu les pensions entre 2012 et 2017, vient s’ajouter une augmentation de 10 % soit 40 % entre 2012 et maintenant », a fait savoir M. Mbengue. Toutefois, a rappelé le directeur général de l’Ipres, l’institution s’est heurtée à un problème l’année dernière. « Les retraités avaient attendu deux mois pour percevoir un mois de pension. Pour éviter cela, le Conseil d’administration a consenti de leur accorder un prêt de 50 % de leur pension ; ce qui fait qu’au 19 décembre dernier, ils ont perçu un bimestre, et le mois de janvier par anticipation. Ce prêt, à hauteur de 7 milliards de FCfa, sera remboursé sur 30 mois », a noté M. Mbengue.

L’une des importantes mesures, c’était de s’accorder sur les banques pour le réajustement de l’amortissement des prêts sur le mois. « Celui qui remboursait 10.000 francs par bimestre va payer 5.000 francs par mois », a expliqué le directeur de l’Ipres. Selon M. Mbengue, des mesures d’urgence ont été également prises pour l’amélioration des pensions des futurs retraités. Il s’agit du relèvement du plafond soumis à cotisation à hauteur de 35 %, mais également le passage du délai de stage de 1 à 10 ans. « Le fonctionnaire qui n’a pas fait 15 ans de retraite sort du régime avec un versement unique, la même chose va être appliquée aux retraités de l’Ipres non pas sur 15 ans, mais sur 10 mois. Ceci va nous permettre d’avoir de meilleures pensions de retraite le moment venu », a-t-il indiqué. La bonne nouvelle, selon M. Mbengue, c’est l’exonération, par le président Macky Sall, des pensions de tout impôt et taxe. Il s’y ajoute aussi celle de l’Ipres qui va bénéficier d’un régime fiscal dérogatoire à partir de janvier 2017 comme c’est le cas dans les 15 autres pays de la conférence inter-africaine de prévoyance sociale.

L’institution payait 2 à 3 milliards de FCfa d’impôts selon M. Mbengue. Cette nouvelle donne, a-t-il soutenu, va permettre à l’Ipres d’avoir des moyens additionnels et d’améliorer les pensions dans les années à venir.

Le président Racine Sy a, pour sa part, déclaré que le Conseil d’administration est conscient de l’importance de la capitale de la Petite Côte sur le plan économique et culturel. C’est pourquoi, a-t-il dit, que sur cette question de la mensualisation, tous les membres du Conseil ont fait le déplacement pour que toutes les décisions qui sont prises soient irréversibles.

El Hadji Moussa Ndione, président de l’association des retraités de Mbour, a plaidé pour la pérennisation de l’outil pour le bien-être des retraités et de leurs familles. Il a salué la disponibilité du directeur général de l’Ipres et a réaffirmé la détermination des retraités à faire face aux détracteurs. Il a clamé haut et fort que la rencontre de Coco-beach marque à jamais leur adhésion pleine et entière au système de paiements mensuels des allocations. Son collègue, Louis Samba Diouf de Joal, a lui aussi souhaité que des guichets uniques soient ouverts chaque mois pour permettre aux retraités d’accéder à leur pension sans coup férir. Il a regretté que des personnes du 3e âge se réveillent à 5 heures du matin pour aller faire la queue devant les guichets des bureaux de poste.

Amath Sigui NDIAYE

L’insécurité gagne du terrain dans la région de Kolda. Après le braquage survenu la semaine dernière dans la commune de Kandia, département de Vélingara, c’est au tour de Mampatim, une commune située à environ 70 kilomètres à l’Est de Kolda, de recevoir la visite des malfaiteurs.

Des individus, armés de fusils et d’armes blanches et encagoulés, ont fait irruption à Mampatim dans la nuit du 9 au 10 janvier 2017 aux environs de deux heures du matin alors que les habitants dormaient. Ils ont dévalisé deux boutiques appartenant respectivement à Abdoul Gadiry Diallo et Mamadou Saidou Diallo, deux commerçants qui ont pignon sur rue à Mampatim. Les malfaiteurs ont emporté d’importantes quantités de marchandises, des tôles et de l’argent dont le montant n’a pas été précisé. Alertés, les gendarmes de la brigade de Dabo, localité située à une vingtaine de kilomètres de Mampatim, se sont rendus sur les lieux pour faire le constat.

Les populations de Mampatim, qui ne cachent pas leur inquiétude face à la montée de l’insécurité, réclament le retour de la brigade de gendarmerie qui avait été délocalisée à Dabo. Rappelons que les braquages des véhicules de transport en commun et les attaques contre des commerces avaient cessé depuis bientôt un an, après le démantèlement d’un réseau de malfaiteurs qui écumaient le département de Vélingara et des localités sur l’axe Kolda-Diaobé.

Mamadou Aliou DIALLO

Le procès Hissène Habré est arrivé à sa phase ultime. Les débats ont été clos, hier, après les demandes des différentes parties. La Chambre d’appel rendra son verdict le 27 avril prochain.

Les audiences du procès en appel de Hissène Habré ont été clôturées hier après quatre jours de débats. Le verdict sera connu le 27 avril prochain. En tout cas, les avocats des différentes parties ont crânement défendu leur cause. Les hostilités ont été ouvertes par les parties civiles en réponse aux moyens d’appel soulevés par la défense au premier jour du procès. « Dans son mémoire, la défense n’a soulevé aucune erreur de fait ou de droit », a remarqué Me Alain Werner, avant de commencer l’énumération des « arguments déficients » utilisés par la défense...
Selon Me Werner, parler de la réduction de la peine est « un grief d’appel ». L’avocat des parties civiles a, par ailleurs, pris le contre-pied du procureur général qui a dit dans ses réquisitions s’en remettre à la « sagesse de la Chambre » pour la peine. « Le rôle de la Chambre d’appel n’est pas d’être sage ou non, mais d’appliquer les standards internationaux d’appel. Je ne suis pas du tout convaincu que M. Habré ait regretté ses actes. S’il ne mérite pas une peine à perpétuité, je ne sais pas qui la mérite », a laissé  entendre l’avocat.

En outre, le spécialiste du droit international s’est dit choqué par les propos du ministre de la Justice parlant d’une possible grâce de Hissène Habré, un jour après le verdict en instance. « L’octroi d’une grâce violerait l’accord signé avec l’Union africaine. Les crimes retenus contre Hissène Habré sont d’une gravité ultime. Si une telle chose se passe, ce serait un cataclysme. Selon les statuts des Cae, les peines doivent être exécutées conformément aux standards internationaux », a soutenu Me Werner. Sur le cas du juge Amady Diouf soulevé par la défense, Me Assane Dioma Ndiaye a estimé que dans les juridictions internationales, ce qui importe c’est la haute connaissance du droit par la personne. « D’ailleurs cette exception a été soulevée après les débats et cela devait être fait in limine litis (avant tout débat). M. Amady Diouf totalise 25 ans d’expérience dans la magistrature », a précisé Me Ndiaye. Concernant l’argument ayant trait au renvoi de la seule personne de Hissène Habré devant la Chambre d’assises, l’avocat a souligné qu’il n’est pas dit qu’il faut avoir tous les accusés pour renvoyer…

Dans sa réplique, Me Abdoul Gningue de la défense a d’emblée mentionné que la Belgique a manipulé ses règles de compétence en offrant la nationalité belge à un Tchadien rien que pour s’attaquer à Hissène Habré. Il a encore déploré l’audition du juge d’instruction belge, Daniel Fransen. Selon lui, en décidant de ne pas livrer les co-inculpés de Habré, Ndjaména a violé les droits de Habré pour un procès équitable. « C’est pourquoi nous avons estimé que l’ordonnance de renvoi est nulle », a souligné Me Gningue.

Sur le cas Amady Diouf, la défense persiste et signe : « C’est une question d’aptitude et non d’ancienneté. La distinction entre juge du siège et du parquet a été faite par la loi organique ». Appuyant son confrère, Me Mbaye Sène a noté que Amady Diouf n’a pas rempli les conditions prévues par l’article 11 des statuts des Cae. « Vous reprochez à Hissène Habré d’avoir violé les lois de la guerre, et vous, vous violez aujourd’hui la loi pour pouvoir le juger », a-t-il déploré.

Ndiol Maka SECK

La brigade de gendarmerie de Louga vient de procéder à l’arrestation d’une bande organisée, spécialisée dans le vol de bétail.

La foule immense était massée, mercredi, devant la gendarmerie de Louga. Pas pour voir les délinquants. Mais pour saluer le remarquable travail abattu par le commandant Amar Diouf et ses hommes. Travail minutieusement mené et ayant abouti à l’arrestation de cette bande spécialisée dans le vol de bétail. Au total 12 individus ont été arrêtés, 30 moutons, 2 bœufs et 6 chèvres retrouvés ainsi que 2 véhicules saisis.

« C’est réconfortant de voir tout ce monde venu nous remercier et nous encourager », confie, visiblement très content, le commandant Amar Diouf. L’opération a débuté le 7 janvier quand les gendarmes sont informés de la présence suspecte d’un individu conduisant 4 moutons au quartier Médina Salam. Une enquête révèle qu’il s’agit bien de bêtes volées. L’individu a été appréhendé et conduit à la gendarmerie.

« La poursuite de l’enquête nous a permis de savoir que nous avions affaire à une bande organisée spécialisée dans le vol de bétail », a fait remarquer le commandant Diouf, précisant que les investigations menées à Louga et à Dakar ont permis de mettre la main sur les autres membres de la bande et le produit de leurs forfaits.

« Conformément aux instructions de la hiérarchie, nous allons mobiliser tous les moyens nécessaires pour lutter contre le vol de bétail », a soutenu le commandant Diouf qui appelle à davantage de collaboration avec les populations. C’est la meilleure façon, a-t-il dit, d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens.

Abdoulaye DIALLO

Curage des réseaux de l’Onas situés dans les zones concernées, branchement à l’égout du domicile du khalife, mise en place d’un dispositif de secours, extension du réseau électrique, dotation en nombre suffisant de médicaments ont été, entre autres, les besoins exprimés par le Comité d’organisation de la 37e édition de la Ziarra de la famille omarienne. La délégation a été reçue, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

C’est en présence du khalife, Thierno Madani Mountaga Tall, que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a reçu, hier, la délégation des Ahbab (les amis de Cheikh Oumar Foutiyou Tall) en charge de l’organisation de la 37ème Ziarra de la famille omarienne. Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la région de Dakar, Mouhamed Fall, a passé en revue le mémorandum qui a été présenté par le Comité d’organisation sur l’ensemble des aspects qui participent à la réussite de la Ziarra. Ils sont liés à l’eau, l’assainissement, la santé, l’hygiène, l’environnement, entre autres. « Toutes les dispositions ont été prises pour une bonne réussite de l’événement. Le ministère de l’Intérieur a mis en place un comité dirigé par le gouverneur de Dakar. Globalement, tous les engagements pris lors du Crd ont été respectés », s’est réjoui le porte-parole des Ahbab, Mamadou Dia. Il a magnifié l’engagement de l’Etat. « Nous sommes à deux semaines de la célébration de la Ziarra. Et c’est heureux que le Comité d’organisation fasse savoir que tous les engagements pris ont été respectés », a souligné le ministre Abdoulaye Daouda Diallo. 

Grande conférence
Cette 37ème édition qui coïncidera avec le 10ème anniversaire du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Ahmed Tall démarre le 26 janvier par une grande conférence au King Fahd. Elle sera présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le thème de la conférence est : « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien, une contribution inestimable au rayonnement de l’Islam ». Selon le président de la commission communication, Ahmed Tidiane Hann, le choix du thème n’est pas fortuit. Il s’agira, pour la communauté omarienne, de revisiter l’œuvre et la vie de Thierno Mountaga Tall, mais surtout de vulgariser sa contribution au développement socioculturel de l’Islam, à travers la Ummah. « Toute sa vie durant, Thierno Mountaga Tall s’est consacré entièrement à l’Islam pour asseoir la spécificité omarienne, mais aussi à répandre par-delà la compassion, la concorde entre les populations d’ici et d’ailleurs », a indiqué M. Hann. Il a rappelé l’implication du Saint-homme lors des catastrophes naturelles.

De l’enseignement à l’assistance sociale, Thierno Mountaga était un véritable soufi qui avait une connaissance approfondie de la culture et de la religion. « Chacun de ces propos avait valeur de sentence archéologique à travers laquelle il dispensait un enseignement coranique. L’homme a marqué son passage dans ce monde par l’édification de la mosquée Cheikh Omar Foutiyou Tall ainsi que la rédaction d’un ouvrage intitulé : « Les perles rares de Cheikh Oumar ».

Tata SANE

…Satisfaction à Louga également
La décision prise par le chef de l’Etat Macky Sall portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions a été vivement saluée par les retraités de la région de Louga.

Le président du Conseil d’administration et le directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) étaient, mercredi, à Louga. La démarche de Mamadou Racine Sy et de Mamadou Sy Mbengue est simple : venir à la rencontre des retraités, les écouter et échanger avec eux sur les mesures d’accompagnement en cours ou envisagées dans le cadre de la mensualisation des pensions de retraite. L’ambiance était bonne. Favorisée par la récente mesure prise par le chef de l’Etat portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions servies.

La décision présidentielle a été unanimement saluée. « Cela ne nous surprend pas venant du président Macky Sall. Il ne fait que poser des actes allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie des retraités », a magnifié Pape Meissa Wade, président régional des retraités de Louga. « Dites au président Sall que nous sommes contents. Nous comptons sur lui pour enregistrer d’autres acquis au bénéfice des retraités du Sénégal », a ajouté Pape Meissa Wade, s’adressant aux patrons de l’Ipres. Pour Mamadou Racine Sy, le président Macky Sall a été « courageux » en prenant cette décision de défiscaliser l’Ipres  et les retenues sur les pensions. « Depuis que le Sénégal est indépendant, c’est la première fois qu’une telle mesure est prise. Voilà pourquoi tous les retraités doivent remercier le président Sall pour avoir pris cette décision historique », a souligné le président du Conseil d’administration de l’Ipres qui est aussi largement revenu sur les autres mesures prises pour améliorer les conditions de vie des retraités.

« Il faut que nous arrivions à un Sénégal où retraite ne rime plus avec précarité. Cela demande beaucoup de travail, de compréhension de la part des retraités et une bonne stratégie de mobilisation de ressources », a-t-il expliqué.

La rencontre était aussi une belle occasion pour les retraités de Louga de partager leurs préoccupations. Pape Meissa Wade a été clair : « Beaucoup reste à faire, notamment dans le domaine de la prise en charge médicale », un volet où « l’Ipres met déjà annuellement plus de 3 milliards de FCfa », a fait savoir le directeur général, Mamadou Sy Mbengue.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a rencontré, à Saly, les inspecteurs d’académie et ceux de l’éducation et de la formation dans le cadre d’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral. Mansour Sy a invité les différents acteurs à travailler en synergie pour réussir le double défi de l’organisation et de la participation.

Le Sénégal compte un peu plus de 95.000 enseignants répartis dans un peu moins d’une cinquantaine d’organisations syndicales. Cette situation  entrave fortement la qualité du dialogue social. Ainsi, une nouvelle donne s’impose afin que les enseignants soient dignement représentés lors des négociations avec le gouvernement. Voilà pourquoi des élections sectorielles de représentativité syndicale seront, pour la première fois, organisées au Sénégal.

C’est pour réussir cela qu’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral avec les inspecteurs d’académie (Ia) et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (Ief) a été organisé par le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

Mansour Sy est revenu sur la présentation du nouveau cadre législatif et réglementaire de l’élection, la définition et le partage des principales missions attendues des acteurs appartenant à l’administration, notamment des Ia et des Ief.  « Il est heureux que le projet d’arrêté ait été partagé à deux reprises avec les syndicats d’enseignants du secteur jusqu’à sa validation, sa soumission au conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale avant sa signature et sa publication le 22 novembre 2016 », s’est félicité le ministre. L’implication des Ia et Ief est très attendue dans l’organisation des élections de représentativité, selon le ministre, notamment dans l’élaboration des listes. Les élections auront lieu en 2017 et mettront en lice 32 syndicats repartis dans le collège du préscolaire et de l’élémentaire, du moyen secondaire et du corps de contrôle.

Ces élections vont ainsi permettre une rationalisation du dialogue social dans le secteur éducatif, en disposant d’interlocuteurs suffisamment représentatifs, forts et indépendants pour le plus grand bien de l’école et de ses acteurs.

Amath Sigui NDIAYE

Après la défense et les parties civiles, c’était, hier, le tour du parquet général de faire son réquisitoire. Mbacké Fall et ses substituts ont balayé d’un revers de main tous les moyens d’appel soulevés par les avocats commis d’office pour défendre les intérêts de Hissène Habré.

Le parquet général a fait, hier, son réquisitoire par rapport aux moyens d’appel soulevés par les avocats de la défense de Hissène Habré et ceux des parties civiles. Le procureur général et ses adjoints ont été interpellés par la défense sur ce qu’elle considère comme une incohérence. En effet, dans son verdict, la Chambre d’instance a reconnu un certain nombre de circonstances atténuantes à l’ancien président tchadien. Et pourtant, ce dernier a été condamné à la prison à perpétuité, ce qui, aux yeux des avocats de la défense, est incompréhensible.

Selon Mbacké Fall, il est vrai que des circonstances atténuantes ont été reconnues à Hissein Habré, mais les circonstances aggravantes l’emportent largement. « Hissène Habré approuve de manière implicite la décision de ses avocats de faire appel, sinon il aurait émis un communiqué pour dire que cela ne l’engage pas. Nous savons aussi que du fond de sa cellule, il regrette ses actes commis lors de son règne, entre 1982 et 1990. Nous demandons aux juges de tenir en compte tous ces éléments. Mais pour le verdict, le parquet s’en remet à la sagesse de la Chambre », a déclaré le procureur général. Il a requis le rejet de tous les moyens d’appel avancés par les avocats de Hissène Habré et de déclarer recevables toutes les constitutions de partie civile des victimes. S’agissant des réhabilitations, Mbacké Fall a estimé qu’il serait bon d’organiser des cérémonies commémoratives d’hommage et autres, selon le pays d’origine des victimes. Il a aussi demandé à l’Union africaine que le fonds d’indemnisation mis en place soit disponible. Avant lui, son substitut, Moustapha Diallo, s’était attelé à démonter l’argumentaire de la défense consistant à nier la responsabilité directe de Hissène Habré dans les massacres au Tchad, particulièrement ceux qui ont eu lieu au sud. « Ces évènements doivent être bien cernés.

La chambre d’instance les a examinés de fond en comble. Des attaques ont été commises contre des populations civiles. Ces faits sont bien établis. Et c’était une entreprise criminelle commune engageant la responsabilité de Hissène Habré.

La responsabilité d’Idriss Deby, qui était commandant en chef des Forces armées nationales tchadiennes (Fant) comme dit la défense, ne saurait écarter celle de Hissène Habré. Cet argument doit être rejeté comme non fondé », avait laissé entendre le parquetier.

Ndiol Maka SECK

Permettre aux jeunes de se familiariser avec les outils indispensables à l’entretien d’embauche, c’est l’objectif du Mdes qui a initié, à Dakar, un atelier training.

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) a choisi le Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag) pour la tenue de l’atelier training au profit des jeunes diplômés. Cette rencontre est une occasion pour donner un savoir-faire aux demandeurs d’emploi. Cela va de la rédaction du Curriculum vitae (Cv) à la maîtrise des outils indispensables à l’entretien d’embauche. « La recherche d’emploi exige un état d’esprit, une confiance et une maîtrise de soi dans les procédures d’entretien et d’embauche qui se préparent consciencieusement et psychologiquement », a déclaré le patron du Mdes.

Selon Mbagnick Diop, ce rendez-vous, dédié aux aspirants du marché de l’emploi, entre dans le cadre de la 16ème édition du Forum du premier emploi, prévu en février prochain. « Dans la vie des nations, ne pas disposer d’un emploi, c’est exister sans vivre », a dit M. Diop, non sans reconnaître que « le problème de l’emploi est universel ». S’adressant au ministre Mame Mbaye Niang présent, il a souligné que « celui en charge de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a compris mieux que quiconque que l’inactivité professionnelle annihile en la personne, surtout en la jeunesse, toute possibilité de construction d’un avenir intègre et intégral... ».

Mbagnick Diop est formel : « La jeunesse est un grenier de créativité et un silo de ressources humaines. L’emploi est, pour elle, à la fois une aspiration légitime et un droit fondamental ». Aussi, a-t-il constaté le nombre de demandes d’emploi qui ne cesse d’augmenter. « Mais, les efforts de l’Etat, pour endiguer ce mal social, sont louables et incommensurables », a-t-il applaudi. Le ministre Mame Mbaye Niang a cité le dernier rapport du Bureau international du travail (Bit), révélant une hausse du chômage des jeunes. « Le nombre de jeunes chômeurs parmi les 15 à 24 ans dans le monde passera à 71 millions cette année », a-t-il dit.

Dès lors, combattre et vaincre le chômage devient une nécessité, voire un impératif pour réduire la fracture sociale. Après avoir magnifié ce forum, qui est un pont entre l’école et le monde du travail, il a, dans une digression, fait savoir qu’il était pensionnaire d’un « daara » à l’âge de 3 ans. « Je n’ai jamais pensé un jour être ministre », a-t-il dit. En retraçant son parcours, il a voulu inviter les jeunes, à l’abnégation, à la détermination, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, la décision du chef de l’Etat, Macky Sall, d’exonérer d’impôts  le régime de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a été vivement saluée par le Conseil d’administration de ladite institution. Son président, Mamadou Racine Sy, et des membres de son staff sont actuellement en tournée nationale de partage d’informations sur le régime de retraite au Sénégal.

Pour le président du Conseil d’administration de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, cette décision historique constitue une révolution apportée par la plus haute autorité du pays pour le renforcement du système national de protection sociale. Selon lui, cette mesure, visant notamment à exonérer de taxes les retenues à la source effectuées sur les pensions servies aux retraités, traduit l’élan de générosité du président Macky Sall pour cette  couche vulnérable de la société sénégalaise. L’opportunité de la mesure est d’autant plus justifiée qu’au Sénégal et partout ailleurs dans les pays en développement, la retraite rime avec une certaine précarité.

Par ricochet, ladite mesure va impacter positivement le pouvoir d’achat des retraités. Le président du Conseil d’administration de l’Ipres est aussi d’avis que « la décision présidentielle revêt une importance capitale pour la pérennité du système de retraite dans notre pays ». Avec une telle dérogation fiscale, « l’Ipres  va bénéficier de ressources d’un montant de près de 8 milliards de FCfa qui seront d’un apport inestimable pour la réussite des réformes systémiques et paramétriques que l’institution de prévoyance sociale a récemment engagées ». Cette manne financière sera, à coup sûr, utilisée pour la revalorisation des pensions servies aux retraités.

Depuis 1958, date de création de l’Institution de prévoyance retraite d’Afrique de l’Ouest (Iprao), ancêtre de l’Ipres, il s’agit de l’une des plus importantes mesures prises par les pouvoirs publics pour la consolidation et la pérennité du régime de retraite au Sénégal. Pour Mamadou Racine Sy, il s’agit d’une « mesure courageuse que les retraités méritent amplement, d’autant que cette décision présidentielle de haute portée sociale a été prise dans un souci d’équité et de justice sociale ». Enfin, il estime que « cette mesure concerne à plus d’un titre la population active en ce qu’elle participe largement à la pérennisation du régime de retraite ».

Cheikh Aliou AMATH

Un centre multifonctionnel dédié aux métiers innovants a été gracieusement offert aux jeunes et femmes de Tambacounda par le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, pour résoudre le déficit de formation dans la région. En plus de cette infrastructure qui va recevoir de jeunes diplômés et non diplômés pour une qualification qui devrait les orienter vers l’auto-emploi, un bus flambant neuf a également été remis aux femmes pour faciliter leurs déplacements.

Par l’entremise de l’Association pour le développement du Sénégal oriental (Adesor) qu’il dirige, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, vient de réaliser, au profit des jeunes et des femmes de Tambacounda, un centre multifonctionnel destiné à la formation et à l’apprentissage. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de plusieurs invités et membres des associations de femmes et de jeunes. Ce centre, d’un coût de plusieurs millions de FCfa, est construit sur fonds propres. Cerise sur le gâteau, un minibus flambant neuf a été remis aux femmes après la cérémonie, pour les aider également dans leurs déplacements à travers la région.

« Ce centre est le cadeau que j’offre aux jeunes et aux femmes pour l’année 2017 », a indiqué le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. La structure est composée d’une salle informatique au rez-de-chaussée et d’une salle de conférence au premier étage.

Disposant présentement de 24 boxes d’ordinateurs, le centre recevra bientôt, selon Me Sidiki Kaba, des machines pour la production de briques, l’ensachage de la pâte d’arachide, ainsi que des déplumeuses, etc. Pour Me Kaba, ce centre est appelé à recevoir des jeunes diplômés et non diplômés pour une qualification devant les orienter vers l’auto-emploi.

« Des formations seront dispensées dans les domaines de l’ingéniorat, de l’assurance, du transport, du pétrole », a indiqué Me Sidiki Kaba. « Comme nous serons un pays pétrolier, nous voulons que la jeunesse du Sénégal oriental soit formée aux enjeux futurs pour pouvoir faire face », a-t-il dit. Aussi ce centre compte-t-il dispenser des formations continues dans tous les domaines, y compris l’alphabétisation, en vue de contribuer à l’autonomisation des femmes et à la responsabilisation des jeunes.

Pape Demba SIDIBE

Les parties civiles veulent « la correction de certaines erreurs » liées à la réparation des victimes suite à la condamnation de Hissène Habré à la prison à perpétuité, le 30 mai 2016. Selon elles, les critères de dédommagement fixés lors du premier jugement sont hors de portée de certaines victimes.

Après la défense de Hissène Habré, c’était, hier, au tour des avocats des parties civiles d’exposer leurs moyens d’appel qui portent essentiellement sur les intérêts civils. « Nous avons eu droit à un jugement complètement ambigu », a d’emblée soulevé Me Jacqueline Moudeina, un des avocats des parties civiles. Selon elle, la Chambre d’assises a rejeté « injustement » la constitution de parties civiles de milliers de victimes. « On s’est aperçu que les juges n’avaient pas de critères biens définis pour qualifier les victimes de parties civiles. Ils étaient également en porte-à-faux avec les statuts des Chambres africaines extraordinaires (Cae) qui, en son article 28, parle de victimes qui ont participé ou non à la procédure », a-t-elle déploré.

A l’en croire, les juges se sont focalisés sur deux hypothèses « qu’on peut facilement détruire » pour rejeter les demandes de réparation de certaines victimes. La première est liée à la production d’actes de notoriété pour hérédité et la seconde à l’audition des personnes qui se sont présentées ou non à la barre. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, la moitié des victimes ont été écartées par le premier jugement pour le motif que ces personnes n’ont pas apporté la preuve de leur identité. Or, a-t-il précisé, en matière de justice pénale internationale, les critères sont plus souples que le droit interne. Et manifestement, les premiers juges ont fait une application du droit interne en exigeant soit un jugement d’hérédité soit une preuve quelconque qui établirait un lien entre le préjudice et le fait allégué. « Compte tenu de la situation du Tchad et du fait que la majorité des victimes sont issues des campagnes, il était difficile d’apporter la preuve par l’état civil. C’est pourquoi nous invitons la Chambre à corriger ces critères qui ont été établis par les premiers juges et à se coller à la jurisprudence, notamment les tribunaux cambodgiens qui ont eu ces cas, mais qui ont admis les victimes », a lancé la robe noire. Poursuivant, Me Ndiaye a expliqué que les statuts des Chambres prévoient que les victimes qui n’ont pas participé au procès peuvent bénéficier de dédommagements.

Au-delà des réparations individuelles, les parties civiles demandent aussi des réparations collectives. Elles estiment qu’il faut ériger des monuments et autres mémoriaux dans certains endroits qui ont été le théâtre des crimes de manière à permettre aux victimes de pouvoir s’y recueillir. Les parties civiles veulent également que les victimes qui traînent des séquelles extrêmement graves puissent recevoir des traitements adéquats assurés par Hissène Habré à qui revient « la faute ».

Ndiol Maka SECK

Le ministre guinéen de la Justice avait officiellement saisi son homologue du Sénégal pour demander l’extradition de Toumba Diakité recherché pour massacre présumé d’opposants et tentative d’assassinat. Leur requête est sur le point de connaître une réponse favorable d’autant plus que la Cour d’appel a donné son feu vert.

La justice sénégalaise est favorable à l'extradition d’Aboubakar Sidiki Diakité plus connu sous le nom de Toumba Diakité, arrêté le 16 décembre à Dakar après plusieurs années de cavale. Il était recherché pour massacre présumé d'opposants et tentative d’assassinat. Selon son avocat, Me Baba Diop, cité par l’Afp, la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Dakar « a émis un avis favorable pour l'extradition » de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara. « Nous attendons maintenant le décret d'extradition du président de la République pour l'attaquer en excès de pouvoir devant la Cour suprême », a dit Me Diop aux confrères de l’Afp.

Au Sénégal, le dernier mot revient au chef de l'Etat dans une procédure d'extradition. Selon l'avocat, la chambre a, par ailleurs, rejeté sa requête en annulation de la procédure initiée contre M. Diakité. A en croire l’Afp, Me Diop avait déclaré, le 29 décembre, que son client ne souhaitait pas être extradé dans son pays « pour des raisons de sécurité ». Toumba Diakité vivait jusqu’à son arrestation en colocation dans un appartenant de trois pièces à Ouakam, un quartier de Dakar sous l’identité de Boubakar Barry. Selon plusieurs journaux sénégalais, il a changé de physionomie pour pouvoir se fondre dans la masse.

Un mandat d’arrêt international a été délivré contre lui pour son implication présumée dans le massacre perpétré le 28 septembre 2009 par des militaires dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d'opposants contre la candidature à l'élection présidentielle de Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte militaire guinéenne. Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées dans le stade et ses environs, selon la Commission internationale d'enquête de l'Onu. Toumba Diakité a aussi été recherché pour tentative d’assassinat contre Moussa Dadis Camara qu’il reprochait de vouloir lui faire porter l'entière responsabilité du massacre.

Nd. M. SECK

La communauté layène est en deuil. Sokhna Mame Adama Seyni Lahi a tiré sa révérence, lundi à Dakar.

Elle a été enterrée le même jour aux environs de 23h30 dans le mausolée de son père, Seydina Issa Rouhou Lahi à Cambérène. Elle était la sœur aînée de l’actuel khalife général des Layènes, Serigne Abdoulaye Thiaw Laye.

Nd. M. SECK

La décision du président de la République, Macky Sall, d’exonérer l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) des retenues à la source effectuées sur les pensions de retraite, de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée due par l’institution au titre des placements financiers et locatifs, est vivement apprécié par le directeur général de ladite institution. Selon Mamadou Diagne Sy Mbengue, cette mesure a une portée socio-économique et entre dans le cadre de la politique de revalorisation des pensions de retraite.

A en croire Mamadou Diagne Sy Mbengue, directeur général de l’Ipres, « cette mesure de défiscalisation est en soi une augmentation de plus des pensions de retraites puisque les retraités de l’Ipres ne seront plus payés au net, avec la ponction qui était généralement faite, mais maintenant, ils vont recevoir leur pensions en brut ». Ainsi, la portée est que, selon le maire de Tivaouane, « sur le plan économique, cela va  se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de vie des retraités et de leurs ayants-droit ».

Autrement dit, le président de la République « vient de renoncer à environ 700 millions de FCfa par an qui étaient prélevés par l’Etat sur les pensions mais qui seront désormais redistribués aux retraités ».

Qui plus est, « il a jugé qu’il fallait, à l’instar des 15 autres pays de la conférence interafricaine de prévoyance sociale, doter l’Ipres, qui assure la gestion de la retraite, d’un régime fiscal dérogatoire », dira M. Mbengue. C’est ainsi qu’ « à partir du 1er janvier 2017, l’Ipres ne verra plus ses ressources  financières grevées d’une Tva due au titre de ses placements financiers, notamment les dépôts à terme », a-t-il fait savoir.

Sur les exonérations fiscales, M. Mbengue, évoquant les divergences entre les écoles sur la question, a soutenu que « nous pensions qu’au terme de la loi sur les institutions de prévoyance, nous n’étions pas assujettis à certains types d’impôts et de taxe ». Point de vue qui n’était pas l’idée de l’administration fiscale si bien que « sur beaucoup de points, on était encore en discussions pour voir si l’Ipres est assujettie ou pas », dira-t-il.  C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat « vient de prendre la décision hardie pour qu’on nous accorde cette dérogation », a-t-il déclaré. Quid des 7 voire 8 milliards de FCfa décaissés annuellement par l’Ipres pour l’administration fiscale ?

Sur ce point, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Diagne Sy Mbengue, s’est voulu clair : « C’étaient les rôles d’impôts que nous recevions de l’administration fiscale qui les avaient ainsi estimés », a-t-il tenu à préciser estimant que ce qui était en réalité décaissé par ses services gravitait « autour de  2,5  à 3 milliards de FCfa ».

Mamadou Lamine DIEYE

Un atelier de partage et de mise à niveau avec les autorités déconcentrées chargées de l’organisation matérielle et de la supervision des élections générales et sectorielles de représentativité syndicale s’est ouvert hier à Mbour. Ces élections, selon le ministre Mansour Sy, vont permettre aux centrales et syndicats d’avoir plus de légitimité dans la défense des intérêts des travailleurs.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, qui présidait cet atelier, a indiqué que cette concertation marque le début d’une ère relative à plus de présence des représentants des travailleurs auprès de l’État, des institutions nationales et sous-régionales. « Ces élections vont permettre, à terme, aux centrales et syndicats d’avoir plus de légitimité dans la défense des intérêts des travailleurs et plus de lisibilité dans les relations professionnelles », a indiqué Mansour Sy qui s’est aussi appesanti sur le rôle des préfets et des inspecteurs du travail et de la sécurité sociale pour la réussite des élections. Pour Mansour Sy, le processus lancé devant aboutir à l’organisation de nouvelles élections générales et sectorielles de représentativité syndicale, pour les centrales syndicales de travailleurs et pour le secteur public de l’éducation et de la formation connaît une étape importante avec cette rencontre. Une dernière qui, selon lui, s’inscrit dans la phase active et décisive du processus électoral. D’ailleurs, a noté le ministre, le cadre juridique des dispositions y afférent est renforcé par la modification de l’article L 85 du Code du travail et la signature des arrêtés fixant les règles d’organisation des élections.

Par ailleurs, a relevé Mansour Sy, les centrales et syndicats vont être subventionnés à hauteur de 600 millions de FCfa par le gouvernement. De plus, a-t-il ajouté, d’importantes dispositions ont été prises de manière consensuelle et font que seuls les syndicats et centrales ayant totalisé 10% des suffrages de l’électorat pourront être les interlocuteurs des travailleurs auprès de l’État et des institutions. Sur une quarantaine de syndicats d’enseignants, seuls 32 et 13 centrales prendront part à ce scrutin.

S. O. FALL

L’affaire Hissène Habré est entachée d’erreurs de fait et de droit. C’est la conviction des avocats de l’ancien président tchadien qui ont encore plaidé, hier, l’acquittement de leur client lors de l’ouverture du procès en appel.

Les audiences du procès en appel de Hissein Habré ont été ouvertes, hier, au palais de justice de Dakar. Comme lors du premier jugement, les avocats de la défense de l’ancien président tchadien ont plaidé l’acquittement de leur client. C’est Me Abdoul Gningue qui a ouvert le bal. Exposant leurs moyens d’appel, il a d’emblée relevé que la décision du 30 mai 2016 condamnant Hissène Habré à la prison à perpétuité ainsi que celle sur les parties civiles sont nulles et de nullité absolue.

Il a évoqué une composition irrégulière de la Chambre africaine extraordinaire (Cae) d’assises faisant allusion au juge Amady Diouf qui, a-t-il dit, n’a pas 10 ans d’expérience dans les fonctions de juges pour siéger dans ladite Chambre. « Les statuts des Chambres africaines extraordinaires stipule que pour faire partie des membres de la Chambre, il faut avoir au minimum dix ans d’expérience en tant que juge. Ce qui n’est pas le cas pour le magistrat Amady Diouf. Cette vice de composition induit à l’anéantissement total d’une décision de justice », a soutenu Me Gningue.

Cet argument sera aussi soutenu par Me Mounir Balal, selon qui, de toute sa carrière, M. Amady Diouf n’a jamais siégé dans un tribunal comme juge avant le procès. « Il a été au parquet et ensuite à la chancellerie, mais n’a jamais exercé en tant que juge », a insisté Me Balal. Poursuivant l’exposé de ses moyens d’appel, Me Abdoul Gningue a aussi invoqué la nullité de l’ordonnance de renvoi. Selon lui, de tous ses co-inculpés, Hissène Habré est le seul à être renvoyé au terme de l’instruction, contrairement aux dispositions de l’article 375 du Code de procédure pénale du Sénégal.

« Malgré les mandats d’arrêt lancés contre eux, tous les autres qui ont été cités n’ont pas été renvoyés. Les motifs juridiques de l’ordonnance de renvoi sont erronés », a estimé l’avocat, qui s’est désolé, par ailleurs, que malgré les circonstances atténuantes reconnues à l’accusé, les juges ont prononcé la perpétuité qui est la peine maximum. « Nous n’avons jamais voulu nous épancher sur le verdict d’autant plus que nous avions dit dès le début que la composition de la Chambre est irrégulière. Mais, c’est contradictoire de reconnaître à quelqu’un des circonstances atténuantes et le condamner à la prison à perpétuité  », a-t-il relevé.

Pour Me Gningue, il appartenait au procureur de la République qui est le garant de l’exécution des peines la tâche d’interpeller la Chambre sur cette décision. Pour Me Mounir Balal, ce procès est éminemment politique. « Tout a été fait dans la précipitation dans cette affaire. C’est pourquoi il y a beaucoup de bourdes. En tant qu’Africain, je ne suis vraiment pas satisfait des conditions dans lesquelles ce jugement a été rendu en première instance », a-t-il souligné. A l’en croire, l’affaire Habré est comme un cadeau enveloppé dans du papier de piètre qualité. « Hissène Habré est une matière première que l’Occident a cueilli en Afrique, transformé en produit fini que l’Afrique a importé par la suite », a soutenu l’avocat de la défense.

Le cas Khadija Zidane, du nom de cette dame qui a accusé Hissène Habré en personne de viol, selon Me Mbaye Sène, en est illustration parfaite. « La dame Khadija Zidane a été préparée pour venir humilier Hissène Habré devant sa famille », a mentionné l’avocat de la défense. Les massacres d’Ambing et de Kalaït sont aussi, pour lui, des légendes créées par les témoins pour nuire à son client.
Ndiol Maka SECK


LA DÉFENSE DÉBOUTÉE SUR LA DÉCHARGE DU JUGE BARA GUÈYE
Hier, dès l’entame du procès en appel, les avocats commis d’office pour la défense de l’ancien président tchadien ont demandé à la Chambre d’appel de décharger le juge Bara Guèye qui, disent-ils, avait précédemment en charge un dossier qui a des connexions avec l’affaire. Il s’agit du différend qui a opposé Habré à un journal contre lequel il avait porté plainte pour diffamation lors des audiences d’instance. Il a été débouté dans cette affaire par le juge Bara Guèye qui avait le dossier. Après délibération, la Chambre d’appel a rejeté la requête de la défense, en estimant que cela n’aurait aucune répercussion sur le procès.

Nd. M. SECK

Hier, dès l’entame du procès en appel, les avocats commis d’office pour la défense de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, ont demandé à la Chambre d’appel de décharger le juge Bara Guèye qui, disent-ils, avait précédemment en charge un dossier qui a des connexions avec l’affaire. Il s’agit du différend qui a opposé Habré à un journal contre lequel il avait porté plainte pour diffamation lors des audiences d’instance. Il a été débouté dans cette affaire par le juge Bara Guèye qui avait le dossier. Après délibération, la Chambre d’appel a rejeté la requête de la défense, en estimant que cela n’aurait aucune répercussion sur le procès.

Nd. M. SECK

Le taux de chômage au Sénégal s’élevait en 2015 à 15,7% chez les personnes âgées de 15 ans et plus, avec toutefois des disparités entre les zones urbaines et rurales, et entre les hommes et les femmes. Chez les personnes de 10 ans et plus, ce taux « est estimé à 15,3% », constate la première enquête sur l’emploi au Sénégal.

En fonction du milieu de résidence, « le niveau de chômage est plus élevé dans les autres centres urbains (19,7%) qu’en milieu rural (12,3%) ». Selon ce rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) réalisé entre le 14 juin et le 18 juillet 2015, « le chômage est plus important chez les femmes (22,6% contre 9,8% chez les hommes) ».  « Au regard du niveau d’études, les personnes sans diplôme représentent 39,9% des chômeurs », indique l’Ansd.

Elle précise que le chômage habituel est évalué à « 16,2% et 16,8% respectivement pour les personnes âgées d’au moins 10 ans et celles ayant au moins 15 ans ». Le rapport relève que le chômage habituel s’élève à 22,5% chez les femmes contre 11,1% chez les hommes. « En moyenne, les personnes sont affectées par le chômage depuis pratiquement un an (13 mois chez les femmes et 10 chez les hommes). La durée du chômage varie largement suivant les régions. Elle est des plus importantes à Matam avec une moyenne de plus d’un an et demi », renseigne-t-il.

(APS)

La construction d’une essencerie n’est pas du goût d’une partie des habitants de Bopp. Ils l’ont fait savoir lors d’un sit-in, sous la vigilance des agents de police.

L’association des amis et alliés de feu Chérif Mahdiyou Aïdara a rencontré la presse pour protester contre l’érection d’une station d’essence sur un site appartenant à la famille du défunt guide. Selon l’actuel khalife, Chérif Ibrahima Aïdara, c’est du temps des colons, précisément en 1951, que Chérif Mahdiyou Aïdara a bénéficié d’un permis d’occuper du site d’une surface de 3183 m2. Il s’y installe avec sa famille et dédie un espace à l’apprentissage du Coran.

Mais, les services compétents de l’Etat avaient demandé au guide religieux de ne rien entreprendre sur la partie Nord car il y était prévu la construction d’une route. Ce qui faisait qu’il ne pouvait occuper concrètement que les 2.369 m2. Comme Chérif Mahdiyou Aïdara rêvait, de son vivant, d’un complexe islamique, sa famille, ses disciples et autres alliés ont voulu, à sa disparition en 1988, transformer cela en réalité. Mais, à leur grande surprise, un promoteur privé a commencé, depuis le 25 décembre 2016, à ériger une station d’essence sur le même espace.

« J’ai envoyé plusieurs correspondances aux services compétents de l’Etat pour leur exposer la situation. Il se peut que le dossier ait échappé aux techniciens du Cadastre dont je reconnais leur expertise. Rien n’est encore perdu. Ils peuvent bien rectifier le tir », a souligné Chérif Ibrahima Aïdara qui a ajouté que « le promoteur privé fait dans l’intimidation, en disant qu’il va me traduire en justice ».

De son côté, le coordonnateur du Forum civil, Mouhamadou Mbodj, a affirmé qu’il va constituer un pool d’avocats pour défendre les intérêts de la famille de Chérif Mahdiyou Aïdara. Car le projet que la famille et les talibés veulent réaliser a un intérêt collectif parce que comportant deux « daara » modernes, un orphelinat et un poste de santé, alors que la station d’essence est un bien individuel, avec risque pour les populations. Selon Mouhamadou Mbodj, ce désordre, l’Etat ne doit pas l’accepter.

Serigne Mansour Sy CISSE

La sentence est tombée hier : Bamba Fall et huit de ses frères socialistes qui, jusque-là, faisaient l’objet de trois retours de parquet ont finalement été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction Samba Fall.

Le maire de la Médina, Bamba Fall, et ses camarades socialistes, cités dans les incidents survenus dans les locaux du Parti socialiste le 5 mars 2016 lors d’une réunion du Bureau politique dudit parti, ont passé leur première nuit à la maison d’arrêt et de correction de Reubeuss. Ceci, après un garde à vue de quatre jours au Commissariat central de Dakar. Une décision qui sonnait comme prévisible à l’issue d’un deuxième face à face des accusés avec le juge d’instruction vendredi dernier et qui avait conduit à un troisième retour de parquet.

Les avocats constitués pour défendre Bamba Fall et Cie ont tout simplement boudé la salle après un clash avec le juge chargé du dossier. Bis repetita hier pendant l’audition des accusés si on se fie aux propos de Me El Hadj Diouf, un des avocats constitués pour la défense. Selon lui, c’est une longue bataille verbale entre juges et avocats qui illuminait la salle d’audience, mais à l’arrivée, c’est le juge, arbitre de la partie, qui a eu le dernier mot. Me Diouf, qui crie à la violation de la loi de ses clients avec la succession des retours de parquet, déclare que « le combat judiciaire va se poursuivre ».

Selon lui, deux requêtes ont été formulées pour casser le verdict. L’une adressée au doyen des juges et l’autre à la chambre d’accusation. Il affirme, par ailleurs, ne pas comprendre l’arrestation de l’édile de la Médina et huit de ses acolytes qui n’ont rien à voir dans cette affaire. « Les vidéos passées à la télévision montrent que les accusés n’ont rien à voir dans cette affaire. C’est une façon de liquider des adversaires politiques », conclut-il.

Aliou FAYE (stagiare)

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