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Société & Faits divers (2564)

Pour avoir traité ses douze confrères intervenant pour le compte de l’Etat du Sénégal, sur le dossier Karim Wade, dans le cadre du procès de la traque de biens mal acquis « d’escrocs », Me Abdoulaye Wade, sera traduit devant le Conseil de discipline de l’ordre des avocats, à la rentrée du bureau en novembre, a annoncé hier sur la Rfm dans son émission « Grand Jury », Me Mbaye Guèye, le bâtonnier de l’ordre des avocats.

Les propos de l’ancien président de la République, par ailleurs avocat inscrit au barreau, Me Abdoulaye Wade, qui s’est fendu d’une déclaration rendue publique dans laquelle il a accusé ses confrères intervenant pour le compte de l’Etat du Sénégal sur le dossier Karim Wade, dans le cadre du procès de la traque de bien mal acquis, « d’escrocs », a soulevé l’ire de ces derniers. Se sentant offensés et atteints dans leur chair, les mis en cause ont saisi le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, pour laver leur honneur et dignité. Sur ce, Me Wade sera traduit devant le Conseil de discipline de l’ordre des avocats à la rentrée du bureau en novembre, a-t-il annoncé hier sur la Rfm au cours de l’émission « Grand Jury ». Cette décision du barreau fait suite à la saisine de ses confrères avocats qui se sont sentis offensés et qui ont saisi le bâtonnier pour faire traduire l’ancien président devant le conseil de discipline. Me Guèye a jugé la démarche de l’ancien président de la République inappropriée en traitant ainsi ses confrères qui n’ont fait que réclamer un dû auquel ils ont droit. « Je ne suis vraiment pas d’accord avec sa sortie qui m’a d’ailleurs surpris, surtout venant d’un bâtonnier d’honneur. Il ne doit pas tenir de tels propos », a dit Me Guèye. Ainsi, Me Abdoulaye Wade étant « un avocat encore inscrit au tableau de l'ordre des avocats dans la rubrique avocats honoraires », Me Guèye dit prendre sa déclaration « comme un ressentiment qui a été exprimé d'une manière qui viole nos règles professionnelles. Je suis au regret de le dire ». Mieux, « aucun avocat n’a le droit de s’attaquer de la sorte à un autre avocat et il ne peut pas traiter publiquement d'escroc un confrère avocat qui ne fait que réclamer des honoraires », a-t-il martelé. Dans cette affaire, « on a payé deux fois ou trois plus les avocats français», a-t-il fait savoir. Me Guèye a également donné totalement raison à ses collègues avocats.

M. L. DIEYE

Au nom de la Conférence épiscopale Sénégal, Mauritanie, Guinée-Bissau, Îles du Cap-Vert, Mgr Paul Abel Mamba a organisé une conférence de presse à Ziguinchor pour clarifier l’implantation de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) à Coubalan, dans le département de Bignona.

L’évêque Paul Abel Mamba, par ailleurs vice-chancelier de l’Ucao a expliqué la motivation de l’Eglise à réaliser cette université à Coubalan par le fait que la région de Ziguinchor, « 3ème productrice de bacheliers dans notre pays », est confrontée au problème persistant de l’absorption desdits bacheliers. Il a ajouté que l’Eglise, par ses structures, ne peut pas être insensible à l’angoisse persistante des familles et à la détresse des bacheliers qui ne trouvent pas de possibilités de poursuite des études. Pour la construction de l’Ucao de Coubalan, Mgr Mamba a révélé qu’un site de 80 ha a été affecté légalement à l’église par les autorités compétentes locales de l’époque, en accord avec les anciens propriétaires terriens. Cela a favorisé la réalisation du mur de clôture de l’établissement en 2009, le démarrage des constructions du bloc pédagogique de 17 salles dont un amphithéâtre, et du bloc administratif de 30 bureaux depuis 2015. La voirie a été également faite, ainsi que les réseaux divers, les espaces verts et un début de mise en place des équipements. L’établissement pourra accueillir 850 étudiants dès sa première année, toutes filières confondues. En fin de programme, 3.000 étudiants y seront enrôlés. L’évêque de Ziguinchor a assuré que la direction s’attachera à développer une écoute des différents acteurs pour la réalisation des objectifs du programme.

Rumeurs infondées
Par ailleurs, le chef de l’église locale a annoncé le désenclavement des Kalounayes « avec le bitumage de la route grâce à l’aide de l’Etat », la mise en valeur du domaine agricole et un certain nombre de services à la communauté. Mais, Mgr Paul Abel Mamba a renseigné avec regret que le 3 janvier 2013, l’on pressait l’Ucao d’exploiter ou de rendre les terres, à un autre, le 11 septembre 2017, de ne plus exploiter et rendre les terres après un investissement de l’Ucao de près de 1,5 milliard de FCfa.

L’évêque a loué la marche de soutien des imams et oulémas, des chefs de villages et des élus locaux du 7 octobre 2017, tant dans sa forme que dans son contenu. Il a affirmé que « les messages des imams, des représentants des villages et de la majorité des populations locales sont plus conformes à la réalité et à la sincérité. D’après Mgr Mamba, une certaine presse a tenté de faire croire que le processus d’affectation des terres dédiées à l’Ucao de Coubalan comporterait des erreurs voire des irrégularités qui rendraient ladite affectation illégale et priverait les habitants de terrains de culture.

Il n’en a été rien de tout cela, selon l’évêque. Mgr Mamba a assuré que la main-d’œuvre est locale dans le chantier de l’Ucao, seuls les spécilaités ont été confiées à des experts (électricité, câblage informatique, sécurité incendie). « Ceux que l’on appelle des étrangers viennent de Ziguinchor pour la toiture, ou de Dakar pour des travaux qui demandent des qualifications plus pointues », a informé le chef de l’Eglise de Ziguinchor. De plus, Mgr Paul Abel Mamba a déclaré qu’il n’a jamais été question pour l’Eglise de verser de l’argent à une quelconque autorité en contre partie des terres pour la réalisation de l’Unité universitaire de Coubalan.

El Hadj Moussa SADIO

Le plaidoyer pour la promotion des droits de l’enfant a été au menu des échanges regroupant des enfants venus de six pays d’Afrique. C’était à Dakar hier, à l’occasion de la réunion annuelle du Groupe exécutif managérial du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt) sur le partage de bonnes pratiques au profit des enfants.

La prise en compte du respect des droits de l’enfant est devenue une exigence dans la gestion des politiques publiques des Etats. Le Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt) a bien compris ce fait. L’atelier de partage des bonnes pratiques organisé hier par le Groupe exécutif managérial (Gem) du Maejt entre dans cette perspective. Selon le chargé de programme à Enda jeunesse-action, structure d’appui dudit Mouvement, Hamidou Coly, la mise en place de ce cadre de référence permet aux jeunes de la région de s’approprier les politiques de développement. « Les enfants ont longtemps mené des activités de survie. C’est pourquoi, il est indispensable d’amener les Etats à mieux comprendre leurs obligations vis-à-vis de ces couches vulnérables pour la réalisation de leurs droits », a indiqué M. Coly. Néanmoins, il a relevé des avancées notoires dans le domaine de l’éducation des filles, de la santé, du mariage des enfants, des progrès accomplis pour freiner l’exploitation des enfants talibés, entre autres. Cette rencontre ouverte le 03 et qui se déroule jusqu’à demain, s’inscrit dans un esprit de redevabilité et de participation des enfants en vue de trouver des réponses à leurs préoccupations. Ainsi, le bilan des activités de protection des enfants en mobilité et le plan stratégique du Groupe exécutif managérial ont fait l’objet de présentation. Il est ressorti de ces deux présentations que ces enfants sont ambitieux.

Après avoir finalisé leur plan stratégique pour les cinq prochaines années, ces enfants se sont fixés un objectif de 15 millions d’enfants et de jeunes en Afrique vers qui ils veulent étendre leurs actions de protection. « Beaucoup de droits des enfants ne sont pas respectés en Afrique. C’est pour ces raisons que ces enfants ont mis l’accent sur l’accélération de la réalisation de leurs droits, la pauvreté, l’information, le renforcement de leurs capacité, etc. », a indiqué le coordonnateur régional de l’Equipe Enda jeunesse-action, Aimé Bada.

Tata SANE

L’internationalisation de l’affaire Khalifa annoncée par les conseils de l’édile de Dakar qui ont décidé de déposer une plainte contre l’Etat du Sénégal auprès de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) aux fins d’être rétabli dans ses droits laisse de marbre les avocats de l’Etat qui, par la voix de Me Boubacar Cissé, demandent à leurs confrères et vis-à-vis dans ce dossier de porter le combat où ils veulent en ayant la certitude d’être déboutés.

L’internationalisation du combat annoncée par les conseils de Khalifa Sall laisse imperturbable Me Baboucar Cissé, un des avocats de l’Etat dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar qui vaut à son édile une mise sous mandat de dépôt depuis le 7 mars dernier. Les avocats du maire de Dakar, qui comptent saisir la Cour de justice de la Cedeao, espèrent que leur client sera ainsi rétabli dans ses droits qui sont jusqu’ici « violés » et que l’État du Sénégal sera condamné par la Cour de justice communautaire. Considérant que nul ne peut maintenant bloquer la procédure judiciaire enclenchée depuis, Me Cissé a soutenu qu’« il ne revient pas aux avocats de Khalifa Sall d’orienter la justice. Ils sont dans leur rôle et peuvent porter plainte à la cour de justice de la Cedeao, aux Nations Unies ou dans toutes les autres juridictions ». Mieux, « ils ont également la latitude de boycotter le procès, mais Khalifa Sall, dont le dossier est instruit au Sénégal, sera jugé par une juridiction sénégalaise. Et nous serons là pour défendre les intérêts du Sénégal », a-t-il fait savoir. Pour la bonne et simple raison que, selon lui, « Khalifa Sall ne peut se prévaloir dans ce dossier de son statut de député. Quand il a été interpellé, il n’était même pas candidat sinon maire de Dakar, donc rien ne change». Aussi, pour Me Cissé, « le dossier est clair comme de l’eau de roche. Khalifa Sall n’est pas un détenu politique mais il est poursuivi pour des infractions de droit commun et ses conseils savent quoi faire pour le sortir de prison. Encore une fois, ils doivent arrêter de jeter la poudre aux yeux de l’opinion publique pour lui faire croire que Khalifa est un détenu politique ». Me Cissé s’est également voulu formel : « Les dispositions de la loi interne sont très clairs. Si le milliard 830 millions de FCfa pour lesquels il est poursuivi est consigné, il est évident que le doyen des juge et le juge d’instruction seront obligés de lever le mandat et il bénéficiera de la liberté provisoire ». A défaut, « le dossier sera bien enrôlé. Khalifa Sall sera bel et bien jugé par une juridiction sénégalaise. Parce qu’on ne peut pas empêcher la justice sénégalaise de fonctionner. Ses conseils sont libres de l’assister ou de boycotter l’audience ». A l’en croire, toute cette agitation des conseils du maire de Dakar s’explique par le fait qu’ils ne veulent pas d’un procès. Pour Me Cissé, ayant la claire conscience qu’« à la limite, les carottes sont déjà cuites, ils s’agitent pour que le procès ne se tienne pas », a-t-il soutenu.

Mamadou Lamine DIEYE

« Nous sollicitons également l’extension du parloir, car nous recevons à peu près 800 visites par jour et pour 15 box. On est obligé de réduire le timing à 3 minutes. Si on augmente à 30 box, on aura 10 minutes par visiteur ». Une telle demande émanant de Mme la directrice de la Maison d’arrêt de Rebeuss. « Nous voulons une construction d’un nouveau greffe, car l’espace aménagé était le logement administratif de l’adjoint au directeur. Pour la gestion des objets de valeurs, on est trop à l’étroit », a-t-elle ajouté. Agnès Ndiogoye, plaidant pour la sécurité active, veut une réhabilitation de la cuisine avec au moins 6 feux à gaz, parce qu’en possession de 3 feux, ils sont obligés de cuisiner avec de grandes marmites et la qualité n’y est pas. 

En réponse à cette batterie de sollicitations, le ministre Ismaïla Madior Fall a préféré s’entretenir à huis-clos avec les responsables de la maison d’arrêt, loin des médias, avant de rencontrer quelques détenus de Rebeuss de manière confidentielle.

Serigne M. Sy CISSE

« Internationaliser le combat, c’est la stratégie des avocats ; c’est un débat juridique sur lequel chacun peut donner son avis. Le garde des Sceaux est sur une posture où il doit s’interdire de prendre position. Je peux rappeler les principes généraux, mais je ne peux pas, sur des questions de débat d’école, donner mon avis », a-t-il indiqué.

Honoraires des avocats de l’Etat : « Trouver une formule qui va convenir aux deux parties »
Interpellé sur la question des honoraires des avocats qui réclament chacun 1,2 milliard de FCfa à l’Etat dans l’affaire de la traque des biens mal acquis, le ministre de la Justice a annoncé une rencontre avec les concernés pour discuter de la question afin de trouver une formule qui va convenir aux deux parties.

S. M. Sy CISSE

« Il y a des défis à relever, parce qu’il y a encore une relative surpopulation des prisons liée à la politique pénale, avec la nécessité aujourd’hui d’aménager des peines alternatives ou de substitution pour certaines infractions, surtout que la loi l’a déjà prévu », a dit, avant-hier, Ismaïla Madior Fall, en marge de la visite, à l’étape de Sébikhotane. « Il y a des problèmes, mais il faut relativiser beaucoup de choses, notamment l’alimentation, les conditions d’hygiène puisque beaucoup d’efforts ont été faits par l’administration pénitentiaire », a dit le garde des Sceaux, avant d’inviter les parlementaires à effectuer des visites dans les établissements pénitentiaires. Il a plaidé pour l’organisation des sessions portes ouvertes afin de permettre aux populations de voir les conditions de travail de l’administration et celles de détention des prisonniers.

« Dans le cadre de la modernisation de la Justice, il y a des perspectives claires et plus larges. Il est ainsi prévu de réaliser une extension de la Maison d’arrêt et de correction de Sébikotane avec un bâtiment à deux niveaux de 500 places en phase de finition pour désengorger la prison de Rebeuss. Beaucoup de Sénégalais ne savent pas que nous avons 10.047 prisonniers sur 14 millions d’habitants. Nous avons 37 établissements pénitentiaires sur l’ensemble du Sénégal et 8 dans la région de Dakar », a confié le garde des Sceaux.
M. Fall a évoqué le projet de construction d’une nouvelle prison dont la capacité est de 2.500 places.

A l’en croire, il ne s’agit pas de délocalisation de Rebeuss, mais plutôt de désengorger la prison qui compte près de 2.000 pensionnaires. « Il serait très intéressant d’avoir des portes ouvertes pour que les Sénégalais voient ce qui se fait dans les prisons », a confié Ismaïla Madior Fall.

S. M. Sy CISSE

Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (pacte mondial sur les migrations) doit créer un cadre de référence intégrant des principes, des directives et des valeurs cibles mondialement reconnus pour faire face aux mouvements migratoires.

GENEVE - Suisse - Les cent quatre-vingt-treize Etats membres des Nations Unies sont en conclave, depuis hier, à Genève, pour sceller un pacte mondial sur les migrations. Ce, dans l’esprit de la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, adoptée à l’occasion du sommet que les Nations Unies leur ont dédié le 19 septembre 2016 et qui consacre la volonté des États membres de l’ONU d’élaborer un cadre de référence international (pacte mondial) pour les réfugiés et un autre pour les migrations. Cette déclaration repose sur le constat selon lequel la communauté internationale n’est pas suffisamment préparée à aborder les grands mouvements de réfugiés et de migrants. 

Interrogé par « Le Soleil » de Dakar sur la pertinence d’un tel pacte alors que les pays développés n’ont pas signé la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille de 1990 et entrée en vigueur en 2003, les ambassadeurs Jürg Lauber, représentant permanent de la Suisse auprès de l’Onu à New York, son homologue Juan José Gomez Camacho, représentant permanent du Mexique à Genève et Mme Louise Arbour, représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales et Secrétaire générale de la Conférence intergouvernementale sur les migrations internationales, ont tenu à rassurer au Club de la Presse.
Selon eux, il est « important d’avoir un pacte dans lequel tous les Etats se retrouvent en prenant des engagements ».

Notons que cette Convention sur les migrants est juridiquement contraignante. Par ailleurs, la nécessité de trouver un accord mondial sur les migrations répond du fait qu’aujourd’hui la notion de pays de départ et d’arrivée n’a presque plus de sens. Tous les pays produisent et reçoivent des migrants, s’y a joute que dans les pays développés la chute de la démographie appelle à un recours à la main-d’œuvre étrangère pour maintenir l’économie et payer les retraites. Dans les pays traditionnellement pourvoyeurs de migrants, l’aide publique au développement a été largement dépassée par les envois financiers de leur diaspora. « L’interdépendance claire entre les Etats lorsqu’il s’agit de questions de migration, les invite à examiner les réalités démographiques sur leur marché du travail. Les barrières sur les voies de la migration régulière qui ne tiennent pas compte de ces réalités ont comme résultats inévitables l’émergence et la croissance de migration illégale », analyse Mme Arbour.

Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, le Slovaque Miroslav Lajčák, présent à Genève, a affirmé que « nous avons besoin d’une solution globale face à une question globale. Pas seulement d’un accord sur le papier, mais conclu sur la base d‘un programme politique ». Il a aussi souligné que « quelle que soit la nature de nos passeports, les citoyens du monde ont les mêmes droits ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE

 

La capitale sénégalaise abrite, depuis hier, un atelier sous-régional de partage d’expériences en matière de dialogue social. Durant deux jours, les participants, venus de différents pays de la sous-région et de l’Algérie, vont échanger sur le thème « Dialogue social : concept, fondements et mise en œuvre ».

Ouvrant les travaux de la rencontre, Abdoulaye Guèye, secrétaire général du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, a fait noter que cet atelier ambitionne d’approfondir la collaboration par le partage des expériences respectives en matière de dialogue social et de représentativité. « A travers ces regards croisés, le but poursuivi est de mutualiser nos bonnes pratiques afin de constituer un capital méthodologique commun dans ces domaines en vue d’améliorer nos mécanismes de dialogue social », a-t-il souligné.

Selon le secrétaire général du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, « le dialogue social est devenu un intrant pour l’entreprise et l’économie nationale. Il contribue grandement à l’amélioration des conditions de travail, de son organisation et à la qualité de la production et de la productivité ». C’est pourquoi, a-t-il dit, le gouvernement du Sénégal considère le dialogue social comme « un bon levier d’approfondissement de la démocratie sociale et un excellent ferment dans l’édification de la bonne gouvernance ».

Abdoulaye Guèye a affirmé qu’en « raison de nos engagements internationaux, le Sénégal a l’impérieuse obligation de garantir et de promouvoir la liberté syndicale, tout en encourageant et en facilitant la négociation collective ». Cela suppose, selon lui, une mise en place d’un cadre institutionnel, l’existence d’interlocuteurs suffisamment représentatifs jouissant d’un crédit et d’une audience suffisants. Pour sa part, Berkati Akli, directeur des Relations professionnelles et du Contrôle des conditions de travail, du ministère algérien du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité social, a souligné que « (son) pays a initié, depuis 2015, un programme visant à faire bénéficier les pays africains de son expérience en matière de dialogue social et de protection sociale ».

Ce programme est soutenu par un financement d’une valeur d’un million de dollars dont la convention a été signée lors de la dix-huitième rencontre tripartite tenue en octobre 2015 avec le directeur général du Bit. Les résultats atteints par l’Algérie en matière de dialogue sociale et de protection sociale ont suscité un intérêt certain pour son partage. Les réalisations en la matière ont permis la mise en place de conditions idoines à la relance de son économie dans un climat caractérisé par une paix sociale retrouvée.

Le représentant du Cnp, M. Ba, a indiqué que « le patronat a pris l’option de la mutualisation des efforts dans la confiance et le respect mutuel » avant de se réjouir de la vivacité du dialogue social au Sénégal.  Il a invité à en être fier car le dialogue est bien l’un des éléments fondamentaux de notre identité nationale. Le patronat a aussi rappelé que « c’est cette vertu du dialogue qui a permis à maintes reprises de sortir d’une logique de conflit employeurs-travailleurs et de ne privilégier que la négociation, la responsabilité et le compromis ».
Lamine Fall de la Cnts a, au nom des travailleurs, salué l’initiative algérienne. Il est revenu sur la longue tradition de dialogue social du Sénégal qui a permis de mettre en place des cadres de concertation comme le Conseil national du travail et de la sécurité sociale, le Conseil supérieur de la Fonction publique, le Comité national du dialogue social ou encore le Haut conseil du dialogue social

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

Serigne Mbaye Sy Mansour poursuit sa tournée qu’il effectue chaque année en France, avec cette fois-ci un plus grand engouement populaire qui tient de son nouveau titre de Khalife général des Tidianes. Cette visite intervient une semaine après son installation au khalifat.

Paris (Correspondance particulière) : Après avoir rendu visite à l’ambassadeur Bassirou Sène et au Consul général du Sénégal à Paris, le Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, a présidé la traditionnelle nuit de célébration du prophète Mouhamed (Psl) organisée par le Dahira Moutahabina Fillahi de Paris 19ème. Le guide religieux, qui s’est ensuite rendu à Nice, est attendu demain à Marseille, dernière étape de son périple. Cette année, la nuit du prophète Mouhamed (Psl) communément appelée « Gamou Paris » a tenu toutes ses promesses. C’est la 17ème édition sous la présidence effective de Serigne Mbaye Sy Mansour et la 37ème depuis la création du Dahira Moutahabina Fillahi de Paris 19ème. Le « Gamou de Paris 2017 » revêt un caractère spécial puisque marquant la première sortie officielle du nouveau Khalife général des Tidianes. A Paris, plus de 3000 fidèles musulmans ont fait le déplacement. Ils sont venus de pays d’Europe (Angleterre, Italie, Allemagne, Espagne) et de toutes les grandes villes de France pour écouter la première adresse de Serigne Mbaye Sy Mansour, en sa qualité de Khalife général des Tidianes. Avec un programme alléchant, allant de la lecture du saint Coran aux chants religieux en passant par les séances de « khadaratoul Joumah » et de « wazifa » qui vous plongent dans l’ambiance de Tivaouane, les fidèles sénégalais et d’autres nationalités présents n’ont pas regretté d’être venus.  Toutes les autres communautés musulmanes sénégalaises de France étaient représentées à Paris pour célébrer, avec les Tidianes, le Sceau des prophètes (Psl). Ici, le Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, s’est, dans la foi et l’humilité, adressé à la nombreuse assistance, en s’inspirant des enseignements de Cheikh Seydil Hadji Malick Sy. Il ne veut surtout pas que le titre de Khalife général prenne le dessus sur les réalités humaines au point d’emmener certains fidèles à le prendre pour un surhomme.

Rôle d’un Khalife général
 Très vigilant et déterminé sur son désir de rester lui-même, Serigne Mbaye Sy Mansour a demandé aux fidèles de ne pas le sortir du cadre humain. « Je ne suis pas un Dieu et je ne le serai jamais. Je suis et je reste un humain. Ne me regardez pas autrement », a-t-il dit. Le rôle d’un Khalife général, a-t-il ajouté, c’est de respecter les piliers de l’Islam : prier, jeûner, craindre Dieu, prêcher la bonne parole, faire de bonnes actions, abandonner les interdits, appliquer les directives divines. « Tout ceci, j’y étais avant le titre de Khalife général et je souhaite y consacrer ma vie ». Pour Serigne Mbaye Sy Mansour, le titre de Khalife général des Tidianes ne va rien changer dans son mode de vie et ses principes. Le successeur de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a rappelé quelques écrits de Cheikh Seydil Hadji Malick Sy pour donner en exemple la foi de cet érudit et son humilité qu’atteste son legs à la postérité. Il est également revenu sur les effets de mode qui gangrènent notre société.  Sur la tendance des femmes à vouloir se faire belles coûte que coûte, Serigne Mbaye Sy Mansour a rappelé que « les mèches et autres cheveux naturels, les têtes non voilées, la dépigmentation, la pose d’ongles et autres astuces féminines actuellement à la mode sont des pratiques bannies par la religion musulmane. Le marabout a fini son adresse par des prières pour le Sénégal en invitant nos compatriotes de la diaspora à penser au retour au bercail pour participer aux efforts de développement de notre pays.

En ouverture de séance, c’est le député François Pupponi, ancien maire de la ville de Sarcelles, qui a souhaité la bienvenue aux autorités et à la communauté sénégalaise. Il a dit sa joie d’accueillir, pour la deuxième année consécutive, une si grande manifestation pleine de symboles et d’enseignements pour la société occidentale, mais également source d’apaisement et de cohésion entre les communautés. Auparavant, le président du Dahira Moutahabina Fillahi, Alioune Guèye, a adressé ses vifs remerciements au député François Pupponi et aux autorités de la ville de Sarcelles pour leur accueil, leur soutien et leur disponibilité.

Foi et humilité
L’ambassadeur Bassirou Sène a, lui aussi, pris la parole après une courte animation des chanteurs Abdoul Aziz Mbaye, Daou Gor, Chérif et Moustapha Mbaye, pour transmettre le message du président de la République Macky Sall. Il a également présenté au Khalife général ses condoléances et celles de la communauté sénégalaise de France, suite au rappel à Dieu de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. « Une grande perte pour le Sénégal et la Umma islamique », a-t-il dit, avant d’exprimer tout l’espoir que les fidèles nourrissent envers Serigne Mbaye Sy Mansour pour « continuer l’œuvre de ses prédécesseurs selon les enseignements de Cheikh Seydil Hadji Malick Sy ».  Auparavant, Souleymane Bâ avait introduit le thème du Gamou sur « La foi et l’humilité ». Pendant plus deux tours d’horloge et devant une assistance conquise, il a passé en revue une partie des écrits de Cheikh Seydil Hadji Malick Sy pour démontrer sa foi et son humilité. Le sens, la sémantique, la sémiologie et la particularité de chacun des mots foi et humilité ont été disséqués par le jeune conférencier. Outre l’ambassadeur Bassirou Sène, le consul général du Sénégal à Paris, Amadou Diallo, était lui aussi présent au «Gamou de Paris 2017», tout comme le ministre de l’Elevage, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, les vices-consuls Yaye Awa Diop Mbacké (Paris), Aïssata Dia (Bordeaux) et le député de la diaspora Demba Sow.


Ousmane Noël MBAYE

 

 

Pour prévenir les menaces internes et externes qui pèsent aujourd’hui sur la plupart des Etats avec la montée de l’extrémisme religieux, un Cadre unitaire de l’Islam est porté sur les fonts baptismaux. Sa mission : promouvoir la tolérance et le vivre ensemble au Sénégal.

Dans le souci d’être inclusif, le Cadre unitaire de l’Islam au Sénégal, en prélude à son Assemblée générale constitutive, a invité toutes les sensibilités religieuses du pays à se joindre à lui pour promouvoir le vivre ensemble. Il a lancé cet appel hier au cours d’une conférence de presse tenue à l’Institut islamique de Dakar. Ce cadre regroupe toutes les associations islamiques du pays, les comités scientifiques des différentes confréries, la société civile, des universitaires, etc.  « Ce cadre est ouvert à toutes les familles et courants islamiques du pays. Il collaborera avec toutes les autres confessions religieuses qui partagent la culture sénégalaise du vivre ensemble et de la tolérance. Il travaillera avec les institutions académiques comme le Laboratoire d’analyse des sociétés et pouvoirs/Afrique et Diaspora de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et l’Ecole doctorale étude sur l’homme et les sociétés (Ethos/Ucad) », a fait savoir son président, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Ibn.

Selon le religieux, le modèle de tolérance et de vivre ensemble sénégalais chanté urbi et orbi a besoin d’être perpétué mais surtout préservé et consolidé. « Il s’appuie sur une histoire : celle de la société sénégalaise, sur une construction nationale basée sur la parenté, la foi, le métissage et une culture de considération et de respect mutuel entre toutes les franches de la communauté nationale », a-t-il soutenu. Sous ce rapport, a ajouté le président du cadre, les acteurs religieux ont été, à travers un enseignement par écrit, le verbe, la posture, le comportement  et la pratique, les piliers et le ciment de cette réussite qui fonde la stabilité et l’harmonie relative du pays.

 A en croire M. Sy, le cadre apportera sa contribution à la réponse doctrinale dans la lutte contre l’extrémisme et l’obscurantisme religieux au Sénégal et à la mise en valeur du modèle de vivre ensemble spécifique à ce pays. Il travaillera également à prévenir les risques de conflits intra-confessionnels et interconfessionnels et toutes les autres menaces sur la concorde nationale. Pour atteindre ces objectifs, le cadre compte s’appuyer un certain nombre d’action. Ils ont trait à la production et vulgarisation de contenus sur les enseignements des grandes figures religieuses du pays sur la paix et la tolérance, la diversité, l’éthique, la bonne gouvernance, etc.

Ndiol Maka SECK

Le corridor Dakar-Bamako a encore fait des victimes dans la matinée d’hier.  Cinq personnes ont péri dans un accident de la circulation près de Malème Niani, dans le département de Koumpentoum. Vingt-et-un (21) blessés, dont certains dans un état critique, ont aussi été dénombrés par les sapeurs-pompiers. En effet, ce jeudi, vers 4 heures du matin, un bus de transport malien, immatriculé MT 1793 A, a heurté  un camion immatriculé AE 9966 MD.  Quatre personnes y ont laissé la vie sur le champ, dont trois passagers du bus et un qui était dans le camion. Un cinquième passager a succombé à ses blessures au Centre hospitalier régional de Tambacounda. Des sources révèlent que les deux véhicules roulaient dans le même sens Tambacounda-Dakar. C’est lorsque le bus  a voulu  dépasser le camion que l’irréparable s’est produit. Ces dernières semaines, l’axe  Dakar-Bamako a enregistré beaucoup d’accidents. Pour rappel, il y a seulement sept (7) jours, une collision entre un bus et un véhicule « 7 places » avait fait six (6) morts sur le même tronçon.

Pape Demba SIDIBE

 

Le nouveau directeur de l’Office des forages ruraux (Ofor), Seyni Ndao, était en visite à Touba hier. Il a été reçu par le président du comité d’organisation, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, à qui il a exposé, dans les moindres détails, le plan mis en œuvre pour un magal sans problème d’eau.

Auparavant, il a effectué une visite de terrain au forage de Rahmatoul Ahad, l’unité d’osmose inversée sise à l’université et le forage de Bagdad où les ouvriers et techniciens sont en pleine activité. A cet effet, il a révélé que le gouvernement a dépensé plus d’un demi-milliard de FCfa pour une couverture correcte du magal dans la fourniture d’eau. « Notre visite à Touba entre dans le cadre des préparatifs du magal 2017 et un plan d’actions a été élaboré avec 11 points de faiblesse auxquelles il fallait apporter des solutions. Ce que nous sommes actuellement en train d’exécuter pour éviter tout problème de fourniture d’eau à travers l’extension des réseaux, la densification des quartiers qui tournent autour des quartiers centres qui entourent la grande mosquée », a-t-il expliqué.

A l’en croire, il fallait aussi procéder à l’entretien de tout ce qui est station de pompage pour mettre à disposition les pièces de rechange, matériel électronique, matériel de pompage, mais aussi procéder à l’entretien de tout ce qui est bâche-réservoir et procéder à l’entretien de groupe électrogène pour palier les coupures d’électricité. Ces décisions ont été prise en rapport avec le partenaire « Maou Rahmaty » et la commune de Touba. « La visite d’aujourd’hui nous permet d’affirmer que nous sommes à plus de 70% de réalisations, du plan d’actions mis en place. Les travaux vont finir avant la fin du mois d’octobre, en attendant la visite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement », a-t-il soutenu.

Seyni Ndao a indiqué que pour ce plan d’actions, l’Etat a mis les moyens. « 574 millions de FCfa ont été débloqués par l’Etat pour que l’eau puisse couler convenablement à Touba », a-t-il dit. Au total, en dehors des 26 forages qui sont fonctionnels, il y a aussi deux biosomètres, soit un total de 28 forages qui seront renforcés par 100 camions citernes, plus 80 autres camions citernes qui vont desservir les différentes quartiers sensibles pendant le magal. « Nous avons rencontré le président du comité Maou Rahmaty et nous allons rendre compte au porte-parole du Khalife général. Nous poursuivrons sur cette lancée pour atteindre notre objectif de réalisation du plan d’actions à 100% dans les 10 jours à venir avant la fin du mois d’octobre, avec une production de 99.000m3/jour pour un magal sans problème d’approvisionnement en eau », a ajouté le directeur de l’Ofor.

Le forage de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni à nouveau alimenté
Il y avait, a poursuivi M. Ndao, un problème à l’hôpital et cela a été un grand souci pour les autorités. Il a souligné qu’à partir de Rahmatoul Ahad, un réseau de 1,6 km a été réalisé pour alimenter le château d’eau de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. Aussi, le Dr Amadou Guèye Diouf a-t-il dit toute sa satisfaction de voir l’eau couler et alimenter les différents services de l’hôpital. Il a, au nom de ses collaborateurs, remercié l’Etat pour la « réaction rapide et efficace ». Le débit actuel de plus de 120m3 est de loin supérieur au débit initial du forage de l’hôpital. Il a également remercié les membres de « Maou Rahmaty » qui, tout au long de ces deux mois, ont assuré le ravitaillement correct en eau de la structure sanitaire. Après le forage « Rahmatoul Ahad », le convoi s’est rendu à Bagdad où les ouvriers et techniciens s’affairaient autour d’un biosomètre qui va alimenter cette localité et résoudre les problèmes d’eau de la localité.

Mamadou DIEYE

La défense du maire de Dakar est plus que jamais déterminée à obtenir la libération de leur client. Ils ont annoncé, hier, une saisine de la Cour de justice de la Cedeao pour faire faire entendre les droits du maire de Dakar.

Après avoir usé de la quasi-totalité des voies de recours au Sénégal pour obtenir la libération de leur client, sans succès, les avocats de Khalifa Sall ont décidé de porter le combat judiciaire à l’international. Ils l’ont fait savoir hier au cours d’une conférence de presse. « Nous sommes face à un système, un Etat qui n’arrête pas de violer les droits d’un citoyen, face à une justice qui ne nous écoute pas. C’est pourquoi, nous avons décidé de vous annoncer que nous sommes en train d’internationaliser le débat. La Cour de justice de la Cedeao qui est une Cour régionale de promotion et de protection des droits de l’homme sera saisie », a dit Me Seydou Diagne. A l’en croire, la défense du maire de Dakar est aussi en train de saisir d’autres juridictions internationales pour y traîner l’Etat du Sénégal « qui se réclame Etat de droit, qui a une séparation formelle des pouvoirs dans sa constitution, mais qui ne fonctionne pas comme une démocratie dans la réalité des faits ».

Après avoir énuméré un certain nombre de faits qu’il considère comme des violations des droits de l’homme, Me Diagne a estimé qu’ils ne peuvent plus faire entendre leur droit au Sénégal. « Nous sommes contraints d’internationaliser le combat et pensons que l’Etat du Sénégal va pouvoir donner des explications précises à la Cour de justice de la Cedeao », a relevé l’avocat. Pour son confrère Me Demba Ciré Bathily, dans l’affaire Khalifa Sall, il s’agit simplement d’un parlementaire qui fait l’objet d’une détention arbitraire en violation de la constitution de ce pays. « Depuis la proclamation des résultats des dernières élections législatives par le Conseil constitution, M. Khalifa Sall, en tant que parlementaire investi d’un mandat, bénéficie de la protection que lui confèrent les lois de ce pays pour pouvoir exercer le mandat que le peuple lui donne. Malheureusement, quand un débat juridique est clair et bien posé, il y a toujours des gens qui essayent de brouiller un peu les repères », a déploré le conseil de l’édile de la capitale.

Pour lui, le principe est qu’un député ne peut pas être détenu sauf dans les conditions prévues par loi. « Mais, dans le cas Khalifa Sall, nous ne sommes pas dans ces conditions. Il fait donc l’objet d’une détention arbitraire », a regretté Me Bathily.

Ndiol Maka SECK

Hier, les rideaux sont tombés sur le Magal de Darou Khoudoss. Cette année, le parrain était Serigne Mandoumbé Khabane Mbacké. Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, le khalife de Darou Khoudoss, a remercié le Khalife général des mourides, les autorités de tous les foyers religieux, le Président Macky Sall et son gouvernement. La délégation officielle a été dirigée par le ministre Oumar Guèye. Le Khalife a invité tous les acteurs politiques à répondre à la main tendue du président pour préserver le climat de paix dans le pays.

Le ministre Oumar Guèye a transmis le message du président Macky Sall à la famille de Darou Khoudoss. Conscient de l’importance de ce Magal et des rapports qu’entretient le président Macky Sall avec la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké en général, le ministre a revisité les hauts faits et défis relevés par Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Des faits, a-t-il dit, montrent le courage et l’engagement de l’homme au service de son père, Cheikh Al Khadim. Ce qui lui a permis de réaliser l’exploit de ramener Serigne Touba à Touba. « Après la pose de la première pierre de la grande mosquée en 1932, il s’était engagé dans l’exécution du ndiguel avec les talibés pour la réalisation de l’édifice. 50 km de rail ont été réalisés entre Diourbel et Touba, certes inédits, mais aussi une recommandation du cheikh qui sont à la base de cet événement religieux d’envergure de la communauté mouride ».

Le ministre Oumar Guèye a magnifié le parcours de Serigne Mouhamadou Moustapha, le premier khalife de la communauté mouride, un homme qui, pendant 18 ans, a intelligemment conduit les destinées de la voie. Il a érigé le travail en culte et les jeunes générations doivent s’inspirer de sa démarche. M. Guèye a sollicité un hivernage et une récolte abondante, notant que l’importance de l’agriculture a poussé le chef de l’Etat à doubler le budget pour mieux doter les paysans en matériels et intrants. Il a appelé à une année scolaire calme. Pour lui, le Président Sall a beaucoup investi dans l’éducation depuis 2012. Il a, enfin, sollicité des prières pour la réussite du dialogue social auquel l’opposition est invitée.

Préserver la paix sociale
Le khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Mokhtar a, par la voix de Serigne Moustapha « ndiaté », rendu grâce au Seigneur, remercié Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, le Khalife général des Mourides, pour sa grande sollicitude envers la communauté mouride et la famille de Darou Khoudoss. Il a associé à ses remerciements tous les parents. Serigne Mokhtar Mbacké a rappelé que Serigne Touba a quitté sa ville en 1895, fait plusieurs périples, avant de revenir en 1912 à Diourbel et finalement à Touba en 1927. C’est ainsi qu’il a recommandé à Serigne Mouhamadou Moustapha de le ramener à Touba. Ce que valent les privilèges de cette nuit envers les disciples.

Après avoir remercié le président de la République, Macky Sall, il a chargé le ministre Oumar Guèye de lui transmettre « toute son estime pour le respect qu’il voue à la famille de Darou Khoudoss ». Il l’a remercié pour sa volonté de créer plus d’emplois pour les jeunes. Il a, en outre, apprécié la présence de Me Madické Niang, Mamadou Diop Decroix, Pape Diop, entre autres. A toutes les autorités politiques du pouvoir et de l’opposition, le khalife de lancer : « il faut savoir que le président de la République est élu par la volonté divine, il doit gérer le pays en ayant conscience de cette volonté divine ». Toutefois, le khalife de Darou Khoudoss a demandé à l’opposition de s’opposer, mais dans le calme et la sérénité, en sachant qu’il appartient au Tout-Puissant de gratifier qui il veut du pouvoir et de l’autorité. Il a alors recommandé au pouvoir et à l’opposition de conjuguer leurs efforts au grand bénéfice des populations.

 Auparavant, Serigne Cheikh Bara Lahad a, au nom du Khalife général, rappelé la satisfaction du Khalife général à l’endroit de Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké qui est resté dans la ligne orthodoxe tracée par ses aînés, alliant douceur et fermeté pour être conforme au legs de Darou Khoudoss. Il a invité ceux qui occupent la corniche de déguerpir avant la fin de l’ultimatum qui expire aujourd’hui.

Mamadou DIEYE

Le budget global du Plan stratégique de l’Ofnac 2017-2021 est évalué à  13.793.000.000 FCfa. Le financement de ce plan est constitué de dotations financières nécessaires à la mise en œuvre des programmes identifiés ainsi qu’à la prise en charge des dépenses de fonctionnement de l’institution. Ce budget nécessaire à l’exécution du plan est préparé par l’Ofnac et prend en compte l’ensemble des orientations stratégiques de l’Office à l’horizon 2021. Il est élaboré à partir des ressources provenant de l’Etat et des partenaires techniques et financiers. L’analyse de ce budget, lit-on dans le document stratégique, permet de faire ressortir la logique de projection de la vision de l’Ofnac à l’horizon 2021. C’est un élément de cadrage qui sera exploité par l’Ofnac lors de l’élaboration des budgets annuels, sous le format « Budget Programme » retenu par le ministère des Finances.

Nd. M. SECK

De mai 2017 à aujourd’hui, plus de 50 déclarations de patrimoine ont été enregistrées par l’Ofnac. La révélation a été faite hier par la présidente de l’institution en marge de l’atelier de partage de leur Plan stratégique 2017-2021.  « Les déclarations continuent d’être reçues. Nous avons changé de méthode avec les rencontres que nous avons initiées dans les départements ministériels pour leur expliquer l’effet protecteur de cette pratique, ses intérêts par rapport à l’enrichissement illicite », a soutenu Seynabou Ndiaye Diakhaté. A l’en croire, depuis qu’ils ont commencé cette méthode qui consiste à communiquer de façon plus institutionnelle, plus pédagogique, ils ont enregistré un important taux de déclarations.

Nd. M. SECK

Des pèlerins catholiques sénégalais se sont envolés dans la nuit d’avant-hier pour les besoins du pèlerinage dans les sanctuaires mariaux d’Europe et en Terre Sainte en Israël. Ils auront le privilège de participer à la clôture du centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima au Portugal.

Cinquante-six pèlerins catholiques ont quitté Dakar dans la nuit du 09 au 10 octobre pour Fatima. Ils sont arrivés hier à Lisbonne (Portugal) avant de prendre la direction de Fatima où ils participent à la clôture des festivités du centenaire des apparitions de la Vierge Marie en ce mois de rosaire. En dehors des activités de la clôture du centenaire, les pèlerins sénégalais se rendront aux sanctuaires mariaux de Notre-Dame de Sainte Thérèse d’Avila, de Saint Ignace De Loyales, à  Lourdes et à la Terre Sainte en Israël. Ils auront au programme des messes, des enseignements, le chemin de croix, des récitations du chapelet, la procession et des visites de bergers et musées des apparitions et autres sites religieux. L’encadreur du groupe des pèlerins, Serge Corentin, a tracé l’itinéraire du pèlerinage en indiquant qu’après Fatima, les pèlerins prendront la direction de l’Espagne où ils prieront dans les basiliques ou sanctuaires de Sainte Thérèse D’Avila et Saint Ignace De Loyola en Espagne. Ensuite ils traverseront les Pyrénées pour aller à Lourdes en France. Après cette étape de Lourdes, les 56 pèlerins sénégalais reviendront en Espagne où ils participeront à des messes à Saragosse à Notre-Dame de Pilier « la Vierge Noire ». Après cette étape européenne, les pèlerins sénégalais convoyés par Labery en Terre Sainte (Israël) pour un séjour de huit jours avant de rentrer au Sénégal après un repos à Lisbonne.

Pour abbé Alain Maurice Ataba, le pèlerinage, que ce soit à Fatima, à Popenguine au Sénégal ou à Lourdes en France, reste une démarche de foi. En acceptant de faire cette démarche de la foi le fidèle chrétien va à la rencontre de Dieu. Selon lui, beaucoup de lieux de pèlerinage comme Jérusalem permettent aux croyants d’aller à la source de la foi en visitant les lieux d’apparition de la Vierge Marie et à marcher sur les pas de Jésus-Christ. « Les chrétiens vont dans ces lieux saints pour être communion avec le Seigneur Jésus pour lui confier leur vie », a ajouté le prêtre accompagnateur qui a fait savoir qu’à Fatima, comme dans les autres sanctuaires mariaux, les pèlerins iront à l’école de la Vierge Marie.

Eugene KALY

Le discours tenu par le président de la République, Macky Sall, lors de la dernière Assemblée générale de l’Onu repositionne le Sénégal dans le processus de prise en charge des questions de paix, de justice sociale dans un contexte de persécution comme celle des Rohingyas.

Le directeur de Timbuktu Institute, Bakary Sambe magnifie les propos du président Macky Sall tenus à la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York. Pour le spécialiste du monde musulman, ce discours consolide le rayonnement du Sénégal en Afrique et dans la Oumma. C’était au cours d’une conférence de presse portant sur la stratégie africaine des nouveaux acteurs de la coopération. Face aux journalistes, M. Sambe a relevé le sens de ces mots du président Sall qui, selon lui, tranche avec ceux de la fuite des responsabilités ou du rejet de la faute sur autrui. « C’est un discours historique de par sa portée symbolique et courageux par son ton débarrassé de tout complexe ou de langue de bois sur les injustices et amalgames qui alimentent l’incompréhension et font le lit de toutes les frustrations », a expliqué Bakary Sambe, par ailleurs coordonnateur de l’Observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Le directeur de Timbuktu Institute a fait savoir que le monde musulman, souvent vu comme la source du mal, est aussi doublement victime de ce terrorisme qui tue. D’où le sens du message du président  Macky Sall. « C’est heureux qu’un président africain et musulman affirme clairement sa position sans équivoque sur l’injustice qui est faite à la communauté musulmane », a-t-il souligné. Non sans préciser que la religion est assimilée par certains médias à la violence. C’est pourquoi il qualifie le discours du chef de l’Etat sénégalais d’un acte de courage et de responsabilités assumés qui appelle à une coopération plus étroite face à une vulnérabilité partagée.

Aussi a-t-il salué la position de Macky Sall qui, lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, avait appelé à des réponses doctrinales face à l’extrémisme violent. A l’en croire, cette prise de parole à la 72ème Assemblé générale de l’Onu repositionne ainsi le Sénégal dans les grands débats qui traversent la Oumma islamique et auxquels notre pays peut beaucoup apporter en termes d’alternatives à un moment où, fort de son modèle islamique apaisé, fait d’équilibre et de respect, arrive à demeurer un ilot de stabilité dans un océan d’instabilité. Il est certain, indique-t-il, que ce discours restera mémorable car il est revenu sur la nécessité de reconsidérer les solutions strictement sécuritaires qui n’ont pas encore réussi à vaincre le terrorisme.

Le fait d’appeler à des mesures préventives en replaçant l’éducation au cœur des priorités aura un certain retentissement, notamment dans le sillage des propositions françaises réitérées par le président français Emmanuel Macron lors de cette session, mais aussi les recommandations formulées par les Nations Unies. « Cela fait des années que des appels fusent de partout dans ce sens et voilà que le speech du président Sall repositionne la question éducative et du développement au cœur des stratégies de lutte contre le terrorisme. Il a bien démontré que nos jeunes qui répondent aux sirènes des marchands d’illusions ne sont pas seulement en quête de sens mais aussi de chance », a-t-il fait remarquer.

Pour Bakary Sambe, à travers le discours du président Macky Sall, c’est une diplomatie sénégalaise retrouvée qui s’est exprimée devant la communauté internationale, rayonnant par ses positions de principe de défense du droit international des minorités opprimées comme les Rohingyas mais aussi une volonté forte d’impulser une nouvelle dynamique en faveur d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Tata SANE

Pour remplir efficacement sa mission, l’Ofnac a pris l’option de se doter d’un Plan stratégique, cadre de référence de son intervention pour la période 2017-2021. Il comporte deux principales orientations qui permettront d’accentuer la lutte contre la fraude et la corruption au Sénégal.

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a procédé au partage de son plan stratégique 2017-2021, hier, avec l’administration, la société civile, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, etc. Il s’articule autour de deux orientations majeures. D’abord contribuer à la promotion de la bonne gouvernance dans les secteurs public et privé par des actions de nature à améliorer le cadre juridique pour mieux l’adapter à la lutte contre la fraude et la corruption. Ensuite, mettre en place une organisation à même d’assurer les missions de l’Ofnac et de porter la vision par le renforcement institutionnel de l’office tant au niveau humain, matériel que financier.  La mise en œuvre de ce plan permettra de renforcer la lutte contre la fraude et la corruption au Sénégal en consolidant le dispositif national de promotion de la bonne gouvernance, conformément à la volonté politique du chef de l’Etat d’instaurer l’intégrité et la probité dans la gestion des affaires publiques. « Ce plan est une sorte de feuille de route qui décline la vision de l’institution en précisant les actions à entreprendre et les moyens pour les mettre en œuvre », a précisé Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’Ofnac.

Selon elle, ce plan qui est le résultat d’un long processus de gestation et de maturation initié en 2015 est une opportunité pour mieux cerner leur stratégie de lutte contre la corruption. « Les mois à venir seront déterminants avec ce plan… », a-t-elle laissé entendre. Cependant, la mise en œuvre nécessite beaucoup de moyens. C’est pourquoi elle a  sollicité encore une fois de plus l’appui de l’Etat « qui a toujours manifesté sa volonté d’accompagner l’Ofnac, mais aussi les partenaires techniques et financiers ».

Dans un autre registre, Mme Diakhaté a souligné qu’il y a une incompréhension des missions de l’office qui consiste à prévenir et à lutter contre la fraude. « Dans les dispositifs de prévention, nous avons la déclaration de patrimoine, l’aide à la prise de décision, etc. Dans les dispositifs de lutte contre la fraude, nous avons les enquêtes et les investigations », a-t-elle souligné.

Ndiol Maka SECK

UN BUDGET DE PRÈS DE 14 MILLIARDS DE FCFA SUR CINQ ANS
Le budget global du Plan stratégique de l’Ofnac 2017-2021 est évalué à  13.793.000.000 FCfa. Le financement de ce plan est constitué de dotations financières nécessaires à la mise en œuvre des programmes identifiés ainsi qu’à la prise en charge des dépenses de fonctionnement de l’institution. Ce budget nécessaire à l’exécution du plan est préparé par l’Ofnac et prend en compte l’ensemble des orientations stratégiques de l’Office à l’horizon 2021. Il est élaboré à partir des ressources provenant de l’Etat et des partenaires techniques et financiers.

L’analyse de ce budget, lit-on dans le document stratégique, permet de faire ressortir la logique de projection de la vision de l’Ofnac à l’horizon 2021. C’est un élément de cadrage qui sera exploité par l’Ofnac lors de l’élaboration des budgets annuels, sous le format « Budget Programme » retenu par le ministère des Finances.

Nd. M. SECK

PLUS DE 50 DÉCLARATIONS DE PATRIMOINE ENREGISTRÉES DEPUIS MAI 2017
De mai 2017 à aujourd’hui, plus de 50 déclarations de patrimoine ont été enregistrées par l’Ofnac. La révélation a été faite hier par la présidente de l’institution en marge de l’atelier de partage de leur Plan stratégique 2017-2021.  « Les déclarations continuent d’être reçues. Nous avons changé de méthode avec les rencontres que nous avons initiées dans les départements ministériels pour leur expliquer l’effet protecteur de cette pratique, ses intérêts par rapport à l’enrichissement illicite », a soutenu Seynabou Ndiaye Diakhaté. A l’en croire, depuis qu’ils ont commencé cette méthode qui consiste à communiquer de façon plus institutionnelle, plus pédagogique, ils ont enregistré un important taux de déclarations.

Nd. M. SECK

La caserne général Waly Faye de Fatick a abrité, jeudi dernier, la traditionnelle cérémonie de fin de formation de la huitième promotion des élèves gradés et de la 49ème promotion des élèves gendarmes, d’après une note reçue à la rédaction hier.

La sortie de promotion a été présidée par Augustin Tine, ministre des Forces Armées, en présence du général de division Cheikh Guèye, chef d’état-major général des armées, du général de division Meissa Niang, Haut-commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, et de plusieurs autorités civiles et militaires. Les deux promotions à l’honneur, respectivement baptisées « feu maréchal des logis-chef Ngary Diagne » (pour la huitième promotion des élèves gradés) et « feu gendarme Boubacar Seydi » (pour la 49ème promotion des élèves gendarmes), viennent de boucler une année de formation.

Selon le communiqué, la huitième promotion des élèves gradés compte un effectif de 120 stagiaires dont 10 femmes. Ils sont soumis à une formation très riche en enseignements militaires et professionnels qui leur permettront de mieux appréhender les fonctions de chef de groupe dans les unités mobiles et d’adjoint dans les brigades territoriales. Quant à la 49ème promotion, elle est forte de 990 élèves gendarmes dont 58 filles et 63 éléments issus du concours direct. Ils sont recrutés sur la base des profils professionnels suivants : administrateurs de réseau, infirmiers d’Etat, électromécaniciens, électriciens, chimistes, génie civil, etc. « Les élèves gendarmes développent des aptitudes tactiques et techniques nécessaires au commandement d’un groupe de combat. Sur le plan professionnel, ils reçoivent également un enseignement de base qui leur permettra de tenir leur rôle de soldats de la loi et acteurs essentiels de la sécurité publique », précise le texte. Compte tenu de tout cela, le ministre des Forces Armées, Augustin Tine, a mis l’accent sur le sens de l’honneur qui doit constamment guider les comportements de ces sous-officiers. Il les a invités à s’approprier un certain nombre de valeurs comme le respect des droits humains. Cette année, de nombreux modules ont été au programme d’instruction, notamment la cybercriminalité, le terrorisme, la protection des droits de l’enfant, la radicalisation et les trafics de tous genres. Par ailleurs, des stages pratiques en intervention professionnelle et en police judiciaire avec le concours du Centre de perfectionnement de la gendarmerie mobile (Cpgm) et le Centre de nationale de police judiciaire (Cnpj) sont retenus pour la scolarité prochaine.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) a organisé, avant-hier, une table ronde sous le thème : publier et communiquer la recherche dans les études sur l’enfance. Outre les difficultés que rencontre le secteur de l’édition, des pistes de réflexions ont été dégagées pour la vulgarisation des œuvres.

D’emblée, le modérateur de la table ronde, le Dr Tatek Abebe, a défini la place que doit occuper l’enfant dans les recherches le concernant. Il a estimé que les enfants ne sont pas des objets de recherche. Mais plutôt des sujets qui ont la capacité de contribuer dans la production d’une connaissance qui leur est relative. Le vif du sujet a été abordé par la suite concernant les difficultés liées aux études sur l’enfance. Pour Dr Mélanie Jacquemin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), rendre efficace ces études est d’autant plus complexe qu’il y a très peu de chercheurs et de revues qui s’intéressent à l’enfant. « Les quelques rares revues qui sont spécialisées dans ce domaine publient en anglais. Pour une meilleure diffusion dans les contextes africains, il devrait y avoir des traductions en français et en portugais », a-t-elle suggéré. Le principal défi est donc d’essayer de toucher un large public en variant les supports pour les adapter aux décideurs politiques. Selon l’ancien représentant de l’Unicef au Sénégal, Ian Hopwood, il faut que les chercheurs étudient aussi les interrogations qui peuvent susciter l’attention de ceux qui définissent les politiques et allouent les ressources. « On ne peut pas prétendre faire de recherches sur l’enfance et ignorer comment sont élaborés les budgets et les lois que les Etats appliquent et qui concernent l’enfance. Les bonnes questions doivent être posées », a-t-il martelé.

Le directeur du programme des publications de ladite structure, Dr Divine Fuh, a appelé les universitaires du continent à s’approprier la question de l’enfant africain, parce qu’ils sont les mieux indiqués pour porter leurs voix. « En Afrique, le terrain des études sur l’enfance est très riche », a-t-il lancé pour inviter les chercheurs à davantage innover sur les sujets. Pour sa part, ladite structure par la voix de son directeur exécutif a manifesté son engagement à accompagner les chercheurs dans la vulgarisation des travaux sur l’enfance. « Nous sommes parmi les rares éditeurs à publier par engagement. Plusieurs fois, on a édité des ouvrages que d’autres maisons », s’est-il désolé notifiant par ailleurs, le peu de ressources dont ils disposent. Dans les échanges, la proposition d’impliquer des praticiens de l’éducation a été soumise. Convaincus de la pertinence de l’idée, les panelistes l’ont adoptée en vue de recherches inclusives pour l’intérêt supérieur de l’enfance.

Assane FALL (stagiaire)

SIMPLIFIER LA PUBLICATION ACADÉMIQUE
Pour se rapprocher du monde de l’enfant, Mélanie Jacquemin préconise une approche artistique. « En France, des thèses de doctorat sont adaptées en bandes dessinées avec un vocabulaire plus accessible aux plus petits », a-t-elle expliqué. Elle propose ainsi de faire la même chose en Afrique. Selon elle, publier et communiquer la recherche sur l’enfance devraient se faire selon une démarche inclusive pour le respect de l’intégrité et une traduction juste de vraies difficultés auxquelles l’enfant est confronté. Parce que, dit-elle, « il faut que l’on prenne en compte que ce ne sont pas ces enfants qui iront lire nos travaux académiques pour savoir ce que nous avons écrit ». Elle a aussi invité à faire des Web documentaires sur les écrits qui se rapportent au thème de l’enfance afin de faciliter la compréhension pour les profanes.

A. F. (stagiaire)

Les armes, à elles seules, ne sauraient suffire pour juguler l’extrémisme violent qui fait beaucoup de ravages, surtout en Afrique. C’est ce qu’ont compris les forces de défense et de sécurité de la région qui, en conclave à Dakar (du 09 au 10 octobre), explorent l’approche basée sur la prévention pour anéantir le phénomène.

Chercher des voies et moyens pour prévenir la violence, en particulier l’extrémisme violent en Afrique. C’est l’exercice auquel s’adonnent depuis hier une soixantaine d’éléments des forces de défense et de sécurité venus de pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, anglophones et francophones. Cette rencontre vise à mieux comprendre les enjeux de la prévention, en facilitant notamment le partage des approches conceptuelles et l’échange de pratiques pour construire une vision partagée de la prévention de l’extrémisme violent en Afrique.

Organisé par le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), en partenariat avec le Département fédéral des affaires étrangères (Dfae) de la Suisse, l’atelier s’inscrit dans la mouvance de l’initiative des Conversations régionales pour la prévention de l’extrémisme violent (éditions 2016 et 2017 organisées à Dakar et à N’Djamena par Unowas, l’International peace institute et le Dfae) et du Forum international de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique de décembre 2016. Selon Demba Diouf, directeur de cabinet du ministre des Forces armées qui a présidé l’ouverture de la rencontre, les jeunes qui représentent plus de la moitié de notre population avec 56% ayant moins de 20 ans, vulnérables et instrumentalisés, sont devenus les acteurs majeurs de la violence et de la criminalité.

« Pour répondre à cela, des efforts substantiels ont été déployés par les forces de défense et de sécurité. Leurs interventions ont eu pour effet la limitation de l’expansion des groupes djihadistes et la sécurisation d’une bonne partie de notre sous-région même si nous convenons que l’approche uniquement sécuritaire est insuffisante pour contrer durablement la violence et la menace extrémiste », a declaré Demba Diouf. A l’en croire, l’objectif de l’atelier, qui est de prévenir la violence et l’extrémisme violent, s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat déclinée dans le Plan Sénégal émergent (Pse) à travers le pilier « Paix et Bonne gouvernance ». Il répond également, a-t-il ajouté, à l’approche globale du concept de défense et de sécurité nationale et concourt à la mise en œuvre du Plan d’actions pour la prévention de l’extrémisme violent du secrétaire général de l’Onu. Pour le directeur général du Cheds, la mission de protection donnée aux forces de défense et de sécurité ne se situe pas seulement à un niveau de réaction. Elle s’inscrit également et surtout dans une démarche d’anticipation qui en garantit la rapidité et l’efficacité. « L’extrémisme violent utilise depuis toujours un procédé singulier visant à diffuser la terreur et saper la confiance dans l’Etat et les forces chargées de protéger les populations. Les réponses sécuritaires, qui sont bien entendues indispensables, peinent cependant à contrer la menace même si nous pouvons nous féliciter d’avoir pu maintenir l’intégrité des territoires africains », a estimé le général de brigade Paul Ndiaye. Selon lui, le réalisme impose de convenir qu’un seul type de solution ne saurait répondre à un problème multifactoriel. La prise en compte d’autres méthodes reposant sur d’autres concepts s’avère dès lors nécessaire.

Ndiol Maka SECK

Mille cinq cent soixante-onze (1.571) individus interpellés, 1,450 kg, 146 cornets et 03 joints de chanvre indien saisis, 295 autos, 464 motos et 17 véhicules hippomobiles mis en fourrière, 1193 pièces confisquées. Tel est le résultat des opérations de grande envergure menée par la police nationale sur l’étendue du territoire nationale les 06, 07 et 08 octobre 2017, selon un communiqué du bureau des relations publiques de l’institution. Ceci, précise-t-il, sur instruction de son directeur général, l’inspecteur général de police Oumar Mal. Les individus ont été interpellés pour diverses raisons : vérification d’identité, ivresse publique et manifeste, détention, trafic, usage, offre et cession de chanvre indien, outrage à agents et refus d’obtempérer, vol avec violences, détention d’armes blanches, violences et voies de fait, détention et usage de produits cellulosiques, vente illégale de produits cellulosiques, etc.

Nd. M. SECK

Chaque année, durant l’hivernage, certains quartiers de Touba sont confrontés à un sérieux problème d’évacuation des eaux pluviales. Face à cette situation, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké a envoyé 1111 disciples pour venir en aide aux populations de la ville du mouridisme.

Sous la supervision de son fils aîné Serigne Ousmane Mbacké, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké a ainsi demandé aux talibés de rallier Touba depuis dimanche pour venir en aide aux sinistrés. Le travail de drainage des eaux pluviales a débuté par le site Darou Khoudouss qui fera peau neuve après deux jours de dur labeur.  Selon le communiqué reçu à la rédaction, l’équipe s’est ensuite déployée au niveau du quartier de Ndamatou qui était la zone la plus touchée avec des rues entièrement sous les eaux et plus de 160 maisons inondées. Ce sera avec un matériel rudimentaire, composé de sceaux, de pelles et de quelques motopompes que les bonnes volontés arriveront à débarrasser les eaux hors des maisons pour les drainer vers les canalisations. C’est finalement ce vendredi 6 octobre que le travail a pris fin. D’après la note, les populations ont exprimé leur reconnaissance et leur gratitude à Cheikh Ahmadou Kara Mbacké. En  réalité, cette situation pose encore, l’acuité du problème d’assainissement de la ville Touba et l’inexistence de canalisation dans cette zone de Ndamatou.   

S. M. S. Cissé

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