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Société & Faits divers (2558)

Faute de preuves suffisantes, le procureur de la République n’a pu retenir les neuf présumés complices de Cheikh Ould Salek en détention. Transférés à Dakar après quelques jours d’enquête à Saint-Louis, ils ont été relaxés hier.
Les neuf personnes arrêtées et transférées à Dakar dans le cadre de la traque du terroriste mauritanien Cheikh Ould Salek ont été finalement relaxées hier. Le procureur de la République n’a pas suffisamment de preuves pouvant permettre de poursuivre ces présumés complices de Cheikh Ould Salek. Au début de la semaine dernière, des perquisitions ont été effectuées par les forces de l’ordre dans des hôtels et autres maisons d’hôtes à Saint-Louis. Cette opération a permis  d’appréhender une dizaine de personnes.
La présence de Cheikh Ould Salek a été annoncée dans la ville du nord du Sénégal. Mais, à la fin, ce sont les neuf qui ont été placées en garde à vue avant d’être transférées à Dakar et présentées au procureur de la République. Evadé dernièrement de la prison centrale de Nouakchott, Cheikh Ould Salek, membre d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique), était poursuivi pour tentative d’attentat à la voiture piégée contre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a même été condamné à mort dans son pays pour ce crime.
Depuis l’annonce de sa présence à Saint-Louis, les forces de l’ordre de la vielle ville mènent une traque sans répit du terroriste et des personnes avec qui il serait entré en contact.  Le caractère sensible de cette affaire a fait que les autorités policières ont peu communiqué. La chasse à l’homme se poursuit toujours. Cheikh Ould Salek, âgé de d’une trentaine d’années, est aujourd’hui l’homme le plus recherché entre la Mauritanie et le Sénégal.
Selon des médias mauritaniens lus par l’Enquête, la police de ce pays frontalier du Sénégal a intercepté, dans l'après-midi du vendredi, un appel téléphonique émis par Cheikh Ould Salek vers une personne localisée dans le quartier Eïn-Telha, au nord de la capitale Nouakchott. Un périmètre de sécurité dressé le même jour a seulement permis de mettre la main sur une femme intégralement voilée dont on ignore si elle est la réceptrice de l'appel suspect ou non.

Ndiol Maka SECK


Depuis hier, les cheminots de Transrail ont décrété un arrêt de travail sur toute la ligne Dakar-Kidira pour protester contre les retards de salaires et exiger le paiement de leur solde du mois de décembre.
Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique de Transrail (Sutrail), a rappelé que déjà à la fin du mois de novembre, ils sont restés jusqu’au 23 décembre pour recevoir leur salaire. Et, au moment où les cheminots suspendent le travail, les soldes du mois de décembre ne sont pas encore perçus. « Ce manque de volonté manifeste des dirigeants de Transrail dans le paiement régulier des salaires et à date échue durant cette période de transition de 90 jours marquant le départ de l’actionnaire majoritaire de l’entreprise et qui doit expirer le 7 mars prochain, affecte aujourd’hui les travailleurs et leurs familles », a-t-il indiqué.
Devant cette situation qualifiée de « délétère » par le secrétaire général de Sutrail, Mambaye Tounkara invite les deux Etats du Sénégal et du Mali à être plus regardants sur les agissements des dirigeants de Transrail qui font tout pour compromettre l’avenir de l’entreprise par des actes ignobles. « Aujourd’hui, sur les 13 machines de traction, seules trois fonctionnent et nos ateliers manquent d’eau, de téléphone, de matériaux usuels… C’est comme si les autorités de l’entreprise travaillent pour la mort du chemin de fer », s’est-il écrié.
Fort de tout cela, le secrétaire général de Sutrail annonce que l’arrêt de travail sera reconduit jusqu’à ce que les salaires de décembre des travailleurs, plus de 900 cheminots, soient payés.

Mbaye BA


Le train n’a pas sifflé hier à Dakar. Pour cause, les cheminots sont en grève. Leur mouvement d’humeur a eu un impact réel sur l’activité du Petit train de banlieue assurant la desserte entre Rufisque et le centre-ville.
Dans ses navettes quotidiennes entre Rufisque et le centre-ville, le Petit train de banlieue fait des escales à Thiaroye et Yarakh. Dans ces gares, certains passagers montent, d’autres descendent. De fait, ils sont nombreux les « banlieusards »  qui préférèrent emprunter ce moyen de transport quand ils se rendent à leurs lieux de travail ou en reviennent. Hier, avec la grève des cheminots, les usagers du train ont dû se rabattre sur les taxis, bus et autres « clandos ». A notre arrivée à la gare de Yarakh, les lieux, d’habitude très animés, baignaient dans un calme plat. La grève a posé de tout son poids, plombant ainsi l’activité ferroviaire. L’homme, proposé à la surveillance des heures de passage du train était seul à la gare de Yarakh. Visiblement, il s’ennuyait dans ce décor inanimé. La grève des cheminots a fini de pousser les passagers vers les autres moyens de transport terrestre. Bien qu’il ne desserve que quelques lignes à Dakar, le Petit train de banlieue contribue fortement à la mobilité dans la capitale sénégalaise. En effet, ils sont de nombreux « banlieusards » à l’emprunter dans leurs mouvements pendulaires de tous les jours. Parmi les raisons qui poussent donc les usagers à emprunter le train, la fluidité de la  circulation ferroviaire.

Omar BA


La capitale industrielle du fleuve a connu hier une ambiance inhabituelle, du fait des échauffourées entre les forces de l'ordre et les ouvriers grévistes de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css).
Des ouvriers, très remontés contre la Direction générale de la Css qui a licencié 69 saisonniers pour des motifs relatifs à cette grève illégale décrétée par les ouvriers sans avoir au préalable déposé un préavis, ont manifesté bruyamment leur colère et ont tenté de bloquer tous les chemins qui mènent aux champs et à l'usine, empêchant ceux qui veulent travailler d'accéder aux différents casiers de l’entreprise. Les forces de l'ordre sont intervenues énergiquement pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes. Des échanges de projectiles entre les gendarmes et les coupeurs de canne ont eu lieu sur les terrains de Thiabakh, de Campement et à l'entrée de l'usine.
D’après le préfet du département de Dagana, Ibrahima Ndiaye, la tendance est à la décrispation car, « avec les négociations entreprises par le gouverneur Alioune Aïdara Niang, les autorités administratives et municipales du département de Dagana, les ouvriers commencent à reprendre le travail dans les champs ». Il a précisé que ces négociations se poursuivent et pourraient permettre aux autorités de la Css de réfléchir sur le cas particulier de ces 69 ouvriers licenciés pour grève illégale. Pour l'heure, même si on note une accalmie à Richard-Toll, les autorités de la Css n'ont pas encore accepté de réintégrer ces 69 saisonniers licenciés.
Quant aux responsables des organisations syndicales de la Css, notamment Makhary Samb dit Poker de la Cnts, Ousmane Bâ de l’Udts, Amary Diouf de la Cnts/Fc, Aliou Bâ de l’Unsas et Moussa Bâ de la Csa, ils effectuent depuis une semaine des démarches auprès de la Direction générale de la Css et des ouvriers coupeurs de canne, en vue d’amener ces deux parties à trouver ensemble les solutions les plus adéquates au problème relatif à une grève décrétée depuis le 1er janvier dernier par 1000 saisonniers répartis dans deux secteurs de la coupe de la canne à sucre. A en croire Makhary Samb Poker de la Cnts, ces travailleurs grévistes exhortent aujourd’hui la Direction générale de la Css à revenir sur sa décision de licencier ces 69 grévistes qui, à l’instar de leurs camarades saisonniers, avaient soumis aux responsables de l’entreprise une plateforme revendicative de huit points. A en croire Poker Samb, ces négociations se poursuivent et pourraient permettre de décanter la situation dans les meilleurs délais car « le souci des responsables des différentes organisations syndicales, c’est de réconcilier les deux parties et d’amener les saisonniers à reprendre le travail dans de bonnes conditions ».
Selon certains grévistes qui ont requis l’anonymat, les revendications de ces 1.000 saisonniers tournent essentiellement autour de l’amélioration de leurs conditions de travail et de l’augmentation de leur salaire. Ils ont soutenu que la Direction générale de la Css aurait pu attendre la fin de la campagne de récolte prévue en juin 2016 pour licencier leurs camarades. Jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, les négociations entre les responsables syndicaux et la Direction générale étaient en cours. Aujourd’hui, la préoccupation principale des travailleurs grévistes est l’annulation de la décision de licencier ces 69 grévistes. Celle de la Css, c'est la reprise sans condition du travail. Avec la médiation des autorités administratives de la région nord, des solutions seront trouvées d'un moment à l'autre. Les responsables de la Css ne se sont pas encore prononcées officiellement sur cette affaire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le comité national de pilotage du Gala pour l’enfance a procédé à la présentation du rapport synthétique des activités préparatoires de cet important événement qui entre dans le cadre de la promotion et de la protection des droits des enfants.
Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance est en plein dans la préparation du Gala national de l’enfant. Le comité de pilotage de cet important événement a présenté le rapport de synthèse des activités préparatoires de cette fête pour l’enfance. Ledit rapport a passé en revue les travaux des cinq commissions mises en place pour faciliter le déroulement de l’événement.
Présidant la rencontre, le ministre Mariama Sarr a rappelé  que le Gala a toujours été une occasion de choix, une tribune d’expression directe pour les enfants qui, à travers diverses expressions artistiques, donnaient leurs opinions et recommandations sur tous les sujets relatifs à leurs propres droits, mais surtout à ceux non réalisés. Mieux, elle estime que cet événement constitue une étape importante dans la création d’un environnement sain et favorable à la promotion et à la protection des droits des enfants.
«C’est l’un des événements les plus marquants en matière de plaidoyer et de mobilisation de fonds pour la réalisation des droits de l’enfant au Sénégal », a-t-elle fait savoir. La construction du centre verbo-tonal pour enfants handicapés verbo-auditifs et la réfection de la maternité de l’hôpital Aristide le Dantec entrent dans cette perspective. Précisant  que la reconduction du Gala national de l’enfant institutionnalisé depuis 1991 est une recommandation du président de la République, Mariama Sarr a expliqué cette attention par l’importance que revêt cet événement solennel qui demeure, aujourd’hui plus qu’hier, une exigence au regard des nombreuses mutations sociales qui sont source d’effritement des valeurs.  
Considérant les enjeux et l’ampleur de la tâche, le directeur de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables (Ddpegv) a indiqué que la mutualisation des efforts faciliterait l’allocation des ressources en faveur de l’enfance. Niokhobaye Diouf a aussi  rappelé que le secteur de l’enfance engrange moins de 3% du budget. Non sans penser qu’avec l’adoption de la Stratégie nationale de protection de l’enfant, une véritable rupture est enclenchée dans le sens de réorganiser des politiques publiques vers une perspective plus holistique et intégrée dans la prise en charge de cette frange de la population.

Tata SANE


L’ouverture de la première de la session de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Fatick a été une occasion pour le procureur, Issa Ndiaye, et le président Saliou Ndiaye, de faire un plaidoyer auprès des autorités pour la construction d’un palais de justice digne de ce nom à Fatick.
Le tribunal régional de Fatick est logé dans un immeuble conventionné par l’Etat. Compte tenu de l’étroitesse des locaux, les magistrats travaillent dans des conditions difficiles. Cette situation a amené le procureur Issa Ndiaye à faire un plaidoyer pour la construction d’un palais de justice digne de ce nom à Fatick.
Cette première session à Fatick va juger 17 affaires  dont 5 pour association de malfaiteurs et vol commis la nuit, une pour meurtre et 11 pour détention et trafic de  chanvre indien. Le gouverneur de région, Souleymane Cissé, le préfet Mouhamadou Watt ainsi que les autorités judiciaires, locales et militaires ont assisté à la cérémonie d’ouverture de cette première session à Fatick.
Selon le procureur Issa Ndiaye, malgré les nombreux efforts consentis dans le cadre de la lutte contre la drogue, le trafic des stupéfiants reste toujours un fléau. Aaussi, a-t-il insisté sur une synergie des services de sécurité avant de demander aux populations de dénoncer tout trafiquant de drogue. Pour sa part, le président de la chambre criminelle, Saliou Ndiaye, a salué la réforme  qui consiste à rapprocher la justice des justiciables. Selon lui, l’objectif est également  d’alléger les procédures pour éviter les longues détentions provisoires.
Il a aussi évoqué les conditions difficiles de travail des magistrats et plaidé pour la construction d’un palais de justice à Fatick. Il s’est fait l’avocat des justiciables du département de Foundiougne, notamment ceux installés sur les îles et qui sont obligées de venir jusqu’à Fatick pour enrôler des dossiers.  Le représentant du bâtonnier, Me Bassirou Sakho,  a rappelé le caractère sacré des droits de la défense. « Nous voulons des chambres permanentes pour éviter la longue détention provisoire des détenus », a-t-il déclaré.

Oumar  Ngatty BA

... et de saint-louis : Peine ferme aux prévenus pour association de malfaiteurs

Les prévenus Seydou Diallo, Oumar Sow, Mademba Bâ, Hamadou Bâ et Ameth Adiel Bâ ont été reconnus coupables et condamnés respectivement à cinq ans dont deux ferme pour les deux premiers, cinq ans dont trois ferme pour le troisième accusé. Les deux derniers, toujours recherchés, ont écopé de cinq ans par contumace.
Ils sont jeunes, avec une moyenne d’âge de 23 ans. Le regard hagard, ils étaient devant la barre des chambres criminelles de Saint-Louis. Dans son propos, aucune variation chez Oumar Sow, qui continuait de contester les faits. Dans la nuit du 21 au 25 septembre 2014, il soutenait être dans les bras de Morphée au moment où des malfrats cambriolaient le site de la société Canex à Lougdeymis. Il affirmait avoir été réveillé par Abdoul Sow qui lui demandait un coupe-coupe, tout en lui faisant savoir qu’il avait été agressé. Cette même  posture de dénégation a été adoptée par Seydou Diallo qui dit s’être couché à 22 heures le jour du cambriolage. Mais, le troisième co-accusé Mademba Bâ a, quant à lui, reconnu devant les enquêteurs sa participation à cette opération, de concert avec le reste de la bande. Mais, plus tard, l’avocat de la défense soulignera que ce dernier s’était dédit devant la chambre d’accusation estimant que les enquêteurs lui avaient mis la pression. Pour le parquetier, Seydou Diallo était détenteur d’une machette. Il a en outre évoqué la ronde effectuée par les prévenus pour explorer les lieux à cambrioler. Il a souligné l’entente préalablement établie en vue de commettre un vol. C’est ainsi qu’il a demandé à ce que les fugitifs Hamadou Bâ et Ameth Adiel Bâ soient condamnés à 20 ans de travaux forcés, Mademba Bâ à 15 ans, Seydou et Oumar Sow à 10 ans de travaux forcés.
La défense assurée a essayé de disculper les accusés. Elle a demandé au président de la cour d’avoir une approche sociologique pour comprendre la relation entre le Peulh et son coupe-coupe. Ceci pour justifier la présence de cette arme chez le jardinier Seydou Diallo. C’est ainsi que les avocats ont demandé l’acquittement et la disqualification du délit d’association de malfaiteurs et de vol en réunion. Le tribunal, dans son verdict, a disqualifié les faits d’association de malfaiteurs.
Ainsi, Seydou Diallo et Oumar Sow ont écopé de à cinq ans dont deux ferme (ils ont été placés en mandat de dépôt depuis 15 mois), Mademba Bâ, lui, s’est retrouvé avec cinq ans dont trois ferme (arrêté depuis juin 2015). Hamadou Bâ et Ameth Adiel Bâ ont été condamnés par contumace à cinq ans. Il leur est  tous demandé de payer solidairement 400.000 FCfa pour dommages et intérêts au gardien Hamadou Malal Bâ.
 

A. M. NDAW


Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a choisi les cérémonies de prières du troisième jour du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Khady Mbacké pour se rendre, vendredi dernier, à Touba et Darou Mouhty et présenter les condoléances de Tivaouane à la grande famille mouride. Il a donc tenu à partager ce deuil qui, au-delà de la communauté mouride, frappe toutes les familles religieuses musulmanes du Sénégal et l’ensemble de la Ummah islamique.    

Darou Mouhty, sanctuaire du mouridisme créé par le vénéré Mame Thierno Birahim Mbacké, frère du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a, de la part du khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, rendu hommage à Serigne Cheikh Khady Mbacké qui fut « un géant de la pensée et de l’action islamiques ». Sa disparition, a-t-il poursuivi, est une immense perte pour le Sénégal et pour tous les musulmans à travers le monde. Il s’est appesanti, devant le nouveau khalife Serigne Abass Mbacké, sur les qualités morales et intellectuelles de l’illustre disparu qui fut aimé et adulé de tous pour sa sagesse, sa chasteté, son patriotisme...
En faisant, à Darou Mouhty comme auparavant à Touba devant le khalife général des mourides Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, l’éloge de ce défunt savant de la pensée islamique, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a surtout témoigné des « considérables efforts du saint-homme pour la consolidation et l’affirmation de l’Islam au Sénégal ». Ainsi, a-t-il mis en exergue ses nombreuses réalisations portant sur la construction de « daaras » (écoles d’apprentissage du Coran) et de mosquées pour l’affinement de la pratique religieuse dans notre pays.  
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, accompagné de plusieurs dignitaires tidianes, a offert en exemple le défunt Serigne Cheikh Khady Mbacké considéré comme « un serviteur modèle de l’Islam et de la cause des musulmans » et assuré le nouveau Khalife Serigne Abass Mbacké du « soutien sans faille de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum pour bien conduire la charge de nouveau guide spirituel de Darou Mouhty ». Comme l’avait fait le khalife général des mourides Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké à Touba, le nouveau Khalife de Darou Mouhty a magnifié le geste de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine.
Partout, l’on a souhaité le renforcement des relations entre les familles religieuses dans l’intérêt de l’Islam et des fidèles musulmans. Le nouveau Khalife de Darou Mouhty n’a pas manqué de revenir sur les qualités morales et intellectuelles de son prédécesseur qui a grandement œuvré pour le rayonnement continu de l’Islam et de la mouridiya, le dialogue inter-confrérique et la paix sociale au Sénégal. Serigne Abass Mbacké s’est engagé à continuer le travail. En terminant, il a encore chaleureusement remercié Serigne Abdoul Aziz Al Amine qui, avant de quitter Darou Mouhty, s’est rendu à la maison mortuaire pour présenter les condoléances de la communauté tidiane à la famille de l’illustre disparu.

Témoignages sur Serigne Cheikh Khady Mbacké

Darou Mouhty a donc vécu, vendredi dernier, une journée mouvementée avec l’arrivée de ces milliers de fidèles venus rendre un dernier hommage à Serigne Cheikh Khady Mbacké. Sa disparition est un triste événement qui a plongé tout le Sénégal dans le deuil et commandé le déplacement d’un grand nombre de chefs religieux musulmans et de responsables politiques. Ils ont évoqué les qualités morales et intellectuelles de l’illustre disparu.

Serigne Ahmet Sy, chef religieux a Tivaouane : « Un homme d’une grande piété »
« La disparition de Serigne Cheikh Khady Mbacké constitue une immense perte pour la Ummah islamique. Cet homme de Dieu qui s’est toujours conformé aux enseignements du prophète Mouhamad (Psl) et aux recommandations de Khadim Rassoul, était un père pour tous les musulmans ayant opté pour la voie de la rectitude. Nous avons perdu un homme d’une grande piété. Il ne nous reste qu’à prier pour le repos de son âme »

Modou Diagne Fada, député : « Il était aimé de tous »
« Nous,  musulmans, avons perdu un homme de grande dimension. Il était exceptionnel. Pour ceux qui savent, son parcours est celui tracé pour les seuls élus de Dieu. Pour l’avoir pratiqué pendant de longues années, je peux dire que son humilité et son éloignement des choses de ce bas monde faisaient sa force. Il était aimé de tous. C’est un grand homme qui nous a quittés ».

Idrissa Seck, président de « Rewmi » : «  Il était, à la fois, un guide religieux et un père »
« Je présente mes condoléances à tous les musulmans et à toute la communauté mouride, en Afrique et de par le monde. C’est une triste nouvelle, mais nous savons que Serigne Cheikh Khady  Mbacké a dignement accompli sa mission sur terre. Nous avions de bons rapports, par la grâce de Dieu. Il était, à la fois, un guide religieux et un père. Et à chaque fois qu’on se voyait, il me prodiguait des conseils utiles. Nous présentons nos condoléances à toute la Ummah islamique ».

M. DIEYE


(Saint-Louis) - En début de semaine dernière, des perquisitions effectuées par les forces de l’ordre dans des hôtels et autres maisons d’hôtes ont permis d’appréhender une dizaine de personne dans le cadre de la traque du terroriste mauritanien Cheikh Ould Salek dont la présence a été annoncée à Saint-Louis. Finalement, neuf personnes en garde a vue ont été transférées à Dakar afin d’être présentées au procureur aujourd’hui.
Evadé dernièrement de la prison centrale de Nouakchott, le membre d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique), Cheikh Ould Salek était poursuivi pour tentative d’attentat à la voiture piégée contre le président mauritanien. Depuis l’annonce de sa présence à Saint-Louis, les forces de l’ordre de la capitale du Nord mènent une traque sans répit contre le terroriste et les personnes avec qui il serait entré en contact.
C’est dans ce sens que la dizaine de personnes appréhendées depuis le début de la semaine dernière, finalement neuf, ont été transférées dans la nuit du vendredi au samedi afin d’être présentées au procureur. Il faut noter que le caractère sensible de cette affaire a fait que les autorités policières ont peu communiqué. La traque de Cheikh Ould Salek se poursuit.

A. M. NDAW


Pour le garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’Etat de droit implique naturellement que le système pénitentiaire soit basé sur le respect des droits humains. Me Sidiki Kaba a ainsi  rappelé le choix du Sénégal pour un système juridique fondé sur l’Etat de droit. C’était lors de l’inauguration du carré des mineurs à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès.

En présence de plusieurs autorités dont Mmes Dadmar Schmidt Tartagli, ambassadeur de Suisse au Sénégal et Nelly Robin, présidente de l’association « Pour le sourire d’un enfant » qui a financé les travaux de construction du carré des mineurs à la Mac de Thiès, Me Sidiki Kaba a dit que « le président Macky Sall est très soucieux de la consolidation de l’Etat de droit. Il a, dès son accession à la magistrature suprême, entrepris un important programme de réhabilitation des établissements pénitentiaires ainsi que la construction de nouvelles prisons dont une de 1.500 places à Sébikotane afin que toute personne privée de liberté soit dignement traitée ».
Ce programme devrait ainsi permettre de tourner une page des établissements pénitentiaires qui, comme l’a révélé le ministre de la Justice, datent de l’époque coloniale. En effet, la première prison a été construite en 1863 à Saint-Louis avant le pénitencier de Bambey qui a fonctionné de 1916 à 1927. Me Sidiki Kaba a aussi rappelé que la prison de Reubeus a été construite en 1929 et que les camps pénaux de Thiès, de Kelle, de Sindian et de Koutal, qui datent de 1947, ne servaient essentiellement qu’à l’utilisation de la main d’œuvre pénale. Depuis cette date, a souligné le ministre de la Justice, aucune autre prison n’a été construite au Sénégal.
Par ailleurs, il a noté que « tous ces efforts en vue d’humaniser les conditions de détention des personnes privées de liberté ne se limitent pas aux seules infrastructures ». Selon lui, ils sont aussi d’ordre fonctionnel en tant qu’ils induisent l’institution de bonnes pratiques. Me Sidiki Kaba s’est également prononcé sur l’affaire des supposés homosexuels de Kaolack qui ont bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être jugés. Sur ce cas précis, il a indiqué « qu’avec la loi au Sénégal, il n’y a pas d’homosexuels. Nous avons une législation qui condamne ceux qui pratiquent des actes contre-nature dans un lieu public, c’est-à-dire tout ce qui porte atteinte à la pudeur. C’est ce qu’il faut surtout retenir ».
Mais, a-t-il poursuivi, chaque personne a des droits. Lorsque vous comparaissez devant la justice, c’est l’égalité des citoyens devant la loi. Selon lui, il s’agit de citoyens qui ont bénéficié de liberté provisoire, en attendant d’être jugés, comme ce droit est garanti à tous les citoyens. Aussi, a-t-il insisté sur le fait qu’aucune protestation d’hystérie ne doit aller à l’encontre des droits de ces personnes qui ont droit à être défendues devant la justice et à donner leurs propres points de vue sur le cas qui a été porté devant la justice.

Mohamadou SAGNE


En assemblée générale, ce week-end, dans le diocèse de Tambacounda, les membres de Caritas Sénégal ont promis, à la fin de leurs travaux, de collaborer avec l’Etat pour relever les défis d’un développement intégral et harmonieux. Ils se sont engagés, entre autres, à l’élaborer le plan stratégique 2016-2020.
Caritas Sénégal a tenu sa 52ème assemblée générale dans le diocèse de Tambacounda, les 9-10 janvier 2016, sur le thème suivant : « Prendre soin de la planète, une seule famille humaine ». Cette rencontre a été clôturée par une motion dans laquelle Caritas a promis de continuer à collaborer avec l’Etat et ses structures décentralisées pour relever les défis d’un développement intégral et harmonieux pour tous. Les responsables de cette structure se sont aussi engagés à fidéliser leurs partenaires à travers une bonne gestion des ressources mises à sa disposition pour avoir les moyens de leurs ambitions, à rechercher, sans relâche, des moyens adéquats et nécessaires pour l’atteinte de ses objectifs. Les membres de la Caritas vont aussi s’approprier les appels de l’Encyclique « Laudato’si », ceci pour que tous s’impliquent dans la lutte pour sauvegarder la planète.
En temps que bras social de l’Eglise, Caritas Sénégal, soucieuse du développement intégral des populations, veut être l’expression de l’amour de Dieu pour tout homme. Dans la déclaration finale, le rédacteur signale également que les  rapports des Caritas diocésaines ont mis en exergue la santé de Caritas Sénégal. Il s’agit, entre autres, d’une collaboration plus effective dans la mise en œuvre des différents programmes et projets, de la concertation enrichissante des comités diocésains à  travers une structure de coordination, des audits réguliers pour une bonne gouvernance et la redevabilité. L’ouverture des travaux a été co-présidée par le gouverneur de Tambacounda, Cheikh Kane Niane et Mgr Benjamin Bassène, évêque de Kolda. Les délégations diocésaines ont été accueillies par l’évêque des lieux, Mgr Jean Noël Diouf. En s’adressant à ces délégations, Mgr Jean Pierre Bassène a rappelé les objectifs de l’institution. Selon lui, Caritas Sénégal va être et rester solidaire à l’homme au Sénégal,  surtout si celui-ci se trouve confronté aux difficultés de la vie. « Notre pays, avec d’autres de la sous-région particulièrement touchés, a été confronté au danger que représente l’épidémie à virus Ebola. A ses différents niveaux, national et diocésain, en entraînant même une dynamique sous-régionale, Caritas Sénégal s’est engagée pour participer à circonscrire les risques d’une épidémie mortelle », a dit  l’évêque du diocèse de Kolda.
Mgr Bassène a révélé que Caritas Sénégal à travers le soutien de Misereor et de Kindermissionswerk d’Allemagne, de manière conjointe avec l’Office national de l’enseignement catholique (Onecs), l’Association nationale des postes de santé catholiques du Sénégal (Anpscs) et l’Association nationale de la promotion féminine (Anpf), déroule un programme de près de 985 millions de FCfa. Ce montant a permis la mise en place d’équipements sanitaires, de produits d’hygiène et d’assainissement, des actions de formation et de sensibilisation. A cela, s’ajoute la construction de deux pavillons au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Fann et à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Thiès.

Sécurité alimentaire
Pour l’année 2015, grâce au concours de ses partenaires, Caritas Sénégal aura mobilisé, dans le cadre de son programme d’investissement, environ 4 milliards de FCfa. «Elle a ainsi apporté sa contribution, aux côtés de l’Etat, aux efforts de résilience des populations, à leur accès à des services essentiels comme l’eau, la santé, l’hygiène et l’assainissement, la sécurité alimentaire et autres problématiques liées au développement de nos communautés », a listé Mgr Jean Pierre Bassène.
L’évêque de Kolda a invité la communauté chrétienne et tous les hommes de bonne volonté à rejoindre ces efforts et à les soutenir, pour que le plus grand nombre de Sénégalais puisse passer de conditions moins humaines à celles plus humaines. « C’est à ce seul prix que la dignité des personnes sera honorée partout », a lancé le chef religieux qui a rappelé aux communautés chrétiennes l’importance de la Charité dans l’annonce de l’Evangile et leur responsabilité dans ce service de la Charité. « C’est là qu’il faut trouver les fondements et les motifs de l’engagement de l’Eglise de notre pays au service des populations sénégalaises, aux côtés de l’Etat et de ses services décentralisés, en synergie avec d’autres acteurs engagés à combattre la pauvreté et à promouvoir partout un développement intégral », s’est exprimé Mgr Bassène.
Au terme de cette assemblée générale, les membres de la Caritas sont appelés à capitaliser les bonnes pratiques et le savoir-faire de Caritas par devoir de mémoire, à travailler, sans relâche, pour générer des ressources locales pour sa mission, à divulguer les enseignements de la doctrine dociale de l’Eglise, en particulier les encycliques « Deus Caritas Est » et « Laudato’si ». Ils sont aussi invités à travailler en synergie à l’élaboration du plan stratégique 2016-2020,  mais aussi à finaliser la révision des statuts et à les promulguer rapidement.

Pape Demba SIDIBE et Eugène KALY


L’audience solennelle des Cours et Tribunaux, pour l’année judiciaire 2015-2016, est prévue demain, à 10 heures, à la salle d’audience de la Cour suprême, sous la présidence effective du chef de l’Etat, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la Magistrature, informe un communiqué de la Cour Suprême. A l’occasion, Biram Sène, Substitut du Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Dakar, prononcera le discours d’usage sur le thème : « Les collectivités locales et le contrôle de légalité », note-t-on.                

E. KALY


La vie et l’œuvre d’El-hadji Daouda Dia, un célèbre guide religieux du Djoloff, ont été au menu du symposium organisé avant-hier à Dakar en prélude au Gamou de Mbeuleukhé prévu le 23 janvier prochain.
Devant une centaine de personnes venues de Dakar et du Djoloff, les participants au symposium sur le Gamou de Mbeuleukhé ont magnifié le rôle joué par El-Hadji Daouda Dia, un éminent érudit musulman, pour installer l’Islam dans le Djoloff. Selon Aliou Dia, le porte-parole du khalife de Mbeuleukhé, dans un contexte marqué par le terrorisme et la crise des valeurs, des guides religieux comme El-Hadji Daouda Dia doivent être donnés en exemple pour conscientiser les jeunes générations.
« Le terrorisme tente de ternir l’image de l’Islam. Il va falloir qu’on se soude, qu’on collabore avec le gouvernement pour vaincre le terrorisme qui ternit l’image de l’Islam. Et nous avons besoin d’inculquer aux jeunes les recommandations des illustres guides religieux », a dit Aliou Dia. Grand érudit musulman, El-Hadji Daouda Dia est né à Mbeuleukhé dans le Djoloff. Il était un disciple de d’El-hadji Malick Sy. Son père, natif d’Aéré Lao, a été installé à Mbeuleukhé par Cheikhou Oumar Foutiyou Tall.
El-Hadji Daouda Dia a représenté El-Hadji Malick Sy dans le Djoloff. Grand éducateur, il a fait installer beaucoup d’écoles coraniques dans la zone. Il enseignait le Coran et vulgarisait la « tarikha » tidiane. Le guide a construit les premières mosquées du Djoloff avant son rappel à Dieu en 1949. A la veille de chaque Gamou, un symposium sera désormais organisé, selon Aliou Dia. « Il ne suffit plus de regrouper les Dahiras. Nous organisons un symposium pour échanger avec les fidèles sur la vie et l’œuvre du guide pour prendre position sur les grandes questions de l’heure », a-t-il promis.
Pour Aliou Dia, les grandes familles religieuses doivent s’impliquer davantage dans la prise en charge des grandes questions comme la lutte contre le terrorisme et la déperdition des valeurs. « Les familles religieuses doivent donner un bon exemple. Qu’on retrouve les valeurs que nos illustres guides nous ont inculquées. Ça nous permettra de combattre l’acculturation, la violence, les invectives », a recommandé le porte-parole du khalife de Mbeuleukhé.

Babacar DIONE


Thiès : Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a inauguré, hier, le tout nouveau carré des mineurs de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès.
Me Kaba a saisi l’occasion pour magnifier les actions de l’association « Pour le sourire d’un enfant », grâce à qui l’infrastructure a été réalisée dans le cadre de la coopération sénégalo-suisse. Le Garde des Sceaux de noter la parfaite synergie entre les deux gouvernements dans la prise en charge et la protection des enfants, en général, et ceux en situation de vulnérabilité et de risque, en particulier. Ces différentes actions, souligne le ministre, « ont fait que la ville de Thiès constitue un véritable laboratoire de la prise en charge des mineurs en danger ou en conflit avec la loi ». D’ailleurs, note-t-il, « l’ouverture d’esprit des acteurs institutionnels que sont les magistrats en charge du tribunal pour enfant et les agents de l’administration pénitentiaire a permis la mise en œuvre d’une expérience originale pilotée par l’association "Pour le Sourire d’un  enfant" en matière de justice réparatrice à travers la pratique de l’escrime ».
Par ailleurs, Me Kaba a réaffirmé la volonté du Président Macky Sall d’accorder une priorité à la protection de l’enfance. La définition d’une Stratégie nationale de protection de l’enfant et la réforme des textes législatifs, notamment le Code pénal et le Code de procédure pénale, traduisent cette illustration parfaite en vue de les mettre en adéquation avec nos engagements internationaux en matière de protection des droits de l’enfant ». Le carré des mineurs vient ainsi s’ajouter à ce lot. Pour le ministre de la Justice, « c’est un véritable joyau à vocation hautement sociale et humanitaire que nous devons grâce à l’association « Pour le sourire d’un enfant » et l’Ambassade Suisse au Sénégal. La cérémonie s’est déroulée en présence de Mme Dadmar Schmidt Tartagli, ambassadeur de la Suisse au Sénégal et de Mme Nelly Robin, présidente de l’association.

Mohamadou SAGNE


Le Syndicat des travailleurs des transports routiers (Sttrs) s’apprête à aller en grève à partir du 1er février prochain jusqu’au 3 du même mois. Ses responsables ont d’ailleurs déposé un préavis de grève pour réclamer la satisfaction d’un certain nombre de revendications derrière  lesquelles ils disent courir depuis longtemps.

Au cours d’une rencontre organisée, hier, à leur siège, les responsables du Sttrs ont fait part des maux qui secouent le secteur du transport. Et, après avoir vainement tiré la sonnette d’alarme, ils ont décidé de partir en grève une nouvelle fois pour obtenir la satisfaction de leurs doléances.  « C’est aussi l’occasion de dire haut et fort que nous sommes restés sur notre faim par rapport au discours du Chef de l’Etat pour la simple raison qu’hormis les infrastructures routières, le président de la République n’a donné aucune garantie concernant nos revendications parmi lesquelles on peut citer le problème de la baisse du prix du carburant, les permis à point et l’harmonisation de la taxation à l’essieu», a indiqué Gora Khouma, secrétaire général du Sttrs. «C’est pourquoi, nous avons déposé un préavis de grève de trois jours à compter du 01 février et  si nos doléances ne sont pas satisfaites d’ici à la fin du mois, nous irons en grève les 1er 2 et 3 février prochains, »  poursuit-il.  S’expliquant sur le bien-fondé des revendications du Sttrs, Gora Khouma a souligné que « dans toute l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal est l’un des pays où le carburant coûte plus cher ». Le secrétaire général du Sttrs est convaincu que le prix du carburant doit logiquement baisser, arguant que pour la simple raison que le prix du baril du pétrole a baissé. «Le Sénégal devrait donc suivre cette tendance à la baisse et l’appliquer pour diminuer le prix du carburant » a-t-il ajouté.
Gora Khouma a indiqué que sur le terrain, la réalité est tout autre. A l’en croire, l’autre raison de la frustration du syndicat qu’il dirige est liée aux permis à point. Il s’est également livré à un véritable diagnostic du secteur du transport en laissant entendre que c’est un secteur malade en ce moment et qu’il lui faut un remède de cheval pour se rétablir. Son constat est que le secteur du transport est l’objet d’un oubli de la part des autorités du pays. Concernant la doléance liée au pesage à essieu, le syndicaliste a soutenu que le Sénégal est le bon élève de l’Uemoa, mais le fait que les autres pays n’appliquent pas les tarifs constitue une source de blocage. D’ailleurs, Gora Khouma pense que le moment est venu pour que les autorités du pays s’attèlent à l’organisation des assises du secteur du transport qui, a-t-il ajouté, risque d’aller de mal en pis si l’on n’y prend garde.

Abdou DIOP


La section  du mouvement  Jamaatou Ibadou Rahmane de Thiès a convié, en début de semaine, les populations de la capitale du rail à un panel sur la fraternité islamique.
Face au public, Dr Talla Mbengue a mis en exergue les trois dimensions de la fraternité évoquées dans le Coran. « Tout d’abord le fait d’être tous des hommes égaux devant Dieu, nous impose le devoir de respecter sa personne et son prochain sans aucune considération de races, de religions ou autres. Cette dimension se retrouve aujourd’hui dans ce qu’on appelle communément les droits humains », a-t-il noté. Ensuite, Dr Talla Mbengue a expliqué qu’au-delà de ce cadre, le musulman a le devoir de rester dans le projet de l’Islam qui l’oblige à cheminer dans la droiture du message divin, aux côtés des siens. « Et cela passe par la culture des valeurs islamiques parmi lesquelles la solidarité agissante, la sincérité dans les rapports sociaux, la droiture dans son approche en toute circonstance… », a-t- il indiqué. D’après le conférencier, à ce niveau, le musulman a la responsabilité du choix de ses amis, néanmoins l’Islam lui intime de cultiver l’ouverture envers les autres musulmans dans la limite des balises du Coran. « Et l’objectif final pour les musulmans est de rester dans cette dynamique unitaire afin de pouvoir réaliser la fraternité islamique dans toute sa plénitude ; c’est-à-dire vivre conformément aux recommandations du Coran, dans ce bas monde tout en ayant les yeux rivés sur la vie éternelle après la mort », a-t-il  soutenu. Dans ce sillage, les « dahiras » ou associations pour la pratique religieuse, quelle que soit la confrérie, les associations islamiques de tout bord, sont considérées par Dr Talla Mbengue comme des moyens ou instruments qui concourent à l’atteinte de l’objectif majeur, la fraternité islamique.

Mbaye BA


Les Chambres criminelles de Saint-Louis ont condamné, Ousmane Diallo (27 ans) aux travaux forcés à perpétuité. Il était jugé pour le meurtre par strangulation commis sur son père Saïdou Hamadine Diallo, un sexagénaire, le 22 septembre 2014, à Belel Sambaégoudou, arrondissement de Thiellé Boubacar, dans le département de Podor.
La dénégation à la bouche, l’accusé est revenu sur toutes les dépositions faites lors de l’enquête préliminaire. Avec ses mains croisées, Ousmane Diallo avait la sagesse d’un écolier à ses premiers jours de classe, teintée en sourdine de la cruauté d’un homme sanguinaire. Lui qui soutenait avoir pris son père au collet et l’avoir poussé, s’est dédit à la barre, soulignant que quand il le quittait, ce dernier était assis. Dans ses explications, il a avoué s’être fait agressé par son père muni d’un coupe-coupe, mais « je me suis échappé sans pour autant riposter ».
Dans son interrogatoire, le président de la chambre a voulu savoir le mobile de la dispute entre le père et son fils. Il en résulte que le fils du défunt Sadibou Diallo a soutenu que le samedi 20 septembre, son frère Ousmane Diallo a pris le troupeau familial pour le conduire à Barkédji. Au retour de leur père, celui-ci a piqué une colère et s’est  mis à sa recherche. Mais, pour l’accusé, la totalité du troupeau lui appartenait, car son pater lui en avait fait cadeau. Ce qu’infirmait à la barre son frère Sadibou Diallo qui fera comprendre que son frère ne possédait que cinq chèvres et quatre moutons dans le troupeau.  
Dans la même logique, Sadibou Diallo a soutenu que son père avait l’habitude d’attacher son téléphone avec une corde pour ne pas l’égarer. Dans l’ordonnance de mise en accusation et de renvoi, il y est stipulé qu’à l’arrivé des enquêteurs, deux jours après le meurtre, le corps en état de putréfaction avancée avait été découvert à 1,5 kilomètre au sud du village. Il a été aussi noté la présence d’une corde de 0,5 cm d’épaisseur serrée autour du cou de la victime, avec un nœud rattaché à un téléphone portable, avec un sillon autour du cou à l’emplacement de la corde. Celle-là même que le père utilisait pour attacher son portable.
Même si la famille s’est désistée de la plainte, le ministère public a été très incisif dans ses interrogations et son réquisitoire.  Ainsi, dans sa plaidoirie, le ministère public a soutenu que la bagarre est une évidence, car le prévenu l’a déclaré devant les enquêteurs, même si il s’est dédit à la barre. A son avis, l’acte le plus ignoble est le parricide et c’est pourquoi le maître des poursuites a demandé les travaux forcés à perpétuité pour le prévenu.
La démarche de l’avocat de la défense  Me Khalilou Sèye pour donner une autre connotation à cette affaire s’est avérée vaine. Est-ce que le père ne sait pas senti atteint dans sa fierté et son honneur devant le refus de son fils de ramener les bêtes et a décidé de mettre fin à ses jours ? Telle a été sa question. Il a en outre attaqué le certificat de genre de mort concernant le nœud trouvé sur la corde considéré comme arme de l’homicide. Pour la défense, la cour ne pouvait pas, de manière péremptoire, dire qu’Ousmane Diallo avait fait un nœud avec comme finalité de stranguler son père. C’est dans ce sens qu’il a dit sa volonté de voir la cour accorder à son client le bénéfice du doute et par ricochet un acquittement. Me Seye n’a pas été entendu.                                  

A. M. NDAW


Les disciples, après avoir rendu un dernier hommage au défunt khalife et prié pour lui, se rendent au domicile du nouveau Khalife pour renouveler leur allégeance.

Assis sur sa chaise pliante dans la cour de sa concession, il reçoit les allégeances et prie pour les disciples. Fils de Mame Thierno Birahim, né en 1925, Serigne Abass Mbacké hérite du flambeau pour conduire les destinées de la famille. L’aînée de la famille de Darou Mouhty était dans ses « daaras » de Koumpentoum d’où il est arrivé hier, aux environs de 15 heures dès qu’il a appris la nouvelle, nous apprend Mbaye Gueye Syll. Le quatrième et tout nouveau Khalife est très à cheval sur les enseignements de Borom Darou, Serigne Abass Mbacké et connu pour sa discrétion et son amour pour l’agriculture. Il poursuivra l’œuvre de ses prédécesseurs dans la deuxième capitale du mouridisme. Aujourd’hui, les funérailles de Serigne Cheikh Khady sont célébrés à Darou Mouhty où l’émotion et le recueillement sont les sentiments les mieux partagés.
 
Darou Mouhty rend un dernier hommage à son bâtisseur
Cheikh Ibra Faty Mbacké à l’état civil, il était plus connu sous le nom de Serigne Cheikh Khady Mbacké. Il fit ses humanités auprès d’éminents disciples de la voie mouride dont Serigne Mouhmadan Kosso. Il a été un éminent de chef religieux qui a marqué son époque. La communauté mouride gardera de lui l’image d’un guide modèle et très attaché à l’orthodoxie. Serigne Cheikh Khady, à l’image de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, a réalisé la résidence des hôtes « Keur Borom Darou ». Il a à son actif l’agrandissement et l’embellissement de la grande mosquée de Darou Mouhty, de la réfection du mausolée de Borom Darou. Il a élargi les quartiers de la cité religieuse et a été à la base de la construction du quatrième forage. Baye Cheikh Khady a aussi œuvré pour l’éclairage et la voierie. C’est aussi suite à ces instructions que le grand marché de Darou a été délocalisé et éloigné des lieux de culte. Il était assisté dans les différents chantiers par son fils Serigne Ousmane Mbacké, tandis qu’il a constamment renouveler sa confiance à Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, le porte-parole de la famille de Darou Khoudoss.

Détaché du monde et de toutes mondanités, Serigne Cheikh Khady logeait dans des cases où il recevait ses hôtes, mais aussi assez isolé pour lui permettre d’effectuer ses retraites spirituelles. Il se rendait souvent dans son « daara » de Yari Dakhar, à 20 km au nord-est de Darou Mouhty. Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou et Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké lui ont rendu visite à Darou Mouhty. Il laisse toute une communauté orpheline.

Mamadou DIEYE


Une vie d’ascète et d’homme de Dieu ! Serigne Cheikh Khady Mbacké, Khalife de Darou Mousty qui vient de nous quitter, a mené une vie d’homme de Dieu basée sur la recherche du savoir, le culte et l’adoration du bon Dieu. Dans la lignée de ses devanciers, Baye Cheikh Khady, comme on l’appelait à Darou Mousty, a été un digne héritier de son père Mame Thierno Birahim Mbacké.

Frère cadet de Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Thierno a fondé la cité religieuse de Darou Mousty, à quelques kilomètres de Touba, sur ordre de son grand frère. Une cité du savoir et suivant les préceptes du mouridisme. Mame Thierno « Borom Darou » était plus qu’un frère pour Serigne Touba. Il a été le confident, l’homme de confiance, le talibé dévoué à qui Serigne Touba a confié l’éducation de ses enfants et la gestion des talibés lors de son exil au Gabon. Baye Cheikh Khady a continué l’œuvre de son père qui ne vivait que de l’adoration de son Seigneur avec aussi le culte du savoir.

Darou Mousty reste un grand centre du savoir, comme l’a voulu son fondateur. Serigne Cheikh Khady s’est attelé à perpétuer sans discontinuité cet héritage. L’homme de Dieu était aussi connu pour son détachement des choses mondaines. Ceux qui lui rendaient visite étaient étonnés de la rusticité et de la simplicité dans lesquelles il était. Sa chambre en paille dans sa maison à Darou Mousty attirait l’attention de tout visiteur. Avec une vie faite de simplicité et de piété comme son prédécesseur sur le Khalifat de Darou Mousty, Serigne Abdou Khoudoss, Baye Cheikh Khady était connu aussi pour ses retraites spirituelles à Niary Dakhar, une localité non loin de Darou Mousty. Très attaché aux liens de parenté, Baye Cheikh Khady était aussi proche de tous les khalifes généraux des mourides qui sont ses contemporains ; Serigne Saliou Mbacké, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Falilou et Serigne Sidy Moctar qui ne manquait pas de lui rendre visite souvent. C’est ainsi une grande tristesse et une grosse perte pour la communauté mouride

Par Oumar NDIAYE


Les membres de Caritas Sénégal seront en assemblée générale ce week-end dans le diocèse de Tambacounda. Le thème choisi est «Prendre soin de la création, une seule famille humaine». La Caritas, une structure catholique, a investi au courant de l’année écoulée plus de 3 milliards de FCfa en faveur des personnes diminues.  

La Caritas Sénégal, regroupant les Caritas des sept diocèses du pays, organise, autour de son Secrétariat national et de son président Mgr Jean Pierre Bassène, évêque de Kolda, sa 52e Assemblée générale. Elle aura lieu dans le diocèse de Tambacounda du 9 au 10 janvier 2016. La cérémonie d’ouverture est prévue samedi, en présence des autorités civiles, religieuses et coutumières de la région. Selon un communiqué signé par le secrétaire général de Caritas Sénégal, Abbé Alphonse Seck, cette rencontre annuelle est l’occasion pour Caritas Sénégal de renforcer sa mission de combat contre la pauvreté, les injustices sociales et pour le développement du Sénégal.

C’est ainsi que le thème de la présente édition intitulé « Prendre soin de la création, une seule famille humaine », résonne comme un appel urgent porteur de l’espoir. « Tous ensemble, en tant qu’humanité, nous pouvons sortir des millions de personnes de la pauvreté, des inégalités de la mondialisation, de l’indifférence et sauver notre planète des effets du changement climatique », peut-on lire le communiqué  précise que trois grands moments marqueront les travaux de cette assemblée générale.

Il s’agit d’une session d’étude sur l’encyclique « Laudato Si » du Pape François, l’audition du rapport moral du secrétaire général de Caritas Sénégal, Abbé Alphonse Seck et la présentation des rapports d’activités des Caritas diocésaines, suivies de la révision des statuts de l’organisation et la mise en place de son Conseil d’administration.

D’après ce communiqué la session d’étude sur « Laudato Si » traduit l’importance de l’engagement de Caritas Sénégal en faveur de la protection et de la sauvegarde de l’environnement. Elle sera accompagnée de l’exposé de deux experts du ministère sénégalais de l’environnement, qui traiteront des effets du changement climatique dans le Sahel et au Sénégal en particulier. Ils partageront également sur les résultats de la Cop 21. Concernant l’audition du rapport moral et la présentation des rapports d’activités des Caritas diocésaines, il s’agit pour les Caritas diocésaines d’examiner le travail de l’année écoulée sur l’ensemble du territoire sénégalais. « Il faut signaler, à ce sujet, que pour l’exercice 2014-2015, Caritas Sénégal a investi plus de trois milliards de FCfa, dans des actions humanitaires en faveur des populations démunies dans les secteurs socio-économiques tels que l’eau, l’assainissement, l’agriculture, la gestion des migrations, ainsi que pour le renforcement des capacités des ressources humaines.

Enfin, la 52e Assemblée Générale de Tambacounda servira de cadre de révision des statuts de Caritas Sénégal, qui ont fait l’objet d’ajustements nécessaires conformément aux orientations et directives de « Cor Unum », l’organe romain de tutelle, avec l’expertise de juristes sénégalais. Elle soumettra aussi à l’approbation des Evêques du Sénégal la liste des membres du Conseil d’administration de Caritas Sénégal en cours de renouvellement.

Eugène KALY


La gendarmerie nationale a réitéré son engagement à apporter des réponses aux attentes des citoyens en matière de sécurité. Le Haut commandement l’a fait savoir, hier, lors de la cérémonie de présentation de vœux.

La cybercriminalité est une préoccupation de la gendarmerie nationale. Ainsi, elle mise sur une formation pointue de ses éléments pour faire face à cette nouvelle menace. Cette position a été  affirmée hier par le Général de brigade Maïssa Niang, Haut commandant en second de la gendarmerie nationale. C’était lors de la cérémonie de présentation des vœux de l’armée  au Général de division, Haut commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire. «L’évolution permanente de la société ainsi que les types de menaces exigent une gendarmerie moderne dotée de moyens de dernière génération et d’un personnel qualifié et instruit », a fait savoir le Général de brigade, Haut commandant en second de la gendarmerie nationale, Maïssa Niang.  
Analysant la situation géopolitique, avec l’émergence de nouvelles menaces et de nouveaux acteurs qui contestent aux Etats le monopole de la violence légitime, M. Niang estime que la modernisation de la gendarmerie est plus que nécessaire. Le  recours à des modes d’action quasi militaires (renseignement, protection, intervention contreterroriste) pour y faire face explique, selon le Général Niang, la position éminente de la gendarmerie dans l’architecture sécuritaire nationale. «Les nouvelles menaces exigent des forces de la gendarmerie une nouvelle posture. Une attitude rassurante basée sur la prévention situationnelle et le partenariat de sécurité », a-t-il indiqué avant de relever des vulnérabilités à l’Est du pays, notamment dans les régions de Kédougou et de Bakel.

Maillage du pays
Pour le Général, ces régions, avec de nombreux points de passage, constituent un espace propice aux infiltrations et trafics de toutes sortes. C’est tout le sens de l’installation des Escadrons de surveillance et d’intervention (Esi) de Linguère, de Ourossogui et de Bakel, de Kédougou et récemment celui de Touba. Celle-ci permettra d’accroître la capacité d’intervention des commandants de légion territoriale, mais surtout d’améliorer la surveillance générale.
Cette cérémonie de présentation de vœux, riche en couleur, s’inscrit dans une belle tradition républicaine et militaire. Elle a servi de cadre à cette institution de passer en revue ses réalisations de l’année écoulée. Pour répondre au défi sécuritaire, la gendarmerie s’est dotée d’une capacité aéromobile, de neuf unités fluviomaritimes créées dans les régions Nord et Est et de trois brigades de scanner mobile qui seront déployées pour une grande maîtrise des flux. Selon le Général Niang, ce déploiement répond à un double objectif du commandement qui est de renforcer la sécurisation des frontières dans un contexte de menace terroriste et d’endiguer le développement du trafic d’armes et de drogue. Dans le domaine des infrastructures, il faut noter la construction de la brigade de Keur Massar, les travaux des brigades de Bambey et de Dagana ainsi que celle de l’état-major compagnie de Kaffrine sont en cours. Les brigades de Diaobé, de Yang-Yang, de Rosso ainsi que le Centre d’instruction de d’entraînement à la conduite auto-moto (Ciecam) ont été déjà inaugurés. La brigade de Saly est en cours de réhabilitation. Au-delà de ces actions ponctuelles, des projets structurants ont été initiés dans le cadre de la politique sociale avec le programme «un gendarme, un toit ». Ainsi, soixante-quatre logements sociaux pour l’extension de la cité gendarmerie II de Keur Massar sont en cours de réalisation par la coopérative d’habitat. A cela s’ajoute un terrain de 05 hectares a été acquis à Yenne pour la viabilisation d’environ cent quatre-vingt parcelles.

Faire face aux nouveaux défis
En réponse à l’actualité opérationnelle du Général Niang, le Général de division Mamadou Gueye Faye, Haut commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire, a réitéré son propos de 2014, lors de son installation à la tête de cette institution : «Mon ambition, c’est de disposer d’une gendarmerie capable de s’adapter et de combattre toutes les situations périlleuses menaçant la quiétude des citoyens ». Aussi, le Général a rappelé que la formation des hommes et l’entraînement des unités, la densification du maillage territorial, l’amélioration des conditions de vie et de travail ont été les trois axes d’effort identifiés pour optimiser l’action de la gendarmerie au service de la nation. «Aujourd’hui, de nouveaux défis nous interpellent. Ces défis proviennent de menaces transnationales. Le spectre de ces menaces diffuses s’étend du terrorisme au trafic de stupéfiants, en passant par les vols à main armée, le trafic illicite d’armes, la traite humaine, le vol de bétail, la délinquance financière et récemment la cybercriminalité », a indiqué le Général de division. Mamadou Gueye Faye estime que pour faire face à ces nouveaux défis, la gendarmerie doit disposer de nouvelles capacités et de nouvelles compétences en matière de sécurité. Conscient que les forces morales constituent une condition de succès, le Général pense que l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel demeure un souci permanent du commandement.

Tata SANE


La volonté de la gendarmerie nationale d’améliorer la qualité de ses infrastructures bâties a trouvé un écho favorable. En effet, le directeur général de la Sicap a supporté sur fonds propres la rénovation de la gendarmerie de Darou Mousty. Cette action qui entre dans le cadre du programme de   modernisation de la gendarmerie a été magnifiée au cours de la cérémonie. Ainsi, Ibrahima Sall a reçu la médaille d’honneur de la gendarmerie en guise de reconnaissance. «Soutenir la gendarmerie, c’est soutenir le Sénégal. Le président Macky Sall tient à ce que la  sécurité des Sénégalais soit assurée. Il est de notre devoir, en tant que compagnon politique, d’accompagner les institutions nationales à accomplir leurs missions républicaines », a déclaré  le Dg de la Sicap. Ibrahima Sall s’est réjoui de cette distinction reçue des mains de la plus haute autorité de la gendarmerie. Il a précisé que la brigade participe au développement de la contrée. C’est pourquoi il estime que les cités religieuses doivent disposer de brigades de sécurité conformément à la vision du chef de l’Etat de moderniser ces localités. Au-delà de cette action, M. Sall envisage de mettre dans les programmes de la Sicap une collaboration étroite avec les différentes coopératives d’habitat de l’armée, de la gendarmerie, entre autres, pour permettre à ces hommes et femmes qui sont au service du pays d’être bien logés. A travers ce geste d’Ibrahima Sall, le Haut commandement de la gendarmerie a invité les collectivités locales à suivre cet exemple. «L’Etat à lui tout seul ne peut pas tout faire. Il faut que les collectivités locales nous accompagnent. C’est le lieu pour nous de remercier Ibrahima Sall qui a compris que la sécurité est un besoin national qui doit être soutenue par tous », a dit le Général de division Mamadou Gueye Faye, Haut commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire.

T. SANE


La situation des droits de l’enfant au Sénégal fera l’objet d’un examen par le Comité des droits de l’enfant (Cde) les 11 et 12 janvier prochains, lors d’une session publique qui sera retransmise en direct, annonce un communiqué.

Le Sénégal est l’un des 196 Etats parties à la Convention relative aux droits de l’enfant. Selon le communiqué du Comité des droits de l’enfant, notre pays sera, à ce titre, soumis à un examen périodique de la part du comité de 18 experts. Un dialogue aura lieu entre les membres du Cde et une délégation du Sénégal sur la mise en œuvre de la Convention des droits de l’enfant. Le Comité fera une évaluation de la situation des droits des enfants sénégalais sur la base des réponses de la délégation et des informations reçues de la société civile. Parmi les sujets qui seront débattus, on peut citer notamment les discriminations fondées sur le statut social ou la caste ; les mutilations génitales féminines ; les mariages d’enfants et les mariages coutumiers; les problèmes d’accès à l’éducation et aux soins de santé rencontrés par les enfants handicapés ; la criminalisation de l’avortement ; le travail des enfants ; les efforts déployés pour retirer du contrôle de maîtres coraniques les enfants talibé qui sont maltraités, exploités et forcés à mendier ; les mesures visant à empêcher et à éliminer l’exploitation sexuelle et le trafic d’enfants ; la démobilisation, la réhabilitation et la réintégration des enfants victimes du conflit armé dans la région de la Casamance.


Le Délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Dr Anta Sarr Diacko, a remis, hier, une importante quantité de riz au Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall. Le geste s’inscrit dans le cadre de la 52e édition de la ziarra annuelle prévue à Louga les 8 et 9 janvier prochains.

Dr Anta Sarr Diacko, à la tête d’une importante délégation, était, hier, à Louga, où elle a été reçue par Thierno Mouhammadoul Bachir Tall, Khalife général de la famille omarienne. Le délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (Dgpsn) était venue, sur instruction du président de la République, remettre au Khalife des denrées alimentaires, essentiellement composées de riz. « Comme nous le faisons avec toutes les familles religieuses, nous sommes ici pour apporter un appui de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, conformément aux instructions données par le président de la République », a précisément dit le délégué général s’adressant à Thierno Bachir Tall. Le don, a souligné Dr Anta Sarr Diacko, est un appui que le gouvernement a l’habitude d’apporter au Khalife général de la famille omarienne à la veille de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Tall, prévue cette année les 8 et 9 janvier prochains. « C’est aussi pour le gouvernement de participer activement à la réussite de cet important événement religieux », a soutenu Dr Anta Sarr Diacko qui a aussi profité de ce face à face avec le khalife pour évoquer un volet important de son action à la tête de la Délégation générale : les bourses de sécurité familiale. « C’est une volonté politique du président de la République qui s’est traduite par ces bourses.

Satisfaction du Khalife
Le chef de l’Etat veut réduire les inégalités et soutenir les plus démunis », a noté le délégué général, faisant remarquer que 6216 bénéficiaires de ces bourses de sécurité familiale sont enregistrés dans la région de Louga. «Le programme continue et nous sollicitons des prières pour le président Sall et pour la réussite de notre mission », s’est exprimée Dr Anta Sarr Diacko.
Le Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall, s’est réjoui de ce geste de la Délégation générale. « Je pouvais ne pas prendre la parole parce que j’ai un porte-parole. Mais je tiens à parler pour vous exprimer mon entière satisfaction », a dit Thierno Bachir, également « fier » de tout ce que l’Etat est en train de faire pour la réussite de la ziarra. « Nous vous demandons de transmettre au président de la République mon message de satisfaction », s’est-il félicité. « Je remercie aussi le gouverneur de Louga et son équipe. Ils font un excellent travail », a soutenu Thierno Bachir Tall qui a formulé des prières pour la paix et le développement du Sénégal.

Abdoulaye DIALLO


Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me  Sidiki  Kaba, a procédé, hier,  à l’inauguration officielle de la maison de Justice de la ville de Keur Massar. Cette maison de Justice,  quatorzième du genre installée un peu partout à travers les localités du Sénégal, se veut un lieu d’apaisement, de dialogue et de résolution des conflits sociaux, à un stade plus accessible.        

La cérémonie officielle de l’inauguration de la maison de Justice de Keur Massar s’est déroulée, hier, dans la même localité,  en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba. La rencontre a enregistré une mobilisation massive des populations de Keur Massar. Celles-ci qui ont salué le choix porté à leur localité, ont dans ce même élan émis le vœu de voir cette structure participer à apaiser les lourdeurs administratives qui vont souvent avec les procédures judicaires.
Le ministre voit  à travers la forte mobilisation des populations, un signe d’adhésion à l’installation de cette maison de Justice. La maison de Justice répond au souci de rendre plus accessible la justice à l’ensemble des populations, a-t-il souligné, dans son allocution. En outre, le ministre rappelle que malgré l’approche communautaire et le souci d’être plus proches des justiciables, ces maisons de Justice se conforment totalement aux règles de droit. Toutefois, elles s’inscrivent dans une approche faite de dialogue, d’apaisement et de compromis, sans pour autant qu’aucune des parties engagées ne soient lésée. La médiation permettra d’aboutir à une justice plus humanitaire, de l’avis  de  Me Sidiki Kaba. Certains dossiers contribueront à désengorger les autres instances, mais également permettront ainsi un traitement plus rapide des litiges judiciaires à des niveaux plus accessibles. Sur demande du maire de Keur Massar, le ministre a promis de construire des locaux pour la maison de Justice qui est actuellement en location.
Le maire de Keur Massar, Moustapha Mbengue, avait auparavant relevé  que la création d’une maison de Justice à Keur Massar obéit à une forte demande de la population. Cette démarche répond en même temps à la loi de proximité, évitant ainsi les populations de s’exposer aux longues procédures de justice. Cette maison permettra à coup sûr un accès plus facile à la justice. Elle permettra surtout à la population de retrouver ces terres, longtemps entre les mains de spéculateurs mal intentionnés, a dit le premier magistrat de Keur Massar. Le maire note que la collectivité locale est disposée à mettre à la disposition de l’Etat un terrain en vue de la construction d’une maison de justice permettant ainsi d’alléger les charges du loyer.
Le représentant d’Osiwa, un des partenaires, note que l’utilité des maisons de Justice n’est plus à démontrer. Elles privilégient la médiation, en lieu et place de la sanction immédiate. Le jugement de ces maisons de Justice prend cependant toujours la peine de ne léser aucune des différentes parties concernées. Ici, les standards des droits humains sont appliqués dans la recherche de solutions équitables entre les différentes parties engagées, a-t-il rappelé.


Les chambres criminelles, qui se sont ouvertes à Saint-Louis, ont donné leur verdict après la comparution des sieurs Modou Diop et Bassirou Cissé accusés du meurtre du boutiquier Oumar Diallo à Ross Béthio. Au finish, ils ont été condamnés à 10 ans de travaux forcés pour recel criminel.

Les dénégations et autres pirouettes des avocats de la défense Mes Ndoumbé Wone, Abdou Djigo et Abdou Dialy Kane n’y feront rien. Leurs clients, malgré tout, ont été jugés coupables de recel criminel et emprisonnés pour dix ans. Néanmoins, ils ont semblé avoir réussi leur coup en installant le doute dans la tête des présents, à travers leur plaidoirie. De l’avis du procureur Samba Faye, il n’existe qu’une seule évidence, « la mort d’Oumar Diallo » et aussi la culpabilité des prévenus. Ainsi, il a demandé 20 ans de travaux forcés.
« Quand j’ai pris le dossier, je pensais que c’était pour recel que mon client était poursuivi, mais à ma grande surprise, l’on me parle de meurtre ».  Cette boutade de Me Ndoumbé Kane, avocat de la défense, renseignait à suffisance sur sa volonté de faire requalifier les délits en recel. Car pour elle, le seul tort de son client Modou Diop est d’avoir acheté un téléphone soustrait chez la victime Oumar Diallo.  Tandis que Me Abdou Djigo demandait l’acquittement pour Bassirou Cissé, la chambre criminelle, dirigée par le président Ndiambé Gaye, a décidé de condamné les deux prévenus à 10 ans de travaux forcés chacun.
Concernant les faits, dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 avril 2013 à Ross Béthio, le boutiquier Oumar Diallo a été mortellement atteint à la poitrine par une arme blanche administrée par des assaillants. Ces derniers ont, par la suite, dérobé sa recette, ses cartes de crédit ainsi que deux téléphones portables. Au cours de l’enquête et après réquisition de la Sonatel, Modou Diop détenteur d’un des portables volés, a été appréhendé. Celui-ci, interrogé sur les conditions d’acquisition du téléphone, affirme l’avoir acheté à 5.000FCfa à la station de Ross Bétio. Au cours de l’information, Bassirou Cissé a été arrêté par les gendarmes de la brigade de Ross Béthio. En effet, ce dernier s’était présenté à leur service afin de récupérer la moto « jakarta » immobilisée au moment de l’arrestation de Modou Diop. Interrogé sur les conditions d’acquisition de ladite moto, il soutenait qu’il avait pu l’acquérir par la réunion des sommes d’argent provenant de la vente d’une de ses motos et des recettes de l’activité d’une autre moto. Par ailleurs, il soutenait qu’il se trouvait à Thiès le jour du meurtre. Mais, concernant la mise en accusation et le renvoi, il y est stipulé que les témoins ont soutenu que les deux inculpés se connaissaient et que le jour du meurtre, ils se trouvaient à Ross Béthio, et que Bassirou Faye avait offert après les faits dix milles francs à sa copine, chose qu’il n’avait jamais faite.

Amadou M. NDAW


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