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Société & Faits divers (3260)

douanesLes agents du Bureau des douanes de Kidira ont réussi une belle opération en saisissant, jeudi dernier, 2,5 kilogrammes  de métamphétamine. La prise est estimée à plus de 245 millions de FCfa sur le marché illicite de la drogue.

Chapeau aux agents du Bureau des douanes de Kidira. Ils ont réussi, selon un communiqué du bureau des relations publiques et de la communication (Brpc) des douanes sénégalaises, une importante saisie de 2,5 kilogrammes de métamphétamine. Le produit stupéfiant, sous forme de comprimés, était convoyé par deux ressortissants du Niger à bord d’un bus de transport en commun en provenance du Mali.

Selon le communiqué des gabelous, la drogue était soigneusement cachée dans de la farine alimentaire pour tromper la vigilance des agents de contrôle. L’examen approfondi et les tests ont montré qu’il s’agissait de la métamphétamine, une drogue de synthèse psychostimulante hautement addictive.

Les deux Nigériens, arrêtés jeudi dernier et placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Kidira, seront déférés au parquet aujourd’hui. Pour rappel, en 2015, l’administration des douanes sénégalaises a saisi plus de 150 kilogrammes de métamphétamine, entre autres drogues, pour protéger la santé publique et l’économie nationale.

C. A. AMATH


radic religieux confL’île de Gorée abrite depuis hier un atelier régional sur le radicalisme religieux. Une trentaine de spécialistes en sécurité, provenant des pays de l’Afrique de l’Ouest, ont décidé de plancher sur la menace terroriste afin d’en cerner les vraies causes.

L’atelier régional sur le radicalisme religieux a été ouvert par le maire de Gorée, Me Augustin Senghor, en présence du représentant du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Ibrahima Cissé et de l’ancien ambassadeur Saidou Nourou Bâ. Cette rencontre, initiée par Gorée Institute, se tient quelques semaines après des attaques « jihadistes » contre le Mali et le Burkina Faso. Conscient qu’aucun pays de l’Afrique de l’Ouest n’est à l’abri des terroristes, le Sénégal a déjà pris des dispositions pour faire faire face à la menace terroriste.

Evoquant le thème intitulé « Le radicalisme religieux et les menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, perspectives nationales et régionales », Me Augustin Senghor a dit que « lieu ne peut être mieux choisi que Gorée pour discuter de la stratégie de sortie du radicalisme religieux car l’île historique a vécu, par le passé, une violence humaine inouïe ». Selon lui, il faut examiner les germes qui poussent certaines personnes à se mettre en marge de leur communauté, de leur société pour être des instruments de ces attaques meurtrières.  « C’est à cela que nous invitons, nous autres profanes, les experts pour qu’ils trouvent une solution au problème de la violence qui s’est posé à l’Asie et l’Europe, tout en constituant aujourd’hui une menace forte pour l’Afrique de l’Ouest », a souligné Me Augustin Senghor. Soulignant les handicaps financier et technologique de l’Afrique de l’Ouest face au terrorisme, il a demandé de « tout faire pour ne pas tomber dans une situation pire que l’époque coloniale et la traite négrière ».

En tout cas, la prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest constitue une préoccupation majeure. Et le représentant du ministère des Affaires étrangères, Ibrahima Cissé, l’a réaffirmé. « Le terrorisme, dans ses différentes manifestations et conséquences, nous interpelle tous », a-t-il fait remarquer avant le directeur exécutif de Gorée Institute, Doudou Dia, qui s’est demandé « si l’extrémisme religieux n’est pas relatif à l’instabilité dans nos pays ». De nombreux universitaires du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Sénégal ont lié la montée du radicalisme religieux à la naissance et à la prolifération des confréries un peu partout.

Le wahhabisme, le salafisme… gagnent du terrain en Afrique, grâce au financement, à partir de l’extérieur, de diverses activités comme la construction des mosquées, l’octroi de bourses d’études à de jeunes africains dans les pays arabes pour leur inculquer une certaine idéologie. C’est pourquoi le Dr Bakary Sambe a laissé entendre que « la question éducative nous interpelle tous, car ces réseaux confessionnels se substituent à l’Etat » avant de mettre l’accent sur « les typologies d’apologie du terrorisme ».

Le facteur démographique qui connaît une évolution vertigineuse en Afrique et le chômage des jeunes ont été répertoriés parmi les causes du radicalisme religieux. Celui-ci se nourrit aussi des réseaux sociaux, devenus des canaux virtuels utilisés par les recruteurs de « djihadistes ». Pour des membres de la Société civile, comme Aboubacry Mbodj et Alioune Tine, une crise des valeurs gangrène les pays africains. Il faut enseigner aux jeunes de nos pays certaines valeurs ancestrales pour qu’ils ne s’inspirent plus du mal venu d’ailleurs.

Cheikh M. COLY


jicaLe ministère de la Santé et de l'Action sociale et le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement, en partenariat avec l'Agence japonaise de coopération internationale (Jica), ont organisé, hier, un séminaire de clôture du Projet intégré d'amélioration des conditions d'hygiène et d'assainissement en milieu rural (Hygi.Ass/Rural). Réunis dans les locaux du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), tous les acteurs ont pu évaluer les résultats et débattre de ce projet qui prend fin dans deux semaines.

Ils sont une petite dizaine de personnes à attendre, vers 9 heures, devant l'entrée d’un hôtel du Plateau. Une dizaine de membres de la Jica en partance pour le Pnlp où se tient le séminaire. Cette réunion avait pour but de tirer les conclusions de l'intervention de la Jica dans les régions de Tambacounda, de Kédougou et de Matam (dans le sud-est du Sénégal). Pendant quatre ans, l'agence a œuvré pour l'amélioration des conditions d'hygiène dans 16 villages cibles à Tambacounda (6), Kédougou (5) et Matam (5), auxquels sont venus s'ajouter plus tard 28 villages dans toute la zone.

Kasuda Kazuchiyo, chef du projet, a ainsi exposé les principaux résultats obtenus par région. Au total, ce sont 810 latrines améliorées qui ont été construites. Cent soixante-dix-huit (178) toilettes ont été mises en place dans la région de Tambacounda pour une population ciblée de 3 105 personnes. Pour 2 188 habitants concernés, Kédougou a obtenu 186 nouveaux sanitaires. Matam, avec 5 847 personnes, a construit 446 cabinets.

Un projet encore trop coûteux
Parallèlement à ces constructions, tout un processus de sensibilisation à l'hygiène a été mis en place par le Service national de l'hygiène (Snh). Via une série de manuels où sont expliquées des méthodes d'entretien des sanitaires, de construction de dispositifs pour le lavage des mains, etc.

« Les Sénégalais et l'Afrique en général doivent s'inscrire dans une dynamique de développement durable » qui doit passer par l'éducation, a fait remarquer Marième Dème, directrice régionale de Wateraid (Organisation internationale d'aide au développement de meilleures conditions d'hygiène dans les milieux pauvres). « Ce projet a été mis en place dans les trois régions où le taux d'accès aux systèmes d'hygiène de base était vraiment très faible par rapport à la moyenne nationale », précise Ibrahima Wone, secrétaire général du ministère de la Santé.

La question des dépenses du projet a été aussi soulevée. M. Kazuchiyo a annoncé un coût total d'un milliard de FCFA sur les quatre ans du projet. Environ 500 000 FCFA étaient dépensés par bloc sanitaire (une moitié pour la construction, l'autre dépensée pour l'éducation à l'hygiène). A deux semaines du départ des acteurs du projet, les principales inquiétudes portaient sur l'autonomie des populations locales une fois la Jica partie. Une prolongation du temps de présence sur place pour consolider le projet et ancré les habitudes d'hygiène dans les mœurs serait souhaitable, selon Mme Dème.

Nicolas Certes
(stagiaire)


EnfantsLe Comité des Nations Unies sur les droits de l’enfant a adressé des recommandations au Sénégal pour une  meilleure prise en charge des droits des enfants.

Le Comité des Nations Unies sur les droits de l’enfant appelle le Sénégal à accélérer le processus pour que le projet de Code de l’enfant soit au plus vite adopté par le Parlement. Pour ledit comité, notre pays doit mettre en pratique les lois qu’il a adoptées notamment pour l’abolition de l’exploitation des enfants, l’excision et les violences à l’égard des filles. L’amélioration de la collecte de données sur les enfants, sur la base d’un outil statistique plus performant, des ressources humaines et techniques adéquates constitue une des demandes.  Cette mesure permettrait de disposer d’une vue d’ensemble de la situation des enfants au Sénégal, quel que soit leur milieu de provenance. Le Comité, qui appelle à la décentralisation du système d’enregistrement des naissances afin que tout enfant soit inscrit à l’état civil dès sa venue au monde, invite les autorités à combattre efficacement les châtiments corporels, à interdire toute exploitation des enfants à des fins de mendicité.

Il demande à poursuivre les responsables de l’exploitation des enfants et à intensifier les efforts pour la réintégration dans la société Dans le dessein de mieux encadrer la lutte contre l’exploitation et la maltraitance des enfants, il appelle à l’analyse en profondeur des causes de la violence à l’égard des enfants et notamment des petites filles. Cette posture appelle à lutter contre les pratiques d’excision. Le Comité des Nations Unies sur les droits de l’enfant appelle enfin à la mise en place d’une justice pénale adaptée pour enfants en créant des tribunaux pour enfants dans tout le pays et en privant les enfants de liberté qu’en ultime recours. L’accès totalement gratuit à l’éducation a également été réitéré dans les recommandations.

O.BA


Ban Ki Moon 2Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies (Onu), a appelé à mettre fin aux mutilations génitales féminines pour ainsi épargner d’immenses souffrances infligées aux femmes. Il s’est exprimé à l’occasion de la célébration, aujourd’hui, de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines.

Aujourd’hui, est célébrée la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Cette manifestation est la première du genre depuis l’adoption de l’ambitieux Programme de développement durable à l’horizon 2030. Elle se justifie, d’autant plus que les chiffres sont suffisamment évocateurs de l’urgence qui prévaut sur la prise en charge des mutilations génitales féminines. En effet, de nouvelles estimations révèlent qu’aujourd’hui 200 millions de filles et de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine.

Ces données ont été recueillies du fait que de plus en pus de pays s’intéressent à la lutte contre ce phénomène. «Si rien ne change, le nombre de filles excisées chaque année sera plus élevé en 2030, en raison du taux de fertilité supérieur de la plupart des populations qui observent cette pratique », souligne Ban Ki-Moon. L’une des cibles associées aux objectifs de développement durable porte spécifiquement sur l’élimination de la mutilation génitale féminine. «Quand cette pratique sera totalement abandonnée, des effets bénéfiques se feront sentir à l’échelle des sociétés, les femmes et les filles reprenant possession de leur santé, de leurs droits et de leur énorme potentiel », préconise-t-il.

Ban Ki-Moon est persuadé que les Etats disposent de moyens et possibilités pour  accélérer les progrès et  réussir à éliminer les mutilations génitales féminines. Dès lors, il appelle tout le monde à se joindre à la cause pour donner aux populations qui aspirent au changement les moyens d’atteindre ce but. Ban Ki-Moon appelle également les gouvernements à honorer les engagements pris. A travers une plateforme d’action, il compte favoriser les partenariats sur l’appui de la société civile, du monde de la santé, des médias et des jeunes.

Réconforté par les voix toujours plus nombreuses qui, parmi les jeunes, s’élèvent pour exiger l’abandon de la pratique, il a insisté sur la nécessité de protéger et de défendre le principe des droits de l’homme pour tous. « Nous pouvons en finir avec la mutilation génitale féminine en une génération et édifier ainsi un monde où les droits fondamentaux de toutes les femmes, de tous les enfants et de tous les adolescents sont pleinement respectés », a lancé Ban Ki-Moon.

Oumar BA


CoranDans le cadre de la journée de récitals de Coran organisée sur initiative des disciples de Serigne Mansour Sy Borom Darayi dans la ville sainte de Tivaouane, le rôle du « daara » dans la construction d’une société islamique a été discuté. Les conférenciers ont également échangé sur plusieurs autres thèmes.

Sous la conduite de Serigne Bachir Ngom, trois sous-thèmes ont été choisis par les membres du comité scientifique préparatoire de la manifestation religieuse : « le "daara" comme lieu de mémorisation et d’apprentissage du Coran » ; « le "daara" instance d’apprentissage de la langue et de la culture » ; « le "daara" en tant que lieu de formation  des acteurs animateurs au service de la religion : imams, enseignants, prédicateurs, entre autres ». Selon le conférencier, « apprendre le Coran est du reste un devoir pour tout musulman et constitue une forme de mise en relief de la parole divine, pérenne et pure ».

Pour Serigne Bachir Ngom, le « daara » est également une forme de matérialisation de la parole révélatrice de la puissance divine contre toutes les formes de falsification et de réinvention car Dieu dit : « En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Coran et c’est Nous qui en sommes Gardien ».

Dès lors,  il assimile « le daara »  à « un espace de culture de l’adoration de Dieu par la participation à la pérennisation du message coranique et à son exaltation ». Pour autant, à travers les mutations actuelles qui traversent toutes les sociétés et interrogent toutes les structures, le conférencier fait noter que  les "daaras", comme toutes les autres institutions d’éducation et de formation ne sont pas épargnées ».

En effet, les « daara », subissant une tension entre l’obligation de préserver et de sauvegarder les héritages des chefs religieux soufis, doivent nécessairement prendre en compte les mutations sociopolitiques subséquentes à la mondialisation. Selon Serigne Bachir Ngom, dans un contexte marqué par des tentatives malencontreuses de falsification  et de réinvention sur mesure au service d’objectifs autres que ceux de préservation de l’idéal islamique et la légitimité d’intégrer les évolutions positives inhérentes à la dynamique des sociétés, il devient légitime de s’interroger sur le rôle du « daara » dans la construction d’une société islamique et ensuite, à partir des considérations dégagées de revisiter l’œuvre de Serigne Mansour Sy Borom Darayi en guise de modèle ».

Le conférencier de souligner que « nous postulons que les textes coraniques et la pratique des guides religieux, dont principalement notre marabout-éducateur-formateur-organisateur, Serigne Mouhamadou Mansour Sy Borom Darayi, offrent des réponses pertinentes aux interrogations légitimes que pose notre époque actuelle ». Cette journée de récitals du Coran a été saisie pour sublimer le « daara » devant les étudiants, élèves, guides religieux et notables présents à la cérémonie présidée par Serigne Habib Sy, fils du défunt Serigne Mansour Sy Borom Darayi. Le préfet et le maire de Tivaouane ainsi que les députés Cheikh Tidiane Diouf et Cheikh Ahmeth Tidiane Talla étaient représentés.

El Hadji Mohamadou Sagne


Justice 10Le tribunal de grande instance de Kolda ne badine pas avec les escrocs. Il vient de condamner Aliou Badara Thiam à un an de prison ferme.

Aliou Badara Thiam alias Cheikh Sadibou Cissé a fait de l’escroquerie son métier. Ce multirécidiviste bien connu dans le milieu judiciaire a fait le tour du Sénégal pour arnaquer ses concitoyens. Ce qui lui a valu plusieurs séjours en prison, notamment à Dakar, Saint-Louis, Louga et Kolda. Malgré ce triste palmarès, cet homme de 45 ans et père de 11 enfants ne peut toujours pas s’amender. Après sa sortie de prison à Rebeuss, il se rend au Cap Skiring, avant de s’installer à Vélingara avec la ferme volonté de continuer son métier favori. Il se présentait chez les commerçants en se faisant passer pour l’inspecteur régional du commerce pour les escroquer. Il leur présentait des photocopies de quittances avant de réclamer une patente de 15 000 FCfa.

Il sera démasqué lors d’une de ses opérations par un commerçant du nom d’Abdourahmane Bah qui lui demanda de présenter sa carte professionnelle pour prouver son identité. Il se sentit alors offusqué et déclencha aussitôt une vive altercation pour intimider ce dernier. Ce qui alerta les voisins qui vinrent porter secours au boutiquier. Ils appréhendent l’escroc avant de le mettre à la disposition de la brigade de gendarmerie de Vélingara. Il a ensuite été déféré au parquet du tribunal de grande instance de Kolda pour répondre de ses actes. Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés devant la barre. Dans son réquisitoire, le ministère public a requis deux ans de prison ferme pour le délit d’escroquerie et un an de prison ferme pour le délit de tentative d’escroquerie. Il a finalement écopé d’un an d’emprisonnement ferme par le tribunal de grande instance de Kolda. Il doit en outre verser la somme de 11,7 millions de FCfa à Khadim Fall, une de ses nombreuses victimes qui habite à Dakar.

C’est la seconde fois en l’espace de quelques temps qu’Aliou Badara Thiam alias Cheikh Sadibou Fall est jugé par le tribunal de grande instance de Kolda. Il avait déjà été condamné à six mois de prison ferme lors d’un autre procès.

Mamadou Aliou DIALLO


Chapelet« Ce phénomène n’est pas nouveau. Mais toutes les sociétés qui pratiquaient des actes contre-nature ont été sévèrement punies par Allah, comme en témoigne l’histoire des gens qui vivaient avec le prophète Loth relatée dans la sourate intitulée l’Araignée (versets 28-33) », mentionne le communiqué.

En ce sens, l’Ais lance un appel aux autorités étatiques dont le rôle est de veiller sur le bien-être et la protection des populations contre certaines dérives sociales. Quant à l’extrémisme religieux et la violence, l’Ais condamne vivement tout ce qui a trait à ces phénomènes car l’Islam est une religion de paix, de tolérance et de miséricorde comme le dit Allah dans le Coran. A cet effet, l’Ais propose comme solution la pratique du soufisme que nous ont légué nos chefs religieux, parce que c’est une voie menant vers le salut que l’on gagne dans l’excellence de la pratique religieuse telle qu’enseignée par l’Islam.  «Ce soufisme a toujours été le facteur de notre stabilité sociopolitique, culturelle et religieuse, car conduisant l’individu à une vie d’ascète », explique le texte.

Le bureau de l’Ais, dirigé par Serigne Mame Cheikh Mbacké Khadim Awa Bâ, dénonce la caricature offensante du vénéré Serigne Touba par Jeune Afrique.

Serigne Mansour Sy CISSE


Hissene Habre 2Pour les avocats de Hissein Habré, les Chambres africaines extraordinaires (Cae) ont fait preuve de partialité depuis le début du procès de l’ex-président tchadien. Ils qualifient d’ores et déjà de nulle la décision qui sera rendue par cette juridiction au mois de juin prochain.

A quatre jours de l’ouverture des plaidoiries devant les Chambres africaines extraordinaires (Cae), les deux avocats de Hissène Habré, Mes François Serres et Ibrahima Diawara, se sont adressés à la presse hier. Selon eux, les magistrats des Cae n’ont pas fait preuve d’impartialité tout au long de ce procès. « J’accuse les magistrats de ces Chambres africaines de partialité. Ils ont, par leurs propos, leur organisation, le contrôle qu’a exercé sur eux le procureur général Mbacké Fall dans l’élaboration de l’agenda, prouvé leur partialité », a soutenu Me François Serres qui s’est adressé aux journalistes en français.

Selon lui, les magistrats des Cae n’ont cessé d’interrompre les avocats commis d’office à chaque fois qu’un témoin  est mis en cause ou gêné par leurs questions qui ne sont pourtant pas embarrassantes et jamais approfondies. Il a également relevé que le président de cette chambre a refusé de faire écouter un témoignage sonore ou vidéo, a rejeté des propositions de confrontation, etc.  « Le président a montré sa partialité et son incapacité à tenir et à présider un procès de ce niveau. Les prétendues victimes sont devenues les témoins de leur propre cause. Il fallait donc les croire sur parole », a ironisé l’avocat français.

Pour lui, lorsqu’un procès d’assises commence, la liste des témoins doit être préparée et notifiée à l’accusé pour qu’il sache ce qui va être à la base de l’accusation et qu’il s’organise en conséquence. Ce qui n’est pas le cas dans ce procès. « C’est une violation du droit de la défense. La décision qui sera rendu au mois de juin est d’ores et déjà nulle avant même d’être prononcée. Nous la poursuivrons comme cela », a fait savoir Me Serres. A l’en croire, tous les témoins qui ont fait un faux témoignage sont rentrés tranquillement chez eux, y compris ceux qui sont accusés par d’autres témoins de torture.

Aussi, a mentionné l’avocat, on a repris la thèse de la répression ethnique dont on ne tire pas d’ailleurs toutes les conséquences. Selon lui, s’il y avait une volonté de répression ethnique (Arabe, Hadjarai ou Zaghawa), ce n’est pas forcément pour crime contre l’humanité que Hissein Habré allait être poursuivi. « Cela veut dire qu’on ne croit pas à cette thèse. C’est un postulat. On a prétendu qu’il y a des attaques contre les populations civiles mais la procédure a révélé que beaucoup de ces hommes politiques étaient entrés en dissidence.

Comment peut-on parler d’attaques contre les populations civiles quand on est dans une situation de conflit et de guerre », s’est interrogé l’avocat de Habré. Pour Me Serres, on ne peut pas aujourd’hui poser les valeurs d’un contexte de 2016 pour apprécier ce qui s’est passé entre 1982 et 1990. D’ailleurs, a-t-il dit, beaucoup de personnes ont combattu le président Habré alors qu’ils étaient de la même ethnie que lui. Poursuivant sa plaidoirie loin du prétoire, Me François Serres a qualifié le procès de « mascarade honteuse dont le seul objectif est de liquider un homme, de le priver sa liberté et sa vie ».

Défense de connivence
Dans son argumentation, il a souligné que trois événements majeurs ont marqué le début de ce procès. D’abord un refus des autorités tchadiennes de transférer l’ensemble des responsables, auteurs directs ou pas des faits reprochés à Hissein Habré. Le deuxième événement majeur est la plainte contre Idriss Deby quelques jours avant l’ouverture de ce procès. Du point de vue de Me Serres, l’actuel président tchadien avait été expulsé de la procédure par le procureur Mbacké Fall. La raison, a-t-il déclaré, c’est que les Chambres africaines sont salariées d’un homme politique tchadien qui n’avait pour objectif que de poursuivre la liquidation politique et physique de Hissein Habré.

Le troisième événement fort a été la désignation d’office d’avocats. Ces derniers, a estimé, la robe noire, ont mené tout au long de ce procès, une défense de connivence  à défaut de quelques effets  de manche pour faire asseoir leur prétendue légitimité. « C’était pour casser la stratégie de la défense de l’accusé. Ce que nous n’avons jamais vu devant une juridiction internationale », a déploré Me François Serres.

Ndiol Maka SECK


Levee couleurs ecoleLa commune de Ndiarème Limamou Laye a organisé une cérémonie de levée des couleurs dans l’enceinte de l’école Hamo 4. Le maire de cette localité a profité de cette occasion pour annoncer que l’ensemble des écoles qui se trouvent dans le périmètre communal seront baptisées pour offrir des dignes fils du terroir en exemple aux jeunes de la localité.

Dans la spacieuse cour de l’école Hamo 4, enseignants, élèves et parents d’élèves se sont retrouvés l’instant d’une levée des couleurs qui a cristallisé l’attention de tout le monde. En effet, cette fois-ci, c’est cet établissement scolaire, ayant obtenu les meilleurs résultats à l’entrée en sixième et au Certificat de fin d’études élémentaires (Cefee) de cette année dans la commune qui a abrité la cérémonie de levée des couleurs instituée par la mairie de Ndiarème Limamou Laye.  A travers cette décision, le maire de Ndiarème encourage l’école pour ses performances scolaires tout en incitant les autres écoles à rivaliser pour avoir de bons résultats. La cérémonie empreinte de solennité a permis à l’édile de Ndiarème Limamou Laye de s’entretenir avec les acteurs  locaux de l’éducation sur la nécessité de cultiver l’excellence et de se maintenir dans le peloton de tête des meilleurs établissements scolaires du pays. Beïdy Sèye a exhorté tout le monde à cultiver les valeurs. « Aujourd’hui, nous avons une jeunesse qui semble avoir perdu ses repères à telle enseigne que ce sont des contre-valeurs qui sont érigées en valeurs. Donc, c’est de la responsabilité de tous de faire en sorte que ces valeurs puissent être restaurées », a-t-il soutenu.

Il a émis son souhait de voir les autres établissements scolaires instituer une telle cérémonie pour qu’on puisse maximiser les chances de remporter le combat pour la restauration des valeurs. Le directeur de l’école a estimé, qu’au moment où la dépravation des mœurs et la perte des valeurs sont devenues une réalité, une telle cérémonie est salutaire.

Abdou DIOP


Port DkrLe Syndicat national des travailleurs des auxiliaires de transports et le Syndicat national des marins pêcheurs, industriels et artisanaux du Sénégal ont officiellement fusionné hier,  mettant  sur pied, la Fédération nationale des travailleurs portuaires maritimes et fluviaux du Sénégal.  Par cette fusion, les deux entités syndicales disent unir leur force pour mieux faire face aux défis qui les attendent.

La fusion des deux entités syndicales intervient dans un contexte où les travailleurs marins disent subir beaucoup d’injustices. En effet, ils ont déploré la limitation de leur mouvement dans l’enceinte du Port Autonome de Dakar (Pad), leur lieu de travail. Selon eux,  des milliers de marins sont aujourd’hui frappés par  une mesure les empêchant de mener à bien leur travail. Aussi,  les travailleurs ont dénoncé le prix de la visite médicale qu’ils ont jugé « très élevé ».

« Il est exigé à tous les dockers d’effectuer une visite médicale annuelle pouvant coûter jusqu’à 150 000 FCfa », a déploré Abdou Diouf, secrétaire national du syndicat des marins. Les dockers ont également souligné que certaines embarcations battant pavillon sénégalais ne disposent pas à leur bord un officier sénégalais. « Cette situation est une parfaite violation des règles maritimes », ont-ils dit avant d’exiger « le retour de la marine marchande chargée de la gestion des affaires maritimes ».

Bien que la convention collective des travailleurs des auxiliaires de transport  fixe les conditions d’emploi des dockers, ceux-ci  disent toujours évoluer « dans la précarité ».  «Les propriétaires des bateaux et autres entreprises, qui s’activent dans le secteur maritime, utilisent des travailleurs journaliers qui se succèdent à des postes d’emplois permanents,  sans le moindre respect des dispositions du décret », a regretté Abdou Diouf.  Ils perçoivent leur salaire sans bulletin de paie, en violation des dispositions du Code de  travail. « Ainsi, le grand perdant, c’est l’Etat du Sénégal qui ne collecte pas les impôts que des milliers de travailleurs devaient payer à la source », a dit Moustapha Diop, syndicaliste.

Les dockers ont dénoncé  « des salaires qui ne respectent pas le baromètre et ne prennent pas en compte les catégories professionnelles des travailleurs ».  Selon eux, les salaires ne sont déclarés ni à l’Ipres ni à la Caisse de sécurité sociale. Compte tenu de toutes ces difficultés, les travailleurs ont décidé d’unir leurs forces afin que les autorités prennent en compte leur préoccupation. Ils ont lancé un appel à leur ministre de tutelle Oumar Guèye espérant qu’ils seront entendus. A défaut, ils menacent de passer à «une vitesse supérieure».

Oumar BA


Justice MarteauReconnu coupable de meurtre sur son ami, le marchand ambulant Khadim Diokhané a été condamné, par la Chambre criminelle de Dakar, à 20 ans de travaux forcés. Le délit d’assassinat pour lequel il était poursuivi a été finalement disqualifié en coup mortel.

Le 22 octobre 2009, les éléments du commissariat central de Dakar ont reçu un appel anonyme les informant d’une rixe opposant deux individus. Au bout du fil, la personne expliquait aux policiers que l’un des protagonistes, grièvement blessé, saignait abondamment. La bagarre se déroulait à quelques encablures du restaurant « Gondole ». Sans tarder, l’inspecteur de permanence s’est rendu sur les lieux pour en savoir plus. Sur place, il a trouvé Ismaïla Diallo couché, baignant dans une mare de sang.

Les témoins lui ont expliqué qu’il venait d’être poignardé à l’omoplate par  Khadim Diokhané, retenu sur les lieux. La victime a succombé à ses blessures quelques minutes après son admission à l’hôpital principal de Dakar. Daouda Diawara, ami des deux protagonistes et témoin de la bagarre, a remis dans la même journée aux enquêteurs le couteau maculé de sang qu’il aurait arraché des mains de l’accusé. Il s’agissait d’un couteau neuf mesurant 30 cm, doté d’une lame en acier.

L’examen du corps du défunt a permis au médecin légiste de constater  une seule blessure à l’omoplate gauche d’où suintait encore du sang. A l’enquête préliminaire, l’accusé avait reconnu les faits.

Selon lui, il s’agissait d’une simple plaisanterie qui a viré au drame.  Il avait dit à la victime que sa petite amie l’avait quitté pour lui. Des propos qu’Ismaïla Diallo avait mal pris, avant de le menacer même de mort. Ayant pris ces menaces au sérieux, il a acheté un couteau à 500 FCfa qu’il a dissimulé dans son sac.

Selon ses dires, c’est au moment d’entrer dans le restaurant qu’Ismaïla Diallo l’a surpris, le frappant avec un tabouret. Une altercation s’en est suivie. C’est ainsi qu’il a sorti son couteau et l’a poignardé. A la barre de la chambre criminelle, il a réitéré ses déclarations faites à l’enquête préliminaire, tout en précisant qu’il n’avait pas l’intention de tuer mais de se défendre car, a-t-il dit,  Diallo était plus élancé et plus fort que lui. L’enquête de personnalité a révélé que l’accusé a, par le passé, été arrêté à plusieurs reprises.

Profil de l’accusé
D’abord un séjour carcéral pour vol simple. Ensuite un autre, en compagnie, cette fois-ci, de son ami feu  Ismaïla Diallo pour vol avec violence et usage d’armes. Ils ont séjourné ensemble en prison durant trois ans.  Orphelin de père et étant sous la coupole d’une mère très âgée, Khadim Diokhané est connu très tôt des services de la police. Il est né le 11 mai 1987 à Guédiawaye.

Dans son réquisitoire, le procureur général a estimé que l’accusé a visé une partie sensible du corps. Donc, a-t-il déduit,  il avait l’intention de mettre fin à la vie d’Ismaïla Diallo. « Il est allé acheter un couteau qu’il a dissimulé dans son sac pour attendre le moment propice afin de mettre fin à la vie de son ami.  Il y avait de la préméditation. L’accusé est un homme violent. Depuis le bas âge, il fréquente la prison », a avancé Biram Sène. Il a requis les travaux forcés à perpétuité.

De son côté, la défense a plaidé la disqualification des faits en coup mortel sans avoir l’intention de donner la mort. Pour la robe noire, son client a agi sous le feu de l’action et l’irréparable s’est produit. Dans son verdict, le juge Maguette Diop et ses conseillers ont disqualifié les faits d’assassinat en meurtre et ont condamné l’accusé à 20 ans de travaux forcés.

Ndiol Maka SECK


CambriolageL’arrestation de C.B. est une délivrance pour les populations de Linguère. En effet, le redoutable cambrioleur de ladite localité vient d’être arrêté par des résidents et livré à la gendarmerie.

C.B., âgé de 17 ans seulement et originaire de Vélingara-Ferlo, dans le département de Ranérou, semait la panique à Linguère. Nuitamment, il défonçait les toits des commerces, s’introduisait dans les magasins et boutiques, faisait main basse sur l’argent et sur de nombreux autres articles. Pour rappel,  dans la nuit du 20 au 21  juin  2015, il  s’était introduit dans la boutique de Mor Ba située à la gare routière   et avait emporté des cartes de crédit, des téléphones et une somme de 100.000 FCfa.

Le malfaiteur avait encore rendu visite à Mor Ba, le 29 septembre 2015. Il avait  volé les 250 000 FCfa trouvés dans un tiroir du magasin. Les différents pièges longtemps tendus par les gendarmes pour le pincer n’ont rien donné. Le 2 janvier 2016, C.B. est revenu à la gare routière pour cambrioler, cette fois-ci, la boutique de Cheikh Fall où il a dérobé des dizaines de puces, des cartes de crédit, des cartes mémoires  et autres accessoires de téléphones  d’une valeur de 250 000 FCfa. Quelques instants plus tard, il s’est introduit dans  la  boutique de Ameth Fadel Sall située à une cinquantaine de mètres de celle de Cheikh Fall. Ameth Fadel Sall, un octogénaire,   s’est vite rendu à  la gendarmerie pour porter plainte, listant les batteries, sachets de lait, paquets de thé et denrées alimentaires qu’on lui a volés. Le malfaiteur, qui avait oublié sa paire de  chaussures dans la boutique, avait commis une erreur fatale. C’est en revenant sur « les lieux du crime » qu’il a été reconnu par un chauffeur qui l’avait transporté un jour. Identifié, le malfrat a pris la poudre d’escampette. Il a été poursuivi, jusqu’au quartier  « Dialou rail », par une foule nombreuse qui a réussi à l’arrêter et à le conduire à la gendarmerie. Après sa garde à  vue, il a été déféré sau parquet de Louga.

Masse NDIAYE


Prison HommeLe sieur Djimbou Sagna, de nationalité bissau-guinéenne et ouvrier de son état, n’est pas quelqu’un à héberger sous son toit. Profitant de l’absence de son employeur, il s’est introduit nuitamment dans la chambre de son épouse pour tenter d’entretenir une relation sexuelle avec celle-ci.

Devant le refus de la dame du maître des céans absent, Djimbou Sagna, décidé à assouvir son désir sexuel, a sorti un pistolet de calibre 12 qu’il avait par devers lui et menaça d’abattre l’épouse de son logeur si elle ne cédait pas à ses avances. Mais, c’était sans compter avec la détermination de la femme à garder sa dignité d’épouse fidèle. Il s’en est suivi une bagarre au cours de laquelle la dame criait de toutes ses forces, ameutant le voisinage.

Entendant les cris, des gens ont vite accouru pour venir en aide à la femme retenue dans sa chambre pour le maniaque. Ils ont réussi à maîtriser l’agresseur et à le déposséder de son arme. Avisés, les gendarmes de la brigade de Kolda se sont vite rendus  dans le village de Saré Habibou, une localité située dans le département de Médina Yoro Foulah, pour le cueillir Djimbou Sagna, de nationalité bissau-guinéenne et ouvrier de son état.

Le mis en cause a déclaré aux enquêteurs qu’il s’était rendu dans la chambre de la dame de son patron pour lui réclamer la somme de 600 FCfa que celle-ci lui devait. Il dit avoir acheté son arme à Cambadju, un village bissau-guinéen situé près la frontière avec le Sénégal, pour pouvoir se défendre en cas de nécessité. Il a été présenté au parquet pour détention illégale d’arme à feu et menace de mort avant de rejoindre les pensionnaires de la maison d’arrêt et de correction de Kolda.

Son procès qui devait se tenir ce mercredi au tribunal des grandes instances de la capitale du Fouladou  a été renvoyé au 10 février prochain pour comparution de la partie civile qui doit, à son tour, donner sa version des faits. Cette agression pose encore le problème de la circulation des armes à feux  dans les pays de la sous-région.

Mamadou Aliou DIALLO


La déléguée générale à la Protection et à la Solidarité nationale (Dgpsn), Mme Anta Sarr Diacko, a présidé hier une cérémonie officielle de réception d’aide alimentaire de 8751 tonnes de riz d’une valeur de plus de deux (2) milliards de FCfa offertes par le Japon. En marge de la réception, elle a procédé à une remise symbolique d’un lot de matériels informatiques et de motos aux 14 antennes régionales de la Dgpsn récemment créées.
Le programme d’aide alimentaire constitue un volet essentiel dans la coopération qui lie la République du Sénégal au  Japon. C’est dans ce cadre que la déléguée générale à la Protection et à la Solidarité nationale, Mme Anta Sarr Diacko, a reçu de Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal, un don en riz estimé à 8751 tonnes d’une valeur globale de deux (2) milliards 388 millions de FCfa. « Cette donation est destinée à la vente sur le marché national et les recettes seront versées au Trésor public pour alimenter le fonds de contrepartie de l’aide alimentaire », a dit Mme Anta Sarr Diacko.  
Conformément à l’accord fixant les modalités conclues entre les deux gouvernements, ce fonds qui existe depuis une vingtaine d’années a financé des projets de développement.  « C’est ainsi que grâce à cet outil de financement, d’importants projets du gouvernement ont pu être réalisés permettant de soulager des populations qui vivent en zones défavorisées à travers l’acquisition d’intrants agricoles, de vivres et de moyens d’approvisionnement en eau », a rappelé la déléguée générale. Elle a en outre saisi l’opportunité pour saluer le dynamisme de la coopération qui lie les deux pays depuis des années.
Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal, a rappelé qu’au Sénégal «les dures conditions climatiques affectent souvent les récoltes qui traduisent une baisse de la production, notamment du riz ». Le gouvernement du Japon s’est engagé à accompagner les efforts du Sénégal pour l’accroissement de la production en riz par l’envoi d’experts en agriculture. Ces techniciens ont pour mission de transférer leurs connaissances et leur savoir-faire aux agriculteurs sénégalais. « Jusqu’à présent le Japon a concentré son aide alimentaire dans le nord. Désormais, cette approche sera étendue dans les zones pluviales du Sud », promet le diplomate.  
D’ailleurs, un projet japonais de mécanisation agricole lancé la semaine dernière a permis de mettre à la disposition de petits producteurs sénégalais 300 semoirs, 100 décortiqueuses, 30 batteuses et 25 motoculteurs. En marge de la rencontre, Mme Anta Sarr Diacko a procédé à la remise officielle de matériels destinés aux points focaux de sa structure installés dans les 14 régions du Sénégal. Ceux-ci ont pour mission, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, de recenser les nécessiteux pour le programme des bourses familiales. Les responsables des antennes régionales de la Dgpsn ont reçu un lot de matériels informatiques et des motos.

Oumar BA


Le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) a reçu, avant-hier, le corps diplomatique accrédité au Sénégal. C’était une occasion pour Mame Mbaye Niang d’exprimer son souhait de collaborer avec le corps diplomatique accrédité à Dakar.
Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a exprimé son souhait de collaborer avec le corps diplomatique accrédité à Dakar dans le cadre des Domaines agricoles communautaires (Dac). C’était mardi lors de la visite des diplomates au Programme agricole communautaire (Prodac). Cet évènement a vu la participation du ministère des Affaires étrangères.
Il s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation des activités du Prodac dont l’objectif est de créer 300.000 emplois en milieu rural  d’ici  2019. Il s’agit d’asseoir un véritable partenariat entre le Prodac et ces pays amis du Sénégal, à travers leurs représentations diplomatiques. L’appui des ambassades devrait permettre au  Prodac d’accompagner les groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea) dans la réalisation de leurs business plans. C’était aussi l’occasion pour ledit programme de réfléchir sur  les conditions à mettre en place pour lutter contre l’émigration clandestine et retenir les jeunes dans leurs terroirs.
L’une des missions de ce programme consiste à lutter contre  l’exode rural et l’émigration clandestine qui continuent de faire des dégâts et dont la cible demeure les jeunes. Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a salué la présence des représentants des pays amis. « Votre présence  témoigne de l’intérêt que vous portez à cette cause et notre engagement à nous tous à agir pour contribuer, par l’emploi, à la réduction de la précarité en milieu rural et urbain », a-t-il dit. Pour Mame Mbaye Niang, après dix mois de mise en œuvre du programme, sur fonds propres de l’Etat du Sénégal, le souhait aujourd’hui est de tracer avec ces diplomates les axes possibles de collaboration.
De son côté, le coordonnateur national du Prodac, Jean-Pierre Senghor, est largement revenu sur les différentes réalisations dans les quatre domaines agricoles communautaires pilotes. Il s’agit d’Itato à Kédougou, Séfa à Sédhiou, Keur Samba Kane à Diourbel et Keur Momar Sarr à Louga.  « Grâce aux 20 milliards de FCfa que va débourser l’Etat, ces quatre Dac seront prêts à générer au moins 48.000 emplois cette année », a-t-il déclaré.

Ndiol Maka SECK


L’évêque de Saint-Louis, Mgr Ernest Sambou, a présidé, au foyer Prosper Dodds de la capitale du Nord, une grande fête organisée par Caritas/Saint-Louis et Claire enfance, au grand bonheur de 50 enfants en situation de vulnérabilité et issus de familles démunies des localités de Savoigne, de Saint-Louis et des « daaras ».
En présence du coordonnateur de Claire Enfance, Babacar Diop, du point focal du comité départemental de la protection de l’enfance, Pape Demba Fall, du chef du service régional de l’Aemo, Baye Modou, du président du collectif des maîtres coraniques, Yahya Diallo, le directeur de Caritas/Saint-Louis, Alex Tendeng, s’est réjoui de cette grande fête de début d’année.
Cette belle manifestation est organisée avec l’appui de Caritas espagnole à travers son projet « Taxawu Xaleyi » (avril 2013/mars 2016) et Caritas Autriche, dans le cadre de la mise en œuvre de son projet d’appui à la scolarisation des enfants en situation de vulnérabilité (octobre 2015/septembre 2018). Ces deux projets, a précisé Babacar Diop, portent l’ambition de restituer aux enfants défavorisés sur le plan social toute leur dignité humaine par la promotion de leurs droits fondamentaux sur tous les plans, à tous les niveaux et  dans tous les domaines.
M. Diop a rappelé que ces 50 enfants en difficulté ont déjà reçu, dans le cadre du projet Autriche, des kits scolaires et des bourses qui leur permettront de faire face aux différentes dépenses liées à leur scolarité. Mgr Ernest Sambou a souligné que l’Eglise, à côté de l’Etat du Sénégal, a toujours accordé une attention particulière, voire privilégiée, aux couches les plus vulnérables de la population en général et aux enfants en difficulté en particulier. Dans le diocèse de Saint-Louis, c’est une volonté pastorale portée par Mgr Ernest Sambou à travers les orientations et les organisations de la pastorale sociale.
Cette fête a été marquée par une belle prestation de l’orchestre de la célèbre chanteuse de Saint-Louis, Louise Diop, qui a permis aux enfants de s’épanouir et de communier dans la joie et l’allégresse.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Moustapha Niasse et son parti s’indignent du magazine Jeune Afrique suite à la caricature de Cheikh Ahmadou Bamba publié sur son site. Les progressistes parlent d’agression contre la dignité africaine.

L’Alliance des forces de progrès (Afp) qualifie les caricatures de Jeune Afrique comme une agression contre la dignité africaine.  Dans un communiqué, les progressistes relèvent que  le Sénégal est un pays africain qui a une histoire tragique qu’il a surmontée. Il se projette aujourd’hui dans  l’avenir, en jouant sa partition dans l’évolution positive de l’Afrique qui croit à une renaissance fondée sur la volonté partagée de gérer une aventure humaine dans le concert des nations en phase avec l’exemplarité de ses héros et de ses grandes figures. Pour l’Afp, ces caricatures ne s’insèrent pas dans ce projet et il faut mettre un terme « aux dérives pernicieuses ». Le document souligne que l’histoire d’une nation, c’est d’abord la trajectoire d’hommes et de femmes exemplaires qui, par leurs actes, ont infléchi le cours des évènements, en rapport avec les attentes légitimes de leurs peuples adossés à un référentiel de valeurs immuables. « Par les sacrifices consentis, par la résistance apaisée à l’oppression, par son combat serein et victorieux pour l’éclosion et la consolidation des valeurs, Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Touba, a contribué, avec hauteur et profondeur, à l’écriture d’une histoire commune qui cristallise les composantes d’une nation bâtie sur un socle granitique », lit-on dans le texte.
Hélas, poursuit les progressistes, depuis un certain temps, au nom de la liberté d’expression, des médias, comme le groupe Jeune Afrique, vouent aux gémonies des figures des religions révélées comme les prophètes, des héros d’une épopée spirituelle comme Cheikh Ahmadou Bamba et d’autres symboles congénères. L’Afp condamne avec la dernière énergie cette tendance désinvolte qui foule au pied le respect de l’autre et la tolérance sans lesquels le dialogue des cultures et des civilisations serait vain.

…L’Acms condamne et dénonce la promotion de contre-valeurs…
Les vagues de dénonciation et d’indignation contre Jeune Afrique se poursuit. Dans un communiqué reçu hier, l’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms) condamne cette caricature de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride par le magazine Jeune Afrique édité à Paris.
L’amicale des cadres musulmans dénonce toutes les tentatives de déstabilisation de notre pays via la promotion insidieuse de contre-valeurs, notamment l’homosexualité ainsi que les menaces supposées ou réelles d’attaques terroristes. La gestion faite de récents remous sociaux dans le pays pourrait renvoyer à l’opinion l’image d’un État complaisant envers des promoteurs de contre-valeurs, en étant ferme envers leurs opposants, lit-on dans le document. Il note aussi qu’une telle attitude pourrait amener des franges de la population, jugeant la réaction de l’Etat pas à la hauteur, à se faire justice elles-mêmes. L’Acms en appelle à la responsabilité des gouvernants mais aussi celle des médias dans le traitement de l’information et la préservation de la paix et de la stabilité nationales.

…Médina Baye exprime sa solidarité à la communauté mouride

La famille de Cheikh Al Islam, El Hadj Ibrahim Niasse, condamne avec la dernière énergie la caricature, par le magazine Jeune Afrique, du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.
Dans un communiqué, la famille de Cheikh Al Islam, El Hadj Ibrahim Niasse, considère qu’au-delà de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, c’est à tous les musulmans que cette offense a été faite et, plus particulièrement, aux adeptes du soufisme. « Il est, en effet, admis par les soufis du monde entier que quiconque offense un homme de Dieu, offense tous les saints d’Allah », soutient la famille de Baye Niasse.
Le khalife Cheikh Ahmed Tidjani Ibrahim Niasse appelle les musulmans du Sénégal et de la diaspora à se dresser contre le message qui, insidieusement, sous-tend cette manœuvre. La communauté niassène considère que « cette caricature est une œuvre des ennemis de l’Islam » et supplie Allah le Tout-Puissant de « préserver le Sénégal et le monde contre les complots multiformes ».

Nd.M.SECK


Le procès de l’ex-président tchadien, interrompu en décembre dernier, reprendra avec les plaidoiries qui se dérouleront du 08 au 12 février prochain à Dakar. Hissène Habré, qui vit en exil au Sénégal, est jugé depuis le 20 juillet 2015 devant les Chambres africaines extraordinaires pour crimes contre l’humanité, tortures et crimes de guerre.
Accusé de crimes contre l’humanité, tortures et crimes de guerre entre 1982 et 1990 alors qu’il dirigeait le Tchasd, Hissène Habré est pointé du doigt par 4 500 victimes qui se sont constituées parties civiles. Son procès à Dakar a été salué par la société civile et les organisations non gouvernementales. Dakar va donc renouer avec ce procès marqué par les auditions des témoins ayant pris fin en décembre dernier, après 52 jours d’audience.
Les avocats des parties civiles plaideront les 8 et 9 février, puis ce sera au tour du Parquet général le 10 février. Les avocats de la défense plaideront les 11 et 12 février. Habré était présent au tribunal, mais a refusé de participer au procès. Il n’a répondu à aucune question posée par les juges. La Cour a commis d’office trois avocats pour défendre les intérêts de l’accusé. Ainsi, si Habré est condamné, il pourra interjeter appel, comme pourra faire le parquet en cas d’acquittement.
S’il y a condamnation, une deuxième session d’audience se tiendra sur les dommages et intérêts pour les parties civiles et autres victimes. Le verdict est attendu en fin mai 2016.

C. M. COLY


L'Office national de l'assainissement du Sénégal (Onas) a organisé un voyage de Benchmarking (partage de bonnes pratiques) au Maroc pour s’inspirer de l'expérience de ce pays frère en matière de dépollution. Durant une semaine, une forte délégation séjourne dans le royaume chérifien pour voir avec l'Office marocain de l'assainissement son expérience réussie en matière de dépollution de grandes villes. Ce voyage rentre dans le cadre de la réalisation du Projet de dépollution du nord de la ville de Dakar (Pdnvd) qui devra s’étaler sur la période 2016-2019.

Après l'expérience réussie en 2014, d’une visite de benchmarking au Maroc, dans le cadre de la dépollution de la Baie de Hann, l'Onas a décidé de revenir auprès de son homologue, l’Onee (Office nationale de l'électricité et de l'eau), pour voir comment son projet ambitieux de dépollution du nord de la ville de Dakar peut tirer profit de l'expérience marocaine afin de  "dissiper les inquiétudes et incompréhensions de nature à impacter négativement sur l'atteinte des objectifs du projet".
Le  programme de visite a démarré, hier, par une première sortie au siège de la direction générale de l’Onee, où une cérémonie de présentation a été organisée pour la délégation composée, entre autres, des responsables de l'Onas, du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement, celui des Finances, du Pepam, du gouverneur de Dakar, des maires de Golf Sud, Cambérène et Parcelles assainies et de la presse. Abderahmen Mardi, directeur du centre de formation, représentant du directeur de l'Onee, a souligné que « cette visite constitue une opportunité d’échanges et de partage d’expérience entre des responsables marocains et les membres de la délégation sénégalaise ».
M. Mardi a rappelé que « le partenariat entre l’Onee et les institutions du secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal, dans le domaine du renforcement des capacités, est un modèle de réussite ». En effet, plusieurs cadres et ingénieurs en provenance du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’Onas, de la Sones, de la Sde, participent régulièrement aux programmes de formations tripartites organisés par l’Institut international de l'eau potable et de l'assainissement (Iea) du Maroc, avec le soutien et l’appui des partenaires comme la Bid, la Badea, la Ctb etc.
Il est aussi revenu sur la première expérience de 2014, à travers laquelle l’Onas et l’Onee avaient convenu d’une visite de benchmarking au Maroc au profit de 45 personnes dans le cadre de la dépollution de la Baie de Hann. Abderahmen Mardi a confirmé la disponibilité de l’Onee, à travers son Institut de formation, à poursuivre et à renforcer le partenariat entre les parties prenantes des secteurs de l’eau au Sénégal et au Maroc. D’importants enjeux sociaux et environnementaux sous-tendent cette visite.
Le directeur de l'Iea a révélé que "l’Onee a fait face à des problèmes similaires, en particulier les inquiétudes et les incompréhensions des populations qui se traduisent par une faible adhésion aux projets et parfois même une opposition farouche si les dispositions nécessaires ne sont pas prises dans les délais".
Mais la solution a été vite trouvée pour contourner cet obstacle de rejet des populations. Le directeur de l'Iea a renseigné que "l’Onee a été amené à entreprendre des actions de diverses natures pour expliquer et encadrer l’opinion publique et dissiper ses inquiétudes. Ces actions se sont traduites sur le terrain, par une mobilisation à tous les niveaux : citoyens, élus, Ong, acteurs économiques etc.

Dépollution de la partie Nord de Dakar à l’horizon 2019

Le programme proposé durant cette semaine se veut une véritable rencontre d’échanges. Il va permettre à la délégation de voir de très près et de discuter avec les responsables concernés sur le terrain, les solutions et dispositions entreprises localement. Après cette première journée de prise de contact, une série d’activités se déroulera à travers différentes régions du Maroc dans lesquelles l’Onee a réalisé des projets ayant un impact sur l’environnement. C’est ainsi que la délégation sénégalaise va se rendre dans la ville de Tanger réputée pour sa baie et son système de prétraitement et d’évacuation des eaux prétraitées via un émissaire marin. La ville de Fez, avec sa station d’épuration des eaux usées, sera la troisième étape avant la ville de Nador située au nord du royaume. Là-bas, il sera présenté un projet original pour la protection de la Baie de Marchica. Il s’agit d’une belle réalisation qui constitue une expérience reconnue à l’échelle régionale.
Le projet en question vise la partie nord de la ville de Dakar qui enregistre, depuis quelques années, un développement démographique fulgurant ayant impacté les ouvrages d’assainissement du bassin versant et particulièrement la station d’épuration (Step) de Cambérène. Aussi, dans le souci d’améliorer le fonctionnement de cette Step qui tendait vers une saturation et de pallier les risques de pollution de la plage de Cambérène, le gouvernement du Sénégal a initié le Projet de dépollution du nord de la ville de Dakar (Pdnvd) qui devra s’étaler sur la période 2016-2019.

De notre envoyé spécial au Maroc, Mbaye Sarr DIAKHATE


Suite à la caricature offensante de « Jeune Afrique » à l’égard du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, le Parti socialiste (Ps) a dit son indignation dans un communiqué dans lequel il a aussi rappelé que le Sénégal est un pays où le pouvoir temporel côtoie, dans la paix et la cohésion, le pouvoir spirituel.
Le Parti socialiste (Ps) condamne fermement « cette fâcheuse caricature qui a fini de bafouer les croyances de la population sénégalaise ». Le Ps tient à préciser que le Sénégal est un pays où le pouvoir temporel côtoie, dans la paix et la cohésion, le pouvoir spirituel. « Les institutions religieuses sont vouées à un très fort respect par tout le peuple sénégalais. Et les figures emblématiques, qui représentent notre héritage historique, constituent les piliers fondamentaux qui ont forgé la Nation sénégalaise », lit-on dans le communiqué parvenu à notre rédaction.
Le Parti socialiste affirme qu’il ne peut être porté atteinte à la foi d’autrui, au nom de la liberté de presse. « Nous dénonçons, avec la plus grande fermeté, ces pratiques peu respectueuses des croyances et des valeurs humaines et religieuses », lit-on dans le communiqué. Le magazine « JA » étant un organe qui officie en Afrique devait être plus à même de comprendre les dogmes, us et coutumes qui caractérisent notre continent. « Et cette monumentale erreur de leur part devrait être rectifiée dans les plus brefs délais, d’autant plus que Cheikh Ahmadou Bamba est un patrimoine culturel africain et une référence internationale de par sa culture, sa foi et ses enseignements », souligne le texte.
Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien au khalife général Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké et à l’ensemble de la communauté musulmane et condamne tout acte tendant à troubler la quiétude de la Nation sénégalaise. Le Ps réitère sa détermination à faire en sorte « qu’aucune atteinte ne puisse plus porter sur nos références, notre foi et nos hommes religieux ».

O.BA

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Suite à la caricature offensante de « Jeune Afrique » à l’égard du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, le Parti socialiste (Ps) a dit son indignation dans un communiqué dans lequel il a aussi rappelé que le Sénégal est un pays où le pouvoir temporel côtoie, dans la paix et la cohésion, le pouvoir spirituel.
Le Parti socialiste (Ps) condamne fermement « cette fâcheuse caricature qui a fini de bafouer les croyances de la population sénégalaise ». Le Ps tient à préciser que le Sénégal est un pays où le pouvoir temporel côtoie, dans la paix et la cohésion, le pouvoir spirituel. « Les institutions religieuses sont vouées à un très fort respect par tout le peuple sénégalais. Et les figures emblématiques, qui représentent notre héritage historique, constituent les piliers fondamentaux qui ont forgé la Nation sénégalaise », lit-on dans le communiqué parvenu à notre rédaction.
Le Parti socialiste affirme qu’il ne peut être porté atteinte à la foi d’autrui, au nom de la liberté de presse. « Nous dénonçons, avec la plus grande fermeté, ces pratiques peu respectueuses des croyances et des valeurs humaines et religieuses », lit-on dans le communiqué. Le magazine « JA » étant un organe qui officie en Afrique devait être plus à même de comprendre les dogmes, us et coutumes qui caractérisent notre continent. « Et cette monumentale erreur de leur part devrait être rectifiée dans les plus brefs délais, d’autant plus que Cheikh Ahmadou Bamba est un patrimoine culturel africain et une référence internationale de par sa culture, sa foi et ses enseignements », souligne le texte.
Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien au khalife général Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké et à l’ensemble de la communauté musulmane et condamne tout acte tendant à troubler la quiétude de la Nation sénégalaise. Le Ps réitère sa détermination à faire en sorte « qu’aucune atteinte ne puisse plus porter sur nos références, notre foi et nos hommes religieux ».

O.BA


Abbé Christophe Ndong de Kaolack a eu l’honneur de célébrer l’eucharistie, dans la révélation de l’amour de Dieu et son adoration. Pour lui, cet événement est important puisqu’il permet de rappeler que Jésus Christ nous a révélé l’amour de Dieu et même son adoration. « Nous devons, à notre tour, amener les fidèles à s’approprier ces préceptes. Nous devons conduire les fidèles pas à pas vers cet amour et cette adoration », a-t-il dit.
Cette fête patronale, étant celle qui prône l’amour en général, celui entre les individus en particulier, a été l’occasion pour la communauté religieuse de formuler d’intenses prières pour un retour définitif de la paix en Casamance. Pour cela, il a été souhaité que chaque fidèle devienne un acteur de la paix. La cérémonie a été rehaussée par la présence du gouverneur Habib Léon Ndiaye.

Malamine KAMARA


La Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) a signé, hier à Dakar, avec l’Ong Oxfam, un protocole d’accord pour une meilleure collaboration dans les domaines spécifiques de la protection sociale et de ses différents mécanismes.

La signature d’un protocole d’accord, entre Mme la déléguée générale, Anta Sarr, et le directeur des pays Oxfam, Bastiaan Kluff, permettra, dans les domaines relatifs à la protection sociale et à la solidarité nationale, d’intervenir partout au Sénégal. L’occasion a été saisie par la partie sénégalaise pour rappeler que « le président Macky Sall, convaincu de la nécessité de développer une approche efficace de lutte contre les inégalités sociales, a mis en place une politique de protection sociale intégrée ».
Selon Anta Sarr, cette stratégie est ainsi prise en compte dans le Plan Sénégal émergent qui, en son axe 2 intitulé « Capital humain par la protection sociale et développement durable », définit cela comme « un investissement, une source de cohésion sociale et un moyen de rompre le cercle vicieux de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté ». Rompre avec la pauvreté exige la mise en œuvre de conditions favorables à un développement durable.  « Voilà le seul moyen de réduire la vulnérabilité des populations, notamment face aux chocs résultant des changements climatiques et des nombreux autres aléas des temps modernes », a dit Anta Sarr. Prévu pour une durée de quatre années, le protocole permettra d’étendre la protection sociale en milieu rural. Dans ce dessein, la Dgpsn va asseoir les bases d’une politique de protection sociale fondée sur l’impulsion et la coordination des projets et programmes de filets sociaux.

Répondre aux besoins des populations vulnérables
Constatant des résultats mitigés sur le terrain, malgré la multiplicité des projets, Anta Sarr est d’avis que « ceux-ci n’ont pas permis, pour la majorité d’entre eux, de mettre en place des mécanismes de protection efficaces et durables ». Un système de filets sociaux, doté d’instruments de ciblage et de coordination adéquats, apparaît objectivement comme la solution appropriée pour répondre efficacement aux besoins des populations vulnérables. A en croire la déléguée génrale, le Sénégal s’est engagé au développement et à la mise en œuvre d’un registre unique des ménages vulnérables qui doit être perçu comme le principal outil de coordination des projets de filets sociaux. Pour sa part, le directeur des pays Oxfam évoque une occasion de mobilisation des acteurs avec le gouvernement du Sénégal et avec les communautés. Selon Bastiaan Kluff, la protection sociale est en phase de devenir le pilier majeur dans la lutte contre les effets des chocs climatiques récurrents. « Nous pouvons compter sur votre engagement, votre soutien pour que les budgets municipaux reflètent et accompagnent toutes les interventions en lien avec la protection sociale », soutient-il. Les interventions d’Oxfam, en milieu rural à travers le projet 4R, se déroulent dans les régions de Tamba, Kédougou, Kolda et Kaffrine.
Les concours peuvent relayer et compléter le programme de protection sociale que sont les Bourses familiales et la Couverture maladie universelle. C’est le cas avec 4R qui a mis en place un mécanisme innovant d’accès à l’assurance agricole à travers la participation aux travaux de Haute intensité en mains d’œuvre (Himo), permettant aux ménages ruraux de s’assurer en cas de besoins et chocs difficilement prévisibles comme la sécheresse. Ce protocole permettra également d’évaluer la vulnérabilité et les capacités pour construire et promouvoir la résilience des pauvres.  

Cheikh M. COLY


A l’initiative de la députée « apériste » Aminata Guèye, secrétaire élue à l’Assemblée nationale, près de 300 femmes bénéficient de formation en savonnerie et produits céréaliers. Le but est de leur faire acquérir des compétences pouvant leur permettre de mener des activités génératrices de revenus.
Le groupement féminin qui porte cette initiative de la députée Aminata Guèye est dénommé « Réseau des Linguère républicaines ». Son objectif est de permettre aux femmes de Saint-Louis d’acquérir des connaissances.  A terme, souligne la députée Aminata Guèye, on veut que les membres du groupement aient leur autonomie financière. Avec cette approche, les différents responsables veulent combler le gap du manque de formation chez les femmes, qui se fait sentir au niveau de la localité.
Aussi, des cotisations ont été fixées depuis le début de cette activité pour pousser ces femmes à l’autofinancement de leurs activités. Pour Aminata Guèye, il s’agit de créer une véritable entité qui s’occupera de financer les femmes par le biais d’une structure de microfinance. Aussi, dans cette même logique, Mme Guèye assure que les ministres Mariama Sarr en charge de la Femme et Moustapha Diop qui s’occupe de Microfinance seront saisis pour leur appui.
Cette formation s’est tenue avec l’apport du Centre de recherche et d’essai de Saint-Louis, qui compte, au-delà de la savonnerie et des métiers de céréales, apporter d’autres programmes pour l’encadrement. Tous les week-ends, par groupe de 30, les femmes seront encadrées. L’objectif de la députée est d’arriver à former 1.500 personnes.

A. M. NDAW



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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.