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Société & Faits divers (2814)

La cérémonie traditionnelle de présentation au drapeau et de remise des insignes du Prytanée militaire de Saint-Louis (Pms) aux élèves des classes de 6ème s’est déroulée à Dakhar Bango. Elle a été marquée par des allocutions, un défilé impeccable des enfants de troupe, des soldats du 12ème bataillon et un cocktail dînatoire.

Cet événement majeur de la vie du Prytanée militaire de Saint-Louis s’est déroulé en présence d’une forte délégation du Chef d’état-major général des Armées (Cemga), du commandant de la zone militaire nord, du commandant de la Légion nord de gendarmerie, de plusieurs autres autorités administratives, civiles et militaires, des représentants des pays amis, des parents d’élèves et autres invités de marque.

Ainsi, ils étaient au total 68 nouveaux enfants de troupe, dont 18 élèves originaires des pays de la sous-région à recevoir les attributs du Prytanée militaire après trois mois de formation. Cette cérémonie de présentation au drapeau, empreinte de solennité, était une occasion pour leurs aînés de la promotion colonel Mayata Ndiaye de transmettre tout un code d’honneur et de comportement qui singularise la grande famille des enfants de troupe et que traduit si bien la devise de l’école : « Savoir pour mieux servir ».

Selon le commandant du Prytanée militaire de Saint-Louis, le lieutenant-colonel Alioune Guèye, cet événement constitue, de par son caractère symbolique et émotionnel, un moment de retrouvailles entre les nouveaux enfants de troupe, leurs anciens et les parents d’élèves. Il a laissé entendre que « cette cérémonie traditionnelle marque l’intégration de ces bleus dans la grande famille des enfants de troupe ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La 102ème édition du Gamou annuel de Mbeuleukhé sera célébrée le 30 décembre prochain. Cette rencontre religieuse sera l’occasion pour les fidèles de prier pour les illustres personnalités religieuses ou politiques disparues en 2017, selon le porte-parole du khalife, Aliou Dia.

La 102ème édition du Gamou annuel de Mbeuleukhé sera célébrée le 30 décembre prochain. L’annonce a été faite avant-hier par Aliou Dia, porte-parole du khalife. L’édition 2017 sera marquée par d’intenses moments de prières pour les guides religieux et les fidèles disparus cette année. « Une khaadra sera organisée pour prier pour les illustres disparus. Cette année, nous avons perdu Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, Khalife général des Tidianes, El Hadj Abdoul Aziz Sy Al Amine, Serigne Moustapha Cissé de Pire, Serigne Ibrahima Niass de Léona », a-t-il souligné. « Nous avons aussi perdu d’illustres talibés qui ont tout fait pour Mbeuleukhé. Parmi ceux-ci, Djibo Leyti Kâ et Adja Diama Dieng », a ajouté M. Dia, par ailleurs, maire de Mbeuleukhé.

Selon lui, la cité religieuse va également prier pour le président de la République et son gouvernement et l’ensemble des Sénégalais. « Nous prierons pour que le pays connaisse la paix, l’entente et la prospérité », a dit Aliou Dia. Des réflexions seront aussi menées sur des sujets d’actualité. « Le Sénégal fait partie des pays phares pour la lutte contre le terrorisme et la protection des droits inaliénables des Palestiniens. La question de l’heure est la position de Donald Trump qui a reconnu Jérusalem comme capitale de l’Israël. Cela est inacceptable. Nous allons démontrer que Jérusalem ne peut, en aucune manière, être la capitale d’Israël », a-t-il promis. S’agissant du chômage des jeunes, il a dit que le Gamou sera aussi l’occasion de développer des thèmes pour inviter l’Etat sénégalais à prendre des mesures afin de permettre aux diplômés d’avoir du travail. « C’est bien de former, mais c’est encore mieux de faire travailler », a-t-il lancé.

Un symposium sur la vie et l’œuvre d’El Hadji Daouda Dia aura lieu. « Relation entre le talibé et son marabout : le modèle d’El Hadji Malick Sy et d’El Hadji Daouda Dia » sera le thème de cette rencontre. Le porte-parole a rappelé que cet événement religieux date de 1916. « Notre grand-père, El Hadji Daouda Dia, a organisé en 1916 le Gamou sous l’ordre d’El Hadji Malick Sy. Il regroupait tous les talibés tidianes du Djoloff et des autres contrées. De 1916 à 1949, El Hadji Daouda Dia l’organisait avec tous les dignitaires religieux et tous les talibés et a répandu la Tarikha tidianya à travers tout le Djoloff », a dit le maire.

Mbeuleukhé était le carrefour des saints hommes. Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est de Mbacké Bari. Il visitait Mbeuleukhé trois fois l’an car El Hadji Daouda Dia était son parent et confident. La mère de Cheikh Ibrahima Niass, Mame Astou Diankha est originaire de Mbeuleukhé. El Hadji Daouda Dia a été installé par El Hadji Oumar Foutiwou Tall. « De 1949 à 1967, son premier Khalife, El Hadji Mouhammadou Lamine Dia, a organisé le Gamou comme le faisait son père. A partir de 1967, l’actuel khalife l’a organisé avec tous les moukhadames. Mais en 1986, El Hadji Moussa Dia a jugé utile de créer un comité d’organisation.

Babacar DIONE

Le syndicat des transporteurs routiers de Kolda affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a observé, le jeudi dernier, un mouvement de grève de 24 heures. Il reproche au préfet de vouloir s’immiscer dans leurs affaires.

Le transport interurbain a été sérieusement perturbé le jeudi dernier à Kolda par un mouvement de grève organisé par le syndicat des transporteurs routiers affilié à la Cnts. Ils reprochent au préfet de Kolda, Mactar Diop, de vouloir repêcher un candidat au poste de président du regroupement des transporteurs de la gare routière alors que ce dernier avait déjà été éliminé de la liste des 9 candidats en lice. Le choix des quatre prétendants dont la candidature remplissant les conditions avait été fait par le Secrétaire national de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal qui s’était rendu à Kolda pour décanter la situation. « Il y avait 9 candidats qui avaient levé la main. Le Secrétaire général en a éliminé 5 et a ensuite remis la liste au préfet qui a repêché un pour qu’il fasse partie des candidats. C’est ce qui est à l’origine du blocage. C’est pourquoi, le regroupement des transporteurs de la gare routière observe aujourd’hui une journée sans travail pour régler cette situation. C’est un cri de cœur que nous lançons à l’autorité », déclare Yaya Diallo, président sortant du regroupement des transporteurs de la gare routière de Kolda dont le mandat a expiré depuis trois mois. Les transporteurs ne parviennent pas, depuis lors, à lui trouver un successeur. Le candidat en question n’a jamais payé, selon lui, le mandat qui est versé par tous les transporteurs sans compter d’autres cotisations.

Le préfet du département de Kolda nie toute intention de vouloir s’immiscer dans les affaires internes des transporteurs. De nombreux passagers en partance pour Ziguinchor, Dakar, Diaobé et Vélingara étaient bloqués à la gare de Kolda dans la matinée faute de véhicule. Des voyageurs voulant se rendre à Salikégné ou à Pata pour rallier respectivement la Guinée-Bissau et la Gambie ont également été obligés de renoncer momentanément à leur déplacement en attendant le retour à la normale. C’est le cas de Sira Bangoura, une commerçante de nationalité guinéenne qui voulait se rendre au marché hebdomadaire de Diaobé où elle devait prendre un véhicule pour retourner dans son pays. « Depuis 7 heures, je suis là, mais je n’ai pas pu trouver un véhicule pour Diaobé. On m’a dit que les chauffeurs sont en grève. Je suis obligée d’attendre de voir si la situation va se normaliser avant la fin de la journée », dit-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Engager les communautés à tester la capacité opérationnelle des services et forces de  défense et de santé, entre autres, en cas d’attaque terroriste outre frontières en intégrant la prise en charge des refugiés. Tel est le défi de l’exercice de simulation organisé sous l’égide de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) à Kidira dans la région de Tambacounda, à la frontière avec le Mali.

Un groupe de personnes traverse la frontière pour entrer à Kidira afin d’échapper à des attaques terroristes dans un pays voisin. Sur place, un dispositif regroupant toutes les forces de défense et de sécurité sous un commandement unique, du préfet du département, s’affaire pour gérer la crise. Les sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge, la gendarmerie, l’armée sont mobilisés. Les radios de la place sont mises à contribution pour calmer les populations. Les blessés pris en charge et regroupés dans un site d’accueil, les autres réfugiés dans un autre site où ils ont été répertoriés et dotés de bracelet aux couleurs distinctes par groupes d’arrivée et d’affinité, ont reçu les premiers kits alimentaires. Le maire de la commune a servi d’interface entre les forces de sécurité et les populations en demandant aux dernières, à travers une radio communautaire de la place, de rester chez elles, le temps que la sécurité revienne dans la ville.

C’est le résumé de l’opération d’accueil de réfugiés fuyant des attaques terroristes dans un pays voisin, mobilisant aussi bien les forces de défense et de sécurité que des populations de la commune. La situation d’ « insécurité grandissante » qui prévaut dans la sous-région fait que cette simulation a été une occasion de « tester la capacité opérationnelle » des forces de sécurité, avec le « grand défi » d’impliquer les communautés, a relevé Mamadou Mbaye, le préfet de Bakel qui a supervisé l’opération. Il y a aussi l’opérationnalité des forces de défense et de sécurité, soutient le prefet de Bakel. Il a salué la « bonne réactivité » des forces engagées, même s’il précise que des correctifs seront apportés à l’issue d’un bilan qui sera tiré à l’interne entre les différentes parties prenantes.

Cette simulation, selon Aboubacry Wellé, chargé de programme de l’Oim, est inscrite dans la deuxième phase d’un projet dénommé « Engagement des communautés frontalières dans la gestion et la sécurisation des frontières au Sénégal » financé par le gouvernement des Etats-Unis et mis en œuvre par l’Oim. Elle a mobilisé le long de la frontière sur 56 km, de Bakel à Kidira, au total quelque 500 personnes, dont 150 rescapés de l’attaque parmi lesquels des blessés et 200 membres des communautés locales, a souligné M. Wellé.

La deuxième phase de ce projet couvre la période de mai 2017 à mai 2019, après que la première avait donné lieu, en 2016, à deux simulations à Matam et Saint-Louis (Nord), débouchant sur un plan d’urgence de gestion de crise frontalière. Celui-ci devrait aussi être testé à Kidira à la lumière des expériences passées. Aboubacry Wellé, chargé de projet à l’Oim, a salué la coordination et la dynamique unitaire qui ont prévalu entre les différentes forces mises à contribution. L’idée était de montrer la collaboration qui doit être de mise entre communautés locales et forces de sécurité pour gérer des crises de grande envergure, a-t-il expliqué. Le maire de la commune, Demba Thiam, a indiqué que la population a appris la conduite à adopter au cas où une telle éventualité se produirait. Pour lui, vu sa position de porte d’entrée du Sénégal par voie terrestre des personnes en provenance du reste du continent, lieu ne pouvait être plus indiqué que cette ville pour la tenue d’un tel exercice.

Pape Demba SIDIBE

La 29ème édition de la célébration de la disparition du vénéré Cheikh Sadibouh Ibn Cheikh Mouhamadal Ibn Cheikh Adrami Ibn Cheikh Mouhammad Fadel  a eu lieu. L’occasion a été saisie par Chérif Cheikh Al Hadrame Baakhaida Aïdara pour inviter la classe politique à privilégier « le dialogue et l’échange ».

Le terrain des Hlm 4 s’est avéré petit pour contenir le monde qui s’est déplacé. Les fidèles sont venus de partout pour prendre part à la 29ème édition de la célébration de la disparition du vénéré Cheikh Sadibouh Ibn Cheikh Mouhamadal Ibn Cheikh Adrami Ibn Cheikh Mouhammad Fadel. Dans son intervention, Chérif Cheikh Al Hadrame Bakhayda Aïdara, initiateur de la rencontre, a appelé à « l’union des cœurs » et à « un retour aux valeurs de paix, de partage, de dialogue ». Reconnaissant la liberté pour chacun « de faire son choix », il appelé au « respecter du choix d’autrui ». Il a invité la classe politique à privilégier « le dialogue et l’échange ».

Dans son intervention, Pape Maël Thiam, premier vice-président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), a, au nom du président Macky Sall, loué les qualités de Chérif Bakhayda Aïdara qui entretient « d’excellentes relations d’amitié avec le chef de l’Etat ». Selon lui, Cherif Bakhayda Aïdara est un homme d’une grande dimension spirituelle, mais très affable et engagé aux côtés des populations. Le gouvernement du Sénégal, ayant compris le rôle central que jouent les foyers religieux dans la cohésion sociale, est toujours disposé à les soutenir. « Nous devons beaucoup aux guides religieux comme Bakhayda Aïdara qui ne cessent d’organiser et de canaliser la jeunesse du pays dans les « daaras » et « dahiras », a-t-il dit. C’est d’ailleurs ce qui explique, entre autres projets, le vaste programme de modernisation des cités religieuses lancé et exécuté par le chef de l’Etat et son gouvernement. Sur le plan politique, Pape Maël Thiam a rappelé le soutien constant et déterminant que Chérif Bakhayda Aïdara apporte au président Macky Sall.

Oumar BA

Un livre et un film documentaire reviennent sur la vie et l’œuvre du guide religieux Cheikhna Cheikh Saad Bouh. La cérémonie de dédicace des publications s’est tenue récemment au Centre ouest-africain de recherches (Warc).

« Le Cheikh des deux rives », c’est le titre du livre et du film documentaire en hommage à Cheikhna Cheikh Saad Bouh. La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu au Centre ouest-africain de recherches (Warc). Le livre est un condensé des actes du colloque international sur la vie et l’œuvre de l’illustre homme tenu du 23 au 24 mars 2017 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) sur le thème : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bouh ». Cette rencontre internationale a réuni des « chercheurs, historiens et universitaires de renommée » venus du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie, du Maroc, du Mali, du Soudan, de la France, des Etats-Unis d’Amérique, etc.

Selon l’initiateur du colloque sur Cheikhna Cheikh Saad Bouh et fondateur de l’Association Sadikhina Wa Sadikhate, Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, ce livre est l’aboutissement d’un long processus qui a démarré en 2007 pour préparer le centenaire de la disparition de cette grande figure emblématique de l’Islam en Afrique de l’Ouest.

« Cette volonté fut portée à l’opinion, à travers une déclaration dite de Nimzat-Hallar, village sénégalais (fondé en 1939 par  Cheikh Hadramé, premier petit-fils de Cheikhna Cheikh Saad Bouh à s’installer au Sénégal) situé à 24 km de Saint-Louis 8 kilomètres du barrage de Diama dans la zone de Hallar qui regroupe plusieurs villages », a révélé M. Haïdara.

Dix ans après cette déclaration dite de Nimzat-Hallar, le livre retraçant l’histoire et l’œuvre du Cheikh a vu le jour. Cette œuvre, d’après Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, peut être utile aux historiens, chercheurs et universitaires.

La production, a-t-il ajouté, peut leur « ouvrir des voies nouvelles à la recherche sur nos hommes religieux et leur apport inestimable au monde ». Dans son intervention, Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara a remercié tous ceux qui se sont impliqués pour la réussite du colloque du 23 et 24 mars 2017. Il a cité, entre autres,  le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Professeur Ibrahima Thioub, le département d’histoire de l’Ucad, la direction du livre et de la lecture, le Warc et tous les chercheurs venus d’horizons divers pour prendre part à cette rencontre de haute portée historique.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Serigne Saliou Mbacké, 5ème khalife général de la communauté mouride, dernier fils de Cheikh Ahmadou Bamba, a quitté ce bas monde le 28 décembre 2007. Dix ans après, son souvenir est encore vivace dans les esprits. Son legs résiste au temps.

A sa descendance, actuellement sous la guidée de son fils aîné, Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké, il avait intimé la recommandation de ne point commémorer sa mémoire sous la forme connue. D’ailleurs, la date retenue par sa progéniture pour les récitals de Coran et déclamation de panégyriques en son honneur est fixée en fonction du calendrier hégirien. Dix ans après sa disparition, son image, son œuvre et son empreinte sont vivaces dans la mémoire des Sénégalais. Ce 28 décembre marque donc la décennie de sa disparition selon le calendrier grégorien mais aussi prouve combien les populations restent attachées à sa personnalité multidimensionnelle. Cette date coïncide avec l’exécution des travaux de battage de l’arachide dans les champs de « Khelcom » où l’on note une forte affluence.

Grand visionnaire, Serigne Saliou Mbacké avait lancé plusieurs chantiers durant son magistère : l’attribution de 10 000 parcelles aux disciples, l’assainissement de la cité avec l’érection de stations de pompage, l’autoroute Touba-Ngabou sur 8 km, un champ de 45 000 ha dénommée « Khelcom », lieu de réalisation de milliers de jeunes... Doter ces jeunes du sens de l’humain, de la responsabilité devant Dieu et devant les hommes, de sagesse incarnant les vertus et valeurs léguées par les anciens constituait un de ses objectifs. Il suffit de voir ces jeunes des «daaras» de « Khelcom » pour comprendre qu’il a atteint son objectif.

Un homme multidimensionnel
Serigne Cheikhouna Guèye, livret de panégyriques en main, psalmodie des versets sous le grand caïlcédrat trônant dans la cour de la concession du défunt khalife général. « Je suis sûr qu’il entend mes prières qui, certainement, seront exaucées. Un jour, il nous avait dit : «Si vous venez et qu’il vous est impossible d’accéder à moi, contenter vous de me perler à partir du caïlcédrat, c’est comme si je vous tendais une oreille» », raconte le ressortissant de « Khelcom ». Ils étaient nombreux sous l’arbre et s’adonnaient tous à la même activité, dans une grande sérénité.

La grande spiritualité de Serigne Saliou Mbacké était connue de tous. « Tout en lui renvoyait à Allah », révèle Cheikh Béthio Thioune, le guide des « Thiantacones », un de ses grands disciples. « Il n’avait de lien avec ce bas monde que la miséricorde divine », ajoute-t-il tout en refusant toute idée de disparition de celui qui, dit-il, l’a fait. Et Cheikh Béthio de rappeler le célèbre poème de Birago Diop intitulé : « Les morts ne sont pas morts ».

Dix ans après sa disparition, l’empreinte de Serigne Saliou Mbacké reste indélébile pour plusieurs raisons. « Durant sa vie, il a revêtu les manteaux de l’humanitaire, de l’orthodoxe, du pédagogue, pour ne pas dire de l’homme universel. Serigne Saliou Mbacké était une autorité religieuse de dimension universelle ; il ne laissait personne indifférent », affirme Cheikh Béthio Thioune.

Né en 1915 à Diourbel, il était le dernier khalife des fils de Cheikh Ahmadou Bamba. Il fut khalife de mai 1990 jusqu’à sa disparition, le 28 décembre 2007, à l’âge de 92 ans. Pendant 17 ans donc, il a dirigé la communauté mouride et a légué 17 milliards de FCfa dans les comptes de Khadim Rassoul. Le Sénégal lui a rendu un vibrant hommage a travers un deuil national d’une semaine. Toutes les communautés religieuses du pays (musulmane et chrétienne) lui avaient aussi rendu hommage.

Mamadou DIEYE

 

 

Les 47 auditeurs, composant la deuxième promotion du Master 2 en Défense, sécurité et paix dispensé par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), ont reçu leurs diplômes. La cérémonie avait pour cadre l’Institut Confucius en présence du ministre des Forces armées, Augustin Tine.

La sortie de la promotion 2016-2017 a été couplée avec le démarrage officiel de la session 2017-2018 dont le cours inaugural a été prononcé par le général de corps d’armée Babacar Gaye, ancien chef d’état-major des Armées, sur le thème : « Les réformes des opérations de maintien de la paix ». En présidant la cérémonie, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a, en présence du Doyen de la Fsjp, Mamadou Lamine Badji, et plusieurs autorités militaires, salué l’initiative commune de l’Ucad à travers la Faculté des sciences juridiques et politiques et le Centre des hautes études de défense et de sécurité de mettre en place ce Master 2.

Selon lui, cette option vise à mettre à la disposition du Sénégal et des autres pays africains « des ressources humaines de haut niveau disposant de l’expertise nécessaire dans les domaines de la défense et de la sécurité ». Cela, a-t-il ajouté, va permettre de « mieux appréhender les phénomènes sociaux et politiques afin de favoriser une prise de décisions efficace ». Aujourd’hui, le continent africain est miné par des conflits de toutes sortes : extrémisme violent, criminalité transfrontalière, conflits armées, crises humanitaires. Face à cette situation d’insécurité, a expliqué Augustin Tine, les réponses doivent aller au-delà des seules actions militaires. Il faut, a-t-il souligné, « des ressources humaines bien préparées à ce nouveau défi ». « Aujourd’hui, la situation sécuritaire du continent africain est marquée par l’existence d’une nouvelle forme de conflictualité violente et complexe. La violence a atteint un niveau tel que la situation est devenue l’une des principales préoccupations des autorités publiques et des populations sur le continent », a constaté le ministre des Forces armées. Quant au directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, il est persuadé que « face à la complexité des problèmes actuels de défense, sécurité et paix », il faut des réponses multidimensionnelles grâce à « des ressources humaines à la compétence plurielle et bien préparées ». Selon lui, les cadres civils et des forces de défense et de sécurité formés dans le cadre de ce master ont, aujourd’hui, acquis « les compétences adéquates pour concevoir et construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la défense et de la sécurité au service de la paix ».

Aliou Ngamby NDIAYE

AUDITEURS EN DEFENSE ET SECURITE : IBRAHIMA KHALIL NDIAYE DU « SOLEIL » PARMI LES LAURÉATS
Le journaliste du quotidien national « le Soleil », Ibrahima Khalil Ndiaye, par ailleurs président du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), fait partie des auditeurs du Master 2 en défense, sécurité et paix dispensé par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Ucad. Il a reçu son diplôme des mains du directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye.

A. Ng. NDIAYE

Le journaliste du quotidien national « le Soleil », Ibrahima Khalil Ndiaye, par ailleurs secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics), fait partie des auditeurs du Master 2 en défense, sécurité et paix dispensé par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) en partenariat avec la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l’Ucad.

Il a reçu son diplôme des mains du directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye.

A. Ng. NDIAYE

Le barreau s’est enrichi de 14 nouveaux avocats stagiaires. Ils ont prêté serment hier à la salle 4 du Palais de justice de Dakar devant le premier président de la Cour d’Appel de Dakar. Avant eux, 20 greffiers stagiaires de la promotion 2016 du Centre de formation judiciaire (Cfj) avaient, à la salle 2 de la même juridiction, fait pareil devant la même autorité judiciaire.

Quatorze avocats stagiaires de la promotion 2017 ont prêté serment hier au Palais de justice de Dakar. L’audience était présidée par le premier président de la Cour d’Appel de Dakar, Demba Kandji. Ils ont, tous, levé la main droite et prononcé ceci : « Je jure, en tant qu’avocat, exercer ma profession avec honneur, indépendance, probité, délicatesse, loyauté et dignité dans le respect des règles de mon Ordre ». En disant « oui » au premier président de la Cour d’Appel, ces jeunes embrassent désormais la profession d’avocat. Une profession qui, a tenu à rappeler Demba Kandji, est pleine d’embûches. Toutefois, le président Kandji a invité les uns et les autres à se référer au parrain de la promotion : l’avocat Ely Ousmane Sarr, inscrit au barreau du Sénégal en 1974. Selon lui, le parrain était un homme de « courage moral et intellectuel ». Ces qualités, a-t-il ajouté, sont utiles pour tout bon avocat en devenir. Aussi, les a-t-il invités à « toujours assumer leurs positions même dans la solitude ». A sa suite, Me Mbaye Guèye, bâtonnier de l’Ordre des avocats, a fait savoir que « Ely Ousmane Sarr est l’exemple achevé de l’excellent avocat », car il a allié « maîtrise de sa science, courage, respect de l’autre et élégance dans le verbe et le port vestimentaire ».

Me Mbaye Guèye, qui a garanti aux avocats stagiaires que le bâtonnier sera toujours présent pour les défendre quand ils auront raison, n’a pas manqué d’inviter ses jeunes confrères à cultiver l’humilité pour apprendre la profession d’avocat pendant les trois ans de stage. Pour une bonne réussite de cette phase d’apprentissage, il leur a demandé « d’éviter d’être obnubilés par l’argent, le bien matériel ou la célébrité médiatique ». « Vous pouvez les obtenir lorsque vous maîtriserez votre art et deviendrez des avocats dignes de confiance », a-t-il conseillé. Avant les avocats, 20 greffiers stagiaires de la promotion 2016 du Centre de formation judiciaire (Cfj) avaient prêté serment à la salle 2 de la Cour d’Appel de Dakar. Le directeur adjoint du Cfj, Madieyna Diallo, a appelé les nouveaux greffiers à respecter les valeurs déontologiques de la justice pour servir honorablement le Sénégal.

A. Ng. NDIAYE

Le procès de l’Imam Alioune Badara Ndao et ses co-inculpés a été renvoyé au 14 février 2018 en audience spéciale. Les accusés vont encore attendre 45 jours avant d’être fixés sur leur sort.
A 9h 50mn, l’Imam Alioune Badara Ndao est appelé devant la barre. Un long silence envahit subitement la salle 4 du tribunal de Dakar où se déroule le premier procès pour affaire de terrorisme au Sénégal. D’un pas cadencé, l’Imam Ndao, poursuivi pour apologie du terrorisme, se dirige vers la barre. Il jette un regard vers la foule et dit : « Assalouma aleyka ». La nombreuse assistance lui répond en chœur.

Tour à tour, ses co-inculpés sont appelés. Ils sont une trentaine à répondre devant la justice pour apologie du terrorisme. L’accusé Abdou Diallo alias Abdou Djendel est le seul qui manque à l’appel car n’étant pas extrait de sa cellule. Après avoir appelé l’ensemble des avocats qui se sont constitués pour défendre l’Imam Ndao et compagnie, le premier président de la Cour d’Appel de Dakar a prononcé le renvoi du procès pour le 14 février 2018 en audience spéciale. Il a estimé que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour la bonne tenue d’un procès. Selon lui, le renvoi va permettre à tous les avocats qui se sont nouvellement constitués de mieux s’imprégner du dossier. Toutefois, il a promis que la Cour veillera à ce que toutes les conditions pour un procès équitable soient réunies. L’un des avocats de la défense, Me Mouhamadou Moustapha Dieng, a, à son tour, abondé dans le même sens avant de révéler « de nombreux manquements dans la procédure ».

Selon lui, le dossier que détient le premier président de la Cour « ne correspond pas au petit extrait qui a été communiqué aux avocats commis. « Pour un procès équitable, nous devons avoir accès au même dossier », a plaidé Me Dieng. L’avocat de la défense d’ajouter que « le dossier qui a été communiqué aux avocats de l’Imam Ndao comporte des failles, des lacunes ». Selon lui, le 1/3 du dossier est constitué de pages blanches, ce qui ne permet pas à la défense de connaître l’ensemble des pièces du dossier.

Me Mouhamadou Moustapha Dieng, s’adressant au premier président de la Cour d’Appel, lui a dit : « Vous qui êtes à équidistance entre la défense et le parquet, je vous demande de bien vouloir les inviter à nous communiquer l’entier dossier. Nous voulons que vous nous permettiez d’être à égal distance dans ce procès ».

Le président de la Cour d’appel a, à nouveau, rassuré les conseils de la tenue « d’un procès équitable » avant de rappeler le renvoi jusqu’au 14 février 2018. L’imam Alioune Ndao et ses co-inculpés vont encore attendre 45 jours avant d’être fixés sur leur sort.

A. Ng. NDIAYE

Le district sanitaire de Guédiawaye, en partenariat avec Onu Femmes, a organisé une journée de mobilisation sociale pour sensibiliser les hommes sur la nécessité de mettre fin de manière totale et définitive aux violences faites aux femmes et aux filles. Un plaidoyer a été mené pour une meilleure prise de conscience de ce phénomène en vue de l’éradiquer le plus vite possible.

Les estimations mondiales et régionales de la violence à l’encontre des femmes concernant la prévalence et les conséquences de la violence sur la santé du partenaire intime et la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire montrent que les violences subies par les femmes et les filles engendrent des conséquences sur leur santé physique et mentale. C’est ce que révèle une étude de l’organisation mondiale pour a psanté (Oms). Laquelle précise que ces conséquences sont, entre autre, les fractures, les complications de la grossesse, les problèmes mentaux, la détérioration du tissu social.

Ces violences accroissent fortement la vulnérabilité des femmes face à toute une série de problèmes de santé à court et à long terme. En effet, trop de femmes et d’enfants sont exposés aux risques de mortalité maternelle du fait des mariages et grossesses précoces, des mutilations génitales féminines, des violences physiques, sexuelles, morales, économiques et juridiques ainsi que la mal gouvernance. Au Sénégal, les dernières enquêtes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie sur la santé ont révélé que sur la période 2000-2015, la mortalité infantile aurait baissé, passant de 68 % pour atteindre 39 % mais reste encore élevée avec 315 morts pour 100 000 naissances vivantes.

Onu Femmes est convaincue que cette situation est évitable si les populations sont sensibilisées sur la question. C’est dans ce cadre que s’inscrit la mobilisation sociale tenue à l’esplanade de la mairie de ville de Guédiawaye en présence de toutes les autorités locales. Une tribune dont le représentant d’Onu Femmes, Dieynaba Wone Ndiaye, a profité pour constater l’engagement de toute la communauté à combattre les violences faites aux femmes. « Nous attendons une prise de conscience de la population à tous les niveaux. Il que la population sache que la violence s’exerce dans les ménages, les lieux de travail, les lieux publics. Il est temps que tout soit mis en œuvre pour qu’elle cesse », a-t-elle indiqué. Dieynaba Wone Ndiaye a aussi rappelé les efforts de Onu Femmes pour aller vers une participation équitable des femmes à tous les aspects de la vie, en mettant l’accent sur cinq domaines prioritaires que sont le renforcement du leadership des femmes et leur participation, l’éradication de la violence à l’égard des femmes, leur intégration dans tous les aspects des processus de paix et de sécurité, le renforcement de leur autonomisation économique, la volonté de placer l’égalité des sexes au cœur des processus de planification et de budgétisation au niveau mondial.

Médecin chef du district sanitaire de Guédiawaye, Pape Samba Dièye a estimé que la campagne est venue à son heure du fait de la prévalence de la violence exercée sur les femmes et ses conséquences sur leur santé. « Nous avons mené des activités de sensibilisation à travers des visites à domicile et accompagné les femmes à travers des programmes pour leur permettre de s’autonomiser », a soutenu le médecin-chef qui, dans le même ordre, a précisé qu’au-delà de cette campagne, le district sanitaire va continuer à mener ses activités de lutte contre les violences faites aux femmes.

Abdou DIOP

La présentation au drapeau et l’adoubement ont conféré solennellement à 33 élèves leur entrée dans les rangs de la gendarmerie nationale. Le cérémonial avait pour cadre l’Ecole des officiers de ce corps d’élite militaire sise à la caserne général Mame Bounama Fall de Ouakam.

Le drapeau national, flottant au vent, est placé devant la 11ème promotion des élèves-officiers de la gendarmerie nationale. Il est porté par un jeune officier. Cela marque l’entrée dans les rangs de la gendarmerie nationale de 33 stagiaires (29 Sénégalais et 4 Guinéens). C’est fini « l’esprit libre et indépendant » pour ces élèves-officiers qui intègrent ce corps d’élite militaire. Leur seul leitmotiv doit être, désormais, la loyauté, la discipline et l’obéissance. Du haut du pupitre et devant le Haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Meissa Niang, le commandant de l’Ecole nationale des officiers de la gendarmerie a expliqué aux futurs officiers le sens du drapeau national.

Le colonel Macodou Fall s’est d’abord adressé aux stagiaires en ces termes : « Elèves-officiers de la 11ème promotion, voici le drapeau de votre école. Il s’agit du drapeau du Sénégal, symbole de notre indépendance nationale. Le drapeau est constitué de trois bandes verticales de couleur verte, jaune, rouge et d’une étoile verte au centre de la bande jaune. Le vert est la couleur de l’islam, celle de l’espérance, de la fécondité. Le jaune couleur du soleil et de l’or. Il symbolise la fertilité du sol, la moisson, la prospérité. Il est également la couleur de l’esprit, des arts et des lettres. Le rouge évoque le courage et le sacrifice. C’est la couleur de la valeur militaire. L’étoile verte représente la perfection, la lumière. Elle symbolise l’unité du peuple sénégalais dans la voie du progrès ». Le colonel Fall a ensuite appelé les jeunes officiers en cours de formation pour les deux prochaines années à être toujours prêts à « honorer » ce drapeau, à le « servir », à le « vénérer », mais surtout à le « défendre » au péril de leur vie.

Ces 33 élèves-officiers sont entrés à l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale le 4 septembre dernier. Depuis plus de trois mois, ils ont subi une formation militaire et professionnelle. Cette phase, selon le colonel Macodou Fall, est appelée « formation initiale » et marque « l’accointement entre la vie civile et la vie militaire ». Pendant toute cette période, les stagiaires sont formés « au sens de la vie ». Ils acquièrent le « savoir-faire et le savoir-être » qui sont essentiels pour tout militaire. L’adoubement marque ainsi l’entrée de ces officiers dans la grande famille militaire. C’est pourquoi le colonel Fall leur a rappelé ceci : « Vous avez désormais des privilèges et des droits, mais surtout des obligations et des devoirs car nous vous comptons maintenant parmi ceux qui défendront la patrie au péril de leur vie ». Quant au général de division Meissa Niang, Haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire du Sénégal, il a invité les élèves-officiers à faire preuve, en toute circonstance, de discipline, d’obéissance, de respect de l’autorité et de loyauté. « Ce drapeau représente des valeurs sacrées. Vous lui devez respect. Je vous engage à cultiver le sens de l’honneur, de la dignité et du désintéressement qui sont autant de vertus cardinales de l’officier. Il faut actualiser, en permanence, les connaissances de vos métiers d’officier de gendarmerie », a conseillé le général de division Meissa Niang.


Mieux affiner la formation des gendarmes
Le général de division Meissa Niang, patron de la gendarmerie nationale, a informé que le commandement est en train de mettre en œuvre, de manière progressive, son plan stratégique 2017-2019 consistant à la « réorganisation de notre commandement, à la mise en place de ressources humaines et matérielles plus conséquentes et à l’opérationnalisation de la légion d’appui à la surveillance des frontières ».
 
Cela, a-t-il dit, va permettre à la gendarmerie nationale de « se consolider dans sa stratégie d’avant-garde de la lutte contre les menaces liées à la sécurité intérieure ». Sur un autre chapitre, il a exprimé sa « profonde gratitude » au chef de l’Etat, Macky Sall, qui, a-t-il souligné, ne cesse de consentir d’importantes ressources financières pour permettre à notre institution de disposer d’un potentiel de qualité. Il a instruit le commandant des écoles ainsi que les commandants de subdivisions d’armes « à revisiter le programme de formation des écoles, des centres de formation de la gendarmerie pour adapter les curricula aux exigences du moment ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’ancien promoteur de lutte, Gaston Mbengue était, hier, devant les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane pour livrer sa version dans une affaire présumée de chantage et d’extorsions de fonds.

Le promoteur de lutte, Gaston Mbengue, cité dans une affaire de chantage et d’extorsions de fonds a fait face, hier, aux enquêteurs. L’ancien prometteur de lutte était venu livrer sa version dans une affaire présumée de chantage et d’extorsions de fonds.  Une bande de deux hommes, Moise Rampino et Cheikh Gadiaga, sont accusés d’avoir mis en place un site d’informations pour s’attaquer à des personnalités de la République dont le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, avant de les faire chanter.

Le Colonel Issa Niang, chef de visite du Môle 2 du port de Dakar, Mamour Diallo, Cheikh Ahmet Tidiane Bâ, respectivement directeurs des Impôts et des Domaines, le transitaire Ass Ndao, l’ex-Dg des Douanes, Pape Ousmane Guèye et Pape Maël Diop auraient été victimes de cette bande. Ces personnalités auraient été entendues par les enquêteurs dans le cadre de ce dossier. Le promoteur, au bout d'un face-à-face qui a duré une heure, a nié toute implication dans cette affaire. Aux dernières nouvelles, Moise Rampino et Cheikh Gadiaga ont été déférés en prison.

Oumar BA

 

Le directeur général du Cices a tenu, hier, à rassurer les sinistrés de l’incendie du pavillon Vert, survenu en 2015, que leur dossier d’indemnisation a été remis à l’Agent judiciaire de l’Etat. Aussi, a déclaré Cheikh Ndiaye, « ils (les sinistrés) n’ont jamais été oubliés par le Cices encore moins par l’Etat ». « C’est un Etat responsable qui veut couver et protéger tout le monde. Il ne faut pas qu’ils se sentent abandonnés par l’Etat ou le Cices », a-t-il soutenu. Cheikh Ndiaye a, à l’occasion, rappelé qu’après l’incendie, le Cices a pris ses responsabilités en relogeant les rescapés, avant de commanditer une étude qui se décline sous deux formes : commerciale et incendie.

Sur la seconde forme, il a indiqué que l’expert en incendie n’a pas trouvé la cause matérielle du feu. Alors que le spécialiste en évaluation de marchandises a fait une simulation, et glané des données. C’est sur la base de cette étude qu’un montant d’indemnisation a été retenu. « Entre ce montant et celui déclaré par les sinistrés, il y avait un gap de 500 millions de FCfa », précise Cheikh Ndiaye, tout en soulignant que « le Cices ne peut pas se prononcer sur ce montant». Car, dit-il, « le dossier est entre les mains de l’Agent judiciaire de l’Etat qui est en train d’étudier les contingences et les conditions de dédommagement des sinistrés ».

Sur la durée du dédommagement qui est relativement longue (2 ans), il rappelle qu’une indemnisation doit être juridiquement encadrée. « Sinon, ce n’est plus une indemnisation, mais plutôt quelque chose qui se fait à la volonté », a-t-il indiqué.

S. Diam SY

Des milliers de chrétiens ont, ces deux derniers jours, célébré l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ appelé fête de Noël ou « l’Emmanuel, Dieu est avec nous ». A cette occasion, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a présidé la messe de la veillée à la cathédrale de Dakar où il a appelé les chrétiens à marcher résolument derrière le prince de la paix qui est Jésus-Christ.  

« Voici que je vous annonce une bonne nouvelle qui sera un grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ». C’est par ces écrits du prophète Isaïe que l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a ouvert son homélie de la messe de la veillée de la nativité du Seigneur Jésus-Christ dans une cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar archi-comble. Le père évêque a confirmé cette venue de Jésus en faisant savoir, à son tour, que « Oui, un enfant nous est né, un fils nous est donné ». Le prélat a profité de cette belle nuit pour évoquer le thème de l’année pastorale 2017-2018 de l’archidiocèse de Dakar qui colle avec l’événement de la naissance de Jésus.

Il a invité les nombreux fidèles présents à la Cathédrale à « marcher à la suite du Christ qui est voie, chemin de sanctification et de témoignage ». Il s’agit, d’après Mgr Ndiaye, d’actualiser ce thème en cette fête de Noël et durant le temps de liturgique au cours duquel l’Eglise offre à l’humanité la grâce de méditer sur le mystère de la naissance de Jésus-Christ, d’en inspirer les fidèles durant toute leur vie de prière et de témoignage chrétien. « Demandons-nous comment le chemin de Dieu vers l’homme est aussi le chemin de l’homme vers Dieu et vers ses semblables, c’est-à-dire un chemin ouvert qui nous conduit à l’autre et qui nous conduit aux autres », a commenté l’archevêque de Dakar. Ce chemin de Jésus-Christ permettra à l’homme de sortir du monde des ténèbres évoqué dans la première lecture par le prophète Isaïe.

Il disait : « Le peuple qui marchait vers les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi ». Cette belle phrase, prononcée par Mgr Ndiaye, lui a donné d’ailleurs l’occasion de s’interroger sur : Qui est ce peuple qui marche dans les ténèbres ? En réponse, il a expliqué que le contexte historique du message prophétique nous situe au 8ème siècle avant l’ère chrétienne. « Il fait allusion à l’invasion assyrienne qui a mis fin au royaume du Nord encore appelé royaume d’Israël à partir de 732 avant Jésus-Christ. Cette invasion représentait également une menace pour le royaume de Juda et Jérusalem au Sud avec le roi Achaz mandaté par Dieu. Le prophète Isaïe annonce ainsi le renversement total de la situation », a enseigné Mgr Benjamin Ndiaye.

La lumière dans les ténèbres
Il a ajouté que l’avènement de la lumière dans les ténèbres annonce déjà le salut à venir, la joie de la moisson, d’une part et, d’autre part, la victoire militaire. Le guide religieux a indiqué que l’utilisation de ces symboles sert en réalité à mettre en valeur la naissance d’un descendant du roi David, l’élu de Dieu. « Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est signe du pouvoir, son nom est proclamé : Conseiller merveilleux, Dieu Fort, Père à jamais, Prince de la Paix », a qualifié Mgr Ndiaye. A l’image du peuple qui marchait dans les ténèbres, les chrétiens d’aujourd’hui ont besoin de la lumière du Christ pour vaincre leurs ténèbres, ceci pour mieux éclairer leur foi. « Il faut que notre choix pour Jésus-Christ reste ferme, clair, sans mélange, ni syncrétisme. Ne nous laissons pas abuser par des erreurs exploitées à dessein et qui pourront freiner notre pleine adhésion à Jésus-Christ », a conseillé Mgr Benjamin Ndiaye.  Il a saisi l’occasion pour commenter l’enseignement de l’apôtre Paul dans sa lettre aux Galates où il fustige le comportement des prédicateurs passés derrière lui pour semer la confusion dans les esprits et les cœurs des fidèle par des enseignements douteux. Ce qui avait conduit, d’après le père évêque, l’apôtre Paul à faire la mise au point à la fois vigoureuse et passionnée. « J’admire avec rapidité que vous vous détournez de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à une autre Evangile. Non pas qu’il en ait un autre, il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l’Evangile du Christ…», écrivait l’apôtre Paul.

En reprenant ces propos, l’archevêque de Dakar a lancé un appel à tous les chrétiens en leur demandant de ne pas être comme ces Galates. « Restons fermes et fidèles dans la foi et reconnaissance de Jésus-Christ. Le chemin chrétien n’est pas celui des charlatans. Il est celui de Jésus-Christ, voie, vérité et vie. Marchons résolument derrière le Christ Jésus», a conclu l’archevêque de Dakar.

Eugène KALY

 

Les chrétiens doivent la fête de la nativité de Seigneur Jésus-Christ à la terre de Bethléem en Palestine. Saint-Luc, repris par Mgr Benjamin Ndiaye, montre comment Marie et Joseph se sont mis en chemin, depuis Nazareth jusqu’à la ville David appelée Bethléem. « Légalement, ils obéissent ainsi à l’édit de l’empereur romain Auguste, ordonnant le recensement des habitants de son empire. Mais, au-delà du respect dû à l’ordre d’un pouvoir temporel, la démarche de Marie et de Joseph a surtout une valeur spirituelle. Elle accomplit la volonté de Dieu suivant cet oracle prophétique de Michée : Et toi Bethléem Ephrata, trop petite pour compter parmi les clans de Juda, de toi sortira, pour moi, celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent à l’Antiquité, aux jours d’autrefois (5, 2 ; Mat 2,6) », a indiqué Mgr Ndiaye qui a ajouté que « telle est la volonté du Seigneur : que le Messie naisse à Bethléem, dans la ville  de son ancêtre David ». Ceci fait dire au père évêque que « Bethléem est lieu de contact entre le ciel et la terre dans ce qu’il appelle le mystère du Verbe de Dieu incarné. Lequel enseigne comment Dieu se sert des personnes et des événements pour réaliser son dessein, et manifester aux hommes et aux femmes son amour ».

« C’est à Bethléem où David reçoit du prophète Samuel, l’onction sacrée pour devenir roi d’Israël, que la Vierge Marie expérimente la grâce de la maternité et de saint Joseph, celle d’être protecteur des saints mystères », a commenté le prélat. Les habitants de Bethléem sont les premiers orateurs de Dieu fait homme. Avec la naissance de Jésus, c’est la grâce de Dieu qui s’est manifestée pour le salut de tous humains.         

E. KALY

 

L’archevêque de Dakar s’est fait le porte-parole des jeunes des pays d’Afrique qui, face à la pression sociale, optent pour l’immigration malgré tous les dangers que cette aventure porte. Mgr Benjamin Ndiaye a invité les autorités étatiques, les familles, les partis politiques et les chefs religieux à travailler ensemble pour sortir la population juvénile de la précarité qui la dirige sur des routes parsemées d’embûches. Cet appel figure dans l’un des messages délivrés par le père évêque lors des messes de la veille et du jour de Noël à Dakar et dans le secteur de Mbour.  

Dans son traditionnel message de Noël, Mgr Benjamin Ndiaye s’est appuyé sur les pérégrinations du patriarche Jacob pour faire un plaidoyer en faveur des jeunes, surtout des victimes de l’immigration clandestine en terre libyenne. Selon l’archevêque de Dakar, la venue de Jésus-Christ parmi les Hommes peut faire penser aux migrations d’aujourd’hui. « Surtout que ces derniers temps, le sort cruel de migrants africains en Libye, dont certains sont même vendus et réduits en esclavage, a défrayé la chronique. Ces événements nous concernent directement, vu le nombre de jeunes sénégalais toujours attirés par l’aventure de cette migration illégale, malgré les multiples dangers du parcours », a déploré Mgr Ndiaye.  Il a ajouté que « ces faits témoignent d’un mal-être de notre jeunesse et d’une désespérance réelle liés à la précarité et à la pauvreté ».

Selon lui, ces faits nous renvoient aussi à nos propres responsabilités et nous interpellent nous tous à différents niveaux : les pouvoirs publics, les familles, les guides religieux, les militants des partis politiques et les jeunes eux-mêmes. « Travaillons donc ensemble à redonner confiance à notre jeunesse, à enraciner dans les esprits et les comportements les bases d’une véritable conscience citoyenne », a suggéré l’autorité diocésaine. Mgr Benjamin Ndiaye a invité chacun de nous à « œuvrer à la promotion des droits et de la justice pour le règne de la paix dans les cœurs pour des relations humaines plus fraternelles ». Selon lui, Jésus-Christ, qui est comme « la maison de Dieu parmi les hommes », s’est fait pauvre pour  nous enrichir de sa pauvreté. En lisant son message, l’archevêque de Dakar a indiqué que c’est à des bergers, qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux, que sa naissance est annoncée en premier : « Ne craignez pas », leur dit l’Ange du Seigneur, « car voici que je vous annonce une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple.

Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire », a raconté l’archevêque de Dakar qui a rappelé au début de son message que Noël célèbre le mystère incommensurable de Dieu fait homme en Jésus-Christ. « Avec reconnaissance, nous louons le Seigneur Dieu, Maître du temps  et de l’histoire  pour cette merveille qui témoigne de son amour en notre faveur. Nous lui rendons grâce pour le don de la vie, pour les enfants qui naissent à la vie, et pour leurs parents », a souligné  Mgr Benjamin Ndiaye.

D’après le prélat, Dieu, en appelant les hommes à la vie, veut le bonheur et  l’épanouissement de chaque être humain. « Il attend de nous une adhésion pleine et entière à son mystère, une foi sincère, libérée de tout syncrétisme, vécue dans la confiance, la droiture et l’intégrité. Laissons-nous donc éduquer par le Seigneur, en contemplant l’enfant Jésus », a dit l’évêque de Dakar. Expliquant qu’avec la naissance de Jésus, c’est le ciel qui visite la terre pour lui faire goûter la joie et la paix qui viennent de l’amour de Dieu.           

E. KALY    

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, accompagné d’une forte délégation, a rendu ce jour, 22-12-2017, une visite de courtoisie à Son Excellence Monseigneur Benjamin Ndiaye, Evêque de Dakar, dans la dynamique de lui renouveler toute sa disponibilité ainsi que celle de l’ensemble des membres de son département. Le ministre qui n’a pas manqué de magnifier la cohésion sociale qui existe au Sénégal, a saisi cette occasion pour souhaiter à toute la communauté chrétienne une très bonne fête de Noël. Le bureau des relations publiques de la Police nationale.

Les chrétiens célèbrent la fête de la Nativité du Seigneur Jésus-Christ dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 décembre. Mgr Benjamin Ndiaye préside, à cette occasion, la messe de la veillée à la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar à partir de  22h00. Le lundi, l’archevêque de Dakar dira la messe solennelle de Noël au secteur paroissial Sainte Marie Mère de Dieu de Louly (Fondation Sainte Elisabeth de Mbour). Toutes ces célébrations eucharistiques seront précédées par le traditionnel message de Noël de Mgr Ndiaye ce samedi matin aux Badamiers, à Fann Résidence.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (Lc 2, 14). Cette phrase tirée de Saint Luc sera lue et relue dans les églises pour marquer la fête de la Nativité de Jésus-Christ. Les chrétiens ont préparé pendant tout le temps de l’Avent, cette manifestation festive marquant l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, appelé Noël. C’est un mot latin qui vient de « natalis » qui signifie la naissance. C’est la fête de la naissance de Jésus-Christ pour les chrétiens. Cette naissance, c’est la joie de Dieu et celle des hommes, comme le disent souvent les textes de l’Eglise « un sauveur nous est née en à la personne de Jésus-Christ ».  Pour les chrétiens, la naissance du fils de Marie et de Joseph est une immense délivrance, un grand espoir pour toute l’humanité, car c’est ce Jésus qui, au soir du vendredi saint, après avoir souffert et subir des humiliations infligées par le peuple juif en plein cœur de Jérusalem.

Heureusement, il sortira vainqueur de cette mort et fera renaitre de l’espoir dans le monde. La fête de Noël précède alors tous ces événements parce qu’étant une fête d’espoir avec la naissance du fils de Dieu. Jésus étant lui-même fils de Dieu, c’est ce que les chrétiens appellent le mystère de l’incarnation, c’est-à-dire « Dieu qui n’est pas homme a choisi de venir parler directement aux hommes ». Il a d’ailleurs choisi de naître dans un milieu pauvre à côté des bergers qui se chargeront d’annoncer la bonne nouvelle au peuple de Bethléem.  Avec la naissance de Jésus, le peuple chrétien est invité à la joie parce que tout simplement le monde reçoit la visite de Dieu. Jésus vient faire de nous ce que nous sommes, des fils de Dieu. Il s’agit, à chacun de nous, de revenir à notre naissance, celle de notre baptême. Il nous faut réapprendre l’identité, la plus profonde de notre être, celle de l’enfant tendrement animé du Père. Pour beaucoup de religieux chrétiens en particulier catholiques, Noël est considéré comme une fête des enfants parce que Jésus est un enfant. C’est pour cette raison que cette fête, la plus populaire, est une occasion pour les enfants de toutes les catégories sociales de retrouver le sourire. « Alors que chaque fois qu’un enfant est maltraité, c’est le corps du Christ qui est atteint, qui est blessé et défiguré »,  avait prêché le cardinal Théodore Adrien Sarr. Il disait aussi que Jésus en venant aux hommes sous le visage d’un bébé s’est fait homme en nous appelant à respecter tout enfant notamment sa dignité et ses droits comme Lui-même.

Eugène KALY

 

 

La revue annuelle du secteur de la protection sociale s’est tenue hier à Dakar autour du thème : « Enjeux et défis de la coordination de la protection sociale ». Des « avancées notoires » sont enregistrées, « le taux de pauvreté ayant baissé de 6 % ». Toutefois, la volonté de réaliser de meilleures performances à travers une coordination améliorée et un renforcement de la bonne gouvernance a été réaffirmée par Mme Anta Sarr Diacko, la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

Lors de la revue annuelle du secteur de la protection sociale hier à Dakar, Mme Anta Sarr Diacko a fait savoir que « le taux de pauvreté a baissé d’environ 6 % au Sénégal ». Pour la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, ce résultat reflète les efforts faits depuis 2011 quand le taux de pauvreté avoisinait les 46,7 %.

Selon elle, il y a « des avancées qui sont notoires ». Expliquant le retard dans la tenue de la revue annuelle soulevé par l’émissaire du Groupe de la Banque mondiale, elle a indiqué qu’il est lié à des projets comme le Programme d’appui des filets sociaux qui a un « ancrage institutionnel dans les services de la délégation générale ».

Elle a également souligné que la Stratégie nationale de protection sociale était en train d’être réactualisée et cela avait pris un certain temps dans le dessein d’accomplir le travail avec minutie et de sortir un document de valeur.

Selon Dr Anta Sarr, depuis 2005, la revue sectorielle se tient et permet de se rendre compte des progrès significatifs notés grâce à la volonté politique, sans cesse renouvelée, du chef de l’Etat et à l’engagement réitéré et permanent de tous pour réduire de manière drastique la pauvreté de nos populations.

Registre national unique
« La protection sociale est un facteur de croissance inclusive valorisant le capital humain et soutenant la demande interne qui facilite la transformation structurelle de l’économie nationale », a-t-elle commenté.

La représentante de la Banque mondiale, Sophie Naudeau, a souligné que la protection sociale est un « catalyseur » avec les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi. « C’est donc un investissement indispensable dans l’émergence économique du pays. La revue vient tardivement cette année, mais n’en demeure pas moins importante pour le secteur », a-t-elle encouragé, avant d’inviter les acteurs à tenir le prochain exercice à date échue, c’est-à-dire avant avril 2018. Selon elle, l’étendue des progrès, depuis 2013, ne cesse de croître. Et c’est cette revue qui permet de capitaliser des résultats positifs en termes d’augmentation de la couverture maladie universelle des familles en extrême pauvreté.

Dans la même lancée, la Banque mondiale a demandé des changements dans la gestion de la protection sociale, en faisant du registre national unique l’instrument principal du programme visant les ménages ou individus vulnérables, en multipliant les efforts relatifs à la mise à jour des données, en revoyant les ciblages des bénéficiaires et en veillant à l’efficience des mécanismes de recevabilité des programmes d’assistance sociale, notamment le système de réclamation du programme nationale de bourses. Bref, il faut travailler à l’autonomisation des familles par des programmes productifs. Quant à Tanor Dièye, le chargé de suivi du secteur de la protection sociale à la Direction générale de la planification et des politiques économiques, il a insisté sur la nécessité d’accompagner davantage les couches vulnérables.

Serigne Mansour Sy CISSE

La 17ème édition de la Journée du Tirailleur sénégalais, célébrée hier au cimetière militaire de Thiaroye, est dédiée à la « Bataille du Chemin des Dames » qui a fortement marqué les esprits par l’ampleur des pertes, en particulier celles de soldats en provenance des colonies de la France. Sur les 16.500 tirailleurs sénégalais engagés dans cette confrontation, plus de 7.000 sont tombés sur ce champ de bataille, soit le 1/4 de leurs pertes en hommes durant la première guerre mondiale.

tBuste droit, tête légèrement soulevée, regard fixe, concentration maximale, les militaires sont en rangs serrés dans l’enceinte du cimetière des tirailleurs de Thiaroye. Ils attendent, sous la Musique des armées, l’arrivée des autorités civiles et militaires devant prendre part à la 17ème édition de la célébration de la Journée du Tirailleur sénégalais dont le thème de cette année est « Le tirailleur sénégalais, sur le Chemin des Dames ». La fierté et l’émotion étaient palpables sur les visages, signe de reconnaissance aux vaillants éléments des troupes coloniales dont les hauts faits d’arme sont à jamais gravés dans la mémoire collective.   

Cette Journée du Tirailleur sénégalais, consacrée par le calendrier républicain, est un moment solennel de célébration qui contribue à la réhabilitation et à la vulgarisation de la mémoire. Au Sénégal, la démarche adoptée permet de revisiter, chaque année, une grande bataille et d’y faire ressortir la participation des soldats issus principalement des colonies françaises d’Afrique. Augustin Tine, ministre des Forces armées venu présider la cérémonie de commémoration, a salué « les hauts faits d’arme des tirailleurs sénégalais au cours de la «Bataille du Chemin des Dames» relatés et salués à leur juste valeur ». Selon lui, la façon dont on a fait recours à eux et les conditions dans lesquelles ils ont combattu ont été fustigés par le député Blaise Diagne. En effet, le député sénégalais avait, à l’époque, dénoncé « le massacre des Noirs ». Augustin Tine a fait savoir que « les tirailleurs sénégalais, souvent en première ligne, ont payé un lourd tribut à la «Bataille du Chemin des Dames». Voilà pourquoi, le président de la République, Macky Sall, a choisi ce thème », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « de l’avis des chefs qui les ont commandés dans ces champs de bataille, les tirailleurs sénégalais ont fait preuve de loyauté, de détermination, de courage, de bravoure et d’abnégation ». Le devoir de mémoire permet ainsi d’honorer ceux qui se sont battus pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un monde de paix et de liberté. Aussi la célébration est-elle une occasion de rappeler à la jeunesse les valeurs et vertus incarnées par ces héros pour qu’elle se les approprie. « Malgré les rigueurs du climat, l’éloignement familial, des dures conditions des soldats indigènes, ils ont fait montre de vertu qui réveillait leur qualité guerrière », a salué Augustin Tine.

Le Sénégal a contribué militairement et économiquement
Le Pr Iba Der Thiam, historien, a relevé qu’en plus des exploits militaires traduits sur le champ de bataille par les tirailleurs, le Sénégal a fortement contribué à l’effort de guerre, sur le plan économique, avec l’usine de Lyndiane qui produisait de la viande. Il a également participé, à travers un apport de 330.000 tonnes d’arachide, 22.600 tonnes de caoutchouc, des palmistes, du mil, du sorgho, du paddy, du maïs, etc. » C’est ainsi que, progressivement, une grave crise s’est installée au Sénégal et les Africains en firent les victimes.

Un siècle après cet évènement, leurs héritiers ont toutes les raisons d’être fiers des sacrifices qu’ils ont consentis. « Ils doivent être honorés que leurs ancêtres aient porté si haut le drapeau de la dignité, du courage, de l’endurance, de la souffrance et de l’héroïsme », s’est réjoui le Pr Iba Der Thiam.. Le capitaine à la retraite, Ngor Sarr, président de l’Office national des anciens combattants et blessés de guerre, a noté, en invoquant la journée de commémoration, « un moment de joie doublé d’émotion, un moment de souvenir et de recueillement ». Dans sa perception, cette journée marque « la souffrance et les hauts faits d’arme incarnés par nos vaillants militaires appelés tirailleurs sénégalais ».

Oumar BA

 

 

 
 

4.538 kilogrammes de chanvre indien, 77,3 grammes de cocaïne, 83 grammes d’héroïne et 87,8 grammes de haschich ont été incinérés, hier, aux Mamelles par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Aly Ngouille Ndiaye a saisi l’occasion pour appeler à un  travail de sensibilisation des jeunes sur les effets de la consommation de drogue.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a procédé, hier, aux Mamelles, à l’incinération de 4,5 tonnes de chanvre indien et de 300 grammes de drogue dure. Toutes ces saisies ont été effectuées au cours de l’année 2017 par les différents services compétents de l’Etat. Au cours de la même année, rapporte un document remis à la presse, la direction de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) et les autres services de la Police nationale ont saisi 1.960,998 kg de chanvre indien, 27,3 g de cocaïne, 83 g d’héroïne et 87,8 g de haschich.

Les Douanes sénégalaises ont saisi 1.842 kg de chanvre indien et la Gendarmerie nationale 736 kg de chanvre indien et 50 g de cocaïne. Au total, l’ensemble des saisies effectuées par tous ces services est évalué à 4.538 kg de chanvre indien, 77,3 g de cocaïne, 83 g d’héroïne et 87,8 g de haschich. Cette quantité a été réduite en cendres par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Aly Ngouille Ndiaye s’est félicité de cette traditionnelle séance d’incinération de drogues. Aussi, a-t-il indiqué que cet acte est important pour le symbole car il montre que « toute la drogue qui est saisie est incinérée quelque part ». Ces importantes saisies de drogue, a-t-il rappelé, sont la preuve que « beaucoup d’efforts ont été faits dans la lutte contre la drogue ».

Selon lui, tous les jours, les postes de gendarmerie et de police procèdent à des saisies. La saisie est la dernière étape car il y a tout un travail qui a été fait, c’est-à-dire le renseignement pour avoir toutes les informations avant que les gens ne viennent et que les services compétents puissent les cueillir à leur arrivée. Même s’il reste satisfait du travail effectué, il demande de renforcer cette lutte car « les effets de la drogue sur l’être humain et sur la jeunesse sont néfastes ». La cible jeune est plus exposée dans l’utilisation de ces produits. C’est pourquoi, Aly Ngouille Ndiaye a prôné tout un travail de sensibilisation auprès de ces jeunes pour leur montrer les dangers qu’ils courent en consommant ces drogues.

Selon le ministre, la lutte ne doit pas seulement miser sur « la répression ». Aussi, faut-il tout un travail de conscientisation pour que  les populations ne pensent même pas à consommer cette drogue. « C’est dans l’information et l’éducation que la jeunesse arrive à comprendre les effets néfastes de la drogue. Si ce travail est fait, peut-être que nous n’aurons pas beaucoup de fumeurs ni de vendeurs parce que ces derniers ne verront pas de consommateurs », a-t-il ajouté. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a appelé les leaders d’opinion, les familles et les religieux à s’engager dans la lutte contre les drogues.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le premier vol de Corsair en partance de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass pour Paris a été marqué par un fait inédit : la naissance d’une petite fille en plein vol.

Pour une première, c’est une réussite. Quelques heures seulement après la naissance officielle de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le premier vol de Corsair en direction de Paris, identifié CRL 954, a été le théâtre d’un fait inédit. L’habitacle de l’Airbus A 330 a été transformé en salle d’accouchement. Oui, une naissance à bord. En plein vol ! « Nous venions de quitter le tarmac du nouvel aéroport Blaise Diagne. Après une heure de vol, mon équipe m’a informé qu’une jeune femme se plaignait de douleurs abdominales répétitives », raconte, à Paris, Philippe Latorre, le chef de cabine. Il a sous sa responsabilité une dizaine d’hôtesses de l’air. « Quelques instants après mon arrivée, la jeune dame a perdu les eaux », poursuit Philippe Latorre. Et là, le doute n’était plus permis. L’équipe était en train d’assister à un accouchement en plein vol.

Très rapidement la panique a laissé place à la mise en place du dispositif recommandé par la compagnie en pareille circonstance. « Même si je venais de faire une formation sur ce genre de cas d’urgence en plein vol, c’était une première pour moi. Il y a une grande différence entre la théorie et la pratique. Cependant, j’ai gardé ma sérénité », informe le chef de cabine. Philippe Latorre va saisir cette occasion presque unique dans une carrière pour mettre en pratique ce qu’il a appris en secourisme. « L’office de derrière de l’avion, où sont stockés nourriture, boissons, couverts et plats, est vidé et transformé en maternité », détaille Philippe Latorre. Une salle d’accouchement de fortune est donc improvisée : les médicaments et le matériel médical prévus dans les avions en pareils cas sont réquisitionnés, des serviettes ont été mises au sol.

Y a-t-il un médecin dans l’avion ?
Pendant ce temps-là, une annonce importante est faite en cabine : Y a-t-il un médecin dans l’avion ? « A notre grande surprise, c’est un gynécologue sénégalais qui s’est présenté à nous », souffle comme un ouf de soulagement le chef de cabine qui avait encore du mal à croire à la chance de compter un spécialiste de la naissance parmi les voyageurs. A partir de ce moment, c’est comme s’il y avait un alignement des planètes pour la naissance du bébé. « Les dieux de l’aviation étaient avec nous », se réjouit M. Latorre. Tout s’est bien déroulé. Il n’y a pas eu besoin de césarienne ou d’autres opérations complexes. Le matériel était disponible, les médicaments également et, mieux encore, les conditions de vol étaient excellentes : il n’y a pas eu de secousses ni de zones de turbulence ». Ainsi, 45 minutes après la perte des eaux, la passagère a donné naissance à une petite fille.

Un bébé en bonne santé
C’est une jeune maman de « 28 ans, ingénieure en génie civil qui allait rendre visite à sa sœur installée à Paris », nous informe-t-on à Corsair Paris où l’on nous précise qu’elle ne désire pas entrer en contact directement avec la presse. La jeune maman daigne simplement nous faire savoir par l’entremise de Corsair International en France qu’il s’agit de son « premier enfant » et qu’elle ne s’attendait « pas à accoucher ce jour-là ». Mais aussi qu’elle va bien, son « bébé est en bonne santé ». Corsair nous rapporte également qu’elle remercie le gynécologue qui l’a assistée pour la naissance de l’enfant ainsi que le personnel navigant. L’ingénieure sénégalaise se dit consciente du caractère extraordinaire de la situation : « On ne voit ce genre de choses que dans les films. Et cela m’est arrivé à moi, je dois dire que c’est très gênant ». Un sentiment qu’elle justifie par le retard que son accouchement a provoqué car l’avion a fait demi tour pour revenir se poser à l’Aibd afin qu’elle soit prise en charge par les services médicaux spécialisés. Ce qui a nécessité un retard conséquent pour les 300 passagers du vol, parmi lesquels Pascal de Izaguirre, le Pdg de Corsair, venu au Sénégal pour assister à l’inauguration du nouvel aéroport de Diass. Comptant plusieurs années de service, Philippe Latorre évoque un cas inédit qui va rester en mémoire : « Toute l’équipe s’est prise en photo avec le bébé et la maman ».

Moussa DIOP

 

Les 25 volontaires du deuxième contingent de Corps Africa, dont une Malawite et un Marocain, ont prêté serment à la Place du Souvenir à Dakar. Ces jeunes, qui ont accepté de se mettre au service du développement dans des zones reculées, vont travailler sur le thème que voici : « Communautés locales, volontaires locaux et impact durable ».

Le Sénégal est en phase de devenir un pays de volontariat. De plus en plus, les jeunes s’engagent dans le volontariat au service du développement de leur nation. Selon Djiby Ndiaye, directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, les hautes autorités ont compris que parler de développement sans impliquer la jeunesse consiste à construire un édifice sans fondation et une nation sans lendemain. « Le développement de notre pays (…) reste une priorité majeure des plus hautes autorités (…) qui ont foi au capital humain national et à la jeunesse en particulier », a-t-il souligné. Après, les volontaires américains, canadiens, français, allemands, japonais, chinois et coréens, c’est au tour des Africains de prendre part activement à la vie des communautés, en jouant un rôle de premier plan.

Pour le directeur de Corps Africa Sénégal, Mamadou Sarr, les volontaires ne sont pas des chômeurs, mais des étudiants, pour la plupart, sortis de leur confort académique pour tenter une expérience. Le volontariat, qui n’est pas l’affaire des seuls étudiants, s’ouvre donc à toutes les catégories de jeunes voulant vivre de nouvelles expériences. « La jeunesse africaine a besoin d’être formée, sans quoi elle prendra les pirogues pour aller ailleurs », a soutenu le patron de Corps Africain Sénégal.                  

Cheikh Malick COLY

 


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