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Société & Faits divers (3260)

L’union régionale Cnts a exigé, hier, la réintégration de cinq chauffeurs et de deux receveurs de bus urbains qui viennent d’être licenciés à Ziguinchor par leur employeur, le Gie Sotrazig.

Selon son secrétaire général Amadou Camara qui s’exprimait lors d’un face à face avec la presse, « le seul tort des victimes, c’est de s’être affiliées à l’union régionale Cnts et de l’avoir saisie pour qu’elles puissent bénéficier de contrats en bonne et due forme. Pour M. Camara, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Il a estimé que ces travailleurs doivent être rétablis dans leurs droits. Par ailleurs, le secrétaire général de l’union régionale Cnts a demandé qu’il leur soit appliqué des horaires conformes à leurs statuts de chauffeur et de receveur, c’est-à-dire 20 heures par semaine. A l’en croire, ces ex-employés du Gie Sotrazig travaillaient de 5 heures à 20 heures et parfois même au-delà. L’union régionale Cnts de Ziguinchor a également souhaité que les chauffeurs et receveurs du Gie Sotrazig puissent jouir d’un congé après un an de travail légal. Il faut signaler qu’Amadou Camara et les siens ont commencé, dès hier, à s’investir pour que les chauffeurs et receveurs du Gie Sotrazig, qui viennent de faire l’objet d’un « licenciement arbitraire », puisent être rétablis dans leurs droits. Nous avons tenté en vain d’avoir la version de leur employeur.

Moussa SADIO 


Le syndicaliste Cheikh Diop a soutenu que l’évolution de la pensée économique prouve que toutes les théories sont basées sur le capital et sa fructification, c’est-à-dire le travail. Au cours de cet entretien, le Secrétaire général de la Cnts/Fc a passé en revue le thème portant sur la «Flexibilité de l’emploi et l’évolution du processus de licenciement au Sénégal ». C’était à l’occasion de la journée de réflexion de l’Amicale des inspecteurs et contrôleurs du travail.

La flexibilité de l’emploi et l’évolution du droit de licenciement ne réduisent-elles pas le travail à l’état de marchandise ?  
Dans le débat de la flexibilité, notre centrale la CNTS/FC attend des réponses précises à cette question. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’influence des rapports entre capital et travail a fait naître de grandes révolutions que l’humanité a connues et par conséquent l’essentielle des idéologies politiques. A titre d’exemple, la révolution française de 1789. Selon l’académie de Poitiers, « la Révolution française est issue de la conjugaison de deux mouvements que sont la lutte politique contre l’oppression (Grenoble) et la lutte sociale pour les salaires (Paris). Dans le couple capital-travail, les idéologies qui œuvrent pour le renforcement du capital sont situées à droite et celles proches du travail et qui œuvrent pour son renforcement sont situées à gauche. En d’autres termes, c’est le capitalisme et le socialisme et toutes les idéologies dérivées de l’un ou de l’autre. Au fil du temps, chaque élément du couple, pour garantir sa survie ou son renforcement, a eu à développer des idéologies dérivées. L’impact de chaque groupe idéologique sur la marche du monde garantit l’équilibre et la stabilité de l’humanité. Dès lors, les relations de travail ne laissent aucun acteur indifférent, au premier plan duquel les tenants des pouvoirs politiques et ceux du pouvoir économique. La mondialisation ayant exacerbé la concurrence, avec ses exigences de qualité dans les offres et services, les capitaines d’industrie et maîtres de l’économie mondiale, pour s’adapter à ce contexte, envisagent toutes sortes de stratégies pour consolider leur posture hégémonique. Cette volonté hégémonique ne doit pas occulter l’impérieuse nécessité de sauvegarder la paix et la stabilité dans les relations de travail à travers le monde. Le débat sur la flexibilité de l’emploi et l’évolution du droit de licenciement doit, à mon avis, tenir compte de deux aspects qui me paraissent essentiels pour le maint de la stabilité de l’économie mondiale.

Quel est le rôle des relations de travail dans la paix et la stabilité de l’humanité ?
En plus du rappel des fondements historiques et idéologiques des relations professionnelles résumé ci-dessus, la création de l’Organisation internationale du travail (l’Oit) en 1919 après la deuxième guerre mondiale est l’illustration parfaite de la nécessité pour la communauté internationale de  s’accorder sur des principes intangibles en matière de relations de travail et de les préserver. La paix et la stabilité mondiale dépendent en grande partie de la paix et de la stabilité dans les relations de travail à travers le monde. C’est la raison pour laquelle la Société des nations (Sdn) devenue l’Organisation des Nations Unis (Onu), après analyse des causes et conséquences des deux guerres mondiales, a pris la ferme décision de créer l’OIT, cette institution tripartite qui a pour mission la gestion normative des relations de travail au plan international, entre autres. La déclaration de Philadelphie est assez explicite sur les conséquences dangereuses de la marchandisation du travail et sur la nécessité de réguler la forte tentation du capital de « marchander» le travail.

Quelles sont les tendances qui se dégagent des relations de travail à travers le monde ?
Dans la presque totalité des pays du nord, les relations de travail ont atteint un niveau acceptable ; ce qui ne leur dispensent pas de faire face à des revendications. Les plateformes des syndicats du nord mettent l’accent sur la réduction du temps de travail, de la durée de la carrière et sur l’amélioration des revenus et des systèmes de protection sociale. Dans nos pays, nous revendiquons l’allongement de la durée de la carrière et du temps de travail (plus d’heures supplémentaires à cause du faible pouvoir d’achat). Dans le cadre de la protection sociale, nous revendiquons le minimum, c’est-à-dire l’obtention du socle de protection social pour les travailleurs du secteur formel qui ne représentent que vingt pour cent des masses laborieuses. Ce socle est un minimum de protection sociale qui n’est pas encore acquis pour tout ayant droit, ni étendu aux quatre-vingt pour cent autres de travailleurs atypiques et de ceux du secteur informel. Le constat qui se dégage est sans équivoque  au nord, le système de protection social est intégral, y compris l’allocation de chômage, le travail décent est en voie d’être une réalité, tandis que chez nous nous sommes au stade de socle en matière de protection sociale. Le travail qui se raréfie n’est pas du tout décent et l’idée d’aller à la retraite suscite la peur. Le travail atypique constitue le refuge des masses laborieuses et place ceux qui l’exercent en marge d’une protection sociale définie dans le cadre du code du travail, puisque celle-ci a été conçue dans un contexte de salariat formalisé.
Sur un autre plan, la recherche de la flexibilité affecte aussi la syndicalisation ainsi que l’important rôle de la négociation collective dans les relations professionnelles. Dans une telle situation, l’action syndicale et le rôle des organisations de travailleurs se limitent à conserver l’emploi par tous les moyens, parfois au prix d’importantes concessions en matière de salaire et de conditions de travail. Au regard des tendances qui se dégagent dans les différentes parties du monde en matière de relations de travail, on se peut se poser légitimement la question suivante.

 Est-il raisonnable de transposer la flexibilité de l’emploi dans tous les contextes économiques et sociaux ?  
Le débat sur la flexibilité de l’emploi et l’évolution du droit de licenciement continue de susciter la réflexion mais surtout la méfiance dans l’espace syndical ou la consolidation de l’emploi permanant et le combat contre la précarité demeurent des préoccupations majeures. Nous considérons que le débat agité sur la flexibilité de l’emploi dans le contexte actuel est une aspiration du lobby des capitaines d’industrie dans le but d’adapter l’organisation du travail et la productivité aux perpétuelles mutations et exigences de la mondialisation. Nous pensons que pour atteindre cet objectif, précariser l’emploi n’est pas la solution. Toutefois il est inadmissible que dans le couple « capital-travail », seule le composant « travail » soit soumis aux aléas de la mondialisation et de ses mutations. L’histoire renseigne que les systèmes économiques qui ont eu à privilégier cette tendance de renforcement du capital uniquement au détriment du travail se sont écroulés comme ce fut le cas lors de dernière la crise financière et économique partie des Etats Unis en 2008 et bien avant, celle de 1929. La forte propension à la flexibilité de l’emploi et des coûts de la main-d’œuvre qui pousse à assouplissement des règles et procédures de licenciement, dans des conditions de protection sociale dérisoire, accentuera à coup sur la précarité, les inégalités et la vulnérabilité de la classe ouvrière. Il est à noter que le monde du travail a connu au cours des vingt dernières années un recul de l’emploi permanant et une forte croissance du nombre de travailleurs atypiques qui constituent le socle de la précarité et de la pauvreté. La flexibilité ne saurait être une aspiration du monde du travail. Conçue comme telle, elle se heurte à l’action syndicale. Par contre, je pense qu’elle doit être la conséquence de relations de travail efficientes basées sur le travail décent et sur des systèmes de protection sociale intégrale. C’est la raison pour laquelle nous gagnerions tous à travailler pour faire de la flexibilité de l’emploi le résultat de relations professionnelles et d’un dialogue social porteur de progrès.

Propos recueillis par Tata SANE


La situation sécuritaire est très préoccupante au Sénégal, notamment à Dakar, où il se passe régulièrement de nombreuses agressions. Le rapport 2015 de la Police nationale tire la sonnette d’alarme sur l’ampleur des attaques, vols, cambriolages que font quotidiennement des individus mal intentionnés.
Au total, ce sont 36.375 personnes dont 449 étrangers qui ont été interpellées par les limiers au cours de l’année précédente pour diverses infractions. Des chiffres qui caractérisent une délinquance redoutable pour la quiétude des populations, puisque le rapport a noté une hausse de 358 cas si l’on se réfère à l’année 2014. Pour y faire face, la police est obligée de procéder à des opérations de sécurisation des personnes et des biens au niveau national.
Surtout en cette période de vigilance terroriste lancée par les plus hautes autorités pour parer à une quelconque éventualité. Ainsi, la police qui a mené une intense activité préventive informe que 8.998 individus ont été arrêtés puis déférés pour divers motifs. Ils sont 195 voleurs à main armée, 40 cambrioleurs, 34 personnes interpelées pour meurtre, 203 pour atteinte aux mœurs et 46 pour viol.

Deux systèmes de sécurisation
Le rapport de la police parle de la recrudescence de la criminologie dans Dakar, notamment dans les communes des Parcelles Assainies et de Grand-Yoff marquées par les vols avec violence et agressions. Ces opérations ciblant les zones criminogènes ont permis la mise en œuvre régulière d’autres actions (contrôles routiers, check-points, vérification d’identité de piétons et passagers de moyens roulants, fouille de véhicules, etc.) pour atteindre des résultats probants. « Parallèlement, il est mis en place deux systèmes de sécurisation dans la capitale, sous les noms de code Karangué 2 et Sentinelle, pour davantage offrir de la quiétude aux honnêtes citoyens », relève le rapport.
Le département de Rufisque, dans sa zone de « Jaxaay », et la commune de Mbour, ont remporté la palme dans les cas de viol. En revanche, il est à noter que les vols avec violence ont diminué de 29,85%, au même moment où les cambriolages ont connu une augmentation atteignant les 57,5% dans les localités de Dakar, puis Kolda, Mbacké et Saint-Louis. « Des patrouilles quotidiennes sur roue ou à pied ont été initiées depuis juillet 2014 à la suite de menaces djihadistes provenant du nord Mali, tandis que l’autre système a pour mission essentielle d’anticiper sur la criminalité et d’annihiler en amont toute volonté de nuire », note-t-il.
Dans ce dessein, l’Office centrale de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a pu arrêter 163 personnes impliquées dans le trafic de drogue. Parmi celles-ci, on notre le Malien Mamadou Sidibé, longtemps recherché par les limiers pour trafic de chanvre indien sur le corridor sénégalo-malien. L’Ocrtis est parvenu à la saisie de 1,242 tonne de chanvre indien, 453,1 grammes de résine de cannabis (haschisch), 933,6 grammes de cocaïne, 119 képas d’héroïne, 15 comprimés benzodiazépines et près d’une tonne de khat séché.
Les services de la Direction de la sécurité publique ont en effet cueilli 848 individus et saisi 1,57 tonne de chanvre indien, 10.401 cornets de chanvre, 845 joints, 20 paquets, 10 plantes, 12 tubes, un mégot de chanvre indien, 70 képas et 2,5 grammes d’héroïne, 14,5 grammes et 2 pierres de cocaïne, 02 boulettes de haschisch et 65 comprimés de Barbituriques. Un résultat qui vient corroborer les activités de l’Ocrtis dans la lutte contre la délinquance et la violence.

Cheikh M. COLY


L'atelier de revue des programmes de la Direction générale de l’action sociale a été une occasion pour le président de la Fédération sénégalaise des associations des personnes handicapées (Fsaph) de plaider en faveur de l'érection de la carte d’égalité des chances en programme national.

Cette rencontre, qui a regroupé l’ensemble des chefs de services régionaux et départementaux de l’Action sociale, les chefs de Centre de protection et de réinsertion sociale (Crs) et autres partenaires, a pour objectif de procéder à la revue des programmes afin d’approfondir l’analyse des résultats enregistrés en 2015 par ce département, de faire l’état d’exécution des projets et programmes et d’identifier les perspectives pour l'année 2016.
Au cours de cet atelier, la situation des personnes handicapées a été abordée par le président de la Fsaph. Selon Yatma Fall, un diagnostic a révélé l’existence de problèmes liés à la santé, à l’appareillage et à l’accès aux services de réadaptation pour les personnes handicapées, les problèmes liés à l’éducation et à la formation, entre autres. A en croire M. Fall, des esquisses de solutions ont été formulées à travers la loi d’orientation sociale avec notamment l’institution de la carte d’égalité des chances qui doit permettre aux personnes handicapées d’avoir accès aux services sociaux de base.
« Le problème que nous avons, c’est que le gouvernement s’est fixé comme objectif de délivrer 50.000 cartes à l’horizon 2017. Nous sommes à moins d’un an de l’échéance et nous n’en sommes pas à 10.000 cartes distribuées. Nous avons donc une grande inquiétude », a dit M. Fall. Selon le président de la Fsaph, « la carte d’égalité des chances est multisectorielle et de ce fait doit être ériger en un programme national comme le sont la Cmu ou encore les Bourses de sécurité familiale ».
Par rapport à la lenteur observé dans la délivrance des cartes, elle est liée, selon le Directeur général de l’Action sociale, à un problème d’état civil de beaucoup de personnes handicapées, car n’ayant pas été déclarées à leur naissance. Selon le Docteur Cheikh Ndiaye, le président Macky Sall a instruit la Direction générale de l’action sociale d’inscrire tous les bénéficiaires de ces cartes d’égalité des chances à la couverture médicale universelle. Ce qui est, selon lui, effectif. « Nous sommes en phase avec la Cmu et la délégation générale pour les bourses de sécurité familiale afin que ces personnes handicapées qui étaient les plus vulnérables soient rétablies dans leur droit et dignité humaine », a indiqué M. Ndiaye.
Par ailleurs, a relevé M. Ndiaye, la carte d’égalité des chances est une opportunité qui donne certains avantages. « Nous avons eu des acquis dans l’avantage santé, les bourses de sécurité familiale, mais il y en a d’autres comme le transport, la scolarisation pour les personnes handicapées et d’autres secteurs d’où l’imminence, l’exigence et l’urgence d’un conseil interministériel qui nous permettra d’harmoniser et de donner à chaque secteur sa participation pleine dans la carte d’égalité des chances », a plaidé le directeur général.
A en croire le Docteur Cheikh Ndiaye, d’autres filets sociaux existent et devront permettre à son département de prendre en charge le maximum de personnes en vue de bannir définitivement l’assistanat mais d’autonomiser les gens et d’aller vers une protection sociale multiforme.

S. O. FALL


Des installations vétustes, un manque de formation du personnel, une perte du marché européen et une instabilité sociale, voilà les maux dont souffre la société de conserverie en Afrique dont son directeur général, le Coréen Jong-Koo Lee, a organisé, hier, un point de presse, à la suite des syndicalistes qui avaient dénoncé sa « désastreuse gestion » de l’entreprise.
La direction de la société de conserverie en Afrique a fait face à la presse, hier, pour apporter des précisions sur la crise sociale qui secoue l’entreprise. Jong-Koo Lee, son directeur général, n’est pas allé par quatre chemins pour remettre les pendules à l’heure. Selon lui, après un investissement de plus 16 milliards de FCfa, la société fait toujours face à des difficultés. Il a rappelé le contexte dans lequel le groupe coréen Dongwon a repris les activités de la Nouvelle société de conserverie du Sénégal (Nscs) : vétusté des installations, limitation d’accès au marché de l’Union européenne, niveau de qualification du personnel...
A propos du marché européen, Jong-Koo Lee a souligné que « ses normes sont si exigeantes que la situation actuelle de l’entreprise ne permet pas d’y accéder ». C’est pour résoudre les problèmes que les responsables ont entrepris la modernisation des installations, procédé à la mise sur pied une nouvelle société de pêche dotée de trois navires et tenté la conquête du marché américain grâce à la société Starkist, une filiale américaine du groupe Dongwon contrôlant 45% du marché au pays de l’Oncle Sam. Par ailleurs, un vaste programme de formation a été entrepris pour mettre à niveau le personnel.
Dans ce cadre, Jong-Koo Lee a annoncé l’arrivée prochaine d’experts de l’Equateur pour assurer la formation du personnel. Sur la base des investissements déjà faits et à venir, les responsables de Dongwon ont dit leur « conviction que l’entreprise sera normalisée dans les prochaines années ». Une fois l’entreprise stabilisée, les possibilités d’emploi vont accroître dans l’entreprise qui prévoit l’augmentation de son capital. Sur la sortie des syndicats, Jong-Koo Lee a dit comprendre que les employés puissent exprimer leur préoccupation ou désaccord.
Pour lui, c’est tout à fait normal et cela fait partie de la crise de croissance d’une société. Jong-Koo Lee a fait remarquer que « malgré ces difficultés, les travailleurs ne connaissent pas de retard de paiement de leur salaire ». A l’en croire, Dongwon a, au cours de ces deux années, versé 1,5 milliard de FCfa de salaires aux employés, dont 600 pour les emplois directs et 400 pour les indirects.

Mbaye Sarr DIAKHATE


Faire en sorte que les forces  de sécurité de tous les pays, décidés à combattre le terrorisme, puissent renforcer leurs actions dans une approche intégrée au niveau opérationnel est un objectif réaffirmé par l’ensemble des officiers généraux présents hier au centre d’entraînement tactique de Thiès.
Devant le général de corps d’armées Mamadou Sow, chef d’état-major général des Armées (Cemga) et le général Donald Bolduc des Forces spéciales américaines, le responsable des opérations, le général de brigade Amadou Kane, chef d’état-major de l’Armée de terre du Sénégal, est revenu sur  les relations d’amitié entre notre pays et les Etats-Unis d’Amérique dans le culte de la paix à travers le monde.
« Nous apprécions à sa juste valeur l’opération "Flintlock" qui met l’accent sur le renforcement  des compétences sécuritaires en synergie avec toutes les forces africaines, européennes et américaines participantes », a-t-il noté. Selon le général Kane, au vu de l’évolution de la menace terroriste, il est important qu’une stratégie commune de riposte des forces décidées à leur barrer la route cherche, au quotidien, à peaufiner des stratégies et un savoir-faire technique et tactique toujours plus poussé. « C’est en cela que nous invite depuis  2005 "Flintlock" qui a connu encore cette année un franc succès dans notre pays qui l’abrite », a-t-il déclaré.
En tant que programme de sécurité régionale, « Flintlock » a engagé des forces qui ont travaillé dans le cadre intégré d’une approche globale de lutte contre le terrorisme. Qu’il s’agisse, dans la mise en œuvre des unités terrestres, aériennes ou fluviales, des opérations combinées de reconnaissance, de la coordination de l’action humanitaire et de la sensibilisation des populations, le général Kane a réaffirmé qu’entre  toutes les  forces engagées contre le terrorisme, l’intégration est devenue une réalité. « Aujourd’hui, nous nous comprenons mieux au fil des différentes opérations militaires », a-t-il confié.
Dans son intervention, le général  Donald Bolduc, commandant des Forces spéciales américaines en Afrique, a salué l’engagement de 28 nations, soit plus de 2200 hommes, dans cette opération Flintlock en cours au Sénégal. « Les menaces terroristes des différentes groupes extrémistes au sud du Sahara, le trafic d’armes et les autres formes de violences nous commandent de rester vigilants et prêts à faire face à toute éventualité agressive sur la paix et la liberté partout à travers le monde », a-t-il plaidé.
Sur le terrain, au centre d’entraînement de Mont-Rolland, divers cas d’agression ont été simulés et des réactions appropriées données par les forces combinées de lutte contre le terrorisme, à la grande satisfaction de la hiérarchie militaire intégrée. D’ailleurs, au champ de tirs des armes lourdes, des balles réelles ont tonné, suite à une patrouille qui a croisé sur le chemin des « trafiquants d’armes ». Là, un commando nigérien, appuyé par des éléments belges usant d’armes lourdes, a pris le dessus sur « les bandits » mis hors d’état de nuire.

Mbaye BA


Ils sont représentants d’écoles de formation en journalisme, membres d’organisations syndicales, reporters, etc. Ils participent, depuis hier, à un séminaire sur « Ethique journalistique et droits de l’enfant ». L’objectif de cette session de formation est d’améliorer le traitement de l’information relative à l’enfant.
Une étude, réalisée par la Cellule d’appui à la protection de l’enfance(Cape) entre janvier et février 2016, révèle une série de déficits et de négligences dans le traitement de l’information relative à l’enfance. Seulement, 201 productions écrites et audiovisuelles ont été enregistrées durant la période d’étude. Et ce nombre vient des  15  médias les plus importants du pays (9 quotidiens, 5 radios et une télévision), soit une moyenne collective de trois articles par jour.
« De tels chiffres montrent que l’information relative à l’enfance souffre d’un déficit énorme. Le désintérêt des médias ne reflète ni l’importance démographique des enfants ni la complexité et la gravité des problèmes auxquels ils sont confrontés. « Ces lacunes se répercutent sur la manière dont les questions relatives aux droits de l’enfant sont traitées dans la presse, même lorsque le journaliste manifeste la volonté de dénoncer les injustices qu’il a relevées sur le terrain», tire le document comme conclusion. C’est fort de ce constat que séminaire, à l’initiative de la Cape, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Unicef, est organisé à l’intention des acteurs des médias. « Les enfants sont à la fois sous-représentés et mal représentés dans les médias. Ils sont généralement cités dans le traitement des thèmes relatifs à la mendicité, à la délinquance  juvénile, au viol, à la drogue, à l’infanticide, etc. La parole est rarement donnée aux enfants et leur participation dans la production médiatique est négligeable », regrette Ramatoulaye Ndao Diouf, conseillère spéciale du président de la République et coordonnatrice de la Cape.
« Il est établi que le traitement négatif et déséquilibré de l’information relative à l’enfant a des conséquences néfastes sur son éducation, son développement psycho social et son bien-être », a ajouté la coordonnatrice de la Cape avant de préciser que « la législation sénégalaise offre des garanties favorables à la protection des enfants par les médias ».

Liberté et responsabilité
Pour Edele Thebauld, représentante adjointe de l’Unicef, cette manière de traiter l’information relative à l’enfance peut être une source de vulnérabilité pour les enfants. A son avis, la liberté de presse, qui  est bien ancrée au Sénégal, est une opportunité pour promouvoir les droits de l’enfant. De son côté, le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, a estimé que les journalistes qui animent les médias, n’exercent pas une profession comme les autres ; ce qui ne signifie pas qu’ils sont des professionnels à part.
« Lorsque la liberté constitue le principe de déploiement d’une profession en contact permanent avec le public, la responsabilité doit être l’autre pendant de ce principe. Liberté et responsabilité sont les deux versants inséparables de la même réalité », a-t-il soutenu. Selon lui, on ne peut pas traiter de l’enfant comme on parlerait des  autres sujets. « On ne peut ni utiliser les mêmes mots ni le même langage ni le même registre de langue ni exposer toutes sortes d’image sans les précautions nécessaires fondées sur le respect des droits de l’enfant », a déclaré M. Niang.
Selon lui, en application des dispositions de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, le Sénégal a mis en place un dispositif juridique et institutionnel favorable à la protection des enfants par les médias. Il est donc nécessaire, a-t-il noté, qu’une attention particulière soit accordée aux spécificités de l’enfant qui est un être fragile et sensible en construction qu’il faut protéger et accompagner avec délicatesse.

Ndiol Maka SECK


Le Sénégal et la Chine ont entamé, mercredi, à Dakar, des négociations qui devraient aboutir à la conclusion de plusieurs conventions sur la criminalité transfrontalière, dont un traité d’extradition, a constaté l’Aps.

Compte tenu de leur importance, ces trois traités sont négociés graduellement, dont celui portant sur l’extradition, le transfert des condamnées et l’entraide judiciaire en matière pénale. « Tous ces traités ne sont pas négligeables », mais la partie chinoise compte négocier en premier celui portant sur l’extradition, a indiqué à des journalistes Sun Ang, directeur général adjoint chinois du département des traités et du droit au ministère chinois des Affaires étrangères. 
Ces négociations « vont nous permettre d’avoir des résultats fructueux et des progrès considérables dans la coopération entre nos deux pays, surtout en termes de lutte contre les criminalités transnationales sous toutes formes », a-t-il dit. « Au cours de cette visite » au Sénégal, « nous aurons aussi de premiers échanges sur les traités d’entraide judiciaire mutuelle en matière pénale, ainsi que celui de transfèrement des personnes condamnées », a renseigné le responsable chinois.
La partie chinoise espère que ces négociations déboucheront sur « des résultats concrets » qui permettraient de contribuer au renforcement des aspects mutuels de souveraineté et d’égalité entre les deux pays, selon Sun Ang. Cheikh Thiam, conseiller technique du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a lui relevé l’importance de ces traités sur le plan juridique et pénal. 
Si l’on en croit M. Thiam, « ces conventions vont aider les détenus des deux pays à purger leur peine dans leur milieu ambiant ». Dans cette perspective, la partie sénégalaise compte proposer « un texte sous format classique, incluant tous les aspects importants non négligeables », pour mener à bien ces négociations, a-t-il indiqué.  Ce format, d’une « grande importance », ne devrait pas être « surchargé, au risque de rendre les négociations encore plus difficiles », a-t-il poursuivi.

(APS)


Amnesty international a rendu public hier à Dakar son rapport annuel partiel 2015-2016 sur la situation des droits humains dans le monde au cours de l’année 2015. Le président Me Diène Ndiaye, le directeur exécutif Seydi Gassama et Stève Cockburn, directeur adjoint régional d’Amnesty international, ont dévoilé un tableau clair obscur à travers les cinq continents. Au cours de cette conférence de presse, les responsables se sont également appesantis sur la situation des droits humains au Sénégal et en Afrique.

Ce sont 160 pays dans le monde concernés par les souffrances de femmes, d’hommes et d’enfants en grand nombre subissant les conflits, déplacements forcés, discriminations et répressions exercées par les gouvernements contre leurs propres citoyens censés être protégés. Selon le président d’Amnesty international, il s’agit là du lancement du rapport partiel annuel qui ne reflète pas l’ensemble des activités de l’association internationale, puisque nulle part figure le travail accompli sur le terrain relatif à l’éducation aux droits humains.
A en croire Me Diène Ndiaye, le travail d’Amnesty international en faveur de la paix en Casamance n’y est pas, y compris le travail quotidien sur l’exploitation minière. « Ce n’est donc qu’une vue partielle de notre travail pour l’année 2015 », explique-t-il. Ainsi, d’après Seydi Gassama, au Sénégal, le tableau est peu reluisant du fait que l’Etat n’a pas consenti beaucoup d’efforts pour améliorer la situation, en vertu de la législation nationale et du droit international pour remédier à ses manquements. Le directeur exécutif soutient que des préoccupations soulevées en 2015 figurent à nouveau dans ce rapport.
Selon Seydi Gassama, les autorités sénégalaises ont continué d’interdire de façon quasi-systématique des manifestations organisées par des partis politiques et défenseurs des droits humains et de poursuivre en justice des manifestants pacifiques. « Ces interdictions ne concernent pas seulement les manifestations organisées à Dakar et dans les grandes villes du pays, mais elles frappent également les communautés dans les villages et hameaux du pays ». Il a parlé de condamnations à Kolda et à Diana Malary pour manifestations non autorisées…
Amnesty International s’est aussi préoccupé de la situation des droits humains en Gambie, ce pays voisin du Sénégal. Depuis le coup d’Etat manqué de 2014, les dérives autoritaires sont devenues récurrentes avec les persécutions des nombreuses familles ayant un membre impliqué, les opposants et les journalistes gambiens. Beaucoup ont fui pour éviter les affres du régime de Yaya Jammeh. Il y a beaucoup de refugiés gambiens au Sénégal, selon Amnesty international qui demande que le Sénégal leur offre un statut légal. Au niveau international, on note que l’année 2015 est marquée par des attaques contre le système mondial de protection des droits humains et des entraves de reddition des comptes.

Cheikh Malick COLY


Pour l’accès à l’eau dans le Sahel, Philip Morris international et Caritas du Sahel ont lancé à Dakar le programme Waterfall comportant également un volet renforcement de la sécurité alimentaire pour les populations de certaines zones défavorisées du Sénégal, du Mali et du Burkina-Faso.

Evalué à 500 mille dollars, soit près de 300 millions de FCfa, ce programme va permette aux 10 720 bénéficiaires des trois pays de disposer de l’eau potable et de diversifier la production agricole pour environ 155 ménages. Pour le secrétaire général de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, le soutien de  Philip Morris international à l’action de Caritas du Sahel, dans une région confrontée à un problème d’accès à l’eau et à l’insécurité alimentaire, est un don de Dieu. « Mais, c’est toujours par les hommes que Dieu passe pour nous accorder ses grâces et ses bienfaits », a soutenu le prêtre.
Selon lui, c’est grâce à Philip Morris international que  Caritas du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal et le Niger, a pu obtenir cette importante subvention destinée à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement dans plusieurs localités des pays bénéficiaires. Dans ce projet, a fait savoir abbé Alphonse Seck, le Sénégal bénéficiera d’une enveloppe de 50 millions de FCfa devant aller aux communes de Tattaguine et de Diarrère, dans le département de Fatick.
Il a rappelé que l’accès à l’eau potable des populations vulnérables des zones rurales, le maintien d’un cadre de vie et d’un environnement assaini demeurent pour la Caritas une préoccupation de tous les jours. « En effet, il y a encore trop de communautés et de personnes à devoir satisfaire d’une eau de qualité non conforme, mais dont la consommation s’impose à elle seule faute de mieux », a souligné l’ancien vicaire général de l’archidiocèse de Dakar qui a aussi fait cas « des maladies d’origine hydrique et autres infections auxquelles ces communautés sont exposées ».
Evoquant les crises alimentaires, abbé Alphonse Seck a touché du doigt les conditions de vie et la situation des ménages les plus démunis qui vivent d’une agriculture pluviale peu productive, peu durable ou dépendante de l’aide l’extérieure et affectée par les chocs climatiques dont la sécheresse et les inondations. Au plan environnemental, il a cité la salinisation des terres arables, les feux de brousses, la détérioration des sols, les maladies phytosanitaires… Voilà qui rend urgent un investissement dans des systèmes de production agricole performants créateurs d’emplois pour les femmes et les jeunes en milieu rural.
En prenant la parole, le directeur général de Philip Morris en l’Afrique de l’Ouest, Philippe Van Gils, a indiqué que « l’institution est heureuse d’étendre ses actions caritatives au Mali et au Burkina Faso avec ce programme d’accès à l’eau. Il a informé qu’en Afrique de l’Ouest, 30% de la population rurale n’a pas encore accès à l’eau potable. « C’est pour cette raison que nous souhaitons contribuer à l’effort national au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso en supportant ce projet d’envergure », a-t-il expliqué.   

Eugène KALY      


Les populations de la ville tricentenaire souhaitent qu’une solution soit trouvée au problème qui divise la direction et les responsables syndicaux de l’hôpital régional de Saint-Louis. Lors d’un sit-in, les membres du Syndicat unitaire des travailleurs de la santé (Sutsas), arborant des brassards rouges, ont dénoncé  « l’augmentation de la prime de responsabilité du directeur qui est passée de 310.000 à 600.000 FCfa, au moment où la situation financière de l’établissement est très tendue ».

Par la voix d’Abdou Ndongo, les syndicalistes ont condamné avec véhémence ce qu’ils qualifient de « manipulations d’une partie du personnel par la direction de l’hôpital régional de Saint-Louis pour empêcher la tenue du conseil d’administration », avant de déplorer « le contrat annuel de deux (2) millions FCfa signé avec une radio de la place, au moment où un temps d’antenne, sur des thèmes relatifs à la santé, est gracieusement accordé par d’autres stations ».
Aussi ont-ils remis sur le tapis les dénonciations des associations des consommateurs relatives à la hausse des prestations sanitaires qui sont passées du simple au double à l’hôpital de Saint-Louis ». Les syndicalistes ont également laissé entendre que « la direction a récemment procédé à un recrutement arbitraire et acquis deux voitures de luxe pour un coût global de 44 millions de FCfa, alors que l’épineux problème de la dette aux fournisseurs et institutions sociales demeure entier ». Balayant d’un revers de main toutes ces accusations, le directeur de l’hôpital, Dr Ousmane Guèye, a précisé que « cet établissement public de santé a eu, en l’espace de quatre ans, cinq responsables. C’est une situation qui mérite réflexion. Est-ce que ces derniers ont réellement commis des fautes de gestion », s’est-il interrogé, lors d’une intervention dans une radio de la place. Parlant de ses réalisations, il a cité la gratuité des césariennes, le paiement régulier des salaires et des primes au personnel, l’amélioration de la restauration des agents…
Si les syndicalistes déplorent l’augmentation du coût des prestations, Dr Ousmane Guèye précise qu’il s’agit tout simplement d’une révision tarifaire qui permet d’aligner l’hôpital de Saint-Louis sur les autres centres hospitaliers régionaux de notre pays.

Mbagnick kharachi DIAGNE


Le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur est aujourd’hui une préoccupation dans le monde, particulièrement en Afrique. Pour corriger cela, il est utile que les formateurs et les recruteurs se mettent autour d’une table pour définir ensemble les curricula de formation. Ce point de vue est partagé par l’ensemble des acteurs concernés qui se sont réunis à Dakar.
Pour résoudre l’épineuse question du chômage des diplômés de l’enseignement supérieur, les formateurs et les employeurs doivent impérativement renouer le dialogue pour adapter les formations aux besoins du marché de l’emploi. C’est la conviction des autorités publiques et des experts réunis à Dakar dans le cadre du premier Forum africain des sciences et des technologies pour le développement (Fast-dev). Cette rencontre est une occasion pour réfléchir sur le thème « L’emploi des jeunes, la nécessité de co-construction des enseignements-formations et des entreprises ».
« Notre jeunesse souffre beaucoup d’un chômage criant qui anéantit tous les efforts de formation, d’enseignement et d’éduction consentis par l’Etat, les parents et les différents acteurs. C’est pourquoi l’Académie nationale des sciences a pensé, de façon judicieuse, à réunir des experts venus de tous les horizons pour permettre au monde de l’entreprise et à celui de l’enseignement d’échanger afin de résoudre l’épineuse question de l’inadéquation entre la formation et l’emploi », a campé le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Ibrahima Guèye.
Il s’agit, selon lui, conformément à l’engagement du président de la République qui a déclaré 2016 année de l’emploi des jeunes, de réunir l’ensemble des atouts, des chances et des opportunités pour développer et renforcer davantage l’employabilité des jeunes. « La question du chômage est aujourd’hui universelle. Nous allons recueillir les meilleures pratiques connues en Europe et ailleurs afin de permettre à nos pays de poursuivre leurs efforts de mettre en place une politique de l’emploi pour que les jeunes puissent maximiser leur chance d’insertion professionnelle », a souligné Ibrahima Guèye.
Pour Ahmadou Lamine Ndiaye, président de l’Académie nationale des sciences du Sénégal, des efforts colossaux sont déployés par les gouvernements africains pour renforcer le système éducatif à tous les niveaux. Mais cela, sans tenir compte de l’employabilité des jeunes. « Cela découle du fait qu’il y a une sorte de division du travail entre les partenaires qui s’ignorent royalement. Nous avons, d’un côté, les formateurs du système éducatif et les nombreux démembrements de l’Etat et, de l’autre, les entrepreneurs qui cherchent des cadres pour développer leurs activités. Faute d’un dialogue, on n’arrive pas à trouver la bonne employabilité », a soutenu le Pr Ndiaye.
Et selon l’ambassadeur de la France au Sénégal, Jean Felix Paganon, il faut privilégier les formations professionnalisées et tenir compte de l’économie informelle qui occupe 80% de l’économie au Sénégal. A son avis, il faut adapter le système éducatif à cette réalité et promouvoir l’entreprenariat des jeunes. Cette manifestation est organisée dans le cadre d’un partenariat incluant l’Académie nationale des sciences de l’institut de France et son groupe, celles du Maroc, du Bénin et du Sénégal.

Ndiol Maka SECK


Le lancement officiel de l'initiative de création de sacs recyclés et recyclables à l’attention des personnes vivant avec handicap s’est tenu hier à Ouakam. L’objectif visé : former des formateurs.

Dans le cadre du projet de lutte contre les pollutions plastiques soutenu par l'ambassade des Pays-Bas à Dakar, l'association pour la promotion des handicapés de Ouakam (Apho) a procédé au lancement officiel de l'initiative de création de sacs recyclés et recyclables au centre pour l'insertion professionnelle des invalides habitant dans cette zone de Dakar. Ce recyclage, non seulement, rend moins pollué notre environnement, mais permet aux bénéficiaires de s’adonner à une activité génératrice de revenus. Cela est rendu possible grâce à l’Ong Océanium Dakar et l’association les Colombins, créée en 2002 et dirigée par Ibrahima Ndiaye. 
Financé à hauteur de 10 millions de FCfa, ce programme, d’une durée d’un an, intéresse 10 personnes. Selon le chargé de programmes d’Océanium, Jean Christophe Henry, il y a un besoin accru d’outiller ces personnes vivant avec handicap, mais aussi de favoriser leur autonomie. «Une partie du financement servira à leur capacitation et l’autre moitié ira aux moyens de production », a-t-il déclaré avant d’indiquer que « l’objectif est de former des formateurs ». Pour ces sacs de riz recyclés, M. Henry a déclaré qu’ils permettront davantage aux handicapés de jouer leur partition dans le respect de la loi qui interdit l’utilisation des sachets plastiques car la terre n’est pas une poubelle.
Pour sa part, Mme Aïssatou Cissé, conseillère spéciale du président de la République chargée des politiques de prise en compte de la vulnérabilité et du handicap, a soutenu que « l’émergence voulue au Sénégal n’exclut pas les personnes vivant avec un handicap ». Mme Cissé, comme l’a reconnu le président de l’Association pour la promotion des handicapés de Ouakam, Abass Faye, a décelé chez les personnes vivant avec un handicap « des talents qu’il urge de faire éclore ». Quant à l’ambassadeur du royaume des Pays-Bas, Theo Peters, il a promis de « faire la promotion des sacs de riz recyclés ».

Serigne Mansour Sy CISSE


La ziarra annuelle de Doumga Ouro Alpha démarre aujourd’hui. Cette édition, la 35ème du genre, est dédiée à Thierno Cheikh Youmakane Ly, « mouqadam » (relais) de Cheikh Ahmed Tidjane, le « qoutboul awliya » (le plus grand des saints).  
La ziarra annuelle de Doumga Ouro Alpha, un des plus  grands événements religieux de la région de Matam, débute aujourd’hui. Elle réunit, chaque année, plus de 10.000 âmes venant de toutes les régions du Sénégal et des pays voisins (les deux Guinées, la Mauritanie, le Mali, la Gambie). La cérémonie religieuse se déroule sous la haute autorité de Thierno Mamadou Lamine Talla, khalife de Thierno Hamet Baba Talla, en présence de Chérif Mamadou Lamine Haydara, khalife de Chérif Amadou Haydara de Thilogne.  
Au programme, il y a une grande séance de lecture du Saint Coran aujourd’hui. C’est une journée dédiée à la prière, au recueillement, à la bénédiction, bref à tout ce qui a trait à la quête de grâces, une dimension phare de la pratique de la « Tarikha Tijanya » mise en avant par les disciples du Cheikh. Une veillée religieuse (des chants et causeries) va couronner les manifestations du premier jour. La cérémonie officielle et la clôture de ce grand événement religieux auront lieu le jeudi 25 février à partir de 12 h, de retour des cimetières où se feront des prières pour Thierno Cheikh Youmakane Ly et les autres disparus.
Il y aura également l'intronisation des derniers disciples ayant obtenu leurs diplômes (Ijaasa), le tout ponctué par une allocution du vénéré Thierno Mamadou Lamine Ly. Disciple de Thierno Hamet Baba Talla, Thierno Cheikh Youmakane Ly est rentré au bercail pour fonder son école (duɗal) dans les années 1940, sur instruction de son illustre maître. Ainsi, il a enseigné 52 ans durant sans jamais quitter le village (excepté trois fois : une fois pour aller à la Mecque, une autre pour présenter des condoléances et une autre pur se soigner à  Dakar). Il a donc passé sa vie à enseigner la Parole du Seigneur.
Ses disciples venaient de la Mauritanie, de la Gambie, du Mali et des deux Guinées pour se ravitailler en nourritures spirituelles. Il est resté modeste et très humble toute sa vie durant. Avec son immense savoir, il a davantage marqué les esprits de par son éloquence, sa pertinence, sa pédagogie et surtout sa modestie. Il a toujours mis ses biens et ses connaissances au service des hommes, vouant un culte exclusif à Dieu. Thierno Cheikh Youmakane Ly fut un missionnaire accompli, un éducateur hors pair, jusqu'à son rappel à Dieu en août 1983.

Oumar BA


La Cour d'Appel de Dakar a rendu son verdict sur l’affaire Me Amadou Sall, poursuivi pour offense au chef de l'Etat et appel insurrectionnel. L’avocat, membre du comité directeur du Parti démocratique (Pds), a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Il a été condamné à trois mois assortis de sursis.
Le délibéré de cette affaire, jugée le 26 janvier dernier, a été rendu hier par le Cour d’Appel de Dakar. Me Amadou Sall avait tenu, lors d’un meeting politique dans son fief à Guédiawaye, des propos jugés offensants à l’endroit du président de la République, Macky Sall.  
C’est le 19 mars 2015 que l’avocat avait été arrêté avant de bénéficier d’une liberté provisoire depuis le 18 juin 2015.

Mbaye S.  DIAKHATE


Pour la troisième fois, le Sénégal abrite l’exercice multinational dénommé Flintlock. Ces exercices militaires, qui ont démarré depuis le 08 février, vont prendre fin le 29 février prochain. Une visite de presse est prévue demain à Thiès pour permettre aux journalistes d’observer une phase des opérations, notamment la prise d'assaut d'un bâtiment.
Rendez-vous opérationnel majeur, le plus grand jusqu’ici jamais organisé en Afrique, Flintlock 2016 a pour objectif d’améliorer la capacité des nations partenaires à contrer les différentes menaces telles que celles liées aux Organisations extrémistes violentes (Oev) et les trafics illicites, tout en renforçant l’interopérabilité entre les troupes des pays participants. En partenariat avec le commandement américain en Afrique (Africom), ces manœuvres militaires regroupent une trentaine de pays européens et africains, ainsi que des agences et organisations gouvernementales des Etats-Unis.
La cérémonie d'ouverture de l'exercice multinational Flintlock a déjà eu lieu le 08 février 2016 à la base aérienne de Thiès. C’était sous la présidence du général de brigade Amadou Kane, chef d'état-major de l'Armée de Terre du Sénégal, en présence du général de brigade Bolduc, commandant les Forces spéciales américaines et de l'ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Son Excellence James P. Zumwalt. Depuis cette date, des unités militaires sénégalaises accueillent des Forces d'opérations spéciales de pays européens et nord-américains pour une formation commune avec des soldats de nations africaines.
Les activités de formation de Flintlock visent à accroître la sûreté et la sécurité en Afrique de l'Ouest, la promotion de l'échange multilatéral des informations et le développement de l'interopérabilité entre les nations participantes. Flintlock est un exercice de formation annuel et a été tenu l'année dernière au Tchad. Celui de cette année est le plus grand exercice jamais organisé en Afrique pour la formation militaire coopérative. Le Sénégal accueille, pour la troisième fois, cet exercice multinational, après 2005 et 2011. La cérémonie de clôture de Flintlock 2016, prévue le 29 février, aura lieu à Saint-Louis.

Cheikh Aliou AMATH


En conclave à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba, le secrétariat exécutif national du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) est monté au créneau pour dénoncer le non-respect par le  gouvernement des engagements pris. Un plan d’action a été retenu pour mettre fin à la situation délétère dans les structures sanitaires et améliorer le traitement des médecins.  
Le secrétaire général du Sames, Boly Diop, n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le non-respect par le gouvernement de ses engagements. A Touba où ils s’étaient réunis, les membres de ce syndicat se sont plaints de l’iniquité dans le traitement, en comparaison avec les autres agents de l’administration, des retards de salaires, des licenciements et de la déliquescence des structures. Boly Diop soutient d’ailleurs que  la Couverture maladie universelle est en train de tuer à petit feu les structures sanitaires du Sénégal.
Selon lui, dans beaucoup de régions, les établissements de santé font face aux retards de remboursement des soins délivrés aux enfants âgés de 0 à 5 ans. Ces décalages, dépassant souvent 3 mois, plombent gravement la gestion des structures sanitaires et hypothèquent la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle. Il signale ainsi que toutes les structures sanitaires sont sous la menace de l’arrêt, par la Senelec, de la  fourniture d’électricité et sont souvent confrontées à des coupures d’eau.
Face à tous ces maux, les syndicalistes ont mis sur la table un plan d’action dont le principal point sera les journées sans santé. « Le secrétariat exécutif national s’engage résolument à travailler pour le succès des journées sans santé à venir et pour l’obtention de conditions d’exercice correct pour les médecins du Sénégal », ont dit Boly Diop et ses camarades. Ils ont enfin lancé un appel aux autres syndicats de l’enseignement, des Impôts et Domaines pour une grande riposte nationale devant contraindre le gouvernement à respecter tous les engagements pris.

Mamadou DIEYE


Amnesty International, à travers son antenne de Koumpentoum, a initié un atelier de renforcement des capacités destiné à 45 Agents de sécurité de proximité (Asp). Il s’agit   d’amener ces collaborateurs des forces de sécurité à comprendre les enjeux liés aux droits humains.

Au cours de la rencontre présidée, au nom du préfet du département de Koumpentoum, par Cheikh Tidiane Sy, chef de service de l’Action sociale, Abdoulaye Babou, le coordinateur des Asp, s’est appesanti sur le fonctionnement de sa structure dans le cadre du rapprochement et de la proximité. Après s’être réjoui de cette volonté d’outiller les Asp au sujet des droits de l’Homme, il s’est dit convaincu que « cette initiative va entièrement changer la donne en permettant une mise à niveau des agents concernés ». M. Babou a invité les Asp à toujours bien intervenir pour éviter de piétiner les droits humains.
« L’usage de la force dans le maintien de l’ordre » a été introduit par  Yousoufa Dieng,  un ancien gendarme, tandis que les thèmes « La prévention et la  répression », « les garanties contre  la torture » en droit ont été développés respectivement par le substitut du procureur Mamadou Seydou Diao et le juge Abdoulaye Diagne Guèye du Tribunal régional de Tambacounda. De larges débats nourris ont suivi les communications des différents intervenants.
Pour Cheik Tidiane Dabo, vice-président du groupe pour Koumpentoum d’Amnesty International, l’objectif général de cet atelier est d’amener les agents de sécurité de proximité  du département de Koumpentoum à comprendre les enjeux liés aux droits humains. Selon lui, il importe d’inverser les tendances négatives et d’installer dans toutes les couches et catégories de la population, comme chez les Asp, un comportement nourri par la culture de la citoyenneté et des droits de l’homme. Cette capacitation des Asp entre en droite ligne de la gouvernance sécuritaire de proximité, une des composantes de la sécurité intérieure de notre pays.

Pape Demba SIDIBE


Des femmes membres de différentes organisations faîtières travaillant dans la transformation des céréales locales ou le développement des activités génératrices de revenus, originaires de Bambey, Tivaouane, Thiénaba, Ngoundiane, Touba-Toul, Joal et Thiès, ont reçu de l’organisation non-gouvernementale Green Sénégal une enveloppe financière de 15 millions de FCfa.

L’organisation non-gouvernementale Green Sénégal a remis, samedi dernier à Thiès, des financements à des femmes membres de différentes organisations faîtières travaillant dans la transformation des céréales locales ou le développement des activités génératrices de revenus. Elles étaient venues de Bambey, Tivaouane, Thiénaba, Ngoundiane, Touba-Toul, Joal et Thiès. Les subventions vont leur permettre l’acquisition de plateformes multifonctionnelles, d’unités de transformation post-récolte, d’intrants agricoles, de matériel d’irrigation au goutte-à-goutte…
Selon la directrice de Green Sénégal, Woré Gana Seck, ce geste  vise le renforcement d’acteurs de l’économie sociale et solidaire et de la protection sociale au Sénégal pour le développement d’une couverture maladie universelle effective et d’une agriculture familiale durable. « Alors, nous remercions l’Ong Solidarité socialiste à travers les subsides de la Direction générale du développement de l’aide humanitaire en Belgique qui nous accompagne dans ce projet », a-t-elle précisé. En tant que membre de la plateforme « Disso Nguir émergence » présidée par Mme Aminata Touré, ancien Premier ministre et Envoyé spécial du président de la République Macky Sall, Woré Gana Seck a magnifié la présence de celle-ci dernière à cette importante cérémonie.
 « Nous vous avons invitée pour confirmer que le Plan Sénégal émergent (Pse) n’est pas la propriété du président de la République, mais bien un plan de développement pour toutes les catégories qui travaillent pour le développement de l’économie nationale », a indiqué Woré Gana Seck. Pour rassurer les autres structures cibles de l’Ong Green Sénégal, elle a ajouté que la seconde phase du financement est retenue pour le mois de juillet prochain. Dans son adresse, Mme Aminata Touré a salué la constance de Woré Gana Seck dans sa vision du développement. « Vous  êtes depuis plus de 20 ans au service exclusif des populations dans les secteurs de l’environnement et de l’économie solidaire ; ce qui est tout de  même remarquable », a-t-elle souligné. Et Mme Aminata Touré d’exhorter les femmes qui se battent dans les champs, les marchés et les petites unités de transformation des produits locaux à poursuivre leur chemin sans attendre personne.
« Car c’est dans cette dynamique que vous pourrez croiser sur le chemin l’accompagnement adéquat de l’Etat ou de partenaires privés capables de vous aider à développer davantage vos activités respectives dans un respect mutuel », a-t-elle déclaré. Sur la plateforme « Disso Nguir émergence » qu’elle dirige, Mme Aminata Touré a signalé que les 2470 associations concernées échangent et travaillent ensemble pour le développement économique et social du Sénégal.

Mbaye BA


La pauvreté gagne du terrain dans le Sahel car près de  23,5 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire (une sur six) dont au moins 6 millions auront besoin d’une assistance d’urgence. C’est ce qui  ressort de la réunion du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) et des agences du Système des Nations Unies (Snu).    

Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) et des agences du Système des Nations Unies (Snu) se sont réunis pour évaluer les progrès dans un partenariat visant à renforcer la capacité des familles de cette zone géographique à faire face aux chocs climatiques et aux catastrophes, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. En juin 2015, les agences des Nations Unies et le Cilss ont signé un plan d’action afin de renforcer la résilience des communautés au Sahel qui font face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire et de malnutrition. Selon le texte, dans le Sahel, la pauvreté extrême, la croissance rapide de la population, le changement climatique, les crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, les conflits et la violence gagnent dangereusement du terrain  et compromettent la vie. Près de  23,5 millions de personnes sont  en  situation d’insécurité alimentaire. Parmi ces individus, l’on a répertorié 6 millions de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire d’urgence.
«La feuille de route conjointe nous a permis de poser les jalons d’un partenariat innovant et durable avec le Cilss et de renforcer l’effet synergique de nos actions pour mieux répondre aux menaces et crises qui pèsent sur les communautés vulnérables du Sahel », a déclaré Vincent Martin, représentant de la FAO qui conduisait la mission au nom du sous-secrétaire général des Nations Unies et coordonnateur régional humanitaire pour le Sahel, Toby Lanzer.    
« A travers une approche multidisciplinaire nourrie de l’expertise de plusieurs agences du Snu en soutien au Cilss, le plan de travail révisé pour l’année 2016 permettra d’aller plus loin et plus vite dans la compréhension des déterminants de la résilience des communautés vulnérables », lit-on dans le communiqué. «Le partenariat avec le Système des Nations unies vient conforter la position du Cilss comme leader technique et scientifique au cœur de la résilience des populations sahéliennes et ouest-africaines», a affirmé Dr Djimé Adoum, secrétaire exécutif du Cilss.    

Oumar BA


Le projet de relance du secteur thonier par le groupe coréen Dongwon a échoué. C’est du moins ce qu’a déclaré le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des industries alimentaires (Sntia). Face à la presse samedi à la Bourse du travail, Lamine Fall a dénoncé « la gestion calamiteuse du Pdg, Jong Koo Lee ».

« Une gestion calamiteuse des Coréens, avec comme conséquence une perte sèche de cinq milliards de FCfa en quatre ans ». Tel est le constat du secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des industries alimentaires (Sntia). Ainsi, Lamine Fall, par ailleurs secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), a tenu à dénoncer, la mauvaise situation notée dans l’industrie thonière, évoquant « l’échec du groupe Dongwon et de son Pdg Jong Koo Lee dans le projet de relance dudit secteur ».
Le Syndicat national des travailleurs des industries alimentaires du Sénégal affilié à la Cnts a mis l’accent sur « la gestion opaque du groupe Dongwon et de son Pdg Jong Koo Lee ». Selon Lamine Fall, la gestion s’est soldée par un énorme stock de produits finis invendus, avec près de 100 containers pour une valeur de plus de 4 milliards de FCfa. « En début 2015, le groupe avait annoncé un nouveau départ, promettant une gestion génératrice de profits. Mais, en fin d’année, il nous présente un bilan négatif, avec une perte qui va crescendo d’année en année », a-t-il indiqué.
Lamine Fall n’a pas manqué d’évoquer la défectuosité de l’armement et les errements qui ont engendré une perte de plus d’un demi-milliard de FCfa. Il a ensuite regretté les licenciements abusifs intervenus dans un secteur pouvant employer 3000 personnes. « Mais, du fait d’une mauvaise gestion, l’entreprise tourne actuellement avec 400 éléments, permanents, intérimaires et journaliers confondus », a fait savoir Lamine Fall avant d’jouter que « le seul actionnaire sénégalais, qui détenait les 40% du capital, n’a ni accès à la boîte, ni contrôle sur sa gestion ».
Quant au président des délégués du personnel, Kabe Guèye, il a sonné l’alerte car « l’heure est grave ». Avec ce cri du cœur, ces travailleurs dans le désarroi en appellent à la diligence du groupement des armateurs et industriels du Sénégal (Gaipes) mais surtout à la fermeté du chef de l’Etat pour que le projet de relance du secteur thonier ne soit pas hypothéqué.

Serigne Mansour Sy CISSE


Les anciens pensionnaires du complexe islamique « Imam Mansour Diouf et Oustaze Lamine Diouf » sont déjà dans le tempo de la modernisation des « daaras » prônée par l’Etat et dont le projet de loi, soumis au Parlement, ne devrait plus tarder à être voté.

En marge des prières et récitals de Coran organisés ce week-end à Tivaouane, les anciens pensionnaires du « Complexe islamique Imam Mansour Diouf et Oustaze Lamine Diouf » ont décidé de relancer les travaux de construction dudit institut. En effet, le chantier avait été arrêté faute de moyens. « Le projet, lancé de son vivant par Imam Lamine Diouf, veut épouser les contours d’un "daara" (école de formation religieuse) moderne. Mais les moyens n’ayant pas suivi, les travaux avaient été arrêtés en 2006.
C’est ainsi qu’en marge des prières et récitals de Coran, la relance des travaux du « Complexe islamique Imam Mansour Diouf et Oustaze Lamine Diouf » a préoccupé les anciens « ndongos » (élèves) décidés à moderniser ce « daara », dont d’éminentes personnalités comme Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et le Pr Bakary Samb de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en sont de purs produits. D’ailleurs, un comité de pilotage a été mis sur pied pour s’occuper de la collecte des fonds qui vont servir au financement des travaux. « Sur les 13 salles de classe prévues, seules sept (7) sont réalisées dans cet institut qui doit aussi avoir une mosquée, une bibliothèque et une salle informatique », renseigne le député Cheikh Tidiane Diouf. D’éminentes personnalités ont marqué de leur présence cette manifestation au cours de laquelle le thème « Les Daaras face aux défis de la modernisation » a été développé par le député Imam Mbaye Niang. Selon lui, la loi sur la modernisation des « daaras » sera bientôt votée par l’Assemblée nationale. « Je demande à tous d’éviter la confusion car la modernisation ne veut dire que les « daaras » traditionnels seront transformés en écoles françaises », a tenu à dire le député Imam Mbaye Niang.
Selon lui, c’est seulement le fonctionnent actuel des « daaras » qui va changer avec la création d’un cadre formel devant permettre aux autorités de mieux intervenir dans ces écoles de formation religieuse et d’y apporter les correctifs nécessaires. Avec un programme d’enseignement unifié, les « daaras »  modernes vont bénéficier d’infrastructures de première génération et d’un équipement de pointe. Ce modèle agréé les souteneurs du « Complexe islamique Imam Mansour et Oustaze Lamine Diouf » où les pensionnaires, en plus de l’apprentissage du Coran, étudieront la langue française.

Mohamadou SAGNE


Le Lions club Dakar Téranga a fêté avant-hier son premier anniversaire. Son président fondateur, Thomas Ouédraogo, a exhorté les lionistes à agir pour sauver des vies.

« Je lance un appel au soutien d’une femme de 41 ans et mère de 5 enfants atteinte d’un cancer du sein depuis 2013. Quelles que soient les difficultés, je vous demande de ne jamais oublier ce qu’il faut semer, cultiver et faire croître entre nous et à l’égard des autres : l’amour et l’amitié », a invité Thomas Ouédraogo, qui veut que ses frères et sœurs lionistes soient prudents pour ne pas perdre le sens des actions qu’ils mènent tous ensemble.
« Il faut également être généreux pour faire le bien de façon désintéressée. Il faut garder la foi dans notre charte. La critique destructrice conduit à la désunion ; le manque de confiance à l’échec de l’action », a-t-il souligné. « Nous amorçons un grand pas pour honorer notre engagement. Ne baissons jamais notre fanion et portons dignement cette insigne Lions », a-t-il dit. Jeanne Coumba Diop présidente de zone a demandé aux membres du Lions Clubs international à faire preuve de don de soi pour aider les plus démunis, sans attendre une rétribution majeure. Le Lions Clubs international s’active dans la solidarité, l’entraide et la lutte contre la pauvreté.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, a décidé de réagir par une sommation interpellative face aux accusations portées contre lui par le coordonnateur du forum civil Birahim Seck qui le soupçonne d’être impliqué dans une opération de blanchiment.
Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, a servi, hier, une sommation interpellative à Birahim Seck, membre du Forum Civil. Birahim Seck avait en effet  établi des liens entre la découverte de gaz et de pétrole au Sénégal par Timis Corporation et la mise en place de la Banque de Dakar (Bdk). Deux entreprises dans lesquelles Aliou Sall serait impliqué. La sommation est dite  interpellative lorsqu'elle est faite en vue d'obtenir une réponse de la personne interpellée. L'huissier est alors chargé de lire au destinataire les termes de l'interpellation et de dresser un procès-verbal contenant la réponse de l'interpellé. Dans la pratique, la sommation prend généralement la forme d'une lettre recommandée.
Birahim Seck considère qu’entre la découverte de gaz et de pétrole au Sénégal par Timis Corporation et la mise en place de la Banque de Dakar (Bdk) « il y a une nébuleuse qui mériterait un débat national pour éclairer la lanterne des Sénégalais ». A force de persister à vouloir faire passer le maire de Guédiawaye pour un adepte du blanchiment d’argent, ce dernier s’est senti diffamé et a pris la décision de saisir la justice pour prouver son innocence. Un exercice qui lui a d’ailleurs valu le soutien des femmes Apr de Guédiawaye qui, au cours d’une assemblée générale, ont constaté que Birahim Seck persiste «dans ses inventions et expressions de haine à l’endroit de Aliou Sall».
Si bien qu’elles ont assuré leur soutien sans équivoque à l’édile de Guédiawaye. «Nous appuyons, sans réserve, la décision d’Aliou Sall de traduire tout auteur d’accusations gratuites devant les juridictions compétentes», a soutenu Néné Fatoumata Tall Mbaye, la coordinatrice des femmes de l’Apr de Guédiawaye. Ces dernières en ont profité pour rappeler aux politiciens qui veulent s’engouffrer dans cette brèche qu’ils n’ont de leçon à donner à personne, ni des comptes à demander à qui que ce soit, dans une affaire qui relève de la vie privée d’un citoyen. «Après l’ancien président de la République qui s’était complètement débiné à la suite d’une sommation interpellative à lui servie par Aliou Sall, c’est au tour d’un certain Birahim Seck d’accuser le maire de Guédiawaye de blanchissement d’argent. Pourtant, au su et au vu de tout le monde, cet individu qui se réclame de  la société civile, a toujours exprimé des points de vue clairement partisans sur la politique du régime actuel. S’alignant, de fait, dans les rangs d’une opposition caractérisée par la méchanceté, la jalousie, la diffamation, etc.», a ajouté Mme Mbaye. «Or, lui et ses acolytes devraient expliquer aux populations la provenance des fonds qui font fonctionner leurs organisations au nom desquelles ils font le tour du monde, organisent des manifestations à coût de sommes énormes », poursuit-elle. .                                        

Abdou DIOP et Oumar BA


Après une formation de deux ans au Centre de formation judiciaire (Cfj), 29 auditeurs de justice congolais ont reçu leur diplôme hier. La cérémonie a été présidée par le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, en présence de l’ambassadeur du Congo au Sénégal et du directeur du Cfj.

Vingt-neuf auditeurs de justice congolais ont reçu, hier, leur diplôme des mains du ministre sénégalais de la Justice, garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba. Cette cérémonie intervient après 24 mois de formation au Centre de formation judiciaire (Cfj). Elle magnifie l’excellence des relations entre la République du Congo et le Sénégal. « La formation de nos magistrats renforce non seulement la coopération judiciaire, mais participe aussi au renforcement de l’unité africaine et de l’intégration des nos pays, des élites et des populations avec comme objectif l’atteinte du développement. Il faut faire en sorte que la coopération se renforce dans tous les domaines », a préconisé Me Sidiki Kaba. Selon lui, l’un des objectifs qui leur sont assignés par le président de la République, c’est de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine. Et cette unité passe nécessairement par la coopération dans des domaines essentiels tels que la formation des cadres, en l’occurrence le magistrat chargé de dire le droit. « A travers la décision prise par les hautes autorités congolaises de nous confier la formation de ses filles et fils, nous prenons la pleine mesure et l’estime que la république du Congo porte à notre pays. Nous exprimons ici notre volonté de poursuivre cette coopération exemplaire », a soutenu le ministre de la Justice. Pour lui, cette cérémonie revêt un cachet particulier pour le Cfj au vu de sa tradition d’ouverture internationale, mais aussi et surtout de la qualité de la formation dispensée dans cet établissement d’excellence.
De son côté, Pierre Michel Nguimbi, l’ambassadeur du Congo au Sénégal, a souligné que face aux défis inhérents à l’édification d’un Etat de droit dans nos sociétés, la nécessité d’investir dans  l’éducation et le capital humain s’impose avec acuité. « Dans notre cas, il s’agit de former des hommes et des femmes de droit, au service du droit pour que la loi garantisse en équité et en justice les droits et devoirs de chaque citoyen. Ceci passe par un personnel de justice de qualité dont les valeurs éthiques et la probité morale irréprochable assurent aux institutions judiciaires compétence, efficacité, efficience et impartialité », a laissé entendre le diplomate. A l’en croire, si son pays a jugé utile de lui confier la formation de ses jeunes auditeurs de justice, c’est parce que le Sénégal a une vielle tradition démocratique et d’Etat de droit.

Affaire boy djinné : « Le Sénégal est en contact avec la Gambie »
Sur l’affaire « Boy Djinné », le ministre de souligner que Modou Fall « n’est ni un margouillat ni un serpent ». « C’est un détenu qui s’est évadé des prisons du Sénégal. Il a été retrouvé en Gambie. Dans le cadre de la coopération au sein de la Cedeao, la remise se fait entre policiers. Je suis sûr que cela va avoir lieu. Ce qui est important, c’est que le Sénégal est en contact avec les autorités gambiennes », a dit Me Sidiki Kaba. Non sans noter qu’après enquête, ils ont su qu’il y avait des complicités et les personnes impliquées dans cette évasion sont sanctionnées.     

Ndiol Maka SECK



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