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Société & Faits divers (2564)

La requête introduite par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, auprès du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, aux fins de lever l’immunité parlementaire du député-maire de Dakar, Khalifa Sall, dans les liens de la prévention depuis le 7 mars dernier, a engendré une polémique politico-juridique sans précédent dans l’espace public. Ainsi, selon le bord politique où l’on se situe et/ou l’interprétation du droit parlementaire des analystes et autres praticiens du droit, les avis sont partagés.

Le dossier du maire de Dakar arrêté, mis en examen puis placé sous mandat de dépôt depuis le 7 mars dernier pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux, connaît de nouveaux développements. Elu député depuis le 14 août 2017 par décision No5/E/2017 du Conseil constitutionnel, la demande introduite par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, auprès du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, aux fins de lever son immunité parlementaire, confirmée par la majorité parlementaire « Benno Bokk Yaakaar », est venue s’ajouter à la question de la légalité de sa détention. Au chapitre des réactions sur cette saisine du président de l’Assemblée nationale par le ministère public, les avis des politiques divergent selon le camp où l’on se trouve. Les conseils de l’édile de Dakar ont saisi hier le groupe parlementaire « Liberté & Démocratie » pour contrecarrer cette action du Parquet, des praticiens du droit fondant leur argumentaire sur le droit positif sénégalais et la jurisprudence, ont épilogué sur l’évolution du statut de Khalifa Sall, maire élu par la suite député et sur le régime juridique de l’immunité parlementaire. Ils remettent ainsi au goût du jour les vieux débats d’école.

« La démarche du procureur de la République est paradoxale », selon Me Clédor Ciré Ly
Selon un des conseils les plus en vue de l’édile de la capitale, Me Ciré Clédor Ly, cette demande du Parquet atteste de l’arbitraire qui caractérise la détention de Khalifa Sall. A l’en croire, pour avoir tout le temps soutenu que le maire de Dakar est un « otage politique » du régime détenu «arbitrairement», la demande de levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall « confirme sa détention arbitraire», a-t-il déclaré sur la Rfm. Considérant cette démarche de l’Etat, qui a toujours réfuté l’immunité dont la levée est aujourd’hui demandée, comme paradoxale, « c’est dans le but d’éviter toute mauvaise surprise des conseils de Khalifa Sall dans la perspective d’un procès que le ministère public a procédé de cette manière en prenant les devants ».

Le Pr Ndiack Fall juge la procédure régulière
Pour se faire comprendre, le Pr Ndiack Fall de l’Ucad invoquera les deux volets de l’immunité parlementaire (l’irresponsabilité et l’inviolabilité parlementaires) qui constituent les deux régimes de protection du député. L’irresponsabilité parlementaire, qui est une immunité dérogatoire, est régi par l’article 61, alinéa 1 de la Constitution, stipule « qu’aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Protégeant ainsi de façon absolue et permanente le député de toute poursuite pour des actes accomplis dans sa mission de représentation, ce dernier ne peut pas y renoncer à titre personnel.

Quand au principe de l’inviolabilité parlementaire, qui est une immunité partielle est régi par l’alinéa 2 de l’article 61 de la Constitution qui dispose qu’ « aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté, en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée dont il fait partie ». Ainsi, la levée de l’immunité parlementaire est de rigueur car le député, en cas de flagrant délit et/ou d’actes commis avant ou pendant qu’on soit député mais qu’il n’y ait pas de jugement définitif, n’est pas totalement protégé. Ainsi, pour le cas Khalifa Sall, « on est en présence d’actes extérieures à la fonction de député », dit-il. De l’avis du Pr Fall, « même s’il est présumé avoir détourné des deniers publics, il a agi en tant que maire de Dakar ». Non sans rappeler que « maintenant, en tant que député, Khalifa Sall est couvert par l’immunité parlementaire ». Aussi, ajoute-t-il, « l’Assemblée a la possibilité de demander la levée de cette détention provisoire, somme toute obligatoire, pour le cas de Khalifa Sall ». En outre, « elle a la possibilité de demander la levée de la détention tout en acceptant la levée de son immunité parlementaire ». La question étant de savoir « est-ce qu’elle le fera », s’est-il interrogé.

Mamadou Lamine DIEYE

Un colloque s’est ouvert, hier, à Dakar sur la problématique des violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest. L’objectif de cette rencontre est d’amener les acteurs de la sécurité en Afrique de l’Ouest à s’appuyer sur les connaissances et informations accumulées dans le livre « milles homicides en Afrique de l’Ouest » pour améliorer les programmes de prévention et de contrôle des crimes violents.

Le colloque tient à résoudre quatre problèmes récurrents au Sénégal et dans les autres pays cibles relatifs à la violence familiale et les homicides, les coupeurs de route et les violences graves dans les universités et les écoles africaines. Il est organisé par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) et le Centre international de criminologie comparée (Cicc). Le document coproduit par trois professeurs criminologues des universités de Montréal et Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a servi de cadre de référence pour la réflexion. Cette coproduction décrit et analyse toutes les manifestations de la violence criminelle au Sénégal, au Burkina Faso, en Cote d’Ivoire et au Niger.

Selon le Dr Pape Khaly Niang, directeur général de l’Asp, un des intervenants, les phénomènes de violences urbaines sont liés aux questions de développement. Il a insisté sur le fait que « les prétextes ont pour origine la pauvreté, la jeunesse, l’aspect psychologique ou la frustration ». Pape Khaly Niang a fait noter que le taux de criminalité au Sénégal est parmi les plus bas en Afrique. Le directeur général de l’Asp a annoncé qu’une enquête de victimisation est en cours et d’ici peu des conclusions seront tirées et une cartographie de la délinquance sera dessinée. Il a ajouté que cette cartographie permettra de mieux cerner certains phénomènes, de comprendre à qu’elles heures ils se développent et qui sont les acteurs. Les statistiques recueillies dans un document révèlent qu’au Sénégal, 70 % des victimes d’homicide conjugaux sont des hommes.

Les conférenciers comme le directeur de l’Esea, le Professeur Koumakh Ndour, le représentant du Cicc, le Professeur Maurice Cusson et le représentant de Resaud, le docteur Alioune Badiane, sont unanimes que « notre pays dispose de compétences pour réduire d’avantage ce fléau ». « Sociologues, psychologues, policiers et gendarmes doivent d’avantage opérer à côté des populations dans ce combat, un peu mal géré par nous tous qui sommes les premiers acteurs », ont-ils déclaré. Les solutions à apporter concernent aussi les infanticides, les coupeurs de route et les meurtres associés aux vols. Pour ces derniers, la période de leur forfait est souvent connue. Il ne reste plus qu’à améliorer les dispositions sécuritaires pour éradiquer ce mal.

Boubacar DIALLO (stagiaire)

Andrea Ori, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré que la torture est une pratique qui perdure malgré les efforts inlassables déployés par la communauté internationale. Il s’exprimait à Saly-Portudal au cours d’un atelier régional sur la prévention de la torture au sein de la Francophonie.

Le représentant régional des Nations unies aux droits de l’homme a estimé que réfléchir à une meilleure prévention de la torture par l’éducation aux droits humains apparaît comme une démarche plus pertinente. «Les expériences et initiatives qui seront partagées au cours de cet atelier permettront de mieux orienter nos actions futures dans le domaine de la prévention de la torture par l’éducation aux droits humains», a déclaré Andrea Ori pour qui le développement et le renforcement des connaissances et compétences en matière de droits de l’homme mais également des attitudes à inculquer seront au cœur de l’approche par l’éducation aux droits humains que cet atelier envisage de promouvoir dans l’espace francophone. Pour le directeur des programmes internationaux du Centre international d’éducation aux droits humains, Frédéric Hareau, l’éducation aux droits humains apparaît comme un sujet crucial car ne comprenant pas comment espérer lutter contre les violations des droits humains telles que la torture si la population ne connaît pas ses droits ou si les institutions étatiques ne sont pas suffisamment outillées pour protéger et respecter ces mêmes droits. Cet atelier s’inscrit dans la continuité des actions menées au cours des dernières années par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et dans les pays francophones pour la prévention de la torture, a-t-il signalé, non sans mentionner le rôle fondateur qu’a joué l’ancien secrétaire général de l’Oif, le Sénégalais Abdou Diouf. Pour l’Observatrice nationale des lieux de privation de liberté (Onlpl), Josette Marceline Ndiaye Lopez, en dépit des efforts notables de l’Etat du Sénégal, qui a effectué plusieurs réformes majeures, tels que la présence de l’avocat dès les premières heures de la garde à vue, l’augmentation du montant de la pension journalière des détenus, le cadre de la détention à l’image de celui de la plupart des pays en développement est loin d’être conforme aux standards internationaux des systèmes pénitentiaires modernes.

Amath Sigui NDIAYE

Un incendie s’est déclaré hier à Immeuble Moneger, en face du siège de la Banque centrale. Les flammes ont causé la mort d’une dame par asphyxie.

A la 2, Rue Parent, Immeuble Moneger, à côté de la 2STv, hier, vers 9h du matin, un incendie d’une rare violence s’est déclaré. Selon une source de la police, une dame paralysée y a perdu la vie à cause des flammes qui l’ont asphyxiée. « Nous avons évacué deux victimes inconscientes à cause de la fumée », affirme un colonel de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp) joint au téléphone peu après 13 heures. Il précise que ces dernières étaient toujours en vie.

Les occupants et autres badauds accouraient avant l’arrivée des soldats du feu. Selon des témoignages recueillis sur place, l’incendie est parti d’une cuisine du 3ème étage causant des détonations. Mbaye Sarr, chauffeur de son état, déroule le film. « J’ai entendu des cris qui m’ont poussé à venir secourir des occupants alors que je m’apprêtais à acheter mon petit-déjeuner. Je ne pouvais pas rester insensible. Nous avons, moi et deux hommes (Docta et Oumar, vendeur de cartes téléphoniques), forcé les portes de l’immeuble. La chaleur était brulante. Nous n’avions qu’une seule échelle pour procéder au sauvetage ; une dame voulait sauter à partir du 3ème étage. Présentement, j’ai mon cœur qui me fait mal, car j’ai inhalé trop de fumée », explique Mbaye Sarr. D’ailleurs, le ministère de la Santé a déployé un bus médicalisé pour procéder aux premiers soins des personnes sauvées. Interrogé, l’artiste Docta né Amadou Lamine Ngom soutient humblement : « Nous n’avons fait que notre travail. J’avais un rendez-vous dans un hôtel et je suis tombé sur le drame. Nous avons utilisé des habits imbibés d’eau pour se boucher les narines et évacuer deux dames sauves ». D’après une mère de famille qui a requis l’anonymat, c’est la deuxième fois que l’immeuble prend feu. « La première fois, l’ascenseur était tombé en panne et l’extincteur n’avait pas de pulvérisation », affirme-t-elle. « Un immeuble de ce genre devrait avoir une issue de secours. Malgré les campagnes de sensibilisation, les règles de la protection civile ne sont pas respectées », regrette une source de la police qui est arrivée au moment du drame.

Serigne Mansour Sy CISSE

La route a encore tué. Un accident d’une rare violence est survenu hier, à hauteur de Waounde Kissourou, un village situé à 90 km de Linguère. Un minicar de transport en commun de marque Toyota Hiassi, immatriculé MT-0064-A, en partance de Ourossogui pour rallier Dakar, a fait plusieurs tonneaux après l’éclatement d’un pneu arrière. Le chauffeur qui roulait à vive allure, a perdu le contrôle du volant. Selon les sapeurs-pompiers, premiers sur les lieux, certains corps étaient propulsés à une dizaine de mètres du véhicule. Le bilan est lourd : six morts dont une femme et une dizaine de blessés. La victime Fatoumata Sarr, qui vit en France, était venue présenter ses condoléances suite au décès d’une de ses sœurs. Parmi les cinq autres victimes, y figurent de jeunes étudiants qui se rendaient à Dakar pour raison d’études. Les corps sans vie sont à la morgue de l’hôpital Maguette Lô, où les blessés reçoivent des soins intensifs. Certains blessés dont le chauffeur titulaire Samba Ndao sont ensuite évacués d’urgence vers le centre de référence de Louga. Le second chauffeur qui conduisait le véhicule au moment de l’accident a pris la clé des champs et aurait emporté des portables. Les gendarmes ont entamé des recherches afin de mettre la main sur ce chauffeur inconscient.

Masse NDIAYE

Hier, alors qu’on ne s’y attendait pas du tout, le directeur de l’hôpital régional de Sédhiou, Doudou Diop, a tenté de se suicider dans sa chambre vers quinze heures. Selon certaines sources, tout est parti de la récente sortie des syndicalistes appartenant au Sutsas. On se le rappelle, ils avaient fustigé la gestion du directeur de l’hôpital. Ils ont demandé une clarification sur la gestion du Fbr (financement basé sur les résultats) d’un montant de deux millions. Somme d’argent que l’administration de l’hôpital devait recevoir et dont les 25 % devaient être employés à effectuer des dépenses par la structure sanitaire pour le désherbage, l’achat d’un réfrigérateur, etc.

Un autre reproche fait au directeur de l’hôpital concerne les ruptures fréquentes de stocks de médicaments. La section Sutsas (Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale) a fait cette sortie alors que le directeur de l’hôpital se trouvait à Thiès pour la mise en place de la Samu pour les régions de Sédhiou et de Kolda. Mis au courant de cette sortie, il a écourté son séjour à Thiès pour venir faire des précisions sur les accusations. Il a tenu un point de presse au cours duquel il a répondu point par point aux accusations, en précisant que de nombreux travaux sont en cours et c’est grâce à ce fonds bien géré puisqu’il a généré des bénéfices. Une autre information qu’il a délivrée porte sur l’acquisition de poubelles dont le marché est déjà conclu.

Par ailleurs, des négociations étaient en cours pour la tenue d’une rencontre entre les deux parties en présence des autorités administratives, du médecin chef de région et du Pca de l’hôpital, l’honorable député et président du conseil départemental, Boubacar W. Biaye. Cette rencontre qui était prévue ce jeudi, en raison de la tentative de suicide de Doudou Diop, directeur de l’hôpital, ne se tiendra pas. Un avion militaire a été affrété pour son déférement à Dakar. Il faut rappeler que Doudou Diop voulait faire de l’hôpital de Sédhiou une référence. Selon certaines sources, il se trouverait dans un état critique.

Malamine KAMARA

En perspective d’une bonne organisation du prochain « Gamou » de Tivaouane, un Comité régional de développement (Crd) s’est tenu à la salle de la gouvernance de Thiès, hier, sous la conduite du gouverneur, Amadou Sy, et en présence de Serigne Pape Malick Sy à la tête des membres du comité d’organisation.

Le porte-parole du Khalife général des Tidianes a souligné que le « Gamou » est un patrimoine commun à préserver par tous les Sénégalais. Pour cette 116ème édition prévue en fin novembre, il a invité toutes les personnes qui ont à cœur de venir fêter avec eux la nuit de nativité du prophète Mohamed (Psl) à Tivaouane à veiller sur la discipline pour que tout puisse se passer dans le calme et la paix. « Aux hôtes de marque conviés à la cérémonie officielle, je prie pour qu’ils puissent respecter le timing afin de permettre à tous de pouvoir retourner chez eux en toute sécurité », a-t-il lancé. Enfin, Serigne Pape Malick Sy a apporté les prières et le salut du Khalife général des Tidianes, Serigne Aboubacar Sy Mansour.

L’hélicoptère de l’Armée pour les évacuations d’urgence
Pour ce qui concerne le dispositif organisationnel mis en place, il est prévu, pour la couverture sanitaire, en plus des 10 infrastructures existantes, 55 postes médicaux avancés dotés d’un personnel qualifié voire même spécialisé en appoint soit 1.200 agents de santé. A cela s’ajoutent 40 ambulances dont 5 médicalisées à pré-positionner pour parer à toute éventualité. « L’hélicoptère de l’Armée sera à notre disposition prêt à intervenir au besoin », a révélé le Dr Malick Ndiaye, médecin-chef de la région médicale de Thiès. Selon lui, une enveloppe de 50 millions de FCfa est prévue pour couvrir les besoins en médicaments du « Maouloud » à Tivaouane.

Dans la quête d’offrir aux populations de Tivaouane un plateau technique relevé à l’hôpital Abdou Aziz Sy Dabakh, Dr Ndiaye a annoncé des investissements en termes de capacité d’accueil, de services de maladies infectieuses, de neurologie, de cardiologie, d’orthopédie et surtout un accroissement des équipements. « D’ailleurs, un scanner est déjà acquis et de les jours à venir, il sera procéder à son installation en plus d’une unité de production d’oxygène », a-t-il précisé.

Concernant la logistique nécessaire pour le montage des postes médicaux avancés, le manque de tentes spacieuses et en bon état est la difficulté majeure. Cependant des solutions émises au sein du comité d’organisation restent à être peaufinées pour trouver la meilleure formule. Sur le volet prévention, le service d’hygiène s’est engagé à assurer le traitement de la ville de Tivaouane 20 jours avant et 5 jours après le « gamou » tout comme le contrôle sur les denrées alimentaires. L’approvisionnement correct et sans interruption du courant électrique à Tivaouane durant la période du « Gamou » a été assuré par la Senelec. Les responsables de la société d’électricité ont indiqué que Tivaouane sera mis hors délestage juste avant le démarrage du « bourde », une semaine avant le jour du « Gamou ». Les autorités de la Senelec indiquent que les branchements sociaux provisoires dans les sites d’hébergement, le changement des poteaux électriques cassés et des ampoules grillées dans l’espace public vont être gérés comme il se doit. Sur la question liée à l’extension du réseau électrique, la Senelec déclare disposer de 7 kilomètres d’extension, de 5 nouveaux postes transformateurs qui seront connectés au réseau avant le « Gamou » pour juguler les baisses de tension. Ceci, non compte tenu d’un vaste programme d’extension du réseau acquis avec les Indiens à dérouler.

Des conditions optimales de sécurité
Le comité d’organisation a, de son côté, insisté sur la nécessité à faire bénéficier ces opportunités aux villages rattachés à la commune de Tivaouane dont Halwar. Outre le courant électrique, l’accès à une eau abondante et saine est tout aussi une préoccupation majeure pour le « Gamou » de Tivaouane. La société des eaux a confirmé la disponibilité de 2.000 branchements sociaux, l’installation de 350 points d’eau de rue, 800 autres dans les sites d’hébergement et la mise à disposition des citernes de l’hydraulique de trois potences.

Pour gérer la baisse de pression aux heures de pointe, l’hydraulique va appuyer avec des citernes et des bâches à eau. Si l’on y ajoute les 50 kilomètres d’extension du réseau évoqués, les habitants des nouveaux quartiers de Tivaouane devraient bientôt sourire car le représentant de la Sénégalaise des eaux a déclaré que la Sones a fini de lancer les appels d’offres et qu’après le « Gamou » les travaux vont débuter. Au plan sécuritaire, la police tout comme la gendarmerie, chacune en ce qui la concerne, se sont engagées à assurer le service dans son espace dévolu. A l’intérieur de la ville de Tivaouane, la fluidité de la circulation, la libération des artères, la lutte contre les nuisances sonores, la sécurisation des abattoirs, des domiciles d’autorités religieuses constituent, entre autres, le chantier des hommes du commissaire Baldé du commissariat urbain de Tivaouane. Sur toutes les directions qui desservent Tivaouane, la gendarmerie va veiller au grain pour assurer la fluidité de la circulation, empêcher les conducteurs de Jakarta de rouler vers Tivaouane…

Mbaye BA

Selon un communiqué de la division de la communication de la gendarmerie, les éléments de l’escadron de surveillance et d’intervention de Kédougou et une section de la 11ème compagnie fusiliers voltigeurs se sont accrochés à quatre malfrats armés de kalachnikovs lors d’une patrouille sur l’axe Tinkoto-Mandakoli le 6 octobre dernier.

Le document mentionne que «les malfaiteurs qui pillaient les biens des populations dans cette zone ont intercepté un véhicule de la société minière Rangold ainsi qu’un transport en commun et blessé par balle ce dernier à la jambe. Après un échange de tirs, trois des brigands ont été blessés par balle et deux capturés. Le reste de la bande a pris la fuite. Cette opération a permis de mettre la main sur des armes et articles divers parmi lesquels deux Kalachnikov AK 47, deux chargeurs de 30 et 91 munitions, une somme de 750.000 FCfa, plusieurs billets de banque ayant cours légal à l’étranger, 10 portables, 2 cartes d’identité nationale de la sous-région, des cartes d’identité nationale sénégalaises, des cartes bancaires, un chèque, des cartes mémoires supposés appartenir aux victimes. Selon les captifs, les fugitifs sont tous de nationalité sénégalaise. Ils sont mis à la disposition de l’autorité judiciaire de Kédougou».

M. S. D.

Le général de division Cheikh Guèye, chef d’état-major général des armées, a procédé à l’installation officielle du colonel Khar Diouf dans ses nouvelles fonctions de commandant de la zone militaire N°5 à Ziguinchor hier. Il remplace le colonel Fulgence Ndour. La cérémonie s’est déroulée dans la pure tradition militaire, en présence d’un parterre de personnalités de tous les secteurs socioprofessionnels et de la population locale.

Faisant face à la presse après son installation officielle, le colonel Khar Diouf a indiqué que la conduite de la zone militaire N°5 sera en phase avec les orientations prioritaires du chef d’état-major général des armées, le général de division Cheikh Guèye. Le nouveau Comzone a rappelé qu’étant dans une zone opérationnelle, ils feront des efforts particuliers dans les opérations à travers une démarche inclusive. Le patron des Armées dans la zone militaire N°5 de Ziguinchor a assuré que tous les paramètres qui concourent à la réussite des opérations susmentionnées feront l’objet d’une attention particulière. « Je pense au social des hommes et à la logistique sans laquelle il n’y a pas de manœuvre », a-t-il souligné. Auparavant, son prédécesseur, le colonel Fulgence Ndour, avait exprimé sa satisfaction et sa fierté en rappelant ceci : « En prenant la zone militaire N°5, il y avait déjà tout un processus de paix qui était enclenché, il fallait continuer la sécurisation des personnes et de leurs biens, tout en accompagnant ce processus. Et il y a eu beaucoup d’acquis ». Le commandant de zone sortant a déclaré qu’il part très satisfait pour deux raisons. D’abord pour le travail accompli, et ensuite pour la certitude que son successeur va continuer sur la même voie. Le colonel Fulgence Ndour a soutenu avec force que le colonel Khar Diouf va poursuivre les efforts et consolider tous les acquis.

El Hadj Moussa SADIO

Un accident mortel s’est produit sur l’axe Linguère-Thiel, à hauteur du village de Guéli Pafa, distant de 12 km de Thiel. Un véhicule 4X4 immatriculé DK 2705-BC a dérapé avant de se renverser. C’est suite à l’éclatement d’un pneu. Le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Une passagère est morte sur le coup et 4 autres ont eu des blessures. La victime, Thioro Guissé, âgée de 46 ans est native de Thiargny, village natal de feu Djibo Leyti Kâ. Le corps sans vie a été acheminé à la morgue de l’hôpital Magatte Lô, puis remis à ses parents pour son inhumation sur ordre du procureur de Louga. Une enquête a été ouverte par les gendarmes pour déterminer les causes réelles de l’accident.

Saly Portudal a abrité une session de formation des professionnels des médias sur les Violences basées sur le genre (Vbg), les droits humains et l’inclusion sociale. Au terme de la rencontre, les participants ont acquis une bonne compréhension du concept et de la problématique du genre en vue d’accélérer les transformations sociales favorables à l’égalité des sexes et ainsi contribuer à l’émergence d’une conscience de genre dans la société globale. Aussi, a-t-il été question de bâtir des rapports sociaux de sexes plus équilibrés et de promouvoir l’égalité, l’équité, l’inclusion et la justice sociale.

L’exercice auquel ont soumis une trentaine de responsables de presse, journalistes et producteurs d’émissions, sous la houlette de l’Unesco, est selon Ciré Lô, directeur de cabinet du ministre de la Famille, une composante de la grande campagne de sensibilisation sur l’impact négatif des violences faites aux femmes par rapport au développement économique et social. M. Lô note la réalisation d’avancées significatives dans l’information selon laquelle l’homme et la femme doivent travailler et vivre ensemble en parfaite complémentarité, ayant en tout lieu et en tout temps, l’idée que la violence est nuisible.

L’année 2018 sera année sociale, a révélé M. Lô qui soutient que le président Macky Sall l’a dédiée aux jeunes, aux femmes, au troisième âge, aux personnes visant avec un handicap. De grandes ambitions sont déclinées par le chef de l’Etat en matière de transformation de la situation des femmes et de développement des outils de promotion et de protection de ces femmes. Il a fermement promis que l’élan pris dans cet atelier sera utilisé avec les acteurs des médias pour faire renforcer la composante sensibilisation.

Communication pour des transformations sociales
« Cette session de formation des professionnels des médias coorganisée par l’Unesco, l’Onu-femmes et le Hcdh s’inscrit dans la logique de l’implémentation des instruments juridiques internationaux de promotion et de protection des droits de la femme et plus précisément dans le cadre du programme conjoint pour l’éradication des violences basées sur le genre et l’effectivité des droits humains au Sénégal placé sous la responsabilité de votre département », a indiqué Maréma Touré Thiam de Unesco.

En sus de sa focalisation sur l’approche genre dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, dit-elle, l’atelier a permis d’aborder les importantes thématiques et principe fondamentaux de programmation du Système des Nations unies, notamment les droits humains, l’inclusion sociale, la citoyenneté mondiale, la culture de la paix, la gestion des conflits ainsi que l’approche multisectorielle pour la prise en charge des Vbg et la présentation du programme d’éthique et de bioéthique de l’Unesco.

A l’en croire, l’appropriation de la perspective genre s’est donc révélé d’une importance capitale pour ces professionnels des médias qui la considèrent comme un point nodal dans toute stratégie de lutte contre les Vbg. Elle a, par ailleurs, salué l’application du principe de la multi-sectorialité devenue une tradition au sein de l’Unesco, matérialisée par l’engagement des secteurs de l’Education, de la Culture et de la Communication auprès de celui des Sciences humaines sociales (Shs), maître-d’œuvre de cette activité ainsi que la synergie des actions du Snu concrétisé par ce programme conjoint.

Maréma Touré Thiam a salué la participation des journalistes aux travaux de l’atelier; ce qui est une preuve patente de la capacité de la presse sénégalaise à compter sur ses propres sentinelles pour cultiver sa conscience du fait avéré que partout dans le monde, l’égalité des genres est une condition nécessaire à l’instauration d’une société juste et équitable. « L’intérêt accordé à la presse classique et aux radios communautaires n’est plus à justifier. Les médias occupent une place centrale dans le dispositif de la communication pour des transformations sociales positives. C’est pour cette raison que je voudrais suggérer à votre ministère et aux collègues du Snu, de nous engager dans la formation systématique des professionnels de la presse pour maximiser l’impact des résultats de nos diverses actions », a-t-elle conclut.

Amath Sigui NDIAYE

Les populations de la commune de Barkédji sont sous le choc. Un corps sans vie a été découvert à Toung, un village situé dans la commune de Barkédji. Il s’agit de Salimata Gallo Sow, âgée de 15 ans, qui a mis un terme à sa vie à l’aide d’une corde. Avisés, les sapeurs-pompiers et les gendarmes de Linguère se sont rendus sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Ils ont transporté le corps sans vie à la morgue de l’hôpital Maguette Lô de Linguère. Une enquête est ouverte pour élucider les causes réelles de cette mort.

Masse NDIAYE

La commune de Kolda vient d’abriter la célébration des journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation.

Les journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation ont été célébrées les 15 et 16 octobre derniers à Kolda. Ces manifestations qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience de 1.000 ménages » financé par l’Union européenne a été l’occasion pour l’Ong 7a/ma-rewee, Oxfam et Save The Children de sensibiliser les communautés sur la résilience des populations rurales. Ils ont également profité de cette rencontre pour célébrer la deuxième édition des « héroïnes » de la résilience rurale. Le premier jour était axé sur la promotion des produits locaux. Une foire agricole et alimentaire a été organisée à cet effet pour permettre aux petits producteurs locaux d’exposer leurs produits. Un concours culinaire a été organisé en marge de cette foire pour permettre aux membres des groupements de promotion féminine des communes de Guiro Yoro Bocar, Bagadadji, Saré Bidji et Coumbacara (zone d’intervention du projet) de montrer le savoir-faire culinaire du Fouladou des profondeurs.

Les cinq meilleures cuisinières ont été primées par un jury mis en place à cet effet. « Je suis là en partenariat avec l’Ong 7a/maa-rewee et Save The Children pour la célébration de la journée mondiale de la femme rurale. Nous avons saisi l’opportunité de cette journée de célébration de ces héroïnes de la résilience rurale, ces braves femmes qui vivent dans les communautés rurales de nos pays, pour faire de la sensibilisation et du plaidoyer sur les besoins que ces femmes ont comme assistance pour améliorer leurs conditions de vie », déclare Khar Ndiaye Sy, coordonnatrice nationale des Moyens d’existences durables à Oxfam/Sénégal.

La seconde journée était axée sur l’importance de l’arbre et le rôle de l’assainissement dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « On est là aujourd’hui, pour un Panel de partage avec les communautés, les bénéficiaires, les chefs de village et les autorités administratives et locales. Le Panel comprend trois points : le premier porte sur la valeur économique et nutritive de l’arbre avec le potentiel économique de la pépinière alors que le second est relatif aux aliments nutritifs avec le lancement du guide nutritionnel dans le cadre du projet. Le dernier point porte, quant à lui, sur le rôle de l’assainissement dans la gestion des ordures pour la sécurité alimentaire et nutritionnel », précise Madame Sabaly Awa Mballo, secrétaire exécutive de l’Ong 7a/maa rewee.

Mamadou Aliou DIALLO

Scène horrible à Guinaw Rails où un camion a subitement dérapé de son trajectoire pour foncer sur une dame de quarante ans et une autre jeune fille âgée de dix-huit ans. Ces dernières devisaient tranquillement au pied d’un mur.

Si la fille a eu la chance de survivre à ce terrible accident, la femme, quant à elle, est décédée sur le coup. Il était environ quatorze heures au quartier Mousdalifa sis à Guniaw Rails, lorsque Aïssata Bâ et Awa Bâ s’installent tranquillement au pied du mur de clôture de leur maison. En cette période de canicule, elles avaient choisi de se retirer sous l’ombre du pied de ce mur de clôture afin de savourer la fraîcheur ambiante. Elles étaient loin de prendre conscience du danger que représente pour elles le camion qui roule tout doucement sur le bitume.

Arrivé à hauteur de ces deux créatures féminines, le chauffeur du camion perd le contrôle de son volant et, à sa grande surprise, le véhicule dérape et fonce sur ces deux individus. Il ne pouvait se contenter, la peur au ventre, à faire des pieds et des mains sans réussir à éviter que le pire ne produise. En même temps que les deux femmes, le camion percute violemment le mur de clôture qui s’effondre, au point que le véhicule s’introduit de peu dans la maison.

La violence du choc était telle que tout le voisinage est accouru vers les lieux de l’accident. L’horreur est si indicible que la panique s’est emparée quasiment de tout le monde. Des secours sont organisés à la va-vite et les deux blessées sont transportées à l’hôpital de Pikine. Malheureusement, Aïssata Bâ meurt quelques instants avant son évacuation à la structure de santé. Plus chanceuse, Awa Bâ s’est retrouvée avec des blessures fussent-elles très graves. Elle est admise au service des urgences de l’hôpital de Pikine. La police de Guniaw Rails a procédé aux mesures de constat d’usage et procédé à l’interpellation du chauffeur répondant au nom de P. Mbengue. Âgé de 27 ans, ce jeune conducteur de camion est placé en garde à vue au poste de police de Guniaw Rails. Il devra être déféré au parquet incessamment.

Abdou DIOP

La Cour d’appel de Saint-Louis, statuant dans l’affaire concernant le promoteur de lutte Luc Nicolaï, poursuivi pour détention de drogue, association de malfaiteurs et de complicité de tentative d’extorsion de fonds, a rendu son verdict hier.

Le prévenu a été condamné à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis. Un mandat de dépôt a été décerné à l’audience contre ce promoteur de lutte. Autrement dit, il va réintégrer la citadelle du silence pour y purger une peine de quatre ans d’emprisonnement ferme. La Cour d’appel de Saint-Louis l’a aussi condamné à payer 300 millions de FCfa de dommages et intérêts à Bertrand Touly. Son coinculpé, Abdou Khadre Kébé, a écopé de 5 ans de prison dont 3 ans et 6 mois avec sursis.

Selon les greffiers de la première Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Saint-Louis, cette affaire remonte au mois de septembre 2012. Ce promoteur de lutte et ses complices ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Dakar à 5 ans dont 2 ans de prison ferme et 500 millions de FCfa à titre de dommages et intérêts. Luc Nicolaï avait interjeté appel et la Cour d’appel de Dakar l’avait condamné à 5 ans dont 2 ans avec sursis. En 2013, la Cour suprême a cassé le verdict de la Cour d’appel de Dakar et a renvoyé le dossier à la Cour d’appel de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans son intervention, Abbé Alfred Waly Sarr, prêtre de l’Archidiocèse de Dakar en mission au grand séminaire inter-diocèse Libermann de Sébikotane, donnant le point de vue de la religion sur l’ingratitude, est formel : « c’est un péché grave ».

L’ingratitude est perçue comme un sentiment de non reconnaissance, de non gratitude et de non action de grâce envers une entité qui a fait un énorme bien ou un bien minime. Cette entité peut être la divinité, c'est-à-dire Dieu. Elle peut être une personne morale ou une structure telle que l’Eglise, l’Etat ou un organisme. Mais, l’entité peut également se trouver être le prochain. Selon Abbé Alfred Waly Sarr prêtre de l’Archidiocèse de Dakar en mission au grand séminaire inter-diocèse Libermann de Sébikotane, l’évocation de l’ingratitude dans la Bible renvoie essentiellement à deux parties : l’ancien Testament et le nouveau Testament.

« Sur l’ancien Testament, il ressort une série d’ingratitudes manifestée par les hommes envers Dieu. Dès le commencement de l’humanité, à travers la personnalité d’Adan et d’Eve, l’homme a fait montre d’une ingratitude manifeste envers Dieu », souligne t-il. Comment cela ? Le Seigneur les a créés à son image et à sa ressemblance. Il leur a confiés tout ce qui est sur la terre. Il les a mis dans le jardin d’Eden. C’est là où l’homme, par la tentation du mal, a péché contre Dieu qui non seulement l’a créé à son image et à son ressemblance, lui a aussi donné le jardin d’Eden avec toutes les conditions requises. Mais, il s’est rebellé contre Dieu, en faisant un mauvais usage de sa liberté. Cette attitude relève d’une première ingratitude. Le prêtre de citer aussi le cas du peuple d’Israël. « Le Seigneur avait choisi le peuple d’Israël, les Hébreux pour les conduire à la terre promise afin que ce peuple puisse être un maillon, un facteur d’évangélisation pour qu’il fasse connaître les missions de Dieu, à tous les peuples qui adoraient les dieux païens. Alors, il les a fait sortir de l’Egypte pour les conduire vers la liberté. A peine sorti, le peuple a fabriqué un veau d’or pour dire : « ce n’est pas toi le Dieu unique qui nous a fait sortir de l’Egypte pour nous libérer, mais c’est le veau d’or qui nous a fait sortir du pays », rapporte le prêtre.

Concernant le nouveau testament, le premier épisode, c’est quand Jésus a rencontré les dix lépreux. Ces derniers lui ont dit, si tu le veux, tu peux nous purifier. Jésus leur dit : « allez vous présenter chez le grand prêtre ». Chemin faisant, ils ont tous senti qu’ils étaient guéris. Mais, un seul est revenu pour rendre gloire à Dieu et dire à Jésus merci. Le sommet de l’ingratitude, c’est quand, dans la foi catholique, Dieu a envoyé son verbe à travers Jésus qui ne prêche que l’Amour et on l’exécute quand même, sur une croix, rapporte Abbé Sarr. 

Dans la société, l’ingratitude semble s’instaurer en règle. «L’Eglise considère l’ingratitude comme un péché grave. Un bienfait n’est jamais payé par un mal. La reconnaissance minimale est requise. La personne humaine est soumise à l’erreur. Il faut se convertir et essayer de reprendre le droit chemin», rapporte l’Abbé. « La Sainte Eglise demande tout simplement la miséricorde et le pardon. Quand quelqu’un est ingrat, c’est qu’il ne comprend véritablement pas la dimension, les sacrifices et le bien-être de ce que la personne qui l’a aidé », a-t-il fait savoir. Il invite également à la culture de gratuité. « Ce n’est pas parce que vous m’avez aidé que vous allez le faire savoir à la population entière. Je dois, dès lors me présenter tous les jours devant votre porte pour dire merci », affirme-t-il.

O. BA

Comme le prêtre, Mouhamadou Kanté, Imam à la mosquée du Point E est du même avis. Il a condamné l’ingratitude, rappelant que l’ingrat est la première victime de son agissement ».

Evoquant le sujet, Mouhamadou Kanté, Imam à la mosquée du Point E souligne, en se basant sur « les propos d’oulémas de l’islam » que l’ingratitude est le contraire de la reconnaissance, dans le sens où un individu bénéficie d’un bienfait et ne manifeste pas à l’égard de son bienfaiteur une attitude, des propos ou des actes de gratitude et de reconnaissance. En islam, il existe deux sortes de reconnaissance : celle qui relève de la relation entre le croyant et son Seigneur et l’autre qui concerne les relations interpersonnelles, rapporte l’imam.

Envers son Seigneur, le musulman croit qu’il Lui doit tout et lui rend grâce pour cela en n’utilisant les bienfaits que pour faire le bien. Et Dieu qui est Lui aussi Reconnaissant, un de Ses sublimes noms est « ach-châkir » (le Reconnaissant) comme il sied qu’Il le soit, a promis d’augmenter ses bienfaits à l’intention du fidèle qui fait montre à son égard de reconnaissance et de gratitude.

Le volet interpersonnel de la reconnaissance réside dans l’attitude, les propos et les actes qui en attestent que l’individu manifeste à un prochain qui a été son bienfaiteur d’une manière ou d’une autre. C’est dans cadre que le prophète Mohammad (Psl) qui dit qu’il a été envoyé pour parfaire la morale comportementale a dit quelque chose de crucial en rapport avec votre question, à savoir : « Quiconque n’est pas reconnaissant envers les hommes ne l’est pas envers Dieu » (hadith authentique), affirme-t-il.

Selon Imam Kanté, le manque de reconnaissance peut s’expliquer aussi par ce qu’il appelle « le complexe de l’impuissance », c’est-à-dire qu’un individu ne veut pas assumer le fait qu’à un moment donné de sa vie, il a été le bénéficiaire de l’aide de telle ou telle personne. Le regard de la personne aidante lui rappelle son état d’impuissance d’antan. Malheureusement, c’est une mauvaise interprétation qu’il fait de la situation, car il devrait savoir que par une valeur de réciprocité universelle, il devrait être reconnaissant envers son bienfaiteur et le lui montrer d’une manière ou d’une autre. Une telle attitude ne ferait que le grandir et faire plaisir à l’autre, explique-t-il.

Sur le plan purement religieux, il relève que le manque de reconnaissance est « une gravissime faute morale » en ce qu’elle met son auteur dans une posture de refus de la réciprocité qui est une valeur universelle et éminemment humaine et une désobéissance à Dieu dans le cadre de ce que le jargon de la religion abrahamique appelle péché. En effet, le hadith précité permet de comprendre que le manque de reconnaissance envers son bienfaiteur est un péché. « L’ingratitude est une contre-valeur en ce qu’elle détruit au lieu de créer des liens et fabrique des ponts au lieu de construire des passerelles », ajoute-t-il. L’ingrat est le premier à être victime de son ingratitude, car c’est un complexe avec lequel il vit. En effet, il ou elle préfère ne pas rencontrer son ou ses bienfaiteurs pour ne pas avoir à croiser leur regard et se rappeler qu’il leur doit quelque chose qui n’est pas d’abord et in fine d’ordre matériel, souligne l’imam Kanté.

O. BA

Telle une plaie qui gangrène la société, l’ingratitude s’est imposée au fil du temps. Elle est présente jusque dans les extrémités les plus insoupçonnées. Elle sévit dans les rapports les plus inattendus. Elle inflige sa loi et opère souvent entre père et fils, frère et sœur, amis de longue date, collègues de travail… Aucune couche ne semble épargnée. Mais, d’où vient cette propension de certains à vite oublier les services qui leur sont rendus par les leurs ? Les histoires des personnes qui en ont subi les frais se suivent et se ressemblent profondément.

Famara Traoré est enseignant de profession. Après plus de 30 ans d’exercice dans différentes localités du Sénégal (Casamance, Tamba, Dakar), il savoure aujourd’hui ses jours de retraite. Un travail qu’il précise avoir choisi « par vocation ». On était alors loin du temps où les gens devenaient « enseignants par accident », se rappelle-t-il. A l’époque, les enseignants jouissaient d’un certain prestige. Ils étaient les leviers de la société chargés d’inculquer des connaissances, et souvent cités en exemple. Ils se chargeaient de l’éducation de la jeunesse, donc de la société. Muni de sa mission sacerdotale, Famara se rappelle avoir encadré plusieurs générations d’élèves. Dans ce lot d’apprenants, certains lui ont bien rendu la monnaie de la pièce, souligne-t-il. En effet, parmi ces élèves, il y en a qui ne manquent jamais l’occasion de faire un saut dans sa demeure, histoire de s’enquérir de ses nouvelles. En plus de venir lui rendre visite, la plupart de ces anciens élèves vont jusqu’à mettre la main dans la poche. « Un franc » symbolique distribué au nom de la reconnaissance des connaissances acquises auprès de lui. Ce geste, si minime soit-il, réjouit à plus d’un titre l’enseignant chevronné qui ne manque jamais de crier haut et fort cette reconnaissance. Cependant, dans ce lot de reconnaissants, flottent, à côté, des ingrats, s’empresse-t-il de préciser. D’anciens élèves se font également remarquer par leur absence accrue et continue. Un cas aura particulièrement retenu l’attention de Famara. « Il s’agit d’un élève qui avait un très bon niveau. Mais la situation précaire de ses parents l’indisposait à faire face à certains frais scolaires. Cette situation remettait sérieusement en cause la poursuite des études de l’élève en question », rapporte-t-il. C’est là que M. Traoré prit les devants. Il se souvient avoir « personnellement veillé » à la poursuite des études de cet élève. Une fois son entrée en sixième en poche, l’enseignant logea l’élève chez un de ses parents jusqu’à l’obtention de son Bfem.

Puis, une fois au lycée, le jeune habita chez lui jusqu’à l’obtention de son baccalauréat. Aujourd’hui, souligne-t-il, il est devenu un grand cadre et gagne bien sa vie. Tant mieux pour lui, se réjouit M. Traoré qui déplore juste « le fait qu’il ne donne plus aucun signe de vie ». Ce n’est pas en soi la disparition de l’ancien élève qui émeut l’enseignant, mais c’est plutôt les conséquences que cela pouvaient entraîner, s’il ne s’était pas muni d’esprit de dépassement, raconte-t-il. Partant de cette expérience, il pouvait parfaitement s’astreindre à ne plus aider qui que ce soit, indique-t-il. Tel un mal qui gangrène la société, l’ingratitude prédomine de nos jours dans les rapports entre individus, et cela dans toutes les sphères.

Abdoulaye Yerodia Bousso, sociologue, est d’avis que les pratiques relationnelles ont beaucoup évolué ces derniers temps. Les rapports sociaux ne se construisent pas seulement sur la base de l’affectivité, de l’amour. Il y a forcément cette dimension utilitaire qui pousse les individus à faire des calculs, à trier leurs amis en fonction de leurs intérêts personnels, à s’insérer dans des réseaux relationnels à profits multiples, relève-t-il. Une attitude d’indifférence d’autant plus marquée que l’individu en situation inférieure accorde plus de crédit à la relation au moment où son ami en situation supérieure cherche à établir des barrières en sous-estimant la relation. « Il me semble qu’on assiste, de plus en plus, au délitement de la relation amicale (traitrise, ingratitude, indifférence) au profit de ce que j’appelle l’ « entre-soi » relationnel, c'est-à-dire l’émergence d’espaces de sociabilité où l’on retrouve généralement des personnes d’origine sociale identique, du même âge, du même niveau d’études, du même type de profession, etc. l’homophilie professionnelle, l’ « entre-soi » résidentiel, fréquentation de lieux de prestige etc.», relève- t-il.

La reconnaissance, au nom de la connaissance acquise !
Ousmane Bâ est un maître coranique aguerri installé à Sicap Mbao. Des disciples sont passés entre ses mains expertes de génération en génération. Tous à la quête de connaissance, ils ont su se forger auprès de sa bienveillance. En plus de leur inculquer des connaissances, « Thierno Bâ », comme on l’appelle amicalement, a toujours considéré ses disciples comme ses propres enfants. Cette considération l’amène à ne ménager aucun effort pour les mettre dans les meilleures conditions possibles.

Contrairement aux « talibés » qui errent à longueur de journée en quête de pitance journalière, ceux de Thierno Bâ sont nourris, logés et même blanchis. La cotisation des parents pour le partage des charges n’étant guère régulière, il est assez courant qu’il sorte de l’argent de sa poche pour faire face aux dépenses quotidiennes. Thierno met ses disciples au même pied d’égalité. Ses enfants faisant partie de ses élèves, il est difficile de les distinguer des autres. Aucun traitement de faveur ne leur est accordé. Ils sont soumis aux mêmes conditions que leurs semblables. Certains parmi les disciples arrivent chez Thierno à peine âgé de cinq ans et la plupart ne quitte pas avant d’avoir atteint l’âge de la maturité. Dans cet ordre, beaucoup se font remarquer par leur indifférence, une fois leur cycle de formation bouclée. « C’est assez rare, mais il y a parmi mes anciens disciples ceux qui coupent toute sorte de contact », souligne-t-il.

Cette situation est d’autant plus méprisante qu’une véritable fusion relationnelle voit jour au fil des années, que ces apprenants passent dans le foyer du marabout Bâ. Ce manque de reconnaissance émeut à plus d’un titre l’enseignant. « Je n’exige certes rien en retour, mais la décence voudrait un minimum de reconnaissance », relève-t-il. Poursuivant, il souligne que « rien ne peut effectivement rembourser toutes ces heures passées à leur inculquer des connaissances, mais ce qui nous permet de tenir et de vouloir poursuivre dans cette voie choisie, c’est ce sentiment de gratitude manifesté à notre égard », relève-t-il.

Pourquoi les hommes sont-ils de plus en plus ingrats ? Y a-t-il des facteurs endogènes et exogènes ? Ces comportements utilitaires renseignent parfaitement sur les formes de relations sociales qui caractérisent notre époque. Selon Abdoulaye Yerodia Bousso, « le sociologue allemand Ferdinand Tönnies a théorisé ce qu’il appelle le lien sociétaire qui caractérise la société moderne. Dans cette configuration, les relations sociales sont fondées sur l’intérêt individuel, la rationalité et le calcul », rapporte-t-il. Il pense en outre qu’il est nécessaire de réinventer le lien social avec une nouvelle forme « d’éthique de l’amitié » basée sur le respect de la parole donnée, la fidélité et la loyauté.

Et les protégés d’hier se braquent contre leur maître aujourd’hui
ingrat Farba Ousmane est un cadre dans le secteur informatique. Il fait partie des premières élites à s’être spécialisées dans ce domaine. A l’époque, les ordinateurs ne couraient pas les rues. L’informatique était alors accessible à une infime partie de la population. C’est contre toute attente qu’il décide d’aller apprendre la science des technologies. Faisant partie des piliers, il a, à son retour, travaillé à propager les connaissances acquises outre Atlantique.

Aujourd’hui, il n’est plus vraiment actif et savoure sa retraite entre séminaires et consultances. Dans le lot des personnes qu’il a formées, seules quelques-unes lui sont reconnaissantes. « Certains de mes anciens élèves ou stagiaires sont très reconnaissants. Il est assez courant qu’ils passent à la maison s’enquérir de mes nouvelles. D’autres, trop pris par leur travail, ne manquent pas de m’appeler au téléphone », relève-t-il. Toutefois, le reste se fait également remarquer par son silence radio. « Il est arrivé qu’un de mes anciens protégés pour qui j’ai tout fait s’oppose à ce qu’un marché me soit confié », souligne-t-il. La situation était d’autant plus déplorable que lui, assure « avoir pourtant rempli toutes les conditions permettant de légitimement pourvoir au marché en question ». Farba s’est senti trahi : « Ce fut un véritable coup de poignard reçu dans le dos », se souvient-il. « L’inobservance des normes codifiées et prescrites par la société induit des situations de ruptures corrélées à des interprétations différenciées selon la place qu’on occupe dans le champ social : de par sa posture de pouvoir, la personne qui jouit d’une position sociale légèrement supérieure estime avoir suffisamment fait preuve de générosité et de solidarité, avec à la clé une indifférence coupable de la part de son ami bénéficiaire », souligne le sociologue Bousso.

Toujours dans cette même trame relationnelle, la personne bénéficiaire des bienfaits d’autrui, souvent dans une posture sociale inférieure, affiche son désir d’émancipation et d’autonomie, ajoute-t-il.

Un creuset d’accueil, volontairement négligé
La demeure de la famille Sall est un creuset d’accueil situé à Diamaguène, Diacksao Walo plus exactement. Ici, s’installent, tout le long de l’année, des passagers aventuriers. Dans ce lot d’hôtes de passage, figurent des proches et lointains parents mais également des connaissances de circonstance. Le père de famille, très ouvert du reste, a su cultiver cette habitude au sein de sa demeure familiale. Les parents du Walo, venus fraîchement à Dakar, s’installent pour l’essentiel chez Baye Sall. Dans ce lot, figurent des commerçants, des apprentis, mais également des élèves et des étudiants. Sans tambours ni trompettes, dans la plus grande dignité, Baye Sall parvient tant bien que mal à nourrir tous les convives « que les pas de la vie ont bien voulu faire atterrir dans la demeure d’un esclave de Dieu nommé Baye », souligne-t-il. Au fil des années, les anciens occupants de la maison Sall sont devenus des adultes, pour certains de grands commerçants, d’autres de grands cadres, également des immigrés qui gagnent bien leur vie. En signe de reconnaissance, certains d’entre eux n’hésitent pas à envoyer à chaque fin de mois de l’argent au maître des lieux, en guise de contribution.

D’autres, moins reconnaissants, évitent même de mettre les pieds chez le vieux Sall. Et pourtant, cette situation ne remet guère en cause sa détermination à continuer à œuvrer pour la bonne cause. « Aujourd’hui encore, je continue à recevoir du monde. Il en sera ainsi jusqu’à la fin de mes jours. Je n’agis pas pour les hommes, mais pour Dieu. Je suis persuadé que ceci me sera rétribué ici, ou au-delà », souligne-t-il, en bon croyant.

Le droit d’aînesse rétrogradé au second plan
Samba Kane est âgé de cinquante-quatre ans. Il fait office de cadre dans une grande société nationale. Aîné de sa famille, il est également le premier à avoir trouvé un emploi, à même d’assurer les dépenses de sa famille. D’ailleurs, lorsqu’il a commencé à travailler, Samba s’est catégoriquement refusé d’aller habiter dans les quartiers huppés de Dakar, à l’image de la plupart de ses collègues. C’est bien au sein de la concession familiale, située en banlieue de Dakar -Pikine, qu’il avait décidé de rester. Marié, c’est dans cette même maison que ses trois enfants ont vu le jour. Il revenait à Samba la charge d’entretenir toute la famille, le père étant décédé. C’est Samba qui a pris soin, des années durant, d’honorer la dépense quotidienne, de payer la scolarité de ses frères, de s’acquitter des frais d’eau et d’électricité. Il souligne s’être personnellement impliqué dans l’éducation de ses frères. Il a, en d’autres termes, fait office de frère et de père de famille en même temps. A tour de rôle, il dit avoir encadré chacun de ses frangins jusqu’à ce qu’ils réussissent à leur tour. « Aujourd’hui, la famille dispose d’un médecin, d’un ingénieur, d’un avocat et d’un fonctionnaire des impôts », se réjouit-il. Sur le plan de l’encadrement, Samba dit avoir largement gagné son pari. Là où le bât blesse, c’est que, souligne-t-il, certains de ses frères se sont braqués contre lui, une fois qu’ils sont parvenus à se « frayer une bonne planque », fustige-t-il. Il y a parmi ses frères certains qui ne contribuent même pas aux dépenses de la maison, relève-t-il. Soit ! Le pire dans tout cela, c’est que certains ne le consultent même plus dans leur prise de décision, dénonce-t-il. Il se défend de vouloir imposer une quelconque « domination », c’est juste, dit-il, un droit d’aînesse auquel devaient s’acquitter ses frères, en signe de reconnaissance.

Selon le sociologue Bousso, ces tensions interprétatives donnent lieu à des jugements de valeur (l’ingratitude, l’infidélité, déloyauté etc.). Ces attitudes communément qualifiées d’ingrates révèlent, sans doute, une tendance croissante à la réflexivité, une forme d’émancipation vis-à-vis de la personne qui vous assiste en matériel, en argent, dit-il.

Dossier réalisé par Oumar Ba

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Avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, le Sénégal veut relever le défi l’institutionnalisation du genre dans quatre ministères sectoriels. A cet effet, les responsables des cellules genre, des cellules d’études et de planification et les représentants des directions de l’administration générale et de l’équipement de ces départements bénéficient d’un atelier de renforcement de cinq jours dans ce domaine à Saly Portudal depuis hier.

L’objectif de cet atelier organisé par la Direction de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg) du ministère de la Femme qui accompagne le programme de coopération bilatérale sénégalo-luxembourgeoise dans la mise en œuvre de sa stratégie genre est de renforcer les capacités des membres des cellules genres et cellules planification de quatre ministères sectoriels (santé, gouvernance locale, formation professionnelle, hydraulique et assainissement) appuyés par la coopération luxembourgeoise en technique d’intégration genre pour accompagner le processus d’institutionnalisation du genre dans leurs départements respectifs. Ces différents responsables ont ainsi été réunis pour que cette synergie indispensable à une planification sensible au genre, mais aussi à une budgétisation sensible au genre puisse être effective.

Madame Absa Wade Ngom, directrice de l’équité et de l’égalité des genres, a salué tous les efforts consentis par ces différents ministères avec l’appui du partenaire. Selon elle, tous ces ministères disposent de leurs rapports d’audit genre, de leurs plans d’institutionnalisation du genre. « Le défi est de renforcer toutes les capacités pour que les principaux acteurs puissent parler le même langage, mais aussi que les besoins différenciés des hommes et des femmes soient pris en compte dans tout le processus de planification, de budgétisation et de mise en œuvre », a laissé entendre madame Ngom, qui a ainsi précisé qu’une feuille de route sera élaborée et sa mise en œuvre permettra de rendre effectives toutes les recommandations issues de cet atelier. Son souhait le plus ardent est que ces quatre ministères intègrent, dans les mois à venir, la dimension genre dans leurs documents de planification.

Pour Yann Nachtman, un des enjeux est de faire en sorte que le genre soit bien inscrit dans les politiques publiques. Selon le responsable du pôle développement institutionnel et renforcement des capacités en appui au programme Sénégal-Luxembourg, la problématique du genre doit bien être prise en compte par les ministères et par les politiques publiques. « Lorsqu’on parle de politiques publiques, on parle de planification, de budgétisation et de suivi-évaluation. Il s’agit maintenant de faire en sorte que les questions de genre soient bien prises en compte dans le déploiement des différentes politiques publiques », a recommandé M. Nachtman, qui a cependant reconnu que le Sénégal a fait beaucoup d’efforts dans le domaine du genre. « Il y a déjà une stratégie nationale qui a été élaborée et pilotée par le ministère de la Femme. Dans les ministères, il y a des cellules genre qui sont institutionnalisées et qui développent leurs outils. Mais ce qui est le plus important, c’est l’opérationnalisation de ces différentes stratégies et plans et inscrire le genre dans la gestion axée sur les résultats et de voir comment à chaque niveau (local, régional, national) le genre peut être pris en compte », a fait savoir Yann Nachtman.

Samba Omar FALL

La Croix-Rouge sénégalaise et le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) ont clôturé au village Gandiolais de Pilote-Barre le « projet d’appui psychosocial aux familles des émigrés gandiolais portés disparus ».

Angélique Appeyroux, adjointe au chef de la Délégation régionale du Cicr à Dakar, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme tout en invitant les communautés bénéficiaires et les populations locales « à tirer des enseignements de ce projet, dont l’extension a permis de couvrir les régions de Tambacounda, de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor, après Thiaroye-sur-Mer, les régions de Dakar, de Saint-Louis ». Le projet a également organisé une journée de commémoration pour rendre hommage aux migrants gandiolais portés disparus en mer.

Ce fut une rencontre de souvenir et de prière qui a réuni les représentants de la Croix-Rouge, les bénéficiaires et les populations locales. A cette occasion, Insa Wade et Khady Guèye de Pilote-Barre ont laissé entendre que les familles des émigrés portés disparus depuis 2006 ont retrouvé leur santé mentale grâce à l’appui psychosocial de la Croix-Rouge et de ses partenaires reçu depuis 2014. « Nous étions abattus en pensant que rien ne prouve qu’ils ont rendu l’âme », a-t-elle dit. Mamadou Dia, président du comité régional de la Croix-Rouge de Saint-Louis, a rappelé que la Croix-Rouge sénégalaise et le Cicr développent depuis 2014 « un projet intersectoriel basé sur les communautés pour répondre aux besoins des populations affectées restées sans nouvelles de leurs proches qui ont choisi de migrer ».

Selon le chargé de communication de la Croix-Rouge sénégalaise, Nfally Sadio, le projet d’appui psychosocial aux familles des migrants portés disparus a pu assurer un support financier à une cinquantaine de femmes regroupées au sein d’associations à Gandiol, Tassinère et Pilote-Barre, sous forme d’appui pour des activités socio-économiques variées, à hauteur de 1.750.000 FCfa par association. Il a atténué les souffrances des familles affectées à travers un appui psychosocial, un crédit revolving, le rétablissement des liens familiaux et le renforcement des capacités des communautés ciblées.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ce lundi a été macabre sur la Route nationale numéro 3. En effet, un accident d’une rare violence a causé la mort de deux individus et trois blessés.

Le commandant des sapeurs-pompiers de Touba révèle que le choc s’est produit aux environs de 9 heures entre un camion et une voiture 4x4 L200. Le camion roulait dans le sens Mbacké Diourbel. Arrivé à hauteur de Keur Ibra Yacine, dans la commune de Dalla Ngabou, à 22 km de Touba, il a tenté de dépassé un car Ndiaga Ndiaye en stationnement sur la chaussée. Le choc a été inévitable puisque le camion s’est retrouvé nez à nez avec la 4x4 L200, qui venait en sens inverse. Il y a eu deux morts sur le coup et trois blessés. Les deux corps sans vie qui occupaient le 4x4 ont été évacués, ainsi que les 3 blessés par le service des sapeurs-pompiers à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Mamadou DIEYE

Hier, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Sagna, accompagné du gouverneur Amadou Sy, appuyé par les forces de sécurité, ont procédé à un vaste contrôle des véhicules.

De Pout à l’entrée de la ville de Thiès en passant par la promenade des Thiessois, le rond-point du quartier de Nguinth débouchant sur l’axe menant vers Tivaouane, 410 automobilistes ont été contrôlés. Parmi ceux-ci, 120 véhicules ont été mis en fourrière, soit pour défaut d’assurance, de carte à grise, de permis de conduire ou de visite technique. En outre, 20 véhicules ont été immobilisés pour exploitation de véhicules non destinés au transport public et un pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions. Les véhicules immobilisés sont partagés entre le commissariat central et celui du premier arrondissement à Thiès. Selon les autorités, au-delà de cette opération coup de poing, la question de la sécurisation routière dans une zone où les accidents mortels sont nombreux. Ce travail va se poursuivre plus régulièrement. C’est dans cette optique qu’elles ont annoncé la décision de ne plus tolérer, à partir du 30 octobre prochain, tout conducteur de moto « Jakarta » rouler dans la capitale du rail sans gilet et sans casque. Car, l’objectif qui mobilise les autorités est de faire baisser de façon drastique le nombre d’accidents mortels à Thiès.

Mbaye BA

Ce jour, 23 octobre 2017, à 14h30, un sculpteur qui se trouvait à hauteur de l’ambassade du Mali, a saisi nos services de la découverte, sur la plage de la Corniche Ouest, d’un obus.
Alertés, les artificiers de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) se sont transportés sur les lieux aux fins de le neutraliser.
L’obus, manifestement rouillé, mesure environ 1 mètre sur 70 cm de diamètre et pèse 400 kg.
Il a été trouvé avec sa tête et le dispositif de mise en feu. Il pourrait être refoulé par l’océan

Le Bureau des relations publiques
de la Police nationale

Dans le souci de prendre en charge les accidentés de la route pendant le Magal de Touba, l’Association « Nasru 18 Safar » est portée sur les fonts baptismaux et présidée par Cheikh Abdoulaye Mbacké Dame Atta.

« Toute personne qui vient à la célébration du grand Magal de Touba et par malheur est victime d’accident de la circulation, par voie routière ou ferroviaire sur l’ensemble du territoire sénégalaise, sera prise en charge gratuitement. Elle va des frais médicaux aux indemnités de décès en passant par l’invalidité permanente ou partielle », affirme, Cheikh Abdoulaye Mbacké Dame Atta, président de l’Association « Nasrou 18 Safar » qui rencontrait la presse dimanche dernier. « La prise en charge des soins médicaux va jusqu’à 750.000 FCfa et l’indemnisation de décès est plafonnée à 2,5 millions de FCfa. Si l’accident laisse une séquelle ou un handicap, nous verserons à la victime un montant conséquent », a-t-il laissé entendre. Cheikh Abdoulaye informe que l’ensemble de la prime d’invalidité est de 490 millions de FCfa. Et le total de la prise en charge des accidentés est arrêté à 370 millions de FCfa. « Nous voulons assurer sur l’ensemble du territoire, pendant une semaine, trois jours avant et après Magal. Parce qu’il y a beaucoup d’accidents sur les routes durant cet évènement religieux qui rassemble le plus de fidèles en Afrique de l’Ouest et le deuxième rassemblement dans le monde », a ajouté le chef religieux.

« Nous ne devons pas croiser les bras face à ces accidents. C’est pourquoi, nous sommes partis voir le porte-parole Cheikh Bass Abdou Khadre qui m’a donné mandat exclusif de piloter cette affaire. Ce travail est un challenge, d’où l’implication de tous », explique le président de l’Association des volontaires pour l’assistance aux victimes d’accident du grand Magal de Touba créée après l’édition de 2016. « Nous coordonnons pour faciliter les activités sanitaires de l’évènement », a-t-il précisé, notant que l’association compte une trentaine de membres. Pour faire appel aux bonnes volontés, « Nasru 18 Safar » vend des cartes de solidarité dont le prix varie entre 1.000 et 12.000 FCfa. « L’année dernière, au surlendemain du Magal, nous avons enregistré un grave accident entre l’axe très fréquenté Mbacké-Kaffrine », a-t-il dit. « L’année dernière, nous avons payé des opérations médicales dont la plus chère s’élève à 220.000 FCfa », a déclaré le responsable de la sous-commission santé du comité d’organisation du grand Magal de Touba.

Serigne Mansour Sy CISSE

Au total, 90 étudiants ont reçu leur diplôme d’Etat. L’école de formation a célébré la réussite; une réussite qui découle d’efforts combinés de bout en bout. Une rencontre haut en couleur, qui a permis aux récipiendaires d’étaler leurs talents à travers un défilé et une séance de dégustation culinaire.

Samedi, la salle de spectacle du Théâtre national Daniel Sorano s’est avérée trop petite pour contenir le monde qui a massivement fait le déplacement. C’était à l’occasion de la sortie des étudiants du Centre d’appui à l’initiative féminine (Caif).

Insa Dramé, directeur général du Centre d’appui à l’initiative féminine, souligne que « Le Caif est une école de formation professionnelle créée en 2003. Aujourd’hui, nous fêtons notre quatorzième année. Nous initions à la couture-confection, à la restauration-hôtellerie, à la coiffure et aux soins esthétiques. L’insertion de nos étudiantes nous interpelle tous au plus haut niveau ». Le Caif a noué de nombreux partenariats dans ce sens. « Nous avons un partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle. Le Caif mettra sous peu un mécanisme capable de lui permettre de mesurer son taux d’insertion », annonce-t-il. L’école propose entre autres des diplômes le Dqp (Diplôme de qualification professionnelle) ouvert aux populations qui n’ont pas atteint un certain niveau d’études. Il y a aussi le Cap qui équivaut au niveau Bfem et le Bep qui correspond le niveau du baccalauréat. « L’école compte 330 élèves en formation initiale et continue », informe le directeur général. La cérémonie de sortie a servi de tribune aux élèves pour étaler les multiples facettes de leur apprentissage avec un défilé de mode mettant en avant les conceptions et créations des élèves récipiendaires. Une dégustation culinaire a également permis aux nombreux invités, venus pour l’occasion, d’apprécier le talent de cuisine des élèves sortantes. Selon Arame Bâ Dramé, responsable morale du Caif, « les femmes représentent 65% de la population active estimée environ à 7 millions dont seules 6% ont obtenu un diplôme ou une qualification professionnelle officielle », relève-t-elle. C’est sur ce registre que le Caif s’est investi dans l’accompagnement des entreprises et organisations professionnelles pour accroître leur patrimoine de talent, souligne-t-elle.

Unité de formation professionnelle, le Caif constitue une initiative portée sur la jeunesse à partir d’un regard évolutif tendant essentiellement à faire émerger dans sa conscience le goût d’entreprendre, de réaliser et de se réaliser. Le Caif apparaît comme « une réponse idoine apportée, d’une part, à la faiblesse du niveau de compétence technique des jeunes et, d’autre part, à l’absence d’une offre de formation adaptée aux réalités socio-économiques », a relevé Insa Dramé.

Oumar BA

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