banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (3163)

Aucun conflit au monde ne se règle sans dialogue. Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, y a invité les parties prenantes pour résoudre les soubresauts qui secouent le monde universitaire suite à la mort de l’étudiant de l’Ugb, Mouhamadou Fallou Sène.

Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, a appelé, hier, les populations au dialogue et à l’apaisement, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène suivi de grèves dans les universités sénégalaises. « Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais Dieu nous a dit dans le Coran qu’il faut toujours éviter de réveiller les conflits, les tensions et autres querelles puériles, car ils peuvent se retourner contre nous », a-t-il déclaré. Le guide religieux a fait, hier, une déclaration à l’issue de la grande prière de vendredi. A cette occasion, il a précisé que personne ne saurait savoir les ramifications que peuvent avoir des tensions d’une telle ampleur. « Chaque fois qu’il y a des conflits, ce sont des personnes étrangères qui en pâtissent », a-t-il indiqué, tout en relevant qu’un problème peut provenir de partout de l’Etat tout comme des populations. Au sujet de la grève des étudiants suivie de la mort de l’étudiant Fallou Sène, le guide religieux a fait savoir que revendiquer son dû est tout à fait logique. « C’est avec cet argent qu’ils parviennent à survivre », a-t-il souligné. Sur cette affaire, le serviteur de la communauté omarienne a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en payant tôt les bourses avant que des heurts ne surviennent.

Au cas où la bourse accuserait du retard, Thierno Madani Tall invite les étudiants à privilégier le dialogue, la concertation. Il les a appelés à la retenue, seule voie vers le salut. « Car s’il y a affrontements, les acteurs peuvent détruire des infrastructures ou d’autres édifices publics et privés », a insisté le guide religieux. De l’avis de ce dernier, même dans les pays développés d’Europe, d’Amérique et d’Asie, il y a des manifestations des populations ou des travailleurs, mais celles-ci ne sont jamais suivies de casse des biens publics. « Les gens observent des mouvements de grève et des manifestations dans le calme sans casser ou s’en prendre à qui que soit. Souvent, même s’ils ne sont pas encadrés, ils savent comment marcher et par où passer. Il faut toujours se mettre dans la tête que le pays appartient à tout le monde, le matériel qu’on détruit souvent aussi appartient à d’autres qui n’ont rien à voir avec la grève par exemple », a plaidé Thierno Madani Tall qui s’exprimait en pulaar. Pour lui, tout un chacun a le droit de manifester son mécontentement mais il faut le faire d’une « manière calme et pacifique ». De leur côté, a-t-il ajouté, les autorités doivent encadrer les manifestations en toute quiétude et sans débordement.

Il reste convaincu que la mort de l’étudiant Fallou Sène pour une affaire de bourse constitue une perte immense pour la République.
« Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais on peut l’éviter en privilégiant le dialogue dans les rapports et le tout dans le respect mutuel », a-t-il exhorté. « Il est temps de travailler à faire avancer notre pays et éviter les querelles inutiles parce que nous avons accusé beaucoup de retard », a fait remarquer le guide religieux.
Auparavant, Thierno Madani Tall est revenu sur le sens et la signification du mois béni. « C’est un mois d’actions, de grâces et de purification », a-t-il souligné, tout en soulignant que les musulmans doivent en profiter pour se perfectionner et implorer le pardon divin. Il a profité de l’occasion pour présenter ses vœux à toute la communauté sénégalaise. Des prières ont été formulées pour un Sénégal apaisé et prospère.

Souleymane Diam SY

 

Pour la bonne organisation et la réussite de l’événement-phare qui marque le vécu de l’Eglise sénégalaise, le président de la République et la Première dame se sont manifestés, une fois de plus, par un soutien financier et matériel massif au Comité d’organisation.

C’est un euphémisme de dire que le vécu des communautés religieuses du Sénégal est au cœur des politiques et préoccupations du président de la République. En effet, au-delà des mesures hardies tendant à doter les cités religieuses, musulmanes et chrétiennes, d’infrastructures ultra-modernes pour optimiser le confort de l’accueil des fidèles, Macky Sall répond toujours présent et de manière significative lors de tous les événements religieux. Un élan dans lequel il est toujours rejoint, discrètement, par la Première dame, Marième Faye Sall, à travers sa Fondation Servir le Sénégal.
Pour preuve, «Le Soleil» a appris que le couple présidentiel a massivement appuyé (financièrement et matériellement) l’organisation de la 130ème édition du Pèlerinage Marial de Popenguine, qui aura lieu du samedi au lundi 21 mai 2018.
Pour ledit pèlerinage, le chef de l’Etat a appuyé financièrement le Comité d’organisation à hauteur de soixante millions (60 000 000) de FCfa. Au niveau logistique, Macky Sall a mis à disposition, pour la liaison des Marcheurs et des Foyers, respectivement cinq et deux voitures tout-terrain de type Pick Up. Pour la restauration des pèlerins, il a offert des centaines de kits de cuisine et divers soutiens matériels.
La Première dame n’a pas été en reste. Pour appuyer les marcheurs, elle a mis à leur disposition une enveloppe financière de vingt millions (20 000 000) de FCfa, et trois millions cinq cent mille (3 500 000) FCfa pour le transport des femmes des sept diocèses.

Singulièrement, pour l’hébergement des femmes de l’Archidiocèse de Dakar, Marième Faye Sall a donné un appui de trois millions (3 000 000) de FCfa. Enfin, la première dame a mis à la disposition du Comité d’organisation quelque trois mille (3 000) chaises et vingt mille (20 000) t-shirts.

Yakham C.N. MBAYE

 

Popenguine, comme chaque fête de Pentecôte, sera le point de convergence de plus de 100 000 fidèles chrétiens des différents diocèses du Sénégal et de la sous-région. Le pèlerinage marial, placé cette année sous le thème « Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur » sera rythmé de célébrations eucharistiques. Au total, 11 messes sont programmées dans la cité religieuse. La messe officielle de la 130ème édition sera présidée par l’archevêque Mgr Benjamin Ndiaye en présence des évêques du Sénégal, des dignitaires religieux musulmans et des représentants du gouvernement.

La 130ème édition du pèlerinage marial sera célébrée ce week-end. Popenguine a fini de faire sa toilette et commence à accueillir ses hôtes. Le sanctuaire, la basilique et les grottes, lieux de prières et de dévotions, ont fait leur mue et sont prêts pour l’événement. Les artères de la ville sont balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers sans distinction de religion. En dehors du sanctuaire, la basilique mineure et les grottes sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point.

« Popenguine est prêt à accueillir plus de 100 000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jours entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux qui a révélé que plus de 60 000 communions seront distribuées aux pèlerins. En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, un agent de la gendarmerie dont les troupes ont pris quartier à Popenguine pour les besoins sécuritaires a donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé notre interlocuteur. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenus dans tous les coins et recoins de la ville et ses environs. Une quinzaine d’agents de sécurité proximité sont pré-positionnés au niveau du sanctuaire, de la basilique et des principaux lieux de prière. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cette année, c’est l’archidiocèse de Dakar qui est à l’honneur. D’ailleurs, la messe solennelle du pèlerinage sera présidée par Mgr Benjamin Ndiaye qui va décortiquer le thème de 130ème édition du pèlerinage Marial de Popenguie où 25. 000 jeunes marcheurs sont attendus le dimanche. Ils viendront de Dakar pour le plus grand nombre, environ 11. 000 marcheurs, de Mbour d’où partent les jeunes, le diocèse de Kaolack avec 1. 500 marcheurs. Ceux des diocèses de Tambacounda, Kolda, Sine et de la Petite Côte marcheront ensemble. Les 2. 000 jeunes des diocèses de Thiès et Saint-Louis prendront le départ ensemble en direction de Popenguine. Du samedi au lundi, il y aura une dizaine de célébrations eucharistiques. Celles-ci seront couplées d’actes de prières appelés le parcours du pèlerin qui renferme la confession, l’adoration du saint sacrement, le chapelet et les rencontres fraternelles.


De nos envoyés spéciaux, Eugene KALY Samba Oumar FALL (textes)
et Mbacké BA (photo)

Avec le réquisitoire du procureur qui a requis des peines allant de 20 ans à la perpétuité, les avocats de la défense étaient très attendus pour le début des plaidoiries. Imam Ndao et ses 29 co-accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, entre autres.

Presqu’à l’unanimité, ils ont qualifié le dossier de « vide ». Selon Me Mamadou Guèye, un des avocats  de Mouhamed Ndiaye, « que ça soit les enregistrements sonores ou les documentaires,  rien n'a été authentifié ». « On veut nous inscrire dans la paranoïa des pays occidentaux », a-t-il plaidé. Alors que le procureur a requis la perpétuité contre son client, la robe noire a estimé que celui-ci est victime de son attachement à la religion. « Quand il s'est rendu dans le fief de Boko Haram, il était motivé par sa volonté d'apprendre davantage dans sa religion. Personne ne peut prouver qu'il y était pour autre chose », a-t-il dit. Quid des entraînements qu'il y aurait effectués? « Il s'est entraîné à Boko Haram, mais c'était sous la contrainte », a relativisé l’avocat.

Défendant la cause d’Ibrahima Diallo contre qui le procureur a requis la peine des travaux forcés à perpétuité, Me Ngoné Thiam a déclaré que si son client s'est rendu au Nigéria,  « c'est pour échapper  à la pauvreté ». « Ce sont des jeunes qui ont du mal à trouver du travail chez eux. Alors qu'au Nigéria, on applique la charia qui exige le partage des richesses. Ces jeunes ne partageaient pas l’idéologie de Boko-Haram. C’est une fois au Nigéria qu’ils ont su qu’ils étaient dans le fief de Boko Haram. Et, ils ont eu des problèmes pour revenir au Sénégal. Le ministère public n’a aucune preuve sur ce qu’il accuse Imam Ndao et Cie. Il faut apporter des preuves tangibles », a-t-elle affirmé. D’après l’avocate, c’est quand son client s'est rapproché d'une des épouses de Matar Diokhané pour lui prêter de l'argent pour qu'il finance un projet « dont il a par la suite remis une partie à Imam Ndao que les déboires ont commencé ». « Est-ce que c'est un crime ? Il n'y a aucune preuve tangible », a-t-elle clamé. 

Mohamed Ndiaye, un cas particulier
Né en 1984, Mohamed Ndiaye, qui a eu à atterrir dans le fief de Boko Haram, est, selon son avocat, victime de son enfance perturbée. « Il a été arraché à ses parents à l'âge de deux ans, puis confié à son grand-père qui vivait dans la précarité. Il avait décidé d’être pêcheur. Il s’est marié à l’âge de 23 ans et il a des enfants. C’est un garçon qui n’avait pas de repère. Il n’a pas de résistance. Il était la proie facile des agents recruteurs.  C’est dans ce sillage qu’il a rencontré Aboubacry Guèye qui l’a convaincu d’aller combattre auprès de Boko-Haram. C’est dans ce contexte qu’il n’a pas pu résister à la force de ces recruteurs. Et, il est parti. C’était une erreur de sa part. Mais, il ne savait plus quoi faire. Il a voyagé dans des conditions éprouvantes jusqu’à atterrir dans le fief de Boko-Haram. On a fait croire aux jeunes désœuvrés que la charia est la solution à leurs problèmes», a-t-il fait savoir.

La démence d’Abou Hakim Mbacké
De tous les prévenus, Abou Hakim Mbacké Bao est celui qui attire le plus les attentions. Regard fuyant, réponses parfois décalées. Pour son avocat, ses réactions s’expliquent. De son point de vue, celui qui est dépeint comme étant un expert en explosifs est atteint de démence. « Si vous le regardez bien, vous remarquerez qu’il n’est pas normal. J’ai fait une demande de son dossier médical à l’hôpital Fann et au Pavillon spécial où il a été interné. Mais, je n’ai jamais eu de réponse. Il ne jouit pas de ses facultés mentales. On ne peut pas le condamner à perpétuité alors qu’il ne jouit pas de toutes ses facultés. Pire, comment quelqu’un qui a échoué au bac à deux reprises peut-être expert en explosif », a-t-il demandé.

Et toujours selon l’avocat, si Abou s’est rendu au Mali, c’est parce que les recruteurs ont compris qu’il était dans une extrême précarité et ils l’ont piégé. « Il subvenait difficilement aux besoins de sa famille. On lui avait promis des financements au Mali. C’est une fois là-bas qu’il a été arrêté et contraint de suivre la formation. Comment l’accuser de financement du terrorisme alors qu’il ne détenait que 200 dollars ? Il faut une expertise psychiatrique », a estimé Me Elhadji Basse.

Oumar FEDIOR

La secrétaire générale du ministère de la Justice, Mme Aïssata Tall Gassama, a  procédé au lancement de la plateforme électronique de gestion du registre de commerce et d’immatriculation immobilière du tribunal de grande instance de Thiès. C’est un outil précieux de collecte et de gestion des données économiques au profit des entreprenants.

La secrétaire générale du ministère de la Justice, Mme Aïssata Tall Gassama, a  procédé au lancement de la plateforme électronique de gestion du registre de commerce et d’immatriculation immobilière du tribunal de grande instance de Thiès. Très satisfaite de trouver, par cette plateforme, un outil précieux de collecte et de gestion des données économiques avec sécurité et célérité, elle a exhorté tous les partenaires  à une collaboration franche afin de pouvoir offrir des services de qualité et à temps réel à tous les entreprenants. « Notre objectif majeur est d’être premier dans l’offre de service commerciale dans l’espace Ohada », a-t-elle déclaré.

Dans cette quête de renforcement de l’attractivité du Sénégal, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), le défi de la compétitivité est, selon Mme Gassama, en passe d’être relevé pour le pays.

«  Après Dakar, le greffe du tribunal de première instance de Thiès suit », a-t-elle informé. D’après elle, c’est après le Ramadan que d’autres régions seront enrôlées dans la plateforme gracieusement mise à la disposition du ministère de la Justice par « Gaïndé 2000 », un partenaire. Pour elle, la finalité de la dématérialisation est en bonne voie au ministère de la Justice et l’aboutissement de cette informatisation des services est d’arriver à un E-Justice, à travers une bibliothèque numérique où toutes les archives des jugements rendus ou programmés pourront être  consultés par les concernés à partir d’un simple clic. Pour l’instant, outre  l’immatriculation, d’autres offres, comme la production du registre de commerce, du casier judiciaire, du certificat de nationalité ou de naturalisation, vont suivre. En plus, il sera même possible de pouvoir obtenir de tels services à partir d’une demande formulée par courrier électronique. Le président du tribunal de grande instance de Thiès, Henry Grégoire Diop, a reconnu que cette plateforme est une grande mutation, un bond en avant en termes de sécurité et de traitement avec célérité du service. « A partir d’aujourd’hui, il est possible de créer son entreprise en moins de 24 heures à partir du greffe du tribunal de grande instance de Thiès », s’est-il réjoui. Aussi, a-t-il invité les partenaires à travailler dans le sens  de la pérennisation du projet, au grand bonheur du personnel et des usagers.

Mbaye BA

A l’initiative de l'Association des amis du coran et de la sunna, la 9ème édition de lecture des saintes écritures s’est tenue, cette semaine, au quartier « Alhamdoulilah » sis à keur Massar. Une occasion saisie par l'imam ratib dudit quartier pour inviter tous les fidèles à se départir des mauvais comportements et à bien se tenir au sein de la société.

Cette 9ème édition s’est tenue sous le haut patronage du Chef de l''Etat, Macky Sall, en présence de nombreux fidèles ainsi que de responsables de tous bords. Un moment choisi par imam Elhadj Souleymane Fédior pour saluer l’initiative prise par le président de la République allant dans le sens de moderniser les foyers religieux du Sénégal. « Le président de la République a pris une bonne option en soutenant les cités religieuses et en reconstruisant certaines mosquées départementales du pays comme celles de Pikine et de Guédiawaye », a-t-il laissé entendre.

« C'est une initiative que tous les musulmans doivent saluer car, une fois que ces projets seront totalement exécutés, les fidèles qui fréquenteront ces lieux de culte se rendront compte que le Chef de l’Etat les a pris en compte dans la gestion de leur pays », a-t-il ajouté.

Se prononçant sur le thème du jour, imam Fédior a considéré qu’il y a, aujourd’hui, de quoi s’alarmer face à la perte des valeurs morales qui ont été le socle de notre société et qui se perdent de jour en jour. « Toutes les créatures humaines ne sont pas dotées de bon sens faisant que leurs comportements de tous les jours soient conformes à la morale et à l'éthique », a-t-il déclaré. Il a appelé les fidèles au repentir, au travail et à l'adoration de Dieu. « On ne peut pas aller à un développement effectif tant qu'on ne purifie pas les cœurs et qu’on n’en extrait pas tout ce qui est haine ou rancœur », a-t-il enseigné. A l'endroit de l'opposition, imam Fédior a invité celle-ci à ne jamais tenter de bloquer les projets conçus par le Chef de l’Etat alors qu’ils sont utiles à la population sénégalaise. 

Elhadj Souleymane Fédior est également préoccupé par le développement de l’association dont il est la personne morale. Il a ainsi évoqué les obstacles que les responsables de celle-ci rencontrent depuis longtemps parce qu’ils veulent une audience avec le Chef de l’Etat. « L'association a entrepris des démarches en vue de rencontrer le Chef de l'Etat. Mais, ces démarches peinent à aboutir » a-t-il révélé. C’est pourquoi, il a mis à profit la cérémonie pour demander à l'Etat de mettre à la disposition de l'association un terrain pour l’érection d’un siège.

Abdou DIOP

La Déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), Mme Anta Sarr Diacko, était, hier, à Popenguine où elle a remis du riz aux organisateurs de la 130ème édition du pèlerinage marial. Un appui de l’Etat dans l’effort de prise en charge des pèlerins qui vont affluer en masse dans la cité religieuse.

Dans leurs efforts de prise en charge des fidèles, les organisateurs de la 130ème édition du pèlerinage marial de Popenguine sont, en partie, soulagés. Avec la réception, hier, d’une importante quantité de denrées alimentaires offertes par la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) pour faire face aux besoins. Selon Mme Anta Sarr Diacko, c’est un geste que la structure qu’elle dirige renouvelle encore pour se mettre aux côtés des organisateurs de cet important événement religieux. « Nous revenons à Popenguine apporter l’appui du gouvernement à l’occasion du pèlerinage », a-t-elle dit.

Et de souligner que le don est constitué de « denrées alimentaires, principalement de riz que le Chef de l’Etat met à la disposition des responsables pour qu’ils puissent accueillir, dans de bonnes conditions, les pèlerins ». Pour leur part, les organisateurs ont apprécié le geste du gouvernement à travers le don de la Dgpsn. « Ce don est d’une grande utilité dans l’organisation du pèlerinage puisque lorsque l’événement arrive, toutes les maisons de Popenguine deviennent des sites d’accueil pour les pèlerins », a dit le responsable du comité d’organisation du pèlerinage.

Selon lui, cet appui permettra de soulager en partie les familles d’accueil car il constitue un appoint dans l’hospitalité bien sénégalaise que nous découvrons d’une fort belle manière ici à Popoenguine. Aussi, a-t-il souligné que cette action permettra au comité d’organisation du pèlerinage « de faire face à l’alimentation des pèlerins, en particulier des marcheurs qui arrivent très fatigués à Popenguine ».

Ousseynou POUYE

Le gouvernement sénégalais, s’étant engagé dans un processus d’amélioration de l’environnement des affaires, doit renforcer ses efforts, selon le rapport national d’auto-évaluation publié, hier, par la Commission nationale de gouvernance (Cng), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Le Sénégal, qui tient à se classer parmi les meilleurs élèves, en termes de bonne gouvernance et de promotion de la démocratie, doit accélérer le rythme et veiller aussi à une domestication de la trentaine de conventions ratifiées. C’est ce qui ressort du rapport d’auto-évaluation du Sénégal présenté lors d’un atelier de partage, organisé par le ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection sociale. Etant sur la bonne trajectoire, notre pays doit tout de même relever certains défis pour répondre à la priorité nationale et aux engagements pris au niveau sous-régional.

Le rapport, s’appuyant sur une analyse objective des populations sénégalaises, à travers des études de quatre instituts techniques de recherche, établit un diagnostic sans complaisance qui devra faciliter des réajustements. Le document, un condensé de données chiffrées, établit les efforts déployés par le Président Macky Sall qui a donné un nouvel élan au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), avec la mise en place de la Commission nationale de gouvernance dont l’une des missions est de mesurer les performances et contre-performances du Sénégal dans les domaines de la démocratie, de la gouvernance, de la gestion économique, de la gouvernance d’entreprise, etc.

Toutefois, le rapport fait savoir que « l’économie sénégalaise est à la traîne par rapport à d’autres pays africains qui, comme lui, ne possèdent pas de ressources naturelles abondantes ». Les experts demandent au gouvernement sénégalais d’agir sur plusieurs leviers pour donner corps à sa volonté de contribuer au développement socio-économique. En guise d’exemple, « le Plan d’investissement (Pi) du Programme national d’investissement agricole (Pnia) 2011‐2015 venait compléter les efforts du gouvernement entrepris pour faire jouer à l’agriculture un rôle majeur dans la croissance de l’économie, la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté à l’horizon 2015 ». Mais, l’insécurité alimentaire demeure une réalité, particulièrement en zone rurale.

Le document fait savoir qu’il serait également judicieux d’enclencher une dynamique de communication avec les populations qui tiennent à être édifiées sur les différents enjeux, notamment le contenu des conventions avant leur signature et d’encourager l’Etat à émettre des réserves sur celles qu’il ne peut pas mettre en œuvre. Malgré tout, les ambitions fortes du gouvernement sénégalais de mettre le pays sur les rampes du développement ont été saluées. Sur les enjeux de développement, le rapport note l’environnement peu favorable à l’investissement et les défaillances des systèmes de gouvernance. Autant de facteurs qui empêchent le secteur privé de jouer son rôle de moteur de l’économie.

« Pour rendre l’économie sénégalaise plus résistante aux chocs externes et internes, il est nécessaire de la diversifier, en développant davantage des secteurs comme l’horticulture, les mines, les télécommunications et le secteur manufacturier », a conseillé Babacar Guèye, président de la Commission nationale de gouvernance (Cng). Selon lui, le Sénégal ne manque pas d’ambitions et d’atouts dans tous les domaines de la gouvernance et du développement économique et social, ce qui correspond aux objectifs du Maep, sortis des flancs Nepad.

Matel BOCOUM

 

« Babacar et Benita, cantine du cœur ». Tel est le nom de l’association créée en 2013 par des ressortissants français du troisième âge. Ils se proposent d’appuyer les enfants en situation difficile.

Les membres de « Babacar et Benita, cantine du cœur », des ressortissants français du troisième âge, comptent, en ce mois de mai, organiser une soirée de gala dans l’optique d’offrir des conditions de vie décentes aux enfants en situation difficile, mais également de sensibiliser les populations sur le bien-fondé de leurs actions. Aussi, envisagent-ils de retirer, dans un proche avenir, 817 enfants « talibés » de la rue. Leur démarche est assez particulière dans la mesure où, selon le président de cette association, André Lambert, un gendarme à la retraite, quatre papys réunis autour de cette association sont décidés à s’unir non pas pour faire des demandes de dons sur les réseaux sociaux mais tout simplement démontrer que l’âge n’a rien à voir avec le courage et la volonté d’entreprendre des actions pour récolter des fonds.

Il explique qu’ils ont l’ambition de créer une chaîne de solidarité nationale et internationale en s’appuyant sur les richesses naturelles du pays. « Nous allons redonner confiance et dignité aux personnes handicapées. Nous comptons créer de nouveaux emplois avec la mise en vente de petits sachets qui contiennent un cocktail de fruits secs du pays (cacahuète, pain de singe, coco, noix d’acajou) préparés et conditionnés par des personnes vivant avec un handicap et des femmes au chômage. « Ces petits sachets, revendus dans les grandes surfaces et dans les hôtels, nous permettront de collecter des fonds subséquents », assure-t-il. M. Lambert, qui manifeste un engagement au service de l’enfance depuis son installation à Dakar, il y a cinq ans, pense également s’appuyer sur la vente de ces sachets de biscuits pour retirer, prochainement, 817 enfants de la rue. Aussi, ajoute-t-il, des partenariats, avec des associations de sans-abri en France, seront noués, à cet effet, en vue d’élargir l’horizon des enfants. « Si les différentes composantes de la société achètent mensuellement ou hebdomadairement nos produits, cela nous permettra de faire un saut en avant, de construire de petites maisons où les enfants vont continuer à apprendre le Coran et avoir la possibilité d’exercer des métiers d’avenir », soutient-il.

M. Lambert, reçu par le ministre de tutelle sur instruction du Président Macky Sall, souligne avoir pu retirer de la rue, en février dernier, 23 enfants « talibés ». « Au mois de février, j’ai pu effectuer cette opération, suite à la signature d’un contrat avec le maître coranique du « daara » Serigne Ousmane Lô de Colobane. Il était question de ne plus envoyer les « talibés » mendier. Notre association s’est engagée à assurer mensuellement les repas quotidiens des enfants, leur habillement et les soins de santé. Le prévisionnel mensuel, estimé à 633.600 FCfa, nous a permis de faire un premier pas. Nous y intégrons les salaires mensuels des maîtres coraniques qui, en tant qu’instituteurs, méritent d’être rémunérés ».

M. BOCOUM

 

Jusqu’ici reléguées au second plan dans les missions des Nations Unies, les femmes en commandement de la police disposent désormais de bagages leur permettant de prendre plus de responsabilités, dans le maintien de la paix notamment.

«Je n'ai jamais pensé à postuler pour une mission des Nations Unies. Mais, cette formation m'a donné des idées ». Cette assertion de la commissaire de police de Thiaroye, Mme Khadidiatou Sall, explique à suffisance l’intérêt du cours régional pour les femmes en commandement de la police organisé par les Nations Unies. Elles sont, au total, 51 officiers, venus de huit pays, à bénéficier de cette session de formation  organisée, du 09 au 14 mai 2018, à Dakar. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les bénéficiaires en ressortent avec des bagages permettant un meilleur exercice de leurs fonctions. «Avec cette formation, je peux désormais postuler à des postes de responsabilité dans les missions de maintien de la paix. Il y a eu des modules intéressants qui nous permettent d’améliorer la pratique de notre métier. Avant même d'aller en mission, nous pouvons les appliquer dans notre travail quotidien. Aujourd'hui, nous avons le bagage nécessaire pour postuler dans des postes de commandement dans les opérations de maintien de la paix », se réjouit la commissaire Sall. En effet, jusqu’ici, les femmes étaient reléguées au second plan dans les postes de responsabilités dans les missions de maintien de la paix. Ce cours les dote, désormais, de suffisamment de connaissances.

C’est ce que semble dire Mme Léa Biason, directrice de la formation et conseillère en genre aux Nations Unies. Selon elle, « l'objectif est de renforcer les capacités des femmes et leur leadership afin de leur permettre de participer aux concours dans les postes de commandements, les postes de décision ». Et d’ajouter qu’avec ce cours, elles ont les compétences nécessaires pour rédiger leur candidature et pour mieux comprendre comment se passent leur entretien et les examens écrits. Pour Dominique Delpuech, directeur adjoint «Affaires politiques et gouvernance démocratique» de l'Oif, l’autre dimension de ce cours, c’est qu’il permet une meilleure efficacité dans le maintien de la paix, par l’implication des femmes. A son avis, il est de nos jours difficile de concevoir l'efficacité de la mise en œuvre d'une opération de maintien de la paix sans les femmes, y compris les jeunes.

La présence des femmes accroît la crédibilité des missions auprès des populations en plus de contribuer à un meilleur comportement des forces de sécurité », analyse-t-il. Et d’après le représentant de la commission de l’Union africaine, Mouhamed Benhaerat, en donnant aux femmes plus de responsabilités, il devient plus facile « d'intégrer la dimension genre dans la corporation ». Un point de vue que partage Cheikhou Cissé, secrétaire général du ministère de l'Intérieur, qui estime qu’une paix durable ne peut être atteinte qu'avec la participation des femmes aux missions de maintien de la paix.

Oumar FEDIOR

 

«La Nakba » ou catastrophe marquant l’expulsion des Palestiniens de leurs terres a été commémorée, hier, par l’ambassade de Palestine au Sénégal. C’était en présence du corps diplomatique arabe, des collectifs et autres mouvements soutenant la cause du peuple palestinien.

«La Palestine de 1948 à  nos  jours ». C’est autour de ce thème que l’on a commémoré le 70ème anniversaire de la « Nakba » considérée comme « une catastrophe, en référence à la douloureuse expérience vécue par le peuple palestinien depuis 1948 ». Dans un document remis à la presse, l’on fait état d’environ 900.000 Palestiniens (musulmans et chrétiens) expulsés et près de 531 villes et villages sur les 774 tombés sous l’emprise israélienne. D’où le sens de cette manifestation qui est « un devoir de mémoire vis-à-vis du  peuple palestinien contraint à l’exil forcé ».  Pour l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal, Dr Safwat Ibraghith, l’histoire de la « Nakba », c’est celle d’un peuple expulsé de ses terres. D’après lui, entre Israël et la Palestine, il ne s’agit plus de relations de bon voisinage, mais plutôt de domination. «Aujourd’hui, plus de 7 millions de réfugiés palestiniens vivent dans les 58 camps administrés par l’agence onusienne de l’Unrwa. « Bien que 70 %  du peuple palestinien soient des réfugiés, Israël poursuit sa politique de colonisation », a déploré Dr Ibraghit qui a appelé la communauté internationale à « agir vite pour un retour sur ses terres et pour son indépendance ».

Lors de la rencontre, tenue en présence du corps diplomatique arabe, des collectifs et autres mouvements de  soutien à la cause palestinienne, le secrétaire général de la Campagne sénégalaise pour la défense d’Al Qods et la Palestine, Cheikh Chérif Mballo, a dénoncé la mort  de 58 Palestiniens qui manifestaient à la frontière entre Gaza et Israël. De son côté, le directeur d’Amnesty international, Seydi Gassama, a estimé que le temps de l’indignation est dépassé et qu’il faut agir pour le retour des réfugiés palestiniens sur leurs propres terres.                            

Tata SANE

 

En prélude à la célébration, lundi prochain, de la 130ème édition du pèlerinage marial de Popenguine, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, accompagné par l’ensemble des directeurs nationaux de son département s’est rendu, avant-hier, dans ladite cité religieuse.Objectif : s’enquérir, au niveau opérationnel, de la matérialisation du dispositif mis en place par ses services sous la direction du Dr Malick Ndiaye, médecin-chef de la région de Thiès.

Devant le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le médecin-capitaine Youssouph Tine a fait savoir que le pèlerinage 2017  avait enregistré la participation de plus de 70.000 personnes. C’est pourquoi, un important dispositif sanitaire, allant de la sensibilisation des populations sur les actions de prévention aux opérations de désinfection et de désinsectisation des lieux d’hébergement et des sites de prières, est en train d’être déroulé pour l’édition 2018. « De plus, un traitement d’envergure de pulvérisation des domiciles et de saupoudrage des quartiers est déjà mis en branle avec l’appui des éléments du service d’hygiène », a-t-il dit.

A cela s’ajoutent des opérations de surveillance sur la qualité de l’eau, des denrées alimentaires, des grandes cuisines destinées à la restauration des pèlerins. Pour les marcheurs, le médecin-capitaine. Tine a fait savoir que « six ambulances médicalisées seront positionnées sur les départs de Mbao et Cap des Biches à Dakar et quatre autres ambulances à Thiès. Aux alentours du sanctuaire marial, sur les 16 postes avancés prévus, les 13 s’y trouvent. « Pour la dotation en médicaments, une enveloppe de 11 millions de FCfa est dégagée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale », a-t-il confié.

Dans son adresse, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a dit « (son) engagement et celui des services de son département à garantir une parfaite sécurité sanitaire aux pèlerins ». Selon lui, malgré toute la logistique et le matériel mobilisés, la disponibilité des ressources humaines dans la gestion du pèlerinage est capitale. Aussi, a-t-il annoncé un appui matériel d’une valeur de 90 millions de FCfa pour améliorer le plateau technique du centre de santé de Popenguine, avant de dire que « le poste de santé de Ndayane va bientôt recevoir son ambulance ».

Mbaye BA

 

Longtemps tirée par les autres puissances, l’Afrique est devenue aujourd’hui une terre d’opportunités grâce à certains de ses fils. C’est pour les célébrer que le thème de la conférence du Forum Hoop du Projet Seed 2018 est intitulé : « Africa Now ».

«Depuis quelques temps, on entend partout que c’est le temps de l’Afrique. Il est donc important de s’arrêter et de faire une analyse concrète. Montrer que même s’il y a des challenges, il y a aussi beaucoup de bonnes choses qui se passent en Afrique. Nous faisons comprendre aux jeunes que le développement du continent repose sur leurs épaules. Dans les affaires, la mode, la technologie, le divertissement et les industries, les Africains sont à la pointe du progrès et apportent l'héritage africain et l'inspiration à d’autres », a expliqué Amadou Fall, président de Seed Project.

Et pour mieux sonner le réveil, Seed a convié à cette rencontre d’éminentes personnalités qui ont su innover et performer dans divers secteurs. L’idée est que chacun partage son parcours. Celui de Luol Deng, aujourd’hui, célèbre basketteur chez les Los Angeles Lakers, montre à suffisance qu’à cœur vaillant, rien d’impossible. «Je suis Sud-soudanais. J’ai été réfugié en Egypte, avant d’avoir un asile en Angleterre. A l’âge de 14 ans, je suis allé aux Usa. A 19 ans, j’ai eu une bourse. Aujourd’hui, je suis joueur de Los Angeles. Il faut y croire, il n’y a pas de secret. Il y a assez de modèles, mais il faut les partager à l’échelle continental pour que tous s’en inspirent», a-t-il dit.

Tour à tour, des success stories ont été partagés avec le public. Pour Adama Paris, celle que tout destinait à une carrière en banque, il a fallu faire faire face à plusieurs obstacles. « Croire en son étoile est important. Il a fallu travailler dur pour convaincre les parents et réussir ce que je voulais », a dit celle qui est devenue styliste de renommée internationale. Mais dans sa bataille, l’Afrique doit faire face à la forte présence d’entreprises étrangères sur ses terres.

Selon Maya Horgan Famodu, fondatrice de Ingressive Capital, si aujourd’hui l’Afrique veut voler de ses propres ailes, il est primordial de faire plus de place aux entreprises africaines.
« La plupart des entreprises qui performent en Afrique sont des sociétés étrangères, alors que déficit de l’emploi est réel. L’Afrique ne représente que 3% du PIB mondial. Il est donc urgent d’accroitre la croissance pour faire de la place aux jeunes », a-t-il suggéré.

Oumar FEDIOR

Le conseil exécutif de la Croix Rouge sénégalaise s’est réuni à son siège à Thiès pour examiner et analyser les maux qui l’assaillent depuis le dernier renouvellement de ses organes  en 2014. A l’issue des travaux, des mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre des membres de Pikine qui « ont jeté l’anathème et le discrédit » sur les plus hauts responsables de la Croix Rouge sénégalaise.

« En accusant  les  hauts responsables de la Croix Rouge sénégalaise de voleurs, menteurs et d’arrivistes, nous avons jugé ces motifs de graves », a fait savoir, Bassirou Seck le premier vice-président de la Croix Rouge. L’institution a tout simplement radié 28 jeunes volontaires,  secouristes de Pikine. 24 autres ont été suspendus de toutes les activités de la Croix Rouge sur toute l’étendue du territoire national. « Le conseil a voté à la majorité de ses membres présents dont 40 voix favorables aux sanctions, 2 voix contre et 2 abstentions », a-t-il indiqué.

Revenant sur les festivités  et actions citoyennes posées durant les 72 heures marquant la journée mondiale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, Bassirou Seck a dit tout le plaisir que la Croix Rouge a eu en offrant à la pédiatrie du centre hospitalier régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès des couches pour enfants et des détergents pour une valeur de 400.000 FCfa. Un geste bien apprécié par le directeur de l’hôpital, Babacar Mané, qui a soutenu que dans le cadre de leur mission, le service social de l’hôpital prend des cas sociaux jusqu’à hauteur de 90 millions de FCfa par an.

Outre ce geste en faveur de la pédiatrie  de l’hôpital régional de Thiès, un investissement humain sur l’axe qui passe devant le siège de la Croix Rouge au quartier 10ème Riaom a eu lieu pour améliorer le cadre de vie et accueillir le défilé de clôture des festivités présidé par le gouverneur de Thiès aux côtés du président national de la Croix Rouge sénégalaise, Abdou Aziz Diallo. 800 éléments de la Croix Rouge sénégalaise  dont les femmes volontaires et quelques écoles de la ville y  ont participé.

Mbaye BA

 

Le procureur de la République a demandé la condamnation à des travaux forcés en perpétuité Matar Diokhané et les dix autres accusés qui s’étaient rendus dans le fief de Boko Haram au Nigéria et à Aqmi au Nord Mali. Aly Ciré Ndiaye a fait son réquisitoire, hier.

Le maître des poursuites, Aly Ciré Ndiaye, a commencé son réquisitoire par un « petit rappel historique » des faits. Tout est parti d’un message publié le 7 juillet 2015 sur le réseau social Facebook par le combattant sénégalais basé en Libye, Abu Hamza Ndiaye. Dans cette publication, Abu Hamza Ndiaye mettait en évidence des photos de combattants sénégalais morts sur le territoire libyen. A travers le même message, le présumé terroriste proférait des menaces contre le chef de l’Etat, Macky Sall. Selon le procureur, ce texte est « l’élément déclencheur » de l’affaire dite des présumés terroristes. Ainsi, les enquêtes menées par les autorités sénégalaises ont-elles permis d’établir qu’il y avait un « lien direct » entre l’auteur de cette publication, en l’occurrence Abu Hamza Ndiaye, et Matar Diokhané.

Celui-ci, d’après le représentant du parquet, avait un projet contre les confréries du Sénégal depuis l’affaire de l’imam Abdou Karim Ndour de Diourbel en 2011. Depuis ces événements, Matar Diokhané a organisé plusieurs rencontres pour établir un projet contre les confréries au Sénégal. L’accusé, dit-il, avait effectué un voyage en Mauritanie en 2014. C’est à partir de Nouakchott qu’il a fait la connaissance de Moustapha Diop, un étudiant sénégalais basé en Arabie Saoudite.  C’est grâce à Moustapha Diop que Matar Diokhané a gagné un contrat de travail au Nigéria.

Mais, selon le procureur, M. Diokhané n’a pas révélé toute la réalité sur ce contrat. A vrai dire, l’exploitation du message envoyé par Moustapha Diop à Matar Diokhané indique réellement que les combattants de Boko Haram étaient à la recherche d’un spécialiste de la charia. « Matar Diokhané a exécuté un contrat de Boko Haram. C’est pourquoi il est logé à la même enseigne que les combattants de Boko Haram », charge le maître des poursuites.

Matar Diokhané maîtrise le djihad pour avoir rédigé un ouvrage sur la question qu’il a avait soumis à l’imam Aliou Ndao pour correction. La perquisition de sa chambre, où logeait son épouse Coumba Niang, révèle le procureur, a aussi permis de retrouver « une forte documentation » sur le djihad, notamment un encyclopédie portant sur la « fatwa » du djihad, un document sur « le djihad, ses formes et ses caractéristiques », un recueil sur « la doctrine du djihad », une « biographie de Ben Laden, sa formation de combattant, ses actes de bravoure et la préparation des attentats du 11 septembre ». « Ici, lorsque nous  parlons de djihad, nous parlons du djihad violent, du djihad combat. Les preuves ont été démontrées », précise le représentant du parquet.

Matar Diokhané « l’idéologue »
Par ailleurs, à suivre de très près le réquisitoire du procureur, tout converge vers Matar Diokhané. Le maître des poursuites considère Matar Diokhané comme « l’idéologue, celui qui formait, qui donnait de la matière grise » aux combattants. C’est grâce à l’intervention de Matar Diokhané que le chef de Boko  Haram a autorisé le groupe des combattants sénégalais à quitter le fief de Boko Haram pour rentrer au pays. Cependant, le procureur signale que jusqu’à présent Matar Diokhané n’a pas révélé les conditions pour lesquelles Aboubakar Shekau a accepté de laisser le groupe des Sénégalais quitter Boko Haram. « S’il a reçu la somme de 6 millions de nairas du chef de Boko Haram, c’était pour venir exécuter une mission qui consistait à perpétrer des attentats terroristes dans notre pays », ajoute le procureur. En effet, après l’autorisation de sortie du territoire nigérian, Matar Diokhané a tenu une réunion avec le groupe des Sénégalais pour poser trois principales conditions : « faire de lui le guide du groupe, se soumettre à l’autorité d’un sage qu’il allait les présenter une fois au Sénégal et rester à son écoute ». Pour étayer ses preuves, le maître des poursuites a diffusé devant la barre un audio que Matar Diokhané avait envoyé à une de ses épouses via l’application Telegram.

Dans cet audio dont la voix est attribuée à Diokhané, ce dernier se confiait à son épouse Amy Sall lui disant que son retour au Sénégal est impératif car il avait ficelé avec les gens de Boko Haram un programme qu’il va falloir exécuter. « Le doute n’est plus permis sur la réalité de ce projet de Matar Diokhané. Ce projet visait aussi l’installation d’un Etat islamique qui allait englober le Sénégal, la Gambie et les deux Guinées »,  souligne-t-il.

Apologie du terrorisme
Le procureur reconnaît, toutefois, que Matar Diokhané n’a jamais combattu dans les rangs de Boko Haram. Pour cela, il a demandé au président de requalifier les faits d’actes de terrorisme à une « complicité d’actes de terrorisme » car Matar Diokhané a aidé nombre de combattants sénégalais à rejoindre les rangs djihadistes. Le représentant du ministère public a aussi retenu le délit d’apologie du terrorisme contre Diokhané. Celui-ci a rédigé un livre sur le djihad qu’il avait soumis à l’imam Aliou Ndao pour correction. Les délits de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux ont été aussi retenus contre l’accusé. Pour tous les actes qu’il a eus à poser, précise le procureur, « la seule décoration qui vaille pour Matar Diokhané est de l’élever au grade des premières personnes condamnées à une peine de travaux forcés en perpétuité ».

Au-delà de Matar Diokhané, le maître des poursuites a demandé une peine de travaux forcés en perpétuité pour tout le « groupe Boko Haram », c’est-à-dire ceux qui se sont rendus dans le fief de Boko Haram au Nigéria. Il s’agit des nommés Lamine Coulibaly, Cheikh Ibrahima Bâ, Oumar Yaffa, Ibrahima Diallo, Abdou Aziz Dia, Abou Diallo, Mohamed Ndiaye, Latyr Niang et Ibrahima Mballo. Dans le même sillage, le procureur a requis un emprisonnement à une peine de travaux forcés en perpétuité pour Abdou Hakim Mbacké Bao qui avait regagné Aqmi au Nord Mali.

Aliou Ng. NDIAYE

30 ANS DE TRAVAUX FORCÉS CONTRE L’IMAM NDAO
Le procureur de la République a demandé au président de la chambre criminelle spéciale de condamner l’imam Aliou Ndao à une peine de 30 ans de travaux forcés pour les délits d’apologie du terrorisme, d’association de malfaiteurs, de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux et détention d’armes et de munitions sans autorisation. Imam Ndao est accusé d’avoir reçu d’Ibrahima Diallo la somme de 8 millions de FCfa à titre de dépôt et d’un million  FCfa en guise de prêt.
 
Selon le maître des poursuites, l’imam Aliou Ndao savait pertinemment qu’Ibrahima Diallo avait effectué un voyage au Nigéria dans le fief du groupe Boko Haram et que l’argent était illicite.  Pendant son audition, Aliou Ndao avait informé devant la barre qu’il n’a pas utilisé l’argent reçu d’Ibrahima Diallo et que l’enveloppe qui contenait les 25 billets de 500 euros l’unité était entre les mains d’un de ses avocats.
 
Cependant, le procureur précise que la non-utilisation de cette somme n’enlève en rien « la consommation de l’infraction ». « Cet argent devrait financer les actes du groupe de Matar Diokhané après leur retour du Nigéria », informe le représentant du ministère public. Le procureur estime, en même temps, que l’imam Ndao a toujours fait l’apologie du terrorisme dans ses prêches.
 
Après la perquisition des gendarmes dans son domicile à Kaolack, de nombreux vidéos et documents sur le djihad ont été trouvés. Selon toujours le représentant du parquet, l’imam Aliou Ndao avait adhéré au projet de Matar Diokhané qui consistait à installer une cellule djihadiste au Sénégal. « Ce projet a reçu un écho favorable auprès de l’imam depuis fort longtemps », charge le procureur.
 
Aliou Ng. NDIAYE
 
5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS CONTRE ALIOUNE BADARA SALL
Le procureur a demandé une peine d’emprisonnement de 5 ans contre l’ingénieur en génie civil Alioune Badara Sall pour le délit de blanchiment de capitaux. Ce dernier avait reçu de Matar Diokhané la somme de 12 millions de FCfa pour lui construire une maison à usage d’habitation à Keur Ndiaye Lô. Cependant, le représentant du ministère public estime que l’accusé savait pertinemment que cet argent n’était pas licite pour avoir dit lui-même devant la barre que la profession de maître coranique de Matar Diokhané ne pouvait pas lui permettre d’avoir un tel montant. Le procureur souligne qu’il ne peut pas comprendre qu’Alioune Badara Sall se démarque de Matar Diokhané à cause de ses prêches qu’il jugeait trop violents et de recevoir en retour 12 millions de FCfa de celui-ci pour la construction d’une maison.
 
Aliou Ng. NDIAYE
 
FORTUNES DIVERSES POUR LES DEUX ÉPOUSES DE DIOKHANÉ
Les deux épouses de Matar Diokhané, Coumba Niang et Amy Sall, n’ont pas eu la même peine. Le procureur de la République a demandé 10 ans de travaux forcés contre Coumba pour les délits de blanchiment de capitaux et de 5 ans de travaux forcés pour le chef de financement du terrorisme et une confusion des peines. Coumba Niang, la seconde épouse de Matar Diokhané, avait remis 15 millions de FCfa à Ibrahima Diallo, 4 millions de FCfa à Latyr Niang. Quant à Amy Sall, la première épouse, le maître des poursuites a demandé au président de la condamner à 5 ans de travaux forcés pour le délit de blanchiment de capitaux. Dans cette affaire, Amy Sall est accusée d’avoir remis 200.000 FCfa à Ibrahima Diallo pour l’achat de 2 téléphones portables.
 
Aliou Ngamby NDIAYE 
 
ACQUITTEMENT POUR 8 ACCUSÉS
Le ministère public a déclaré, hier, qu’il n’a aucune charge contre les accusés Marième Sow, Ibrahima Hann,  Alpha Diallo, Oumar Keïta, Mor Mbaye Dème, Mamadou Moustapha Mbaye, Boubacar Decoll Ndiaye et Daouda Dieng qui a toujours comparu libre devant le libre. En l’absence de charges contre ces accusés, le procureur demande au président de la chambre criminelle spéciale de les acquitter « purement et simplement ».

Par Aliou Ngamby NDIAYE

Le quartier Golf de la commune de Mbour est endeuillé par la disparition en mer de 9 de ses habitants, depuis maintenant une vingtaine de jours. Cette situation a commandé la venue à Mbour du ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, qui a remis une enveloppe d’un million de FCfa à chacune des 9 familles touchées par le drame.

‘’Nous sommes venus au nom du président Macky Sall qui, à chaque fois que des situations malheureuses de ce genre se passe, nous dépêche auprès des familles des victimes pour leur manifester sa sympathie et leur apporter un soutien financier’’, a déclaré Oumar Guèye qui a assuré que le gouvernement est en train de tout faire pour retrouver ces pêcheurs qui laissent leurs proches dans la tristesse et la consternation. ‘’Au niveau de l’Etat, tous les moyens sont déployés, aussi bien au niveau naval qu’aérien, avec des patrouilleurs comme le ‘’Fouladou’’, ainsi qu’un avion de l’Armée française pour la surveillance aérienne. Nous avons également saisi les pays voisins pour qu’ils nous aident dans la recherche de nos concitoyens’’, a-t-il expliqué.

Selon le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, la responsabilité de la gestion de la sécurité en mer est partagée entre l’Etat et les pêcheurs eux-mêmes. ‘’En ce qui concerne l’Etat, 20.000 gilets de sauvetage sont livrés chaque année aux pêcheurs pour leur permettre de se mettre hors de danger en mer’’, a-t-il rappelé, avant de dire que « le président Sall a donné des instructions fermes à la Marine nationale et à « son département ministériel, à travers la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp), pour veiller à la sécurité des acteurs de la pêche ».

Selon lui, la conscientisation sera poursuivie pour que de pareils drames ne se reproduisent plus. « Tous les jours, il y a des surveillances qui se font en mer par nos différents services spécialisés, par l’Armée de l’air, avec l’appui de nos partenaires comme l’Armée française », a-t-il signalé, précisant toutefois que le territoire maritime est largement supérieur au territoire terrestre. Quant à Idrissa Dièye, propriétaire de la pirogue disparue avec les membres de son équipage, il a salué les efforts des autorités en charge du secteur de la pêche et dit son souhait de voir les recherches se poursuivre et être renforcées pour essayer de trouver les disparus. Il a relevé un retard dans le déclenchement des recherches.

Ce que le ministre Oumar Guèye a balayé d’un revers de la main. « En ce qui nous concerne, je peux vous dire qu’il n’y a aucune réaction tardive de l’Etat. C’est vendredi dernier, dans la nuit, que nous avons été informés de cette situation et nous avons mis en branle tout ce qui devait être fait », a-t-il insisté. Pour certains pêcheurs, même s’il est vrai que le port du gilet de sauvetage est une obligation, la promptitude des secours devrait aussi l’être lorsqu’on sait que le pêcheur en détresse pourrait périr s’il n’est pas repêché après 72 heures, malgré le port de gilet.

Amath Sigui NDIAYE

Les femmes de Linguère peuvent désormais compter sur l’appui du premier magistrat de la ville pour acquérir des financements leur permettant de s’adonner à des activités génératrices de revenus.

Le ministre de l’Intérieur et par ailleurs maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, veut aider les femmes du département à capter les opportunités et développer des initiatives entrepreneuriales pour sortir des affres de la misère. Il a décaissé un apport de 5. 000. 000 FCfa pour un financement de 25 000 000 FCfa, ce qui constitue un soulagement pour les bénéficiaires qui ont traversé des périodes sombres dans leurs quartiers de provenance suite à plusieurs formes de pauvreté. « Le maire n’a pas lésiné sur les moyens pour venir à la rescousse des femmes de Linguère, qui, jadis rencontraient des peines énormes pour décrocher un financement de plus de 20. 000 FCfa », a laissé entendre la secrétaire municipale, Nini Ndiaye. « Les financements varient entre 100. 000 et 300. 000 FCfa. C’est un ouf de soulagement pour ces femmes braves qui ont toujours couru derrière des fonds », a-t-elle ajouté, exhortant les femmes à se battre pour mériter leur place dans la vie active.
Les bénéficiaires Kiné Ndiaye et Ndiaté Poumane ont salué cet acte noble signé par le maire Aly Ngouille Ndiaye.

Masse NDIAYE

 

C’est encore l’émoi et la consternation dans la ville sainte de Mpal. Les populations de cette cité religieuse sont restées profondément marquées par la mort suspecte d’un jeune talibé, qu’on a voulu enterrer dans la précipitation. Et sur ordre du parquet régional de Saint-Louis, une autopsie du corps du défunt a été effectuée. L’enquête a ensuite permis de mettre la main sur le maître coranique du talibé qui est, par ailleurs, son oncle paternel. Ce dernier a été arrêté par la brigade territoriale de la Gendarmerie de Saint-Louis. L’affaire est entre les mains de la justice.

Il convient de rappeler qu’à la demande du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, un détachement de la gendarmerie est désormais en service à Mpal. Une mesure salutaire, favorablement accueillie par les populations de cette cité religieuse, et qui permettra d’assurer la sécurité des personnes et des biens dans cette partie du département de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La 15e édition de la journée de prières au mausolée de Maba Diakhou Bâ a vécu, avant-hier, à Somb, dans la commune de Thiaré Ngalgou, plus précisément dans le hameau de Fandane. Le  khalife Aboubacar Ndiogou Bâ a plaidé pour une appropriation utile de l’œuvre de l’Almamy du Rip

Le khalife Serigne Aboubacar Ndiogou Bâ a saisi l’occasion, à travers son porte-parole Mamour Ndiogou Bâ, pour exhorter l’ensemble des membres de la famille à s’unir et s’organiser avec méthode pour une convergence de vue en direction de leur père et grand-père, Maba Diakhou Bâ, qui fut de son vivant l’Almamy du Rip et surtout un érudit connu de tous. Une déclaration faite devant la délégation gouvernementale venue représenter le chef de l’Etat et conduite par le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, en présence de son collègue des Sports, Matar Bâ, tous deux membres de la famille de Maba Diakhou. Le khalife, selon son porte-parole, a manifesté toute sa satisfaction pour la forte mobilisation des membres venus de partout, de Nioro, de la Gambie et de la diaspora pour participer à cette journée de prière au mausolée de Maba Diakhou. Il faut aussi noter la représentation à cette ziarra de plusieurs familles religieuses venues également partager ces moments de communion, d’échanges et de recueillement. L’événement, selon Mamour Ndiogou Bâ, « qui enregistre à chaque édition une nouvelle dynamique à travers non seulement l’engouement que cela suscite mais surtout les innovations apportées pour une parfaite organisation, a connu cette année une réussite totale ».

L’engagement est pris pour la construction d’une grande mosquée dont le ministre Abdou Latif Coulibaly a procédé à la pose de la première pierre de l’édifice. Le village de Fandane, qui abrite le mausolée, est relié maintenant depuis la route régionale Diakhao-Gossas par un bitume de près de 3 km, réalisé grâce à un des petits fils de la famille de Maba Diakhou. Il s’appelle Pape Ndiaga Bâ, un ingénieur et agent à Eiffage qui a opéré une transition à la suite des actions qui ont été menées par l’Ageroute et son employeur pour rendre accessible le village avec une première couche de bitume l’année dernière.

Le ministre Abdou Latif Coulibaly, qui était accompagné par le gouverneur adjoint chargé des affaires administratives et du préfet de Fatick, a transmis le message d’amitié et de considération du chef de l’Etat, Macky Sall à l’endroit de la famille de Maba Diakhou, tout en réitérant la volonté présidentielle à accompagner les cités religieuses dans leur modernisation. Le khalife a formulé des prières pour des élections paisibles au Sénégal tout en souhaitant « un second mandat au Président Macky Sall ». Nous pensons que Dieu va exhausser nos prières pour permettre au Président de pouvoir achever les chantiers déjà entamés », a ajouté le porte-parole. Né en 1809, Maba Diakhou Bâ, l’Almamy du Rip, disciple d’El Hadji Omar Tall, avait entrepris la guerre sainte au Saloum et au Sine. Il fut aussi un farouche résistant à la pénétration coloniale. Et c’est en plein cœur du Sine qu’il livra sa dernière bataille devant le Bour Sine d’alors, Coumba Ndofféne Famack, avant de tomber en 1867 à Somb, près du marigot de Fandane, site qui abrité le mausolée et où les membres de la famille veulent édifier une ville.

Mohamadou SAGNE

La capitale du Burkina-Faso, Ouagadougou, abrite du 21 au 25 mai prochains le 6ème Sommet panafricain des jeunes leaders des Nations-Unies, selon un communiqué qui nous est parvenu.

La rencontre s’inscrit dans la « perspective de la capitalisation des acquis et de l’amélioration de la gouvernance pour mieux coordonner les initiatives des jeunes dans le cadre des politiques publiques en lien avec les Objectifs du développement durable (Odd). Aussi, le thème des assises portera sur : « Vers l’appropriation des Objectifs du développement durable (Odd), la contribution des jeunes au cœur du plan de rattrapage du VIH (90-90-90) et la capture du Dividende Démographique ». Initié par le Réseau des organisations des jeunes leaders africains des Nations-Unies pour les Objectifs du développement durable (Rojalnu-Odd), le rendez-vous de Ouagadougou vise à   « contribuer à renforcer le positionnement citoyen et responsable des jeunes au cœur des agendas de développement durable », selon le chargé de communication du Comité international de pilotage Crédo Tetteh. L’objectif général de la rencontre est de « renforcer qualitativement la participation responsable et citoyenne des jeunes dans la mise en œuvre des politiques publiques de développement », selon le même communiqué

La rencontre est placée sous le très haut patronage de Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso et président du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (Cnls-Ist).
Voulant miser sur la jeunesse, plus de la moitié de la population en Afrique, le Réseau entend l’impliquer davantage pour « l’ accès aux services sociaux de base, aux droits à des soins de santé de qualité, à une éducation ou à une formation appropriée afin de répondre de façon concrète aux défis liés à l’emploi et à leur autonomisation ».

Il veut aussi qu’elle « joue sa partition dans la résolution des problèmes auxquels elle est confrontée non pas seulement en tant qu’observateur, bénéficiaire ou plaignant mais en tant qu’acteur et force de proposition. En ce sens, elle doit développer une participation responsable et citoyenne  Le Réseau des organisations des jeunes leaders africains des Nations Unies pour les Objectifs du développement durable a déjà réussi à porter la voix de la jeunesse aux assemblées générales des Nations Unies, dans les grandes instances, assises internationales et auprès de grands dirigeants du monde. Mais aussi à travers l’organisation des sommets et foras dans différents pays en Afrique et dans le monde qui sont sanctionnés par des déclarations, des appels à l’action ou des projets en faveurs des jeunes, il porte ainsi ses efforts vers la quête de l’accélération de la réalisation des ODD. Ses principales actions concernent également le plaidoyer, la mobilisation sociale, le renforcement des capacités.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

 

Un projet intitulé « Impliquer la société civile dans le maintien de la paix en Casamance », d’un montant de 700 millions de FCfa, et totalement financé par l’Usaid, a été lancé officiellement, samedi dernier, à Ziguinchor. L’objectif visé est de ramener une paix définitive et durable dans la région méridionale du Sénégal.

Le projet « Impliquer la société civile dans le maintien de la paix en Casamance » a été initié par l’organisation non gouvernementale Partners Global, à la demande de l’Usaid, dans le cadre du soutien du peuple américain aux populations sénégalaises, qui sont désormais résolument engagées à transformer la dynamique du conflit casamançais en potentiel de développement. Le projet envisage de contribuer significativement à encourager les organisations de la société civile à davantage engager le plaidoyer en faveur du processus de paix en Casamance. Autre but : renforcer les capacités de résolution des conflits et de plaidoyer des organisations de la société civile, pour créer une paix durable en Casamance et dans les communautés frontalières de la Gambie et de la Guinée-Bissau.

Le projet « Impliquer la société civile dans le maintien de la paix en Casamance » vise également à renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de résolution de conflits intra et intercommunautaires. Il compte aussi mettre en place une plateforme de plaidoyer des organisations de la société civile de la région naturelle de la Casamance, de la Gambie et de la Guinée-Bissau, pour la mise en œuvre d’actions pour la paix, en appui à celles des autorités locales et nationales. Le projet, qui est prévu pour une durée de deux ans. Le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau vont constituer les zones d’intervention.

Le projet sera mis en œuvre par un consortium de partenaires, composé de l’Ong Partners Global, Tostan, Partenaires Afrique de l’Ouest-Sénégal (Pwa) et la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance. Les responsables de ces partenaires ont souhaité la collaboration « sans faille » des autorités administratives du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau pour la réussite du projet. Ils n’ont pas manqué de faire appel à toute l’expertise sénégalaise et sous-régionale pour apporter des solutions durables à la résolution du conflit casamançais. Par ailleurs, ils ont invité tous les acteurs à œuvrer ensemble à l’instauration et au renforcement d’une véritable culture de la paix.

El Hadj Moussa SADIO      

 

Une collision entre un véhicule particulier et un véhicule de transport Mbacké-Touba, est survenue un peu avant 20 heures à hauteur du quartier Khaïra, sur la route principale menant à la grande mosquée. La violence du choc a fait d’importants dégâts matériels et plusieurs blessés. Les éléments des sapeurs pompiers de Touba ont trouvé sur place 10 blessés dont deux graves. Ils ont tous été évacués à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. La police a ouvert une enquête.

Mamadou DIEYE

 

L’Office national de formation professionnelle (Onfp) a développé un programme d’encadrement qualifiant en faveur de 4 000 bénéficiaires au niveau des régions  centrales du Sénégal. Une statistique livrée par son directeur général en marge d’une rencontre sur le Programme de développement économique et social de Koungheul (Podesk).

La volonté des pouvoirs publics de faire du développement des ressources humaines un pilier central du Programme Sénégal émergent (Pse) semble bien prise en charge au niveau de l’Onfp. Le directeur général de ce démembrement du département de l’enseignement technique professionnel, qui prenait part à une journée d’informations et d’échanges sur la composante renforcement de capacités du Programme de développement économique et social de Koungheul initiée par le conseil départemental de ladite localité, en a fait la révélation samedi dernier. «  La formation qualifiante des jeunes et des femmes est au cœur  de la stratégie de mise en œuvre du Pse. Dans ce cadre, l’Onfp a formé plus de 4 000 bénéficiaires  pour la plupart des jeunes et des femmes dans les régions centrales, à savoir  Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel, dans différentes filières avec au bout une certification décernée par l’Onfp », a souligné le Pr Sanoussi Diakité dont la structure assure la maîtrise d’ouvrage du centre de formation technique et professionnelle de la capitale du Bambouck. Au plan national, 26.000 jeunes ont été formés en 2012, 56.000 en 2016 et le ministère de tutelle a prévu de former entre 200.000 et 300.000 jeunes à l’horizon 2020 afin de juguler le chômage.

Une politique gouvernementale qui va se traduire au niveau local par un appui de l’Etat  dans la mise en œuvre du Prodesk dont le volet renforcement de capacités des acteurs occupe une place centrale dans le processus. « Nous estimons que pour  asseoir les bonnes bases de sa mise œuvre, le Prodesk a besoin d’identifier et de dérouler un programme de renforcement des capacités techniques des acteurs pour la concrétisation des projets structurants qui le sous-tendent. C’est la raison pour laquelle nous avons sollicité l’Onfp dont l’expertise est avérée dans ce domaine. Une collaboration qui sera renforcée à travers le Cfp de Koungheul avec les filières retenues que sont la mécanique auto, les constructions mécaniques et la couture dans un premier temps et d’autres qui seront identifiées au niveau des besoins exprimés par les unions coopératives régionales et départementales du Prodesk », a indiqué Assane Dop, le président de l’institution départementale.

Une volonté étatique réaffirmée par le préfet Abdou Khadre Ndiaye à l’ouverture de la rencontre. « La priorité doit être accordée à l’enseignement technique et à la formation professionnelle, comme instrument de développement et de promotion de capacités scientifiques, permettant de matérialiser les objectifs de compétitivité  et de productivité  », a-t-il rappelé. Une journée d’informations et d’échanges à laquelle ont pris part les maires des communes du département, les élus locaux, les chefs de services départementaux. Outre l’Onfp, la coopération technique du Duché de Luxembourg, Koungheul pourra compter sur l’appui du Bureau international du travail (Bit) à travers son antenne installée au Sénégal.

Elimane FALL

 

Dans le cadre de ses « consultations régionales » où elle rencontre les groupements féminins, la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a fait escale, ce vendredi, à Mbour. Une occasion saisie par Ndèye Saly Diop Dieng pour accorder une enveloppe d’un peu plus de 115 millions de FCfa aux femmes du département pour financer leurs activités.

Une enveloppe de 115,2 millions FCfa pour financer 170 unités économiques pour l’entrepreneuriat féminin au niveau des 16 communes du département de Mbour ! C’est le somme que la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng, a accordée à ses hôtes massées, vendredi dernier, au stade Caroline Faye. Avec cette enveloppe, ce sont 13.487 femmes qui sont concernées par ces financements pour leurs diverses activités.
Cette action cadre avec la volonté du chef de l’Etat de renforcer l’autonomisation socio-économique de la femme sénégalaise.

« La tenue de cette rencontre avec les organisations féminines procède d’une directive que le chef de l’Etat a donnée au cours du conseil des ministres du 13 septembre dernier et marqué par la décision de faire de 2018, une année sociale », a dit Mme Dieng. Elle a ajouté que le président de la République a invité le gouvernement à lui proposer un schéma de rationalisation des mécanismes d’amélioration de la condition féminine et à tenir des consultations régionales. C’est donc dans ce cadre que s’inscrit cette rencontre avec des associations porteuses de projets dans leurs localités respectives. Des allocataires de financements dont la ministre a magnifié la nécessaire contribution pour l’atteinte des objectifs de développement du Sénégal. Aussi s’est-elle appesantie sur «la diversité des filières qui symbolise le dynamisme des différents secteurs mais aussi et surtout, (leurs) grandes ambitions individuelles et collectives ainsi que (leurs) attachements aux valeurs du travail ». En plus de ces fonds qui sont destinés à appuyer le financement des projets, la ministre a mis à la disposition de ses hôtes « un équipement composé d’un kit pressing, de cinq machines à coudre simple, de deux machines à coudre broderie, d’une mini-boulangerie, de deux congélateurs et de deux cuisinières ». En accordant les financements, la ministre a insisté sur la nécessité pour les bénéficiaires d’utiliser cet argent à bon escient. « Nous devons consolider nos acquis dans la renonciation au gaspillage des ressources dans les cérémonies familiales qui procèdent en réalité d’une irrationalité sociale et économique prohibée par notre législation », a-t-elle déclaré. Elle a, par la même occasion, sollicité pour les femmes l’appui et l’accompagnement des autorités et des élus du département. Le nouvel environnement économique résultant de l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne et le démarrage prochain du Train express régional pourraient, selon elle, générer des opportunités, mais la condition première du progrès rapide restera liée au comportement des femmes.

Amath Sigui NDIAYE

Au cours d’un comité régional de développement (Crd) tenu à Thiès, présidé par le gouverneur de la région, Amadou Sy, avec à ses côtés les préfets des trois départements, des sous-préfets, des maires ou de leurs représentants, le ministre délégué à la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (Der) des femmes et des jeunes, Pape Amadou Sarr, est allé droit au but.

Selon lui, sur initiative du président de la République, Macky Sall, la Der entre en droite ligne des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) pour ce qui a trait à l’inclusion économique. Dans son exposé devant de nombreux participants, il est allé droit au but. « La mobilisation des ressources financières adaptées et l’accès à des services d’accompagnement sont la clef de voûte de notre mission », a-t-il précisé. C’est pourquoi, une ligne de crédit annuelle de 30 milliards de FCfa a été décidée par le chef de l’Etat. «  Dans cette enveloppe, la région de Thiès dispose des crédits de 1, 900 milliard de FCfa destinés aux projets de jeunes sénégalais âgés de 18 à 40 ans pour les hommes tandis que du côté des femmes, il n’y a pas de limite d’âge », a-t-il indiqué.

Sur la même lancée, le ministre délégué de la Der a ajouté que tous les Sénégalais sans distinction, éligibles, sont logés à la même enseigne et toute région qui aura montré qu’elle n’a pas la capacité de consommer les crédits qui lui sont affectés, d’autres qui en auront besoin  de par le dynamisme de ses acteurs économiques vont pouvoir bénéficier d’un redéploiement du surplus en leur faveur. «  Car, pour le départ, le critère démographique a été pris en compte pour allouer les fonds mais, par une émulation saine, les régions les plus dynamiques pourront au cours du déroulement des projets gagner davantage », a confié Pape Amadou Sarr. Face aux participants au Crd, il a martelé que ces fonds sont obligatoirement remboursables parce qu’ils ne sont pas des subventions mais des prêts. « D’ailleurs, le suivi sera strict et les préfets, la police et le procureur seront mobilisés pour que les mauvais payeurs soient contraints, au besoin, à rembourser », a-t-il réaffirmé.

Pour le délégué, le dépôt des dossiers de projets débute le 15 mai et les premiers financements sont attendus au début du mois de juin. Les gouvernances, préfectures et sous-préfectures sont mises à contribution dans la remontée des dossiers. Dans la présentation de ses collaborateurs, toutes les compétences et les expériences sont requises pour décider de l’attribution ou non d’un financement dans les secteurs comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, l’économie numérique, le tourisme, les industries culturelles et le transport-logistique.
Rappelons que le département de Thiès bénéficie d’une ligne de crédit de 745.445.645 FCfa dont plus de 157 millions pour la commune de Thiès-Est, Thiès-Nord  plus 123 millions et Thiès-Ouest 102 millions.

Mbaye BA


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.