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Société & Faits divers (3260)

Caritas Sénégal organise, à partir de ce vendredi, une campagne nationale d’actions pour les migrants et les réfugiés. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la semaine d’actions mondiale  de Caritas internationalis.

Caritas Sénégal lance, à partir du 22 juin prochain, la campagne nationale d’actions en faveur des migrants et des réfugiés. En prélude à cette semaine d’action mondiale de Caritas internationalis, les organisateurs ont animé, hier, au siège du Point d’accueil pour réfugiés et immigrés (Pari), une conférence de presse pour communiquer sur le déroulement des activités. Le secrétaire général de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, indique que l’esprit de cette campagne est de « partager le chemin » pour apporter une réponse aux problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés, les migrants et les demandeurs d’asile. Elle a été lancée, en premier, par le Pape François, en septembre 2017, à Rome, sur la place Saint Pierre.

Depuis lors, nombre d’organisations membres de Caritas internationalis ont épousé l’esprit de cette campagne. Le secrétaire général de Caritas Sénégal constate que la migration est devenue un « phénomène mondial». Ainsi, invite-t-il les populations à se départir des idées préconçues sur les migrants pour faire de la campagne de cette année « un lieu de rencontre entre les migrants et les communautés d’accueil ». Mathias Faye, directeur de Caritas Dakar, invite les citoyens à « être heureux d’être ensemble ». « Toute personne humaine, où qu’elle soit, peut se considérer comme étant chez soi. S’il n’y avait pas la migration, il n’y aurait pas ce dialogue des cultures. L’Eglise veut que tout le monde voie le migrant avec un autre regard. Accueillons, protégeons et intégrons l’autre », appelle-t-il.  Par ailleurs, l’activité principale de cette semaine d’action mondiale, dit abbé Alphonse Seck, est le « repas partagé ». En effet, deux repas seront partagés avec les migrants. Caritas va partager, ce samedi, un repas avec près de 250 personnes en détention dans la prison pour hommes de Liberté 6. Rien que dans cette maison d’arrêt et de correction, 191 migrants arrêtés ont été dénombrés. Au-delà des migrants arrêtés, Caritas va partager, le dimanche, un repas à la paroisse Saint Joseph, avec près de 200 migrants et réfugiés. Avec ce « repas partagé », elle veut offrir aux personnes en migration des moments de fraternité. « Si on mange avec quelqu’un, c’est parce qu’il est un ami, un frère. On ne peut pas manger avec son ennemi. Le fait qu’un migrant partage le repas avec d’autres, il a le sentiment d’appartenir à cette famille », explique abbé Alphonse Seck.

Autour du repas, les immigrés vont échanger, partager leur vécu avec d’autres personnes venues d’horizons divers. D’après le secrétaire général de Caritas, ce « repas partagé » constitue une occasion pour « développer un sentiment d’appartenance et de formuler des messages d’espoir ». Les immigrés auront aussi une occasion, pendant cette campagne nationale d’action, de s’exprimer, de se libérer en parlant de leur vécu, de leur histoire. Caritas invite les communautés ecclésiales, les autorités étatiques, les leaders religieux et communautaires et les associations de migrants et de réfugiés à se mobiliser pour faire de cette campagne nationale d’action une réussite.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

« Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme affectent négativement les économies, la stabilité et le tissu économique des pays qui en sont victimes. Et leur éradication nécessite une lutte coordonnée à l’échelle internationale », a estimé Cheikh Mouhamadou Bamba Niang, directeur des affaires juridiques de la Cellule national de traitement des informations financières (Centif) du Sénégal. « Nous sommes conscients de la diversité des risques qui pèsent sur nos économies et constatons aussi la persistance des menaces auxquelles nous sommes confrontés tous les jours et qui remettent en cause les équilibres sociaux, économiques et financiers qui menacent la stabilité de notre tissu économique », a-t-il déclaré en marge de l’atelier de formation des formateurs du Giaba.

Et le magistrat sénégalais de souligner qu’il y a ainsi une nécessité de renforcer la formation des différents intervenants dans cette lutte, compte tenu de ces menaces qui sont contemporaines de ces situations délictuelles qui sont tout à fait nouvelles et de l’absence de formation adaptée qui nous donne les outils nécessaires pour répondre face à ces différentes menaces. Il s’agit, selon lui, de matière et de menaces assez nouvelles qui ne sont pas nécessairement prises en compte dans la formation initiale des magistrats. D’où la pertinence, à ses yeux, de cette session pour « renforcer les magistrats, les enquêteurs de police et de gendarmerie dans la prise en charge de ces fléaux et de leur donner des outils adéquats et nécessaires pour mener les enquêtes qui permettront de pouvoir clarifier ce genre de situation » et d’apporter les réponses pénales attendues pour réprimer ces infractions et pour limiter la portée de ces fléaux qui sont néfastes à la stabilité sociale, politique et économique des Etats.

O. POUYE

Pour une lutte efficace contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft), il faut bien outiller les agents chargés de réprimer la pratique. D’où la nécessité pour le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) de les former afin de mener au plan régional et local, la lutte. Ce qui a motivé la tenue d’un atelier régional de formation des formateurs sur la Lbc/Ft, avec l’appui de l’Union européenne (Ue).

Les sanctions contre les auteurs de délits et crimes liés au blanchiment d’argent et le terrorisme ne sont pas souvent proportionnelles aux actes commis. C’est le constat du Giaba qui compte sur la répression pour lutter contre le phénomène avec la mise en place du Projet pour le renforcement des capacités en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’ouest (Samwa), un projet conjoint de l’Ue et du Giaba. Pour Dr Buno E. Nduka, directeur des programmes et projets du Giaba, il s’agit de doter de connaissances pédagogiques les experts sélectionnés pour assurer à leur tour des formations aux parties prenantes compétentes dans les États membres bénéficiaires respectifs, conformément aux exigences du projet.

Aussi, a-t-il souligné, le projet concerne trois principaux volets avec, dans un premier temps, le « renforcement des capacités des cellules de renseignement financier et des entités déclarantes ; ensuite, le renforcement des capacités des organismes chargés des enquêtes et poursuites pénales et de la justice (Centif et Crf) pour les aider à mener efficacement des enquêtes sur les cas de blanchiment de capitaux et à recouvrer des avoirs illicites et enfin, une plus grande sensibilisation du public et le renforcement de l’engagement politique en faveur de la lutte contre le blanchiment d’argent ». Des objectifs dont l’atteinte nécessite une appropriation globale des méthodes à l’échelle sous-régionale avec les entités concernées dans chaque pays.

Afin d’atteindre les résultats fixés à travers ces trois volets, le Giaba a fait appel à deux experts pour l’élaboration de deux programmes de formation dont l’un sera destiné aux institutions financières et aux entreprises et professions non financières désignées (Epnfd) et l’autre, à la politique de répression et aux autorités judiciaires. Et cette session de formation est l’occasion de permettre aux participants de se familiariser avec des outils pédagogiques et favoriser ainsi une approche commune sur lesdits outils et de mieux les préparer à former les acteurs nationaux (autorités de police, parquet, institutions financières et Epnfd) dans les Etats membres.

Et le souhait du Dr Nduka est de voir les documents élaborés par les consultants, qui contiennent des normes minimales, « de vous servir de guide pour une meilleure harmonisation des programmes dans les Etats-membres ». « Aussi, est-il important de travailler en synergie et de tenir compte des spécificités nationales et sous-régionales. » Dr Buno E. Nduka a rappelé que le Sénégal fait partie des meilleurs élèves de la région en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. D’ailleurs, le Giaba vient de boucler la visite du 2ème cycle des évaluations mutuelles du Sénégal. Et le rapport qui sera examiné durant la plénière de novembre prochain devrait permettre de confirmer le pays dans son statut de bon élève de cette évaluation.

Ousseynou POUYE

 

Pour une meilleure prise en charge de la question des réfugiés, l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) appelle les gouvernements africains à plus de solidarité et d’attention.

Le nombre de réfugiés africains ne cesse de croître. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, des records élevés de déplacements sont enregistrés : 67,7 millions de personnes dans le monde ont été contraintes de fuir leur foyer et près de 22,5 millions d’entre elles sont devenues réfugiées, dont plus de la moitié a moins de 18 ans. Aussi, dans le monde, il est noté 10 millions de personnes apatrides privées de nationalité et d’accès aux droits élémentaires comme l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation.

Le continent qui accueille le plus de déracinés est l’Afrique avec un taux de 30%, suivi du Moyen-Orient et de l’Amérique du Nord (26%) et de l’Europe (17%). Une situation qui expose les concernés et le continent noir à toutes sortes de fléaux. Et l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) a saisi l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, qui coïncide depuis 2001 avec la Journée du réfugié africain du 20 juin, pour tirer la sonnette d’alarme. Selon le communiqué dont nous avons reçu copie, « au Sénégal, 14.725 réfugiés et 3.313 demandeurs d’asile de diverses nationalités ont été enregistrés, principalement originaires de Mauritanie ». D’après l’Adha, nombre de réfugiés choisissent le Sénégal en raison de son système politique. «Malgré les efforts consentis par les autorités sénégalaises, il faut noter que les demandeurs d’asile sont confrontés à quelques difficultés liées à la procédure de détermination du statut de réfugié et à la reconnaissance des documents dans certaines institutions privées.

Traitement lent des dossiers
 La Guinée-Bissau et la Gambie accueillent quelque 8.500 réfugiés originaires de la région de Casamance, au Sénégal. La majorité de ces réfugiés, qui sont arrivés il y a plus de 20 ans, sont bien installés dans des villages à travers les zones rurales car ils sont agriculteurs et partagent avec la population locale une même ethnicité ainsi que des affinités dans la culture, le mode de vie, les moyens de subsistance et la langue », indique ledit document.
Même s’ils sont parfois très bien installés dans leur nouveau terroir, les réfugiés ne sont pas reconnus comme tels. En effet, pour l’Adha, le délai de traitement des dossiers des demandeurs d’asile peut attendre parfois trois ans avant de recevoir une décision de la part de la Commission nationale d’éligibilité. « Il faut une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile», suggère-t-on. Par ailleurs, l’Adha recommande au gouvernement sénégalais d’encourager « l’inclusion des réfugiés de longue date dans la nouvelle politique de santé »...

Nous demandons aux dirigeants africains de s’efforcer à résoudre l’épineuse question des réfugiés en s’attaquant aux causes profondes du déracinement des populations, à savoir, les conflits, les crises, les violations massives des droits humains », plaide l’Adha.

Par ailleurs, elle suggère d’intégrer dans la législation un système d’aide pendant la durée de la procédure de demande d’asile… Enfin l’Adha recommande, pour mieux prendre en charge la problématique des réfugiés, le modèle ougandais qui facilite l’accueil, la protection mais aussi l’insertion de ces personnes vulnérables, en allouant des terres à chaque famille de réfugiés à l’arrivée, afin de construire des abris individuels et de cultiver ».

Oumar FEDIOR

 

Sur 152 millions d’enfants astreints au travail, 73 millions le font à leurs risques et périls. L’Afrique subsaharienne et le secteur agricole enregistrent le plus grand nombre de mineurs exerçant dans des travaux dangereux, même si d’autres activités sont citées. Publié lors de la Journée internationale de lutte contre le travail dangereux des enfants, le rapport de l’Organisation internationale du travail, (Oit), réalisé en 2017, alerte sur un phénomène mondial négligé.

Le rapport, partagé le 12 juin 2018, signale que les enfants sont aujourd’hui 73 millions à travailler dur dans les mines ou aux champs, dans des usines ou des maisons. Ils sont exposés aux pesticides et autres substances toxiques, au transport de lourdes charges ou à travailler de longues heures, avec des conséquences physiques et psychologiques.

L'amélioration des équipements de mesure permet de confirmer qu'un grand nombre des types de travail effectués par les mineurs exposent ceux-ci à des poussières contenant de la silice. Du rapport, il ressort aussi que les enfants sont astreints à des travaux dangereux car étant en contact avec la poussière dans les travaux agricoles, la fabrication de briques et le travail de la pierre, la poterie, la construction, l'exploitation minière et le balayage des maisons et des ateliers.

Cette poussière contient souvent de la silice, qui a un effet particulièrement nocif sur les enfants parce que les alvéoles de leurs poumons sont encore en développement et des facteurs associés à la pauvreté (nourriture insuffisante, logement inadéquat, surpeuplement) aggravent le risque de tuberculose.

Même si la répartition par région s’est modifiée et varie sensiblement d’un pays à l’autre, d’année en année, ledit document signale que c’est l’Afrique subsaharienne qui compte le plus grand nombre d’enfants engagés dans des travaux dangereux (31,5 millions, soit 8,6 % des enfants en Afrique), suivie par l’Asie et le Pacifique (28,5 millions, soit 3,4 %), les Amériques (6,6 millions, soit 3,2 %)…

Selon la nature de la production, les enfants et les adultes sont confrontés à des dangers similaires, mais les risques associés à ceux-ci sont plus importants pour les premiers nommés.

L’autre fait est que les exploitations familiales dépendent, dans une très large mesure, du travail non rémunéré des enfants, ce qui pose de grands défis en matière de prévention et de mesures de correction. En outre, bien que de nombreux enfants tentent de combiner travail et éducation formelle, on constate une baisse non négligeable de la fréquentation et des résultats scolaires chez les garçons et les filles de 10 ans.

Fara Michel DIEYE

LES DANGERS D’UN SECTEUR
Le Bit confirme, dans un rapport réalisé en 2017, que l'agriculture est le secteur dans lequel la proportion des enfants plus jeunes (5-11 ans) est la plus élevée par rapport à l'ensemble des activités astreintes au travail des enfants. De même que l’Afrique a le pourcentage le plus élevé (80,7 %) d'enfants travaillant dans l'agriculture. Mais, il n'est pas surprenant de constater qu'au niveau mondial, l'agriculture emploie également la majorité, soit environ 62%, des enfants effectuant des travaux dangereux.

Plus de 25 risques ont été identifiés, en nombre plus ou moins équivalent, dans l’agriculture, l’élevage de bétail et la pisciculture. Ces risques ont entraîné des accidents, des coupures ou des hématomes à cause des outils, des blessures ou des morsures provoquées par des reptiles ou des animaux domestiques, des accidents de la route et des chutes, des tensions dorsales et autres troubles musculo-squelettiques, ainsi que des maladies, les plus fréquentes étant : le paludisme, la bilharziose (schistosomes), des infections d’ordre digestif, des affections saisonnières (refroidissements et grippes dus à l’exposition).

Plus choquant, l’étude a révélé l’utilisation de plus de 50 différents types de produits chimiques, dont certains font partie des pesticides les plus dangereux alors qu’ils sont interdits ailleurs.

Si certains des enfants qui travaillaient étaient au‑dessus de l’âge minimum légal d’admission à l’emploi ou au travail, nombre d’entre eux ne l’avaient pas atteint. Tous avaient quitté l’école, que ce soit temporairement ou définitivement. Et pire, leur travail était épuisant car ils s’activaient souvent 7 jours sur 7, et faisaient parfois plus de 8 heures par jour. A cela s’ajoutent les trajets pour aller travailler, en moyenne de 2,6 km, plus les tâches ménagères après la journée de travail (1 à 2 heures en moyenne).

F. M. DIEYE

La communauté mouride est en deuil. Un fils du défunt khalife général, Cheikh Sidy Mokhtar a tiré sa révérence. Cheikh Bara Maty Lèye a été rappelé à Dieu, samedi dernier, à Dakar, des suites d’une courte maladie. Âgé d’une soixantaine d’années, celui-ci est le jeune frère de Serigne Moustapha Mbacké, l’actuel Khalife de la famille de Gouye Mbind. Il a été accompagné par une foule importante d’autorités religieuses et de disciples à sa dernière demeure, au cimetière de Bakhya, où il a été inhumé. Les condoléances sont reçues dans son domicile de Darou Tanzil à Touba.

Pour rappel, Cheikh Bara Maty Lèye était un homme d’une dimension spirituelle incontestable. Chef religieux, il avait créé un « daara » près de Ndiouroul, à 15 km de Touba. Il était au devant de la scène tout au long du magistère de son père. Il revendiquait une proximité avec le Président Macky Sall et avait servi à plusieurs reprises d’interlocuteur entre l’Etat du Sénégal et la communauté mouride.

M. DIEYE

Dans la nuit du samedi au dimanche dernier, vers minuit, deux véhicules qui roulaient à une allure vertigineuse, sont entrés en collision. Cet accident d’une rare violence, s’est produit sur la route nationale n°2 à hauteur du village de Ndiol Maure, dans la commune de Diama située à Savoigne, dans l'arrondissement de Ndiayes.

Un véhicule particulier, revenant du pèlerinage de Nimzatt, a percuté un 4x4 (double cabine) de la commune de Saint-Louis. Deux passagers qui étaient à bord de la première voiture, ont rendu l’âme sur le coup. Trois autres pèlerins, grièvement blessés, ont bénéficié, séance tenante, de l'assistance des sapeurs pompiers, avant d'être évacués avec les corps sans vie, vers le centre hospitalier régional de Saint-Louis. En cette période de célébration de la fête de Korité, on note une recrudescence des accidents mortels de la circulation sur l'axe Louga/Saint-Louis/Rosso Sénégal. Après avoir bravé la fatigue, la chaleur, la poussière et l'inconfort, de nombreux  chauffeurs des véhicules de transport en commun et certains automobilistes en provenance de Nimzatt, se retrouvent finalement dans les bras de Morphée, au moment où ces chocs se produisent. Les commentaires et autres supputations vont bon train à Saint-Louis où les populations exhortent encore ces conducteurs à plus de prudence sur nos routes, en vue d'éviter ces accidents.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La communauté musulmane de Ziguinchor a célébré la fête de l’Aid-el-Fitr, hier, dans l’unité. L’imam ratib Chérif Ismaïla Aïdara a saisi cette occasion pour appeler au respect des institutions de la République.

L'imam ratib  Chérif Ismaïla Aïdara, qui a dirigé la prière à la Grande mosquée de Boucotte, a d’abord rappelé à ses coreligionnaires les enseignements de l’islam, le bon comportement du musulman par rapport à sa religion et les valeurs qui doivent le caractériser, notamment la solidarité, le partage, l’entraide et le respect de l’autre. Ensuite, l’imam ratib a dénoncé le laisser-aller et l’insubordination qui existent un peu partout au Sénégal, estimant que chacun n’en fait qu’à sa tête et ne respecte personne. Il a invité les fidèles à une introspection et plaidé pour la restauration de l’Etat. Par ailleurs, le guide religieux a insisté sur le respect des institutions de la République par tous les citoyens, particulièrement les musulmans, les autorités étatiques et politiques. Il a exhorté tous à opérer un retour vers Dieu et à ne jamais oublier que tout privilège et autre prérogative que l’on a ici-bas relèvent de la volonté divine. Le guide religieux a enfin prié pour la paix au Sénégal, surtout en Casamance.

Quant au gouverneur de la région, Guédj Diouf, il a invité les uns et les autres à s’approprier ce sermon, soulignant que les institutions de la République sont sacrées et que leur respect par tous est une nécessité pour la stabilité de la Nation.

El Hadj Moussa SADIO

L’Aïd-el-Fitr ou Korité a été célébrée, hier, à Fatick, à l’unisson. De nombreux fidèles ont pris d’assaut les différents sites de culte. Particulièrement à la grande mosquée de Peulgha qui a abrité la prière de deux rakas dirigée par l’imam ratib Mouhamadou Mbengue, en présence du gouverneur de la région, Souleymane Ciss, à la tête d’une forte délégation.

L’imam Mouhamadou Mbengue a saisi l’occasion pour formuler des prières pour une paix définitive et durable en Casamance. « Je prie le bon Dieu pour que la paix définitive revienne en Casamance », a-t-il déclaré après son sermon qui a suivi la prière des deux rakas marquant la fin du mois béni de Ramadan. L’imam ratib de Fatick a également prié pour un Sénégal de paix, de stabilité et de sérénité.

Dans son sermon, l’imam Mouhamadou Mbengue a beaucoup insisté sur « le mensonge », devenu, selon lui, « de nos jours très courant au sein de la société sénégalaise ». « Il convient de le bannir car, ce que les gens ne savent pas, c’est que le mensonge est plus grave même que l’adultère. C’est pourquoi j’invite les musulmans à avoir le culte de la vérité et traduire celle-ci en actes afin de bénéficier des bienfaits de Dieu le Tout-Puissant et de son prophète Mohamad (Psl) », a-t-il recommandé.  L’imam Mouhamadou Mbengue est revenu sur le sens du Ramadan et surtout l’importance et les bienfaits de la zakat dont le musulman doit sacrifier à la tradition telle que prescrite par l’islam car elle permet d’effacer ses pêchés.

Pendant ce temps, à la mosquée de Daral, le nouvel imam, Serigne Moustapha Diouf, a dénoncé les pertes de repères chez les musulmans à qui il a invité à un retour vers Dieu le Tout-Puissant et à son prophète Mohamad (Psl).

L’imam Moustapha Diouf, qui faisait son baptême de feu en dirigeant la prière des deux rakas à la place de Alpha Bâ qui officie dans la nouvelle mosquée du quartier dit Emetteur, après être revenu sur l’importance du carême musulman, a invité les enseignants et les agents de santé à avoir foi en Dieu et respecter leurs engagements à servir le peuple sénégalais en cessant les grèves répétitives. Dans un autre registre, l’imam Diouf a insisté sur l’urgence de mener une lutte contre les vols de bétail devenus récurrents à Fatick. Aussi, a-t-il invité les forces de sécurité à renforcer leur dispositif afin de traquer les malfaiteurs et éviter que les populations se fassent justice elles-mêmes.

Mohamadou SAGNE

La fête de la Korité, communément appelée l’Aid-el-Fitr, a été célébrée hier, à Kolda, à l’instar des autres régions du pays.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles musulmans, revêtus de leurs plus beaux boubous, ont convergé par petits groupes vers les lieux de culte pour accomplir leur devoir religieux. A la Grande mosquée de Kolda, la prière a été dirigée par l’imam ratib Thierno Alhassane Tall qui a rappelé, dans son sermon, le sens de la fête qui marque la fin d’un mois d’abstinence et d’adoration pour les musulmans. Il est revenu sur l’importance de la zakat, le respect de l’autorité temporelle, la solidarité, l’entraide, l’amour du prochain et le pardon, comme le recommande le prophète Mouhamadou (Psl). Il a, par ailleurs, demandé aux musulmans de vouer un culte exclusif à Dieu, de s’aimer les uns les autres, de s’ordonner mutuellement de faire le bien et de bannir le blâmable et d’avoir l’amour du travail bien fait. Il les a mis en garde contre l’hypocrisie, le mensonge, le gaspillage et la diffusion de fausses nouvelles qui sont malheureusement, très répandues, selon lui, en ce moment, dans notre pays. Thierno Alhassane Tall a ensuite formulé des prières pour le président de la République et l’a remercié pour la réhabilitation de la Grande mosquée de Kolda qui est en cours. Il a cité un verset du Coran pour illustrer les immenses récompenses promises par le Tout-Puissant à tous ceux qui construisent des lieux de culte pour les musulmans.

« Celui qui construit une mosquée pour Dieu, Dieu lui construira plusieurs palais dans son paradis. Nous prions également pour le succès du projet d’exploitation des ressources pétrolières et gazières initié par le président de la République. Nous souhaitons que ce projet nous apporte la paix, la prospérité, la concorde nationale, le bonheur et la richesse pour combattre la pauvreté », a déclaré l’imam ratib de Kolda.

Le président de la République était représenté à cette prière par le gouverneur de Kolda, Ousmane Kane, qui conduisait une forte délégation composée des autorités administratives et locales, des chefs de services réginaux, des commandants de la zone militaire numéro 6 et de la gendarmerie ainsi que du commissariat urbain. « Nous sommes très satisfaits du prêche de l’imam ratib qui a eu à rappeler tous les efforts consentis par le président de la République pour accompagner les familles religieuses », s’est réjoui le gouverneur.

Mamadou Aliou DIALLO

C’est sous le signe de l’unité, de la concorde et de la communion que Tambacounda a célébré la fête de la Korité. En présence de Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, l’imam ratib Thierno Souleymane Agne a formulé d’ardentes prières pour la réussite des initiatives du président de la République, Macky Sall, pour l’épanouissement des Sénégalais comme la concertation nationale pour bâtir un Sénégal émergent qui prend en compte le devenir des générations futures.

C’est sous un soleil ardent qui précède la première pluie à Tambacounda que l’iman Thierno Souleymane Agne a dirigé la prière de l’Aïd-el-fitr à la place mythique de Salikégné, au cœur de la ville de Tambacounda. Il a été noté le même élan d’unité dans la trentaine de lieux de prières de la commune. L’imam Agne a saisi l’occasion pour louer le Miséricordieux qui a demandé aux fidèles d’observer ce mois de pénitence et de pardon que Lui-même a couvert de sa grâce. L’imam a fustigé les contre-valeurs comme le mensonge et la trahison et exhorté au respect de la parole. A ce titre, il loué les avancées significatives à l’actif des autorités sous la houlette du Président Macky Sall. Après avoir mis l’accent sur la zakat, la charité et l’entraide, le guide religieux a prié pour un bon hivernage.

Dans sa lecture du sermon, le ministre Sidiki Kaba a, lui, prôné la dignité et l’éthique, pour que règne la culture de confiance, et que les fidèles évitent le mensonge et la trahison. La trahison casse la confiance entre les individus et les familles, dit-il. C’est dans ce cadre que M. Kaba a prié pour un hivernage qui apporte le bonheur, mais aussi pour des élections apaisées. Le ministre a également prié le bon Dieu d’accepter les dévotions et d’agréer les vœux. Au cours de la visite traditionnelle des chefs religieux, il a demandé des prières pour un bon hivernage et des élections calmes, transparentes et sereines. Il a aussi demandé des prières pour le Sénégal et le Président Macky Sall qui, selon lui, a « ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays » et qu’il puisse parvenir à son « ambition légitime de parachever son travail pour le pays dans la paix et la concorde nationale ». « Le Président est un homme ouvert, un homme de dialogue qui vient de réussir une concertation nationale où toutes la diversité religieuse, politique, sociale et sociologique a pris part », a souligné le ministre.

Pape Demba SIDIBE

L’Imam ratib de Mbour, Papa Ibrahima Faye, qui dirigeait la prière d’Aïd-el-fitr au quartier Santessou, a invité, vendredi, les autorités à promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.

Rappelant le sens et l’importance de cette fête qui marque la fin du ramadan, mois de pénitence, de pardon et de concession auprès de Dieu, Papa Ibrahima Faye a invité les fidèles musulmans à rendre grâce à Dieu pour les bienfaits que procure le mois de ramadan. Il a, néanmoins, dénoncé l’insolence de certains Sénégalais, l’hypocrisie, l’escroquerie, le mensonge, le vol, les insultes et les propos injurieux, les balivernes, ainsi que les discours incendiaires de certains hommes politiques dans l’espace public.

Pour lui, un bon musulman, bref un citoyen modèle, doit éviter de dire du mal de son prochain et doit nécessairement cultiver la paix autour de lui. Il faut, selon Imam Faye, instaurer la solidarité, l’entraide et le respect mutuel. « Il faut que les plus nantis soutiennent les démunis qui, eux-aussi, doivent accepter le sort que Dieu leur a réservé’’, a-t-il indiqué.

Saluant l’effort des autorités administratives et locales, Papa Ibrahima Faye les a invitées à penser davantage aux populations, en s’occupant « convenablement et entièrement » de leurs besoins et autres préoccupations.

Il a également insisté sur le respect mutuel qui doit prévaloir dans les relations humaines et sur le comportement que doit avoir un bon citoyen, et que l’individu doit être un citoyen modèle, respectueux de l’ensemble des institutions et des autorités et même de toutes les populations, sans aucune distinction.

« Il faut toujours, en tout temps et en tous lieux, prôner la bonne parole, avoir du respect pour son prochain, tout en ayant du respect et de la considération pour les autorités qui, elles-aussi, doivent privilégier le dialogue, la concertation et le pardon, tout en impliquant les citoyens dans la prise de décisions les concernant », a insisté l’Imam ratib de Mbour.

Selon lui, le président de la République n’est pas n’importe quel individu et doit donc être respecté, soutenu, accompagné, vénéré. « Nous constatons, de plus en plus, une indiscipline notoire chez certains sénégalais, surtout à l’endroit des autorités et des institutions de la République. Il faut que cela cesse dans ce pays », a déclaré Papa Ibrahima Faye.

Le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, après avoir rendu grâce à Dieu de lui avoir donné l’occasion de fêter l’Aïd-el-fitr, a remercié tous les musulmans et les citoyens qui l’accompagnent nuit et jour dans sa mission.

« L’imam nous a rappelé le respect que tout citoyen doit avoir à l’endroit des autorités, particulièrement pour le chef de l’Etat. Ce respect, c’est un principe sacro-saint pour la bonne marche d’une République, d’une Nation, mais aussi d’une éducation de la citoyenneté pour la culture citoyenne.

Nous devons tout faire pour que ce respect soit instauré chez les populations », a conclu le préfet de Mbour.

Amath Sigui Ndiaye

L’imam Cheikh Diallo de la grande mosquée de l’île de Saint-Louis a axé, hier, son sermon de l’Aïd-el-fitr sur la pratique islamique, précisant que le Ramadan est un exercice pour tout musulman qui veut se purifier, se repentir, s’amender et se remettre définitivement sur le droit chemin. Pour lui, après un mois d’abstinence et de dévotions, il n’est plus question pour le musulman de renouer avec le mal, les péchés et autres pratiques malsaines qui l’éloignent de Dieu.

L’imam de la Pointe Nord de Saint-Louis a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre la recherche effrénée du plaisir. « Il faut éviter de mener un train de vie mondain tout en sachant que la vie sur terre est éphémère, qu’on doit s’abstenir d’accumuler des biens illicites, de dépenser de l’argent mal acquis, de minimiser et de sous-estimer son prochain, etc. », a-t-il invité. Car, a souligné le religieux, l’Islam est la religion de l’équilibre.

A ce propos, il a fustigé le comportement de certains musulmans qui commettent des péchés en douce pour ensuite être vénéré dans la rue. Mais aussi ceux « qui divisent des familles entières par des calomnies et autres paroles qui ne font que disloquer des couples et détruire des liens de parenté entre concitoyens ».

L’imam Cheikh Diallo a donc invité les fidèles à s’inspirer du comportement exemplaire des compagnons du Prophète Mohammed (Psl) qui entretenaient des relations sincères et loyales, basées sur l’honnêteté, la modestie, l’humilité, la piété, la tempérance, l’altruisme, la mystique du travail bien fait et la solidarité sans ostentation.

De l’avis du guide spirituel du Nord de l’île de Saint-Louis, le musulman doit apprendre à vivre dans la pauvreté et la dignité, tout en sachant que la maladie et la mort interviennent toujours au moment où l’on s’y attend le moins.

La nécessité absolue d’aider les voisins sur tous les plans et à tous les niveaux, d’être indulgent, tolérant, disponible et très généreux envers ses parents et tous ceux qui ont des liens de parenté avec la famille, etc., figure en bonne place dans son sermon.

L’imam a également invité les fidèles musulmans à éviter de faire la différence entre les riches et les pauvres et à se rappeler que rien n’est éternel. « Tout est éphémère et tout individu peut subir de profondes mutations à n’importe quel moment », a-t-il lancé.

S’adressant aux femmes, il leur a demandé de ne pas exiger des biens matériels à leurs époux pour rester dans le ménage. Pour lui, « elles doivent se soumettre à la volonté de leurs maris sans conditions ».

De même, il a laissé entendre que les hommes doivent s’évertuer à entretenir correctement leurs épouses. Les fidèles musulmans de Saint-Louis ont mis à profit cette grande fête de l’Islam pour aller se recueillir dans les cimetières, effectuer des ziarras et renouveler leur acte d’allégeance auprès des chefs religieux et autres guides spirituels.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La célébration de la fête de la Korité à l’unisson a été amplement commentée par Mohammed Macky Ibrahim Niass qui a dirigé la prière, hier, de la communauté des disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar à l’institut Daroul Khuran de Zeyda Mariama Niass sis en face du rond point de l’autoroute Dakar-Patte d’Oie.

Comme à l’accoutumée, les disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar ont prié, hier, au complexe islamique franco-arabe de Zeyda Mariama Niasse, sous la direction de Mouhammed Macky Niass, à la place de Mohammed Lamine Ibrahim Niass qui effectue actuellement son « oumra » (petit pèlerinage aux lieux saints de l’Islam).

Dans son prêche, il a félicité toute l’assistance pour les privations et sacrifices du mois béni de Ramadan, tout en livrant les bienfaits de celui-ci qui ouvre sur l’ère du « hadj » dans les trois mois qui suivent. Une nouvelle invite pour la recherche des bénédictions d’Allah.

Outre les prières pour la paix et la stabilité du pays, l’imam a exhorté les fidèles à s’approprier la dimension ésotérique du mois de Ramadan qui est une porte qui mène vers le « hadj ».
Concernant la célébration de la fête qui a été faite cette année à l’unisson, le représentant du khalife de la famille de Cheikh Ibrahim Niass à Dakar a remercié le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour sa grandeur d’esprit en œuvrant pour l’unité des musulmans, ce qui constitue, pour lui, un acte qui raffermit les liens entre les « tarikha » (voies) qui appartiennent à la même religion.

Au cours de cette prière, Cheikh Mouhammed Macky Ibrahim Niass était entouré de ses frères Mouhammed Babacar Mbaye Ibrahim Niass et Mouhammed Abdourahmane Ibrahim Niass et tous les moukhadams et dignitaires de la « hadara » de Cheikh Ibrahim Niass.

Il a aussi informé les disciples, lors de son sermon, de la volonté du khalife et de ses proches de trouver un espace à Dakar pour les disciples de cette communauté religieuse à Dakar.

B. B. SANE

La prière de Korité a été célébrée, hier, à la mosquée Massalikoul Djinane de Dakar. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké a, au nom du khalife général des mourides, conseillé aux fidèles de cultiver le pardon, l’amour du prochain, entre autres bienfaits, pour une société de paix et de prospérité.

Des milliers de fidèles mourides ont convergé, hier vendredi, à la grande mosquée Massalikoul Djinane de Dakar pour effectuer la prière de l’Aid El Fitr, communément appelée Korité. Vêtus de leurs plus beaux boubous, ils se sont installés sous les grandes tentes de couleurs vertes et blanches érigées sur l’esplanade de cette mosquée. Psalmodiant des versets de Coran et des poèmes (Khassaides) du fondateur du mouridisme jusqu’à l’arrivée de l’imam. Ils ont prié et écouté religieusement le sermon d’après prière. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké, qui a véhiculé un message du khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké, a laissé entendre que ce dernier s’est réjoui de l’unité de la communauté musulmane sénégalaise. Rappelant les bienfaits du ramadan, l’imam a insisté sur la nécessité, pour les musulmans, de poursuivre la bonne dynamique religieuse entamée lors de ce mois béni.

Pour lui, ce moi est une lumière pour tout le monde et il permet aussi d’avoir une société de valeur avec des musulmans respectant les préceptes de l’Islam. Toujours par rapport à une société de paix et de prospérité, il a appelé les musulmans à cultiver l’amour du prochain, à s’aimer, à se respecter, conformément aux recommandations du prophète Mouhammad (Psl) et de Khadim Rassoul. L’imam a ajouté que le pardon et la tolérance sont des vertus pour le musulman. «Celui qui ne pardonne pas à ses semblables, ne sera point pardonné par le Tout puissant. Le musulman doit être aussi calme et serein en toute situation pour sortir des difficultés et éviter de causer un drame», a exhorté l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké.

Auparavant, l’imam, Cheikh Awa Balla Guèye, avait évoqué la médisance qui, a-t-il dit, est condamnée et condamnable. Il a appelé tous les croyants à l’éviter «parce que la bonne parole doit prospérer sur la mauvaise parole qui ne fait que détruire». La prière a été effectuée en présence du Premier ministre, Mohammed Boun Abdalah Dionne, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, notamment Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture, Birima Mangara, ministre du Budget, Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie. Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé était aussi présent de même que des responsables de l’opposition comme Me Madické Niang, Pape Diop, Me El Hadji Diouf etc.

Oumar KANDE

LE PREMIER MINISTRE SOLLICITE DES PRIÈRES POUR UN HIVERNAGE DE RICHESSES
Pm Korite 18Après avoir effectué sa prière, le Premier ministre a, dans sa déclaration, indiqué au nom du chef de l’Etat qu’il est venu solliciter des prières pour que le Tout-Puissant augmente davantage les félicités qu’il a accordées au guide Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul et pour la prospérité au Sénégal. Poursuivant, le Premier ministre a confié que le message du chef de l’Etat est également une demande de prière, parce que l’hivernage s’installe dans beaucoup de parties de notre pays. «Le Président voudrait demander au khalife général Serigne Moukhamadou Mountakha et à tous les guides religieux de ce pays qu’il leur plaise de prier pour que le Sénégal entre dans cet hivernage avec bonheur et que ce soit un hivernage porteur de grandes richesses et de grandes félicités pour notre pays». Le chef du gouvernement a fait passer aussi le message de reconnaissance du Président à l’endroit «du khalife général des mourides qui ne cesse de prier pour lui, de le conseiller et de l’assister». «Il y a encore deux jours, ils ont longuement échangé sur la situation nationale et internationale. Le Président voudrait, par ma voix, exprimer toute sa gratitude au khalife général des mourides, parce que le Président est son talibé et cela ne date pas d’aujourd’hui», a dit M. Dionne.

O. KANDE


UNE RÉUNION INTERMINISTÉRIELLE POUR L’INAUGURATION DE MASSALIKOUL DJINANE LE 21 SEPTEMBRE
Le chef du gouvernement a également rappelé les instructions données au gouvernement par le Président Macky Sall pour «que tous ensemble, nous nous mobilisons pour faire de la cérémonie d’inauguration de cette belle mosquée Massalikoul Djinane, qui a été une volonté du Khalife générale Serigne Sidy Moctar Mbacké, un grand succès». Le Premier ministre a révélé qu’il a commencé le travail avec le Diawrigne de Serigne Touba à Dakar, El Hadji Mbackiou Faye pour que, dans les jours à venir, «nous puissions, autour d’une réunion interministérielle, travailler à la satisfaction de la volonté du khalife général des mourides qui souhaite, avec le chef de l’Etat, avoir à Dakar, lors de ce grand évènement, l’ensemble des plus hauts responsables des différents pays que Khadim Rassoul a eu à traverser lors de son voyage de félicité».

Mbakiou Faye a confirmé que l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Djiane est fixée au 21 septembre prochain par le khalife général des mourides. Pour lui, ce dernier réitère ses remerciements au Président Macky Sall pour son engagement dans la construction de cette grande mosquée. Selon Mbackiou Faye, toutes les instructions du chef de l’Etat et du Premier ministre ont été respectées par le gouvernement dans ce projet.

Il annonce que cette inauguration sera une grande fête pour l’ensemble des musulmans sénégalais et même ceux des pays traversés par Serigne Touba lors de son exil. C’est ainsi qu’ils voudraient que les hauts responsables de ces pays soient présents lors de l’inauguration, le 21 septembre prochain.

O. KANDE

A la Grande mosquée de Dakar : L’imam ratib appelle les musulmans à tirer les enseignements du Ramadan
L’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, Aliou Moussa Samb, a invité les fidèles à tirer les enseignements du mois béni de Ramadan. Il a dirigé, hier, la prière de l’Aïd-el-Fitr, en présence du Président Macky Sall et de nombreux fidèles.

La fête de l’Aïd-el-Fitr, communément appelée Korité, a été célébrée dans l’unité dans notre pays. A la Grande mosquée de Dakar, prise d’assaut dès les premières heures de la matinée par les fidèles, la prière a été dirigée par l’imam ratib El Hadji Aliou Moussa Samb. Plusieurs membres du gouvernement, le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, entre autres autorités administratives, religieuses et coutumières, ont pris part à la prière. Dans son sermon, prononcé en wolof, l’imam est revenu sur les enseignements que le musulman doit tirer du mois béni de Ramadan. « Au-delà du jeûne, de l’abstinence et des prières, ce mois béni doit inspirer des valeurs, des attitudes et des comportements à tout fidèle musulman », a-t-il souligné. Au rang de ces enseignements, selon lui, figurent la solidarité, l’entraide, le don de soi, le sacrifice, l’amour du prochain, le pardon, le dépassement, la discipline, etc.

A son avis, « il n’y a pas de dichotomie entre la discipline et la religion (Islam) ». « L’islam, a-t-il poursuivi, ce sont des règles de conduite et de comportements. Celles-ci doivent guider les pas du musulman. » A travers une métaphore prise sur le football, le guide religieux a indiqué que toutes les disciplines sportives véhiculent des messages, des valeurs, des comportements et des enseignements. « Etre digne, c’est avoir des principes et une ligne de conduite », a insisté l’imam. C’est pour cette raison qu’il a mis en garde les hommes politiques, notamment dans leurs déclarations et sur certains propos qui peuvent prêter à confusion.

Pour sa part, le président de la République, Macky Sall, a aussi salué les autorités religieuses du pays, les khalifes généraux, les familles maraboutiques, les maîtres coraniques, tous les fidèles musulmans, tous les Sénégalais et au-delà, la Oumah. D’après lui, ces entités jouent « un rôle d’une importance capitale dans la construction de l’unité nationale ». « Je suis pour une meilleure pratique de l’islam qui est une religion du juste milieu, une religion de paix et de tolérance. Le Sénégal a la chance d’avoir connu un islam modéré, un islam de paix, de tolérance, de concorde.

Cela, nous le devons en partie à nos confréries », a-t-il affirmé.

Des prières ont été formulées pour un bon hivernage et pour la paix et la concorde dans un Sénégal prospère.

Souleymane Diam SY

LE GOUVERNEMENT INVITÉ À PRIVILÉGIER LE DIALOGUE ET LA CONCERTATION
Imam Ratib DakarL’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, El Hadji Aliou Moussa Samb, a appelé le gouvernement à privilégier le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives de la Nation, surtout sur des questions d’intérêt national. S’adressant au président de la République, il l’a invité à privilégier le dialogue avec toutes les forces vives, « même si le dernier mot lui revient au moment de prendre une décision ». Aux forces de l’opposition, l’imam rappelle qu’« on ne s’oppose pas pour s’opposer ».

S. Diam SY

EDUCATION ET FORMATION : LA JEUNESSE APPELÉE À CULTIVER L’ENDURANCE ET LA PERSÉVÉRANCE
Le guide religieux El Hadji Aliou Moussa Samb a exhorté les élèves et étudiants, la jeunesse sénégalaise d’une manière générale, « à être plus endurants et persévérants dans leur quête du savoir ». « Le savoir rime parfois avec souffrance et beaucoup de difficultés. Celui qui aspire au succès doit accepter d’endurer, de traverser des difficultés. Il m’est arrivé quand j’étais à l’école coranique de passer la nuit sous un manguier alors qu’il pleuvait », a-t-il souligné. La conviction de l’imam est que « l’Etat ne peut pas tout régler ». Il a aussi appelé les parents et les familles à soutenir et accompagner les efforts de l’Etat dans l’éducation et la formation de la jeunesse, en jouant pleinement leur partition pour la réussite de cette couche de la population. L’imam de la Grande mosquée a aussi plaidé pour le renforcement de l’éducation civique et de la morale dans le système d’enseignement sénégalais.

S. Diam SY

MOSQUÉE MASSALIKOUL DJINANE : L’IMAM RECOMMANDE DE CULTIVER LE PARDON ET L’AMOUR DU PROCHAIN
La prière de Korité a été célébrée, hier, à la mosquée Massalikoul Djinane de Dakar. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké a, au nom du khalife général des mourides, conseillé aux fidèles de cultiver le pardon, l’amour du prochain, entre autres bienfaits, pour une société de paix et de prospérité.

Des milliers de fidèles mourides ont convergé, hier vendredi, à la grande mosquée Massalikoul Djinane de Dakar pour effectuer la prière de l’Aid El Fitr, communément appelée Korité. Vêtus de leurs plus beaux boubous, ils se sont installés sous les grandes tentes de couleurs vertes et blanches érigées sur l’esplanade de cette mosquée. Psalmodiant des versets de Coran et des poèmes (Khassaides) du fondateur du mouridisme jusqu’à l’arrivée de l’imam. Ils ont prié et écouté religieusement le sermon d’après prière. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké, qui a véhiculé un message du khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké, a laissé entendre que ce dernier s’est réjoui de l’unité de la communauté musulmane sénégalaise. Rappelant les bienfaits du ramadan, l’imam a insisté sur la nécessité, pour les musulmans, de poursuivre la bonne dynamique religieuse entamée lors de ce mois béni.

Pour lui, ce moi est une lumière pour tout le monde et il permet aussi d’avoir une société de valeur avec des musulmans respectant les préceptes de l’Islam. Toujours par rapport à une société de paix et de prospérité, il a appelé les musulmans à cultiver l’amour du prochain, à s’aimer, à se respecter, conformément aux recommandations du prophète Mouhammad (Psl) et de Khadim Rassoul. L’imam a ajouté que le pardon et la tolérance sont des vertus pour le musulman. «Celui qui ne pardonne pas à ses semblables, ne sera point pardonné par le Tout puissant. Le musulman doit être aussi calme et serein en toute situation pour sortir des difficultés et éviter de causer un drame», a exhorté l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké.


Auparavant, l’imam, Cheikh Awa Balla Guèye, avait évoqué la médisance qui, a-t-il dit, est condamnée et condamnable. Il a appelé tous les croyants à l’éviter «parce que la bonne parole doit prospérer sur la mauvaise parole qui ne fait que détruire». La prière a été effectuée en présence du Premier ministre, Mohammed Boun Abdalah Dionne, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, notamment Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture, Birima Mangara, ministre du Budget, Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie. Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé était aussi présent de même que des responsables de l’opposition comme Me Madické Niang, Pape Diop, Me El Hadji Diouf etc.

Oumar KANDE

LE PREMIER MINISTRE SOLLICITE DES PRIÈRES POUR UN HIVERNAGE DE RICHESSES
Massalikoul K18Après avoir effectué sa prière, le Premier ministre a, dans sa déclaration, indiqué au nom du chef de l’Etat qu’il est venu solliciter des prières pour que le Tout-Puissant augmente davantage les félicités qu’il a accordées au guide Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul et pour la prospérité au Sénégal. Poursuivant, le Premier ministre a confié que le message du chef de l’Etat est également une demande de prière, parce que l’hivernage s’installe dans beaucoup de parties de notre pays. «Le Président voudrait demander au khalife général Serigne Moukhamadou Mountakha et à tous les guides religieux de ce pays qu’il leur plaise de prier pour que le Sénégal entre dans cet hivernage avec bonheur et que ce soit un hivernage porteur de grandes richesses et de grandes félicités pour notre pays». Le chef du gouvernement a fait passer aussi le message de reconnaissance du Président à l’endroit «du khalife général des mourides qui ne cesse de prier pour lui, de le conseiller et de l’assister». «Il y a encore deux jours, ils ont longuement échangé sur la situation nationale et internationale. Le Président voudrait, par ma voix, exprimer toute sa gratitude au khalife général des mourides, parce que le Président est son talibé et cela ne date pas d’aujourd’hui», a dit M. Dionne.

O. KANDE

UNE RÉUNION INTERMINISTÉRIELLE POUR L’INAUGURATION DE MASSALIKOUL DJINANE LE 21 SEPTEMBRE
Le chef du gouvernement a également rappelé les instructions données au gouvernement par le Président Macky Sall pour «que tous ensemble, nous nous mobilisons pour faire de la cérémonie d’inauguration de cette belle mosquée Massalikoul Djinane, qui a été une volonté du Khalife générale Serigne Sidy Moctar Mbacké, un grand succès». Le Premier ministre a révélé qu’il a commencé le travail avec le Diawrigne de Serigne Touba à Dakar, El Hadji Mbackiou Faye pour que, dans les jours à venir, «nous puissions, autour d’une réunion interministérielle, travailler à la satisfaction de la volonté du khalife général des mourides qui souhaite, avec le chef de l’Etat, avoir à Dakar, lors de ce grand évènement, l’ensemble des plus hauts responsables des différents pays que Khadim Rassoul a eu à traverser lors de son voyage de félicité».

Mbakiou Faye a confirmé que l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Djiane est fixée au 21 septembre prochain par le khalife général des mourides. Pour lui, ce dernier réitère ses remerciements au Président Macky Sall pour son engagement dans la construction de cette grande mosquée. Selon Mbackiou Faye, toutes les instructions du chef de l’Etat et du Premier ministre ont été respectées par le gouvernement dans ce projet.

Il annonce que cette inauguration sera une grande fête pour l’ensemble des musulmans sénégalais et même ceux des pays traversés par Serigne Touba lors de son exil. C’est ainsi qu’ils voudraient que les hauts responsables de ces pays soient présents lors de l’inauguration, le 21 septembre prochain.

O. KANDE

PRIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ DES DISCIPLES DE CHEIKH IBRAHIM NIASSE À DAKAR : LA CÉLÉBRATION DE LA FÊTE À L’UNISSON MAGNIFIÉE
La célébration de la fête de la Korité à l’unisson a été amplement commentée par Mohammed Macky Ibrahim Niass qui a dirigé la prière, hier, de la communauté des disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar à l’institut Daroul Khuran de Zeyda Mariama Niass sis en face du rond point de l’autoroute Dakar-Patte d’Oie.

Comme à l’accoutumée, les disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar ont prié, hier, au complexe islamique franco-arabe de Zeyda Mariama Niasse, sous la direction de Mouhammed Macky Niass, à la place de Mohammed Lamine Ibrahim Niass qui effectue actuellement son « oumra » (petit pèlerinage aux lieux saints de l’Islam).

Dans son prêche, il a félicité toute l’assistance pour les privations et sacrifices du mois béni de Ramadan, tout en livrant les bienfaits de celui-ci qui ouvre sur l’ère du « hadj » dans les trois mois qui suivent. Une nouvelle invite pour la recherche des bénédictions d’Allah.

Outre les prières pour la paix et la stabilité du pays, l’imam a exhorté les fidèles à s’approprier la dimension ésotérique du mois de Ramadan qui est une porte qui mène vers le « hadj ».

Concernant la célébration de la fête qui a été faite cette année à l’unisson, le représentant du khalife de la famille de Cheikh Ibrahim Niass à Dakar a remercié le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour sa grandeur d’esprit en œuvrant pour l’unité des musulmans, ce qui constitue, pour lui, un acte qui raffermit les liens entre les « tarikha » (voies) qui appartiennent à la même religion.

Au cours de cette prière, Cheikh Mouhammed Macky Ibrahim Niass était entouré de ses frères Mouhammed Babacar Mbaye Ibrahim Niass et Mouhammed Abdourahmane Ibrahim Niass et tous les moukhadams et dignitaires de la « hadara » de Cheikh Ibrahim Niass.

Il a aussi informé les disciples, lors de son sermon, de la volonté du khalife et de ses proches de trouver un espace à Dakar pour les disciples de cette communauté religieuse à Dakar.

B. B. SANE

TIVAOUANE : LE KHALIFE GÉNÉRAL PRIE POUR UNE PAIX DURABLE AU SÉNÉGAL
Tivaouane K18La fête de l’Aïd El Fitr ou Korité qui marque la fin du mois de Ramadan durant lequel la communauté musulmane jeûne, se ressource aux textes coraniques et aux enseignements du prophète Mouhamed (Psl), a réuni, hier, à Tivaouane, des fidèles, l’administration territoriale et des membres du gouvernement.

Aux abords de Khalkhous, cimetière mythique, la prière de Korité a été dirigée par Serigne Aboubacar Sy Dabakh, plus connu sous le nom de Ndiol Fouta, en présence du khalife général des tidianes, Serigne Aboubacar Sy Mansour, de  Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh, entre autres personnalités religieuses de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy.

Dans son adresse aux fidèles, le khalife général des tidianes dit se conformer aux enseignements de Seydi El Hadji Malick Sy qui a indiqué la voie. «  Il a toujours prié pour les dirigeants du pays, c’est pourquoi nous saluons le président de la République Macky Sall et prions pour lui, son gouvernement et toute son administration. Nous ne pouvons pas déroger à cette règle », a-t-il lancé.

Il a ensuite invité les uns et les autres à se ressaisir pour éviter la médisance très présente dans les relations humaines au Sénégal. «  Or, seul Dieu est juge, en tant que guide, notre devoir est de rappeler la voie que nous indique Dieu dans le Coran, tout comme dans les enseignements du Prophète (Psl). Maintenant, l’engagement des uns et des autres dans cette voie du salut n’est plus de notre ressort, mais celui de Dieu, responsable de toute créature », a-t-il ajouté.

Selon lui, Dieu est le seul habilité à reconnaître les siens mais « malgré tout, nous devons avoir le sens de la mesure tant dans la joie que dans la peine, ce qui nous évitera des dérapages inutiles préjudiciables  à des rapports civilisés entre croyants », a-t-il martelé.

Dans le même sillage, Serigne Aboubacar Sy Mansour, Khalife général des tidianes, souligne que « l’ouverture, le sens de l’écoute doivent être la tasse de thé de tout  leader responsable ; cependant,  face  à des problèmes agités dans l’espace public, il n’a pas le droit de  se taire et dire que cela ne le concerne pas. En tant que responsable, il doit  apprécier, analyser la situation et s’exprimer chaque fois que de besoin, sans tenir compte des états d’âme des uns et des autres. Car, Dieu reconnaît les siens », a-t-il confié.

Pour le Khalife général des tidianes, en rappelant l’histoire du déluge du temps de Noé, Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh a voulu montrer que la fin tragique du fils de  ce dernier qu’il a voulu sauver du tsunami, est due  à son manque de respect à l’autorité de son père. « C’est dire que toute liberté a besoin de balises pour éviter des dérives même souvent préjudiciables à son auteur », a réaffirmé Serigne Aboubacar  Sy Mansour. Avant de prier pour l’assistance, il a félicité, remercié et salué tous ses homologues du pays, sans exception car, « le genre humain est un trésor de Dieu ; donc il mérite respect, solidarité sans aucune discrimination de races, d’ethnies, de religion entre autres », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

TOUBA : LE KHALIFE DES MOURIDES APPELLE À BANNIR LES RIVALITÉS CONFESSIONNELLES
Khalife Mourides K18Les fidèles de la communauté mouride ont prié hier à la grande mosquée affectée, sur l’esplanade dédiée, aux prières de Tabaski et de Korité. Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le khalife général des mourides, à travers une déclaration aux allures d’un cours magistral, a invité la communauté musulmane à s’adonner au culte de l’islam authentique. Il a invité la communauté musulmane à adopter une démarche conforme au legs au lieu de s’appesantir dans de puérils clivages entre les confessions.

Présidant, la première prière de korité de son magistère, Serigne Mountakha a déchargé l’Imam du sermon en wolof. Il  a transmis aux disciples ses recommandations, à la communauté musulmane en général et celle mouride en particulier. Le discours s’est voulu un appel rassembleur autour de l’islam, qui selon lui constitue le legs du prophète Mohammed (Psl), revivifié par ses compagnons, parmi lesquels son serviteur Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul. Dans un discours engagé, le khalife général des mourides a dit avoir constaté depuis quelques années un retour à la case départ : « Sur ces terres mêmes qui ont vu naitre l’islam, des meurtres y sont perpétrés, sans raison valable : des assassinats et la réduction à l’esclavage de la descendance (masculine et féminine) du prophète Mohamed (Psl), il ne peut y avoir plus grave désagrément », selon lui. Dans un tel contexte, l’Islam « poursuit une progression dans un labyrinthe qui obscurcit sa face ». La solution serait alors de « davantage nous réaliser en islam, mais nous n’y accéderons qu’en retrouvant la volonté d’Allah (Swt) qui est celle du prophète, Mohamed (Psl), qui est aussi celle de son serviteur Khadim Rassoul ». Le khalife a invité les musulmans au respect des 5 prières canoniques, des préceptes de l’islam, d’effectuer la prière à l’heure en état de pureté, et tous les autres préceptes.

« Il nous revient à tous les musulmans de reconsidérer de toutes nos forces l’islam à sa juste valeur, de  vivre la religion dans sa forme la plus  authentique et de le revivifier.  Plus de 1400 ans et plus, nous ne devons avoir de préoccupation à notre époque, que de revivifier l’islam et l’élever davantage », a exhorté le khalife. Très en verve, il a poursuivi en indiquant que « c’est cela qui doit être notre devoir, notre préoccupation première, il nous faut privilégier l’islam avant de nous préoccuper des « tarikhas » ou confessions, car de la survie de l’islam, dépendent celle de nos différentes confessions. Il nous faut nous engager et nous impliquer davantage pour la sauvegarde de l’islam, dans sa dimension et sa démarche, du fait de la multiplicité des obstacles ».

Mamadou DIEYE

MOSQUEE OMARIENNE : L’IMAM PRIE POUR UNE PRÉSIDENTIELLE APAISÉE
Mosquee Omarienne K18L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a prié, hier, pour une prochaine présidentielle apaisée. Tout en invitant les politiques et candidats à préserver la paix, il a appelé les fidèles musulmans à s’ancrer dans la droiture et la perpétuation des bonnes œuvres.

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a axé une bonne partie de son sermon d’hier sur la prochaine présidentielle. Il a d’emblée prié pour des « joutes apaisées » et un « climat serein pour le Sénégal ». Pour lui, ce moment de « hautes tensions politiques » ne devrait pas amener les politiques à « attiser un feu et à remettre en question la paix que tout le monde nous envie et que nous devons préserver à toute épreuve ». « Les politiques devront, le moment venu, se concentrer sur l’essentiel, à savoir, leurs programmes et projets de société, et surtout savoir raison garder par rapport à la conquête du pouvoir qui est une émanation divine. Quiconque s’en voit gratifié à l’issue de l’élection doit savoir qu’il lui sera demandé de rendre compte par rapport à sa gestion eu égard à la grande responsabilité qui pèse sur lui », a prévenu Thierno Seydou Nourou Mountaga devant une nombreuse assistance qui a pris d’assaut la mosquée omarienne très tôt le matin. Il a invité les électeurs à choisir en « toute vérité », en mettant l’accent sur la capacité du choisi à bien « conduire les destinées du peuple » et non pas sur la base d’« intérêts partisans ».

L’imam a insisté pour que les politiques dissertent de « questions qu’ils maîtrisent », comme pour coller à l’actualité récente. Mettre l’accent sur la politique et non pas sur Dieu ou son prophète. Le guide religieux a regretté les « insultes qui fusent sur les réseaux sociaux » et l’absence de « respect dû aux aînés ». L’éducation serait une belle alternative contre de telles dérives. Mais aussi pour « cultiver la paix », selon l’imam. Il a mis en garde tous ceux qui « veulent saper la paix, de se méfier du feu qu’ils allumeront et qui va les encercler ».

Le guide religieux est également longuement revenu sur le sens de la fête et la portée de ce jour qui voit le Seigneur élever et récompenser ses serviteurs pour avoir jeûné le mois. Il a, d’ailleurs, appris qu’en ce jour, les « anges sont heureux de voir les fidèles musulmans converger vers les lieux de prière ». La fête ne devrait nullement être comprise comme un « moment de distractions, mais une continuité dans l’adoration divine ». Il s’agit, pour l’imam, de continuer le combat contre « Satan et de parachever une victoire sur lui ». Il a exhorté les disciplines à multiplier les « bonnes actions » pour être dans les grâces divines. Ainsi, le gain de jours de jeûne complémentaires après le mois de Ramadan est une année de jeûne, a souligné l’imam. Aussi, les croyants doivent-ils s’attacher à aider les pauvres, perpétuer les bonnes actions, rendre visite aux malades.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

YOFF-DIAMALAYE : MAME LIBASSE LAYE PRÊCHE UN RETOUR AUX PRÉCEPTES DE L’ISLAM
Layennes K18La communauté layène a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr, hier, à Yoff, à l’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye, noire de fidèles vêtus en blanc.

L’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye est littéralement envahie. Les chants à l’honneur du Prophète Mohammed (Psl) sont repris en chœur par des fidèles assis sur le sable fin. Sur ce site, où l’écrasante majorité des fidèles est dans une tenue blanche, la ferveur religieuse est contagieuse. Les fidèles sont venus de Ouakam, Yeumbeul, Diamalaye, Cambérène, Ngor, Malika… pour célébrer la fête marquant la fin du mois de Ramadan.

Après 9 heures 30 mn, une foule de talibés accompagnent l’imam dans la prière des deux « rakkas ». Par la suite, Mame Libasse Laye a revisité une partie de la vie et de l’œuvre de Seydina Limamou Laye. Son séjour à l’île de Gorée a été évoqué pour montrer la dimension exceptionnelle du fondateur de la communauté des layènes. « Lorsque les Blancs ont interné Seydina Limamou Laye à Gorée, il eut un tel vacarme que les prêtres vinrent demander aux responsables de l’administration coloniale de le libérer. Le bateau qui devrait le transporter n’avait pas pu quitter Gorée », a rapporté Mame Libasse Laye. L’escale de Gorée sur la route des forêts tropicales est riche en enseignements. Le fondateur de la communauté layène a été interné le 14 septembre 1887 à Gorée. Il y passa 3 mois. L’échec de sa déportation est interprété comme la victoire de la puissance divine sur le pouvoir éphémère des hommes.

La dimension exceptionnelle de l’homme a été au centre de son sermon. Le guide spirituel, a-t-il rappelé, avait fait de la diffusion des enseignements de Dieu sa priorité. « Un musulman doit toujours souhaiter du bien à son prochain. Nous devons entretenir des relations de fraternité et d’amitié  », a insisté le religieux. L’amour du prochain, la solidarité, l’entraide, la crainte envers le Créateur sont, entre autres, les valeurs qu’un bon musulman doit incarner, a-t-il dit. « Les problèmes de la vie sur terre ne doivent pas nous détourner de l’essentiel. Nous devons faire plus d’efforts pour se conformer aux recommandations de Dieu et de son Envoyé Mohammed (Psl) », a exhorté Mame Libasse Laye.

L’autre point de son sermon est lié à l’interprétation des textes religieux. A son avis, cet exercice doit être fondé sur la connaissance avérée et solide des versets du Coran. Pour le guide, l’erreur à éviter, c’est le subjectivisme. « Nous devons avoir plus de temps à consacrer à la recherche de connaissances. De nos jours, les difficultés de la vie nous poussent souvent à nous détourner des choses essentielles », a constaté, pour le regretter, Mame Libasse Laye.

Idrissa SANE

IMAM CHEIKH DIALLO DU NORD DE SAINT-LOUIS : « L’ISLAM EST LA RELIGION DE L’ÉQUILIBRE »
Imam Diallo NdarL’imam Cheikh Diallo de la grande mosquée de l’île de Saint-Louis a axé, hier, son sermon de l’Aïd-el-fitr sur la pratique islamique, précisant que le Ramadan est un exercice pour tout musulman qui veut se purifier, se repentir, s’amender et se remettre définitivement sur le droit chemin. Pour lui, après un mois d’abstinence et de dévotions, il n’est plus question pour le musulman de renouer avec le mal, les péchés et autres pratiques malsaines qui l’éloignent de Dieu.

L’imam de la Pointe Nord de Saint-Louis a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre la recherche effrénée du plaisir. « Il faut éviter de mener un train de vie mondain tout en sachant que la vie sur terre est éphémère, qu’on doit s’abstenir d’accumuler des biens illicites, de dépenser de l’argent mal acquis, de minimiser et de sous-estimer son prochain, etc. », a-t-il invité. Car, a souligné le religieux, l’Islam est la religion de l’équilibre.

A ce propos, il a fustigé le comportement de certains musulmans qui commettent des péchés en douce pour ensuite être vénéré dans la rue. Mais aussi ceux « qui divisent des familles entières par des calomnies et autres paroles qui ne font que disloquer des couples et détruire des liens de parenté entre concitoyens ».

L’imam Cheikh Diallo a donc invité les fidèles à s’inspirer du comportement exemplaire des compagnons du Prophète Mohammed (Psl) qui entretenaient des relations sincères et loyales, basées sur l’honnêteté, la modestie, l’humilité, la piété, la tempérance, l’altruisme, la mystique du travail bien fait et la solidarité sans ostentation.

De l’avis du guide spirituel du Nord de l’île de Saint-Louis, le musulman doit apprendre à vivre dans la pauvreté et la dignité, tout en sachant que la maladie et la mort interviennent toujours au moment où l’on s’y attend le moins.

La nécessité absolue d’aider les voisins sur tous les plans et à tous les niveaux, d’être indulgent, tolérant, disponible et très généreux envers ses parents et tous ceux qui ont des liens de parenté avec la famille, etc., figure en bonne place dans son sermon.

L’imam a également invité les fidèles musulmans à éviter de faire la différence entre les riches et les pauvres et à se rappeler que rien n’est éternel. « Tout est éphémère et tout individu peut subir de profondes mutations à n’importe quel moment », a-t-il lancé.

S’adressant aux femmes, il leur a demandé de ne pas exiger des biens matériels à leurs époux pour rester dans le ménage. Pour lui, « elles doivent se soumettre à la volonté de leurs maris sans conditions ».

De même, il a laissé entendre que les hommes doivent s’évertuer à entretenir correctement leurs épouses. Les fidèles musulmans de Saint-Louis ont mis à profit cette grande fête de l’Islam pour aller se recueillir dans les cimetières, effectuer des ziarras et renouveler leur acte d’allégeance auprès des chefs religieux et autres guides spirituels.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

MBOUR : LA BONNE GOUVERNANCE ET LE RESPECT DES INSTITUTIONS AU CŒUR DU SERMON
L’Imam ratib de Mbour, Papa Ibrahima Faye, qui dirigeait la prière d’Aïd-el-fitr au quartier Santessou, a invité, vendredi, les autorités à promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.

Rappelant le sens et l’importance de cette fête qui marque la fin du ramadan, mois de pénitence, de pardon et de concession auprès de Dieu, Papa Ibrahima Faye a invité les fidèles musulmans à rendre grâce à Dieu pour les bienfaits que procure le mois de ramadan. Il a, néanmoins, dénoncé l’insolence de certains Sénégalais, l’hypocrisie, l’escroquerie, le mensonge, le vol, les insultes et les propos injurieux, les balivernes, ainsi que les discours incendiaires de certains hommes politiques dans l’espace public.

Pour lui, un bon musulman, bref un citoyen modèle, doit éviter de dire du mal de son prochain et doit nécessairement cultiver la paix autour de lui. Il faut, selon Imam Faye, instaurer la solidarité, l’entraide et le respect mutuel. « Il faut que les plus nantis soutiennent les démunis qui, eux-aussi, doivent accepter le sort que Dieu leur a réservé’’, a-t-il indiqué.

Saluant l’effort des autorités administratives et locales, Papa Ibrahima Faye les a invitées à penser davantage aux populations, en s’occupant « convenablement et entièrement » de leurs besoins et autres préoccupations.

Il a également insisté sur le respect mutuel qui doit prévaloir dans les relations humaines et sur le comportement que doit avoir un bon citoyen, et que l’individu doit être un citoyen modèle, respectueux de l’ensemble des institutions et des autorités et même de toutes les populations, sans aucune distinction.

« Il faut toujours, en tout temps et en tous lieux, prôner la bonne parole, avoir du respect pour son prochain, tout en ayant du respect et de la considération pour les autorités qui, elles-aussi, doivent privilégier le dialogue, la concertation et le pardon, tout en impliquant les citoyens dans la prise de décisions les concernant », a insisté l’Imam ratib de Mbour.

Selon lui, le président de la République n’est pas n’importe quel individu et doit donc être respecté, soutenu, accompagné, vénéré. « Nous constatons, de plus en plus, une indiscipline notoire chez certains sénégalais, surtout à l’endroit des autorités et des institutions de la République. Il faut que cela cesse dans ce pays », a déclaré Papa Ibrahima Faye.

Le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, après avoir rendu grâce à Dieu de lui avoir donné l’occasion de fêter l’Aïd-el-fitr, a remercié tous les musulmans et les citoyens qui l’accompagnent nuit et jour dans sa mission.

« L’imam nous a rappelé le respect que tout citoyen doit avoir à l’endroit des autorités, particulièrement pour le chef de l’Etat. Ce respect, c’est un principe sacro-saint pour la bonne marche d’une République, d’une Nation, mais aussi d’une éducation de la citoyenneté pour la culture citoyenne.

Nous devons tout faire pour que ce respect soit instauré chez les populations », a conclu le préfet de Mbour.

Amath Sigui NDIAYE

TAMBACOUNDA : LA CONCERTATION NATIONALE SUR LE PÉTROLE ET LE GAZ SALUÉE
Tamba K18C’est sous le signe de l’unité, de la concorde et de la communion que Tambacounda a célébré la fête de la Korité. En présence de Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, l’imam ratib Thierno Souleymane Agne a formulé d’ardentes prières pour la réussite des initiatives du président de la République, Macky Sall, pour l’épanouissement des Sénégalais comme la concertation nationale pour bâtir un Sénégal émergent qui prend en compte le devenir des générations futures.

C’est sous un soleil ardent qui précède la première pluie à Tambacounda que l’iman Thierno Souleymane Agne a dirigé la prière de l’Aïd-el-fitr à la place mythique de Salikégné, au cœur de la ville de Tambacounda. Il a été noté le même élan d’unité dans la trentaine de lieux de prières de la commune. L’imam Agne a saisi l’occasion pour louer le Miséricordieux qui a demandé aux fidèles d’observer ce mois de pénitence et de pardon que Lui-même a couvert de sa grâce. L’imam a fustigé les contre-valeurs comme le mensonge et la trahison et exhorté au respect de la parole. A ce titre, il loué les avancées significatives à l’actif des autorités sous la houlette du Président Macky Sall. Après avoir mis l’accent sur la zakat, la charité et l’entraide, le guide religieux a prié pour un bon hivernage.

Dans sa lecture du sermon, le ministre Sidiki Kaba a, lui, prôné la dignité et l’éthique, pour que règne la culture de confiance, et que les fidèles évitent le mensonge et la trahison. La trahison casse la confiance entre les individus et les familles, dit-il. C’est dans ce cadre que M. Kaba a prié pour un hivernage qui apporte le bonheur, mais aussi pour des élections apaisées. Le ministre a également prié le bon Dieu d’accepter les dévotions et d’agréer les vœux. Au cours de la visite traditionnelle des chefs religieux, il a demandé des prières pour un bon hivernage et des élections calmes, transparentes et sereines. Il a aussi demandé des prières pour le Sénégal et le Président Macky Sall qui, selon lui, a « ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays » et qu’il puisse parvenir à son « ambition légitime de parachever son travail pour le pays dans la paix et la concorde nationale ». « Le Président est un homme ouvert, un homme de dialogue qui vient de réussir une concertation nationale où toutes la diversité religieuse, politique, sociale et sociologique a pris part », a souligné le ministre.

Pape Demba SIDIBE

KOLDA : PRIÈRES POUR LA PAIX ET LA CONCORDE NATIONALE
Kolda K18La fête de la Korité, communément appelée l’Aid-el-Fitr, a été célébrée hier, à Kolda, à l’instar des autres régions du pays.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles musulmans, revêtus de leurs plus beaux boubous, ont convergé par petits groupes vers les lieux de culte pour accomplir leur devoir religieux. A la Grande mosquée de Kolda, la prière a été dirigée par l’imam ratib Thierno Alhassane Tall qui a rappelé, dans son sermon, le sens de la fête qui marque la fin d’un mois d’abstinence et d’adoration pour les musulmans. Il est revenu sur l’importance de la zakat, le respect de l’autorité temporelle, la solidarité, l’entraide, l’amour du prochain et le pardon, comme le recommande le prophète Mouhamadou (Psl). Il a, par ailleurs, demandé aux musulmans de vouer un culte exclusif à Dieu, de s’aimer les uns les autres, de s’ordonner mutuellement de faire le bien et de bannir le blâmable et d’avoir l’amour du travail bien fait. Il les a mis en garde contre l’hypocrisie, le mensonge, le gaspillage et la diffusion de fausses nouvelles qui sont malheureusement, très répandues, selon lui, en ce moment, dans notre pays. Thierno Alhassane Tall a ensuite formulé des prières pour le président de la République et l’a remercié pour la réhabilitation de la Grande mosquée de Kolda qui est en cours. Il a cité un verset du Coran pour illustrer les immenses récompenses promises par le Tout-Puissant à tous ceux qui construisent des lieux de culte pour les musulmans. « Celui qui construit une mosquée pour Dieu, Dieu lui construira plusieurs palais dans son paradis. Nous prions également pour le succès du projet d’exploitation des ressources pétrolières et gazières initié par le président de la République. Nous souhaitons que ce projet nous apporte la paix, la prospérité, la concorde nationale, le bonheur et la richesse pour combattre la pauvreté », a déclaré l’imam ratib de Kolda.

Le président de la République était représenté à cette prière par le gouverneur de Kolda, Ousmane Kane, qui conduisait une forte délégation composée des autorités administratives et locales, des chefs de services réginaux, des commandants de la zone militaire numéro 6 et de la gendarmerie ainsi que du commissariat urbain. « Nous sommes très satisfaits du prêche de l’imam ratib qui a eu à rappeler tous les efforts consentis par le président de la République pour accompagner les familles religieuses », s’est réjoui le gouverneur.

Mamadou Aliou DIALLO


FATICK : L’IMAM RATIB PRIE POUR UNE PAIX DURABLE EN CASAMANCE
Fatick K18L’Aïd-el-Fitr ou Korité a été célébrée, hier, à Fatick, à l’unisson. De nombreux fidèles ont pris d’assaut les différents sites de culte. Particulièrement à la grande mosquée de Peulgha qui a abrité la prière de deux rakas dirigée par l’imam ratib Mouhamadou Mbengue, en présence du gouverneur de la région, Souleymane Ciss, à la tête d’une forte délégation.

L’imam Mouhamadou Mbengue a saisi l’occasion pour formuler des prières pour une paix définitive et durable en Casamance. « Je prie le bon Dieu pour que la paix définitive revienne en Casamance », a-t-il déclaré après son sermon qui a suivi la prière des deux rakas marquant la fin du mois béni de Ramadan. L’imam ratib de Fatick a également prié pour un Sénégal de paix, de stabilité et de sérénité.

Dans son sermon, l’imam Mouhamadou Mbengue a beaucoup insisté sur « le mensonge », devenu, selon lui, « de nos jours très courant au sein de la société sénégalaise ». « Il convient de le bannir car, ce que les gens ne savent pas, c’est que le mensonge est plus grave même que l’adultère. C’est pourquoi j’invite les musulmans à avoir le culte de la vérité et traduire celle-ci en actes afin de bénéficier des bienfaits de Dieu le Tout-Puissant et de son prophète Mohamad (Psl) », a-t-il recommandé.  L’imam Mouhamadou Mbengue est revenu sur le sens du Ramadan et surtout l’importance et les bienfaits de la zakat dont le musulman doit sacrifier à la tradition telle que prescrite par l’islam car elle permet d’effacer ses pêchés.

Pendant ce temps, à la mosquée de Daral, le nouvel imam, Serigne Moustapha Diouf, a dénoncé les pertes de repères chez les musulmans à qui il a invité à un retour vers Dieu le Tout-Puissant et à son prophète Mohamad (Psl).

L’imam Moustapha Diouf, qui faisait son baptême de feu en dirigeant la prière des deux rakas à la place de Alpha Bâ qui officie dans la nouvelle mosquée du quartier dit Emetteur, après être revenu sur l’importance du carême musulman, a invité les enseignants et les agents de santé à avoir foi en Dieu et respecter leurs engagements à servir le peuple sénégalais en cessant les grèves répétitives. Dans un autre registre, l’imam Diouf a insisté sur l’urgence de mener une lutte contre les vols de bétail devenus récurrents à Fatick. Aussi, a-t-il invité les forces de sécurité à renforcer leur dispositif afin de traquer les malfaiteurs et éviter que les populations se fassent justice elles-mêmes.

Mohamadou SAGNE

ZIGUINCHOR : CHÉRIF ISMAÏLA AÏDARA APPELLE AU RESPECT DES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE
La communauté musulmane de Ziguinchor a célébré la fête de l’Aid-el-Fitr, hier, dans l’unité. L’imam ratib Chérif Ismaïla Aïdara a saisi cette occasion pour appeler au respect des institutions de la République.

L'imam ratib  Chérif Ismaïla Aïdara, qui a dirigé la prière à la Grande mosquée de Boucotte, a d’abord rappelé à ses coreligionnaires les enseignements de l’islam, le bon comportement du musulman par rapport à sa religion et les valeurs qui doivent le caractériser, notamment la solidarité, le partage, l’entraide et le respect de l’autre. Ensuite, l’imam ratib a dénoncé le laisser-aller et l’insubordination qui existent un peu partout au Sénégal, estimant que chacun n’en fait qu’à sa tête et ne respecte personne. Il a invité les fidèles à une introspection et plaidé pour la restauration de l’Etat. Par ailleurs, le guide religieux a insisté sur le respect des institutions de la République par tous les citoyens, particulièrement les musulmans, les autorités étatiques et politiques. Il a exhorté tous à opérer un retour vers Dieu et à ne jamais oublier que tout privilège et autre prérogative que l’on a ici-bas relèvent de la volonté divine. Le guide religieux a enfin prié pour la paix au Sénégal, surtout en Casamance.

Quant au gouverneur de la région, Guédj Diouf, il a invité les uns et les autres à s’approprier ce sermon, soulignant que les institutions de la République sont sacrées et que leur respect par tous est une nécessité pour la stabilité de la Nation.

El Hadj Moussa SADIO

L’imam de la Grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samba, a exhorté, vendredi, le président Macky Sall à ’’privilégier le dialogue et la concertation’’ avec la classe politique.

Dans son sermon après la prière de l’Aïd El Fitr, l’imam Alioune Moussa Samb a demandé, au chef de l’Etat, en wolof, de ’’privilégier le dialogue et la concertation’’.

Pour l’imam Samb, le chef de l’Etat doit dialoguer avec l’opposition, même si ’’le dernier mot’’ lui revient au moment de prendre une décision.

Il a exhorté les parents à s’occuper de l’éducation et de la formation de leurs enfants.

L’imam Alioune Moussa Samb a aussi demandé aux étudiants d’être ’’plus endurants dans leur quête du savoir’’. Selon lui, l’Etat ’’ne peut pas’’ tout régler et les difficultés ne manqueront pas.

L’imam de la Grande mosquée a plaidé pour le renforcement de l’éducation civique dans les écoles.

La Korité, fête marquant la fin du jeûne musulman, est célébrée par la majorité des musulmans ce vendredi au Sénégal, le croissant lunaire ayant été aperçu dans plusieurs localités du pays jeudi.

La communauté musulmane sénégalaise peinait à célébrer en même temps la Korité depuis quelques années, les différentes obédiences ne parvenant pas s’accorder sur l’apparition ou non du croissant lunaire.

Le président de la République, Macky Sall, a assisté à la prière à la Grande mosquée de Dakar. Plusieurs membres du gouvernement, le Grand Serigne de Dakar Abdoulaye Makhtar Diop, le maire de Dakar-Plateau Alioune Ndoye, entre autres étaient présents.

Source : APS

La Korité, fête marquant la fin du jeûne musulman, sera célébrée vendredi au Sénégal, le croissant lunaire ayant été aperçu dans plusieurs localités du pays, annonce la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC).

Dans une déclaration rendue publique jeudi soir, le président de la CONACOC, Ahmed Iyane Thiam, a dit que les membres de la commission avaient reçu des appels de plusieurs localités du Sénégal faisant état de l’apparition du croissant lunaire.

L’apparition de la lune a été notamment attestée par des imams et des correspondants de la CONACOC, dans la région de Tambacounda notamment, a rapporté Ahmed Iyane Thiam.

Sur cette base, la CONACOC, conformément aux prescriptions islamiques, appelle les musulmans à rompre leur jeune et à célébrer la Korité vendredi, a indiqué Ahmed Iyane Thiam.

La communauté musulmane sénégalaise peinait à célébrer en même temps la Korité depuis quelques années, les différentes obédiences ne parvenant pas à s’accorder sur l’apparition ou non du croissant lunaire.

Une grande partie des musulmans du Sénégal avait démarré le ramadan le 17 mai dernier, après l’annonce de l’apparition de la nouvelle lune par la Commission nationale de concertation sur le croissant dans plusieurs localités du pays.

Mais certains fidèles regroupés au sein de la Coordination des musulmans de Dakar (CMD) avaient entamé déjà entamé le jeûne la veille, s’alignant sur la Mauritanie, le Maroc et le Mali.

Source : APS

La fête de l’Aid el Fitr ou « Korité » sera célébrée ce vendredi 15 juin. C’est du moins ce qu’avance l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (Aspa). Celle-ci, dirigée par Maram Kairé, a, dans un communiqué, invité les différentes commissions d’observation du croissant lunaire à exploiter les données astronomiques fournies pour célébrer cette fête religieuse à l’unisson.

Le responsable de l’Aspa, Maram Kairé, a avancé des arguments techniques pour renseigner sur l’apparition du croissant lunaire qui va mettre fin à un mois de jeun. Selon ses explications, la lune ne sera visible qu’à partir de ce jeudi 14 juin. Ce qui le pousse à dire que la communauté musulmane sénégalaise va, comme beaucoup d’autres pays musulmans, célébrer, demain, la fête de l’Aid el Fitr. Dans ledit document daté du 8 juin dernier, il est indiqué que « la conjonction, qui correspond au moment précis où la lune se trouve entre le soleil et la terre, aura lieu le mercredi 13 juin, à 19h 44mn 24s Gmt ».

Selon le même texte, ce moment marque la fin d’un tour de la lune autour de la terre et le début d’un nouveau tour. Cela se produira après le coucher du soleil prévu à 19h39 et rendra impossible toute observation du croissant lunaire ce jour. Un argument qu’il a encore brandi, hier, sur les ondes d’une radio privée. « Il sera possible, ce jeudi 14 juin, de voir la lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité couvrira l’ensemble des pays d’Afrique où le ciel est dégagé. La lune se couchera à 20h31, soit 52mn après le soleil couché à 19h39. Ce qui est largement suffisant, avec un ciel dégagé, pour apercevoir le croissant correspondant à 1,58% de surface éclairée », a-t-il soutenu.

Il est aussi souligné que « le croissant du vendredi 15 juin, qui sera âgé de 2 jours, se couchera à 21h33, soit 2h après le coucher du soleil ». « Ce qui est impossible pour un premier croissant de lune. » D’après lui, « il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au-dessus de là où le soleil se couche ». Voilà autant d’informations astronomiques qui devront aider les commissions d’observations, à savoir la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Cncll) et la Commission d’observation du croissant lunaire (Cocl) créée par la Coordination des musulmans de Dakar, à parler d’une seule et même voix et permettre à la communauté musulmane de célébrer les fêtes religieuses à l’unisson.

Cette approche devra permettra de faire taire les divergences souvent notées dans l’observation du croissant lunaire, une pomme de discorde entre communautés musulmanes du Sénégal et d’ailleurs. Pourtant, une utilisation à bon escient des informations astronomiques et scientifiques fournies par l’Aspa pourrait toujours nous valoir une célébration commune, pour les fêtes religieuses musulmanes.

Matel BOCOUM

III - OUTHMANE IBN AFFAN

6- L’ultime déclaration du calife
Au fur et à mesure que les conquêtes se succédaient et que les richesses augmentaient, les comportements changeaient. Une nouvelle classe sociale apparut, dominée par la course aux biens et au pouvoir. Ses membres devinrent de plus en plus nombreux et s’écartaient progressivement des enseignements de l'Islam. Ils soumettaient les représentants du Calife au chantage et, en cas d’échec dans leurs démarches, ils remettaient en cause leurs compétences.

La politique de souplesse, prônée par le Chef suprême de la Communauté, se révéla contre-productive, en faisant émerger des groupes de contestataires qui finirent par s'en prendre à lui et se coaliser pour venir l'assiéger à Médine. Abdoullah ibn Sabâ, un juif qui clamait son appartenance à l’Islam, se particularisa par ses actions subversives, au point d’appeler les gens à destituer Uthmane et à le remplacer par Ali ibn Abi Talib. A cette époque, certains reprochaient au Calife, de s’être fié à ses proches parents, en les nommant à de hautes responsabilités et en écartant les Compagnons du Prophète, de son cercle de conseillers privilégiés.

Le Calife, après avoir usé de tous les moyens disponibles pour convaincre les populations révoltées, dépêcha l'honorable Abdallah ibn Abbas à La Mecque pour lire aux pèlerins, cette importante déclaration :

« Au Nom d'Allah, Le Clément, Le Miséricordieux

De la part du Serviteur d'Allah, Outhmane, le Commandeur des croyants.

Salut à tous. Je loue Allah en dehors duquel il n'y a aucune autre divinité. Cela dit, je rappelle à votre souvenir Allah Le Puissant et Majestueux qui nous a tous comblés du bienfait que représente l'Islam, vous a sortis de l'égarement, sauvés de la mécréance, administrés des preuves éclatantes, accordés une large subsistance, faits triompher de l'ennemi et largement couverts de bienfaits.

Certes Allah dit -et Sa parole est la Vérité- : « Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés, et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés. Que soit issue de vous, une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment. » (Coran, Al-Imrân, La Famille d’Imran : 102-105)

Allah Le Puissant et Majestueux dit -et Sa parole est la Vérité- : « Et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, ainsi que l’alliance qu’Il a conclue avec vous, quand vous avez dit : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et craignez Allah. Car Allah connaît parfaitement le contenu des cœurs. » (Al-Mâ’idah, La Table servie, 5:7)

Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. Et sachez que le Messager d’Allah est parmi vous. S’il vous obéissait dans maintes affaires, vous seriez en difficulté. Mais Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les bien dirigés. » (Al-Hujurât, Les Appartements, 49:6-7).

Le Puissant et Majestueux dit : « Ceux qui vendent à vil prix leur engagement avec Allah ainsi que leurs serments, n’auront aucune part dans l’au-delà, et Allah ne leur parlera pas, ni les regardera, au Jour de la Résurrection, ni ne les purifiera ; et ils auront un châtiment douloureux. » (Al-Imrân, 3:77)

Et Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Craignez Allah donc, autant que vous pouvez, écoutez, obéissez et faites largesses. Ce sera un bien pour vous. Et quiconque a été protégé contre sa propre avidité... ceux-là sont ceux qui réussissent.» (At-Tagâbun, La grande perte, 64 :16)

Et Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Soyez fidèles au pacte d’Allah après l’avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant [de votre bonne foi]. Vraiment Allah sait ce que vous faites ! Et ne faites pas comme celle qui défaisait brin par brin sa quenouille après l’avoir solidement filée, en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, du fait que (vous avez trouvé) une communauté plus forte et plus nombreuse que l’autre. Allah ne fait, par là, que vous éprouvez. Et, certes, Il vous montrera clairement, au Jour de la Résurrection, ce sur quoi vous vous opposiez. Si Allah avait voulu, Il aurait certes fait de vous une seule communauté. Mais Il égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes, interrogés sur ce que vous faisiez. Et ne prenez pas vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, sinon [vos] pas glisseront après avoir été fermes, et vous goûterez le malheur pour avoir barré le sentier d’Allah. Et vous subirez un châtiment terrible. Et ne vendez pas à vil prix le pacte d’Allah. Ce qui se trouve auprès d’Allah est meilleur pour vous, si vous saviez ! Tout ce que vous possédez s’épuisera, tandis que ce qui est auprès d’Allah durera. Et Nous récompenserons ceux qui ont été constants en fonction du meilleur de ce qu’ils faisaient. Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. » (An-Nahl, Les Abeilles, 16:91-97)

Et Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation. » (An-Nisâ, Les Femmes, 4:59)

Et Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. » (An-Nûr, La Lumière, 24:55)

Et Il dit -et Sa parole est la Vérité- : « Ceux qui te prêtent serment d’allégeance ne font que prêter serment à Allah : la Main d’Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu’à son propre détriment ; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. » (Al-Fath, La Victoire éclatante, 48:10).

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

Mobiliser la Ummah islamique autour de la question palestinienne. C’est à cette fin que travaille la Campagne sénégalaise pour la défense d’Al Qods et de la Palestine qui vient de célébrer la journée mondiale de Jérusalem.

« Le statut de la ville d’Al Qods dans les trois religions révélées : le judaïsme, le christianisme, l’islam, du point de vue du droit international. » C’est autour de ce thème que la Campagne sénégalaise pour la défense du peuple palestinien a célébré la journée mondiale d’Al Qods (Jérusalem) au Sénégal. Devant une forte délégation diplomatique arabe, des universitaires, des représentants de guides religieux et des membres de la communauté palestinienne basée à Dakar, le secrétaire général de ce mouvement de soutien au peuple de la Palestine, Chérif Mballo, a dénoncé les nombreux massacres commis sur des manifestants civils dont le seul tort est de vouloir défendre leurs droits.

« Depuis 1948, il y a une violation flagrante du droit international envers le peuple palestinien », a fustigé M. Mballo qui en a ensuite tiré « une situation lourde de conséquences pour la paix mondiale ». Il a estimé que « c’est un devoir, pour la Ummah islamique, d’adopter une position franche et tranchante qui remet en cause les traités de capitulation imposés aux musulmans qui doutent encore de la capacité de leur religion à résoudre les problèmes qui se posent au monde ». D’où son appel à l’unité du monde musulman. «Unissons-nous, conformément à l’esprit de sacrifice et de solidarité de la sainte histoire de l’humanité. Mobilisons tous les moyens du monde islamique pouvant nous permettre de résoudre définitivement ce mal qui n’a que trop duré », a-t-il laissé entendre. A son avis, c’est à ce prix que l’honneur et la dignité des musulmans seront restaurés et préservés.

Pour l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleh Barrada, cette situation inquiétante et gravissime que traversent la Palestine et son peuple sans défense interpelle la conscience de la communauté internationale. C’est pour ces raisons qu’il a préconisé « une protection appropriée pour faire face aux nombreuses violations des droits humains internationaux ».

Tata SANE

Réunis autour du gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, les chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée ont planché, hier, sur la sécurisation et la numérisation des titres de transport et des plaques minéralogiques.

Au cours de la réunion spéciale du Comité régional de développement (Crd), le directeur national des Transports terrestres, Cheikh Oumar Gaye, a présenté un important projet de modernisation de la gouvernance des titres de transport, qui permettra à l’Etat d’avoir une meilleure lisibilité dans le secteur des transports terrestres, gangréné par des actes frauduleux, de sécuriser les automobilistes dans leur propriété, etc. Ainsi, a-t-il précisé, l’Etat du Sénégal, ayant comme priorité le bien-être des citoyens, a mis en place un produit innovant et sécurisé pour une sérénité sur les routes, dénommé « Capp Karangë (Cartes grises, autorisations plaques, permis de conduire).

Selon M. Gaye, Gemalto/Sénégal, qui a gagné l’Appel d’offre international, a une concession de 10 ans pour enregistrer les demandes de titres de transport ainsi que les plaques d’immatriculation, les produire et les distribuer aux citoyens. Ils opèrent et forment, pendant 10 ans, les agents de la Direction des transports terrestres, associés à la mise en œuvre de ce projet. Ensuite, toute la concession est cédée au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Ce projet, qui sera lancé officiellement au mois de juillet 2018, a-t-il souligné, est un outil au service d’un cercle vertueux, circonscrit autour de la production et de la distribution de titres infalsifiables, de l’aide au contrôle des forces de police, de la maîtrise du parc de véhicules roulants, du changement de comportement des conducteurs, de la diminution des accidents.

C’est un programme ambitieux de l’Etat, qui permettra d’œuvrer pour un parc automobile rénové, une gestion de l’identité des détenteurs de permis de conduire, une lutte contre la fraude et une gestion rigoureuse des contraventions. Ceci, dans le souci d’avoir moins d’accidents au Sénégal et une route plus sûre. Le remplacement des titres de transport et des plaques d’immatriculation doit être fait par les usagers dans un délai objectif d’une année à partir de la date de lancement de ce programme.       

Mbagnick  Kharachi DIAGNE

 

Des entrepreneurs indiens, conduits par leur ambassadeur au Sénégal, Rajeev Kumar, ont partagé leur « ndogou » avec les pensionnaires de l’orphelinat « Daaray Serigne Saliou » situé aux Parcelles assainies.

Un « ndogou » copieux, avec au menu des plats indiens. C’est ce que l'ambassadeur de l'Inde au Sénégal a offert aux pensionnaires de l'orphelinat « Daaray Serigne Saliou » des Parcelles assainies. Rajeev Kumar, accompagné de son homologue malaisien, des représentants des ambassadeurs de Guinée-Bissau et de France à Dakar, a communié avec les orphelins, dans une belle ambiance. « L'année dernière, nous étions à l'Empire des enfants. Cette année, nous sommes ici pour magnifier ce que fait l’administratrice Mme Ndèye Awa Sadio pour les enfants », a dit Rajeev Kumar.

Selon lui, c’est pour soutenir cet orphelinat que des patrons d'entreprises indiennes présentes au Sénégal ont accepté de mettre la main à la poche. Ainsi, ont-ils remis une importante quantité de denrées alimentaires à Mme Sadio pour l’aider à nourrir les pensionnaires de l’orphelinat. Un geste apprécié à sa juste valeur par cette dame qui, dans une maison R+1, n’entretient pas moins de 75 enfants, dont des orphelins et autres bébés abandonnés ou issus de familles défavorisées. « Nous les prenons tous en charge. Les charges sont lourdes. Nous comptons sur la contribution de certaines bonnes volontés», a-t-elle fait savoir.

C’est en 2009 qu’elle a commencé à récupérer des orphelins et des enfants abandonnés et à les entretenir avec les moyens du bord. Aujourd’hui, la demande est très forte. « Les gens nous sollicitent de partout, mais les moyens ne suivent pas », a indiqué Mme Sadio qui a ouvert une école au rez-de-chaussée. « Nous avons toutes les sections du préscolaire et des classes qui vont du CI jusqu’au CE1. Ceux qui ont les moyens peuvent payer, mais ceux qui ne le peuvent pas sont acceptés », a-t-elle précisé.

Oumar FEDIOR

Faire découvrir aux détenus des possibilités infinies pour réussir leur vie. C’est l’un des objectifs que s’est fixé le service socio-éducatif du Camp pénal de Liberté 6 qui a profité du « ndogou » servi par la Police nationale aux pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction pour montrer les belles œuvres à mettre à l’actif de certains d’entre eux dont le vœu  est de se réinsérer socialement par l’apprentissage ou la pratique d’un métier.

Des détenus en mesure de se réinsérer socialement. Nombre d’entre eux en sont maintenant convaincus après la cérémonie de remise de denrées alimentaires aux pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) du Camp pénal organisée, hier, par la Police nationale. Un acte symbolique qui, selon la commissaire de Police, Mme Tabara Ndiaye, vise à témoigner une certaine solidarité aux personnes retenues dans les liens de la prévention. «Nous sommes là au nom de tous les policiers qui tiennent à vous montrer qu’ils ne vous oublient pas et que vous faites partie intégrante de la société», a-t-elle souligné, lors de ce moment important de partage. Occasion saisie pour plonger dans l’univers des détenus qui ont témoigné leur reconnaissance à l’Administration pénitentiaire et à la Police nationale pour cette attention bienveillante même si, ont-ils fait remarquer, des circonstances de la vie ont contribué à leur détention. «Nul ne peut infléchir le cours du destin», ont-ils rappelé.

Des hommes d’âge mûr, arrêtés pour divers délits, ont partagé, avec les visiteurs du jour, des injonctions islamiques et loué ce geste symbolique de la Police nationale. Ils venaient de clore une conférence religieuse sur «Les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba», animée par l’imam de la prison et un codétenu. Ils ont maîtrisé le sujet, à la satisfaction de l’assistance. «Nous saluons ce geste des policiers et remercions l’Administration pénitentiaire pour leurs efforts consentis au quotidien pour nous mettre à l’aise. Je suis le plus âgé dans cette Mac. Je dois avouer que la qualité des services s’est beaucoup améliorée. Et nous tenons à dire merci à tous », a dit un homme qui, à l’image de ses autres codétenus, est loin de vivre dans une détresse morale. En atteste la visite guidée. Dans la cour des métiers, des détenus exposent leurs créations : chaussures, objets d’art, meubles, etc.

En faisant éclore leur talent, ils sont en train de regarder la vie sous un angle meilleur. C’est comme s’ils sont chez eux et se reconstruisent  une nouvelle existence. «C’est l’effet recherché par notre service socio-éducatif dont le rôle est de leur inculquer ce sentiment de sécurité et de préparer leur réinsertion sociale. Nous luttons contre les effets de désocialisation et nous essayons également de maintenir les liens familiaux», a expliqué Mme Aminata Ndiaye, surveillante de prison principale de classe exceptionnelle.

Aussi, s’est-elle érigée contre ces clichés réducteurs qui font des prisons des lieux de maltraitance. En tout cas, dans la grande cour, des femmes sont aux fourneaux pour préparer les repas à servir à l’heure de la rupture du jeun. Elles sont au service de bienfaiteurs habitués à offrir des mets copieux aux détenus pendant le mois de Ramadan.

Pour le directeur du Camp pénal, Cheikh Dia, la belle symbiose entre la Police nationale et l’Administration pénitentiaire a permis générer de tels résultats. « Je souhaite que cette dynamique se consolide », a déclaré M. Dia, qui a également invité les uns et les autres à « ne pas perdre de vue que la prison est l’affaire de tous les citoyens ».

Matel BOCOUM

 

II - OMAR IBN AL-KHATTAB

6- Sa gestion des Finances de l’Etat
Les ressources de l’Etat s’accrurent considérablement, en relation avec la succession des conquêtes. Des biens de toutes sortes étaient envoyés à Médine et, au début de son califat, Omar Ibn Al-Khattab les redistribuait entièrement dès leur réception. Plus tard, il fit établir des registres spécifiques concernant notamment la Zakât, les impôts, les butins et les biens anonymes :

-    La Zakât (Aumône canonique) est un pilier fondamental de l’Islam, institué dès la deuxième année de l’exil à Médine, afin de créer un réseau de solidarité au sein de la Communauté et de permettre la juste redistribution des richesses, à un moment où la majeure partie de la population immigrée était composée de pauvres ou d’appauvris ayant été obligés de laisser leurs biens à La Mecque. Elle est prélevée sur les biens des riches, au profit notamment des pauvres et des démunis.

-    L’impôt foncier (kharâj) était déterminé en fonction du rendement des terres qui, dans la nouvelle politique agricole, appartenaient désormais à ceux qui les exploitaient. Un impôt, Jizyah, était exigé des habitants des territoires conquis, notamment ceux qui bénéficiaient de la protection des musulmans sans renoncer à leur religion. Il constituait une contribution aux charges de l’Etat, requise de ceux qui n’étaient pas assujettis à la Zakât.
-    Les butins comprenaient les biens pris aux ennemis. Etaient apportés au Calife, l’argent, les bijoux, les armes, les tissus, les tapis et les autres objets précieux.
-    Les biens anonymes correspondaient à ceux qui avaient été ramassés sur les champs de bataille ou ailleurs, et qui n’avaient pas été réclamés. Ils comptaient en outre les biens de défunts qui n’avaient pas d’héritiers.

Le Calife condamnait le gaspillage des ressources publiques et veillait à la rationalisation des dépenses de l’Etat, de manière à pouvoir augmenter les dons et les moyens de subsistance des populations. A cet égard et après avoir pris l’avis d’un groupe de Compagnons, il limita son traitement au strict nécessaire, nonobstant l’accroissement des richesses de l’Etat et en dépit de la cessation de ses activités commerciales dont il tirait ses revenus.

Outre les dépenses de souveraineté, à savoir les dépenses de défense et les fonds de réserve dont l’utilisation était laissée à la discrétion du Calife, furent prélevés des Caisses du Trésor public (Bayt al-Mâl), les salaires des fonctionnaires, les soldes des soldats ainsi que les traitements des Moufti (juristes), des Qâdî (juges), des Imams et du personnel administratif des mosquées. Les dépenses de souveraineté devaient servir à la satisfaction des différents besoins militaires, en particulier l’équipement de l’Armée, ainsi que de sécurité au sein de l’espace communautaire musulman.

En matière de sécurité sociale, les dépenses budgétaires couvraient le versement de pensions en faveur des personnes âgées, d’allocations aux anciens combattants, d’allocations aux nécessiteux parmi les gens du Livre ainsi que d’allocations familiales (instituées plus d’un millénaire avant l’Occident). Des concours étaient apportés à tous ceux qui en avaient besoin, notamment ceux qui avaient apporté un service à l’Islam. Ils étaient déterminés en tenant compte de l’ancienneté de la conversion à l’Islam, à la qualité des services rendus et/ou le degré de parenté avec le Messager d’Allah.

 


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