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Société & Faits divers (2564)

Les éléments du commissariat des Parcelles assainies ont démantelé un réseau de trafic de drogue et procédé à la saisie de 30 kg de chanvre indien à Cambérène II, annonce un communiqué de presse.

Le document signé par le chef du bureau des relations publiques de la police nationale informe que c’est dans la nuit du 15 au 16 novembre 2017, vers 23 h, que les éléments du commissariat des Parcelles assainies, sous la houlette du commissaire Aliou Ba, ont, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, démantelé un réseau de narcotrafiquants. L’opération a aussi permis de procéder à la saisie de trente 30 kg de chanvre indien trouvés sur deux des dealers. Les vérifications d’identification ont révélé que les mis en cause sont un certain G.G., mécanicien âgé de 24 ans, né à Pikine, et son acolyte M.R.D. sans profession et né le 11 avril 1996 à Cambérène. Le communiqué poursuit que « c’est suite à une surveillance que le nommé G.G. a été interpellé en possession d’un sac à dos contenant 1 kg de chanvre. La perquisition de son domicile a permis de retrouver 7 autres kg de chanvre indien. Interrogé sur les lieux, il a donné le nom de M.R.D. comme étant son fournisseur. La perquisition de la demeure de ce dernier a permis de retrouver 18 blocs de drogue et du vrac, soit 22 kg. » Au total, 30 kg de chanvre indien ont été saisis.          

Mbaye s. Diakhate

 

La question de la détention, incluant l’exécution des peines de prison, sera au cœur de la nouvelle politique pénale du Sénégal, a annoncé jeudi à Dakar, le nouveau ministre de la Justice, le professeur Ismaïla Madior Fall.

« La gestion de la détention envisagée au sens large est certainement l’enjeu majeur de notre système judicaire pénal et il s’agit d’établir un bilan pratique et envisager les perspectives de sa modernisation », a déclaré Ismaïla Madior Fall, à l’ouverture de la conférence annuelle des parquets réunissant les procureurs, jeudi à Dakar. Le garde des Sceaux, qui compte prendre en charge cette question en bonne intelligence avec les procureurs généraux, a promis que d’autres plateformes de communication seront établies pour échanger régulièrement sur la question. Il a dit constater dans la pratique des parquets, « un recours fréquent aux mandats de dépôt lors des interrogatoires des flagrants délits ».

S’agissant des dossiers d’instruction, les réquisitions aux fins de placement sous mandat de dépôt ou de refus de mise en liberté provisoire suivies d’appel, ont tendance à devenir la règle, selon le ministre. Des facteurs liés au manque de garanties de représentation en justice ou aux impératifs de préservation ou de recherche de preuves, peuvent parfois justifier la détention, mais pour le garde des Sceaux, il est une « exigence forte que toute décision de privation fasse l’objet d’une analyse de nécessité et de proportionnalité». Selon Ismaïla Madior Fall, « il n’est pas sain que la population des détenus provisoire (40%) soit très importante par rapport à celle des gens condamnés après jugement».

« Il y a matière à débattre pour confiner la détention au strict nécessaire, » a-t-il souligné, avant de proposer cette interrogation comme «fil conducteur» des débats à la conférence des parquets.  « La bonne administration de la justice, baromètre de l’Etat de droit, doit pour l’essentiel reposer sur une bonne politique pénale, flexible en fonction des réalités du moment », a indiqué le ministre. Dans le but de «traduire la vision du chef de l’Etat dans ce domaine, il convient, dans le respect strict de la loi et de l’autorité de l’Etat, de faire autant que possible afin que dans la réalité la liberté soit le principe et la détention l’exception’’, a recommandé Ismaïla Madior Fall.  « La contrainte ne se situe pas au plan normatif mais plutôt dans une nécessité de revoir la pratique judicaire et plus précisément la pratique des parquets, » a-t-il estimé. Ainsi est-il attendu de cette conférence réunissant les procureurs qu’elle fasse « émerger des idées nouvelles afin d’obtenir une stratégie solide et performante de mise en œuvre d’une nouvelle politique pénale davantage respectueuse des règles et principes du droit à un procès équitable ».

 La conférence 2017 des parquets a réuni les procureurs généraux et les procureurs des tribunaux de grande instance, venus de toutes les régions du Sénégal, sur le thème « L’action publique et la détention préventive ».

APS

 

En réunion préparatoire d’avant Gamou de Tivaouane, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, rassure que les bonnes dispositions seront prises pour un bon Maouloud.

  En préambule, le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, est revenu sur le Crd préparatoire du 25 octobre dernier qui avait fait état des dispositions à prendre. En ce qui concerne la santé, le comité d’organisation du Gamou souhaite être doté de 55 postes médicaux avancés, un pré-positionnement d’un hélicoptère médicalisé pour évacuations et d’un camion hôpital à Pout. La mobilisation de 45 ambulances dont au moins 6 médicalisées et de 1.200 agents est un vœu des émissaires de Tivaouane. Concernant le Service d’hygiène, l’assainissement de la cité religieuse est une nécessité avec la mise à disposition de 50 camions de vidange dont 5 hydrocureurs, 50 toilettes mobiles, la réalisation de 50 vidoirs, le curage et le raccordement des bassins de déversement de la déposante (station boue de vidange), l’ouverture des toilettes publiques dès le début de la séance du « Bourde », etc.

Concernant le dispositif sécuritaire, il a été soulevé la nécessité de son renforcement avec la police, la gendarmerie, mais aussi le déploiement des agents de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Les services de la Douane ont été invités à faciliter les convois des pèlerins.  

Dans le secteur du commerce, il s’agira de faire un contrôle strict des denrées écoulées sur le marché. Les agents de l’Elevage devront faire ce même travail pour s’assurer de la qualité de l’alimentation en sus de l’abattage des chiens errants. Il a été demandé à la Senelec et à la Sde de mettre Tivaouane hors délestage ou coupure d’eau. D’ailleurs, pour la société d’électricité, le représentant parle de mise en priorité des lignes électriques pour ladite zone. L’Ageroute aura la tâche de mener des opérations de désensablement, d’aménagement, de réfection, de réhabilitation, de bouchage de nids de poule et de bitumage des routes. Pour toutes ces revendications, les responsables concernés des services étatiques, en présence du ministre Aly Ngouille Ndiaye, ont pris l’engagement de répondre favorablement à la requête du comité d’organisation du Gamou de Tivaouane.

Le porte-parole de la famille Sy, Pape Malick, sur le sens du Gamou, a laissé entendre que le prophète Mouhamed (Psl) est un modèle achevé pour l’humanité. En outre, il a demandé aux chauffeurs de rouler doucement sur les routes. Revenant sur les enseignements de Serigne Babacar Sy, il invite à une situation des responsabilités entre fidèles, conducteurs et apprentis automobiles. « La nuit du Maouloud est exclusivement dédiée au prophète Mouhamed (Psl) », a-t-il précisé. Prenant la parole, El hadji Maodo Sy ibn Dabakh a rappelé l’unité de la famille. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye compte se rendre dans la cité religieuse pour une réunion d’évaluation incessamment. En ce sens, il a instruit aux responsables prenant part au Crd de respecter tous les engagements pris.

Serigne Mansour Sy Cissé

 

Le ministre conseiller du président de la République, Assane Diop, a appelé les Etats africains à mettre l’accent sur la protection sociale pour arriver à un « développement dans l’équité en Afrique ». Du fait de son expérience sur les mutuelles de santé, de son leadership au Bureau international du travail (Bit) sur les questions de protection sociale, Assane Diop a été désigné comme modérateur du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est déroulé à Addis-Abeba.

Le ministre conseiller auprès du président de la République, Assane Diop, a été le modérateur du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est tenu en marge du Forum régional de la sécurité sociale à Addis-Abeba (Ethiopie). Cette rencontre qui a été initiée par l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) a porté sur les politiques et actions nécessaires à la construction comme à l’amélioration de systèmes de sécurité sociale et de santé complets et durables. A cet effet, le ministre conseiller du président de la République, Macky Sall, a invité l’ensemble des pays du continent africain « à prendre à bras-le-corps la question de la sécurité et de la protection sociales pour écrire une nouvelle page sociale africaine ». Cela, a dit Assane Diop, va permettre à chaque citoyen du continent « de bénéficier de la couverture sociale dans le sillage d’un développement de l’équité ».

Selon le ministre, avec le soutien de l’Union africaine (Ua), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca), de l’Aiss et du Bit, il est possible « d’écrire une nouvelle page sociale de l’Afrique ».

Intégrer les acteurs de l’informel
Pour cela, l’ancien adjoint au directeur général du Bureau international du travail (Bit) informe que pendant le sommet, les réflexions ont porté sur : « Comment mener les actions nécessaires pour que les politiques nationales en Afrique prennent dûment compte de la dimension sociale du développement non pas comme une retombée économique, mais comme une partie intégrante de la planification du développement ? ». Pour lui, le Sommet régional de la sécurité sociale a été une occasion pour les pays africains de réfléchir sur « la sécurité et la protection sociales et comment faire en sorte que la couverture sociale soit étendue aux travailleurs de l’économie informelle et du secteur rural ». A son avis, il est déplorable que seuls 20% de la population africaine bénéficient d’une couverture sociale adéquate.

D’ailleurs, le ministre est convaincu que la protection sociale peut permettre de « réduire la pauvreté » et de contribuer à la « stabilité politique » d’un pays. Cependant, pour y arriver, il faut, a-t-il dit, une réelle « volonté politique » pour être « à la hauteur de nos engagements ». « Si la volonté politique s’exprime au plus haut niveau, l’Afrique sera véritablement en mesure de répondre présente aux échéances de 2030 de l’Onu et de 2063 de l’Ua », ajouté le ministre conseiller à la Présidence de la République. Ainsi, lors de ce sommet, Mme le Commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine a invité l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) à « une collaboration forte pour l’élargissement de la protection sociale en Afrique, notamment dans le secteur informel et les travailleurs ruraux ».

L’expérience sénégalaise partagée
Lors du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est déroulé à Addis-Abeba, le ministre conseiller du président de la République, Assane Diop a partagé avec les participants l’expérience sénégalaise dans la mise en œuvre d’un socle de politique sociale. D’après le ministre, depuis 2012, le gouvernement du Sénégal a lancé « beaucoup d’initiatives sociales pour améliorer les conditions d’existence de son peuple ». Parmi ces programmes et politiques sociales, Assane Diop a cité la Couverture maladie universelle (Cmu), le programme national de bourses de sécurité familiale, le régime de gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les programmes de santé spécifiques à la santé de la mère et de l’enfant…  

Sur le plan de l’éducation, il a souligné que le Sénégal a lancé le Plan stratégique pour l’éducation et la formation (Paquet 2013-2025) qui, dit-il, « est le socle de la politique nationale en matière d’éducation et de formation ». Ce plan, ajoute le ministre conseiller du président de la République, va permettre « d’améliorer la qualité des enseignements et apprentissages » et « d’éradiquer l’analphabétisme et promouvoir les langues nationales ». « En lançant toutes ces initiatives sociales, le président Macky Sall a démontré qu’avec une volonté assumée, il est possible de faire les sacrifices nécessaires pour améliorer les conditions d’existence des populations. Il a choisi une budgétisation sociale à la dimension de son ambition pour les couches vulnérables du Sénégal. Il a voulu donner tout son sens à la notion du développement inclusif pour ne pas dire dans l’équité sociale », ajoute le ministre. Il informe qu’il est prévu, dans le budget 2018, une augmentation des bourses familiales. Ce qui, à son avis, montre que le Sénégal a « les moyens budgétaires de confirmer les financements de politiques sociales en cours ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le khalife général de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Niass, a effectué, hier, une visite à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), en compagnie du directeur général Abdoulaye Mbodj. Le khalife général qui a dirigé une prière sur place a béni l’aéroport et prié pour qu’il soit un outil de développement du Sénégal.

L’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (Aibd), dont l’inauguration est prévue le 07 décembre prochain, a reçu, hier, un hôte de marque. Le khalife général de Médina Baye, qui veut un démarrage dans la paix de ce nouvel aéroport, est venu visiter le site et formuler des prières pour des activités en toute sécurité mais aussi « pour que cet outil soit prospère et contribue au développement du Sénégal ». Arrivé en forte délégation avec des membres de sa famille, le khalife général de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Niass, a été accueilli au portail de l’aérogare pèlerin par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj. Le chef religieux a ainsi procédé à la visité des aérogares pèlerin, passager, du fret avant de terminer par la piste d’atterrissage et le pavillon présidentiel.  Dans les différents sites visités, il a pris son temps pour formuler des prières et bénir les lieux.  

Auparavant, à l’intérieur de la salle d’embarquement, où est installé un lieu de prière adapté, le khalife et ses talibés, venus de Dakar et Kaolack, ont procédé à une séance de récital de Coran. Cheikh Ahmed Tidiane Niass a même dirigé, en présence de ses disciples, des responsables de l’Aibd et autres travailleurs, la prière de 17 heures (Takussan) dans la salle de prière aménagée au sein de l’aérogare départ.

Il apprécie l’aérogare des pèlerins
Au nom du khalife général, Cheikh Bachir Niass a indiqué qu’il était important, en tant descendant de Baye Niass, que leur guide religieux vienne bénir le site de l’aéroport Blaise Diagne. Pour lui, les prières du khalife sont pour une ouverture de l’Aibd dans la paix et la sécurité. Le porte-parole du jour de poursuivre que le chef religieux est très heureux de constater qu’il y a, sur le site, une salle d’embarquement des pèlerins très moderne et adaptée pour un pèlerinage en toute tranquillité. Le khalife a prié aussi pour que l’aéroport soit un outil de développement pour la prospérité du pays. Le secrétaire général de l’association « Ansaroudine » (association au service du khalife), Ousmane Thiam, a indiqué que ce jour est symbolique, car avant l’ouverture officielle, il constitue l’ouverture des bénédictions. 
 
Quant au directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, qui dit être très honoré de recevoir « cette grande personnalité religieuse », il a tenu à remercier le khalife général de Médina Baye au nom du président de la République. Pour lui, le religieux a toujours été aux côtés des responsables de l’Aibd pour la résolution des problèmes liés au déplacement de populations. Il a remercié le khalife aussi pour les prières et sollicité l’unité autour du président Macky Sall qui a très bien achevé l’aéroport entamé par son prédécesseur. Abdoulaye Mbodj a soutenu qu’avec cet outil, le Sénégal se positionne en hub aérien avec un aéroport international répondant aux normes.

Oumar KANDE

 

La découverte macabre du corps d’un homme âgé de 42 ans sous le pont Faidherbe alimente, depuis hier, toutes les causeries dans la capitale du Nord. Dans les premières heures de la matinée, des enfants talibés qui s’amusaient sur la berge du grand bras du fleuve, du côté du faubourg de Sor, ont aperçu un corps sans vie qui flottait. Quelques instants plus tard, ces talibés, accompagnés de certains concitoyens qui habitent à quelques encablures de l’entrée du pont Faidherbe et des passants, sont parvenus à identifier le corps sans vie de cet homme qu’ils avaient l’habitude de voir au bord du fleuve. Selon des témoignages concordants et recueillis sur place, cet homme passait le plus clair de son temps à pêcher des carpes, tilapias et autres espèces de poisson d’eau douce. Nos sources ont également précisé qu’il n’était pas bavard et qu’il avait souvent des crises d’épilepsie. D’autres témoins ont aussi soutenu qu’il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. On ne connaît pas également son domicile. Les éléments de la 22ème compagnie d’incendie ont finalement repêché le corps et l’ont déposé à la morgue du centre régional hospitalier de Saint-Louis. Les éléments du commissariat central de police de Saint-Louis ont ouvert une enquête pour élucider cette affaire.

Mb. Kh. DIAGNE                                                

 

L’Union sénégalaise des transporteurs routiers (Ustr) plaide pour l’organisation des états généraux du transport. L’idée est du président Mbargou Badiane, émise avant-hier au terme d’une réunion mensuelle échangeant sur le projet de renouvellement du parc des gros porteurs.

Suite au mot d’ordre de grève décrété par certains syndicats de transport, l’Union sénégalaise des transporteurs routiers (Ustr) a organisé, avant-hier, une rencontre avec la presse, pour se démarquer de cet arrêt de travail. « Nous nous démarquons de cette grève ; ce n’est pas notre rôle. L’Etat doit nous remettre un total de 3.000 véhicules dont 800 pour la phase pilote. Nous en avons reçu 73 en février 2016 », a-t-il dit, précisant que 72 autres véhicules devront être réceptionnés d’ici la fin de l’année. « Au moment où je vous parle, nos véhicules sont à Zinder (900 km de Niamey). Nous avons pris des engagements avec nos clients », a-t-il laissé entendre.

Interpellé sur les nombreux cas d’accidents notés surtout pendant le Magal de Touba, M. Badiane regrette les décès. « Il faut la tenue les états généraux du transport. Nous devons savoir qui donne les permis, comment on les délivre et à qui on les distribue », a-t-il avancé.  Le président des organisations professionnelles du transport déplore le stationnement de certains véhicules pendant plus de 15 minutes. « Les forces de sécurité doivent les faire déplacer », a-t-il dit. Mbargou Badiane explique que l’Etat doit aussi faire des travaux d’extension sur les chaussées pour éviter les collisions. Sur les permis à points, il donne son approbation. « Cela permettra aux conducteurs d’être conscients de la valeur des passagers qu’ils transportent. Il est normal, même étant détenteur d’un permis, que tous les deux ans, le conducteur puisse faire des visites », a souligné le président de la Coopérative nationale d’entreprises de transport de marchandises du Sénégal (Cnetm). Selon lui, la charge à l’essieu, qui, en même temps, préserve le patrimoine routier, est une aubaine pour les propriétaires des camions, car la surcharge abîme les camions.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Des opérations de contrôle routier sont effectuées, depuis hier, dans les départements de Saint-Louis, Podor et Dagana, par les éléments de la gendarmerie et de la police.

Sous la houlette de l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, du préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, et du directeur national des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, les forces de l’ordre ont interpellé, hier, dans la capitale du Nord, de nombreux automobilistes dans divers endroits de la ville. Parmi lesquels on peut notamment citer des chauffeurs de véhicule de transport en commun qui ne portaient pas de ceinture de sécurité, qui ne détenaient pas par devers eux des permis de conduire valables et autres documents exigés pour conduire un véhicule. Cette opération a aussi permis de mettre la main sur de nombreux chauffeurs indisciplinés et irresponsables, qui non seulement ne respectent pas le code de la route, mais n’arrivent pas à présenter tout ce dont un automobiliste a besoin pour conduire un véhicule utilitaire ou de transport en commun. S’adressant à la presse en fin d’après-midi, l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives et le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, ont réitéré l’engagement indéfectible du gouvernement et du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, à renforcer le contrôle routier, à utiliser désormais le permis à points, en vue de sanctionner sévèrement ces « indisciplinés de la circulation » et d’éliminer les risques liés aux accidents mortels.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La route a encore tué sur l’axe Linguère-Dodji, à hauteur du village de Khol-Khol, distant de 10 km de Dodji. Un véhicule de transport en commun, de marque Mitsubishi, immatriculé LG 1445-C, a dérapé avant de se renverser. Les faits se sont déroulés hier, jour du marché hebdomadaire de Dodji, vers 17 h. Selon les sapeurs-pompiers, le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Le bilan était lourd, 16 blessés sur le coup dont 4 dans un état critique. Un des blessés graves a finalement succombé à ses blessures au cours de son évacuation. Il s’agit de Serigne Mor Sy, âgé de 35 ans, domicilié à Dahra-Djolof. Le corps est à la morgue de l’hôpital Maguette Lô de Linguère, où les blessés reçoivent des premiers soins. Une enquête a été ouverte par les gendarmes.

Masse NDIAYE

 

L’application des peines alternatives à la détention des délinquants se heurte à l’absence de dispositifs d’accompagnement. C’est le sentiment de certains acteurs judiciaires de la Cour d’Appel de Kaolack, en marge d’un atelier thématique sur le sujet initié par l’Observatoire national des lieux de privation de libertés (Onlpl). La présidente de l’institution a promis de soumettre les résultats de ces conclaves aux plus hautes autorités de l’Etat.

Le surpeuplement des prisons est une réalité dans notre pays. Une situation souvent mise en exergue par les organisations des droits de l’Homme et reconnue par les autorités judiciaires. Quid des stratégies déployées pour juguler ce phénomène. A Kaolack dans le cadre d’un atelier thématique sur les obstacles à la mise en œuvre des peines  alternatives à l’incarcération et à l’aménagement de peines, la présidente de l’Observatoire national des lieux de privation de libertés (Onlpl) a confirmé ce sentiment général: « La sur-occupation des cellules entraîne une perte d’intimité et constitue, sans nul doute, un traitement cruel inhumain et dégradant. Les Mac de Tambacounda, Fatick et Kaolack connaissent un surpeuplement assez marqué se traduisant dans les cellules par une surface moyenne par détenu assez faible. L’impact de la surpopulation carcérale sur la promiscuité, l’insalubrité, la santé des détenus apparaît clairement dans de nombreux rapports de visites ou monitorings des prisons et cela sur toute l’étendue du territoire », a informé Mme Josette Marceline Ndiaye Lopez dans son texte liminaire. Une situation généralisée des prisons consécutive, à la fois, à un parc d’établissements pénitentiaires en retrait par rapport aux détenus et une mise en œuvre difficile des peines alternatives à l’incarcération et à l’aménagement de la part des juges.

La patronne de l’Onlpl promeut des solutions. « Il apparaît que le moyen efficient de résoudre la surpopulation carcérale serait de permettre à des détenus condamnés à de courtes peines, moins d’un an ou plus, de bénéficier d’aménagement de peine. Théoriquement, il suffirait de convaincre les magistrats d’utiliser les instruments juridiques pour réduire le recours à l’incarcération et pour rationaliser la justice pénale, eu égard au respect des droits de l’Homme, aux exigences de la justice sociale et aux besoins de réinsertion des délinquants », a-t-elle soutenu. Des possibilités offertes aux magistrats par la loi, mais parcimonieusement appliquées. La faute à l’absence de dispositifs d’accompagnement. « L’aménagement de peine ou les peines alternatives nécessitent, par exemple, dans les régions, la convocation d’un comité présidé par le gouverneur et comprenant des personnalités en relation avec la question. Ce qui, en pratique, ne se fait pas, ou rarement, ce qui explique le plus souvent le recours à ces alternatives pourtant prévues par la loi pour éviter l’incarcération pour de courtes peines de prison », a éclairé Saliou Ndiaye, le président du Tribunal de grande instance (Tgi) de Fatick, en marge de l’atelier de Kaolack.

L’atelier zonal de Kaolack fait partie d’un cycle de réflexion sur les alternatives à l’incarcération et à l’aménagement de peine de prison organisé par l’Onlpl et dont les conclusions seront soumises aux autorités judiciaires en vue de régler, de manière durable, le surpeuplement des lieux de détention au Sénégal.

Elimane FALL

 

La première affaire renvoyée porte sur le cas de coups et blessures volontaires ayant entraîné une amputation. Cette affaire concerne cinq bergers domiciliés dans la zone de Colonat, localité située à quelques encablures de la commune de Ross-Béthio. Ils se sont présentés, hier, devant le tribunal de grande instance de Saint-Louis, pour répondre des délits d’association de malfaiteurs, de coups et blessures volontaires commis avec préméditation et ayant entraîné une amputation, de violences et voies de fait. Cette affaire a été renvoyée à la prochaine session car les avocats de la défense ont soulevé des exceptions de nullité de la procédure, soutenant que la prolongation de la durée de garde à vue n’a pas été autorisée par le parquet. Les fait se sont déroulés le 19 mai 2016, où les gendarmes de Rosso-Sénégal ont reçu une information faisant état d’une bagarre ayant opposée de jeunes bergers, notamment Abou Sow, Pathé Sow, Alpha, Mamadou et Chérif Sow, à des gardes champêtres et au cours de laquelle l’un des protagonistes, en l’occurrence Domingo Yalla, aurait eu un bras sectionné. Domingo, Khalifa Mballo et Soriba Kandé ont expliqué aux enquêteurs qu’ils s’affairaient à la surveillance des champs lorsque cinq bergers y ont fait introduire leurs bêtes. Voulant les faire sortir des lieux, ils ont été attaqués par ces bergers qui leur ont asséné des coups de coupe-coupe. Ils ont précisé qu’Abou Sow serait l’auteur du coup qui a amputé le bras de Domingo.

Supposé possédé par un esprit, il avait tué son frère à Diawar
Le tribunal de grande instance de Saint-Louis a aussi renvoyé, hier, à la prochaine session, la cinquième affaire portant sur un meurtre commis à Diawar par Mady Fall sur son frère. Cette décision a été prise par la cour qui a jugé nécessaire de disposer du rapport d’expertise médicale qui doit être établi par un psychiatre. Car, tout au long de l’audience, l’accusé Mady Fall, né le 2 janvier 1994 et placé sous mandat de dépôt le 22 avril 2013, a soutenu avoir été possédé par un esprit maléfique qui le pousse à détester, haïr et même tuer ceux qui sont proches de lui. Les faits remontent au 31 mars 2013. Les éléments de la brigade de gendarmerie de Ross-Béthio ont reçu un appel téléphonique du chef de village de Diawar, leur informant qu’un habitant de cette partie de la commune de Ronkh, venait d’être poignardé mortellement par son jeune-frère. Quelques instants plus-tard, les enquêteurs se sont rendus sur les lieux et ont constaté la présence d’un corps sans vie, couché sur le dos, la tête orientée vers le sud, avec une plaie profonde sous l’aisselle gauche et couvert d’un pagne blanc maculé de sang à 20 m de la concession des Fall. Sur ces entrefaites, ils saisissent un couteau d’une longueur de 35 cm couverte de sang des mains de Mady Fall, avant d’acheminer le corps à l’hôpital de Dagana. Le certificat de genre de mort délivré par les médecins concluait à une mort par hémorragie due à un traumatisme thoracique. Entendu, Mady Fall déclarait avoir attenté à la vie de son frère Mountakha Fall. Il disait avoir ignoré les raisons qui l’ont poussé à tuer son frère, mais pensait avoir été atteint mystiquement ou possédé par des forces surnaturelles qui le poussent à détester les gens.

A la barre, il est revenu sur les faits, rappelant qu’il avait senti un trouble intérieur lorsqu’il a voulu se rendre au fleuve pour se baigner. C’est en ce moment qu’il est revenu sur ses pas pour inviter son frère à se battre avec lui. Ce dernier a non seulement refusé mais il est allé se plaindre auprès de son père. Sur ce, l’accusé, armé d’un couteau, asséna un coup à l’échelle gauche de la victime. Cette affaire a été renvoyée.

Mb. Kh.DIAGNE



Le Comité de dialogue social de la Sonatel a été installé, hier, par le président du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap Ndiaye, en présence de toutes les représentations de l’Etat et des travailleurs de l’entreprise. Il comporte 20 membres déterminés à promouvoir la culture du dialogue social au sein de l’entreprise.

Une nouvelle ère règne désormais au sein de la Sonatel. En effet, en mars 2014, Sonatel et les organisations syndicales de ses travailleurs ont convenu d’instituer un cadre et des mécanismes de dialogue permanent par adoption de la Charte du Comité de dialogue social. L’occasion pour Mme le président du Hcds de magnifier le fruit d’un long processus qui a abouti à sa mise sur pied. Selon Mme Ntap Ndiaye, « cette cérémonie sera marquée dans le livre d’or de son institution et dans le comité social de la Sonatel ». A l’en croire, il faut donner à la formation une autre facette d’entreprise. « Il faut se former pour mieux prévenir les crises », a souligné l’ancien ministre du Travail, des Organisations professionnelles, à l’endroit des travailleurs, ajoutant ainsi que « cette manifestation concerne une entreprise membre d’une multinationale ».

Cette assemblée plénière constitue, avec le comité de pilotage, les deux organes qui composent le Comité de dialogue social. Ainsi, la mise en place de ce mécanisme de dialogue social obéit à une volonté de se conformer au droit d’expression directe et collective et aux procédures de négociations au sein de l’entreprise. Il s’agit aussi de consolider les bases d’un dialogue social de qualité à la Sonatel, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs stratégiques et de progrès social. Selon le directeur général, Alioune Ndiaye, la relation au travail connaît une véritable révolution. « Nous devons faire des efforts constants pour dialoguer afin de réussir à asseoir la confiance et se comprendre mutuellement », a-t-il dit. Il soutient que les travailleurs sont conscients d’améliorer ce qui a été fait jusque-là au sein de leur entreprise. Le directeur général invoque toutefois les valeurs de responsabilité, d’engagement, d’efficacité et de transparence, et invite à une mobilisation du personnel pour la mise en œuvre des enjeux stratégiques dans un environnement concurrentiel. « Le dialogue social ainsi que le patriotisme d’entreprise sont les facteurs clés de succès », a encore fait remarquer le Dg de la Sonatel.

Les travailleurs ont la possibilité de s’exprimer directement sur le contenu de l’organisation et les conditions de travail. Cette charte permet de pallier également les difficultés pour mener à bien une négociation, en fixant les mesures appropriées pour encourager et promouvoir le développement et l’utilisation au mieux des procédures de négociation. Le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp) déclare que le point fort de la Sonatel a toujours été le dialogue social. Abdou Karim Sall soutient que cette entreprise qui emploie plus de 1.800 salariés ne peut pas déroger à la règle. « Nous sommes résolument engagés à vos côtés pour vous soutenir dans la voie de l’émergence », relève-t-il.

La Sonatel est reconnue Top employeur pour la 5ème fois consécutive en Afrique du Sud. Une consécration qui pousse Amadou Kane Diallo, le directeur des Ressources humaines, à se convaincre que le dialogue social doit être une quête permanente.

Cheikh Malick Coly

Hier, la piscine de l’Ecole nationale des officiers d’active a abrité la cérémonie de départ de l’ex-commandant de la zone militaire n°7, Amadou Anta Guèye, promu général de brigade. L’ancien patron de la zone militaire n°7 est mis à la disposition du Premier ministre comme conseiller militaire. Désormais, c’est le colonel Papa Souleymane Sarr, commandant du camp de la base aérienne de Thiès qui est chargé d’assurer l’intérim.

Venu présider la cérémonie, le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, a dit toute sa joie de voir le colonel Guèye promu au grade de général de brigade. « Cette marque de confiance du chef de l’Etat à l’endroit du colonel Amadou Anta Guèye en le faisant passer général de brigade est une reconnaissance avérée de ses qualités professionnelles et humaines. Toujours animé par la volonté de bien faire son travail, le colonel Amadou Anta Guèye est un véritable perfectionniste. Nous qui avons travaillé avec lui pendant deux ans comme chef de la zone militaire n°7 sommes en mesure d’en témoigner », a-t-il confié. C’est pourquoi, le gouverneur de Thiès lui a souhaité, au nom de l’ensemble des chefs de service de la région, plein succès dans sa nouvelle fonction où la mission de servir le Sénégal va se poursuivre. «  Bon vent mon général, dans 24 heures, «In Cha Allah» » a-t-il lancé.

Le colonel Amadou Anta Guèye a exprimé tout le plaisir partagé avec les chefs de corps talentueux avec lesquels il a eu à travailler dans la zone militaire n°7, mais aussi avec l’ensemble des sous-officiers et soldats de la zone qui l’ont émerveillé par leur discipline. « Thiès est une ville qui m’a tout donné ; d’élève officier au grade de colonel et aujourd’hui promu général. J’y ai séjourné à cinq reprises », a-t-il noté. En guise de recommandations, le colonel Guèye a rappelé qu’une bonne préservation du domaine militaire qui constitue un espace pour l’entraînement demeure un intrant très important pour assurer la sécurité du pays. « Car, quel que soit le type d’armement, l’entraînement du militaire pèse beaucoup sur l’efficacité de son travail et pour cela, avoir de l’espace où s’entraîner comme il se doit devient déterminant », a-t-il souligné. Pour les chantiers dans le domaine des infrastructures déjà entamés au camp militaire de la base aérienne qui accueille des écoles de formations militaires dans différentes spécialités, le colonel Guèye se dit rassuré de leur finition au vu de l’organisation mise en place et de la volonté sans faille des hommes en charge de les conduire.

Mbaye BA

 

Les relations entre le Sénégal et l’Arabie saoudite sont au beau fixe. Ces deux pays ont encore sacrifié, hier, une vieille tradition de solidarité à travers un don de 10.000 carcasses de mouton du gouvernement saoudien au peuple sénégalais.

Le Sénégal a reçu du Royaume d’Arabie saoudite une cargaison de 10.000 carcasses de mouton issues des sacrifices du pèlerinage 2017. Par ce geste de solidarité, les deux pays viennent encore perpétuer une vieille tradition d’amitié et de coopération qui les unit. La cérémonie de remise de don a été co-présidée par Dr Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Abdourahmane Al Ataidi, chargé d’Affaires et représentant l’ambassadeur saoudien à Dakar et du directeur régional de la Banque islamique de développent (Bid), Moussa Sylla.  Dr Anta Sarr Diacko a rassuré son hôte sur la destination de ce don. « Soyez assuré que ce don sera destiné à toutes les couches de la population sénégalaise, notamment les établissements hospitaliers, les daaras  et les groupes vulnérables », a fait savoir la Dgpsn. Toutefois, elle a précisé que la distribution se fera en relation avec les autorités administratives ainsi que les services de la Direction générale de l’Action sociale du ministère de la Santé. Pour Abdourahmane Al Ataidi, représentant l’ambassadeur saoudien à Dakar, cette remise de don s’inscrit dans la logique des efforts entrepris par le gouvernement saoudien à travers un programme se solidarité pour venir en aide à une partie des nécessiteux de la Oumma islamique et de pays frères comme le Sénégal.

Le directeur de la Banque islamique de développement a, quant à lui, salué l’exemplarité de la coopération qu’entretiennent le Sénégal et la Bid. C’est pourquoi, il a invité les futurs pèlerins à davantage utiliser le Projet saoudien de distribution de la viande de sacrifice (Adahi). « C’est un projet global qui soutient les musulmans nécessiteux en leur fournissant de la viande d’Adahi où qu’ils se trouvent. Au Sénégal, il se distribue, chaque année, 10.000 carcasses de mouton auprès de  250.000 familles nécessiteuses à travers tout le territoire national », a fait savoir Moussa Sylla.

Tata SANE

 

Les journées de la Fraternité musulmane ont eu lieu au quartier Scat-Urbam. Oustaz Pape Makhtar Sylla invite les musulmans à cultiver des rapports de bon voisinage.

« Islam et citoyenneté » est le thème qui a réuni les membres du dahira « Safinatou Sa-adati ». Selon le prêcheur Oustaz Pape Makhtar Sylla, membre de la commission culturelle du dahira, « l’Islam, à travers le Coran, n’a rien omis sur la vie de l’homme ». « La citoyenneté relève du rapport de bon voisinage. L’Islam nous apprend comment nous devons nous comporter en société.

Le prophète Mouhamed (Psl) nous a enseigné les critères du citoyen modèle. Il faut choisir ses voisins avant sa maison », a dit le conférencier. Selon lui, un compagnon du prophète Mouhamed (Psl) avait mis en vente sa maison. « Vu les qualités humaines de ses voisins, il a facturé au double sa demeure du fait de ses bons voisins », a-t-il fait savoir. A en croire Oustaz Sylla, nous devons faire de notre mieux pour cultiver la crainte révérencielle envers Dieu, aimer nos deux parents et prochains. L’animateur religieux a laissé entendre que le musulman doit ériger le travail au rang de culte d’adoration de Dieu. Aussi, a-t-il invité les musulmans à éviter le mauvais compagnonnage, car cela altère sérieusement l’éducation islamique. Le marabout Thierno Hamidou Bane, initiateur de ces journées, exhorte les fidèles à suivre la voie d’Allah.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Poursuivi pour assassinat commis sur son propre frère, Babacar Fall a été condamné, hier, à 7 ans de travaux forcés par la Première chambre criminelle de la Cour d’Appel de Saint-Louis.

Babacar Fall a été placé sous mandat de dépôt le 16 novembre 2015 pour avoir poignardé mortellement son frère Ibrahima Fall, au cours d’une altercation qui les avait opposés quelques minutes plutôt. A la barre de la Première chambre criminelle de la Cour d’Appel de Saint-Louis, Babacar Fall persistait dans ses dénégations et réitérait ses déclarations tenues à l’enquête préliminaire. Il a affirmé que c’est la victime qui l’a attaqué en premier avec un couteau et l’a blessé au poignet de la main gauche et que c’est sur ces entrefaites qu’il est revenu avec un couteau à l’aide duquel il l’a, à son tour, poignardé à la poitrine. Il a précisé qu’il n’avait pas l’intention de tuer son frère et qu’il regrette son attitude qu’il ne s’explique pas.

Cependant, il a fait remarquer que ce jour-là, il n’avait pas pris ses médicaments, raison pour laquelle il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales au moment des faits. Il a même affirmé que depuis qu’il a eu un accident en mer, il souffre de troubles mentaux. Le problème est que des témoins comme Bathie Fall, frère des protagonistes et Mb. Sané, cousine de la femme de la victime, entendus par le magistrat instructeur, à titre de simples renseignements, se sont inscrits en faux par rapport aux déclarations de l’accusé, précisant que la victime n’était pas armée et que l’unique couteau qui a servi à commettre ce crime a été utilisé par Babacar Fall. Selon les conclusions de l’expertise médicale faite par le psychiatre, Dr Masseck Wade, l’accusé est atteint d’une schizoïde évolutive. Il a précisé d’autre part que les faits qui lui sont reprochés sont en relation avec ses troubles qui sont de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes.

A la suite du réquisitoire de l’avocat général, qui a demandé à la cour de déclarer coupable l’accusé et de le condamner à 20 ans d’emprisonnement ferme, l’avocat de la défense, Me Cheikh Tidiane Diouf, a tenté de démontrer que son client n’était pas conscient au moment des faits. La cour ne l’a pas suivi dans sa plaidoirie et a finalement condamné Babacar Fall à 7 ans de travaux forcés.

Mbagnick Kh. DIAGNE

 

Plus de 1,3 milliard de FCfa, c’est le montant estimé de l’importante prise réalisée par les gendarmes de la brigade de Touba Belel. La célébration du grand Magal de Touba est aussi le prétexte, pour beaucoup de commerçants véreux, d’écouler des produits et de médicaments contrefaits. Hier, le poste de gendarmerie de Touba Belel a abrité une rencontre des autorités médicales, en présence du médecin chef de région, Dr Balla Mbacké Mboup, et de plusieurs responsables de l’Association des pharmaciens du Sénégal, pour constater l’importante prise des gendarmes.

Cette importante saisie réalisée, il y a trois jours, précisément le 11 novembre, est estimée à plus d’un milliard 300 millions de FCfa. La marchandise était dissimulée dans 2 camions transportant du son de blé qui ont quitté un pays frontalier pour rallier Touba. « Une fois à destination, leur présence suspecte nous a été signalée. Nous avions préféré attendre de connaître précisément leur lieu de débarquement avant d’entrer en action. Et c’est ainsi que nous avons pu les localiser à proximité d’un entrepôt de la ville. Un individu a été arrêté. La marchandise a été rangée sur les côtés et ils ont laissé un couloir pour circuler dans la caisse du camion. Il fallait donc être très vigilant pour voir la cachette. C’est en débarquant la marchandise déclarée que nous avons vu les médicaments », a expliqué l’adjudant Cheikh Camara, commandant du poste de gendarmerie de Touba Belel. L’opération qui a démarré samedi a permis aux pandores de mettre la main sur les médicaments périmés et procéder à l’arrestation des vendeurs. Selon l’adjudant Cheikh Camara, ce sont des  médicaments de fabrication étrangère qui ont dû transiter par quelques pays frontaliers avant d’arriver à Touba.

De son côté, le Dr Amadou Moctar Dièye, directeur de la Pharmacie et du Médicament au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale, réagissant par rapport à la prolifération, à Touba, des dépôts de pharmacie qui font face aux structures sanitaires, déclare que leur « stratégie est de tarir les sources d’approvisionnement en faux médicaments, afin qu’il n’y ait nulle part au Sénégal des médicaments illicites. C’est la stratégie nationale et une volonté clairement exprimée pour que les médicaments vendus soient sécurisés parce que l’Etat doit défendre et protéger les populations. Nous sensibilisons les populations sur les dangers liés aux médicaments de la rue, des médicaments qui sont à l’origine de maux comme l’insuffisance rénale, l’insuffisance hépatique et beaucoup de décès ». En direction des populations, Dr Amadou Moctar Dièye demande « d’aller vers les structures sécurisées par l’Etat, les pharmacies privées et les pharmacies implantées dans les structures sanitaires, au lieu de se laisser berner par les charlatans qui abrègent leur vie avec ces médicaments de la rue ». Il a remercié et félicité la gendarmerie, les douanes, la police, le ministère du Commerce pour leur appui dans la lutte contre ce fléau. Aussi, a-t-il demandé à la population de dénoncer les malfaiteurs qui agissent dans ce secteur.

Fermer les dépôts illégaux
Pour Dr Ndiaye Sall, président de la section B de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal, le fond du problème, « c’est l’existence de dépôts illégaux détenus par des non professionnels. Donc, ce ne sont pas des médicaments de la rue, car on les trouve dans des lieux bien aménagés, au vu et au su de tout le monde, détenus par des commerçants véreux ». Il a soutenu que si les gens veulent éradiquer ce fléau, « il faut fermer ces dépôts. Cette pratique n’existe ni à Kébémer, ni à Thiès, ces médicaments sont destinés à Touba où il y a des dépôts installés et connus de tout le monde. Nous n’attendons pas grand-chose, parce que c’est la énième fois. Nous n’espérons pas que l’affaire aille plus loin, ce sera juste événementiel et on retournera à la case départ », s’est-il désolé.

La gendarmerie a immobilisé, dans l’enceinte de son poste de Touba Belel, les deux camions aux immatriculations guinéennes. La plupart de ces médicaments sont des antibiotiques, donc très dangereux pour une utilisation non prescrite par un médecin. Le seul détenu est entre les mains des pandores, les autres malfrats sont en cavale. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Mamadou DIEYE

 

Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé, hier, que le permis à points sera imposé à tout le monde. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a fait cette déclaration dans la capitale du Nord où il s’était rendu pour présenter les condoléances du gouvernement et de la Nation aux familles des huit victimes de l’accident mortel survenu la semaine dernière sur la route de Kébémer.

Venu présenter les condoléances du gouvernement à la famille qui a perdu huit de ses membres dans l’accident, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo s’est prononcé sur la question du permis à points. Le patron des Transports terrestres a déclaré sans ambages que « le permis à points sera imposé à tout le monde ». Huit victimes domiciliées au quartier Cité Niakh du faubourg de Sor, font partie des 25 personnes qui ont trouvé la mort, lundi dernier, dans cet accident d’une rare violence qui a défrayé la chronique. Il convient de rappeler qu’il s’est agi d’une collision entre un mini car qui venait de Saint-Louis et un bus en provenance de la ville sainte de Touba-Mosquée. Ainsi, à l’occasion du huitième jour du décès de ces 25 victimes, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, accompagné de son collègue Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-Louis et du gouverneur Alioune Aïdara Niang, est venu réconforter les familles de ces 8 victimes de la Cité Niakh dont 7 appartiennent à une même famille. Au nom du chef de l’Etat et en présence d’une forte délégation du Khalife général des mourides, il leur a présenté les condoléances du gouvernement, avant de leur remettre une enveloppe financière consistante.

Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo s’est ensuite adressé à la presse pour réitérer l’engagement indéfectible du gouvernement à éliminer les risques liés à ces accidents nocturnes. Il a, à ce propos, exhorté les chauffeurs de transport en commun, à plus de vigilance et de responsabilité dans l’exercice de leur métier, insistant longuement sur la nécessité pour ces automobilistes de ne jamais oublier qu’ils transportent des êtres humains.

Il a enfin informé que la grève des transporteurs prévue le 15 novembre prochain par les syndicats des transporteurs sera suspendue. « C’est une décision prise d’un commun accord par l’Etat et ces syndicats à l’issue d’une séance de travail, » a précisé le ministre.

Mbagnick Kh. DIAGNE

 

Les autorités françaises au Sénégal ont commémoré, le samedi 11 novembre 2017, le 99ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin à la Première guerre mondiale. A l’occasion de cette cérémonie qui s’est déroulée au camp Geille à Ouakam, beaucoup de militaires sénégalais et français ont été décorés.

Le lundi 11 novembre 1918, les armes se sont tues, mettant fin à 4 ans de guerre mondiale. Depuis cette date, chaque année, la France commémore le traité qui a été signé le 11 novembre 1918 à Rethondes. Au Sénégal, la 99ème commémoration de cet armistice s’est déroulée au quartier Geille, base des Eléments français au Sénégal (Efs), en présence de l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, du commandant des Eléments français au Sénégal, le commandant Denis Mistral, des autorités militaires sénégalaises et des représentants de missions diplomatiques accréditées à Dakar. 99 ans après ce conflit considéré comme l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité, des autorités françaises au Sénégal ont déposé des gerbes de fleurs au monument des morts du quartier Geille en mémoire de tous les tirailleurs sénégalais et des alliés disparus lors de la Première guerre mondiale 1914-1918. Se replongeant dans des souvenirs lointains, le commandant Denis Mistral se rappelle des frères d’armes sénégalais qui, «loin de chez eux, ont vécu, souffert et sont morts » pendant cette guerre. D’après le commandant Mistral, les tirailleurs sénégalais ont fait preuve d’abnégation, de courage et de fraternité aux côtés des Français et des autres alliés pour faire face à l’ennemi.

« Durant 4 longues années, la Première guerre mondiale a bouleversé les mentalités, modifié la géopolitique de l’Europe et entrainé dans un sillage de morts et de souffrances plusieurs dizaines de millions de personnes dans les forces vives de nos pays », se remémore le commandant des Eléments français au Sénégal.  En outre, après le dépôt des gerbes de fleurs, la délégation s’est rendue au terrain de football pour s’incliner devant les deux drapeaux de la France et du Sénégal qui flottent dans cet espace. Après la revue des troupes suivie des hymnes nationaux des deux pays, l’ambassadeur de la France au Sénégal et le commandant des Efs ont procédé à la remise de décorations à des militaires sénégalais et français. Ainsi, les adjudants-chefs Abdoulaye Coly et Abdoulaye Sène ont été décorés à la médaille de la défense nationale de même que le soldat de première classe Ousmane Coly.

L’ambassadeur de la France au Sénégal, Chritophe Bigot, a ainsi salué la mémoire de tous ceux qui sont tombés au front pendant la Première guerre mondiale. Selon lui, plus de 160 000 tirailleurs sénégalais ont été déployés sur le théâtre des opérations pendant la guerre de 1914-1918. Il a aussi rendu un hommage à l’armée française qui, dit-il, « joue un rôle déterminant aux côtés des forces africaines pour faire en sorte que le Mali ne sombre pas dans le djihadisme et que l’ensemble de la région ne soit pas gagnée par le phénomène ».

Dans l’après-midi du samedi 11 novembre 2017, les autorités françaises au Sénégal se sont rendues au cimetière du camp Marchand, à Rufisque, pour y déposer encore des gerbes de fleurs à la mémoire de tous les tirailleurs sénégalais disparus lors de la Première guerre mondiale.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, a remis, à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, une croix de Commandeur de la Légion d’honneur à la famille de feu Abdoulaye Ndiaye, premier militaire sénégalais commandeur de la Légion d’honneur décédé en 1998.

Lors de la commémoration du 99ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, un « hommage spécial » a été rendu au tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye. Devant des membres de sa famille fortement représentée au quartier Geille des Eléments français au Sénégal (Efs), l’ambassadeur de la France au Sénégal Christophe Bigot est largement revenu sur le parcours de l’un des « héros de la Première guerre mondiale ». D’après M. Bigot, feu Abdoulaye Ndiaye est le premier Africain médaillé « commandeur de la Légion d’honneur en 1956 ».

Abdoulaye Ndiaye qui est né à 1897 à Saint-Louis du Sénégal est entré dans l’armée coloniale le 5 janvier 1916 à Bordeaux. Christophe Bigot qui retrace l’histoire de cet illustre fils du Sénégal rappelle que c’est à l’âge de 19 ans que feu Abdoulaye Ndiaye a rejoint le théâtre des opérations. Cependant, il a mis fin à son engagement en 1917 après une « grave blessure ». Mais malgré ce cours séjour dans l’armée coloniale, M. Bigot informe qu’Abdoulaye Ndiaye« a fait dans les armes un parcours digne d’éloges ». « D’autres engagements viendront notamment de son rôle décisif au sein de l’Association des mutilés de guerre. Jusqu’à sa disparition, il a participé au rayonnement des anciens combattants au Sénégal. Ce n’est que justice, s’il s’est vu distingué successivement la croix d’honneur, la médaille militaire et commandeur de la Légion d’honneur », indique Christophe Bigot.

Par ailleurs, le commandant à la retraite El hadji Kantara Coulibaly qui a parlé au nom de la famille  a remercié l’ambassadeur de la France au Sénégal qui a pris la décision de rendre un hommage marqué à feu Abdoulaye Ndiaye. « La famille de feu Abdoulaye Ndiaye témoigne sa profonde gratitude à la France qui a toujours apporté sa reconnaissance aux nations qui ont combattu à ses côtés lors des deux guerres mondiales », a dit le commandant à la retraite El Hadj Kantara Coulibaly.

Par la même occasion, le porte-parole de la famille a témoigné de sa « profonde gratitude » au président de la République MackySall qui a pris la décision de faire d’Abdoulaye Ndiaye l’un des parrains de la prochaine journée des tirailleurs qui sera célébré ce 4 décembre. Le chef de l’Etat a aussi demandé, rappelle-t-il, qu’une statue à l’honneur d’un des héros de la Première guerre mondiale, Abdoulaye Ndiaye, soit érigée au Musée des forces armées.

A. Ng. NDIAYE

 

La route a encore tué. Un accident est survenu, hier, à hauteur de Khogué, un village situé à 15 km de Linguère. Un véhicule de transport en commun, de marque Mitsubishi, immatriculé DL-1683-D, en partance de Linguère pour rallier le village de Gassane, a fait un dérapage suivi de renversement à hauteur du village de Khogué. La voiture transportant 20 bidons de gasoil, pour certainement le forage, des melons et des passagers à bord, a terminé sa course dans les herbes. Le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Le bilan est lourd : 2 morts, 6 blessés légers et 3 graves dont un dans un état critique. Les deux passagers, Amadou Bâ (15 ans), natif de Gassane, et Binta Sow, âgée de 40 ans, originaire de Barkédji, ont perdu la vie sur le coup. Les corps sans vie sont à la morgue de l’hôpital Maguette Lô où les blessés reçoivent des soins intensifs. Certains blessés dont le chauffeur fracturé, risquent d’être évacués d’urgence vers le centre de référence de Louga. Les gendarmes ont ouvert une enquête pour élucider les causes réelles de cet accident.

Masse NDIAYE

Le président de la République, Macky Sall, est attendu à Léona Niassène, ce samedi, pour présenter les condoléances de la Nation à la famille du défunt. Une annonce faite au cours des funérailles par le frère cadet du khalife, Ahmet Khalifa Niass, et confirmée par le ministre de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, Mme Mariama Sarr. 

Une promptitude présidentielle bien appréciée par la famille du 4ème khalife qui a exhorté les fidèles à réserver un accueil populaire digne de l’excellence des relations entre les deux hommes. 
En effet, Macky Sall est un habitué des lieux qu’il fréquente depuis ses débuts dans les différents gouvernements de l’ancien président Abdoulaye Wade. A la tête du pays, il s’est rendu plusieurs fois chez le khalife à Léona. Lors de sa campagne victorieuse pour les présidentielles de 2012, il est adoubé par le guide religieux dès le premier tour. Au cours de ces deux dernières années, le chef de l’Etat a été accueilli deux fois à Léona Niassène. D’abord, pour le suivi des chantiers de la grande mosquée en décembre 2016 et ensuite lors de son inauguration en mars dernier. Le président avait magnifié l’engagement de son hôte à ses côtés et sa réputation de bâtisseur confirmé par cet édifice gigantesque dont les minarets culminent dans le ciel de la ville de Kaolack.

E. FALL

Les chambres criminelles de Saint-Louis jugeront, à partir de lundi, 11 dossiers dont deux cas de meurtre et deux autres cas de tentatives de meurtre, a appris l’Aps de source judiciaire, jeudi. Elles se pencheront aussi sur un cas d’infanticide, ainsi que sur trois affaires d’association de malfaiteurs et de vol en réunion commis avec usage de véhicule et d’armes.        

(APS)

 

La route a encore tué. Un accident est survenu, hier, à hauteur de Khogué, un village situé à 15 km de Linguère. Un véhicule de transport en commun, de marque Mitsubishi, immatriculé DL-1683-D, en partance de Linguère pour rallier le village de Gassane, a fait un dérapage suivi de renversement à hauteur du village de Khogué. La voiture transportant 20 bidons de gasoil, pour certainement le forage, des melons et des passagers à bord, a terminé sa course dans les herbes. Le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Le bilan est lourd : 2 morts, 6 blessés légers et 3 graves dont un dans un état critique. Les deux passagers, Amadou Bâ (15 ans), natif de Gassane, et Binta Sow, âgée de 40 ans, originaire de Barkédji, ont perdu la vie sur le coup. Les corps sans vie sont à la morgue de l’hôpital Maguette Lô où les blessés reçoivent des soins intensifs. Certains blessés dont le chauffeur fracturé, risquent d’être évacués d’urgence vers le centre de référence de Louga. Les gendarmes ont ouvert une enquête pour élucider les causes réelles de cet accident.                       

Masse NDIAYE

 

Suite au meurtre de la victime Awa Ndiaye au « Golden Bar » à la Liberté 6, le mis en cause, TIB, a été arrêté et déféré, ce vendredi, au parquet.

En conférence de presse hier, le commissaire de police de Grand-Yoff, Ibrahima Diallo, a informé que le présumé meurtrier d’Awa Ndiaye a été interpellé depuis le 6 novembre dernier. En effet, le 18 septembre 2017 à 16h 20, le commissariat de Grand-Yoff a été saisi d’un meurtre au « Golden Bar » sis sur la voie de Liberté 6. Transportée sur les lieux aux fins de constatation, l’équipe du commissariat trouve une jeune dame poignardée sur la joue droite et baignant dans une mare de sang. Tout est parti d’une banale dispute suivie d’injures (…). « Les personnes trouvées sur les lieux ont été entendues, mais cela n’a pas permis d’identifier l’auteur des faits. Il s’est posé un problème d’identification de l’auteur. Pendant presque 15 jours, nous n’avons fait que cela : travailler sur l’identification de l’auteur des faits. Pour y arriver, nous avons eu l’appui des populations », a-t-il avancé.

Sachant que le présumé meurtrier courait toujours, un avis de recherche a été lancé et partagé par tous les services de police et de gendarmerie. Finalement, c’est le commissariat urbain de Ziguinchor qui mettra la main sur TIB, suite à une interpellation de son copain qui l’avait hébergé dans le Sud. Transféré à Dakar, le mis en cause est entendu sur procès-verbal avant qu’il ne reconnaisse les faits. « Il a été déféré ce vendredi 10 novembre à 13h, auprès du juge chargé de l’affaire », a informé le commissaire Diallo.

Poursuivant, il a laissé entendre que le bar en question est fermé pour une période de 6 mois. « A la suite des faits, le propriétaire du bar a été entendu et déféré au parquet. Un rapport a été adressé au préfet de Dakar. Actuellement, il est fermé », a dit le commissaire Ibrahima Diallo. La victime doit avoir environ 20 ans et le mis en cause 26 ans.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

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