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Société & Faits divers (2813)

La deuxième session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Louga s’est achevée,  sur un verdict d’acquittement prononcé en faveur de Cheikh Sow poursuivi pour meurtre sur la personne de Ndiaga Diba. Le Parquet avait demandé la requalification des faits en assassinat et avait requis la perpétuité contre Cheikh Sow. Mais la Chambre criminelle a estimé qu’il n y a pas assez d’éléments pour condamner l’accusé. Conséquence : l’acquittement a été prononcé.

La joie de la défense a été grande. « Justice a été rendue », a souri Me Babacar Sedikh Nahm soulagé mais pas surpris. « C’est un principe d’interprétation qui s’applique également en droit pénal. Quand un doute subsiste, il profite à l’accusé », a expliqué Me Nahm, dénonçant tout au long de sa plaidoirie « un dossier mal instruit ». Dans une affaire de ce type, a-t-il insisté, « l’instruction ne devait pas avoir de failles. Malheureusement, c’est le cas parce que les principaux témoins n’ont pas été interrogés ».

Ceux que Me Nahm qualifie de « principaux témoins » s’appellent Moussa Ndiaye et Atkhana Sarr. Ces derniers sont des amis de la victime Ndiaga Diba trouvé mort le 11 juillet 2008. En effet, ce jour-là, Ndiaga, accompagné de ses amis (Moussa et Atkhana), s’était rendu au marché hebdomadaire de Thiamène (département de Linguère) pour s’adonner aux jeux de hasard.

L’ordonnance de renvoi souligne qu’ils avaient gagné 2. 000 FCfa et un portable misé par un homme d’ethnie peulh. Le portable, précise le document, avait été cédé au frère de germain de Moussa Ndiaye pour la somme de 7. 500 FCfa. Comme il avait l’habitude de le faire, le trio (Moussa, Atkhana et Ndiaga) s’était séparé après avoir partagé la recette journalière.

C’est seulement après qu’une personne non identifiée s’est jetée sur Ndiaga Diba en l’assénant de violents coups de coupe-coupe. Les soins prodigués n’ont rien pu faire : Ndiaga Diba rendit l’âme trois après. Le Dr Elhadji Oumar Ndoye de l’hôpital régional de Louga concluait ainsi à une mort par traumatisme crânien ouvert avec hémorragie interne. Interpellé, Cheikh Sow avait obtenu une liberté provisoire après sept mois de prison. Mais, Omar Sène, « témoin oculaire des faits », a favorisé la réouverture de l’enquête et l’interpellation à nouveau de Cheikh Sow et sa mise en accusation devant la Chambre criminelle. Omar dit avoir vu Cheiklh Sow sortir son coupe-coupe et en administrer un coup sur la tête de Diba, précisant que le mis en cause s’était réfugié par la suite à Rosso où il exerce le métier de charretier. « Ce sont des mensonges.

Omar ne dit pas la vérité. Je jure sur Dieu et sur son prophète Mohamet (Psl) que je n’ai pas tué Ndiaga Diba », a dit et répété Cheikh Sow devant la Chambre criminelle. Qui a finalement prononcé le verdict de l’acquittement. Tout simplement parce qu’elle n’a pu évacuer tout doute quant à sa culpabilité. Cheikh Sow est donc libre.

Abdoulaye DIALLO

Le Djihadisme a été dénoncé le week-end dernier à Bignona par l’imam ratib du département, El-Hadji Fansou Bodian, lors de la 26ème édition de son gamou annuel.

La manifestation religieuse, en tant que telle, a vécu. Elle a été célébrée dans la nuit de vendredi à samedi à Bignona, en commémoration de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Les pèlerins sont venus de toutes les régions du Sénégal, des pays limitrophes (Gambie, Guinée-Bissau, Mali, République de Guinée) et du reste de la sous-région, ainsi d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique. Ce fut un moment intense de dévotion, le temps d’une nuit consacrée au recueillement et de ferventes prières pour le retour d’une paix définitive et durable en Casamance, l’essor de cette région méridionale du pays et l’émergence du Sénégal. Sur ce dernier point, des prières ont été formulées pour le président de la République, Macky Sall, pour que Dieu l’aide à réaliser les grandes ambitions qu’il a pour le Sénégal, notamment à travers le Plan Sénégal émergent (Pse). El Hadji Fansou Bodian, par ailleurs imam ratib du département de Bignona, a saisi l’occasion de la cérémonie officielle pour fustiger les violences qui sont perpétrées, à travers le monde et au nom de l’islam, par des « mercenaires de la foi : des jeunes djihadistes, manipulés, formés dans une idéologie inhumaine faite de haine et de violence, qui sacrifient leurs vies pour ôter d’autres vies ». Le vénéré chef religieux a noté que de telles pratiques ne cadrent point avec les valeurs fécondes et humanistes de l’islam » qui, rappelle-t-il, est une religion de paix.

Pour épargner le Sénégal de cette menace djihadiste, le guide spirituel a préconisé le réarmement moral de nos jeunes, en leur balisant le chemin vers un monde meilleur, fait de fraternité et de paix. El-Hadji Fansou Bodian n’a pas manqué de recommander le renforcement du dialogue entre les chefs religieux et d’appeler les fidèles au respect des règles de l’islam. L’ imam ratib a souhaité que son gamou annuel soit inscrit dans le calendrier national des manifestations religieuses. Il a également demandé la construction de nouveaux collèges et d’un lycée franco-arabe dans le département de Bignona.

Moussa SADIO

La conférence annuelle  du mouvement des jeunesses khadriya s’est tenue dans la soirée du samedi à Pikine. Un moment que le guide des Khadres, Cheikh Al Hadramé Bakhayda Aïdara, a choisi pour entretenir les jeunes sur un thème actuel comme le terrorisme.

« Notre Jihad est la chahada et non avec des armes », a déclaré Cheikh Al Hadramé Bakhaïda Aïdara. Dans la même veine, le guide religieux a indiqué que « tuer des humains comme c’est le cas à travers les attentats terroristes n’est pas recommandé par l’islam ». C’est pourquoi, il a invité « la jeunesse à en prendre conscience et à ne pas se laisser entraîner dans ces actions folles ». Il a prié pour que le Sénégal et les autres pays de la sous-région « soient épargnés » des actes terroristes.

Cheikh Al Hadramé Bakhaïda Aïdara a exhorté la jeunesse à s’intéresser davantage aux enseignements de Cheikhna Cheikh Saadibou et de s’en inspirer pour rester sur le droit chemin. Il a estimé que cela est d’autant plus nécessaire que cette illustre figure de l’islam a été une lumière qui a éclairé le monde. « D’ailleurs, toutes les grandes figures religieuses du Sénégal ont fait des témoignages élogieux sur ce saint homme », a rappelé le guide religieux.
Par ailleurs, Cheikh Al Hadramé Bakhaïda Aïdara a fait une prédiction au cours de la conférence religieuse. En présence d’Abdou Aziz Diop et de Ndongo Ndiaye, deux conseillers du président de la République, le guide religieux a fait une prédiction de taille : «Dieu m’a montré que l’actuel chef de l’Etat sera réélu lors de la prochaine présidentielle », a révélé le guide religieux sous les regards étonnants de l’assistance. Mieux, il a indiqué que d’après ce que le seigneur lui a fait savoir, non seulement Macky Sall sera réélu, mais aussi, au terme de ses deux mandats présidentiels, il dirigera un organisme international prestigieux où il continuera à vaquer tranquillement à ses occupations. Il a également fait part de sa satisfaction vis-à-vis du premier magistrat de notre pays tout en exhortant les autres à prendre conscience du fait que c’est le Tout-Puissant qui choisit un président de la République. Si bien qu’à chaque fois qu’il en est ainsi, tout le monde doit l’accepter et lui réserver les égards qu’il mérite.

Revenant au thème de la conférence, il a estimé que quiconque cherche à commettre des actes terroristes dans notre pays connu pour son hospitalité ne parviendra pas à ses fins.

Abdou DIOP

La Sonatel a rendu public son rapport annuel 2015 sur sa politique de Responsabilité sociale d’entreprise (Rse). Le document recense toutes les réalisations de l’entreprise en matière d’engagement citoyen pour l’année 2015, en vue de les partager avec ses parties prenantes. La publication périodique de ce rapport se fait depuis plus d’une décennie avec plusieurs éditions rendues publiques.

A travers les quatre axes de sa politique en Rse, à savoir le bien-être communautaire, la croissance et le développement économique, la préservation de l’environnement et la bonne gouvernance, la Sonatel a pu réaliser, selon le rapport, des actions majeures en 2015, avec l’organisation des consultations médicales gratuites au profit de 1. 898 personnes âgées en collaboration avec les districts sanitaires de Thiès, de Saint-Louis et de Mékhé.

Par le biais de sa fondation, nous renseigne toujours le rapport, elle a également mobilisé des bourses d’excellence de spécialisation médicale d’un montant de 256 millions de FCfa au profit de médecins sénégalais. Pour le relèvement du plateau médical sénégalais, elle a aussi déployé des bus pour les centres d’enfants handicapés, des ambulances médicalisées pour les régions les plus reculées, des équipements de pointe dont une Irm à l’hôpital de Fann et un scanner numérique à l’hôpital de Ziguinchor. Dans le domaine de l’éducation, le groupe Sonatel a signé avec le ministère de l’Education nationale un accord cadre de partenariat et une convention Internet scolaire gratuit pour favoriser l’introduction des Tic en milieu scolaire. Un budget de 10 milliards de FCfa à l’horizon 2018 a été mis en place par Sonatel pour ce projet.

La Fondation Sonatel, en partenariat avec la Fondation du groupe Orange, a lancé également, en 2015, le projet Village d’un budget global de 273 millions de FCfa. Un projet qui a permis de doter les populations rurales de Thicatt Wolof (Kaffrine) d’une école de six classes, d’un poste de santé comprenant un logement pour le personnel médical et d’un point d’eau. Ces infrastructures inaugurées en juillet 2015 ont pour objectif de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et au désenclavement de milliers d’habitants, leviers de développement.
S’agissant de la promotion de l’emploi des jeunes, un budget de 100 millions de FCfa par an est mis à la disposition de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) visant à mettre à sa disposition des postes de stage d’adaptation et d’apprentissage et à connecter gratuitement les pôles d’emploi destinés aux jeunes.

Marame Coumba SECK

Le Centre des hautes études de défense et de Sécurité (Cheds), en partenariat avec le Centre de politique de sécurité de Genève (Gcsp) et l’état-major général des armées (Emga) du Sénégal organise, depuis 09 au 13 mai 2016, le huitième Cours d’orientation pour Attachés de défense et hauts fonctionnaires. La cérémonie de clôture aura lieu au Cercle Mess des officiers (ex-Amirauté), le vendredi 13 mai 2016 à 16H00, sous la présidence du ministre des Forces armées, le Dr Augustin Tine.

Dans un communiqué de presse, le Centre des hautes études de défense et de sécurité annonce la poursuite du huitième Cours d’orientation pour Attachés de défense et hauts fonctionnaires. Le document précise que « les objectifs de ce cours sont de consolider les compétences et la compréhension des participants sur les thèmes spécifiques liés à la politique de sécurité internationale, d’assurer une base solide pour leurs futurs défis professionnels en tant qu’attachés de défense et de familiariser les futurs attachés de défense au travail multilatéral et multiculturel ». Le cours est articulé autour de trois points relatifs à l’environnement sécuritaire international et régional, l’attaché de défense : un diplomate temporaire et une visite de terrain à la marine sénégalaise.

Le communiqué ajoute que trente-cinq auditeurs venant de pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et du Maghreb, et pouvant occuper des fonctions diplomatiques à l’étranger, prennent part à cette formation. Quinze sénégalais membres des Forces de défense et de sécurité et diplomates sont parmi ces auditeurs.

La vision du Cheds, c’est « un Sénégal et une Afrique dotés d’un leadership, catalyseur de changements pour l’instauration et/ou la restauration d’un environnement sécurisé, pacifié, favorable au développement et au bien-être des communautés et des individus ».

Mbaye S. DIAKHATE

Les résultats de la « Maison de justice » de Mbour pour l’année 2015 ont été satisfaisants. De janvier à décembre, cette instance a reçu 1.188 plaintes pour médiation-conciliation. Au total, 1.102 médiations ont été réussies et la somme de 40.651.750 de FCfa a été recouvrée.

La réunion du comité de coordination de la « Maison de justice » de Mbour qui s’est tenue mercredi a permis de mettre en lumière les résultats de cette instance de conciliation. Entre janvier et décembre 2015, la « Maison de justice » qui a été créée en 2007 dans le but de promouvoir les médiations de proximité a, selon son coordonnateur Mamadou Diouf, reçu 1.188 plaintes pour médiation-conciliation, dont 1.144 saisines directes et 44 transmis. Selon M. Diouf, 1.102 médiations ont été réussies et un montant de 40.651.750 FCfa a été recouvré. En outre, a-t-il souligné, l’instance a reçu 670 demandes en information et en orientation judiciaires. Avec le déroulement du projet d’appui à la modernisation de l’état civil en avril, a relevé M. Diouf, la « Maison de justice » a également reçu, informé et assisté plus de 2.000 personnes pour l’obtention d’un jugement d’autorisation d’inscription de naissance, de mariage ou de décès.

Le délégué du procureur de la République, Elias Abdoulaye Diop, qui présidait cette réunion qui a vu la participation des officiers de police judiciaire, des délégués de quartiers, des institutions décentralisées de microfinance, a rappelé l’importance de ces instances de conciliation qui proposent un mode alternatif de règlement des différends.

Selon lui, les « Maisons de justice » ont fait leurs preuves ailleurs, en Chine, en île Maurice, etc. Et le Sénégal n’a pas été en reste avec l’expérimentation, depuis 1999, des « Maisons de justice ». D’ailleurs, a indiqué le délégué du procureur de la République, l’exemple du Sénégal a fait tache d’huile dans la sous-région. Ce qui fait que beaucoup d’États viennent s’inspirer de l’exemple du Sénégal.         

    
S. O. F.

La culture, un handicap pour leurs droits. C’est cette tendance que les femmes veulent renverser à travers une campagne lancée mercredi à Osiwa. Elles cherchent à faire de la culture un atout.

Dans beaucoup de cultures en Afrique et même à travers le monde, les seconds rôles sont souvent dévolus aux femmes. Elles sont « condamnées » à rester dans les maisons pour s’occuper des enfants et autres tâches ménagères. Et pourtant la culture offre beaucoup d’opportunités pour l’émancipation de la femme. C’est pourquoi le Bureau régional d’Osiwa a convié mercredi à une table ronde sur le thème : « La culture, un atout pour les droits de la femme ». C’est  à l’occasion du lancement de la campagne : « L’affaire de tous : droits de la femme en Afrique de l’Ouest ». Selon la responsable de la section Sciences sociales et humaines de l'Unesco à Dakar, Maréma Touré Thiam, les violences faites aux femmes ont souvent un fondement culturel. Pour elle, en Afrique de l’Ouest, la femme est souvent magnifiée du fait de son pouvoir de reproduction et autres, mais le problème est que le pouvoir est entre les mains des hommes. « Pour reformer la société, il faut le faire avec les hommes et avec les femmes. Il faut connaître et s’engager, mais il faut surtout dialoguer », a préconisé la sociologue.

La directrice régionale de l’Ong Article 19, Fatou Jagne Senghor, a noté une régression des droits des femmes malgré l’engouement noté ces dernières années. A son avis, il faut des cadres de partage mais il faut surtout que force reste à la loi, c'est-à-dire que les lois votées soient rigoureusement appliquées. La patronne d’Article 19 a également sollicité la collaboration des médias pour qu’on cesse de traiter la femme comme un objet. Fanta Guèye Ndiaye, la présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), a, de son côté,  souligné que c’est bien d’avoir la parité à l’Assemblée nationale, mais il faut que les femmes accèdent aux instances de prise de décisions. « La culture constitue un facteur de blocage pour les femmes. Il faut agir sur les mentalités et les consciences », a-t-elle soutenu, avant d’ajouter que les médias doivent aussi arrêter de dévaloriser les femmes.   

          Ndiol Maka SECK

Promouvoir le dialogue social et dépasser le stade d’accalmie afin d’amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités, tel est l’objectif que se fixe la Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac).

Elle l’a fait savoir lors d’un point de presse vendredi dernier à Ziguinchor. Cette structure de soutien à la construction de la paix en Casamance et à la stabilité des axes frontaliers a été portée sur les fonds baptismaux en février 2016. Elle est une émanation des communautés de base au travers des organisations de la société civile. Il y en a 176 dont 26 de la Guinée-Bissau, 20 de la Gambie. Le reste provient du Sénégal. La Coscpac, selon son coordonateur Henry Ndecky, se veut un cadre référentiel de plaidoyer en réponse à un manque d’harmonisation dans les interventions, « alors que les attentes réelles des populations, fortement éprouvées par 34 années de conflit armé, restent actuelles ».

Pour amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités en Casamance, la Coscpac estime qu’on ne doit pas négliger la gestion et la prévention des conflits mineurs « qui, rappelle-t-elle, nourrissent le grand conflit. Au rang de ces conflits mineurs, la Coscpac a préconisé de ne pas négliger la divagation des animaux dans les zones de culture, le vol de bétail, les coupes abusives de bois, la circulation des armes de petit calibre et le non-respect des droits humains. Par ailleurs, elle a insisté sur « l’implication en amont des acteurs de la Guinée-Bissau et de la Gambie en qualité de parties prenantes aux fins d’une recherche conjointe de sortie de crise transfrontalière ».

Henry Ndecky a estimé que le chantier est vaste et les défis énormes, invitant les acteurs déjà sur le terrain du dialogue à trouver en leur initiative « une valeur ajoutée », dans la dynamique en cours du processus de paix. En outre, M. Ndecky et les siens ont proposé l’installation de mécanismes de suivi-évaluation pour le raffermissement permanent des relations de bonne cohabitation en Casamance et de bon voisinage sur les axes frontaliers une fois la paix construite.

Moussa SADIO

Cheikh Tidiane Alioune Cissé, l’imam ratib de la grande mosquée de Médina Baye, a appelé jeudi à la fin du conflit opposant le Sénégal et la Gambie et l’ouverture des frontières entre les deux pays. La communauté religieuse dont il est une figure emblématique compte de milliers de fidèles de l’autre côté du fleuve. Le chef religieux a fait cette déclaration au cours d’un point de presse préparatoire à la ziarra annuelle dédiée à son père, le premier khalife de Cheikh al Islam El Hadj Ibrahima Niasse « Baye ».

La ziarra annuelle dédiée à Cheikh Alioune Cissé, le premier Khalife de Mawlana El Hadji Ibrahima Niasse, prévu ce samedi pourrait se faire sans des milliers de fidèles gambiens. La faute à la fermeture des frontières entre les deux pays. Une situation que déplore l’imam ratib de la grande mosquée de Médina Baye. Cheikh Tidiane Alioune Cissé qui donnait un point de presse hier, dans le cadre de la préparation de la journée commémorant la vie et l’œuvre de son père, a exprimé ses regrets. « La situation qui prévaut entre les deux pays est préoccupante. La Gambie et le Sénégal constitue un même peuple et les frontières factices dressées par le pouvoir colonial ne pourraient pas venir à bout de la volonté des populations de cheminer ensemble », a indiqué le guide religieux. En pleine préparation de cette manifestation qui draine des milliers de fidèles venus d’un peu partout du pays et de la sous-région, la cité religieuse reste aux aguets par rapport à l’évolution de cette situation de part et d’autre de la frontière. « Nous en appelons au dialogue entre les deux gouvernements pour un dégel de cette situation qui perdure, causant des drames familiaux en Gambie et au Sénégal. J’espère que notre appel sera entendu », affirme l’ambassadeur itinérant.

Elimane FALL

La nuit de zikr consacrée à Mame Cheikh Ibrahima Fall a été célébrée au stadium Marius Ndiaye de Dakar. Son héritage mérite plus qu’une vulgarisation, selon l’initiateur Cheikh Khadim Fall.
Prompt à respecter les recommandations divines et celles de son guide Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, l’exemple de Cheikh Ibrahima Fall ne pouvait être plus intéressant pour ceux qui se réclament de son héritage. C’est pourquoi, depuis 13 ans, son arrière petit-fils, Serigne Cheikh Khadim Fall, lui consacre une journée entière, ponctuée par des récitals du Saint Coran et autres panégyriques.

En effet, le sens élevé de la dévotion et du travail…du guide des Baye Fall sont, entre autres, un modèle de bravoure et de diplomatie qu’aucune génération ne doit ignorer. Selon Mao Ndiaye, porte-parole de Serigne Khadim Fall, les musulmans doivent s’inspirer des enseignements de Serigne Touba et de Mame Cheikh Ibrahima Fall pour avoir la félicité d’Allah. « Nous devons porter plus haut le flambeau de Dieu et cultiver l’amour du prochain », a-t-il avancé.

Au nom du khalife général des mourides, Serigne Cheikh Aziz Mbacké, a rappelé que les mutations du monde doivent nous inviter à réfléchir sur notre avenir pour ne pas commettre certaines erreurs. « Ceux que Serigne Touba a éduqué sont loin d’être des ignorants. On ne doit pas perdre de vue le legs de nos guides religieux », a-t-il déclaré. La délégation gouvernementale était conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye en compagnie de l’ambassadeur itinérant Serigne Abdou Samad Mbacké, etc. Le ministre a laissé entendre que cette journée dédiée à Cheikh Ibra Fall coïncidant avec la fête du travail est plus que révélatrice. « En 1886, aux Etats-Unis, des travailleurs trouvaient excessif le fait de travailler pendant 8 heures d’horloge par jour. Ils ont été réprimés dans le sang. C’est delà qu’est venue la fête du travail du 1er mai en hommage à ces victimes. Alors qu’en 1883, Cheikh Ibra  Fall rencontrait son guide Serigne Touba. Lui, il trouvait une journée entière insuffisante pour satisfaire son guide spirituel. Il ne rechignait jamais à la tâche. Cheikh Ibra était le meilleur dans les travaux champêtres », a dit, convaincu, le ministre de l'Industrie et des Mines Aly Ngouille Ndiaye.

Serigne Mansour Sy CISSE

La communauté Andoulaye célèbre aujourd’hui son gamou annuel. Son fondateur, Cheikh El hadji Dramé, est un des précurseurs de l’expansion de l’Islam dans les régions centres-ouest du Sénégal.

Après El hadj Oumar Tall, il est l’une des personnalités religieuses reconnues comme avoir fait le pèlerinage à la Mecque par voie terrestre.

Les différents Khalifes de ladite communauté ont toujours cherché à perpétuer le legs des pères fondateurs. C’est pourquoi il est organisé, depuis plus de cent ans, un gamou de commémoration de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Pour ne pas concurrencer la célébration du Maouloud à Tivaoune, la manifestation se tient chaque année, à Andoulaye dans la première quinzaine du mois de mai. Ce sera cette année le premier gamou sous le Khalifat d’El hadj Mame Abdou Dramé.

La modestie et l’esprit d’ouverture du Cheikh se percevaient parfaitement à travers les relations qu’ils entretenaient avec d’autres chefs religieux de son époque. Parmi eux, on peut citer El hadji Malick Sy de Ndiarndé, El hadji Abdoulaye Niasse de Kaolack, Asse Camara de Saint-Louis, Malick Wilane de Médina Ndiol, Mbacké Tandian de Diourbel, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké de Touba et El hadji Abdoulaye Cissé de Diamal.

Ndiol Maka SECK

Au Sénégal, les écoliers et lycéens sont souvent victimes d’accidents de la route. Les enfants et les jeunes de moins de 25 ans comptent pour plus de 30% parmi les morts et blessés d’accidents de la circulation. C’est pourquoi, cette année, le Programme d’éducation routière compte former 13.000 écoliers.

L’édition 2016 du Programme d’éducation routière pour les enfants a été officiellement lancée le 9 mai dernier sous le patronage du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. Ce programme est le fruit d’un partenariat entre l’association Laser International, la fondation Puma Energy et l’Ong internationale Amend. Cette année, 13.000 écoliers seront formés à la sécurité routière.Plus de 3.000 enfants recevront des cartables avec des réflecteurs lumineux, des crayons et des livres de coloriage sur la sécurité routière. L’école Oumar Hamet Wane, ex-école Paille de la Gueule Tapée, a servi de cadre pour le lancement de cette activité.

Selon Ndèye Awa Sarr, présidente de Laser international, le coût humain et social des accidents de la route reste désastreux. Ces accidents, dit-elle, engendrent aussi beaucoup de pertes sur le plan économique. « Une étude de l’Oms démontre que 90 % des familles de décédés, et 85% des familles de survivants d’accidents connaissent une dégradation importante de leur qualité de vie », a relevé Mme Sarr. L’enjeu fondamental de leur action, note-elle, est de changer le comportement des usagers afin que la route soit un espace public de partage et de civisme et non un lieu de violence.

Pour Mme Ndèye Awa Sarr, ce programme d’éducation routière à l’école dès le plus jeune âge permettra aux enfants de reproduire les gestes et réflexes acquis lorsqu’ils seront grands. Parmi les bénéficiaires de ce programmes, figurent des écoles situées dans les zones à haut risque de trafic et/ou sur les routes congestionnées ; des écoles où les  enfants vont à pied où bien avec  un deux roues ; les écoles où les parents s’impliquent dans des activités, etc.

De son côté, Jeffrey Witte, directeur de l’Ong international Amend, a souligné que l’Afrique a le plus haut taux d’accident du monde sur les routes et ce sont les enfants piétons qui sont les plus vulnérables. Cette activité s’inscrit dans une plus vaste action visant 10 pays africains et financée par Puma énergie. Le Sénégal est le seul pays francophone bénéficiaire.

Ndiol Maka SECK

Le Gamou annuel de Souna Karantaba a été célébré dans la nuit du jeudi au vendredi. La cérémonie officielle a été présidée par le gouverneur de région, Habib Léon Ndiaye. Le thème était : « Vivre ensemble dans la paix et l’amour de Dieu ».

Les représentants de l’imam ratib, El H. Fakéba Soly, celui de la commission d’organisation, Tombon Soly, ont remercié le l’Etat pour le soutien « inestimable » apporté à l’organisation de cette grande manifestation religieuse. Comme pour demander à l’Etat de faire encore mieux, de nombreuses doléances ont été portées à la connaissance du chef de l’exécutif régional par Tombon Soly.

Entre autres, la réhabilitation de la vieille mosquée (originale par son architecture), la réalisation de pistes pour les évacuations sanitaires très difficiles pendant l’hivernage, la mise à disposition des chefs, véritables producteurs, d’intrants et de matériels agricoles à temps. La cité religieuse dont les talibés ne mendient pas demande également une modernisation du daara d’El H Kadialy Soly. Les différents orateurs ont également dénoncé le terrorisme, soulignant que les acteurs de ces actes ne sont pas de vrais musulmans. « On ne peut pas se réclamer d’une religion et ne pas appliquer les préceptes », ont-ils dit.  Les marabouts du Souna ont surtout insisté sur la reprise des négociations entre les deux chefs d’Etat Macky Sall et Yaya Jammeh pour mettre fin au blocus de la transgambienne qui est à l’origine, cette année, de la faible affluence des fidèles au gamou. La situation scolaire n’a pas laissé indifférent l’imam ratib qui regrette que les syndicats d’enseignants sacrifient des générations d’élèves. « Syndicats et gouvernement doivent se retrouver pour une solution définitive. On doit se soucier des enfants. On ne peut plus les blâmer pour les mauvais résultats aux examens, au vu de ce qui se passe », a-t-il martelé.

Le gouverneur Habib Léon Ndiaye a, dans ses réponses, indiqué qu’en ce qui concerne la réhabilitation de la grande mosquée, le ministère de la Culture a un projet dans lequel est inscrite cette question.

Pour le matériel agricole, il est bien disponible surtout dans le département de Goudomp où se trouve Karantaba, mais les producteurs ne l’achètent pas. « Il n’est pas à donner gratuitement, il faut le savoir », a-t-il fait remarquer.

Malamine KAMARA

La communauté catholique du Sénégal va, une nouvelle fois, sacrifier au traditionnel pèlerinage marial de Popenguine ce week-end. Cette 128e édition, prévue du 14 au 16 mai 2016 et placée sous le thème « Comme Marie, soyons témoins de la Miséricorde divine », va drainer plus de 100.000 pèlerins qui se mettront à l’école de Marie, considérée comme « Mère de Miséricorde ».

À l’instar des fidèles catholiques du monde entier, ceux du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie seront à Popenguine pour célébrer la foi pendant les trois jours de Pentecôte (14, 15 et 16 mai) marquant la venue de l’Esprit saint sur les apôtres et la naissance de l’Église. Comme chaque année, ce traditionnel rendez-vous spirituel va mobiliser une foule immense de fidèles estimée à plus de 100.000 pèlerins qui viendront des différents diocèses du pays. La cité religieuse a fini de faire sa toilette depuis quelques jours dans le cadre de la semaine citoyenne « And défar Sunu Ngokh » initiée par la Sonatel, en partenariat avec le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, à travers le Programme national de gestion des déchets (Pndg).
Et la ferveur gagne petit à petit Poponguine qui vit au rythme de la dévotion et de la foi. Les pèlerins ont commencé à affluer et l’ambiance commence, depuis hier, à monter, sous la surveillance effective des forces de sécurité qui veillent au grain. L’effervescence atteindra son summum ce dimanche avec l’arrivée des marcheurs. Pendant ces trois jours, la Tente de la Rencontre, la Basilique mineure Notre-Dame de la Délivrande et le sanctuaire marial vibreront aux rythmes de messes, rassemblements de prières et processions qui seront au programme de ce moment intense dans la vie spirituelle des chrétiens qui est placé cette année sous le thème : « Comme Marie, soyons témoins de la Miséricorde divine ».

L’homélie de la messe solennelle, point d’orgue de ce pèlerinage, sera prononcée le lundi 16 mai par Mgr Jean Noêl Diouf, évêque du diocèse Tambacounda qui entretiendra les fidèles sur le thème de cette 128e édition consacrée à la miséricorde. Un grand mouvement de compassion et de pardon dans le cœur de tous les croyants qui sont attendus pour renouveler leur foi asphyxiée par une société ambiante qui les enferme dans la satisfaction des besoins de la vie quotidienne.

L’animation liturgique de la messe solennelle de la 128e édition du pèlerinage marial de Popenguine sera assurée par la coordination des chorales de la paroisse Marie Immaculée des Parcelles Assainies (Mipa). La Mauritanie sera à l’honneur lors de cette édition, avec la présence de Monseigneur Martin Happe, évêque de Nouakchott.

Samba Oumar FALL

« Un Sénégal émergent ne saurait voir le jour sans un monde rural émergent dont le développement est étroitement lié à la participation du cheval », a fait savoir Dr Mamadou Ousseynou Sakho, secrétaire général du ministère de l’Elevage du Sénégal. Une déclaration faite à la gouvernance de Thiès lors de la cérémonie de remise d’attestations de formation à neuf maréchaux ferrants.

Le secrétaire général, dans  le secteur des équidés note que le cheval occupe une place centrale dans l’économie du Sénégal en général et particulièrement dans le monde rural où il est présent dans le transport des personnes et de leurs biens, dans les travaux champêtres, etc.  En ville, les charrettes participent au transport des matériaux de construction dans les coins inaccessibles aux véhicules et aussi des personnes surtout des dames qui vont au marché. « Ces exemples parmi tant d’autres corroborent l’importance du cheval dans notre pays et par conséquent mérite une attention particulière dans son traitement au plan sanitaire tout comme dans la quête de son bien-être en tant qu’être vivant », a-t-il indiqué. Aussi, a-t-il exhorté les récipiendaires à valoriser leur formation et leur métier en restant à cheval sur les normes.

Et dans ce sillage, il a salué le partenariat de l’organisation non gouvernementale  internationale « World horse welfare » qui s’investit partout dans le monde pour le bien-être du cheval avec le ministère de l’Elevage et l’ensemble des acteurs comme les propriétaires des chevaux de course hippique, les  associations de charretiers, les corps de métiers qui gravitent autour du cheval.

Pour sa part, Mme Alana Chapman, responsable à « World horse welfare », s’est réjouie de l’engagement des acteurs et de l’Etat du Sénégal qui est en train de porter des fruits sur le terrain. « Ceci dénote d’une solide tradition sénégalaise allant dans le sens d’un traitement décent du cheval », a-t-elle souligné. Du côté des propriétaires des chevaux de courses, Khassim  Diop a sollicité des formations pour les entraîneurs de chevaux, les jokers.

Mamadou Mbengue, représentant des charretiers, d’exprimer le désir de voir la formation des cochers démultipliée afin de leur faciliter l’obtention de la carte de cocher tout comme la carte sanitaire du cheval.

Mbaye BA

Le responsable de la commission médicale de la 128ème édition du pèlerinage de Popenguine, le docteur Jacques Ndour, a invité les fidèles à respecter certaines mesures d’hygiène et de sécurité en vue d’un « bon » déroulement de la manifestation religieuse prévue les 14, 15 et 16 mai prochains.

« Nous invitons les pèlerins à systématiser le lavage des mains, à éviter de s’exposer au soleil, à boire beaucoup d’eau pour éviter la déshydratation et à respecter les mesures de sécurité pour arriver à zéro accident lors du pèlerinage », a-t-il notamment indiqué lors d’une conférence de presse. « La couverture médicale commence dès le samedi avec les marcheurs de Dakar et 550 agents seront déployés pour couvrir l’événement. Des agents seront tout autour du sanctuaire et 26 ambulances dont cinq médicalisées seront mobilisées », a-t-il assuré.

(APS)

A 48 heures de l’événement, le quartier Keur Yelli de la capitale du Baol refuse du monde. Les disciples des dahiras affiliés au chef religieux Serigne Lamp Mbacké sont à pied d’œuvre pour apporter la dernière touche afin d’assurer un bon déroulement de l’événement.

Déjà, le Comité régional de développement (Crd) qui s’est tenu à la gouvernance de Diourbel avait permis de mesurer la volonté des pouvoirs publics d’accompagner Serigne Lamp Mbacké dans son œuvre d’éducation et de formation des jeunes, mais aussi l’engouement sans cesse croissant des populations pour cet événement. La Senelec avait prévu de mettre hors délestage le quartier 48 heures avant et après l’événement, tandis que la mairie promettait l’éclairage public des axes menant au lieu de célébration.

Pour les services de sécurité, il faut accroître les éléments et renforcer le dispositif de sécurité autour du Cheikh, de ses invités, ainsi que sur certains sites d’accueil. De même, le volet sanitaire a promis l’installation d’un poste avancé et un personnel doté d’équipements nécessaires, en plus d’un appui conséquent en médicaments. Des camions citernes et des bâches souples permettront à l’hydraulique de parer aux pénuries d’eau, de l’avis de Gallo Fall, coordonnateur du comité préparatoire.

Pour rappel, le Magal de Keur Yelli institué depuis 1997 par Serigne Lamp Mbacké, qui s’est fixé comme objectif majeur de commémorer le rappel à Dieu de son illustre père Serigne Modou Rokhaya Mbacké. Il profite de ce rendez-vous annuel, pour revivifier dans les cœurs les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et rendre grâce à Dieu. Keur Yelly est le fief de Serigne Lamp Mbacké de par sa mère issue de la famille d’Ely Manel Fall.

Les relations entre cette famille et celle des Mbacké sont connues de tous dans la voie mouride. L’an dernier, le quartier de Keur Yelly a connu de forts moments de dévotion et de recueillement. Le petit-fils Cheikh Anta Mbacké avait un appelé la jeunesse à la droiture et aux belles vertus pour un meilleur devenir du pays.

Mamadou DIEYE

Nous avons reçu ce communiqué de presse du bureau des relations publiques de la Police nationale.

Le Commissaire commandant le Groupe opérationnel de Ziguinchor (Goz), suite à la parution dans « Walf Quotidien » de ce jeudi 12 mai 2016 d’un article relatif au non-paiement des indemnités à certains policiers basés à Ziguinchor, tient à apporter les précisions suivantes : contrairement à la rumeur répandue par ce quotidien faisant état de mouvement d’humeur, le commandant Fallou Tall précise que les fonctionnaires concernés par le retard de paiement des indemnités exécutent correctement les missions qui leur sont assignées au quotidien en restant avant tout soumis à l’obligation de loyauté et à l’obligation de discrétion professionnelle qui préviennent des comportements de nature à ternir l’image de l’institution. Ce retard dans la mise à disposition des indemnités journalières résulte uniquement des procédures inhérentes au changement du payeur-billeteur ayant nécessité la prise de nouvelles dispositions d’accréditation d’un nouveau auprès des autorités en charge des finances et de la Trésorerie.

Toutefois, depuis le 11 mai 2016, les virements des sommes dues sont effectifs dans les comptes mêmes des ayants droit et que le paiement des agents concernés par la billetterie sera effectif dès ce jeudi 12 mai 2016. Par conséquent, tout est rentré dans l’ordre et il n’est point besoin de continuer à alimenter des rumeurs de colère au sein de quelle que unité que ce soit.

L’autorité n’a jamais cessé d’améliorer les conditions de travail et de vie des unités en général et plus spécialement de celles basées en zone sud.

(APS)

La résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a abrité, vendredi dernier, une cérémonie de prestation de serment de nouveaux volontaires du Corps de la paix américain. Au nombre de 66, ils viennent de subir une formation linguistique, technique et culturelle de dix semaines, annonce un communiqué de presse.

Les programmes de santé communautaire et celui du développement économique communautaire de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal viennent d’être renforcés en ressources humains à travers l’arrivée de 66 nouveaux volontaires du Corps de la paix. Répartis entre ces deux programmes avec 41 volontaires pour la santé communautaire et 25 dans le second, ces volontaires viennent de subir une formation linguistique, technique et culturelle de dix semaines. Ils  ont prêté serment  sous la direction de la Chargée  d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, madame Sandra Clark. Après cette cérémonie symbolique, les nouveaux volontaires vont officiellement prendre service auprès de leurs homologues sénégalais dans les secteurs prioritaires respectifs.  Le Corps de la paix au Sénégal compte actuellement  plus de 240 volontaires répartis dans les différentes régions du Sénégal. Ils interviennent dans la santé communautaire, le développement économique communautaire, l’agriculture durable, périurbaine et urbaine et l’agroforesterie. Le choix des domaines d’intervention se fait sur la base des besoins exprimés par le gouvernement du Sénégal et les affectations dans les villages et les villes se font de concert avec les autorités sénégalaises.

C’est le 17 janvier 1963 que les autorités sénégalaises et américaines ont signé le protocole d’accord autorisant le Corps de la paix à s’installer au  Sénégal.  Un mois plus tard, les premiers volontaires arrivèrent. Ils étaient au nombre de 15 et étaient  tous des professeurs d’anglais qui furent affectés dans différents établissements secondaires du Sénégal.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Face aux violences, l’Association islamique pour servir le soufisme (Ais) organise, à partir d’aujourd’hui, une caravane de paix qui prend fin le 25 mai prochain.

« Répondre à la violence par la violence ne fera que rendre le monde borgne ». De par cette citation, l’Association islamique pour le soufisme (Ais) est sortie de son mutisme. Avant-hier, face aux journalistes, le président de cette entité religieuse, Serigne Mame Cheikh Mbacké Khadim Awa Bâ est revenu sur les conflits planétaires : « Les crises qui secouent notre monde doivent pousser tout un chacun à se joindre à nous. Si les Syriens ou les Iraniens avaient cette cohabitation qui existe entre nos familles religieuses, les Américains n’allaient pas intervenir dans leurs conflits ». Le président de l’association Serigne Mame Cheikh Mbacké, qui tenait ses propos à l’institut islamique de Dakar, a précisé que le soufisme et l’entente entre les foyers religieux sont des facteurs de stabilité pour le Sénégal. « Si nous voulons éradiquer le terrorisme, il n’y a qu’une seule arme : c’est la prière », a-t-il a souligné.

Il a, par ailleurs, regretté les comportements déviants qui guettent notre jeunesse. Interrogé sur les forces exogènes qui sont allergiques à toute unité des foyers religieux, M. Mbacké a rapporté que le porte-parole du khalife général des Tidiane, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, a  attiré leur attention dans ce sens : « nous allons nous battre contre notre orgueil pour arriver à notre fin ». De son côté, Ahmet Khalifa Niasse a laissé entendre que les musulmans doivent être engagés. « Nous devons éviter d’être négligents. Soyons fermes et prenons notre destin en main », a soutenu M. Niasse. La caravane de sensibilisation qui a démarré hier à Touba prendra fin le 25 du mois prochain. Elle entend sillonner toutes les familles religieuses du Sénégal. La clôture est prévue le 11 juin à la mosquée Massalikoul Djinaan, sise à Dakar (Colobane).

Serigne Mansour Sy CISSE

Une embarcation transportant quatre pêcheurs a disparu depuis vendredi à Mbour. Selon le propriétaire Amary Thiaw, ces pêcheurs du quartier Golf devaient rentrer le samedi, mais ne sont toujours pas revenus.

Cette embarcation de fabrication artisanale mesurait 10,20 mètres et transportait à son bord les pêcheurs Baye Zale, capitaine de la pirogue, Mame Rawane Ngom, Atoumane Fall et Mouhamed Sarr.  Selon le propriétaire Amary Thiaw, « ces pêcheurs étaient partis en mer depuis vendredi vers 4 heures du matin et devaient rentrer le samedi pour aller voter le dimanche au référendum ». A en croire M. Thiaw, ces pêcheurs devaient faire une distance de 38 à 39 milles sur la côte vers Dakar et revenir, mais depuis ils n’ont pas donné signe de vie. « Après une longue attente, je les ai appelés sur leurs téléphones, mais personne ne répondait », a-t-il fait savoir. En outre, a-t-il précisé, la pirogue était en bon état. Toutefois, a-t-il indiqué, le moteur hors bord pourrait avoir quelques problèmes. La famille des disparus attend toujours le retour de ses enfants. Selon M. Thiaw, les services de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp) et les responsables du Conseil local de la pêche artisanale (Clpa) de Mbour ont tous été informés de cette disparition.
Avec cette disparition, le problème de la sécurité en mer revient à l’ordre du jour. Selon des statistiques délivrées par la Dpsp, 116 pertes en vie humaine ont été recensées en 2014 contre 94 en 2015, avec une perte en matériel de plus de 70 millions de FCfa. C’est ainsi que pour réduire les disparitions en mer, un plan national a été mis en place par le ministère de la Pêche et qui prévoit une opération annuelle d’acquisition de 20.000 gilets de sauvetage qui reviendront à 2.500 FCfa l’unité au lieu des 5.000 francs.

S. O. FALL


Pour mieux se faire connaître, la Cour de justice de la Cedeao, une juridiction communautaire, organise une semaine de sensibilisation au Sénégal. La délégation effectuera également des visites dans certains ministères et juridictions supérieures du pays.
La Cour de Justice de la Cedeao organise un programme de sensibilisation radiotélévisé du 21 au 25 mars 2016 au Sénégal, selon un communiqué du ministère de l’Intégration africaine. L’organisation des activités médiatiques sur le territoire d’un Etat membre est une activité annuelle de la Cour en collaboration avec le ministère de l’Intégration et la cellule nationale Cedeao de l’Etat membre concerné. Le présent programme, précise le communiqué, vise à créer une visibilité sur la mission de la cour, sa compétence et ses activités. « A ce titre, c’est un cadre permettant de renforcer la visibilité de la cour qui est une juridiction des citoyens de la communauté qui doivent se l’approprier en ayant une visibilité de ses activités », souligne le texte. L’activité rentre dans le cadre du programme de transformation de la Cedeao des Etats en une Cedeao des peuples.
Le but essentiel des activités médiatiques, poursuit le document, est d’atteindre les populations à la base par le biais de la presse écrite, de la radio et de la télévision. « Il importe de noter qu’à cause de la distance qui sépare le siège de la cour, basée à Abuja, au Nigéria, dans la plupart des Etats membres dont le Sénégal, certains citoyens ne sont pas au courant de son existence et de ses activités. Des programmes similaires ont été organisés dans d’autres Etats membres comme le Mali, le Bénin, le Ghana, le Togo, la Guinée, le Niger, le Libéria et la Gambie », lit-on dans le communiqué.
Cette cour de justice a été créée en vertu de l’article 15 du Traité révisé de la Cedeao. Le Protocole relatif à la cour a été adopté en 1991, mais les premiers juges ont été nommés en 2001. Elle a quatre missions principales : elle joue un rôle primordial en tant que juridiction communautaire dans l’interprétation et l’application du Traité révisé et d’autres textes de la communauté, en tant que tribunal administratif pour les fonctionnaires de la Cedeao, en tant que tribunal arbitral (la cour commencera à exercer cette compétence dès l’adoption du Règlement d’arbitrage soumis à l’appréciation du Conseil des ministres de la Cedeao) et en tant que juridiction des droits de l’homme. Le programme comprend une visite au ministère de la Justice; au ministère de l’Intégration africaine, à la Cour suprême, au Conseil constitutionnel et au Barreau du Sénégal. Les activités médiatiques de la cour prendront fin par une conférence de presse et une exposition des textes et ouvrages de la cour le jeudi 24 mars 2016. La délégation, dirigée par le Juge Alioune Sall, est également composée de Dr Daouda Fall, de Dr Idrissa Sow et de Mlle Elohor Ovadje.

Ndiol Maka SECK


Le gouvernement réfléchit sérieusement à la mise en place d'un centre national sur la cyber-sécurité. Une Task force a été installée à cet effet à la Primature, selon le Directeur général de l'Agence de l'informatique de l'Etat (Adie), Cheikh Bakhoum qui procédait à la signature d'un accord avec l'Agence nationale pour la sécurité des systèmes d'information (Anssi) de France.

Le Directeur général de l'Adie a annoncé la création dans les meilleurs délais d'un centre national sur la cyber-sécurité. Il a révélé que le dossier est assez avancé. « Nous sommes actuellement en pleine phase d'élaboration des textes pour la création de ce centre et nous envisageons de le rendre opérationnel le plus rapidement possible. Ces propos ont été tenus à l'occasion de la signature d'un accord de coopération  sur la cyber-sécurité entre la France et le Sénégal. Cette coopération permettra aux deux Etats de renforcer la confiance numérique car ce secteur n'a pas de frontières et il urge de mutualiser les efforts pour lutter contre les cyber-attaques. Dans ce cadre, la France va assurer le renforcement du dispositif des logiciels et matériels pour permettre à l'Etat du Sénégal de faire face aux menaces.
Tous les pays du monde pâtissent de la cybercriminalité, a rappelé  le Dg de l'Adie. Aujourd'hui, on parle de chiffres astronomiques selon les estimations. Ces statistiques avoisinent celles de la drogue d’après plusieurs spécialistes. Il s'agit d'un fléau majeur pour nos Etats. Au Sénégal, l’Adie a  les capacités d'identifier tous les utilisateurs du web. On constate aussi aujourd'hui que les attaques viennent aussi de pays tiers. Cela montre que la cybercriminalité n'a pas de frontières et que la lutte doit se faire de manière concertée, ont répété les spécialistes.  Le Directeur général adjoint de l'Agence nationale pour la sécurité des systèmes d'information de France (Anssi), l'Amiral Dominique Riban, a révélé qu'une récente étude faite aux  Etats-Unis a estimé l'économie mondiale parallèle générée par la cybercriminalité à 500 milliards de dollars (environ 250.000 milliards de FCfa).

Mamadou Lamine DIATTA


Matam, 18 mars, le directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Amadou Samba Kane, a offert à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Matam des matelas, du matériel de bureau et des vivres évalués à 8 millions de FCfa, a constaté l’Aps.

M. Kane, par ailleurs maire de la commune Hamadi Ounaré, a également fait le même geste à l’endroit des établissements scolaires de sa localité qui ont reçu du matériel scolaire, des livres et cahiers pour un coût global de 6.700.000 FCfa. « Ces dons faits par la Lonase dans le cadre de sa politique sociale sont destinés à améliorer les conditions de vie des populations », a soutenu M. Kane qui a estimé qu’il « ne s’agit nullement de campagne pour le référendum du 20 prochain ». « J’ai réagi positivement à la demande du directeur de la Mac qui voulait que je l’aide à rendre meilleures les conditions carcérales des prisonniers, de même qu’au proviseur du lycée », a indiqué le directeur général de la Lonase. Le maire de Hamadi Ounaré qui a appelé les élèves à faire de bons résultats et d’investir les filières scientifiques a pris l’engagement de connecter le lycée à l’Internet. Il a également décidé de créer un prix pour honorer chaque année les meilleurs élèves de la commune en séries scientifiques. Représentant des élèves, Thierno Seydi Soumaré a indiqué que ses camarades qui ont acquis cet important lot de matériel didactique sont « désormais plus outillés pour participer de manière plus dynamique à la construction de leur savoir ».

(Aps)


De 4.000 à 10. 000 euros, la Délégation Wallonie-Bruxelles a revu en hausse, cette année, son soutien institutionnel à la Biennale de l'art africain contemporain de Dakar (Dak’art). L’annonce a été faite hier par le nouveau Délégué Wallonie-Bruxelles à Dakar, Philippe Cantraine.

Lors d’un déjeuner de presse, hier, Philippe Cantraine, nouveau délégué Wollonie-Bruxelles à Dakar, a fait part de la décision de la Délégation d’augmenter, cette année, l’appui institutionnel accordé à la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’art). Ce montant est passé de 4.000 à 10.000 euros, soit plus de 6,5 millions de FCfa. Un geste qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays. Toutefois, la Délégation Wallonie-Bruxelles va continuer d’être présente dans les autres aspects du Dak’art sur lesquels on a l’habitude de la voir et qui ont trait à la politique d’intérêt d’exportation de ses projets. Elle entend accueillir des artistes béninois et burkinabè, deux autres pays prioritaires de la coopération aux côtés du Sénégal. Ce projet, a expliqué M. Cantraine, s’inscrit dans le cadre d’une coopération sud-sud.   
Le nouveau délégué a annoncé également la réalisation d’une fresque avec la structure Africulturban sur le mur de la Délégation. « C’est une fresque que je voudrais proposer comme un des points de visite des sites de la Biennale de l’art contemporain de Dakar.  C’est un projet qui fait partie du circuit des visites. La fresque sera réalisée sur le thème Sénégal-Wallonie-Bruxelles pour traduire l’esprit de notre coopération », a-t-il indiqué.
Ce tête-à tête avec la presse a été aussi une occasion pour Philippe Cantraine de revenir sur la prochaine visite à Dakar du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.  Rudy Demotte est attendu le 10 avril prochain au Sénégal. Au menu de cette visite de travail, il est prévu des rencontres bilatérales avec le président de la République et le Premier ministre sénégalais.
Ensuite, M. Demotte animera une conférence-débat, le 12 avril à l’Université de Dakar, sur le thème : « Radicalisme et dialogue ». Il s’agit d’une occasion pour le ministre-président, a avancé le délégué Wallonie-Bruxelles, de demander à ses interlocuteurs sénégalais l’originalité sénégalaise en matière de dialogue des cultures et de tolérance. « Le Sénégal est un pays exemplaire. Je pense que des pays de métissage comme le nôtre ont des choses à échanger avec le Sénégal dans la manière de vivre ensemble… », a-t-il laissé entendre.
Avant de terminer son séjour, Rudy Demotte se rendra à Saint-Louis, une ville très importante dans la coopération qui lie les deux pays.

Ibrahima BA


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