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Société & Faits divers (2814)

Le Khalife général de la famille tidiane de Bambilor, Thierno Amadou Bâ, a rencontré, avant-hier, à Ziguinchor, ses coreligionnaires et disciples de la tarîqa Tidjanyya pour renforcer leur foi afin que ces derniers puissent être des modèles. Par la même occasion, le guide religieux a appelé l’Etat, le Mfdc et les populations de la région méridionale du Sénégal à privilégier le dialogue à la place des armes pour que la paix revienne en Casamance de manière définitive et durable.

Le Khalife général de la famille Bâ de Bambilor, qui s’est réjoui « des efforts énormes » du président de la République Macky Sall dans le sens de ramener la paix, a néanmoins prié le chef de l’Etat de favoriser davantage la concertation plutôt que les armes. Il a soutenu que la paix ne s’installera en Casamance que par la voie du dialogue. « J’appelle donc toutes les autorités à se concerter, à discuter avec les populations et à sensibiliser ces dernières pour que la paix revienne dans la région sud de notre pays », a déclaré Thierno Amadou Bâ, réaffirmant les efforts du chef de l’Etat et du gouvernement pour le retour d’une paix définitive et durable dans cette partie méridionale du Sénégal. Il n’a pas manqué de déplorer la tuerie de la forêt de Bayotte (Ziguinchor).

Par ailleurs, le chef spirituel et temporel de tarîqa Tidjanyya de Bambilor a bien apprécié la décision du président de la République, qui a suspendu tous les permis de coupe de bois dans les forêts de la Casamance après le drame de la forêt de Bayotte. « Effectivement, c’est une très bonne chose, il appartient maintenant aux populations de s’y conformer et de sensibiliser leurs compatriotes pour que la paix puisse s’installer définitivement en Casamance », a fait remarquer Thierno Amadou Bâ.

En outre, le Khalife général de la famille Tidiane de Bambilor a souhaité que le gouvernement, et à sa tête le Chef de l’Etat, construise une voie ferroviaire en Casamance (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda) pour faciliter le transport des personnes et de leurs biens, notamment les produits et marchandises. Pour lui, « l’émergence du Sénégal que le président Macky Sall prône ne se fera pas sans l’essor de la Casamance ».

El H. M. SADIO  

Le massacre survenu le 6 janvier dernier dans la forêt de Bofa-Bayotte (arrondissement de Niassya) a provoqué émoi et consternation chez les retraités civils et militaires qui ont vivement condamné cette tragédie. Selon eux, toute mauvaise intention visant à saper l’unité nationale tant rêvée ne saurait prospérer parce qu’étant sur « une voie irréversible». C’est dans une correspondance adressée au président de la République que les membres de l’Association nationale des retraités civils et militaires (Anrcm/Fnr) ont fait part de leur peine  suite à ce regain de violence qui a rompu l’accalmie et la stabilité en cours dans la  partie sud du Sénégal. Aussi, en cette « douloureuse et triste circonstance », ils ont tenu à présenter leurs sincères condoléances aux familles des victimes et à toute la nation et prié pour le repos de leurs âmes et le rétablissement des blessés.

Toutefois cette « attaque odieuse et meurtrière de jeunes innocents par de lâches criminels doublés d’une mauvaise intention de saper l’unité nationale tant rêvée » ne saurait prospérer en ce sens qu’elle est sur « une voie irréversible », souligne le texte. Et pour les retraités civils et militaires, le mérite en revient au président de la République qui, depuis son avènement au pouvoir en 2012, « ne cesse d’œuvrer avec tact et diplomatie » pour le retour d’une paix définitive en Casamance. Ce faisant, ils disent exprimer leur « soutien » et leur « solidarité sans faille » au chef de l’Etat dans toutes ses entreprises « pour un Sénégal émergent dans l’union et la concorde ».

M. L. DIEYE

A l’appel de son bureau confédéral pour une marche nationale de sensibilisation sur le coût élevé de la vie au Sénégal, l’union régionale des syndicats de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), sous la houlette de son secrétaire général Amadou Camara, a battu le macadam sous un soleil de plomb hier à Ziguinchor.

A travers cette marche pacifique, la volonté des responsables de l’union régionale des syndicats Cnts était de présenter clairement aux autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et l’inspecteur du travail, la situation sociale qui prévaut dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. Leur leader Amadou Camara, qui s’en était chargé auprès du préfet du département de Ziguinchor, Ibra Fall, a révélé que le monde du travail est dans la tourmente à Ziguinchor, évoquant la dégradation continue du pouvoir d’achat des travailleurs, ainsi que la remise en cause permanente des droits et libertés syndicales. En conséquence, l’union régionale Cnts a réclamé un commissaire-priseur pour l’exécution des décisions de justice. Par ailleurs, le patron des syndicats Cnts de la région a déploré les violations graves dans les secteurs de l’éducation avec les écoles privées, du commerce, des industries alimentaires, de l’agriculture et du gardiennage « faute de convention collective ». Il n’a pas occulté le non-respect de la retraite à 60 ans, les licenciements abusifs, la généralisation des contrats à durée déterminée et les contrats de prestation de service dans la plupart des entreprises de la région.

Sur un autre registre, le secrétaire général de l’union régionale des syndicats Cnts a dénoncé les retards de salaires d’une partie du personnel de la chambre de commerce, le non-respect de la convention collective de l’enseignement privé par la direction du centre franco-arabe Thierno Marsassoum de Ziguinchor, le chômage technique auquel ont été envoyés les travailleurs d’Ikagel par « l’employeur sans concertation préalable avec les délégués du personnel ». De plus, Amadou Camara a condamné le fait que la direction de l’agence de sécurité du Sine Saloum basée à Ziguinchor fait fi de l’accord signé avec les travailleurs, déclarant être en règlement judiciaire depuis plus de 20 ans. En outre, M. Camara a souhaité l’application du décret relatif au nouveau statut du personnel de la santé et la mise en place d’une commission paritaire qui est demandée dans les meilleurs délais par le regroupement des chauffeurs et transporteurs de la région, « après l’expiration depuis 2014 du mandat du bureau de la gare routière de Ziguinchor ».

Un mémorandum contenant ces doléances a été remis au préfet Ibra Fall qui a assuré que le document sera transmis à qui de droit pour que des solutions puissent être apportées aux revendications des travailleurs de cette région.

El Hadj Moussa SADIO

Francis Szpiner est l’un des plus éminents avocats inscrits au Barreau de Paris, ancien membre du Conseil de l’Ordre, du Conseil national des Barreaux, de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme et membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer. Un des avocats de Me Abdoulaye Wade lorsque ce dernier était en difficulté avec le régime du Président Abdou Diouf en 1988, et de bien d’autres sommités du monde politique français. «Le Soleil» a profité de son bref séjour à Dakar pour solliciter ses éclairages sur l’affaire Khalifa Sall. Ce n’est pas parce qu’on juge quelqu’un qui est investi d’une fonction politique que c’est un procès politique, telle est la conviction de Me Szpiner.

Le procès de Khalifa Sall, dans l’affaire dite de la Caisse d’avance, attire toutes les attentions aujourd’hui. Selon vous, est-ce un procès réglementaire ?
Je ne me prononce pas sur les dossiers que je ne connais pas et j’invite d’ailleurs tout le monde à le faire. Mais, en revanche, ce que je sais, c’est que d’abord la justice sénégalaise est une justice indépendante. Je sais aussi que la justice sénégalaise est une justice qui assume ce qu’elle est puisque elle autorise les avocats étrangers, à commencer par les avocats français, à plaider devant elle. C’est une longue tradition. En 1988 je défendais déjà Abdoulaye Wade devant la Cour de Sureté de l’Etat. Et donc les avocats s’expriment avec une totale liberté de parole.

Ce procès est un procès public en correctionnelle. Donc des magistrats professionnels vont mener des débats que tout le monde pourra suivre. Et chacun pourra apprécier les éléments à charge et à décharge. Et puis, à l’issue de ce procès, les magistrats rendront une décision motivée. Je n’ai aucune raison de soupçonner la justice sénégalaise d’être instrumentalisée. Je lui fais totalement confiance.

Pensez-vous que les droits de Khalifa Sall sont respectés dans cette procédure ?
Ecoutez, j’ai vu qu’il a un certain nombre d’avocats, qu’il n’en manque pas. Que ces avocats multiplient les recours, ce qui est leur droit. Et donc, je ne vois pas en quoi on peut dire que la justice est bafouée. Pour moi c’est un procès normal. C’est une affaire de droit commun et, à l’issue de ce procès, la personne poursuivie sera relaxée ou condamnée, mais on saura pourquoi.

D’aucuns font état d’un procès politique, quelle appréciation faites-vous de cette considération?
Ce n’est pas parce qu’on juge quelqu’un qui est investi d’une fonction politique que c’est un procès politique. La question qui se posera c’est : est-ce que dans l’exercice de ses fonctions l’accusé a failli ou pas ? Et, s’il a failli, il sera condamné; et, s’il n’a pas failli, il sera relaxé. On ne peut pas, sous prétexte que l’on possède un mandat politique, se plaindre lorsqu’on est poursuivi en disant que c’est une affaire politique. C’est une accusation de droit commun de ce que j’ai compris, de détournement de fonds. Et en matière de détournement de fonds, c’est plutôt facile à établir ou à ne pas établir.

On a récemment assisté à la sortie de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui disait ainsi apporter son soutien à Khalifa Sall. Etes-vous favorable à une telle posture ?
Je ne trouve jamais judicieux, lorsqu’on est de la nationalité de l’ancienne puissance coloniale, de donner des leçons à un pays sur la manière dont sa justice est rendue. Je vous ai dit que pour moi, Monsieur Khalifa Sall était présumé innocent jusqu’à ce qu’une décision le condamnant intervienne. Mais, tant qu’une telle décision n’intervient pas, il est présumé innocent. Donc, je trouve toujours stupéfiant que ceux qui ne connaissant pas une procédure viennent expliquer que quelqu’un est coupable ou quelqu’un est victime d’une machination. Je pense que Mme Hidalgo aurait bien était inspirée de se taire. Et j’ajouterai que le fait d’être membre d’un Parti socialiste ne constitue pas une immunité en matière judiciaire. Qu’elle laisse la justice du Sénégal faire son travail.

Lors du procès, il a été refusé à la ville de Dakar sa qualité de partie civile alors que les avocats de Monsieur Khalifa Sall souhaitaient, eux aussi, la mise à l’écart de l’Etat dans cette affaire. Quelle est votre appréciation ?
Je me garderai bien de prendre position. Ce que je peux dire, ayant l’habitude de ce type d’affaires, c’est qu’en France, nous avons un système, qui je trouve, est juste. Quand on vous accuse de détournement dans votre mairie, il est rare que la mairie que vous dominez vienne vous poursuivre. Dans ce cas-là, nous avons instauré en France une procédure spéciale, c’est-à-dire que tout contribuable de la Commune, s’il estime que la Commune a été lésée et que la Commune ne poursuit pas l’élu qui la dirige, peut se faire désigner par le tribunal administratif pour exercer en lieu et place l’action civile et je pense que c’est judicieux. La deuxième chose, c’est évidemment à partir du moment où une Commune est susceptible de recevoir de l’argent public, des fonds publics, par le biais de subventions ou de dotations et que l’argent de la Commune est évidemment dissipé, bien entendu l’Etat a vocation à réclamer des comptes à celui qui a fait de l’usage des fonds publics un mauvais usage ou un usage frauduleux. Je vous explique ce que c’est le droit français, je ne connais pas assez mieux le droit sénégalais pour m’y immiscer. Mais, il y a le bon sens. On imagine mal que le maire poursuivi puisse être à la fois poursuivi et partie civile contre lui-même, donc là il y a une difficulté.

Entretien réalisé par Amadou DIOP

La Banque mondiale, en collaboration avec l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), a tenu un atelier de partage du dernier rapport de l’institution portant sur «les femmes, l’entreprise et le droit» hier.

Le rapport 2016 de la Banque mondiale portant sur « les femmes, l’entreprise et le droit » confirme les résultats de la précédente édition et montre qu’il existe encore dans beaucoup de pays des différences de traitement juridique entre hommes et femmes : sur les 173 économies étudiées, 155 ont au moins une loi qui entrave la capacité des femmes à poursuivre des opportunités économiques. Ledit rapport souligne aussi que dans 100 économies, les femmes se heurtent à des restrictions à l’emploi fondées sur le sexe.

Ce n’est pas tout. « Dans les économies où la femme n’est pas égale de l’homme devant la loi, les filles sont moins nombreuses que les garçons à suivre des études secondaires, les femmes sont moins nombreuses à travailler ou à diriger une entreprise et l’écart de salaire avec les hommes est plus important », note le rapport qui fait remarquer que 46 des économies étudiées n’ont aucune loi protégeant expressément les femmes contre la violence domestique et que dans 18 économies, le mari peut légalement empêcher sa femme de travailler. Cependant, selon toujours le rapport présenté hier, 65 économies ont adopté, au cours des deux dernières années, 94 réformes visant à améliorer les perspectives économiques des femmes. La plupart de ces réformes ont été introduites dans des économies en développement : 19 en Europe et en Asie centrale, 18 en Afrique subsaharienne, 16 dans la région Amérique latine et Caraïbes, 12 dans le Moyen-Orient.

Sept indicateurs pris en charge
« Nous devons veiller à ce que les femmes puissent, de la même façon que les hommes, utiliser leurs capacités de production pour obtenir des emplois, créer des entreprises et prendre des décisions bénéfiques pour elles-mêmes, leurs familles et leurs communautés », a estimé Sophie Naudeau, responsable du Secteur Développement humain du bureau de la Banque mondiale à Dakar.

Elle s’exprimait à l’occasion de l’atelier de partage et d’échanges sur ce rapport 2016 de l’institution financière. La rencontre, co-organisée par l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), a aussi enregistré la participation des membres de la société civile, d’experts en genre, d’universitaires et de partenaires au développement. L'atelier vise à faciliter l’échange d'informations, à identifier les obstacles qui influencent l'entrepreneuriat féminin. Mieux il se propose d’examiner ce qui peut aider à promouvoir l'autonomisation des femmes en Afrique.

Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente de l’Ajs, a vivement salué l’initiative de la Banque mondiale qui, à travers ce rapport « d’une qualité remarquable », s’engage pleinement dans le combat pour le respect des droits des femmes. « C’est un rapport dense et simple qui tient compte des questions et des domaines qui posent encore des obstacles à une pleine égalité entre hommes et femmes », s’est réjouie la présidente de l’Ajs, relevant que le Sénégal a enregistré des avancées significatives dans l’égalité homme-femme. Point de vue soutenu par le secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre. Sidy Guèye est largement revenu sur les acquis des femmes au Sénégal : parité, fiscalité, transmission de la nationalité, etc.

« C’est une volonté politique assumée au plus haut sommet de l’Etat. Et aujourd’hui, notre pays peut se réjouir d’avoir intégré le genre dans toutes ses politiques de développement », a précisé Sidy Guèye, « certain » que des efforts sont encore à faire pour permettre aux femmes de jouer pleinement leur partition dans la construction du Sénégal.

Depuis 2009, le rapport de la Banque mondiale sur « les femmes, l’entreprise et le droit » recueille des données sur les obstacles juridiques au travail et à l’entreprenariat féminin afin d’éclairer le dialogue et de promouvoir la recherche sur les liens entre la loi et les perspectives économiques des femmes.

Les données de ce rapport 2016 portent sur sept indicateurs : accès aux institutions, jouissance de la propriété, obtention d’un emploi, incitations au travail, actions en justice, accès au crédit et protection des femmes contre la violence à l’égard des femmes.

Abdoulaye DIALLO

Le Dahira Miftahoul Nasri de la Sspp Le Soleil a effectué sa ziarra annuelle auprès du nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké à Touba avant-hier samedi. Une occasion saisie par les membres pour solliciter la bénédiction du saint homme.

La ziarra annuelle du Dahira Miftahoul Nasri du Soleil avant-hier samedi à Touba auprès du nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, fut un grand moment de spiritualité, de recueillement mais aussi de ferveur. Après plus de trois heures de route, le Dahira arrive à Touba, plus précisément à la demeure de Cheikh Thioro Mbacké sur la route de Ndindy, pour attendre l’audience avec le nouveau khalife qui s’est déroulée dans l’après-midi à la résidence Cheikhoul Khadim.

Un moment mis à profit par les membres du Dahira pour recevoir des conseils de Cheikh Thioro.

Ce dernier a invité les membres du Dahira à s’unir davantage, à être véridiques et à tout faire pour préserver et renforcer leur outil de travail. Cette rencontre est marquée par des remerciements et des sollicitations renouvelées de prières auprès de Cheikh Thioro Mbacké. Sous la houlette du Dieuwrigne Ousmane Kane, Sokhna Diagne et Mme Touré, les travailleurs ont aussi et surtout imploré des prières pour le Soleil qui a nouvellement changé de direction. Une requête bien notée par le cheikh qui a rassuré les membres du Dahira. « Les liens qui nous lient vont demeurer », a souligné Cheikh Thioro Mbacké qui va « continuer » à prier pour un Soleil toujours plus radieux. Le compagnonnage entre Cheikh Thioro et le Dahira Miftahoul Nasri date de longtemps. Le ziarra annuelle de cette structure est facilitée par le saint homme qui, comme à l’accoutumée, a accompagné les membres chez le nouveau Khalife général des Mourides.

Apres quelques minutes d’attente, Serigne Mountakha Mbacké apparaît devant une foule de fidèles tout émus psalmodiant quelques paroles pour réitérer ses convictions et renouveler son allégeance au nouveau khalife et bien évidemment solliciter encore et toujours des prières. Auparavant, le Dahira est passé à Gouye Mbind pour présenter ses condoléances à Serigne Moustapha Ibn Sidy Moctar pour le rappel à Dieu du Khalife général Cheikh Sidy Moctar Mbacké.

Les membres du Dahira sont aussi allés à la grande mosquée, aux mausolées des khalifes sur l’esplanade de la mosquée et aux cimetières pour des prières.

En plus des travailleurs des différents services du Soleil, il y avait des retraités comme Mame Diarra Sakho, Meissa Niang et Mamadou Kane, mais aussi des habitants de Yarakh au ziarra annuelle.

Une initiative saluée par tout le monde. Pendant toute la durée de la ziarra mais aussi bien à l’aller qu’au retour, la ferveur et la dévotion étaient au rendez-vous. Une occasion saisie par des gens comme Hamdy Gaye pour inciter les plus jeunes devant assurer la relève à s’engager davantage dans la religion et le Dahira.

Aly DIOUF

Des centaines d’enfants ont effectué, le samedi dernier, une sortie en mer à l’occasion de la journée « portes ouvertes » organisée par la Marine nationale dans le cadre de son 43ème anniversaire.

La petite Diarra a peur de monter sur le navire « Gorée ». Accompagnée de ses frères et sœurs qui sont déjà à bord de l’embarcation, Diarra est restée à quai. Avec les vagues de la mer, elle n’ose pas franchir les marches des escaliers menant dans le « Gorée ». Il a fallu qu’un de ses compagnons la soulève pour entrer avec elle dans le bateau. A l’instar de Diarra, ils sont des centaines d’enfants accompagnés de leurs parents à prendre le navire « Gorée » en destination de l’île éponyme. La Marine nationale a ouvert ses portes aux populations civiles à l’occasion de la célébration du 43ème anniversaire de la Marine nationale marquant la commémoration de la prise de commandement de la Marine par un officier sénégalais, l’amiral Faye Gassama. A l’occasion de la journée « portes ouvertes » organisée par la Marine nationale, plusieurs bateaux ont fait des rotations entre Gorée et la base navale Amiral Faye Gassama avec à bord des centaines d’enfants qui étaient à leur premier baptême de mer. « Gorée » est le dernier navire à quitter la base navale Amiral Faye Gassama à 11h15mn.

Le commandant du navire, Jules Marie Ndour, a donné le signal. Les enfants sont tous avec leurs gilets de sauvetage. Ils sont joyeux. Après l’embarcation, ils commencent à jouer dans le bateau. Mais la petite Diarra est toujours effrayée. Elle reste collée à sa maman regardant les vagues de la mer. Le bateau a pris le départ. C’est parti pour une petite excursion en mer.

Une trentaine d’unités
Le commandant Jules Marie Ndour a tenu à rappeler quelques principes de base avant son départ. Il demande aux parents de bien surveiller les petits et d’éviter qu’ils se rapprochent de l’arrière du navire. Quand le navire a atteint sa vitesse de croisière, un vent glacial a envahi l’intérieur. Cela n’empêche guère les enfants de contempler le beau paysage qu’on aperçoit à partir du bateau. On voit de loin, dans la mer, des navires. « Ils sont au mouillage. Ils attendent qu’une place se libère au Port autonome de Dakar pour décharger leurs marchandises », nous explique un marin. Le navire continue toujours sa course. « Gorée » est un engin de débarquement d’infanterie et de chars (Edic) de 59 mètres, explique le commandant. Il a été acquis en 2011 par la Marine nationale. Le navire peut transporter jusqu’à 180 personnes et a un tirant d’eau de 15 m. Sa capacité de fret est de 210 tonnes. La Marine nationale dispose d’une trentaine d’unités. En plus de « Gorée », il y a le « Kédougou », un « patrouilleur de 45 mètres, le « Ferlo » un bâtiment de 33 mètres, le « Fouladou » avec ses 58 mètres, le « Njambuur » considéré comme le « plus imposant et le plus puissant », le « Podor », le « Popenguine »…. Avec cette forte flotte, la Marine nationale veille sur les eaux sénégalaises et leurs ressources.

A l’intérieur du bateau, les discussions vont bon train entre les enfants et les parents. Très curieux, ces derniers ne cessent de poser des questions : « Où se trouve le conducteur du bateau » ?

« Quand est-ce que nous allons retourner »…. A 11h40mn, le navire est déjà aux larges des côtes goréennes. Gorée et ses coquillages. Une île pleine d’histoire. Malheureusement, les enfants n’auront pas l’occasion de descendre pour visiter la Maison des esclaves. Le bateau a vite changé de cap pour retourner à la base navale Faye Gassama. Vers 12h, le bateau a accosté à la base navale. Tous les enfants accourent vers la porte de sortie. Ils sont pressés de sortir après une belle promenade en mer. Chacun a reçu, à sa descente, un certificat de baptême de mer. Diarra est toute heureuse de recevoir son certificat.

Aliou Ngamby NDIAYE

…ET DISPOSE DE FORCES SPÉCIALES
Marine SnLa Marine nationale commémore le 43ème anniversaire de la prise du commandement de la Marine par un officier sénégalais avec comme thème : « L’action de l’Etat en mer ».

Le 22 janvier 1975, l’Amiral Faye Gassama a pris le commandement de la Marine nationale. Il est le premier officier sénégalais à diriger cette unité de l’armée. Cela fait aujourd’hui 43 ans qu’un Sénégalais est à la tête de la Marine. Dans le cadre de la commémoration de cette date, plusieurs manifestations sont organisées par la Marine nationale depuis vendredi dernier : journée portes ouvertes, diner de gala et cérémonial militaire. La journée « portes ouvertes » a été organisée samedi à la base navale Amiral Faye Gassama. Plusieurs enfants, des élèves plus particulièrement, sont venus samedi visiter cette base navale. Toutes les institutions de l’administration intervenant en mer telles que l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), la Direction de la protection et de la surveillance et des pêches (Dpsp), la Police, la Douane ont eu leur stand à la base. Les écoliers, accompagnés de leurs enseignants, passent de stands en stands pour visiter.

Cette année, le 43ème anniversaire de la Marine nationale est placé sous le thème : « L’action de l’Etat en mer ». Selon le lieutenant de vaisseau Casimir Faye, chef du bureau entrainement de la division des opérations de la Marine nationale sénégalaise, la Marine nationale assure toutes les actions de l’Etat en mer. « Nous représentons en mer la Douane, la Police…Il y a une coopération très avancée entre la Douane, la Police et la Marine, mais l’objectif de cette journée est de mieux fédérer toutes ces entités », explique le lieutenant de vaisseau Casimir Faye.

En outre, face aux menaces de plus en plus accrues, le chef du bureau entraînement de la division des opérations de la Marine nationale sénégalaise rappelle que toutes les administrations de l’Etat doivent mutualiser leurs forces pour endiguer tous les trafics illicites : terrorisme, piraterie. « Avec les prospections pétrolières, la menace est de plus en plus accrue, mais les administrations ont pris les devants. La Marine a aujourd’hui les Forces spéciales en mer qui ont été créées depuis bientôt deux ans. Elles sont spécialisées dans la lutte contre le terrorisme, contre la piraterie. Chaque année, le dispositif est renforcé », informe Casimir Faye.

A. N. NDIAYE

Les femmes de Guédiawaye sont les premières à bénéficier de ce programme. Elles ont reçu 56 unités économiques, un lot d'équipements de production et de survie ainsi qu'un financement de 30 millions.

La ministre Ndèye Salimata Diop Dieng a remis aux femmes de Guédiawaye, dans le cadre de ce programme pilote, 56 unités économiques pour un financement global de cent millions de FCfa couvrant les cinq communes du département. C’était en présence du maire de Guédiawaye, Aliou Sall, d’autorités politiques et administratives, mais aussi de femmes venues en masse. Ces unités économiques sont accompagnées d’un lot d’équipements de production et de vie d’une valeur estimée à 50 millions. Ndèye Salimata Diop Dieng a estimé que deux mille (2000) femmes en ressentiront l’impact en termes de revenus. Elle a aussi annoncé la mise à disposition d’un financement de trente (30) millions à 1500 vendeuses de poisson au détail dans les 14 marchés du département. « Cette intervention inscrite dans le cadre de l’élargissement du mécanisme de la calebasse de l’émergence vise à protéger ces bonnes braves femmes contre certaines pratiques usurières qui les maintiennent dans un cycle d’endettement insoutenable et inacceptable », a-t-elle soutenu. Elle a dit compter sur le soutien et l’appui des maires pour accompagner la consolidation de ces toutes petites entreprises au bénéfice des femmes et des jeunes filles de leur territoire respectif.

Mme la ministre a révélé que ce programme pilote est préparatoire de la montée en puissance dans l’année sociale précisant qu’il a pu être réalisé grâce à l’effort conjugué du Cenaf, du Pides, du Fncf et du Fnef qui a assuré la formation et le financement. « Ce programme a également bénéficié de l’appui financier d’Onu Femmes dans la composante de son plan d’actions 2017 », a affirmé la ministre.

La cérémonie a été aussi l'occasion pour madame la ministre de procéder à une remise symbolique d'attestations de fin de formation et d'équipements de productions qui sanctionne un programme de renforcement de compétences au profit de 140 femmes à l'actif du Pides et du Cenaf dans les filières de la blanchisserie, de la saponification, de l'artisanat, de l'agroalimentaire, de l'aviculture, de la teinture, de la couture, de la sérigraphie, du mareyage, etc.

Abdou DIOP 

La peur s’installe de plus en plus dans les rangs des personnes qui sont mêlées de près ou de loin au drame de la forêt classée de Bayotte-est située dans la commune de Nyassia (Ziguinchor). L’armée et la gendarmerie sont en train de s’investir pour les traquer à travers un ratissage systématique de la zone du massacre et ses environs et une enquête soutenue.

Après les 22 personnes arrêtées et dont 6 ont été libérées faute de charge, Oumar Ampoï Bodian, la cinquantaine révolue et qui se présentait souvent comme chargé de mission au sein du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), a été interpellé samedi dernier, vers 5 heures du matin, par des éléments de la section de recherche de la gendarmerie nationale.

Cette interpellation entre dans le cadre de l’enquête sur le massacre de Boffa-Bayotte qui avait fait 14 morts et 6 blessés. Cet ancien responsable de l’Ujtl et ex-conseiller de l’Union centriste du Sénégal a été interpellé à son domicile à Lyndiane, un quartier périphérique de Ziguinchor. Selon des témoignages, les gendarmes qui sont venus le cueillir, ont emporté un ordinateur, trois téléphones portables et des documents. Déjà, seize personnes ont été placées sous mandat de dépôt vendredi dernier, dans le cadre de l’enquête sur cette tuerie qui a été perpétrée par des hommes armés le 6 janvier 2018 dans la forêt classée de Bayotte-est (Ziguinchor), communément appelée forêt de Toubacouta. Parallèlement au Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) qui mène une enquête tous azimuts pour rechercher et neutraliser les criminels qui ont commis cet acte odieux et leurs complices, l’armée poursuit ses opérations de ratissage intenses dans la zone du drame et ses environs pour traquer les auteurs et commanditaires.

El Hadj Moussa SADIO

Des individus engoulés ont attaqué une boutique au quartier Hafia de Kolda dans la nuit du 20 au 21 janvier dernier, emportant plus de 400.000 FCfa et de la marchandise.

La recrudescence du banditisme commence à inquiéter les populations des quartiers périphériques de la commune de Kolda. Après la station Shell qui avait été dévalisée dans la nuit du 4 au 5 janvier dernier, c’est au tour de Mamadou Korka Diallo, boutiquier de son état et domicilié au quartier Hafia en face de la route nationale numéro 6 (Rn6), de recevoir la visite nocturne des bandits.

Un groupe d’individus armés et encagoulés a défoncé, dans la nuit du 20 au 21 janvier dernier, la porte principale de sa boutique dans les environs des 3 heures. Ils l’ont tenu en respect sous la menace de leurs armes et une lampe torche dirigée vers son visage, avant de lui intimer l’ordre de leur remettre son argent pour avoir la vie sauve. Ils l’ont dépouillé de la somme de 430.000 FCfa qu’il gardait quelque part dans sa boutique et de la marchandise diverse dont des cartes de recharge téléphoniques avant de fondre dans la nature à la faveur de l’obscurité.

« Ils ont commencé par détruire l’ampoule qui éclairait la devanture de la boutique. J’ai ensuite entendu leur bruit et j’ai compris qu’ils sont en train de défoncer la porte. J’ai dit c’est qui ? L’un d’eux m’a répondu en disant ouvre la porte pour savoir qui est là. Je dis non, je ne vais pas ouvrir la porte. Après, ils ont dit que c’est un de tes parents qui veut te voir.

Je leur ai dit que je n’ai pas de parent qui me rend visite à cette heure-là. Ils ont alors défoncé la porte et m’ont trouvé debout dans la boutique en dirigeant une lampe torche vers mon visage », déclare Mamadou Korka Diallo.

Il déclare ne pas être en mesure de donner le montant exact du préjudice subi durant cette attaque par ces hors-la-loi. Il se dit cependant certain que la valeur de la marchandise est très importante. Il ne peut, pas non plus, décrire les assaillants puisqu’ils portaient tous des cagoules pour dissimuler leurs visages.

Mamadou Aliou DIALLO

Les populations de la commune d’Aéré-Lao, une localité du département de Podor située à 70 km du croisement de Tar-Edji, n’arrivent plus à dormir du fait d’une insécurité galopante notée actuellement dans cette zone du Fouta. Elles ne ratent pas la moindre occasion pour réclamer la mise en place d’un poste de gendarmerie dans leur terroir. En effet, depuis quelques jours, c’est l’émoi et la consternation dans cette localité, où les populations ont découvert le corps sans vie d’un homme âgé d’une soixantaine d’années devant sa boutique, gisant dans une marre de sang. Selon des informations recueillies sur place, la victime s’est installée dans cette collectivité locale depuis plusieurs années, pour y mener des activités commerciales. De sources concordantes, des malfrats auraient administré à Abibou Talla plusieurs coups de machettes qui lui ont été mortels. Un assassinat qui a défrayé la chronique dans cette localité du Fouta.

Mb. Kh. DIAGNE

Dans le cadre d’une grande croisade contre l’insécurité dans la capitale du Nord, les hommes du commissaire central de police de Saint-Louis, El Hadj Bécaye Diarra, ont effectué avec brio une grande opération de vérification d’identité dans la zone de Pikine Taak. Hier, ils ont ratissé large pour mettre la main sur 16 individus conduits au poste de police pour diverses infractions. On remarque dans ce groupe deux prostituées appréhendées pour avoir commis le délit de racolage et trois autres individus interpellés pour ivresse publique manifeste. Cette opération a permis aux braves et paisibles concitoyens de Pikine Taak d’être soulagés. Ces derniers se sont présentés à plusieurs reprises au poste de police du faubourg de Sor pour se plaindre des agissements des malfrats dans ce sous-quartier de Pikine et des désagréments causés par ces nombreux alcooliques qui fréquentent régulièrement un bar aménagé à quelques encablures de leur mosquée et de leur école coranique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

« Le ​poste frontalier des Douanes de Mpack ​(région de Ziguinchor) ​à la frontière bissau-guinéenne ​a saisi un total de 1.087 billets noirs non encore lavés sous forme de coupures de billets de banque en FCfa, en Euro​s​ et en Dollars », informe un communiqué du Bureau des relations publiques et de la communication des Douanes reçu à notre rédaction hier. Le document précise que cette saisie a été effectuée sur un ressortissant bissau-guinéen venant de Sao Domingos (Guinée-Bissau) et qui essayait de contourner le poste frontalier de Mpack à bord de sa moto et suivant une piste empruntée par les fraudeurs. Ces billets dont « la valeur est exactement de 38.847.600 FCfa » étaient destinés à Ziguinchor pour être lavés au mercure et écoulés dans le marché. Le prévenu, note toujours la Douane, a été interpellé et déféré au parquet de Ziguinchor.

Abdoulaye DIALLO

Dans le cadre du projet d’appui de l’Union européenne, l’Observatoire national des lieux de privation de liberté a tenu, pendant cinq jours, des activités de sensibilisation, d’information, de formation et de visites des lieux de privation de liberté à Koumpentoum et à Tambacounda.

Au cours des dix dernières années, vingt personnes, au moins, sont décédées en détention dans les maisons d’arrêt, les gendarmeries, les commissariats et les postes de police par des faits de torture et de mauvais traitement. Bon nombre de cas ont été enregistrés dans les régions éloignées de Dakar. Le constat est fait par Josette Marceline Lopez Ndiaye de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté qui est à Tambacounda pour cinq jours de sensibilisation, d’information, de formation et de visite des lieux de privation de liberté. « Il nécessaire de réduire voire d’éradiquer les cas ou risques de torture et de mauvais traitement dans ces lieux de privation de liberté dans la région orientale. En dehors des agents d’exécution des lois, les populations, par l’entremise de la presse, et les organisations de la société civile sont les cibles de la compagne de communication », précise Mme Ndiaye. Des recommandations pour améliorer les conditions de détention dans les lieux de privatisation de liberté ont été également données. La récente décision des pouvoirs publics portant sur la présence de l’avocat aux côtés du citoyen dès son interpellation, est une nouvelle donne qui pourrait mettre fin aux présomptions de mauvais traitement. Pour Demba Traoré, procureur de la République au Tribunal de grande Instance (Tgi) de Tambacounda, « la loi, expression de la volonté générale, doit être appliquée, au besoin par la force. Mais cette exigence doit être conciliée avec une valeur tout aussi primordiale, à savoir la dignité de la personne humaine, laquelle doit être respectée en toute situation ». La torture figure parmi les abus les plus graves sous l’angle de la responsabilité pénale.

Pape Demba SIDIBE

 

Jobcard, officiellement lancé jeudi, est une carte magnétique qui offre à son détenteur toutes les informations relatives au marché de l’emploi au Sénégal.

Bonne nouvelle pour les demandeurs d’emplois. Désormais, avec Jobcard, il est possible de rester sur place et d’obtenir au moins une offre d’emploi par jour correspondant à son profil via téléphone, email ou consultation en ligne. Pour s’abonner, c’est simple. Il suffit juste de se rendre auprès des multiservices, des instituts de formation... L’abonnement à la carte Jobcard permet de recevoir les offres d’emploi de manière automatisée selon votre profil et votre domaine de recherche. Il permet aussi d’être accompagné sur toute la procédure de votre recherche d’emploi. Le souscripteur bénéfice aussi d’une formation sur la rédaction de Cv, d’une lettre de motivation et les comportements à avoir lors des entretiens d’embauche. Mais la carte Jobcard, c’est aussi une belle trouvaille pour les recruteurs. Elle leur permet de faire une demande de tri sélectif de Cv et d’avoir une diffusion large de leurs offres d’emploi. « L’emploi reste un défi, une problématique partagée. Et en lançant ce nouveau produit Jobcard, nous voulons donner la bonne information aux demandeurs d’emploi et en temps réel », a dit Cheikh Tidiane Diagne, directeur de Jobtel, l’entreprise qui vient de lancer Jobcard. Il s’agit de favoriser l’accès à une information de qualité qui facilitera au demandeur d’emploi sa recherche de travail. Mme Saly Lô Ndiaye, en charge du Marketing et de la Communication à Jobtel, annonce une campagne de vulgarisation du nouveau produit. Caravanes, rencontres avec les étudiants des écoles de formation, spots radio et télé sont envisagés dans le plan d’actions. Tout cela pour favoriser une bonne pénétration de Jobcard et  son appropriation.

Abdoulaye DIALLO

 

La « Coalition non à la Franc-maçonnerie » a entamé sa tournée d’information et de sensibilisation auprès des khalifes généraux depuis mardi. Elle invite l’ensemble des religieux du Sénégal, à travers leurs sermons des vendredis, à titrer sur la sonnette d’alarme.

« Au moment où le Sénégal vient de perdre sept éminents khalifes généraux (Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine…) en moins d’un an, les populations sénégalaises sont surprises de voir la tenue (Ndlr : annulée) des Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram) d'obédience maçonnique à Dakar les 2 et 3 février 2018 », selon un communiqué reçu à la rédaction. Signé par 26 associations dont « Abnâ’ou Hadhrati Tijânyati », l’Association des jeunes solidaires, l’Association Islam « Wahayaat », l’Organisation islamique Jamra, le texte révèle que ce projet n'en est pas à sa première tentative. « Déjà, en 2001, le même projet avait été agité. L'indignation populaire qu’il avait déclenchée dans l’opinion avait suscité l'intervention du Khalife général de la famille omarienne Thierno Mountaga Tall qui, au nom de l'ensemble des khalifes généraux du Sénégal, avait demandé son annulation. Ce qui fut fait, sur instruction officielle du ministre de l’Intérieur de l’époque », précise la même source. « Dans la continuité de leur mission de veille et de sauvegarde des nobles valeurs que nous ont léguées nos défunts grands guides religieux, les confréries du Sénégal et toutes les associations islamiques regroupés dans la « Coalition non à la Franc-maçonnerie » manifestent leur ferme désapprobation quant à la tenue de cette obscure rencontre », lit-on. Les signataires du communiqué interpellent l'Etat du Sénégal, dans sa mission régalienne de maintien de la stabilité sociale, d’ordonner l’interdiction formelle de cette manifestation sciemment programmée dans un pays majoritairement croyant et pouvant conduire à de graves confusions sociétales voire de troubles à l'ordre public. « Le Sénégal, pays de Cheikh Oumar Foutiyyou Tall, de Serigne Touba Khadim Rassoul, de Seydil Hadj Malick Sy, de Cheikh Boucounta Ndiassane, de Seydina Limamoulaye, de Cheikhal Khalifa, d’El Hadj Ibrahima Niasse et de tous ces valeureux imams Oulémas, hommes de sciences et de foi qu'il compte, n'acceptera jamais que des congrégations occultes officient insidieusement sous prétexte de « protection des libertés ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Une cinquantaine de délégués à la Conférence des femmes de l’Afrique francophone, membres de la Fédération syndicale mondiale (Fsm), sont en conclave à Dakar. Le rôle de la femme dans les organisations socio-professionnelles a occupé une bonne place dans les débats. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Mohamed Moctar Diop, représentant le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Samba Sy.

La Conférence des femmes de l’Afrique francophone de la Fédération syndicale mondiale (Fsm) se réunit à Dakar sur le thème: « Démocratie et liberté syndicale : quel engagement pour la femme africaine ? ». Les délégations de 16 pays africains prennent part à cette rencontre de trois jours dans la capitale sénégalaise où sont également présents le secrétaire général de la Fsm, Georges Mavrikos et Alassane Sène de la section sénégalaise. Le conseiller technique du ministre du Travail, Mohamed Moctar Diop, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre sous-régionale a invité la Fsm à lutter contre les inégalités entre hommes et femmes.

Selon M. Diop, il faut lutter contre ces disparités et donner à la femme la place qu’elle mérite. A l’en croire, la femme est très marginalisée dans le milieu du travail. « Ces inégalités doivent être combattues pour donner à la femme la place qui est la sienne », a-t-il dit, avant de soutenir que « la Fsm peut compter sur son département pour lutter contre ces discriminations ». Quant à la présidente du comité des femmes de la Fsm, Maïram Polèle Bâ, elle a indiqué que « la femme a perdu sa valeur de moteur de développement ». Et pourtant, a soutenu la Djiboutienne Astid Adel, « sans la femme, rien ne marche dans la vie ». Aussi, cette session va-t-elle servir de cadre d’échanges et de partage afin de contribuer à l’émancipation de la femme travailleuse syndicaliste.

La femme travailleuse africaine a conquis un nombre important de droits du travail grâce à la lutte syndicale. Malgré tout, sa position dans le monde syndical est encore fragile. Elle est toujours mise au second plan dans les sphères de décisions. C’est ce qu’a confirmé le secrétaire général de la Fsm, Georges Mavrikos, qui a fait savoir que « le chômage frappe plus les femmes que les hommes ». Selon lui, environ deux tiers des analphabètes dans le monde sont des femmes, victimes de la plupart des systèmes en place. « Nous serons au service de l’Afrique, pour son unité et son développement, entre autres », a promis Georges Mavrikos. Cette conférence se tient en prélude au congrès mondial prévu cette année au Panama.

Cheikh Malick COLY

Un affrontement entre un détachement militaire et une bande armée qui s’apprêtait à sévir entre les localités de Babandinka et Guidel s’est soldé par la mort d’un des assaillants, annonce la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) dans un communiqué reçu à notre rédaction hier. Des traces de sang ont été relevées sur le sol, laissant supposer, selon la Dirpa, un bilan plus lourd. 

« En tout état de cause, l’armée poursuit la traque des auteurs du massacre des jeunes de Bourofaye. Des moyens humains et matériels nécessaires au succès de l’opération sont déployés en vue de les retrouver tout en détruisant toutes les zones de transit et bases supposées ou réelles des bandes armées », fait savoir l’armée dans son communiqué. A Chaque fois qu’elles sont acculées, rappelle la Dirpa, les bandes armées, dans un souci de divertir les unités chargées de les traquer, s’attaquent aux populations en vue de les dépouiller de leurs biens et d’entraver leur liberté de mouvement.

« Conscientes de cette pratique, les armées avaient mis en place des dispositifs d’interception en vue d’anticiper ces actions hostiles sur les populations », justifie la Dirpa, qui informe que l’armée vient aussi de mener un « ratissage en profondeur » de ladite forêt jusqu’à la frontière avec la Guinée-Bissau. « L’opération militaire déclenchée au lendemain du crime odieux commis sur des jeunes de Bourofaye Bainouk dans la forêt classée de Bayotte se déroule normalement », rassure l’armée dans son communiqué.

Abdoulaye DIALLO

La direction du marché central au poisson a décidé de combattre l’insalubrité qui règne dans cet endroit en prenant des dispositions nécessaires pour qu’il renoue avec sa propreté originelle. 

La journée d’investissement humain organisé obéit à la logique de faire de ce marché une structure de référence. En effet, grâce au partenariat que la direction du marché a noué avec l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg), l’opération d’augias organisé vendredi dernier a permis de rendre propres tous les coins et recoins du marché. Au grand bonheur des occupants du marché et du nouveau directeur répondant au nom de Mamadou Abdoulaye Mbaye qui a déclaré, qu’aujourd’hui, les efforts déployés par son équipe ont un impact positif sur l’environnement du marché.

«A 3 heures, il est possible de ramasser une aiguille », a-t-il affirmé. Une manière pour le nouveau directeur d’évoquer les mesures qu’il dit avoir récemment prises et ayant permis d’éclairer tout le marché.

De la même manière, Mamadou Abdoulaye Mbaye a indiqué que le désencombrement qui était de mise à l’intérieur du marché et que beaucoup d’individus dénonçaient est devenu un vieux souvenir. «L’autorité de tutelle souhaite faire de ce marché sous-régional une structure de référence», a ajouté le directeur du marché.

Il a déploré le comportement de ceux qui n’hésitaient pas à jeter des ordures n’importe où. Il ambitionne ainsi de faire du marché central au poisson l’un des plus beaux et plus propres marchés du Sénégal voire de la sous-région.

Abdou DIOP

La direction de la Protection civile, un département important du ministère de l’Intérieur, sera érigée, cette année, en une Agence nationale de la direction de la Protection civile (Anpc), a révélé, hier, le directeur de l’administration territoriale Ibrahima Sakho. Ainsi, l’Agence sera accompagnée par une Ecole nationale de protection civile et un centre opérationnel de gestion interministérielle des crises et catastrophes. Le ministère de l’Intérieur va aussi mettre sur pied une « grande unité de Police scientifique et technique dotée de laboratoire Adn et balistique », a ajouté M. Sakho.

A. N. NDIAYE

Le bilan 2017 des sapeurs-pompiers partagé, hier, fait état de 1.551 incendies et de 7.946 accidents pour un total de 302 morts.

Contrairement à l’année dernière, le nombre de victimes des accidents et incendies a baissé grâce notamment à une amélioration substantielle des effectifs, du maillage territorial et de la médicalisation des secours. Mais 2017 reste tout de même macabre avec un total de 302 personnes tuées dans 1.551 incendies et 7.946 accidents. Ces chiffres ont été donnés par Ibrahima Sakho, le directeur de l’administration territoriale, hier, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an du personnel au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. « La brigade nationale des sapeurs-pompiers est dans le dispositif d’étendre ses unités d’incendies aux 11 départements qui en sont dépourvus » sur les 45 que compte le Sénégal. Cela va fortement contribuer à la prévention des autres catégories de risques », a dit M. Sakho, rappelant que la Brigade a déjà pris en charge la gestion des inondations en relation avec le ministère du cadre de vie ainsi que la planification d’exercices de simulation avec certaines structures spéciales recevant du public. Toujours sur les mesures entreprises par le département pour prévenir les incendies et accidents, la direction de la Protection civile a mis à la disposition de certaines collectivités territoriales un lot de matériels et installé des paratonnerres sur l’étendue du territoire national. « La Police nationale a aussi joué son rôle de sécurisation des populations. Ce dispositif a abouti à la baisse des individus interpellés, 33.419 en 2017 contre 49.951 en 2016, soit une baisse de 16.532 », s’est félicité Ibrahima Sakho. Il a soutenu que la veille sécuritaire, au regard de la géopolitique et de l’instabilité institutionnelle, «doit être soutenue par le recueil, l’analyse et la sécurisation du renseignement ».

Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’intérieur a salué le travail réalisé par ses services en 2017 et promet d’améliorer les conditions de travail de la Police et de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers pour leur permettre « d’intervenir plus rapidement et d’avoir une bonne couverture au niveau national ».

Aliou Ngamby NDIAYE

La ville de Rufisque envisage de mettre en place une division des recettes en vue de faire une bonne gestion de ses impôts. C’est le souhait exprimé par le maire Daouda Niang mardi au cours d’un atelier de capacitation des agents municipaux.

« Il nous faut affiner les instruments pour le recouvrement intégral des recettes de la ville. Avec la disposition de tels instruments, la Dgid va avoir accès à des données fiables afin les intégrer dans le dispositif afin d’améliorer les recettes de la ville. Nous pensons mettre en place une division des recettes parce que nous réclamons l’impôt bâti sur les infrastructures de production et non sur la distribution », a expliqué le maire de la ville. Daouda Niang compte mettre à profit les nouvelles technologies pour optimiser les recettes de la mairie sur le foncier. L’objectif visé est d’atteindre 1 milliard de FCfa de recettes. Cette volonté se justifie, selon lui, car 91 % du budget de la ville représentent la patente et l’impôt collectés dans la ville de Rufisque. « La deuxième mamelle de la ville est l’impôt sur le bâti. Ces dernières années, nous avons eu un recouvrement de l’ordre de 150 à 200 millions de FCfa sur le foncier alors que le foncier représente la deuxième mamelle de la ville », a ajouté l’édile de la ville.

Dans ce projet d’augmenter les recettes, la mairie de Rufisque sera accompagnée par l’Ong Millénium Promise qui a reçu l’agrément de la Dgid. Après Rufisque, Millenium Promise compte étendre cette expérience à toutes les communes du Sénégal.

Maguette NDONG

Le secrétaire général de l’Asedeme, Christophe Aubrun, invite les populations à avoir un autre regard sur les enfants déficients intellectuels. Dans cet entretien, Christophe Aubrun rappelle que ces enfants ont le droit de s’épanouir comme tous les autres.

Quand a été créée l’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux ?
L’Asedeme a été créée en décembre 1989 par Aminata Mbaye qui était avocate à Dakar et un groupe de parents qui avaient des enfants déficients intellectuels. Il ne faut pas oublier qu’il y a 28 ans de cela, le handicap intellectuel était un véritable sujet tabou.

C’était très courageux de la part d’Aminata Mbaye d’avoir osé créer une association de ce genre. Il faut également rappeler qu’au moment où se signe à l’Onu la Convention internationale des droits de l’enfant, à Dakar, Aminata Mbaye signe les statuts de l’Asedeme. Le Sénégal, grâce à elle, était donc très en avance sur son temps. Le gouvernement du Président Abdou Diouf a octroyé le terrain de 2.500 m2 à Grand-Yoff sur lequel l’association a pu construire le centre, ouvert en 2003 grâce aux fonds recueillis lors de dîners de gala et de tournois de golf.

Combien d’enfants déficients intellectuels le centre accueille-t-il ?
Environ 120 enfants de 5 à 25 ans. Ils sont répartis en deux groupes. Le groupe « Yewu » (éveil) est constitué de jeunes âgés de 5 à 12 ans.

Nous essayons de leur donner, avec une pédagogie adaptée, des bases de la scolarité, leur apprendre à lire, à écrire, à dessiner, à s’épanouir. Ensuite, le groupe « Yakaar » (Espoir) à partir de 14-15 ans. Nous voudrons permettre à ces enfants d’avoir un futur métier. Nous leur apprenons à se débrouiller, à être autonomes et à pouvoir travailler. Par une éducation inclusive, nous souhaitons que l’enfant devienne un citoyen à part entière et puisse se déplacer, prendre le bus, pouvoir donner son nom s’il est perdu, rentrer chez lui tout seul ou se faire aider en donnant son nom. Nous voulons dire : considérons ces enfants déficients intellectuels comme des citoyens, comme les autres. Ils sont des citoyens sénégalais comme les autres et ont droit au respect et à tous les avantages des citoyens : éducation, travail, santé. L’éducation inclusive va passer par des échanges avec d’autres écoles dites normales, avec une formation dans les structures dépendant du Ministère de la Formation professionnelle, avec des stages dans les entreprises pour ceux qui le peuvent.

Comment appréciez-vous la politique du gouvernement en matière de prise en charge des enfants déficients intellectuels ?
Nous avons beaucoup de chance parce que le gouvernement est très sensible à la question du handicap. Le président Abdoulaye Wade avait déjà voulu faire quelque chose d’important pour les personnes vivant avec un handicap avec la loi d’orientation sociale de 2010. Mais cette loi n’avait jamais pu être appliquée parce qu’elle n’avait pas fait l’objet de décrets. Le président Macky Sall a voulu, dans un geste fort, signer les deux premiers décrets d’applications de cette loi en octobre 2012, quelques mois après son élection. Depuis, le gouvernement œuvre pour donner aux personnes vivant avec un handicap (physique, moteur, intellectuel) davantage de reconnaissance. C’est un travail qui est assez long parce que le handicap est transversal, parce qu’il touche tous les ministères. Mais le gouvernement fait beaucoup d’efforts.

Le président de la République vient de signer le décret qui donne à l’Asedeme la reconnaissance d’utilité publique. Qu’est-ce que cela va changer ?
C’est un geste très fort. Toutes les associations n’ont pas la reconnaissance d’utilité publique. Nous sommes une Ong sénégalaise et nous avons besoin d’argent public. Nous avions demandé au gouvernement de reconnaitre notre travail afin que l’éducation donnée au centre Aminata Mbaye puisse devenir une sorte de label pour l’éducation spécialisée.

Ce décret est une façon de venir nous encourager dans ce que nous faisons. La reconnaissance d’utilité publique va nous permettre de recevoir des fonds du gouvernement, des ministères concernés que sont l’Education, la Santé, la Jeunesse… Mais le gouvernement ne peut pas tout faire non plus et nous voulons aller chercher des fonds à l’international. Il y a de grandes fondations canadiennes, américaines, anglaises ou françaises qui peuvent nous aider. Le fait d’avoir la reconnaissance d’utilité publique peut les encourager à venir nous aider. C’est un atout supplémentaire indéniable et nous en sommes très heureux.

Propos recueillis par A.Ng. NDIAYE

Le centre Aminata Mbaye est niché au cœur de Scat-Urbam (Grand Yoff). A travers cet institut médico-social, l’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux (Asedeme) veut permettre à cette couche vulnérable d’apprendre à être autonome. Le « Soleil » est allé à la découverte du centre.

L’endroit a tous les conforts pour accueillir des enfants. La beauté des bâtiments et des jardins attirent l’attention de tout visiteur qui met, pour la première fois, les pieds au Centre Aminata Mbaye de Grand Yoff. La beauté architecturale de ses bâtisses est frappante. Il est 11h 30 mn. C’est le calme dans tout le centre. Juste à l’entrée, le conseil d’administration tient une réunion. A l’intérieur, presque toutes les salles de classe sont fermées. C’est l’heure des cours. Mme Guèye et Mlle Faye tiennent une classe de coccinelles. L’effectif de la classe est réduit. Ils ne sont que 8 élèves dont 5 garçons et 3 filles. Leur âge est compris entre 5 et 7 ans. Les deux éducatrices spécialisées ont subdivisé la classe en deux groupes. Le premier groupe travaille avec de la pâte.

Ils apprennent à mouler cette matière sous la supervision de Mlle Faye. D’après elle, cette séquence aide ces enfants qui sont pour la plupart autistes ou trisomiquesà avoir de la concentration.

Le deuxième groupe est constitué des nouveaux arrivants. Il faut, dès lors, les mettre dans le bain. Ils sont encadrés par la plus ancienne, Mme Marie-Alice Guèye. Avec des jouets déposés sur une table, la formatrice aide ces enfants déficients intellectuels à s’épanouir. Malgré leur handicap, les petits ont l’air joyeux. Ils sont très concentrés dans leur matière en cette matinée du lundi, premier jour d’une longue semaine où Mme Guèye et Mlle Faye doivent se donner à fond pour gérer ces enfants malgré leurs turbulences ou humeurs. La plus turbulente d’entre eux s’appelle Marianne. « Elle est autiste », explique Mlle Faye. A chaque fois que la salle est ouverte, elle laisse ses camarades pour sortir. Mais Mme Guèye veille particulièrement sur la petite Marianne.

Au centre Aminata Mbaye, les enfants viennent avec un handicap. Mais l’institut leur offre une prise en charge adéquate pour apprendre un métier. Dans cet institut médico-éducatif, ils apprennent le jardinage, l’informatique, la poterie, la cuisine… Un grand jardin potager est aménagé tout juste derrière les salles de classes. On y retrouve des plantes aromatiques communément appelés « nana», des légumes… Dans le jardin, les élèves du groupe « Yakaar » apprennent à repiquer des plantes. Ils sont encadrés dans cet exercice par le jardinier de l’école, Doudou Ndiaye et leur encadreur Mme Camara. Le jardin est aussi arrosé par ces jeunes. Le jardinage est leur cours préféré, témoigne Mme Camara. Ils s’y épanouissent. Les enfants apprennent surtout l’autonomisation sociale grâce à la couture, à l’apprentissage scolaire et toutes les autres disciplines dispensées au centre Aminata Mbaye.

20 jeunes ont déjà trouvé un emploi
Grâce à ces différentes activités, explique le Secrétaire général de l’Asedeme, les enfants déficients intellectuels apprennent « à se socialiser et à s’insérer dans la société ». Déjà, le Centre Aminata Mbaye a permis à 20 enfants déficients intellectuels d’être actifs. D’après M. Aubrun, cinq d’entre eux ont déjà des contrats à durée indéterminée (Cdi), trois des contrats à durée déterminée (Cdd) et 12 ont des conventions de stage. « Lorsque nous envoyons un jeune dans une entreprise, nous l’accompagnons avec un éducateur spécialisé de façon à ce que les premiers jours qu’il puisse repérer là où il est », informe-t-il. Aujourd’hui, des jeunes déficients intellectuels tels que Pape Ousmane Kane Diouf, Fatou Touré Diouf ou Aida Altiné se sont insérés dans le tissu social malgré leur handicap.

Toutefois, M. Aubrun veut plus de moyens pour aider ces enfants qui vivent avec un handicap intellectuel à être reconnu comme de « vrais citoyens ». Malheureusement, exprime-t-il, les moyens pour le bon fonctionnement du centre Aminata Mbaye font souvent défaut. Les revenus du centre sont principalement tirés de l’open de golf que l’Asedeme organise annuellement.

Cette rencontre sportive permet à cette association d’engranger environ 40 millions de FCfa. Cependant, le secrétaire général précise que cette somme permet juste d’assurer le tiers des besoins de l’institut. Le reste du financement, ajoute M. Aubrun, est assuré par les frais de scolarité des parents et les soutiens de bonnes volontés qui sont toujours disponibles à aider, de manière discrète, cet institut médico-éducatif, notamment à travers le parrainage. « Nous avons besoin de financements pérennes pour le bon fonctionnement du centre. Parce que ce que nous faisons est, véritablement, d’utilité publique et nous devons être soutenus », dit-il. Pour cela, Christophe Aubrun attend beaucoup de la conférence de levée de fonds du Partenariat Mondial pour l’Education qui va se tenir à Dakar en février prochain. M. Aubrun attend qu’il y ait, lors de cette rencontre à Dakar, un « focus sur l’éducation spécialisée » qui constitue le cadre d’intervention de l’Asedeme. Ces attentes se résument surtout en termes financiers pour permettre au centre Aminata Mbaye de Grand Yoff et à celui de Saint-Louis d’avoir les moyens de leurs politiques.

« Nous avons besoin d’argent pour continuer. A Saint-Louis nous louons une petite villa et nous avons besoin de construire une école comme celle de Dakar. Nous avons déjà un terrain que la commune de Ndiébène Gandiol nous a octroyé l’année dernière. Il nous faut de l’argent pour construire », plaide-t-il. Le vœu de Christophe Aubrun est de voir toutes les régions du Sénégal disposer d’un institut médico-éducatif pour permettre à tous les enfants atteints de déficience intellectuelle d’avoir des chances de réussir. Pour lui « doom doom la » (Un enfant reste un enfant) comme l’indique la devise de l’Asedeme.

Aliou Ngamby NDIAYE

CHRISTOPHE AUBRUN, SECRETAIRE GENERAL DE L’ASEDEME : « CES ENFANTS ONT LE DROIT DE S’ÉPANOUIR COMME LES AUTRES »
Christophe AubrunLe secrétaire général de l’Asedeme, Christophe Aubrun, invite les populations à avoir un autre regard sur les enfants déficients intellectuels. Dans cet entretien, Christophe Aubrun rappelle que ces enfants ont le droit de s’épanouir comme tous les autres.

Quand a été créée l’Association sénégalaise pour la protection des enfants déficients mentaux ?
L’Asedeme a été créée en décembre 1989 par Aminata Mbaye qui était avocate à Dakar et un groupe de parents qui avaient des enfants déficients intellectuels. Il ne faut pas oublier qu’il y a 28 ans de cela, le handicap intellectuel était un véritable sujet tabou.

C’était très courageux de la part d’Aminata Mbaye d’avoir osé créer une association de ce genre. Il faut également rappeler qu’au moment où se signe à l’Onu la Convention internationale des droits de l’enfant, à Dakar, Aminata Mbaye signe les statuts de l’Asedeme. Le Sénégal, grâce à elle, était donc très en avance sur son temps. Le gouvernement du Président Abdou Diouf a octroyé le terrain de 2.500 m2 à Grand-Yoff sur lequel l’association a pu construire le centre, ouvert en 2003 grâce aux fonds recueillis lors de dîners de gala et de tournois de golf.

Combien d’enfants déficients intellectuels le centre accueille-t-il ?
Environ 120 enfants de 5 à 25 ans. Ils sont répartis en deux groupes. Le groupe « Yewu » (éveil) est constitué de jeunes âgés de 5 à 12 ans.

Nous essayons de leur donner, avec une pédagogie adaptée, des bases de la scolarité, leur apprendre à lire, à écrire, à dessiner, à s’épanouir. Ensuite, le groupe « Yakaar » (Espoir) à partir de 14-15 ans. Nous voudrons permettre à ces enfants d’avoir un futur métier. Nous leur apprenons à se débrouiller, à être autonomes et à pouvoir travailler. Par une éducation inclusive, nous souhaitons que l’enfant devienne un citoyen à part entière et puisse se déplacer, prendre le bus, pouvoir donner son nom s’il est perdu, rentrer chez lui tout seul ou se faire aider en donnant son nom. Nous voulons dire : considérons ces enfants déficients intellectuels comme des citoyens, comme les autres. Ils sont des citoyens sénégalais comme les autres et ont droit au respect et à tous les avantages des citoyens : éducation, travail, santé. L’éducation inclusive va passer par des échanges avec d’autres écoles dites normales, avec une formation dans les structures dépendant du Ministère de la Formation professionnelle, avec des stages dans les entreprises pour ceux qui le peuvent.

Comment appréciez-vous la politique du gouvernement en matière de prise en charge des enfants déficients intellectuels ?
Nous avons beaucoup de chance parce que le gouvernement est très sensible à la question du handicap. Le président Abdoulaye Wade avait déjà voulu faire quelque chose d’important pour les personnes vivant avec un handicap avec la loi d’orientation sociale de 2010. Mais cette loi n’avait jamais pu être appliquée parce qu’elle n’avait pas fait l’objet de décrets. Le président Macky Sall a voulu, dans un geste fort, signer les deux premiers décrets d’applications de cette loi en octobre 2012, quelques mois après son élection. Depuis, le gouvernement œuvre pour donner aux personnes vivant avec un handicap (physique, moteur, intellectuel) davantage de reconnaissance. C’est un travail qui est assez long parce que le handicap est transversal, parce qu’il touche tous les ministères. Mais le gouvernement fait beaucoup d’efforts.

Le président de la République vient de signer le décret qui donne à l’Asedeme la reconnaissance d’utilité publique. Qu’est-ce que cela va changer ?
C’est un geste très fort. Toutes les associations n’ont pas la reconnaissance d’utilité publique. Nous sommes une Ong sénégalaise et nous avons besoin d’argent public. Nous avions demandé au gouvernement de reconnaitre notre travail afin que l’éducation donnée au centre Aminata Mbaye puisse devenir une sorte de label pour l’éducation spécialisée.

Ce décret est une façon de venir nous encourager dans ce que nous faisons. La reconnaissance d’utilité publique va nous permettre de recevoir des fonds du gouvernement, des ministères concernés que sont l’Education, la Santé, la Jeunesse… Mais le gouvernement ne peut pas tout faire non plus et nous voulons aller chercher des fonds à l’international. Il y a de grandes fondations canadiennes, américaines, anglaises ou françaises qui peuvent nous aider. Le fait d’avoir la reconnaissance d’utilité publique peut les encourager à venir nous aider. C’est un atout supplémentaire indéniable et nous en sommes très heureux.

Propos recueillis par A. Ng. NDIAYE

Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, était à Touba, hier, pour présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké.

« C’était un moment émouvant et fort d’écouter ses paroles qui étaient empreintes de sagesse et de modestie. J’ai eu le privilège de le rencontrer et de mesurer sa très grande agilité d’esprit ainsi que sa grande densité intellectuelle », a dit, hier, l’ambassadeur de France au Sénégal devant le nouveau Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Christophe Bigot n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de son audience avec le nouveau Khalife général en présence de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre et du ministre Khadim Diop, neveu de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

« Nous avons parlé de l'importance de l'éducation. Je crois que dans un pays aussi jeune que le Sénégal, il est essentiel que l'éducation soit une priorité, que les jeunes reçoivent les bons messages. Et, le nouveau Khalife général en était absolument convaincu. Il m'a dit qu'il apportera de l'importance à cette question de l'éducation », a confié Christophe Bigot, qui a informé le khalife de la venue prochaine d’Emmanuel Macron au Sénégal. « Ce déplacement qui devrait durer deux jours sera marqué clairement par cette dominante éducative. C'est par l'éducation qu'on peut faire avancer le monde, qu'on peut progresser sur le terrain économique, politique ou social », a soutenu le diplomate français.

Mamadou DIEYE


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