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Société & Faits divers (3163)

L’Etat continue de recouvrer ses biens suite à la décision de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) d’avril 2013 condamnant Karim Wade et ses complices dont l’homme d’affaires Ibrahima Aboukhalil dit Bibo Bourgi à respectivement six et cinq ans de prison et 138 milliards d’amende.

Le président de la République les avait graciés, mais les amendes restaient à payer. Hier, la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada siégeant à Abidjan (Côte d’Ivoire) s’est déclarée incompétente à juger la plainte déposée par Bibo Bourgi et l'a condamné aux dépens, selon la Rfm qui a donné l’information. Ses avocats avaient saisi d'une requête cette juridiction après que l'Etat du Sénégal a confisqué, dans le cadre de la traque des biens mal acquis, ses biens. La procédure concerne son patrimoine ici au Sénégal, en France et à Monaco principalement.

Le 23 mars 2015 donc, l’arrêt de la Crei tombait. Les avocats de Bibo Bourgi avaient ensuite saisi la Cour suprême et la Cour d’arbitrage d’Abidjan. Saisie d’une requête de rabat d’arrêt, la juridiction suprême sénégalaise avait confirmé le verdict de la Crei via un arrêt en date du 20 août rendu par sa chambre criminelle ; le 08 mars 2016, ses sections réunies confirmaient la sentence. Dès lors, la procédure de saisie des biens du condamné pouvait prospérer avec l’Etat comme partie civile et représentée par son agence judiciaire et ses avocats. « Il ne dispose plus d’aucun moyen de paiement au Sénégal, même pour le prélèvement automatique de son assurance médicale (sic) », s’indignait alors Mme Corinne Dreyfus-Schmidt, l’une de ses conseils.

Ses avocats disaient hier se concerter pour dégager une position. L’homme d’affaires a également porté son dossier devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, l’instance arbitrale de la Banque mondiale.

Samboudian KAMARA

Le Laboratoire genre, en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert et Article 19, a organisé, hier, un atelier d’échanges pour la mise en place d’une stratégie d’accompagnement des jeunes femmes leaders dans l’espace public et d’un mécanisme de veille pour une meilleure protection des femmes et des jeunes face aux défis structurels qui freinent leur progrès dans la sphère publique.

« L’objet de la rencontre entre dans le cadre d’une réflexion sur le devenir du mouvement social féminin au Sénégal et de son leadership, ainsi que sur la création d’un trait d’union entre deux générations pour une perspective où les jeunes femmes leaders seront des actrices qui ne subissent pas le cours de l’histoire », a soutenu Fatou Sow Sarr, directrice du Laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan).

En effet, il a été question de « relève générationnelle » dans cette réflexion initiée par le Laboratoire genre de l’Ifan depuis 2003 et mise en œuvre à travers des mécanismes comme les comités de veille et d’alerte pour la démocratie inclusive et le caucus des femmes leaders. « Il s’agit de sortir de cette rencontre en soulevant une note conceptuelle et en mettant en place un mécanisme pour la nouvelle génération à qui il sera assigné une mission, un rôle et un mode de conduite. Et cela doit commencer maintenant pour éviter certaines images qui ne grandissent pas la femme », a fait savoir Fatou Sow Sarr.

Cette relève générationnelle permettra, selon elle, la prise en charge du combat des femmes et la pérennisation de l’initiative du caucus des femmes. Autre point débattu par les femmes, un recul du mouvement social des femmes, en comparaison avec la grande effervescence des années « 80 » et « 90 », hormis la parenthèse du combat ponctuel pour la parité politique. En prenant comme exemple les candidatures de Marième Wane Ly à la présidence de la République en 2000 et celle de Marie Angélique Savané à la mairie de Dakar en 2009, elle considère que ces postulantes n’ont pas bénéficié d’un soutien affiché des femmes.

Selon le caucus des femmes, la loi sur la parité acquise, l’espace social est à nouveau caractérisé par une léthargie du mouvement féminin face à des pratiques politiques inquiétantes.

En effet, elles considèrent qu’au-delà de celle-ci, si les femmes souhaitent d’autres victoires indispensables, elles doivent reconstituer une unité autour du combat commun qui transcende l’appartenance politique.

Par ailleurs, elles ont estimé que les menaces et violences que subissent les femmes, la brutalité des adversités politiques et leur présence limitée dans les médias sont des constantes qui pèsent beaucoup sur la pérennisation d’un leadership féminin continu. Par conséquent, il est urgent, pour elle, de sonner l’alerte pour une remobilisation sur des bases saines et justes afin de dégager des lignes directrices et un accord sur des principes qui seront appliqués sans distinction, quel que soit le cas de figure.

Par ailleurs, les participantes à la rencontre se sont indignées du silence des organisations de femmes face au cas de la chanteuse Déesse major et à la destitution d’Aïda Mbodj du Conseil départemental de Bambey.

Marame Coumba SECK

L’Association pour l’orientation islamique et la mémorisation du Coran (Assoimec) se réjouit de l’initiative du chef de l’Etat consistant à retirer tous les enfants de la rue. Elle a salué, lors d’un point de presse hier, cette mesure qu’elle qualifie de « courageuse » et invite à la « poursuite » de la lutte contre la traite des talibés.

Trois enfants jouent tranquillement au ballon sur une aire au bas d’un R+2. Leur maître coranique ne les quitte pas des yeux. Ils se permettent quelques moments de loisirs, après une matinée consacrée à l’apprentissage et à la mémorisation des verstes du Coran.

L’enseignant se joint aux enfants, tapant sur le ballon. En bon pédagogue, il profite de ces moments de détente pour vérifier les aptitudes de ses disciples. Par moment, il commence la lecture d’un verset coranique avant de laisser ses élèves continuer la récitation. Ça marche presque à tous les coups. Bien dans leur peau, ces talibés portent des habits propres et ont bonne mine. C’est justement cette approche consistant à mettre les pensionnaires de « daaras » dans les meilleures conditions d’apprentissage que l’Association pour l’orientation islamique et la mémorisation du Coran (Assoimec) veut promouvoir. En conférence de presse hier, ses membres ont salué la mesure du gouvernement « visant à retirer les talibés des rues du Sénégal ». Une mesure qui vient à point nommé, selon le coordonnateur national de l’Assoimec, Mor Ngone Ndoye, qui a constaté que la mendicité qui favorisait jadis la socialisation de l’enfant est, aujourd’hui, la porte ouverte à tous les vices et dérives : banditisme, agression et débauche.

Priant pour que la mesure de retrait des enfants de la rue ne soit pas circonstancielle, l’association en appelle à un suivi correct, avec des mesures d’accompagnement appropriées. Les membres de l’Assoimec ont appelé l’Etat à « aider à l’ouverture de "daaras" publics, à l’image des écoles franco-arabes (Efa), mais aussi à la création de centres de formation à l’intention des maîtres coraniques ».

Après avoir rappelé que « l’Assoimec est forte de 300 "daaras" et est présente dans 12 des 14 régions du Sénégal », Mor Ngone Ndoye a annoncé « une tournée nationale pour expliquer la position de (son) association sur le retrait des enfants de la rue ». Selon lui, il est tout à fait possible de bien former des talibés sans les contraindre à mendier.

Oumar BA

… Abdoulaye Wilane du Ps en phase avec le chef de l’Etat
Le maire de Kaffrine et responsable politique socialiste s’est invité dans le débat suscité par la mise en œuvre du programme de retrait des enfants de la rue du président de la République. Selon Abdoulaye Wilane,  cette mesure contribue à « la préservation de la dignité de la personne humaine, à celle des droits humains et à la promotion du capital humain, notamment dans son volet enfance ». Aussi, a-t-il demandé au gouvernement « d’éviter de tomber dans le piège des pêcheurs en eaux troubles et autres pourfendeurs ».

« Le gouvernement doit éviter de tomber dans le piège des «pourfendeurs » qui commencent à manipuler l’opinion publique en leur faisant croire que le programme vise à combattre la religion musulmane ». C’est la conviction du porte-parole du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane,  qui demande ainsi au gouvernement « d’éviter de tomber dans le piège de des pourfendeurs, des oiseaux de mauvaises augures et des pêcheurs en eaux troubles qui commencent à développer une campagne insidieuse et perfide qui consiste à dire que le président de la République et son régime sont contre la religion musulmane ». 

Faisant le parallèle de cette campagne qui commence à germer avec le dernier référendum du 20 mars dernier durant lequel « était développée l’idée selon laquelle Macky Sall défendait des droits humains qui vont dans le sens de promouvoir l’homosexualité et autres phénomènes vicieux, une fausse propagande à laquelle nous avons souffert ». Pour une meilleure appropriation de la mesure de retrait, Abdoulaye Wilane demande au gouvernement  d’outiller davantage le commandement territorial, les collectivités locales, notamment celles de l’arrière-pays, ainsi que les autorités religieuses.

Mamadou Lamine DIEYE

La Chambre criminelle de la Cour d’Appel de Kaolack a condamné, hier, Boubacar Touré, un ancien commerçant reconverti dans le trafic de drogue, à 10 ans de travaux forcés et à une amende de deux (2) millions de FCfa. L’accusé est reconnu coupable de trafic intérieur de drogue.

Le sieur Boubacar Touré, la quarantaine, résidant aux Parcelles Assainies dans la banlieue nord-ouest de Kaolack, y réfléchira par deux fois avant de changer de profession. Ce commerçant a vu sa vie basculer à la suite d’une mauvaise fréquentation. Une de ses relations de Goudomp, dans la région septentrionale du Sénégal, lui aurait suggéré de s’adonner au trafic illicite de drogue, se proposant d’être son fournisseur attitré de chanvre indien. Une reconversion qui lui a valu hier une comparution à l’audience de la deuxième session 2016 de la Chambre criminelle de la Cour d’Appel de Kaolack.

Les faits remontent au 04 octobre 2013, quand le nommé Boubacar Touré, confortablement assis dans un véhicule de transport en commun en provenance de Goudomp, est interpellé par la maréchaussée. Les gendarmes ont trouvé dans ses bagages huit (8) kilogrammes de chanvre indien minutieusement cachés et qu’il convoyait à Kaolack où il résidait. Entendu par les hommes en bleu, il n’a pas eu de mal à reconnaître les faits. Hier, à la barre, contrairement à d’autres accusés qui niaient les faits qui leur sont reprochés, lui s’en est tenu à ses déclarations préliminaires. Pour attendrir les membres de la cour, il a, dans un récit poignant, expliqué les raisons de sa reconversion. Son métier de commerçant ne lui permettant plus de joindre les deux bouts.

C’est à cette époque qu’il renoue avec un ami d’enfance établi dans la région sud, plus précisément dans la commune de Goudomp.

Ce dernier déjà actif dans cette activité illicite le convainc de franchir le Rubicon. L’avocat général n’est pas convaincu par cette ligne de défense consistant à accuser un tiers pour se disculper. Selon le représentant du ministère public, il n’y a pas de circonstances atténuantes qui vaillent pour l’accusé trouvé en possession de huit (8) kilogrammes de drogue. Ainsi, il a requis la peine de 10 ans de travaux forcés contre lui.

Le conseil de la défense, Me Abdourahmane Sow, a beau plaider la clémence pour son client, rien n’y fit. Finalement la Chambre criminelle a condamné Boubacar Touré à la peine maximale de 10 ans de travaux forcés et à deux (2) millions de FCfa d’amende pour trafic intérieur de drogue.

Elimane FALL

Sept nouveaux généraux, dont six militaires et un gendarme, ont été promus et vont étrenner leurs étoiles ce 16 juillet, en novembre et décembre prochains. L’un des enseignements majeurs du décret présidentiel est que le général Meïssa Niang sera le prochain patron de la gendarmerie nationale et que le général Victor Tine va commander la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp).

Le président de la République, chef suprême des armées, a élevé, à la date du 12 juillet 2016, sept officiers supérieurs au grade de général de brigade en sus de la nomination du général Meïssa Niang comme patron de la gendarmerie nationale. Déjà général depuis le 1er janvier 2012, Meissa Niang, plus ancien brigadier en ce moment, deviendra Haut-commandant de la gendarmerie et Directeur de la justice militaire à la date du 11 novembre, en remplacement au général de division actuel Mamadou Guèye Faye qui deviendra également général de corps d’armée le 16 août prochain.

Un autre gendarme, Mamadou Diouf, jusque-là attaché de défense en Italie, va étrenner ses étoiles de général le 1er novembre prochain. Le colonel Diouf a, selon des sources concordantes, « renforcé et raffermi la coopération militaire entre les deux pays » après un parcours honorable dans la maréchaussée. Il a aussi commandé la Légion de gendarmerie de Thiès. Les tout prochains généraux sont Victor Tine, Abou Thiam, Maguette Bâ et Momar Diagne. Ces quatre colonels vont faire leur entrée dans le cercle restreint des étoilés le samedi 16 juillet prochain.

Jusque-là conseiller au ministère des Affaires étrangères, Victor Tine va prendre les rênes de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers en remplacement du général Pape Samba Kamara avec qui il va en quelque sorte permuter. Au parcours excellent, Victor Tine, formé à l’Académie royale de Meknès (Arm), a une grande expérience des armées après avoir été adjoint au chef d’état-major de l’Armée de terre (Cemat), patron de la Direction de la protection et de la sécurité des armées (Dpsa), commandant de la zone 4 (Tambacounda). Le cavalier qu’il est a été attaché de défense à Addis-Abeba. Il traîne aussi les séquelles d’une blessure de guerre contractée en Casamance.

A la tête de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), le colonel Abou Thiam a beaucoup œuvré pour une meilleure visibilité des armées. Avec un « engagement et une détermination sans faille », il s’est illustré dans l’exécution de la vision du chef d’état-major des armées (Cemga). Egalement cavalier, il sera prochainement conseiller à la présidence de la République. L’autre cavalier est le colonel Magatte Bâ, conseiller défense du Premier ministre. Formé à l’Arm du Maroc, le colonel Bâ a un parcours normal qui l’a amené à gravir tous les échelons. Il a aussi commandé la zone militaire n°2 (Saint-Louis).

Breveté de l’Ecole supérieure de guerre au Führungsakademie (Académie de Haut Commandement et d’état-major de Hambourg en Allemagne), le colonel Bâ est titulaire d’un DUEL II en Droit à l’université Mohamed V de Rabat. Il termine un Master en défense, sécurité et paix à l’Université Cheikh Anta Diop Dakar et au Centre des hautes études de défense et de sécurité. Le dernier des quatre est le marin Momar Diagne qui va remplacer le général Cheikh Bara Cissokho comme chef d’état-major de la Marine (Cemarine). Ce dernier prend la relève du sous-Cemga, le général Sané qui va intégrer la deuxième section (retraite). L’amiral Cissokho aurait, selon certaines sources, « révolutionné la Marine nationale ». Il est même vu comme un « deuxième Faye Gassama sur le plan de l’infrastructure, des équipements et des entraînements ». « Le sous-Cemga est le coordonnateur des activités de l’état-major. La conception et la planification de toutes les activités et services relèvent de lui. Son travail requiert des qualités de leadership dont dispose le général Bara Cissokho », selon une source autorisée. Le prochain Cemarine est également présenté comme un « homme très engagé, qui ne rechigne pas à la tâche ».

Jusque-là sous-Cemga chargé des questions de logistique à l’état-major, le colonel Diagne aurait gardé ses bureaux à la Marine où il continuait d’apporter son concours.

Les deux autres généraux de l’armée sont les colonels Daouda Niang et Banda Diène. Actuel chef de cabinet du Cemga, le colonel Daouda Niang est un commando aguerri qui a aussi gravi tous les échelons. Il a commandé l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) et la Cellule de lutte antiterroriste. C’est un bon professionnel. Il passe général le 16 novembre prochain. Last but not least est l’intendant-colonel Banda Diène qui arborera ses étoiles le 16 décembre. Il aurait modernisé l’ordinaire des armées, nourrissant et équipant bien les hommes.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a procédé, hier, à la cérémonie de remise des attestations à la deuxième promotion des auditeurs des « 20 h des médias ». Seize professionnels des médias ont bénéficié de cette formation consistant construire une synergie entre les forces de défense et de sécurité et les médias.

Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a, pour la deuxième fois, assuré une formation en paix, sécurité et défense à des professionnels des médias. L’objectif consiste à faire des médias un vecteur de transformation, mais aussi des acteurs engagés pour la défense et la sécurité de tous. Selon le directeur du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, cette formation permet également de créer un nouveau partenariat entre les forces de défense et de sécurité et les médias.

« Le centre, créé en 2013, répond au besoin de doter le Sénégal d’une structure d’analyse et de renforcement des capacités des cadres de l’administration, du secteur privé, de la société civile, des forces de défense et de sécurité, les hommes des médias en matière de réflexion stratégique et d’échange d’expériences sur les grandes thématiques nationales, régionales et internationales », a soutenu le général Ndiaye. L’approche choisie, a-t-il poursuivi, est la sécurité humaine qui se veut inclusive, multisectorielle, ouverte à d’autres acteurs parmi lesquels les médias.

En étant ouvert à tous les segments de la société, le Cheds contribue à instaurer une culture de défense et de sécurité au sein des élites nationales. Ainsi, depuis 2015, divers programmes ont été mis en œuvre, notamment un master II en défense, sécurité et paix qui accueille 35 auditeurs du Sénégal et de l’Afrique, dont des hommes de médias, des administrateurs civils, des avocats, des éléments des forces de défense et de sécurité, entre autres.

La cérémonie de remise des attestations à la deuxième promotion des auditeurs des « 20h des médias » a coïncidé avec la quatrième édition des « Petits déjeuners des médias ».

Une conférence sur « La géopolitique des médias africains » animée par Eugénie Aw Ndiaye, enseignante et chercheuse au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), a suscité beaucoup d’interrogations sur la place de notre continent dans la société d’information. Selon elle,  en parlant de géopolitique des médias, l’Afrique est presque absente sur la carte.

D’autres sujets, comme les enjeux et les défis des médias par rapport à la démocratie et aux réseaux d’influence, les enjeux de pouvoir sur des territoires et les images que les hommes en construisent, ont fait objet de débat.

En ce domaine, elle a noté un taux très faible de travaux de recherche, une rareté des centres de recherche et un manque de passerelles institutionnelles. En matière de défense et de sécurité, elle a jugé nécessaire la mise en place d’un pôle de réflexion sur les médias et la géopolitique. Et le prochain sommet de Dakar sur la paix et la sécurité, a-t-elle soutenu, pourrait être une opportunité à saisir.

Marame Coumba SECK

Trois milliards de FCfa vont être débloqués par le gouvernement pour accompagner les jeunes dans leur formation durant les vacances citoyennes. L’annonce a été faite hier par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, qui présidait un Comité régional de développement (Crd) consacré à la préparation des cérémonies de lancement et de clôture du programme « Vacances citoyennes 2016 ».

« Le président a doté le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne d’une enveloppe de trois milliards de FCfa dédiée exclusivement à financer des projets de jeunes. Ce fonds est logé à l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) », a annoncé le ministre de tutelle, Mame Mbaye Niang. Les principaux bénéficiaires seront les jeunes des différentes communes du Sénégal, notamment ceux qui seront formés et qui auront des projets.

C’est là une réponse à la préoccupation liée à l’emploi et à l’absence de qualification de la plupart des jeunes soulevés par certains représentants des mouvements de jeunes. Ceux-ci ont aussi interpellé le ministre Mame Mbaye Niang sur la nécessité d’encourager la jeunesse à aller vers l’entreprenariat, une réponse, selon eux, à la forte demande d’emplois. Autre problème sur lequel il a été sollicité, la difficulté d’accès au marché. Ils veulent que l’Etat leur accorde 1% de part des marchés publics qui, d’après leurs calculs, représente 800 milliards de FCfa.

Pour cette année, les cérémonies d’ouverture et de clôture se dérouleront respectivement dans les départements de Guédiawaye et de Dakar. « Depuis longtemps, le temps des vacances a été mis à profit par notre département ministériel pour offrir la possibilité aux jeunes de donner de leur temps pour servir le pays à travers des vacances utiles et agréables. En effet, le ministère accomplit sa mission à travers des programmes qui concourent à doter les jeunes d’une formation civique et morale adéquate et de capacités d’insertion socio-économique approuvées », a soutenu M. Niang.

Priorité aux activités d’utilité publique
Dans ce sillage, a-t-il poursuivi, notre département accorde une priorité aux activités d’utilité publique initiées par les groupements de jeunes. Ainsi, un comité d’organisation cordonné par le gouverneur est mis sur pied pour travailler à l’identification de toutes les parties prenantes au recensement des lieux devant abriter les activités, à la détermination de toute la logistique à mettre en place dans les plus brefs délais. Autre autorité qui était de la partie, Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, ce département qui va abriter la cérémonie d’ouverture des vacances citoyennes 2016. « Le département de Guédiawaye est jeune mais extrêmement dynamique.

Il est caractérisé par le nombre impressionnant d’associations de jeunes et par son activisme positif. Donc, il ne saurait être insensible à cette marque de sympathie et de considération », a-t-il salué, avant de souligner que « les vacances citoyennes sont devenues des rendez-vous nationaux et appellent l’ensemble des maires du Sénégal à s’impliquent dans leur animation et la prise en charge ».

Selon Aliou Sall, les départements sont chargés de la mise en application des politiques en matière de jeunesse et de construction citoyenne, mais les collectivités locales sont également des instruments de mise en œuvre à l’échelon local. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, des jeunes, notamment ceux des écoles de formation professionnelle, mais aussi des artisans, ont été mobilisés pour exécuter, pendant six semaines, le chantier de rénovation de l’école Darou Salam à Sham Notaire, un établissement en état de délabrement très avancé.

Marame Coumba SECK

En visite à Fatick, le ministre de Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a félicité le président de la République, Macky Sall, qui vient d’ordonner le lancement de la campagne de retrait d’urgence des enfants de la rue. Aussi a-t-il demandé aux acteurs culturels du Sénégal d’accompagner le chef de l’Etat à travers des messages chocs destinés à la sensibilisation des populations.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a félicité, à Fatick, le président de la République d’avoir pris cette heureuse initiative consistant à retirer d’urgence les enfants de la rue. Il y a quelques années, a-t-il rappelé, Léopold Diouf, alors commissaire central de Dakar et lui, président de « Ndef-Leng », s’étaient réunis pour échanger sur  quelques spectacles désolants qui se passaient dans les rues de la capitale sénégalaise.

«  Dans des rues de Dakar, certains de nos parents sérères pilaient le mil dans des conditions extrêmement difficiles tandis que d’autres parcouraient des artères à la recherche de l’aumône. C’était vraiment des images qui ne sont pas jolies à voir et qui sont réprouvées par la culture sérère », a-t-il laissé entendre. Pour régler ce problème, a-t-il informé, une opération de rafle a été menée avant d’être arrêtée. Car le commissaire Léopold Diouf et lui s’étaient dit qu’il ne fallait pas poursuivre l’opération à 100%. Malgré sa brièveté, l’opération a eu un effet sur certains esprits.

Remontant le temps, le ministre Mbagnick Ndiaye a dit que le phénomène existe depuis longtemps au Sénégal. Selon lui, le premier président de la République, Léopold Sédar Senghor, parlait de « lutte contre l’encombrement humain ». Le Parti socialise (Ps), alors au pouvoir, avait débattu de ce problème. « Ce qui veut dire que c’est une vieille situation qui est là et devient même une culture sénégalaise », selon Mbagnick Ndiaye. Aujourd’hui, a-t-il indiqué, le président de la République, Macky Sall, a pris une mesure courageuse et tient à ce qu’elle soit appliquée.

En sa qualité de ministre de la Culture et de la Communication,  Mbagnick Ndiaye a lancé  un appel vibrant et solennel à l’ensemble des acteurs culturels pour qu’ils réfléchissent sur la manière d’accompagner, à travers des messages culturels chocs, cette opération salutaire qui est en train d’être menée à travers le Sénégal. Selon lui, il y a, certes, des résistances, mais il faut que tous, y compris les acteurs culturels, accompagnent  le président de la République pour que ces résistances soient vaincues.

Oumar Ngatty BA

Le Conseil national du dialogue social (Cnds) a effectué sa rentrée solennelle, en présence du Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan qui a estimé que le dialogue social est un « instrument de gouvernance économique et sociale », a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Selon Moussa Dosso, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, le dialogue ininterrompu entre les centrales syndicales et le président de République a permis de maintenir une paix sociale durable et un front social relativement calme. « Vous constatez avec moi que les défis sont nombreux et divers. C’est donc ensemble dans un cadre de concertation sociale constructive et inclusive que nous parviendrons à les relever », a expliqué Moussa Dosso, promettant que son département veillera au bon fonctionnement du CNDS, dans l’édification d’une Côte d’Ivoire émergente.

Pour le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, le dialogue social entre les représentants du gouvernement, des employeurs et des travailleurs doit être perçu comme une nécessité, voire un instrument de gouvernance économique et sociale. Il est un facteur de régulation des rapports sociaux ». C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, attache du prix à la concertation à tous les niveaux en renforçant le cadre juridique et institutionnel pour le rendre plus dynamique et plus inclusif à travers la transformation du conseil national du travail en conseil national du dialogue social.

« Vous devrez contribuer au règlement des conflits nationaux en matière de travail avant leur éventuelle soumission aux instances nationales et internationales », a recommandé M. Duncan. Le Cnds organe tripartite est appelé à promouvoir le dialogue social en milieu du travail en Côte d’Ivoire et à jouer un rôle de baromètre dans le milieu professionnel… La présidente du Haut Conseil pour le dialogue social du Sénégal, Innocence Ntap Ndiaye était présente à ce lancement. La Côte d’Ivoire voudrait s'inspirer de l’exemple du Sénégal en matière de dialogue social.

APA

Les magistrats de la Cour d’appel de Kaolack, siégeant à l’audience de la deuxième session des chambres criminelles de l’année 2016, ont condamné la dame Ndèye Absa Keinde, qui a étouffé à mort son nouveau-né à l’aide d’un pagne, à six mois de prison ferme.

Encore une affaire d’infanticide à la barre de la deuxième session 2016 de la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Kaolack. Un verdict de six mois de prison ferme a été prononcé, réconfortant les défenseurs de la décriminalisation de l’infanticide. En tout cas, l’infanticide va occuper l’essentiel des rôles de cette deuxième session de la Chambre criminelle. Au début de l’audience, l’accusée et son conseil, Me Ibrahima Bèye, avaient du souci à se faire à l’énoncé des faits qui ont eu lieu le 8 septembre 2005. L’accusée, alors âgée de 40 ans, avait contracté une grossesse alors qu’elle désespérait d’enfanter de nouveau. Seulement sa joie sera de courte durée parce que l’enfant n’a pas de père légitime.

Ndèye Absa Keinde, qui vit avec ses parents à Diourbel, a su cacher son jeu à parents, amis et voisins. Déjà mère de quatre enfants, elle ne voudrait, pour rien au monde, subir l’humiliation de mettre au monde un enfant adultérin. A son frère, le seul dans la confidence de sa grossesse, elle menace de se suicider si ce dernier s’avisait à raconter autour de lui ce secret gardé jalousement par elle. Le 8 septembre 2005, elle accouche en se faisant assister par une matrone à qui elle confie qu’elle va se rendre à Fatick pour se soustraire du regard inquisiteur des autres. A son frère, le seul au courant dans la famille, elle annonce un départ vers Tamba, brouillant ainsi les pistes sur sa destination finale. Avait-elle déjà mûri dans sa tête le funeste projet, comme en est convaincu l’avocat général ?

Une fois à la gare routière, elle prit un véhicule de transport en commun à destination de Tamba. Un trajet nécessitant une correspondance à partir de Kaolack. Dans le Saloum, elle prend un autre véhicule pour rallier Tamba. Durant tout le trajet, pas une seule fois elle n’a allaité le nouveau-né. Sur la route menant à la capitale du Sénégal oriental, elle est obligée, selon sa version des faits, de s’arrêter à Mbirkilane parce que son bébé ne donnait plus signe de vie. Voulant obtenir un certificat de genre de mort aux fins d’inhumation, elle se heurte au refus catégorique de l’infirmier Camara, troublé par des bleus autour du cou du nourrisson. Flairant une infanticide, l’infirmier chef de poste avise les éléments de la gendarmerie qui mettent aux arrêts Ndèye Absa Keinde.

Un récit peu convaincant
Hier à la barre, l’accusée a réitéré sa version livrée lors de son audition préliminaire chez les hommes en bleu. Certes, elle ne voulait pas l’enfant, mais elle a toujours réfuté l’infanticide. Elle nie avoir étouffé le nourrisson à l’aide d’un pagne. Un récit peu convaincant aux yeux du représentant du ministère public qui s’est fait une religion sur la volonté manifeste de l’accusée de tuer son nouveau-né, comme l’atteste le certificat de genre de mort attestant d’une asphyxie. Il a requis une peine de cinq ans de travaux forcés.

Pour sa part, Me Ibrahima Bèye, assurant la défense de Ndèye Absa Keinde, a battu en brèche l’accusation essentiellement articulée autour des conclusions du certificat de genre de mort. Selon lui, rien n’indique que cette mort ne serait pas d’origine accidentelle, disculpant ainsi sa cliente du chef qui l’a renvoyée devant la Chambre criminelle. Une plaidoirie qui a semblé emporter les faveurs de la Cour qui a condamné l’accusée à une peine de six mois ferme largement couverte par la détention préventive.

Elimane FALL

Le Sénégal accueillera, en 2017, le congrès-salon international dénommé « Preventica ». Il s’agit de rencontres d’échanges et d’expériences entre experts, managers et décideurs en matière de prévention des risques professionnels.

« Preventica » 2017 sera une première en Afrique au Sud du Sahara. Après Marrakech au Maroc en 2015, c’est Dakar qui abritera la rencontre l’année prochaine. L’annonce a été faite par « Preventica » international et la direction générale de la Caisse de sécurité sociale (Css) du Sénégal. Une délégation, constituée de Français, Marocains et Tunisiens, a récemment séjourné à Dakar pour discuter des modalités d’organisation de la manifestation qui va réunir tous des acteurs de la maîtrise des risques professionnels. « Preventica » Maroc 2016 a permis de réfléchir sur l’organisation de « Preventica » Sénégal 2017. Selon le directeur général de la Css, Assane Soumaré, la rencontre de Dakar sera cosmopolite car elle va réunir des participants de plusieurs pays africains et d’ailleurs. Selon lui, le but recherché est d’en faire un événement dans le calendrier des manifestations internationales en matière de prévention des risques professionnels, en santé et sécurité au travail.

Coopération sur des questions sécuritaires
Ainsi « Preventica » Sénégal sera organisé autour des thématiques découlant des problématiques nationales en santé et sécurité au travail (Sst), avec l’implication des acteurs nationaux.

Le directeur général de la Css, Assane Soumaré, trouve le contenu très important dans l’environnement sécuritaire du travail. A l’en croire, au-delà de l’événement, un réseau international de « Preventica » sera mis sur pied dans l’espace francophone.

L’objectif est de créer à travers ce réseau international un ancrage des organisations de coopération sur des questions sécuritaires et de prévention en santé et sécurité au travail. « Il s’agit de la dimension professionnelle de l’événement qui consiste à apporter un savoir-faire à l’ensemble des acteurs du travail ».

Les participants sont constitués par des entreprises nationales et internationales et des autorités locales. Pour Assane Soumaré, toutes ces actions se situent au cœur de la mise en œuvre du Programme Sénégal émergent (Pse) dans son volet prévention du risque professionnel. « En offrant un événement dédié, on vulgarise la culture de la prévention. Cela permettra aussi d’avoir accès à l’ensemble des prescripteurs qui sont dans ce domaine, d’avoir toute la technologie et les échanges », a-t-il expliqué.

Pour Eric Dejean-Servières, directeur général de « Preventica international », le constat est que cet événement est en constante progression, attirant de plus en plus d’exposants, de participants et d’échanges. Ce qui constitue un réel besoin. Les participants rencontreront des experts et échangeront leurs expériences sur « les problématiques liées à sécurité et santé au travail ». Il y aura aussi la découverte de nouveaux outils et méthodes en gestion de la Sst, la promotion de l’expertise nationale et le partenariat divers.

Cheikh M. COLY

Le grand prix du concours de récital du Coran El Hadji Ibrahima Niasse disputé récemment a été remporté à Kaolack par Aliou Sow, pensionnaire d’une école coranique de la commune de Keur Socé (Kaolack). Il s’est imposé devant 56 autres candidats venant pour l’essentiel du Sénégal, des pays de la sous-région et des Etats-Unis d’Amérique (Usa). Le lauréat a reçu en guise de récompense un billet pour le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam et une enveloppe financière de 3,250 millions de FCfa.

La quatrième édition du concours international de récital du Saint Coran El Hadj Ibrahima Niasse s’est disputée sur l’esplanade de la grande mosquée de Médina Baye. Après deux éditions remportées par des concurrents mauritaniens, les pensionnaires des écoles coraniques du pays ont décidé de marquer leur territoire. Et c’est Aliou Sow, âgé de 12 ans et évoluant dans une école coranique de Keur Socé dans le département de Kaolack, qui a ravi la vedette aux autres 56 candidats dont certains sont venus des Etats-Unis, du Nigéria, de la Mauritanie et du Niger. Une consécration qui fait suite à celle d’un autre candidat originaire de Taïba Niassène l’année dernière.

Le lauréat de la catégorie B (grand prix) s’est distingué « par la maîtrise de la technique de récital du Saint Coran, le respect de l’intonation, de la ponctuation et la capacité de le réciter à l’identique », a précisé Mohamed Abdoul Malick Niasse, coordonnateur du comité d’organisation de ce concours recommandé de son vivant par le parrain El Hadji Ibrahima Niasse. Un jury international où il y avait le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niasse, son second Cheikh Mahi Ibrahima Niasse et Cheikh Ahmed Tidiane Aliou Cissé, était chargé d’évaluer les 107 candidats dont 57 pour le grand prix. « Il y a un souci rigoureux de transparence dans le choix et un niveau d’excellence reconnu par des experts égyptiens membres du jury ; ce qui est attesté par les distinctions obtenues par les anciens lauréats à l’international. Il n’y a guère de place pour le chauvinisme ou le régionalisme dans le choix, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays », a tenu à souligner le fils de Cheikh al islam El Hadj Ibrahima Niasse. Dans la catégorie reine du concours, la deuxième et la troisième place sont revenues respectivement à Amadou Gaye de Taïba Niassène (Kaolack) et à Mohamed Lamine Ka de Dakar, gagnant respectivement une enveloppe financière de 500.000 et de 250.000 FCfa.

Dans la catégorie A consacrant une « maîtrise basique du Saint Coran », selon les précisions du coordonnateur, la palme est revenue au jeune Youssouf Camara de Mbacké (Diourbel). A signaler que tous les trois premiers sont originaires du Sénégal, contrairement aux années précédentes quand les concurrents mauritaniens dominaient le podium. Le concours de récital du Saint Coran El Hadj Ibrahima Niasse, qui en est à sa quatrième édition, vise à « promouvoir et à encourager la maîtrise du Saint Coran et au-delà les enseignements du prophète Mohamed (Psl) dont ce Livre constitue, pour tout musulman, l’équivalent d’une Loi fondamentale ». Les membres du comité d’organisation ambitionnent d’élargir l’aura internationale du concours avec des préliminaires dans des pays comme le Nigéria, le Ghana, le Soudan, entres autres.

A ce propos, le coordonnateur Mohamed Abdoul Malick Niasse compte renforcer les prix proposés aux lauréats pour susciter plus de motivation chez les candidats. Un siège permanent du comité est sollicité auprès du Khalife général de la cité religieuse de Médina Baye, le premier soutien du concours.

Elimane FALL

Ces congrès et salons sont organisés depuis quinze ans par Communica organisation. Ils se tiennent généralement sur trois jours et rassemblent, à chaque édition, 380 exposants, 10 000 visiteurs qui peuvent bénéficier de 100 conférences gracieusement. La structure basée dans l’Hexagone est placée sous le haut patronage du ministère du Travail français. Elle collabore avec la Caisse nationale d’assurance maladie et l’Institut national de retraite sociale. L’organisation de « Preventica » est autofinancée par les acteurs professionnels de la sécurité sociale.

Selon Eric Dejan-Servières, directeur général de « Preventica international », l’ensemble est financé par des gens qui prennent des stands pour présenter des solutions.  « Ce budget couvre tous les besoins de l’organisation », a précisé M. Dejan-Servières. Les principales activités comprennent un salon d’exposition, des conférences, des panels, des ateliers « Solutions », un espace « Agora », avec une approche sectorielle dans le choix des thématiques.

C. M. COLY

Après plusieurs mois de cavale, Modou Fall, l’homme le plus recherché du Sénégal ces derniers mois, est enfin tombé. « Boy Djinné » et ses présumés complices ont été présentés hier au procureur. Ils doivent répondre des délits d’association de malfaiteurs, d’évasions multiples, de faux et usage de faux et de vol aggravé.

Baye Modou Fall alias « Boy Djinné » et ses trois présumés complices, dont l’une de ses épouses, ont été présentés hier au parquet de Dakar. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, évasions multiples, faux et usage de faux et vol aggravé. C’est le commissaire de police principal, Ibrahima Diop, chef de la Division des investigations criminelles (Dic), qui a livré hier l’information au cours d’une conférence de presse animée conjointement avec le commandant de police Amadou Bocar Niane, chef du secteur frontalier de Kounkané, qui a mis fin à la longue cavale de « Boy Djinné ».

Revenant sur les différentes péripéties qui ont abouti à l’arrestation de Baye Modou Fall, le commandant Niane a expliqué que tout est parti d’un renseignement qu’ils ont reçu d’une source digne de foi. « Nous avons été informés par de sources dignes de foi que Baye Modou Fall se trouverait en République de Guinée et s’apprêterait à retourner en Gambie. Les mêmes sources ont également révélé qu’il serait dans la localité de Koubia, dans le département de Koundara dans la région de Boké en Guinée Conakry, non loin des régions de Kédougou et de Kolda. Et qu’un certain Pape Ndiaye lui aurait fait parvenir un pneu X6 pour son véhicule de marque Bmw X6 à bord duquel il voyagerait », a relaté le patron du secteur frontalier de Kounkané.

Fort de ces renseignements, a-t-il ajouté, l’autorité nous a instruits de redoubler de vigilance et de procéder à la fouille systématique des véhicules en provenance de la Guinée. C’est ainsi que le 05 juillet, vers 08h 50mn, les éléments en poste à Kalifourou ont procédé à l’interpellation de trois individus dont deux hommes et une dame en provenance de la Sierra Léone vers la Guinée, selon leur déclaration, voyageant à bord du véhicule de la même marque de couleur noire immatriculé Bjl 1731 K ».

Selon le commandant Niane, après avoir procédé à leur identification toujours en relation avec la hiérarchie, une fouille minutieuse du véhicule a permis de découvrir, camouflé dans la malle arrière, une plaque d’immatriculation sénégalaise Dl 5010 C qui, après vérification, s’est révélée être celle du véhicule faisant objet d’un avis de recherche de la Dic pour vol. Poursuivant son récit, l’officier de police a fait savoir que c’est cette importante découverte qui a éveillé davantage leurs soupçons, notamment sur l’une des personnes qui présentait des traits de ressemblance avec « Boy Djinné ».

Usage d’un faux passeportbissau-guinéen
Isolé et pressé de question, a relevé le commandant de police, l’homme est en réalité Baye Modou Fall, voyageant avec un passeport bissau-guinéen établi au nom de Pape Moussa Thiam. « Lorsque nous avons eu la certitude que cette personne est bien « Boy Djinné », nous avons procédé à son arrestation en même temps que ces compagnons sans aucune résistance. Ainsi, a pris fin la cavale du fugitif, l’homme au palmarès judiciaire florissant », a conclu le commandant Niane. De son côté, le patron de la Dic, le commissaire Ibrahima Diop, a souligné qu’une enquête est ouverte pour deux raisons.

La première est liée au fait que la Dic, par le canal du Bureau central national d’Interpol, avait reçu un mandat d’arrêt d’un juge d’instruction de Diourbel pour arrêter le nommé Modou Fall alias « Boy Djinné ». La deuxième s’explique par le fait que le 19 mars 2016, la Dic avait constaté qu’un véhicule de marque Bmw X6, immobilisé précédemment dans leur service dans le cadre d’une procédure antérieure, avait disparu. « Sur la base de ces deux éléments, nous avons ouvert une enquête pour déterminer les auteurs de ce forfait parce que c’est sur la base du message que nous avons émis et diffusé à la date du 20 mars 2016 que nos collègues de Kounkané ont arrêté  les occupants de ce véhicule. C’est Baye Modou Fall lui-même, par le biais d’un double de la clé qu’il gardait par devers lui, qui est venu récupérer ce véhicule », a soutenu le commissaire Diop. Au-delà des trois individus, une autre personne apparentée à Boy Djinné a été interpellée pour complicité. Maintenant le sort de « Boy Djinné » est entre les mains du procureur de la République.

Ndiol Maka SECK

Le centre a reçu, depuis le lancement des opérations de retrait des enfants de la rue, deux cent vingt-trois (223) enfants. La dernière vague d’arrivées date du 08 juillet 2016.

Ils sont au nombre de dix-neuf (19), tous des talibés.

Parmi les pensionnaires, cent neuf (109), dont une fille, ont été acheminés au centre sans accompagnant.

Tandis que les cent quatorze (114) ont été accompagnés. Ils sont de nationalités bissau-guinéenne (38), malienne (07), guinéenne (1), gambienne (1) et sénégalaise (43).

Ces chiffres ne prennent pas en compte les derniers venus.

Le « ndigël » (consigne) du khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, portant sur le lancement de la deuxième phase des travaux de la résidence des hôtes de l’héliport de Touba, a été transmis par son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre au guide suprême de la communauté des Baye Fall, Serigne Cheikh Djeumbe Fall. Selon l’architecte Makhtar Mbow, ces grands chantiers vont coûter six (6) milliards de FCfa.

En transmettant le « ndigël » du khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, dont il est le porte-parole, à celui de la communauté des Baye Fall, Serigne Cheikh Djeumbe Fall, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre s’est appesanti sur « les relations particulières entre Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, et Cheikh Ibrahima Fall, l’inspirateur des hommes de labeur » que sont les Baye Fall. Il est longuement revenu sur l’utilité des différents chantiers à réaliser, mettant l’accent sur leur caractère impératif pour une grande ville comme Touba. Pour sa part, Serigne Assane Fall, porte-parole du khalife général des Baye Fall, Serigne Cheikh Djeumbe Fall, a exprimé « la satisfaction de la communauté des Baye Fall de recevoir le « ndiguel » de l’actuel khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké » qui, comme ses prédécesseurs, œuvre pour le rayonnement continu de Touba. Pour les ouvrages en construction, il a assuré que « la contribution financière et/ou matérielle des Baye Fall ne fera jamais défaut ». En tout cas, sa communauté a toujours été imbattable sur le terrain de l’organisation, de la mobilisation et de la participation.

Présentant la maquette, l’architecte Malick Mbow a dit que la résidence des hôtes, avec une salle de conférence multifonctionnelle des plus modernes, va coûter 10 millions d’euros, soit six (6) milliards de FCfa. Selon lui, cette résidence sera aux normes de celles déjà construites à New York et en Europe. Pour rappel, les travaux de construction de la résidence de l’héliport avaient démarré en 2010, sous le magistère de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou. En attendant le lancement des travaux de la deuxième phase, cette résidence, vaste de quatre (4) hectares, abrite déjà  trois (3) grands bâtiments R+1, 78 suites et trois (3) studios équipés.

Mamadou DIEYE

Un collectif de maîtres coraniques du département de Kaolack a annoncé son accord total avec la décision du président de la République de retirer les enfants de la rue. Ces promoteurs de « daaras » disent s’inscrire dans le projet du gouvernement de moderniser ces établissements d’enseignement islamique à travers toute l’étendue du territoire national. Leur porte-parole a révélé au cours d’un point de presse que la région de Kaolack, avec Dakar, Diourbel et Fatick, fait partie des quatre régions où sera testé le nouveau dispositif.

La décision annoncée lors du dernier Conseil des ministres d’interdire la mendicité dans la rue suscite des réactions de la part des acteurs sociaux. A Kaolack, où cohabitent de nombreux foyers religieux et de centaines de « daaras », la mesure a été diversement accueillie. Si le président régional de l’association des imams et maîtres coraniques a violemment rejeté le projet (voir encadré), par contre un collectif de maîtres coraniques s’est dit en phase avec l’initiative présidentielle. Ces enseignants arabophones venant des différentes familles religieuses du Saloum se « sont démarqués des positions personnelles » de l’imam Mouhamadou Lamine Fall.

« Les déclarations de celui qui s’est autoproclamé président des maîtres coraniques de la région ne sauraient nous engager ; nous ne reconnaissons pas son autorité. Au sein du collectif, nous sommes tous issus des principaux foyers religieux de Kaolack, à savoir Médina Baye, Léona Niassène, Léona Kanène, Touba Ndorong ou chez la famille Dème de Kasaville. Donc on ne pourrait parler d’écoles coraniques en dehors de ces centres religieux et aujourd’hui il y a une unanimité en notre sein pour magnifier cette mesure salutaire du président de la république », a précisé Bassirou Bitèye de Médina Baye leur porte-parole.

Ces enseignants religieux ont déploré le manque de concertations dans leurs rangs expliquant, selon eux, les dérives de certains de leurs pairs. « Nul n’a le droit de parler et d’agir à notre nom sans nous consulter au préalable. Il est exclu que nous nous associons à des prises de position reflétant une opinion minoritaire dans la profession », a poursuivi ce proche de l’imam de la grande mosquée de Médina Baye. Pour les membres du collectif, l’avènement du président Macky Sall a constitué une plus grande valorisation de l’enseignement arabe.

Elimane FALL

Garde à vue de Mouhamadou L. Fall
Mouhamadou Lamine Fall, le président des imams et maîtres coraniques de la région de Kaolack, a fait l’objet d’une garde à vue vendredi au commissariat central de la capitale du Saloum. Dans une déclaration à la presse, l’imam de Gawane dans la banlieue de la commune avait, en des termes peu amènes, critiqué le projet de retrait des enfants de la rue annoncé lors du dernier conseil des ministres par le président de la république. Vice-président de l’instance national, il avait clairement laissé entendre que ses pairs allaient user de tous les moyens pour s’opposer à cette mesure. Une déclaration qui lui vaudra une convocation à la police. Il a été gardé à vue dans la soirée du vendredi et finalement relaxé dans la matinée du samedi. Après sa libération, il s’est abstenu de toute déclaration à la presse sur les circonstances de son élargissement.

E. FALL

Mouhamadou Lamine Fall, le président des imams et maîtres coraniques de la région de Kaolack, a fait l’objet d’une garde à vue vendredi au commissariat central de la capitale du Saloum.

Dans une déclaration à la presse, l’imam de Gawane dans la banlieue de la commune avait, en des termes peu amènes, critiqué le projet de retrait des enfants de la rue annoncé lors du dernier conseil des ministres par le président de la république. Vice-président de l’instance national, il avait clairement laissé entendre que ses pairs allaient user de tous les moyens pour s’opposer à cette mesure. Une déclaration qui lui vaudra une convocation à la police.

Il a été gardé à vue dans la soirée du vendredi et finalement relaxé dans la matinée du samedi. Après sa libération, il s’est abstenu de toute déclaration à la presse sur les circonstances de son élargissement.

Elimane FALL

En prélude aux journées culturelles (16, 17 et 18 juillet) dédiées au vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, les responsables du dahira « Hizbu Tarqiyya » ont récemment fait face à la presse.  

Durant ce face-à-face avec les journalistes tenu à la mosquée « Massalikoul Djinan » sise à Colobane, Youssouph Diop, secrétaire général dudit dahira, a déclaré que les journées des 16, 17 et 18 juillet seront un moment de communion et de commémoration pour rendre hommage au fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Selon lui, depuis la date de création du mouvement « Hizbu Tarqiyya » en 1976, les membres ont toujours été constants dans leur démarche, même si une crise de leadership a, à un moment, secoué leur mouvement. « Comme nous l’enseigne le Saint Coran, le Hizbu Tarqiyya s’est, depuis sa création, adossé aux principes de dévotion à Allah et a développé le culte du travail. Notre mouvement a eu des acquis grâce à Dieu. Dans le monde où nous sommes, nous avons besoin de système de référence sous-tendu par des valeurs. Cela est important », a dit le secrétaire général du comité de pilotage des journées culturelles. Youssouph Diop a ajouté qu’entre les foyers religieux, il n’y a pas de barrière. Ce sont les malintentionnés qui sèment le doute dans la tête des fidèles. « Nous devons œuvrer pour l’unicité de Dieu », a-t-il conclu.

Dans une note remise à la presse, le responsable moral Serigne Atou Diagne a fait savoir que « ces journées culturelles seront mises à profit pour témoigner une profonde gratitude à Cheikh Ahmadou Bamba. Le parcours du dahira résume la pensée d’un sage qui disait ceci : « On a deux vies. La deuxième commence seulement quand on se rend compte qu’on a qu’une et cela se produit à 40 ». Allusion faite aux quatre décennies d’existence du mouvement « Hizbu Tarqiyya ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le comité de défense des intérêts de Darou Salam (Cdids), amené par le khalife général de ladite localité Serigne Abdou Khadre Mbacké, en désaccord avec l’équipe municipale de Mbacké sur le foncier, est monté sur ses grands chevaux pour en découdre principalement avec le maire Abdou Mbacké Ndao.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le khalife général de Darou Salam, Serigne Abdou Khadre Mbacké, dit vouloir « informer l’opinion sur la tragédie foncière que l’actuel maire de Mbacké, Abdou Mbacké Ndao, est en train de faire subir aux populations de Darou Salam, le premier fief du mouridisme au Sénégal ».

Le maire, lit-on, ignore royalement les origines de la sainte cité de Darou Salam dont le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba a dessiné la carte de ses propres mains.

Dans le texte, l’on souligne que « le maire Abdou Mbacké Ndao continue, malgré les multiples avertissements et rappels à l’ordre du khalife de Darou Salam Serigne Abdou Khadre Mbacké, de morceler et de vendre à vil prix les terres des petits-fils de Mame Cheikh Anta Mbacké, foulant ainsi aux pieds les intérêts matériels et moraux des populations établies ici depuis plusieurs décennies ». Pour faire face, un comité de défense des intérêts de Darou Salam (Cdids) est mis sur pied.

Selon le khalife général de Darou Salam, Serigne Abdou Khadre Mbacké, le Cdids, composé de talibés, marchands, commerçants, étudiants, femmes, etc., défendra systématiquement et sans état d’âme le patrimoine foncier de Darou Salam et apportera toutes les répliques nécessaires au maire de Mbacké, Abdou Mbacké Ndao ».

Le Cdids prévoit, dans le déroulement de sa feuille de route, une marche de protestation et un sit-in devant les locaux de la mairie de Mbacké.

C. A. AMATH

Le collectif des victimes d’Agir Immo réclame les 2,5 milliards de FCfa que lui doit le promoteur déjà condamné par la justice. Hier, en conférence de presse au siège de la Raddho, les membres dudit collectif disent ne pas comprendre pourquoi celui qui les a arnaqués est toujours libre de ses mouvements.

L’affaire qui oppose le promoteur d’Agir Immo à ses clients est loin de connaître son épilogue. Les plaignants, constitués en collectif, demandent réparation après détournement des fonds qu’ils avaient immobilisés pour l’obtention d’un toit. Face à la presse hier, ledit collectif, amené par son président, Aliou Badara Guèye, est en ordre de bataille pour rentrer dans ses droits. Il compte, à travers des dénonciations et des manifestations, attirer l’attention de l’opinion publique et celle des autorités sur ce qu’il appelle « l’un des plus grands scandales fonciers de ces dix dernières années ».

Dans son combat, qui va débuter par un sit-in lundi prochain, dans l’après-midi, à la place de l’Obélisque, le collectif des victimes d’Agir Immo aura le soutien de certains parlementaires et d’organisations de la société civile. Pour rappel, l’agence immobilière doit 2,5 milliards de FCfa à plus de 1.000 personnes vivant au Sénégal et à l’extérieur ayant versé de l’argent, de 2007 à 2013, pour obtenir un toit. Le directeur d’Agir Immo, Abdoulaye Youssou Diagne, a été déclaré coupable par la justice.

Après de longues années d’attente, les victimes constatent qu’aucune action n’a été faite pour leur permettre de rentrer dans leur fonds. Selon Moussa Ndao, « cette vaste escroquerie a provoqué un véritable drame social aux dégâts collatéraux incalculables car il y a parmi les victimes des veuves qui ont adhéré malgré la cherté de la vie ». Pour sa part, Aboubacry Mbodj de la Raddho a fait savoir que « cette spoliation ne laisse pas indifférente (son) organisation qui constate qu’il y a des personnes intouchables dans notre pays ». Selon lui, ces victimes d’Agir Immo, qui ne mendient pas, ont droit à la justice.

Quant au député Hélène Tine, elle a promis de saisir l’Assemblée nationale sur cette affaire et a demandé aux autorités de prendre toute leur responsabilité pour tirer au clair cette affaire.

Sa collègue Seynabou Wade a abondé dans le même sens, soutenant que « l’Etat doit mettre un terme aux agissements de personnes privées qui s’enrichissent sur le dos des citoyens ».

Selon le député Cheikh Omar Sy, le foncier est une bombe sociale qui risque d’exploser parce qu’étant entre les mains de gens véreux qui ne pensent qu’à escroquer les citoyens ». Pour Alla Dieng de l’Union des forces citoyennes, le promoteur est « protégé ». Il a lancé un appel pour « une coalition nationale de soutien aux victimes d’Agir Immo, une sorte de lobby pour aller à la rencontre du président de la République et du ministre de la Justice pour leur parler de cette affaire qui indigne l’opinion publique ». Le collectif des victimes d’Agir Immo dénonce l’agissement des avocats d’Abdoulaye Youssou Diagne qui, pour éviter la prison à leur client, invoquent l’incompétence du tribunal à juger l’affaire et soulèvent la problématique du délai de prescription.

Cheikh Malick COLY

Le Centre islamique pour l'appel au Coran et à la Sunna (Cipacs) a déposé une plainte contre le chef religieux Ahmed Khalifa Niass qui, dimanche dernier, sur les ondes de Radio France internationale (Rfi), aurait dit que ledit centre préparait des terroristes.  

Les responsables du Centre islamique pour l'appel au Coran et à la Sunna (Cipacs) étaient avant-hier face à la presse. Outrés par les propos qu’aurait tenus Ahmed Khalifa Niass le dimanche 3 juillet 2016, alors qu’il était l’un des invités du journaliste Alain Foka dans son émission « Le débat africain » sur Radio France internationale (Rfi), avec pour thème « Comment le Sénégal fait-t-il face à la menace djihadiste? » Les responsables du Cipacs affirment qu’ils ne vont pas laisser passer de tels propos. Selon eux, Ahmed Khalifa Niass a dit ceci : « Une mosquée, sise sur l'avenue Malick Sy à côté de la cité Police, serait une mosquée wahabite ou salafiste qui prépare des terroristes. Le président de la République le cautionne, en y priant ».

Selon le  secrétaire  général du Cipacs, le Pr Abdoulaye Bâ, ces propos jettent l'opprobre et la suspicion sur leur honorable institution que  fréquentent des milliers de fidèles et autres apprenants. Pire, a-t-il ajouté, l'auteur de cette déclaration indexe la communauté soninké. Pour ces faits, le Cipacs a, le 5 juillet 2016, décidé de porter plainte contre Ahmed Khalifa Niass et interpelé le gouvernement pour qu’il réagisse car les  allégations d’Ahmed Khalifa Niass sont de nature à troubler l'ordre public. Les responsables du Cipacs veulent que M. Niass fournisse « les preuves de ses graves et dangereuses accusations ».

Dans un document remis à la presse, les membres du Cipacs rappellent un hadith du prophète Mouhamed (Psl) : « Le mensonge mène au vice et le vice mène en enfer ». D'ailleurs, l'émir du mouvement Al Falâh, Cheikh  Ousmane Guéladio Kâ, avait, dans son sermon de la Korité, appelé Ahmed Khalifa Niass, sans le nommer, à la retenue.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Groupe Agora pour l’éduction aux droits de l’enfant et à la paix (Gra-Redep) salue la décision prise par le gouvernement du Sénégal de retirer les enfants des rues.

« C’est la décision qu’il fallait prendre. Nous la saluons », a déclaré Gaspard Onokoko Onosal, le président de l’Ong qui s’active dans la défense des droits de l’enfant. « En prenant cette décision, l’Etat du Sénégal a respecté les recommandations des Nations Unies et la commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Il y a beaucoup de paroles, mais c’est une action pertinente de l’Etat», a souligné le président de l’Ong lors d’un point de presse.

Toutefois, M. Onosal a estimé que l’Etat doit aller plus loin. « Il faut aller plus loin pour qu’il n’y ait plus d’enfants dans les rues. Il faut que la décision soit pérennisée. Nous avons constaté qu’il y a moins d’enfants ces temps-ci dans les rues », a dit le président de l’Ong. Il a également demandé aux Ong de voir comment aider les enfants qui seront retirés des rues.

M. Onosal est revenu sur le récent mini-sommet des droits des enfants organisé dans les régions de Tambacounda et de Kédougou par Gra-Redep en collaboration avec d’autres partenaires. Il a souligné que la rencontre a permis aux enfants d’élaborer eux-mêmes une cartographe des violences et viols dont ils sont victimes. « Les enfants ont demandé des sanctions contre les auteurs de viols et des autres formes de violence contre les mineurs », a souligné M. Onosal.

Babacar DIONE

Grâce à la générosité de ses partenaires et fidèles donateurs, dont l’Agence turque de coopération et de coordination (Tika), la fondation Kéba Mbaye a encore répondu présente aux côtés des couches les plus vulnérables en organisant sa traditionnelle opération « ndogou aux daaras » durant le mois béni de ramadan.

Plus de 1.300 kits « ndogou et » 22 colis alimentaires ont été distribués dans 16 écoles coraniques et centres d’accueil pour enfance défavorisée dans les régions de Dakar et Thiès.  Cet acte de bienfaisance a permis de contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et sanitaires de plus de 2.500 enfants nécessiteux.

La fondation « Ridwan », sous la conduite de son président, le Pr Ibrahima Faye, a, pendant tout le mois de ramadan, sillonné la région de Thiès pour partager avec les jeunes le véritable sens du message de l’Islam.

Au vu des mutations profondes au niveau mondial marquées par la diffusion d’informations totalement aux antipodes du message prophétique de l’Islam, il a édifié les jeunes, en leur rappelant que « la dévotion à Dieu se raffermit  chez le musulman par des pratiques simples et sans fioriture pour consolider sa foi, sa reconnaissance, sa gratitude au Créateur ; ceci en respectant l’autre dans toute sa différence ».


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