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Société & Faits divers (3163)

Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, a organisé, hier à Dakar, un séminaire sous-régional portant sur  le thème: «L’espace religieux sahélien face aux mutations géopolitiques». Cette rencontre de haut niveau a permis aux différents acteurs de passer en revue cette thématique actuelle.

L’extrémise violent reste une préoccupation de nombreux acteurs de la sous-région. Plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel font aujourd’hui face à la recrudescence et à la flambée d’actes extrémistes aux conséquences néfastes. C’est ce qui justifie l’intérêt du séminaire sous-régional organisé hier par Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer. Le thème de la rencontre « L’espace religieux sahélien face aux mutations géopolitiques » a réuni chercheurs de divers horizons, société civile, représentants des Etats, acteurs religieux, diplomates et universitaires.

Selon le directeur de Timbuktu Institute, Bakary Sambe, par ailleurs coordonnateur de l’Observatoire de radicalismes et conflits religieux en Afrique, la crise qui sévit au Mali et qui a eu des conséquences aussi bien au Niger qu’au Burkina Faso a mis le fait religieux au centre de toutes les préoccupations. Aujourd’hui, a-t-il laissé entendre, la logique d’influence a supplanté la logique de puissance. « De plus en plus, les modèles religieux dont dispose l’Afrique sont concurrencés voire combattus par le biais d’autres idéologies venant d’autres pays qui participent à la déstructuration de nos sociétés en plus des questions de sécurité que nous avons ». La  poussée phénoménale du « wahabisme » au Mali et la dualité du champ religieux au  Niger, au Sénégal et dans d’autres régions s’inscrivent dans ce sens », a indiqué Bakary Sambe, qui a magnifié l’initiative prise par son Institut, en rapport avec la Fondation Konrad Adenauer pour « anticiper sur les éventuelles retombées de cette concurrence des modèles religieux venant du Moyen-Orient et de voir comment celle-ci pourrait avoir un effet sur nos sociétés et sur le modèle de cohésion social propre à nos différents pays ». C’est pour ces raisons que M. Sambe a conseillé aux Etats d’anticiper sur ces questions.

Formulation de recommandations opérationnelles

«Il faudrait absolument que l’on évite à ce que notre continent redevienne un terrain de jeux d’influences tel que cela a été le cas pendant la guerre froide où nos pays étaient de simples instruments diplomatiques, d’outils d’influences à la main de puissances qui n’ont pas le même agenda que nous. Sur ce, nous devons dans ce moment de l’histoire très critique pour nos pays, voir dans quelle mesure nous pouvons anticiper, faire de la prospective et positionner nos discours en vue d’éviter à l’Afrique d’être un continent de consommateur d’idéologies », a-t-il recommandé. Pour ce faire, trois sous-thèmes ont été abordés au cours de cette rencontre. Ils ont respectivement porté sur « Concurrence des modèles religieux au Mali : quelle influence des modèles religieux au Moyen Orient ? » ; «L’influence des pays du Golf sur le champ islamique au Niger » ; « Le Sahel, nouveau terrain de jeux d’influences entre puissances occidentales et monarchies arabes ». Pour le premier sous-thème, le Dr Aly Tounkara du Mali a précisé que l’Islam est pluriel de par ses fondements avant d’évoquer le cas de son pays où il a relevé l’intérêt des « salafistes » vis-à-vis de l’offre politique malienne. Selon lui, les populations maliennes accordent peu d’importance à l’élite politique. Aujourd’hui, a-t-il fait savoir, ce sont les religieux qui ont récupéré cette légitimité.

« Le débat autour du code de la famille, l’accès à l’éducation, à la santé, etc., sont autant de demandes sociétales que ces organisations tentent de satisfaire, rendant difficile la tâche à l’élite politique. D’où l’intérêt de ce séminaire qui va permettre aux différents acteurs de dégager des pistes pouvant aboutir à la formulation de recommandations opérationnelles susceptibles d’orienter les décideurs sur la nécessité de mettre en place des politiques allant dans le sens d’une meilleure prise en compte de la question religieuse au regard des mutations géopolitiques que connaissent les pays du Sahel.

Tata SANE

 

Du 22 au 26 mars, près de 1.000 personnes ont été arrêtées selon le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Il rencontrait, hier, la presse au cours d’un déjeuner, en compagnie de la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Les patrouilles qui seront désormais de rigueur visent à protéger les populations de toute agression.

La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a décidé d’assumer pleinement la mission que lui a confiée le Chef de l’Etat : la protection des enfants contre la maltraitance et toutes autres formes d’exploitation dont celles liées à la mendicité. Cela, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Un département qui n’a pas lésiné sur les moyens autant humains que matériels pour mettre fin à la psychose qui s’est emparée des citoyens qui ne vivent plus du sommeil du juste à cause des rapts et meurtres d’enfants qui sévissent dans le pays. En témoigne les statistiques données hier par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Il a révélé que du 22 au 26 mars, « près de 1.000 personnes ont été arrêtées dans les grandes villes telles que Dakar et sa banlieue, Kaolack, Touba, Saint-Louis et Thiès ». Et de préciser : « Nous ne voulons pas que cela soit des actions sporadiques, mais étalées dans le temps, de jour comme de nuit. La Police a réceptionné une vingtaine de véhicules». Concernant les meurtres d’enfants, Aly Ngouille Ndiaye a indiqué que ces 3 derniers mois, on a enregistré trois cas : la fillette de Mbao violée et tuée, Fallou Bâ à Touba Keur Niang et Fallou Diop à Rufisque. « Les investigations sont en cours pour trouver les auteurs de ces faits », a rassuré le ministre. Toutefois, a-t-il indiqué, « des cas assimilés à des canulars ou non avérés sont signalés aux services de l’ordre ». « Hier, on nous a signalé une personne vers Tambacounda et la population en furie était partie à ses trousses, alors qu’on lui avait confié un talibé. Il faut que les gens sachent raison garder », a-t-il dit.

Selon M. Ndiaye, ce phénomène qui n’est pas nouveau ne peut pas être lié à des compétitions électorales. « J’avoue qu’objectivement, c’est peut être difficile de le lier à des élections. Ce phénomène ne concerne pas seulement le Sénégal.

Près de 4.000 agents seront recrutés
Nous voyons des cas avérés dans la sous-région. Je ne suis pas sûr qu’on ait tous le même calendrier électoral, peut-être que c’est une coïncidence», a-t-il déclaré. Selon lui, certaines personnes peuvent s’adonner à des actes pour des questions de fétichisme. «Ces croyances sont encore là », a-t-il reconnu.

«Si des gens sont pris en flagrant délit, ils seront jugés en Cour d’Assises, parce qu’il s’agit de cas de meurtres», a indiqué Aly Ngouille. Le ministre de l’Intérieur a plaidé pour que les enfants soient souvent accompagnés. Il a aussi informé que cinq sites sont identifiés pour la construction de commissariats dans la banlieue de Dakar. Par ailleurs, cette année, près de 3.000 agents de la Police et de la Gendarmerie sont à recruter, sans compter 1.000 autres auxiliaires de Police. Tout cet effort vise à rassurer les populations.  S’agissant du retrait des enfants de la rue, il a noté que ce n’est pas une affaire de marabout. «Certains de ces enfants ne peuvent même pas réciter correctement des versets coraniques», a-t-il regretté, tout en ajoutant qu’en ce qui concerne les déficients mentaux, «des dispositions spéciales seront prises». Le ministre s’est félicité du professionnalisme de ses services qui viennent d’arrêter, au Sénégal, un cas de cybercriminalité souligné à l’échelle de la sous-région. S’agissant du retour de la peine de mort comme le souhaite un responsable politique, il a déclaré : «Le monde est en avance, on ne peut pas retourner en arrière et je ne pense que cela soit la solution».

 

Démarrage du plan de retrait des enfants aujourd’hui

Lors de la rencontre d’hier, la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a souligné que le plan de retrait démarre demain (Ndlr : aujourd’hui), en collaboration avec les ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé et de la Gouvernance territoriale.

Mme le ministre dit avoir été sur le terrain pour évaluer l’état des lieux du plan de retrait des enfants. A cet effet, elle a rencontré les acteurs : familles religieuses, maîtres coraniques, talibés… «Nous avons identifié les goulots d’étranglement et nous sommes arrivés à un schéma qui pourrait répondre à nos attentes. Nous allons procéder à une seconde phase qui est une continuité à la première. Nous sommes dans une coordination. Mutualisons nos efforts pour réussir le retrait qui se fera de façon progressive», a-t-elle expliqué. « Je crois que dès demain (Ndlr : aujourd’hui), nous allons vous donner des chiffres du retrait effectué », a-t-elle ajouté. Mme Diop a expliqué qu’il existe des enfants qui sont en rupture avec leurs familles.

Dans tous les cas, le tri permettra d’orienter les “talibés” vers les «daaras» et les autres vers les centres d’accueil, en attendant de faire des investigations et les retourner à leurs familles respectives. La ministre reste convaincue que l’Etat ne peut pas se substituer aux parents et ces derniers ne doivent pas fuir leurs responsabilités, même si l’Etat doit venir en appoint. Pour une meilleure campagne, des émissions radiophoniques communautaires sont prévues afin de rappeler le rôle des parents et maîtres coraniques. Ce travail se fera avec un budget mis en place et le soutien des partenaires techniques et financiers.

Mme Guèye a raconté toute la peine qu’elle a ressentie du fait de la presse et des réseaux sociaux qui ont soutenu qu’elle est « insensible » à la mort de Fallou Diop. « Pour le cas de Fallou Diop, on a raconté que j’étais insensible à sa mort. Nul n’est mieux sensible que moi qui ai perdu mon fils dans des circonstances vraiment dramatiques pour comprendre la douleur de cette maman», a-t-elle raconté. « C’est à cause de cette presse que je ne suis pas partie présenter mes condoléances à la famille éplorée. Je voulais résister à cette pression. J’ai tenu le coup », a-t-elle confié. En revanche, Mme la ministre s’est rendue à Keur Barka (Kaolack) pour partager les moments d’amertume avec des familles de deux “talibés” décédés. « Aller  à Rufisque ne pourrait constituer un obstacle», s’est défendue la ministre.

 

Aly Ngouille Ndiaye sur les agents de l’Asp : «Ils n’ont pas le droit de verbaliser les usagers»

« Les Asp n’ont pas le droit de demander des permis aux usagers de la route. Nous les avons rappelés à l’ordre. Parce que ce n’est pas leur rôle. C’est aux policiers de faire les verbalisations », a tenu à préciser, hier, le ministre de l’Intérieur interpellé par un journaliste sur la question.                               

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Du 22 au 26 mars, près de 1.000 personnes ont été arrêtées selon le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Il rencontrait, hier, la presse au cours d’un déjeuner, en compagnie de la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Les patrouilles qui seront désormais de rigueur visent à protéger les populations de toute agression.

La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a décidé d’assumer pleinement la mission que lui a confiée le Chef de l’Etat : la protection des enfants contre la maltraitance et toutes autres formes d’exploitation dont celles liées à la mendicité. Cela, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Un département qui n’a pas lésiné sur les moyens autant humains que matériels pour mettre fin à la psychose qui s’est emparée des citoyens qui ne vivent plus du sommeil du juste à cause des rapts et meurtres d’enfants qui sévissent dans le pays. En témoigne les statistiques données hier par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Il a révélé que du 22 au 26 mars, « près de 1.000 personnes ont été arrêtées dans les grandes villes telles que Dakar et sa banlieue, Kaolack, Touba, Saint-Louis et Thiès ». Et de préciser : « Nous ne voulons pas que cela soit des actions sporadiques, mais étalées dans le temps, de jour comme de nuit. La Police a réceptionné une vingtaine de véhicules». Concernant les meurtres d’enfants, Aly Ngouille Ndiaye a indiqué que ces 3 derniers mois, on a enregistré trois cas : la fillette de Mbao violée et tuée, Fallou Bâ à Touba Keur Niang et Fallou Diop à Rufisque. « Les investigations sont en cours pour trouver les auteurs de ces faits », a rassuré le ministre. Toutefois, a-t-il indiqué, « des cas assimilés à des canulars ou non avérés sont signalés aux services de l’ordre ». « Hier, on nous a signalé une personne vers Tambacounda et la population en furie était partie à ses trousses, alors qu’on lui avait confié un talibé. Il faut que les gens sachent raison garder », a-t-il dit.

Selon M. Ndiaye, ce phénomène qui n’est pas nouveau ne peut pas être lié à des compétitions électorales. « J’avoue qu’objectivement, c’est peut être difficile de le lier à des élections. Ce phénomène ne concerne pas seulement le Sénégal.

Près de 4.000 agents seront recrutés
Nous voyons des cas avérés dans la sous-région. Je ne suis pas sûr qu’on ait tous le même calendrier électoral, peut-être que c’est une coïncidence», a-t-il déclaré. Selon lui, certaines personnes peuvent s’adonner à des actes pour des questions de fétichisme. «Ces croyances sont encore là », a-t-il reconnu.

«Si des gens sont pris en flagrant délit, ils seront jugés en Cour d’Assises, parce qu’il s’agit de cas de meurtres», a indiqué Aly Ngouille. Le ministre de l’Intérieur a plaidé pour que les enfants soient souvent accompagnés. Il a aussi informé que cinq sites sont identifiés pour la construction de commissariats dans la banlieue de Dakar. Par ailleurs, cette année, près de 3.000 agents de la Police et de la Gendarmerie sont à recruter, sans compter 1.000 autres auxiliaires de Police. Tout cet effort vise à rassurer les populations. S’agissant du retrait des enfants de la rue, il a noté que ce n’est pas une affaire de marabout. «Certains de ces enfants ne peuvent même pas réciter correctement des versets coraniques», a-t-il regretté, tout en ajoutant qu’en ce qui concerne les déficients mentaux, «des dispositions spéciales seront prises». Le ministre s’est félicité du professionnalisme de ses services qui viennent d’arrêter, au Sénégal, un cas de cybercriminalité souligné à l’échelle de la sous-région. S’agissant du retour de la peine de mort comme le souhaite un responsable politique, il a déclaré : «Le monde est en avance, on ne peut pas retourner en arrière et je ne pense que cela soit la solution».

Serigne Mansour Sy CISSE

DÉMARRAGE DU PLAN DE RETRAIT DES ENFANTS AUJOURD’HUI
Lors de la rencontre d’hier, la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Mme Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a souligné que le plan de retrait démarre demain (Ndlr : aujourd’hui), en collaboration avec les ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé et de la Gouvernance territoriale.

Mme le ministre dit avoir été sur le terrain pour évaluer l’état des lieux du plan de retrait des enfants. A cet effet, elle a rencontré les acteurs : familles religieuses, maîtres coraniques, talibés… «Nous avons identifié les goulots d’étranglement et nous sommes arrivés à un schéma qui pourrait répondre à nos attentes. Nous allons procéder à une seconde phase qui est une continuité à la première. Nous sommes dans une coordination. Mutualisons nos efforts pour réussir le retrait qui se fera de façon progressive», a-t-elle expliqué. « Je crois que dès demain (Ndlr : aujourd’hui), nous allons vous donner des chiffres du retrait effectué », a-t-elle ajouté. Mme Diop a expliqué qu’il existe des enfants qui sont en rupture avec leurs familles.

Dans tous les cas, le tri permettra d’orienter les “talibés” vers les «daaras» et les autres vers les centres d’accueil, en attendant de faire des investigations et les retourner à leurs familles respectives. La ministre reste convaincue que l’Etat ne peut pas se substituer aux parents et ces derniers ne doivent pas fuir leurs responsabilités, même si l’Etat doit venir en appoint. Pour une meilleure campagne, des émissions radiophoniques communautaires sont prévues afin de rappeler le rôle des parents et maîtres coraniques. Ce travail se fera avec un budget mis en place et le soutien des partenaires techniques et financiers.

Mme Guèye a raconté toute la peine qu’elle a ressentie du fait de la presse et des réseaux sociaux qui ont soutenu qu’elle est « insensible » à la mort de Fallou Diop. « Pour le cas de Fallou Diop, on a raconté que j’étais insensible à sa mort. Nul n’est mieux sensible que moi qui ai perdu mon fils dans des circonstances vraiment dramatiques pour comprendre la douleur de cette maman», a-t-elle raconté. « C’est à cause de cette presse que je ne suis pas partie présenter mes condoléances à la famille éplorée. Je voulais résister à cette pression. J’ai tenu le coup », a-t-elle confié. En revanche, Mme la ministre s’est rendue à Keur Barka (Kaolack) pour partager les moments d’amertume avec des familles de deux “talibés” décédés. « Aller à Rufisque ne pourrait constituer un obstacle», s’est défendue la ministre.

S. M. S. CISSE

C’est demain que les membres du comité national de pilotage sur la migration vont procéder à l’adoption et à la validation du plan d’action sur la politique nationale de migration au Sénégal.

Cette réunion, qui sera présidée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, verra la participation de plusieurs autres membres dudit comité provenant notamment des ministères impliqués dans la gestion des migrations, des organisations de la société civile, des universités et centres de recherches et du secteur privé. Selon un communiqué reçu par « Le Soleil », avec un tel document, le Sénégal achève un processus initié en juillet 2015. «Cette politique nationale devant être validée demain est un signal fort adressé au Gouvernement et à l’Assemblée nationale en vue de son adoption et de son suivi, ainsi que vis-à-vis des acteurs et partenaires du Sénégal actifs sur les questions de migration (…)», lit-on dans le communiqué.

Ce document sur la politique nationale de migration est une initiative de la Direction du développement du capital humain (Ddch), de la Direction générale de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Le Fond de développement de l’Organisation internationale des migrations (Oim), ainsi que du Projet d’appui à la libre circulation des personnes et des migrations en Afrique de l’Ouest ont déjà apporté leur soutien financier et technique à ce document.

M. NDONG

Des acteurs du monde du travail, en provenance de 10 pays du continent africain, sont en formation de cinq jours à Dakar sur l’emploi et les politiques sociales.

Le Sénégal abrite, depuis hier, un atelier régional de formation sur l’emploi et les politiques sociales pour la promotion du travail décent en Afrique. Les participants à cette rencontre proviennent de dix pays africains. Ils vont, du 26 au 30 mars courant, bénéficier d’un renforcement de capacités sur l’élaboration des politiques d’emploi et sociales dans leurs pays respectifs. Cette session de formation va leur permettre d’améliorer leur base de connaissances sur le travail décent, les normes internationales du travail, les principes et droits fondamentaux au travail, le dialogue social et le tripartisme, la protection sociale, etc. Autant de thèmes qui seront développés par des experts du Bureau international du travail (Bit).

« Au terme de cette formation, vous serez en mesure d’identifier et de hiérarchiser les déficits du travail décent et d’élaborer un plan d’action pour remédier à ces déficits dans vos pays », a souligné François Murangira, représentant résident du Bit au Sénégal. « Les thèmes qui seront abordés au cours de cette formation revêtent une importance prioritaire, eu égard à la nécessité de placer le travail décent au cœur des stratégies, politiques et programmes de développement des pays africains », a indiqué le ministre du Travail Samba Sy lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier de formation. Selon lui, il y a un déficit de travail décent en Afrique, un continent où la question de l’emploi est aussi un défi à relever.

C’est pourquoi, a ajouté Samba Sy, le Sénégal a fait de la lutte contre le chômage et le sous-emploi des jeunes une priorité. « Après avoir été pendant longtemps une dimension implicite des politiques de développement, les nouvelles politiques et autres programmes d’emploi sont bâtis selon une approche basée sur l’amélioration de l’information sur le marché du travail et des stratégies alternatives d’insertion et d’inclusion accordant une large place à l’entreprenariat et à l’auto-emploi », a-t-il fait savoir. Selon lui, des structures comme l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), la délégation générale à l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes, les Domaines agricoles communautaires (Dac) ont été créées pour « rendre plus accessible l’information sur le marché du travail et sur les mécanismes de création et de financement d’entreprises ou d’activités génératrices de revenus ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le mouvement « Hlm en marche » a organisé une journée « set-setal » dans les artères des Hlm. Son président Abdoulaye Diouf, qui a rendu visite, hier, au quotidien national le « Soleil » pour présenter son association, s’est félicité des actions menées dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité.

Selon Abdoulaye Diouf, les populations des Hlm ont répondu massivement à son appel de même que les autorités de l’Unité de coordination des déchets (Ucg) venues avec trois camions une équipe d’une quarantaine de membres. Grâce à cette action, « Hlm en marche » a enlevé toutes les ordures et les gravats qui étaient dans les rues de cette commune de la région de Dakar. Le slogan du mouvement dirigé par Abdoulaye Diouf est : « Cité prospère, propre et verte ». Ainsi, pour faire des Hlm cadre salubre, le mouvement qu’il dirige veut dérouler dans toute la zone une campagne de sensibilisation sur le civisme pour amener les populations à changer de comportement.

D’après Abdoulaye Diouf, le nettoyage seul ne suffit pas. Il veut, devant chaque maison et tout le long des quartiers, qu’il y ait des poubelles pour permettre aux populations de déposer leurs ordures dans ces bacs en attendant le passage des camions de ramassage. Abdoulaye Diouf qui est un ancien émigré de retour après un périple qui l’a mené en Italie et en Allemagne veut conscientiser les jeunes de son quartier Hlm par rapport à la prise en charge de la question des déchets. « Je veux que Hlm soit le Stockholm (capitale de la Suède) du Sénégal. Je veux aussi que les jeunes du quartier apprennent les métiers verts comme l’agro-écologie. Nous misons aussi sur la formation professionnelle et l’éducation des jeunes du quartier », informe M. Diouf.

Aussi, « Hlm en marche» veut s’investir dans le social en installant dans le quartier un « centre du cœur » qui, chaque jour, va donner le petit-déjeuner ou le déjeuner aux personnes nécessiteuses. « Ce centre est mon plus grand rêve comme cela se fait en Europe », dit-il. Le mouvement veut prendre à bras le corps tous les maux dont souffrent les Hlm. Jadis un quartier paisible, les Hlm, au fil du temps, sont devenues, selon Abdoulaye Diouf, un « ghetto » du fait de la forte démographie et de l’avancée du marché. « Si le marché n’est pas délimité, les Hlm vont bientôt disparaître », avertit M. Diouf.

Après la création du mouvement « Hlm en marche» le 17 février 2017, Abdoulaye Diouf veut procéder à son lancement officiel le 5 mai prochain. A l’occasion, plusieurs thématiques seront abordées, notamment l’employabilité et l’entreprenariat des jeunes, l’immigration clandestine, le retour volontaire et la réinsertion des émigrés. Ainsi, Abdoulaye Diouf appelle l’Organisation internationale des migrants (Oim), la coopération italienne et Proplast industries à l’accompagner pour la tenue de cette journée.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le week-end a été mouvementé pour certains habitants de « Route de Dakar 2 » de Thiès où de nombreuses constructions ont été démolies. L’opération n’est pas du goût de bon nombre de personnes concernées. Ont-elles tout de go accusé une société immobilière de la place d’être l’auteure de leur malheur.

Les habitants «Route de Dakar 2» de Thiès ont été réveillés par le bruit des bulldozers samedi dernier. Ces engins lourds et puissants, positionnés dès les premières heures de la matinée, sont entrés en action et ont démoli près d’une centaine de maisons en construction sur ledit site. Les routeurs, munis de chenilles et d’une large lame mobile à l’avant, ont réduit les constructions en amas de gravats et de fer. Impuissants face à ces mastodontes, certains ont regardé leur bâtiment s’écrouler comme un château de cartes. L’un d’entre eux, Abdoulaye Diallo, n’a pas cherché midi à quatorze heures pour accuser une société immobilière de la place.

«La Soprim est responsable de ce qui nous arrive. Pourtant, nous avons occupé ce site bien avant qu’elle n’arrive ici en 1998 avec un bail. Nous ne savons même pas où commence et où se termine le titre dont elle est attributaire. Nous sommes allés à deux reprises devant la justice. Elle a gagné les procès. Mais, en tant que premiers occupants, c’est nous qui avons viabilisé ce site en y amenant l’eau, l’électricité, etc. Nous ne pouvons pas accepter que la Soprim se lève un bon matin pour venir démolir nos maisons sans aucune sommation», a argumenté Abdoulaye Diallo. En tout cas, à «Route de Dakar 2», plusieurs familles ont déjà fini de construire et de s’installer sans être inquiétées.

L’opération n’a concerné que des maisons en construction et d’autres déjà réalisées mais inhabitées. «Avant d’attribuer des terrains à des sociétés immobilières, les services compétents devaient, au préalable, chercher à savoir s’il y a des gens qui se sont déjà installés sur le site ou pas. Nous sommes des Sénégalais et avons droit au foncier. Nous n’accepterons pas que l’on nous déleste de ces terrains pour les donner à des privés qui vont les revendre et encaisser l’argent. Ce qui est choquant, c’est que nous n’avons pas été informés de l’opération. Mais, nous ne nous laisserons pas faire», a menacé Abdoulaye Diallo.

« Pas de sommation »
Bakary Cissé, président du collectif mis en place par les 387 personnes concernées par ce litige foncier, a rappelé qu’au premier jugement, le tribunal avait ordonné l’expulsion dans 40 parcelles au profit de la Soprim. «C’est lorsque nous avons fait appel de ce jugement que le juge d’appel a ordonné l’expulsion de tout le monde. Nous avons l’arrêt, mais nous n’avons jamais reçu une sommation interpellative pour démolition. Ce qui devrait en principe être fait», a estimé Bakary Cissé, plus modéré. Selon lui, la Soprim avait même initié des négociations avec les premiers occupants du site pour qu’ils payent et conservent leurs terrains. Des prix avaient même été proposés.

«Nous ne refusons pas de payer. Nous étions dans les discussions. Mais, c’est inélégant de venir un matin, sans avertissement, pour démolir nos constructions», a-t-il déploré. Revenant sur la genèse de cette affaire, il a renseigné que «la Soprim qui, au début, disposait de 29 hectares en bordure de la route nationale, avait battu en retraite face à la mobilisation des populations de là-bas. C’est ensuite qu’elle a jeté son dévolu ici, obtenant le bail en 2013 et l’autorisation de construire en 2007. C’est donc faux quand elle dit qu’elle a un titre foncier qui date de 1998», a-t-il fait noter sur fond de réserves. Une rencontre est prévue demain avec le maire de Thiès-Ouest, Aliou Sow, présent sur les lieux pour constater les dégâts.

Ndiol Maka SECK

... ET AU FOIRAIL DE YARAKH : LA COLÈRE DES PROPRIÉTAIRES DE CANTINES
Les occupants du foirail des petits ruminants de Yarakh sont en colère. Des cantines de vente d’aliments de bétail et une pharmacie vétérinaire installées à l’intérieur ont été démolies. Leurs propriétaires, qui crient au scandale, ont déposé une plainte.

Une pharmacie vétérinaire, des magasins de vente d’aliment de bétail et autres lieux rasés à l’intérieur même de la Seras exaspèrent une bonne partie des éleveurs qui occupent les lieux. Ils l’ont fait savoir hier au cours d’une conférence de presse tenue à l’intérieur du foirail des petits ruminants. En effet, c’est samedi matin que cette opération de démolition de cantines nichées à l’intérieur du foirail des petits ruminants (Seras) a eu lieu sous les regards impuissants d’éleveurs qui ont tous affirmé ne pas comprendre la motivation réelle de cette opération.

«Je suis le propriétaire du cabinet vétérinaire que j’ai ouvert sur la base d’une autorisation que j’ai reçue en bonne et due forme», a soutenu Mamadou Yaya Bâ, propriétaire de la pharmacie vétérinaire démolie. «Comment peut-on concevoir un foirail sans pharmacie vétérinaire, ni cantine de vente d’aliment de bétail ?», s’interroge-t-il. M. Bâ a expliqué que le préjudice globalement subi par les propriétaires de cantines démolies s’évalue à plusieurs millions de FCfa. Par voie de conséquence, lui et ses camarades infortunés ont décidé de faire constater les faits par un huissier.

Après quoi, une plainte sera déposée pour que ceux qui ont été lésés soient rétablis dans leurs droits. Abondant dans le même sens, un autre responsable répondant au nom de Abdou Diop en a appelé à l’intervention des autorités étatiques dans le sens d’indemniser ceux qui ont subi des dommages, mais aussi à la réinstallation des propriétaires de cantines délogés.

Abdou DIOP

Les occupants du foirail des petits ruminants de Yarakh sont en colère. Des cantines de vente d’aliments de bétail et une pharmacie vétérinaire installées à l’intérieur ont été démolies. Leurs propriétaires, qui crient au scandale, ont déposé une plainte.

Une pharmacie vétérinaire, des magasins de vente d’aliment de bétail et autres lieux rasés à l’intérieur même de la Seras exaspèrent une bonne partie des éleveurs qui occupent les lieux. Ils l’ont fait savoir hier au cours d’une conférence de presse tenue à l’intérieur du foirail des petits ruminants. En effet, c’est samedi matin que cette opération de démolition de cantines nichées à l’intérieur du foirail des petits ruminants (Seras) a eu lieu sous les regards impuissants d’éleveurs qui ont tous affirmé ne pas comprendre la motivation réelle de cette opération.

«Je suis le propriétaire du cabinet vétérinaire que j’ai ouvert sur la base d’une autorisation que j’ai reçue en bonne et due forme», a soutenu Mamadou Yaya Bâ, propriétaire de la pharmacie vétérinaire démolie. «Comment peut-on concevoir un foirail sans pharmacie vétérinaire, ni cantine de vente d’aliment de bétail ?», s’interroge-t-il. M. Bâ a expliqué que le préjudice globalement subi par les propriétaires de cantines démolies s’évalue à plusieurs millions de FCfa. Par voie de conséquence, lui et ses camarades infortunés ont décidé de faire constater les faits par un huissier.

Après quoi, une plainte sera déposée pour que ceux qui ont été lésés soient rétablis dans leurs droits. Abondant dans le même sens, un autre responsable répondant au nom de Abdou Diop en a appelé à l’intervention des autorités étatiques dans le sens d’indemniser ceux qui ont subi des dommages, mais aussi à la réinstallation des propriétaires de cantines délogés.

Abdou DIOP

Serigne Thierno Bousso a été inhumé à Darou Marnane samedi dernier. Une foule de disciples l’a accompagné à sa dernière demeure. Il repose désormais sur un site accolé au mausolée de son père, Serigne Hafia Bousso. Décédé dans la soirée vendredi, Serigne Thierno Bousso a reçu les hommages de la grande communauté mouride qui l’a présenté comme «un homme d’une grande humilité, un disciple pieux et dévoué». Serigne Thierno Bousso, qui a accédé au khalifat de Serigne Mboussobé le 05 mars 2017, est décédé à l’âge de 97 ans. Il s’était inscrit dans l’orthodoxie mouride et n’œuvrait que pour l’unité et la solidarité entre frères musulmans. Des prières et cérémonies de récitals du Coran ont lieu à Guédé Bousso et dans d’autres lieux de culte pour le repos de son âme. Les autorités religieuses et administratives se relayent à son domicile pour présenter leurs condoléances à sa famille.

Mamadou DIEYE

La sécurité sera bientôt renforcée dans les communes de la banlieue dakaroise avec la construction, avant la fin de l’année, de cinq nouveaux commissariats. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, l’a rappelé au terme d’une tournée dans les communes concernées.

Bientôt la région de Dakar va recevoir cinq nouveaux commissariats de police opérationnels. L’annonce a été faite samedi dernier par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Aly Ngouille Ndiaye, au terme d’une visite qui l’a mené dans plusieurs communes de la banlieue dakaroise. «Il est vrai que les événements survenus ces derniers temps ont favorisé l’accélération du programme de construction de commissariats de police. Les procédures administratives sont pratiquement achevées et nous allons commencer la construction d’au moins cinq commissariats en urgence à Dakar», a révélé le ministre de l’Intérieur à Thiaroye, faisant allusion aux rapts d’enfants et autres séries de meurtres enregistrés dans les quartiers dakarois.

Pour Aly Ngouille Ndiaye, ces commissariats seront fonctionnels avant la fin de l’année. «Le délai de construction pour ces commissariats ne dépasse pas 6 mois (…) Normalement, ces commissariats que nous voulons faire dans les délais doivent être au maximum réceptionnés d’ici août à septembre 2018», a précisé Aly Ngouille Ndiaye, relevant la nécessité pour l’Etat et pour les entreprises sélectionnées de respecter leurs engagements. Outre Thiaroye, Yeumbeul, Keur Massar et Keur Mbaye Fall qui recevront ces commissariats, la ville de Rufisque est aussi concernée par ces infrastructures. «A Rufisque, nous allons non seulement construire deux commissariats mais, dans l’urgence, nous avons décidé de louer une villa pour abriter un commissariat en attendant de construire pour la police», a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye, qui a eu à visiter une villa de huit pièces située à Rufisque-Est.

Le terrain de basket de Gouye Mouride dans ladite commune (Rufisque-Est) a été choisi pour l’implantation du commissariat. L’ancien commissariat de police, près de la mairie de ville qui sera rasée, va abriter l’autre brigade à réaliser dans la vieille cité. Toutefois, selon le ministre de l’Intérieur, ces constructions de brigade de police seront accompagnées par un important renfort en ressources humaines pour lutter contre l’insécurité dans les quartiers. A cet effet, il a annoncé l’arrivée d’ici trois à quatre mois « de plus de 1.400 policiers qui seront en fin de formation à l’Ecole nationale de police».

Maguette NDONG

…ALY NGOUILLE NDIAYE SUR LES SITES RETENUS
Le ministre de l’Intérieur et de Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a visité les sites retenus pour la construction des nouveaux commissariats à Pikine, Guédiawaye et Rufisque. Cela entre dans le cadre d’un programme de renforcement de la sécurité intérieure, notamment dans la région de Dakar où sévit, ces derniers jours, un phénomène d’enlèvements d’enfants.

En réalité, il s’agit d’un programme mis en place bien avant et même évoqué lors du dernier vote du budget du ministère de l’Intérieur. Cependant, les récents cas d’enlèvements d’enfants ont favorisé son accélération. C’est ainsi que la construction en urgence d’au moins cinq commissariats à Dakar va démarrer. Les procédures administratives sont terminées et le budget déjà bouclé. Ce qui a fait dire au ministre que les travaux vont démarrer sans délai à Keur Mbaye Fall, Rufisque, Yeumbeul, Thiaroye, Keur Massar, Guédiawaye. A Thiaroye, Aly Ngouille Ndiaye a estimé que le commissariat construit sur un endroit inondable doit être transféré dans le camp militaire. C’est ainsi qu’en relation avec l’Apix, cette question est en train d’être étudiée.

A Rufisque, il est prévu la construction de deux commissariats. En attendant, le ministère va prendre en location une maison capable d’abriter un poste de police, le temps que la construction des deux nouveaux commissariats se termine. «Rufisque doit disposer d’un grand commissariat qui sera érigé sur le site de l’ancien commissariat aujourd’hui en état de délabrement et qui menace ruine. Le bâtiment sera complètement rasé et un autre reconstruit sur le site», a-t-il révélé. En outre, le maire de Rufisque-Est, Alby Ndoye, a mis un terrain à la disposition du ministère qui va y ériger un commissariat. Interrogé sur les délais prévus pour la livraison de ces nouveaux commissariats, Aly Ngouille Ndiaye a souligné que «la construction d’un commissariat peut durer quatre à six mois».

«Il faut cependant préciser qu’il s’agira d’un contrat que l’Etat va signer avec l’entreprise qui aura la charge de construire le commissariat. Si l’Etat respecte les paiements et l’entreprise les délais d’exécution, l’ouvrage sera prêt dans six mois», a-t-il expliqué.

Aly Ngouille Ndiaye a rappelé que la construction de postes de police ou de commissariats est une préoccupation de la quasi-totalité des communes. Et que certaines d’entre elles ont même inscrit dans leur budget un montant destiné à cela. «En cas de manifestation de phénomènes, comme les rapts d’enfants et autres, il est important que la population sente la présence de la police. La construction de ces nouveaux postes de police et commissariats va permettre cela», a-t-il conclu.

Abdou DIOP

Le rapport sur les «critères et conditions pour une gouvernance foncière rationnelle et durable» a été validé à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra). Il ressort de cette enquête que le mode dominant pour l’accès à la terre au Sénégal est l’héritage.

L’étude sur l’élaboration de «critères et conditions pour une gouvernance foncière rationnelle et durable par zone éco-géographique au Sénégal», fait ressortir que le mode dominant dans l’accès à la terre au Sénégal est l’héritage. Ce travail a été réalisé par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) et l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa). Financé par la Fao, il a été mené dans 42 départements du pays pour un total de 600 villages. Les résultats de l’étude ont été partagés lors d’un atelier de validation. 2.752 ménages ont été interrogés dans les zones concernées. Selon le coordonnateur de l’étude, le Dr Tamsir Mbaye, l’enquête a révélé que « la loi sur le domaine national de 1964, qui régit 95% des terres du pays, est incomprise par la majorité des acteurs».  

En effet, même si l’héritage reste le mode dominant, il y a d’autres modes d’accès au foncier dans ces zones, comme l’affectation et l’emprunt. La location des terres est aussi une pratique qui est de plus en plus exercée dans les localités parcourues par les enquêteurs de l’Ensa et de l’Isra. L’achat de terres, d’après l’étude, reste très faible au niveau national avec moins de 1% des ménages.

Même si l’accès dominant au foncier est donc l’héritage, les femmes sont souvent exclues de la cession. D’après l’étude, elles accèdent à la terre plus par affectation et emprunt. Les jeunes de moins de 35 ans sont aussi oubliés. Pour corriger ces manquements, le rapport recommande la réduction ou l’élimination de toutes les barrières sociales dans l’héritage des terres.

Exclure toute idée de marché du foncier
L’étude montre aussi qu’il y a une «connaissance faible des textes relatifs au foncier, des acteurs du foncier et des outils de gestion foncière. C’est pourquoi, dans ses recommandations, l’enquête propose une «amélioration du niveau de connaissances des textes relatifs au foncier» à travers la sensibilisation, l’information et la formation des différents acteurs. Le directeur général de l’Isra, le Dr Alioune Fall qui a présidé l’atelier de validation de cette étude, a rappelé que le président de la République, Macky Sall, a fait de la réforme foncière une priorité. En effet, les ressources foncières jouent un rôle important dans le développement économique du pays. Le Dr Alioune Fall a constaté que «les politiques, les législations et les règles de gestion actuelles ne semblent pas favoriser un accès équitable au foncier pour tous les acteurs».

Selon lui, une telle situation pourrait défavoriser certains groupes sociaux, compromettre la gestion durable des ressources foncières et, peut-être, celle de plusieurs formes de production, avec comme conséquences des répercussions pouvant s’étendre à la sécurité alimentaire et à la pauvreté des populations. Aujourd’hui, une réforme du foncier s’impose pour une gestion rationnelle et durable de la ressource. En attendant cette réforme, souligne le Dr Alioune Fall, l’Etat du Sénégal essaie de promouvoir «la coexistence entre l’agrobusiness et les exploitations familiales, en excluant toute idée de marché du foncier».

Tamsir Mbaye, coordonnateur du projet

«Réformer le foncier pour être en phase avec le développement socio-économique actuel»

Que peut-on retenir de l’étude sur l’élaboration de «critères et conditions pour une gouvernance foncière rationnelle et durable par zone éco-géographique au Sénégal» ?
Après cette étude, nous retenons principalement trois choses : une méconnaissance notoire des textes relatifs au foncier, des outils de gestion foncière et du foncier par les populations locales. On retient également que l’accès au foncier est difficile pour les femmes et les jeunes et que les répondants disposent de terres sans titre à 93%. Cette absence de document attestant de la propriété est un risque majeur pour eux dans une perspective de perte de terre. Il y a une corrélation forte entre la détention de titre et le risque de perte. L’autre élément est la sécurisation foncière qui n’est pas assurée au niveau rural pour beaucoup de répondants.
 
Est-ce à dire qu’une réforme foncière s’impose ?
Une réforme foncière s’impose parce que les lois qui régissent le foncier datent de 1964, principalement avec la loi sur le domaine national. Depuis, le Sénégal a connu une évolution notoire sur tous les plans. Ce qui fait qu’on doit réformer le foncier pour être en phase avec le développement socio-économique actuel et prendre en compte les défis actuels et futurs dans la perspective de cette réforme. Mais, cette réforme foncière devra prendre en compte les réalités socioculturelles du Sénégal et les besoins socio-économiques actuels surtout la place des femmes et des jeunes.

L’étude a montré que les femmes et les jeunes sont lésés dans l’accès au foncier. Que faut-il faire pour permettre à ces deux couches de disposer du foncier pour mener à bien leurs projets ?
Pour remédier à ce faible accès des jeunes et des femmes à la terre, il faudra juste appliquer les principes citoyens d’accès à la terre. La loi a un caractère général et impersonnel. Aussi bien l’homme que la femme, aussi bien le jeune que le vieux, l’accès à la terre leur permet de développer des activités socio-économiques pour leur bien-être.

L’accès dominant à la terre dans les zones que vous avez visitées est l’héritage. Que faire pour que les nationaux qui ont besoin de lancer des projets puissent accéder à la terre ?
Nous avons fait cette étude sur le plan scientifique. Aujourd’hui, la nécessité absolue est de revoir les modes de gestion d’accès et de sécurisation des terres pour le bénéfice exclusif du citoyen sénégalais. Il faut que se manifeste la volonté politique de prendre les mesures qui s’imposent pour faciliter l’accès au foncier à ces groupes. Mais, si on applique les textes, il ne doit pas y avoir de discrimination entre hommes et femmes, jeunes et vieux.

Dans le monde rural, il y a beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Cela est-il ressorti dans votre étude ?
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont bien ressortis dans l’étude et y occupent une place assez importante. 33% des répondants parlent de conflits liés à l’absence d’organisation spatiale. Il n’y a pas de cadastre rural ni de généralisation des plans d’affectation et d’occupation des sols qui feraient que l’organisation spatiale est discutée collectivement. A priori, quand c’est discuté collectivement, l’application des dispositions est plus facilitée.

Propos recueillis par
A. Ng. NDIAYE

 

Le Magal de Patar Sombel sera célébré dans la deuxième quinzaine du mois d’avril 2018. L’événement religieux, la 40e édition du genre, sera fêté sous l’égide du guide religieux Serigne Mawdo Diakhaté, actuel Khalife de son père feu Serigne Ndiakhate Diakhaté. Le village est situé dans la commune de Patar Lya (département de (Gossas). La seule préoccupation du khalife demeure l’électrification du village avant l’événement religieux.

Déjà, le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour une parfaite organisation et la réussite du Magal devenu, ces dernières années, un des grands événements religieux si l’on en croit l’un des responsables de l’organisation à Mbour, Serigne Ndiakhate Ndiaye. Selon lui, l’évènement draine beaucoup de talibés et disciples du Khalife de Patar Sombel. Mais, le village relié par une piste sableuse d’un kilomètre seulement à partir de Ndiébel Keur Aladji Mbagane, sur la route nationale Diourbel-Gossas, est aussi confronté à un problème d’électricité. «Ce qui influe de manière négative sur l’organisation avec la mauvaise qualité de la sonorisation, le manque d’éclairage public au grand dam des populations mais aussi des pèlerins qui viennent communier pendant ces moments de prières et de recueillement», a-t-il souligné.

Une situation qui préoccupe beaucoup le Khalife Serigne Mawdo Diakhaté qui, selon lui, est même prêt à financer l’achat de poteaux et de câbles pour permettre la connexion du village au réseau électrique. Une doléance majeure qui revient à chaque édition devant les autorités étatiques, mais en vain. Or, a indiqué Serigne Ndiakhate Ndiaye, «le poste transformateur n’est situé qu’à un kilomètre du village de Patar Sombel».

Ainsi, le chef religieux fait appel au Chef de l’Etat, Macky Sall, pour l’aider à résoudre ce problème. Surtout que, a fait savoir Serigne Ndiakhate Ndiaye, «nous soutenons la politique de modernisation des cités religieuses et tant d’autres programmes qui concourent à l’amélioration des conditions d’existence des populations. Le village religieux de Patar Sombel et ses habitants doivent aussi en bénéficier». Le Khalife de Patar Sombel a, à son actif, un centre d’apprentissage et de mémorisation du Coran d’une centaine de pensionnaires qu’il prend entièrement en charge pour la nourriture, l’hébergement et autres besoins connexes, a informé Serigne Ndiakhate Ndiaye.

Mohamadou SAGNE

 

Après une grève de 72 heures, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) dresse un bilan satisfaisant dans un communiqué qui nous est parvenu.

«La mobilisation des travailleurs de la justice a été une réussite totale sur toute l’étendue du territoire national. Le mot d’ordre de grève décrété par le Bureau exécutif national (Ben) a été très largement respecté par l’écrasante majorité des membres du Sytjust», informe le communiqué. Le document précise qu’il en a résulté que «tout le service public de la justice a été bloqué. Les audiences ont été renvoyées et la délivrance d’actes administratifs et judiciaires n’a pas été possible. Pendant 72 heures, il n’y a pas eu de justice au Sénégal. L’exercice du pouvoir judiciaire a été sévèrement entravé». Même s’il reconnaît que l’impact de cette grève est «inestimable» tant au plan économique que social, le Sytjust relève que le «blocage des services du ministère de la Justice, des Cours et Tribunaux n’est pas le but recherché par les travailleurs de la justice».

L’objectif était de «protester contre le manque de sincérité que lui a manifesté le gouvernement qui, apparemment, remet en cause la mise en œuvre effective des réformes qu’il avait pourtant initiées d’un commun accord avec le Sytjust», lit-on.

Pour le syndicat, à l’heure où d’autres syndicats de la Fonction publique posent des revendications d’ordre indemnitaire, il a jugé opportun de rappeler des doléances vieilles de quatre ans pendant lesquelles, dit-il, «le gouvernement a pris des engagements qu’il n’a jusqu’ici pas respectés». Le syndicat réclame, entre autres mesures, l’amélioration significative des rémunérations dans le secteur public de la justice par l’octroi d’une indemnité représentative de logement, d’une prime d’incitation à la célérité et par l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature.

Malgré tout, le Sytjust se dit «ouvert au dialogue», parce que convaincu que «les travailleurs de la justice devraient bénéficier, au même titre que les autres acteurs de la justice, de toute l’attention du gouvernement, tout particulièrement celle du président de la République qui, de par la Constitution, est le garant du bon fonctionnement des institutions».

Oumar FEDIOR

 

Mbacké - «Il ne s’agit pas d’un feu ordinaire, son origine reste à déterminer, c’est un mystère qui nous dépasse». Ces propos sont de Pape Sidy Ndiaye, maire de la commune de Sadio, à 12 km de Taïf dans le département de Mbacké. Un bilan provisoire fait état de 17 concessions brulées, des animaux morts et d’importants dégâts matériels.  

La commune de Sadio vit dans la stupeur depuis l’après-midi du vendredi. Le maire de la commune ne sait plus à quel saint se vouer et lance un appel aux autorités pour lui venir en aide et l’aider ainsi à réconforter les sans abris, victimes de ces incendies mystérieuses. Pape Sidy Ndiaye révèle que 17 concessions, des animaux et un important lot de vivres et de matériels ont été consumés par les flammes. Les victimes dorment à la belle étoile. Les rescapées du quartier Ndar Gou Ndaw ont déserté leur domicile emportant tout ce qui peut l’être. Il y a des maisons en terrasse qui ont pris feu, puisque, explique le maire, «le feu provenait du dessous des lits. Les victimes, en majorité des paysans, ont vu leurs récoltes et vivres réduits en cendres (riz, mil, arachide, mais, habits, etc.). Ils n’ont rien pu sauver. Pape Sidy Ndiaye révèle que les sapeurs-pompiers étaient sur place, mais avec une seule citerne, l’eau n’a pas suffit. Pour lui, le ministre de l’Intérieur et ses services sont interpellés. «J’en appelle aux autorités, nous sommes vraiment dépassés, j’invite le service de l’hydraulique à mettre en permanence deux camions citerne, le seul camion des sapeurs-pompiers ne suffit pas », lance le maire de Sadio, qui fait toutefois savoir qu’« il n’y a pas de perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont inestimables». Les victimes ont besoin surtout de matelas et de vivres.  

En tournée dans cette localité le week-end dernier, le ministre Oumar Guèye et sa délégation ont visité, en compagnie du maire, certaines concessions de sinistrés. Il a, à l’occasion, compati et réconforté au nom du Président Macky Sall et remis des enveloppes.

Mamadou DIEYE

 

Les dirigeants de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (Sapco) ont offert, vendredi, six tonnes de sucre et autant de pâtes d’arachides d’une valeur de plus de cinq millions de FCfa.

Ce geste de solidarité et d’entraide de la Sapco, à travers l’association Sapco Solidaire, est une façon de venir en soutien à la communauté catholique qui prépare la fête de Pâques marquant la fin du carême. Le maire de Saly-Portudal, Ousmane Guèye, a lui aussi profité de la cérémonie pour remettre une enveloppe de plus de quatre millions de FCfa à 213 familles catholiques de sa commune. «La préoccupation majeure de la Sapco Sénégal, dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), est de faire bénéficier aux populations des zones touristiques des retombées du tourisme », a dit Ndèye Awa Sakho, chef du projet de relance de l’association Sapco Solidaire. Selon elle, la Sapco reste «très sensible» aux préoccupations des zones touristiques et compte s’appuyer sur son association pour accompagner tous les projets dans les zones à vocation touristique et partout au Sénégal, par le financement de programmes sociaux aussi bien dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la santé que pour des micro-projets pour un développement durable. Mme Sakho a listé les différentes actions menées par l’association Sapco pour le bénéfice des populations allant de la distribution de fournitures scolaires à la formation, en passant par la réhabilitation de certaines structures sanitaires.

Les Groupements d’intérêt économique (Gie) spécialisés dans la pêche, l’agriculture, l’artisanat d’art, la culture, le mouvement associatif, etc., ne seront pas oubliés dans la volonté d’accompagnement de la Sapco, a dit Mme Sakho. Pour le représentant du ministre du Tourisme à la cérémonie de remise de ce don, Pierre Joe Ndiaye, «ce geste de la Sapco est en phase avec la vision du chef de l’Etat» qui a fait de 2018 une année sociale. «Des dysfonctionnements et autres paramètres ont peut-être fait que la Sapco Solidaire n’a pas pu accomplir sa mission. Mais, grâce à la clairvoyance, au dynamisme et à la détermination, le nouveau Dg et ses collaborateurs ont voulu la relancer, dans le seul but d’être en phase avec la vision du président de la République, en restaurant le social», a-t-il dit.

(APS)

 

L’Archevêque de Dakar a bouclé une visite pastorale de quatre jours aux Parcelles Assainies. A la Paroisse Marie Immaculée où il résidait, nous sommes partis le rencontrer à la veille de son départ. Dans cette interview exclusive qu’il a accordée au journal «Le Soleil» juste après avoir dirigé une messe pré-dominicale, Monseigneur Benjamin Ndiaye se réjouit de la cohabitation interreligieuse dans la commune. Cette cohabitation, à l’en croire, constitue le socle même du ciment social sénégalais. Entre autres sujets, il a abordé le carême, qui prend fin la semaine prochaine, ainsi que la montée de l’extrémisme.

Mgr Benjamin Ndiaye, que vous inspire la cohabitation interreligieuse dans la commune ?
Une grande paix intérieure, la confiance et la reconnaissance. Je pense que nos ancêtres et anciens ont su bâtir une communauté sur un socle de convivialité, de respect mutuel et nous l’avons hérité aujourd’hui. Nous leur rendons hommage pour cette ouverture qui permet de respecter l’autre dans ce qu’il est, ce qu’il croit. Et c’est à nous de continuer à préserver ce legs pour les générations à venir. Vraiment, je ne peux que rendre grâce à Dieu, pour cette entente qui est au cœur du ciment social sénégalais.

Bientôt la fin du carême. Quelle leçon le fidèle chrétien doit en tirer ?
Le carême est un temps fort que je compare un peu à une épreuve spirituelle sportive ; il est comme un marathon spirituel. Quand on veut courir le marathon, on se délaisse de tout ce qui peut encombrer la course pour pouvoir vraiment viser la performance. Mais ici, la performance, c’est le changement de son cœur. Être ouvert à Dieu, accueillir Sa Parole, laisser cette Parole pénétrer en nous, pour qu’Elle transforme notre vie et faire de nous des hommes nouveaux qui communient avec Dieu et qui communient avec leurs frères. Plus on est en lien avec Dieu, plus ça doit se traduire dans une relation fraternelle d’affection vis-à-vis des autres et des services. Et ce service n’est pas facultatif. On ne peut être croyant sans s’occuper de son frère. C’est pour cela que Saint Jean déclare : si quelqu’un dit qu’il aime Dieu, mais qu’il ne le voit pas aimer son frère, il est un menteur. La meilleure manière d’aimer Dieu, c’est de l’Aimer à travers notre prochain.

Quel est le message de l’Eglise face à la montée de plus en plus inquiétante de l’extrémisme religieux ? Pensez-vous que la communauté chrétienne est épargnée ?
L’extrémisme est une menace qui concerne tout le monde. Parce qu’on peut avoir des points de vue et attitudes absolus. Notre Dieu est Absolu dans son Être. Mais, c’est un Dieu Conciliant, qui est Ouvert à la faiblesse de l’homme, qui l’éduque pour l’améliorer. Il lui pardonne même ses égarements. Alors Dieu, qui est Amour aime tous les hommes. Je ne vois pas au nom de quoi, le Dieu d’Amour qui nous a créés peut nous inspirer d’avoir de la haine, d’être habité par un extrémisme irrespectueux vis-à-vis des autres pour s’en prendre à nos prochains. Le Dieu qui nous a créés est un Dieu de Paix, d’Entente, de la Réconciliation et donc, vraiment, je ne peux que prier pour que le Seigneur change nos cœurs et nous guérisse de toute tentation d’extrémisme avec toutes ses dérives dont on ne peut mesurer les conséquences, parce que notre Dieu est Conciliant et Ouvert.

Pourquoi un séjour de quatre jours aux Parcelles Assainies ?
La visite pastorale fait partie du travail normal de l’Evêque. Il doit pouvoir rendre visite aux différentes entités qui composent son territoire pastoral qu’on appelle diocèse. Après avoir pris contact avec toutes les paroisses, j’essaie maintenant de faire des visites en profondeur pour mieux connaître les réalités de la paroisse. C’est ce qui explique ma présence ici, durant quatre jours, pour rencontrer les fidèles, les communautés ecclésiales de base, les différents acteurs de la vie paroissiale. C’est donc pour m’imprégner des réalités locales sur le plan paroissial. J’ai aussi rencontré les autorités municipales, administratives. Et pour moi qui ne suis pas très habitué aux quartiers des Parcelles Assainies, c’est vraiment une grande découverte. Je suis en train d’ouvrir les yeux, l’oreille, le cœur pour voir les réalités locales.

Que renferme le cachet de cette visite Excellence?
Le cachet est de découvrir une belle paroisse, vivante, peuplée, très diversifiée dans ses composantes sociales, mais aussi confrontée à des problèmes d’exiguïté. Par exemple, l’église est trop petite, il n’y a presque pas une possibilité de l’agrandir. Les fidèles sont nombreux. Il faut favoriser des contacts de proximité et voir même s’il le faut créer d’autres lieux de culte plus proches des fidèles. Le vendredi 9, j’étais à l’Unité 6 des Parcelles Assainies. Ils ont un projet de construire une église pour le secteur Est et Centre des Parcelles Assainies. Je crois que cela est tout à fait légitime. Je suis aussi très frappé par la visite des malades. Dans les familles, il y a des personnes âgées et alitées, gravement malades, souffrant de plusieurs pathologies ; c’est frappant de rencontrer tous ces gens qui souffrent.

Je suis aussi marqué par l’engagement des prêtres. Ils sont très proches de leurs fidèles. Ils les connaissent, leur rendent visite et j’ai eu beaucoup de témoignages sur leur engagement pastoral venant des fidèles et de toutes les couches des populations. Les liens qui existent entre chrétiens et musulmans en termes de convivialité, de cohabitation est à saluer. Et me rendant à la mairie, je me rends compte de ces différentes composantes. Ce sont des aspects de la réalité sénégalaise qu’on ne peut que saluer.

Quel est le nombre de fidèles chrétiens aux Parcelles Assainies ?
Alors, vous me posez une colle, parce que le curé serait mieux à même de vous en parler. Mais, je crois qu’ils doivent être dans les 40.000 fidèles répartis entre les différentes unités avec de nombreuses communautés ecclésiales de base sur une population de 300.000 habitants au moins.

Quels sont les temps forts de cette visite ?
Le clou de la visite sera le dimanche 11 mars ; je vais célébrer une messe à 10h30mn pour non seulement communier dans la prière avec les fidèles, mais tirer les leçons de cette visite, ce que j’en retiens. Mais, il y a eu d’autres temps forts quand même. Le vendredi de carême est un jour important, un jour de jeûne, d’abstinence. L’exercice de piété le plus fort, c’est le chemin de croix et j’ai pu célébrer deux chemins de croix aux Cours secondaire des Parcelles Assainies et à l’Unité 6 le soir. Ce sont de grands moments où les chrétiens se rassemblent en masse avec une grande ferveur.

Recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Le dimanche des Rameaux (Dominica in ramis palmarum) débute la Semaine Sainte. Il tient son nom de la coutume remontant au IVe siècle qui consiste à bénir des rameaux et à porter des branches en procession pour commémorer l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem où il fut accueilli par une foule qui agitait des branches de palmier ou des rameaux d’olivier et en jetait sur son passage. Monté sur un âne, Jésus fait sa dernière entrée à Jérusalem (Marc 11,8-10).

C’était une tradition orientale d’acclamer les héros et les grands en brandissant des rameaux verts qui symbolisaient l’immortalité de leur gloire. Les foules croient au triomphe du Messie mais, quelques jours plus tard, il sera crucifié avant de ressusciter trois jours après.

Le dimanche des Rameaux s’appelait aussi autrefois « dominica competentium » (le dimanche des demandeurs) parce que, ce jour-là, les catéchumènes venaient demander tous ensemble à l’évêque la grâce du baptême qui devait être administré à Pâques. Afin de les préparer à recevoir ce sacrement, et pour que les saintes huiles ne tombassent que sur des chefs bien propres, on leur lavait la tête ce jour-là pendant l’office, de telle sorte que l’on donnait aussi à ce dimanche le nom de « Capitilavium » (lavement des têtes).

Enfin, la coutume des empereurs et des patriarches d’accorder des grâces et des indulgences ce jour-là le fit surnommer le « dimanche d’indulgences ». Après la messe des Rameaux, les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénis, pour orner les crucifix de leurs maisons et les ramènent aux prêtres pour le Mercredi des cendres. Dans certains endroits, ils sont déposés sur les tombes des défunts comme signe d’espérance et de foi en la résurrection ou encore placés à l’entrée de chaque champ pour que la récolte soit abondante et de bonne qualité.  En effet, les rameaux bénis sont des sacramentaux, c’est à dire porteurs d’une réalité spirituelle et sont donc des réalités sacrées sans pour autant être des sacrements. On ne doit pas les jeter au risque de porter atteinte à leur fonction sacrée. « Les choses sacrées qui sont destinées au culte divin par une dédicace ou une bénédiction seront traitées avec respect et ne seront pas employées à un usage profane ou impropre, même si elles sont la propriété de personnes privées » (cf. Canon 1171). Les rameaux doivent donc être traités avec honneur même après usage. C’est ainsi que pour les éliminer correctement, on peut, par exemple, les enterrer pour les rendre à la terre-mère.


Par Abbé Roger Gomis

 

Le gouvernement du Japon a octroyé au Sénégal 7.166 tonnes de riz d’une valeur de deux milliards de FCfa. Le don a été officiellement reçu par la Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Mme Anta Sarr Diacko.

Le don de riz a été réceptionné  par Mme Anta Sarr Diacko, Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale. C’était au môle 4 du Port autonome de Dakar, en présence de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Shigeru Omori. Les 7.166 tonnes de riz, d’une valeur de deux milliards de FCfa, sont octroyés au Sénégal par le gouvernement du Japon dans le cadre du « Kennedy Round » ou cycle de négociations organisé sous l’égide de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc). « Le riz constitue une denrée alimentaire de base et une source importante de nutriments comme en témoigne le fameux « cebou dieune » (riz au poisson), plat national sénégalais. Une bonne alimentation est essentielle pour garantir une bonne santé et une vie saine.

Elle a aussi une grande influence sur les facultés d’apprentissage des enfants et les compétences des travailleurs», a déclaré l’ambassadeur du Japon au Sénégal.  Mme Anta Sarr Diacko, qui a magnifié l’excellence des relations qu’entretiennent le Sénégal et le Japon, a indiqué que « ce riz sera vendu sur le marché national et les recettes versées au Trésor public pour alimenter le Fonds de contrepartie de l’Aide alimentaire qui sert à financer des projets de développements présentés par le gouvernement du Sénégal et accepté par celui du Japon. Grâce à cet outil de financement, d’importants projet du gouvernement sénégalais ont pu être réalisés et ont permis de soulager les populations sénégalaises », a-t-elle expliqué.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Les membres des plateformes des femmes et les conseillères des collectivités locales viennent de bénéficier de 60 millions de FCfa de l’Agence catalane de coopération au développement.

L’Agence catalane de coopération au développement vient d’octroyer une enveloppe financière d’un montant de 60 millions de FCfa aux femmes de la région de Kolda dans le cadre de leur autonomisation. Ce projet, dénommé « Hettaré rewbe Fouladou » (Autonomisation des femmes du Fouladou), est destiné aux membres des plateformes et aux conseillères élues des 43 collectivités locales de la région de Kolda pour une durée de 18 mois. Il compte mener des actions de plaidoyer pour permettre aux bénéficiaires d’accéder aux instances de décision et de créer un réseau de femmes suffisamment fort pour mener à bien cette mission. Celle-ci nécessite la mobilisation des différents acteurs impliqués dans l’autonomisation des femmes autour de ce projet.

« Hettaré rewbe Fouladou » compte également œuvrer pour le renforcement des mécanismes juridiques pour mettre fin aux violences basées sur le genre dans la région de Kolda et prévoit de mettre en place des cases juridiques dans les départements de Kolda, Médina Yoro Foulah et Vélingara pour prendre en compte les préoccupations des femmes. Il procédera, ensuite, à un monitoring pour voir le nombre de cas traités au niveau de ces cases juridiques. Pour faire passer son message, le projet va utiliser les radios locales et organiser des réunions du Conseil départemental de développement (Cdd) pour expliquer aux actrices le bien-fondé de sa démarche et mettre en place des plateformes des femmes dans les collectivités locales ainsi que dans les arrondissements et les départements.

Ndèye Marème Diallo, chef du bureau genre au Conseil départemental de Vélingara, salue la pertinence de cette initiative qui vient à point nommé. Elle estime que la région de Kolda ne peut pas amorcer son développement économique sans une réelle implication des femmes dans les instances de décision. « Je pense que « Hettaré rewbe Fouladou » est un projet conçu pour contribuer à l’émancipation de la femme, mais aussi pour l’encadrer. Selon elle, accompagner les femmes, c’est leur accorder des financements pour leur permettre d’être autosuffisantes, mais c’est aussi renforcer leurs capacités à travers la formation. « Les femmes constituent un maillon essentiel dans le développement économique et un potentiel électoral important sur le plan politique », déclare-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Un panel portant sur la transformation digitale dans les industries extractives s’est tenu à Dakar hier sous l’initiative de Women in Mining Sénégal, en partenariat avec le Haut Conseil du dialogue social et l’ambassade du Canada.

Voir dans quelle mesure la transformation digitale peut impacter les outils et objectifs existant pour promouvoir un secteur extractif durable. C’est le vœu exprimé  par la présidente de Women in Mining Sénégal, Lika Scott Sow, au cours d’un panel organisé en partenariat avec le Haut Conseil du dialogue social et l’ambassade du Canada sur le thème: « La transformation digitale dans les industries extractives au Sénégal ». Selon elle, cette activité permet d’échanger sur l’application du secteur extractif qui n’est pas encore posée sur la table. Pour Lika Scott Sow, la présence de l’Etat, à travers l’administration minière, les compagnies qui sont opérantes et les femmes entrepreneurs, témoignent à suffisance de l’intérêt de cette activité.

« Aujourd’hui, le constat est que beaucoup de femmes ne connaissent pas les enjeux ou ne sont pas au courant des opportunités qui existent dans le secteur. Toutes ces raisons font que nous incitons les femmes à s’intéresser aux filières scientifiques comme la géologie », a plaidé Mme Sow, qui a aussi précisé que « les pesanteurs socioculturelles et les barrières relatives à l’égalité des chances empêchent les femmes de prospérer dans ce secteur considéré comme une chasse gardée des hommes ». Conscients de la complexité des problématiques liées à l’exploitation des ressources minières, les acteurs avaient convenu d’œuvrer en synergie pour la promotion du travail décent et de la croissance partagée dans le secteur.

Au regard des opportunités qu’offrent la transformation digitale, Mme Innocence Ntap Ndiaye, présidente du Haut Conseil du dialogue social, a estimé que celles-ci doivent être saisies et mises à profit pour que les zones d’exploitation extractive soient le réceptacle de conditions de travail plus sûres et de moins d’impact environnemental. Aussi a-t-elle ajouté que ces panels devraient permettre de définir l’approche et les modalités les plus indiquées garantissant l’appropriation des défis de la transformation digitale par tous les acteurs du secteur et les femmes en particulier. Mme Innocence Ntap Ndiaye a fait savoir que la problématique de l’exploitation des ressources minières charrie des enjeux qui débordent le cadre professionnelle pour irriguer les aspirations légitimes des populations des zones où sont installées les industries extractives. Ainsi a-t-elle préconisé l’adoption des meilleures pratiques en matière de progrès social et d’inclusion sociale.

Tata SANE

Dans le cadre du « Projet d’appui à la protection des enfants en situation de rue (Esr) et des mineurs en conflit avec la loi (Mcl) : plaidoyer, prévention et prise en charge » financé par l’Union européenne, l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) a organisé hier, en partenariat avec la Conafe et l’Ong village pilote, une table ronde sur les dangers de la rue et la traite des personnes à la Maison de la culture Douta Seck. Pour les protecteurs des droits de l’enfant, il faut des sanctions sévères contre les auteurs de la maltraitance des tout-petits.

La pauvreté, la destruction des familles, le phénomène de l’urbanisation déséquilibrée, la déperdition scolaire, la non-surveillance, etc. Voilà quelques unes des nombreuses raisons qui font qu’un enfant se laisse influencer par l’attrait de la rue. Cette situation expose les tout-petits aux « dangers » que Mamadou Wane « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh) a évoqués dans son intervention. « Les enfants sont en rupture de tous liens sociaux lorsqu’ils sont dans la rue. La marque de notre pays, c’est maintenant les milliers d’enfants que nous voyons tous les jours, alors que notre arsenal juridique prévoit des sanctions. Le fait d’être dans la rue pousse les enfants à s’autodétruire à travers l’alcoolisme, le tabagisme, etc. ».

Mamadou Wane « Mao », qui a plaidé pour des répressions sévères à l’encontre des fauteurs, avait d’abord accusé « la société sénégalaise qui a produit la négligence et l’abandon macabre des enfants ». Après avoir souligné que notre système collectif ne marche pas, il a constaté que la rue est devenue un lieu de rapport de force au quotidien où tout s’y déroule. « C’est un espace d’endurance physique », a-t-il affirmé, avant de rappeler le rôle attendu de « l’Etat, la seule autorité publique qui, quand un parent n’est pas capable d’éduquer son enfant (faute de moyens), est le seul instrument collectif devant se mettre en mouvement ». Selon lui, seul l’Etat a le pouvoir de retirer la puissance paternelle à quelqu’un.  

Durant son intervention, Mamadou Wane « Mao » s’est appesanti sur quelques cas d’école, en soulignant que « si un parent dit à un maître éduque mon enfant sévèrement et que mort s’ensuit, ils doivent, tous les deux, être poursuivis par la justice », a indiqué Mamadou Wane « Mao », qui a invité à « renouveler notre discours ». Selon lui, de par nos croyances, nous donnons de l’aumône en incitant à la mendicité. Il a demandé à l’Etat de se secouer pour sauver « les enfants dont certains passent la journée sous le pont de l’émergence. C’est une urgence de réagir ». Si l’on en croit Mamadou Wane « Mao », seules des Ong travaillent pour tirer tirer les enfants de la rue.

« A force de voir ces enfants, on finit par être insensible. Malgré les dangers, les enfants, une fois dans la rue, n’ont plus envie de retourner à la maison. On ne doit pas accepter la fatalité. L’Etat doit utiliser la force et rétablir les enfants dans leurs droits », a-t-il défendu. De son côté, François Raoul Latouffe, président de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfance (Conafe), a souligné que « ces faits de rapts et d’enlèvements d’enfants qui perdurent sont inacceptables ». Selon lui, il faut agir. Pour sa part, Aby Diallo, vice-présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), a noté que les Etats et les communautés sont interpellés.

« Tout Etat signataire de cette convention est tenu de poursuivre les auteurs d’infractions et de prendre en charge les victimes », a-t-elle rappelé avant de soutenir que « le blocage pour régler ce phénomène réside dans le refus de braver certains milieux ». Quant à Alioune Sarr, directeur de la Protection de l’enfance, il a demandé de faire en sorte que le combat engagé par la société civile soit une réussite.

Serigne Mansour Sy CISSE

Deux collégiennes originaires du village de Saré Laoubé, une petite localité située dans la commune de Wassadou (Sud du département de Vélingara), ont échappé de justesse à de présumés violeurs. Deux jeunes, juchés sur une moto Jakarta à quelques encablures dudit village, ont tenté de cueillir les demoiselles qui revenaient du collège d’enseignement moyen (Cem) de Kaouné, une autre localité située à sept (7) kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau. Ayant constaté que les filles étaient seules, les gaillards sont descendus de la moto, garée sur le bas côté de la route, pour les prendre en chasse.

Prenant leurs jambes à leur cou, les collégiennes, qui appelaient au secours, ont préféré retourner sur leurs pas, c’est-à-dire de retourner à leur établissement scolaire plutôt que de tenter de rallier le village encore éloigné. Leurs cris ont été entendus par leurs aînés des classes de 3ème qui sont sortis et ont vu deux gaillards qui poursuivaient leurs cadettes. Leur projet avorté, les bandits ont tenté de se fondre dans la nature. Mais, c’était sans compter avec le courage des jeunes collégiens qui se sont lancés à leurs trousses. Ils ont réussi à capturer l’un des bandits qui avait un couteau dans son sac. Quant au second malfaiteur, il s’est échappé avec la moto.

Le jeune homme cueilli a d’abord été présenté au chef du village de Kaouné, Bacary Mballo, qui l’a ensuite remis aux militaires sénégalais et bissau-guinéens en service aux postes frontaliers de Wassadou et de Pirado. « Le chef du village a appelé les gendarmes de Kabendou pour les informer. Comme on est à la frontière, quatre (4) militaires sénégalais et deux (2) soldats bissau-guinéens sont venus le prendre. L’incident s’est produit jeudi dernier sur les coups de 10h, alors que les deux collégiennes revenaient de l’école », a précisé Idrissa Camara, un habitant du village de Kaouné.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a réaffirmé, hier, la volonté du gouvernement à «mener à bien les travaux de modernisation du site de la retraite spirituelle». Venu présider la cérémonie officielle tenue hier, à la veille de la clôture de la retraite spirituelle de ce matin, le ministre a visité le site et demandé des prières pour le pays. Il a exhorté les auteurs d’actes délictuels à s’«inspirer de l’exemple de l’Islam et du daaka».

«La poursuite des travaux se fera conformément aux directives du président de la République qui, depuis l’incendie de l’année dernière, nous a instruit d’envisager des travaux qui permettent aux fidèles une bonne retraite spirituelle», a indiqué le ministre. Accompagné du gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, le ministre de l’Intérieur a sacrifié aux deux prières de l’après-midi avec l’assemblée de fidèles qui connaît un surplus avec les derniers pèlerins qui ont rallié le site à la veille de la clôture du «daaka». «Les travaux engagés seront bien poursuivis comme l’a suggéré le chef de l’Etat qui veut mettre les moyens nécessaires pour la réussite du «daaka», et pour qu’aussi bien l’eau, les habitats que les voies et tout le nécessaire soient disponibles pour les pèlerins», a rassuré le ministre Ndiaye.

Force des prières
Louant les bienfaits du «daaka», le ministre s’est réjoui qu’une «pareille assemblée se réunisse ici rien que pour adorer Dieu». C’est pourquoi, il ne doute point que cette retraite puisse «inspirer et servir de leçon pour tous ceux qui sont dans le mauvais chemin». Il soutient que la pratique islamique et le respect des recommandations divines peuvent ramener certains «égarés à retrouver le droit chemin», en indexant les auteurs de «crimes, viols ou enlèvements d’enfants» qu’il invite à «méditer l’exemple du daaka».

Se disant «persuadé de la force des prières», Aly Ngouille Ndiaye a exhorté les autorités spirituelles à conjuguer leurs «efforts avec les autorités temporelles puisqu’elles ont, en définitive, les mêmes objectifs, c’est-à-dire que la paix et la sécurité puissent prévaloir dans le pays». Il a aussi sollicité des prières en faveur du Chef de l’Etat afin qu’il puisse mener à bien les projets qu’il nourrit pour le pays.

Le jeune frère du khalife, Ibnou Oumar Bâ, a souhaité la bienvenue au ministre pour sa première venue et sa délégation. Pour lui, chaque année, le «daaka» enregistre un plus avec de nouveaux venus. «Thierno est très heureux de votre posture et prie pour qu’aboutisse votre volonté de moderniser les foyers religieux et d’atteindre vos projets pour le pays», lui a-t-il lancé.

Thierno Ibnou Oumar a fait remarquer que la «retraite spirituelle enregistre chaque année plus de monde, d’où l’importance d’épouser les contours de l’évolution des pèlerins pour mieux conduire et tenir les travaux nécessaires. Aussi a-t-il indiqué que la «noble et louable intention des autorités de moderniser les foyers religieux sera couronnée de succès puisque Allah ne rétribue que  cette intention». Et ce «daaka» n’est que «bienfaits et Islam», selon Thierno Ibnou Bâ. Le khalife a prié pour les autorités et le pays.

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Localité située dans le département de Koungheul (Kaffrine), Sine Matar célèbre, aujourd’hui, sa ziarra annuelle. Des milliers de musulmans venus du Sénégal, de la Gambie et de la diaspora sont attendus à ce grand événement religieux. En guise d’ouverture, une causerie a été organisée sur la Tarikha tidjane et les enseignements légués par Serigne Makhtar Penda Sy. La cérémonie officielle est prévue à 17 heures suivie du gamou. Une délégation du khalife général des Tidianes,  Serigne Mbaye Sy Mansour, le khalife de  Serigne Makhtar Penda Sy, Mor Madjiguène Sy, Serigne Maodo Sy de Mbodiène,  Serigne Khalifa Kébé de Thiès, Serigne Mor Sy  de Koungheul, Serigne Moustapha Sy de Mbirkilane, Sokhna Yacine Sy, petite-fille de Makhtar Penda Sy, et de nombreuses autorités administratives sont attendues.

Sine Matar a été fondé en 1892 par Makhtar Penda Sy,  frère aîné d’Ousmane Sy (père d’El Hadj Malick Sy et aussi oncle de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké). Traqué, à l’époque, par les colons qui combattaient l’Islam, cet homme de Dieu a créé ce village pour s’adonner à l’adoration du Tout Puissant.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les membres des plateformes de femmes et les conseillères des collectivités locales viennent de bénéficier de 60 millions FCfa de l’Agence catalane de coopération au développement.

Dans le cadre de leur autonomisation, l’Agence catalane de coopération au développement vient d’octroyer une enveloppe financière de 60 millions FCfa environ aux femmes de la région de Kolda. Ce projet, dénommé «Hettaré rewbe Fouladou» (Autonomisation femmes du Fouladou en pulaar), est destiné aux membres des plateformes et aux conseillères élues des 43 collectivités locales de la région pour une durée de 18 mois. Il compte mener des actions de plaidoyer pour permettre aux femmes d’accéder aux instances de décision et de créer un réseau des femmes suffisamment fort pour mener à bien cette mission afin de mobiliser les différents acteurs impliqués dans leur autonomisation.

«Hettaré rewbe Fouladou» va également  œuvrer pour le renforcement des mécanismes juridiques pour mettre fin aux violences basées sur le genre dans la région et prévoit de mettre en place des cases juridiques dans les départements de Kolda, Médina Yoro Foulah et Vélingara. Cela, pour prendre en compte les préoccupations des femmes. De même, il procédera à un monitoring pour voir le nombre des cas traités dans ces cases juridiques. Pour faire passer son message, le projet va utiliser les radios locales et organiser des Cdd pour expliquer aux femmes le bien-fondé de sa démarche. Aussi, il mettra en place des plateformes de femmes dans les différentes collectivités locales.

Ndèye Marème Diallo, cheffe du Bureau genre au Conseil départemental de Vélingara, a salué la pertinence de cette initiative qui vient à point nommé. Elle a estimé que la région de Kolda ne peut pas amorcer son développement économique sans une réelle implication des femmes dans les instances de décision. « Je pense que ‘‘Hettaré rewbe Fouladou’’ est un projet qui est venu pour contribuer à l’émancipation de la femme et l’encadrer. Pour accompagner les femmes, il faut  leur accorder des financements dans le but de leur permettre d’être autosuffisantes et leur donner une formation pour renforcer leurs capacités. Comme vous le savez, les femmes constituent, aujourd’hui, un maillon incontournable dans le développement économique et un potentiel électoral important sur le plan politique », a déclaré Mme Diallo.

Mamadou Aliou DIALLO

 


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