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Société & Faits divers (3260)

La Croix-Rouge sénégalaise vient d’ouvrir une école de formation paramédicale et de premiers secours à Thiès. L’établissement, situé au sein même du siège du comité régional de ladite institution au quartier 10e, sera inauguré ce samedi 20 février.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Mme Eva Marie Colle Seck et son collègue Mamadou Talla, chargé de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, sont annoncés à Thiès pour présider la cérémonie prévue à 10 heures.
L’école de formation paramédicale et de premiers secours de la Croix-Rouge offre, selon le chargé de la presse, Nfaly Sadio, « des formations aux métiers d’infirmiers d’Etat, de sages-femmes d’Etat, d’assistants-infirmiers et d’auxiliaires de santé communautaire ». Aussi, des formations continues à la carte au profit des professionnels de santé et des entreprises y sont prévues de même qu’on va y assurer des formations aux premiers secours de niveau international.
Les cours démarrent dès cette année 2015-2016 avec la filière des auxiliaires de santé communautaire et les premiers secours dès le 1er avril. Une belle initiative de la Croix-Rouge qui veut contribuer au succès de politique de santé de l’Etat.

Mohamadou SAGNE


Le village pilote du Lac rose vient de signer avec trois ministères un protocole de partenariat. Cette convention va permettre au centre de rééducation d’améliorer la qualité de la formation professionnelle et de l’alphabétisation qui y sont dispensées.

Le village pilote du Lac rose est situé à Déni Birame Ndao dans la commune de Bambilor. C’est un centre créé en 1994 dont la vocation consiste à récupérer, former, éduquer et faciliter la réinsertion des enfants en situation difficile. Les pensionnaires de ce village sont de jeunes garçons âgés entre 05 et 25 ans. Ils sont essentiellement constitués de talibés en errance, de jeunes délinquants élargis de prison et d’enfants issus de famille disloquée ou à problèmes. Venant de toutes les régions du Sénégal et des pays de la sous-région, ils sont entièrement pris en charge par le centre. Ils sont sous la surveillance et le contrôle d’une soixantaine d’agents appelés animateurs, dont des infirmiers, éducateurs spécialisés, psychologues, alphabétiseurs, formateurs et encadreurs dans plusieurs métiers et autres activités de la vie courante. Les 116 pensionnaires du centre sont classés en trois catégories, selon les âges. Ceux qui ont entre 05 à 13 ans sont dans la classe « Refuges » où l’on travaille à la stabilisation, à la recherche de famille, à la médiation et au retour en famille.
La deuxième classe s’appelle « Oasis ». Les enfants y passent quatre ans pour suivre une formation. Celle-ci comprend l’alphabétisation, la stabilisation et la découverte des métiers. A la fin du « cycle », l’enfant, s’il le désire, peut choisir un métier et continuer sa formation professionnelle dans la classe dite « Tremplin ». Dans ce rang se trouvent les jeunes âgés de 17 à 25 ans. On y leur enseigne l’école de la vie : comment vivre en société, le respect de l’autre, la solidarité, le partage, le respect des valeurs, etc.
Aussi, y fait-on d’abord de la médiation familiale, de la stabilisation et de la découverte des métiers pendant six mois. Ensuite, on passe à la spécialisation et enfin à la formation professionnelle pour une durée de deux ans, avant le stage en entreprise pour une durée de six mois. Les différents corps de métier du centre sont les menuiseries bois et métallique, l’électricité, la maçonnerie, la restauration et le maraîchage. Des activités culturelles, artistiques et sportives y sont également développées.
D’ailleurs, le centre a fourni à l’équipe nationale de rugby des U20 un bon élément dont le talent est reconnu par tous les encadreurs. Le village est aussi ouvert aux parents qui viennent rendre visite à leurs enfants. Chaque année, à la mi-avril, une fête des parents de pensionnaires y est organisée. C’est une activité de socialisation, de détente et de loisirs pour redonner espoir et confiance aux enfants. Après une vingtaine d’années d’expérience porteuse, l’Ong « village pilote » a organisé un atelier national de validation de l’étude diagnostique et de capitalisation sur son expérience mercredi dernier.

Education inclusive
Cette rencontre été facilitée par l’appui technique de l’Unesco. A l’occasion, Hervé H. Marchand, spécialiste du programme Education pour le Sahel à l’Unesco, a noté que « le centre est une opportunité pour concrétiser l’amélioration de l’éducation et de la formation des jeunes, surtout ceux exclus du système formel ». Même constat fait par les ministères de l’Education nationale à travers le secrétariat à l’alphabétisation et des langues nationales, de la Formation professionnelle et des postes et télécommunications.
Après avoir apprécié le travail remarquable du centre, ces trois départements ministériels ont signé un protocole de partenariat avec le village pilote. Ainsi se sont-ils engagés à l’accompagner dans la formalisation des parcours de formation dans tous les métiers existant et à l’appuyer dans l’acquisition des équipements pour les ateliers de formation, la prise en charge des formateurs, l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle et de l’alphabétisation fonctionnelle.

Pape Coly NGOME


Grâce à l’appui du gouvernement japonais, le centre Aminata Mbaye pour les enfants déficients mentaux a augmenté sa capacité d’accueil. Trois nouvelles salles de classe, entièrement équipées, ont été inaugurées avant-hier. C’était en présence de la conseillère spéciale du président de la République, Mme Aissatou Cissé, chargée des politiques de prise en compte de la vulnérabilité et du handicap.

Trois nouvelles salles de classe, construites et équipées par l’ambassade du Japon au Centre Aminata Mbaye pour les enfants déficients mentaux, ont été inaugurées avant-hier, en présence de Mme Aissatou Cissé, conseillère spéciale du président de la République chargée des politiques de prise en compte de la vulnérabilité et du handicap. Le soutien du Japon a aussi permis au centre d’acquérir un bus pour le transport des enfants en toute sécurité. Le coût de ces réalisations s’élève à 42 millions de FCfa. Avec ces nouvelles salles de classe, la capacité d’accueil du centre est portée à 130 élèves déficients mentaux, soit trente places de plus.
Selon l’ambassadeur du Japon au Sénégal, au-delà de l’augmentation du nombre d’élèves, l’établissement contribuera à l’amélioration du statut social du déficient mental au Sénégal et à l’accélération de l’autonomisation des personnes handicapées. « Je voudrais rendre un hommage particulier à Mme Aissatou Cissé. Elle consacre tous ses efforts à la promotion des femmes et des personnes handicapées dans le pays. J’admire sincèrement son énergie et sa volonté. C’est un grand plaisir pour moi d’avoir pu accompagner son ardeur dans la lutte contre les difficultés de la population vivant avec un handicap », a soutenu S.E. Takashi Kitahara.

Appui aux couches vulnérables
Selon lui, le gouvernement japonais s’est toujours engagé à apporter son soutien au Sénégal pour son développement dans des domaines comme l’éducation, la formation professionnelle, l’agriculture etc. « Dans ce processus, le Japon a toujours mis l’accent sur l’appui aux couches les plus vulnérables, particulièrement les femmes, les enfants et les déficients », a déclaré le diplomate. Pour Mme Aissatou Cissé, cette cérémonie de réception est réconfortante dans le sens où leurs partenaires de tous les jours qui sont les représentations diplomatiques accréditées à Dakar suivent les politiques pour pouvoir les encourager.
« S’il n’y avait pas de réelles politiques de handicap en général et de la déficience intellectuelle en particulier, qui est très mal comprise au Sénégal, on n’aurait pas aujourd’hui l’intérêt du Japon et d’autres ambassades pour rendre cet espace plus agréable », a estimé Mme Cissé. A l’en croire, la déficience intellectuelle est le plus lourd handicap parce que sans prise de conscience de son espace, de son identité, etc. « On voit dans la rue des enfants maltraités, abusés parce que les gens ne savent pas comment prendre en compte ce genre de handicap au Sénégal. Dans d’autres pays, ces enfants sont beaucoup protégés », a déploré Mme Aissatou Cissé.

Ndiol Maka SECK


Les journées mondiales de la jeunesse (Jmj) ne seront pas célébrées cette année le dimanche des Rameaux. Cette date coïncide avec le 20 mars, jour choisi pour le référendum au Sénégal. Pour permettre aux jeunes catholiques d’accomplir leur devoir civique, les évêques du Sénégal ont rapproché la date de la manifestation.   
Pour encourager les jeunes catholiques à aller voter le 20 mars, date du référendum sur la révision de la Constitution, les autorités de l’église du Sénégal ont changé la date des Journées mondiales de la jeunesse (Jmj). Organisées chaque année, le dimanche des Rameaux, ces journées, selon un communiqué signé par Mgr André Guèye, évêque de Thiès et responsable de l’Apostolat des Laïcs, sont ramenées au dimanche 13 mars 2016 dans tous les diocèses du Sénégal afin de permettre à tous les jeunes d’accomplir leur devoir citoyen.
D’après Mgr André Guèye, les Jmj sont traditionnellement célébrées dans les diocèses le dimanche des Rameaux, depuis qu’elles ont été initiées par Saint Jean-Paul II en 1984. Le prélat de Thiès précise que les Jml ne donnent pas un surcroît de sens à la célébration du dimanche de la Passion. C’est cette dernière célébration qui est essentielle pour la préparation de Pâques et que les Jmj, en cas de nécessité, peuvent être célébrées en une autre date plus favorable.  « Rappelons-nous qu’il y a quelques années, en raison de la fête nationale, on avait anticipé leur célébration », a rappelé l’évêque.
« Tout ceci pour appeler les jeunes chrétiens au calme, à la retenue et au sens civique.
Ce n’est pas parce que les Jmj ne se tiennent pas le dimanche des Rameaux qu’elles n’ont pas de valeur ou que la prière ne sera pas exaucée. Ne nous laissons pas divertir et entraîner sans discernement par ceux qui aiment voir partout le mépris », a soutenu l’évêque de Thiès. Il a signalé que les pasteurs se sont concertés et ont décidé d’un commun accord que l’anticipation des Jmj au 13 mars ne porte nullement préjudice à leur sens ni à la ferveur spirituelle.
« C’est pourquoi nous avons décidé de publier le communiqué qui vous est parvenu et en avons informé le gouvernement », a-t-il fait savoir. « Il est vrai que notre souhait, il faut le souligner, était que nous soyons libres de nous rassembler le 20 mars, le jour des Rameaux, célébration de la Passion du Seigneur, mais le calendrier républicain sollicite notre participation au référendum convoqué par le chef de l’Etat qui est important pour la vie de la nation. Cela ne nous empêche pas de participer à la messe dominicale.
Au contraire, c’est l’occasion de confier notre pays à la miséricorde de Dieu pour la paix et la concorde nationale », a indiqué Mgr Guèye.
« D’ailleurs, le thème des Jmj ne nous invite-t-il pas à la générosité et la miséricorde ? », s’est-il interrogé. Selon l’évêque de Thiès, cette coïncidence malheureuse des dates du référendum et des Jmj ne doit pas nous isoler, mais au contraire elle nous donne une formidable occasion de montrer notre attachement au développement social et politique de notre pays. Pour Mgr Guèye, le pire serait de ne pas répondre à cette échéance ou d’agir contre la paix et l’harmonie de notre pays. « Encore une fois, restons calmes et prions pour notre pays et pour les autorités, comme l’apôtre Saint Paul nous y invite dans sa lettre à Tite : Il rappelle à tous qu’il faut être soumis aux autorités, pratiquer l’obéissance, être prêts à toute bonne œuvre…» (Tite 3,1).

Eugène KALY


Marche vers pâques : Carême de Miséricorde, pour jeûner de la calomnie
Notre société sénégalaise, comme toutes les sociétés du monde, est caractérisée par tant de violence humaine qu’il ne serait pas insignifiant d’inviter les uns et les autres  à ne pas en rajouter avec cette parole qui humilie, écarte, ridiculise, blesse et tue.
Qui d’entre nous n’a pas encore été témoin ou auteur de la rumeur qui tue…à petit feu ? Ah oui, nous sommes bien nombreux et, par bien des fois, nous aurions pu être poursuivis pour meurtre ou pour avoir, tout au moins, fait fondre en larmes tant d’hommes et de femmes réputés solides et « inébranlables » et brisé l’élan de tant d’autres dont la générosité et la serviabilités étaient reconnues.
Personne n’y échappe. Pas même le Bon Dieu ! Les flèches bien empoisonnées du « on-dit » ne ratent presque jamais leurs cibles.
Même la Parole de Dieu évoque les effets dévastateurs de la langue perfide : «Beaucoup sont tombés sous le tranchant de l’épée, combien plus sont tombés victimes de la langue !» (Ben Sirac 28, 17-18). Voilà pourquoi elle recommande, comme pour mettre un terme à cette folie meurtrière : « Ne répète jamais les on-dit : tu n’y perdras rien» (Ben Sirac 19,7).
Un autre auteur sacré, le prophète Isaïe, renchérit : «Non, le bras du Seigneur n’est pas trop court pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui font la séparation entre vous et votre Dieu. Car vos mains sont souillées par le sang, vos doigts par le crime ; vos lèvres profèrent le mensonge et vos langues susurrent la calomnie » (Isaïe 59, 1ss).
La sentence de Saint Jacques est, quant à elle, sans appel : « Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons; mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel » (Lettre de Saint Jacques 3, 1-10). 
En cette Année de la Miséricorde nous sommes invités et encouragés à nous remettre à l’école de la bonté et de la miséricorde. C’est un chemin de conversion et de combat victorieux sur le mal en nous et autour de nous.
Le Carême 2016, Carême de Miséricorde, propose donc à chaque fidèle une lente et progressive montée vers Pâques, en se libérant et en s’éloignant de toute parole sur le prochain susceptible de nuire à sa réputation.
Avançons donc vers la lumière de la résurrection en conseillant ceux qui sont dans le doute, instruisant les ignorants, exhortant les pécheurs, consolant les affligés, pardonnant les offenses, supportant patiemment les défauts des autres et en priant Dieu pour les vivants et pour les morts.

Par Abbé Roger GOMIS


Le Réseau des Journalistes pour l’Information religieuse (Rejir) a, en collaboration avec Ascodev, organisé une conférence animée par Salma Belaala mercredi. Cette chercheuse, spécialiste des mouvements islamiques en Afrique du Nord et dans la zone sahélo-sahélienne, a invité à militer pour des actions préventives afin de mieux lutter contre la radicalisation des jeunes.
Le phénomène de la radicalisation préoccupe le réseau des journalistes pour l’information religieuse. C’est pourquoi le Rejir a organisé une conférence pour entretenir ses membres sur un certain nombre de concepts liés à la problématique mais aussi sur les moyens de prévention de la radicalisation des jeunes musulmans. Avant de traiter le sujet portant sur les moyens de lutte contre la radication, Salma Belaala a tenu à lever certaines équivoques sur les concepts utilisés pour désigner les extrémistes ou encore les groupes auxquels ils appartiennent. C’est ainsi qu’elle a demandé aux journalistes de ne pas copier la terminologie des Occidentaux pour désigner les extrémistes.
Selon elle, il faut lever un certain nombre d’amalgames quand il s’agit de traiter des sujets concernant l’extrémisme religieux. « Il est bon, pour les médias, de faire cette séparation entre « jihad » et « jihadistes », islam et islamistes. Cette appellation est le fruit d’une amalgame, d’une confusion », a soutenu Salma Belaala qui a averti les journalistes pour leur éviter de tomber dans le piège. Cette précision permet d’éviter de lier les actions des extrémistes qui ont des agendas propres à des groupes religieux auxquels ils semblent s’identifier. En guise d’exemple, le terme « moudjahidine » ne désigne pas les combattants de l’Ei, d’Aqmi ou d’Al-Qaïda, mais « des combattants de la liberté qui luttaient pour l’indépendance de leur pays ».
Sur un autre point, elle a souligné que « le meilleur moyen de prévenir le "jihadisme", c’est de mener des actions en faveur des couches défavorisées et des jeunes en rupture avec la société ». Selon elle, le meilleur moyen n’est pas de lutter sur le plan sécuritaire avec des actions militaires, mais de mettre l’accent sur la sensibilisation et surtout d’investir sur les couches vulnérables. Ainsi a-t-elle magnifié les « projets de certains organismes non-gouvernementaux à l’intention de jeunes en rupture avec la société. Leur implication a permis de récupérer ces jeunes et d’éviter leur radicalisation ».

Ousseynou POUYE


Dix élèves orphelins de Dakar et de Mbour ont bénéficié, chacun, d’une bourse d’études de 180.000 FCfa. Ces aides scolaires sont fournies par l’association turque « Merci Universel », en partenariat avec l’antenne canadienne de l’Ong turque « Time To Help ».  
Dans le cadre du projet « Un orphelin, une bourse », l’association turque d’action sociale « Merci Universel », intervenant auprès des populations démunies, des orphelins, mais également dans les localités les plus reculées du Sénégal, en partenariat avec l’Ong « Time To Help » Canada, a offert dix bourses d’études à dix élèves orphelins habitant Mbour et Dakar. Pendant un an, ces bénéficiaires recevront, tous les trois mois, un chèque de 45.000 FCfa, soit 180.000 FCfa au total.
En compagnie de leurs tuteurs, ces élèves ont perçu leur premier chèque hier au cours d’une sobre cérémonie. Cela, en présence des représentants du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance dont le service social a sélectionné les heureux bénéficiaires. Le président de l’association « Merci universel », Oguz Aslan, a magnifié les bons rapports qui existent entre son organisation et ledit ministère qui, a-t-il dit, s’implique pour la réussite de toutes leurs actions sociales. Ainsi, a-t-il rappelé la réfection et l’équipement du Centre « Guinddi » et tant d’autres actions comme des distributions de vivres, de vêtements, de moutons lors des fêtes de Tabaski etc.
« Avec l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, nous essayons d’être utiles au Sénégal et à sa population », a-t-il dit avant d’inviter les bénéficiaires de ces bourses à redoubler d’effort afin de réussir pour être utiles à leur pays.

Ressources humaines de qualité
Mehmet Izol, président du Groupe scolaire Yavuz Selim, a abondé dans le même sens en indiquant que « les 20% de l’effectif de cet établissement, soit 250 élèves, bénéficient de bourse offerte gracieusement par eux ». Selon lui, le Sénégal a besoin de ressources humaines de qualité pour impulser son développement, d’où la nécessité de donner la chance à tout le monde de contribuer à cela à travers ces bourses.
Le chef du service social du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, M. Sow, a précisé que « ces élèves choisis appartiennent à une catégorie sociale sensible que (sa) structure accompagne régulièrement. Selon lui, toutes les actions antérieures ou en cours que les autorités turques ne cessent d’initier au service des couches les plus démunies au Sénégal participent aux efforts du ministère de tutelle dans la lutte contre la pauvreté. « La Turquie est un grand pays fortement ancré dans les valeurs de solidarité et d’assistance aux couches défavorisées. Cette noble ambition est bien matérialisée par l’association « Merci universel ». Le ministère s’honore de ce partenariat », a-t-il soutenu.

Elhadji Ibrahima THIAM


Le président de la gare routière de Sédhiou, Modou Fall Samb, s’est désolidarisé des autres transporteurs  du sud du pays qui ont décidé de boycotter le bac de Farafenni (Gambie). Selon lui, l’augmentation de la taxe douanière par les autorités gambiennes concerne les gros porteurs et non les bus dont il est le plus grand exploitant de la zone.
Après avoir consulté les autres transporteurs de son regroupement, le tout nouveau président de la gare routière de Sédhiou, Modou Fall Samb, a rencontré la presse locale pour déclarer que « la décision prise à Keur Ayib appelant à boycotter le bac de Farafenni ne lie pas les gens de Sédhiou ». Selon lui, l’augmentation exponentielle du prix de la traversée (400.000 FCfa) décidée unilatéralement par les autorités gambiennes ne concerne que les gros porteurs.
« Pour nous, il n’est pas question de respecter le boycott demandé par  les autres, d’autant plus que cette augmentation ne concerne pas les bus appelés « Horaires ». S’il doit y avoir boycott, la décision va venir des exploitants de bus et non pas des autres », a-t-il martelé. D’aucuns ont trouvé les raisons de cette réaction de Modou Fall Samb. Selon eux, le président de la gare routière de Sédhiou est le plus grand transporteur de la région. Et il n’a que des bus dans son parc. « Lui demander d’immobiliser ses véhicules a comme conséquence un important manque à gagner », renseigne une source proche de Modou Fall Samb dont les efforts pour changer l’aspect de la gare routière de Sédhiou sont salués par les populations de cette partie du Sénégal.

Malamine KAMARA


Trente futurs magistrats sénégalais ont bénéficié, en avant-première, du nouveau module de cours sur la lutte contre la cybercriminalité élaboré par le Centre de formation judiciaire (Cfj) avec l'appui de l'Union européenne (Ue). Cette session de renforcement des capacités est l'aboutissement d'une étroite collaboration entre l'Ue et le Cfj pour le développement d'un module sur la cybercriminalité intégré au curriculum des magistrats. Ainsi, tous les magistrats seront désormais formés à la cybercriminalité. Cette formation fait partie du projet « Action Globale sur la Cybercriminalité » financé par l'Ue à hauteur de 7 milliards 860 millions FCfa (12 millions d'euros).


Dans le cadre de ses visites des zones militaires, le général Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées, était à Kolda. L’officier général a profité de l’occasion pour demander aux populations de cette partie du Sénégal de jouer leur partition dans la croisade contre le terrorisme.
Le terrorisme constitue une menace pour tous les pays du monde. C’est la conviction du général Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées, en visite à Kolda. Selon lui, Sénégal n’est pas plus exposé à des attaques terroristes qu’un autre pays. « Il n’existe aucun élément qui permet, aujourd’hui, de dire qu’il y a un risque réel de terrorisme qui pèse sur notre pays. « La menace est là. Elle est globale et mondiale. Mais dire qu’elle est réelle, cela veut dire qu’on a des éléments palpables qui nous le font dire. Mais, aujourd’hui, on ne dispose pas de tels éléments », a déclaré le chef des armées sénégalaises.
Néanmoins, a-t-il poursuivi, nous nous inscrivons dans la prévention, c’est-à-dire l’anticipation. « L’armée continue de faire ce qu’elle a toujours fait ici. Elle se renseigne pour prévenir toute attaque ou menace contre les populations et leurs biens », a souligné le général Mamadou Sow qui a ajouté que « les populations peuvent jouer un grand rôle dans la prévention et l’anticipation des attaques terroristes ». C’est pourquoi il a demandé aux uns et aux autres d’être prudents dans l’accueil et l’hébergement des étrangers. « Soyez vigilants et signalez aux forces de sécurité et de défense tout comportement suspect d’un hôte pour leur permettre de prendre les mesures idoines avant qu’il ne soit trop tard », a dit le chef des armées sénégalaises.
A en croire le général Mamadou Sow, le rôle de la population dans la lutte contre le terrorisme est extrêmement important. « Que la « téranga » (hospitalité) sénégalaise ne vous pousse pas à fermer les yeux sur les agissements d’individus suspects. Si vous ne dites rien jusqu’à ce que les choses explosent, vous pouvez en être victimes », a-t-il averti, avant de demande aux journalistes de « s’impliquer également dans la croisade contre les terroristes en sensibilisant les populations sur la nécessité de signaler à l’armée toute présence suspecte d’individus sans pour autant verser dans la psychose ». Rappelons que cette venue du général Sow à Kolda s’inscrit dans le cadre de ses visites des différentes zones militaires du pays pour s’enquérir de la situation sécuritaire.  

Mamadou Aliou DIALLO


Après quelques semaines d’apprentissage des langues nationales et de la culture sénégalaise à Thiès, six nouveaux volontaires japonais ont officiellement pris service hier. Ils vont rejoindre leurs lieux d’affectation respectifs pour aider à l’amélioration des conditions de vie des populations déshéritées.

Six nouveaux volontaires japonais ont officiellement pris service hier en présence du directeur de la coopération technique, Papa Birama Thiam et du chef de bureau de la Jica au Sénégal, Kosuke Odawara. Ils comptent suivre les traces de leurs prédécesseurs en s’engageant aux cotés des populations locales pour l’amélioration de leurs conditions de vie, particulièrement dans les régions de Dakar, Louga, Fatick et Kaolack.
Selon M. Odawara, ces volontaires travailleront avec l’appui de leurs homologues des services déconcentrés de l’Etat dans les domaines aussi importants que l’éducation préscolaire et élémentaire, le développement communautaire, la santé, l’agriculture et le sport. Le patron de la Jica a également noté que cette cérémonie symbolise encore une fois l’amitié entre le Japon et le Sénégal. Notre pays accueille des volontaires japonais depuis 1980. En 2016, 82 volontaires de la Jica, présents dans neuf (9) régions du Sénégal, participent au raffermissement des relations entre nos deux pays.
« Avec leur volonté et leur engagement, ils essayent d’apporter leur contribution au développement durable de ce pays », s’est félicité M. Odawara qui a, en outre, prévenu les volontaires que dans l’exercice de leurs fonctions, ils auront à surmonter les difficultés liées à la communication, au climat, à l’éloignement de leurs proches etc. Cependant, ils découvriront  des valeurs fortes de solidarité, de générosité et de partage. Pour le directeur de la coopération technique, Papa Birama Thiam, les volontaires sont un maillon important du dispositif de coopération bilatérale entre le Sénégal et le Japon.

Ndiol Maka SECK


Les transporteurs de la gare routière de la commune de Karang (Fatick) frontalière à la République de Gambie ont décidé de bloquer jusqu’à nouvel ordre l’entrée au Sénégal de tout véhicule gambien pour protester contre la mesure unilatérale des autorités de ce pays d’augmenter la taxe douanière prélevée sur les camions sénégalais.
« Ce blocus imposé non loin de la frontière entre les deux pays au poste de Karang est entré en vigueur depuis le lundi dernier à 8 heures et se poursuivra jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Pape Seydou Dianko, président de la gare routière de Karang, dans un entretien accordé à l’antenne régionale de la radio publique RTS 5 de Kaolack. Selon des informations relayées par des responsables de regroupements de chauffeurs dans des médias sénégalais, la Gambie aurait unilatéralement décidé, depuis mercredi dernier, de porter de 4.000 FCfa la taxe douanière versée par tonne de marchandises par les camions en transit sur son territoire à 400.000 FCfa, quel que soit le tonnage.
Une mesure qui, selon M. Dianko, « est déjà effective du côté des Gambiens parce que au poste frontalier de Karang, il y a beaucoup de camions de marchandises sénégalais qui y sont présentement bloqués à cause de leur refus de payer cette taxe hors de portée ». « En riposte à cette mesure, nous (transporteurs) avons décidé, depuis lundi dernier, de bloquer le passage en territoire sénégalais des camions gambiens et même bien au-delà de leur mesure, nous bloquons l’entrée de tout véhicule gambien », a déclaré M. Dianko, par ailleurs maire de la commune de Toubacouta (Fatick).
Très remonté contre ce qu’il a qualifié de « faits coutumiers » de la part des autorités gambiennes, Pape Seydou Dianko a appelé les autorités sénégalaises à accompagner les transporteurs dans cette lutte en réduisant davantage le prix du carburant pour permettre aux camions sénégalais de contourner la Gambie pour rallier le sud du pays, la Casamance. Initiateur du mouvement d’humeur des transporteurs du poste de Karang, le maire de Toubacouta a invité l’Etat du Sénégal « à ne pas céder » à ce qu’il a assimilé à « un chantage » par l’ouverture de négociations avec la République de Gambie sur cette question. Joint au téléphone par l’Aps, le gouverneur de Fatick, Souleymane Cissé, a confirmé le blocus imposé par les transporteurs au poste frontalier de Karang depuis lundi dernier.

(APS)


Le Gamou annuel dédié au Sceau des Prophètes Seydina Mohamed (SAWS) de la famille du défunt Serigne Samba Fall sera organisé demain au quartier Kasnack de Kaolack.
La manifestation est placée sous l'autorité de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, khalife général des Tidianes. Le Gamou de Kasnack dont le maître d'œuvre est El hadj Mansour Fall, khalife de Serigne Samba Fall, est aussi l'occasion pour des fidèles venus de toutes les régions, de la Gambie et de la Mauritanie de se souvenir d'un grand homme de Dieu : Serigne Samba Fall, disciple de Seydyl hadj Malick Sy (Rta).
Comme le rappelait notre confrère Khaly Tall, naguère responsable du service religion au « Soleil » : « Serigne Samba était un grand exégète du Saint Coran doublé d'un homme de sciences. C'était le prototype de l'élève de Maodo Malick qui l'avait d'ailleurs envoyé à Kaolack, au centre du Sénégal, propager le message du Tout-Puissant et former les musulmans aux enseignements légués du Sceau de prophètes (SAWS). Il fait partie de ces privilégiés qui ont longtemps côtoyé El hadj Malick Sy (RTA).
Ce qui a fait de Serigne Samba Fall un grand maître des « Asraars » (la science des secrets contenus dans les noms de Dieu). Ses prières étaient très prisées par eux qui l'ont connu ». Sa relève est bien assurée par El hadj Mansour Fall, le khalife de Kasnack. Celui-ci a été formé dans la « Hadara » (foyer spirituel) de Maodo et exactement au « Daara » de son homonyme et maître El hadj Mansour Sy Malick (RTA).
El Hadji Mansour Fall, entouré de ses frères et sœurs, de toute la famille Walo-walo du Sénégal, des voisins, amis et relations, invite tous les musulmans à ce gamou placé sous la présidence de Serigne Babacar Mansour Sy. La traduction sera assurée par El Hadji Tafsir Sakho et l’animation par Abdoul Aziz Mbaye de Tivaoune et son groupe.

(Correspondance particulière d’El Bachir Sow)


Onas visite MarocDurant une semaine, une forte délégation sénégalaise, conduite par les responsables de l'Office national d’assainissement (Onas), a parcouru quelques grandes villes du Maroc pour s’imprégner de l’expérience du royaume chérifien en matière de dépollution des eaux usées. De Casablanca à Nador, en passant par Rabat, Tanger et Fès, les Sénégalais ont pris connaissance des réponses appropriées apportées par la partie marocaine à l’inquiétude et à la réticence manifestées, au début, par les populations devant les systèmes de traitement des eaux usées qu’elles ont finalement adoptés, au regard de leur justesse et de leur utilité dans la viabilisation des grandes villes.

La délégation sénégalaise, comprenant le gouverneur de Dakar, des techniciens du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, des élus locaux et délégués de quartiers des communes de Golf Sud, Cambérène et Parcelles Assainies, a eu droit à un accueil très fraternel dans le majestueux siège de l’Onee (Office national de l’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement) à Rabat. Les responsables dudit office, avec à leur tête le directeur de l’Institut international de l'eau potable et de l'assainissement (Iea), Abderahmen Mardi, ont dit « bien comprendre le sens de la visite des Sénégalais venus s’imprégner de l’expérience du royaume chérifien en matière de dépollution des eaux usées ». Souvent, l’initiation et la conduite d’une opération du genre font se lever les populations de la zone concernée. Et par le passé, l’Onee a dû faire face à cette difficulté. « Ici au Maroc, l’on a connu des problèmes au début. Là, l’inquiétude et l’incompréhension des populations se sont traduites par leur faible adhésion aux projets, ailleurs par une opposition farouche », a-t-il rappelé. Pour qu’il en soit autrement, l’Onee a été amené à conduire des campagnes d’explication et à encadrer l’opinion publique pour dissiper ses inquiétudes.

L’émissaire, une solution d’urgence
Ces actions de terrain ont nécessité la mobilisation et l’implication des différents acteurs concernés : techniciens, citoyens, élus, Ong, acteurs économiques…

Répondant aux interpellations de la délégation sénégalaise, Abderahmen Mardi et son collègue Mustapha Mahi, responsable de la recherche développement en matière d’assainissement et environnement à l’Institut national eau et assainissement (Iea), sont longuement revenus sur le manque de communication et le travail des lobbyistes spéculateurs fonciers dans ce genre de projet. Ils ont révélé que la communisation et la sensibilisation menées en direction des populations pour les faire adhérer au projet ont été déterminantes. Ils ont fait savoir que, depuis une vingtaine d’années, des programmes thématiques relatifs au cycle de l’eau et à l’assainissement sont introduits dans le système éducatif marocain.

Malgré les nombreux progrès salués par la délégation sénégalaise en matière d’expérience dans le traitement des eaux usées au Maroc, les responsables parlent de rattrapage en matière d’assainissement. Le directeur de l’Iea a indiqué que « l’on parle de rattrapage parce que durant de nombreuses années, la priorité a été donnée à l’eau potable pour satisfaire les énormes besoins des populations ». Aussi, a-t-il ajouté, avec l’évolution, les nouvelles exigences de la population et les conditions économiques, il fallait penser à l’assainissement, d’autant plus que sur le plan international, de nouvelles lois contraignantes ont été prises en matière de dépollution et de protection des écosystèmes.

Le Maroc, qui était interdit, dans les années 1990, de jeter des eaux non traitées dans la nature, devait réagir pour se conformer aux engagements internationaux. Pays touristique devant attirer des investisseurs et des clients, le Maroc devait disposer de plages propres, d’un environnement sain au tour des grandes villes, des rivières, etc. C’est donc une nouvelle exigence conjuguée à un facteur contraignant qui a poussé les autorités chérifiennes à investir massivement dans l’assainissement. Le rattrapage a donc son importance dans la communication car c’est une sorte de message qui pousse à hâter le pas dans les réalisations.

De notre envoyé spécial au Maroc,
Mbaye Sarr DIAKHATE

PROMOTION DES BONNES PRATIQUES : UN EXERCICE UTILE, SELON L’ONAS
Tenant en compte des problèmes soulevés lors du premier projet d’émissaire contesté par les populations, l’Onas a jugé bon de convier les représentants des populations mais aussi des autorités administratives et des techniques à ce voyage pour qu’ils se rendent compte que le projet ne comporte aucune nuisance. Tirant les enseignements benchmarking (bonnes pratiques) au Maroc, les responsables de l’Onas et de l’administration ont unanimement reconnu que sur le plan technique le projet de dépollution du Nord de Dakar respecte les normes environnementales et sanitaires.

Ousmane Camara, secrétaire général de l’Onas et chef de la délégation, a déclaré que le principal enseignement qu’il tire de cette mission « c’est le grand intérêt » que les populations,  à travers leurs représentants, ont porté à cette expérience marocaine. « Et c’était notre objectif de départ et nous pensons que les restitutions qui seront faites pourront permettre à la grande masse d’adhérer à ce projet et de le soutenir ». M. Camara est revenu sur la nécessité pour l’Onas de capitaliser l’expérience de la baie de Hann qui a été non seulement enrichissante mais aussi un déclic pour la réalisation de ce projet dans le Nord de Dakar.

« Nous avons constaté que les populations ont été émerveillées par l’expérience marocaine, elles ont pu constater de visu que des projets d’assainissement et de dépollution des eaux usées ne peuvent être que bénéfiques pour elles », a-t-il dit. A propos des deux principales préoccupations dont la première concerne les nuisances olfactives, avec le dégagement du gaz qui gênait les riverains, il a été démontré qu’avec des technologies nouvelles ces odeurs sont traitées. Ousmane Camara a tenu à rassurer que, comme on l’a constaté avec toutes les stations visitées dotées d’un tel système de désodorisant, cette question est une des composantes du projet de dépollution du Nord de Dakar.

Donc, le traitement des odeurs sera assuré sur l’ensemble de la station d’épuration de Cambérène. Le second aspect retenu, ce sont les risques de pollution du milieu récepteur et l’expérience marocaine a montré qu’il n’y a pas de risque pour les eaux comme celles de Cambérène qui sont à cent pour cent de provenance domestique. Il a fait remarquer que dans ce cas de figure des eaux domestiques, le traitement fait par les Marocains s’arrête au premier niveau avec le prétraitement. A Dakar, il est envisagé d’aller au-delà jusqu’au troisième niveau avec un prétraitement, un traitement primaire et un traitement secondaire.

Accompagner le Pdnvd
« Nos partenaires marocaines pensent même que c’est du gâchis d’aller à ce niveau avec les eaux domestiques. Déjà avec le prétraitement et un milieu récepteur qu’est la mer, il n’y a pas de risque de pollution », a-t-il révélé avant de laisser entendre qu’’il « est heureux que les populations l’aient constaté et que chaque membre de la délégation se soit engagé à accompagner le projet ».

De son côté, Ousmane Dione, directeur des études et des travaux de l’Onas, chef du projet, a rappelé que le voyage a été organisé pour montrer aux populations des zones d’intervention l’utilité de ce projet et cela ne pouvait se faire que par l’exemple. « Ce voyage nous a permis donc de leur montrer ce que le Maroc a fait en termes de traitement d’eaux usées et de réalisation d’émissaires et sites de rejet des eaux traitées ». Pour étayer son propos, il cite le cas de Nador où il y a un système de traitement avant que les eaux ne soient jetées directement dans la lagune, qui est un espace confiné. « Alors que nous nous envisageons de rejeter les eaux traitées dans l’océan, à une distance de 1,7 km du rivage ».

L’option d’une solution apaisée
L’autorité administrative, représentée dans la délégation par le gouverneur de Dakar, a magnifié cette expérience. Mohamed Fall s’est d’abord félicité de voir, sur le plan technique, comment le royaume chérifien a réussi à investir massivement dans le secteur de l’assainissement. Selon lui, le Maroc présente plusieurs atouts pour avoir regroupé, dans un même organisme, l’énergie, l’environnement, l’hydraulique (eaux potables et eaux d’assainissement). « C’est un facteur qui permet de réunir des externalités positives et de résoudre les problèmes », a souligné Mohamed Fall qui a reconnu « l’efficacité de la stratégie adoptée ici consistant à vous fournir un compteur d’eau et à vous brancher en même temps sur le réseau d’assainissement ».

« C’est une force que nous devons analyser et essayer de voir comment nous pouvons la capitaliser chez nous au Sénégal », a-t-il suggéré. La deuxième chose importante aux yeux du gouverneur de Dakar, c’est l’environnement des sites d’exploitation qu’il trouve « très accueillants, agréables, bien aménagés, dotés d’espaces verts et d’un bon réseau routier ». Mohamed Fall ne s’est pas arrêté là. Pour lui, la troisième idée que nous devons consolider chez nous, c’est un leadership local efficace dans l’administration des populations, capable de les faire adhérer aux différents projets à travers un système préalable d’indemnisation pour les impactés.

« L’Onas a toujours eu cette disposition d’écoute des populations pour partager l’information, en impliquant les autorités administratives, les chefs religieux, les notables et les associations de jeunes ». C’est pourquoi il a salué l’ouverture des cadres de l’Onas qui ont choisi la solution apaisée, par la concertation, l’implication des populations et des autorités administratives. Fortement intéressé par la protection et la préservation contre certaines maladies liées à l’insalubrité, le service national de l’Hygiène, associé à ce voyage, était représenté par le médecin colonel Moussa Dieng Sarr.

Il a reconnu que la diversité des sites visités est un bon baromètre pour mesurer la qualité du travail fait au Maroc en matière de traitement des eaux usées. Selon lui, aucun des systèmes de traitement ne comporte un danger pour la santé des populations. « Donc, nous sommes confortés et rassurés quant au projet de dépollution du Nord de Dakar », a dit le médecin colonel Moussa Dieng Sarr dont le souhait est de « voir cette expérience du Maroc être reproduite un peu partout au Sénégal ».

PROJET DE DEPOLLUTION DU NORD DE LA VILLE DE DAKAR : UN CONDENSÉ DES TROIS SYSTÈMES DE TANGER, FÈS ET NADOR
Dans une de ses composantes relative au programme d'Information, d'éducation et de communication (Iec), le projet de dépollution du Nord de la ville de Dakar (Pdnvd) a prévu de mener des actions de sensibilisation pour faire adhérer les populations riveraines au projet. C’est ainsi que la direction générale de l’Onas a initié un voyage de benchmarking (bonnes pratiques) au Maroc, en direction des différentes parties prenantes comme les représentants des populations des communes de Cambérène, des Parcelles Assainies et de Golf Sud.

L’objectif de ce voyage était de comparer ce qui se fait dans les villes marocaines de Tanger, Fès et Nador en matière de traitement des eaux usées et le Projet de dépollution du Nord de la ville de Dakar. Au final, le projet de Dakar s’est avéré être un condensé des différents systèmes de traitement des eaux usées pratiqués au Maroc. Dans la note justificative du projet de Dakar, il est rappelé que le Nord de la capitale sénégalaise « enregistre, depuis quelques années, un développement démographique fulgurant qui impacte les ouvrages d’assainissement du bassin versant et particulièrement la station d’épuration (Step) de Cambérène.

Aussi, dans le souci d’améliorer le fonctionnement de cette Step qui tendait vers une saturation et de pallier les risques de pollution de la plage de Cambérène, le gouvernement du Sénégal a initié le projet de dépollution du Nord de la ville de Dakar (Pdnvd) qui devra s’étaler sur la période 2016-2019 ». Les zones concernées par le projet sont les Parcelles Assainies, les Almadies, la ville de Pikine, les lotissements de Scat Urbam 2, la cité Mariste, les quartiers de Grand-Yoff, Grand Médine et Liberté 6 extension, la Foire, Cambérène village et une partie de la baie de Hann. Cette zone constitue le bassin de drainage actuel des eaux usées dirigées vers la station d’épuration de Cambérène.

Bon traitement des odeurs
Le projet a pour objectif global de contribuer à l'amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations de l'agglomération dakaroise, par la réhabilitation et l'augmentation de la capacité de la station d’épuration des eaux usées de Cambérène, la mise en place d'un émissaire en mer de 1,7 km, la mise en place d'une centrale de cogénération d’électricité fonctionnant au méthane issu de l’épuration des eaux usées. Ainsi, le Pdnvd a été comparé à trois expériences plus ou moins similaires au Maroc avec d’abord le système de dépollution de la ville Tanger, plus proche de Dakar avec un émissaire en mer.

En modèle de gestion déléguée des services de distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide de la baie de Tanger, le système d’assainissement du deuxième pôle industriel du Maroc après la ville de Casablanca, est bâti sur un dispositif de dépollution comprenant 50 km d’intercepteurs achevés, 39 stations de pompage de prétraitement. Avec un émissaire en mer de 2,2 km de longueur et d’une profondeur de 42 m, partiellement enterré, la station du port de Tanger assure le prétraitement primaire de 113.000 m3/jour, sans compter les autres déchets solides, le sable et les graisses.

Ville touristique en devenir, son système de désodorisation assure un bon traitement des odeurs. L’air vicié, issu du traitement des eaux usées, est collecté en permanence dans l’ensemble des installations de la station. L’impact négatif sur l’environnement et sur la qualité du cadre de vie des populations et les conditions sanitaires reste une préoccupation des autorités marocaines. Ceci a poussé les pouvoirs publics et les différents acteurs locaux à se diriger vers une démarche environnementale (lutte contre la pollution et la dégradation des équipements et ouvrages assainissement). Une projection de diapositives a permis de voir que 48.000 m³ d’air vicié sont traités par les unités de désodorisation par heure.

La valorisation du biogaz
Par ailleurs, les techniciens expliquent qu’un programme d’auto-surveillance s’étale tout au long de l’année pour la qualité des eaux de baignade, de la qualité de l’air en plus d’un suivi environnemental de l’émissaire sous-marin. A Nador, c’est une autre expérience qui a été montrée à la délégation sénégalaise. Le projet d’assainissement liquide du Grand Nador entre dans le cadre d’un plan global de dépollution et de protection de la lagune mis en place pour la protection de l’environnement. En effet, le traitement des eaux usées des villes et centres du Grand Nador se fait avec une technologie de pointe basée sur le procédé des boues activées, avec réduction de l’azote, du phosphore et désinfection aux Uv. Ce système permet, selon les explications des techniciens, de préserver l’équilibre naturel de la lagune. Les eaux épurées sont aux normes d’une réutilisation non restrictive des eaux. La dernière station dépuration visitée est celle de Fès dont l’une des particularités réside dans la valorisation du biogaz pour la production d’énergie électrique, comme c’est le cas dans le projet de Dakar.

M. S. DIAKHATE

RÉACTIONS DES PARTICIPANTS
Awa Hann Bâ, conseillère municipale à Golf Sud : « Nous sommes rassurés »
« Je commencerai par attribuer une bonne note à l’Onas qui a pris cette initiative. Je dois dire que le projet nous interpelle particulièrement en tant que femme gardienne de la propreté des maisons et des enfants. Les eaux usées nous interpellent au premier chef lorsqu’on sait que ce sont nos enfants qui y pataugent. Ce que nous avons vu ici nous rassure vraiment et nous devons, de retour au pays, convaincre les populations sur l’utilité de ce projet de dépollution de Dakar Nord. Je demande aux autres membres de la délégation de retourner à la base, dans les instances, les associations, les grands places pour prêcher la bonne parole, expliquer les tenants et les aboutissants du projet et les pousser à se l’approprier ».

Mbassa Senghor, coordonnateur des délégués de quartiers de la Cité Shs de Golf : « Trouver des temps d’antenne dans les radios pour mieux sensibiliser »
« Nous saluons l’initiative de l’Onas qui nous a permis de visiter plusieurs sites afin de nous faire une idée claire sur le projet. Le sentiment qui m’habite à la suite des différentes présentations, c’est qu’il nous faut encore éduquer nos populations car rien ne se fait de bien sans la discipline et le respect de la réglementation. C’est la clé de la réussite de toute entreprise de cette nature. Le principal risque d’échec réside dans le comportement des gens qui doivent éviter de boucher les égouts en y jetant des carcasses d’animaux et autres déchets solides. Je voudrais aussi suggérer à l’Onas de trouver des temps d’antenne dans certaines radios de la place pour mieux sensibiliser sur les résultats de la mission. Les délégués de quartier sont les premiers interpelés et nous devons jouer notre rôle d’alerte, de conseil et de relai de l’administration pour transmettre le message ».

Seydina Diop, coordonnateur du comité d’initiative et de défense de l’environnement de Cambérène : « Une  concrétisation des engagements du gouvernement »
« Notre présence dans ce voyage n’est pas fortuite. Elle est à la base même de ce projet car c’est une suite logique de notre mobilisation contre le projet d’émissaire dans notre cité. Cambérène, victime d’un déversement sauvage d’eau usée alors qu’elle n’est même pas assainie, s’était levée pour dénoncer le projet d’émissaire qu’on voulait installer. A la suite d’une manifestation au cours de laquelle les jeunes avaient cassé le tuyau d’évacuation vers la mer, les autorités politiques en relation avec notre guide religieux avaient appelé à la concertation.

El Hadji Assane Kâ, secrétaire général du collectif des délégués de quartier de Cambérène : « L’Onas a rectifié le tir »
« Je voudrais commencer par remercier les responsables de l’Onas qui nous ont permis de venir au Maroc pour voir ce qui se fait en matière de dépollution des eaux usées. Je félicite la partie marocaine car tout ce que nous avons vu nous rassure sur l’ensemble des quatre sites de Rabat à Nador, en passant par Tanger et Fès. Je voudrais aussi remercier et féliciter le collectif des jeunes de Cambérène qui s’est mobilisé pour la défense de l’environnement de notre cité. C’est grâce à leur mobilisation et actions que ce voyage a été initié. L’Onas a bien tiré des enseignements des événements de Cambérène car, pour la réalisation d’un tel projet, il est impératif d’associer très tôt les populations. Nous souhaitons que ce contact avec les populations soit maintenu ».

Mamadou Fadel Keïta, sixième adjoint au maire des Parcelles Assainies : « Le projet vient à son heure »
« La visite s’est très bien déroulée avec un bon cadre d’hébergement et un programme très riche et diversifié. Pour le cas de notre commune, les Parcelles Assainies, nous avons un problème d’assainissement assez aigu lié à ses sept niveaux de points bas. Chaque fois que Cambérène  a fait face à des difficultés cela se répercute sur les Parcelles Assainies. C’est pourquoi ce que nous avons vu nous rassure sur le projet de dépollution du Nord de Dakar qui ne demande pas seulement une démarche participative mais aussi inclusive. Il faut que les populations soient impliquées à cent pour cent. Je voudrais aussi mentionner, pour m’en féliciter, le professionnalisme des agents de l’Onas qui, à travers les explications et échanges, ont montré qu’ils maîtrisent bien leur domaine. Ce voyage nous a permis de nous rendre compte que le projet de dépollution du Nord de Dakar vient à son heure ».

De notre envoyé spécial au Maroc,
Mbaye Sarr DIAKHATE


Innocence NtapLe pacte de stabilité sociale demeure. C’est du moins le sentiment de la présidente du Haut conseil pour le dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, qui estime que pour le secteur de l’éducation, un pacte de stabilité sera signé après les élections de représentativité.

Les mouvements d’humeur notés sur le front social et les préavis de grève des syndicats menacent-ils le pacte de stabilité sociale signé entre l’Etat et les organisations syndicales ? A cette question, la présidente du Haut conseil pour le dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, très optimiste, a répondu que « malgré le front social agité, il n’y a pas de péril en la demeure ».

Selon elle, le pacte de stabilité sociale, qui est d’actualité, a été signé par tous les partenaires et qu’un plan d’actions, dont le secrétariat exécutif est assuré par le Haut conseil pour le dialogue social, a été validé par le chef de l’Etat au cours d’un conseil présidentiel.

Lors de la clôture, ce week-end à Rufisque, de l’atelier de formation des syndicats affiliés ou amis de la Fédération syndicale mondiale (Fsm), Innocence Ntap Ntap, a expliqué que ledit pacte a été signé par les centrales et non par les secrétaires généraux des syndicats. D’où les troubles notés encore dans certains secteurs comme celui de l’éducation. Ici, l’on signera un pacte de stabilité, après l’organisation des élections de représentativité. Auparavant, il est prévu une rencontre entre le Haut conseil, les syndicats et les ministères concernés. Cette rencontre aura lieu incessamment, selon Innocence Ntap Ndiaye, sans pour autant préciser la date.

D’ores et déjà, Cheikh Alassane Sène, secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts), souhaite l’application des accords signés entre l’Etat et les syndicats afin de garantir au pacte de stabilité sociale une certaine viabilité. Lors de cet atelier de formation de la Fédération syndicale mondiale (Fsm), beaucoup de recommandations ont été faites. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une structure africaine des retraités et d’un observatoire sur la sécurité du travailleur migrant.

Outre la présence des organisations telles que l’Uts, l’Usds, le Cdsl et la Fgts, les délégations sont venues du Gabon, du Bénin, de la Côte d’ivoire, du Niger et du Burkina Faso. Les organisations syndicales, affiliées à la Fsm, se sont donné rendez-vous en octobre prochain pour leur 17ème congrès en Afrique du Sud.

Maguette NDONG


KoldaLa mission éducative est un sacerdoce et non une sinécure. C’est en substance la déclaration faite par le colonel Mamadou Gaye, commandant de la zone militaire N°6,  devant les enseignants, après la cérémonie de levée des couleurs à l’Inspection de l’éducation et de la formation de Kolda.

« Il n’y a plus d’école à Kolda où le civisme n’est pas cultivé ». C’est du moins ce qu’a déclaré le colonel Mamadou Gaye, commandant de la zone militaire N°6, qui s’exprimait lors d’une cérémonie de levée des couleurs à l’Inspection de l’éducation et de la formation de Kolda. Il a saisi cette opportunité pour donner une véritable leçon de civisme aux enseignants en leur rappelant leur responsabilité devant la Nation.  Selon lui, le civisme et l’éducation à la citoyenneté vont au-delà des symboles pour embrasser des valeurs et des comportements qui rendent agréable « notre commun vouloir de vie commune ».

Le colonel Mamadou Gaye a interpelé les enseignants sur la responsabilité d’éthique professionnelle relative à la fonction éducative qu’ils exercent. « La mission d’éducation que vous avez choisie par vocation ou par simple passion est un véritable sacerdoce et non une sinécure. Après avoir constaté que « l’école sénégalaise traverse une zone de turbulence avec comme conséquence le désastre pour l’éducation de nos enfants, le colonel Mamadou Gaye est arrivé à interpeler la conscience citoyenne des enseignants et à les inviter à repenser l’éducation à la citoyenneté.

Selon lui, parler d’éducation à la citoyenneté, c’est parler de respect des autres, de politesse, de don de soi, de désintéressement, de grandeur d’âme, de générosité de cœur et de responsabilité. « Cette cérémonie de levée des couleurs vient compléter les enseignements/apprentissages dispensés par les enseignants à leurs élèves, confortant ainsi les relations de confiance, d’estime et d’admiration réciproque entre l’armée et la jeunesse », s’est réjoui le colonel Gaye qui a terminé en évoquant « l’importance de la culture citoyenne et le rôle de l’éducation dans la promotion du civisme ».

Mamadou Aliou DIALLO


IPMLa mise en place d’un système d’assurance maladie fiable  constitue un défi majeur pour garantir un égal accès des soins à l’ensemble des populations. C’est pourquoi les autorités ont procédé hier à l’ouverture de l’atelier de validation axé sur l’étude diagnostic de l’existant informatique des Institutions de prévoyance maladie (Ipm) du Sénégal.

Pour faciliter la disponibilité des données statistiques des Institutions de prévoyance maladie (Ipm), un projet de système d’information financé par l’Agence française pour le développement (Afd) est mis en place hier avec pour objectif le fonctionnement d’une plateforme de gestion commune qui permettra d’harmoniser les pratiques et outils de gestion des Ipm. Ce projet va faciliter la production de données statistiques. Il requiert dès lors une connaissance préalable de la situation du système informatique des structures en charge de la couverture maladie des travailleurs et des membres de leur famille.

En effet, les Ipm utilisent dans leur organisation et leur fonctionnement des outils de management et de gestion ainsi que des supports techniques et informatiques non harmonisés. Cette situation engendre parfois des problèmes d’accès à leurs données. C’est pour remédier à cette situation que tous les acteurs se sont retrouvés hier à cette rencontre de partage. Auparavant un diagnostic préalable a été fait sur l’état des lieux de la situation informatique, l’analyse des informations et l’identification des besoins en matière de système d’information.

« Au regard de l’importance du projet, il est nécessaire qu’un effort collectif soit déployé pour mener à bien la mission. C’est d’ailleurs ce qui justifie la composition du comité technique qui comprend des représentants des différents cafteurs de l’assurance maladies, des informaticiens et des statisticiens », a dit Alpha Ndiaye, président de la commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale. Le représentant du ministre est persuadé que chacun des membres, dans son domaine de compétence, apportera une contribution effective à la finalisation du document.

L’un des axes prioritaires de la réforme de l’assurance maladie obligatoire porte sur la correction de la gouvernance des Institutions de prévoyance maladie. Celle-ci devrait permettre à terme, non seulement, de renforcer les capacités des acteurs, mais aussi et surtout d’améliorer l’équipement informatique de l’Ipm. Selon Renald Lemain, expert en informatique, dans l’organisation et le fonctionnement des Ipm ainsi que dans leurs relations avec la tutelle et les autres organismes partenaires, il y a une absence de liens fonctionnels, d’échanges d’informations et de flux de données à temps réel.

A l’en croire, ce manquement s’explique notamment par l’absence d’un manuel de procédure comptable type, de supports techniques harmonisés, d’outils de gestion  standardisés au niveau de ces institutions. Dans la perspective de la mise en œuvre de cette première phase, le consultant a été recruté pour mener l’étude diagnostique de la situation informatique des Ipm.

Oumar BA


FatickUne  soixantaine de femmes viennent d’être formées aux techniques de teinture et de fabrique de savon au Centre de recherches et d’essais de Fatick. Les deux sessions de formation ont été initiées par l’association « Initiatives femmes » dirigée par Véronique Diouf.

Lors de la cérémonie d’ouverture de la session de formation, le président du conseil départemental de Fatick, Omar Sène, a, en présence du directeur de l’Ard, Djidiack Faye, salué cette belle initiative de cette association œuvrant à rendre les femmes financièrement autonomes, comme l’atteste son slogan : « une association, une entreprise ». Aussi a-t-il indiqué que cet atelier initié par « Initiatives femmes » confirme l’attachement de ses membres aux efforts de développement local que le conseil départemental entend renforcer dans le cadre de son plan de développement en cours de réalisation.

La présidente de l’association « Initiatives femmes » a tenu à remercier Proddel/GIz, le conseil départemental de Fatick, l’Ard qui l’ont accompagnée pour l’organisation de cette session de formation. Selon Véronique Diouf, l’objectif est de renforcer les capacités des femmes afin de leur permettre d’être autonomes financièrement. Elle a également rappelé que les femmes sont les couches les plus vulnérables face à la pauvreté qui gagne du terrain dans la zone.

« Pour lutter contre la pauvreté, nous avons mis en place l’association pour aider les femmes à développer des activités génératrices de revenus », a rappelé Véronique Diouf. C’est dans ce cadre que cette session de formation a été organisée.  Véronique Diouf a fait savoir que « Initiatives femmes » a été initiée par l'ambassadeur Fantamady Sory Kaba, directeur général des Sénégalais de l'extérieur, pour accompagner la gent féminine de Fatick.

Oumar Ngatty BA


Femmes 8 mars 5La promotion des femmes préoccupe l’association « Fedde Fatima Sall Ndiaye » dont la vocation est d’autonomiser la gent féminine. Ledit groupe, formé par des épouses d’officiers et de sous-officiers de la Légion de gendarmerie d’intervention (Lgi), a offert des moulins à mil et un financement aux femmes de Djeddah Thiaroye Kao.

La promotion de l’économie solidaire et l’autonomisation des femmes demeurent une des alternatives pour réduire la pauvreté qui s’est féminisée. C’est la conviction des membres de l’association dirigée par Fatima Sall Ndiaye qui a mis en place un système de cotisation de 200 FCfa par femme. L’argent collecté est gardé quelque part pour être ensuite réinvesti dans des activités génératrices de revenus. C’est une manière pour ces femmes de mettre fin aux gaspillages dans les cérémonies familiales.

Djeddah Thiaroye kao, étant une commune appauvrie par les inondations avec 63 quartiers sous les eaux sur les 66 qu’elle compte, voit ses femmes s’activer pour la plupart dans l’économie informelle. Mais, elles sont confrontées à des problèmes de financements du fait des taux élevés des prêts bancaires octroyés par les institutions de microfinance.  C’est dans un esprit d’entraide que l’association est née. Sa responsable, Mme Fatoumata Ndiaye Sall, a aussi révélé l’existence d’un système de vente des cartes de membre dont le produit est reversé aux femmes. «Ces femmes se cotisent chaque semaine et la somme collectée permet de financer leurs activités. C’est  un système qui développe l’entraide et constitue un moyen d’éviter les conflits dans les tontines », a-t-elle indiqué. L’association organise des sessions de formation sur les techniques quantitatives de gestion et des initiatives de sensibilisation sur les méfaits des gaspillages dans les cérémonies familiales.

Elle a facilité l’octroi de financements à 56 organisations, réalisé sept ateliers de formation et lancé une caravane pour octroyer 11 moulins à mil et des fonds de roulement aux associations. L’objectif essentiel est la création d’associations de développement pour lutter contre la pauvreté des femmes et le chômage des jeunes. L’association œuvre pour le maintien des filles à l’école et lutte contre les mariages précoces.

Abdou DIOP


Fatou BensoudaLe procureur de la Cour pénale internationale (Cpi), Fatou Bensouda, a pris part à la 52ème conférence sur la sécurité de Munich (Msc).  Selon un communiqué du bureau des relations publiques de la Cpi, cette rencontre, qui a réuni des dirigeants du monde, a été une occasion pour se pencher sur l’état de la sécurité internationale et des défis s’y rapportant. Selon le procureur Bensouda, le droit peut être une garantie importante à la sécurité humaine ».

Dans son allocution d'ouverture de la table ronde sur la sécurité humaine, le procureur Fatou Bensouda a souligné les liens intrinsèques qui existent entre la reddition de comptes pour les crimes de masse et la prévention et la protection des populations civiles. « Je suis profondément convaincue que le droit peut être une garantie importante à la sécurité humaine. La Cpi et les mécanismes judiciaires nationaux ont un rôle important à jouer à cet égard. La reddition des comptes a un impact sur la paix durable et la stabilité et est essentielle pour éviter un cycle vicieux de violence et de vengeance», a-t-elle déclaré.

Elle a, en outre, noté que l'émergence du Statut de Rome, traité fondateur de la Cpi, a souligné la responsabilité première des États à enquêter et à poursuivre les crimes de masse, jouant ainsi un rôle de premier rempart pour la protection des citoyens en temps de guerre et de conflit. Fatou Bensouda a aussi ajouté que « grâce à ses activités, la Cpi peut également favoriser un respect plus systématique des normes du droit international humanitaire par tous les acteurs impliqués dans le conflit, ainsi que servir de mécanisme de protection ». La Msc, a précisé le communiqué, est le plus grand forum indépendant de haut niveau qui  réunit des chefs d'État, de gouvernement et d’organisations internationales, des ministres, des hauts gradés des forces armées et des représentants d’entreprises, d’institutions scientifiques, de la société civile et des médias. En marge de la conférence, a relevé le communiqué, le procureur Bensouda a pris part à un  certain nombre de réunions bilatérales productives avec des représentants de haut niveau des États, des organisations intergouvernementales et de la société civile.

Ces rencontres lui ont permis de promouvoir le travail de son bureau, ainsi que d'intégrer davantage le mandat de la Cpi et d’assurer une meilleure coordination et coopération entre son bureau et les partenaires externes pertinents jouant un rôle dans la gestion des crises et des conflits. Le Bureau du procureur de la Cpi mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites sur les génocides, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. Il poursuit actuellement des enquêtes en Ouganda, en République Démocratique du Congo, au Darfour (Soudan), en République centrafricaine, au Kenya, en Libye, en Côte d'Ivoire, au Mali et en Géorgie. Il conduit également des examens préliminaires en Afghanistan, en Colombie, en Guinée, en Palestine, au Nigéria et en Ukraine.

Ndiol Maka SECK


La collectivité locale de Taïba Ndiaye fait partie des bénéficiaires du programmes d’accès à l’eau potable de la coopération sénégalo-japonaise. Cela s’est traduit par la construction de deux châteaux d’eau qui, outre Taïba Ndiaye, alimentent une quarantaine de villages.

Située dans l’arrondissement de Méouane, région de Thiès,  la collectivité locale de Taïba Ndiaye a bénéficié des programmes d’accès à l’eau potable de l’Agence internationale de la coopération japonaise (Jica) depuis plus de trois décennies. Certes la commune disposait d’un forage depuis en 1999, mais la capacité de l’ouvrage hydraulique ne pouvait pas, à l’époque, alimenter toute l’agglomération et les villages qu’elle polarise. Consciente de ce fait, la Jica, dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations de la zone, a construit un château d’eau dans la commune. Douze ans plus tard, l’Agence internationale de la coopération japonaise va réaliser un deuxième ouvrage hydraulique dans la ville. Le premier forage d’une capacité de 100 m3 alimentait, outre Taïba Ndiaye, une dizaine de villages alors que le deuxième de 150 m3 polarise 40 villages.
« Les populations de la commune éprouvaient des difficultés pour s’approvisionner en eau. Mais depuis que la Jica nous a construit ces deux ouvrages hydrauliques, ce problème est devenu un vieux souvenir », se réjouit Aliou Badiane, président de l’Association des usagers des forages (Asufor). Il s’exprimait mardi dernier, au cours d’une visite d’une délégation de la Jica à Taïba Ndiaye. Selon lui, les populations, notamment les femmes, gagnent plus de temps et peuvent s’occuper de leur ménage. « La disponibilité de l’eau a eu un impact sur le taux de scolarisation des filles qui a sensiblement augmenté ces dernières années », a déclaré Aliou Badiane, surveillant général au lycée de Taïba Ndiaye. Il souligne que l’eau des puits destinée à la consommation laissait à désirer. Des cas de maladies diarrhéiques et d’avortements étaient fréquents dans la zone, ajoute Aliou Badiane. A Taïba Ndiaye, le mètre cube d’eau est vendu à 200 FCfa aux consommateurs. Toutefois, relève le président de l’Asufor, si la consommation dépasse 15 m3 par mois, le prix est plus cher puisque le mètre cube est vendu à 250 FCfa.
L’Asufor de Taïba Ndiaye fait partie des localités pionnières dans la gestion de l’eau. Beaucoup de gestionnaires de forages à travers le pays ont été formés, précise Aliou Badiane. C’est pourquoi, l’Asufor de Taïba Ndiaye entrevoit l’avènement de l’Office des forages ruraux (Ofor) avec « beaucoup d’appréhensions ». « C’est l’Etat qui décide, nous n’y pouvons absolument rien. Seulement, à Taïba Ndiaye, nous ne sommes pas confrontés au problème de gestion que nous entendons par-ci et par-là. De toutes les raisons évoquées, aucune n’est valable dans notre commune », a indiqué M. Badiane.  
André Mounirou Berthé, chef de projet du programme Japon à la direction de l’Hydraulique, précise que les Délégations de services publics (Dsp) vont, au fur et à mesure, remplacer les Asufor qui seront transformées en association pour la défense des consommateurs. Dans certaines zones comme Ndiosmone-Tasset-Palmarin et dans certains villages de la région de Saint-Louis, les délégations de services publics choisies par appel d’offres sont déjà fonctionnelles. « Les intérêts des populations seront toujours pris en compte dans les offres proposées par les Dsp », assure-t-il. De l’avis de M. Berthé, cette réforme a été précipitée par plusieurs facteurs dont les coûts directs des ouvrages hydrauliques, leur entretien, etc. « Il était très difficile de supporter tous ces coûts », affirme-t-il.  
Au Sénégal, l’intervention de la coopération japonaise dans le secteur de l’hydraulique se réalise, lit-on dans un document de la Jica remis à la presse, sur la base d’un « Programme d’eau et d’assainissement en milieu rural ». Il repose essentiellement sur trois axes : l’augmentation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’utilisation durable des ressources en eau et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Démarrage en juin d’un projet de 4 milliards de FCfa
Selon le chef de projet Japon à la direction de l’Hydraulique, le quinzième projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans les zones rurales des régions de Tambacounda, de Kédougou et de Matam, appelé « Japon 15e », va bientôt démarrer. A en croire André Mounirou Berthé, les appels d’offres sont déjà lancés et les travaux démarreront au plus tard en mai ou juin 2016. Ce projet est estimé à 4 milliards de FCfa et il vise à améliorer le taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les régions précitées. Ce projet a été formulé à la suite de l’étude sur les ressources en eau réalisé en 2008-2011 dans la même zone. Il sera mis en œuvre entre 2016-2018.

Souleymane Diam Sy


A Taïba Ndiaye, les femmes s’adonnent au maraîchage et à l’aviculture. Ce qui a été possible grâce à un volontaire japonais, Kenji Shiraishi, de son nom sénégalais Ousmane Gaye, qui avait initié ces deux expériences dans la commune rurale en 2001. Quinze ans après, ces femmes gardent jalousement ce legs du Japonais.

Le nom du volontaire japonais Kenji Shiraishi restera, pour longtemps, gravé dans la mémoire des populations de Taïba Ndiaye. De son nom sénégalais Ousmane Gaye, il initia, en 2001, un périmètre maraîcher et une aviculture dans le village alors qu’il effectuait sa durée légale de volontariat au Sénégal. « Le fait que les populations de Taïba Ndiaye se souviennent toujours de mon compatriote Kenji Shiraishi m’a beaucoup émue. Cela nous réconforte », a confié Tanaka Kaori du Bureau de Dakar de l’Agence internationale de la coopération japonaise qui a organisé, mardi dernier, une visite des réalisations de la Jica à Taïba Ndiaye.
Le périmètre maraîcher d’une superficie d’un hectare ainsi que les poulaillers continuent aujourd’hui d’être exploités par les groupements de femmes de Taïba Ndiaye. Celles-ci cultivent des oignons, des salades, des choux, des aubergines, etc. « Avec cette exploitation maraîchère, nous n’avons pas besoin d’importer de légumes ailleurs d’autant qu’une chaîne de solidarité se forme dans le village après les récoltes », explique la trésorière du groupement de femmes « And Défar Taïba Ndiaye », Fatimata Ndiaye. Aussi, rappelle-t-elle que ces légumes ont amélioré le régime alimentaire des ménages et ont un impact réel sur la santé des consommateurs, notamment les jeunes. Condé Ndiaye est un jeune du village. Il cultive de pomme de terre dans une parcelle sur ce même périmètre maraîcher. Le seul hic, déplore-t-il, demeure la commercialisation. Très souvent, dit-il, après les récoltes, le marché local est inondé de diverses variétés de légumes. « A cause de l’absence de magasins de stockage dans la zone, nous sommes obligés de brader notre production », se désole le jeune Condé Ndiaye.

L’appui de l’Etat sollicité
Après le départ du Japonais, les problèmes n’ont pas manqué. Ces femmes qui s’activent dans le maraîchage font face à d’énormes difficultés. Elles souhaitent être accompagnées par l’Etat. « Nous avons besoin d’un appui de l’Etat en équipements agricoles, notamment des semences, de l’engrais, des tracteurs, des magasins de stockage, etc. D’ailleurs, nous voulons que l’Etat nous aide à installer un système du goutte-à-goutte qui est plus économique et rentable », déclare la trésorière du groupement « And Défar Taïba Ndiaye » qui souligne que la facture d’eau est parfois salée après les récoltes.  
A côté du périmètre maraîcher, le Japonais Ousmane Gaye avait expérimenté l’aviculture avec deux poulaillers, l’un consiste à élever des poulets de chair et l’autre des pondeuses. Ces deux poulaillers continuent d’être exploités par les groupements des femmes de la localité. Selon la gestionnaire, Mme Fatou Ndiaye, chaque poulailler a une capacité de 250 poussins.
Et comme toute autre activité, précise-t-elle, « il y a toujours des risques ». A l’en croire, « si tout le processus d’élevage intensif de poulets arrive à terme sans aucune perte, nous pouvons réaliser un chiffre d’affaires de 150.000 FCfa ». Après la commercialisation, les 60 % vont revenir aux groupements qui ont assuré la gestion et l’Asufor et le reste est partagé entre les femmes.
Selon Aliou Badiane, président de l’Asufor de Taïba Ndiaye, l’expérience du Japonais continue de faire tache d’huile à travers la commune. Sa conviction est que le périmètre maraîcher et les poulaillers ont un effet bénéfique sur le quotidien des populations de la commune. Des jeunes qui n’avaient aucune activité y travaillent et ils s’en sortent bien. 

S. D. S.


Le Japon a consenti au Sénégal une enveloppe de près de 71 milliards de FCfa pour le secteur de l’hydraulique sous forme de subvention, depuis le début de sa coopération dans ce secteur en 1979. Ces subventions ont permis la mise en œuvre d’une vingtaine de projets de réalisation d’infrastructures hydrauliques et la fourniture d’équipements dont trois projets de coopération technique. Il s’agit de plus de 120 forages couplés de châteaux d’eau avec des systèmes d’adduction d’eau potable mais également la réalisation de deux subdivisions maintenance, de deux brigades de puits et forages et des équipements (camionnettes, camions grues, camions citernes, matériels d’analyses et de mesures, etc.) pour le renforcement des capacités d’intervention des agents de l’hydraulique. Près de deux millions de personnes ont pu bénéficier des réalisations de ces différents projets.  

S. D. S.


Définir les concepts coraniques pour une meilleure compréhension de l’Islam, c’est ce qu’a fait Shaykh Amadou Ali Diaw à travers son livre « Univers de l’Islam » présenté samedi. L’auteur a aussi essayé de monter l’humanisme de la religion musulmane, contrairement à l’image peu reluisante qu’on lui colle aujourd’hui. Le livre a été présenté par le Pr Iba Der Thiam.

« L’univers de l’Islam », c’est l’intitulé du premier livre de Shaykh Ahmadou Ali Diaw présenté et dédicacé. Cet essai de près de 700 pages, édité aux « Ibis éditions », est le fruit de 17 années de recherches ininterrompues. A travers ce livre, l’ancien directeur des Arts et des lettres au ministère de la Culture, avec une grande maîtrise, une simplicité et une clarté rare, offre un guide utile pour la compréhension de l’Islam par la richesse et la diversité des thèmes abordés. La transcription fidèle de ses notes de voyage à travers tout l’espace islamique donne un effet saisissant. Pour avoir visité 75 pays à travers les cinq continents, Amadou Ali Diaw, par ailleurs ancien directeur adjoint de l’Isesco, l’équivalent de l’Unesco pour la Umma Islamique, présente le profil séduisant d’un musulman authentique. Ceci est doublé d’un citoyen du monde, dont le regard transcende les frontières. Il explique dans ce livre des nombreux concepts couramment utilisés aujourd’hui comme l’Islam, l’Islamisme, le Jihad mais aussi la conception des droits de l’homme en Islam, ce qui veut dire la tolérance dans cette religion, la Choura, la démocratie etc.
Selon le Pr Iba Der Thiam, à l’heure où l’Islam est agressé de toutes parts par les nouveaux croisés, calomnié par des actes irresponsables, qui foulent au pied les valeurs les plus sacrées qui en constituent le fondement, ce travail vient à son heure et comble un besoin.  « Réussissant dans une synthèse éminemment savante toute l’histoire de la prophétologie, celles des enseignements et recommandations du Maître de l’Univers, le dogme islamique dans sa pureté originelle, les règles de sunna, celle concernant le Droit, la jurisprudence…, ce travail, qui par son érudition, nous renvoie à Ibn Ishaq, Ibn Isham, l’Imam Ali, Bukhari et aux incomparables chercheurs de l’Islam matinal. Il rappelle, par certains de ses accents, le regretté Massignon, Berque, Virgil Georghui etc. », a mentionné l’historien. En ce sens, a-t-il poursuivi, il est un bréviaire riche, dense, commode qui répond indubitablement à un besoin.
Pour l’ancien ministre de l’Education nationale, l’Islam est aujourd’hui victime d’agressions multiples, parcouru par des forces obscures étranges, qui pourraient, si l’on n’y prend garde, menacer son unité et son image, gage de son avenir. Et le Pr Thiam de relever pour s’en féliciter que sur les 99 thèmes abordés par l’auteur, chiffre symbolique qui rappelle les 99 noms de Dieu, 16 traitent exclusivement de sujets relatifs à l’histoire. Il a félicité Amadou Ali Diaw d’avoir, par ce choix, mis à la disposition d’un public non averti un ensemble d’informations qui lui permettra de se situer dans le temps et dans l’espace. Il a, enfin, souligner un certain nombre de manquements notés dans le travail.
De son côté, l’auteur Shaykh Amadou Ali Diaw a fait savoir que la raison principale pour laquelle il a écrit l’ouvrage est de définir les concepts islamique qui ne sont pas souvent expliqués par les Imams. Il a dit avoir l’intention d’écrire ce livre depuis 40 ans pour avoir visité plusieurs pays et, partout où il est passé, il a eu à prendre des notes.

Ndiol Maka SECK


SyndicatsUn séminaire de formation sous-régional de trois jours s’est ouvert, hier, à Dakar, à l’intention des centrales syndicales sénégalaises affiliées et amies de la Fédération syndicale mondiale (Fsm). Cette rencontre vise à promouvoir un renouveau syndical qui assure la défense du droit du travail basé sur une coopération et une solidarité internationale.

Une récente publication du Bureau international du travail (Bit) révélait que « 90% de la population mondiale, en âge de travailler, ne sont pas couverts par des régimes de retraite de nature à leur garantir un revenu suffisant. Cette problématique a été remise sur la table hier par les différents intervenants lors de l’ouverture officielle du séminaire de formation sous-régional destiné aux centrales syndicales affiliées et amies de la Fsm. Le thème de la rencontre  porte sur : «La Fsm face aux défis de l’heure ». Ainsi, les participants venus de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Niger, du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Burkina Faso, du Gabon, de la Centrafrique et de l’Espagne, vont échanger pendant trois jours pour harmoniser leurs positions sur les défis qui interpellent le monde du travail. Pour le coordonnateur de la Fsm-Sénégal, par ailleurs secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal, Alassane Sène, « il est indispensable pour tous les affiliés de travailler en synergie pour promouvoir un renouveau syndical qui assure la défense du droit du travail basé sur une coopération et une solidarité internationale ». Aussi, a t-il déploré la décrépitude du monde du travail en Afrique marqué par des mêmes régimes qui datent des indépendances. D’où l’intérêt d’harmoniser les positions pour une meilleure prise en compte des problèmes des travailleurs.

Plus de politiques sociales pour les travailleurs
Le Coordonnateur du bureau régional Afrique francophone, Etienne Moussavou, a relevé que «depuis sa création, la Fsm se bat pour une société plus juste. Les importantes initiatives qui ont été prises pour le renforcement de la solidarité internationaliste avec les travailleurs d’Afrique, démontrent à quel point cette fédération place au plus haut rang des ses priorités le continent africain qui concentre le plus grand nombre de travailleurs pauvres et en souffrance, mais également le continent le plus pillé ». Présidant l’ouverture officielle du séminaire au nom du ministre du Travail, le directeur de cabinet a salué l’initiative. Amath Camara estime que la modicité des pensions, la question de la viabilité des régimes de retraite et la nécessité de réformer les systèmes de retraite suscitent, de part et d’autre, des réflexions pour garantir un mieux-être des retraités. C’est pour ces raisons, a-t-il fait savoir, que le Sénégal envisage de grandes concertations à l’occasion de la deuxième conférence sociale qui portera sur le thème : «La réforme des retraités : vers des régimes viables et inclusifs ». Au-delà du partenariat qui lie les Organisations syndicales dans le cadre du Pacte national de stabilité social et d’émergence économique, la mise en œuvre de politiques sociales en faveur de la promotion du travail décent du Sénégal est basée sur des concertations et des consultations tripartites.

Tata SANE


Sokhna f Gueye porokhaneLes membres de la fédération des « Baay fallu Maam Jaara » n’avaient pas bonne mine avant-hier en pensant à la grande absente Aïda Ndiaye Bada Lô, leur présidente rappelée à Dieu lors des événements tragiques de Mina (Arabie Saoudite) pendant le pèlerinage 2015.

Sa silhouette particulière avec sa tenue de « Baye Fall » était familière à Porokhane où elle avait fini de faire partie du décor du magal. Pour avoir été sa secrétaire générale  pendant de longues années, Sokhna Fatou Guèye témoigne de l’engagement quasi passionnel qu’avait Aïda Ndiaye Bada Lô pour la cité de Mame Diarra. Elle a rappelé que la défunte était parmi les pionnières qui ont initié le « daara Maam Jaara » en 2005 avec la bénédiction du Serigne Moustapha Bassirou Mbacké. « Les 473 premières inscriptions l’ont été sous sa houlette », a-t-elle précisé. En sa qualité de « Ndeyou daara » (marraine), elle remettait six tonnes de riz et 540 morceaux de savon chaque mois pendant les dix mois de la scolarité de l’établissement. Pendant la période du magal, elle prenait entièrement en charge la restauration, pendant au moins dix jours, de centaines de personnes. Elle appelait cela « (sa) contribution personnelle ».

Toutefois, a reconnu Sokhna Fatou Guèye, si elle a pu réaliser toutes ses actions par le biais de son association, c’est aussi grâce aux soutiens de personnalités comme la Première Dame Marième Sall, mais aussi Mmes Aminata Tall et Mariama Sarr, ente autres. “Personne ne pourra égaler Aïda Ndiaye dans le dynamisme et l’engagement. Mais nous ferons de notre mieux pour poursuivre toutes les actions qu’elle menait pour le compte de Porokhane”, a-t-elle dit.

Babacar Dramé



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