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Société & Faits divers (3260)

Maraichage niayesDepuis son installation en 2007 à Thiès, la station d’épuration de Keur Saib Ndoye fait des émules. Plusieurs  habitants du quartier et villages environnants impactés par le projet trouvent leur compte dans la ressource en eau traitée par l’unité et qui a suscité un engouement certain dans l’activité maraîchère.

En visite hier dans la zone, techniciens de l’Office national de l’assainissement (Onas) qui assurent l’exploitation de la station, agents des services techniques de l’environnement et de l’hygiène ainsi que des représentants des populations des quartiers (Cambérène, Parcelles Assainies et Golf) ont été émerveillés par le travail de l’équipe technique d’exploitation mais aussi par l’ardeur des maraîchers. Ici, une bonne partie des habitants s’activent dans le maraîchage dans les nombreux espaces situés derrière la station d’épuration des eaux usées qui assure un débit actuel de 3.000 m3/h avec ses bassins déversoirs d’eau vers les lagunes qui alimentent en même temps les vergers. Pape Touré et Maguèye Diakhaté, bénéficiaires de cette eau bien traitée, nous accueillent tout sourire dans leurs champs de légumes de près de 2 ha.

Augmentation des superficies et des productions
« L’eau de la station nous a sauvés des difficultés rencontrées ces dernières années avec les puits qui se tarissaient régulièrement, retardant ainsi le travail d’arrosage de nos plantes », affirme Maguèye Diakhaté. Même si, ajoute-t-il, « tout n’est pas rose car l’agriculture comme le maraîchage sont synonymes de moyens surtout s’il s’agit de se procurer des graines en période morte ». Pour autant, ces maraîchers de Keur Saib Ndoye se disent « satisfaits depuis la mise en exploitation de la station », selon leur porte-parole Ibrahima Ndiaye. En ce sens que le projet leur a permis d’augmenter leurs superficies et leurs productions qui peuvent atteindre quatre tonnes pour l’oignon, 200 kg pour le piment et 900 kg pour l’aubergine, entre autres spéculations.

« L’utilisation de l’eau est gratuite pour le moment », selon Ousmane Dione, directeur des études et travaux à l’Onas, qui donne une appréciation positive de l’adhésion des populations de Thiès à ce projet qui regèle en même temps les problèmes d’assainissement de la ville. C’est dans cette dynamique qu’un projet similaire est envisagé à Cambérène. D’ailleurs, comme l’a indiqué M. Dione, « le Sénégal a obtenu un financement de la Banque islamique de développement pour la réhabilitation de la station  d’épuration de Cambérène. Ce devrait nécessiter une forte mobilisation des parties prenantes à l’image des habitants de Keur Saib Ndoye à Thiès compte tenu de la pertinence du projet qui n’est plus à démontrer ». Les populations bénéficiaires impactées au premier chef doivent ainsi avoir une bonne compréhension de ce qui devra se faire. Ce qui a motivé la visite à la station d’épuration de Thiès et qui fait suite à celle qui avait été organisée au Maroc dans la période du 31 janvier au 7 février derniers pour s’imprégner des projets similaires réalisés avec succès par le Royaume chérifien.

Ainsi, dans la délégation, des dignitaires des quartiers impactés par la station de Cambérène ont été convaincus de l’importance d’une telle infrastructure. Seydina Issa Laye Thiaw, fils aîné du Khalife des Layennes, lâche ses mots : « J’ai été très impressionné par ce que j’ai vu ici à Thiès. Et j’ai toujours eu confiance à l’expertise de notre pays même si des pays comme le Maroc sont en avance sur nous dans ce domaine environnemental. Dans tous les cas, il faut toujours mettre en avant la concertation dans le cadre de projets de nature à soulever l’ire des populations environnantes. Nous avons bon espoir ».

Pour le doyen El Hadji Assane Kâ, « cette station de Thiès fonctionne avec le même processus que celle que nous avons vu au Maroc. La seule différence est que notre site a besoin d’un aménagement paysager pour le rendre accueillant ».

Mohamadou SAGNE


Pirogues st LouisLes 43 pêcheurs sénégalais arrêtés la semaine dernière à Ndiago, une localité mauritanienne située à quelques encablures de Gokhou-Mbathie, et transférés à Rosso-Mauritanie pour y être jugés ont été finalement libérés par les autorités mauritaniennes à la suite d’âpres négociations.

Ces pêcheurs opéraient illégalement dans la zone maritime mauritanienne à bord de trois embarcations qui ont été arraisonnées par les garde-côtes mauritaniennes. Cette information a été favorablement accueillie dans les quartiers de la Langue de Barbarie, notamment à Gokhou-Mbathie, Santhiaba, à l’Hydrobase et dans certaines localités du Gandiolais et du Toubé. Les populations issues de ces différentes communautés de pêcheurs ont enfin poussé un « ouf » de soulagement et ont promis de mettre à profit la moindre occasion pour témoigner au président Macky Sall leur reconnaissance et leur gratitude.

Selon les pêcheurs, la valeur marchande de ce matériel saisi dans la zone maritime mauritanienne est estimée globalement à près de 100 millions de FCfa. Nos interlocuteurs ont rappelé que les licences de pêche octroyées aux pêcheurs sénégalais par les autorités mauritaniennes sont arrivées à expiration depuis quelques jours. Une situation désagréable qui a poussé ces professionnels sénégalais de la mer à opérer frauduleusement dans la zone maritime mauritanienne. Serigne Sène a exhorté ces différentes communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie à voter massivement oui à l’occasion du référendum. Une manière de remercier le chef de l’Etat pour ses nombreuses réalisations dans la Langue de Barbarie.

Au cours de l’assemblée générale qu’ils ont tenue sur le quai de débarquement de poissons de Diamalaye hier, ces pêcheurs ont rendu un vibrant hommage à Cheikh Samba Sène dit Serigne Sène, un fils de Guet-Ndar et Directeur de cabinet du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui a contribué efficacement à la libération de ces 43 pêcheurs.

Serigne Sène s’est dit très touché par ce témoignage émouvant et a réitéré l’engagement indéfectible du gouvernement sénégalais à poursuivre les négociations avec les autorités mauritaniennes. Ce qui permettrait de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour apporter les solutions les plus adéquates à l’épineux problème relatif à la saisie du matériel de pêche sénégalais.

Mbagnick Kharachi Diagne


8mars sigleEn marge de la célébration de la journée de la femme, le « Club du Mandé » a organisé, le 8 mars dernier, à la Place du souvenir, un panel autour du thème « la femme africaine dans la gouvernance traditionnelle à la lumière de la Charte du Mandé ». Les références explicites en rapport avec la femme de ce qui est également appelé la Charte de Kurugan Fuga ont été passées au peigne fin par d’éminents intellectuels.

« Il faut que nous partions d’éléments structurants pour en faire des objets didactiques pour notre jeunesse. La charte du Mandé a apporté des avancées audacieuses. Les pays ont souvent intégré des mythes sans chercher à savoir s’ils sont fondés ». Le Professeur Iba Der Thiam, modérateur du panel, répondait ainsi à ceux qui émettaient des doutes sur cette « construction à postériori » mise en forme, sous son aspect présent, en 1998 à Kankan, en Guinée. Qu’à cela ne tienne, « elle serait une excellente fiction », juge le Professeur Amadou Ly. L’écrivain Cheikh Hamidou Kane a auparavant repéré les références explicites des articles relatifs à la femme dans la Charte de Kurugan Fuga. Il s’est également appesanti sur les références symboliques.

La réappropriation de la Charte du Mandé procède d’une volonté de partir des réalités africaines pour bâtir le futur et répondre aux défis du présent. C’est la conviction de la sociologue sénégalaise Maréma Touré Thiam, convaincue que la Charte du Mandé a réglé certains problèmes auxquels font face les femmes africaines. Elle en veut pour preuve, en guise d’illustration, l’article 16 de ce corpus qui stipule que les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à la gouvernance. Mme Thiam a également fait un exposé sur la célébration de la journée du 8 mars.

Ere d’égalité des chances
Celle-ci, dit-elle, intervient dans un contexte particulier puisque coïncidant avec l’entrée en vigueur des objectifs du développement durable. Elle ouvre une ère d’égalité des chances. Selon elle, le monde doit être à l’écoute de la Charte du Mandé en cela qu’elle promeut des valeurs de haute portée sociale. « Mais il faut légiférer pour accélérer le processus de transformation », préconise Mme Thiam. Le Sénégal, à travers la loi sur la parité, s’y est engagé. L’apport des femmes n’en sera que plus substantiel. Maréma Touré Thiam en veut pour preuve leur bonne tenue à l’Assemblée nationale.

Elle fait sienne cette conviction du Professeur Djibril Samb : « la parité a une portée civilisatrice ».

Le conseiller du président de la République pour les affaires culturelles et l’intégration africaine, le Professeur Hamidou Dia, a axé son intervention sur « L’aventure ambigüe » de Cheikh Hamidou Kane, à travers la « Grande royale ». De leur inspiration, l’artiste plasticien Kalidou Kassé et la styliste Oumou Sy ont honoré des héroïnes africaines comme s’y est employé le « Club du Mandé » à travers une exposition.

La Charte du Mandé aurait été solennellement proclamée en 1236, le jour de l'intronisation de Soundiata Keïta comme empereur du Mali.

Alassane Aliou MBAYE


8mars sigleLa Coordination des forces vives (Cfv) de la Sicap Liberté 5/A, Dr Anta Sarr Diacko, a organisé, avant-hier, un panel autour du thème « les droits, devoirs, rôles et responsabilités de la femme dans le contexte d’émergence économique et sociale du Sénégal ».

Selon Dr Anta Sarr Diacko,  déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale, eu égard aux politiques hardies développées par le chef de l’Etat, on est en mesure de dire que celles-ci vont permettre aux femmes d’être autonomes. Elle cite les Bourses de sécurité familiale, les filets sociaux, la Couverture maladie universelle (Cmu). « La pauvreté endémique s’éradique sur des années ; c’est une vision. C’est pourquoi le président de la République a mis en place le Plan Sénégal émergent qui est une vision qui s’étale jusqu’en 2035 », a-t-elle déclaré.

Mme Diacko est d’avis que les femmes ont un rôle essentiel à jouer, au-delà de leur fonction de chef de famille. Dès lors, Mme Diacko invite ces dernières à s’outiller davantage pour mieux défendre leurs intérêts.

Quant à Mme Zahra Iyane Thiam Diop, ministre conseiller spécial du président de la République, elle a abordé l’intérêt du Pse qui prend en compte l’aspect genre. Mme Diop invite celles-ci à se former pour asseoir le rôle qui équivaut à leur rang. De son côté, le maire Santi Sène Agne de la commune Sicap-Liberté a affirmé que la journée des femmes doit être un moment d’introspection permettant à tout un chacun de mieux prendre en compte leurs aspirations.

Serigne Mansour Sy CISSE


Maimouna Nd Seck min 3Pour célébrer la journée mondiale de la Femme, les femmes du ministère du Tourisme et des Transports aériens ont organisé un panel sur le thème : « Genre et développement ». Une occasion saisie par le ministre Maïmouna Ndoye Seck pour appeler au renforcement de la lutte contre toutes formes de discrimination à l’égard des femmes.

Au ministère du Tourisme et des Transports aériens, la Journée mondiale de la femme a été célébrée à travers un panel animé par la consultante Astou Diop Diagne sur le thème : « Genre et développement ». Dans sa communication, la conférencière est revenue sur les concepts de base du Genre qu’elle définit comme « une stratégie qui vise à permettre l’intégration des préoccupations de genre dans l’analyse, la formulation et la planification des politiques et programmes de développement et qui promeuvent l’équité et l’égalité des sexes pour atteindre les objectifs du développement ».

L’économiste-planificateur et experte en genre a indiqué « qu’il faut faire en sorte que les femmes puissent également avoir les capacités et les compétences nécessaires afin de pouvoir contribuer efficacement au développement ». Se félicitant de la prise en compte de la question de genre dans le Pse, Mme Diagne estime que son institutionnalisation, sa prise en compte systématique et de façon transversale dans la structure interne d’une organisation ainsi que dans les projets et programmes, doivent être une priorité. D’où l’intérêt, selon elle, de mettre en place une cellule sectorielle au ministère du Tourisme et des Transports aériens qui sera un mécanisme d’impulsion, de coordination et d’accompagnement du processus d’intégration du genre dans les projets et programmes.

Après s’être félicitée de cette communication, le ministre Maïmouna Ndoye Seck a rappelé que le 8 mars est une occasion pour réfléchir sur la place de la femme dans la société, dresser un bilan des progrès réalisés, appeler à des changements etc. Et de ce point de vue, le ministre du Tourisme et des Transports aériens a fait remarquer que le Sénégal a franchi un pas important en opérant des changements institutionnels pour éradiquer les inégalités basées sur le genre, notamment avec la révision de certaines dispositions du Code de la famille et en instituant la parité dans les instances électives. Pour elle, même s’il y a encore beaucoup d’efforts à faire dans le champ de l’intégration de la dimension genre, la préoccupation pour atteindre l’égalité de sexes est pleinement partagée au Sénégal. « Je saisis donc l’occasion de ce moment de convivialité et de fête pour lancer un appel solennel pour le renforcement des performances en faveur de la lutte contre toute forme de discrimination à l’égard des femmes », a-t-elle lancé. Le ministre n’a pas manqué de saluer les actions menées en faveur par des femmes par le président Macky Sall et la place qu’il leur accorde au cœur de son action et de ses projets.

Elhadji Ibrahima THIAM


Cheikh Kante PADLes femmes du Port autonome de Dakar n’étaient pas en reste dans la célébration de la journée internationale qui leur est dédiée. En effet, la « Contribution de la femme portuaire dans le développement » a été le thème central de leur débat. Et elles ont choisi leur Directeur général pour faire l’économie de leur rôle en entreprise.

Cheikh Kanté s’est beaucoup appesanti sur la politique de responsabilité sociale d’entreprise pratiquée de façon rationnelle et inclusive par l’institution portuaire. Selon lui, la Rse est devenue une réalité au port autonome de Dakar en donnant des exemples d’initiatives en faveur des populations sénégalaises. Il a cité le poste de santé de Mako, une localité qui est à 5 km de Kédougou, la réhabilitation de l’église de Grand Yoff, l’appui aux femmes transformatrices de produits agricoles et halieutiques de Ziguinchor, l’équipement du poste de santé de Fatick, l’appui aux artisans du canal 4, l’octroi d’un bus aux enfants non voyants, etc.

Cheikh Kanté affirme ainsi orienter le budget du port alloué à la Rse vers le social et les bénéficiaires demeurent la population sénégalaise. « Je suis ému de voir les femmes jouer un rôle prépondérant dans la société. Ce sont les femmes qui s’occupent de l’éducation des enfants, de leur santé et du développement de l’économie. Sans elles, la vie n’aurait pas de sens », déclare-t-il.

Le Dg du Pad qui avait à ses côtés Rokhaya Ly Kandji et Adji Mergane Kanouté, respectivement présidente et vice-présidente de l’amicale des femmes, a profité de cette tribune pour inviter les femmes du Port à voter et à faire voter le « OUI » au referendum du 20 mars. Cette invitation a été accueillie par des « OUI »  à n’en plus finir des femmes portuaires qui témoignent ainsi de leur soutien à Cheikh Kanté. La présidente de l’Amicale des femmes du Pad soutient qu’au-delà du cachet festif, le 8 mars permet de passer des moments aussi importants, exclusivement dédiée à la femme.

Parité intégrale
Rokhaya Ly Kandji invite les femmes à ne pas perdre de vue le véritable sens de l’intérêt de cette journée. « Ne perdons pas de vue que cette conquête est celle d'ouvrières américaines qui se sont battues et ont obtenu, pour nous, des conditions de travail plus humaines au prix de sacrifices, de brimades et de privations de toutes sortes », rappelle-t-elle, soulignant que la justesse et la pertinence de leur cause ont permis le triomphe de leurs revendications. « Cette victoire, obtenue par nos devancières, doit davantage nous mobiliser en direction d'autres conquêtes pour lesquelles notre situation de mère, d'épouse et de femme au foyer constituent des freins, en ce sens que nous sommes parfois reléguées à des emplois bien en deçà de nos réelles compétences », exhorte Mme Kandji.

A l’en croire, il ne s'agit plus pour la femme de se battre pour avoir des conditions de travail plus souples, mais bien de parvenir à une parité intégrale. « Je sais que dans ce domaine nous, femmes sénégalaises, sommes en avance sur nos sœurs de beaucoup de pays du monde pour avoir disposé, depuis quelques années, d'une législation nous assurant la parité intégrale dans les assemblées électives », dit-elle. L'accent est donc mis sur les moyens d'accélérer l'agenda de 2030 et la création d'un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable et des nouveaux engagements dans le cadre de « l'initiative franchissons le pas ».

C'est dans cette dynamique que l'Association féminine des employées du Pad célèbre cette journée sous le thème « la contribution des femmes portuaires dans le développement durable », comme pour magnifier les avancées réalisées par notre entreprise dans la promotion de l'égalité des genres matérialisée par plus d'autonomie et de responsabilité des femmes portuaires.

Cheikh M. COLY


Fatou Sow SarrLors de la présentation de la pièce d’Alioune Badar Béye, « Nder en flammes », pour célébrer les braves femmes du Walo, le Pr Fatou Sow Sarr a offert Ndatté Yalla en exemple à l’assistance. Pour elle, la statue de l’héroïque reine du Walo doit être érigée à la Place Faidherbe. Ce qui permettra de fêter leur acte de bravoure. Dans la salle, des élèves de l’école Ndatté Yalla, des jeunes filles de Sor, du lycée Ahmeth Fall sont très concentrées. Sur les planches se joue la pièce d’Alioune Badara Bèye qui évoque la bravoure et le sens de l’honneur des femmes de Nder.

En plus de cette représentation, une bande dessinée est proposée aux enfants. C’est pourquoi, de l’avis du Pr Fatou Sow Sarr, il faut ériger une statue en face de celle de Faidherbe et faire un clin d’œil à l’histoire. En effet, poursuit-elle, le 8 mars on fête ces ouvrières américaine à travers la journée internationale de la femme, mais « cette histoire s’est déroulée 37 après l’histoire des braves femmes de Nder et il faut que nos autorités acceptent de revivifier notre histoire. Aujourd’hui plus que jamais, le Sénégal a besoin de référents solides comme ces braves de Nder ». Pour le Pr Fatou Sow Sarr, il est important de se souvenir que l’on a un patrimoine qui donne à la femme une position importante. « Nous sommes des héritières d’un passé dont nous pouvons être très dignes », a-t-elle souligné. En plus, poursuit-elle, il faut reconnaître que la confrontation avec le pouvoir coloniale a débuté avec le Walo qui avait à sa tête une femme.

Pour rappel, il y a 191 ans de cela des femmes se sacrifièrent pour ne pas tomber entre les mains de négriers d’origine maure. Cette manifestation s’est déroulée en présence des autorités municipales, coutumières et administratives.

A. M. NDAW


Ofnac DGL’Office national de lutte contre la fraude et la corruption organise depuis hier, et ce jusqu’à aujourd’hui, à Dakar, un séminaire d’échanges et de partage avec les acteurs judiciaires. Ce conclave qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités 2016 a été présidée par Mme Nafi Ngom, directrice de ladite institution.

Au regard de l’approche commune, la complexité de la corruption résulte notamment de son caractère transversal qui l’intègre dans la liste des infractions relevant de la criminalité organisée. Selon la Directrice de l’Ofnac, la corruption est une des plus anciennes pratiques dolosives de tous les temps et le combat pour l’éradiquer est devenu, dans le nouveau contexte de mondialisation et de globalisation financière, la principale composante de la gouvernance publique. Nafi Ngom  a exprimé ainsi « sa conscience de son ampleur et de ses conséquences désastreuses », justifiant « la mobilisation et l’adoption par la communauté internationale des conventions qui définissent les principes et règles efficaces de prévention et de lutte contre ce fléau ». En outre, sont assimilés ou imbriqués à la corruption le blanchiment de capitaux, l’abus d’autorité ou de fonction, le trafic d’influence, les soustractions et détournements dans le secteur public, l’enrichissement illicite, entre autres. Evoquant les missions de l’Ofnac, elle soutient que la structure qu’elle dirige est au cœur des préoccupations des autorités de ce pays et des populations. « Elles portent sur la prévention et le lutte contre la fraude, la corruption et les infractions assimilées ou connexes », note-t-elle. Cela étant, les enquêtes, investigations et vérifications sont des composantes essentielles du cœur de métier de l’Ofnac qui doit, aux termes de l’article 14 de la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012, à l’issue de ses investigations, transmettre au procureur de la République un rapport accompagné des pièces du dossier. « C’est par l’exécution correcte de ces missions, ainsi que les résultats positifs que nous obtiendrons ensemble, qui donneront un contenu aux notions de transparence, d’obligation de rendre compte, de respect du bien public, auxquelles se réfère la gouvernance vertueuse préconisée par le chef de l’Etat », concède Mme Ngom, selon qui ce séminaire est organisé pour offrir aux acteurs de l’Ofnac et de la sphère judiciaire, un cadre d’échanges et de concertation.

Synergie des actions
Dans ce dessein, l’Ofnac s’est doté, au plan national, d’importantes missions et des pouvoirs ainsi que des prérogatives en matière de prévention et de lutte contre les fléaux qui sapent les fondements de toute démocratie. Nafi Ngom appréhende à sa juste valeur les défis de la lutte, se fondant sur la vision de l’Ofnac. « L’Ofnac a mis en place une organisation efficiente pour l’atteinte de ses objectifs, dans le respect des exigences de qualité », précise-t-elle. Selon elle, cette vision est articulée à la promotion de quatre cultures : l’intégrité et l’exemplarité, le respect et la promotion des biens publics, la performance et la promotion du mérite et puis la reddition des comptes et de l’imputabilité. Même si, pour elle, les enquêteurs de l’Ofnac disposent aujourd’hui d’outils et de techniques suffisants et efficients, grâce à une bonne connaissance des mécanismes de la corruption acquise par la formation et le renforcement des capacités, pour prêter leur concours aux autorités judiciaires saisies d’infractions diverses.

Cheikh Malick COLY


Bintou Djibo UNA l’instar des autres pays du monde, le Sénégal a célébré hier la 39e édition de la Journée internationale de la femme. C’était une occasion pour elles de réitérer le plaidoyer en faveur de l’égalité des sexes et de leur autonomisation. Le bureau régional de AllAfrica à Dakar a convié à une table ronde sur : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et filles en Afrique ».

L’émergence du continent africain passe résolument par un leadership affirmé des femmes, leur autonomisation et une  égalité des sexes. C’est la conviction de la coordonnatrice du système des Nations Unies et représentante résidente du Pnud au Sénégal, Fatou Bintou Djibo. Elle faisait une communication hier lors de la 39e célébration officielle de la Journée internationale de la femme organisée par AllAfrica global média sur le thème : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et filles en Afrique ».

Pour Mme Djibo, parvenir à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes passe par un ensemble de services et de paquets qui reposent sur une éducation de qualité et la formation, sans oublier les facilités de financement. Elle relève également que  les femmes ne doivent pas non plus être oubliées dans leurs droits, l’accès à des services tels que l’assainissement et l’eau, la santé et la protection contre les violences sexuelles. « Prendre en compte la question des femmes aujourd’hui, c’est garantir un monde de paix et de justice. Dans un environnement nourri d’espoir, la femme doit occuper une place de choix. Elle est déjà présente dans tous les secteurs d’activité à fort potentiel dont le secteur rural, le commerce informel. Elle se distingue aussi dans l’ingénierie, les sciences, l’enseignement, la sécurité et l’innovation », a-t-elle noté.

Selon Fatou Bintou Djibo, malgré les efforts consentis, près de 50% de la population africaine que représentent les femmes sont exclues des opportunités. « C’est une situation jugée paradoxale au moment où l’Afrique s’est inscrite dans la trajectoire de l’émergence. Suite à de nombreuses études et expériences, les institutions de développement sont unanimes sur le fait que la transformation effective du continent passera par l’intégration de la femme dans le processus de développement. Il est opportun de parvenir à cet égalité dans l’immédiat afin d’enclencher le processus d’émergence », a soutenu la représentante résidente du Pnud.

Le thème choisi par AllAfrica est pour elle une suite logique dans une phase transitoire avec les huit objectifs du millénaire pour le développement qui font la place aux 17 objectifs de développement durable. « Une réorientation était nécessaire pour consolider les acquis des Omd mais surtout en tirer des leçons pour mieux lutter contre la pauvreté qui ne cesse de se féminiser. Ce nouveau programme est durable et devra permettre de mettre fin à l’injustice et aux inégalités, tout en faisant face au changement climatique qui reste une alternative crédible pour l’émancipation des femmes et des filles », a déclaré Fatou Bintou Djibo.

Elle a aussi saisi l’occasion pour réitérer le plaidoyer pour l’égalité des sexes. La coordonnatrice du système des Nations Unies estime que le moment est inédit pour remettre le monde sur la voie du développement inclusif, durable et résilient en tenant compte de la contribution de la femme. De son côté, la directrice régionale de AllAfrica, Marième Sy, souligne que sa structure, en organisant cette plateforme d’échanges et de réflexion,  a voulu renouveler l’expérience de l’année dernière. « Nous allons définir ensemble les voies et moyens à mettre en œuvre pour atteindre notre objectif commun qui est d’autonomiser les femmes et les filles, mais aussi affirmer le leadership féminin africain », a laissé entendre Marième Sy. Cette cérémonie était aussi une occasion de procéder, pour la première fois, à la remise du prix AllAfrica pour le leadership féminin à quatre femmes africaines qui ont fait la fierté du continent pour leur engagement citoyen, politique, économique et professionnel.

Ndiol Maka SECK


Les femmes travailleuses domestiques ont une dignité comme tout travailleur. Dès lors, le respect de celles-ci est une préoccupation de la Cnts.     
Le comité des femmes travailleuses de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a initié, et ce pour 2 jours, un séminaire de partage sur l’arrêté ministériel qui régit les travailleurs et travailleuses domestiques du Sénégal. Cette rencontre, qui s’est ouverte hier au centre d’accueil et d’écoute des travailleuses sis à Gueule Tapée, est une occasion pour dépoussiérer l’arrêté ministériel n°0974 du 23 janvier 1968 du ministère de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi. En effet, cet arrêté a également conféré aux travailleurs domestiques saisonniers une priorité d’embauche d’un an pouvant s’étendre à deux ans sous réserve d’un essai professionnel ou d’un stage probatoire.
Selon l’ancien fonctionnaire au Bureau international du travail (Bit) à la retraite, Rawane Mbaye, ce séminaire porte sur l’amélioration de la législation nationale dans le secteur du travail. A l’en croire, l’adoption de la Convention n°189 et la Recommandation R201 sur les travailleuses et travailleurs domestiques consacre la reconnaissance au niveau international de la valeur sociale et économique du travail domestique. « Après l’adoption d’une convention ou recommandation, les travailleurs ont un rôle de promotion de ces instruments dans leurs pays, pour une ratification et application systématique », a dit M Mbaye, le modérateur du jour. D’après ce formateur, ces travailleurs ont besoin que leur condition de travail soit améliorée. En outre, il dira que l’âge minimum de travail pour les domestiques est de 16 ans au lieu de 14 ans.
De son côté, El hadji Ibrahima Diallo, inspecteur du travail, a abordé les cotisations que le patronat doit verser à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et à la Caisse de sécurité sociale (Css). Il dira que le règlement ne tolère pas que l’employeur passe outre cette disposition. Selon la législation nationale liée aux travailleurs et travailleuses domestiques dont copie nous a été donnée, il est noté que compte tenu des arrêts et temps morts inhérents à cette profession, la durée de service des employés de maison est fixée à 260 heures par mois, correspondant par référence à un travail effectif mensuel de 173h33.

Serigne Mansour Sy CISSE


«La route vers le paradis ». Tel a été le thème choisi par L’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (Wamy) pour magnifier la femme, en prélude de la journée du 8 mars.
L’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (Wamy) fait sienne la promotion de la femme musulmane. L’Ong a, avant-hier, organisé un séminaire pour célébrer à sa manière la journée du 8 mars. Celle-ci a été magnifiée sous le sceau de la diffusion des connaissances islamiques, d’où le thème «la route vers le paradis ». Pour le directeur général de Wamy, Fathi Eid Mouhamed, le choix du thème n’est pas fortuit. «A travers ce thème, les participantes pourront mesurer leur degré de responsabilité. Vous conviendrez avec moi que le paradis, bien qu’il soit l’objectif de chaque croyant, ne s’obtient pas gratuitement. Il a un coût», a estimé le directeur, qui s’est réjoui de la forte présence de femmes issues des différents secteurs socioprofessionnels. Se félicitant de l’engagement que les femmes ont toujours fait montre, M. Fathi Eid a rappelé que ce séminaire s’inscrit dans la nouvelle démarche de l’Ong. «Notre approche consiste à travailler dans une démarche participative avec les communautés bénéficiaires pour le renforcement de leurs capacités, de leur autopromotion et de la prise en charge de leurs besoins conformément à notre mission », a indiqué le directeur. Vue le rôle transversal que joue la femme au sein de la famille, le docteur en droit public Zeynab Kane a posé dans sa communication des problématiques centrales pour justifier l’intérêt de leur travail. «Les femmes ne sont pas seulement une force démographique. Elles constituent une pièce maîtresse dans le développement socio-économique d’un pays », a fait savoir la panéliste. Pour Mme Kane, le travail de la femme recouvre un enjeu économique, social et politique. « Les femmes occupent 51,1% de la population sénégalaise dans le dernier recensement. Donc si cette moitié de la société ne travaille pas, il sera difficile de réussir l’enjeu économique. Aussi, lorsque la femme qui joue un rôle central dans le socle familial travaille, elle pourra participer efficacement à la prise en charge des besoins vitaux de la famille », a souligné Zeynab Kane. Elle a également estimé que la femme doit participer aux instances de prise de décision.              
Un document remis à la presse a relevé  le rôle important que la femme a toujours joué au service de la religion. Educatrice de générations pour avoir  très bien mémorisé les hadiths, la femme a été enseignante de jurisprudence islamique, médecin dans les champs de guerre et participé au djihad (la guerre sainte). Au-delà de l’éducation et de la formation, de l’hydraulique villageoise, de la santé, du parrainage d’enfants orphelins, l’Ong Wamy fait de la prédication et des œuvres sociales son cheval de bataille.

Tata SANE


Tivaouane : Plus de 87 millions seront consentis pour lutter contre la pauvreté en milieu rural et le chômage dans le département de Tivaouane.

Le projet de promotion de l’emploi durable et décent des jeunes en milieu rural et périurbain (PEDDJ) lancé samedi dans la salle de réunion du Conseil départemental sous la présidence de l’ancienne Ministre et présidente du conseil départemental Mme Seynabou Gaye Touré, rentre dans cette dynamique.
Selon Simon Ntab, qui a présenté le projet aux conseillers départementaux et autres acteurs du développement venus des différentes zones du département, « l’action proposée par les acteurs publics en partenariat avec des entreprises privées vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et périurbain du département de Tivaouane à travers l’insertion professionnelle de jeunes et de femmes dans des filières à emplois verts ». Les actions vont s’appuyer sur les forages construits dans les années 2000, dans le cadre du Projet hydraulique villageoise de Thiès, pour consolider avec les ASUFOR, la production maraîchère sur des sols propices mais pauvres en matière organique. Une autre ambition préconisée, la gestion des déchets organiques urbains des cités de Tivaouane, Pire, Mboro et Méckhé pour les valoriser en agriculture tout en améliorant la salubrité des cités et créer des emplois au profit de 300 jeunes et femmes du département.
Aussi, comme le souligne Simon Ntab, « nous allons encourager l’implantation de projets de développement portés par des formes d’organisations locales et financés par des ONG, des projets et des programmes de l’État. Ce, à l’image de l’Union des groupements paysans de Méckhé (UGPM) et l’Association Sud-ouest pour le développement international agricole (ASODIA) à travers la coopération agricole décentralisée entre la Région Midi Pyrénées et la Région de Thiès qui en est une parfaite illustration ».

400 mille francs de revenus par an
Il a indiqué que  « dans le cadre de cette coopération les projets IRRISAHEL et banques de céréales mis en œuvre ont permis aux populations vulnérables de la zone de Méckhé d’améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce résultat satisfaisant est dû à : l’introduction du maraîchage dans les systèmes de production, ce qui a permis d’améliorer de manière significative les revenus des producteurs de l’ordre de 200 à 400 milles FCFA de revenu net par an ».
Pour Mme Seynabou gaye Touré, présidente du conseil départemental de Tivaouane, « ce projet cadre parfaitement avec les orientations stratégiques du Plan Sénégal Émergeant (PSE), notamment pour ce qui concerne la transformation structurelle de l’économie et croissance et plus spécifiquement dans l’objectif : promotion de l’agriculture commerciale et modernisation de l’agriculture familiale.

Mohamadou Sagne


En proie à de nombreuses difficultés, la pouponnière « Vivre ensemble » de Mbour a réceptionné, samedi, un important don d’une valeur de 2,2 millions de FCfa offert par le Rotary Club Dakar Millénium.

Les enfants de la pouponnière de Mbour ont reçu, samedi, le soutien de Rotary Club Dakar Millénium. L’association qui œuvre pour la promotion des valeurs, de la solidarité et d’entraide a, pour la 7è fois, investi dans la chaleur humaine et participé au développement du bien-être de ces enfants « déshérités ». Pour  cette action, plus de 2,2 millions de FCfa ont été mobilisés. « Cette année, nous avons axé notre action sur les produits pharmaceutiques et les médicaments qui constituent une forte demande de la pouponnière. En termes de médicaments, nous avons mobilisé une valeur de 1,4 million de FCfa. On a aussi offert du lait, des produits phytosanitaires, d’une valeur de 250.000 FCfa », a indiqué Me Maciré Diallo, président de la Commission action. Selon Me Diallo, cette action sera pérennisée.
La forte délégation conduite par la présidente, Anna Aïcha Bâ, a visité les dortoirs et a pu entrer au contact de ces enfants. Ce geste entre, selon elle, dans l’exécution de leur programme d’actions sociales. « Notre mission consiste à lever des fonds et à mener des actions basées sur les enfants, les femmes, l’assainissement, l’éducation, les prisons. Nous concentrons beaucoup nos actions sur les enfants handicapés, les orphelins, car nous estimons que l’avenir, c’est eux. C’est pourquoi nous les aidons à partir du bon pied », a-t-elle fait savoir.  Cette année, a-t-elle souligné, sa structure va créer et équiper un centre de santé à Yeumbeul et une usine à Keur Moda, dans le département de Fatick pour aider les femmes de cette contrée à transformer les produits qu’elles cultivent. Oumar Dème, président de la commission relation publique, a noté que la structure est un club action-service regroupant des amis qui réfléchissent aux difficultés rencontrées par leurs concitoyens dans les coins les plus reculés du Sénégal et ils mettent en commun leurs moyens et leurs ressources pour les aider. Cette action a été appréciée à sa juste valeur par les responsables de la pouponnière qui ont remercié le Rotary Club Dakar Millénium pour cette marque de générosité.

S. O. FALL


Après avoir vécu le 30 anniversaire de son mari, parrain de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la veuve de feu Cheikh Anta Diop, Louise Marie Diop, née Maes, est décédée, hier, à Paris, dans sa 90 ème année, à la suite d’une longue maladie.
,La mauvaise nouvelle a été donnée par le service de communication de l’Ucad et sa famille. La veuve du savant et égyptologue, Cheikh Anta Diop, Marie Louise Diop, est auteure d'ouvrages sur la population en Afrique. Elle était aussi le soutien de son mari dans son combat pour réhabiliter les civilisations noires. « Elle fut une très bonne historienne, surtout de la démographie africaine. Elle a publié un très bon ouvrage sur la démographie et les populations africaines sur la longue durée où elle a fait preuve de la critique des sources anciennes de façon remarquable. Elle fut, comme son époux, un défenseur acharné de l’Afrique et des sociétés africaines », a témoigné hier le recteur de l’Ucad, le Pr Ibrahima Thioub, également historien.  
Marie Louise Diop est, en effet, docteur d'Etat en géographie humaine. Elle est l'auteure d'une vingtaine de publications, principalement consacrées à l'évolution de la population, de l'économie et de la société de l'Afrique noire, selon le site de la maison d'édition « Présence Africaine », basée à Paris, qui publiait les ouvrages du couple. Dans un de ses livres sur la population de l'Afrique précoloniale, Mme Diop affirmait que contrairement aux idées reçues, le continent, depuis la préhistoire jusqu'au 16e siècle, n'était pas sous-peuplé par rapport à d'autres parties du monde comme l'Europe.
Mme Diop disparaît alors que diverses manifestations sont organisées, cette année, pour marquer le 30e anniversaire du décès de Cheikh Anta Diop (1926-1986) dont l’œuvre a contribué à réhabiliter les civilisations nègres. Le Pr Diop qui appelait à la création d'un Etat fédéral d'Afrique noire fut, par ailleurs, un opposant au premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor (1960-1980) mais aussi à son successeur, Abdou Diouf (1981-2000).
Selon ses thèses, les Noirs ont joué un rôle prépondérant dans la naissance de la civilisation de l'Egypte pharaonique, durant l'Antiquité, et plusieurs civilisations - grecque notamment - ont été influencées par les Egyptiens dans les domaines des sciences notamment. Ces thèses sur une Egypte nègre et ses liens avec l'Afrique noire sont contestées par plusieurs égyptologues, dont des français. La bibliographie du Pr Diop comprend aussi des ouvrages sur l'histoire de l'Afrique, les langues et les sociétés africaines, la physique, la politique et l'économie. Mme Diop sera inhumée à Thieytou, village natal de son mari, dans le centre du Sénégal, a affirmé un de ses enfants joint par téléphone. La date de l'inhumation à Thieytou, où repose le Pr Cheikh Anta Diop, n'a pas été précisée. Le couple Diop a eu quatre garçons. Mme Diop avait rencontré Cheikh Anta Diop quand celui-ci faisait des études en France pendant la période coloniale, à la Sorbonne (Paris), selon leur entourage.

D. MANE (avec l’AFP)


Le secrétaire général de la Fédération sénégalaise des personnes handicapées admet les œuvres publiées dans le monde mises sous des formats accessibles ne dépassent pas les 7%. Une situation que Moussa Thiaré juge anormale car les déficients visuels sont dépossédés de leur droit au  savoir.
Une journée d’information et de partage a réuni mercredi dernier au Sneips le projet d’inclusion sociale pour l’autonomisation des personnes handicapées, le Consortium des bibliothèques de l’enseignement supérieur du Sénégal (Cobess), l’Amitié des aveugles du Sénégal (Aas) et leur partenaire technique et financier Sightsavers. Il s’est agi de partager avec la presse les avantages qu’offre le traité de Marrakech aux   personnes handicapées. Le Traité de Marrakech vise à faciliter l'accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d'autres difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées. Il est le dernier né des traités internationaux sur le droit d'auteur administrés par l'Organisation mondiale de la propreté intellectuelle (Ompi). Il accorde une place importante à la dimension humanitaire et au développement social, son principal objectif est de créer un ensemble de limitations et d’exceptions obligatoires en faveur des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d'autres difficultés de lecture des textes imprimés. Le traité  a été signé en juin 2013 par 75 pays dont le Sénégal. Il  impose aux parties contractantes de prévoir une série de limitations et exceptions types relatives au droit d'auteur pour autoriser, d'une part, la reproduction, la distribution et la mise à disposition d'œuvres publiées dans des formats conçus pour être accessibles aux personnes concernées et, d'autre part, l'échange transfrontière des mêmes œuvres entre organisations fournissant des services à ces bénéficiaires.
Les déficients visuels ne bénéficient pas des avantages de ce traité car le gouvernement ne l’a pas encore ratifié. Ainsi, les personnes handicapées du Sénégal, dans le cadre de leur programme d’activité de plaidoyer, sollicitent la ratification du traité de Marrakech par le Sénégal. A ce jour, sur les 75 pays signataires du traité, seuls 15 l’ont déjà ratifié. Ce qui fait que son application tarde à entrer en vigueur. Lors de cette journée un guide de terminologie pour un vocabulaire approprié à l’égard des personnes en situation de handicap a été aussi partagé avec les acteurs de la presse. Le manuel a fait l’objet d’un exposé présenté par l’enseignant-chercheur en Linguistique française, Moussa Fall. Selon lui, les termes qui touchent au handicap sont courants et choquants. Ils sont chargés et porteurs de sens qui peuvent blesser. Le vocabulaire, les clichés utilisés de façon stéréotypée reflètent les attitudes que bon nombre de personnes utilisent face à certains groupes.
M. Fall estime que pour réussir l’inclusion sociale, il est impératif de changer de paradigme. Aussi propose-t-il de s’orienter vers l’identification des stéréotypes réducteurs qui fragilisent les personnes en situation de  handicap, avant de passer à la sensibilisation du public, des médias, des pouvoirs publics sur l’emploi du langage positif.
Moussa Fall exhorte les hommes de média et le public à un usage  des termes appropriés dans leurs écrits et dans leurs discours.

Pape  Coly NGOME


Le Projet d’appui à la Sécurité alimentaires des régions de Louga, Matam et Kaffrine (Pasa Lou-Ma-Kaf) et la Délégation générale à la protection sociale et à la Solidarité nationale (Dgpsn) ont signé, à Louga, un protocole de partenariat.
Une Convergence évidente. Pasa Lou-Ma-Kaf s’investit dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’accroissement des revenus des ruraux. La Dgpsn initie des programmes d’accompagnement au profit des familles bénéficiaires de bourses pour leur permettre d’exercer des activités génératrices de revenus. A travers leurs missions respectives, les deux structures entendent ainsi s’associer pour contribuer à la réalisation de l’objectif du Plan Sénégal émergent (Pse) portant sur la croissance inclusive et le développement durable du capital humain.
« Pasa Lou-Ma-Kaf et la Dgpsn partagent des vocations de développement inclusif centré sur les populations frappées de précarité avec la volonté affichée de rompre la chaîne de transmission intergénérationnelle de la pauvreté », a expliqué Dr Anta Sarr Diacko, Déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale. Mouhammadou Moustapha Diaw, coordonnateur du Pasa Lou-Ma-Kaf parle d’un partenariat prometteur qui, a-t-il dit, permettra de construire des « synergies d’actions » au grand bénéfice des populations des régions cibles. Selon Dr Anta Sar Diacko, le protocole signé sera matérialisé, en 2016, par un  regroupement des ménages bénéficiaires dans une Organisation communautaire de base (Ocb), par le renforcement de leurs capacités  dans le domaine du maraîchage et par un appui à la commercialisation notamment du lait à Dahra, département de Linguère. De même, il aidera à la création de 9 bergeries pour la production de moutons de tabaski et contribuera au développement de l’aviculture locale avec la mise en place et le soutien de 15 poulaillers. « Les activités concernées seront destinées à accroître les revenus et ressources alimentaires des ménages cibles à travers l’aviculture familiale, la production ovine et le maraîchage familial pour en conséquence promouvoir leur autonomisation», détaille le document remis à la presse.

Abdoulaye DIALLO


Euros et DollarsLa police des Parcelles assainies a procédé, hier, à une importante saisie de faux billets. Selon le commissaire Mandjibou Lèye, joint au téléphone, 1.261.000.000 de FCfa en faux billets ont été décomptés.

Le commissaire Lèye informe que c’est suite à une information que la Police a fait un travail de recoupement qui a permis de mettre la main sur les faussaires. Il s’agit d’un Sénégalais (Koldois) du nom de Boiro, domicilié aux Parcelles assainies, Unité 26, mais le cerveau, poursuit le commissaire Mandjibou Lèye, est un bissau-guinéen. « Les billets ont été convoyés via un camion », indique-t-il.

En faisant une descente à l’Unité 26, les limiers ont pu mettre la main sur « 3 sacs remplis de devises (euros, dollars) en billets de 50, 100, 200 et 500. Il y avait également des paquets de 10.000 FCfa », note le patron de la Police des Parcelles assainies.

Avec ses hommes, ils ont également mis la main sur un paquet de poudre blanche de 2,5 Kg soumise à l’analyse. « Les résultats de l’analyse détermineront s’il s’agit de drogue ou de toute autre substance », dit le commissaire Lèye.

D. MANE


Inondations 2013 2Les femmes sont première ligne dans la riposte contre les inondations. Leur engagement pour la pérennisation des acquis du projet de gestion des eaux pluviales dans les zones périurbaines a été magnifié par la Banque mondiale (Bm) et l’Agence de développement municipale (Adm).

Pour faire face aux inondations dans la région de Dakar, le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale(Bm) a mis en place un Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique dans la zone périurbaine de Dakar (Progep). Beaucoup d’ouvrages de drainage des eaux pluviales ont été réalisés dans ce cadre  dans les communes bénéficiaires. Pour assurer la pérennité de ces ouvrages, les femmes sont en première ligne. Leur engagement a été magnifié avant-hier à l’occasion d’un diner-débat organisé par l’Adm et la Bm. « Il aura fallu beaucoup d’imaginations des techniciens, de la compétence et de la rigueur, de la diligence des autorités, de l’abnégation des experts mais surtout de l’adhésion des communautés pour parvenir à redonner la vie et l’espoir dans des zones marquées par les inondations », s’est félicitée Marie Ndaw, directrice technique de l’Agence de développement municipal (Adm), maître d’œuvre de ce projet. Selon elle, la contribution de l’Adm par le biais du Progep resterait incomplète si un instrument social de pérennisation des bonnes pratiques et initiatives communautaires n’était pas lancé avec l’engagement très déterminant des femmes de ces communes. « Je vous remercie et vous encourage à pérenniser les ouvrages en les préservant de toutes formes de pratiques dégradantes. Je suis convaincue que dans une communion parfaite, nous les femmes, nous redonnerons à tous les enfants du Sénégal mille opportunités de vivre et de s’épanouir », a soutenu Mme Ndaw.

Pérennisation des ouvrages
Pour la directrice des opérations pour  le Sénégal à la Banque mondiale, Louise Cord, ce projet peut favoriser l’autonomisation des femmes puisse que  ce sont elles qui gardent les maisons, s’occupent des enfants, des malades, etc. Et s’il y a des inondations, elles n’auront pas le temps d’aller travailler et participer à la vie communautaire. « Ce projet favorise la contribution des femmes à l’économie et au bien-être de la famille. Ce qui m’a aussi frappé, c’est l’engagement des dirigeants des communautés sénégalaises pour la pérennisation des ouvrages. C’est le rôle de la communauté qui facilite le développement », a estimé Louise Cord.  De son côté, Aïda Mbodj, député à l’assemblée nationale a demandé aux autorités de la Bm d’aider les femmes à intégrer les réseaux au niveau mondial et continental. Selon elle, la réduction des risques et catastrophe, notamment la lutte contre les inondations au Sénégal préoccupe plus d’un. La présidente du Conseil départemental de Bambey a aussi plaidoyé pour l’accès des femmes au foncier. « Le jour où les femmes géreront le foncier, on n’aura moins de problèmes. Nous n’allons pas le brader parce que nous  payerons  le plus lourd tribut après », a avancé Aida Mbodji.

Les représentantes des communes bénéficiaires du projet ont évoqué la nécessité d’accélérer  les Projets d’intervention communautaire (Pic). Ce  qui va leur faciliter la tâche. Les femmes ont aussi demandé au Progep de les aider à avoir des réseaux secondaires. S’agissant des Pic, la chargée de projet à la Banque mondiale, Isabelle Céline Kane a rassuré que les financements sont déjà disponibles. « Le projet peut aussi appuyer les mairies à mettre en place des Comités de gestion des inondations parce que le Progep n’est pas éternel. Il arrivera à terme un jour ou l’autre.

Ndiol Maka SECK


Careme C 2016Sur la route de notre montée vers Pâques, arrêtons-nous sur le jeûne chrétien ! Il semble, en effet, que beaucoup de chrétiens, au Sénégal, ont encore du mal à comprendre le sens du jeûne et à le pratiquer réellement selon l’enseignement de l’Eglise catholique. Beaucoup d’entre eux font la « rupture du jeûne », le fameux « ndogou », le soir après le chemin de croix. Y a-t-il donc une heure pour couper le jeûne? Pour répondre à cette question, relisons deux messages du Pape Benoit XVI pour les Carêmes 2009 et 2011.

Dans le premier message, Benoît XVI souligne plusieurs caractéristiques du jeûne chrétien, indiquant d’abord que jeûner n’est pas une cure d’amaigrissement mais « est en premier lieu une "thérapie" pour soigner tout ce qui empêche les croyants de se conformer à la volonté de Dieu ». Il précise : « se priver de nourriture matérielle qui alimente le corps facilite la disposition intérieur à l'écoute du Christ et à se nourrir de sa parole de salut. Avec le jeûne et la prière, nous Lui permettons de venir rassasier une faim plus profonde que nous expérimentons au plus intime de nous : la faim et la soif de Dieu ».

Benoît XVI rappelle, ensuite, que le jeûne ouvre à la solidarité et au partage et demeure une exigence de l’amour du prochain relié à l’amour de Dieu, contenue dans la Parole de Dieu. Pour lui, jeûner volontairement aide à suivre l'exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre.

A l’occasion du Carême 2011, le Pape allemand prévient : «pour le chrétien, la pratique du jeûne n'a rien d'intimiste, mais s’ouvre tellement à Dieu et à la détresse des hommes ».

Cette dimension religieuse du jeûne met en lumière le combat spirituel qui, pour le chrétien, est sans trêve. «Le jeûne représente une pratique ascétique importante, une arme spirituelle pour lutter contre tous les attachements désordonnés. Se priver volontairement du plaisir de la nourriture et d'autres biens matériels, aide le disciple du Christ à contrôler les appétits de sa nature affaiblie par la faute originelle, et dont les effets négatifs investissent entièrement la personne humaine », écrivait encore le Pape émérite lors du Carême 2009.

Mais la question demeure : que doit faire le chrétien à la fin d’une journée de jeûne ? Doit-il couper ou pas ?

Rappelons encore que le jeûne chrétien, comme l’indiquent les évêques dans le Mandement pour le Carême, « consiste à ne faire qu’un repas dans la journée ». « On peut prendre une légère nourriture à la place des repas supprimés », précisent-ils non sans ajouter en même temps que « l’argent économisé à travers toutes ces privations (jeûne et abstinence) sera intégralement versé à la quête pour venir en aide aux pauvres ».

En clair, à l’heure du « ndogou », le chrétien est invité à « donner aux pauvres ce qui, grâce au jeûne, avait été mis à part » et non pas à « refaire le plein de nourriture ».

Par Abbé Roger GOMIS
(Responsable du Site d’information archidiocèse de Dakar)


Senegal Guinee BissauDes autorités administratives, militaires et paramilitaires (sapeurs-pompiers) de la Guinée-Bissau et du Sénégal sont en conclave à Ziguinchor, depuis hier, pour l’élaboration d’un document de qualité, portant planification d’actions stratégiques devant permettre à leurs deux pays de faire face à d’éventuels risques, aléas ou catastrophes.

L’objectif visé, selon le coordonnateur du programme Be Safe de L’Ong Catholic relief Service (Crs), Seydi Bâ Gassama, est de faire en sorte que le Sénégal et la Guinée-Bissau puissent disposer d’un plan de riposte commun contre des urgences de santé et autres catastrophes naturelles.

L’administration territoriale locale s’en est réjouie, soutenant qu’il nous faut être prévenants, rester alertes et nous préparer aux aléas, risques, dangers et autres catastrophes. La rencontre, qui est à l’initiative du Crs, va durer trois jours. On y note la présence massive de partenaires au développement.

Moussa SADIO


La Galerie Arte expose jusqu’au 5 mars, les peintures des artistes Manel Ndoye et Alioune Diagne. L’exposition a pour thème « Empreintes digitales ».
Ils sont deux amis, deux créateurs qui partagent la même passion pour les Beaux-arts dont ils sont diplômés. Manel Ndoye et Alioune Diagne se vouent un respect d’une rare élégance. Ces deux artistes de la nouvelle génération ont imprimé cette amitié au travers de l’exposition « Empreintes digitales ». Les œuvres sont à découvrir jusqu’au 5 mars à la Galerie Arte, sise à l’immeuble Abdoul Lahad Mbacké –Avenue Abdoulaye Fadiga.
En parcourant l’exposition, c’est une chorégraphie de couleurs et formes qui se déploie au regard du visiteur. D’emblée, Manel Ndoye et Alioune Diagne sortent des sentiers battus. A la différence des teintes ocre, ambrée évoquant le sahel, l’Afrique, les deux compères jouent sur une perspective plus fun, plus urbaine. Ce, prenant en charge dans leur écriture picturale des préoccupations sociétales. L’orientation frise par endroit le pop’art. Ce courant d’art dont le concept se décline plus dans l'attitude donnée à l’œuvre que par l’œuvre elle-même. Toujours est-il que Manel et Alioune ont imprimé leur style qu’ils appellent le « figuro-abstro » pour montrer un nouveau mouvement. « L’idée est de sortir du carcan « art africain ». L’art est universel », explique Alioune Diagne pour qui cette option permet d’investir les galeries occidentales avec ce mix entre l’abstrait et le figuratif. Le rendu plastique est d’une rare finesse. Cela donne de petites figures géométriques qui s’érigent contre les violences faites aux femmes et aux enfants. L’univers digital est omniprésent dans le travail. Diagne qui se plaît à pixéliser ces images. Le souci du détail et de la précision confère un relief particulier à des tons flashy et très contemporains : jaune, bleu, entre autres.
Sur la même ligne, Manel Ndoye souligne : « Avec une identité picturale propre, nous avons voulu marquer notre style avec une certaine complémentarité dans l’approche ». L’univers de la culture lébou constitue la trame du travail de Ndoye. Il invite à revisiter la danse du « Ndawrabine ». Ici, divertissement et éducation font corps. Comme en témoigne le tableau « Octobre rose » qui sensibilise sur le cancer du sein chez la femme. Le propos de M. Ndoye touche également la préservation des ressources halieutiques. Il s’emploie dans le même temps à se défaire des codes esthétiques classiques pour une approche conceptuelle assez recherchée.
L’élan est très solidaire entre Alioune Diagne et Manel Ndoye qui se sont connus depuis l’école des Beaux-arts. Un brin reconnaissant, Diagne se rappelle : « Grâce à ma rencontre avec Manel et aux conseils qu’il m’a donnés, j’ai amélioré ma technique alors qu’il était mon devancier à l’école des arts ». Cette amitié s’est étendue au travers des expositions un peu partout dans le monde. Celle qui a cours à la Galerie Arte, jusqu’au 5 mars, en est une belle empreinte.

E. M. FAYE


La commune de Bourouco est la principale zone de production céréalière et maraîchère du département de Médina Yoro Foulah.  C’est grâce à la bravoure de ses populations que la région de Kolda est devenue le second bassin arachidier du Sénégal. L’enclavement constitue cependant un des principaux freins au développement socio-économique de cette collectivité locale située aux confins la région de Sédhiou et à la frontière avec la Gambie. Les populations sont obligées de traverser la Gambie pour se rendre à Dakar afin d’écouler leur production maraichère faute de routes pour l’acheminer à Kolda ou à Ziguinchor. La récente fermeture de la frontière entre la Gambie et le Sénégal vient aggraver cet enclavement. L’approvisionnement en eau potable constitue également un véritable casse-tête pour les habitants des 59 villages que compte cette commune. L’unique forage construit dans cette collectivité locale parvient à peine à alimenter quelques villages. La majorité de la population boit de l’eau de puits traditionnels dont la profondeur dépasse par endroit les 50 mètres. Les femmes passent une bonne partie de leurs travaux quotidiens à puiser de l’eau pour permettre à la famille de boire, de se laver, de faire le linge et la cuisine. Une situation qui est durement ressentie par ces braves populations, surtout en période de chaleur comme c’est le cas actuellement. « Les populations de la commune de Bourouco vivent dans une situation extrêmement difficile. Elles souffrent énormément de l’enclavement et du manque d’eau. Les projets et programmes qui veulent intervenir dans la commune ont des difficultés d’accéder à certaines villages à cause de l’enclavement », déclare Mamadou Cissé, maire de la commune de Bourouco.
La situation n’est guère meilleure sur le plan de l’éducation. Sur les 70 salles de classe construites dans la commune, les 49 sont en abris provisoires. De nombreux élèves ont dû abandonner leurs études au cours de ces dernières années à cause des difficultés liées au manque de tables-bancs et de salles de classe dignes de ce nom. Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des collectivités locales du Fouladou, les populations de Bourouco ont cotisé pour acheter une ambulance afin de faciliter les évacuations sanitaires des malades, notamment des femmes enceintes et des enfants, vers les principales structures sanitaires de Médina Yoro Foulah et de Kolda situées à plusieurs dizaines de kilomètres de Bourouco.                                                                                      

Mamadou Aliou DIALLO


La forêt du département de Bignona est menacée de disparaître à plus ou moins brève échéance si l’on ne change pas, de manière drastique, sa gestion. C’est le résultat d’un diagnostic qui a amené le Conseil départemental à organiser avec diligence, un forum international de trois jours portant sur le thème « Climat et forêts ».
La rencontre regroupe les acteurs à tous les niveaux de la filière : élus départementaux et communaux, communautés villageoises, organisations communautaires de base, Ong, Gie, coopératives d’exploitants forestiers, scieries, artisans du bois en lien permanent avec le service des Eaux et de forêts, et les partenaires de la Savoie (France). L’objectif visé de trouver des solutions appropriées à la dégradation progressive et inquiétante dont la forêt du département de Bignona souffre depuis plusieurs années. Car, comme l’a fait remarquer le président du conseil départemental, Mamina Kamara, la gestion irrationnelle des ressources naturelles de cette partie de la Casamance naturelle (un des poumons verts du Sénégal fortement menacé par l’action humaine) reste la principale problématique des populations locales. L’autre grande difficulté des Bignonois, c’est la surexploitation de leurs forêts.  
En effet, la forêt est devenue très appauvrie à Bignona. Dans ce département, le bois destiné aux scieries et aux artisans est rare maintenant, la diversité des espèces régresse, l’ampleur de la récolte du bois de chauffage et de carbonisation est inquiétante. Ce sont autant de problèmes, entre autres, qui figurent au menu du forum international de Bignona. La rencontre, dont la finalité est de parvenir une bonne gestion de la forêt au grand bonheur des populations locales va donner lieu à un échange d’expériences et de pratiques entre Bignonois et Savoyards dans un contexte de changement climatique.

Moussa SADIO  


Le Sénégal s’est résolument engagé à renforcer les politiques en faveur de l’enfant, surtout avec le nouveau projet de loi portant code de l’enfant. Une fois adopté, les jeunes filles ne se marieront plus avant d’avoir 18 ans.
Si le nouveau projet de loi portant code de l’Enfant est adopté par l’Assemblée nationale, l’âge de mariage des jeunes filles sera porté à 18 ans conformément aux conventions internationales. La Direction des droits humains du ministère de la Justice, en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid), a organisé hier un atelier de partage de ce projet de loi avec les acteurs de la protection de l’enfant. C’est pour recueillir les différentes observations ministérielles avant la soumission du texte au Conseil des ministres d’abord et à l’Assemblée nationale ensuite pour adoption.
En plus de l’élévation de l’âge de mariage des jeunes filles, ce code pose d’autres principes. Il institut l’autorité parentale en remplacement de la puissance paternelle. « Nous estimons que l’éducation de l’enfant incombe aux deux parents. Nous ne pensons pas que c’est le père qui doit avoir plus de droit sur l’enfant que la mère », souligne le directeur des droits humains, Mouhamadou Moustapha Sèye. Le texte s’attaque aussi à certains phénomènes tels que l’excision des jeunes filles, une pratique courante dans certaines zones.
Les enfants des maris emprisonnés sont aussi pris en compte dans ce nouveau code. « Une mère emprisonnée n’a pas besoin de partager l’univers carcéral avec son enfant. Mais pour cela, l’Etat doit construire des structures d’accueil pour ces enfants », précise le directeur des droits humains. L’interdiction de la mendicité figure également dans ce nouveau code. « Cette interdiction ne doit souffrir d’aucune exception sur l’ensemble du territoire national. L’Etat doit prendre des mesures qui s’imposent pour que nos enfants soient retirés de la rue », estime M. Sèye.
Selon lui, tout changement est difficile. Mais pour améliorer la protection des droits des enfants, ce code est très important. « Il est comme une charte, un code de bonne conduite en matière de protection des droits de l’enfant. Nous sommes optimistes pour son adoption parce qu’il y a un consensus très fort autour de ce projet de loi. Les députés rencontrés partagent notre préoccupation », soutient Mouhamadou Moustapha Sèye. Une fois adopté, un toilettage de certains textes législatifs s’imposera. Toute loi contraire à cette charte sera modifiée. Le directeur des droits humains souligne que l’approche est également inclusive. « Nous avons travaillé avec l’association des maîtres coraniques lors de l’élaboration. Nous envisageons aussi une autre rencontre pour leur faire l’état des lieux », souligne-t-il. De son côté, le directeur de la Protection de l’enfance, Niokhobaye Diouf, s’interroge sur l’utilité de voter des lois si les droits des enfants sont encore violés. « Au-delà de l’harmonisation, il faut procéder à une relecture de notre système juridique pour faire respecter les lois », dit-il. Ce projet de loi portant code de l’enfant est en souffrance depuis 15 ans au Sénégal.

Ndiol Maka SECK


La Suisse et le Sénégal ont lancé, hier, un nouveau programme de formation de formateurs en justice juvénile au Centre de formation judiciaire (Cfj). Selon un communiqué reçu à notre rédaction, cette formation pluridisciplinaire, menée conjointement par l’Institut international des Droits de l’Enfant de Sion, le Centre de formation judiciaire et l’ambassade de Suisse, est destinée à des professionnels des régions de Kaolack et de Diourbel.
Des acteurs de la chaîne judiciaire comme les magistrats, les éducateurs spécialisés, les avocats, des agents pénitentiaires, les assistants sociaux, les policiers, les gendarmes seront sensibilisés aux problématiques des mineurs qui représentent au Sénégal plus de la moitié de la population. Cette formation a pour objectifs  l’amélioration, la spécialisation en justice des mineurs, et la mise en avant du « travailler-ensemble » pour permettre une meilleure prise en charge et un meilleur suivi de l’enfant. Une attention particulière sera également donnée à la formation de formateurs. Ainsi, ce sont  quatre modules de formation qui seront offerts aux participants pour leur permettre d’acquérir les outils nécessaires pour pouvoir former leurs pairs à leur tour. Le communiqué note que la justice juvénile a une mission très délicate : celle de s’efforcer de concilier les intérêts liés à la « protection de l’enfant » et ceux du « maintien de la paix et de l’ordre public ». Elle doit accompagner l’enfant, victime, en danger ou en conflit avec la loi, avec la volonté d’en faire un citoyen libre et responsable.
La Suisse et le Sénégal entretiennent des relations étroites dans le domaine des droits de l’homme. Depuis début 2011, un dialogue bilatéral sur ces questions a été lancé et est accompagné d’un projet de coopération concrète en justice juvénile.

Mbaye Sarr DIAKHATE



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