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Société & Faits divers (1951)

Le ministre porte-parole du gouvernement a confirmé, dans un communiqué de presse, la mort de six personnes dans l’effondrement deux maisons à Oudalaye, localité située à 50 km à l’Est de Ranérou. Ce drame a eu lieu suite aux fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit du lundi dans le Ferlo. Le communiqué a ajouté que « le président de la République Macky Sall « exprime sa plus vive compassion et présente » ses condoléances attristées aux familles éplorées. Le chef de l’Etat a aussi décidé d’envoyer à Oudalaye, dès ce mercredi 28 juin 2017 (aujourd’hui), une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et comprenant notamment le ministre délégué chargé de la lutte contre les inondations, le Délégué général à la solidarité nationale et à la Protection sociale, le gouverneur de la région de Matam, « pour exprimer aux populations de Ranérou, la solidarité agissante de la Nation ». Le communiqué précise aussi que « la délégation gouvernementale devra également faire l’évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

La Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) appelle à l’implication des veuves et orphelins dans tous les programmes sociaux de développement. L’appel a été lancé à l’occasion de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin célébrée le 23 juin de chaque année.

La prise en charge des veuves et orphelins préoccupe la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe). Elle a célébré le 23 juin dernier la journée internationale de la veuve et de l’orphelin autour du thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». « A travers cette journée, la Rampe entend amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », a indiqué le coordonnateur Hamady Dieng. Ainsi, les membres de la Rampe ont promis d’inscrire, conformément à l’appel des Nations Unies, le 23 juin comme étant la journée internationale de la veuve et de l’orphelin dans leur agenda. « Il s’agit pour nous de reconnaître et de dénoncer les dures conditions de vie que subissent les veuves et orphelins », a ajouté M. Dieng, qui est par ailleurs directeur des constructions au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Aussi a-t-il déploré que les veuves et orphelins soient marginalisés dans les programmes d’aide, subissent des conditions de vie drastiques, maltraités et font objet de violations des droits de l’homme qui paralysent leur participation au développement. La célébration de cette journée s’inscrit dans la perspective d’éveil des consciences, mais surtout de rappeler à la République le bien-fondé de cette journée. « Nous avons constaté que ces veuves et orphelins sont des femmes ou enfants de Sénégalais qui ont rendu de nombreux services à la Nation. C’est pourquoi, nous voulons attirer l’attention de la République sur la vulnérabilité de cette couche pour qu’on les associe à tous les programmes sociaux », a souligné le coordonnateur de la Rampe.

Cependant, la forte mobilisation n’a pas fait que des heureux. La présidente de l’Association nationale des veuves et orphelins du Sénégal, Mme Adama Sarr, a déploré la politisation de cette journée. « Depuis 2013, nous célébrons cette journée sans aucun appui étatique. C’est donc inacceptable de laisser des politiques se servir de notre association comme fonds de commerce », a-t-elle martelé. Non sans déplorer le manque de considération des autorités vis-à vis de leur association. « Le veuvage n’est pas une fatalité encore moins une malédiction. La seule chose qui nous importe, c’est notre dignité. Elle n’a pas de prix», a laissé entendre la présidente Adama Sarr qui appelle ses membres à l’unité.

T. SANE

Dans le cadre de la 29ème Semaine nationale de l’enfant (Sne), un panel sur la mobilité (cyclique, saisonnière, ponctuelle...) s’est tenu à Dakar. Les intervenants ont dénoncé cette précarité qui est une entrave au respect de leurs droits.

L’Ong « Save The Children » a organisé un panel sur la mobilité des enfants au Sénégal et dans la sous-région. L’objectif général est de promouvoir un plaidoyer fort pour une meilleure prise en compte de la question de la mobilité des enfants dans les interventions des acteurs du système national intégré de protection de l’enfant.

Le directeur des Droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables Niokhobaye Diouf a déclaré que cette mobilité est une préoccupation majeure, parce que concernant tous les acteurs. Il a affirmé que ce trafic constitue une violation de leurs droits. « Il est fréquent de voir des enfants installés dans des maisons abandonnées », a-t-il déploré, précisant que la mobilité des mineurs est aussi enregistrée dans les champs d’opération de mouvements jihadistes. M. Diouf a relevé la faiblesse des opportunités d’emploi, la pauvreté qui favorisent cette mobilité. Le directeur des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables Niokhobaye Diouf a indiqué que dans les sites d’orpaillage, 30 à 40% des enfants constituent la force de travail. Il a également dénoncé leur exploitation sexuelle et commerciale. « En choisissant de poser cette problématique, nous cherchons quotidiennement des solutions », a soutenu M. Diouf, précisant que 90% des enfants retirés de la rue viennent des régions.

De son côté, Pape Samba Faye, policier à la retraite, a abordé le sous-thème de la mobilité des enfants et défi sécuritaire de la sous-région. Il a reconnu que la flambée du fondamentalisme est une menace pour ces enfants. L’ancien policier souhaite une gestion de nos frontières avec des agents bien formés. « Il faut améliorer les effectifs des agents pour la protection des enfants », a déclaré M. Faye. Cet ancien de la Brigade spéciale chargée de la protection des mineurs se dit favorable à une application stricte des lois. Le coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh) Mamadou Wane dit « Mao » a sonné l’alerte pour que les enfants ne tombent plus dans une mobilité non protectrice. « Ils peuvent être victimes d’une organisation mafieuse. Nous devons être dans la chaîne de prévention », a-t-il jugé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un panel portant sur la lutte contre le mariage des enfants a réuni, à Dakar, différents acteurs qui œuvrent pour le respect des droits des enfants. C’était lors de la clôture de la 29ème Semaine nationale de l’enfant.

La problématique liée à la protection des enfants fait l’objet d’une attention particulière. Le panel organisé par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, en partenariat avec l’Ong World Vision, s’inscrit dans cette perspective. Selon le directeur des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, l’argumentaire religieux a une influence sur le changement des comportements. C’est pourquoi, la direction mise sur l’engagement des religieux pour faire reculer ces pratiques néfastes au sein de la société. Rappelant le contexte dans lequel s’est tenue cette rencontre, M. Diouf soutient que celle-ci entre en ligne de compte des activités qui sont prévues dans la célébration la 29ème édition de la Semaine nationale. Aussi a-t-il relevé l’engagement de World Vision pour la fin des mariages d’enfants au Sénégal. D’où le choix du thème : « L’engagement des religieux pour la protection des enfants et la fin des mariages d’enfants au Sénégal ».

Niokhobaye Diouf est d’avis que le mariage d’enfants est un phénomène mondial. « Les statistiques montrent qu’une filles sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans et que l’Afrique est le continent le plus affecté avec 39% des filles qui sont mariées avant l’âge de 18 ans, 15 % avant l’âge de 13 ans », a-t-il informé. Non sans déplorer les conséquences néfastes que ces mariages ont sur l’avenir de ces enfants. La directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’ouest, Mme Esther Lehman Sow, a abondé dans le même sens. Selon elle, les mariages d’enfants ralentissent le développement économique et peuvent détériorer le capital humain et social d’un pays. C’est pour ces raisons qu’elle invite les religieux à prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer et des actions significatives qu’ils doivent poser pour mettre fin à ces pratiques néfastes qui gangrènent la société. Les conséquences sur la santé des filles-mères, la mortalité maternelle et infantile constituent les conséquences de ces pratiques.

Imam Chérif Diop a abordé le thème sous l’angle de l’attitude du religieux face aux mariages d’enfants. D’emblée, il refusé le concept de mariage précoce pour adopter le mariage d’enfant. Ainsi, il compare sa position  au « Fiqh musulman » qui considère l’aspect physique qui se base sur la tradition pour valider les mariages d’enfants. Se référant au verset, il a invoqué la notion de responsabilité pour adopter la bonne position non sans interpeler la responsabilité de l’Etat par rapport à la loi et à la manifestation de la vérité. Quant à Abbé Clair Emile Sarr, il a salué l’engagement des religieux dans cette lutte. « Il est temps pour nous de comprendre la gravité de ce phénomène qui freine le développement de l’enfant », a-t-il laissé entendre.

Tata SANE

Les femmes du Mouvement Bamtaare Sénégal ont organisé une conférence religieuse. Le thème de cette année porte sur le rôle et la responsabilité de la femme musulmane envers sa famille et ses enfants conformément aux recommandations divines.

Une centaine d’imams ratib, d’islamologues et des guides religieux venus des différentes contrées des départements de Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah et Goudomp, ont pris part à cette conférence annuelle. Les familles chérifiennes de la commune et du département de Kolda ont également envoyé des délégations à cette rencontre religieuse qui draine, chaque année, de nombreux fidèles durant le mois de ramadan. A cette occasion, des prières ont été formulées pour le président de la République Macky Sall et sa famille ainsi que pour des élections législatives apaisées au Sénégal. A noter que l’édition de cette année est parrainée par la Première dame du Sénégal, Madame Marième Sall.

Les conférenciers ont, tour à tour, rappelé l’importance de la prière, du jeûne du mois de ramadan et de la zakât, avant d’insister sur le devoir de la femme musulmane dans l’éducation religieuse de sa famille et de ses enfants. Pour étayer leurs argumentaires, ils citent des versets du saint Coran et des hadiths du Prophète Mouhamad (Psl) qui s’accordent tous sur le rôle et la responsabilité de la femme dans l’éducation de sa progéniture et des autres membres de sa famille. « La femme est la porte d’entrée du monde et de la société. Tout se construit à partir de la femme », déclare l’un d’eux. Et un autre islamologue de renchérir : « L’enfant est éduqué 10 ans avant le mariage de sa maman », selon les préceptes religieux.  

Le président du Mouvement «Bamtaare Sénégal», Chérif Leheib Aïdara, s’est réjoui de l’importance de ce thème et a félicité les conférenciers pour la pertinence de leurs interventions. « Je pense que les thèmes sont d’actualité et sont extrêmement importants car ce sont des thèmes de société. Et nous avons eu la chance d’avoir des très grands conférenciers qui nous ont aidés à comprendre notre religion. Ils nous ont également permis de comprendre notre devoir vis-à-vis de nos familles et de nos enfants. Cela est extrêmement important », a-t-il déclaré. Il a remercié la Première dame du Sénégal d’avoir accepté de parrainer cette conférence religieusedes femmes de «Bamtaare Sénégal».

Mamadou Aliou DIALLO

Le guide religieux Chérif Mohammad Ali Aïdara a exhorté les hommes à faire le bon choix, qui est celui de suivre la famille du Prophète (Psl). Il intervenait lors de la clôture d’un concours de récitation du Coran.  

Le guide Chérif Mohammad Ali Aïdara est encore revenu sur l’islam dit originel, qui est la seule voie du salut. Lors du concours de récitation du Coran initié par l’Institut Mozdahir international (Imi), le leader religieux a déclaré que la qualité est l’attribut même du livre saint et que sa compréhension nécessite un investissement personnel. « Nous organisons ce concours pour juste encourager nos enfants à s’habituer au Coran, à le pratiquer et cela permettra à ces enfants de redoubler d’effort pour sa maîtrise », a dit le guide religieux. Selon ce descendant du Prophète Mouhamed (Psl), le Coran est énorme et codé. « Ne le faites pas interpréter par n’importe qui. Seules les âmes purifiées (membres de la famille d’Ahloul Bayt) peuvent l’interpréter ; car Dieu a révélé : «nous avons fait hériter le Coran aux purifiés». La meilleure façon d’adorer Dieu, c’est d’aimer la famille du Prophète (Psl) », a-t-il exposé.

Revenant sur la vie de l’Imam Ali, il a indiqué qu’on peut rester des jours à parler des vertus de lui sans qu’elles ne s’épuisent.  Pour être un grand érudit, il faut étudier toutes les écoles de jurisprudence et ensuite faire une comparaison pour trouver la part vérité », a affirmé Chérif Mohammad Ali Aïdara. De son côté, l’Imam Cheikh Taha Ahmadou Sougou a rappelé que le fidèle a, à un certain moment de la vie, besoin d’un guide. Ce qu’il trouve en Chérif Ali Aïdara. « Seul Dieu sait le secret infini qu’il a placé en ses créatures ; nous devons avoir confiance en Lui », a souligné l’imam, qui note que le fidèle doit avoir une confiance totale en son maître spirituel.

Le concours de l’Institut Mozdahir international a donné les résultats suivants : Mouhamadou Moustapha Ndiaye (1er) et a reçu une enveloppe de 300.000 FCfa ; il est suivi par Mactar Sylla de l’école Khalifa Ababacar Sy, sise à Keur Massar avec une récompense de 250.000 FCfa. Babacar Diop de Pikine Ben Barak a obtenu 200.000 FCfa. Le concours, au début, avait enregistré 36 personnes. Il a été placé en la mémoire d’Issa Abdallah Bahmane.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est Serigne Mansour Cissé qui est le nouveau Khalife. Celui-là même avec qui Serigne Moustapha s’est entretenu au téléphone une heure avant son rappel à Dieu aura la lourde tâche de poursuivre l’œuvre de ses illustres prédécesseurs. Mais Serigne Mansour Cissé ne sera pas en terrain inconnu puisqu’il a cheminé avec le défunt khalife dans le cadre de l’organisation du Gamou de Pire. Il était le président du comité d’organisation de ce grand évènement, donc ayant une parfaite maîtrise sans doute du processus. Le nouveau khalife a surtout su acquérir beaucoup d’expérience à côté de son prédécesseur. Ceux qui ont eu le privilège de côtoyer Serigne Moustapha retiendront de lui l’image d’un homme extrêmement cultivé et attaché aux valeurs et connaissances de l’éducation et de la pratique religieuse. En témoigne l’université islamique qu’il a fait construire à Pire et qui fait la fierté des initiateurs. M. SAGNE

Le président Macky Sall était, hier, dans l’après-midi, à Pire, pour présenter les condoléances de la nation à la famille de Tafsir Abdou Cissé et à la communauté musulmane, suite au rappel à Dieu, samedi dernier, de l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, Khalife général et guide spirituel. Selon le chef de l’État, le défunt diplomate a joué un grand rôle dans les pays arabes.

Le chef de l’État est arrivé dans la cité religieuse aux environs de 16 heures 30 accompagné d’une forte délégation comprenant le Premier ministre, Mohamad Boune Abdallah Dionne, le président du Haut conseil pour les collectivités territoriale, Ousmane Tanor Dieng, Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique social et environnemental ainsi que le président du Conseil pour le dialogue des territoires, Djibo Layti Kâ. A l’accueil, le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Azizi Sy Al Amine, entouré des membres des deux familles Sy de Tivaouane et Cissé de Pire unies par des liens séculaires et fraternels, ce qui a favorisé la proximité entre Tivaouane et Pire comme a tenu à le souligner, Serigne Abdou au chef de l’État.

Le président de la République a rendu un vibrant hommage au défunt Khalife à qui il vouait respect et considération. Macky Sall a souligné le rôle important que Serigne Moustapha Cissé, au-delà de sa dimension religieuse et spirituelle, a eu à jouer dans l’image de notre pays dans le monde surtout arabe. « Et c’est à travers cette dimension, que la diplomatie sénégalaise brille encore dans ces pays arabes », a indiqué le président Macky Sall. Il a renouvelé sa confiance au nouveau Khalife, Serigne Mansour Cissé, que le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy a installé dans son nouveau sacerdoce en présence de Serigne Mbaye Sy Mansour, le porte-parole de la famille d’El Hadji Malick Sy.

M. SAGNE

En novembre dernier, le regretté Serigne Moustapha Cissé a mis à profit la 114ème édition du Gamou de Pire pour s’adresser de manière claire à toute la classe politique sur le rôle qui lui incombe dans la sauvegarde de la paix sociale au Sénégal.

« Au moment où le Sénégal a la chance de devenir un pays producteur de pétrole, cette aubaine offerte par Dieu devrait nous propulser à un niveau de vie d’un pays comme celui du Koweit. Donc, même s’il est nécessaire d’attirer l’attention des autorités du pays à veiller sur une exploitation judicieuse et bénéfique du gaz et du pétrole pour le pays, il est tout aussi important que les personnalités de l’opposition le fassent dans un esprit le plus constructif possible parce qu’il s’agit de notre pays et de l’avenir des générations futures », avait-t-il lancé.

En guide religieux averti doublé d’une expérience avérée d’ancien diplomate, Serigne Moustapha Cissé dit avoir constaté que la confrontation physique, les invectives, la culture de la violence et de l’intolérance ont pris le pas sur le choc des idées, la raison, le respect de soi et des autres. « Or, c’est dans le dialogue, les échanges constructifs et responsables d’où jaillira la clef des solutions de développement, de la stabilité sociale du pays et non dans les escalades verbales qui conduisent à la radicalisation du pouvoir tout comme de l’opposition ne pouvant déboucher que sur la mise en péril de la paix sociale, un bien qui les transcende tous car relevant du domaine de Dieu », avait-il averti.

Car « Dieu a instruit au prophète Mouhamad (Psl) le dialogue, la concertation et le respect dans ses rapports avec ceux qu’il a dirigés. Cela veut dire que dans un pays comme le Sénégal, à majorité musulmane, cette approche doit être la règle et non l’exception parce que dans une République, les lois donnent à chacun sa place et son rôle », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

La tristesse et la consternation étaient les choses les mieux partagées à Pire, suite au rappel à Dieu de son Khalife, l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, survenu ce samedi 24 juin à Dakar. Cette disparition constitue une perte immense pour le Sénégal et la Oumma islamique.

Pire pleure toujours son khalife. Serigne Moustapha Cissé décédé samedi des suites d’une maladie a été inhumé le même jour, dans l’après-midi, aux côtés de feu son père Serigne Ahmadou Cissé, dont il était le fils aîné. C’est le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine qui a dirigé la prière mortuaire.

C’était en présence de plusieurs personnalités dont le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine et les autorités régionales avec à leur tête le gouverneur Amadou Sy. Les représentants de familles religieuses ont également assisté aux obsèques de Serigne Moustapha Cissé qui était connu pour sa proximité avec ces guides religieux et spirituels qu’il a eu à côtoyer.

Le défunt khalife rappelé a Dieu quatre mois après le décès du Khalife général des Tidjanes, Serigne Cheikh Ahmeth Tidiane Sy Al Makhtoum, qui fut son ami, était âgé de 83 ans. De son vivant, Serigne Moustapha Cissé a marqué la diplomatie sénégalaise, notamment dans le monde arabe où il a été accrédité en tant qu’ambassadeur dans plusieurs pays, avec résidence à Djeddah en Arabie Saoudite du temps du premier président du Sénégal, feu Léopold Sédar Senghor, mais également de son successeur le président Abdou Diouf dont il était un des conseillers spéciaux. Serigne Moustapha Cissé bénéficie ainsi d’une carrière riche d’une vingtaine d’années dans la diplomatie.

C’est en 1990, après le rappel à Dieu de Feu Maguette Cissé, qu’il devient Khalife de la famille de Tafsir Abdou Cissé de Pire. Il a eu à jouer un rôle très important dans le rayonnement du gamou de Pire devenu aujourd’hui un évènement religieux international. Ce qui a fortement contribué à l’évolution de la ville qui a bénéficié du programme de modernisation des cités religieuses, notamment dans les secteurs des infrastructures routières avec sa voirie moderne et d’autres secteurs. Serigne Moustapha a aussi eu à occuper le poste de commissaire général au pèlerinage à la Mecque. Il était en même temps le responsable moral de la Fraternité Musulmane de Pire.

Il était connu comme un homme d’état, un diplomate chevronné et un guide religieux qui, en tout temps et en tout moment, était requis pour son expérience, mais également pour son entregent ». Depuis la disparition de Serigne Moustapha Cissé, une affluence monstre est notée à son domicile. C’est un ballet incessant de parents, amis, fidèles, autorités, entre autres, venus de tous les coins du Sénégal présenter leurs condoléances à la famille.

Mohamadou SAGNE

DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - MACKY SALL PRESENTANT LES CONDOLEANCES DE LA NATION : « IL A JOUÉ UN GRAND RÔLE DANS LES PAYS ARABES »
PR Serigne Cisse pireLe président Macky Sall était, hier, dans l’après-midi, à Pire, pour présenter les condoléances de la nation à la famille de Tafsir Abdou Cissé et à la communauté musulmane, suite au rappel à Dieu, samedi dernier, de l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, Khalife général et guide spirituel. Selon le chef de l’État, le défunt diplomate a joué un grand rôle dans les pays arabes.
Le chef de l’État est arrivé dans la cité religieuse aux environs de 16 heures 30 accompagné d’une forte délégation comprenant le Premier ministre, Mohamad Boune Abdallah Dionne, le président du Haut conseil pour les collectivités territoriale, Ousmane Tanor Dieng, Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique social et environnemental ainsi que le président du Conseil pour le dialogue des territoires, Djibo Layti Kâ. A l’accueil, le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Azizi Sy Al Amine, entouré des membres des deux familles Sy de Tivaouane et Cissé de Pire unies par des liens séculaires et fraternels, ce qui a favorisé la proximité entre Tivaouane et Pire comme a tenu à le souligner, Serigne Abdou au chef de l’État.

Le président de la République a rendu un vibrant hommage au défunt Khalife à qui il vouait respect et considération. Macky Sall a souligné le rôle important que Serigne Moustapha Cissé, au-delà de sa dimension religieuse et spirituelle, a eu à jouer dans l’image de notre pays dans le monde surtout arabe. « Et c’est à travers cette dimension, que la diplomatie sénégalaise brille encore dans ces pays arabes », a indiqué le président Macky Sall. Il a renouvelé sa confiance au nouveau Khalife, Serigne Mansour Cissé, que le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy a installé dans son nouveau sacerdoce en présence de Serigne Mbaye Sy Mansour, le porte-parole de la famille d’El Hadji Malick Sy.

M. SAGNE


DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - LES DERNIERES RECOMMANDATIONS : « LA PRÉSERVATION DE LA PAIX SOCIALE DOIT TRANSCENDER TOUS LES INTÉRÊTS PARTISANS »
En novembre dernier, le regretté Serigne Moustapha Cissé a mis à profit la 114ème édition du Gamou de Pire pour s’adresser de manière claire à toute la classe politique sur le rôle qui lui incombe dans la sauvegarde de la paix sociale au Sénégal.

« Au moment où le Sénégal a la chance de devenir un pays producteur de pétrole, cette aubaine offerte par Dieu devrait nous propulser à un niveau de vie d’un pays comme celui du Koweit. Donc, même s’il est nécessaire d’attirer l’attention des autorités du pays à veiller sur une exploitation judicieuse et bénéfique du gaz et du pétrole pour le pays, il est tout aussi important que les personnalités de l’opposition le fassent dans un esprit le plus constructif possible parce qu’il s’agit de notre pays et de l’avenir des générations futures », avait-t-il lancé.

En guide religieux averti doublé d’une expérience avérée d’ancien diplomate, Serigne Moustapha Cissé dit avoir constaté que la confrontation physique, les invectives, la culture de la violence et de l’intolérance ont pris le pas sur le choc des idées, la raison, le respect de soi et des autres. « Or, c’est dans le dialogue, les échanges constructifs et responsables d’où jaillira la clef des solutions de développement, de la stabilité sociale du pays et non dans les escalades verbales qui conduisent à la radicalisation du pouvoir tout comme de l’opposition ne pouvant déboucher que sur la mise en péril de la paix sociale, un bien qui les transcende tous car relevant du domaine de Dieu », avait-il averti.

Car « Dieu a instruit au prophète Mouhamad (Psl) le dialogue, la concertation et le respect dans ses rapports avec ceux qu’il a dirigés. Cela veut dire que dans un pays comme le Sénégal, à majorité musulmane, cette approche doit être la règle et non l’exception parce que dans une République, les lois donnent à chacun sa place et son rôle », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - SERIGNE MANSOUR CISSÉ, NOUVEAU KHALIFE
PR Serigne M Cisse PireC’est Serigne Mansour Cissé qui est le nouveau Khalife. Celui-là même avec qui Serigne Moustapha s’est entretenu au téléphone une heure avant son rappel à Dieu aura la lourde tâche de poursuivre l’œuvre de ses illustres prédécesseurs. Mais Serigne Mansour Cissé ne sera pas en terrain inconnu puisqu’il a cheminé avec le défunt khalife dans le cadre de l’organisation du Gamou de Pire. Il était le président du comité d’organisation de ce grand évènement, donc ayant une parfaite maîtrise sans doute du processus. Le nouveau khalife a surtout su acquérir beaucoup d’expérience à côté de son prédécesseur. Ceux qui ont eu le privilège de côtoyer Serigne Moustapha retiendront de lui l’image d’un homme extrêmement cultivé et attaché aux valeurs et connaissances de l’éducation et de la pratique religieuse. En témoigne l’université islamique qu’il a fait construire à Pire et qui fait la fierté des initiateurs.

M. SAGNE

Podor a vibré, le week-end dernier, sous le rythme du social en cette période de Ramadan, mois béni d’abstinence, de communion et de dévotion. Le mouvement « And Liggey ak Racine » a tenu sa deuxième édition du Ndogou Solidarité/Partage, qui lui a encore permis de servir des repas somptueux et autres victuailles aux populations vulnérables. En effet, après avoir remis un don de denrées alimentaires à la Maison d’arrêt et de correction et préparé sur place un dîner copieux pour les détenus, des kits «ndogou» ont été distribués à l’ensemble des imams de Podor. Puis, après la rupture du jeûne avec les membres, amis et sympathisants du mouvement, des repas ont été distribués aux «daaras». Selon le coordinateur Mamadou Haby Ly, le mouvement a atteint son objectif en montrant sa vocation essentiellement sociale en touchant 73 détenus, 300 talibés et plusieurs démunis. Un programme similaire a été mis en œuvre à Fatick avec la cellule dirigée par Malick Ndiaye. Auparavant, des tonnes de riz ont été distribuées aux imams et aux nécessiteux dans le département de Podor. Le président Mamadou Racine Sy manifeste ainsi son soutien aux couches vulnérables en ce mois béni du Ramadan.

Mbagnick Kharachi Diagne

Après un mois de diète, le quatrième pilier canonique de l’Islam, les fidèles s’apprêtent à célébrer l’Aïd-el-fitr. Les marchés et autres lieux de commerce sont envahis par les nombreuses femmes pour s’approvisionner en condiments ou se faire coudre des habits neufs.

En cette veille de Korité, les clients envahissent les marchés. De Tilène au Plateau en passant par celui de Geule Tapée du Rond-point Case-Bi, le sentiment le mieux partagé reste l’affluence. Les sifflets des ambulants se confondent au brouhaha de l’atmosphère qui rappelle le retour des tisserins dans les palmiers. Chacun veut s’approvisionner avant le jour-j. Les femmes rêvent d’épices et de poulets grillés qu’elles prépareront le jour de l’Aïd-el-fitr. La volaille inonde bien le marché à côté d’étals remplis. Il y en a pour toutes les bourses : des poulets de 2.500 à 3.000 FCfa. Le client a le choix aussi de la plumer moyennant 500 FCfa. Les prix de légumes sont aussi bon marché. Tapha étale ses marchandises. Il propose le kilogramme d’oignon qui s’échange à 400 FCfa, celui de la pomme de terre à 500 FCfa. Pour l’oignon importé du Maroc, le kilo coûte 350 FCfa.

« Je vends des poulets à bon marché mais il y a des clients qui veulent en acquérir à crédit et cela porte un sacré coup à mon chiffre d’affaires », souligne Oumar Ndoye, un mannequin qui s’active dans l’élevage et domicilié aux Parcelles Assainies. « J’ai commencé à élever bien avant le ramadan pour pouvoir en vendre à mes clients », avance-t-il. « Nous constatons une vraie affluence des consommateurs ; cela est lié à la fête. Je pense que les prix sont abordables », explique Tapha, qui se frotte déjà les mains.

Mariée, Amy dit être venir faire ses emplettes. Le panier rempli de condiments (poivre, piment, moutarde, olives…), la dame constate une hausse relative des prix. « Je m’attendais à cette situation, mais comme nous voulons rendre heureux les membres de notre famille, ce n’est pas grave», indique-t-elle. Ce sentiment est partagé par Shella, une domestique habitant le quartier Nord Foire.

« Je ne constate pas de prix particuliers élevés car, à chaque veille de fête religieuse, les commerçants veulent faire plus d’affaires ; cela se comprend. Toutefois, la hausse doit être justifiée », confie-t-elle.  

Vente de tissus, la bonne réputation du marché Hlm
Au marché Hlm, le décor est le même sauf qu’ici, c’est la vente de tissus et autres accessoires de beauté qui domine. Les variétés de tissus attirent l’attention de tout passant. A la boutique baptisée Serigne Saliou, la commerçante Astou Fall énumère le « till », « brodé », « djipir », « centum » ; des choix qui font la tendance en ce moment de la Korité, sans compter les accessoires. « J’ai toutes les variétés, sauf le tissu brocart. Par exemple, le mètre de till coûte 3 à 10.000 FCfa », relève-t-elle. Dame Niang pense que la fête sera un moyen de faire des affaires. « Je vends mes boubous entre 2.500 et 3.000 FCfa », souligne-t-il. Amadou Tidiane Diallo dit n’avoir obtenu de nouvelles variétés en cette veille de fête.

Vendeur de chaussures, Modou Diop dit avoir écoulé cinq paires. « Les affaires marchaient mieux les années précédentes », évoque-t-il, debout à côté d’une cantine dont le propriétaire expose des boubous traditionnels. Du côté des tailleurs, la machine roule en plein régime en dépit des coupures d’électricité. « Ce matin (jeudi), il y avait une coupure pendant 1 heure d’horloge; ce qui constitue un handicap et les clients ne comprennent pas. Surtout les femmes qui peuvent nous traiter de tous les noms d’oiseaux », souffle Serigne Diop, maître tailleur au marché Hlm. Alioune Mbengue soutient que les commandes sont nombreuses et qu’il urge de les finir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Nimzatt en République islamique de Mauritanie, lieu de prières aux pieds de Cheikhna Cheikh Saad Bouh (1848-1917), est, présentement, le point de convergence de plusieurs milliers de Khadres du Sénégal et de la sous-région. Comme par le passé, les fidèles viennent consolider leur foi et leur appartenance à la Fadiliya. Dans une cité noire de monde, ils glorifient Dieu et rendent hommage au Meilleur de tous, le Prophète Mouhamad (Psl). Et à Salihina, le caveau des Saints, les pèlerins viennent, dans la prière et la méditation, confier leurs soucis existentialistes à Dieu, le Maître des mondes.
De notre envoyé spécial Cheikh Aliou AMATH

Le pèlerinage annuel de Nimzatt est donc ce grand événement religieux pour lequel des milliers de fidèles viennent, pendant plusieurs jours, exalter Dieu. Et durant ces moments, une localité si calme va s’animer mieux qu’une fourmilière éclatée. Une image portant tout son sens, tant le déferlement des fidèles est frappant. De partout, ils viennent se recueillir au mausolée de Cheikhna Cheikh Saadbouh qui, avant sa disparition, pria son Seigneur pour que son tombeau soit, à l’image de la Kaaba, un lieu de rémission des péchés et d’exaucement des vœux. Cette prière est, sans conteste, accordé car le temps du pèlerinage, Nimzatt charrie des grâces dont profitent les milliers de fidèles venus raviver leur foi, mais aussi les innombrables prestataires de services (transporteurs, restaurateurs et vendeurs), vrais acteurs d’une foire aux affaires.

C’est d’abord la densité de la circulation sur les principaux axes menant à Nimzatt que l’on remarque. En plus des véhicules particuliers, les transports en commun et même les poids lourds prennent la direction de cette cité sainte. Sous la force de la ruée du mardi 20 juin, mais surtout le vendredi 23 juin, la grande masse est déjà venue. Alors, plus une maison sans hôtes du pèlerinage. Les vérandas, les cours et même les rues sont squattées. Çà et là, des matelas mousse sont étalés à même le sol, à côté des nattes fabriquées à partir de matériaux locaux.

Un peu partout, de grandes marmites, juchées sur de gros cailloux, sont léchées par les flammes de feux alimentés par du bois de chauffe. Tout cela, pour faire manger les pèlerins. Partout la fumée s’élève, pique les yeux, vicie la respiration. Donc, c’est l’affluence des grands jours à Nimzatt où des milliers de fidèles, en provenance de toutes les parties du Sénégal, des pays voisins, de la France, de l’Espagne, d’Italie et des Etats-Unis, se retrouvent pour satisfaire à une volonté de Cheikhna Cheikh Saad Bouh qui, de son vivant, a toujours cherché à retremper ses disciples dans la foi.

Voilà l’objectif de cette rencontre qui mêle sur cette terre de foi qu’est Nimzatt des hommes et des femmes en quête de nourritures spirituelles. Et dans une cité de Cheikhna Cheikh Saad Bouh envahie par les croyants, l’actuel Khalife général des Khadres, Cheikhna Cheikh Aya, va délivrer le message de la foi. De cette foi qui est espoir pour les pèlerins venus confier leurs attentes et angoisses à ces proches de Dieu que sont Cheikhna Cheikh Saad Bouh et ses descendants. Le pèlerinage de cette année est exceptionnel puisqu’il marque le centenaire de la disparition (1917) de Cheikhna Cheikh Saad Bouh dont la commémoration va se décliner sous la forme d’un symposium international et d’un colloque organisés conjointement avec le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).  

Cheikhna Cheikh Saad Bouh, né en 1848 dans le Hodh mauritanien, a été initié aux différentes branches des savoirs religieux par son père Mouhamad Fadel, fondateur éponyme de la branche Fadiliya de la confrérie soufie de la Khadriya. Très jeune, il fait montre d’une maîtrise des règles du droit islamique de la mystique soufie tout en restant « fidèle aux enseignements de son maître ». Il entame « une vaste pérégrination qui le mène d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal, puis en Mauritanie, précisément au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard, avant de s’installer à Nimzath ».  

Cette cité religieuse « devient la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar (Mauritanie) à la Moyenne Casamance, en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal, le bassin arachidier en pleine expansion. « Nimzath, le foyer religieux d’où il est rappelé à Dieu en 1917, est donc « un lieu de pèlerinage qui réunit chaque année ses disciples de la Mauritanie et du Sénégal qui perpétuent un des apports majeurs de la Fadiliya à l’expression des cultures populaires islamiques dans l’espace urbain colonial : le chant religieux au son des «tabalas» (tambours maures) ».

De notre envoyé spécial Cheikh Aliou AMATH

6.1-Le Prophète et le Coran  sur les traces d’Abraham
Principale source du message islamique, le Coran est la parole de Dieu révélée à Muhammad et transmise de façon absolument sûre. C’est la source dont tous les arguments religieux tirent leur validité. Son premier verset, qui dit : «Lis au nom de ton seigneur qui a crée… », fut descendu au mois de Ramadan de l’an 41 de la naissance de l’Envoyé de Dieu. Son dernier verset est l’objet de deux avis; pour les uns, il s’agit de (5:3) et pour les autres de (2:281)

Le Coran fut révélé progressivement à La Mecque et à Médine pour raffermir le Prophète en le maintenant en contact permanent avec son Seigneur, en lui renouvelant la révélation à chaque occasion. Cette révélation progressive répondait à la nécessaire évolution de la législation et visait à permettre aux compagnons du Prophète de mémoriser le texte sacré. La révélation dura 12 ans et 5 mois et 13 jours à La Mecque, c'est-à-dire de l’an 41 de la naissance du prophète à l’an 53 ; et 9 ans et 9 mois et 9 jours à Médine, c’est-à-dire de l’an 53, à l’année de sa mort. La première partie constitue 19/30 du Coran, et la seconde partie 11/30.
Les différents types de prescription du Coran se présentent comme suit:
1.Dispositions dogmatiques relatives à la foi et à ses composantes.

2.Dispositions morales relatives à ce que l’homme responsable doit acquérir en matière de bonnes mœurs et ce qu’il doit éviter.
3.Dispositions pratiques relatives aux ordres et aux interdits. Ce sont les dispositions législatives et cultuelles qui englobent :
a)Le statut personnel : le mariage, le divorce, la filiation, l’allaitement, la garde des enfants, le testament et la succession. Le nombre des verses de ce chapitre est de 70.
b)Le statut des transactions, contrats d’achat, de vente, de location et  opérations financières, qui comprend également 70 versets.
c) Le code pénal qui traite des crimes et des peines occupe 30 versets.

d) La compétence des juges, la façon dont la justice doit être sollicitée et rendue, des témoignages, des aveux, etc. Le nombre des versets de ce chapitre est de 12.
e) Dispositions constitutionnelles comprenant 10 versets qui traitent du mode de gouvernement et définissent les rapports entre les citoyens et les gouvernants en précisant les obligations et les droits de chaque partie.
f) Dispositions régissant les relations de l’Etat islamique et les autres, les conflits armés, les prisonniers de guerre, les biens saisis à l’ennemi,  les pactes, conventions et trêves, etc. Ce chapitre comprend 25 versets.
g) Dispositions relatives aux affaires économiques et financières qui traitent notamment des recettes et dépenses de l’Etat et des rapports entre gouvernants et gouvernés dans le domaine des finances. Ce chapitre comprend 10 versets.

D’autre part, les statuts du Coran sont de deux catégories : la première consiste en des principes généraux qui requièrent une explication pour pouvoir être appliqués ; la seconde est suffisamment claire et explicite. Celle-là est hiératique quant à ses objectifs et évolutive quand à ses moyens ; celle-ci est statique aussi bien dans ses objectifs que dans ses moyens. Les statuts détaillés portent sur les choses fixes et définitives telles que les dogmes, le culte et le statut de la famille. La seconde catégorie se limite aux principes généraux parce qu’elle porte sur un domaine en constante évolution. Il revient exclusivement aux ulémas de les interpréter à la lumière des exigences de chaque époque. C’est le cas précisément des transactions économiques et financières.
Ce n’est certainement pas sans raison que la plupart des dispositions du Coran sont conçues en des termes généraux. Car la législation requiert la souplesse qui lui permet de s’adapter à la vie en obligeant les ulémas à réfléchir en vue d'apporter des solutions pratiques propices aux problèmes nouveaux. Voilà la raison pour laquelle les dispositions coraniques relatives aux choses évolutives se limitent à des principes généraux qui définissent les objectifs mais n’abordent pas les modalités d'application de façon exhaustive.
Pour mieux nous le faire comprendre, nous allons donner des exemples relatifs aux domaines des transactions, du code pénal et des dispositions constitutionnelles.

Les dispositions concernant les contrats sont conçues dans Coran en des termes généraux de manière à laisser aux ulémas spécialistes de chaque époque le soin de réfléchir à partir des trois principes donnés par le texte coranique, à savoir :
a) La liberté d’établir des contrats, qu’il s’agisse des contrats connus des jurisconsultes anciens ou de contrats nouveaux, si les conditions de validité sont réunies.
b)  Le caractère fortement contraignant des contrats : si le contrat n’implique pas la violation d’une  interdiction, le respect de ses termes devient une obligation.
c) Le statut de l’objet du contrat.. S’il s’agit, par exemple, d’un contrat de vente, son objet doit être susceptible d'être vendu du point de vue du droit musulman. Le vin, la viande porcine ainsi que tout ce qu’on ne possède pas effectivement ne peuvent faire l’objet d’un contrat de vente.

S’agissant  des dispositions législatives, le Coran les divise en deux catégories:
a) Des dispositions claires et définitives : la loi du talion et les peines prévues pour des crimes portant sur des intérêts privés ou publics.La première condition de l’application d’une peine est l’absence de doute, l’accusé étant censé innocent tant qu’il n’est pas jugé et condamné.
b) Des dispositions relatives à des peines dont la détermination est laissée à l’appréciation du cadi, elles concernent tout crime nouveau par rapport aux cinq crimes cités dans Coran et les hadiths, à savoir l’homicide, le vol, l’adultère, la diffamation, la consommation de l’alcool. Les juristes doivent trouver pour les crimes non mentionnés des peines appropriées.

En somme, le Coran  représente la quintessence des messages véhiculés par les religions révélées et reçus du patriarche Abraham que notre livre sacré ne cesse de citer tout au long de ses 604 pages pour évoquer ses éminentes qualités et le donner en exemple pour les bons croyants.

6.1-Le Prophète sur les traces
d’Abraham

Muhammad se considérait comme l’héritier par excellence de la tradition abrahamique, Abraham, étant présenté par le Coran comme le père du monothéisme donné comme modèle dans son attachement ferme à la foi, et dans son courage, son intelligence et sa  détermination.
Toujours-est-il que le peuple du Messager de Dieu avait fortement altéré la foi de son illustre ancêtre et y avaient substitué un polythéisme idolâtrique.La Mecque , berceau du Prophète de l’islam se trouvait être la capitale culturelle des Arabes, donc celle du culte polythéiste. L’opposition entre celui-ci et le nouveau message était si forte que durant les premières treize années de la prophétie de Muhammad, ses adversaires ont tout tenté pour le ramener au consensus tribal.

Le nouveau prophète , issu de la noblesse locale, et  qui avait jouis jusqu’alors d’une belle réputation, commençait à gêner les plus honnêtes des siens. D’une part, parce que tout le monde reconnaissait son honnêteté, son intégrité et sa droiture. D’autre part, parce que reconnaitre son nouveau statut allait entrainer un choc spirituel doublé d’un bouleversement de l’ordre social, voire de la hiérarchie clanique et du système économique.
 Les Pressions psychologique, sociale et  économique s’abattirent sur le noyau de la communauté musulmane naissante en vain. Car le sens de l’honneur, cher à certains proches, ne leur permettait pas , malgré leur rejet de son projet , d’admettre son exclusion totale…

La foi enseignée par Muhammad se voulait simple et claire parce que fondée sur la croyance en un dieu unique et transcendant, Allah. Il fallait croire en Lui et reconnaitre Son unicité dans Son essence, Ses noms et attributs et Lui réserver toutes formes d’adoration prescrites dans le cadre du culte musulman. Il fallait aussi croire en Ses anges , aux livres révélés par Lui, à Ses messagers, au jour dernier et au Destin, bon ou mauvais.
L’adhésion à cette foi devait se traduire par des pratiques sensées établir des liens verticaux et horizontaux.

La prière si chère au Prophète qu’il en fait le fondement de l’engagement qui le lie au croyant, permet d’établir et d’entretenir un contact quotidien entre le croyant et son Maître, donc de servir de monteur spirituel, pourvu qu’elle soit observée avec méditation et concentration. Sa pratique à la mosquée et avec les autres fidèle est un moyen de renforcer la cohésion de la communauté à l’échelle locale.

La zakat, prélèvement obligatoire, sur le surplus des biens du fidèle, est un moyen d’expression de la solidarité communautaire. Elle doit permettre aux membres aisés de venir en aide à leurs coreligionnaires démunis, à la réunion de conditions bien déterminées. Sa bonne application vise en réalité non pas à entretenir les pauvres mais à éradiquer la pauvreté en donnant à ses victimes les moyens de se prendre en charge.

Le jeûne bien observé approfondit l’impact de la prière et sert de moyen de purification morale. Car  il ne se limite pas à son aspect physique qui consiste à se priver de la nourriture et du plaisir sexuel mais s’étend à l’entraînent visant à se maîtriser de sorte à abandonner le mensonge , la médisance , le colportage, la jalousie, la haine pour leur substituer l’honnêteté, l’altruisme, la compassion, la solidarité et le partage.

Le pèlerinage a pour vocation de rassembler le plus grand nombre des musulmans qui en ont les moyens pour deux objectifs essentiels, d’une part se ressourcer au contact des symboles de la foi que sont la Maison de Dieu et la mosquée du Prophète qui abrite son mausolée, et, d’autre part faire la connaissance d’autres coreligionnaires venus des différents coins du globe terrestre. Cette rencontre doit être l’occasion pour les dirigeants, comme pour les dirigés, d’établir différents contacts , en vue de fonder des relations devant rapprocher les peuples de la Umma et permettre aux uns de tirer profit des autres.

 

Les lauréats de la 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran ont été honorés à Thiès le week-end dernier. La cérémonie a été marquée par la présence, au stadium Lat-Dior de Thiès qui l’a abrité, des vaillants représentants du Sénégal au récent concours international de récitation du Coran en Malaisie : Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom revenus au bercail auréolés de gloire.

La cérémonie de remise des prix du concours sous-régional de récitation du Coran a été une occasion pour l’organisateur, Serigne Ahmet Saloum Dieng, de plaider la cause de l’organisation, par le Sénégal, d’un concours international à l’image des autres pays de la Oumma islamique. Le président de l’Union de la jeunesse musulmane sénégalaise a invité les autorités étatiques à étudier cette éventualité. Il a défendu qu’un « concours international organisé au Sénégal contribuerait non seulement à rehausser le niveau de rayonnement de l’éducation religieuse mais surtout sera une belle occasion de faire découvrir aux jeunes sénégalais les facettes de la pratique et l’assimilation du Coran à travers différentes nationalités de la Oumma islamique ». Pour Ahmet Saloum Dieng, « il convient aujourd’hui de travailler à une meilleure vulgarisation du contenu du saint Coran, notamment chez ces jeunes en organisant de manière régulière ces genres de concours de récitation du Coran pour mieux forger les musulmans imbus des valeurs de paix et de solidarité islamique ». Le président de l’Union pour la jeunesse musulmane sénégalaise n’a pas manqué de magnifier les efforts entrepris par le Président Macky Sall à travers son programme de modernisation des cités religieuses pour ainsi encourager la maîtrise du Coran et la pratique de l’islam.

L’édition 2017 du concours sous-régional de Thiès a fait découvrir de nouveaux talents sur les pas de Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom. Il s’agit de Sokhna Aïssatou Assane Guèye de Thiénaba qui s’est distinguée en remportant le 1er prix dédié à la mémorisation complète du Coran. Elle est suivie du jeune Mohamed Ndiaye qui a remporté le concours de la deuxième section qui a consisté à mémoriser le Coran de moitié et Mame Fama Guèye venue d’un « daara » de Louga qui a mémorisé le quart du Coran. Enfin, pour la quatrième section, dite de culture générale, le 1er prix est allé à Abdourahmane Seck de la Fédération des associations islamiques du Sénégal. Tous ont été primés à la hauteur de leurs prestations et ont reçu de nombreux lots en même temps que les autres candidats bien classés dans toutes les sections. Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, défunt Khalife général des Tidiane, a été choisi comme parrain de cette 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran avec comme invité d’honneur le journaliste El Malick Seck. Plusieurs personnalités, dont le gouverneur de région, Amadou Sy qui a salué la constance des initiateurs ayant permis la pérennisation du concours, l’Ambassadeur de la Palestine et des guides religieux ont assisté à la cérémonie qui a connu un succès grâce à la contribution et l’appui financier et matériel d’organisations religieuses et associations islamiques ainsi que des acteurs politiques.

Mohamadou SAGNE

La journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogue est célébrée hier au centre Jacques Chirac sous l’égide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild). Cette année, le thème choisi porte sur « l’écoute comme stratégie de prévention ».

La journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues met l’accent cette année sur la nécessité pour les parents, les enseignants les professionnels en prévention, les décideurs politiques et les jeunes eux-mêmes à développer leurs capacités d’écoute face au fléau de l’usage des drogues. C’est la raison pour laquelle, élèves, parents, étudiants, mouvements associatifs, élus locaux et tous les autres acteurs concernés par le thème se sont mobilisés pour relever ensemble ce défi. Représentante régionale adjointe de l’Onudc à Dakar, Chantal Lacroix, considère que la célébration de cette journée internationale est cruciale en ce sens qu’elle célèbre, d’une part, la lutte contre l’usage de drogues et, d’autre part, contre le trafic de drogues à travers le monde. Elle a magnifié le travail abattu par le Sénégal dans le domaine de la lutte contre la drogue. «Le Sénégal a montré qu’il était pionnier dans la lutte contre l’abus et le trafic de drogues et, aujourd’hui, l’Onudc souhaite saluer les efforts du gouvernement sénégalais pour toutes les actions qu’il a posées à ce jour», a-t-elle soutenu. Elle est d’avis que l’ouverture du Centre de prise en charge intégrée des addictions (Cepiad) en 2015 comme premier centre de ce genre en Afrique de l’ouest a été une décision marquante prise au Sénégal. «Depuis, le Sénégal a poursuivi ses efforts, appuyé par une volonté politique essentielle énoncée en la personne du président de la République lors du conseil des ministres du 13 juillet 2016. Nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer toutes ces avancées», ajoute-t-elle en félicitant le Cild pour l’annonce du plan stratégique national de lutte contre la drogue pour le mois de juillet. Représentant du Cild, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Matar Diop, a affirmé que dans le cadre de la lutte contre la drogue, il y a une combinaison entre la prévention et la répression; histoire de rendre plus efficace le combat contre ce fléau. La célébration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues a été mise à profit pour lancer le 20ème rapport mondial sur les drogues. Le rapport est conçu pour améliorer la compréhension du problème mondial de la drogue et à favoriser une plus grande coopération internationale pour contrer son impact sur la santé et la sécurité.

Abdou DIOP

5.10-Le Prophète avec ses hôtes
Les grands hommes se distinguent par la générosité dans l’hospitalité. Les Arabes se targuaient de surpasser toutes les nations de la terre dans qualité de l’accueil qu’ils réservaient à leurs hôtes. Muhammad enseignait que les valeurs positives de l’époque antérieure à l’islam les demeurent et que ceux qui en étaient les porteurs deviennent , une fois convertis à l’islam, parmi ses meilleurs adeptes. Nous l’avons entendu dire à propos de sa participation à une coalition juste créée avant sa réception du message divin que si c’était à refaire, il l’aurait fait encore.

Chaque fois qu'un hôte arrivait chez lui, il lui réservait la meilleure hospitalité. Les mots de bienvenue qu’il adressait à ses hôtes étaient accompagnés d’un inimitable sourire, de gestes expressifs et de questions amicales portant sur la situation personnelle, celle de la famille et du pays de provenance.

Dans le traitement qu'il réservait à ses hôtes, le Prophète veillait soigneusement à ménager leurs sentiments, même quand leurs comportements sortaient de l’ordinaire. Lors de son mariage avec Zaynab, il donna à son domestique , Anas ibn Malick, l'ordre d'inviter des hommes qu'il cita nommément en plus de tout autre personne qu'il rencontrerait . Anas s'exécuta et la maison fut vite pleine de monde. Les convives mangèrent bien des repas préparés dans le cadre de la cérémonie. Après quoi certains quittèrent les lieux tandis que d'autres s'installèrent pour se livrer à d’interminables conversations. Anas était gêné en raison du retard de leur départ. Quant au Prophète, il prit congé de ses commensaux. Plus tard, Anas alla lui annoncer le départ de ses derniers invités.

C'est à cette occasion que fut révélé ce verset du Coran: «Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité..» (Coran,33:53).Ce verset riche en enseignements règlemente la conduite que tout invité ou visiteur doit tenir, à savoir venir à l’heure mais pas avant l’heure et partir au moment opportun et éviter tout acte ou propos de nature à gêner l’hôte ou ses autres invités.

La générosité du Prophète, sa noblesse de caractère le poussaient à privilégier les hôtes pauvres mais pieux à l'instar des pensionnaires de l'Auvent qu'il avait l’habitude d’inviter chez lui.
Quand le Prophète recevait un hôte, il lui offrait de l'hospitalité en fonction de ce qu'il possédait. Quand il n'avait rien, il exhortait ses compagnons à prendre en charge son hôte. Mieux, il faisait de ce type de solidarité une manifestation de l’assimilation de la foi : «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier donne à l'hôte son dû.» L’hospitalité fondée sur la tradition prophétique a une durée minimum d’un jour, et une autre maximum de trois jours….

94,5 mm de pluies sont tombés sur la ville de Tambacounda et l’apport en amont de 150 mm à Boynguél Bamba, dans le département de Goudiry sur la Route nationale N°6, ont fait déborder la rivière Mamacounda qui divise la ville en deux. Tel est le spectacle qui s’offre aux populations. Suffisant pour mettre tous les riverains de cette vallée morte dans le désarroi avec plus de 14 petits ruminants emportés, des maisons inondées et ainsi que des pans de murs effondrés dans les quartiers de Dépôt Gounass, Camp Navétane, Kalboura. Même le nouveau pont de Gouye en construction a été emporté par les eaux. Au quartier Pont, un enfant de 10 ans est tombé dans une fosse et a perdu la vie.

C’est vers 2 heures que les premières gouttes ont commencé à tomber sur la ville pour s’arrêter vers 3 heures. Ensuite c’est à 5 heures que la grosse pluie est venue drue sans arrêt jusqu’au petit matin, prenant en otage toutes les maisons le long du Mamacounda. Avec l’apport des eaux venues en amont, ce sont des trombes d’eaux qui dévalaient cette rivière qui divisent la ville en cinq. Les huit ponts installés sur la rivière avait même vu leurs margelles englouties. Le décor était imaginable. La ville était coupée en deux avant que les hauteurs d’eau ne chutent. Le pont en finition au quartier Gouye a simplement était emporté par la furie des eaux. Il y a plus de 14 petits ruminants qui n’ont pas put être sauvés. Des pans de mur se sont affaissés, des maisons envahies par les eaux, laissant de nombreuses familles dans la rue. Au final, c’est la quasi-totalité des maisons riveraines de la vallée morte du Mamacounda qui sont envahies par les eaux.

Vers 13 heures, au moment où les sinistrés et autres boutiquiers ou magasiniers installés le long de l’avenue Léopold Sedar Senghor avaient fini de sortir leurs bagages pour les sécher, une autre pluie s’annonce et pousse ce beau monde à remballer. C’est aussi à ce moment qu’au quartier Pont 3, un jeune élève de dix ans, sorti pour se laver sous la pluie, se retrouva dans une fosse. Lorsque son oncle tenta de l’extirper, il était trop tard. Il a perdu la vie dans les eaux.

Pape Demba SIDIBE

L’opérateur de téléphonie mobile Tigo a offert un important don composé de vivres, de couches, de produits laitiers infantiles et autres matériels de première nécessité à la pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour. Ce don a été remis, selon un communiqué de presse, à l’occasion de la visite d’une délégation de Tigo, avec une forte représentation de femmes, aux enfants de la pouponnière « pour leur apporter un sourire et de l’espoir ». Selon Mme Joyce Sagoe Gotta, directrice Marketing de Tigo citée par le document reçu à notre rédaction, « par ce geste, Tigo souhaite soutenir et encourager la fondatrice de la pouponnière, Mme Buron-Millet et son équipe dans cette noble mission et ce travail rigoureux qu’ils accomplissent au quotidien. C’est aussi notre manière d’aider les communautés défavorisées ». Tigo s’est « engagé à continuer la sensibilisation auprès de ses employés pour des parrainages volontaires d’enfants de la pouponnière ». L’équipe de la pouponnière a « exprimé sa gratitude à Tigo et a promis de faire bons usage des dons faits au profit des enfants ». La pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour est un lieu d’accueil provisoire du tout-petit enfant privé de sa maman.

Mb. S. Diakhaté

5.9-Le Prophète avec les malades
Le Prophète tenait à ce que les malades ne se sentissent pas seuls et exhortait les bien portants à leur rendre visite et à se mettre à leur service. Il avait l’habitude de demander les nouvelles des absents et , chaque fois qu’on lui apprenait que l’un d’entre eux était tombé malade, il se rendait à son chevet dès que possible et exhortait les autres à en faire de même, cela étant un droit que tout musulman doit à son coreligionnaire.

Ses visites avaient un apport psychologique inestimable, vu le sentiment de réconfort et d’assurance que sa présence inspirait. Il donnait des conseils, formulait des prières et contribuait aux soins. On a rapporté de nombreux cas dans lesquels une amélioration soudaine de l’état de santé du malade résultait de sa présence.
Il y a une multitude de traitements qu’il administrait. Les uns relevaient de l’expérience traditionnelle, d’autres lui étaient inspirés par Allah. Le tout a été recueillis et conservé, d’où ce qu’on appelle la médecine prophétique ou médecine musulmane.

Il utilisait souvent le miel dont le Coran évoque la triple  vertu préventive , curative et nutritive. Il est certain toutefois que le livre saint a voulu inciter les scientifiques à étudier ce produit afin de découvrir ses spécificités et les meilleurs moyens  d’en faire un usage  utile.

Quand l’un de ses compagnons apprit au Messager d’Allah que son frère était malade, il lui donna l’ordre de lui faire boire du miel. Interrogé plus tard sur l’état de santé du malade, son frère dit que son état ne faisait que s’empirer! Sûre de la vertu attribuée par Allah au remède en question, le Prophète réitéra son premier ordre et le malade finit par guérir.
La tradition islamique nous rapporte que l’Envoyé d’Allah intervenait personnellement dans certains cas. Il demandait que certains malades fussent transportés vers sa mosquée et suivait attentivement leur cas. Quand il trouvait un cas désespéré et quand Allah lui avait appris que le malade ne guérirait pas, il donnait à l’intéressé le conseil le plus approprié.

C’est ainsi qu’il donna à Saad ibn Abi Waqqas un conseil à propos du testament qu’il devait faire. Le malade était riche et n’avait pour hériter que deux filles et pensait pouvoir consacrer l’essentiel de sa fortune à des oeuvres de charité. Ici, le Prophète lui apprend que « charité bien ordonnée commence par soi-même » et que le meilleur acte de bienfaisance est celui qui profite aux plus proches. Laisser des hérités riches au lieu de leur faire courir le risque d’avoir à solliciter d’autres l’empote sur le testament qui ne saurait bénéficier qu’à des non héritiers. Encore que, en aucun cas, le testament ne doit pas dépasser le tiers de la succession après le paiement de des dettes.

Voici quelques exemples qui illustrent le comportement du Prophète envers les malades. Puisqu’il considérait la maladie comme une épreuve pouvant purifier celui qui l’endure dignement, il disait :«L'épreuve ne quitte le fidèle  avant de le laisser marcher sur terre sans péché.» Quand il se rendit au chevet d'Oum Chaib  et l'entendit insulter la fièvre, il lui dit: «N'insulte pas la fièvre car elle efface les faux pas des humains de la même manière que le feu affine le fer.» A peine termina –t-il ses propos que la patiente retrouva la quiétude et la sérénité.

Au cours de son pèlerinage d’adieu, Il rassure  Saad ibn Abi Waqqas, mourant,  que sa mort à La Mecque, ville qu’il avait quittée pour émigrer vers Médine, n’invalide pas sa première intention de ne plus s’y installer. Quand il se rendit au chevet de Zayd ibn al-Arquam soufrant d'une affection aux yeux, la visite apporta  joie et  soulagement  au malade.
Quant à  Saad ibn Mouadh , blessé lors de l’invasion des Coalisés, il le soigna personnellement après l’avoir installé dans sa mosquée pour pouvoir le surveiller en permanence. Aux soins matériels, il ajoutait une prière ainsi formulée: «Efface le mal, ô Maitre des humains! Guéris car tu es Le Guérisseur. Point de guérison en dehors de la tienne qui ne laisse aucune maladie derrière elle.» .

Les visites qu'il rendait aux malades n'étaient pas réservées  à ses compagnons car il les étendait aux non croyants,  conscient comme il l’était que la compassion envers un souffrant était un moyen de le soulager. Inversement, l’abandon du malade de la part de ceux qui devraient être les premiers à s’occuper de lui peut aggraver son malheur….

Après la première Chaîne YouTube d’éducation à la paix en Afrique (Educating for Peace), Timbuktu Institute, avec le soutien du bureau régional de l’Unesco, a lancé « Sahel Education 2030 », une plateforme régionale d’éducation aux droits humains et à la non-violence destinée aux jeunes élèves du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal dans le cadre de sa stratégie préventive.

La cérémonie de lancement a eu lieu hier au Cem Joseph-Félix Corréa de Guédiawaye, avec la participation des autorités nationales, des représentants des pays concernés, du bureau régional de l’Unesco et de la communauté éducative en partenariat avec la coordination des gouvernements scolaires regroupant les élèves des départements de Pikine et de Guédiawaye. La cérémonie était rehaussée par la présence du corps diplomatique accrédité à Dakar, notamment l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, le représentant de l’ambassade du Japon, une forte délégation de l’ambassade de France venue représenter Jean-Christophe Bigot, Mme Alice Comte du projet européen de prévention de l’extrémisme violent, le premier conseiller de l’ambassade du Niger, Abdou Salifou.

L’ambassade des Etats-Unis qui accompagne Timbuktu Institute dans le cadre du projet Educating for Peace ainsi que la représentation diplomatique du Maroc ont été également représentées à cette cérémonie. En présence de Dr Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Steve Cockburn, directeur adjoint d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a fait une allocution sur « le rôle de l’éducation aux droits humains et à la citoyenneté pour la paix au Sahel ». Il a ainsi sensibilisé les élèves sur la nécessité d’être vigilants face à la montée de l’extrémisme chez les jeunes. Bakary Sambe a beaucoup insisté sur la nécessité d’appuyer le travail de prévention mené par l’Etat du Sénégal et les gouvernements de la sous-région.

Abdou DIOP

Trente-deux (32) des 38 manifestants arrêtés lors des échauffourées du marché Ocass de Touba ont été déferrés, dans la soirée d’hier, à Diourbel, après une garde à vue de 48 heures dans les locaux de la police de Touba. Poursuivis pour trouble à l’ordre public, vandalisme et destruction de biens publics, ils ont passé, avant-hier, une autre nuit à la police centrale de Diourbel. Hier, les 32 manifestants arrêtés ont obtenu une liberté provisoire un peu avant 14 heures, après s’être présentés à la barre du tribunal de Diourbel. Les 22 majeurs seront jugés le 29 juin prochain et les 10 mineurs le 17 juin pour les faits qui leur sont reprochés. Pour rappel, les hommes du commissaire Modou Mbacké Diagne ont effectué une intervention suite à un appel au secours des éléments de « Safinatoul Aman ». Ces derniers ont été  agressés par des badauds et commerçants ambulants du marché Ocass, suite à l’intervention musclée d’une personne qui se réclamait de leur service. Il y a eu des échauffourées au cours desquelles une arme à feu a occasionné des blessés. Les éléments de la police ont ainsi procédé à l’arrestation de 38 individus qu’ils ont gardé à vue pendant 48 heures. L’enquête a permis de libérer 6 personnes à Touba, avant le déferrement des 32 autres au commissariat de police de Diourbel. Les 4 blessés ont été évacués à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.

Mamadou DIEYE

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne préside une cérémonie commémorative au Grand Théâtre. Cette rencontre est à l’initiative de la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) qui a choisi le thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». Cette journée décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies sera une occasion pour la Rampe « d’amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », note un communiqué. La Rampe considère que « marginalisés dans les programmes d’aide, parfois invisibles dans les statistiques des gouvernements, non pris en compte par les associations de la société civile et les Ong, les veuves et les orphelins subissent des conditions de vie drastiques, subissent des maltraitances et sont objet de violations des droits de l’homme qui ankylosent leur participation au développement de leur pays et de l’humanité en général ».

Mbaye Sarr Diakhaté

La grève de la faim observée par les ex-travailleurs de la Société industrielle d’assainissement du Sénégal (Sias) va connaître une nouvelle tournure avec l’entrée en mouvement des femmes aujourd’hui. L’annonce a été faite hier par le secrétaire général du Syndicat national des agents de la propreté (Snap).

Assises sur un banc transversal déposé contre le mur faisant face à la chambre où les grévistes de la faim se sont retranchés, des femmes affichent une mine patibulaire. Aujourd’hui, quelques-unes d’entre elles ont rejoint la chambre de la faim en signe de solidarité avec leurs maris.

L’entrée des femmes dans le mouvement de radicalisation intervient une semaine après le début de la privation volontaire de nourriture des hommes en signe de protestation contre le silence observé par les autorités autour du paiement de primes qu’ils réclament.

Secrétaire général du Snap, Cheikh Tidiane Yade a même révélé que cette fois-ci, il n’y aura pas rupture dans le mouvement de grève comme cela a été le cas lors des années précédentes. «Nous comptons rester tous dans cette maison jusqu’à ce que nos doléances soient satisfaites, y compris le jour de la Korité «, a-t-il révélé. «Quarante femmes se sont mobilisées pour observer la grève de la faim», a ajouté Cheikh Tidiane Yade. A en croire le secrétaire général du Snap, six grévistes de la faim ont été déjà évacués à l’hôpital de Pikine. Deux d’entre eux ont finalement été acheminés chez eux sur ordre médical.        

Abdou DIOP

5.8-Le Prophète avec les femmes
Muhammad était parfaitement conscient du rôle central de la femme dans la société. Il s’intéressait à elles en tant que filles, en tant qu’épouses et en tant que mères. A son avènement, des traditions particulièrement défavorables à la femme prévalaient au sein d’une segment de la société arabe.Il en est cette pratique inhumaine qui constituait la pire forme d’infanticide qui consistait à enterrer vivants les nouveaux-nés de sexe féminin sous prétexte qu’elles pourraient, une fois adultes, souillure l’honneur de leurs familles et seraient peu efficace dans les guerres qui ne cessaient d’opposer les différentes tribus. Une autre tradition non moins affreuse consistait à priver les femmes de l’héritage , voire à les intégrer dans les biens à hériter!
L’islam ne se contenta pas de mettre fin immédiatement à ces pratiques barbares mais, il valorisa l’éducation de la fille en en faisant un moyen de jouir du bonheur suprême dans l’au-delà.

Quant au choix du mari, il doit se faire avec le parfait consentement de la faille. Cependant ses parents doivent l’aider à faire le meilleur choix fondé sur les critères que sont la moralité, la piété et la capacité à bien assumer son rôle de chef de famille. Les époux se doivent respect , loyauté, amour et compassion et s’entraider pour le bonheur de la famille.

Muhammad insistait certes pour que l’épouse fasse preuve d’un dévouement exemplaire envers son époux mais il n’en engageait pas moins ce dernier à se concerter en permanence avec sa conjointe dans toutes les affaires importantes qui concernaient la famille. L’envoyé de Dieu veillait à ce que la mère assure un allaitement complet à son enfant et concentre ses efforts sur sa croissance, notamment au cours des toutes premières années de son existence.

Il est vrai que notre Prophète attachait des prix aux obligations des hommes envers leurs femmes et aux droits de celles-ci sur leurs maris. Mais il ne manquait pas de souligner la complémentarité entre les hommes et les femmes en général qui doit se traduire par une coopération fructueuse aussi bien au sein de la famille que dans la société. Le mari doit assurer les dépenses de la famille mais la femme peut ou doit l’y aider, si elle en a les moyens.

La loi apportée par Muhammad n’interdit nullement aux femmes de travailler. Néanmoins , elle limite leur champs d’intervention conformément à son éthique dont elle juge le respect apte à garantir les intérêts majeurs de la femme. Elle reconnait à celle-ci beaucoup de droits, notamment le droit de propriété qui comprend la libre gestion de ses biens.

Notre prophète recevait les femmes chez lui et rendait visite à certaines pour répondre à leurs questions, les instruire, leurs prodiguer des conseils et leur apporter une assistance matérielle et morale. Il lui arrivait souvent d’intervenir dans les conflits qui éclataient au sein des ménages. Son arbitrage était souvent en faveur de la femme.

Dans son ultime sermon adressés à des milliers de musulmans, il mit un accent particulier sur la nécessité de respecter les droits des femmes. Ailleurs, il ne cessait de dire à ses compagnons: «le meilleur d'entre vous est celui qui l'est pour sa famille.» En partageant les corvées domestiques avec ses épouses, il entendait donner l’exemple aux hommes et leur apprendre un excellent moyens de renforcer l’entente au sein du couple.

Il s’opposait vigoureusement aux violences conjugales et quand il a apprit que certains hommes y avaient recours contre leurs femmes, il dit : «Ceux-là ne font partie des meilleurs d'entre vous.»

En somme, il restait très sensible aux sollicitations des femmes, leur donner des cadeaux et en recevait de leurs part et n’en sous estimait aucune. Il répondait à leurs invitations. Quand Moulaykah, la grand-mère d’Anas ibn Malick, l'invita à un repas , il se rendit auprès d'elle. Il en fit de même avec une autre dame, Oum Chaib, alors malade, histoire d’alléger sa souffrance et de prier pour elle….

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