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Société & Faits divers (2564)

Le quartier de Ndamatou était gravement envahi par les eaux des dernières pluies. La localité a reçu une opération commando des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké Noreyni, vaillamment conduite par son fils Serigne Ousmane. Ndamatou est aujourd’hui débarrassé de ses eaux stagnantes, de même que ses rues et les domiciles respirent la propreté. Des disciples au nombre de 3000, animé d’une foi inébranlable en Khadim Rassoul, ont pris d’assaut les eaux. Ils ont déployé des stratégies pour libérer le quartier prisonnier des eaux. En moins d’une semaine, les disciples ont libérés 177 concessions entre le quartier de Ndamatou et celui de Darou Khoudoss. 90 % du travail ont été effectués à la main et 10 % par du matériels de pompage. Serigne Ousmane a expliqué le programme du mouvement international Bamba Feep, « Fagarou ci set ». Il n’a pas manqué d’attirer l’attention des autorités pour prévenir que des l’année prochaine le Magal va se dérouler en plein hivernage. Serigne Ousmane a aussi invité les autorités mourides à s’impliquer et à trouver des solutions afin de ne pas revivre la même situation.

Le chef du quartier de Ndamatou, la représentante des femmes et les jeunes de l’association du quartier ont, à l’unanimité, remercié Serigne Modou Kara Noreyni et sa famille à travers son fils Ousmane et l’ensemble de ses disciples. A chaque fois que l’eau nous envahit, nos pensées vont directement à eux. Nous ne fustigeons pas la mairie, mais nous sommes conscients qu’elle n’a pas les moyens de nous débarrasser de l’eau stagnante. Nous avons espoir que les années qui viennent, des solutions seront trouvées afin que nous puissions rester dans nos domiciles pendant les Magal en période hivernale », a soutenu le chef de quartier.

M. D.

De son côté, Yaya Abdoul Kane, ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, affirme qu’à travers le Pngd et en relation avec le comité d’organisation, ils ont déjà un plan d’encadrement de la ville dressé par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg). Ce plan divise la ville en secteurs et avec la communauté Baye Fall disséminés dans les 11 secteurs.

Arrivé avant le démarrage des activités de nettoiement, le ministre Yaya Abdoul Kane a remis un important lot de matériel au comité d’organisation. Il a indiqué qu’il est venu apporter son soutien à la commission chargée de l’assainissement pour les préparatifs du Magal. Ainsi, du matériel lourd comme un bulldozer, des camions et un lot de petit matériel dont des brouettes pelles, etc., est mis à la disposition de la commission pour bien réussir la grande opération de nettoiement de la ville. Par ailleurs, le ministre est revenu sur l’appui de la commune de Touba à travers la mise en place d’un système intégré de gestion des déchets solide avec l’Ucg qui est en train d’exécuter ce programme dont le financement est de 6.500.000, avec l’appui de la Banque islamique. Ce projet permettra à Touba de disposer d’un système de gestion des ordures et nous voulons aller vers la transformation de ces déchets. Un projet pilote pour Touba, Tivaouane et Kaolack, qui sera étendu sur l’ensemble du territoire national.

Ibrahima Diagne, le coordonnateur de l’Ucg, révèle qu’il y a un peu plus de 300 tonnes de déchets produites par jour. Et c’est partant de ce chiffre qu’ils ont établi un schéma de gestion de déchets basé sur le renforcement de la pré-collecte depuis les zones inaccessibles jusqu’aux zones bien desservies des camions « polybènes » afin de les acheminer vers les points de regroupement normalisés pour le tri. Les ordures seront acheminées au centre intégré de valorisation des déchets de Kadd Balodji, a fait savoir M. Diagne. En 2018, Touba sera doté du matériel nécessaire pour profiter de ce système de gestion des ordures. Le maire Abdou Lahad Ka, à la suite du président de la commission de nettoiement, s’est réjoui de la présence du ministre responsable des collectivités locales pour le lancement de la journée de nettoiement. Il est revenu sur les cinq points de collecte de la ville et espère qu’avec son démarrage, ce projet aura un impact certain sur le vécu quotidien des populations de la cité religieuse.

M. DIEYE

Le ministre de l’Environnement, Mame Thierno Dieng, procédant à la remise traditionnelle du matériel d’appui au nettoiement de la ville de Touba, a été reçu par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le porte-parole du Khalife général des Mourides, à la résidence Khadim Rassoul. Il a reçu les bénédictions du Khalife général par le biais du président du comité d’organisation du Magal qui n’a pas caché sa satisfaction.

Le ministre de l’Environnement, Mame Thierno Dieng, a expliqué que sur instruction du président de la République, il est venu apporter sa contribution. La particularité de cette contribution cette année, c’est qu’elle a été triplée par rapport à 2016. Pour le ministre, il suffit de regarder les camions, un élément assez illustratif de la quantité. Malgré l’augmentation de la quantité, « cet appui est loin de refléter notre volonté de faire toujours plus et que cela et que ce matériel sera utilisé à bon escient », a fait savoir le ministre.

Mame Thierno Dieng est largement revenu sur la notion de propreté et son importance dans la pratique religieuse et la cité religieuse. Le ministre en a profité pour féliciter les techniciens de son département dont il a magnifié le professionnalisme et salué le travail d’équipe qui, selon lui, suppose l’union des cœurs, de l’esprit et du corps. Plusieurs matériel de nettoiement (150 brouette, 150 râteaux, 150 pelles, des coupe-coupe, des pics, des masques, etc.) en guise de participation de l’Etat. Le ministre a aussi promis d’autres actions plus importantes de son département dans cette œuvre républicaine. Auparavant, il a effectué une « ziarra » au cours de laquelle il a remercié le Khalife général des Mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, et l’ensemble de ses frères. Ils méritent ces remerciements parce que, dira-t-il, c’est par leurs œuvres que la ville a atteint la dimension qu’elle a aujourd’hui. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a remercié le ministre pour son action, sa compréhension et son engagement à servir le pays à travers la mission qui lui est dévolue. Il lui a personnellement souligné sa position de disciples, de fils dévoué au Khalife général à qui il voue un grand respect, avant de prier pour lui et sa délégation, pour plus de réussite dans sa mission.

Mamadou DIEYE

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, remobilise les fidèles chrétiens autour du projet Saint Paul de Grand Yoff qui devrait abriter un sanctuaire diocésain et plusieurs infrastructures sociales, pour un coût global de 4 milliards de FCfa.

Mgr Benjamin Ndiaye et ses collaborateurs vont concentrer plus de forces à la réalisation de l’ambitieux projet Saint Paul de Grand Yoff. L’archevêque de Dakar a relancé ce projet, le week-end, lors de la messe d’ouverture de l’année pastorale 2017-2018 au collège Thiandoum en face du terrain devant abriter ce projet où il sera construit un sanctuaire diocésain qui accueillera les grands événements religieux de l’archidiocèse de Dakar. Le projet Saint Paul de Grand Yoff abritera plusieurs infrastructures sociales. C’est un projet ambitieux qui s’inscrit dans l’histoire de l’Eglise diocésaine et nécessite une remobilisation de tous.

Lancé en 2007, le projet Saint Paul, évalué à plus de 4 milliards de FCfa est à la peine depuis de 2014 à cause de rumeurs de détournements des fonds collectés. Pour mettre fin à ces rumeurs et au doute, l’archevêque de Dakar adopte une nouvelle stratégie de communication et demande aux fidèles de donner davantage de contributions financières. Pour y parvenir, l’autorité diocésaine est consciente qu’il faut « recrédibiliser » le projet Saint Paul de Grand Yoff, en démontrant aux fidèles et aux particuliers qu’aucun sous n’a été détourné. Cela passe par une bonne communication.

Donner généreusement
L’archevêque de Dakar prône d’abord la remobilisation dans la prière, soutenant que « pour faire œuvre de l’Eglise, nous devons placer la prière au cœur de notre projet », ensuite, une remobilisation pour participer généreusement aux collectes de fonds à travers les quêtes paroissiales et des contributions volontaires significatives. « Chers fidèles à vos chéquiers, donnez généreusement », a lancé Mgr Benjamin Ndiaye. En plus des fidèles chrétiens, le prélat compte également sur la contribution de bonnes volontés des autres communautés du pays.

Une commission financière a été mise en place pour la collecte des fonds dans les paroisses et pendant les grands événements religieux. Mgr Ndiaye a donné le ton, samedi, à la fin de la messe en organisant une quête qui a connu un succès. Abbé Gérard Marie Diène, président du projet Saint Paul de Grand Yoff et par ailleurs vicaire général de l’archidiocèse de Dakar a indiqué que les moyens nécessaires seront déployés pour la collecte des fonds. D’après lui, les paroisses constituent la structure de collecte de fonds. En attendant les responsables diocésains et l’architecte choisi ont décidé de reprendre le projet en revoyant le montant à la baisse et en délestant tout ce qui est social. La concentration se fera autour du lieu de culte qui doit coûter 2 milliards de FCfa. Désormais, tout ce qui n’est pas urgent sera supprimé pour permettre aux membres des différentes commissions du projet de se concentrer sur le cultuel. « Il est plus facile, sans doute, d’obtenir des financements extérieurs pour le projet social que celui cultuel », a reconnu l’archevêque de Dakar.

Le résumé des dépenses effectuées dans un dépliant
La remobilisation des fidèles au projet Saint Paul de Grand Yoff passe par une transparence. Pour cela, des informations crédibles et en toute transparence doivent être données régulièrement aux fidèles. Ce souci de transparence est à l’origine de la fabrication d’un dépliant qui donne des informations sur les dépenses effectuées dans ce projet pour démontrer qu’aucun sou n’a été détourné. Le dépliant revient sur les contributions des fidèles, des organisations nationales et internationales, des particuliers, entre autres. Ces contributions s’élèvent à 361.857.130 de FCfa. Pour éviter l’arrêt des travaux entamés, le projet a contracté, en 2012, avec à une banque, un emprunt de 300 millions de FCfa. Les investissements concernant la construction ont coûté plus de 461 millions de FCfa. Les études et autres prestations sont évaluées à 67.462.314 de FCfa. Les transports, voyages et missions ont coûté plus de 13 millions de nos francs. Les dépenses des autres charges et frais de personnel sont estimés à 103 millions de FCfa. De 2007 à 2014, les sommes dépensées sont évaluées à 645.574.039 de FCfa alors que le bâtiment n’est pas sorti de terre. Cela a un peu semé le doute chez certains donateurs que l’archevêque de Dakar a voulu lever. Il a soutenu que l’argent du projet Saint Paul de Grand-Yoff n’a pas été détourné. Il a invité les fidèles à se mobiliser autour de ce projet en continuant à donner des contributions pour la construction de cette œuvre de Dieu.

Eugène KALY

Ce sont 15 paquets de 2 kg de chanvre indien qui ont été trouvés par les éléments de la brigade de la gendarmerie territoriale de Tambacounda dans la nuit du mercredi 18 octobre vers 22 heures à bord d’un bus d’une compagnie de transport de Tambacounda en partance pour Dakar. Le menuisier Ousseynou Bèye, 29 ans, a été interpellé. 

Dans la nuit du mercredi 18 octobre, les hommes du commandant Ndao de la brigade de gendarmerie territoriale de Tambacounda ont reçu une information anonyme faisant état de l’arrivée dans la ville d’un individu en provenance du Mali et porteur d’une importante quantité de drogue.

Le convoyeur est descendu à Tambacounda pour reprendre la route à bord d’un bus de transport d’une compagnie de Tambacounda dont le départ est prévu la nuit. Un dispositif de filature pour alpaguer le mis en cause est alors mis en place. C’est aux environs de 22 heures que le bus a pris le départ pour Dakar. Arrivée dans la commune de Sinthiou Malème, les gendarmes somment le chauffeur du bus de s’arrêter. Surpris, il n’oppose aucune résistance et s’exécute.

Les gendarmes découvrent 15 paquets de 2 kilogrammes de chanvre indien d’un poids total de 30 kg emballés dans un sac. Au cours de son interrogatoire, il a reconnu avoir acheté la drogue au Mali.

P. D. SIDBE

Un accident entre un camion malien et un véhicule 4x4 en provenance de Kaolack pour Tambacounda, à bord duquel se trouvait une dame répondant au nom d’Aïda Fall, âgée de 40 ans qui était venue finaliser un contrat d’un marché qu’elle avait gagné auprès d’un projet indien. C’est en route, précisément à une vingtaine de kilomètres de la commune de Sinthiou Malème, département de Tambacounda, que le véhicule 4x4, immatriculé KD 7778-A et conduit par Simon Pierre Coly, a heurté de plein fouet un camion malien stationné sur la chaussée. Sous la violence du choc, la dame Aïda Fall a été éjectée du véhicule 4x4 avant de rendre l’âme sur le coup.

Le chauffeur s’en est sorti avec des égratignures. Les chauffeurs du véhicule 4x4, Simon Pierre Coly, âgé de 43 ans, et du camion malien, Mama Traoré, âgé de 28 ans et originaire de Gao, ont été mis aux arrêts et placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. L’enquête suit son cours.

Pape Demba SIDIBE

Une délégation de députés conduite par le deuxième questeur de l’Assemblée nationale, Awa Niang, a rencontré l’administration de l’hôpital de Pikine hier en présence du directeur Mohamed Abdallah Guèye.

La députée Awa Niang a déclaré qu’au terme des échanges, les parlementaires se sont rendu compte que malgré tout le bruit provoqué par cette affaire, la défunte a bel et bien bénéficié d’une prise en charge totale. C’est la raison pour laquelle, elle a appelé à la sérénité compte tenu de la possibilité d’avoir la traçabilité des faits. Elle considère que la visite des députés n’a pas pour objectif d’établir la culpabilité des uns et des autres, mais de s’enquérir de ce qui s’est réellement passé en recueillant la version de toutes les parties concernées par cette affaire. « Nous avons écouté religieusement les explications de l’administration et, pour dire vrai, nous n’avons pas relevé d’incohérences ou d’ambiguïtés dans les propos des responsables de cette administration », a soutenu la députée Awa Niang.

En outre, la délégation en a profité pour recueillir leurs doléances. « C’est un hôpital de référence de niveau 3. Toutes les localités voulaient de cette structure hospitalière, mais c’est nous qui avons la chance de le faire ériger dans notre localité », a ajouté Awa Niang. C’est la raison pour laquelle, en perspective du vote du budget du Sénégal, ces députés se sont demandé dans quelle mesure ils pourront aider cette infrastructure hospitalière en faisant en sorte que les doléances de l’hôpital soient prises en charge dans le prochain budget.

De la même manière, la même délégation va rencontrer et écouter la famille éplorée comme elle l’a déjà fait avec l’administration de l’hôpital. Interpellée sur les complaintes des populations liées à la cherté des soins, elle a répondu que la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût, pour dire que des soins de santé de qualité incluant l’usage de médicaments que l’on retrouve rarement ailleurs coûtent forcément chers. « C’est la loi qui autorise les hôpitaux à réclamer une caution. Néanmoins, il existe un service de médiation pour permettre aux patients démunis d’alléger les conditions de paiement de la prise en charge de leurs malades », a-t-elle souligné. Le député Pape Sagna Mbaye a, quant à lui, estimé que les politiques doivent refuser de profiter de la mort de quelqu’un pour faire de la politique. « On peut dénoncer des irrégularités, des manquements, mais exploiter la douleur d’autrui à travers la mort de cet enfant pour donner des arguments qui, comparés à d’autres arguments qu’on nous a donnés, posent problème », a-t-il expliqué.

« Dans cinq jours, nous aurons en commission technique le ministre de la Santé et de l’Action sociale. En tant que députés de Pikine, il faut que le ministre nous dise pourquoi l’hôpital de Pikine reçoit une subvention de 309 millions de FCfa alors de ceux de Dantec, de l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy) et de l’hôpital Principal sont subventionnés à hauteur d’un milliard de FCfa. Peut-être, si Pikine arrive à ce niveau du milliard avec les besoins dont ils ont fait état et dont nous allons parler avec le ministre de la Santé, le plateau médical sera amélioré, les médicaments seront disponibles ainsi que la qualité du service. Mais, je peux dire, avec ma main sur le Coran, que nous avons rencontré une direction et des médecins dévoués à leur tâche et qui sont conscients de leur serment qu’ils ont prêtés d’être à la disposition des populations pour leur donner les meilleurs soins.

Abdou DIOP

Le caractère multidimensionnel de Seydina Mame Alassane Thiaw Laye a été rappelé hier, lors d’une conférence portant sur sa vie et son œuvre. Anniversaire qui marque son rappel à Dieu durant le mois lunaire Muharram.

Cette conférence s’est inscrite dans le cadre de la commémoration du 16ème anniversaire du rappel à Dieu de Seydina Mame Alassane Thiaw Lahi, quatrième khalife de Seydina Limamou Lahi. Ibrahima Thiaw Laye, fils du guide disparu, a laissé entendre que son défunt père fut un homme de bien, un exemple pour les jeunes. « Mame Rane donnait de ses moyens aux démunis. Des hôpitaux du Sénégal comme Le Dantec, l’hôpital Principal de Dakar ont bénéficié de ses largesses car la médecine était son domaine», se souvient son héritier. A l’en croire, le saint homme assistait toute personne qui se présentait à lui. « Il croyait en la jeunesse. Mame Rane a aidé 4700 élèves. Il avait noué des relations exemplaires avec toutes les familles religieuses de ce pays», a-t-il avancé, précisant que le défunt guide incitait les jeunes à aller chercher le savoir. Régulateur social, Ibrahima Thiaw Laye a révélé que son père a aussi aidé les lébou à retrouver leurs terres. Mame Alassane Thiaw Lahi, né en 1915, est le fils de Seydina Mandione Lahi et petit-fils de Seydina Limamou Lahi. Il est devenu khalife le 10 octobre 1987 suite au rappel à Dieu de son frère aîné Seydina Issa Lahi, plus connu sous le nom de Baye Seydi Thiaw Lahi. Il a été rappelé à Dieu le 24 avril 2001, correspondant au 29 du mois de Tamkharite. La journée d’hier a été marquée par un récital du Coran et clôturée par une soirée religieuse.

Serigne Mansour Sy CISSE

Une Coalition d’organisations engage la lutte contre le mariage des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre. A cet effet, Dakar va abriter une rencontre de haut niveau. En prélude à cette importante réunion, les organisateurs ont tenu une rencontre préparatoire pour harmoniser les positions hier.

Le mariage des enfants est devenu un véritable fléau. Il touche près de 15 millions de filles dans le monde. La région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre présente les taux de prévalence les plus élevés en Afrique et le deuxième le plus élevé au monde (derrière l’Asie du Sud). Les cinq pays les plus touchés au monde sont dans cette région avec des taux de prévalence de 76 % au Niger, 68 % en République Centrafricaine et au Tchad, 55 % au Mali et 52 % en république de Guinée.

La rencontre de haut niveau contre le mariage des enfants qui va réunir à Dakar de grandes personnalités de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, des partenaires techniques et financiers venus des quatre coins du monde vise à coordonner une action ouest-africaine pour mettre fin au mariage des enfants dans les plus brefs délais. Selon le directeur régional de Plan international, Rotimy Djossaya, cette rencontre de Dakar vient à point nommé. Elle aidera les jeunes venus de douze pays d’Afrique de réfléchir sur les fléaux qui affectent leurs vies.

« Les jeunes constituent la cible la plus affectée. C’est normal qu’ils réfléchissent à ce qu’ils vont dire aux leaders du monde, mais sur comment ils peuvent accélérer le rythme pour mettre fin à ce fléau », a expliqué M. Djossaya.

Pour garantir une participation active de ces enfants, Plan international prévoit de dérouler un plan de renforcement de capacités en communication, plaidoyer et influence pour en faire des ambassadeurs actifs en charge du suivi des actions retenues dans leurs pays respectifs. Ainsi, ces enfants en tant qu’acteurs de base vont fournir des informations sur le mariage des enfants (les conséquences psychologiques, sanitaires et morales, etc.), mais surtout soutenir le processus d’élaboration de recommandations solides visant à encourager la participation effective d’enfants et de jeunes aux efforts en cours contre le mariage des enfants dans la région et au-delà.

Prêter une oreille attentive
C’est pour ces raisons que la directrice de l’influence et du partenariat régional pour Plan international en Afrique de l’Ouest et du Centre, Awa Fally Bâ, estime qu’il faut donner aux jeunes une place de choix dans la lutte contre le mariage précoce d’enfants. « C’est eux qui subissent les affres du mariage des enfants. C’est tout à fait normal de leur prêter une oreille attentive pour pouvoir comprendre le fond de ce fléau et y apporter des solutions », a souligné Mme Mbow.

Aussi a-t-elle magnifié le partenariat entre Plan Sénégal et la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfance au Sénégal (Conaf) pour la représentativité du Sénégal à cette rencontre. Consciente des conséquences, Awa Fally Bâ pense qu’une fille mariée précocement vaut que l’on déploie énormément de l’énergie pour arrêter cela. Abondant dans le même sens, la jeune leader à World Vision venue de la région de Kaffrine, Fatou Binetou Sakho, pense que le mariage précoce est la plus pire forme de violence faite aux enfants. Par conséquent, elle recommande le renforcement de la sensibilisation.

Tata SANE

La communauté militaire des régions centrales du Sénégal a un nouveau chef en la personne du colonel Saifoulaye Sow. Il remplace son collègue Antoine Korè. Il a été officiellement installé par le général Cheikh Guèye, commandant de l’état-major général des Armées (Cemga), au cours d’une cérémonie tenue sur l’avenue principale de la ville de Kaolack.

Moins de trois ans à la tête du commandement de la zone militaire N° 3, le colonel Antoine Korè a cédé sa place au colonel Saifoulaye Sow, un autre officier supérieur de l’armée sénégalaise. C’est le commandant de l’état-major général des Armées (Cemga), le général Cheikh Guèye, qui a présidé le passage de témoin à Kaolack ce jeudi en présence de la haute hiérarchie militaire, de détachements de troupes et de membres du commandement territorial des régions concernées. La manifestation qui s’est tenue sur le principal boulevard de la capitale régionale au carrefour de l’hôtel de ville, du commissariat central et de l’ancienne gouvernance, a revêtu une solennité plutôt spartiate.

Le colonel Sow est un officier supérieur rompu à la tâche. Dernièrement, il a été commandant de secteur à Gao à l’Est du Mali, dans le cadre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). Il n’a pu s’empêcher d’exprimer son émotion. « C’est un sentiment de gratitude envers le commandement qui a bien voulu me faire confiance. C’est également un sentiment de fierté de servir dans les armées, de servir la République », a réagi le nouveau patron de la compagnie militaire des régions administratives de Fatick, de Kaffrine et de Kaolack à l’issue de la cérémonie officielle de passation de commandement.

Il remplace à ce poste le colonel Antoine Korè installé le 14 décembre 2015 par l’ancien Cemga, le général Sow. Il a, par ailleurs, souligné le rôle majeur de la zone N° 3 dans le dispositif militaire de notre pays. « Je me réjouis d’être porté à la tête de cette zone qui amorce sa montée en puissance avec beaucoup de nouvelles créations dans le dispositif sécuritaire et académique à travers le renforcement de l’Ecole nationale des sous-officiers d’actif (Ensoa) », a-t-il soutenu. Il a aussi mis en exergue l’importance stratégique de la zone avec une position centrale dans le dispositif opérationnel et de point d’appui aux zones frontalières. La cérémonie a été ponctuée d’un sympathique cocktail au Cercle mess des officiers du Camp Sémou Djimith de Kaolack.

Elimane FALL

Un drame est survenu mardi vers les coups de 23 heures trente au quartier Boye Thiam sis à Médina Gounass (Guédiawaye) où un jeune homme a provoqué la mort de son jeune oncle après lui avoir administré un violent coup à l’aide d’une paire de ciseaux à la carotide gauche. C’est en cours d’évacuation que le blessé a rendu l’âme.

Un drame qui met en scène un jeune homme et son oncle paternel vivant tous les deux dans une même maison. En effet, tout est parti d’un différend survenu entre Y. Faye avec sa propre épouse contre laquelle il était rentré dans une colère noire. Le voilà qui se rue vers sa femme avec l’intention de lui faire la fête contre vents et marées. C’est Alioune Faye, oncle paternel de Y. Faye qui s’interpose alors en vue de séparer le couple et d’éviter le châtiment à la femme de son neveu incontrôlable à chaque fois qu’il monte sur ses grands chevaux.

Une intervention mal vue par Y. Faye qui réoriente sa colère contre son jeune oncle Alioune Faye qui se rebiffe avec la volonté de ne jamais battre en retraite. La tension monte et les deux s’apprêtent à en venir aux mains. Hors de ses gongs, Y. Faye se retire pour ensuite réapparaître quelques instants plus tard en étant armé d’une paire de ciseaux. Il fonce sur son oncle qui se défend comme il peut sans pourtant réussir à contrer le violent coup que Y. Faye va lui administrer au niveau de la carotide gauche. Blessé, Alioune Faye s’affale au sol en se tordant de douleur. Des secours sont vite organisés et le blessé est transporté vers l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye pour être soigné. Hélas, il rendit l’âme avant d’arriver à destination.

Mis au parfum de la mort de son oncle consécutivement à la blessure qu’il venait de lui causer, Y. Faye se fond dans la nature. A l’hôpital, l’examen du corps d’Alioune Faye a permis au toubib de se rendre compte que la mort de ce jeune homme fait suite à une blessure provoqué par une arme blanche à la carotide gauche.

La police informée, le commissaire de Guédiawaye lâche ses éléments qui se lancent aux trousses du fuyard. Il est localisé quatre heures plus tard à Diamniadio ; d’où il est acheminé à la police de Guédiawaye. Agé de 18 ans, Y. Faye, un jeune vendeur de produits acides, est placé en garde à vue au commissariat de Guédiawayee. Il est déféré au parquet hier pour meurtre.

Abdou DIOP

Un atelier régional de restitution des résultats à mi-parcours sur les violences sexuelles et l’accès à la justice pour les femmes rurales de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal et Mauritanie) s’est tenu hier à Dakar. Il a permis aux acteurs de la société civile d’expliquer à ces dernières les inconvénients du phénomène.

D’emblée, Ramata Molo Thioune du Centre de recherches pour le développement international (Crdi) affirme qu’un tiers des femmes dans le monde a été, une fois, victime de violence . « Les causes sont multiples ; toutes les couches sociales sont touchées », avise-t-elle. L’atelier de ce jeudi 19 octobre portant sur la restitution des travaux de recherche en Mauritanie et au Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre du projet de recherche-action « violences sexuelles et accès à la justice pour les femmes et filles rurales de l’Afrique de l’Ouest », soutenu financièrement par le Centre de recherches pour le développement international (Crdi) veut y mettre un terme.

Selon Mme Tandian née Oumoul Khaïry Coulibaly, socio-anthropologue, la plupart des violences sont gérées à l’amiable avec l’implication de notables, chefs ou délégués de quartiers, etc. La coordonnatrice principale du projet avance : « Dans la commune de Bonconto (Vélingara), on a plus de 50% de cas de violence et parmi eux, il y a les mariages précoces ou forcés qui sont relèvent de violences sexuelles ». Elle a précisé que ce projet qui a démarré en 2015 dure sur 36 mois. Les zones d’intervention sont la région du Trarza (Mauritanie) et Kolda (Sénégal).

« La ruralité est un facteur aggravant des risques de violence et d’impunité. Dans ces zones, la famille est sociale. Si en ville c’est l’anonymat ; au village, tout le monde se connaît », a-t-elle dit, regrettant le déséquilibre des rapports de genre, l’exclusion, la pauvreté, le déni, entre autres.

Quant à l’expert Rosnert Ludovic Aloussoutin, il a soutenu que le viol est une pratique courante, mais dissimulée chez nous. Il a également dit que c’est la loi qui autorise le mariage précoce en Mauritanie. « Le recours à la justice non formelle aboutit à des règlements à l’amiable (34%) et 48% pensent que le recours à la justice formelle est une bonne solution. Nous devons travailler sur l’environnement juridique pour défendre la stabilité de la communauté », a-t-il fait savoir. Dans une note remise aux participants, il est écrit ceci: la prévalence des violences (toutes formes confondues) contre les femmes est de 45,6% en Afrique. Cette prévalence est de 11,9% pour le cas particulier des violences sexuelles (Oms, 2013). « L’écrasante majorité de ces cas de violences sexuelles, aux conséquences sanitaires, sociales et économiques désastreuses reste impunie », explique l’étude.

Pour sa part, Dame Sall, secrétaire général du Réseau africain pour le développement intégré (Radi), souligne : « Nous voulons, à travers cette approche et démarche d’autonomisation, apporter notre valeur ajoutée aux nombreux travaux de recherche disponibles sur la question, mais qui n’honorent pas suffisamment les solutions alternatives ».

De son côté, Mme Ramata Molo Thioune du Centre de recherches pour le développement international (Crdi)/Canada a expliqué l’importance de tenir cet atelier pour une large diffusion et susciter la question du genre. « La recherche pour le développement, c’est trouver des solutions viables aux problèmes», a-t-elle souligné.

Serigne Mansour Sy CISSE

Après Keur Massar en 2015 et Thiadiaye en 2016, l’archevêque de Dakar, son excellence Mgr Benjamin Ndiaye, préside la traditionnelle messe d’ouverture de l’année pastorale diocésaine à la paroisse saint Paul de Grand Yoff demain. La messe sera célébrée à partir de 10 heures, dans l’enceinte du collège Cardinal Hyacinthe Thiandoum, sis au quartier des Hlm Grand Yoff. Cette messe d’ouverture de l’année pastorale 2017-2018 sera une occasion pour Mgr Ndiaye de relancer le projet du sanctuaire diocésain saint Paul Grand Yoff. L’archevêque de Dakar va recevoir au cours de cette messe l’engagement de la famille diocésaine. Tous les prêtres, religieux et religieuses, des fidèles laïcs, des militants de mouvements d’action catholique, membres d’amicales et d’associations catholiques, sans oublier les hommes de bonne volonté, sont invités à cette cérémonie eucharistique. Le père évêque lancera à l’occasion un message aux chrétiens des différents doyennés de l’archidiocèse de Dakar.

E. KALY

En prélude au grand Magal de Touba, le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké sera en retraite spirituelle jusqu’au 1er novembre prochain, correspondant au 10ème jour du mois de Safar. C’est ce qui ressort d’un communiqué reçu de son porte-parole permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké qui a précisé que « toute personne souhaitant faire une Ziarra ou Dahira voulant apporter un « Adya » peut néanmoins appeler et il lui sera fixé une date et une heure précise à cet effet ».

Dans sa communication, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a précisé que le Khalife général a salué tous les frères musulmans.Il a rendu grâce à Dieu et félicité tout le monde en ce mois béni de Safar, qui renvoie à Cheikhoul Khadim. Il a également « remercié tous les disciples pour leur dévouement à l’exécution de ses recommandations, chaque année, à l’approche du grand Magal, pour la grande opération de nettoiement de la ville en vue du Magal ».

A cet effet, explique SerigneCheikh Thioro Mbacké, il sollicite des habitants de Touba et environs de conjuguer leurs efforts avec la commune pour cette opération de nettoiement de la ville qui est actuellement en cours d’exécution. Le Khalife les remercie et sollicite pour tous l’agrément de Khadim Rassoul. Sont confondus dans ces remerciements, ceux et celles qui ont tout abandonné pour s’établir à Touba et accepter de se conformer à ses recommandations, a ajouté Serigne Cheikh Thioro Mbacké.

Il a ensuite demandé à l’ensemble des disciples où qu’ils se trouvent de s’atteler aux préparatifs de la célébration du 18 Safar. A cet effet, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké sollicite auprès des disciples ou dahiras qui vienne en ziarra, de se consacrer aux recommandations de nettoiement de la ville sus indiquées.

Il a demandé à tout le monde de s’impliquer dans le travail en suivant les directives des responsables. Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, « remercie tous les disciples pour leur attitude qui signifie l’adhésion de tout le monde à ses recommandations, exécutées conformément à sa volonté ». Cette attitude reflète celui d’un mouride Sadikh, un disciple qui exécute le « Ndiguël » sans rechigner et qui s’attèle à l’ouvrage, pour obtenir l’agrément de son guide, a fait savoir Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké dans le communiqué.

Mamadou DIEYE

L’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) a choisi notre compatriote Assane Diop pour modérer le sommet du Forum régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui se tient du 23 au 25 octobre à Addis-Abeba, en Ethiopie. L’ancien ministre de la Santé et du Travail du Sénégal et ancien directeur exécutif du Bureau International du Travail (Bit) entend représenter dignement le Sénégal.

L’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) qui regroupe toutes les Caisses de sécurité sociale à travers le monde tient son Forum régional de la sécurité sociale à Addis-Abeba, en Ethiopie, du 23 au 25 octobre. Cette rencontre est le moment le plus important pour cette structure et regroupe des ministres, des organisations internationales, régionales, la Commission économique pour l’Afrique, la Bad, entre autres. Ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale, et de la Fonction publique et Travail du Sénégal, puis directeur exécutif de la Protection sociale du Bureau International du Travail, notre compatriote Assane Diop est invité à modérer les travaux du sommet sur le Forum régional de la sécurité sociale pour l’Afrique. Le ministre conseiller du président de la République est un habitué de ces grandes rencontres. Déjà en 1995 il s’était fait remarqué au Sommet Social Mondial par ses positions africaines dans le cercle des pays du tiers monde qui lui a valu sa nomination en 2000 au poste de directeur exécutif au Bit. C’est en reconnaissance à son expérience et son expertise que l’Association Internationale de la Sécurité Sociale a choisi le ministre conseiller du président Macky Sall comme modérateur du sommet sur la Sécurité Sociale. Au sein du Bit, il a marqué son passage à travers le leadership du secteur dont il avait la charge. Il a dirigé les travaux de la discussion générale de la session annuelle de l’Oit qui a adopté le nouveau consensus de 2001 sur l’extension de la Sécurité Sociale qui a fait l’objet d’une Campagne Mondiale au en 2003 et une Campagne Africaine au Sénégal en 2004.

Sur la politique de sécurité sociale du pays, il pense que le Sénégal est en pôle position en ce qui concerne la protection sociale. Cette rencontre sera une opportunité pour vanter le modèle sénégalais sous le magistère du président Macky Sall. Le ministre conseiller est d’avis que le Sénégal répond à plusieurs éléments du socle de protection sociale. « En faveur des personnes vulnérables, le président Macky Sall a lancé l’idée de la bourse familiale, la protection de la mère avec la gratuité des césariennes, la protection de l’enfant avec les soins gratuits de zéro à cinq ans, l’accès aux soins avec la création de l’Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu), ainsi que l’idée d’une retraite minimale pour tout Sénégalais », a listé Assane Diop. « Je ne connais pas encore un pays africain qui soit plus avancé que le Sénégal pour le socle de protection sociale », a-t-il révélé.

Oumar KANDE

Tout mouvement de train sur l’axe ferroviaire Dakar-Kidira est suspendu pour 48 heures. C’est la décision prise et appliquée depuis hier par le secrétariat de l’Intersyndicale des cheminots du Dakar-Bamako Ferroviaire (Dbf) à l’issue d’une longue réunion tenue à Thiès.

Selon Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail), la volonté des cheminots d’aller en grève, clairement exprimée durant l’assemblée générale de mardi, a été respectée après des échanges profonds sur la situation de Dbf.

Pour rappel et à titre indicatif, les cheminots indiquent qu’en 2003, juste avant la privatisation de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal, son budget était de 12 milliards de FCfa et que le plus grand déficit enregistré les sept dernières années de l’exploitation avant cette privatisation faisait un peu plus d’un milliard de FCfa. C’est pourquoi, ils indiquent qu’il faut s’arrêter et écouter les experts ferroviaires que sont les cheminots pour s’engager dans des actes concrets à poser pour sortir de l’impasse de cette transition catastrophique tout comme la privatisation.

En décrétant 48 heures de grève d’avertissement, les cheminots ne sont qu’à l’écoute du chef de l’Etat pour lui exprimer de vive voix leur suggestion pour éviter l’effondrement d’un patrimoine national comme les chemins de fer.

Mbaye BA

Le Sénégal et le Mali ont mis en place un plan d’urgence de 7,5 milliards de FCfa afin d’amorcer un processus de redressement ferroviaire.

Selon un communiqué du ministre délégué chargé du Développement du Réseau ferroviaire, le Sénégal et le Mali ont mis en place un plan d’urgence de 7,5 milliards de FCfa sur le matériel roulant, les infrastructures et la sécurisation de six mois de salaire pour amorcer un processus de redressement ferroviaire. Cette précision fait suite aux menaces d’arrêt de travail de 48h par les travailleurs de la société Dakar-Bamako Ferroviaire (Dbf). Ledit plan d’urgence devait permettre une fiabilisation opérationnelle des transports pour un équilibre financier de l’exploitation à long terme. Tous ces montants ont été mobilisés par les Etats et consommés sans pour autant relever la capacité opérationnelle de Dbf.

Néanmoins, fait remarquer la note, les Etats continuaient d’appuyer par une prise en charge des salaires depuis 21 mois tout en poursuivant les négociations avec les partenaires pour une relance de la société. Le ministère de tutelle regrette que ce mouvement survienne au moment où des solutions sont entrevues pour dépasser le cap de la période très difficile traversée par l’entreprise. Le communiqué ajoute que Dakar-Bamako Ferroviaire réaffirme sa disponibilité pour un « dialogue ouvert et constructif » avec les partenaires sociaux du secteur et renouvelle son engagement à assurer les salaires de tous les travailleurs présents à leur poste de travail.

Diégane SARR

Le volet sécuritaire de l’organisation de l’édition 2017 du Gamou annuel de Médina Baye va faire l’objet d’une prise en charge exceptionnelle. Pas moins de 300 éléments de la Groupement mobile d’intervention (Gmi) sont attendus à Kaolack pour renforcer les forces de police sur place. Une annonce faite ce lundi par le gouverneur au cours d’un Comité régional de développement (Crd) préparatoire à cet événement religieux.

Le Gamou de Médina Baye commémorant la naissance du Prophète Mohamed (Psl) sera célébré cette année courant décembre dans la cité fondée par El Hadj Ibrahima Niasse « Baye » avec un dispositif sécuritaire sans précédent. Une révélation faite par le chef de l’exécutif local, le gouverneur Al Hassan Sall, au cours d’un Comité régional de développement (Crd) tenu sur place ce lundi.

« La sécurité sera assurée par la police nationale. D’ailleurs, nous envisageons faire venir 300 éléments du Gmi. Nous pensons également avant même l’événement à travers la présence d’un détachement précurseur, prendre toutes les dispositions pour mettre les différents sites en état d’accueillir en toute sécurité les dizaines de milliers de fidèles qui feront le déplacement », a tenu à assurer le gouverneur de Kaolack au cours de cette réunion préparatoire. Rencontre à laquelle ont pris part l’ensemble des chefs de services régionaux en plus des membres du Comité d’organisation des manifestations et activités de la Fayda (Comaf). Des mesures sécuritaires justifiées par un contexte sous-régional tendu dans certains pays pourvoyeurs de pèlerins. Le Gamou de Médina Baye enregistre en effet des dizaines de milliers de fidèles venant notamment du Nigéria, de Ghana, du Soudan, entre autres.

Les autres secteurs ne seront pas en reste, s’est engagé M. Sall, qui a annoncé la mobilisation de plusieurs citernes d’eau par le Service régional de l’hydraulique. Le district sanitaire de Kaolack a déjà évalué les besoins. Une descente spéciale des lignes de Senelec pour l’électricité, idem pour la communication avec les opérateurs de la place. Des toilettes mobiles seront aménagées pour le volet assainissement. « Le président de la République nous a instruit de prendre toutes les dispositions utiles pour la réussite de cet événement religieux dont la dimension dépasse de loin les frontières de notre pays », a justifié le patron du Crd. Un engagement des autorités administratives dont se sont réjouis les membres du Comaf par la voix de son président, Baye Ibrahima Mamoune Niasse. Ce dernier a toutefois sollicité une meilleure coordination de la part des différents chefs de services impliqués dans l’organisation de cette manifestation religieuse à l’image du rayonnement international du fondateur de la «Fayda» Cheikh al islam Baye Niasse.

Elimane FALL

Le docteur Rosnert Ludovic Alissoutin a déclaré que 63% des chômeurs du Sénégal sont des jeunes âgés entre 15 et 34 ans. Le Dr en droit présentait une communication portant sur l’évaluation et la capitalisation des actions et perspectives de promotion de l’emploi au Sénégal.

Le Sénégal enregistre depuis quelques années un taux de croissance significatif. Cependant, cette richesse n’est pas accompagnée de générations manifestes d’emplois. La présentation du Dr Rosnert Ludovic Alissoutin fait ressortir les grands défis en termes d’insertion des jeunes. C’était lors d’un atelier de réflexion sur l’évaluation et la capitalisation des actions et perspectives de promotion de l’emploi au Sénégal. A titre illustratif, Ludovic Alissoutin a relevé qu’une proportion importante de cette couche est en marge du tissu socio-économique. En 2011, la moyenne nationale du taux de chômage était de 10%. Pour les jeunes actifs âgés entre 15 à 35 ans, il était de 12,2% et de 7,8% pour les 35 à 65 ans. S’agissant du chômage des diplômés du niveau supérieur, le taux passe de 16% en 2005 à 31% en 2011. Selon le Dr Rosnert, le chômage élevé des jeunes diplômés s’explique par le déficit global d’emplois et l’inadéquation des filières de formation proposées au regard des besoins réels des entreprises en termes de qualification des jeunes diplômés. Aussi, a-t-il relevé les contraintes liées à l’emploi des jeunes. Le manque de coordination et la floraison des initiatives de promotion de l’emploi des jeunes, la faible mutualisation des ressources destinées à la promotion de l’emploi des jeunes, le manque d’implication des collectivités dans la promotion de l’emploi, la dominance du secteur informel non maîtrisé, un déficit de travail décent (dominance du secteur informel et des emplois ruraux et 33% des emplois du secteur formel sans contrat), l’inadéquation entre les compétences des jeunes et le marché du travail, entre autres, constituent des contraintes à l’emploi des jeunes. Toutefois, M. Rosnert a salué les initiatives de l’Etat qui promeut l’emploi des jeunes à travers l’entreprenariat, l’auto-emploi, l’employabilité, l’accès aux financements. Il a aussi magnifié l’accès à l’information sur le marché du travail et la création de structures publiques d’encadrement et de promotion de l’emploi tels qu’Anpej, Agetip, Apix, etc.

Pour toutes ces raisons, le Dr en droit recommande l’Etat à renégocier la Convention nationale Etat-employeurs privés en vue de promouvoir l’emploi des jeunes. Il a également préconisé l’adoption et la mise en œuvre d’un dispositif national de valorisation et de certification des acquis de l’expérience (Vae), l’utilisation du volontariat comme un levier à l’emploi en y intégrant un volet formation professionnelle. L’expert trouve que les conditions sont plus favorables à l’emploi avec le cadre juridique avec l’application effective des textes interdisant aux agents du secteur public de prêter service (loi 61- 33) pour favoriser l’insertion des jeunes, la réglementation de l’accès aux professions libérales, entre autres.

Tata SANE

Les cheminots annoncent une série d’actions de protestation allant du sit-in à la grève totale en passant par des marches. Ils ont rencontré le secrétaire général de la Cnts-Fc, Cheikh Diop. Un plan d’action est aussi annoncé et sera discuté et élaboré, aujourd’hui.

Après 18 mois d’attente, les cheminots s’estiment floués et trahis sur les choix qui se dessinent dans le secteur ferroviaire dans le pays. « Aujourd’hui, les salaires ne sont pas payés, les 71 retraités de 2016 courent encore derrière leurs indemnités de départ et leurs pensions de retraite, les travailleurs et leurs familles n’ont plus de couverture sociale ; il n’y a presque plus de locomotives. Voilà la situation dans laquelle se trouve Dbf », a expliqué Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail).

Selon lui, les cheminots qui sont aujourd’hui acculés jusqu’à leur dernier retranchement vont évidemment déterrer la hache de guerre. Revenant sur la question de 7 milliards agités dans le débat sur Dbf, le syndicaliste précise que le rythme et les date des décaissements à compte-goutte à des moments de fortes pressions de trésorerie renseignent sur la mauvaise volonté des autorités de mettre à disposition de Dbf de l’argent frais suffisant pour permettre à l’entreprise de redémarrer. « Ceci, nous l’avons tous constaté et noté », a-t-il ajouté.

Forts de tous ces griefs, les cheminots annoncent une série d’actions de protestation allant du sit-in à la grève totale en passant par des marches. « Le plan d’actions est discuté et élaboré, ce mercredi 18 octobre au niveau du secrétariat de l’intersyndical », a-t-il déclaré. Au nom de la coalition des centrales syndicales du Sénégal, Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts Fc, a asséné que « force est de constater que la transition à Dbf a échoué parce que le schéma institutionnel qui devait mettre en place une société de patrimoine et une autre d’exploitation n’est pas arrivé à terme. Sur ce point, nous interpellons directement le chef de l’Etat pour que son gouvernement nous dise où en sommes-nous après 18 mois », a-t-il lancé. Car, pour Cheikh Diop, le combat pour restaurer les chemins de fer du Sénégal doit mobiliser toutes les forces sociales du pays.

Mbaye BA

Les garde-côtes mauritaniens ont encore ouvert le feu sur une centaine de pêcheurs de la Langue de Barbarie qui opéraient hier à une heure très avancée de la nuit dans la zone maritime mauritanienne.

Selon certains rescapés, l’un des pêcheurs nommé Babacar Ndiaye aurait reçu une balle à la fesse gauche avant d’être évacué vers les services d’urgence du centre hospitalier régional de Saint-Louis. Sur les 70 autres pêcheurs qui ont été arrêtés par ces garde-côtes mauritaniens, 60 ont été libérés hier vers 14 heures. Dans la nuit du lundi au mardi, la tension était vive à l’hôpital régional. Massés aux alentours de cette structure sanitaire, les pêcheurs de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie et Santhiaba étaient hargneux au moment où ils s’adressaient à la presse.

Après avoir condamné avec la dernière énergie ce qu’ils qualifient de « comportement barbare » de ces garde-côtes mauritaniens qui ont, par la même occasion, saisi une pirogue et deux moteurs hors-bord sénégalais, ils ont encore invité le gouvernement sénégalais à autoriser la marine sénégalaise à se positionner au large de Saint-Louis en vue d’une meilleure protection des pêcheurs de la Langue de Barbarie contre les agissements de ces garde-côtes. Le chef du service régional des pêches de Saint-Louis, Famara Niassy, a encore exhorté les pêcheurs de la Langue de Barbarie à arrêter d’opérer dans la zone maritime mauritanienne: «nous n’avons jamais cessé de leur demander de pêcher désormais dans les eaux sénégalaises et d’exploiter rationnellement nos ressources halieutiques car il ne doit plus être question de se retrouver avec des quantités importantes de poisson qu’on ne peut pas conserver». Pour M. Niassy, ces pêcheurs sénégalais doivent absolument respecter la souveraineté mauritanienne en évitant à tout prix de se rendre dans la zone maritime mauritanienne.

Mbagnick kharachi Diagne

Décès du Général Boubacar Wane : Ancien chef d’état-major particulier du président Abdou Diouf, le général Bouabacar Wane s’est éteint à Dakar hier. Il sera inhumé aujourd’hui après la prière mortuaire au mausolée Thierno Seydou Norou Tall.

Né en 1938 Kanel, dans la région de Matam, le général Boubacar Wane fut un officier général d’élite pour avoir accompli différentes missions pour l’Etat du Sénégal. Alors commandant, il prit part à la libération du président Dawda Kairaba Jawara, président de la République de Gambie attaqué par des rebelles avec à leur tête feu Koukoï Samba Sanyang. Nous étions en juillet 1981, quelques mois après l’arrivée du président Abdou Diouf à la tête de l’Etat du Sénégal. C’est à partir de cet événement qu’il se fera remarqué par ses supérieurs dont le président Diouf, alors chef suprême des armés. Quelques semaines après la présidentielle de 1983, il sera appelé aux côtés du chef de l’Etat comme Aide de camp pendant plus d’une décennie.

Promu général de division, Bouabacar Wane deviendra par la suite chef d’état-major particulier du président de la République en remplacement de Doudou Diouf nommé Grand Chancelier, jusqu’à son versement dans le cadre des généraux de réserve. Admis à la retraite, de 1996 à 2000, cet ancien officier groupement des commandos a exercé successivement les fonctions de responsable du Centre national de sécurité à la présidence de la République et directeur du Centre national de coordination et des activités du renseignement à la Primature jusqu’en 2000, année de la première alternance. Depuis, il se consacra à sa famille et plus particulièrement à l’association du « Thierno Wane Wanebé », sorte de collectivité regroupant les Wane descendants de Mboumba et Kanel. Il aura marqué sa carrière par une rigueur militaire mais surtout une forte personnalité dans l’exercice de son métier de militaire.

A sa famille et aux forces armées, la rédaction du Soleil présente ses vives condoléances.

El. Abdoulaye THIAM

La création d’un Observatoire national de l’emploi. C’est ce qui est ressorti de l’atelier de réflexion et d’échanges autour des grandes stratégies et des mesures d’urgence en faveur de l’Emploi organisé hier par le ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre.

Le Sénégal se lance dans un processus inclusif d’élaboration d’une nouvelle politique de l’Emploi. Un atelier d’échanges et de partage organisé hier autour des grandes stratégies et des mesures d’urgence en faveur de l’emploi, s’inscrit dans cette perspective. Selon le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop, ce nouveau document est en articulation avec le Plan Sénégal émergent (Pse).

Le ministre estime que celui-ci, adossé sur une stratégie décennale, détermine les orientations tout comme les objectifs à atteindre pour inscrire le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence. « Nonobstant le taux de croissance réel de 6% en 2016 qui démontre les capacités de notre économie, force est de reconnaître que la création massive d’emplois demeure l’une des priorités les plus importantes du gouvernement. C’est tout l’intérêt de cet atelier qui réunit les différents partenaires en vue de faire une évaluation de la politique de l’emploi au Sénégal », a indiqué M. Diop. Il s’agit de faire l’état des lieux des recrutements dans la Fonction publique depuis 2012, de faire le bilan exhaustif des moyens alloués, des projets financés ainsi que des emplois directs et indirects créés ou générés, notamment par les dispositifs publics d’encadrement et de promotion de l’emploi tels que l’Anpej, l’Asp et le Prodac, etc. « Il nous faut évaluer tous les fonds consacrés aux financements des projets en faveur des jeunes et des femmes et leurs impacts sur la création d’emplois et de revenus », a recommandé l’ancien ministre du Travail.


Ainsi, dans la perspective de l’adoption finale et de la mise en œuvre de cette nouvelle politique de l’emploi, l’ancien ministre du Travail, par ailleurs conseiller du président, Assane Diop, a magnifié l’esprit d’innovation du président de la République. A l’en croire, Macky Sall a développé l’éducation, la formation professionnelle et l’apprentissage pour asseoir la qualité de l’offre de travail et l’insertion socioprofessionnelle rapide des femmes et des jeunes.

Tata SANE

La Senelec est déjà à pied d’œuvre pour les préparatifs du prochain grand Magal. Moustapha Dièye, délégué régional de la zone centre-ouest (Thiès-Diourbel) de la Senelec, était à Touba dans le cadre des préparatifs du grand Magal prévu dans la première quinzaine du mois de novembre.

L’objet de notre visite d’aujourd’hui, a fait savoir Moustapha Dièye, est uniquement de nous concerter avec le comité d’organisation du grand Magal à travers Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides, ensuite de faire une ziarra auprès du Khalife général des Mourides. Cela dit, les deux hommes ont échangé pour savoir les besoins exprimés et devront s’atteler à les satisfaire. « Comme à l’accoutumée, durant les préparatifs du Magal, révèle M. Dièye, nous procédons à une coupure générale du poste de Touba qui alimente la cité religieuse et ses environs. Celle-ci va concerner toute la vile de Touba. C’est pour cette raison que nous consultons les religieux d’abord, les populations ensuite ».

Ainsi, à en croire le délégué régional de zone centre-ouest, cette coupure d’électricité se fera ce dimanche de 07h 30 mn et reviendra avant 17 heures (ndlr : hier). Elle va permettre à ses services de faire la maintenance du grand poste de Touba, de réduire les risques de pannes pour passer un Magal paisible. « Nous avons fait savoir au porte-parole que depuis un mois, nous sommes à pied d’œuvre à Touba et cette maintenance concerne les lignes aériennes, les postes de distribution, les lignes de distribution basse tension, la maintenance du réseau moyenne et basse tensions est en cours depuis le 4 septembre dernier», a-t-il relevé. Le délégué régional de la zone centre-ouest précise qu’il y a un projet qui vise l’amélioration de la qualité des services à Touba. « Nous avions remarqué qu’il y avait beaucoup de clients qui se plaignaient de la qualité de services, en dépit de toutes les actions qu’on a posées. C’est pourquoi, on a scellé ce projet avec des partenaires indiens « Kapataru » pour l’installation de 34 postes de distribution dans Touba », déclare-t-il, ajoutant que c’est sans précédent. Ceci étant, ces postes seront accompagnés d’un réseau pour améliorer la tension sur une distance de 100 km qui va cerner la ville de Touba.

« Maintenant que la donne, est de faire des réseaux enterrés, nous allons mettre sous terre quelques 6 kilomètres et continuer le travail après le Magal pour mieux sécuriser la ville », avance le délégué régional. Concernant les poteaux électriques, il y a déjà 3.000 en place pour parer à toute éventualité et remplacer les 147 cassés. 237 poteaux sont à remplacer en ce moment. En outre, la Senelec appuie aussi la mairie de la ville de Touba. « On vient renforcer la collaboration avec la mairie de Touba, s’investir pour que l’éclairage public soit repris et remis en service avant le Magal », fait savoir le délégué.

Mamadou DIEYE

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le président du comité d’organisation du grand Magal de Touba et porte-parole du Khalife, a transmis, hier, à la résidence Khadim Rassoul, la satisfaction du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, quant au respect du « ndigel » sur le désencombrement des voies.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, après avoir prié pour le Khalife général et remercié tous les habitants et autres autorités, s’est félicité du respect de la recommandation du Khalife de Touba. « Il m’a chargé de transmettre ses remerciements à la mairie conduite par Abdoulahad Kâ et ses collaborateurs pour l’exécution de la recommandation qu’il leur avait donnée concernant le désencombrement des rues », a-t-il dit. Le Khalife général a aussi salué le comportement des populations de Touba. Selon lui, « ce désencombrement ne vise qu’à leur permettre d’être mieux à l’aise et constitue un avantage pour un meilleur exercice de leurs activités ». D’après le porte-parole, le Khalife général n’est animé que par la quête d’un bien-être des populations. A cet effet, il a revisité l’histoire de l’urbanisation de la ville depuis Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké qui avait chargé Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaindé Fatma d’urbaniser la ville. « Il avait démarré dans la propre maison de Serigne Mouhamadou Moustapha qu’il scinda en deux pour donner l’exemple », a-t-il rappelé. De cela est née l’urbanisation de la ville de Touba, ses grandes artères. Et n’eût été la cohésion de la descendance de Khadim Rassoul et toutes les familles des cheikhs, peut-être que Touba n’aurait pas eu son visage d’aujourd’hui.

Concernant l’opération Augias qui va démarrer ce dimanche (ndlr : hier), le Khalife sollicite aussi de la communauté une telle attitude. Il a recommandé des récitations du Coran et des prières. Cette année la journée du 18 Safar va démarrer par ce récitation du Coran à la devanture de la grande mosquée. Il a insisté pour que ces récitations ne soient empreintes d’aucune mondanité. Le Khalife a remercié les disciples qui continuent de mettre leur domicile à la disposition des fidèles durant le Magal, rappelant que malgré l’investissement de 500 millions de FCfa pour l’érection des bâtiments de la résidence « Darou Minam avec la daara Matlaboul Fawzeyni », de deux grands bâtiments sur le site, de même que la résidence de l’héliport, le Magal gagne en ampleur. « De 100, les invités de la résidence sont aujourd’hui de 3.000. La résidence Khadim Rassoul est en chantier », a dit Serigne Bassirou Mbacké Abdoul Khadre.

M. DIEYE

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